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Éduquer dans l'informalité quotidienne

Le document décrit le rôle de l'éducateur dans la vie quotidienne d'une structure d'accueil. L'éducateur doit offrir un cadre sécurisant et favoriser l'expression des jeunes tout en leur donnant des repères. La présence éducative permet aux jeunes de s'épanouir.

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Éduquer dans l'informalité quotidienne

Le document décrit le rôle de l'éducateur dans la vie quotidienne d'une structure d'accueil. L'éducateur doit offrir un cadre sécurisant et favoriser l'expression des jeunes tout en leur donnant des repères. La présence éducative permet aux jeunes de s'épanouir.

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L’informalité, la vie quotidienne, un temps éducatif

Quelle différence peut-on faire entre le quotidien et la quotidienneté ? Comment peut-on faire
la différence entre la routine quotidienne et un jour qui se différencie des autres ? Comment
peut faire pour qu’une journée soit parsemée de moments uniques, agréable et même
constructif ?

CF Dominique Depenne

Il faut extraire le quotidien de la quotidienneté. Les rituels peuvent être responsables de la


quotidienneté morne d’une journée. Pour aider, favoriser l’identité et la construction des
personnes, il faut pouvoir utiliser le rituel comme cadre mais faire du rituel un moment qui
garde son côté unique. C’est ce que j’ai voulu démontrer dans les exemples de l’accueil, du
repas et du temps de l’activité.

Ce qui me tient à cœur dans la vie quotidienne, c’est la notion de dysfonction

CF Définition de la réunion

Il ne peut (et ne devrait pas) être planifié l’ensemble des actions à mener avec une personne
de son entrée à la sortie d’une institution. Une situation évolue, et est imprévisible. Dans la
vie quotidienne, on ne peut et on ne devrait pas non plus planifier les actions d’une personne,
pur l’intérêt de la dysfonction.

Le foyer de vie et la M.E.C.S sont des internats, l’éducateur est présent durant la journée des
personnes. La présence est la base de la relation éducative.

Durant la journée, il y a des temps où l’éducateur n’a pas de tâches comme passer le balai,
faire la vaisselle ou le ménage, d’aider aux devoirs ou de préparer un repas. Durant l’après-
midi, pendant cette espace-temps dans la M.E.C.S, je m’assois dans la salle à manger, à lire
un livre dans la salle à manger ou auprès des jeunes en train de discuter ou de regarder la
télévision. Momo vient à ma rencontre et me pose une question. Nous entamons un dialogue.
Durant la conversation, il me demande si je souhaite écouter un slam qu’il a écrit. Il me l’a
cité et me demande mon avis. Je lui réponds que ce n’est pas le genre musical, mais la
grossièreté du vocabulaire. Je rajout qu’il y a de artistes qui arrivent à exprimer leur violence
différemment. Momo me répond que lui n’y arrive pas. Il me raconte alors des parties de sa
vie qui l’ont amené à intégrer le foyer. Dans cette situation, ma présence permet à cet
adolescent de trouver un repère qui favorise son identité. Le fait de l’écouter et de donner un
avis la rendu sujet, j’ai fait preuve d’altérité. CF CITATION ALTERITE
L’éducateur permet au jeune de vivre dans un cadre sécurisant, de s’exprimer, d’être entendu.
J’en retire que l’éducateur doit pouvoir mettre en confiance la personne qu’il accompagne afin
de lui permet de vivre mieux sa situation. La présence et l’écoute preuve permettre une
personne à s’exprimer et être authentique. Cette situation est un moment inscrit dans le
quotidien, mais qui permet l’enfant de s’exprimer. J’en retire que la présence éducative dans
le quotidien permet d’offrir aux jeunes l’opportunité de « se restaurer dans son champ
d’humanité ».

Dans la M.E.C.S, il y a plusieurs salles collectives. Durant le temps de la douche, l’éducateur


va à la rencontre des jeunes qui attendent pour se laver et trouver un moment pour discuter.
L’éducateur observe parfois des conflits. J’ai pu un soir observer un conflit entre deux jeunes.
Mon rôle d’éducateur est de préserver l’intégralité physique et morale des personnes dont je
suis responsable. J’interviens pour arrêter la dispute qui je suppose aurait pu déborder sur une
confrontation physique. Je leur demande de s’arrêter. L’un d’eux se retourne vers moi et me
demande si je veux me battre. Je décide d’utiliser la médiation de l’humour afin de calmer la
tension. Je lui réponds que je n’accepterais qu’une partie de « pierre-feuille-ciseaux ». La
partie se termine par l’échec du jeune. Ce dernier décide alors de faire une partie avec celui
avec qui il se confrontait. Jusqu’à la fin de mon stage ; ce jeu du « pierre-feuilles-ciseaux » a
permis de réguler plusieurs fois des conflits. J’en retire que l’éducateur doit être présent
durant les temps de vie en collectivité. Il doit pouvoir analyser une situation et proposer des
axes adaptés. J’en retire que l’humour est une médiation et un régulateur de conflit.

Durant la vie quotidienne, l’éducateur est soumis aux taches de la vie quotidienne, l’éducateur
est soumis aux taches de la vie quotidienne. Chaque soir, l’éducateur prépare le repas. Je
propose toujours aux jeunes de m’y accompagner. L’éducateur propose aux enfants de
s’extraire de leurs habitudes, de découvrir de nouvelles choses, de participer à la vie en
collectivité. Un soir, Ciril répond qu’il ne souhaite pas m’aider. Il rajoute qu’il ne comprend
pas pourquoi je ne laisse pas l’éducatrice présente s’en occuper. Il rajoute qu’il ne veut pas
m’aider, que la cuisine est réservé aux femmes. Ciril est un mineur isolé de nationalité
Camerounaise et qui est arrivé en France 4 mois avant cette discussion. Je n’exige pas sa
présence car dans cette situation, Ciril est un adolescent en recherche de son identité : lui
exiger de m’accompagner aurait pu impliquer une confrontation qui ne m’a paru n’avoir
aucun intérêt satisfaisant. Je lui réponds qu’il peut ne pas vouloir m’aider, mais que
l’éducateur fait le même travail que l’éducatrice, et ont le même devoir de préparer le repas.
Je lui rappelle que les tâches ménagères sont faites par les jeunes qui sont aussi tous des
garçons. Je lui rappelle les règles de collectivités institutionnalisées dans la structure. Je lui
dis qu’il devra s’adapter aux règles. Je prends le temps dans cette situation de donner aux
jeunes des repères. Ces repères sont de deux ordres.

Un premier repère consiste à lui expliquer les règles de vie en collectivité, que celles-ci sont
demandé à l’ensemble des individus. Le second repère est culturel. Ciril doit montrer le même
respect vis-à-vis de l’éducateur que de l’éducatrice, mais aussi de l’homme et de la femme. Je
lui dis que cuisiner n’est pas une tache dont les jeunes ont l’obligation de participer.
Progressivement, Ciril s’est adapté et a participé aux taches celles de passer la balai, de
débarrasser la table et de nettoyer son linge. L’éducateur offre un cadre et ne l’impose pas. L
inscrit le jeune dans la vie quotidienne par l’écoute et la patience : il donne du temps. Ce
temps offert permet aux jeunes de repérer une situation et de s’adapter. J’en retire que
l’éducateur offre un cadre sécurisant qui permet à ceux qu’il accompagne de s’inscrire dans le
vivre-ensemble et de s’inclure dans un groupe. Quelques mois plus tard, j’accompagne Ciril à
la mission locale, à la recherche d’une formation. A la sortie de son entretien, Ciril me fait
part de son souhait de vouloir devenir cuisinier. Je lui rappelle la conversation que nous avons
eue de la place de l’homme dans les tâches de la vie quotidienne. Il répond que je lui ai
permis de sortir des idées qu’on lui a données et qu’il peut faire ce qu’il a envie. J’en retire
que l’éducateur encourage l’identité du jeune et l’aide à sortir de ces craintes et es préjugés
afin de favoriser son identité et ses potentialité.

La vie quotidienne, c’est aussi accompagner une personne dans son projet éducatif
individualisé ». Ciril est un mineur isolé. Il souhaite avoir un métier et faire des études. Ciril a
été accompagné par un éducateur au C.I.O. L’éducateur accompagne et aide au mieux le jeune
dans ses projets personnels. Ciril n’a pas pu être évalué par le C.I.O car il ne savait ni lire i
écrire. Il ne pouvait donc être scolarisé, il fallait donc trouver une formation permettant à Ciril
d’apprendre à lire, à écrire et avoir un niveau en mathématique de classe de CM2. Je me suis
proposé pour trouver une formation adapté pour Ciril. Apres l’avoir trouvé, j’ai accompagné
quotidiennement Ciril dans son projet. J’étais présent aux devoirs, afin de corriger ses écrits,
l’aider l’lorsqu’il avait des difficultés à comprendre. En plus des devoirs, l’éducateur tente de
répondre a chacun des questions que se pose le jeune. L’éducateur l’accompagne dans
certaines de ses sorties. La formation de Ciril s’est terminée après mon stage. Ciril m’a
contactée pour me prévenir qu’il avait obtenu son diplôme. L’éducateur doit être présent, être
en relation et encourager les acquis. J’en retire qu’il est « un créateur d’ambiance
favorable ».

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