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Types de Sauvegarde Informatique

Le document décrit différents types de sauvegardes (complète, incrémentale, différentielle) et explique leur fonctionnement. Il présente également des commandes Linux pour réaliser des sauvegardes (tar, cpio, rsync, dd) et restaurer des données.

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Types de Sauvegarde Informatique

Le document décrit différents types de sauvegardes (complète, incrémentale, différentielle) et explique leur fonctionnement. Il présente également des commandes Linux pour réaliser des sauvegardes (tar, cpio, rsync, dd) et restaurer des données.

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Déployer la Sauvegarde et archivage

Différents types de sauvegarde.

Sauvegarde complète
 La sauvegarde complète consiste à sauvegarder chaque jour la totalité des fichiers, qu'ils aient été
modifiés ou non. Ce type de sauvegarde a pour avantage de restaurer très rapidement la sauvegarde de
n'importe quel jour mais possède comme inconvénient d'être très gourmand en espace de stockage si
l'on souhaite garder les anciennes sauvegardes. De plus, des fichiers qui n'ont pas été modifiés seront
sauvegardés plusieurs fois. L'autre avantage de cette méthode est qu'elle permet de supprimer très
facilement les anciennes sauvegardes.
 Dans l'exemple ci-dessus, si le 4e jour (J4) on souhaite restaurer la sauvegarde du 2e jour (J2), il suffit de
restaurer la sauvegarde Full J2+J1.
Sauvegarde incrémentale
 La sauvegarde incrémentale effectue une sauvegarde complète le premier jour et puis ne stocke que les
fichiers ajoutés, modifiés ou supprimés par rapport à la sauvegarde précédente. Ce type de sauvegarde
est très rapide à s’exécuter mais rend l'opération de restauration plus complexe et longue. En effet, il faut
partir de la dernière sauvegarde complète puis restaurer chaque incrément, un par un. Si un incrément
est corrompu une partie de la sauvegarde peut l'être aussi. Il faut donc effectuer régulièrement des
sauvegardes complètes pour réduire le nombre d'incréments.
 Dans l'exemple ci-dessus, si le 4e jour on souhaite restaurer la sauvegarde du 3e jour, il faudra de
restaurer la sauvegarde FullJ1 ainsi que les incréments J2 et J3.
Sauvegarde différentielle
 La sauvegarde différentielle fonctionne sur le même principe que la sauvegarde par incrément, à la
différence qu'entre chaque sauvegarde, on stocke les différences par rapport à la dernière sauvegarde
complète. Ce type de sauvegarde permet de restaurer plus rapidement que la sauvegarde incrémentale —
puisque seule la première et la dernière sauvegarde sont utiles — mais impose aussi d'effectuer
régulièrement des sauvegardes complètes pour que la sauvegarde de différence ne devienne pas plus
importante, en termes de taille, que la sauvegarde complète initiale. Il est donc possible de supprimer les
sauvegardes intermédiaires.
 Dans l'exemple ci-dessus, si le 4e jour on souhaite restaurer la sauvegarde du 3e jour, il faudra de
restaurer la sauvegarde FullJ1 ainsi que la sauvegarde différentielle J3+J2.
La sauvegarde complète du FS /home (référence des autres sauvegardes) :
Dimanche # dump 0uf /dev/st0 /home
La sauvegarde incrémentale :
Lundi # dump 1uf /dev/st0 /home
Mardi # dump 2uf /dev/st0 /home
Mercredi # dump 3uf /dev/st0 /home
...
Samedi # dump 6uf /dev/st0 /home
La sauvegarde différentielle :
Lundi # dump 1uf /dev/st0 /home
Mardi # dump 9uf /dev/st0 /home
Mercredi # dump 9uf /dev/st0 /home
...
Samedi # dump 9uf /dev/st0 /home
Restauration des fichiers.
Exemples
a) La sauvegarde complète du FS /home (référence des autres sauvegardes).
Dimanche # dump 0uf /dev/st0 /home
b) La sauvegarde incrémentale effectuée chaque jour. On ne sauvegarde que les modifications effectuées
depuis la sauvegarde réalisée au niveau inférieur.
Lundi # dump 1uf /dev/st0 /home
Mardi # dump 2uf /dev/st0 /home
c) Lister le contenu d’une sauvegarde.
# restore -tf /dev/st0
d) Restaurer un fichier.
# cd /home
# restore –xf /dev/st0 ./user1/.bash_profile
e) Restaurer tout un FS dans le cas d’une sauvegarde différentielle.
# mkfs –t ext3 /dev/hda6
# mount /home
# cd /home
# restore –rf /dev/st0 # on met l’archive de niveau 0
# restore –rf /dev/st0 # on met la dernière archive de niveau 9.

Sauvegarde par tar.


a) Sauvegarde de l’arborescence /home sur le serveur distant SRV.
# tar -cvzf SRV:/dev/st0 /home
b) Restauration des fichiers
# tar -xvzf SRV:/dev/st0 -C /backup

Sauvegarde par rsync.


La commande rsync permet de synchroniser le contenu de deux fichiers ou de deux répertoires. rsync est un
programme très similaire à rcp, mais possède plus d’options et surtout ne transfert que les différences pour les
fichiers modifiés. Ceci permet de limiter l’utilisation de la bande passante réseau entre la machine à sauvegarder et
l’hôte de la sauvegarde distante.
En fait rsync peut être assimilée à une commande permettant de réaliser un miroir entre deux disques.
La syntaxe de la commande rsync est la suivante :
rsync [options] source destination
Les principales options de rsync sont :
a, archive
Elle permet de copier récursivement source vers destination en préservant au mieux la configuration de
source.
v (verbose)
La commande rsync exécute normalement son travail silencieusement. L’option v affiche le nom de tous
les fichiers et répertoires traités.
stats
Établit des statistiques à la fin du traitement permettant ainsi d’apprécier le transfert pour vos données.
e, rsh=commande
Permet de choisir un mode de communication autre que celui utilisé par défaut (rsh).
n, dry-run
Cette option permet de vérifier que la syntaxe de la commande répond à votre attente.
delete
Supprime de la destination les fichiers et répertoires n’existant plus dans la source. Cette option peut
être dangereuse. Il est conseillé d’utiliser l’option n au préalable, permettant ainsi de contrôler l’action
souhaitée.
exclude=MOTIF
Cette option permet d’exclure du transfert les fichiers ou répertoires répondant à la définition du
MOTIF. Le MOTIF peut être le nom d’un fichier ou répertoire. Il peut également être plus complexe et
désigner un ensemble de fichiers ou répertoires.
z (zip)
Copie en compressant les données. Surtout utile lors d’une connexion faible débit.

 Copier l’arborescence home sur le site distant (ou uniquement les différences si l’arborescence existe sur le
site distant). On utilise rsh.
# rsync –avz home/ SRV:home/
 Idem, mais on utilise ssh.
# rsync –avz –e ssh home/ SRV:home/
Remarque : la commande rsync utilise le protocole SSH ou RSH, elle peut utiliser également le protocole
RSYNC.
 Copie avec exclusion
L’exemple suivant permet de copier les fichiers du repertoire courant en excluant les fichiers avec
l’extension .o.
# rsync -av exclude="*.o" . ../save

Sauvegarde par solution graphique libre.

TP ( 1 ) : Sauvegarde & restauration


 SAUVEGARDE PAR tar

La commande tar permet de sauvegarder toute une arborescence de fichiers dans une archive : cette archive
contient tous les fichiers et répertoires, mais aussi les uid, gid, permissions et dates de chaque fichier et
répertoire archivé. Ceci permettra de restaurer tout ou partie de cette archive en cas de besoin, avec les
propriétés et permissions correctes.
 Pour une sauvegarde : tar cvf nom_archive Fichier(s)
tar cvf [Link] /home/*
 c: création d'archive

 v : mode bavard 'verbose' : dit ce qui se fait

 f : le paramètre suivant est le nom de l'archive

 Pour lister le contenu de l'archive :


tar tvf nom_archive
 t : liste le contenu de l'archive

 Pour une restauration :


tar xvf nom_archive fichiers
 x : extraction de l'ensemble des fichiers de l'archive, ou du ou des fichiers spécifiés.

 Autres clés et paramètres :


 r : les fichiers sont ajoutés à la fin de l'archive.

 l : on sauvegarde les fichiers et pas les liens symboliques (le fichier pointé est sauvé)

 z : l'archive est compressée au format gzip.

 j : l'archive est compressée au format bzip2.

 p : Préserver les permissions des fichiers,

 SAUVEGARDE PAR cpio


La commande cpio sauvegarde sur la sortie standard les fichiers dont on saisit les noms sur l'entrée standard, par
défaut le clavier et l'écran. On utilisera donc les redirections. Voici les options :
 -v : mode bavard « verbose », informations détaillées

 -c : sauvegarde des attributs des fichiers sous forme ASCII (pour l'échange entre divers OS)

 -B : augmente la vitesse d'exécution en utilisant une mémoire tampon (5120 octets soit 10 blocs)

 Pour une sauvegarde :


cpio -oL
 o : output, création de la sauvegarde en sortie

 L : sauve les fichiers liés et pas les liens


symboliques

 Pour lister le contenu de l'archive :


cpio -it
 i : lecture de l'archive en entrée

 t : comme pour tar, liste le contenu de l'archive

 Pour une restauration : cpio -i[umd]


 u : restauration inconditionnelle, avec écrasement des fichiers qui existent déjà. Par défaut les fichiers ne
sont pas restaurés si ceux présents sur le disque sont plus récents ou du même âge.

 m : les fichiers restaurés conservent leur dernière date de modification

 d : cpio reconstruit l'arborescence des répertoires et sous-répertoires manquants.

Exemples :
 Sauvegarde de l'arborescence courante sur une disquette avec compression :

find . print | cpio -ocvB >/dev/fd0


 Restauration : cat /dev/fd0 | cpio -iuvBd

 SAUVEGARDE PAR dd

La commande « dd » (device to device) est destinée à la


copie physique, bloc à bloc, d'un fichier périphérique vers
un fichier périphérique. A l'origine on l'utilisait pour la
lecture et l'écriture sur bande magnétique, mais elle peut
être employée avec n'importe quel fichier. La commande
dd permet de réaliser des copies physiques de disques et
de systèmes de fichiers.
Argument utilisation
if=fichier « fichier » désigne le ficher à copier, à défaut l'entrée standard.
of=fichier « fichier » désigne le résultat de la copie, à défaut la sortie standard.
bs=valeur « valeur » désigne la taille commune du bloc pour les fichiers d'entrée et de sortie, par défaut à 512 octets.
skip=n nombre de blocs qu'il faut sauter au début du fichier d'entrée.
seek=n nombre de blocs à sauter au début du fichier de sortie
count=n nombre de blocs à copier
conv=... Conversion lors de la copie (lcase : minuscule, ucase : majuscule, ascii, abcdic, swab : permutation des octets)
Exemple :
Ici on va placer le secteur de boot de la partition (ou est installé lilo ou grub) dans un fichier.
dd if=/dev/hda5 of=[Link] bs=512 count=1

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