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VRD : RESEAUX SECS

Alain TRIQUET
SOMMAIRE :

Chapitre 1 : Les différents types de réseaux secs et les spécificités de leur mise en œuvre

1.1 Les réseaux électriques aériens et souterrains de distribution publique et privée…………………….page 5


1.1.1 - Levage de poteau béton armé………………………………………………………………………………….……page 5
1.1.2 - Plantation de poteau bois …………………………………………………………………………………………….page 8
1.1.3 – Déroulage et réglage en aérien torsadé ……………………………………………………..…………………page 12
1.1.4 – Réalisation de mise à la terre en aérien ………………………………………………………………………..page 16
1.1.5 – Déroulage des câbles en souterrain ………………………………………………………………………………page 19
1.1.6 – Mise en place et équipement des postes cabines …………………………………………………………page 23
1.1.7 – Reprise de branchements …………………………………………………………………………………………….page 25
1.1.8 – Raccordement de coffrets ……………………………………………………………………………………………page 29

1.2 L’éclairage public, l’éclairage extérieur des zones privées……………………………………………………..…page 32


1.2.1 Réalisation de massifs ……………………………………………………………………………………………...page 32
1.2.2 Levages des mats d’éclairage .......................................................................................page 34
1.2.3 Mise en place de luminaire sur crosse ou console …………………………………………………….page 37
1.2.4 Montage des mats à couronne mobile ……………………………………………………………………..page 41
1.2.5 Mats d’éclairage ……………………………………………………………………………………………………….page 46
1.2.6 Lampes ……………………………………………………………………………………………………………………..page 48
1.2.7 LED …………………………………………………………………………………………………………………………..page 50

1.3 Les illuminations………………………………………………………………………………………….………………………….page 52

1.4 Les réseaux de télécommunication, les courants faibles, les fibres optiques………………………….page 53
1.4.1 - Les réseaux de télécommunication, les courants faibles……………………………………………..page 53
1.4.2 - Réalisation de fibre optique ……………………………………………………………………………………….page 56
1.4.3 – Travaux aériens de fibre optique ……………………………………………………………………………...page 64
1.4.4 – Tirage de câble et raccordement souterrain de fibre optique……………………………………..page 72
1.4.5 – Travaux NRA ZO de fibre optique ………………………………………………………………………………page 79

1.5 Les réseaux de distribution gaz……………………………………………………………………….……………………..page 85

1.6 Les feux de signalisation routière……………………………………………………………………………..……………page 89


1.7 Les énergies renouvelables …………………………………………………………………………….…………………….page 116

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 2


Chapitre 2 : Les donneurs d’ordre

2.1 EDF-GDF ……………………………………………………………………………………….……………………………....page 173

2.2 Les syndicats d’électrification ……………………………………………………..……………………….………..page 178

2.3 Les collectivités (DDE, Communes, Régies)……………………………………………………………………..page 178

2.4 Les promoteurs lotisseurs……………………………………………………………………………………………….page 179

2.5 Les architectes, les bureaux d’études, les géomètres………………………………………………..…..page 179

Chapitre 3 : Annexes

3.1. – Processus de réalisation d’une affaire ………………………………………………………………………page 181

3.2. – La City Box ………………………………………………………………………………………………………………..page 184

3.3. – Etude d’éclairement ………………………………………………………………………………………………...page 187

Remerciements :

Ce document recueil les procédures de l’entreprise ETDE.

Merci pour l’aide apportée par la direction de l’agence Midi-


Méditerranée et en particulier au centre de St GELY du FESC.

Depuis le 1 er février 2013, ETDE a changer de nom pour rassembler


ces activités électriques sous l’enseigne :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 3


Chapitre 1 :

Les différents types de réseaux secs et


les spécificités de leur mise en œuvre

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 4


1.1 Les réseaux électriques aériens et souterrains de distribution
publique et privée :
La distribution électrique est assurée par EDF, des régies municipales ou des producteurs
privés en particulier en énergies renouvelables.

La distribution électrique commence par les réseaux :

Hautes tensions :

 HTA de 1000 v à 50 kV
 HTB supérieur à 50 kV
 THT supérieur à 50 kV ne concernant que les lignes de
transport sur de grandes distances

Basse tension :

 BT entre 50 et 1000 V (en générale 240 V)

1.1.1- Levage poteau béton armé :


o L’approvisionnement des supports
Dans chaque département, un arrêté préfectoral de portée locale définit les dépassements
autorisés dans le transport d’objets de grande longueur ; se référant à cet arrêté, il faut
définir le mode de transport adapté pour approvisionner chaque support au plus près du lieu
des travaux.

o La réalisation des fouilles


Il faut se référer aux abaques disponibles dans les manuels métiers pour définir les
dimensions des fouilles à respecter ainsi que les volumes de béton à mettre en œuvre.

Il faut vérifier que l’état du sous-sol autorise la fouille mécanisée, sinon il faut opter pour
une fouille à la main.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 5


Nous adaptons ensuite l’outillage au type de terrain rencontré :

Carottiers
Tarières
Godets preneurs
Pelles

o Le carottage
Certains levages de supports se font sous consignation de l’exploitant. Ce cas se présente par
exemple lors de la dépose partielle d’une ligne HTA nécessitant l’implantation d’un support
d’arrêt.

Pour être certain de la stabilité du support dès sa mise en service le jour du levage, nous
pouvons réaliser un carottage : cela consiste à creuser un trou défini dans les abaques
évoqués ci-dessus et de créer une réservation en mettant un élément type :

Réhausse préfabriquée en béton


Bloc de polystyrène : Cette technique nécessite d’enlever le polystyrène
quelques jours avant la consignation ce qui prend du temps et n’est pas toujours
écologique (risque de dispersion de matière polluante)
Tuyau.
Ensuite le béton est coulé autour de cet élément.

Le jour de la consignation, il suffit de caler le poteau dans la réservation avec du béton, du


sable ou tout autre matériau assurant la stabilité immédiate du support.
Terrain naturel

Fouille bétonnée

Réservation

Espace vide à combler le


= Support à planter jour de la consignation

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 6


o Le levage
Le support est mis en place au moyen d’une grue suffisamment puissante.

L’élingue ou le crochet disposé en bout de la grue est mis en place au dessus du point de
bascule du support. Il peut être nécessaire « d’habiller » le poteau avec une bâche isolante
(celui-ci comporte une mise à la terre) et que le levage se déroule au voisinage de fils nus
BTA. La présence de cet écran limite les risques de flashs électriques.

L’orientation du support est définie à l’étude et conditionne la tenue future du poteau aux
différents efforts de traction qui vont s’exercer sur lui : il s’agit d’un calcul vectoriel du
triangle des efforts.
Le câble rouge exerce sur le poteau matérialisé ci-
dessous par le carré bleu une force d’un sens,
d’une direction et d’une intensité représentée par
la flèche rouge ; idem pour le câble vert

Le poteau doit résister à la force représentée


en noir constituée par l’addition vectorielle
des 2 forces rouge et verte comme indiqué ci
après.

Pour les supports qui supportent des efforts


différents entre 2 faces mitoyennes (exemple
des classes D), on orientera donc la face la
plus forte dans la direction de la flèche noire.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 7


1.1.2- Plantation de poteau bois :

o L’approvisionnement des supports


Dans chaque département, un arrêté préfectoral de portée locale définit les dépassements
autorisés dans le transport d’objets de grande longueur ; se référant à cet arrêté, nous
définissons le mode de transport adapté pour approvisionner chaque support au plus près
du lieu des travaux.

o La réalisation des fouilles


Nous nous référons aux abaques disponibles dans les manuels métiers des chefs d’équipe
pour définir les dimensions des fouilles à respecter.

Nous vérifions que l’état du sous-sol autorise la fouille mécanisée, sinon nous optons pour
une fouille à la main.

Nous adaptons ensuite l’outillage au type de terrain rencontré :

Carottiers
Tarières
Godets preneurs
Pelles

o Le carottage

Certains levages de supports se font sous consignation de l’exploitant. Ce cas se présente par
exemple lors de la dépose partielle d’une ligne HTA nécessitant l’implantation d’un support
d’arrêt.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 8


Pour être certain de la stabilité du support dès sa mise en service le jour du levage, nous
pouvons réaliser un carottage : cela consiste à creuser un trou défini dans les abaques
évoqués ci-dessus et de créer une réservation en mettant un élément type :

Réhausse préfabriquée en béton


Bloc de polystyrène : Cette technique nécessite d’enlever le polystyrène
quelques jours avant la consignation ce qui prend du temps et n’est pas toujours
écologique (risque de dispersion de matière polluante)
Tuyau
Ensuite le béton est coulé autour de cet élément.

Le jour de la consignation, il suffit de caler le poteau dans la réservation avec du béton, du


sable ou tout autre matériau assurant la stabilité immédiate du support.

Terrain naturel

Fouille bétonnée

Réservation

= Support à planter
Espace vide à combler le
jour de la consignation

o Le levage

Dans certaines zones escarpées, le support peut être mis en place manuellement ou par
héliportage si aucun véhicule ne peut y accéder.

Plus généralement, il est fait usage d’un camion grue, de pelles, …

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 9


Une élingue vient en étranglement au-dessus du point de basculement du support ; le
levage s’accompagne du guidage au pied par des monteurs.

Le calage du poteau se fait par la mise en place de 2 clés de maintient en partie basse de la
fouille et en haut à l’aide d’enrochement par exemple. Tout au long de cette opération, un
monteur contrôle en permanence la verticalité du support.

o Quand procède-t-on à un héliportage ?

Les opérations d’héliportage se réalisent lorsque les


conditions d’accès sont particulièrement difficiles :

Végétation trop dense


Voirie inadaptée aux engins de chantier
habituellement employés (gabarits des
véhicules)
Pente trop importante

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 10


o La Drop Zone
La Drop Zone (DZ) est l’endroit destiné à recevoir le matériel à
transporter (supports, béton, cuves,…)

Le chargé d’opération doit:

S’assurer de l’absence de lignes aériennes ou de


végétation dans la future zone d’évolution de l’hélicoptère
(pour prévenir les risques de contact avec les pâles de
l’hélicoptère)
Vérifier la facilité d’approvisionnement de cette zone
Rechercher la proximité (à « vol d’oiseau ») avec la zone
des travaux pour éviter les pertes de temps entre chaque
rotation
Aménager correctement cette zone pour faciliter
l’enlèvement du matériel à transporter.
o Adaptation des moyens
o Choix de l’hélicoptère
L’altitude des travaux est à prendre en compte dans tout travail à l’hélicoptère.

Chaque hélicoptère dispose d’un abaque qui définit la charge transportable maximale en
fonction de l’altitude.

Ce travail se fait en concertation avec la société d’hélicoptères et peut entraîner des


modifications des modes opératoires comme l’augmentation du nombre de rotations à
mettre en œuvre.

o Choix des élingues


Pour éviter tout contact de l’hélicoptère avec quelqu’obstacle
que ce soit (arbres, supports, bâtiments,…), il faut adapter la
longueur des élingues à mettre en œuvre.

o Quelques précautions à prendre

o Port des Effets de Protection Individuelle


Les pâles de l’hélicoptère fouettent l’air et émettent un bruit assourdissant tout en brassant
violemment de fortes masses d’air chargées de poussières et autres déchets. Il faut donc
porter des lunettes occultantes, des protections auditives et les jugulaires des casques
doivent être posées. Les chaussures de sécurité doivent assurer un bon maintien des
chevilles.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 11


o La fixation des élingues
Une attention particulière est portée sur la fixation des élingues et des angles à respecter.

Les opérateurs veillent à ne pas rester sous la charge car une défaillance du pilote ou du
matériel peut toujours arriver.

1.1.3 .- Déroulage et réglage en aérien torsadé :


o Le matériel utilisé

o Les dérouleuses
Les dérouleuses sont les engins destinés à recevoir le touret de câble pour permettre de le
dévider facilement.

Les dérouleuses doivent être adaptées à :

La taille du touret
La capacité de traction du véhicule de chantier.

o Le treuil ou le cabestan

Suivant les longueurs à dérouler, les conditions de


déclivité,… l’utilisation d’un treuil de déroulage ou d’un
cabestan est possible. Un émerillon est associé pour
prévenir les torsions du câble.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 12


o Le petit outillage
Les poulies permettent de dérouler les câbles. Leurs gorges sont adaptées au diamètre du
câble et nous n’utilisons pas les mêmes poulies en HTA ou en BTA.

Le réglage du câble se fait à l’aide de tirvits, tirfors et autres palans à cordes qui peuvent être
associés à des grenouilles pour éviter les glissements de câble.

o Méthodologie de déroulage
Le schéma ci-après décrit le positionnement des différents éléments mis en œuvre.

A noter que le travail en hauteur des monteurs peut

se faire :

A l’échelle
A la nacelle
Avec des grimpettes si le support le permet.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 13


o Le réglage entre supports
Les supports sont dimensionnés pour supporter les efforts du câble et garantir les
hauteurs libres suivant les surfaces rencontrées sous le câble (voiries, champs,
habitations…). Le réglage consiste donc à respecter l’effort de traction calculé lors de
l’étude.

La mesure peut se faire avec un dynamomètre. Si elle se fait avec une nivelette, il faut
tenir compte du fait que le câble étant métallique, il se dilate quand la température
augmente ; il faut donc connaître la température et se référer aux abaques pour
déterminer la hauteur de flèche correspondant à la bonne tension.

Réglage « fort »
Hauteur
correspondant à
la bonne tension

« Bon » Réglage

Réglage « mou »

Matérialisation de la hauteur au scotch par exemple

o La pose en façade
Lorsque le câble est posé en façade, il n’y a pas de notion de réglage.

Le câble est fixé contre la façade à l’aide de colliers de type BRPF.

Ces colliers sont posés régulièrement à raison de 2 à 3 éléments / mètre.

o La mise sur pinces


Un câble déroulé entre supports est maintenu suivant 3 configurations possibles :

La suspension simple avec un ES lorsque l’angle du câble sur le support est


faible.
Le double ancrage avec un EADS lorsque l’angle du câble sur le support est fort.
L’ancrage simple avec un EAS lorsque le câble est en arrêt sur le support.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 14


Le maintien du câble se fait par serrage sur le câble porteur qui est le neutre en BTA.

Le câble porteur en basse tension est « extrait » du toron à l’aide d’un coin.

o Dérivation des câbles en basse tension

Dans l’exemple, ci contre, un support peut être « étoilé ».

Pour alimenter le 3ème câble, on utilise des connecteurs

de dérivation.

Ils sont de type :

CDR/CT pour les 3 phases et le neutre réseau


CBS/CT 25 pour les phases de l’éclairage CBS/CT 25
pour les phases de l’éclairage

o L’alimentation du câble torsadé aérien

o Depuis un poste de transformation H61

Un poste de transformation de
type H61 qu’il soit monté suivant
les techniques anciennes ou
nouvelles dispose d’un coffret
disjoncteur. Le torsadé se
raccorde directement en aval de
ce disjoncteur.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 15


o Depuis un autre réseau torsadé aérien

La technique de la dérivation du câble basse tension est utilisée avec des connecteurs type
CDR/CT.

o Depuis un réseau souterrain

Le câble souterrain se raccorde sur le support du câble


aérien par le biais d’une jonction appelée EJAS : les
câbles aérien et souterrain sont donc jonctionnés et
protégés par une protection type goulotte.

1.1.4. - Réalisation de mises à la terre en aérien :

o Différents types de terres


En règle générale, nous pouvons identifier dans le réseau de distribution public 2 types de
mises à la terre :

La terre des masses métalliques pour les écoulements des défauts (comme la
foudre) ;
La terre du neutre (pour avoir un potentiel de 0V non flottant).
On réalise des terres des masses sur les supports HTA ou mixtes comme :

Les transformateurs type H61


Les IACM (Interrupteurs Aériens à Commande Manuelle)
Les IAT (Interrupteurs Aériens Télécommandés)
Les parafoudres.
Les terres du neutre sont réalisées sur les supports basse tension. Leurs positionnements
répondent à certaines règles comme :

Réalisation d’une terre sur le 1er support après le poste de transformation


Réalisation d’une terre sur le dernier support de chaque artère
Interdistance maximale de 200m entre 2 terres du neutre sur un même réseau.

La qualité du sol rentre aussi en ligne de compte dans le positionnement des terres du
neutre.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 16


Des abaques définissent les valeurs requises pour mettre en exploitation un nouveau réseau.
On peut citer :

IACM, H61, IAT < 30 Ohms


Terre du neutre individuelles < 50 Ohms
Terre du neutre reliée < 15 Ohms

o Le couplage des terres

Le couplage mesure les interférences potentielles des terres des masses sur les terres du
neutre. Sur le schéma ci-dessus, l’onde de choc de la foudre peut se ressentir sur le réseau
BT si les terres du poste et du réseau basse tension ne sont pas suffisamment éloignées.

Résistivité du sol (m) 300 500 1000  1000

D (distance minimale) 8m 16m 24m A étudier cas par cas

Ce tableau rappelle certaines distances à respecter en pratique mais la mesure du couplage


se fait en appliquant la formule suivante :

o Détermination du mode de réalisation d’une prise de terre


La mesure de la résistivité détermine la capacité d’un sol à « absorber » le courant s’écoulant
à la terre. Plus la résistivité est grande, plus grande sera la valeur de terre à technique de
pose identique.

La résistivité peut se mesurer à l’aide d’un ohmmètre suivant un mode opératoire propre à
l’appareil utilisé.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 17


En fonction de cette mesure, l’opérateur se réfère au tableau suivant qui lui indique
comment disposer dans le sol la câblette de cuivre pour obtenir la valeur de résistance
requise.

o Mise en place du circuit de terre sur le support


Un circuit de terre est composé d’un circuit de terre principal dont nous allons détailler la
méthode de mise en œuvre et de circuits dérivés à l’aide de connectiques en C pour le
raccordement de certaines pièces métalliques comme c’est le cas dans le montage d’un H61,
d’un IACM,…

Le circuit de terre principal vient se raccorder à la câblette de cuivre déroulée dans le sol
suivant les prescriptions du tableau ci-dessus :

Cerclage au feuillard du
circuit de terre sur le
support

Mise en place de la
goulotte de protection
maintenue au feuillard

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 18


A noter qu’en basse tension, la câblette de terre est isolée en bout car son raccordement sur
le neutre du réseau se fait par des connecteurs à perforation d’isolant type CBS/CT70.

o La mesure de la valeur de terre


Elle se réalise à l’aide d’un ohmmètre suivant un mode opératoire propre à
l’appareil utilisé.

DEROULAGE SOUTERRAIN

1.1.5. –Déroulage des câbles en souterrain :

o Matériel nécessaire
Pour assurer une opération de déroulage de câble souterrain que ce soit manuellement ou
mécaniquement, les équipements précisés ci-dessous sont indispensables.

Galets de déroulage Aiguille Chaussette et corde Touret sur dérouleuse

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 19


o Quelques précisions sur le petit matériel

Galets de déroulage
Le câble doit être guidé au moyen de galets en particulier :
A l’entrée de la tranchée,
Aux changements de direction,
Aux passages et aux contournements des obstacles,
Aux pénétrations dans les fourreaux,
Sur les parcours rectilignes de grande longueur pour réduire les frottements du câble.
Les galets sont disposés tous les 10 m maximum et à chaque angle.

Chaussettes de déroulage
On utilise des chaussettes ouvertes ou fermées en acier ou en plastique. Le diamètre des
chaussettes devra être adapté au diamètre du câble.

o Les dérouleuses

Différents types de dérouleuses peuvent être utilisées, en fonction du type de câble et de la


dimension du touret.
Pour les dérouleuses, le dispositif supportant l’axe de rotation de la bobine doit être
parfaitement stabilisé de manière à ne pouvoir ni basculer ni se déplacer. De même, le touret
sera maintenu centré sur l’axe de déroulage au moyen de flasques fixées sur l’axe.
Dans tous les cas de déroulage, l’axe du touret doit être horizontal et orienté
perpendiculairement à la direction du tirage.

o Les moyens mécanisés

Treuil de tirage Cabestan

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 20


Le treuil doit être équipé d’un dynamomètre avec déclenchement, permettant de respecter la
tension de déroulage. Un réglage du dynamomètre aura lieu avant tirage en fonction du type
de câble.
Les treuils automoteurs ou tractés doivent être soigneusement stabilisés et amarrés..

o Méthodologie de déroulage
o Déroulage en fouille ouverte

Un nombre suffisant de galets droits et de galets d’angles est réparti


uniformément le long de la tranchée et à chaque changement de direction.
Les galets doivent être stables, suffisamment entretenus et graissés pour
n’avoir aucune aspérité susceptible de blesser le câble et pour pouvoir
tourner librement.
Si les câbles sont tirés manuellement, les hommes doivent être répartis
uniformément le long de la fouille en fonction de la masse linéique du
câble ainsi qu’en chaque point où le câble risque d’être endommagé.

En cas d’utilisation de treuil, un minimum de trois hommes est


nécessaire suivant le tracé de la fouille :
un homme au treuil
un homme à la bobine
un homme pour guider l’extrémité du câble.

La câblette du treuil doit être posée sur les rouleaux des galets et
équipée d’un émerillon. Emerillon

o Déroulage sous fourreau

Pour favoriser le tirage, on procèdera au nettoyage du fourreau par soufflage


à l’air comprimé. Dans des cas difficiles, on pourra utiliser des produits de
type microbille (Yellow par exemple).

Pour un passage ultérieur d’un autre câble, il est conseillé de tirer avec le
câble une aiguille qui sera laissée en attente dans le fourreau.
Mais en aucun cas le tirage de câble sera réalisé au moyen de l’aiguille.

L’extrémité du câble sera fixée à la corde de tirage pour un tirage manuellement ou à la


câblette pour un tirage au treuil. On surveillera en permanence la stabilité du touret et
l’absence de risque d’endommagement du câble.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 21


o Contrôle du déroulage
Les résultats du déroulage sont enregistrés sur une fiche de contrôle.

FICHE DE CONT RÔLE IM CEE RSE 013 A


"Déroulage Cable Souterrain"

Chantier :

Commune : CI :

Désignation des contrôles Fréquence Valeurs désirées Tolérance Appareil de mesure

Déroulage Manuel
1
Déroulage Mécanique

2 Tension du cable Voir plan n° Maxi Dynamomètre n° :


Autre :…………………..

3 Température Valeurs lues + 2.5° C Thermomètre n° : Sans objet

4 Espacement entre réseaux Voir plan n° Mini Mètre n° : Sans objet


Voir coupe type……….
Autre :…………………..

Valeurs lues Etat Contrôle effectué par


Es pacem ent
Tension
Tronçon T° entre C NC Nom Date Visa Observations
du cable
rés eaux

o Vérification de l’isolement du câble

La mesure de l’isolement des conducteurs d’une installation sert à détecter


d’éventuels courants de fuite qui peuvent provoquer des dégâts importants
(brûlure par court-circuit, panne…)

L’isolement est mesuré entre chaque conducteur


actif et la terre puis entre chaque conducteur
actif à l’aide d’un mégohmmètre.

Attention : les essais d’isolement sur une


installation existante nécessite sa
consignation.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 22


1.1.6. - Mise en place et équipement des postes cabines
o L’implantation du poste
Avant toute implantation d’un poste, nous vérifions que les autorisations de passage sont
bien prises.

Nous vérifions aussi que l’encombrement du sous sol est libre de tout réseau.

Enfin nous nous assurons que la manœuvre de la grue pour la pose du poste ne sera pas
gênée par :

Un accès impossible
Un terrain pas porteur pour les patins de positionnement
Un dénivelé entre la zone de grutage et la zone d’implantation
incompatible
La présence d’une ligne aérienne en fils nus sous tension
La présence d’arbres, de candélabres, de clôtures,…
La présence d’une école en activité.

Le terrassement du poste se fait en respectant les prescriptions du constructeur.

Nous sommes particulièrement attentifs aux aménagements futurs pour que le poste
s’intègre au mieux à son environnement.

o L’équipement du poste
o Le transformateur

Le transformateur électrique convertit l’alimentation 20 000V en 410V.

Si le poste n’est pas équipé de cellules, l’alimentation en 20 000V arrive directement sur le
transformateur par des prises droites ou équerres.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 23


La basse tension repart vers le tableau Basse Tension par des liaisons unipolaires en 240²
aluminium.

Les cellules HTA


En distribution publique, les cellules HTA sont de 2 types :

Les cellules interrupteurs pour couper le courant


Les cellules protections pour protéger le transformateur
Le raccordement des cellules se fait par des prises droites ou équerres.

Les cellules sont positionnées en amont du transformateur.

o Le tableau Basse Tension

Le tableau TIPI est un organe de sectionnement et de raccordement des câbles basse tension
positionné en aval du transformateur.

Le raccordement des câbles se fait par la préparation des têtes


de câbles avec des E4R.

Les départs de câbles sont identifiés pour faciliter l’exploitation


ultérieure du réseau électrique

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 24


o Le coffret d’éclairage public

Il est intégré au bâti du poste en partie extérieure.

Le coffret est positionné en aval de l’Appareil de Coupure Général intégré au TIPI.

La séparation des organes de puissance et de commande est faite.

o Le circuit de terre
Nous vérifions que toutes les masses métalliques du poste sont interconnectées et reliées au
circuit de terre disposé à l’extérieur.

1.1.7. - Reprise de branchements


o Etat des lieux
o L’exploitant du réseau électrique
La reprise de branchement se fait en accord avec l’exploitant du réseau électrique :

Sous ATST (Autorisation de Travaux Sous Tension)


Sous ITST (Instruction de Travaux Sous Tension)
Le mode de travail se fait suivant les usages de l’exploitant.

o L’abonné
Si l’abonné est là, nous pouvons organiser notre intervention en fonction de ses
contingences :

Heure d’intervention possible


Accessibilité au poste de travail
Télétravail
Assistance respiratoire
Si l’abonné est absent, nous mettons tout en œuvre pour le contacter et connaître ses
contraintes.

Nous tenterons de le contacter :

Par téléphone
Par courrier laissé dans la boîte aux lettres
Par ses voisins.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 25


Contrôles électriques
Avant toute reprise de branchement, l’équipe identifie :

La position du neutre
L’ordre de rotation des phases si le comptage est triphasé.
L’emplacement du disjoncteur

o Déconnections reconnections
La déconnection d’un câble se fait toujours en commençant par les phases et le neutre est
déconnecté en dernier. La reconnection se fait en commençant par le neutre et en finissant
par les phases.

Si cet ordre n’est pas respecté, le neutre devient « flottant » et les appareils peu résistifs
connaissent alors une forte augmentation de potentiel et claquent les uns après les autres.

o Reprise de branchements en aérien


o Sans rallongement
Après la déconnection du câble de l’ancien réseau,

il est raccordé sur le nouveau via des connecteurs adaptés,

comme les CBS/CT sur des réseaux torsadés.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 26


Nous restons cependant vigilants sur l’état du câble et préconisons le remplacement des
câbles dont l’état de vieillissement est source de danger (risque d’amorçage entre phases
par exemple).

o Avec rallongement

La méthodologie de reprise des branchements avec rallongement est identique. Cependant,


le câble qui sert à rallonger est de type torsadé PRC ( 2 ou 4 x [16² ou 25²] en général). Si le
câble existant est de même nature et en bon état, la technique de reprise se fait en
rallongeant par le biais de manchons type MJPB , sinon il faut changer tout le câble a minima
jusqu’en façade suivant son état (cas des câbles BBN).

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 27


o Reprise complète de branchement

o En aérien
Le nouveau câble est posé jusqu’au niveau du comptage en utilisant les techniques
suivantes :

Pose de câble en aérien


Pose de câble en technique façade
Pénétration jusqu’au comptage si le comptage est à l’intérieur
Une fois le nouveau câble posé, la déconnection de l’ancien câble a lieu en amont et en aval.
Le nouveau câble est alors mis en place.

o En aéro-souterrain
Le comptage peut se trouver en limite de propriété dans un coffret ou à l’intérieur de la
maison. Les câbles souterrains n’étant pas traités anti UV, les câbles de branchements ne
peuvent pas être remontés jusqu’au sommet du support. On réalise alors une transition avec
un câble torsadé de type PRC à l’aide de manchons MJPBAS protégés le long du support sour
une goulotte.

Le câble souterrain étant massif, les brins se plient difficilement au niveau des panneaux de
comptage ; on utilise alors des connectiques à tête auto cassante EBCPAU communément
appelées des fouets.

Câble type

aérien PRC

Câble type

souterrain
HN33S33

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 28


o En souterrain
La technique est la même qu’en aéro-souterrain sauf que le câble de branchement est
connecté en amont sur un support type :

Grille RMBT
Grille Fausse Coupure (GFC)
Grille étoilement

Le raccordement sur le coffret se fait alors soit en faisant une tête de câble type E4R (ou
E2R) et en raccordant directement le câble sur le support (cas des GFC et des grilles
d’étoilement) soit en utilisant des connectiques adaptées comme pour les RMBT.

o Basculement des branchements aéro-souterrains dans les grilles

Si le câble qui descend du support est en bon état et si le coffret de raccordement est à
proximité, on utilise alors la technique de raccordement souterrain.
Si le câble est trop court, alors nous réalisons une boîte de jonction
souterraine pour rallonger le câble de branchement ; la technique de
raccordement souterrain est alors utilisée.

1.1.8. - Raccordement de coffrets


o Mise à niveau des socles

La pose des socles se fait par :

Scellement des pieds du coffret avec du béton


Fixation contre un mur à l’aide de tirefonds
Encastrement dans un mur.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 29


Le niveau du sol fini est un des points de vigilance et nous sommes attentifs aux
aménagements futurs comme la pose de bordures de trottoirs, la mise en place de mobiliers
urbains,…

Niveau de sol fini indiqué sur le coffret

o La mise à la terre
Nous procédons à la mise à la terre du neutre sur les coffrets de type :

Grilles fausse coupure


Grilles d’étoilement
RMBT
1A 1D ou 1A 2D

Nous respectons les prescriptions de l’exploitant quant au niveau des valeurs requises.

Une fois la câblette cuivre de section 25² (en général) déroulée en fond
de fouille, celle-ci est raccordée à un des neutres des câbles réseaux (et
non de branchement) par l’intermédiaire d’un connecteur à perforation
d’isolant de type TTDSN 95 BFGP.

o La préparation des câbles

Les coffrets sont posés en général en Gaine de


extérieur et sont, de ce fait, soumis aux protection
intempéries.

Si de l’eau suinte entre les phases du Feuillard


câble, le phénomène de gel et de dégel métallique
peut alors provoquer l’éclatement du
câble et donc la coupure de
Neutre
l’alimentation électrique.
plombé ici

3 phases

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 30


Extrémité de câble
type E4R 50-150

Après avoir ôté la gaine de protection, découpé le feuillard


métallique de manière à ce qu’il ne puisse pas blesser les phases
(ou le neutre), ôté l’enveloppe plombé du neutre le cas échéant et
mis en place une gaine de protection thermorétractable,
l’extrémité E4R (ou E2R) est enfilée et chauffée. La chaleur rétreint
l’extrémité et assure la parfaite étanchéité du câble.

o Le raccordement des câbles


Le raccordement se fait de 2 manières différentes :

Par connection directement sur la grille (cas des Grilles Fausse Coupure et
d’Etoilement)
Par connection via un module de raccordement adapté (cas des RMBT)

Dans chaque cas, les phases et le neutre sont


dénudés, frottés avec une brosse métallique imbibée
de graisse neutre et serrés au bon couple de serrage
via un écrou à tête auto-cassante.

A noter que nous pouvons avoir à raccorder des câbles sur d’anciennes générations de
grilles. Dans ce cas là, nous utilisons des clés dynamométriques pour respecter les bons
couples de serrage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 31


1.2 L’éclairage public, l’éclairage extérieur des zones privées

1.2.1. -REALISATION DE MASSIFS


o Dimensionnement des massifs
Outre les caractéristiques du support à lever, le calcul des dimensions du massif d’un
candélabre intègre :

La carte des vents


La constitution du sous sol

ZONE VN en km/h VE en km/h PN en daN/m PE en daN/m


ZONE 1 103.0 136.1 50 87.5
ZONE 2 112.7 149.1 60 105.0
ZONE 3 126.0 166.6 75 131.0
ZONE 4 137.9 182.5 90 157.5
ZONE 5 159.2 201.6 120 210.0

La formule de calcul utilisée dans le dimensionnement est celle dite d’ANDREE et NORSA.

L’hypothèse de pression de fond de fouille usuelle est de 2 bars (soit 20 000daN/m²)


vérifiable à l’aide d’un PANDA.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 32


Pour les mâts de grande hauteur, une étude de sol plus complète et un calcul fait par un
ingénieur béton sont nécessaires.

o Les massifs préfabriqués


Il existe plusieurs formes de massifs préfabriqués

La pose de ces massifs est limitée par l’encombrement du sous-sol : la présence de réseaux
électriques, humides, France Telecom est une contrainte à prendre en compte.

La mise en place de ce type de massif nécessite :

De disposer d’un fond de fouille parfaitement plan


De bien compacter le fond de fouille
De remblayer précautionneusement avec des matériaux soigneusement
compactés sans modifier la verticalité de l’ensemble.

o Les massifs coulés en place


.
o Le gabarit
L’entraxe entre les tiges de scellements est assuré par l’utilisation d’une planche démontée
après séchage ou d’un ensemble de tiges soudées entre elles par des fers à béton ou des
anneaux en acier (stockage par empilage aisé) respectant la dimension de l’entraxe voulu.

On procédera à la protection de l’extrémité des tiges de scellements par un ruban


adhésif avant le coulage du massif pour éviter de souiller le filetage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 33


o Le coulage
On emploiera un béton généralement dosé à 350 kg/m3, les tiges de scellements ne devront
pas dépasser le massif de plus de 8 cm. Le béton pourra aussi être vibré. Le massif pourra être
coffré. Le lissage du massif devra être réalisé de niveau et proprement pour pouvoir employer
éventuellement une semelle amortissante de type « péplic ».

Une attention particulière est portée au moment du coulage sur la protection des réseaux au
voisinage afin d’éviter les dégâts lors de l’arrachement accidentel du massif dans le futur.

1.2.2. - LEVAGE DES MATS D’ECLAIRAGE


o Stockage des mâts
Les mâts livrés par les fournisseurs sont entourés par une protection avec des matières type
feutrine.

Les mâts sont disposés en quinconce pour des commodités de transport et nous nous
assurons à la livraison qu’il n’y a pas eu de frottement entre les platines et les fûts des mâts.
Les frottements peuvent écailler la peinture si le mât est thermolaqué et les risques
d’oxydation dans le temps sont importants.

Platine

Zone de friction possible

Feutrine entourant le fût du mât

STOCKAGE NON CONFORME

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 34


o Assemblage des mâts
Un candélabre est un support destiné à porter un ou plusieurs luminaires, il est constitué
d’une ou plusieurs parties.

Dans le cas où le mât est en un seul élément, les opérateurs n’ont pas d’opération
particulière à faire.

Dans le cas où le mât est en plusieurs éléments, le mode opératoire suivant sera respecté :

Positionner et aligner les éléments dans l’ordre de montage,


Tracer la longueur d’emboîtement minimum sur l’élément inférieur (voir
prescriptions fournisseurs),
Vérifier la propreté des deux parties à emboîter,
Procéder à l’emboîtement à l’aide de tire-fort, ne pas utiliser de graisse,
Vérifier l’emmanchement réalisé par rapport au minimum prévu.

o Levage des mâts


Il est recommandé d’utiliser une élingue synthétique pour ne pas endommager le
revêtement du candélabre.
Il est indispensable de créer deux points d’ancrage (partie haute et porte de visite) afin
d’éviter tout glissement ou désassemblage, cette liaison devra être réalisée à l’aide d’une
sangle à cliquet et non d’une corde, le crochet de la grue sera de type anti-retour.
Le chauffeur de l’engin contrôle visuellement l’état de l’élingue avant l’utilisation. Il
s’assure de l’adéquation entre la charge maximale d’utilisation de l’élingue et le poids du
candélabre. Une élingue utilisée en nœud coulant perd 20 % de la charge maximale
d’utilisation – FT tableau des charges selon le mode d’utilisation.
Le premier point d’ancrage sera réalisé par l’intermédiaire
de l’élingue située au 2/3 supérieur de la hauteur du
support
Le deuxième point d’ancrage sera réalisé sur la porte de
visite par l’intermédiaire d’une sangle à cliquet qui sera
elle-même reliée au premier point d’ancrage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 35


Important : dans le cas de l’implantation d’un candélabre le long d’une voie de
circulation, la trappe de visite sera positionnée à l’opposé du sens de circulation des véhicules
pour voir les dangers.

o Réglage des mâts


o Mise en place du mât
La planéité du massif de fondation est contrôlée et une semelle en caoutchouc amortisseur
de vibrations de type péplic est disposée si le client l’exige.

Semelle
péplic

Bourrage au mortier sans rétreint


quand la planéité du massif n’est
pas assurée

MONTAGE PROHIBE (Risque de cisaillement des tiges)

o Réglage de la verticalité du mât

Le réglage de la verticalité des candélabres se fait par tout moyen


utile : fil à plomb, mire, laser, …

Important : Un réglage d’ensemble est ensuite réalisé pour vérifier la


cohérence visuelle de tous les candélabres posés, les uns par rapport aux autres.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 36


o Protection des tiges de scellement
Les écrous et boulons des massifs sont ensuite recouverts de graisse et protégés
par des bouchons de type kaptiges (pour faciliter les réinterventions ultérieures
par exemple)

o Protection des mâts contre les chocs en cours de travaux

Pour éviter les rayures, les salissures et les éventuels chocs liés à la co-activité, la
toile de protection est laissée jusqu’à l’achèvement des travaux.

o Raccordement des câbles et de la cablette de mise à la terre

Mise en application des prescriptions de la norme C17-200

1.2.3. - MISE EN PLACE DE LUMINAIRE SUR CROSSE OU CONSOLE


o Equipement du luminaire
Les luminaires peuvent être de plusieurs types :

Avec appareillage incorporé au luminaire et monté en usine


Avec appareillage incorporé au luminaire et non monté en usine
Avec appareillage extérieur au luminaire

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 37


Cas des projecteurs de forte puissance
Cas des luminaires avec appareillages électroniques (e-paks,…)

Depuis le bornier du luminaire, le câble


d’alimentation (en général du 3G2.5² U1000RO2V)
reliant le luminaire au boîtier de raccordement est
installé.

o Mise en place du luminaire sur la crosse ou la console

La mise en place du luminaire est faite soit par :

Emboîtement en respectant la concordance entre :


le diamètre du luminaire
le diamètre de la crosse

Les opérateurs s’assurent du bon emboîtement et


procèdent au serrage des vis de fixation.
Luminaire emboîté
Vissage en respectant la concordance des pas de
vis

Nota : cette opération peut se réaliser :

au sol

depuis une nacelle si la crosse ou la console est déjà


en place sur son support

Luminaire vissé

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 38


o Mise en place de la crosse sur le mat
Les crosses peuvent avoir plusieurs types de fixations :

Par soudure latérale en usine


Par fixation latérale par inserts
Par emboîtement

o La fixation latérale par inserts

La fixation est généralement effectuée par l’intermédiaire d’une crosse et « d’inserts » ou


d’écrous prisonniers soudés posés sur le mât. La pose « d’inserts » est réalisée en usine mais il
existe des pinces à « inserts ». La possibilité d’utiliser des « inserts » est à confirmer avec le
fournisseur. Il faudra ajouter un passe-câble pour éviter d’abimer l’isolant extérieur du câble
d’équipement.

o La fixation par emboîtement


La crosse pénètre le sommet du mât par emboîtement.

Pour éviter la rotation de la crosse à l’intérieur du mât, des vis type BTR sont vissées dans le
mât et la maintiennent prisonnière.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 39


o Réglage du luminaire
L’étude photométrique détermine l’optimisation de l’éclairement ; pour cela des réglages
des luminaires peuvent s’avérer nécessaires.

Le réglage peut porter sur :

L’inclinaison de la lanterne
La position de l’ampoule dans le bloc optique

Exemple de réglage du bloc optique

o Vérification du bon fonctionnement


La vérification du bon fonctionnement permet de valider le bon état de marche de
l’installation.

Chaque point lumineux est vérifié et une intervention est programmée pour remplacer les
pièces défectueuses.

Vérification de bon fonctionnement

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 40


1.2.4. - MONTAGE DE MÂTS A COURONNES MOBILES
o La livraison des mâts

Les mâts sont de grande hauteur et sont livrés en


morceaux. Il faut disposer d’un espace suffisamment vaste
pour stocker les différents éléments avant leur mise à pied
d’œuvre.

o La mise à pied d’œuvre

Les différents éléments constitutifs du mât sont approvisionnés


au plus près de la zone de levage pour être assemblés.

o L’emboîtement des éléments

Avant l’emboîtement des éléments, un opérateur les enduit de


produit anti rouille à la zone de friction pour faciliter l’opération de
glissement et garantir la bonne tenue du mât dans le temps.

2 tire forts sont disposés de part et d’autres des éléments


pour les emboîter bien « droits » : les opérateurs
coordonnent pour cela leurs mouvements afin d’être
synchronisés.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 41


o Montage du rail de guidage, de la tête de mât et du chariot

Le rail va permettre de guider le chariot solidaire à la couronne qui va


supporter les projecteurs. Ce rail est fixé par des inserts le long du mât.

Au sommet du mât est fixée une tête de


mât composée d’un ensemble poulie et
herse

Le chariot vient en butée le long de la herse


quand il est en position haute ce qui lui
assure une grande stabilité.

Le chariot est enfilé par la partie basse du rail et


coulisse sur des galets.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 42


o Levage du mât

Le mât est levé à l’aide d’une grue adaptée.

La couronne supportant les projecteurs n’est pas


mise en place avant le levage.

o Mise en place de la couronne mobile

La couronne est approchée du chariot à l’aide d’une grue.

Les opérateurs la solidarisent au chariot.

o Mise en place du bloc treuil

Le bloc treuil est installé dans le fût du mât.

Le câble du treuil chemine librement à l’intérieur du mât et passe dans


la gorge de la poulie au sommet pour être finalement fixé au chariot.

Le treuil est entraîné par un bloc moteur électrique mobile.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 43


o Pose des projecteurs sur la couronne

Les projecteurs sont alors boulonnés sur la


couronne.

Les câbles d’alimentation des projecteurs sont


raccordés sur le boîtier fixé au chariot mobile.

o Réglage des projecteurs

L’étude photométrique définit l’inclinaison à


respecter pour les projecteurs.

Ce réglage se réalise au sol avec un technicien


compétent.
o Pose du câble d’alimentation

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 44


Le câble d’alimentation est un câble souple mulibrin anti-UV qui se plie comme un
accordéon au fur et à mesure que la couronne descend.

Il est positionné contre le rail et est maintenu par des supports coulissants.

Le système peut monter avec les


projecteurs allumés.

La maintenance se fait au sol :

Remplacement des ampoules


Remplacement des ballasts situés
dans l’armoire

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 45


1.2.5. – MAT D’ECLAIRAGE :

Il existe de nombreux fournisseurs de mats d’éclairage : en acier galvanisé, en aluminium en


bois, en béton et matériaux composites.

Exemple de matériel :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 46


VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 47
1.2.6. – LAMPES :
Il existe de nombreux fournisseurs de lampes de puissance ou de types multipes .

Exemple de matériel :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 48


ASTE

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 49


1.2.7. – LED :
Il existe de nombreux fournisseurs de lampes à LED (Light Emitting Diode)
Exemple de matériel :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 50


VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 51
1.3 Les illuminations :
On distingue deux types d’illuminations :

La mise en lumières des bâtiments publiques, facilité par le développement des LED , très
efficace en éclairage indirecte et peu énergivore.

Les études sont établit par des spécialistes, souvent même artiste en couleur.

Les deuxièmes mises en lumières correspondent aux éclairages festifs en particulier pour les
fêtes de fin d’année. Ils sont raccordés aux réseaux d’éclairage public.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 52


1.4 Les réseaux de télécommunication, les courants faibles, les
fibres optiques :

1.4.1. – Les réseaux de télécommunication, les courants faibles :


Choix de la chambre

L’étude définit le type de chambre à poser.

Le responsable du chantier a plusieurs possibilités :


Soit il pose la chambre en dehors d’un réseau existant
Soit il pose la chambre sur un réseau existant

Dans le second cas de figure, le responsable de chantier peut procéder de deux manières
différentes :
Soit il construit une chambre maçonnée coulée en place suivant les
prescriptions techniques du concessionnaire
Soit il utilise une chambre sans fond

Méthodologie appliquée à la pose des chambres

L’arrivée des gaines

Des peignes sont disposés sur les gaines à l’entrée des


chambres pour assurer le bon écartement des tuyaux entre
eux. Cela permet d’assurer un gabarit suffisant pour la mise en
place de bouchons d’étanchéité à l’intérieur de la chambre et
prévenir la pénétration d’eau chargée de particules solides qui
pourrait boucher les tuyaux.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 53


A l’arrivée aux chambres, les tuyaux sont en général noyés dans un sarcophage en béton
(type C) car la charge sur les gaines est insuffisante et le réseau est ainsi protégé contre
les éventuels chocs accidentels.

La mise à niveau de la chambre

Lorsque la chambre est mise en place, la profondeur de fouille est calculée en fonction
de la hauteur finale de la voirie. La face en béton ne doit pas être arasante avec les
enrobés.
La chambre est en général posée sur un lit de béton ferraillé et les opérateurs disposent
la chambre à l’horizontale. C’est le cadre qui est calé au béton en fonction des pentes de
la voirie.

La mise à niveau se fait au niveau du


cadre en respectant la pente du
trottoir par rapport à la bordure sur
cet exemple

Ces supports métalliques ne


servent pas aux manipulations de
la chambre

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 54


Les finitions dans les chambres

Les tuyaux sont coupés proprement et doivent araser la face sur laquelle ils émergent.
L’opérateur apporte une vigilance à ne pas couper les câbles présents éventuellement
dans le tuyau.

Le maçon vient alors réagréer la face de la chambre avec un ciment lisse en étant attentif
à ne pas laisser de la matière rentrer dans les tuyaux.

Le soufflage des tubes

Les tubes sont soufflés pour évacuer toutes les impuretés (résidus de sable,…)

Un gabarit est ensuite passé : il s’agit d’un furet


au diamètre adapté au tuyau. Pour cela,
l’opérateur utilise un pistolet raccordé par un
tuyau à un compresseur. Une ficelle est attachée
au furet et la bobine est posée sur un dévidoir.
L’air est envoyé et pousse le furet en avant et la
ficelle se dévide dans le tuyau. Les câbles
peuvent être ensuite déroulés.

A la demande du client, nous établissons des fiches


de mandrinage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 55


1.4.2. - REALISATION DE FIBRE OPTIQUE :
o Mise en œuvre des micro tubes
o Principe

Les micros tubes peuvent être utilisés en sous tubage de conduites existantes lors de la
récupération d’infrastructure ou directement posés en pleine terre dans un assemblage
spécifique pouvant être constitué :
D’un tube central réservé au câble de transport (câble principal) de forte
capacité
De 7 tubes périphériques, réservés à la mise en place des câbles d’adduction
des parcelles. Ces tubes serviront lors du raccordement de l’utilisateur final via
des câbles de plus faible capacité.

Bundle 7x7 mm Bundle 1x10 mm + 7x7 Bundle 1x12 mm + 8x7

Il est à noter que les câbles optiques utilisés sur ce type d'infrastructures possèdent une
structure spécifique adaptée.
Le tracé de l'infrastructure sera déterminé de sorte à faire cheminer le réseau optique
devant l'ensemble des parcelles foncières.

La dérivation systématique devant chaque parcelle foncière d'un micro-tube sera réalisée
aisément par ouverture de la gaine d'assemblage des micro-tubes et mise en place d'une
dérivation jusqu'en limite d'emprise publique-privée afin de rejoindre l'adduction existante
entre la limite d'emprise publique et le bâtiment.

Des chambres seront disposées judicieusement sur le réseau afin de permettre le soufflage
de la fibre jusqu'au site activé à la demande d'un usager. Les chambres seront alimentées en
capacité optique par le câble de transport. Les boitiers de protection d'épissures pour
assurer la jonction entre le câble de transport et le câble optique de desserte seront mis en
œuvre lors de la commande d'un service par un usager.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 56


o Mise en œuvre

Il existe différents produits de différents fabricants. Généralement, les tubes individuels sont
enveloppés par une gaine PEHD de protection. Ce principe nécessite la mise en place de
boîtiers de dérivation en "Y" afin de dériver les tubes vers les parcelles et de reprendre
l'étanchéité au niveau de la structure de l'assemblage.

Des technologies alternatives ont été mises en œuvre qui consistent à utiliser des tubes
renforcés directement installés en pleine terre. La dérivation se fait alors par la coupure d'un
micro tube et la dérivation via un raccord droit pneumatique.

La jonction des tubes avec un raccord étanche et la mise en œuvre de raccordement sont
décrites ci-dessous :

3. Extraire le tube à dériver

1. Faire une ouverture de 30cm à 2. Retirer la gaine translucide


l’aide d’un outil contendant extérieure

6. Joint pneumatique sur tube 5. tube coupé 4. Coupe du tube


de l’assemblage

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 57


o Coupe des tranchées de profondeur 60 à 80 cm
Sous chaussée BB 0/10 épaisseur = 5cm

avec revêtement Largeur =50 cm


en béton bitumeux
Remblais 0-31,5 compacté.
Qualité de compactage Q2.

Remblais 0-31,5 compacté.


Qualité de compactage Q3.

Module de pose de 3pehd de


diamètre 33 mm extérieur

Enrobage sable
3
cm

30
cm
Sous chaussée Enduit bicouche 6/10 et 4/6
avec revêtement
Largeur =50 cm
en bicouche
Remblais 0-31,5 compacté. Qualité
de compactage Q2.

Remblais 0-31,5 compacté. Qualité 75


de compactage Q3. cm

Module de pose de 3 pehd de


diamètre 33 mm extérieur

Enrobage sable
3 cm

30
cm

En terrain naturel

Remblaiement avec les matériaux 70cm


extraits et compactés.

Module de pose de 3pehd de diamètre


33 mm extérieur

Enrobage sable ou terre fine


3 cm

30 cm

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 58


Ces coupes de tranchée peuvent être réalisées soit à l’aide d’une pelle mécanique soit à la
trancheuse soit au SOC. Nous avons prévu dans le cadre des travaux d’utiliser ces types de
matériel. Le principal avantage de la trancheuse et du SOC est d’obtenir des rendements 5 à
10 fois supérieurs aux techniques dites traditionnelles.

Le choix de l’une ou de l’autre des méthodologies est dicté par l’encombrement du sous sol
et de l’environnement général. On retiendra d’une façon générale :

milieu rural : possibilité d’utiliser la trancheuse


milieu urbain : travaux en technique traditionnelle

Les cadences couramment exécutées par un atelier pour la réalisation de tranchées avec
pose des tubes et rebouchage mécanisé sont d’environ 3000 ml à 5000 ml par semaine en
terrain naturel et 1500 ml a 2000 ml avec du remblai d’apport.

Les réfections de voiries sont organisées dans une seconde phase à l’aide d’une raboteuse
ainsi elles sont exécutées avec des cadences légèrement supérieures à celles du tranchage.

o Mini et micro tranchée

Le but de cette solution technique est de réaliser en lieu et place des tranchées de type
traditionnel réalisées en milieu urbain par des pelles mécaniques, des micro-tranchées
effectuées sous chaussée à l’aide de matériel de sciage spécifique.

Après avoir effectué une géo détection (et l’établissement des DICT), une tranchée de 20 à
40 cm de profondeur et de 8 à 10 cm de large est réalisée à l’aide d’une trancheuse et d’une
aspiratrice.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 59


Le fraisât aspiré est ensuite évacué par le biais d’un camion benne dans les décharges
agréées.

Les PEHD sont déroulés à l’aide d’une dérouleuse en fond de fouille.

La totalité de la tranchée est remblayée par l’approvisionnement d’un béton auto


compactant réexcavable.

Le séchage du béton pendant 24/48h nécessite le maintien de la signalisation. Passé ce délai


la circulation peut être rétablie.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 60


Un épaulement de 10 cm de part et d’autre de la tranchée est réalisé par une raboteuse.

La réalisation d’un enrobé à chaud et des joints en émulsion constitue la réfection définitive
de la tranchée.

Les cadences couramment exécutées par un atelier pour la réalisation de micro-tranchée


avec pose des tubes et rebouchage mécanisée sont d’environ 200 à 250 ml/ j en milieu
urbain (centre-ville) et 350 à 400 ml/jour en semi-urbain et de 600 à 800 ml/j sur route.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 61


Les réfections de voiries sont organisées dans une seconde phase à l’aide d’une raboteuse
ainsi elles sont exécutées avec des cadences similaires à celles de la micro tranchée

Les cadences escomptées pour la réalisation de tranchée de 0.20m x 0.40m en rive de


chaussée varient de 700 ml/ jour à 1500 ml/jour selon les conditions de circulation et le
nombre d’obstacles rencontrés.

o Avantage des mini et micro tranchées

Ces techniques permettent :

D’améliorer les rendements en milieu urbain

De diminuer les nuisances dans le temps

De diminuer les longueurs de fouille ouverte (sécurité)

De diminuer les coûts de réalisation (poutre de rive car pas d’enrobé)

De rendre le site à la circulation quelques heures après les travaux

D’améliorer la propreté du chantier

o Proposition d’optimisation
Le SideCut est un concept citoyen de pose mécanisée autorisant pleinement la circulation
des piétons durant la réalisation des travaux grâce à son faible encombrement.

Un performant système d’aspiration et d’isolation sonore permet d’atténuer très fortement


la gêne généralement occasionnée par les méthodes traditionnelles. Le confort des riverains
fut largement pris en compte lors du développement.

L’articulation de la machine, en 2 parties, lui confère une totale mobilité et une grande
stabilité afin de se déplacer aisément sur trottoir et éviter ainsi tout obstacle : arbres,
mobilier urbain, etc.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 62


La miniaturisation d’une roue de tranchage permet de s’attaquer à tout type de structure
contrairement aux scies à eau et autres raboteuses.

La sécurité fut également au centre des préoccupations. De ce fait, tout contact avec des
parties sensibles de la machine en travail est rendu impossible. Dans cet optique, la
protection sous carter de la roue évite tout risque de projections et/ou de contact avec
l’outil de coupe.

La liaison entre la roue de tranchage et le carter assure un grand degré de liberté et permet
de passer au plus près des immeubles, entre 10 et 20 cm. Ce qui est un avantage
considérable notamment pour l’implantation de réseaux à proximité d’ouvrages existants.

Le SideCut offre également la possibilité de réaliser des courbes comme le montre la photo
ci-dessus.
Comme le montrent les schémas ci-dessous, le SideCut offre deux sens de coupe.

Le procédé permet la mise en œuvre de saignées de 12 à 15 mm de large et de 10 à 15 cm


de profondeur
En ce qui concerne la réfection (dont le processus de réalisation est précisé sur la page
suivante), elle peut être réalisée immédiatement après mise en œuvre des µ tubes dans la
saignée.
Le choix dépend du type de revêtement sur trottoir :
Dans le cas d’un enrobé, le rebouchage de la saignée est réalisé au sable
comprimé et finition compomac (enrobé à froid)

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 63


Dans le cas d’asphalte, le rebouchage est effectué au béton maigre et recouvert
d’une résine de finition
Enrobé 15 mm Asphalte 15 mm Résine

Compomac

Sable comprimé Ciment

10 à 15 cm Saignée Saignée
10 à 15 cm

3 µtube 8/12 mm 3 µtube 8/12 mm

Détail de réalisation des réfections

1.4.3. - TRAVAUX AERIENS DE FIBRE OPTIQUE :


o Stockage et manutention
La reconnaissance d’emplacements de dépôt ou de déchargement est une phase importante
de la reconnaissance sur site, car si au dépôt principal les aires sont planes, stables et de
tailles suffisantes, il n’en va pas toujours de même sur le chantier. Si nécessaire
l’entrepreneur procédera à l’aménagement des aires et des accès en accord avec le maire
et/ou son représentant et/ou son gestionnaire de voirie.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 64


Les charges sont calées afin d’éviter l’écrasement et la détérioration du matériel, le
déplacement accidentel des charges.

L'entrepreneur prend toutes les dispositions utiles pour que les poteaux soient entreposés
dans les conditions garantissant la sécurité de la circulation en balisant les aires de stockage.
La zone de stockage devra se situer de façon à éviter tout contact avec les fils nus pendant le
levage des supports.

Support à
implanter

HTA existante Position du piquet


d’implantation

o Manutention
La manutention des supports et des tourets s’effectuent par le biais d’un camion grue et de
dérouleuses

Les élingues de manutention sont de types synthétiques et adaptées à la charge.


Le trainage des supports sur le sol est interdit sauf avis contraire du maître d'œuvre.

Camion de levage tout terrain Camion de levage classique

Le chauffeur de l’engin de levage contrôle visuellement leur état avant utilisation. Il s’assure
de l’adéquation entre la charge maximale d’utilisation de l’élingue et le poids du support à
lever. Une élingue utilisée en nœud coulant est réputée perdre 20% de sa charge.

o Elagage et abattage
Les interventions d'abattages et d'élagages doivent être conformes aux dispositions du code
forestier et du code rural et de l'arrêté préfectoral fixant les conditions dans lesquelles les
feux peuvent être allumés.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 65


Sauf spécifications du propriétaire concerné, les branches seront évacuées en sites
contrôlés, les bois de chauffage seront coupés et mise en stères, les troncs de bois d'œuvre
ébranchés dégagés des passages et déposés en ordre sur la propriété privée.

Un cylindre de 0.50 m de rayon autour de l'axe du câble doit être dégagé de toute
végétation.

o Implantation des supports


o Réalisation de la fouille

La réalisation des fouilles se fera suivant la norme NF C 11201 (annexe 2 tableau IV et V


fondation des supports bois simples ou jumelés joints en annexe) suivant la catégorie de sol
rencontré pour :

k = 1,75, supports de lignes principales ou k = 1,2 supports ou lignes secondaires ;

Les fouilles sont réalisées avec une tarière de dimension appropriée ou à la mini-pelle ou à la
main à l'aide d'une barre à mine et pelle curette. La dimension de la fouille est définie en
fonction de la hauteur du support (P = H/10 + 0,70m).

Lorsque la fouille est réalisée dans un sol rocheux, celle-ci peut être réduite au 1/3 sur la
hauteur de rocher rencontré

Exemple : poteau H =7 m / fouille H théorique = 1,40 m

Rocher 60 cm, la fouille à réaliser est de 1,20 m


Lorsque la fouille est réalisée dans les talus ou sur le bord extérieur des fossés, la profondeur
d'implantation est augmentée de 15 cm.

o Spécification du matériel

Poteaux bois : ils seront utilisés de façon préférentielle dans les zones boisées et rurales et
répondent aux spécifications de la norme NFC 67.100.
Potelets et ferrures : La protection contre la corrosion est assurée par une galvanisation
conforme aux règles en vigueur (norme UTE C 66.400) aucun usinage n'est toléré après
galvanisation.

Le choix du type de supports est réalisé en fonction des éléments contenus dans le dossier
de piquetage préliminaire.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 66


o Levage des supports

L’élingue est placée au 2/3 environ de la hauteur du support qui est levé à l’aide d’une grue
montée sur un engin, dont les stabilisateurs reposent sur un sol stable ou sur des bastaings
(madriers), pour éviter le risque d’enfoncement.
Le support est descendu dans la fouille jusqu’à poser sur le fond et est orienté
conformément au plan « bon pour exécution ». Le support est réglé verticalement en
utilisant un fil à plomb sur deux faces perpendiculaires.

A proximité des réseaux nus sous tension, une corde est utilisée entre le camion et le
support pour éviter le basculement de celui-ci dans les fils.

La position du véhicule de levage est primordiale.

> 2m
Corde

Support à
implanter
HTA existante
Position du piquet
d’implantation Elingue

o Calage provisoire

Cette étape n’est effectuée que si le béton de fondation n’est pas mis en place
immédiatement. On procède à l’enfoncement de cales entre le support et le bord de la
fouille, pour le maintenir réglé et pouvoir libérer l’engin. Ces cales peuvent être en bois ou
en cornière métallique.

o Réalisation des massifs

Il s’agit du remblai total de la fouille autour du support.


Les poteaux simples ou assemblés d’effort nominal inférieur à 4kN et de hauteur totale
inférieure ou égale à 13m peuvent être calés à la pierre sèche sans béton si ce sont des
supports d’alignement ou des supports d’angle dans le cas où l’angle correspondant est
inférieur à 10 grades. Cependant, dans le cas de terrains particulièrement meubles
(catégorie C4), il est nécessaire de prévoir des massifs appropriés et de bétonner tous les
supports d’alignement.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 67


Le béton mis en œuvre est de type XC1 suivant la norme NF EN 206-1. Pour les poteaux bois,
une zone de 50 cm en dessous du sol ne doit pas être bétonnée, mais remblayée en terre.
Dans le cas d'implantation en terrain de cultures ou d'herbages, les massifs doivent dépasser
de la surface du sol de 10 cm.

L’approvisionnement du béton sera effectué soit par le fournisseur par camion toupie soit
pris en centrale par camion ou remorque.
Dans ce cas, le responsable de chantier prendra toutes les dispositions afin d’assurer la
qualité du béton (temps de transport limité, béton sec ou adjuvants éventuels).

o Déroulage et réglage de la fibre optique

o Vérification des documents applicables


Le responsable de chantier s’assure de la possession des plans BPE (bon pour exécution), et
que ces derniers comportent la section du câble, la longueur des portées, les tronçons de
pose, les paramètres de pose, les tensions et flèches par tronçon, le profil en travers, ...

o Préparation et mise en œuvre du matériel

Dérouleuse - tourets

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 68


Les tourets de câbles sont disposés sur un dispositif de déroulage stabilisé adapté au touret
à dérouler, disposé à une distance du support au moins égale à la hauteur hors sol de ce
dernier, décalé côté poulie de déroulage, pour éviter tout frottement du câble sur le
support.

Treuil - Cabestan
Les treuils et cabestans, équipés d’une cablette diélectrique, sont terminés par un œillet
adaptée au travail à réaliser. Il permettent d’ajuster la tension du câble.

Toutes les personnes manipulant


des engins ont reçu une
formation spécifique.

Poulies de déroulage
Les poulies de déroulage sont fixées à chaque point d’ancrage prévu
pour le câble. Les poulies doivent pouvoir osciller librement dans les
directions perpendiculaires et parallèles à la ligne et être munies d’un
dispositif de verrouillage empêchant le câble de s’échapper de la gorge.
Accessoires de tirage

Serre câble de tirage : A levier, machoires,


« chaussettes », barettes ou à cames, ils
transforment l’effort de traction en effort de
serrage, permettant ainsi la préhension du câble.

Appareils de tirage : tirvits, tirfors et palans choisis


suivant l’effort de traction nécessaire pour obtenir
LIAISON ENTRE CABLE / FAISCEAU ET CABLETTE / CORDE
le réglage souhaité.

Emerillon : Elément de liaison entre le câble de traction Coté faisceau / cable Coté corde / cablette

et le tire-câble. Monté sur billes, ses deux extrémités


tournent indépendamment dans un sens ou dans Emerillon
l’autre pour éviter la torsion du câble.

Matériels divers :
Thermomètre
Dynamomètre
Nivelette
Talkies-walkies.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 69


o Equipement des supports

Sur le réseau HTA en exploitation, la pose de l'armement recevant la fibre optique se


fera à minimum 1m des parties conductrices nues sous tension. Cependant pour
supprimer le risque de contact, nous avons élaboré le support décrit à la page suivante.

Cette protection est disposée sur le support à environ 0,80 cm de la ligne avec un avertisseur
rouge balisant la zone à ne pas franchir.

La fixation des armements sur le support sera réalisée à l’aide de boulons galvanisés (Ø 14
mm) ou de feuillard inox 20 mm et 7/10 d'épaisseur.

o Déroulage de la fibre optique


Le déroulage est effectué manuellement ou mécaniquement par la partie haute du touret de
manière à éviter toutes détériorations de la fibre telles que : torsions, nœuds, écrasement,
frottement sur le sol, sur les supports, ou tout autre obstacle.

En fonction de la configuration du terrain, nos équipes utilisent une nacelle ou une échelle
isolée. Dans les deux cas elles respectent un certain nombre de consignes sécurité qui sont
précisées dans les modes opératoires.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 70


Le réglage final est réalisé à l'aide d'une nivelette graduée. La mise sur pince sera alors
réalisée après enlèvement de la poulie de déroulage.

Lors de l'opération de déroulage, il est impératif de respecter certaines distances avec les
câbles d'énergie, par rapport au sol, par rapport au voies de circulation (route, voie ferrée,
chemin d'accès, etc…). Ces distances sont indiquées dans le guide des appuis communs.

L’illustration ci-dessous représente une opération de déroulage :

DEROULAGE FIBRE

o Réglage de la fibre optique

Le déroulage ayant été exécuté tronçon par tronçon, un premier ancrage est réalisé à l’une
des extrémités du tronçon. Les flèches à respecter ainsi que la hauteur d'accrochage de la
fibre sur le support, sont indiquées sur le plan.

A l’autre extrémité du tronçon, le câble, est tendu conformément au tableau de pose


indiqué sur le plan BPE (effort, flèche) soit par l’usage d’un dynamomètre, soit celui de la
« nivelette ».

Dynamomètre
Le réglage s’effectue par lecture de l’effort de traction, résultant du tableau de pose
indiqué sur le plan BPE. Cet effort s’applique au porteur, dans les conditions de
température ambiante au moment des travaux (utilisation d’un thermomètre).

Nivelette
Le réglage s’effectue en mesurant la flèche sur la plus grande portée d’un tronçon selon
les données du tableau de pose du plan BPE. On reporte, sur chaque support encadrant la
portée, la valeur de la flèche à mesurer. On positionne une nivelette sur ces
emplacements et on réalise, visuellement, l’alignement nivelette-câble/faisceau-

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 71


nivelette, en tenant compte de la température ambiante, des distances à respecter
(surplomb, voisinage, franchissement). La conformité de l’effort de traction, après
réglage, est vérifiée visuellement, en contrôlant la verticalité des supports d’arrêt et
d’angles.

Le deuxième ancrage est réalisé et mis en place. La ligne est réglée, il est possible
d’enlever le dispositif de traction. Il est alors nécessaire de laisser la ligne reposer sur les
poulies de déroulage, afin qu’elle prenne sa position d’équilibre. La mise sur pinces des
supports d’alignements est réalisé, le câble est retiré des poulies et fixé dans les pinces
d’alignements. On retire ensuite les poulies de déroulage.

1.4.4. - TIRAGE DE CABLE ET RACCORDEMENT SOUTERRAIN DE


FIBRE OPTIQUE :
Différentes techniques sont utilisées en fonction des longueurs de câbles à installer liées aux
contraintes apportées par la structure des câbles optiques et des fourreaux associés.

Lors de toute pose de câble les prescriptions techniques liées au type de câble devront être
respectées.

o Les différentes contraintes appliquées au câble


o La traction
La résistance d’un câble à la traction dépend de sa structure. L’effort de traction exercé sur
le câble dépend du type de pose.
Le tirage est le mode de pose le plus contraignant, c’est pour cette raison qu’il faut utiliser
un système enregistrant les forces de traction et permettant la mise en place des seuils à ne
pas dépasser.
o La torsion
Lors de la pose, il est nécessaire de vérifier que le câble ne subisse pas de torsions
susceptibles de détériorer les tubes et les fibres contenus dans le câble. Les inscriptions sur
la gaine du câble peuvent servir de témoins.

o Le pliage
Lors de la pose du câble, il est important de vérifier le respect du rayon de courbure de telle
sorte que le câble ne subisse pas de contraintes supérieures aux limites fixées par le
fabricant. Une pliure même temporaire du câble peut avoir des conséquences sur les
caractéristiques d’affaiblissement du câble. Pour dévider un touret de câbles, les spires
doivent être prélevées par rotation en utilisant un dérouleur de câble. Dans les chambres de
lovage l’installateur doit veiller à réaliser des boucles de love qui respectent le rayon de
courbure du câble.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 72


o L’écrasement
Pour dévider un touret de câbles, les spires doivent être prélevées par rotation en utilisant
un dérouleur de câble. Dans les chambres de lovage l’installateur doit veiller à réaliser des
boucles de love qui respectent le rayon de courbure du câble.

o Le climat
Pour dévider un touret de câbles, les spires doivent être prélevées par rotation en utilisant
un dérouleur

o Pose de câble au treuil


Cette pratique est de moins en moins utilisée notamment sur les réseaux très longues
distances. Les méthodes de soufflage et de portage remplacent progressivement les treuils.

L’opération de tirage doit être contrôlée pour surveiller :


L’effort en continu, il s’agit de l’effort de traction exercé en tête de câble de
manière continu pendant l’opération
L’effort de décollage, c'est-à-dire l’effort maximal exercé au démarrage ou à la
reprise de l’opération.
L’effort de traction est généralement de 220daN en continu et de 270daN en
reprise.

Camion de tirage Treuil sur essieu


Treuil classique

Pour les longueurs inférieures à 1000 m, l’utilisation d’un treuil équipé d’un système
enregistrant les forces de traction et limitant les seuils à ne pas dépasser est indispensable.

Pour les longueurs supérieures à 1000 m, il faut utiliser le même système de treuil avec
enregistrement des forces et limitation des seuils et prévoir également des entraineurs
mécaniques intermédiaires dès que la valeur de seuil risque d’être dépassée.

La méthode de tirage dite « boucle tampon » permet de supprimer les problèmes de


synchronisation sur les tirages de câbles de grande longueur. Dans une chambre
intermédiaire, à l’aide d’un entraineur, le câble sort à l’extérieur et fait une boucle afin de
reprendre la conduite suivante. Il est nécessaire de disposer d’un système de guidage au
niveau de cet entraineur.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 73


o Pose de câble par soufflage
Cette méthode consiste à pousser le câble mécaniquement tout en le tirant par la tête à
l’aide d’un furet étanche poussé par de l’air comprimé. L’avantage de cette méthode par
rapport au tirage est qu’elle réduit les frictions du câble sur le fourreau.

Il est nécessaire de ne pas couper les fourreaux à ras dans les chambres lors de leur mise en
œuvre de telle sorte que l’on puisse raccorder les éléments de conduits entre eux. Cette
technique permettra des portées plus longues.

Il est également nécessaire d’apporter du lubrifiant au même titre que pour le tirage mais en
quantité plus importante.

Touret FO Système Raccord


d’injection Câble étanche
Furet

Air comprimé

Site de chambre de Tirage ST-1 Site de chambre de Tirage ST-2

o Pose de câble par portage a l’air

Cette méthode est de plus en plus utilisée. Le câble est poussé mécaniquement mais
contrairement à la méthode par soufflage le câble n’est pas tiré par la tête à l’aide d’un
furet, mais il est porté par un très fort courant d’air qui passe le long du câble et qui par sa
viscosité l’agrippe sur l’ensemble de sa surface pour le tirer à l’intérieur du fourreau.

Cette méthode est moins contraignante pour le câble qui n’est exposé qu’à de faibles efforts
de traction. Elle permet des portés importantes jusqu’à 10 km.

Système Raccord
d’injection Câble étanche
Entrainement
mécanique du
câble

Air comprimé

Site de chambre de Site de chambre de


Tirage ST-1 Tirage ST-2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 74


o Impact sur le choix des câbles

Ce procédé s’applique à tous les câbles à fibres optiques de Ø 2 à 36 mm maximum. Compte


tenu de la faible tension subie, les câbles n’ont besoin d’aucune armature. Cette faible
rigidité sera compensée par l’adjonction d’un furet non étanche appelé tête sonique. Ce
dernier sera attaché en tête de câble dans le but de maintenir la tête du câble au centre du
fourreau par une traction limité à 10Kg.

Certaines caractéristiques du câble permettent d’augmenter les distances de poses telles


que :

La densité du câble : plus celle-ci sera faible plus la distance de pose sera longue
La surface du câble : plus elle sera lisse/dure (PEHD, MD, nylon) plus la distance
de pose sera longue
A l’inverse:

Un câble de très forte rigidité


Un câble de section non ronde, pouvant entrainer des fuites d’air au niveau de la
chambre d’admission
Un câble à armature non concentrique, pouvant provoquer des frictions plus
importantes contre le fourreau

o Impact sur le choix des fourreaux

De même le choix des fourreaux intervient dans les possibilités de distances de poses.

Tout fourreau lisse ou strié longitudinalement, de stries peu profondes, étroites et bien
taillées, pour autant qu’il soit en PeHD et résiste à une pression de 12bars pendant 1 heure
en continu.

Les gaines en PVC conviennent mal à cette méthode, compte tenu des collages successifs
tous les 6 ou 10 m, l’étanchéité n’est pas garantie. De plus le PVC résiste mal à la chaleur et
risque de sortir des manchons de raccordement.

Les fourreaux non pré lubrifiés doivent être lubrifiés avec un lubrifiant peu visqueux conçu
spécialement pour le portage à raison d’environ ½ litre par Km (jusqu’à 1 litre pour les gros
diamètres). Sans lubrification la diminution de la portée peut atteindre jusqu’à 40%.

Le rapport D/d (diamètre intérieur du fourreau par rapport au diamètre extérieur du câble)
optimal est de 2 à 2,5. Il est néanmoins possible de descendre sur des rapports de 1,3
correspondant à une occupation à 80% du fourreau. En revanche si l’on augmente trop le
rapport, le risque de flambage augmentera et rendra obligatoire l’utilisation de la tête
sonique.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 75


o Pose des câbles multiples

Lors de la pose d’un second ou d’un troisième câble dans un même fourreau, il est préconisé
que le diamètre du nouveau câble soit supérieur au diamètre du premier ; Il est aussi
recommandé que l’addition des diamètres des deux câbles ne dépasse pas 70% du diamètre
intérieur du fourreau.

Si ces conditions sont remplies, il est possible d’atteindre avec le second câble la moitié de la
distance atteinte avec le premier câble. Lors de la pose simultanée de deux câbles, ceux-ci se
comportent comme un seul câble et la distance maximale de câble n’est pas réduite.

o Mise en œuvre des fourreaux et tests préalables

Lors de la pose de fourreaux d’une chambre à l’autre, il est nécessaire que les fourreaux
dépassent d’une quinzaine de cm afin de pouvoir y connecter des appareils.

Avant la pose de câble, il faut s’assurer que celui-ci est propre et vide de toute eau. Cela se
fait par l’envoi de tampon de mousse à l’aide d’air comprimé (mandrinage). Cette méthode
permet de garantir que le tube est continu du début à la fin.

Certains, quand ils travaillent sans tête sonique, se contentent du passage d’un tampon et
renoncent aux exercices de calibrage et de test sous pression de la gaine. En effet un
contrôle systématique coûte beaucoup en temps et en argent.

Exemple de Mise en place d’un portage sur 7200m en 3 étapes


ETAPE 1

Kit de portage
Touret 7200m
<2400m

Site de chambre de Site de chambre de


Raccordement Site de chambre de Site de chambre de Raccordement
Tirage ST-1 Tirage ST-2
SR-1 SR-2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 76


ETAPE 2 Kit de portage

Touret 7200m
<2400m

Site de chambre de Site de chambre de


Raccordement Site de chambre de Site de chambre de Raccordement
Tirage ST-1 Tirage ST-2
SR-1 SR-2

Kit de portage

ETAPE 3
Touret 7200m
<2400m

Site de chambre de Site de chambre de


Raccordement Site de chambre de Site de chambre de Raccordement
Tirage ST-1 Tirage ST-2
SR-1 SR-2

Il est impératif de reboucher hermétiquement les fourreaux à leurs extrémités, avant


comme après la pose de câble. Il est également préférable d’envoyer un câble dans le sens
général de la descente.

Les accessoires de réserves de lovage permettent d’envoyer depuis un point intermédiaire


du tracé un câble d’abord dans une direction, le reste ensuite dans l’autre direction (Voir
figures suivantes)

o Compresseur
L’air comprimé fourni par le compresseur ne doit contenir aucune huile et être le plus sec
possible. La température de l’air comprimé entrant dans la machine doit être la plus basse
possible et ne devra en aucun cas dépasser les 60°C.

Il est recommandé d’utiliser des compresseurs équipés d’un refroidisseur d’air sur le tuyau le
reliant à l’appareil. La pression exigée est de 12 bars.

Le tableau ci-après donne le débit d’air en fonction du Ø intérieur/extérieur du fourreau.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 77


Diamètre Débit

3,5/5 mm 1000 l/min

8/10 mm 1500 l/min

27/32 mm 5500 l/min

33/40 mm 7500 l/min

42/50 mm 10000l/min

o Pose de câble par flottage

Cette méthode est identique à celle du portage, seul le fluide change. L’eau dont on utilise la
viscosité remplace l’air.

Les appareils de pose sont sensiblement les mêmes que pour le portage hormis quelques
accessoires supplémentaires et une pompe à eau qui remplace le compresseur.

Elle offre l’avantage de plus longues portées jusqu’à trois celle du portage à l’air, en
particulier lors de la pose d’un second ou troisième câble dans un fourreau.

En revanche cette technique nécessite d’amener l’eau et de l’évacuer sur le chantier. Le


poids spécifique du câble doit être voisin de celui de l’eau, lorsqu’il s’en éloigne trop, les
frictions diminuent très sérieusement les performances.

Touret FO Système Raccord


d’injection Câble étanche
Furet

Air comprimé

Site de chambre de Site de chambre de


Tirage ST-1 Tirage ST-2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 78


1.4.4. - TRAVAUX NRA ZO DE FIBRE OPTIQUE (Nœud de Raccordement
d’Abonnés en Zone d’Ombre) :

o Réalisation des abords

Il est nécessaire de laisser un dégagement d’au moins 1 mètre en face avant pour
l’ouverture de la porte.

La dalle sera de dimension suffisante pour intégrer l’armoire, l’éventuelle cellule d’extension
en prévoyant un débordement de 5 cm.

o Dalle
Compte tenu du poids de l’armoire il est nécessaire de prêter une attention particulière à la
réalisation de la dalle. Une étude de sol est nécessaire afin de déterminer la valeur de
module pressiométrique.

La dalle sera réalisée soit en béton à l’ELS (réalisation sans armature) préfabriqué soit en
béton armé (avec armature en acier), une note de calcul suivant les normes française NF P
11-213-1 (mars 2005) DTU13.3, déterminera la nature de la dalle avec ses caractéristiques.

Terrain stabilisé (GNT 0/31,5 – enrobé) :

Décaissement de la surface (280 X 0,90 X 0,10)


Compactage de l’empierrement
Mise en œuvre d’un lit de sable sur 5 cm
Pose de la dalle béton et réfection des contours

Terrain meuble (terre) :

Décaissement de la surface (280 X 0,90 X 0,30)


Empierrement avec grave GNT de 0/31 (20 cm) et compactage
Pose de la dalle béton et réfection des contours

Terrain humide (argile) :

Décaissement de la surface (280 X 0,90 X 0,30)


Fourniture et mise en place de grave béton (200kg) sur 25 cm
Pose de la dalle béton et réfection des contours

o Au sol
La baie est prévue pour être installée sur la dalle.

La fixation du socle sur la dalle est assurée par 4 vis et chevilles. Les trous sont accessibles
par les 4 trappes (deux à l’avant et deux sur les côtés à l’arrière). Le groupement n’a pas
retenu l’option de la pose d’un socle intermédiaire.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 79


Le fournisseur de la baie fournira un masque de gabarit de l’armoire permettant de réaliser
les réservations des fourreaux et d’établir le plan de dalle.

Réserves Fourreaux
6 fourreaux PVC Ø 60 mm pour la boucle locale cuivre
1 fourreau PVC Ø 42/45 mm pour le câble optique
1 fourreau PVC Ø 42/45 mm pour le câble de mise à la terre en
équipotentialité
1 fourreau TPC Ø 90 mm pour le câble d’alimentation

Grutage et pose

La baie sera livrée avec un camion équipé d’un bras de grue. La baie est équipée d’anneaux
de levage montés en usine. Ces anneaux doivent êtres remplacés par des obturateurs
fournis avec la baie. Le groupement a considéré dans son offre que l’accès avec un camion
bras de grue à proximité de l’emplacement retenu était toujours envisageable.

Un plan de prévention aura préalablement été signé avec le CSPS désigné par le Maitre
d’Ouvrage.

Raccordement ERDF

Alimentation secteur :

Tension assignée d’emploi : 230 Vac 50Hz monophasé (176V à


300V)
Courant assigné d’emploi : 40A max
Le coffret doit être alimenté à partir d’un régime de neutre TT.
La puissance de raccordement préconisée est de 12 kVA monophasé
L’abonnement préconisé est de 9 kVA comptage HP/HC

Toutes les protections sont conçues pour que le coffret soit raccordé à partir d’un
disjoncteur de branchement «DB90 EDF » avec différentiel de type S assurant la sélectivité
de la disjonction sur l’armoire au lieu du coffret EDF.

Le branchement depuis le coffret ERDF (mis à disposition par le Client) est assuré par un
câble 2X16² RO2V (rigide) entre 5 et 10 mètres.

Le diamètre du câble doit être au minimum de 16 m² compte tenu de la longueur du


raccordement.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 80


Prise de terre

Le coffret comprend une barrette collectrice de masse pour le raccordement des terres du
coffret.

Une barrette de coupure de terre permet de faire les mesures de terre sur site.

Le schéma apparaissant ci dessous donne le principe de mise en œuvre de la terre.

o Mise en service et réception


Après la mise en service EDF (ou autre fournisseur d’énergie), nous mettrons l’armoire sous
tension afin de vérifier le bon fonctionnement local de l’armoire. Nous proposerons alors au
Maitre d’Œuvre la réception de l’ouvrage qui sera sanctionnée par la signature d’un PV de
réception.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 81


o Recette de conformité France Télécom
Dans le cadre du présent marché, nous interviendrons uniquement sur la phase
« réalisation » et plus particulièrement sur les travaux de construction et d’installation
d’équipements NRA ZO (cf page suivante).

A ce titre nous proposons d’intervenir aux côtés du Maître d’œuvre pour effectuer la recette
de conformité du NRA ZO avec France Télécom. Cette étape est nécessaire et préalable aux
travaux de dérivation de la boucle locale cuivre de France Télécom. Le Maître d’œuvre nous
communiquera la date de recette de conformité 10 jours ouvrés avant la date souhaitée.

L’ensemble des points contrôlés seront conformes au procès verbal de réception (Annexe 3D
du contrat France Télécom «Prestations pour la mise en service de nouveaux Nœuds de
Raccordement d’Abonnés dans les Zones d’Ombre »).

Phase pré-études Phase études Phase réalisation


>10 option1 GO
au NRA-O
+4 sem. NOGO +12 mois.
Commande 0 Commande 1 Commande 2 Commande 3.1 Commande 3.2 Commande 3.3
« Etudes « Dossier « Raccordement « Mise en
<10 option1
« Informations de Technique « Recette de au NRA-O
+4 sem. GO
NOGO +26 sem. du NRA-ZO service
préalables » Faisabilité » de ZSR » Conformité » la BL FT» du NRA-ZO»
0 option1
au NRA-O +4 sem. +12 sem.

NRA-O
T0 + 4 sem. T0 + 4 sem. T0 + 4 sem. T0 Non-dégroupé +12 sem. T0 +6 sem. T0 +8 sem.

Information des Préavis


Résultats Dossier Opérateurs par FT des Opérateurs
Informations
d'étude de technique
préalables
faisabilité ZSR xxx
(module 0) Raccordement
(module 1) (module 1.2) Reprise des
du NRA-ZO accès HD
à la BL
Prise de RDV = 10 jours Fin des
Ouverture prestations
Recettes de Conformité délai de prévenance Commerciale

PV Visite PV Visite PV recette


Attestation
Point Accomp- État des
de Attestation
reprise -agnement lieux
raccordement de
Mise en
Service
Calendrier de déploiement Rapport
établi sur la base du kit de d’éligibilité
APS – APD – Lien de collecte
communication FT pour
l’offre NRA-ZO v3.2
APS – APD – Travaux d’infrastructure NRA-ZO – Raccordement EDF IMES DSLAM

Process de déploiement d’un NRA ZO

o Adaptation à l’environnement
D’autres couleurs d’armoires demandées

par les Architectes des Bâtiments de France

ou le SELEQ peuvent être mises en œuvre

par le fournisseur de l’armoire.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 82


o Mise en œuvre des armoires nra zo en « indoor »

o Pose de l’armoire
La livraison et l’installation de l’armoire peuvent être réalisées :

Sans création d’ouverture dans la structure du bâtiment


En rez de chaussée
Sur une dalle béton existante propre et plane
Avec un point de branchement électrique équipé d’un départ et situé à moins
de 30 mètres de l’emplacement de l’armoire.
Avec un réseau de terre existant avec un point d’interconnexion dans le local

o Mise en œuvre des armoires nra zo modulaires


o Installation des équipements

Il est nécessaire de prendre en compte les hypothèses suivantes :


Le répartiteur et les baies ETSI peuvent être livrés dans le local sans création
d’ouverture dans la structure du bâtiment
Le bilan climatique du local permet de garantir le bon fonctionnement des
équipements installés
Le sol comprend une dalle béton existante propre et plane
Le local est éclairé et équipé de parois coupe-feu
L’accès au local est sécurisé et ne nécessite pas de travaux d’adaptation
Un point de branchement électrique équipé d’un départ et d’un réseau de
terre existant avec un point d’interconnexion sont situés à moins de 30
mètres de l’emplacement des équipements.

Si les conditions de mises en œuvre devaient être différentes de celles énoncées ci-
dessus, il conviendrait que nous puissions faire valoir ces modifications auprès du client.
Comme pour les autres typologies, nous prévoyons la fourniture d’un « consuel » ainsi
que la réalisation d’une Visite Electrique Initiale.

o Mise en œuvre d’une extension

La mise en œuvre d’une extension nécessite les actions suivantes :

Extension de la dalle lors de l’installation d’une armoire en extérieur


Livraison et pose de l’extension et accouplement sur la baie de base. Cette
dernière action nécessite la dépose des parois latérales se trouvant en face à
face avec la baie de base. 20 vis réparties sur le pourtour permettent de fixer
les baies entres elles. Un joint spécifique est posé afin de garantir l’étanchéité

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 83


entre les 2 structures. La baie d’extension sera positionnée sur la droite de la
baie de base afin de garder une proximité avec le compartiment répartiteur.
L’extension est elle aussi fixée au sol au moyen de vis et chevilles.
Raccordement électrique de l’extension sur l’AE de l’installation existante et
ajustement si nécessaire du nombre de redresseur
Mise en série des alarmes ouverture de porte (configurations armoires)
o Documentation

A l’issue des procédures de recette, un Dossier de l’Ouvrage Exécuté est réalisé pour les NRA
ZO. Il comprend les pièces suivantes :

Schéma électrique de l’armoire


PV de mise en service des équipements
Reportage photos
Documentations des équipements mis en œuvre
Plans de récolement

o Raccordement du lien de collecte dans le nra d’origine

Une chambre terminale sera posée à proximité de la chambre zéro du NRA origine. Elle
permettra notamment d’accueillir un BPE permettant d’effectuer la transition entre
câbles optiques conduits/aérien et câbles optiques anti-feu.
Le câble optique anti-feu (Low Smoke Zéro Halogen) permet d’être en conformité avec la
réglementation en vigueur. Afin de procéder au raccordement du câble optique du lien de
collecte sur le répartiteur optique de France Télécom, une demande de rendez-vous sera
émise au représentant de France Télécom 10 jours ouvrés avant la date souhaitée.
Le Maitre d’œuvre ou le représentant de France Télécom devra remettre le plan de câblage
du répartiteur au groupement au plus tard 48 heures avant l’intervention. En début de
projet les règles d’étiquetages des câbles et tiroirs optiques devront être communiquées au
groupement.

o Raccordement du lien de collecte dans le nra zo


Cette étape intervient à l’issue des travaux d’installation des équipements NRA ZO et des
travaux de génie civil/pose du câble optique. A cette extrémité, il n’est pas réalisé de
transition sur le type de câble optique dans la chambre 0 du NRA ZO.
Le raccordement consiste en la pose d’un tiroir optique 1U 12, à l’arrimage du câble optique
FO (un éclateur pourra être posé selon la capacité finale du câble du lien de collecte), au
raccordement optique d’un nombre de fibres restant à déterminer et enfin à l’étiquetage du
câble et du tiroir.
Le Maitre d’œuvre devra remettre le plan de câblage du répartiteur au groupement au plus
tard 48 heures avant l’intervention.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 84


1.5 LES RESEAUX DE DISTRIBUTION GAZ :

o Réseaux Gaz

La pose de réseaux gaz est généralement effectuer pour le de GRDF, notamment pour
alimenter les particuliers en gaz de ville. La Pose de canalisations gaz est en générale en
polyéthylène PE mais également en acier.

Réseaux gaz en Polyéthylène. Pose d’un tube Polyéthylène à la trancheuse : pose du tube, du sable
et du grillage avertisseur simultanément.

ORGANISATION :

 une trancheuse creuse, pose le PE et effectue un sablage


 une pelle et un camion approvisionnent la sableuse à l’avancement
 une seconde pelle remblaye et compacte la tranchée.

Cette organisation permet d’obtenir une cadence remarquable et surtout limite le gène
occasionné auprès des riverains ou des automobilistes.

Réalisation traditionnelle d’une tranchée à la pelle à chenille. Le tube gaz acier est bardé à coté.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 85


Soudure à l’arc des tubes gaz acier. Pose du tube acier soudé au fond de la tranchée.

o Les travaux sur réseaux

Lorsqu’un maître d’ouvrage (une mairie, par exemple) a un projet sur un site donné, il
examine d’abord la faisabilité des travaux. Il fait alors une Demande de Renseignements,
appelée DR. Chaque gestionnaire de réseau, et notamment GrDF, lui indique, dans un délai
de 30 jours, la présence ou non de son propre réseau sur le site envisagé pour les travaux. La
loi a changé au 1er juillet 2012.

Une fois le projet validé, le maître d’ouvrage sélectionne l’entreprise de BTP qui va réaliser
les travaux. L’entreprise fait alors une Déclaration d’Intention de Commencement de
Travaux, appelée DICT. Les équipes de GrDF transmettent l’ensemble des éléments sur la
partie de réseau de gaz naturel concernée, dans un délai maximum de 9 jours.

Si pour une raison quelconque, les travaux sont différés au-delà de 2 mois, l’entreprise doit
alors renouveler sa Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux. GrDF lui
transmet alors des informations actualisées.

Au vu des éléments recueillis lors de la réception de la DICT, les équipes de GrDF peuvent
juger nécessaire d’organiser des visites du chantier. Elles surveillent alors le bon
déroulement des travaux à proximité du réseau de gaz naturel.

o Les moyens de prévention des risques

La cartographie

GrDF compte parmi ses collaborateurs 300 cartographes qui garantissent l’actualisation de la
cartographie en reportant tout nouvel élément sur l’existant : extension et renouvellement
du réseau, nouveaux branchements, etc.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 86


Le Système d’information géographique

Le système d’information géographique (SIG) regroupe un ensemble de logiciels de pilotage


et de simulation pour les équipes GrDF intervenant sur le terrain. Si, par exemple, un
incident survient dans une rue, le technicien présent sur place peut être amené à sécuriser le
site en coupant provisoirement l’alimentation en gaz naturel. Les logiciels utilisés
permettent au technicien de connaître par avance le nombre de clients concernés par la
coupure. Il maîtrise ainsi la portée de son intervention en assurant la sécurité des personnes
et des biens.

Formation et sensibilisation

Les équipes de GrDF mènent des actions de formation et de sensibilisation des


professionnels des travaux publics en partenariat avec la Fédération nationale des travaux
publics.

o Les interventions sur le réseau

Urgence Sécurité Gaz

GrDF assure le dépannage et les interventions d’urgence sur le réseau via un Centre d’Appel:
Urgence Sécurité Gaz (USG). Une ligne spéciale est dédiée aux pompiers. Une fois informé,
l'USG appelle le technicien le plus proche du site.

Les techniciens et les chefs d’exploitation de GrDF

Suite à l’appel de l'USG, le technicien se rend sur place le plus rapidement possible pour :

 diagnostiquer la situation
 mettre en sécurité les personnes et les biens
 réparer seul ou avec des renforts

Le technicien est en lien avec un chef d’exploitation. Celui-ci dispose d’informations, comme
la cartographie, qui lui permettent d’accompagner l’intervention du technicien. Il peut
visualiser la position du technicien et celle du réseau de gaz naturel.

Si le technicien doit couper une partie de l’alimentation du réseau, le chef d’exploitation


dispose d’un logiciel de simulation appelé Carpathe. Sur ce logiciel, les vannes sont toutes
représentées. Le chef d’exploitation peut alors simuler différents scénarios de coupure. Il
sait pour chaque élément actionné le nombre exact d’habitants momentanément privés de
gaz naturel. Il connaît aussi le type de bâtiments potentiellement affectés par la coupure :
hôpitaux, maisons de retraite, écoles… Le chef d’exploitation indique alors au technicien la
vanne à actionner.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 87


Lorsque le technicien a terminé son intervention, il faut rétablir l’alimentation en gaz
naturel. Selon le type de réseau affecté par l’incident, un technicien est amené à passer chez
chaque client. L’objectif est d’assurer une réalimentation en gaz naturel en toute sécurité.

o GrDF et le biométhane

Chaque projet d’injection de biométhane dans le réseau de gaz naturel est unique en
fonction du type de déchet traité, de la situation par rapport au réseau existant, de la courbe
de production de biométhane. Pour chaque demande d’injection de biométhane, GrDF doit
étudier la faisabilité technique du projet sous un certain nombre d’aspects touchant le
réseau :

 pression et capacité du réseau à absorber le débit pendant les périodes creuses


 qualité du gaz et odorisation
 contrôle de l’injection (et des non conformités)
 comptage

Ainsi, la position du point d'injection de biométhane et les quantités doivent être


compatibles avec la capacité du réseau et ses conditions d'exploitation.

Dans le but de préserver de l’intégrité des ouvrages du gestionnaire de réseau vis-à-vis des
risques de réaction chimique et de modification des caractéristiques physiques de ses
matériaux constitutifs et de garantir l’acheminement vers les clients d’un gaz apte à la
combustion et conforme à la réglementation en vigueur, le biométhane doit être conforme
aux prescriptions techniques prises en application du décret 2004-555 du 15 juin 2004 et
publiées sur le site Internet de GrDF.

Un projet de première opération d'injection de biométhane en France dans le réseau de


distribution de GrDF est développé à Lille Sequedin.

ATTENTION :
Les réseaux de distribution de gaz doivent être en pleine terre
(fourreaux interdits) pour éviter les risques de cheminement des
fuites potentielles provocant des concentrations de gaz (cave par
exemple).

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 88


1.6 LES FEUX DE SIGNALISATION ROUTIERE :
o Liste des étapes d’aménagement d’un carrefour de Signalisation Lumineuse
Tricolore

1. ETUDE ET CONCEPTION
COMPTAGE DES VEHICULES

DOSSIER DE FONCTIONNEMENT

2. PREPARATION DES TRAVAUX

3. EXECUTION DES TRAVAUX

A - Génie Civil, regards de tirage et massifs

B - Tirage des câbles

C - Levage des supports et potences, raccordements

D - Confection des boucles de détection

E – Pose de matériel de détection

F - Pose de l’armoire de commande

4. PROGRAMMATION ET ESSAIS
-
MISE EN SERVICE

5. RECEPTION ET BOUCLAGE

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 89


o AMENAGEMENT DU CARREFOUR

Généralités
Installation du chantier
L'installation du chantier comprend :

Le calendrier général des travaux,


Le projet des installations de chantier,
Les frais relatifs aux dispositions à prendre en matière d’hygiène et de sécurité santé
conformément au PGC,
Le plan de signalisation,
Le plan d’assurance de l’environnement,
Le nettoyage et la remise en état des lieux après travaux,
Les sujétions imposées par l’application de la notice environnement.
Etudes d’exécution et de phasage
Le dossier affaire comprend :

L’établissement de tous les plans d’exécution et des plans de détail définitifs ou


provisoires,
Les profils et détails particuliers des éléments constitutifs des équipements,
La mise au point du phasage détaillé des travaux sur la base des plans fournis dans le
dossier et les réunions de coordination,
Les plans de signalisation et équipements provisoires des différentes phases de
circulation,
Le journal de chantier.
L'implantation comprend :

Le piquetage avec le maître d’œuvre,


Le suivi tout au long du chantier des repères mis en place.
Protection et nettoyage
Pour l’ensemble des tâches réalisées, ETDE s’engage à respecter :

Les précautions de signalisation sur les voiries,


La propreté quotidienne des chantiers,
Les protections individuelles et collectives.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 90


o Etude et conception

Réalisation de l’étude par le bureau d’études


La réalisation de l’étude de carrefour se décompose en plusieurs étapes :

1. Identification de la réalisation du carrefour à feux : sécurisation des traversées de


piétons, régulation de trafic, priorité aux transports en commun…,

2. Réalisation de comptage de véhicules (automatique ou manuel) sur l'ensemble des


différents mouvements,

3. Qualification de la voirie avec projet de reprise de l’implantation des voies si


nécessaire,

4. Réalisation du diagramme de fonctionnement, de la matrice de sécurité, du


diagramme linéaire,

5. Réalisation de la programmation, test et simulation en laboratoire, mise en service


sur site, vérification du résultat par rapport à l’étude et ajustement si nécessaire.

o Préparation des travaux


Reconnaissance sur site
Cette visite, effectuée éventuellement en présence du Client ou de son représentant,
permet d’identifier avec précision l’environnement du chantier et ses contraintes.

Autorisations
Le responsable du chantier se charge d’obtenir l’ensemble des autorisations nécessaires à
l’exécution de l’ouvrage comme par exemple :

Autorisation des services de la voirie,


DICT (Déclaration d’Intention de Commencement de Travaux).

Information aux riverains


Les riverains sont informés de la réalisation de travaux à
proximité de leur domicile par différents moyens :

Diffusion d’un avis de travaux dans la boîte aux lettres,


Mise en place d’un panneau d’information indiquant la
nature, la durée des travaux et le maître d’ouvrage,
Affichage de l’arrêté de voirie (obligatoire pour un chantier en voie
urbaine).

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 91


Balisage
Avant tout démarrage de travaux, un balisage et des panneaux de signalisation sont mis en
place pour délimiter l’emprise du chantier et avertir les utilisateurs de la présence de
travaux. Chaque équipe dispose au minimum dans son véhicule des moyens suivants :

2 panneaux AK5 Plusieurs cônes K5a 1 triflash et 1 Par personne un gilet


gyrophare sur le classe 2
véhicule
Le véhicule est également signalé sur les quatre faces par des bandes de signalisation rouges
et blanches.

L’implantation des panneaux est conforme aux plans fournis par le concessionnaire de
voirie. Les équipes travaux suivent le mode opératoire de leur "Mémento du Responsable
d'Equipe" pour mettre en place la signalisation et disposent aussi de schémas de principe
types.

Afin de ne pas gêner la circulation des piétons et des riverains, des


passages balisés sont mis en place autour des carrefours. Lorsque la
configuration du chantier rend impossible la mise en place de balisage
approprié, nos équipes, qui sont sensibilisées aux risques quotidiens des
travaux près de la circulation automobile, régulent elles-mêmes le trafic
piéton en guidant par exemple les personnes pour les traversées de route.

Piquetage
Avant de commencer les travaux, on procède en présence du représentant du client aux
opérations de piquetage par la matérialisation sur le terrain de l’implantation théorique des
ouvrages et du tracé des réseaux à réaliser.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 92


Pour les opérations de traçage, il sera fait usage de :

Bombes de peinture de traçage ou cordon de traçage,


Piquets ou niveaux de chantier,
Détecteurs de réseaux.
Sondage
Pour un repérage précis et en cas de doute sur la localisation des ouvrages existants, des
sondages de reconnaissance sont exécutés perpendiculairement aux tracés des canalisations
indiquées sur les plans du projet.

En cas de discordance entre les hypothèses définies au niveau du projet et les conditions
d'exécution des travaux, le Maître d’Œuvre ou le Client en sera informé.

Etat des lieux


Dans certains cas, en particulier lors d’interventions sur des façades ou des chaussées
dégradées, il sera établi un état des lieux contradictoire avec le client et les riverains, afin de
constater de façon contractuelle et photos à l’appui, l’état des dégradations existantes avant
le démarrage des travaux. Si nécessaire cet état des lieux pourra être établi par un huissier
mandaté par l’entreprise.

Manuel Métier et Dossier travaux


Pour chacune de ses activités, ETDE a rédigé des manuels métiers (Réseaux aériens, Réseaux
souterrains, Eclairage public et Signalisation Lumineuse Tricolore, Télécom aérien câblage,
Equipements Electriques et Postes HT) regroupant l’ensemble des pratiques, informations et
contrôles à effectuer permettant de maîtriser l’exécution des travaux. Ils décrivent les
méthodes, les moyens humains et matériels et les conditions d’environnement nécessaires à
l’exécution des tâches.

Ces manuels sont diffusés à chaque équipe.

MANUEL METIER MANUEL METIER MANUEL METIER MANUEL METIER MANUEL METIER MANUEL METIER
Réseaux aériens Réseaux souterrains Eclairage public et Postes HT Equipements Télécom aérien
Signalisation électriques câblage
Lumineuse Tricolore

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 93


Pour l’exécution des travaux, nous utilisons un "dossier travaux simplifié" reprenant toutes
les informations nécessaires pour l’exécution et le contrôle des tâches (DICT, Sécurité,
Balisage, Liste des tâches à exécuter, Contrôles, …).

Exemple du dossier travaux simplifié

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 94


o Exécution des travaux (modes opératoires)
Afin de mieux comprendre la méthodologie de réalisation du chantier, nous expliquons dans
les parties suivantes la manière dont sont exécutés les travaux, quels matériaux sont utilisés,
quels outils et engins sont employés,… Nous respecterons la chronologie du diagramme des
étapes d'aménagement d'un carrefour à feux.

o Génie Civil, Regards de Tirage et Massifs

Réalisation des tranchées


Après réalisation des traçages, piquetages et sondages nécessaires et la mise en place de la
signalisation, les tranchées sont réalisées selon les phases suivantes :

Découpes ou déposes préalables,


Ouverture de la tranchée avec évacuation des matériaux extraits, le cas échéant,
Exécution du lit de pose,
Pose des fourreaux,
Enrobage des fourreaux,
Remblayage et compactage,
Finitions.

Découpes ou déposes préalables


Découpe du revêtement existant
La découpe du revêtement a pour objectif de créer une délimitation maîtrisée et continue de
la surface concernée par les travaux et permettre l’excavation de la fouille en limitant les
désordres dans les zones contiguës. Elle doit être réalisée de façon continue de part et
d’autre de la tranchée.

Sans instruction particulière du concessionnaire, la largeur de la découpe sera fixée en


fonction de celle de la fouille et légèrement supérieure à celle du godet de pelle.

Le matériel utilisé devra être choisi en accord avec les services de voirie concernés. Il
dépendra de la composition de l’assise de la chaussée ou du trottoir et des contraintes
locales : largeur des rues, moyens d’accès….

Parmi les principaux matériels :

Scie à sol,
Marteau piqueur muni d’une bêche,
Machine type MITRI (découpe 2 lignes parallèles grandes profondeur),
Trancheuse.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 95


Dépose de pavés
Les pavés sont déposés soigneusement pour permettre leur réutilisation. Ci-dessous un
exemple de terrassement en milieu urbain sur trottoir pavé.

Ouverture de la tranchée
Différentes techniques pourront être utilisées :

Exécution manuelle,
Mini pelle,
Tracto-pelle,
Pelle mécanique,
Trancheuse à chaîne ou à roue,
Forage dirigé.

Ces différents moyens seront sélectionnés en fonction de : Ouverture avec un tracto-pelle

L’accessibilité,
L’environnement,
La dimension et la largeur de la fouille,
L’encombrement du sous-sol.
Lors de la réalisation des fouilles, les collaborateurs veilleront à ne pas déstructurer les
parois en évitant d’emporter les blocs dépassant la largeur de la tranchée. Sauf situation
particulière, la longueur de tranchée ouverte ne dépassera pas la longueur de pose
journalière de façon à ne pas réduire la sécurité des usagers. Le fond de la fouille sera plan et
exempt de points durs.

La rencontre d’un réseau non mentionné dans la DICT devra être signalée au gestionnaire de
voirie. Il convient d’être vigilant sur le code des couleurs des dispositifs avertisseurs qui n’a
pas toujours été respecté et sur l’absence de tel dispositif pour les réseaux anciens ou posés
par forage ou fonçage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 96


Dimensions de la fouille

Les dimensions de la tranchée seront conformes au règlement de la voirie et au CCTP. A


défaut de précisions, les proportions suivantes pourront être mises en œuvre :

Largeur : elle doit être aussi réduite que possible. Sa largeur est définie en fonction
du nombre de fourreaux et de leur diamètre.
Profondeur minimale de charge : elle dépend de la fonction du futur revêtement. A
défaut de précisions, les modèles suivants seront respectés :

Voisinage entre canalisations :


 0,20 m aux points de croisement entre deux canalisations électriques,
 0,20 m par rapport à une canalisation de communication disposée de façon
parallèle,
 0,10 m par rapport à une canalisation électrique basse tension disposée de
façon parallèle,
 0,20 m par rapport à une canalisation d’autre nature.

Démolition de rochers ou d’ouvrages existants


Il sera fait usage de moyens appropriés de type BRH, marteau piqueur ou
trancheuse.

La démolition d'ouvrages contenant de l'amiante sera confiée à une entreprise spécialisée.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 97


Evacuation d’eau
En cas de présence d’eau en fond de tranchée, il sera procédé à un assèchement de la fouille
par utilisation de matériel de pompage.

Protections contre les éboulements – Blindage


Toute tranchée d’une profondeur supérieure à 1,30 m et d’une largeur inférieure ou égale à
2/3 de la profondeur, sera obligatoirement étayée au fur et à mesure de sa réalisation. Dans
le cas particulier d’un terrain ayant des problèmes de stabilité, l’utilisation de blindages
pourra se faire pour des tranchées mêmes inférieures à 1,30m.

Stockage et évacuation des déblais


Le stockage des matériaux d’excavation est fonction de la place disponible sur le chantier et
du réemploi ou non des matériaux. Une zone de stockage est définie en accord avec les
services techniques de la commune. Les déblais non réutilisables seront mis en décharge
dans les carrières agrées.

Exécution du lit de pose


Le fond de fouille sera aménagé par la mise en place d’un lit de pose constitué d’une couche
de sable ou terre fine, exempt de tout élément susceptible de
détériorer la gaine de protection de la canalisation. L’épaisseur
totale de la couche sera en général de 10 cm.

Pose des fourreaux


Il sera utilisé des fourreaux de type TPC de couleur rouge. Lors
de la mise en œuvre, on veillera particulièrement au respect
des rayons de courbure. Les fourreaux seront aguillés. Les manchonnages seront soignés et
pourront être renforcés par du ruban adhésif (en veillant à ne pas coincer l’aiguille). Les
extrémités seront obturées par des bouchons jusqu’à la phase de tirage des câbles.

Enrobage des canalisations


L’enrobage est destiné à constituer un minimum d’épaulement des
canalisations, fourreaux et câbles, et de les protéger des chocs des
matériaux déversés et des risques de poinçonnement. Il est
constitué des mêmes matériaux que le lit de pose et d’une épaisseur
totale de l’ordre de 20 cm.

Remblayage – Compactage
Le remblayage et le compactage des tranchées doivent être réalisés avec le plus grand soin
pour éviter l’apparition future de désordres et notamment des tassements de terrain. Le
remblayage et le compactage d’une tranchée sont réalisés dans l’ordre chronologique
suivant :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 98


Réalisation du remblai en matériaux issus de la fouille ou en matériaux d’apport de
carrière, par couches successives de 15 ou 20 cm compactées suivant les règles
données ci-après,
Déroulage du grillage avertisseur après pose des différents remblais. Il est placé au
minimum à 20 cm au-dessus de la canalisation,
Réfection de la structure de la chaussée en deux phases pour atteindre la
densification requise :
 Couche de fondation,
 Couche de surface.

Le compactage des matériaux préalablement étalés et réglés, est assuré au moyen d’une
pilonneuse vibrante ou, pour des tranchées d'une largeur supérieure à 40 cm, d’une plaque
vibrante ou de rouleaux dont l’utilisation est moins pénible. Le compactage sera réalisé en 8
passes par couche de 20 cm d’épaisseur.

Exemples d’outils pour exécuter un compactage :

Pilonneuse Rouleau Plaque vibrante

Contrôles de la tranchée
Le contrôle de la tranchée (dimension, état des parois, absence d’aspérités,…) sera réalisé et
les résultats enregistrés sur la fiche de contrôle "Génie Civil".

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 99


FICHE DE CONTRÔLE IM CEE RSE 015 A
"Génie civil"

Chantier :

Commune : CI :

Désignation des contrôles Fréquence Valeurs désirées Tolérance Appareil de mesure

1 Lit de pose Voir plan n° Mini Mètre n° : Sans objet


Voir coupe type
Autre :

2 Hauteur de sable sur cana. Idem lit de pose Mini Mètre n° : Sans objet
Autre :

3 Position grillage avertisseur Idem lit de pose Mini Mètre n° : Sans objet
Autre :

4 Couverture de tranchée Idem lit de pose Mini Mètre n° : Sans objet


Autre :

Valeurs lues Etat Contrôle effectué par


Hauteur Position
Lit de Couverture
Tronçon sable sur grillage C NC Nom Date Visa
pose de tranchée
cana. avertisseur

Observations:

Page 1 / 2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 100


Il conviendra de vérifier le nombre de passes et l’épaisseur des couches à compacter.
Lorsqu’il est demandé dans le marché, le contrôle du compactage est assuré au moyen d’un
pénétromètre. Les résultats sont consignés sur un relevé de mesures édité par le logiciel
correspondant au pénétromètre.

Regard de tirage
Il est conseillé d’intercaler un regard de tirage sur les tronçons d'une
longueur supérieure à 50 m et aux dérivations. Il peut être coulé en
place avec un béton dosé à 350kg/m3 ou préfabriqué. En général, des
chambres sans fond sont utilisées et c’est le terrain naturel qui sert de drain.
Entre un regard de tirage et un support, il est possible de mettre en place un
seul fourreau qui doit être centré au milieu des tiges de scellement. Le
sertissage de la mise à la terre est effectué dans les regards. Le type de tampon dépendra du
lieu où le regard de tirage sera situé :

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 101


125 kN (B125) : chambres implantées en zones piétonnières, sur
trottoirs, et sur aires de stationnement pour voitures,
250 kN (C250) : chambres implantées en zones piétonnières, sur
trottoirs, au niveau des caniveaux dans les rues, sous accotements
de routes et parkings accessibles aux voitures,
400 kN (D400) : chambres implantées sur des voies de circulation, sur les
accotements stabilisés et les aires de stationnement pour tous types de véhicules
routiers.

Les différents types de chambre pouvant être utilisés sont :

L1T, L2T, L3T, L4T : Chambre à poser sur un trottoir ou sur un accotement en dehors
de la circulation avec tampons non logotés et possibilité de grille de protection.
Dimensions
Type Nombre Masse
Disposition chambre
chambre tampons (kg)
(mm)

1T 1 527 x 389 43,4

L2T 2 1161 x 389 80,8

L3T 3 1381 x 527 116,2

L4T 4 1876 x 527 150,5

K1C, K2C : Chambre à poser sur une voie de circulation de véhicules. Tampons non
logotés et possibilité de grille de protection.
Dimensions
Type Nombre
Disposition chambre Masse (kg)
chambre tampons
(mm)

K1C 1 750 X 750 140,6

K2C 2 750 X 1500 263

K3C 3 750 X 2250 388

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 102


Massifs des supports de feux
Les massifs seront implantés conformément aux indications des Services Techniques. Afin de
réduire la gêne occasionnée par le chantier, les mâts seront installés en provisoire sur plaque
de façon à ne pas gêner la confection des nouveaux massifs.

Calcul des dimensions des massifs


Le calcul des dimensions est réalisé pour le cas général. Ici, les massifs seront de dimensions
0.5 x 0.5 x 0.5 m. Pour certains cas particuliers, il sera nécessaire d’effectuer une étude de
sol afin que les massifs soient dimensionnés par un ingénieur béton. Ils pourront être
ferraillés.

Gabarit
L’entraxe entre les tiges de scellement est assuré par l’utilisation :

D’une planche démontée après séchage,


D’un ensemble de tiges soudées entre elles par des fers à béton ou des
anneaux en acier respectant la dimension de l’entraxe voulu.
On procédera à la protection de l’extrémité des tiges de scellement par
un ruban adhésif avant le coulage du massif pour éviter de souiller le
filetage. Si l’installation est réalisée en classe I par l’intermédiaire d’une
câblette de terre, le massif devra comporter une gaine pour le passage
de celle-ci. Elle sera raccordée par sertissage sur le réseau de terre
principal.

Coulage
On emploiera un béton B25 dosé à 350 kg/m3. Les tiges de scellement ne devront pas
dépasser du massif de plus de 8 cm. Le béton pourra être vibré. Le massif pourra être
coffré. Le lissage du massif devra être réalisé de niveau et proprement pour pouvoir
employer éventuellement un « péplic ».

Après pose des supports de signalisation, les tiges de scellement seront


graissées et protégées par un bouchon de protection de marque SOGEXI
type "KAPTIGE" ou équivalent, adapté à la dimension des écrous.

Séchage
Il conviendra d’observer un délai de séchage suffisant
pour une bonne prise du béton (environ 21 jours) surtout
pour les massifs des potences.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 103


Une câblette de terre de section 25 mm2 sera coulé dans le massif et raccordé par sertissage
à la cablette de terre générale du carrefour.

Massif de l’armoire de signalisation


En même temps que la dépose des signaux, l’ancienne armoire sera déposée elle aussi.

Le massif de l’armoire du contrôleur sera réalisé par coffrage externe. Le coffrage présentera
une rigidité suffisante pour résister aux terrassements et déformations nuisibles qu’il subit
pendant l’exécution des travaux.

Un fourreau en polyéthylène rouge Ø90 sera mis en place à l’intérieur du massif pour le
passage du câble d'arrivée EDF et 3 ou 5 autres fourreaux Ø90 seront installés pour le
passage des câbles de départ des feux tricolores. La câblette de terre sera raccordée par
sertissage sur le réseau de terre principal. Le nombre de fourreaux en départ d’armoire sera
déterminé par la grosseur du carrefour.

Le massif sera coulé en pleine fouille et en une seule fois. Il sera supérieur de 10 cm en
longueur et largeur par rapport à l’armoire des feux tricolores.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 104


o Tirage des Câbles

Déroulage des câbles


Le câble d’équipement sera du type U 1000 RO2V, respectant les prescriptions du CCTP. Il
sera tenu compte du type de matériel installé et des conditions d'utilisation. Le déroulage se
fera uniquement à la main.

Petit matériel
Pour la préparation et le tirage des câbles nous utiliserons des équipements
annexes :

Emerillon,
Corde de tirage,
Aiguille fibre.

Pose des câbles sous fourreaux


Le déroulage des câbles sera réalisé suivant le plan de déroulage réalisé pendant l’étude du
carrefour.

ARMOIRE

12 G 1.5
V1

7 G 1.5
P2
12 G 1.5

V3

7 G 1.5
P4

2 X 1.5 blindé

Bcl 1

Suite à l’aiguillage du réseau, une corde de tirage sera installée et


servira au tirage du câble. Pour anticiper le passage ultérieur d’un
autre câble, nous tirerons en même temps que le câble une autre
corde qui sera laissée en attente dans le fourreau, dans le but
d'éviter de procéder à un nouvel aiguillage. L’extrémité du câble
sera fixée à la corde de tirage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 105


On surveillera en permanence la stabilité du touret et l’absence de risque
d’endommagement du câble. Toutes les précautions seront prises pour ne pas blesser la
gaine extérieure du câble, en particulier contre les parois des regards ou chambres de tirage.
Eventuellement, des galets de déroulage seront utilisés. La pose et le tirage des câbles ne
seront pas être entrepris si la température extérieure est inférieure à -10°C. Pour favoriser le
tirage, on pourra procéder au nettoyage du fourreau par soufflage à l’air comprimé. Dans
des cas difficiles, on pourra utiliser des produits de type microbille (Yellow par exemple).

Les résultats du déroulage sont enregistrés sur une fiche de contrôle.

FICHE DE CONTRÔLE IM CEE RSE 013 A


"Déroulage Cable Souterrain"

Chantier :

Commune : CI :

Désignation des contrôles Fréquence Valeurs désirées Tolérance Appareil de mesure

Déroulage Manuel
1
Déroulage Mécanique

2 Tension du cable Voir plan n° Maxi Dynamomètre n° :


Autre :…………………..

3 Température Valeurs lues + 2.5° C Thermomètre n° : Sans objet

4 Espacement entre réseaux Voir plan n° Mini Mètre n° : Sans objet


Voir coupe type……….
Autre :…………………..

Valeurs lues Etat Contrôle effectué par


Espacement
Tension
Tronçon T° entre C NC Nom Date Visa Observations
du cable
réseaux

A l’issu du déroulage, une fiche de mesure sera réalisée et transmise au client pour un
éventuel métré contradictoire.

Tenant Aboutissant 12G1,5 7G1,5 BP 2x1,5 2G1,5 blindé terre

Armoire V1 70

V1 P2 70

Armoire V3 80

V3 P4 70

ARMOIRE Boucle 8.1 80

TOTAL 150 140 0 80 0


Observations:

Page 1 / 2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 106


o Levage des supports et Potences, Raccordements

Mise en place des supports de signalisation


Les pieds des supports aluminium seront protégés par 2 couches de
peinture bitumineuse ou similaire sur une hauteur de 30 cm à l’extérieur
de la base. Les travaux de levage et de mise en place des supports et de
leurs divers accessoires seront exécutés avec toutes les précautions
d’usage en tenant compte des prescriptions se rapportant au maintien et
à la sécurité de la circulation. Tous les soins nécessaires seront apportés
pour qu’aucun dommage ne soit causé aux diverses pièces constituant le
support. Les supports seront orientés de façon à ce que les portes de visite soient du côté
opposé à la circulation. Les supports, équipés au préalable des lanternes Ø200 seront levés
en une seule pièce. Le reste de la visualisation (répétiteur, caisson piéton et bouton
poussoir) sera posé sur le mat levé, ceci afin d’optimiser l’orientation du matériel.

Les supports seront mis à la terre par borne vissée sur le fut de chaque mat.
Les prises de terre seront constituées par du câble en cuivre nu d’une
section de 25 mm² raccordée à la terre générale par sertissage. Tous les
raccordements aux bornes de terre des supports de signalisation seront
graissés.

Chaque support sera raccordé d’une part au fil de terre des câbles puissance
et d'autre part à la terre générale du carrefour.

Raccordement des supports

Les câbles partiront sans coupure de l’armoire de commande et seront raccordés dans
chaque support. Ils seront raccordés directement sans aucune boîte de jonction ou de
dérivation, sur les bornes isolées situées dans le boitier Classe 2 (type SOGEXI ou
équivalent). Le repérage des conducteurs sera fait avec précision.

Mise en place des visualisations


Les prescriptions des fournisseurs concernant la fixation des lanternes, des caissons piétons,
des répétiteurs et des boutons poussoirs sur les supports devront être rigoureusement

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 107


observées. Le réglage de l’orientation des éléments de visualisation se fera une fois
l’installation complète en fonctionnement.

Confection des Boucles de Détection


Le système de détection se compose de 3 éléments :

La boucle inductive,
Le câble de liaison,
Le détecteur.
La boucle inductive est constituée de plusieurs tours de fil conducteur placés dans le sol. Elle
représente l’élément sensible du système de détection.

Nous réaliserons la saignée dans la chaussée à l’aide d’une scie à sol munie d’un
disque de 11 mm. La méthode de sciage avec deux disques ne sera pas retenu car

l’état de surface du fond de la saignée n’est pas plat et risque d’endommager le câble.

La profondeur sera d’environ 7 à 8 cm et la largeur de 5 à 10 mm. On prendra soin d’éviter


tout ce qui pourrait blesser le câble (angles vifs, débris, outils de pose). Le rebouchage se
fera avec de l’asphalte coulé a chaud.

Préparation du sciage Coulage à chaud

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 108


Dimensions de la boucle
L’efficacité maximum est obtenue lorsque la totalité de la boucle est couverte. Dans la
pratique, la boucle est souvent plus large pour tenir compte des variétés de véhicules ou des
trajectoires. La plupart du temps, elle sera rectangulaire avec un périmètre d’environ 6 à 10
m. Pour favoriser la détection des 2 roues, la profondeur de passage sera réduite (0,7 à
0,9m).

Détermination du nombre de spires


Afin d’optimiser la sensibilité de la boucle, nous respecterons le nombre de spires donné
dans le schéma et dépendant de la dimension des voiries :

Pose de Matériel de Détection

Détection par radar hyperfréquence


Le radar est souvent employé pour réaliser des détections éloignées (à 100 m de la ligne de
feux environ). Il se pose généralement au-dessus de la lanterne tricolore et est raccordé par
un câble de type U1000 RO2V directement à l’armoire. C’est le déplacement minimum du
véhicule qui déclenche la détection. Ce paramètre réglable augmente la fiabilité en évitant
les déclenchements intempestifs dus à des mouvements parasites tels que l'action du vent
sur les arbres ou sur le poteau porteur.

La possibilité de choisir la direction des véhicules, en approche ou s'éloignant, évite la prise


en compte de véhicules circulant en sens inverse.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 109


Détection radio
L’emploi de radar de détection couplé à une antenne HF permet la transmission de détection
de véhicule (voiture, transport en commun,…) sur des distances supérieures à 200 m en
toute fiabilité.

Ce type de détection et de transmission est surtout utilisé pour faire de la détection avancée
pour donner la priorité aux transports en commun par exemple.

Ce dispositif évite par ailleurs la réalisation de travaux importants de génie civil.

Boucle distante > 200m

Coffret radio et détecteur boucle

o Pose de l’Armoire de Commande

L’armoire de commande sera posée sur le massif coulé en pleine fouille après séchage de
celui-ci. Elle sera scellée sur le massif à l’aide de chevilles à frapper ou de chevilles
chimiques.

L’ensemble des câbles sera raccordé par borne vissée sur le contrôleur de carrefour. L’ordre
de raccordement respectera scrupuleusement le plan de repérage réalisé lors de l’étude
trafic du carrefour.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 110


o Programmation et essais – Mise en service
Programmation du contrôleur
L’ensemble de nos techniciens a reçu la formation nécessaire à la programmation des
différents contrôleurs de carrefours présents sur le marché. Nous sommes équipés et formés
à la programmation des contrôleurs de type SEA, SAGEM, FARECO et LACROIX.

La programmation sera réalisée en interne, ce qui a pour avantage de maitriser les délais de
réalisation et d'adapter facilement le programme suite aux demandes du client.

Après réalisation, la programmation est testée sur l’un de nos bancs de test, ceci dans le but
d’éviter tout défaut de fonctionnement lors de la mise en service. Nous disposons dans nos
ateliers d’un grand nombre de cartes en stock pour l’ensemble des contrôleurs afin de
pouvoir répondre instantanément à la mise hors service de l’une d’entre elle.

Il pourra être envisagé une simulation du fonctionnement dans nos laboratoires.

PROGRAMMATION ARMOIRE DE COMMANDE


L’ensemble de nos techniciens a reçu la formation nécessaire à la programmation des
différents contrôleurs de carrefours présents sur le marché. Nous sommes équipés et formés
à la programmation des contrôleurs de type SEA, SAGEM, FARECO et LACROIX.

La programmation sera réalisée en interne, ce qui a pour avantage de maitriser les délais de
réalisation et d'adapter facilement le programme suite aux demandes du client.

Après réalisation, la programmation est testée sur l’un de nos bancs de test, ceci dans le but
d’éviter tout défaut de fonctionnement lors de la mise en service.

Nous disposons dans nos ateliers d’un grand nombre de cartes en stock pour l’ensemble des
contrôleurs afin de pouvoir répondre instantanément à la mise hors service de l’une d’entre
elles.

Il pourra être envisagé une simulation du fonctionnement dans nos laboratoires.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 111


EXEMPLE DE DIAGRAMME LINAIRE

o Essais et mise en service

Les essais et réglages sont réalisés conjointement avec le client. Un technicien sera présent
lors des essais et pourra à tout moment effectuer des ajustements sur la programmation.

Un ensemble complet de tests et de mesures (test des couleurs, test des boucles, test du
programme, mesure de terre, mesure des différentes tensions) sera réalisé avant toute mise
en service.

Un organisme agréé (type Véritas ou Socotec) attestera de la conformité des installations.

Marque SEA Mesures :

Type CLP 703 Terre <2 Ω

Nb lignes câblés 16 Isolement 32 MΩ

Nb Lignes équipées 8 Ph - N 227.2 Volt

Nb Entrées 20 PH - T 226.2 Volt

Nb Sorties 16 N-T 1 Volt

Modem Réseau IP Essais


OK
Protections Lignes Couleurs

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 112


Type Support
N° Entrée Affectation Fonctionnement
Détection BAP

Com agent E00 CLIGNO OK

Boucle 10 E4 eB10 OK

Boucle 11 E5 eB11 OK

Boucle 21 E6 eB21 OK

Boucle 41 E7 eB41 OK

BAP 3 E8 eBPCY3 OK

BAP 7 E9 eBPCY7 OK

BAP 5 E10 eBPP5 OK

BAP 6 E11 eBPP6 OK

EXEMPLE DE TEST REALISE AVANT MISE EN SERVICE

o Réception et bouclage

Lors de la mise en service du carrefour, nous réaliserons la vérification électrique afin de


remédier immédiatement aux éventuels problèmes trouvés par l’organisme de contrôle.

A l’issus du contrôle, nous réaliserons sur le terrain une réception avec le client ainsi que la
mise au point du DGD.

Nous signerons conjointement avec le client un PV de réception. Ce PV servira :

de départ pour la période de garantie,


de date de fin des travaux,
au transfert de l’ouvrage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 113


Le Dossier Des Ouvrages Exécutés

Ce dossier est constitué notamment des documents cités ci-dessous. Cette liste ne prétend
pas être exhaustive :

Un compte rendu des essais et de la mise en service du carrefour,


Les plans de récolement,
Le détail du programme du contrôleur de carrefour,
Les procès verbaux de conformité électrique,
Les fiches techniques des matériels.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 114


Le DOE est remis au Maître d'Œuvre sur support papier et informatique après la réception
des travaux prononcés suivant les modalités fixées au CCTP.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 115


1.7.- Les énergies renouvelables
I - Le photovoltaïque :

AVERTISSEMENT :
Ce document est extrait de l’AST de Mr BARTASSOT Clément présenté en
juin 2015.

Quels sont les grands principes du photovoltaïque (PV).

A) L’énergie du soleil

L’énergie « mère », c'est-à-dire celle qui est la cause de réalisation des ouvrages
photovoltaïques est l’énergie solaire. Cette source d’énergie a l’avantage d’être inépuisable.
Nos connaissances actuelles, nous permettent d’exploiter efficacement cette énergie via les
rayonnements directs (voir figure 1) afin de répondre à nos besoins. Ce rayonnement ne
rencontre aucun obstacle sur sa trajectoire et ainsi nous aveugle lorsque nous levons les
yeux vers le soleil. Aujourd’hui, deux grandes familles d’utilisation de l’énergie du soleil
existent :

 Thermique
 Electrique (famille concernée par le domaine du photovoltaïque)

Figure 1 –Les 3 différents type de rayonnements solaires

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 116


1) L’effet photoélectrique

Cette utilisation de l’énergie solaire est certainement la plus connue du grand public.
On dit que c’est une utilisation passive car elle est basée sur l’effet de serre. Un absorbeur
d’énergie retransmettra l’énergie acquise dans un but bien précis. Ce type d’installation est
généralement utilisé dans le bâtiment afin de chauffer de l’eau à destination des usages
sanitaires (ECS) ou alors afin de sécher des produits issus de l’agriculture (fruits, foins).

2) L’effet photovoltaïque

Le terme photovoltaïque provient de Allessandro Volta qui inventa la pile électrique


et ainsi donna son nom à l’unité de mesure de la tension : le Volt. Le principe de l’effet
photovoltaïque découvert par Antoine César Becquerel en 1839 consiste à capter la lumière
afin de la transformer en électricité (et non en chaleur) à l’aide de matériaux ayant la
capacité d’être semi-conducteurs.
La réaction qui se produit au sein de ces matériaux reste assez simple. Lorsque la lumière
(assimilable à un ensemble de photons) rentre en contact avec une couche mince de ces
matériaux, elle transfert son énergie aux électrons de la matière. Ces derniers se mettent en
mouvement créant ainsi un courant électrique. Le courant créé est ainsi capté par les
matériaux semi-conducteurs (Voir figure 2).

Figure 2 – L’effet photovoltaïque

B) Le système photovoltaïque et ses caractéristiques

Un système photovoltaïque est un ensemble de composants qui commence par le module


PV (autrement appelé panneau photovoltaïque) et se termine au disjoncteur de
raccordement au réseau électrique public.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 117


Le courant continu qui est produit aux bornes d’un module PV est utilisé de différentes
manières (selon les souhaits du maître d’ouvrage) en raccordant les bornes à un circuit
électrique qui achemine le courant aux différents composants. Chaque composant est choisi
et dimensionné en fonction de l’usage du courant produit.

Voici les différents éléments que l’on peut trouver sur un site photovoltaïque :

 Structures
 Modules et câbles
 Boîtes de jonction
 Onduleurs
 Postes de transformation

1) Structures

La structure est un élément très important sur un site photovoltaïque, c’est sur celle-
ci que l’on fixe les modules. La structure joue un rôle primordiale, il existe plusieurs types qui
ont chacun un fonctionnement différent et donc un rendement propre.

Une note de calcul est réalisée par le fournisseur pour dimensionner les structures de
chaque site photovoltaïque. Lorsque l’on est dans le cas de centrale au sol, ces
dimensionnements prennent en compte différents cas de charge tels que ceux du vent,
neige, combiné des différentes actions agissantes sur la structures. À terme, l’objectif de ces
notes de calculs est de démontrer que la structure est stable mais que les pieux ou les
poteaux résistent aussi, à l’arrachement ( vents).

Afin de réglementer la construction de fermes photovoltaïques, un permis de


construire doit être établi. Celui-ci régit un grand nombre de paramètres. En effet, il
détermine la hauteur maximale de la structure afin que le site photovoltaïque s’intègre bien
dans le paysage. Comme montré sur la figure 3, le sens et le nombre de panneaux sur une
table peut varier. Cette variation entraine un changement de hauteur de la structure et donc
l’ombre de celle-ci diffère. Ainsi le permis de construire informe aussi le maître d’œuvre de
l’écart inter-table à prévoir pour qu’il n’y est pas de problème d’ombrage. Cette distance
s’appelle le pitch.

Sur le marché actuel on dénombre trois principales sortes de structures :


 Fixe
 Trackers (un axe ou deux axes)
 CPV
 Concentrateurs Photovoltaïques.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 118


a) Structure fixe

Le principe de pose en structure fixe est le système le plus répandu aujourd’hui.


L’orientation et l’inclinaison des modules ne changeront pas pendant toute la durée de vie de
l’ouvrage. On peut retrouver des systèmes fixes lorsque l’on réalise des champs
photovoltaïques avec des pieux battus dans le sol, poteaux sur longrines béton (si le sol ne
doit pas être retravaillé) ou bien lorsque l’on fixe des modules sur toitures. En règle générale
sur un champ PV au sol, on dénombre entre un ou deux poteaux par table.

Figure 3 – Structures/tables fixes

b) CPV

Ce système de structure est un système que l’on croise assez peu en France et qui fait
partie de la section R&D (Recherche et Développement) de la plupart des fournisseurs. On
parle d’un parc de concentrateur photovoltaïques deux fois moins important que le
traditionnel.
Le principe est de concentrer la lumière solaire à l’aide de lentille ou miroirs paraboliques
plusieurs centaines de fois. Ce faisceau de lumière est ensuite réfléchi sur une surface très
réduite, cette surface est une cellule photovoltaïque à haut rendement. (Voir figure 4).

Figure 4 – Système et cellule CPV

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 119


Il existe différentes cellules à haute concentration. On parle de basse, moyenne et haute
concentration. L’unité de mesure donnée à la concentration de chaque cellule et qui indique
le niveau de performance de celle-ci est appelée « soleil » :

 Pour une basse concentration, la cellule peut atteindre jusqu'à 100 soleils.
 Pour une concentration moyenne, les miroirs réfléchissent 100 à 300 soleils.
 A haute concentration, on peut atteindre 1000 soleils.

La majeure contrainte de ce type de structure est qu’elle doit absolument disposer


d’un système de tracking et plus précisément de trackers bi-axial. Ces systèmes CPV sont
plus complexes et donc plus coûteux. En plus de la structure en trackers, il faut combiner un
système de refroidissement afin que les cellules gardent un rendement optimal en évitant
les pertes par échauffement. Cependant le rendement global d’un tel système est deux à
trois fois supérieur à un système classique.

c) Trackers

Ce système permet à la cellule PV d’être constamment perpendiculaire aux rayons du


soleil et ceci grâce à un moteur ou des vérins pilotés à distance. Ainsi on augmente de 30%
en moyenne la production journalière d’une centrale PV.
Il existe deux types de trackers :

 Mono-axial : le module suit l’azimut d’Est en


Ouest selon un axe horizontal. (Voir figure 5)

Figure 5 – Tracker mono-axial

 Bi-axial : cette fois, le panneau suit l’azimut mais


aussi la hauteur du soleil grâce à son deuxième
axe de rotation. (Voir figure 6)

Figure 6 – Trackers bi-axial

Cette structure à un coût qui n’est pas négligeable pour le maître d’ouvrage. Ce coût
est détaillé dans le deuxième chapitre.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 120


Différents types de module :
2) Les modules et câbles

Il existe actuellement deux grandes technologies de modules photovoltaïques :

 Les technologies cristallines dont la matière première est toujours le silicium pour
aboutir à du silicium monocristallin. Le marché actuel est équipé de cellules
multicristallines pour 57 % qui ont un rendement de 15 % maximum. En revanche les
cellules monocristallines font environ 40 % du marché avec un rendement d’environ
20% maximum cependant la fabrication est plus onéreuse.

 Les technologies "couches minces" sont fondées sur l’utilisation de couches


extrêmement fines de l’épaisseur de quelques microns et consistent à déposer sous
vide sur un substrat (verre, métal, plastique, …). Ces cellules dites amorphes
représente 3% du marché et ont un rendement de seulement 6%

Figure 7 – Module polycristallin à gauche et monocristallin à droite

 Avant de choisir un type de module, il faut prendre en compte différents paramètres


tous aussi important que les autres, ces paramètres permettent aussi de prévoir la
quantité d’énergie qui pourra être produite par l’installation :

 Implantation
 Orientation
 Ombrages
 Caractéristiques électriques du module.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 121


a) Implantation

L’implantation d’un ouvrage photovoltaïque est importante car la production en dépend en


majeur partie. En effet, plus la région est ensoleillée, plus le rendement de l’installation sera
important. Cet ensoleillement est défini par le gisement solaire que l’on peut retrouver via
une carte (voir figure 8). Le gisement solaire est exprimé en kWh/kWc (le kiloWatt crête est
l’unité propre du secteur photovoltaïque), il définit la production maximale installée pour
une inclinaison et une orientation optimales.

Figure 8 – Carte des gisements solaires en France

b) Orientation et inclinaison

Pour maximiser le rendement d’une installation, il faut que les modules soient
orientés au sud avec une inclinaison avoisinant les 30° en plein été. Dans le cas de la saison
hivernale, il est préférable d’incliner les panneaux de 45° afin d’avoir un rendement
maximal. Ce changement d’inclinaison est non négligeable car c’est à cette période de
l’année que les besoins électriques sont les plus importants.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 122


Pour évaluer au mieux l’importance de l’inclinaison et de l’orientation des modules sur la
production, on peut prendre en compte un facteur de correction. Ce coefficient est un
indicateur qui est déterminé en fonction de l’orientation et de l’inclinaison (voir figure 9).
Plus il est proche de 1,00, plus le rendement est maximal. Voici un tableau récapitulant les
différentes valeurs de ce coefficient :

Figure 9 –Facteur de correction

c) Caractéristiques électriques
Pour finir, chaque module est différent, il est important de bien regarder chaque
caractéristique telle que le coefficient de température. Ce coefficient fait varier les
différentes données propres au module en fonction de l’implantation de notre module. De
plus le dimensionnement de tout l’ouvrage va être fait à partir des données du module, en
particulier le dimensionnement des câbles et des protections qui seront mises en place dans
les coffrets.

d) Ombrage
Les zones d’ombres que l’on appelle aussi « masque » ont un impact sur la
production d’une installation. Cet impact est d’une grande importance étant donné que les
modules sont raccordés en série. Cela entraîne une perte de production sur l’ensemble de la
chaîne de panneaux raccordés en série. Il suffit qu’un panneau soit ombragé pour que la
chaîne ne produise peu ou presque plus d’électricité malgré le fait que les autres modules
soient complètement exposés. Il est donc indispensable d’effectuer un relevé de masque
avant le début des études. Ces masques peuvent se matérialiser par des bâtiments ou le
relief environnant.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 123


Sur la figure 10, on détecte un ombrage en bas de table de quatre rangées de modules. Si
on effectue un câble vertical, l’ombrage va entrainer une perte de production sur l’ensemble
de la table car il chevauche les quatre séries verticales. En revanche, si l’on décide de faire
des chaînes horizontales, l’ombrage aura une incidence seulement sur la chaîne inférieure.

Figure 10 - Câblage type des modules en fonction de l'ombrage

Ainsi les chaines supérieures n’auront pas de baisse de production à cause de l’ombrage.

3) Les boîtes de jonction

Les Boîtes de Jonction (BJ) ou boîtier de raccordement (Voir figure 11) permettent la
mise en parallèle des strings de modules. Il existe plusieurs types de BJ qui ont chacune un
nombre bien particulier d’entrée de câbles (Exemple : BJ24 = Boîtes de Jonction de 24 strings
de chaque polarité + et -). Sur un champ PV, le but étant de minimiser les linéaires de câbles,
il arrive quelque fois que ce soit le maître d’ouvrage qui impose un certain nombre de BJ
avec un nombre d’entrée donnée.

Ces coffrets de taille variable font la jonction entre les câbles DCPS (câble de Direct
Current Petite Section) et les câbles DCGS (câble de Direct Current Grosse Section). Les
câbles DCGS permettent d’acheminer la production électrique aux onduleurs. Les boîtes de
raccordement peuvent être monitorées, ce qui permet aux clients de suivre en temps réel la
production de son champ photovoltaïque mais aussi de le contrôler.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 124


Figure 11 - Boîte de Jonction / Boîte de raccordement

Comme le montre la figure 11, il y a un organe de coupure extérieur à la boîte. Cet


interrupteur est imposé par la réglementation afin que nos collaborateurs puissent
intervenir sur un équipement sans risque. Néanmoins, il est nécessaire d’avoir une
autorisation de coupure c'est-à-dire une consignation de l’alimentation.
Une BJ est protégée par un parafoudre ou parasurtenseur afin de garantir le fonctionnement
de l’installation malgré des surtensions dues aux conditions météorologiques. Cet
équipement est dimensionné en fonction de la zone géographique dans laquelle se trouve la
centrale. Chaque zone n’a pas le même niveau kéronique (celui-ci représente le nombre de
jour où il y a du tonnerre dans la zone concernée).
Enfin on peut remarquer qu’il y a la présence d’un fusible pour chaque départ de câbles de
chaînes. Ces fusibles jouent le rôle de protection des modules. Cette protection est
dimensionnée de manière à éviter les courants inverses. Il y a un fusible par polarité.

4) Les onduleurs

S’il est rare que le client confie à Bouygues Energies et Services le choix des modules,
il est de plus en plus commun que celui-ci confie le choix des onduleurs, dans le cadre de
projets clés en main. En effet, l’onduleur est une pièce majeure dans une centrale
photovoltaïque de par son impact sur la production ainsi que sur les coûts.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 125


a) Généralités

L’onduleur est l’appareil d’électronique de puissance permettant de transformer le


courant continu (DC) produit par le parc en courant alternatif (AC) injectable sur le réseau
(50 Hz). Dans le cas d’une centrale photovoltaïque au sol, les puissances à convertir peuvent
être importantes. L’injection se fera donc le plus souvent sur le réseau HTA et nécessitera un
transformateur de puissance en aval de l’onduleur. De plus, les onduleurs n’étant pas
fabriqués « sur mesure », leurs caractéristiques techniques d’entrées sont à considérer pour
bien choisir l’onduleur. En effet, chaque centrale possède des caractéristiques qui lui sont
propres. Il a donc fallu fournir à chaque fabricant, les données significatives, afin qu’ils
puissent mettre en œuvre leurs solutions. Les données principales à fournir sont donc :

 La puissance à convertir qui permettra de choisir la puissance des onduleurs et leur


nombre.

 Le type et le nombre de panneaux. Ces données permettent au fabricant


d’onduleurs, d’établir une configuration électrique, lui permettant de faire
correspondre la centrale avec sa gamme d’onduleur. En effet, le nombre de
panneaux par string détermine la tension de la centrale et le nombre de string
détermine l’intensité. La tension doit être comprise dans la plage de tension DC de
l’onduleur et l’intensité doit être inférieure à l’intensité maximale tolérable par
l’onduleur.

 La localisation du site, la disposition générale et l’inclinaison permettront à la


personne consultée de faire des simulations et de tenir compte des chutes de tension
(souvent importante dans ce genre de projets) ainsi que des températures et de la
qualité de l’air pour déterminer si les onduleurs fonctionnent dans les bonnes
conditions.

Les caractéristiques d’entrée des onduleurs sont donc primordiales afin de


déterminer dans quel cas l’onduleur sera le plus performant, vis-à-vis de son rendement. On
distingue alors, dans les caractéristiques, le rendement maximum et le rendement
européen. Ce dernier est plus significatif puisqu’il prend en compte le rendement de
l’onduleur à différents régimes. On précise également qu’une des caractéristiques
fondamentales de l’onduleur est d’optimiser la production, en temps réel, en fonction du
rayonnement incident. Cette caractéristique provient d’un programme de recherche de
point de puissance maximum appelé MPPT. Ainsi, tous les onduleurs possèdent une plage de
tension MPP, dans laquelle la « recherche » du MPP peut être faite. Elle est essentielle pour
garantir un bon rendement.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 126


Enfin, dans les aspects techniques seront étudiés les services de monitoring. En effet,
cet aspect est souvent oublié mais est primordial, car il permet au client de mieux gérer sa
centrale en fonctionnement. Il est donc bien de pouvoir surveiller un grand nombre
d’éléments de sa centrale et pas seulement l’onduleur lui-même. Cependant, des services de
monitorings de strings et de boites de jonctions existent, mais sont onéreux. Un bon
compromis serait par exemple d’avoir des onduleurs dont les entrées sont monitorées.

b) Les technologies proposées

A travers les propositions, deux grands types d’onduleurs se distinguent en fonction


de leur puissance nominale:

 Les onduleurs centralisés :


Les onduleurs centraux (voir figure 12) sont des onduleurs transformant de grosses
puissances (plusieurs centaines de kW) regroupant ainsi de très nombreux strings en
parallèle, le plus souvent après un intermédiaire : les boîtes de jonction.

Figure 12 – Onduleur central

Voici un schéma expliquant le fonctionnement d’un onduleur central, avec un seul MPPT.

Ce mode de fonctionnement
reflète également le réglage
« maître/esclave » de plusieurs onduleurs
entre eux. En effet, lorsque plusieurs
onduleurs sont connectés selon ce mode,
ils agissent en single MPPT et adaptent
leur puissance (par paliers ou unités) en
fonction de la production .

Figure 13 - Fonctionnement d’un onduleur central avec un seul MPPT

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 127


Un onduleur centralisé peut également posséder plusieurs MPPT. Voici un schéma
qui illustre son fonctionnement :

Il gère ainsi le champ comme


plusieurs petits « sous-champ »
connectés à des entrées différentes.
La sortie, elle, est gérée comme un
onduleur centralisé classique.

Figure 14 - Fonctionnement d’un onduleur central avec plusieurs MPPT

Le plus souvent, ces onduleurs sont placés dans un local ventilé, non loin du
transformateur de puissance, et sont protégés du rayonnement solaire direct pour éviter les
surchauffes, ainsi que de la pluie et des intempéries diverses.

Avantages et limitations :

Cette solution comporte de nombreux avantages pour des projets de cette taille. En
effet, elle facilite la mise en œuvre du raccordement, rendant le chantier plus rapide. Cet
aspect est très important. On limitera la dispersion dans le câblage et représentera un gain
de temps. Cependant, un onduleur central est lourd et encombrant et donc difficile à
transporter et à installer sur site (livraison un peu plus coûteuse).

De plus, un shelter de protection est systématiquement à prévoir pour assurer sa protection.


Ajoutons à cela que l’éloignement par rapport au string engendre des chutes de tensions à
compenser par l’utilisation de câbles de plus grosses sections. Par ailleurs, un onduleur
central est globalement moins cher à l’achat et en entretien que plusieurs onduleurs à
puissance équivalente.

Enfin, ces onduleurs ne conviennent pas forcément à des centrales non homogènes d’un
point de vue de la production (ombrages, inclinaison différentes,…) et écrêteront une partie
de la production. Pour pallier à ce défaut, de nombreux onduleurs centraux intègrent
plusieurs MPPT, augmentant de ce fait le rendement et le prix.

Toutefois, pour les quelques onduleurs de puissance inférieure à 300 kW, les avantages se
rapprochent plus des onduleurs décentralisés, avec des options pour les exploiter en
extérieur. Cependant, leur utilisation sur de tels projets reste marginale car souvent plus
coûteuse.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 128


 Les onduleurs décentralisés :

Par analogie avec le type d’onduleur précédent, les onduleurs décentralisés sont des
onduleurs de puissance plus modeste (quelques dizaines de kW). Ils ont le plus souvent été
proposés pour la partie « tracker » du projet de Cenne Monestiés, car ils sont très bien
adaptés à cette configuration.

Figure 15 – Onduleur string

Voici un schéma explicitant la place d’un onduleur string dans une centrale :

Un tracker est indépendant et gère


son inclinaison de manière indépendante
vis-à-vis des autres. Ainsi, la production de
chacun d’entre eux n’est jamais identique.
Une connexion à l’onduleur « au plus
proche » permet un gain de performance
non négligeable, puisqu’il ne gère plus
qu’un seul tracker dont la production est
homogène. La centrale est ainsi découpée
en zones de production
Figure 16 - Fonctionnement d’un onduleur string

Le plus souvent, ces onduleurs sont proposés en usage extérieur, et sont donc
équipés d’un niveau de protection et d’étanchéité très élevé. En effet, leur faible puissance
implique souvent une quantité d’onduleur importante. Pour éviter d’avoir une installation et
un câblage complexe, il est donc préférable de mettre l’onduleur à proximité des strings qui
lui sont attribués. On les trouvera parfois fixés sur les structures de maintien des panneaux .

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 129


Avantages et limitations:

Ces onduleurs permettent de gérer très finement l’installation. En effet, chaque


onduleur gère indépendamment sa petite partie de centrale. Ainsi, si un nuage fait de
l’ombre sur certains panneaux, l’ensemble de la production n’est pas affectée. On obtient
donc le plus souvent de meilleurs rendements avec cette méthode de par la multiplication
des MPPT liée à la multiplication des onduleurs. De plus, si l’un d’entre eux tombe en panne,
seule une faible part de la production est perdue.

Ajoutons que l’utilisation de boite de jonction DC est très limitée même un nombre
plus élevé de tableaux AC sera certainement à prévoir, si par exemple un transformateur est
nécessaire. Cependant, le coût est très souvent beaucoup plus élevé. La mise en service et
les opérations de maintenance sont plus longues au vue du nombre d’onduleurs, et sont
donc plus coûteuses.

c) Récapitulatif

Exemples de valeurs
COMMENTAIRES
Centraux Strings

Elle correspond à la puissance nominale de


sortie que peut délivrer l’onduleur. Elle est 100 à 1500
Puissance 9 à 25 kW
primordiale dans le choix des onduleurs, car kW
très liée à la puissance du champ.

Plus un onduleur aura une plage large, plus il


sera compatible à diverses configurations de
centrale. Il sera moins sensible à des variations 400 à 800
Plage de tension MPP 300 à 800 Vdc
en entrée puisque son programme de Vdc
recherche du MPP balaye un plus grand spectre
de variation de la tension.

Le courant maximum d’entrée est


Imax indispensable car il conditionne l’architecture 400 à 1400 A 12 à 3x25A
électrique et les strings.

Il permet de gérer indépendamment les strings


reliés à chaque MPPT. En termes de
MPPT performance, cela permet d’écrêter le moins 1à6 1à4
possible de production si une disparité de
puissance produite survient dans le parc.

Entrées 1 à 16 1à4
Le nombre d’entrée est primordial car il
conditionne le câblage.

Figure 17 - Tableau récapitulatif des onduleurs

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 130


5) Les postes

Les matériels permettant d’exploiter la ressource d’énergie produite par notre


ouvrage : le poste. En règle générale, un poste a pour rôle de convertir l’électricité basse
tension en moyenne tension ou très haute tension. Cette conversion se fait par
l’intermédiaire d’un transformateur BT/HT.

Le terme « transformateur » est bien trouvé, en effet une transformation à bien lieu
grâce à ce matériel. Le fait de pouvoir augmenter ou diminuer l’intensité et la tension d’un
courant délivré par une source électrique alternative est indispensable dans nos métiers.
Dans le cas d’un champ photovoltaïque, il est toujours question d’élever la tension du
courant produit par les modules. Un module produit un courant de type TBT (Très Basse
Tension), ce courant va devenir alternatif grâce aux onduleurs, c’est à partir de ce moment
que l’on peut augmenter les propriétés de l’énergie produite grâce au transformateur.
Pourquoi cette conversion ? Tout simplement car l’ouvrage est raccordé au réseau public et
il faut que les caractéristiques de l’énergie du champ correspondent à celle du réseau public.
Le transformateur est dimensionné par le fournisseur d’onduleurs afin qu’il s’adapte
clairement aux onduleurs qui seront mis en place. C’est aussi le fournisseur qui proposera
une enveloppe (ou local) permettant d’accueillir les onduleurs, tableaux de raccordements
(voir figure 19), transformateur (voir figure 18), auxiliaires (vidéosurveillance)…

Figure 19 – Transformateur
Figure 18 – Tableau BT TIPI

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 131


Un poste sert aussi à regrouper différents éléments tels que les onduleurs centraux. Il
faut savoir qu’on ne peut pas livrer un poste aussi facilement que du matériel classique. Sa
masse est importante. Il faut donc un porte-char (voir figure 20) ainsi qu’une grue pour le
mettre en place dans une fouille prête et dimensionnée pour ce type de local. Les pistes
permettant d’accéder aux emplacements de postes sont faites en structures lourdes afin que
les poids lourds puissent circuler dessus sans désagrément. Sur un ouvrage photovoltaïque
au sol, on retrouve deux types différents de poste ou shelters :

 Poste De Livraison (PDL)


 Poste De Transformations (PTR)

Figure 20 –Poste en cours de


livraison

Le poste de livraison est un poste de transformation qui comme son nom l’indique
sert à livrer l’électricité au réseau public. C’est le seul élément qui fait le lien entre le réseau
privé et public. Dans ce poste, il n’y a que des cellules HTA : aucun câble BT n’est présent
dans ce shelter. Il est composé en général de deux cellules :

 Une cellule dite d’arrivée : c’est elle qui va regrouper les câbles HTA provenant des
différents PTR de la centrale. Le nombre de départ HTA que l’on appelle aussi antenne
est défini par le client. L’utilité d’avoir plusieurs départs est explicitée dans la
description des PTR.
 Une cellule dite de départ : c’est elle qui va réinjecter l’électricité provenant du champ
sur le réseau public.

Le poste de transformation est situé dans la parcelle privé de l’ouvrage. Il va servir à


transformer la basse tension en moyenne tension. Il peut y avoir plusieurs postes de
transformations sur un champ photovoltaïque, ceux-ci sont généralement placés en antenne
afin d’assurer le bon fonctionnement de la centrale en cas de panne sur d’autre postes. C’est
une garantie pour le maître d’ouvrage d’avoir une centrale toujours en fonctionnement
même pendant des périodes de maintenance ou de pannes.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 132


C) Les différents ouvrages photovoltaïques

Il existe plusieurs types d’ouvrage photovoltaïque :

 Centrale photovoltaïque en toiture


Ces ouvrages ont plusieurs destinations. Ils peuvent être à usages privés c'est-à-dire
que la puissance produite n’est pas revendue aux services publics (par exemple : chauffer
l’eau sanitaire ou utilisation comme appoint pour chauffage au sol). On peut retrouver ce
type de construction sur les parkings d’une certaine ampleur où des ombrières ont été mises
en place. Dans ce genre de cas l’usage de la production est privé et public généralement.

 Centrale photovoltaïque au sol (appelé aussi ferme photovoltaïque)


Ce sont des ouvrages destinés à la revente de l’énergie produite. Ils sont toujours
situés dans des zones à l’abri du public afin d’éviter les curieux. Leur production varie en
fonction de leur taille. Ces ouvrages appartiennent généralement à des organismes privés.

 Ouvrage indépendant
On retrouve beaucoup ce type d’ouvrage sur le bord de routes nationales,
communales et autoroutes lorsque l’on croise des radars pédagogiques. Ces radars sont
alimentés par l’énergie solaire qui est récupérée à l’aide d’un module photovoltaïque placé à
la cime du support du radar. Le module est seulement raccordé au radar, il n’y aucun câble
qui est raccordé au réseau public.

II) Quel système de tracker choisir ?


La CRE (Commission de Régulation de l’Energie) est une autorité administrative
indépendante qui veille au bon fonctionnement des marchés de l’électricité et du gaz de
France. Récemment des appels d’offres que l’on prénomme CRE3 sont « apparus ». Pour
remporter un appel d’offre, il faut acquérir un certain nombre de points. Ces points sont
répartis selon ce tableau :

Figure 21 – Tableau notation appel à projet CRE3

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 133


On remarque qu’il y a plusieurs critères plus ou moins importants. Cet appel à projet a une
différence non négligeable par rapport au CRE2 : la contribution à l’innovation. La nouveauté
qui est en train d’être mise en place est le stockage de l’énergie afin de ne pas perdre
l’électricité produite durant les périodes de non consommation. Certes, cette catégorie
représente seulement dix points mais elle est amenée à être de plus en plus valorisée.

Le critère le plus important dans cet appel d’offre reste le prix qui équivaut à 46
points sur 100. Il est donc important d’être juste dans notre étude de prix. Beaucoup de
projets ont vu le jour en peu de temps, la plupart étant des centrales photovoltaïques au sol.
L’ensemble des clients souhaitent mettre en avant les nouveaux systèmes tels que les
structures avec trackers. Jusqu’à l’année dernière, il n’existait qu’une seule entreprise de
trackers : « Exosun ». Cette entreprise avait en sa possession la majorité des fermes au sol et
était la seule à être consultée par mon entreprise.

Dernièrement, une autre entreprise est arrivée sur le marché du trackers. Cette nouvelle
entreprise grandissante a su attirer l’œil du service études de prix grâce à son système de
tracking innovant. Elle se nomme « Optimum Trackers ».

Au cours de cette partie, nous détaillons chaque système pour un site particulier dont
le nom est Lamagistère.

A) Présentation du projet

L’étude se déroulera donc sur un site dont les structures seront uniquement des
trackers. Le client est l’entreprise Sun’R, un maître d’ouvrage connu.

Le site de Lamagistère se situe dans le département du Tarn et Garonne (82). D’après le


cahier des charges fourni par le client, nous devons réaliser une centrale photovoltaïque au
sol ayant une puissance 4,99 MWc (4 993 kWc pour être plus précis). Cette puissance se
traduit par la mise en place de 18 492 modules polycristallins de types de SILLIA 60P270. Ces
modules ont été choisis par le maître d’ouvrage. Il a été décidé d’opter pour une
configuration en « 2H11 + 1V1 » ce qui veut dire qu’il y aura deux rangées de onze modules
à l’horizontal et un module à la vertical en extrémité de table comme ci-dessous :

Figure 22 – Structures 2H11 + 1V1

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 134


Avec une telle configuration, nous savons que nous allons devoir implanter 804 structures de
23 modules chacune. Cependant d’un système à un autre la configuration peut varier, c’est
ce que nous allons observer au cours de mon étude. Les structures ne devront pas dépasser
les 2,61m de hauteur et les fondations se feront avec des pieux battus. Le cahier des charges
préconise l’implantation de cinq postes de transformations (PTR) maximum et un poste de
livraison (PDL). Cependant nous verrons que ces paramètres peuvent être changés en
fonction de l’implantation. C’est à nous d’optimiser le cahier des charges avec l’accord du
client. Le site est une ancienne gravière d’une surface totale approximative de 98 700 m², ce
qui est loin d’être une petite parcelle. Voici ci-dessous, un APS (Avant Projet Sommaire) de la
centrale (voir figure 23).

Figure 23 – Centrale photovoltaïque de Lamagistère

On distingue en noir en forme de rectangles ce sont les structures. Les traits épais de couleur
jaune, représentent les pistes intérieures. Il faut savoir qu’en fonction de l’emplacement des
postes, certaines pistes seront renforcées afin que la livraison d’engin ou locales se fassent
sans soucis. Le reste des pistes est fait en structures de voirie légères. Les contours verts
caractérisent la bande coupe de 5m à laisser aux abords des clôtures de la centrale. Pour
finir, nous avons pu mesurer un total de 1380m de clôtures.

Les données liées au terrain et à la nature doivent être recensées dans les études d’impact.
Ces notices sont des constats d’études faîtes in situ, avant le début des travaux afin de
déterminer les différentes conséquences qu’un ouvrage de ce type aura sur la faune, la flore,
la population et le paysage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 135


Il y a aussi les notices du SDIS (Service départemental d’Incendie et de Secours) qui nous
permettent de prévoir et mettre en place les mesures nécessaires et réglementaires. (Par
exemple, il y a un certain matériel de secours à mettre en place dans chaque local sous
tension, des points coupures à placer à des endroits stratégiques, défricher des zones autour
des clôtures sur une longueur de 50m etc.…).

Avec ces différentes données, nous allons pouvoir étudier les deux différentes techniques de
trackers possibles aujourd’hui et ainsi déterminer la solution technique qui sera mise en
place dans notre réponse à l’appel d’offre.

B) Le tracker « Exosun »

Le trackeur Exosun aussi appelé « Exotrack HZ » est un tracker solaire mis en rotation
autour d’un axe horizontal orienté Nord/Sud. Voici une vue en hauteur d’un champ réalisé
en tracker exosun.

Figure 24 - Centrale PV de Garein (40)

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 136


Principe de fonctionnement du tracker Exotrack HZ

Nous pouvons définir les différents composants d’une structure Exotrack, :

3
5
1

Figure 25 – Structure Exotrack HZ

Sur cette figure nous avons donc 5 composants importants :

 1 : Les pieux
 2 : Le système mécanique de transmission
 3 : Le moteur
 4 : Les modules
 5 : La boîte de jonction et ses câbles de chaîne.

Les pieux

Les pieux sont les fondations des structures. Ces pieux seront battus en respectant
les précautions et les données fournis par l’étude géotechnique qui a été faîte au préalable.
La technologie du tracking nécessite une précision d’implantation et de recollement suivant
les 3 axes : X, Y et Z. C’est pourquoi il faut absolument un topographe afin d’implanter
l’ensemble des pieux sur notre site.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 137


b) Le système mécanique de transmission

Le système de transmission est composé d’une barre qui fait la liaison entre toutes
les tables qui seront mis en mouvement par un seul et même moteur. Un moteur est
capable de mettre en rotation trente tables à la fois cependant il doit y avoir quinze tables
de part et d’autre de celui-ci : on ne peut pas avoir vingt tables d’un côté et dix de l’autre. La
barre de transmission est liée à la structure par une vis sans fin qui, lorsque la barre de
transmission tourne, entraine l’arceau (qui lui est équipé d’une crémaillère) qui à son tour
entraine la rotation de la table dans sa globalité (voir figure 26). Il y a un seul arceau par
table, c’est lui qui fera pivoter la table.

Figure 26 - Liaison table / barre de transmission

c) Le moteur et le pilotage

Le moteur peut entraîner au maximum trente tables. Un moteur doit être alimenté
en 400V triphasé, chaque moteur consomme une puissance de 300VA. Ce composant est
fixé sur un support spécifique qui lui est fixé sur une dalle qui aura été dimensionnée pour
supporter le moteur et son support (Voir figure 27). Le moteur a pour rôle de mettre en
mouvement la barre de transmission.

Figure 28 - Moteur Exosun

Figure 27 - Armoire Exobox

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 138


En entraînant la barre de transmission, celle-ci fait tourner les vis sans fin de chaque
structure et ainsi chaque structure rentre en mouvement.

Un câble de communication de type Profibus est raccordé au moteur afin de pouvoir


le piloter à distance à l’aide d’une armoire Exobox (voir figure 28). L’Exobox permet donc
d’optimiser le rendement de notre centrale à l’aide d’algorithmes de pilotages développés
par le bureau d’études d’Exosun. Un anémomètre est fourni avec chaque Exobox
permettant de mettre en sécurité l’installation en cas de vents extrêmes (environ 16m/s).
Cette armoire est installée dans le poste de transformation. Une installation de ce type peut
piloter soixante-quatre moteurs maximum. Cependant il ne faut pas que le câble de
communication mesure plus de 1 000 ml sous peine de trop grosse perte de vitesse de
communication.

d) Les modules
Nous avons pu remarquer que les modules ne sont pas placés comme le souhaitait le
client dans le cahier des charges. Ce n’est pas une volonté de notre part, seulement le
système Exosun impose le fait qu’il ne doit y avoir qu’une seule rangée de module sur la
structure. C'est-à-dire que dans notre cas les vingt-trois panneaux se suivent. Ce
changement n’a aucun impact sur la puissance de l’ouvrage puisque l’on va respecter la
condition des strings de vingt-trois modules.

e) La boîte de jonction et de câbles de chaines


La boîte de jonction est toujours placés le plus proche possible des moteurs de
manière à minimiser le génie civil. Celle-ci est fixée sur la structure, les différentes câbles de
chaînes sont acheminés en aérien par un câble porteur (voir figure 29). Ce « porteur » est
situé au même niveau que la barre de transmission. Il circule de table en table afin de
regrouper tous les câbles de string qui sont destinés à une certaine BJ. La boîte de jonction
est placée de manière à ce que la longueur des câbles de chaînes soit la plus petite possible
(afin d’éviter les pertes en lignes).

Figure 29 - Câble de chaînes sur câble porteur

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 139


2) Implantation

a) Implantation des structures


Dans un premier temps nous devons connaître l’implantation précise des structures.
Cette étape est généralement faite par le fournisseur de structure. On appelle cela le
« design » de l’ouvrage. À partir du dossier de consultations qu’il a reçu par l’ingénieur
études de prix de l’entreprise, le fournisseur est capable de réaliser un plan de calepinage
des structures précisément. Ce plan doit respecter les paramètres imposés par le cahier des
charges. Dans notre cas, il faut s’assurer qu’il comporte bien le bon nombre de tables avec le
bon nombre de modules et que les tables soient bien orientées. De plus, on observe que les
tables sont implantées de manière très rectiligne, ceci sera expliqué dans la partie
concernant l’implantation des moteurs. Si tout cela est vérifié on peut passer à la phase
suivante : implantation des auxiliaires.

b) Implantation du matériel auxiliaire


L’implantation des équipements motorisés est une étape importante pour
déterminer les zones-moteurs (une zone correspond à toutes les tables qui seront
entraînées par un seul moteur). Cette implantation précise se fait à l’aide de l’outil AutoCad.
Il faut optimiser au mieux nos moteurs. On sait qu’ils peuvent entraîner trente structures
donc il faut les placer de sortes que chaque moteur entraîne trente tables (voir figure 30). Le
calepinage fait par le fournisseur n’est pas toujours le plus optimiser, il convient de faire des
légères modifications. Ces modifications concernent les emplacements de quelques tables :
on change de rangée certaine table afin d’avoir des zones moteurs de trente tables chacune.

Figure 30 - Implantation du moteur et de la BJ

Moteur

Lorsque nos moteurs sont implantés au milieu de nos zones-moteurs, on peut tracer
la limite d’emprise de chacune des Exobox. En moyenne, une armoire de pilotage
commande un nombre de moteur équivalent à 3MWc. Ainsi sur notre projet nous aurons
donc deux armoires de commande étant donné que celui-ci est fait pour produire 4,9 MWc.
Nous trouvons deux zones Exobox différentes. Chacun des terminaux est placé dans un PTR

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 140


(la position des PTR est imposée par le permis de construire déjà déposé). Le plus rentable et
économique est de placer l’Exobox au centre de la zone Exobox afin de limiter les longueurs
de câble électrique et de communication.

Une fois l’implantation des Exobox faîte on peut tracer les câbles d’alimentation et de
communication nécessaire pour faire fonctionner chaque moteur. Il peut y avoir plusieurs
départs sur une Exobox. Pour éviter les longueurs trop importantes de câble, il est plus
judicieux de réaliser plusieurs antennes indépendantes. D’autant plus que l’implantation des
moteurs assez rectiligne permet de créer plusieurs antennes d’alimentations. Tous les blocs
moteurs d’une antenne sont alimentés en série. Il y a donc un câble de communication
appelé Profibus qui sera raccordé à l’Exobox afin que celle-ci pilote les moteurs. Il faut bien
s’assurer que la longueur totale du câble d’alimentation (du départ à l’arrivé) ne dépasse pas
1 000 ml afin de ne pas avoir trop de perte en ligne. Un second câble d’électricité cette fois-
ci : 4G2,5mm² de type U1000R2V sera raccordé dans le TGBT Aux (Tableau Général Basse
tension des Auxiliaires) qui se situe dans le PTR. Le TGBT Aux alimente tous les équipements
qui permettent de faire fonctionner la centrale : éclairage, vidéo-surveillance, moteur etc.…

c) Implantation des zones PTR


Maintenant que les différents éléments auxiliaires ont été implantés, nous pouvons
tracer les différentes zones PTR. La zone PTR correspond à un ensemble de structures et
modules que l’onduleur peut supporter. Toute la partie transformation a été dimensionnée
par l’intégrateur d’onduleur. Après diverses consultations nous avons retenu la solution de
Schneider Electric. La proposition faîte par ce fournisseur consiste à mettre en place trois
postes de transformation de 1360 kVA. Chaque PTR sera composé de deux onduleurs XC680
qui sont dimensionnés pour transformer la puissance produite de 3 036 modules de 270Wc.
Par conséquent, un poste peut contenir une puissance produite équivalente à celle de 264
tables de 23 modules chacune.

Sur le plan (voir figure 31), on peut voir que la zone PTR2 comprend 268 tables. Chaque table
supporte 23 modules de 270Wc ainsi la zone PTR2 produit environ 1,664 MWc.
Implantation et raccordement des boîtes de jonction (BJ)

Figure 31 - Zone du poste de


transformation n°2

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 141


Après avoir délimité les zones de postes, il faut mettre en place les différentes boîtes
de jonction. Selon la proposition de Schneider, il est conseillé d’opter pour des BJ24, c'est-à-
dire des BJ de 24 strings. Vis-à-vis du design choisi par le maître d’ouvrage, nous allons
devoir raccorder les modules en lignes. Tous les modules d’une structure seront câblés en
série formant un seul et unique string comme ci-dessous :

Figure 32 - Câblage en ligne

La rallonge permet de fermer la « boucle » étant donné que les câbles fournis sur les
panneaux ne dépassent pas les 1,20m. C’est donc ce câble solaire appelé PV1000F qui
permet d’avoir une installation en série. Une fois les modules tous raccordés entre eux, les
câbles de chaînes cheminent le long d’un câble porteur sur structure afin de rejoindre la
boîte de jonction correspondante. Les câbles de chaînes seront appelés câbles DCPS (câble
de Courant Continu de Petite Section).

Dans un projet avec des structures Exosun, il faut placer les BJ au niveau des moteurs afin de
limiter le génie-civil à faire. En effet, on a la possibilité de mutualiser les tranchées de
manière à avoir une tranchée commune. Il est parfois difficile d’obtenir des BJ parfaite : il
faut s’assurer que la longueur totale de chaque string reste raisonnable (environ 40m) pour
limiter les pertes de tension en ligne. Plus la longueur de chaîne est longue, plus la section
de câble sera importante donc le prix augmente. Toutes les structures qui sont trop
éloignées et pour lesquelles on ne peut pas faire cheminer les strings sur le câble porteur,
devrons être raccordées à la boite de jonction concernée par une tranchée.

Ces coffrets qui servent à mutualiser les câbles DCPS, sont raccordés aux onduleurs grâce à
des câbles de grosse section appelés câble DCGS (Courant Continu de Grosse Section) ou
câble de groupe. Ces câbles ont généralement une section de 300mm² et sont unipolaires.
Notre centrale est dimensionnée avec deux câbles unipolaires par BJ et par polarité, ceci
sera démontré dans la prochaine partie. Ils sont déroulés sous fourreaux de diamètre
110mm.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 142


d) Implantation des tranchées

Les tranchées doivent être implantées afin d’éviter tous risques de dégradation lors
du battage des pieux. Afin d’éviter ces problèmes, les tranchées seront implantées entre les
tables. Il y a quelque cas particuliers où la tranchée passe sous une table afin de raccorder
une structure au réseau cependant la fouille passe entre les pieux. Il y a certaines normes à
respecter au niveau de la dimension des fouilles mais aussi pour les inter-distances entre
réseaux. Il faut laisser au minimum 5cm en largeur de vide aux extrémités de la fouille. Les
réseaux électriques et de communication doivent être séparés de 20cm (bord à bord) afin
d’éviter toutes interférences. Pour finir il y a une réglementation au niveau des réseaux
électriques qui est peu connu des clients : il faut garder 20cm d’écart entre un réseau de
courant alternatif et un réseau de courant continu.

En ce qui concerne la tranchée spécifique à la moyenne tension et la fibre optique pour le


matériel auxiliaire, il est indispensable qu’elle soit implantée à « l’extérieur » des structures.
Cette tranchée raccorde les postes entre eux et forme ainsi des antennes. Si une
intervention de génie civil doit être faîte au niveau d’une structure on ne peut pas prendre le
risque de toucher la HTA avec le godet de la pelle. Malgré les plans de récolement
d’aujourd’hui, le risque 0 n’existe pas.

3) Métrés

LAMAGISTERE

Métrés

ARTICLE U Q

LOT TRANCHEE

Tranchée largeur 0,30 ml x 1,0ml m 488


Tranchée largeur 0,60 ml x 1,0 ml m 1128
Tranchée largeur 1,20 ml x 1,0 ml m 132
Tranchée largeur 1,60 ml x 1,0 ml m 43
Tranchée HTA + FO (0,30 ml x 1,0 ml) m 592

LOT CABLE

95² m 431
Câble HTA
150² m 281
Figure 33 - Métrés variante « Exosun » Câble Fibre Optique m 672
Câble PROFIBUS m 1681
Câble alimentation moteur m 1681
Câble de groupe (DCGS) m 23224
Câble PV1000F (DCPS) m 58306

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 143


Les différents métrés qui vont permettre d’approfondir l’étude technique et
financière. Sur les plans ou extraits de plan Autocad, il n’y a que les tranchées qui
apparaissent. C’est un choix afin que les plans restent lisibles étant donné qu’il y a un grand
nombre de câbles sur ce type d’ouvrage. Un plan montre tous les câbles nécessaires au bon
fonctionnement de la centrale photovoltaïque. Le tracé des câbles respectent les différentes
implantations. Le métré des câbles permet de réaliser une note de calcul pour dimensionner
les différentes protections mais aussi les câbles à mettre en place (BT, HTA). Le linéaire de
tranchées va permettre d’établir le devis final. Les métrés ont été réalisés à l’aide de l’outil
extraction du logiciel de dessin.

À partir de ces métrés nous pouvons dimensionner les câbles HTA, DCPS et DCGS.

4) Dimensionnement

a) Moyenne tension (HTA)

Le dimensionnement des câbles de moyenne tension se font avec la norme HT C13-


200. Celle-ci dimensionne le câble suivant trois critères :

 Le courant admissible
 La chute de tension (souvent le cas dimensionnant)
 Le courant de court-circuit

A partir de ces trois conditions nous déterminons trois sections de câbles, il faut choisir la
plus grande.

Pour réaliser la note de calcul nous devons connaître quelques paramètres. Il faut connaître
la longueur de câble de chaque tronçon et identifier chaque tronçon. Cette longueur est
importante car plus elle est importante, plus la chute de tension est grande et donc plus la
section de câble est importante.

Nous avons besoin de connaître les puissances nominales de chaque transformateur et leur
nombre sur chaque tronçon. Les puissances sont données par l’intégrateur d’onduleur. Dans
notre cas Schneider a dimensionné son installation avec des transformateurs de 1360 kVA.

Ensuite nous avons à choisir les caractéristiques du câble que l’on souhaite dérouler ainsi
que son mode de pause. Dans notre cas, le câble sera un câble unipolaire en aluminium
déroulé en pleine terre sans aucune gaine (préconisation d’ErDF).

On en déduit que les tronçons inter-postes se feront avec un câble de 95mm² et de 150mm²
de section. Ceci est dû au fait qu’il y a une antenne composée de deux transformateurs. La
charge étant plus importante, la chute de tension augmente. Elle est ainsi dimensionnante.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 144


b) Basse tension : courant continu

Le dimensionnement des câbles de courant continu (câble de chaînes et de groupe)


est fait à partir de l’UTE C15-712 et de la NF C15-100. À l’aide de cette note de calcul, nous
allons pouvoir déterminer : le calibrage des fusibles de protections pour nos modules, la
section de nos câbles de chaînes, la section de nos câbles de groupe en fonction de la chute
de tension en ligne.

Pour réaliser cette note de calcul, il faut renseigner les différentes caractéristiques de nos
modules. Celles-ci sont données par la fiche technique du module fournie par le fournisseur.

Dans un deuxième temps, il faut renseigner le mode de pose de nos câbles (câbles de
chaînes et câbles de groupes) ainsi que les différentes données techniques de chaque câble
(température d’âme, type d’âme : cuivre ou aluminium, type d’isolant).

Voici les résultats que nous obtenons avec la note de calcul :

 Calibre de protection des modules : 15A


 Section câble de chaînes : 6mm²
 Section et nombre câble de groupe (avec prise en compte de la chute de tension) :
2x300m² en moyenne
 Chute de tension moyenne de la centrale : 1%
Ces résultats sont corrects d’autant plus que l’on respecte les préconisations du client
qui ne veut pas plus de 1% de chute de tension moyenne sur son ouvrage photovoltaïque. Le
respect de cette condition est dû au fait que nous avons doublé le nombre de câbles
unipolaire DCGS tout en diminuant la section du câble. Ainsi la perte de tension en ligne est
moins importante.

A partir des différentes notes de calculs et métrés, nous allons pouvoir établir un
devis pour le client.

5) Devis

Le devis de la globalité du chantier a été fait sur la base d’autre chantier ayant la
même configuration et de puissance de sortie similaire. Nous remarquons que le prix total
est de 1 767 853, 14€ HT. Ce prix ne comprend pas la fourniture des structures, car c’est le
client qui s’occupe de la fourniture et du transport des structures en direct avec le
fournisseur. En revanche, le devis inclut la pose des structures, le lot électricité ainsi que le
lot génie civil.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 145


Voici les prix importants à retenir dans ce devis :

 Structures (Poses) : 361 368,74€ HT


 Réseau électrique BT et COM : 260 059,25€ HT
 Réseau électrique HTA : 19 965,46€ HT
 Génie civil : 131 924,49€ HT

Ces prix vont nous servir d’éléments de comparaison avec la variante « Optimum tracker »
qui va être détaillée dans la partie suivante.

A titre indicatif, après consultation, Exosun m’a fourni le prix de la fourniture de leurs
structures pour notre chantier : 969 000€ HT.

C) Le tracker « Optimum »
Le trackeur Optimum aussi appelé « O-Track Hz » est un tracker solaire mis en
rotation autour d’un axe horizontal orienté Nord/Sud. Voici une vue en hauteur d’un champ
réalisé en tracker optimum :

Figure 34 - Ouvrage avec structures Optimum dans le Gard

Un procédé assez récent qui n’a pas le même design vis-à-vis du tracker Exosun.
Ensuite nous reprendrons ce qui a déjà été fait dans la partie précédente puisque le principe
du trackers reste le même à quelques détails près. Nous détaillerons le métré ainsi que la
note de calcul permettant de dimensionner les différents câbles. Enfin nous conclurons cette
partie avec le devis de cette variante.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 146


1) Principe de fonctionnement du tracker O-Track Hz

Les différents composants d’une structure O-Track :

 1 : Le tracker / vérin
 2 : Le coffret d’alimentation électrique (Balim)
 3 : Le coffret de communication (Bcom)
 4 : L’armoire de distribution (Bdistrib)
 5 : Le coffret de poste (Bptr)

a) Le tracker/vérins
Le tracker de cette variante est un vérin qui est placé au centre d’une structure. Il
peut faire pivoter cinq tables en même temps par le biais des longerons. Il faut donc que les
cinq structures soit alignées parfaitement les unes par rapport aux autres (voir figure 35). Le
tracker est représenté en rouge sur cette figure.

Figure 35 - Montage tracker

Le mouvement de rotation se fait en tête de pieux à l’aide d’une pièce que l’on appelle
« pivot ». Cette pièce assez petite ressemble sensiblement à l’arceau de variante Exosun.
Voici ci-dessous une figure du montage du vérin :

Figure 36 - Montage du vérin optimum

Pour fonctionner, ce vérin doit être alimenté en 24V avec du courant continu. Cette
alimentation provient du coffret Balim. De plus, il est aussi piloté à distance par un coffret
appelé Bcom via un câble de communication appelé RS485.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 147


b) Le coffret d’alimentation électrique (Balim)

Le coffret d’alimentation électrique est le coffret qui fait la jonction entre l’armoire
de distribution qui est alimentée en courant alternatif et le tracker qui est alimenté en
courant continu. Ce coffret est disponible en deux versions différentes :

 Quatre départs dédiés


 Six départs dédiés
Ces deux variantes montrent qu’il faut bien implanter ce coffret afin de ne pas fabriquer trop
de blocs quatre départs ou des blocs de six départs. Chaque vérin dispose donc d’un départ,
ils ne sont donc pas raccordés en série contrairement aux moteurs exosun. Cette contrainte
nous impose de placer ce coffret au milieu de zone afin d’éviter les trop grandes longueurs
de câble.

c) Le coffret de communication (Bcom)

Ce coffret de communication peut alimenter dix trackers en série. Son implantation


est donc primordiale. Il doit être placé à une extrémité de sa zone d’influence afin d’éviter
des pertes de câble contrairement au coffret Balim qui lui est placé au centre de sa zone. Le
câble utilisé pour transmettre les données, est le câble BUS RS485. Ce coffret est alimenté
par l’armoire de distribution en 230V de courant alternatif, mais le pilotage de ce boîtier se
fait à partir du bloc PTR qui se situe au niveau du poste. Toute la communication des
différents coffret Bcom se fait en série par l’intermédiaire d’un câble de fibre optique (voir figure
37).

Figure 37 - Synoptique de fonctionnement du coffret Bcom

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 148


d) L’armoire de distribution (Bdistrib)
Cette armoire est en quelque sorte la « plaque tournante » du tracker optimum
puisque c’est elle qui alimente les différents coffrets de notre champ photovoltaïque. Elle est
toujours placée au centre de la zone PTR afin de pouvoir éviter les grandes longueurs de
câbles et avoir une distribution des réseaux de manières équitables. C’est ce bloc qui fait la
liaison entre tous les équipements et le poste de transformation. Le Bdistrib est alimenté en
400V de courant alternatif par un départ direct du poste de transformation.

e) Le coffret de poste (Bptr)


Le coffret de poste est un coffret qui regroupe l’ensemble des coffrets et des trackers
au niveau de la communication. En effet, c’est lui qui grâce à son anémomètre (situé sur le
toit sur poste en général) va mettre en sécurité les trackers (c'est-à-dire les mettre « en
berne »). Ce coffret peut piloter dix coffrets de communication au maximum. Dans notre cas
nous sommes loin des dix coffrets Bcom par coffret de poste car nous avons un certain
nombre de postes qui permet d’avoir des zones PTR ne nécessitant pas un grand nombre de
Bcom. Après avoir défini les principaux composants du système de tracker optimum, nous
allons passer à l’étude de notre projet avec ce type de structures.

2) Implantation

b) Implantation des structures


L’implantation des structures est semblable à la variante Exosun. C’est toujours le
fournisseur qui réalise le design de la centrale. Pour cette variante on remarque que les
tables sont implantées de manière à former des rangées de cinq. En effet comme il a été dit
précédemment un vérin entraîne cinq tables maximum, ainsi cette implantation permet
d’optimiser les tranchées et le nombre de vérins à mettre en place. Une fois les structures
implantées de la bonne façon avec le bon nombre et la bonne orientation, nous pouvons
passer à l’implantation du matériel auxiliaire.

c) Implantation du matériel auxiliaire


L’implantation des vérins est une étape importante, car c’est à partir de ces
positionnements que l’on va pouvoir implanter nos différents coffrets. Cette implantation
précise se fait à l’aide de l’outil AutoCad. Il faut optimiser au mieux nos vérins. On sait qu’ils
peuvent entraîner cinq structures donc il faut les placer au centre de cette rangée de cinq
tables. Le calepinage fait par le fournisseur a été très bien fait. Il est difficile de l’améliorer
d’autant plus que nous n’avons pas de recul sur cette variante étant donné que ce sera
sûrement le premier chantier que nous réaliserons dans cette variante si elle est choisie.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 149


Une fois l’implantation des vérins faite on peut implanter nos différents coffrets. Comme il a
été expliqué dans la partie précédente, chaque coffret a ses règles d’implantation et un
fonctionnement bien précis.

Les coffrets Balim sont implantés sur la deuxième rangée de table (en cas de coffret à quatre
départs) ou sur la troisième rangée (pour un coffret à six départs). Il faut que ce coffret soit
toujours placé au centre de sa zone afin d’éviter les boucles de câble d’alimentation pour les
vérins.

Les coffrets Bcom seront situés sur l’extrémité de leur zone (zone de 10 vérins) qui est la plus
proche du socle Bdistrib. En effet, ces coffrets sont alimentés électriquement par le Bdistrib
ainsi pour ne pas avoir trop de linéaire de câble, on les dispose sur les extrémités de leur
zone. D’autant plus que les vérins seront raccordés en série à partir du Bcom donc pour
faciliter l’implantation des gaines cette disposition est la meilleure. Cette disposition permet
aussi de diminuer la longueur du câble de fibre optique provenant du Bptr.

L’armoire Bdistrib est implantée au centre de la zone PTR, car c’est l’élément auxiliaire qui
permet d’alimenter tous les coffrets situés dans cette zone ainsi il doit être placé au centre
pour éviter d’avoir des grosses sections de câbles d’alimentation (si les longueurs de ceux-ci
sont trop importantes).

Pour finir le coffret Bptr est situé aux abords du poste de transformation, selon les
recommandations du fournisseur. Il ne sert qu’à protéger les structures du vent important
grâce à son anémomètre. Il n’y a donc besoin que d’une seule liaison fibre optique entre lui
et les coffrets Bcom pour gérer ces intempéries. Il est donc placé au niveau du poste pour ne
pas avoir à tirer une grande longueur de câble électrique pour l’alimenter.

Une fois l’implantation des coffrets faite on peut tracer les câbles d’alimentation et de
communication nécessaire pour faire fonctionner chaque vérin. Tous ces câbles seront
placés dans la même tranchée que les câbles de production de centrale.

Concernant les câbles de communication, nous aurons de la fibre optique qui servira au
pilotage des coffrets Bcom à partir du coffret Bptr. Les coffrets Bcom seront raccordés en
série entre eux. Ensuite, du câble RS485 sera déroulé entre chaque vérin à partir du coffret
Bcom qui les pilote afin d’assurer la rotation de chacun.

Pour les câbles d’alimentation, les coffrets Bptr et Bdistrib auront chacun un départ dédié à
partir du poste en 400V de courant alternatif. Chaque coffret Bcom ou Balim disposerons
d’un départ spécifique à partir de l’armoire Bdistrib. Leur alimentation se fera à l’aide d’un
câble triphasé de 230V de courant alternatif. En revanche, les vérins seront alimentés en
courant continu et tous raccordés en série à partir du coffret Balim qui les pilote.

Tous ces éléments auxiliaires au fonctionnement propre de la centrale seront raccordés sur
le TGBT Aux.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 150


d) Implantation des zones PTR

Maintenant que les différents éléments auxiliaires ont été implantés, nous pouvons
tracer les différentes zones PTR. L’implantation des zones des postes pour cette variante se
fait de la même manière que pour la variante Exosun car on a choisi le même intégrateur
d’onduleur. En revanche, étant donné que l’implantation des structures est différente, les
zones PTR ne seront pas disposées de la même manière

Figure 38 - Vue en plan d'une zone PTR


type "Optimum Tracker

Sur ce plan (voir figure 38), on peut voir que la zone PTR comprend 264 tables. Chaque table
supporte 23 modules de 270Wc ainsi la zone PTR2 produit environ 1,639 MWc.

e) Implantation et raccordement des boîtes de jonction (BJ)

L’implantation des boîtes de jonctions sur un champ photovoltaïque en variante


Exosun ou Optimum ne change pas. Le but est le même quoi qu’il en soit. Cette implantation
a encore eu pour objectif de former des BJ24. Bien évidemment il y a quelques BJ qui sont
plus petites (environ une BJ16 par poste) mais l’intégrateur d’onduleur avait pris en
considération dans son étude qu’il n’est pas possible d’avoir que des BJ24.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 151


Cette fois-ci les câbles de chaînes seront raccordés à la BJ en souterrain étant donné
que la variante Optimum n’a pas de câble porteur qui circule entre les rangées de tables. Ils
seront donc passés en souterrain dans des gaines de diamètre 63mm.

Le raccordement de ces BJ aux onduleurs se fait de la même manière que pour la variante
Exosun. Seule la section des câbles unipolaires (ou de groupe) va changer vis-à-vis de
l’implantation des boîtes qui a changée donc les longueurs des tronçons vont varier.

f) Implantation des tranchées

L’implantation des tranchées respecte les mêmes principes et précautions que pour
la variante Exosun. Elle est même plus précise car tous nos coffrets se trouvent au milieu des
structures. Ce qui veut dire que nos tranchées vont essentiellement passées sous les tables.
Il faut donc prendre beaucoup plus de précautions lors de l’implantation des pieux et des
tranchées. Les normes sont les mêmes concernant l’espacement des réseaux et les
profondeurs des fouilles.

En ce qui concerne la tranchée spécifique à la moyenne tension et la fibre optique pour le


matériel auxiliaire, elle est implantée exactement de la même façon que sur la variante
Exosun car c’est un élément qui ne dépend pas du système de structures mis en place sur le
site.

Enfin, on dresse un plan global d’implantation du champ photovoltaïque en structure


Exosun. On y retrouve les tranchées ainsi que les différentes boîtes de jonction, moteurs,
zone de poste, zone de BJ etc.…

3) Métrés

Les différents métrés vont permettre d’approfondir l’étude technique et financière.


Sur les plans ou extraits de plan Autocad, il n’y a que les tranchées qui apparaissent pour que
les plans restent lisibles étant donné qu’il y a un grand nombre de câbles sur ce type
d’ouvrage. Un plan regroupe tous les câbles nécessaires au bon fonctionnement de la
centrale photovoltaïque. Le tracé des câbles respectent les différentes implantations. Le
métré des câbles va permettre de réaliser une note de calcul pour dimensionner nos
différentes protections, mais aussi les câbles à mettre en place (BT, HTA). Le linéaire de
tranchées permet d’établir le devis final. Les métrés ont été réalisés à l’aide de l’outil
extraction du logiciel de dessin.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 152


LAMAGISTERE

Métrés

ARTICLE U Q

LOT TRANCHEE

Tranchée largeur 0,30 ml x 1,0ml m 152


Tranchée largeur 0,50 ml x 1,0 ml m 25
Tranchée largeur 0,70 ml x 1,0 ml m 931
Tranchée largeur 1,20 ml x 1,0 ml m 400
Tranchée HTA + FO (0,20 ml x 1,0 ml) m 592

LOT CABLE

antenne 1 m 471
Câble HTA
antenne 2 m 181
Câble Fibre Optique m 2916
Câble BUS RS485 m 1548
Câble alimentation Bdistrib m 398
Câble alimentation vérins m 2041
Câble alimentation Balim m 5736
Câble de groupe (DCGS) m 24159
Câble PV1000F (DCPS) m 76120
Figure 39 - Métré variante Optimum Tracker

À partir de ces métrés nous pouvons dimensionner les câbles HTA, DCPS et DCGS.
N’ayant pas eu la possibilité d’être initié au dimensionnement de câble à courant alternatif,
nous choisissons une section de câble d’alimentation moteur de manière arbitraire. Cette
section a été conseillée par mon bureau d’étude.

4) Dimensionnement

b) Moyenne tension (HTA)

Pour rappel, le dimensionnement des câbles de moyenne tension se font avec la


norme HT C13-200. Celle-ci dimensionne le câble suivant trois critères :

 Le courant admissible
 La chute de tension (souvent le cas dimensionnant)
 Le courant de court-circuit

À partir de ces trois conditions nous déterminons trois sections de câbles, il faut choisir la
plus grande.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 153


Pour réaliser la note de calcul nous devons connaître quelques paramètres. Il faut connaître
la longueur de câble de chaque tronçon et identifier chaque tronçon. Cette longueur est
importante, car plus elle est importante, plus la chute de tension est grande et donc plus la
section de câble est importante.

Nous avons besoin de connaître les puissances nominales de chaque transformateur et leur
nombre sur chaque tronçon. Les puissances sont données par l’intégrateur d’onduleur. Dans
notre cas Schneider avait dimensionné son installation avec des transformateurs de 1360
kVA.

Ensuite, nous avons à choisir les caractéristiques du câble que l’on souhaite dérouler ainsi
que son mode de pause. Dans notre cas, le câble sera un câble unipolaire en aluminium
déroulé en pleine terre sans aucune gaine (préconisation d’ErDF).

On en déduit que les tronçons inter-postes se feront avec un câble de 95mm² et de 150mm²
de section. Ceci est dû au fait qu’il y a une antenne composée de deux transformateurs. La
charge étant plus importante, la chute de tension augmente. Elle est ainsi dimensionnante.

c) Basse tension : courant continu

Pour rappel, le dimensionnement des câbles de courant continu (câble de chaînes et


de groupe) est fait à partir de l’UTE C15-712 et de la NF C15-100. À l’aide de cette note de
calcul, nous allons pouvoir déterminer : le calibrage des fusibles de protection pour nos
modules, la section de nos câbles de chaînes, la section de nos câbles de groupe en fonction
de la chute de tension en ligne.

Pour réaliser cette note de calcul il faut renseigner les différentes caractéristiques de nos
modules. Celles-ci sont données par la fiche technique du module fournie par le fournisseur.

Dans un deuxième temps, il faut renseigner le mode de pose de nos câbles (câbles de
chaînes et câbles de groupes) ainsi que les différentes données techniques de chaque câble
(température d’âme, type d’âme : cuivre ou aluminium, type d’isolant).

Voici les résultats que nous obtenons avec la note de calcul :

 Calibre de protection des modules : 15A


 Section câble de chaînes : 6mm²
 Section et nombre câble de groupe (avec prise en compte de la chute de tension) :
2x240m²
 Chute de tension moyenne de la centrale : 1,08%

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 154


Ces résultats sont corrects d’autant plus que l’on respecte les préconisations du client
qui ne veut pas plus de 1% de chute de tension moyenne sur son ouvrage photovoltaïque.
Nous avons un écart de 0,08%, cet écart a été accepté par le client sans problème, car la
norme impose de ne pas avoir plus de 2%. Le respect de cette condition est due au fait que
nous avons doublé le nombre de câble unipolaire DCGS tout en diminuant la section du
câble. Ainsi la perte de tension en ligne est moins importante.

À partir des différentes notes de calculs et métrés, nous allons pouvoir établir un
devis pour le client.

5) Devis

Le devis de la globalité du chantier a été fait sur la base d’autre chantier du même
type avec la même puissance de sortie. Nous remarquons que le prix total est de
1 812 172,72€ HT. Ce prix ne comprend pas la fourniture des structures, car c’est le client qui
s’occupe de la fourniture et du transport des structures en direct avec le fournisseur. En
revanche, le devis inclut la pose des structures, le lot électricité ainsi que le lot génie civil.

Voici les prix importants à retenir dans ce devis :

 Structures (Poses) : 369 245,04€ HT


 Réseau électrique BT et COM : 278 317,01€ HT
 Réseau électrique HTA : 22 299,91€ HT
 Génie civil : 150 079,43€ HT

A titre indicatif, après consultation, Optimum Tracker m’a fourni le prix de la fourniture de
leurs structures pour notre chantier : 860 000€ HT.

Après avoir fait ses deux études de variantes, nous allons pouvoir les comparer et
ainsi déterminer laquelle est à proposer à notre client.

D) La variante choisie

Ces études de cas ont été faites dans un but précis : déterminer la solution la moins
chère afin d’obtenir le nombre de point maximum lors de la réponse à l’appel d’offre. Pour
rappel, le nombre de point attribué au prix est de 46. Une notation qui n’est pas du tout
négligeable sachant que la note finale est sur 100 points.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 155


Devis
Articles EXOSUN OPTIMUM TRACKER

Structures 361 368,74 € 369 245,04 €

Réseau BT - COM 260 059,25 € 278 317,01 €

Réseau HTA 19 965,46 € 22 299,91 €

Génie-Civil 131 924,49 € 150 079,43 €

COUT TOTAL 773 317,94 € 819 941,39 €

46 623,45 €
ECART
6%
Tableau récapitulatif des différents coûts de mise en œuvre des variantes.

Au cours de ces études, nous avons donc observé une implantation différente pour la
plupart des éléments indispensables au bon fonctionnement de chacune des variantes. Les
différents matériels nécessitant une alimentation en électricité et télécommunication ont un
impact sur la disposition des tranchées. Ces tranchées dépendent aussi de l’implantation des
éléments à raccorder. Ces deux facteurs entraînent donc une certaine différence au niveau
du génie-civil à prévoir sur site pour chacun des cas. Ces différences se traduisent par un
écart d’environ 20 000€ HT. Cet écart de prix est un des plus importants sur l’ensemble de la
mise en place des deux variantes.

Cet écart sur le génie-civil entraîne donc un écart sur le coût des réseaux d’électricité et de
télécommunication. Cet écart est dû à des différences de linéaires, à un câblage différent
des éléments et surtout car le fonctionnement de la centrale est différent.

Le coût pour la manutention des structures est plus important concernant la variante
Optimum. La manutention est différente, cet écart relève de l’étude de prix qui a été faite et
des heures qui ont été attribuées à cette tâche.

On observe une différence de coût au niveau du réseau de moyenne tension tandis que les
quantitatifs sur cet article sont les mêmes. Les 2 000€ HT de différence dépendent du prix
total du devis car il y a des frais qui sont « ventilés » sur la totalité du chantier tels que les
heures d’encadrement.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 156


L’écart total de mise en œuvre est donc de 47 000€ HT (6% d’écart entre les deux
procédés). Cette variation de prix représente environ 3% du prix total de la centrale
photovoltaïque. On pourrait croire que cet écart est négligeable. Cependant, nous sommes
sur une centrale qui est destinée à produire une puissance de 5MWc environ. Cette centrale
fait partie d’un appel d’offre regroupant un bon nombre de centrale photovoltaïque à
construire d’ici quelques années. On peut donc se poser la question de l’importance de cet
écart sur une centaine de MégaWatts Crêtes.

Conclusion

Au cours de cette étude nous avons pu étudier le photovoltaïque d’une


manière générale tout en insistant sur un aspect particulier de ce secteur
d’activité. La variante proposée par Optimum Trackers est assez récente. Le
manque de recul ne nous permet pas d’établir un coût de maintenance.

En revanche, il y a beaucoup d’autres aspects qui méritent d’être étudié. En


effet, aujourd’hui tous les maîtres d’ouvrages souhaitent que leur projet
comporte une partie de R&D (Recherche et Développement). Beaucoup
d’entreprises étudient le stockage de l’énergie. C’est un projet qui est amené à
se développer puisque les nouveaux appels d’offres font référence à ce type
d’innovation.

Il existe aussi un autre point sur lequel la réponse reste encore assez
floue : le recyclage. Aujourd’hui, aucun ouvrage photovoltaïque au sol n’a été
recyclé puisque les premiers ont été conçus avec une durée minimale de vingt
ans. Hors avec les connaissances et le matériel dont nous disposons nous
sommes capables d’entretenir ces centrales jusqu'à trente ans.

Selon les recherches, le recyclage ne serait pas très problématique puisque les
panneaux solaires sont composés en grande partie de Silice. Ce silicium peut
avoir une « seconde vie » en tant que bouteille de verre ou autre. Il va falloir
attendre encore quelques années pour voir l’impact réel du démantèlement
d’une centrale. Cependant, ces ouvrages sont régulièrement situés sur des
parcelles et terrains « endommagés », pollués. Le photovoltaïque permet
d’avoir de l’énergie avec une source inépuisable et il offre la possibilité de
revaloriser des terrains.

MERCI pour votre ATTENTION…Clément BARTASSOT

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 157


Panneaux photovoltaïques
o Préparation du chantier
Voici une check-list des points à vérifier avant de commencer la pose des panneaux.

Une équipe de deux personnes avec la compétence suivante:


 Formation de couvreur, poseur de modules photovoltaïques habilité aux travaux en
hauteur (pas d’habilitation électrique)
Prévoir les EPI habituels (Casques, Chaussures de sécurité) et les gants anti coupures
pour manipuler les modules.
Prévoir les EPI adapté si travaux en hauteur (voir manuel « travail en hauteur »)
Les modules photovoltaïques, triés et repérés si nécessaire
La visserie, les clamps
La notice de montage des modules et du système d’intégration
Les rallonges et adaptateurs photovoltaïques
L’outillage visserie, clamps
Les instruments de mesures dont :
 Un mètre
 Le plan de calepinage « bon pour exécution » et schémas électriques
 Un niveau à bulle
 Un multimètre étalonné DC 1000V
Des plaques de protections si travail sur bardage.
Une copie de la « fiche de réception des supports »
renseignée, validée et présente sur le chantier
Le plan de calepinage « bon pour exécution » et
schémas électriques

plan de calepinage

o Sécurité du chantier

Baliser le chantier avec des barrières et du ruban « rubalise »

Pour le travail en hauteur il faut privilégier les


protections collectives : échafaudages, barrières,
filets…

Protections collectives

Monte matériaux

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 158


Dans le cas de l’utilisation d’une nacelle, d’un monte matériaux ou autre engin de levage il
faut prévoir :

Un conducteur d’engin de levage formé et habilité


Un engin en bon état, avec l’assurance, la vignette, le contrôle
technique et le carnet d’entretien à Jour
L’examen d’adéquation de levage fait et présent sur le chantier
Un kit antipollution à proximité
Interdire le passage sous les charges et les engins !
o Pose des modules en « brise soleil »

Les modules sans cadre étant fragiles, il faut les lever dans les cartons. Ne

mettre que deux modules par carton.

Sur les supports, assembler les clamps.

Poser le module sur sa tranche sur la partie haute du support.


Abaisser le module et coincer celui-ci dans les clamps inférieurs pour éviter
les chutes.

Passer les fils dans les trous du support à goulotte.

Aligner les modules entre eux, assurer l’horizontalité à l’aide d’un


niveau à bulle et centrer le module en utilisant un mètre. On peut aussi
utiliser un cordeau auparavant réglé sur l’ensemble de la façade.

Laisser le niveau à bulle sur le module et le maintenir en position


pendant le serrage. Commencer par les clamps inférieurs.

Finir le serrage par les clamps supérieurs.


S’assurer du bon couple de serrage.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 159


o Pose des modules en toiture

.
Ne pas marcher sur le bardage mais sur les
rails ou une plaque de protection !

Compagnon marchant sur le bardage

Poser les cartons lourds sur une plaque

Installer les rails à l’aide d’un mètre, d’un laser et d’un


cordeau.

Préparer les retours des strings, la mise à la terre des modules


et des châssis.

Sur les rails disposer les supports et les


modules.

Poser les modules en réalisant les connexions électriques :


Strings et Mise à la terre.

Sur les grands chantiers il peut y avoir une équipe support, et une
équipe module afin de raccourcir les temps de pose. Et de s’assurer de
l’alignement des rails au fur et à mesure !

Modules alignés

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 160


o Connexion électrique des panneaux

Connecter les modules conformément au plan de calepinage


de manière à former les « strings1 ».

Avant toute manipulation des connecteurs, il faut s’assurer que les


onduleurs soit isolés côté panneaux photovoltaïque.
Les connecteurs sont souvent équipés d’une sécurité anti-débranchement :
vérifier la mise en œuvre de la sécurité anti-débranchement.

Mettre en place les goulottes.

Le Les goulottes sont recommandées quand la face inférieure de modules est visible, elles
sont posées en même temps que les supports.
Le Les connexions électriques pour constituer les strings se font de préférence au
moment du montage des modules.

Poste de travail exigu pour faire les connexions et la pose des goulottes

1
String : Modules connecté électriquement en série : la tension résultante est la somme de la tension nominale de
chaque module.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 161


o Mise à la terre

Toutes les masses doivent être reliées directement entre elles soit par des moyens
appropriés soit par un conducteur d’équipotentialité. (NF C 15-100 558-3-2-2-1)

Le filetage d’une vis ne constitue pas un contact électrique.

Dans le cas des panneaux photovoltaïques il faut pouvoir enlever un ou deux panneaux sans
provoquer une discontinuité de mise à la terre. Voici quelques exemples de montages avec
des panneaux photovoltaïques comportant un cadre métallique.

Le panneau de gauche n’est plus relié à la terre en cas dépose d’un des panneaux

Exemples de mise à la terre des panneaux photovoltaïque

o Evacuation des déchets du poste de travail en hauteur

Ne pas jeter les cartons et restes de goulottes de la nacelle !

Redescendre les déchets avec la nacelle, le monte matériaux.

o Contrôles et tests
Contrôler visuellement le centrage et l’alignement des modules.
Mesurer la tension aux bornes de chaque string à l’aide d’un multimètre, et
renseigner la feuille de relevés.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 162


o Préparation du chantier
Voici une check-list des points à vérifier avant de commencer le raccordement des boîtes de
jonction.

Une équipe de deux personnes avec la compétence suivante:


 Formation en photovoltaïque (Habilitation électrique BR ou B2T pour les tests
électriques)
Prévoir les EPI habituels (Casques, Chaussures de sécurité) et les gans anti coupures
pour manipuler les modules.
Prévoir les EPI adapté si travaux en hauteur (voir manuel « travail en hauteur »)
Les Boîtes de jonction pré câblées.
Le schéma électrique des boîtes de jonctions
La visserie, les cosses, les pinces à sertir
L’outillage
Les instruments de mesures dont :
 Un multimètre étalonné DC 1000V
Multimètre DC 1000V

Le dossier travaux contenant les plan de calepinage « bon pour exécution »,


schémas électriques et fiches recettes.

o Sécurité du chantier

Utiliser les engins de levage pour déplacer outils,


fournitures et déchets. Les mains ne doivent pas
être encombrées pour monter aux échelles à
crinolines.

Utilisation d’engins de levage

Pour le travail en hauteur il faut privilégier les protections


collectives : échafaudages, barrières, filets…

Protections collectives définitives

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 163


Dans le cas de l’utilisation d’une nacelle, d’un monte matériaux ou autre engin de levage il
faut prévoir :

Un conducteur d’engin de levage formé et habilité


Un engin en bon état, avec l’assurance, la vignette, le contrôle
technique et le carnet d’entretien à Jour
L’examen d’adéquation de levage fait et présent sur le chantier
Un kit antipollution à proximité
Interdire le passage sous la nacelle !

o Présentation des boîtes de jonctions


Il y a différents types de boîtes de jonctions selon l’importance de l’installation
photovoltaïque.
 Les boîtes de jonction de groupe ou concentrateur qui mettent en parallèle plusieurs
chaînes de modules photovoltaïques et alimentent en courant continu une ou plusieurs
boîtes raccordement générateur.
 La boîte de raccordement qui alimente le ou les onduleurs en courant continu.
De fait, on trouve la mise en œuvre de ces deux types de boîtes de jonctions principalement
dans les fermes photovoltaïques ou les centrales industrielles en toiture. Dans les autres cas,
une seule boîte de jonction assure la fonction de groupage et raccordement pour chaque
onduleur ou groupe d’onduleurs.
Schéma type de mise en œuvre des boîtes de jonctions

Boîte de jonction Boîte de Boîte de jonction


groupe jonction groupe groupe

Boîte de
raccordement

Partie de l’installation « courant continu »,

sous tension si présence de soleil.


Onduleur
Les « coffrets de protection DC »

intégrés ou non aux boîtes de jonctions,


VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 164
permettent de la mise hors tension.
Installation Sous tension si présence de soleil. Pas de possibilité de mettre hors tension

 Câbles dc
 Connecteurs

 Protection contre les surintensités


Protection dc

 Interrupteur sectionneur DC (peut être


commandé à distance par un relais à
ouverture pour la commande d’urgence)

 Parafoudre

Boîte de jonction avec la protection dc intégrée

o Raccordement des boîtes de jonctions

Préalable : le réseau dc est posé :


Toutes les opérations de connexion se font hors tension :
Les strings ne sont pas raccordés aux panneaux photovoltaïques.
Les onduleurs sont hors tension et non reliés au réseau ERDF
(sectionneur ouvert ou raccordement non réalisé.
Vérifier l’absence de tension avant de réaliser le raccordement d’une
boîte de jonction.
Les boîtes DC doivent être installées au minimum à 0,30 m du sol.

o Raccordement des strings

Chaque fil des strings est repéré au plus prés des


modules

Au niveau de la boîte de jonction, chaque fil des


strings est repéré.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 165


On constitue deux groupes de fils les + et les -.

Groupe -
Groupe +

Le raccordement se fait à l’aide de cosses


adaptées en respectent un ordre rigoureux.
12 3 4 5 6
Refaire un serrage complet avant la
fermeture de la boîte.

6
1 4 3 7
2 5 8

Le boîtier se referme avec un outil adapté,


après les tests
Le marquage est fait selon le mode opératoire
« Pose de la signalisation ».

Raccordement du réseau DC en sortie de la boîte de jonction

Toutes les opérations de connexion se font hors tension :


- L’interrupteur sectionneur de la boîte de jonction est ouvert
- Les onduleurs sont hors tension et non reliés au réseau ERDF (sectionneur
ouvert ou raccordement non réalisé).
- Vérifier l’absence de tension avant de réaliser le raccordement d’une boîte
de jonction.

Vérifier que la polarité du réseau DC principale est repérée.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 166


Raccorder conformément au schéma électrique.
Description du câblage de l’exemple :

 Réseau DC principal +
 Réseau DC principal –
 Alimentation de la bobine de commande du de
l’interrupteur sectionneur
 Fil de terre

o Mise à la terre

Les boîtiers de classe d 2 ne sont pas mis à la terre. Mais la terre est disponible,
notamment pour les parafoudres.

Les Boîtiers sont sélectionnés pour leur résistance aux intempéries (étanchéité,
résistance aux UV, indices de
protection).

Marquage "classe 2" et "résistant aux ultraviolets"

boîte de jonction groupe boîte de jonction générateur (sans protection DC)

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 167


o Réseau DC souterrain

Tracer les tranchées et les fouilles : se référer au plan d’installation et


utilisation de piquets en bois.

Réaliser les tranchées et les fouilles.

Poser les fourreaux pour l’énergie et la fibre optique :


déroulage des câbles.
Poser la câblette de terre.

Se reporter aux manuels métiers suivants

Génie civil :
 Réalisation Tranchée
Déroulage Câble souterrain

o Pose du réseau AC

Repérer le chemin de câble.

Découper le câblofil, prévoir le passage des câbles. Ebavurer


avec la disqueuse.

Repérer les trous de perçage pour le support du chemin de


câble. Si besoin utiliser mètre et niveau à bulle pour assurer
l’alignement du chemin de câble.

Percer.
Mettre les protections auditives, et les masque anti poussières si
besoin.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 168


Fixer les supports du chemin de câble.

Positionner le câblofil.

Serrer les fixations des supports. Si besoin, laisser le niveau


à bulle sur le chemin de câble et le maintenir en position pendant
le serrage.

Chemin de câble maintenu en position pendant le serrage

Afin de protéger les câbles, il peut être nécessaire de fixer un


morceau de gaine à l’aide d’un collier.

Fixer le câble sur le câblofil à l’aide des


colliers, et réaliser les courbures.

Repérer la longueur nécessaire pour la connexion avant de


couper.

Réaliser la connexion en utilisant si besoin embouts ou cosses


conformément à la norme UTE C 15-520. Laisser une longueur suffisante
pour assurer une réparation.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 169


o Mise à la terre (MALT)
Fixer la tresse de masse au parafoudre
Fixer la tresse de masse au support du chemin de câble

Fixer la câblette de terre le long d’une


cornière, à l’extérieur du câblofil. Sur la
cornière opposée, poser le premier câble
ou toron. Poser le second câble ou toron le
long du premier et ainsi de suite…

Générateur Générateur

Afin de réduire les surtensions responsables des claquages,


il faut maîtriser les inductances parasites en réduisant la
surface des boucles entre deux conducteurs.

Générateur Générateur Récepteur Récepteur

Réduction de la surface d'induction entre les conducteurs

Afin de réduire les surtensions


responsables des claquages, il faut
maîtriser les inductances parasites
Récepteur Récepteur en réduisant la surface des boucles
entre les conducteurs et la mise à la
terre.

Réduction de la surface d'induction entre


les conducteurs et équipotentiel

Légende :
En rouge : le conducteur relié au positif
En noir : le conducteur relié au négatif
En vert et jaune : la mise à la terre
La flèche verte et jaune : la mise à la terre du bâtiment
Les strings, sont constitués de générateurs reliés en parallèles (positif sur positif et négatif
sur négatif).

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 170


o Contrôles et tests

Noter sur la feuille de relevé le schéma électrique les connections réalisées


Noter sur la feuille de relevé le schéma électrique les mises à la terre réalisées

Test du réseau énergie


 Mesure d’isolement de l’installation hors tension :
Tension nominale du circuit < 500V : le test se fait sous 500Vdc et la résistance d’isolement
mesurée doit être supérieure à
Tension nominale du circuit > 500V : le test se fait sous 1000Vdc et la résistance
d’isolement mesurée doit être supérieure à

(NF C 15-100 612.3)

 Mesure de continuité de l’installation hors tension se fait avec un


courant de 0.2A (NF C 15-100 612.2)
Test de la mise à terre
 Mesure de continuité de l’installation hors tension se fait avec un
courant de 0.2A (NF C 15-100 612.2)

Toutes les valeurs sont enregistrées sur une feuille de relevée.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 171


CHAPITRE 2 :

Les donneurs d’ordre

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 172


2.1 EDF-GDF :
2.1.1. - EDF :
Électricité de France (EDF) est le premier producteur et fournisseur d'électricité en France et
dans le monde.
En 2012, sur un chiffre d'affaires de 71,7 milliards d'euros, EDF en a réalisé 46,2 % hors de
France.

L'établissement public à caractère industriel et commercial EDF a été créé le 8 avril 1946 par
la nationalisation des biens de 1 450 entreprises de production, de transport et de
distribution d'énergie électrique. Il hérite de l'investissement électrique massif réalisé entre-
deux guerres, qu'il accroît encore pendant la période des Trente glorieuses.

L’entreprise a introduit 15 % de son capital à la Bourse de Paris le 21 novembre 2005 après


avoir changé de statut le 19 novembre 2004, devenant une société anonyme à capitaux
publics.

L'énergie nucléaire représentait 79,6 % de sa production en 2011, grâce à un parc composé


de 58 réacteurs nucléaires en fonctionnement en France et de 15 réacteurs au Royaume-
Uni.

o Les métiers d’EDF

EDF est spécialisé dans l'ensemble du processus de production et de distribution de


l'électricité, de la conception des centrales électriques à la distribution aux particuliers.

En matière d'ingénierie, ses métiers comprennent l'ensemble des procédés allant de la


fabrication de nouvelles centrales à la déconstruction des structures anciennes, en passant
par l'exploitation et l'entretien des outils de production de l'électricité.

EDF est également une entreprise de négoce d'énergie, vendant ou achetant de l'électricité
en fonction des besoins et de la production.

Il est usuel de distinguer dans l'organisation des réseaux électriques deux grands niveaux
fonctionnels d'un point de vue technique :

Réseau de transport

Le Transport est caractérisé par :

 un réseau exploité maillé à des niveaux de tension élevés appelé réseau HTB allant de
63kV à 400 kV pour le territoire français et européen,
 sur lequel sont raccordées les grosses installations de production (plusieurs dizaines à
plusieurs centaines de MW), les gros consommateurs industriels et les distributeurs.
 une responsabilité quant à la réalisation en temps réel de l'équilibre offre demande
et à la gestion des interconnexions avec les systèmes voisins.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 173


En France, le réseau de transport d’électricité à haute tension (HT) et très haute tension
(THT) représente 100 000 km de lignes. Cette partie est gérée par RTE, le gestionnaire du
réseau français d'électricité, dans le cadre d'un cahier des charges du Réseau Public de
Transport. RTE agit en tant que gestionnaire d’infrastructure indépendant dans sa gestion
quotidienne tout en restant dans le groupe EDF.

RTE est depuis le 1er septembre 2005 une filiale d'EDF SA, conformément aux exigences
européennes de séparation juridique des gestionnaires de réseau de transport.

Réseau de distribution

La Distribution, caractérisée par :

 une exploitation du réseau en général non maillée à des niveaux de tension plus
faibles (15, 20 ou 30 kV pour le réseau HTA de distribution) ;
 sur lequel sont éventuellement raccordées de petites installations de production
(jusqu'à quelques dizaines de MW) et la plupart des consommateurs ;
 une responsabilité limitée à la continuité et à la qualité de la fourniture, mais pas à
l'équilibre offre demande et en général pas d'influence sur les interconnexions
internationales.

En France, le réseau de distribution à moyenne et basse tension représente 1 200 000 km.
Aux termes de la Loi de 1906, ce réseau est la propriété publique des communes ou
syndicats de communes. Elles en assurent l'exploitation en régie, société d'économie mixte
ou SICAE (cas minoritaire), ou en concédaient l'exploitation à EDF Gaz de France Distribution,
service commun d'EDF et de Gaz de France, qui était l'unique concédant possible au terme
de la loi de 1946.

Les dispositions européennes ayant prévu la séparation juridique des activités


concurrentielles et des activités de gestionnaire de réseau de distribution, cela a entraîné la
filialisation de ces activités depuis le 1er janvier 2008. ERDF, filiale d'EDF, et GrDF, filiale de
Gaz de France Suez, ont repris ce rôle. Leurs activités opérationnelles sont en partie portées
par un service commun aux deux sociétés.

Activités

Électricité de France (EDF) est un des premiers groupes mondiaux producteurs d’électricité
avec 630,4 TWh produits en 2010 (soit une puissance moyenne de 71,8 GW) et 37 millions
de clients.

Le nucléaire domine dans la répartition des sources d'énergie électriques d'EDF (chiffres
officiels 2010) :

 nucléaire : 75,1 % ;
 hydroélectricité : 11,9 % ;
 thermique (charbon, gaz et fioul) : 10,6 % ;
 renouvelable (hors hydraulique) : 2,4 % .

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 174


Chiffres clés

 Clients : 37 millions dans le monde.


 La quantité d’énergie électrique produite est de près de 630,4 TWh en 2010. La
puissance installée était de 124 GW (en 2006) et 122,6 GW (en 2003) (118 GW en
Europe, 101 GW en France).
 Chiffre d'affaires : 65.3 milliards d'euros en 2011
 Dette nette : 33,3 milliards d'euros en 2011.
 Résultat net : 3 milliards d'euros (2011)
 Versements aux actionnaires en 2007 : 29 millions d'euros.
 Infrastructures (immobilisations) : avec 186 466 millions d'euros en 2010, le groupe
EDF est la plus grande entreprise propriétaire au monde.

Principales données financières du groupe en milliards d'euros

Année Chiffre d'affaires EBITDA EBIT Résultat net Endettement

2002 41,8 11,2 5,2 0,5 26,9

2003 44,9 11,0 6,8 0,9 24,0

2004 46,9 12,1 5,6 1,3 n/d

2005 51,0 12,9 8,0 3,2 18,6

2006 58,9 13,9 9,4 5,6 14,9

2010 65,3 14,2 6,2 1 34,4

2011 65,3 14,8 8,3 3 33,3

En 2011, le groupe EDF emploie 158 842 personnes selon les derniers chiffres publiés, dont
110 000 en France, 43 192 au sein des filiales RTE et ERDF et 35 173 dans la branche
Production et Ingénierie.

Effectif moyen des salariés

Année Effectif moyen

2006 96 856

2007 58 778

2008 59 131

2009 60 380

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 175


2.1.2. - GrDF
Principales missions

GrDF assure la construction, l’exploitation et l’entretien du réseau de distribution de gaz


naturel conformément à la loi et aux contrats de concession signés avec les collectivités
locales.

GrDF achemine le gaz naturel jusqu’aux clients pour le compte des 30 fournisseurs présents
sur le marché, en garantissant à ces derniers un accès libre et non discriminatoire au réseau
de distribution.

Plus particulièrement, en tant que distributeur, GrDF :

 garantit la qualité et la continuité de l’énergie livrée à ses 11 millions de clients,

 assure les services de dépannage gaz pour tous les clients,

 coupe l'approvisionnement en gaz à la demande du fournisseur en cas de non


paiement par le client,

 réalise diverses prestations techniques telles que la maintenance des réseaux et la


relève des compteurs,

 s'occupe du raccordement des particuliers et des entreprises au réseau de


distribution du gaz naturel. Une fois raccordé, un consommateur peut librement
choisir son fournisseur d'énergie.

Le réseau exploité par GrDF

Taille du réseau

GrDF exploite un réseau de 193 340 km. Les canalisations de gaz naturel exploitées par GrDF
acheminent le gaz naturel vers 9461 communes.

En dehors de GrDF qui couvre environ 77 % de la population française soit 9461 communes,
il existe une trentaine d’autres distributeurs qui sont :

 soit des ELD (entreprises locales de distribution), une vingtaine, qui sont souvent des
sociétés issues d'anciennes régies municipales (Bordeaux, Strasbourg ou Grenoble
par exemple),
 soit des sociétés privées plus récentes, une dizaine, agréées par les pouvoirs publics.

Chacune de ces entreprises assure toutes les missions du distributeur sur une zone
géographique définie : le territoire de la concession.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 176


Appartenance du réseau

Élément de compréhension important, le réseau de distribution de gaz naturel est exploité


par GrDF mais il appartient aux collectivités locales, c’est-à-dire aux communes ou
départements. Ces derniers peuvent se regrouper dans des syndicats intercommunaux pour
veiller au bon travail de GrDF. Les autorités concédantes sont rassemblées au sein de la
FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies).

Sécurité du réseau

Afin d’assurer la sécurité du réseau le plus long d’Europe, GrDF consacre chaque jour 1
million d’euros pour :

 moderniser le réseau de gaz naturel ;


 assurer la maintenance et le dépannage sur le réseau ;
 surveiller le réseau ;
 former et sensibiliser les professionnels du gaz et du BTP.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 177


2.2 Les syndicats d’électrification :

Ces syndicats d’électrification regroupent les communes entres elles, parfois même sous
l’égide des départements. Unissant leurs besoins elles gagnent en compétence techniques
et peuvent lancer des marchés de travaux plus importants.

2.3 Les collectivités (DDE, Communes, Régies) :

Les collectivités territoriales sont des personnes morales de droit public distinctes de l’État
et bénéficient à ce titre d’une autonomie juridique et patrimoniale.

Les collectivités territoriales apparaissent dans la Constitution de 1946 et l’expression sera


reprise dans le texte de 1958. Elles sont aussi désignées sous le nom de "collectivités
locales". Si la Constitution a souhaité privilégier les "collectivités territoriales" (art. 34 al.
13 et art. 72), de même que le code général des collectivités territoriales créé en 1996, les
deux expressions sont employées de manière équivalente dans le langage courant.

Selon l’alinéa 3 de l’article 72, les collectivités territoriales s’administrent librement dans
les conditions prévues par la loi. Elles ne possèdent que des compétences administratives,
ce qui leur interdit de disposer de compétences étatiques, comme édicter des lois ou des
règlements autonomes, bénéficier d’attributions juridictionnelles ou de compétences
propres dans la conduite de relations internationales.

Leur gestion est assurée par des conseils ou assemblées délibérantes élus au suffrage
universel direct et par des organes exécutifs qui peuvent ne pas être élus.

Mais c’est la loi qui détermine leurs compétences et non les collectivités elles-mêmes. Le
législateur ne doit pas méconnaître le principe de leur libre administration et les priver de
ce que le Conseil constitutionnel qualifie d’attributions effectives ou de compétences
propres, sans en donner pour autant une liste.

Afin de les distinguer des établissements publics, y compris ceux gérant les différentes
coopérations locales, les collectivités territoriales doivent bénéficier d’une compétence
générale leur permettant de prendre en charge toute affaire d’intérêt local.

Les collectivités locales sont les donneurs d’ordre de modernisation des réseaux sec, en
particulier lors des travaux de modernisation de leurs voiries.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 178


2.4 Les promoteurs lotisseurs :

Le lotisseur est un professionnel immobilier qui achète des terrains pour les revendre en lots
(suite à une division/partage des terrains) à des constructeurs ou particuliers.

Les terrains vendus sont viabilisés.

Le lotisseur peut aussi être le constructeur ou promoteur s’il conserve les terrains divisés
pour bâtir des maisons individuelles destinées à la vente.

Le lotisseur réalise une opération de lotissement.

Le lotisseur est également appelé l’aménageur foncier/aménageur lotisseur.

2.5 Les architectes, les bureaux d’études, les géomètres :


Les architectes, les bureau d’étude VRD ou d’infrastructures, les géomètres, sont souvent
chargés de la conception et du suivit des travaux de VRD, pour des clients privés ou
publiques.

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 179


CHAPITRE 3 :

Annexes

3.1. – Processus de réalisation d’une affaire

3.2. – La City Box

3.3. – Etude d’éclairement

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 180


3.1. -Processus de réalisation d’une affaire :

Client OS de début des travaux


DEMANDE DE TRAVAUX
XXX

Responsable centre SLT


TRANSFERT AFFAIRE
L. LI

Responsable études d'exécution Dossier affaire DT AFF RSE 001


REALISATION DES ETUDES
Sébastien BLI Plans d’exécution

Le resp. affaire transmet le dossier affaire au Cch 

Chef de chantier (Tch) PREPARATION DE CHANTIER Dossier travaux DT PRO RSE 001
J. VAL PR PRO RSE 006 Instruction IM PRO RSE 004

Il transmet le dossier travaux au RC 

Responsable de Chantier REALISATION ET CONTROLES Dossier travaux DT PRO RSE 001


DE CHANTIER Fiches de contrôle FC PRO RSE XXX
Chefs d’équipe
MANUELS METIER Journal de chantier FS PRO RSE 007
(voir moyens humains)
Fiche de visite chantier IM PRO RSE 003
PR CEE RSE 001

Il transmet le dossier travaux au Cch 

Chef de chantier Dossier travaux DT PRO RSE 001


CLOTURE DES DOSSIERS
J. VAL Dossier affaire DT AFF RSE 001

Il transmet les dossiers au Resp. affaire

Responsable centre SLT CLOTURE AFFAIRE Dossier affaire DT AFF RSE 001
L. LIM ARCHIVAGE Liste des documents déposés en archive
PR ENR RSE 001 IM ENR RSE 001 et 002

VRD : Réseaux secs Alain TRIQUET Page 181


o Répartition des tâches des intervenants
Le Chef de Chantier
Il devra :

Animer les équipes de production,


S’assurer de la bonne réalisation des travaux en termes de qualité et de planning,
Assurer la transition entre les équipes au moment de la relève : transmission du
dossier travaux, du journal des évènements, des informations sur l'avancement de
chaque atelier,
Assurer l'accueil du personnel et des sous-traitants sur le chantier : information sur
les spécificités du site, sur les horaires, sur les autres lots, sur la nature des travaux,
et présentation du PPSPS et des règles de sécurité à respecter impérativement.
Il est responsable de la sécurité sur le chantier et veillera en permanence à ce que les
travaux soient réalisés en parfaite harmonie avec les règles de sécurité par le personnel de
l’entreprise et par les sous-traitants.

Il anime des quarts d’heure de sécurité régulièrement de façon à sensibiliser en permanence


les intervenants à leur sécurité, à celle de leurs collègues et des différents intervenants sur
site.

Les Chefs d’Equipes


Les Chefs d’Equipes ont pour mission de réaliser avec le personnel de production les taches
qui ont été définies par les chefs de chantier.

Ils veilleront à leur parfaite réalisation et assureront la mission d’autocontrôle des


prestations réalisées.

Ils veilleront à ce que la sécurité de leurs équipes soit parfaitement assurée.

Le Responsable des Etudes d'exécution


Il aura, avec son équipe de projeteurs et d’assistants DAO, la responsabilité de :

Réaliser et suivre le planning des études,


Définir les données d'entrée nécessaires à la réalisation de nos études d'exécution et
en assurer la revue,
Elaborer des plans d’implantation,
Elaborer des notes de calculs électriques,
Réaliser les plans de récolement,
Soumettre pour validation à l’organisme de contrôle l’ensemble des documents
d’exécution.

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Le Responsable QSE
La personne responsable Qualité, Sécurité, Environnement dépend directement du directeur
d’agence. Sa mission sera de :

Assister le chef de projet à la rédaction du Plan Assurance Qualité,


Réaliser des audits qualité tant au niveau de la conduite de projet, des études, que de
la réalisation,
Assister le chef de projet à la rédaction du P.P.S.P.S.,
S’assurer que les règles de sécurité soient bien respectées en réalisant des audits sur
chantier,
Assister le chef de projet à la rédaction de la notice de protection de
l’environnement,
S’assurer que les règles définies soient bien respectées.

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3.2. - La City Box

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

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APPLICATIONS POSSIBLES

Commande de l’éclairage public


CityBox® déployée au point lumineux :
Tout point lumineux est allumé, éteint individuellement à distance, en temps réel

CityBox® déployée au point lumineux équipé d’un ballast électronique


Tout point lumineux est gradé, allumé, éteint individuellement à distance, en temps réel

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Services associés

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3.3.- Etude d’éclairement :

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