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Antibiotiques et infections urinaires

Cette étude examine les infections urinaires, causées principalement par Escherichia coli. L'étude a analysé 255 échantillons d'urine et a identifié les bactéries responsables des infections ainsi que leur résistance aux antibiotiques. La majorité des cas étaient dus à E. coli et les bactéries étaient le plus sensibles aux aminoglycosides et carbapénèmes.

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Antibiotiques et infections urinaires

Cette étude examine les infections urinaires, causées principalement par Escherichia coli. L'étude a analysé 255 échantillons d'urine et a identifié les bactéries responsables des infections ainsi que leur résistance aux antibiotiques. La majorité des cas étaient dus à E. coli et les bactéries étaient le plus sensibles aux aminoglycosides et carbapénèmes.

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Résumé 

Les infections urinaires sont un problème de santé mondial, causées par des bactéries
ou des uropathogènes, c'est un sujet d'étude continue dans le domaine médical.
Dans cette étude, nous avons fait un stage pratique d'un mois au laboratoire d'analyses
médicales BEN CHEIKH à Ksar El Boukhari, dont nous avons analysé 255 échantillons
d'urine pour les infections urinaires, nous avons pu identifier les bactéries les plus courantes
responsables des infections urinaires, isolé chacune et testé sa résistance à divers antibiotiques
disponibles au laboratoire.
Les résultats de l'ECBU nous montre que 57 échantillons soit 22,35% du total étaient
infectés. Des deux sexes, la majorité soit 63,15 % étaient des femmes, 77,19 % provenaient de
patients âgés de plus de 18 ans et 66,66 % des patients étaient sous traitement antibiotique, ce
qui montre que les infections urinaires sont principalement présentes chez les femmes, le
risque d'infection augmente avec l'âge et avec des patients qui utilisaient ou avaient des
antécédents d'utilisation d'antibiotiques qui permettaient à la bactérie d'acquérir sa résistance
au traitement.
La majorité des cas était causés par des bactéries Gram négatives ou des
entérobactéries, Escherichia coli était la bactérie la plus fréquente avec un taux de 63,15%.
Les résultats de l'antibiogramme ont montré que les entérobactéries étaient les plus
sensibles aux aminoglycosides (Amicacine, néomycine), aux Carbapénèmes (Impinème),
d'autres familles d'antibiotiques comme les pénicillines (Ampiciline) et le Chloramphenicole
ont également montré une efficacité modérée.
Staphylococcus aureus a montré la plus grande sensibilité aux aminoglycosides
(Amicacine), des bétalactamines (Céfazoline) et l'acide fusidique était également efficace.

Mots clés : Infections urinaires, Ksar el Boukhari, Antibiorésistance, Escherichia Coli.

Abstract:
Urinary tract infections are a worldwide health concern, caused by bacteria or
uropathogens, it’s a subject for continuous study in the medical field.
In this study, we underwent a month long stay at the Ben Cheikh medical analysis
laboratory in Ksar el Boukhari and analyzed 255 urine samples for urinary infections, we
identified the most common bacteria responsible for the illness, isolated each one and tested
its resistance to various antibiotics available in the lab.
During the study, ECBU shows us that 57 samples or 22,35% of the total were
infected. of the two genders, the majority or 63,15% were female, 77,19% were from patient
aged over 18 years, and 66,66% of the patients were under antibiotic treatment showing that
urinary infections is predominantly present in females, risk of infection increases with age and
with patients who were using or had a history of using antibiotics which allowed the bacteria
to acquire its resistance to the treatment.
The majority of cases were caused by gram negative bacteria or enterobacteria,
Escherichia coli were the most frequent bacteria with a percentage of 63.15%.
The results of the antibiogram showed that enterobacteria were most sensitive to
aminoglycosides (Amikacin, Neomycin), Carbapinems (Imipinem), other antibiotic families
such as Penicillins (Ampicilin) and Chloramhpenicol also showed mild effectiveness.
Staphylococcus aureus showed most sensitivity to aminoglycides (Amikacin),
bétalactamins (Cefazolin) and Fusidic acid was also effective.

Key words: Urinary infections, Ksar el Boukhari, Antibioresistance, Escherichia Coli.


‫ملخص‪:‬‬

‫تعد التهابات المسالك البولية من أكبر المشكالت الصحية في جميع أنحاء العالم‪ ،‬و ه‪dd‬ذه األم‪dd‬راض تس‪dd‬ببها بكتيري‪dd‬ا‬
‫المسالك البولية التي هي موضوع للدراسة المستمرة في المجال الطبي‪.‬‬
‫في هذه الدراسة‪ ،‬أجرينا بحث ميداني لمدة شهر في مختبر التحاليل الطبية بن ش‪dd‬يخ في قص‪dd‬ر البخ‪dd‬اري حيث قمن‪dd‬ا‬
‫بتحليل ‪ 255‬عينة بول اللتهابات المسالك البولية و تحديد‪ d‬البكتيريا األكثر شيوعًا المس‪dd‬ؤولة عن الم‪dd‬رض‪ ،‬وعزلن‪dd‬ا ك‪dd‬ل منه‪dd‬ا‬
‫واختبرنا مقاومتها للمضادات الحيوية المختلفة المتاحة في المختبر‪.‬‬
‫أثناء الدراسة‪ ،‬أظهر لنا اختبار ال‪ ECBU‬أن ‪ 57‬عينة أو ‪ %22,35‬من اإلجمالي أصيبوا بااللتهاب‪ .‬من الجنسين‬
‫‪ ،‬كانت الغالبية أو ‪ %63,15‬من اإلناث‪ ،‬و ‪ %77,19‬من المرض‪dd‬ى ال‪dd‬ذين تزي‪dd‬د أعم‪dd‬ارهم عن ‪ 18‬عا ًم‪dd‬ا ‪ ،‬وك‪dd‬ان‪%66,66‬‬
‫من المرضى يخضعون للعالج بالمضادات الحيوية مما يدل على أن التهابات المسالك البولية موجودة في الغالب عند اإلناث‬
‫‪ ،‬ويزداد خطر اإلص‪dd‬ابة م‪dd‬ع تق‪dd‬دم العم‪dd‬ر و م‪dd‬ع المرض‪dd‬ى ال‪dd‬ذين ك‪dd‬انوا يس‪dd‬تخدمون المض‪dd‬ادات الحيوي‪dd‬ة أو ل‪dd‬ديهم ت‪dd‬اريخ في‬
‫استخدامها مما سمح للبكتيريا باكتساب مقاومتها للعالج‪.‬‬
‫كانت معظم الحاالت ناجمة عن بكتيريا معوية ‪ ،‬وكانت اإلشريكية القولونية هي األكثر انتشاراً بنسبة ‪.%63,15‬‬
‫أظهرت نتائج مخطط المضادات الحيوية أن البكتيريا المعوية كانت أكثر حساسية لألمينوغليكوزيدات (أميكاسين‪،‬‬
‫نيومايسين)‪ ،‬كاربابينيمات (إيميبينيم) ‪ ،‬وعائالت المضادات الحيوية األخرى مثل البنس‪d‬لين (األمبيس‪d‬يلين) والكلورامبي‪d‬نيكول‬
‫أظهرت أيضًا فعالية خفيفة‪.‬‬
‫بينت المك‪dd‬ورات العنقودي‪dd‬ة الذهبي‪dd‬ة حساس‪dd‬ية أك‪dd‬ثر لألمينوغليس‪dd‬يدات (أميكاس‪dd‬ين) والبتاالكتامين‪dd‬ات (س‪dd‬يفازولين)‬
‫وحمض الفوسيديك‪ d‬كانت فعالة أيضًا‪.‬‬

‫الكلمات المفتاحية‪ :‬التهابات المسالك البولية‪ ،‬قصر البخاري‪ ،‬مقاومة المضادات الحيوية‪ ،‬اإلشريكية القولونية‪.‬‬
Liste des figures :

Figure 1 : Le système urinaire dans le corps (vu de face) 2


Figure 2 : Vue détaillée de l'appareil urinaire femelle 3
Figure 3 : Schéma d'un rein et des tissus environnants 3
Figure 4 : Anatomie macroscopique du rein (coupe frontale) 4
Figure 5 : Vessie et ses structures environnantes 5
Figure 6 : Filtration glomérulaire 6
Figure 7 : Fréquence des IU 11
Figure 8 : Infections urinaires associées à son organe correspondant 13
Figure 9 : Répartition des germes responsables des IU 14
Figure 10 : Bandelette urinaire 17
Figure 11 : Vaccinium Macrocarpon 21
Figure 12 : Utilisation de différentes formes d'antibiotiques en pourcentage 22
Figure.13 : Etapes de test de la procédure l’ECBU 32
Figure.14 : Répartitions des ECBU selon les résultats du test 43
Figure.15 : Répartition des ECBU positives selon le sexe 44
Figure.16 : Répartition des ECBU positives selon l’âge 45
Figure.17 : La répartition des ECBU positives en fonction du type de patient 46
Figure.18 : Répartition des ECBU positives selon la coloration de Gram 47
Figure.19 : Répartition des germes Gram - en fonction de la fréquence du germe responsable
48
Figure.20 : Répartition des germes Gram + en fonction de la fréquence du germe responsable
48
Figure.21 : Pourcentage de résistance de Klebsiella pneumonieae en fonction des
antibiotiques utilisés…………………………………………………………………………………………..……...…….50
Figure.22 : Pourcentage de résistance de Proteus mirabilis en fonction des antibiotiques
utilisés.…… ……………………………………………………………………………………………………………...…..51
Figure.23 : Pourcentage de résistance de S. Aureus en fonction des antibiotiques
utilisés……………………………………………………………….………………………..52
Introduction

Dans le tractus gastro-intestinal humain, les bactéries, telles que Escherichia


coli, aident à la digestion et produisent des vitamines et contribuent également à
l'immunité rendant le corps moins hospitalier aux agents pathogènes nocifs, les
mêmes bactéries bénéfiques provoquent des infections chez leur hôte, elles peuvent
infecter n'importe quelle zone du corps : les poumons (la pneumonie), la cerveaux (la
méningite) et l'intoxication alimentaire ne sont que quelques-unes des maladies qui
peuvent être causées, les infections les plus fréquentes se produisent dans les voies
urinaires et peuvent affecter tous les âges et tous les sexes à des degrés divers en
raison d'anomalies anatomiques ou fonctionnelles de l'appareil urinaire 3. En 2019,
plus de 404,6 millions de personnes ont eu des infections urinaires dans le monde et
près de 236 786 personnes sont décédées des infections urinaires108.
Une infection des voies urinaires (IU) est une infection dans n'importe quelle
partie du système urinaire, qui comprend les reins, la vessie, les uretères et l'urètre, le
traitement commence par confirmer l'infection via un échantillon d'urine pour voir
quelle bactérie en est la cause, suivi d'une prescription médicale d'un antibiotique qui
est le traitement le plus largement utilisé pour les IU.
L’effet de traitement ou de réduction des infections urinaire est indispensable
dans le domaine médical, mais malheureusement, à mesure que leur utilisation
abusive se développe, l'apparition de souches résistantes de bactéries qui menacent la
santé mondiale s'est également développées, l'étude de ces bactéries résistantes aux
antibiotiques est devenue un sujet important de recherche et d'étude, les
uropathogènes répondent aux critères d'être un pathogène multi résistant et leur
résistance acquise aux antibiotiques est devenue de plus en plus évidente, nous avons
donc essayé de mieux explorer ce phénomène, le tester et de rassembler les résultats
pour une discussion plus approfondie.
Dans notre étude, dans le laboratoire d'analyses médicales BEN CHEIKH, on
utilisant l'équipement et avec l'aide du personnels, nous avons visé les objectifs
suivants:
 L’analyse des échantillons et l’identification des bactéries présentes dans les
d'urine positifs à l'infection.
 L’étude de la résistance de ces uropathogènes à un ensemble d’antibiotique

1
Chapitre I : Généralités sur l’appareil urinaire

I. Définition du système urinaire


Le système urinaire est un groupe d'organes trouvés chez les vertébrés qui travaillent
collectivement pour traiter les déchets corporels sous forme d'urine1, le système urinaire, peut
être compris comme un filtre pour le sang qui élimine les déchets cellulaires et autres
substances potentiellement nocives sécurisant la fonction d'autres organes vitaux, ce système
nettoie essentiellement les déchets restants dans les intestins et le sang après la consommation
de nutriments par le corps.

Fig.1 : Le système urinaire dans le corps (vu de face).2


Une autre fonction vitale de ce tractus est l'équilibre de l'eau et d'autres produits
chimiques tels que le potassium et le sodium dans le corps 3, L'équilibre hydrique est assurée
quand la quantité d'eau consommée égale la quantité d'eau excrétée, les reins sont le site de
régulation de l'eau par leur contrôle du volume des fluides corporels et la quantité d'eau
excrétée, l'instabilité provoque le rétrécissement ou le gonflement des cellules. 4
L'appareil urinaire a de nombreux rôles, après la filtration du sang, les déchets liquides
se présentent sous forme ‘d’urée’, ils sont produits après la digestion d'aliments contenant des
protéines5, elle est ensuite transportée par la circulation sanguine vers les reins où elle est
éliminée avec d'autres substances pour être expulsées par la miction.

II. Anatomie du système urinaire


Les organes composant les voies urinaires ont chacun un rôle vital dans le traitement des
déchets via diverses procédures se terminant toutes par l'expulsion de l'urine pour maintenir la
chimie interne de l'organisme intact, les principaux organes

2
Chapitre III : Traitement et Antibiorésistance

V.4.1. Bactéries à Gram négatif


V.4.1.1. Escherichia coli 
Est le terme le plus fréquemment rencontré, il représente plus de 90% de la
flore aérobie commensales du tube digestif.42
Un bacille à gram négatif d’une taille moyenne de 4.1 x 2µ peu ou pas mobile.
Il est de culture sur les milieux les plus simples, il donne des colonies opalescentes,
rondes, lisses, d’environ 3-5 mm de diamètre. Les colibacilles possèdent une paroi,
une capsule et des flagelles qui sont tous les traits antigéniques. L’identification des
colibacilles est basée sur des caractères positifs tels que la production d’indole (indole
+) et le clivage du lactose (lactose +), ainsi que des caractères communs à toutes les
Entérobactéries tels que la fermentation du glucose (avec production du gaz).42
V.4.1.2. Klebsiella pneumonieae
C’est un hôte normale du tube digestif (5%) de la flore aérobie, c’est un gram
négatif toujours immobile, taille 2 ×6 µ, une coloration bipolaire assez prononcées, sa
culture est facile sur tous les milieux usuels, donnant des colonies de 4-6 mm
légèrement plus grosses et plus opaques que celles des colibacilles, et souvent très
muqueuse. L’identification est basée sur des caractères tels la production d’acétoine et
la présence d’une uréase lente, la culture sur citrate de Simmons et fermentation, avec
forte production de gaz, il existe 8 biotypes principaux de Klebsiella pneumonieae.
V.4.2. Bactéries à Gram positif
V.4.2.1 Staphylocoques
Les staphylocoques ont été identifiés par Louis Pasteur, ce sont en effet des
bactéries qui peuvent être d'inoffensifs commensaux ou provoquant des infections
d'une extrême gravité, les staphylocoques sont des cocci gram positifs d'environ 0,6µ
de diamètre, groupés en amas ou « grappes », ils se divisent en deux grands groupes :
Staphylococcus aureus et Staphylococcus epidermis43
V.4.2.2 Protée
Ils contiennent 04 espèces déférentes (mirabilis, vulgaris, morganii et
rettgeri), sont des bactéries saprophytes du tube digestif. Les proteus sont des bacilles
à gram négatif de 0,5µ et sont extrêmement mobiles, donnant pour certaines espèces
(mirabilis et vulgaris) un aspect très caractéristique d'envahissement progressif (voile)
par (vagues) des milieux de culture.

15
Chapitre III : Traitement et Antibiorésistance

peut être dangereux. La base de nombreux traitements médicaux repose


presque entièrement sur l'utilisation et l'efficacité des antibiotiques, le traitement de
ces risques sera annulé si les antibiotiques ne parviennent pas à prévenir les
infections.
La capacité à résister à l'effet antibiotique des bactéries peut se décomposer en
plusieurs niveaux :
 Résistance naturelle : c'est la résistance acquise des bactéries à la substance 84,
il était évident peu après l'introduction d'antibiotiques pour la thérapie humaine, que
les bactéries étaient capables de développer une résistance, non seulement à la suite de
mutations dans les cibles des antibiotiques, mais en acquérant des gènes conférant la
résistance aux antimicrobiens.
 Multi résistance (BMR) : ces souches ont la capacité de résister à plusieurs
substances d’antibiotiques, à la fois ce qui les rend plus difficiles à contrer, la plupart
des bactéries qui causent des infections peuvent devenir résistantes à au moins
certains antibiotiques.85
 Haute résistance (BHR) : expression de gènes de résistance de haut niveau
pour un ou une famille d'antibiotique.86ils sont capables de survivre et même de se
multiplier en présence d'un antibiotique.
III.2. Causes de la résistance bactérienne
Dans la lutte constante pour la survie, les micro-organismes ont développé
naturellement plusieurs mécanismes de défense qui rendent la survie possible, ces
mécanismes se présentent sous la forme de toxines et de substances nocives conçues
par l'évolution, d'autres formes de vie microbienne ont ainsi évolué contre des
mesures et leurs propres capacités de défense, les gènes responsables de ces capacités
défensives sont aussi anciens que les substances toxiques elles-mêmes, et de telles
mutations génétiques confèrent aux bactéries le concept de "résistance aux
antibiotiques" ou même '"immunité" dans certains cas. 87
L’évolution et la sélection naturelle de certains brins de bactéries capables de
résister aux substances antibiotiques de leur environnement qui leur sont nocifs
donnent naissance à des brins plus adéquats qui maintiennent leur capacité à
survivre.89
Ce phénomène de résistance à l'antibiothérapie a accéléré de la même manière
l'invention de traitements plus récents et améliorés pour plusieurs raisons90

25
Chapitre III : Traitement et Antibiorésistance

 La plus importante étant que l'exposition des bactéries cibles à leur


antibiotique respectif les a rendues plus sujettes à la sélection naturelle (pression
sélective) faisant que seules les souches résistantes dominent et finissent par prospérer
malgré le traitement antibiotique.
 Deuxièmement l'utilisation massive d'antibiotiques dans l'agriculture et la
médecine vétérinaire qui produit les souches plus rapidement du fait que le bétail agit
comme réservoirs vivants pour la croissance bactérienne.91
 Enfin La mondialisation accélère les mouvements autant des hommes, que des
produits issus de l'industrie agroalimentaire.

III.3. Mécanisme d’antibiorésistance


La résistance d'une bactérie à son antibiotique respectif est le produit de deux
types d'acquisition des gènes nécessaires à sa survie dans son environnement, la
résistance naturelle inscrite dans sa génétique ou la résistance acquise qui surviendra
via une mutation génétique ou par acquisition du matériel génétique d'une autre
bactérie, alors permettant de réduire l'effet de l'antibiotique, le phénomène de
résistance lui-même est dû aux différents mécanismes qui suivent92 :
 Mutation : modifier la disposition chimique du site de fixation de
l'antibiotique l'empêche de perturber la bactérie.
 Altération post transcriptionnelle : une enzyme effectue une modification
chimique de la cible.
 Surproduction : vitesse de croissance accélérée permettant à la bactérie de
maintenir son effet nocif malgré l'activité antibiotique.
 Altération d’antibiotique : modification de la structure chimique de
l'antibiotique pour annuler son effet.
 Réduction de la perméabilité membranaire.
 Efflux des préconisés : élimination de l'antibiotique par pompage actif à partir
du milieu intracellulaire.

III.4. Résistance des germes urinaire aux antibiotiques


Chaque système vital d'organes dans le corps d'un organisme est sujet à des
infections de différents types et niveaux, ainsi l'infection du système responsable de
l'élimination des déchets toxiques et des substances indésirables dans le corps est une

26
Chapitre III : Traitement et Antibiorésistance

victime principale de ce type de maladies, les voies urinaires sont composées de


nombreux organes qui sont en contact direct avec des éléments toxiques du début à la
fin du processus d’élimination des déchets.
Il n'est donc pas surprenant que les infections des voies urinaires soient les
formes d'infections les plus courantes dans le monde, les infections des voies urinaires
(IVU) sont l'infection de l'urètre (urétrite), de la vessie (cystite) ou des reins
(pyélonéphrite), les patients présentent souvent les "symptômes classiques" de la
dysurie et une fréquence accrue, mais parfois ils sont asymptomatiques.
Comme nous l'avons vu auparavant, les femmes sont plus susceptibles d'être
victimes d'infections urinaires en raison des caractéristiques structurelles et de la
physiologie de l'urètre féminin, plus de 60 % des femmes connaîtront au moins une
infection urinaire au cours de leur vie, et 20 à 30 % d'entre elles en souffrirons les
IVU récurrente dans les 6 prochains mois.
La majorité des infections urinaires avec un pourcentage de 80 % sont causées
par Escherichia coli93, mais cela varie selon les régions et les études, avec
l'augmentation de la technologie de diagnostic, des bactéries plus rares telles que les
coques à Gram négatif lorsqu'elles sont détectées, certaines souches de bactéries E.
coli ont commencé à produire des enzymes appelées bêta-lactamases à spectre étendu
(souvent résumées à ESBL E coli)94, celles-ci peuvent rendre les bactéries résistantes
à certains antibiotiques, et ainsi les bactéries continuent à se multiplier et à se
propager, qui provoque une infection plus grave qui devient beaucoup plus difficile à
traiter, un autre type de bactérie qui cause souvent des infections urinaires résistantes
aux antibiotiques est la BLSE Klebsiella pneumonieae.
L’augmentation de la multi résistance aux médicaments a causé un problème
de santé mondial et en tant que tel, il devrait être important que les cliniciens
recherchent leur résistance bactérienne et leurs antibiogrammes pour diagnostiquer
correctement les ITU et conclure avec le traitement adéquat.
Une étude portant sur la souche prédominante de bactéries causant l'IU a
révélé les résultats Parmi 53 cultures d'urine positives, Escherichia coli a été détecté
dans 21 (39,6%), les espèces d'Enterococcus ont été détectées dans 18 (33,9%) et
Pseudomonas a été détecté dans sept (13,2 %). Staphylococcus aureus résistant à la
Méticilline, des coliformes, des streptocoques et des Klebsiella ont été détectés dans
03 (5,7 %), 02 (3,8 %), et 01 (1,9 %) des cultures positives, respectivement, concluant
que E. coli soit l'agent pathogène le plus courant dans les infections urinaires, avec

27
Chapitre III : Traitement et Antibiorésistance

une très haute résistance aux antibiotiques, cela justifie une sélection rigoureuse et
une utilisation prudente des antibiotiques.95
Les infections des voies urinaires (IVU) causées par des bactéries Gram-
négatives résistantes aux antibiotiques sont une préoccupation croissante en raison des
options de traitement limitées, la connaissance des uropathogènes courants en plus des
schémas de sensibilité locaux est essentielle pour déterminer l'antibiothérapie
appropriée des IVU, dans une étude réalisée sur 5 femmes adultes exposées aux
antibiotiques pendant une durée de 5 jours, il a été constaté que des taux élevés de
résistance aux antibiotiques administrés empêchent leur utilisation comme traitement
empirique des infections urinaires dans plusieurs communautés, en particulier si les
patients qui y ont été récemment exposés.9

28
Partie expérimentale

I. Introduction :
Les infections urinaires sont le type d'infection le plus fréquemment signalé
aux établissements médicaux du monde entier, d'une vérité de symptômes à un large
éventail de traitements en raison de nombreux facteurs, elles restent un sujet
important nécessitant plus de recherche.25
D'un point de vue biologique, que les bactéries endogènes ou exogènes soient
la principale cause d'infections urinaires provoquant des affections plus ou moins
sévères, le médecin traitant doit donc effectuer un diagnostic précis et identifier le
germe responsable avec une analyse approfondie des symptômes qui le guidera vers
l'antibiotique approprié pour combattre le pathogène.
Les objectifs de cette étude sont :
1. Identification des bactéries présentes dans les échantillons d'urine infectés.
2. Classification du résultat selon les paramètres liés aux patients (sexe, âge,
condition médicale).
3. Réalisation d'ECBU et d'antibiogrammes pour tous les prélèvements après
identification et étude de la résistance des bactéries les plus fréquemment présentes
aux antibiotiques dont nous disposons.

I. Présentation du lieu de stage


Cette étude a été réalisée durant la période allant du 13 février au 12 mars de
l’année 2022. Au cours de ce mois, nous avons effectué un stage pratique au
laboratoire privé des analyses médicales Ben Cheikh à Rue Smail Maksene, ksar el
Boukhari, wilaya de Médéa.

II. Matériels et méthodes


III.1. Matériel utilisé

Le tableau V du matériel et réactifs est dans l’annexe n° 1.

29
Partie expérimentale

- On prélève un échantillon du bord extérieur d'une colonie avec l’anse et on le dissout


dans la gouttelette d'eau sur la lame.
- On étale en spirale en partant du centre vers l'extérieur puis en remontant de l'extérieur
vers le centre.
- On laisse sécher à l'air libre près d'une flamme de bec Benzène.
- On dépose ensuite une goutte de violet de gentiane sur la lame et on laisse le mélange
réagir une minute.
- Puis on met une goutte d'alcool dessus et on laisse reposer environ 15 secondes puis
on rince.
- On ajoute ensuite une goutte de Fuchsine au mélange et on laisse réagir 1 minute, puis
on rince à nouveau.
- Nous effectuons une inspection visuelle au microscope X100 sous immersion.
Selon l'épaisseur et la constitution de leur paroi, on distingue les bactéries à Gram +
qui sont colorées en violet, et celles à Gram - qui sont colorées en rose.

Photo.05 : (droite) bactérie Gram + (gauche) bactérie Gram – (grossissement×100).(Photo


personnelle)

 Examen bactériologique:
Le but de la mise en culture est de dénombrer les bactéries et d'isoler chaque type,
ainsi le médecin traitant aura une idée plus précise des micro-organismes dans l'échantillon
d'urine infecté, la gélose nutritive est un milieu rapide et bon marché à utiliser du fait que les
bactéries les plus commines responsables d'infections ne nécessitent pas de milieux spéciaux
ou d'autres moyens de détection particuliers, le GN est un milieu non sélectif.104

35
Partie expérimentale

b.4. Antibiogramme
b.4.1. Principe:
C’est l’étude de la concentration minimale inhibitrice en milieu gélosé, le principe de
l’antibiogramme par diffusion permet de déterminer la sensibilité des bactéries à croissance
rapide vis-à- vis d’une gamme d’antibiotiques.
Des disques de papier buvard imprégnés d’antibiotiques à tester sont disposés à la
surface d’une gélose Mueller Hinton préalablement ensemencée avec une culture pure de la
souche à étudier.
Dans l’application des disques, les antibiotiques diffusent de manière uniforme si bien
que leurs concentrations sont inversement proportionnelles à la distance du disque. 108
b.4.2. Préparation et ajustement de l’inoculum :
La suspension est préparée à partir d'une culture jeune de 18h sur milieu gélosé, trois
colonies de la bactérie à étudier sont prélevées à l’écouvillon, puis introduit dans un tube
contenant 4ml d’eau physiologique stérile pour former une suspension de 0,5 Mcfarland.
b.4.3. Ensemencement :
L’ensemencement doit se faire immédiatement après la préparation de la suspension, il
est réalisé par écouvillonnage de telle façon à avoir après incubation un tapis bactérien.
1. On prolonge l'écouvillon dans la suspension et éliminer l'excès de liquide en tournant
l'écouvillon sur les paroisses du tube.
2. On frotte la surface entière de la boite d'agar trois fois, en faisant tourner la boite
d'environ 60° entre les stries pour assurer une distribution uniforme, pour minimiser les
aérosols.

Photo.15 : Ensemencement par écouvillonnage. (Photo personnelle)

41
Résultats et discussion

I.1.2.4. Répartition des résultats selon le cas clinique 


Les résultats sont présentés dans la figure ci-dessous :

Tableau X : La répartition des ECBU positifs en fonction du type de patient.


Type de patient Avec Sans Femme diabétique Sondé
ATB ATB enceinte
Nombre des cas 38 5 3 7 4
Pourcentage % 66.6 8.77 5.26 12.36 7.01

Fig.17 : La répartition des ECBU positifs en fonction du type de patient.

D’après le Tableau X, La répartition des ECBU positifs en fonction du type de patient


nous avons noté avec intérêt :
- Une prédominance dans le pourcentage des personnes qui ont sous le traitement
d’ATB, représentant avec un taux de 66.6% en outre les personnes sans ATB
représentant avec un taux de 8.77%.
- Sur les 36 échantillons féminins, 5 (5.26%) étaient des femmes enceintes.
- 7 (12.36%) des échantillons provenaient de diabétiques.
- 4 (7.01%) patients sondés.

46
Résultats et discussion

I.1.2.5. Répartition des résultats selon le germe responsable


Les résultats des proportions des échantillons positifs en fonction des proportions des
bactéries responsables sont présentés ci-dessous :
Tableau XI : La répartition des ECBU positifs en fonction des germes responsables.
Bactérie Gram- Nombre Pourcentage %
Escherichia coli 36 63.15
Klebsiella pneumonieae 5 8.82
Proteus mirabilis 3 5.26
Pseudomonas aeruginosa 2 3.5
Enterobacter sp 2 3.5
Totale 48 84 .23
Bactérie Gram₊ Nombre Pourcentage %
Enterococcus sp 3 3.26
Streptococcus sp 2 3.5
Staphylococcus aureus 5 7.26
Staphylococcus saprophyticus 1 1.75
Totale 9 15.77

Répartitions des ECBU positifs selon la coloration de


Gram

15,
77
%
BGP

BGN

84,
23
%

Fig.18 : Répartition des ECBU positifs selon la coloration de Gram.

47
Résultats et discussion

D’après la figure ci-dessus E. coli est hautement résistante aux antibiotiques tels que la
Kanamicine (KF), l'Amicacine (AK) et la Céfazoline (CZ) avec 99,9%, 95,7% et 88,6%
respectivement. Une résistance très faible a été observée pour l'Impinème(IMP), le
Chloramphenicole (C) et la Céfoxitine (FOX) avec un pourcentage de 0%, 36,3% et 13,9%
respectivement.
b. Klebsiella pneumonieae
Les résultats de la résistance de Klebsiella pneumonieae aux ATBs utilisés sont
répertoriés dans le tableau ci-dessous :

20 18.4
18
16
14 12.4
11.5
12 10.4
9.1
10 8.4 8.3
Résistance %

8
6
3.1 3.5
4 2.9
1.2
2 0.4 0
0
X) K) Z) P) C) X) X) ) T) A) P) OX
) F)
A M (A e (C (IM le( (CT (CF (NO (NI (N (CI ( F e (K
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C éf Né o a r C Ka
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A
Ch
l
Ni Ci

Antibiotiques

Fig. 21 : Pourcentage de résistance de Klebsiella pneumonieae en fonction des antibiotiques


utilisés.
Nous observons dans la figure ci-dessus que Klebsiella pneumonieae est très sensible à
chaque antibiotique utilisé dans notre étude à des degrés divers, les antibiotiques ayant
rencontré le moins de résistance de la part des bactéries sont la néomycine et l'Impinème avec
un pourcentage de 0,2 % et 0,4% respectivement. D’autres antibiotiques tels que le
Chloramphenicole et l'Amoxyciline ont été légèrement résistés avec de faibles pourcentages
de 18,4 % et 12,4 %.

50
Résultats et discussion

 Proteus mirabilis
Proteus mirabilis provoque généralement des infections urinaires alcalines, il est bien
connu pour sa capacité à produire de l'uréase, qui génère de l'ammoniac et élève le pH de
l'urine à> 7,2, ce qui réduit la propriété antibactérienne et l'acidité de l'urine.
 Staphylococcus aureus
La paroi cellulaire de [Link] présente les caractéristiques typiques des parois
cellulaires bactériennes Gram- qui lui permettent d'adhérer directement via ses composants de
paroi, il peut également réduire les protéines de la membrane externe, réduisant ainsi
l'accumulation d'antibiotiques et évitant l'élimination.

II.4. Résistance aux antibiotiques


II.4.1. Résistance aux antibiotiques par les entérobactéries
a. Escherichia coli
D’après nos résultats, E. coli est la plus résistante à l’Amicacine et la Kanamicine,
cette dernière agit en inhibant la synthèse des protéines en bloquant les 30s sous-unité du
ribosome106, c’est un agent bactériostatique. Pour l'Amicacine, les bactérie Gram négatives le
résiste avec le gène « aminoglycoside 6′-N-acetyltransferase type Ib [AAC(6′)-Ib] » qui induit
une acétylisation du l’Amicacine107
E. coli est très sensible au Chloramphenicole et a l’imipenème, il agit comme un
antimicrobien en désactivant les protéines qui se lient à la pénicilline et provoquent la lyse de
la paroi cellulaire, ou interfèrent avec la formation de la paroi cellulaire, quant au
Chloramphenicole, il inhibe la synthèse des protéines bactériennes en se liant aux ribosomes.
b. Klebsiella pneumonieae
Klebsiella a montré une résistance à l'Amoxyciline, il est similaire à la pénicilline dans
son action bactéricide, il agit par l'inhibition de la biosynthèse de la paroi cellulaire qui
conduit à la mort de la bactérie, on voit une légère résistance due au gain de plasmides de
résistance qui permet la synthèse de B-lactamases qui accorde une résistance modérée.
Une haute sensibilité est à l'Impinème et la néomycine, l'Impinème agit comme un
antimicrobien en désactivant les protéines et provoquent la lyse de la paroi cellulaire et la
néomycine a le même effet que la Kanamicine par une liaison irréversible à la sous-unité
ribosomique 30S des bactéries sensibles.

57
Résultats et discussion

Proteus mirabilis
Proteus est très résistant à l'Amoxyciline et à l'Ampiciline avec un pourcentage de
90,1% et 68,3% respectivement, ceci est généralement dû à l'acquisition d'une B-lactamase
qui le rend très résistant à ce type d'antibiotique, l'apparition de souches résistantes s'explique
aussi par une modification du métabolisme pour contrer l'efficacité du médicament.
Nous pouvons voir que proteus est très sensible à l'Amicacine et à l'Impinème en
raison de leur effet sur la paroi cellulaire bactérienne et la synthèse des protéines bactériennes.
II.4.2. Résistance aux antibiotiques par les staphylocoques
a. Staphylococcus aureus
S. aureus est résistante à la pénicilline, elle causée par le gène « blaZ » qui code la β-
lactamase, cette enzyme est synthétisée lorsque les staphylocoques sont exposés à la β-
lactamine antibiotiques, rendant la β-lactame inactive.
Une forte sensibilité aux l'acide fusidique, l'Amicacine et la Céfazoline, l'acide
fusidique agit en en bloquant le ribosome en se liant au "facteur G", responsable de la
translocation de la chaîne peptidique lors de la synthèse des protéines, l'Amicacine agit avec
le même mécanisme qu'avec les entérobactéries, la Céfazoline inhibe la biosynthèse de la
paroi cellulaire en arrêtant la synthèse des peptidoglycanes.

58
Annexes

- Extrait de viande …………………………………………………………….…….....1


- Chlorure de sodium ……………………………………………………….………...75
- Mannitol ……………………………………………………………………..……....10
- Agar…………………………………………………………………………………...15
- Rouge de phénol ……………….……………..………………………………......0, 025
- PH = 7,5 (environ).
III. Annexe 03 : Tableau des résultats pour les antibiogrammes
Tableau XII : Résultats de la résistance d'E coli aux antibiotiques dans
l'antibiogramme.
ATB Dzi (mm) Résistance % Résultat Dc (mm)
Ampiciline (AMP) 9,6 66,2 R ≤13
Amoxyciline (AMX) 7,1 74,8 R ≤13
Amicacine (AK) 1,2 95,7 R ≤14
Céfazoline (CZ) 3,2 88,6 R ≤19
Impinème (IMP) 28,5 0 S ≤19
Chloramphenicole(C) 18,1 36, 3 S ≤12
Céfotaxime (CTX) 24,5 13,9 S ≤22
Céfixime (CFX) 23,9 16,1 S ≤22
Néomycine (NO) 23,7 16,6 S ≤17
Nitrofurantoine(NIT) 24,6 13,5 S ≤20
Nalidixic acid (NA) 18,8 33,7 S ≤17
Ciprofloxacine (CIP) 23,8 16,4 S ≤20
Céfoxitine (FOX) 26,4 07,1 S ≤23
Kanamicine (KF) 0,1 99,3 R ≤14

Tableau XIII : Résultats de la résistance de Klebsiella pneumonieae aux antibiotiques dans


l'antibiogramme.
ATB Dzi (mm) Résistance % Résultat Dc (mm)
Amoxyciline (AMX) 24.3 18.4 S ≤13
Amicacine (AK) 28.8 03.1 S ≤14
Céfazoline (CZ) 27.2 08.4 S ≤19
Impinème (IMP) 29.6 0.4 S ≤19
Chloramphenicole(C) 26.1 12.4 S ≤12
Céfotaxime (CTX) 26.7 10.4 S ≤22
Céfixime (CFX) 27 09.1 S ≤22
Néomycine (NO) 29.5 0 .2 S ≤17
Nitrofurantoine(NIT) 26.3 11.5 S ≤20
Nalidixic acid (NA) 27.3 08.3 S ≤22
Ciprofloxacine (CIP) 28.7 03.5 S ≤20
Céfoxitine (FOX) 28.8 02.9 S ≤23
Kanamicine (KF) 29.4 01.2 S ≤14

68
REPUBLIQUE ALGERIENNE DEMOCRATIQUE ET POPULAIRE
MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE
SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE DE MEDEA
FACULTE DES SCIENCES
DEPARTEMENT SNV

Mémoire
Présenté pour obtenir le diplôme de MASTER
En sciences biologiques
: Spécialité
Microbiologie appliquée
: Par
HAMMAME Férial
ABBADI Wafaa
BENBOUSSAD Célina
: Thème

L’antibiorésistance des germes responsables des infections urinaires au niveau d’un


laboratoire privé a Ksar El Boukhari

: Soutenu publiquement le : 23 /06 / 2022 devant le jury composé de

CHAMI Bouazza (MAA) UYF Médéa Président


SADI Madjid (MAA) ISV Blida1 Examinateur
KAABOUB Elaid (MCB) UYF Médéa Encadreur

.Année universitaire : 2021-2022

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