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Cours Des Routes - Partie 2

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glabi G4éubill pg tell auiball @w pall Filigre : Génie Civil H£ICH toloLoOt | t£o@@ol£l to@lkOLI Deuxiéme année — Semestre 4 ECOLE NATIONALE DES SCIENCES APPLIQUEES Module : =—= DETETOUAN ROUTES ——— CHAPITRE 1: fz? PARTIE 2 METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN 1995 Tt Tus | Tee Prof : Abdelilah BANNOUR [Link]@[Link] A.U 2021-2022 1931-2016 (84 ans) Tl a étudié a I'Imperial College of Science Ingénieur civil & entrepreneur québécois and Technology de I'Université de Londres. | «L'ingénieur, c'est celui qui a la téte dans les nuages et les pieds : sur la terre » Pe « Si quelqu'un vide sa bourse dans son cerveau, personne ne pourra la lui dérober » Benjamin Franklin « Tu me dis, j'oublie. Tu m'enseignes, je me souviens. Tu m'impliques, j'apprends » N.B: Afin de rendre ce cours trés attractif et pratique au profit des éléves-ingénieurs, ayant en assister au sein de la classe, la majorité des diapositives sont animées. Alors, la présence aux séances du cours est obligatoire ! Prof. Abdelilah BANNAOUR ENSAT Filidre Génie Civil $9 Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Objectifs de cette partie sont : Classifier un sol de la PST selon le GTMR; Maitriser les essais de compactage; Déterminer la portance St, ; Déterminer la portance P; ; VV VV Vv Déterminer la structure de chaussée appropriée selon le cahier de charges. Poids Lourds Corps de chaussée “Matériaux de chaussée Sollicitations du sol support CLIMAT Selon le catalogue Marocain, quatre zones sont considérées en fonction de la précipitation annuelle moyenne. H Humide 600 h Semi humide 250 4 600 a Aride 50 4250 d Désertique <50 _ Environnement géotechnique Deux zones sont considérées : Zone I ou les problémes de stabilité de plateforme sont réglés ou ponctuels. Zone IT ou les problémes de stabilité de plate-forme ne permettent pas d’assurer un comportement sans risque majeur de structure de chaussée (fissuration, affaissement, etc. ...), c'est le cas des instabi de versant et de remblai sur sol compressible. C’est la portance 4 long terme prise en compte pour le dimensionnement d’une structure de chaussée neuve. Elle est définie : Pj niveau 2 chaussée sti nveaus___\ Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN 64.1995 La portance de la plate forme support de chaussée Avec couche de forme: eR store ae Partié Supérieure de Terrassement (PSTY Sol support Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN 64.1995 La portance de la plate forme supp EU Avec couche de forme: Partié Supérieure de. Térrassement (PST) Sol support la plate forme La plate-forme support de chaussée doit répondre a un double objectif : 1- 4 court terme : permettre la mise en ceuvre de la structure 4 réaliser (nivellement et compactage) en facilitant notamment la circulation des engins de chantier ; 2- a long terme : répondre au besoin du dimensionnement de la structure qu’elle supporte, et s’affranchir de |’évolution des propriétés des matériaux en place. My Le savoir-faire des terrassiers conduit a augmenter les performances des matériaux en place ce qui peut permettre de réduire les épaisseurs des structures proprement dites, sous réserve de la réalisation d’études appropriées. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil _ Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Rappel 1 succinct du cours de la géotechnique routiére En mécanique des sols, la capacité portante se définit comme la résistance a la rupture sous charge verticale. En construction routiére, la portance du support de chaussée (qui trouve son origine dans l'essai CBR (California Bearing Ratio) développé en 1929) se définit, selon la norme NF P98-080-1, comme |’aptitude du support d’une chaussée a résister aux contraintes et aux déformations appliquées par le trafic exprimé en poids lourds. Dans les chantiers des routes la portance est caractérisée par un module de déformation. sae > Aman Eteutorce Module de déformation : Dans le cas d’un empilement de couches de nature différente (et donc un milieu non homogéne), il n’est pas possible de mesurer le module d’ Young de chaque couche a l’aide des essais classiques utilisés sur chantier (plaque, dynaplaque, déflectographe ). Ces essais sont basés sur l’application d’une charge en surface, ils mesurent donc un module moyen des couches sous-jacentes sur une profondeur dépendant de la charge et de la surface d’application. En phase chantier, ce module est mesuré par exemple, a l'essai a la plaque ou a la dynaplaque. Les valeurs mécaniques (module de déformation et/ou de résistance) mesurées sont les caractéristiques dites « 4 court terme ». PC CCCI iC L'essai 4 la plaque de type « EV2 » selon NF P94-117-1 Avril 2000 : Les plates-formes concernées par cet essai, sont les plateformes d'infrastructures routiéres, ferroviaires, aéroportuaires, etc. Cas 1 : Disposi head Point d application Suton de a future charge sone in Ligne mobile ! 7 Point de report de I horizontale de mesure Re taal deréeronce porte zone de ' étormaton ' { ' T a Sol a tester Zone de test La zone de sol a tester n’est soumise 4 aucune charge, la ligne de report de déformation est confondue avec la ligne de référence. C’est normal. Sans charge appliquée sur la plaque, la déformation du sol sous la plaque d'application de charge est nulle, comme le montre le schéma ce dessous. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Cas 1 : Dispositif 4 vide arese ant aptcaten igne mi 1 volts cae oped 1 dereterence depots \adétormation v a “td | f a Sol a tester a a Cas 2 : Dispositif 4 charge cane e Deformation t le Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil ota Cee) géotechnique routiére evs L’essai a la plaque de type « EV2 » selon NF P94-117-1 Avril 2000 : Réalisation d’essai sur chantier camion chargé a 13tonnes| Progen ey Vetin avec disposi dl mise en charge ede lecture Comparateur d'une partie fixe, horizontale, posée sur la plate-forme dont on veut mesurer la déformation. Cette partie fixe sert de support au comparateur de précision. Elle supporte également la partie mobile par I'intermédiaire d'un axe de rotation. d'une partie mobile, qui fait la liaison la liaison entre la plaque de charge et le comparateur. Cette partie pivote autour de l'axe de rotation lorsque la plaque s'enfonce dans la plateforme sous l'effet de la charge, et transmet la déflexion (I'enfoncement) du sol au comparateur. ouan Filiére de Génie Civil Cet essai a la plaque a pour objectif de mesurer la déformabilité d'un sol. Cela revient a déterminer un indicateur de pression appelé "module sous chargement statique a la plaque" encore désigné par EV2, et qui s'exprime en Mpa. On désigne aussi EV2 sous le terme de "Portance du sol". Pression au rmanométre du ern yaroutque ena E=qols a Diamatre doi plaque utisde Ev2= Zy PxO” / 4 Za. \ enniPa \ \. Valour levee @ a detexon Sources : [Link] fr! f Norme NF P94-117-2 > Déterminer Le module sous chargement dynamique ala plaque > Principe: Pour es plates-formes d’ouvrages de terrassement avec Dmax < 200mm. Dynaplaque 1: Mesurer le rebond d’une plaque circulaire rigide tombante d'une hauteur donnée (diamétre 600mm) transmettant au sol une pression uniforme. > Méthode d’essai: sje dunehoer dine et essa terran 1) Positionner la Plaque laisser tomber la plaque Hn 10 — | . 1 a { a 4 a zt 0 4 — (Mp. > Duréedelessat: 283 minutes Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Ctra Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Perera mC TORO Module de déformation : Dans le domaine routier, les valeurs de portance déterminées lors de la réception (a court terme) de la plate-forme sont représentatives du long terme uniquement SI: > La qualité des matériaux des couches de forme; > Les conditions de drainage de la PST; > Les entretiens pendant la durée de service de la chaussée. Sont conformes aux régles de I’art. eet ek et eee La portance de la plate forme support Ey 3 Réception d'une plate-forme : La mesure du module de déformation a la fin des travaux est nécessaire mais n’est pas suffisante pour prononcer la réception de la plate-forme. II est nécessaire de CONTROLER ensemble de ces points 1) La qualité des matériaux ; 2) La bonne mise en ceuvre (compactage, épaisseur des couches, réglage, etc.) des matériaux ; 3) La portance ; 4) Lrefficacité des dispositifs de drainage et d'assainissement routier. Remarque : Des valeurs élevées de module de déformation a court terme peuvent étre obtenues avec des matériaux fins a l’état hydrique sec méme mal compactés mais elles ne sont pas représentatives des valeurs 4 long terme. ENCE BNET e CR) Lie Réception d'une plate-forme : Selon le GMTR, quatre classes de plates-formes sont définies P1, P2, P3 et P4 caractérisées par les valeurs des tableaux suivants (considérations 4 court terme et long terme). Couches de forme non traitées : Chantier Long terme (Critéres de réception vérifiés pour . Classes Module équivalent 95 % des points) Ev2 (MPa) (1/100 mm) E (MPa) P41 > 30 <300 > 20 P2 > 80 <150 > 50 P3 2120 < 100 2120 P4 2200 < 60 2200 Réception d'une plate-forme : Couches de forme traitées : Chantier Long terme (critéres de réception vérifiés pour Mo! cialos uivalent Classes 95 % des points) q d (1/100 mm) E (MPa) P2 < 80 > 50 P3 < 50 2120 P4 < 20 >200 Pour ces couches de forme traitées, on entend par critéres de réception les seuils impératifs pour lesquels la circulation et la mise en ceuvre de la couche supérieure peuvent étre autorisées. Réception d'une plate-forme : Tableau 3 : Liste des essais utilisés pour la réception en portance des plates-formes support de chaussée ESSAIS VALEUR MESUREE Essais normalisés Essai a la Plaque (NF P94 117-1) Module de déformation (EV2, MPa) Dynaplaque (NF P94-117-2) Module de déformation (Ean, MPa) Défiectographe Lacroix, Flash et poutre Benkelman (dite | Déflexion (mm) canadienne) (NF P98-200-\) IPUCBR (NF P94-078) Indice (sans unité) Westergaard (NF P94-117-3) Module de réaction (Kw en MPaim) Essais non normalisés Portancemétre (LCPC) Module de déformation (Ep, MPa) Passage visuel d'un camion Résistance a la rupture ou portance (pour une PST) et déformation Plaque dynamique legére Module de déformation (Evo) Défiexion canadienne Déflexion élastique (mm) Détectométre & masse tombante ou Falling Weight Deflectometer | Bassin de déflexion: flexion (mm) et estimation du rayon de (Fwo) courbure (rm) Module de deformable ~ Module Examen viel essen | rcce portant] reacton am CBA | WESTERGARD JomuvalentE | Types de sols K (daNicm3) — Circulation impossible | CBR<3 K<3 ‘Angles fines saturées, sols avec MO. Tiare pasiquos, wefan rie - dormable 2 < targiopasiques,alwons ° ostormabi S<08R <8 SKS |grossiéres.... tres sensibles & eau Sables aluvonnaires argioux ou tos imoneux, ditomabie| e20 | “graves arglouses ou \monauses, ols marnoux sveccaStunos fn Sabie alone rae | Pow >s0s1 | propes veces nas, Gamere| sy rmane | <08R<20] 67 Evoso | "pve arises co a lmnoneuses avecct2% nes feo Materaux nsonsbies A Toa Tro pou Sables et raves popes, | 1.6301 D2 deformable |2°so | Kors 2250 Chausseetancionnos, Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Description comparative des essais de réception in situ Unité des | Influence des Paramitres | propriétés | couches sous- recherchés | _mesurées | jacentes Ta densité du Lamasse matériau en place| volumique | Masse par | est pas Essai de détermination hhumide, la masse | YOUme (UM3) | intuencée par les de lamasse volumique | AFNOR, | volumique séche et | Compacité | couches en place NFP94061 | lacompacité cy infricures Le déplacement Ladéflexion est vertical en un influencée par point d'une 1Tétat des couches cchaussée, engendré | Centiéme de | inférieures sur AFNOR, parle passage | millimétre | une profondeur NFP 98-200 | d'unecharge | (1/100mm)_| environ 100 em Le Module EV2 quiest un indicateur de la Module EV2 est déformabilité et de influencé par Essai de détermination Ja qualité du 1Tétat des couches ‘du module sous ‘compactage de la inférieures sur cchargement statique a | AFNOR, couche du tune profondeur laplaque EV: NF P94-117 matériau environ 80 em \ Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Fin du rappel 1 du cours de la géotechnique routiére @& @ ®@? Tres Pew Pas Non satisfait Satisfait satisfait _—satisfait ~concerné Chapitre I : METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 La portance de la plate forme support de chaussée & es | Le: 4 0. & ie Route en déblai T Route en remblai Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Chapitre I : METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN 64.1995 ‘Chaussée en remblai P Chaussée en déblai Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN 64.1995 Détermination de la portance St, La portance St, est estimée a partir de la connaissance des sols de la PST et en fonction des conditions de drainage et d’environnement. Elle est déterminée en prenant en compte les trois paramétres suivants : 1. L’environnement climatique zones H, h, a, d ; 2. Les conditions de drainage (profondeur de nappe et dispositifs de drainage existant et 4 adopter); 3. La catégorie de sols (I— I]—I]I-IVetV). a détermination de la portance Sti se fera essentiellement a partir de: aleurs de poingonnement (CBR) au laboratoire et des essais d éformabilité (\iodule EV.) au chantier (EV, = portance 4 cou erme). ( Eas acon Oma Norme NF P 94-093 -> Déterminer la masse volumique optimale sche d’un matériau (pd OPN) et sa teneur en eau correspondante. > Principe: Pour la fraction < 20mm de Ia plupart des matériaux. A S teneurs en eau différentes, 5 essais ‘de compactage dans un moule avec un procédé et une énergie normalisés, = mesure des ‘masses volumiques séches correspondantes. > Méthode dessal: 1) Echantillonnage 2) Etuvage 3) Criblage de Fraction 0/20mm 2 22 tore 5) Préparation des matériaux ‘5 éprouvettes EPN = p(T/m3) WOPN = w (%) 7) Mesure masse volumique séche ( Indice Portant immédiat | Norme NF P 94-078 -> Déterminer la Portance d'un échantillon de sol (IMMEDIATEMENT) ( > Principe: Pourla fraction < 20mm de la plupart des matériaux. Poingonner un échantillon de matériau ~ ‘compacté & FOPN, avec un poingon cylindrique normalisé a vitesse constante (1,27 mm/min). Mesurerles valeurs de force correspondant a des enfoncements de 2,5 et Smm et les rapporter des valeurs de référence, > Méthode diessai: 1) Echantillonnage 2) Etuvage 3) Criblage de la Fraction 0/20mm 4) Pesage 2 2) Wore |e \=aew/ oy i lm | aa 5) Préparation du Moule 6) Poingonnement 7)Mesure ‘et compactage au Proctor v ] iI —— ry IP, sm = = 100 X Fy sum / 13-35. (Kn) ore a ime ony 77893.) we \Norme NF P 94-078 > Déterminer la Portance d'un échantillon de Sol (APRES IMMERSION) Californian Bearing Ratio > Principe: Essai identique @ LPI. aprés immersion pendant 4 JOURS de réchantillon surchargé. > Méthode dessa: 1) Echantillonnage 2) Etuvage 3) Criblage de la Fraction 0/20mm 4) Pesage . « 2 2 puiore i) '5) Préparation du Moule cet compactage au Proctor > TCBR, same = 100% Fen / 13.35 (Kn) Rs TORR 100 X Fam / 19,93. (Kn) a aoe EeuAANMRE Norme NF P 94-117-1 > Déterminer Le module sous chargement statique a la plaque > Principe: Pours plates-formes d'ouvrages de terrassement avec Dmax < 200mm. Mesurer enfoncement d’une plaque circulaire rigide (diamétre 600mm) transmettant au sol une pression uniforme, > Méthode dessa: 1) Installer de niveau la Poutre de Benkelman 2) Charger la plaque: 2 essais 3) Mesurer Fenfoncement. Poutre de Benkelman Module EV2 = 90/2, (Mpa) > Duréede essai: 15 4 30 minutes Dispositifs de drainage Les dispositifs de drainage sont de : Typel a > S’ils assurent un rabattement de nappe permanent a — 1.00 m sous le niveau 1. b > Si les eaux de ruissellement collectées dans les fossés ne peuvent atteindre en aucun cas les sols de niveau 1. c®> Sil’étanchéité de la chaussée et des accotements est assurée et maintenue. Ou c’ > Si le cas échéant, la conception du profil en travers prévoit le drainage rapide et sans obstacle de toutes les eaux qui ont pu pénétrer a travers la chaussée et les accotements sans risque d’imbibition des sols rencontrés en partie supérieure du niveau 1. Type 2 Si les dispositifs de drainage ne répondraient pas aux trois points a, b, c ou c’. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil _ Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Rappel 2 succinct du cours de la géotechnique routiére Pr. Abdelilah ENSA L’EAU DANS LES SOLS Les chaussées de type souple (qui constituent l’essentiel du réseau national) sont souvent sous-dimensionnées par rapport au trafic qui les emprunte aujourd'hui, et trés sensibles aux variations de portance du sol support. Action de l’eau sur les matériaux de chaussées : = Sous [action des charges circulant sur la chaussée. II peut se produire de petits mouvements des granulats les uns par rapport aux autres dans les couches en graves non traitées; - La production de matériaux fins, arrondit les arétes des granulats et diminue la stabilité de la couche; - Essai Deval «humide» montre que cette usure par attrition est beaucoup plus importante en présence d’eau. - Leau a vis-a-vis des granulats un pouvoir mouillant supérieur celui du bitume qui n’est pas un solide mais un liquide a viscosité enlevée; - Elle peut arriver a se glisser l’interface entre le granulat et le liant, et entrainer le désenrobage des granulats. Perce ears Origines de l’eau : Pour lutter contre cette action de l’eau, qui abaisse les performances mécaniques pratiques des sols et des couches de chaussée, qui facilite attrition de certains granulats, ou la perte d’adhésion entre certains liants et ces mémes granulats, ’ingénieur routier n’a guére qu’une arme : empécher Pintroduction de l’ennemi dans Ia place, ou du moins diminuer son arrivée et faciliter son départ. Lau arrive a la fois du dessus, par infiltration, des cOtés par infiltration et capillarité, du dessous par capillarité, Comment empécher I’eau d’entrer dans les chaussées ? La protection de la chaussée doit étre recherchée : - dans les dispositions générales du projet, - dans la conception de la chaussée, - dans le choix des ouvrages d’évacuation des eaux superficielles (fonction: empécher |’eau d'entrer) et des eaux internes. Comment empécher I’eau d’entrer dans les chaussées ? Eviter les «piéges 4 eau » : On construit un tel pié¢ge lorsque 1’on établit la chaussée dans un encaissement. Il faut aux points C et B trouver une évacuation vers le fossé. Ci aide put Corpsdechaussée A dD oor LOTTE. Zi La construction de la chaussée dans un. «encaissement» (excavation ABCD) empéche Veau qui s'est infiltrée dans a chaussée d'étre éoacuée. Elle est «piégée» en C et en B. il mixte déblai / remblai et d’évacuation des eaux pluviales Cas d'un ‘Synoptique d'implantation des réseaux de collecte ST0z ‘200/ np 39 no 39 anbs1s no sainos sap uonDIdopo,p apins :a2IN0s PC CCCI iC Dispositifs de drainage Le drainage est une action qui vise 4 évacuer les eaux situées A l’intérieur de la structure de chaussée et de la plate-forme ainsi que dans son environnement Immédiat. L’eau est un des facteurs majeurs de dégradation des ouvrages linéaires. Elle provoque usure et fatigue anormale des constituants, chute de portance des sols et dégradation d’une facon trés large des caractéristiques mécaniques des matériaux. L’action d’évacuer l’eau libre par drainage ou de maintenir les états hydriques des matériaux contribue donc a garantir la pérennité de l’ouvrage. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Malgré toutes les précautions que 1’on peut prendre, il existe toujours des circulations d’eau dans les sols situés 4 proximité de la chaussée ou sous la chaussée. Le captage de ces eaux internes est réalisé par un systéme de drainage que personne ne voit mais qui joue un réle capital dans le comportement d'une route. Un excellent drainage peut étre obtenu par une couche drainante (par exemple la couche de forme située entre le terrain naturel et les couches de chaussées) lorsqu’elle est constituée par des matériaux perméables comme par exemple du gravier propre. Cette couche drainante conduit l'eau de maniére continue jusqu’a un fossé ou un drain. Voir le guide Marocain du drainage routier (valise documentaire du CNER) Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil _ Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil ut ott cot teers La diversité des sols impose l’utilisation de leur classification ut ott cot teers Rappel du cours de géotechnique : CLASSIFICATION DES SOLS SELON LE GMTR Albert Mauritz Atterberg (19 mars 1846 — 4 avril 1916) Un chimiste et agronome suédois qui a créé les limites d’ Atterberg, auxquelles se référent couramment les géotechniciens routiers. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Albert Mauritz Atterberg (19 mars 1846 — 4 avril 1916) C’est vers l’age de 64 ans qu’Atterberg, tout en poursuivant ses travaux sur la chimie, a commencé 4 concentrer sur la classification et la plasticité des sols. Atterberg fut apparemment le premier a suggérer la limite < 0,002 mm comme classification des particules d’argile. Le travail d’Atterberg sur la classification des sols a obtenu une reconnaissance officielle de la Société internationale de la science du sol lors d’une conférence a Berlin en 1913. Deux ans plus tard, un rapport du Bureau Américain des Normes indiquait que la méthode d’Atterberg était « la plus simple qui puisse étre congue et... il est bon de se familiariser avec elle. » Le Bureau américain de la chimie et des sols l’a adoptée en 1937. Son introduction dans le domaine de l’ingénierie géotechnique est due a Karl Terzaghi, qui a pris conscience de son importance a un stade relativement précoce de ses recherches. Lassistant de Terzaghi, Arthur Casagrande, a normalisé les tests dans son article en 1932, et les procédures ont été suivies dans le monde entier depuis lors. ut ott cot teers Classification des sols et des roches selon le GMTR Sols (A, B, C, D) Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Classification des sols et des roches selon le GMTR Limon Sable fin Sable moyen Gravier 2um 20 um 0.2mm Classification granulométrique grossiére des sols granulaires. sols fins sols grenus Y 1 argile sols cohésifs sols non cohésifs limon sable gravier> Classification des sols et des roches selon le GMTR Limon Sable fin Sable moyen Gravier 2um 20 um Classification granulométrique grossiére des sols granulaires. Les sols granulaires désignent une vaste famille de matériaux formés de grains. Leur comportement peut, selon les conditions, basculer entre celui des solides, des liquides et des gaz. Cette transition entre les trois comportements est la propriété la plus remarquable des milieux granulaires. Contrairement aux sols granulaires, les sols argileux sont de nature des grains déformables, soumis a des interactions physico-chimiques qui jouent un réle important dans leurs comportements. En géotechnique, le comportement des sols granulaires a l’état sec est similaire 4 l’état saturé. Entre ces deux états extrémes existent divers régimes hydriques, souvent nommés : hygroscopique, pendulaire et funiculaire. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Classification des sols et des roches selon le GMTR Etats de Peau Régimes hydriques a Eau adsorbée Eau discontinue Zone non saturée Eau Continue Chapitre I: METHODE DU CATALOGUE MAROCAIN éd.1995 Détermination de la portance S Catégorie de sol = - Description Classification N° | Désignation Sol trés sensible |Dont la consistance varie trés ' a Peau rapidement en présence d’eau Al, A2, 13, AS, TIAL Moyennement & Ul faiblement sensible a l'eau Dont Ia consistance varie plus lentement en présence d’eau B2, B4, BS, B6, CtAi, C1B5, C1B6, C2Ai, C2B5, C2B6, TcAi, TIBI, TCBE i Non sensible & Dont les éléments fins sont B1, D1, TeB1, TeB2, TcB4, V_| volumétriquement instables forts retraits (fissuration) lorsque la teneur en eau diminue. Peau insensibles 4 eau TeBS, D2, B3, TcB3 en Dont les éléments fins sont peu 4| D3, C1B1, C1B2, C1B3, IV ravaietae non argileux ou en proportion trés | C1B4, C2B1, C2B2, C2B3, 9 réduite c2B4, Sols Sols tirseux qui présentent trés TxA3, TxA4. Les sols tirseux sont des sols fins noirs 4 gris foncés, généralement situés en couverture, qui présentent une forte instabilité volumétrique. Les sols tirseux sont trés présents en couverture dans la plaine du Gharb et dans la plaine de Berrechid. Les épaisseurs peuvent étre importantes au niveau de la plaine du Gharb. Ces épaisseurs sont faibles au niveau de la plaine de Berrechid ou ces sols reposent en général sur des tufs et des encrofitements calcaires. TxA; : pour les sols avec IP < 40 TxA, : pour les sols avec IP > 40 ‘= la NATURE “GRANULARITE *Dmax., 50 mm,2 mm. ,80 um. “ABGILOSITE ‘Indice de plasticité IP Valeur de bleu du sol VBS "= le COMPORTEMENT MECANIQUE sDuretée LA, MDE , FS, Etablirla répartition pondérale des éléments granulaires d'un matériau { y recpe parks toes dtmuturcngt nn eon, ee pea : les grains agelomérés, puis une fois séchés, les classer au moyen d'une série de tamis et peser le refus cumulé sur chaque tamis. Rapporter & la masse totale sche pour definir des pourcentages. > Méthode dessai: 41) Echantillonnage 2) Lavage 3) Etuvage 4) Criblage de la tga e encore = ED | —/ mm ( ‘Valeur au Bleu d'un Sol (VBS) | Nore NF P 94-068 > Caractérisation de Vargélosité d'un matériaux ( > Principe: Pour tous les sols et certains matériaux rocheux (pour les matériaux trés arglleux préférer les ~ limites d’atterberg ip). Sur la fraction 0/Smm de tous les sables et graves. Test ala tache sur Papier fitre: des doses de solution de Bleu de Méthyléne sont ajoutées successivement & une 1)Echantillonnage | —2}Etevege— 3) Criblage de la Fraction 0/Smm yp ioc xX ms / Ms 5) Préparation de la Solution 6) Ajout du BM par goutte & goutte 17) Verification par la tache I i (halo de Amm) 1ogde bleude v B=nbre goutte x Sml x 10g / 1000m! — | méthylene anhydre é : / Hitre SSS a7. ‘VBS = g (bleu) / 100g (0/50 mm) VBS =B/ms xCx 100 sibs # > 6 Seulls du GTR pe \e ee SolsSablo- SolsSablo- Sols. Sols Sol Limoneux Argileux Limoneux _argileux Trésergileux 15 25 6 8 ‘Norme NF P 94-051 -> Caractériser Fargilsité d'un sol > Principe: Pour les sols comportant un % de Fines (80 um) > 35%. essai sfeffectue sur la fraction 0/400um en 2 phases: Méthode diessai: 1)Echantillonnage 2) Etuvage 3) Criblage de la Fraction 400um 4) Pesage ) 3 } 10*8c ee ® } Ann Lam | 5) Modification de 6) Realisation de la rainure W, picnea ca 7) Réalisation du rouleau de sol Wp ~~ “= a a Se > ; P=W,-W > Spécifications: fable moyen argllaux —__Trbsargjleux 2 2B 40 4 Norme NF EN 1097-2 — Résistance a la Fragmentation > Principe: _Echantilon représentatif de Skg de 10/14mm subit un cycle de broyage @ sec dans un broyeur & boulets. Son degré de fragmentation est apprécié par la proportion de 'échantillon devenue plus petite que — 1.6mm. > Méthode d'essai: 1) Echantillonnage_ 2) Criblage de la Fraction 10/14 3) Lavage + Séchage - = + [um 125mm (112 mm) 1mm Pentte '5) Concassage St 0 tours 6) Criblage 1,6mm_ VY Lx @ (47 mm, 4308) > spécifications: -Norme NF EN 13043 — Granulats pour mélange bitumine} B catégories LAs (S15) Ugg LAss LAs Lug LAsy -Norme NF EN 13242 ~ Granulats pour graves traitées et 8 CAtEGOTIES Az Uys LAag LAsg LAs LA > Fréquence des essais: 1. par an surles gravilons pour enrobés, endl ( Essai Microdeval en présence d'Eau (MDE) | Norme NF EN 1097-1 - Résistance la Fragmentation et attrition { Sg = dans un broyeur & boulets. Son degré de fragmentation est apprécié parla proportionde 'échantillon. = — ddevenue plus petite que 1,6mm. > Méthode d'essai: 1) Echantillonnage 2) Criblage dela Fraction 10/14 3) Lavage + Séchage 4) Pesage (+-5e) =e fs } Gre ee 22S (2mm )) 5) Concassage > Spécifcations: -Norme NF EN 13043 — Granulats) 7 catégories MDE, (S10) MDE -Norme NF EN 13242 — Granulats 6 catégories MDE 35 MDE3s MOF > Fréquence desessals: 1 paran surles gf : Indice de Concassage / Rapport de Concassage Norme NF EN 933-5 -> Caractérisation de la Forme: faces cassées > Principe: Pour les matériaux alluvionnaires, gravillons de 4 8 20 mm. Sur 1 kg de matériaux, trier manuellement les grains et les séparer en 4 catégories: Grains entiérement concassés, grains semis-concassés, grains semi-roulés et grains entiérement roulés. 4yti > Méthode dessai: Z —_ teentiérement concassés 1) Echantillonnage 2) Criblage Fraction D/d 3) Pesage “@@ (bos des oad OD AG | | cservconcasses jesge | (plus 50% de surface cassée) en ttrn. [moa | emi-roulé os@ee @ a eB (een be ata castes 22mm Me D224 WS | icentizrement routes (moins 10% de surface cassée) Cc=100Me/MI Cte= 100Mtc/ MI Ctr = 100 Mtr / MI > Fréquencedes essais: 1 par mois sur tous les gravillons. Norme NF EN 933- 3 > Caractérsation de la Forme > Principe: Mesurerpar criblage sur une grille &fente le pourcentage de granulats plats contenus dans une fraction déterminée. Un PLAT est un grain dont le rapport entre la grande et la plus petite dimension est > 81,58. > Méthode dressai: 1) Echantillonage 2) Criblage de la Fraction D/d 3) Pesage (+-5g) baa i 4) Criblage au tamis a fente Lansant E=D/2=4/1,58 Tne gaptee [iso] 29215] 225] 190 | este] | one | aos |] os Dax) EnteaeeE| degdea| 0 | ws us] io] oe fos] s | a |sastas reso) ‘Atowce= Flees = 10x M2 / M1 Fl= Flakiness index > Spécifications: -Norme NF EN 13043 —Granulats pour mélange bitumineux et enduits 8 catigortes Fg (S 10) Fy Fla Fs Fla Flys FF -Norme NF EN 13242 —Granulats pour graves traitées et non traitées 4 catégories Flag Flys Fla Fh ‘1 par mois sur tous les gravillons. > Fréquence des Oo Of 02 15 25 6 8 + Les Aietiou8, tre parts : des tuts fortement carbonaté TcA, ou TeB, si CaCO, > 70% des tus faiblement carbonaté TIA, ou TIB, si 50% < CaCO < 70% * Les Asetles A, peuvent étre parfols : Ia) ces tirses dont : W-Wr> 42 avec WI > 53 et Wr < 13 D Sols insensibles a 'eau ‘Sable alluvionnaire propre DY Grave alluvionnaire propre D2 “Tout venant alluvionnaire D3 ss tes see Limon A Sols fins Alisath Dmax.<50mm |*Argileverte AStsath B Sols sableux et graveleux avec fines pmax.<[Link] *Sablon propre *Sablon argileux “Grave sableuse ot peu argileuse “Grave sablouse et tres argileuse BisaBih B2s aB2h Bas a Bah és aBEn errs Eee re Pr. Abdelilah BANNOUR E be Pe ay ey Prey CLASSIFICATION GMTR DES SOLS MEUBLES (suite) Passant 480 pm ' Is sols dont le Dmax > 50 mm sontclassés en | CiAi t ou y CiBi 1 ou 1 Sols CiDi | 1 Dmax > 50mm H Ci =C1 ou C2 C1: matériaux roulés et matériaux Anguleux peu charpentés (0/50 > 70%) Passants 42mm C2: matériaux anguleux trés charpentés (0150 < 70 %) Classe C: Matériaux d’éboulis et Tout-Venants grossiers Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Pets lig Bern i Subrounded Rounded Well Rounded Subangular Grés calcaire Calcarénite Encrodtements calcaires Roches carbonatées Calcairos marneux schistes res durs. aires dolomitiques Marnes ‘Schistes sédimentaires Flyschs marneux Argilites Pelites Roches Roches argileuses Sédimentaires Grés argileux Gres siliceux Poudingues Bréches Roches siliceuses Roches salines - ‘Gypse - Gypse marneux = ___Selgemme Granite Basalte Roches a Diorite Quartzite Autres roches éruptives et métamorphiques dures Magmatiques et Métamorphiques ==> Roches sédimentaires “Roches carbonatées — | R21 Calcaire dur.) MDE< 45, R22 Calcairede MDE > 45 et R11 Craie dense pd>17 R12 Craie densité 4.5 Roches magmatiques et métamorphiques densité moyenne pd>t8 R23, Cakaie = MED det fragmentable "eg 18 Granites , basaltes gneiss ,schiste. *Roches argileuses R31 a R34 Mamnes ,schistes. R41aR43 Gres, “Roches salines R51 a R52 Gypse ,sel gemme. Lasts et REI rotear eee Roche de RE2 duress moyenne LA>45 ou MDE > 45 FR<7 RES papa PARAMETRES DE NATURE : tamisats & 80 TeAi jum>35% CaCo3>70% Tuts (classe A) | fortement ‘carbonatés ‘tamisats 2 80 nm335% ‘TeBi (classe B) ‘Tufs fortement carbonatés tamisats & 80 TEAL um>35% ‘Tuts (classe A) | faiblement carbonatés un tamisats 4 80 Hm s35% Tei (classe B) Tuts faiblement ‘carbonatés CARACTERES PRINCIPAUX \Ces sols se présentent sous forme de sol calcaire, de sol caleifié ou d’encrofitement pulvérulent. |Ces sols acquiérent une forte cohésion aprés |séchage, lorsqu’ils ont été compactés en présence ld’eau, cette cohésion peut disparaitre si le /matériau est 4 nouveau saturé. Dans ensemble Ia jportance, caractérisée par essai CBR est élevée our les classes TeAi et TeBi CPCS NIMS KO NY VETAT HYDRIQUE TeAL TeA2 TeA3 TeAd Te BI TeB2 ‘TeB3 TeB4 ‘TeBS TeB6 Etats: 1m, 5,8 TAL TYA2 ‘TEAS TIAS ‘Tri TB2 ‘T1B3 TIBS ‘TEBS TIB6 Etats: hm, ts Les tufs sont des sols calcaires. Ils peuvent se présenter sous forme de sols fins ou de sols graveleux 4 squelette plus ou moins indurés. Ces sols sont fréquemment rencontrés dans les plaines de Chaouia, Doukkala et Abda et sont généralement situés sous les sols de couverture avec ou sans encroiitement en partie supérieure. + Si50 % 70% : tuf fortement carbonaté Tc ~* Soit : Tf Ai ou TfBi + Soit : TeAi ou TcBi Selon que le sol est classé en Ai ou Bi Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan _Filiére de Génie Civil Inconvénients : + granulatsrelativement — fragiles rendant le matériau inadapté au trés forts trafies lourds. "la cohésion disparait & limbibition, la chaussée doit done étre parfaitement drainge et entretenue notamment pour Jes matériaux utilisés en région II ‘vantages : = matériau abondant sans les régions VetV ‘= simplicité du matériel de préparation et de mise en cuvre = matériau possédant a la fois un squelette et une cohésion élevée consécutive a sa dessiccation, Fabrication : Extraction : les gites typiques d’encrottement caleaire se présentent comme suit = laterre végétale (qui peut étre absente) = ladalle d'encrodtement = Pencrotitement discontinu Leencrottement présentant 1a concentration maximale en carbonates est la fraction & utiliser de préférence. L’opération consiste alors a : # enlever la terre végétale au bull quand elle existe riper au bull la dalle transporter et stocker le produit de ripage au concasseur éventuellement. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Fabrication (suite): concassage éventuel (dalle d'encrodtement): le concassage doit remplacer Ie tr ‘manuel parfois pratiqué au chantcr de mse en oeuvre; installation comprendra ‘un concasseur mobile (@ percussion par exemple) lun crible & deux étages qui fractionne le matériau en 0/6 et 6/40, les éléments ‘supérious 440 mm tant rcyelés. lune trémie a deux compartiments permetra de stocker le 0/6 et le 6/40 et de rrecomposer le matériau en jouant sur Towverture des trappes de dosage ccorrespondant& chaque compartiment. ‘Lieau sera introduite pendant le malaxage. La teneur en eau sera ajustée en {fonction de TOptimum Proctor Modifié et des conditions atmosphériques (on sur dosera t OPM +2 % en été) Matériaux Les encroitementscaleaies nipondront aux spécificationssuivantes Fondation Base <40 mm -<20 mm Granlométrie Voir faseau 1 Voir faseaw 1 indicede plasicié P| <10zonee /<10 zone e Yecarbonates (CaCO) [240 250 % Sulfates (SOCa + 2 H.0) %Chlonures Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil (Mise en wuvre : + parniveleuse au bull léger = compactage au rouleau pneus lourd (3 5 tonnes par roue) ou au rouleau vibrant lourd (> 4 tonnes). Le compactage au rouleau tamping est nécessaire lorsqu’on utilise le matériau tout venant pour le concasser en place. réglage fin a la niveleuse par rabattage aprés arrosage imprégnation 1,4 Kg/m2 de cut back 0/1 (sablée si la couche est ouverte 4 la circulation). le cloutage éventuel par des granulats 10/14 peut étre envisagé pour améliorer Vaccrochage des enduits superficiels. Remarque : Les revétement superficiels sur ce type de matériaux accrochent parfois mal : = en raison de la nature de la surface qui est trés fermée, ce qui nécessite Yemploi de liant visqueux. = en raison de Tévolution du matériau au premier age sous trafic avec production de fines et accroissements progressif de la densité, Pour les forts trafics lourds il est de ce fait parfois préférable d'envisager la pose d'un revétement en enrobé. Test nécessaire au niveau de I’entretien d'effectuer les réparations des plaques de pelade du revétement dés leur apparition car les dégradations évoluent rapidement. ut ott cot teers Exemple pratique de la classification des sols 63 0 u 77 32 | 21 4,5 | 8,5 100 19 25 8 0,18 100 15 23 68 27 | 13 0,8 9 63 35 31 22 30 | 20 | 0,16 18 20 0 2 10 0,08 85 0 15 28 35 | 18 8 35 0 53 u 1,8 | 10,3 | 10,8 IPI : Indice de Portance Immédiat (voir l’essai CBR) Autrement c’est le CBR immédiat sans surcharge ni immersion Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére SOLUTION Sol n° Classe 1 A.s Cc.B, C,A,ts c,B,m Dy C,B,h N |} © | 01} B | 6 | B,m ut tt oe tere ‘ COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE _ Engin de compactage des sols t des mélanges bitumineux SA etS . ut ott cot teers COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE Au cours d’un chantier de terrassement, les manceuvres d’extraction et de transport du sol brassent le sol. Lorsqu’il est déversé des engins de transport, il n’a aucune portance parce que les grains ne sont pas serrés : les points de contacts entre grains étant peu nombreux, la résistance au cisaillement est donc faible; d’ot Vincapacité du sol a supporter des charges. ppel succinct du cours de Rappel du chapitre de: COMPACTAGE DES SOLS Ralph Roscoe Proctor (1894-1962) Est un ingénieur civil américain bien connu comme I'inventeur du «test Proctor» et de la théorie associée du compactage. Engineering Record ‘on the Design and ‘Earth Dams Fini of Four A Construction of Fundamental Principles of Soil Compaction Eteutorce Ralph Roscoe Proctor (1894-1962) - ILa fait ses études en génie civil a /'Université de Californie du Sud a Los Angeles (1914 - 1916); - Ralph Proctor a travaillé a la California Water Authority de Los Angeles (BWWS - Bureau of Water Works and Supply), principalement impliqué dans la construction, la conception et la maintenance des barrage ; Lors de la construction du barrage de Bouquet Canyon (de 1932 a 1934 en Los Angeles ), il a mis au point ce que l'on appelle aujourd'hui T’« essai Proctor », pour déterminer la teneur en eau optimale du remblai compacté utilisé pour la construction du noyau du barrage, assurant a la fois la stabilité et la perméabilité souhaitée du remblai compacté. I] publia ces résultats en 1933 qui contribuerent a révolutionner la construction des autoroutes, des routes, des voies ferrées et des pistes d'aéroport, en dehors des barrages. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Relations entre les principaux paramétres Légende: EE indétermine 8 Moat Reve | soo. bw 8 5 PE 100) Be i Po rien) | amram, 8 - ones SP Pye MeSe | A, [1008s % Pacts a Brew [ASE Place) 8 “ Rete | else Pa p . p [Pale Bian! eco Bia l+Pacoe0] — g w.5i04-9 Pas Ps Se Base |e PeSe © Top Fase Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Ordre de grandeur de quelques paramétres de résistance et de déformabilité des sols forme grains roche concassée angul. gravier propre cw toutes sgravier limoneux GM toutes sgravier argileux cc toutes sable propre & granulométrie étendue sw angul sable propre & granulométrie uniforme SP ‘arrond. sable peu A moyennement limoneux SM toutes sable peu & moyennement argileux sc toutes sable argileux toutes limon ML limon argileux argile limoneuse cL argiles cH cH cH cH (1) c'et Ce pour des sols normalement consolidés (3) pour sol normalement consolidé; (2) dépend trop de ta nature du minéral argileux utiliser de prétérence les C¢ et Cs Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil PCE ics COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE Le compactage est la densification des sols/matériau (augmentation de sa densité séche) par application d’énergie mécanique. Objectifs du compactage 1 2 3 | Supprimer les déformations ‘Augmenter les | Assurer imperméabilité ultérieures caractéristiques mécaniques. ‘Augmenter la portance et la traficabilté des couches de _| Le compactage est la premiére Tassements du remblai forme ou de rembiai. | des protections contre Tassements différentiels ‘Augmenter le module des Tagression de eau. Déformations de chaussées assises non traitées Objectif important pour la Omiérage de couche de surface | Augmenter la résistance des ‘couche de roulement, évitant les assises traitées et des couches | désordres sur les couches de roulement inférieures Permettre aux matériaux de résister au trafic routier Gravier charge a t=tg All Sol limoneux saturé Pea Cee e Tassements des sols tassement temps to tassement tassement final % troo% Perce ears Sol argileux saturé charge A t=ty wit Sol argileux Iégerement non saturé Tassements des sols tassement tassement par tassement final par consolidation tassement consolidation primaire secondaire final total ty troov% tassement _¢ ——— Petit tassement initial instantané t troo% Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil rer tect ict COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE Etats de Peau 22 a3 Eau adsorbée 3 2 5 Eau discontinue 2 2 & N Eau Continue 2 4 Eau libre SG CGS THROES ®, (eek Régimes hydriques Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE Grain slide Compactage Sol avant compactage Sol aprés compactage Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Eteutorce COMPACTAGE DES SOLS ET MATERIAUX DE CHAUSSEE LARGE PORES ‘SMALL PORES ++ no| So — ae +++ Non compacted price arangement. _Conpacted porte orange @) (b) ©) Structure en « nid d’abeille » Structure lache Structure dense Compactage Compactage médiocre de qualité You Yoo Yeo Yoon Schéma général fondamental des objectifs du compactage & différence entre le compactage des remblais et celui des assises de chaussée !!! Cette figure met en évidence que pour les remblais, le niveau de compactage est fixé par une condition technique, 4 savoir la suppression des tassements ultérieurs, tandis que le niveau de compactage des assises de chaussée résulte d’un équilibre économique entre le cotit du compactage et celui de l’entretien ultérieur de la chaussée. Les objectifs du compactage : A partir d’une densité séche de 90 4 95% de celle du Proctor normal, il n’y a, en général, plus de tassement ultéricur du sol, les résistances mécaniques continuent 4 augmenter jusqu’a ce que I’on approche de la densité séche maximale Yao - Il Mais, le cofit de compactage croit trés vite. Si, Von imagine que la résistance mécanique est exprimée en terme d’économie entrainées pour la chaussée, on voit que si on savait déterminer le point A, il faudrait poursuivre le compactage des assises de chaussée jusqu’a ce point. NB: Ce schéma n’est qu'une image ! Et les courbes dessinées n’ont jamais été tracées par aucun chercheur géotechnicien. Mais ce schéma nous parait bien faire comprendre la différence entre compactage des remblais et celui des assises de chaussée. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Corps de Type d'ouvrage ‘Objectts Minimisation ou surpression des tassements ‘Suppression des tassements différentiols ‘Amélioration dos caractéristiques mécaniques Diminution de ta permeabilité Diminution de attrition : objectif essentiel ; : objectif secondaire ; objectif principal ; M: objectif accessoire Les quatre lois physiques empiriques du compactage : 1- La courbe Proctor compléte ; 2- La variation de la densité séche en fonction du nombres de passes d’un compacteur donnée > loi logarithme ; CEB Rec KCCBE Mens RIco Roma mime mH ueotectig > loi du gradient de densité ; 4- L’augmentation des caractéristiques mécaniques du matériau avec sa densité séche > loi de la résistance croissante; Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : 1- La courbe Proctor complete ; Y Mee et treet te Les objectifs du compactage : Vessai en laboratoire se fait sur la fraction des matériaux de I’échantillon (D < 5mm) et I’énergie de compactage par les engins de chantier peut étre beaucoup plus forte que celle de P essai os cnaye Rehausse Moule CBR > Difficulté de comparaison entre le compactage sur chantier et celui du laboratoire ; > Nécessité de procéder a des essais en vrai grandeur. hate cs ame protor ‘Dame prococ moditiée Les objectifs du com Comparaison des sols compactés au laboratoire et sur le terrain 13 Teneur en eau (%) Comparaison entre le compactage en laboratoire et le compactage sur le terrain. 1) Compactage statique en laboraloire sous une pression de 14 MPa. 2) Compactage en laboratoire suivant Vessai Proctor modi 3) Compactage en laboratoire suivant l’essai Proctor normalisé, 4) Compactage statique en Laboratoire sous une pression de 1,4 MPa. 5) Compactage sur le terrain avec six passages d'un rouleau & pni 8 multiples. 6) Compactage sur le terrain avec six passages d'un rouleau & pieds de mouton. Note : Le compactage statique a été fait & partir de la base et du sommet de Péchantillon (D'aprés Turnbull, 1950, et cité par Lambe et Whitman, 1969.) Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : 8 g S : || J 5 Tost Proctor Test Proctor fel medina ‘mace faniede25 hg masse tombant 45g Beoupe par coche coupe par couche Test Proctor Densité sche (Um?) m=.) / 18 Densité Proctor “Teneur en eau coptimale nee Courbe Proctor os 0 1 2 2 Tonour on eau (%) Courbes Proctor de différents types de sols Caractéristiques Moule Proctor Moule C.B.R Volume du moule 948,55 cm? 2316,66 em Diamétre du moule 10,16 cm 15,24 cm Hauteur du moule 11Jem 12,70 cm Essai Normal Normal Modifié Poids de la dame 2,49 kg 2,496 kg 454 kg Diamétre de la dame 5,08 cm 5,08 cm 5,08 cm Hauteur de chute 30,5 cm 30,5 em 45,7 em Nombre de couche 3 3 5 Nombre de coups/couche 25 55 55 Energie de compactage 0,59 kj/dm> 053 j/dm_| 241 /dm> Caractéristiques de U'appareillage des essais de compactage. Pour les travaux de compactage routier, on utilise essentiellement L’essai Proctor modifié Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil uct Nature Caracteristiques Moule | Moule ag deressai Proctor | CBR Sears rsceeeae Masse de la dame 24909 | 24909 3 couches, & raison de : 25 coups 56 coups Diametre du mouton 51mm | 51mm | — par couche par couche Essai Proctor | Hauteur de chute 305 mm | 305 mm “ome a Nombre de couches 3 3 Moule Proctor Moule CBR Dame Nombre de coups parcouche | 25 56 Proctor normal 5 couches, a raison de 25 coups 56 coups Diamétre du mouton par couche par couche Hauteur de chute Nombre de couches EB Ee Moule Proctor Moule CBR Dame Nombre de coups par couche Proctor modifié Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : ~ Lleau remplace les particules fines; déplacement et = Saturation et pression Densité | ovientation des grains interstielle excessive pour former une structure instantanée empéche la Proctor’ plus dense. _ densification (consolidation). Teneur en eau élevéo = Test Proctor + pression élevée de leau Densité Point 2 modifié ‘faible densité maximale - Air Air Courbe Proetor Point 1 Point 2 Point 3 ‘Teneur en eau (%) + Teneur en eau optimal * d'aprés BOMAG © 1998 PC CCCI iC Les objectifs du compactage : Yatmaxy}- ~~ Moist unit weight, y La courbe Proctor complet « Lorsque de l'eau est ajoutée au sol pendant le compactage, elle agit comme un lubrifiant sur les particules du sol. Les particules de sol glissent les unes sur les autres et se déplacent dans une position dense ». Mojsture content, WD soit sotid Bl water Teneur en eau Principe général du compactage Optimale Wop ‘A quick method of determining moisture density is known as the "Hand Test” Pick up a handful of sol. Squeeze itn your hand. Open your hand. tthe sols powdery and wil not retain the shape made by your hhand, tis too dry. I it shatters when drop ifthe sol is moldable and breaks into only a couple of pieces when dropped, it has the right amount of moistur compaction the solis plastic in your hand, eaves small traces of moisture ‘on your fingers and stays in one plece when dropped, thas too ‘much moisture for compaction. Peet eto roc cis Les objectifs du compactage : Différents types des courbes de compactage rencontrées dans les sols : fo Type of i compaction curve Description B igure 6.6) of curve Liquid limit A Bell shaped Between 01070 5 ri peak Tess than 30 c Double peak Less than 30 and “ee a those greater than 70 : D Odd shaped Greater than 70 ole A 3 \ WJ ; \ Source: Lee et Suedkamp (1972) ont étudié les courbes de compactage de 35 échantillons de sol. Ils ont observé qu'il existe quatre types de courbes de compactage. ee marae Eteutorce Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : La courbe Proctor complete ; Loin de l’eau, le sable est totalement sec, sa teneur en eau est nulle, il ne se tient pas et il est difficile de marcher dessus. Dans 1’eau, le sable est détrempé, sa teneur en eau est maximale, et il est tout aussi difficile d’y marcher. Mais entre les deux, la ot la mer se retire, la teneur en eau du sable est proche de l’optimum Proctor, le sable est lisse, dur, compacté, et il est facile d’y marcher. Si trop compacté > Matelassage Vitesse du compacteur 7 énergie de compactage \y prt Humide Moyen xX Sec l x Si pas assez compacté > Tassement a venir > En jouant sur le nombre de passes : Pour une Comment _ | |Nombre de passe Z énergie de compactage 17 classe de faire varier || > En jouant sur la vitesse : compacteur énergie de donné compactage ? || > En jouant sur I’épaisseur : Epaisseur J énergie de compactage \y rea Cee Coa La courbe Proctor complete ; Proctor a démontré que le compactage est fonction de quatre variables : 1. Masse volumique du sol sec, pg; 2. Teneur en eau, w; 3. Energie de compactage; 4, Type de sol (granulométrie, présence d'argile, etc). Pour un sol pulvérulent, I'air n’a aucune difficulté 4 s’évacuer. Py [em] En revanche, pour un sol cohérent (argileux), les vides sont microscopiques et Pair s’évacuera plus _difficilement, s’opposant ainsi au réarrangement des grains. Masse volumique séche Ce phénoméne sera aggravé par la présence d’eau dans le sol. 250 Dit te pope pase cpap trove ble ion ren 25 cps a couche Deqré de saturation ‘Teneur en eau w [%] Texture de sol et plasticité Description Sable Silt Argile wz ea 3 ? 16 mis 1 16 2 9 we 2 22 peu plastique 2 ON 5 Argilesiteuse peu plastique 36 2 6 Silt loessique 26 - Influence des x 7 Argile grasse or 8_Sable plus uniforme NP. : granulométries des sols pulvérulents A saturation (S; = 100 %) ey 1 & 2 - Influence de Ia plasticité des sols cohérents Masse volumique du matériau see. pa (Mg/m!) Teneur en eau w (%) Courbes de la teneur en eats en fonction de la masse Jumique du matériau sec pour huit sols compact t Sallberg, 1960.) t essai tor normalisé. (D'apris Joh Tr wer NP. * NLP. Non plastique. Influence du traitement a la chaux sur les caractéristiques géotechniques d'un sol Densité seche ym) Optimum Déplacement de l'optimum COURBE PROCTOR Sol traité la chaux Teneur en eau (%) Sol non traité Laction de la chaux sur les caractéristiques de compactage, déterminées par l’essai Proctor et modifiées aprés traitement. On peut constater une augmentation de la teneur en eau optimale et une diminution de la densité maximale Proctor. augmentation de la teneur en eau optimale et l’aplatissement de la courbe Proctor indiquent que le matériau traité sera plus facile & compacter efficacement, car acceptant plus d’humidité et rendu moins sensible aux variations de teneur en eau. Ceci contrebalance largement la relative perte de densité du mélange. eyes LT rea Cee Coa 1- La courbe Proctor compléte Influence du traitement a la chaux sur les caractéristiques géotechniques d'un sol La raréfaction des ressources en bons matériaux dans certaines régions et Vimportance du cofit des transports, ont amené les ingénieur(e)s routiers 4 rechercher d’autres solutions notamment celles permettant de valoriser des matériaux disponibles sur le chantier. § Traitement a la chaux : la chaux vive la chaux éteinte Principalement constituée d’oxyde de calcium CaO (en général & plus de 90 %). Elle est obtenue par calcination du calcaire aux environs de 1000 °C. Obtenue par hydratation de la chaux vive. Elle contient principalement de Uhydroxyde de calcium Ca(OH)2. Influence du traitement la chaux sur les caractereanes géotechniques d'un sol état S -ie >\< plastique >l< liquide (tigide-fragile) (déformable-collant) (sans résistance) Wp What WL What état état < solide te aa a> < liquide (‘igide-fragile) (déformable-collant) _ (Sans résistance) Modification immétdiate du comportement d'un sol argileux: humide provoquée par Vintroduction de chaux vive. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil L’action du compactage se traduit par un rapprochement des grains du sol entre eux (tassement T) * une expulsion d’air Nota : On constate Une diminution du volume V Le poids des solides P restant identique La masse volumique ‘augment 7 Aprés compactage Serrage des grains solides Tassements T compscaset Masses Volumiques p } / Expulsion d’air Portance et ou teers Pathologies des sols lors du compactage 1) Lorniérage : > Manque de capacité portante 2) Le surcompactage ; Pictianes de sonpasnige ‘Compactage trop fort > Perte de résistance au-dela d’une certaine d’énergie de compactage ; sable ou > Perte de densité superficielle au-dela Steet d’une certaine énergie et d’une certaine teneur en eau ; Uniforme + effets de fisonnement, ‘ resultats de compactage médiocres. > Energie de compactage supérieure 4 Poptimum économique. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filigre de Génie Civil Pathologies des sols lors du compactage 2) Le surcompactage ; Pretes Sacre Compactage trop fort Résistance en pointe Qd [MPa] ‘sable ou raver an D1 12 passes de informe compactage °. ees ‘effets de foisonnement, . = 22 é Wop = 12.1% 2 ono 220 we 12% Rag we 14% Bie oz 2 TT O47 4 a 0 2 4 6 8 10 12 14 16 Nombre de passes N Pathologies des sols lors du compactage 2) Le surcompactage ; Ce graphique montre qu’une masse volumique spécifiée peut étre obtenue avec une teneur en eau plus élevée pourvu que I’énergie fournie soit plus grande. Cependant, les courbes d’essais CBR indique qu’une résistance moindre sera obtenue avec des énergies de compactage plus élevée du cété humide de l’optimum. Cet effet est connu sous le nom de surcompacatge : - Cause: sol trop humide et énergie trop élevée (rouleau trop lourd et/ou nombre de passage excessif). - Signe: pompage des particules fines vers la surface au passage du rouleau. Courbe cerrespondant Courbe des saturation de 100 % TTeneur en eau (%) Figure 5.23 Ilustration des conditions optimales de compactage sur le terrain A Pside des courbes de masse volumique du matirisu sec en fonction de la teneur en eau. (D'aprés Seed, 1964.) Met eter at ecient Pathologies des sols lors du compactage 3) Le matelassage (phénoméne coussin de caoutchouc ) > le degré de saturation de l’optimum inférieur 4 80% ; > la perméabilité a l’air est nulle ; > la perméabilité a l’eau est trés faible. ‘Compacteut Croute de sol "dilatant" Sr plus faible “allega OULU Sol a degré de saturation élevé et proche de l'état liquide ‘Schéma du phénoméne de matelassage. S, ~ 804 100% régime lenticulaire eau discontinue régime funiculaire air et eau distincte continuité de l'eau Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Pathologies des sols lors du compactage 3) Feuilletage > Cas particulier du surcompactage ou la perte de résistance est causée par les trés grands cisaillements générés par la bille du compacteur. les billes du compacteur Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : 2- La variation de la densité séche en fonction du nombres de passes d’un compacteur donnée > loi logarithme ; Perce ears L action du compactage ‘est transmise e en réalisant plusieurs | passages 3 de compacteur sur le matériau 4 compacter. Au fur et 4 mesure que le nombre de | passes augmente, la masse otal auey du matériau augmente linéairement | Masse Volumique p 100% pd ref ‘Anoter que pour un objectif 220 Visant 100 % de pd ref fixée en laboratoire, les demiers 200 95 % pd ref % sont les plus diffciles & obtenir I! $ Pente de la droite ordonnée a Forigine masse volumique nombre de passes N passes Echelle Log Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Eteutorce Loi du logarithme Variation de la masse volumique avec le nombre de passes du compacteur pdm Pdfc 2.00 P dm P dfc 1.70 | nombre de passes > 1 2 4 8 16 touan Filiére de Génie Civil rea Cee Coa Loi du logarithme Densité sche (3, KN/M3) iv 0% dindice de vide Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Loi du logarithme 170 1.25 km/h Influence du nombre de passage et = 1,25 km/h de la vitesse de déplacement d'un 7 ** 7 rouleau 2 10 1) Agile grossa 4 i (=) 2 EL a 5 3 j = b) Sable bien étalé (w=75 %) ° 4 8 nm +16 20 Nombre de passages Influence de la vitesse de déplacement du rouleau sur la masse volumique du matériau sec; il s’agit d'un rouleax vibrant remorqué, de 7700 kg. (D’aprés Parsons et coll., 1962, et cités par Selig et Yoo, 1977.) Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Les objectifs du compactage : Les quatre lois physiques empiriques du compactage : CEB Rec KCCBE Mens RIco Roma mime mH ueotectig > loi du gradient de densité ; ppel succinct du cours de Loi du gradient A Ya 2 3 3 6 8 2 ‘2 3 5 3 3 Za ES ensurface ; > Ala partie inférieure de la couche (appelée masse volumique de fond de couche) pd fe Loi du gradient Dans la recherche d’un COMPACTAGE OPTIMAL on va s’intéresser en termes de densification 4 3 facteurs : : La masse volumique séche moyenne sur |’épaisseur > dmoy * Li 1 hi Vr de la couche compactée > p = f(Z) : La répartition de la masse volumique sur l’épaisseur compactée > Pa fe : La masse volumique séche a l’inférieur de la couche compactée Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA touan Filiére de Génie Civil a Oe eyo géotechnique routiére Loi du gradient P (masse volumique) E Représentation réelle de Epaisseur ‘apres compactage 4.0m du fond (atch volumique en fond de couche (E-4cm) Z (profondeur) Fond de couche Attention : Ne pas se limiter 4 cette étude seulement !!! Oe Re eel ere Obean ra culem ioc Loi du gradient Bien que : pdm équivalentes pd fe différentes pd = £(Z) compacteur B \ pd fc (A) ae Fond de couche pd=f(Z) compacteur A —_) Epaisseur ‘apres. compactage pd fc (B) Z (profondeur) Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Les quatre lois physiques empiriques du compactage : Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filigre de Génie Civil Loi de la résistance croissante Elévation des caractéristiques mécaniques des matériaux compactés En général, les échantillons compactés du c6té sec de l’optimum sont plus résistants que les échantillons compactés du cété humide. Du cété humide de l’optimum, les résistances sont sensiblement égales. Ee G5 is ae on 3S 35 Teneur en eau de compactage (%) Teneur en eeu de compactage (X) Résistance en fonction de l’énergie de compactage et de la teneur en ean. (D’aprés Seed et Chan, 1959.) Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Loi de la résistance croissante Elévation des caractéristiques mécaniques des matériaux compactés 100 T T T Légende 255 coups par couche O———© 26 coups par couche 2-———1 12 coups par couche ——x 6 coups par couche 75 50 3 CBR d'un échantillon non submergé (%) Teneur en eau (%) Note : marteau de 4,5 kg: chute de 457 mm (essai Proctor modifié) Relation entre la résistance mesurée par l'essai CBR, Ja masse volumique du matériau sec et la teneur en eau, pour des échantillons compactés en laboratoire suivant l’essai Proctor modifié. (D’aprés Turnbull et Foster, 1956.) rea Cee Coa touan Filiére de Génie Civil Yoo Courbe de saturation a = 0 fon Courbe de poingonnement CBR Immédiat Diagramme Procior + CB.R. En utilisant les deux graphiques (Proctor et CBR), on peut définir les conditions de réemploi d’un sol en visant, tout d’abord, une bonne portance, puis en déterminant 1’énergie de compactage appropriée pour obtenir la densité séche optimale. Bien entendu, il sera nécessaire de s’adapter a la teneur en eau du sol, soit en rabaissant, soit en la relevant, soit en ne réutilisant pas le sol si sa teneur en eau est beaucoup trop élevée. Loi de la résistance croissa Stratégie de la teneur en eau On ne peut conduire cette stratégie que si l'on s’y est préparé dés l’étude du projet en étudiant les teneurs en eau naturelles. Un bon indicateur de résultat de cette étude consiste 4 porter sur le diagramme Proctor complet l’étendue des teneurs en eau naturelles c’est-a-dire la marge de fluctuation de celles-ci. On peut ainsi apprécier si la teneur en eau naturelle (celle du déblai) sera trop forte ou trop faible. Au moment de l'étude du projet, en portant sur le diagramme Proctor les teneurs en eau naturelles, on €va- lue les difficultés que Von rencontrera sur le chantier. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Loi de la résistance croissa Stratégie de la teneur en eau W; = teneur en eau insuffisante pour assurer un bon compactage dans des conditions économiques cacceptables. Il faut arroser le matériau si cela est pos- sible ou dans certains cas utiliser le compactage par abe ‘We = teneur en eau optimale pour assurer & 1a fois un bon compactage et obtenir une bonne por- tance. Ws, = teneur en eau rendant le compactage Plus délicat avec un risque de "matelassage". On essaiera de faire baisser W en "aérant" le sol ou par traitement d la chaux (voir § suivant). W4 = teneur en eau trop importante, Le com- os oe : Au moment de Vétude du projet, en portant sur le Pactage est impossible, les engins "se plantent". diagramme Proctor les teneurs en eau naturelles, on éva- Lue les difficultés que Von rencontrera sur le chantier. ut ott cot teers Contréle de la compacité (efficacité du compactage Le contréle de la densité en place dune plateforme ou d’un corps de chaussée est primordial. La compacité relative (RC (%) = Yachantier / Yaopt) €St le principal critére de contréle pour accepter ou non le compactage. On calcule la compacité relative (CR) en comparant le poids volumique du sol sec sur le chantier (Y,chantier) avec celui du laboratoire (Yop). La CR s’approche de 100% lorsque la valeur de (Yachantier) S’ approche de celle de (Yeops) En général les CPS exigent une CR > 95%. On mesure la compacité et/ou la teneur en eau sur le chantier a l'aide de plusieurs appareils: ut ott cot teers Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Les objectifs de la qualité (4 atteindre sur chantier): Cas des assises de chaussées et de terrassements : Couche de base Qt: pdm = 100% pdfc= 98% Assisses de ‘Couche de fonda. Q2: pdm > 97% chaussées pdic= 95% ‘Couche de forme 3 :pdm = 98.5% pdic= 96% Terrassements pd ref. (OPN) Rembll 6 pdm = 95% pdic= 92% Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Remarques dans les spécifications au produit fini : Lentrepreneur cherche toujours la rentabilité en utilisant les méthodes de compactage les plus efficaces. Le graphique montre que Vobjectif de CR = 90% peut étre atteint a partir de différents niveaux d’ énergie. Supposons que la courbe n°l correspond au niveau d’énergie fournie par le matériel existant. On voit que le teneur en eau doit se trouver a l’intérieur des points a et c. Sinon, il est difficile, méme impossible diatteindre Pobjectif de CR = 90%. C’est pourquoi il est nécessaire d’humidifier ou d’assécher le sol avant le compactage. Courbe covrespondant Teneur en eau ( Figure 5.23 Ilustration des conditions optimales de compactage sur le terrain A Vaide des courbes de masse volumique du matériau sec en fonction dela teneur en eau, (D'aprés Seed. 1964.) Eteutorce Contréle de la compacité (efficacité du compactly Remarques dans les spécifications du|produit fini: Sur le plan économique, |’entrepreneur pourrait déterminer la teneur en eau dont la valeur optimale est le point b. En ajoutant une marge de main-d’ceuvre, = Vénergie fournie devrait étre un peu plus élevée (courbe n°2), La teneur en eau souhaitable sera 4 l’intérieur des points d et b. a Oe Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Remarques dans les spécifications du|produit fini: Il s’agit alors d’un compactage du cété humide de l’optimum : + Résistance plus faible; + — Susceptibilité de retrait plus élevée. Si ce n’est pas ce que vous attendez, vous devez préciser la teneur en eau, en sachant que la perméabilité sera plus faible mais le gonflement sera plus élevé si le sol est compacté du cété sec de l'optimum. C’est pourquoi, il ne faut pas préciser uniquement la compacité relative (CR) comme exigence de compactage. Remarques dans les spécifications du produit fini : Ce graphique montre qu’une masse volumique spécifiée peut étre obtenue avec une teneur en eau plus élevée pourvu que l'énergie fournie soit plus grande. L’augmentation de |’énergie peut se faire en augmentant le nombre de passage ou le poids du rouleau. Cependant, les courbes d’essais CBR indique qu’une résistance moindre sera obtenue avec des énergies de compactage plus élevée du cété humide de l'optimum. Cet effet est surcompacatge. connu sous le nom de Courbe correspondant I 2 ie Teneuren eau (%) ws sur le terrain & Pai 1 des conditions opt = de compactage courbes de masse volumique du matérisu sec en fonction de la teneur en eau. (D'aprés Seed, 19¢4.) eet ek et eee Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Sur le terrain, les essais de contréle peuvent étre fait d’une fagon destructive ou non destructive. Essais destructifs : Essais non destructifs : Densitométre a sable L’essai 4 la plaque NF P94-061-3 NF P94-117-1 Pour les sols grenus et graves Pour les matériaux de D,,,, < 200 mm Densitométre 4 membrane L’essai de dynaplaque NF P 94-061-2 NF P94-117-2 Pour les sols fins : refus 4 20 mm < 25% L’essai de déflexion NF P98-200-1/2/3/4/5 e ppel succinct du cours de la géotechnique ro Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Sur le terrain, les essais de contréle peuvent étre fait d’une fagon destructive ou non destructive. Essais destructifs: | Densitométre a sable Le procédure consiste : 1. Creuser un trou dans le sol compacté; 2. Déterminer la masse totale, M,, et la ase a teneur en eau, w, du sol du matériau Pele excavé ed 3. Mesurer le volume du matériau excavé, f Ve 4. Calculer la masse volumique totale: ‘eeccage citer” auconeseuatie Geiaplaque Sobees ees Sune “uceremmar pe Mike Evaluation du volume du trou. 5. Calculer la masse volumique du remblai sec: Pasite = p/(1+w). 6. Calculer la compacité relative: CR = Pa site/Pamax- Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil inct du cours de la géotechnique routiére Contréle de la compacité (efficacité du compactage): Essais destructifs: | Densitométre A membrane NF p94-061-2 Lecture de vt Trou @ travers Vorice dela ploque ot Lecture do v2 eng igs simon danas ooo eet ek et eee Planches d’essai de compactage sur chantier Les objectifs de densification en terrassements sont définis sous forme d'un double critére : densité moyenne, densité en fond de couche. La planche d’essai permet avant l’ouverture d’un chantier de terrassement, de fixer les paramétres de compactage lié 4 l’engin utilisé, au sol considéré au moment des travaux (teneur en eau, vitesse des engins, nombre de passe, ...), et ce, en vue d’obtenir la compacité a atteindre (compacité prescrite). But de la planche d’ essai : Le but de cette planche d'essai est, d’une part, d’atteindre les performances requises définies par le CPS. D’autre part, de définir la composition, la disposition des ateliers de répandage et de compactage en nombre et types d’engins et les modalités d’utilisation de ces ateliers. eet ek et eee Planches d’essai de compactage sur chantier Elle est soumise aux dispositions du CPS et aux régles suivantes : « L’Entrepreneur proposera au Maitre d’Ouvrage déléguée un programme de réalisation de la planche d’essai. Ce dernier sera représenté pendant le déroulement de la planche par le contréle extérieur dont le laboratoire chargé du contréle extérieur. Le lieu de réalisation de la planche qui sera proposé par l’Entrepreneur 4 V’acceptation du Maitre d’Ouvrage déléguée; la couche de chaussée correspondant a cette planche pourra étre conservée aprés accord du Maitre d’Ouvrage. La longueur La longueur minimale de la planche d’essai sera fixée par le maitre d’ouvrage délégué. Planches d’essai de compactage sur chantier Les objectifs de densification en terrassements sont définis sous forme d'un double critére : densité moyenne, densité en fond de couche. Du fait des recherches expérimentales comportant un grand nombre de planches d'essais de compactage ont été réalisées, complétées par des investigations sur chantiers, la question ne doit plus se poser dans les cas courants de refaire des planches d'essais en chantier : il est considéré que la vérification de l’application conforme des indications des tableaux de compactage, lorsque ceux-ci sont spécifiés au marché, apporte une garantie suffisante de l’obtention de la qualité de compactage. Il reste cependant des cas spécifiques ot une ou des planches de compactage sont nécessaires pour la réalisation et (ou) le contréle du compactage sur un chantier donné. La planche d’essai permet AVANT d’entamer les travaux de terrassement, d’établir les paramétres de compactage lié aux caractéristiques de I’engin utilisé (type, vitesse, nombre de passes), a I’étalonnage de la citerne a eau, et aux propriétés du matériau, (granulo, IP, LA, tencur en cau), en vue d’obtenir les exigences de qualité fixées par le maitre @ouvrage. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Rappel succinct du cours de la géotechnique roi e Planches d’essai de compactage sur chantier Les différents cas de recours a la réalisation de planches d'essais de compactage : ae ra ts omoencot crc Bibi cke ay Peete ia Planche Allers-retours OOM cTccary Pee eee toujours obligatoire Potarinsstettes Srerenciey Planche Allers-simples Met eter at ecient Planches d’essai de compactage sur chantier Les différents cas de recours a la réalisation de planches d'essais de compactage : Le matériel de compactage L'objectif de couches densification | Lpaisseur des | Le matériau ut ott cot teers Planches d’essai de compactage sur c! Les erreurs 4 ne pas commettre : > Indiquer dans les documents contractuels que les modalités de compactage seront déterminges sur planches d'essais sans avoir évalué a priori Vinsuffisance des documents techniques actuels, ciblé les points a tester, et précisé la méthode @interprétation. > Réaliser des planches d'essais sur un support non caractérisé ou non représentatif de celui réellement existant. > Réaliser une planche d'essais avec seulement 3 ou 4 mesures de densité ; utiliser des points différents entre états de compactage (les interprétations souvent erronées en terme de baisse de densité tout en augmentant le nombre de passes viennent généralement de I’ échantillonnage des points). > Réaliser une planche d'essais avec des états de compactage en progression arithmétique dont la raison est parfois_décroissante —_(ex:4-6-8-9). Si les mesures montraient une baisse de densité entre 8 et 9 passes, l’interprétation en terme de baisse a toutes les chances d’étre injustifi¢e en raison de l'incertitude des mesures. ut ott cot teers Planches d’essai de compactage sur c! Les erreurs 4 ne pas commettre : > Utiliser un résultat d'essai Proctor réalisé au moment de la reconnaissance (et non vérifié en phase travaux) pour interpréter les valeurs absolues de densité sur planches dessais. Une référence inexacte 4 2 % prés se traduit par un nombre de passes multiplié ou divisé par 2. > Utiliser des moyens de mesure qui privilégient la partie supérieure des couches alors que le probléme étudié est le compactage efficace en profondeur. » Chercher a estimer les valeurs de densité en fond de couche en les déduisant par exemple de mesures au gammadensimétre a 40 et 4 30 cm de profondeur ('incertitude sur le calcul de la densité entre 30 et 40 cm est trop élevée). > Utiliser pour des valeurs absolues de densité des appareils de mesure dont on n'est pas certain de I’étalonnage, ou de la capacité 4 prendre en compte la nature chimique des matériaux. > Chercher a diminuer le nombre de passes des tableaux de compactage en s'appuyant sur Iatteinte rapide de modules suffisants sur la couche testée. Cette pratique sur des sols secs est en contradiction avec le fait qu'ils sont difficiles 4 densifier. Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Planches de référence de compactage sur chantier But de la planche de référence : A la suite de la notification par le Maitre d’Ouvrage délégué de l’acceptation de la planche d’essai, l’Entrepreneur procédera a |’exécution d’une planche de référence. La planche de référence sera réalisé le premier jour de production a cadence normale du chantier, son objectif est d’assurer |’adéquation entre les débits des ateliers de fabrication, mise en ceuvre, et de déterminer la densité de référence. a Oe Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Les équipes expérimentées comprennent la relation qu’il existe entre les forces de compactage — et la maniére dont un revétement supporte ces forces. Quatre forces sont utilisées pour expulser les vides d’air et créer de la densité dans les couches de chaussées : charge statique, manipulation, choc et vibration. Les conducteurs d’engins et le personnel du contréle qualité doivent savoir comment utiliser ces quatre forces afin de créer la densité requise d’une fagon productive, tout en maintenant l"homogénéité de la couche compactée. O..9. vibration et ou teers Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : charge par essieu —_ largeur = —charge par essieu_ | ko/em (PU = — segeur du eylindre "charge statique linéaire Si vous avez besoin d’un compacteur délivrant une force statique relativement élevée sur un chantier donné, vous choisirez probablement le modéle équipé du cylindre le plus étroit, parmi les engins disponibles correspondant a vos exigences de production. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil pect ec Exécution des travaux de compactage : Les types des compacteurs couramment utilisés : ut ott cot teers Exécution des travaux de compactage : Les types des compacteurs couramment utilisés : Dans les travaux de terrassement routiers, quels que soient l’engin utilisé, le compactage sur chantier devra s’effectuer par couche d’épaisseur (e) entre 20 cm et 30 cm. Elle obéit généralement au rapport e > 6 X Dinax- ut ott cot teers Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Rappel succinct du cours de la géotechnique routiére Exécution des travaux de compactage : Les types des compacteurs couramment utilisés : Hout ott cot ceiaers Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage: —— sens de déplacoment —> \( La force de vibration est la plus complexe des quatre forces de compactage. Les forces de vibration augmentent |’énergie développée par le poids et l’impact. Un arbre vibrant est situé a l’intérieur du cylindre d’acier. Un poids excentrique est placé au centre de l’arbre vibrant. Lorsque le systéme vibrant est activé, l’arbre vibrant commence 4 tourner rapidement. Hout ott cot ceiaers Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage: —— sens de déplacoment —> \( Les vibrations provoquent la propagation d’une série d’ondes de pression dans la couche. ces ondes de pression de vibration font bouger le granulat dans la couche. Les mouvements du granulat aident a réorienter les éléments les plus gros du granulat, ce qui permet 4 la force de choc de réduire plus facilement les vides d’air entre les éléments du granulat. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Merce tocar ict Exécution des travaux de compactage : Identification d’un compacteur vibrant Vieteur © Paramétres essentiels (me) * Longueur de génératrice vibrante = L . . * Masse vibrante = MO he * Masse sur génératrice vibrante = M1 ave * Moment d’excentrique = m.e Moteur 4 season Tmo M, @ Charge linéaire statique = ra IM, -M, Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Mee et treet te Exécution des travaux de compactage : Identification d’un compacteur vibrant © | Amplitude AO = théorique a vide © Forcecentrituge= |m-e-@ arbre xcentete de rotation Mase excentree © vitesse angulaire= [0 = 20 f bitte) y My) ~~ fe Force centituge * O: centre de rotation du balourd * G: centre de gravité du balourd * me: moment d’excentrique Eteutorce Exécution des travaux de compactage : Identification d’un compacteur vibrant chassis bille(M) - le moment d’excentricité (m,.e), - la masse de la bille (Mp), - la masse correspondant au poids du chassis qui pése sur la bille (M,- Mo) ; - la longueur de la bille (cylindre) et son diamétre, - les propriétés mécaniques de la liaison entre la bille (cylindre) et le chassis Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Me Astuce: En général, sélectionnez l’amplitude la plus grande supportée par la couche sans provoquer des coups du cylindre ou créer des marques d’impact. Rappelez-vous que la sélection de l’amplitude influe fortement sur la création de la densité et, par conséquent, sur la productivité du compacteur. PC CCCI iC Exécution des travaux de comp: Forces de compactage : Amplitude autour amplitude est la distance parcourue par le cylindre dans la couche. L’amplitude est le facteur le plus significatif lorsque I’on parle Wefficacité du compactage. actage : ‘sens de déplacement —> petite amplitude srande amplitude a 4 4 temps et distance (vitesse constante) Avec un compacteur tandem vibrant, vous savez désormais que les cylindres montent et descendent trés rapidement pour créer impact et vibration. L’amplitude est le terme utilisé pour définir la force d’impact induite par le cylindre s’enfongant dans la couche. Toutes les personnes impliquées dans le processus de cot mpactage doivent connaitre les capacités d’amplitude de chaque compacteur sur le chantier. Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil Mee et treet te Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Amplitude © Amplitude faible © Amplitude forte ut ott cot teers Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Amplitude © Amplitude faible, moyenne, forte 3 AMPLITUDES DETERMINEES brochages ppel succinct du cours de Pea Cee e Exécution des travaux de compactage : Forces de compactage : Fréquence : La force de vibration est appelée fréquence. La fréquence se définit comme le nombre de fois que le cylindre heurte la couche et elle s’exprime en Hertz, ou en vibrations par minute. hauteur chemin du centre du vine vibrant sens de placement —> Reread basse fréquence haute fréquence poids xcontique ‘tomps et stance (vitesse constant] espace entre ‘impacts est plus court haute fraquence Basse fréquence 40 a 47 Hz (2,400 a 2,800 vibrations par minute) Moyenne fréquence 47 4 57 Hz (2,800 a 3,400 vibrations par minute) Haute fréquence Supérieure a 57 Hz (supérieure a 3,400 vibrations par minute) Pr. Abdelilah BANNOUR ENSA de Tétouan Filiére de Génie Civil ns Masse volumique 4u matésiau sec (Me/m*) 1.80] Composante dynamique i7ob_, #4, 11 1 1 Mw 18 20 2 Teneur en eau (%4) Composante statique Figure 5.16 Résultats du compactage de couches de sable silteux de 300 mm d’épaisseur, avec et sans vibrations, & V’aide d’un rouleau vibrant de 7700 kg. (D'aprés Parsons et coll., 1962, et cités par Selig et Yoo, 1977.) Effet de vibration sur le compactage ft | Masse volumique dy sl see (Ma/n & gla Fedquence des vteations (He) Figure 5.17 Variation de Ia masse yolumique du matériau sec en fonction de la fréquence de compactage de différents sols AV'aide de rouleaux vibrants, (D'aprés plusieuts sources citées par Selig et Yoo, 177) Influence de la fréquence de vibration Fréquence optimale

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