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École d'Architecture à Bab Ezzouar

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UNIVERSITE MOULOUD MAMMERI TIZI-OUZOU.

FACULTE DU GENIE DE LA CONSTRUCTION.

DEPARTEMENT D'ARCHITECTURE.

MEMOIRE DE MASTER EN ARCHITECTURE.


Option : Architecture et Cultures Constructives.

THEME : Bab Ezzouar, Une Ecole d’Architecture au cœur de la ville.

Présenté par :

Mr. ALILOUCHE Idris. Dirigé par : Mr BENMOUMEN Messaoud.


Mr. HABBAS Rachid. Mme Kaci.

Année universitaire : 2016 / 2017.


Remerciements

Avant tout nous tenons à remercier le bon dieu tout puissant de nous
avoir donné cette foi et cette confiance en nous, ainsi que cette volonté et ce
courage, pour atteindre cette étape importante de notre vie.

Nous adressons également nos remerciements à notre promoteur


Monsieur BENMOUMENE Messaoud, assisté par Madame KACI pour leur
soutien, leurs conseils pertinents et leur aide précieuse, ainsi que la confiance
qu’ils nous ont toujours témoigné tout au long de notre projet, sans oublier les
membres du jury qui ont accepté d’évaluer notre travail.

Nos remerciements vont également à tous ceux qui, durant toutes ces
années d’étude, nous ont encadré, observé, aidé et conseillé durant tout notre
cursus universitaire.

Nous tenons aussi à témoigner notre sincère gratitude à tous ceux qui nous
ont assisté de près ou de loin, par leurs encouragements, leurs conseils et leurs
critiques.
Nous tenons à remercier nos très chers parents qui nous ont toujours
encouragé durant toutes nos études.

Enfin, nous tenons à remercier tous nos amis et camarades, pour leur
présence et leurs aides tout au long de notre cycle d’étude.
Sommaire.

Résumé 1

ALGER…………..METROPOLE. 2

Introduction. 3

Problématique générale. 3

Problématique spécifique 4

Hypothèses. 4

Objectifs. 4

CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE. 5

Introduction 6

1-La ville d’Alger. 6

2- Les instruments d’aménagement de l’agglomération d’Alger : une vision métropolitaine


mitigée. 6

2.2.3- PDAU 2011 : Rapport d’orientation. 9

[Link]- Les objectifs du PDAU. 10

[Link]- Les six piliers de Master plan. 10

[Link]- Les objectifs du Plan d’Aménagement de la Baie d’Alger (P.A.B.A). 11

CHAPITRE2 : LECTURE URBAINE DE BAB-EZZOUAR. 13


Introduction. 14

I- Le choix de Bab Ezzouar. 14

II- Echelle de la ville. 14

3-Bab Ezzouar, lecture diachronique. 16

4-La structure de la ville. 19


5- Etat du bâti. 21

6-Le gabarit. 21

7-Lecture des activités. 22

8- Analyse fonctionnelle. 23

II- Echelle de la zone d’intervention. 24

1-Choix de la zone d’intervention. 24

2- Présentation du quartier d’affaires. 25

3-Accessibilité. 26

4- La structure du quartier d’affaire. 26

5-Instrument d’aménagement du quartier d’affaire. 28

6-Le gabarit. 28

7- Lecture des façades du quartier d’affaire. 29

III-Echelle de la parcelle d’intervention. 29

1-Le choix de la parcelle d’intervention. 29

IV. Synthèse. 31

Conclusion. 32

CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAINE. 33

Introduction. 34

1-Le choix du sujet……….Un sujet d’actualité. 34

2-L’architecture et l’urbanisme universitaire. 34

3-Objectifs de notre école d’Architecture. 38

3-Analyse des exemples. 39

4- La référence à « l’université en ville ». 39


4.1.1. L’Université de Montpellier sud de France. 39

Synthèse. 41

4.2-La référence à la conception architecturale. 41

4.2.1-Le nouveau siège de la faculté d’Architecture de l’Art, campus de l’université d’Umeå


en Suède. 41

4.2.2-Nouvelle école centrale à Paris-Saclay. 42

4.2.3- la nouvelle Bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université d'Economie et


d'Affaires à Vienne. 45

Synthèse. 48

CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURALE. 49

Introduction. 50

1-Le programme du projet. 50

2-La philosophie du projet. 52

3-Les concepts du projet. 53

4-Les références stylistiques. 54

5-La genèse du projet. 55

5-Description du projet. 61

CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES. 65

1-Choix du système constructif. 66

1.1-Le choix de la structure. 66

2.-La conception structurelle de notre projet. 67

2.1-L’infrastructure. 67

2.2-La superstructure. 68

2.3-Second-œuvres. 72
2.4-Les circulations verticales. 74

2.5-Les corps d’état secondaire. 76

2.6-Les matériaux. 78

CONCLUSION GENERALE. 81

REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES. 82

ANNEXES. 83
RESUME

Résumé :
La rédaction du mémoire intervient en cours d’année et se termine avant la soutenance du
diplôme. Il ne peut donc être considéré comme la description exacte du projet présenté en fin
d’année mais plutôt comme une analyse du travail de l’année et de la démarche adoptée.
Nous avons choisi de traiter notre mémoire en deux parties. La première concerne notre
démarche. Elle explicite les raisons qui nous ont poussé à choisir la conception d’une école
d’architecture contemporaine à Bab Ezzouar comme sujet de diplôme, ainsi que les difficultés
et les questions qui ont résulté de ce choix.
La deuxième partie explique le projet. Elle décrit le contexte dans lequel s’ancre notre
projet qui est celui de la mondialisation de la ville d’Alger et le devenir de la ville de Bab
Ezzouar sous le caractère d’une centralité urbaine, elle expose les propositions urbaines et
architecturales mises en place pour atteindre ces ambitions et objectifs.
Nous terminerions ce mémoire par un retour sur le projet, ses objectifs et ses évolutions,
ainsi que sur notre démarche avant et pendant le projet.

Mots clé : Ecole, architecture, contemporaine, Bab Ezzouar, Alger, mondialisation,


métropolisation, centralité urbaine, propositions urbaines, architecturales.

Page 1
ALGER…………………………………………………………………………………………………METROPOLE.

ALGER………………………
………………METROPOLE.

Page 2
ALGER…………………………………………………………………………………………………METROPOLE.

Introduction :
Dans un contexte de mondialisation, de développement des technologies, et de
l'internationalisation des villes et des capitaux, la ville d'Alger se trouve confrontée à ce
processus de mutation et d'internationalisation, elle aspire d'être hissée au rang des grandes
métropoles. Ainsi est mise en place une nouvelle politique territoriale basée sur une logique
de poly centralité.
En effet la ville d’Alger est dotée d’un plan stratégique de développement à l’horizon 2030
qui organise la transformation et la valorisation territoriale pour faire d’Alger une véritable
métropole.
Cette métropolisation s’appuie sur le réaménagement des quartiers périphériques (Bab
Ezzouar, Hamma, Anassers, …) qui présentent des aires de centralité stratégique de la ville
d’Alger.
Ces sites d’interventions se présentent naturellement comme terrain favorable pour la
réalisation de grands équipements d’où notre choix s’est porté sur la ville de Bab Ezzouar,
dans laquelle nous voulons inscrire notre projet à savoir « Ecole d’Architecture ». Notre projet
contemporain et porteur de nouvelles technologies doit s’inscrire dans cette dynamique de
métropolisation de la ville d’Alger, son ambition et de réaffirmer l'image de Bab Ezzouar et
de renforcer sa vocation de pôle d'affaires, d'échanges et de centralité.

Problématique générale :
Aujourd’hui, le monde est basé sur une nouvelle vision de l’économie et de l’information.
A l'instar des grandes villes du monde, Alger aspire à devenir une capitale internationale et à
s'inscrire au rang des grandes métropoles mondiales.
C’est dans ce contexte que notre choix s’est porté sur la ville de Bab Ezzouar pour sa
qualité de ville périphérique de la capitale, dont la structure urbaine est en pleine mutation
dans le but d'accueillir des projets structurants de grandes envergures.
Ce qui permet de soulever la problématique suivante:

Comment contribuer à renforcer la vocation de Bab Ezzouar entant que


nouveau pôle d’affaires et d'échanges, capable de faire émerger un espace
métropolitain autour de la capitale pour réaffirmer son image de métropole
internationale?

Page 3
ALGER…………………………………………………………………………………………………METROPOLE.

Problématique spécifique :

Quel rôle va jouer notre équipement dans l’édification d’une centralité


urbaine à Bab Ezzouar, et dans le développement d’une capitale
métropolitaine ?
Comment assurer la participation dans la dynamique métropolitaine de la
ville d’Alger à travers un projet contemporain ?

Hypothèses :

 La projection d’un équipement éducatif rayonnant et de grande envergure,


permet de renforcer la vocation de Bab Ezzouar et soutenir le processus de
métropolisation de la ville d'Alger.
 Notre volonté de s’inscrire en continuité avec les orientations du PDAU 2011
peut contribuer à la réussite de ce master plan et à la réalisation de ses
objectifs qui consistent à donner à la ville d’Alger le caractère de la ville
monde, ville capitale, ville de proximité et ville polycentrique.
 Notre projet doit renfermer un caractère architectural contemporain, chargé
de toutes les données urbanistiques, historiques et architecturales, doté
d’une capacité structurante révélatrice des tendances actuelles en termes
d’architecture, de qualité de la ville, d’attraction, d’innovation et de
performances technologiques.

Objectifs :
Notre travail s’est assigné les objectifs suivants:
 Donner une nouvelle image d’Alger.
 La participation à la contemporanéité de l’image urbaine de Bab Ezzouar.
 Faire d’Alger un foyer de développement et un pôle d’attraction.
 Internationalisation de ses activités.
 Promouvoir une architecture de qualité à Alger.
 Améliorer le cadre de vie et renforcer l’identité de la capitale.
 Identification, reconnaissance et valorisation des quartiers

Page 4
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

CHAPITRE 1 : ETUDE DU
CONTEXTE.

Page 5
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

Introduction
Ce premier chapitre consiste à s’imprégner de la connaissance du contexte d’intervention,
représente une source de compréhension d’évolution et du développement de la ville, permet
aussi d’élaborer une synthèse qui cerne les potentialités et les carences, dans le but de
proposer un projet architectural bien
bien intégré à son contexte qu’il fasse partie intégrante du
paysage ou il est situé et dont il devrait refléter l’harmonie.

1. La ville d’Alger :
C’est la capitale du pays, Alger
la blanche occupe une place
particulière dans la moitié Ouest du
bassin
sin méditerranéen. Grace à son
ouverture sur le littoral,
littor elle est la
vitrine de tout le pays.
Elle contient un port, un
aéroport et un centre d’échange lui
confèrent un statut important, ainsi
qu’un foyer de rayonnement
culturel, ce qui la prédestine à
devenir une grande métropole. Figure 01 : Situation de la ville d’Alger en Algérie.
A
Source : Encarta 2009.

Alger et la problématique de la métropolisation :


Cette partie a pour objectif d’analyser les principales transformations et recompositions
qui ont marqué le territoire d’Alger. La démarche consiste à repérer les indices participant à
l’émergence d’un espace métropolitain.
métropolitain Nous
ous présenterons
présenterons l’espace métropolitain de point de
vue spatial
atial et territorial ainsi que les différentes étapes
étapes de la planification urbaine en
privilégiant le segment
segment des grands instruments d’aménagement et de planification que la ville
s’est donnée depuis l’indépendance pour orienter son urbanisation.
2. Les instruments d’aménagement de l’agglomération d’Alger : une
vision métropolitaine mitigée :
La ville d’Alger a toujours été rythmée par une succession de plans d’aménagement sans
réponses claires au
au processus de métropolisation.
métropolisation. En matière d’instruments, deux périodes

Page 6
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

ont marqué l’agglomération : la première de 1962 à 1990 intervient dans le contexte d’une
économie dite planifiée, et la seconde de 1990 à ce jour s’inscrit dans le cadre d’une
économie de marché ou en transition.
2.1. Période 1962 – 1990 : les instruments techniques et administratifs :
2.1.1. 1968 – 1975 : Le plan d’urbanisme du C.O.M.E.D.O.R :
Le comité permanent d’étude, de développement et d’organisation de l’agglomération
d’Alger (C.O.M.E.D.O.R) est crée en 1968. Celui-ci est chargé d’élaborer un nouveau plan
d’urbanisme à l’horizon 1985. Le C.O.M.E.D.O.R prend parti pour l’extension vers l’Est
délaissant l’option Sud-ouest (les hauteurs).
[Link]. les schémas de structures : deux visions opposées :
Dans cette période, deux schémas de structures sont proposés et les deux orientent
l’urbanisation vers l’Est mais avec des visions différentes.
- Le schéma de structures élaboré par l’ECOTEC :
Le schéma propose en plus de l’aménagement du site d’extension, des opérations sur le
tissu existant, à savoir :
- Occupation des vides situés à la périphérie Sud et Sud-est (Oued Ouchayah et Plateau des
Anassers) pour intégrer les quartiers périphériques au site existant ;
- Programmation d’opérations de densification et de rénovation notamment à El Harrach,
Hussein Dey et à la Casbah.
- Le schéma de structures proposé par l’architecte OSCAR NIEMEYER :
Ce schéma de structure proposé repose sur des opérations de prestige tel que le complexe
monumental, la cité gouvernementale, la cité des affaires à Bab Ezzouar et la cité
diplomatique.
Ces hypothèses sont formalisées dans le plan de développement et d’aménagement de
l’agglomération d’Alger à l’horizon 2000.
[Link]. Le Plan d’Orientation Générale (POG) : 1975-1986 :
Le POG réalise un compromis entre les deux hypothèses formulées précédemment. Seront
ainsi localisés à l’Est certains projets dits de prestige sont retenues (Université des Sciences
et de la Technologie de BAB EZZOUAR, Parc des expositions…) tandis qu’à l’Ouest seront
implantés de grands équipements sportifs et de loisirs (parc zoologique, complexes
touristiques, complexe olympique…).

Page 7
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

2.1.2. 1986 – 1990 : Le plan d’urbanisme directeur (PUD) :


Le P.U.D est élaboré par le CNERU (Centre National d’Etudes et de Réalisations
Urbaines). Entamé en 1979 et finalisé en 1986, le PUD a développé des orientations
d’extension de l’urbanisation vers le Sud Ouest. Selon le PUD la commune de Bab Ezzouar
devait-être un nouveau pôle de centralité (à vocation service) afin de diriger la population vers
le nouveau centre, par conséquent le processus d’urbanisation a pris de l’importance
notamment avec la création de l’université USTHB en 1974.
2.2. Période 1990-2012 :
Un urbanisme de concertation incarné par le P.D.A.U et le POS.
A la faveur de la réforme de 1990 qui s’inscrit dans le sillage de la constitution de 1989
qui consacre l’ouverture du champ politique et économique, une loi relative à l’aménagement
et l’urbanisme fût promulguée. Il s’agit de la loi 90-29 du 1er décembre 1990 modifiée et
complétée par la loi n°04-05 du 14/08/2004. Cette loi a secrété deux instruments
d’aménagement et d’urbanisme : le Plan Directeur d’Aménagement et d’urbanisme (P.D.A.U)
et le Plan D’occupation du Sol (P.O.S). Ces plans vont remettre en cause les plans
d’urbanismes traditionnels et les conceptions qui les sous-tendent. Ils s’appuient sur la loi 90-
25 de la 28/11/1990 portante loi d’orientation foncière modifiée et complétée par
l’ordonnance 95 du 25/09/1995. Cette loi a consacré définitivement la libéralisation du
marché foncier par la reconnaissance du droit de propriété.
2.2.1. 1990-1997 : Le P.D.A.U d’Alger : Un instrument passéiste et
inadapté :
Le P.D.A.U d’Alger est élaboré en l’absence d’assemblées élues, remplacées par les
délégations exécutives communales (D.E.C). Ainsi, le P.D.A.U d’Alger qui s’est pourtant
inscrit dans une philosophie nouvelle impliquant le citoyen dans le processus d’aménagement,
s’est-t-il trouvé d’emblée entre les mains de l’Etat par le biais de ses organes déconcentrés.
Ce plan qui a repris l’essentiel des orientations du P.U.D, n’a jamais constitué un instrument
de référence pour les actions publiques pour des raisons qui tiennent essentiellement au
contexte de son élaboration.
2.2.2. 1997-2000 : Le Grand Projet Urbain (G.P.U) : un document «
d’avant-garde»… :
Il faut d’abord souligner que le G.P.U est né suite à l’institution d’un « Gouvernorat du
Grand Alger » en 1997 en remplacement de la wilaya. Les services du gouvernorat sont
chargés d’élaborer un document d’aménagement et de développement pour la capitale qui va

Page 8
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

répondre à la volonté d’harmoniser les grandes fonctions que doit assurer l’agglomération
algéroise en vue d’accéder au rang de véritable métropole méditerranéenne. Ce document dit
Grand Projet Urbain (G.P.U) dresse un constat très critique de l’urbanisation des décennies
précédentes et présente un projet échappant aux orientations de l’urbanisme directeur et
s’inspirant des problématiques de l’urbanisme contemporain. Ce document a introduit des
concepts nouveaux dans le langage urbanistique algérien tels que « Projet Urbain »,
«Gouvernance », ou encore « acteurs urbains » … Contrairement aux orientations des plans
précédents, le G.P.U marque une rupture avec ces derniers en adoptant une approche
fragmentaire et en concentrant le développement sur la bande côtière autour de six pôles
prioritaires.
2.2.3. Période 2005-2012 : Une volonté réelle de construire une aire
métropolitaine… :
Durant les années 2005-2006, la nécessité de lancer une vaste réflexion touchant au
devenir de l’urbanisation du pays et en particulier de la capitale Alger se fait sentir. Cela se
traduit par l’élaboration d’un schéma national d’aménagement du territoire (SNAT) en 2007
dans lequel la question de la métropolisation d’Alger est réellement posée. L’une des
premières réponses apportées à cette problématique était l’élaboration en 2008 d’un Schéma
Directeur d’Aménagement de l’Aire Métropolitaine Algéroise (SDAAM).Parallèlement au
SDAAM, les autorités de wilaya ont lancé la révision du PDAU d’Alger qui concerne toutes
les communes de la wilaya et l’élaboration d’un plan d’aménagement de la baie d’Alger
(P.A.B.A) touchant les communes du littoral.
 PDAU 2011 :( Rapport d’orientation) :
À partir d’un important travail de caractérisation et de diagnostic, six questions
fondamentales et décisives pour l’avenir de la wilaya d’Alger émergent. Il s’agit en
l’occurrence : du développement et de la compétitivité économique, de l’habitat, de la
mobilité et transports, de l‘environnement, de l’agriculture et des risques naturels et
technologiques. Ces six questions-clé correspondent à des réalités territoriales spécifiques de
la Wilaya d’Alger qui ont toujours accompagné la réflexion sur ce territoire et toute la
formulation pro positive dans le cadre de l’élaboration du PDAU.
Dans le contexte des éléments de diagnostic et les questions-clé soulevées, quatre
étapes régulières furent définies, qui visent, sur 20 ans, à donner corps aux ambitions
prédéfinies pour la projection du territoire de la Wilaya d’Alger, que ce soit dans le

Page 9
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

contexte national algérien ou dans le contexte international de l’espace méditerranéen du


Maghreb.
 2009-2014 : le cinquantenaire de l’indépendance l’étape de
l’embellissement.
 2015-2019 : Le grand événement international l’étape de l’aménagement
de la baie d’Alger.
 2020-2024 : L’éco métropole de la méditerranée l’étape de la
requalification de la périphérie
 2025-2029 : Alger, ville monde l’étape de la consolidation.
[Link]. Les objectifs du PDAU :
Les objectifs de ce plan visent à faire d’Alger :
 Une capitale internationale, c’est-à-dire un carrefour du territoire national vers le
monde ;
 Une région urbaine, à savoir le pivot d’un développement équilibré et solidaire de ses
territoires ;
 Un « pôle d’excellence », en l’occurrence un moteur et une vitrine du développement
tertiaire de l’Algérie ;
 Une Alger « Blanche », une ville belle où la modernité emménage dans les traces de
l’histoire ;
 Une « ville à part entière », un territoire qui maîtrise son étalement urbain et organise
son extension ;
 Une « ville des mobilités et des proximités », c’est-à-dire agréable à vivre ;
 Une « ville durable », un exemple en matière de préservation de la nature et de
protection contre les risques naturels et technologiques.
[Link]. Les six piliers de Master plan :
Le futur d’Alger, une Alger qui se veut une référence en Méditerranée et dans le monde,
repose sur six piliers du Master Plan du PDAU d’Alger. Ces piliers se matérialisent en 82
projets structurants qui correspondent à des propositions concrètes d’intervention et qui
‘donnent corps’ au modèle territorial préconisé dans le Master Plan.

Page 10
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

Figure 02: Rapport d'orientation du PDAU 2011.


(Source : P.D.A.U d’Alger Version 2011).

[Link]. Les objectifs du Plan d’Aménagement de la Baie d’Alger


(P.A.B.A) :
L’établissement d’un plan de cohérence urbaine sur le long terme et à l’échelle de la baie
vise à faire d’Alger l’Eco-métropole du XXIème siècle et s’articule autour de trois axes :

Page 11
CHAPITRE 1 : ETUDE DU CONTEXTE.

 Un axe éco urbain, avec des projets prioritaires pour revaloriser la façade maritime et
requalifier l’espace urbain (restitution du centre historique, connexions de la ville à la
mer, accès aux plages) ;
 Un axe écodéveloppement, avec de nouvelles polarités au cœur des territoires de
grands projets (reconquête du port, opportunités d’investissement, pôles d’excellence);
 Un axe écosystème.
En résumé, ces nouveaux instruments s’inscrivent dans une philosophie qui se situe en
rupture avec les anciennes approches de l’urbanisme.
Ces instruments présentent des limites qui trouvent l’essentiel de leur explication tant
dans l’environnement et les acteurs chargés de les initier et de les mettre en œuvre que dans
les procédures réglementaires qui les régissent. Il est donc évident que c’est dans cet
environnement au sens large que se joue l’ambition de construire une véritable aire
métropolitaine.
Notre aire d’intervention « Bab Ezzouar » est l’un des résultats de ces grandes opérations.
Le but de PDAU était l’amélioration du cadre de vie de la population de Bab Ezzouar à
côté des autres objectifs comme :
-Entreprendre une stratégie pour restructurer les cités et arriver à créer des relations
fonctionnelles et spatiales entre elles, et un équilibre entre les habitats et les équipements.
-Trouver des solutions techniques afin de doter ce grand ensemble de Bab-Ezzouar de
caractère d’une centralité urbaine.
-Doter ces cités de personnalités et identités.

Figure 03 : Quartier d’Affaires Bab Ezzouar. Figure 04 : Campus des Nouvelles Technologies
Source : PDAU d’Alger 2011. Source : PDAU d’Alger 2011.

Page 12
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

CHAPITRE2 :
LECTURE URBAINE DE
BAB-EZZOUAR.

Page 13
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Introduction :

La ville de Bab Ezzouar en raison de sa situation géostratégique dans le bassin


méditerranéen, vitrine et lieu de prestige du pays. Elle participe à rehausser l’image d’Alger
à devenir une métropole internationale à l’instar des autres métropoles méditerranéennes.
I. Le choix de Bab Ezzouar :
Alger connait de véritables mutations et ces dernières sont visibles et spectaculaires dans
les quartiers péricentraux Est comme c’est le cas de Bab Ezzouar.
Alger est une ville dense, ce qui engendre des difficultés pour accueillir le nombre
important d’étudiants qu’une école peut recevoir. Ce qui nous pousse à penser aux portes de
la ville et vu l’extension de la ville d’Alger vers l’Est, Bab Ezzouar semble un site favorable
pour la réalisation d’une école d’Architecture.
En outre, notre choix s’est porté sur Bab Ezzouar en raison de :
 Son statut de pole de centralité et un pole compétitif.
 Son orientation entant que zone d’affaires et de prestige qui lui ont conféré les
nouvelles politiques d’aménagement de la ville d’Alger.
 C’est une zone en pleine mutation permettant l’intégration des projets
d’envergeure et de centralité (concrétisation de la métropolisation de la ville
d’Alger).
 La présence de l’une des prestigieuses universités USTHB.
 Le site bénéficie d'infrastructures de transport autoroutes, gare
ferroviaire, métro, tramway, aéroport- et jouit par conséquent d'une
accessibilité é exceptionnelle.
II. Echelle de la ville :
1. Présentation et situation de Bab Ezzouar :
La commune de Bab Ezzouar issue de dernier découpage administratif de 1984, s’étend
sur une superficie de 822.8ha, se situe entre le sahel et la Mitidja, au nord Est de la wilaya
d’Alger. La Commune constitue la porte d’entrée Est de la capitale, se trouve à 15 Km de son
centre et à 5km de l’aéroport international de Houari Boumediene.
Elle est limitée par :
 La commune de BORDJ EL KIFFAN du coté Nord et Nord Est.
 La commune de DAR EL BEIDA du coté Sud Est.
 La commune de OUED SMAR du coté Sud et Sud Ouest.
 La commune de MOHAMMADIA du coté Nord Ouest.

Page 14
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Figure 01 : Situation géo-administrative


géo de Figure 02 : Les limites administratives.
Bab Ezzouar Par rapport à la ville d’Alger.

2. Les données du site :


La zone d’intervention se trouve sur la
zone d’épandage de la plaine de la Mitidja.
 La topographie :
La topographie du site de Bab Ezzouar se
caractérise par des pentes très douces ne
dépassent pas les 8%, et se trouve orientée du
nord vers le sud en forme de croissant.
 La géotechnique du sol : Fig 03 : Carte des pentes de Bab Ezzouar.

La zone de Bab Ezzouar présente trois types de Source : PDAU d’Alger 2011.

terrains :
Terrain favorable: terrain qui comporte
-Terrain
des sables argileux, des dunes consolidées
et des dépôts ce qui donnera une bonne
assiette de fondations.
-Terrain propriét variable: Composé
Terrain à propriété
de marne et de cailloux, nécessitant une
étude géologique plus détaillée afin de
déterminer leurs caractéristiques
mécaniques.
-Terrain
Terrain défavorable: Terrains
marécageux Fig 03 : Carte géotechnique de Bab Ezzouar.

défavorables à la construction couvrant une Source : PDAU d’Alger 2011.

grande surface à la partie sud de Bab Ezzouar.

Page 15
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

La sismicité :
La commune de Bab Ezzouar est située dans la zone 3 dont l’alea sismique le plus élevé.
Donc des dispositions doivent être prises pour cette zone dans les constructions
notamment des fondations profondes: des pieux, des radiers généraux.
3. Bab Ezzouar, lecture diachronique :
L’éclatement de la ville d’Alger permet son étalement urbain vers l’Est, par lequel on
remarque l’apparition de plusieurs noyaux (actuellement des villes périphériques) tel que
la ville de Bab Ezzouar. Depuis son apparition, la ville de Bab Ezzouar n'a pas cessé
d'accroitre.

3.1. La période coloniale :


A-Apparition du premier noyau (1870) :
La formation de BAB EZZOUAR est liée au développement d’ALGER le long du
parcours qui relie cette dernière à l’Est du pays (actuel RN5), cette formation favorisée par
l’absence de contraintes physiques.
Le premier noyau a prit
forme vers 1870 avec
l’intersection du
parcours (actuel RN 5)
cité ci-dessus et celui de
la plaine (le sahel,
BORDJ EL KIFFAN)
actuel RN 24B, village
connu sous le nom de
« Retour de la chasse »

Figure05 : Apparition du noyau initial.


Source : PGA97, carte d’ACL de Bab Ezzouar.

Page 16
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

B- La période coloniale
(1870-1962) :
Bab Ezzouar est caractérisée par
une agglomération qui comporte
un ensemble d’habitat individuel
d’un ou deux étages d’environ
1100 habitants,
réparti de part et d’autres de la
RN5.
La création de deux voies
secondaires qui sont devenues
des axes principaux de la
commune, on parle du boulevard
Kada REZIK et CV02
On trouve aussi deux quartiers
hérités : Figure 06 : Carte de la période coloniale (1870-1962).
Quartier Mahmoud : Source : PGA97, carte d’ACL de Bab Ezzouar.
Ce quartier est au nord et à
l’Est de la RN24, s’étend sur une
superficie de 2.02 ha.
Quartier Sidi M’Hamed:
Situé à l’Ouest du carrefour
de Bab Ezzouar, il s’étend sur une
superficie de 3.5ha.
3.2. La période poste-
coloniale :
A- La période entre 1962 et
1984 :
La période entre 1962 et 1975 a
été marquée par une stagnation
en matière d’urbanisation,
l’espace a gardé presque les
mêmes occupations de la période Figure 07 : La période entre 1962-1984.

coloniale. Source : PGA97, carte d’ACL de Bab Ezzouar.

Page 17
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Le caractère rural de la zone


demeure toujours dominant. Après
les années 70 ce processus a pris
un essor avec l’édification de
l’USTHB et les deux cités
universitaires.
-la cité 08 Mai 1945 (1978/1985).
-la cité Rabia Tahar (1979/1984).
-la cité 05 Juillet (1980/1984).
B- La période entre 1984 et
1995 :
Après 1984, une succession de
faits urbains étaient enregistrés et
l’urbanisation est jusqu’à 1989
dictée par l’état.
Ouverture anarchique du marché Figure 08 : La période entre 1984-1995.

foncier, et apparition des premiers Source : PGA97, carte d’ACL de Bab Ezzouar.

lotissements entre 1989 et 1995.


Lancement de l’autoroute EST en
1984.
La naissance de la cité 1200
logements (1990/1995) qui a
engendré la création d’une voie
secondaire, l’actuel boulevard
Mercure (axe principal de la
commune).
C- La période actuelle :
Aujourd’hui, la zone se trouve face
à des nouvelles constructions
touchant les dernières zones
agricoles, effectuées pour
répondre aux demandes continues
en matière de logements, cela par Figure 09 : Carte de la période actuelle.

la création des lotissements Source : PGA97, carte d’ACL de Bab Ezzouar.

Page 18
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Boushaki et Douzi, ce qui a engendré une modification dans la morphologie urbaine de la


zone, avec une dualité d’habitat individuel et d’habitat collectif.
Et le nouveau quartier d’affaires dont les travaux ont commencé en 2006 est composé de:
-Sièges sociaux et bureaux (siège Mobilis, la poste, air Algérie).
-Equipements de service (hôtel Mercure, Ibis).
-Equipements commerciaux (centre commercial).

 Conclusion :
La lecture du processus de formation et de transformation de la ville de Bab Ezzouar
a permis de constater que cette dernière est issue de la succession de plusieurs plans de
planification urbaine qui ne sont pas forcément en continuité les uns avec les autres. Cette
situation a engendré d'importantes ruptures et incohérence au sein de sa structure et ce en
dépit de ces potentialités importantes, notamment en matière de présence d’équipements
de grande envergure.
Bab Ezzouar est le résultat d’une extension de la ville d’Alger vers l’est, par un processus
d’urbanisation qui répond à un besoin de loger, ce qui a donné une image d’une cité dortoir,
mais aujourd'hui avec l’émergence d’un quartier d’affaires on cherche à équilibrer entre
l’habitation et les équipements.
4. La structure de la ville :
4.1. Les voies :
La commune de Bab Ezzouar est traversée:
 Au Nord par la RN 24: le chemin reliant Bordj El Kiffan et El Harrach en passant par
la cité universitaire d’El Allia.
 A l’Ouest par la RN 24 E.
 A l’EST par l’axe autoroutier en direction d’Alger et l’aéroport.
Aussi par la RN 5 : qui est un axe à l’échelle territoriale, il assure l’accès à Bab
Ezzouar à partir d’Alger centre et Dar El Beida.
 Au Sud par la voie ferrée : un axe à l’échelle nationale, desservant les pôles suivants
(Alger, Thenia et Constantine).
 La ligne du tramway qui la traverse.

Page 19
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Figure 10 : Carte de structure de Bab Ezzouar


Source : PDAU d’Alger 2011.
Bab Ezzouar jouit d’une bonne accessibilité lui assurant une fluidité favorable au
développement d’équipements de grande envergure à l’image de notre école d’Architecture.
4.2. Les nœuds :
A- Les nœuds principaux:
Le nœud 01: résultat de l’intersection du
boulevard Mercure avec le boulevard
Kada Rezik.
Le nœud 02: résultat de l’intersection du
boulevard Kada Rezik et l’axe principal CV 01.
Le nœud 03: former par la rencontre du
boulevard de l’université (cv 01) et la RN5.
Le nœud 04: résultat de la rencontre du RN5
avec la RN 24B.
Le nœud 05: former par la rencontre du CV 02 Figure 11 : Carte des nœuds de Bab Ezzouar.

avec la RN 24B. Source : PDAU d’Alger 2011.

Page 20
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

B- Les nœuds secondaires:


Le nœud 01: c’est le résultat du croisement du boulevard du Mercure et RN5 qui mène vers
Dar El Beida.
Le nœud 02 : c’est le résultat du croisement de la RN 5E et la RN 5:c’est aussi un accès vers
la commune et qui mène vers Constantine.
Le nœud 03: Il est formé par l’intersection de la RN 5E et l’autoroute de l’est .Il constitue un
accès vers Bab-Ezzouar et que mène vers Rouïba.
5. Etat du bâti :
Les constructions sont de bon état au niveau des cités (habitat collectif), des lotissements
(habitat individuel) et des équipements, le problème qui se pose est un problème d’esthétique
au niveau des façades qui est du à la fragilité des matériaux utilisés et le manque d’entretien.
Les constructions dans les anciens quartiers sont en mauvais état.
5. Le gabarit :
La commune de Bab Ezzouar
est constituée essentiellement de
ces types morphologiques de :
• R à R+2 étages habitat individuel.
• R+3 à R+5 étages type barre.
• R+6 à R+9 étages type tours.
• Exceptionnellement R+11 étages
pour une seule des cités 498
logements.
• R+6 à R+14 étages pour les
équipements du quartier d’affaires.

Figure 13 : Carte des gabarits de Bab Ezzouar.


Source : PDAU d’Alger 2011.

Page 21
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

6. Lecture des activités :


Manque d’équipements au niveau de la commune de Bab Ezzouar par rapport au
nombre d’habitants, oblige la population active à se déplacer vers d’autres pôles d’activité
(le mouvement pendulaire).
L’activité dominante est le commerce. Existence d’un nombre important d’équipements
éducatifs. Manque d’équipements universitaires, sanitaires et culturels à grande échelle. Un
déséquilibre entre les différentes parties du site, aussi une activité commerciale informelle
qui ne participe pas à la structuration de l’espace urbain.

Figure 14 : Carte des activités à Bab-Ezzouar.


Source : PDAU d’Alger 2011.

Bab Ezzouar ne dispose que d’un seul parc public ce qui est insuffisant vu le nombre
d’habitants, les places et le mobilier urbain aussi sont rares, rendant les promenades
interminables et obligent les piétons à s’arrêter n’importe où.

Page 22
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

7. Analyse fonctionnelle :
On remarque trois entités dans la commune de Bab Ezzouar:
 Entité universitaire ;
 Entité résidentielle ;
 Entité d’affaires.

Figure 15 : La commune de Bab Ezzouar.


Source : Google earth.

Les trois entités sont monofonctionnelles, standards, on trouve l’absence de la mixité


urbaine, sociale et fonctionnelle. Chaque entité possède un système parcellaire:
Entité résidentielle : un tracé irrégulier.
Entité universitaire : un plan libre.
Entité d’affaires : un tracé régulier.
L’organisation du parcellaire n’est ni constante ni cohérente chaque sous système possède
sa propre direction.

Page 23
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

3. Echelle de la zone d’intervention :


1. Choix de la zone d’intervention :
Notre choix s’est porté sur le quartier d’affaires car il se trouve à la proximité
de l'aéroport, la présence d'une des plus prestigieuses universités (Université des
Sciences et des technologies Houari Boumediene) (créer une continuité
fonctionnelle avec cette université), la zone industrielle d'Oued Smar ainsi que la
concentration d'une zone d'habitation qui s'étend de Dar El Beida à Bab Ezzouar.
Le site bénéficie déjà d'infrastructures de transport autoroutes, gare ferroviaire,
aéroport et jouit par conséquent d'une accessibilité exceptionnelle.

Figure 16: Proposition de l'A G E R F A.


Source : A.G.E.R.F.A

Figure 17: Proposition de l'A G E R F A


Source : A.G.E.R.F.A

Page 24
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

2. Présentation du quartier
d’affaires :
Situé au Sud Est de la commune de Bab
Ezzouar, à proximité de l’aéroport. Sa
superficie est de 70 ha. Il est composé de deux
secteurs : Est et Ouest.
 Les limites :
 Au Nord: par le boulevard Mercure
longeant la cité des 1200 logements.
 Au Sud : par le chemin de fer.
 A l’Est : par la RN5E limitant la commune
de Dar el Beida. Figure 18: Carte de Bab Ezzouar.

 A l’Ouest : Par l’université USTHB. Source : PDAU d’Alger 2011.

Le quartier d’affaires comprend plusieurs équipements de grande envergure :


 Des sièges sociaux et bureaux.
 Des hôtels et appartements
 Des équipements publics sportifs, culturels ou de loisirs.

Figure 19: équipements d'envergure existant à Bab Ezzouar.


Source : google earth.

Page 25
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

3. Accessibilité :
Le quartier d’affaires est accessible par: La route nationale RN5E qui sert de liaison avec
deux axes autoroutiers (autoroute de l’Est, Rocade Sud) et l’aéroport, le boulevard Mercure,
le boulevard de l’université et le chemin de fer.
Le quartier d’affaires a une bonne accessibilité.

Figure 20: Carte d’accessibilité du quartier d’affaires.


Source : Google earth.

4. La structure du quartier d’affaires :


Les ilots sont de forme régulière orthogonale, découpage parcellaire orthogonal régulier,
dimensions des parcelles assez importantes, proportionnelles aux équipements qu’elles
reçoivent.
Les voies sont hiérarchisées de différentes manières d’après leur rôle administratif à
différentes échelles et par ordre d’importance sociale.

Figure 21 : Carte de structure le quartier d’affaires.


Source : Google earth.

Page 26
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

 Les voies principales :


Il existe plusieurs voies principales :
 La route nationale N°5:
C’est un Axe à l’échelle territorial, à double
sens desservant Bordj El Kiffan vers le Nord ainsi
que Dar El Beida et l’aéroport vers le Sud.
 Le boulevard Smail Yefsah :
(de l’université):
C’est un axe à l’échelle du quartier, Cette voie Figure 22 : La route nationale n°5.
Source : Photo prise par l’auteur.
dessert quatre entités à savoir les cités 1080 et
2068 logements, le quartier d’affaires et
l’USTHB. Caractérisée par: un flux important, fort
gabarit provoquant un sentiment d’écrasement,
déséquilibre des deux parois de la voie,
stationnement des bus universitaires le long de
cette voie.
 Le boulevard Kada Rezik
(Mercure):
Cette voie est des plus stratégiques, car elle dessert Figure 23 : Le boulevard de l’université.
le quartier d’affaires (concentration d’activités Source : Photo prise par l’auteur.

économiques). Caractérisée par: présence d’une


bordure au milieu de la voie et présence de
l’habitat dans un coté et des équipements dans
l’autre coté.
 Les voies secondaires et
piétonnes :
Les voies délimitant les parcelles du quartier
sont mécaniques ou piétonnes.
Figure 23 : Le boulevard Mercure.
Les voies manquent d’identité et d’animation. Source : Photo prise par l’auteur.
On remarque un manque de trottoirs, d’aires de stationnement, de mobiliers urbains, de
passages piétons et de végétations.

Page 27
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

5. Instrument d’aménagement du quartier d’affaires :


 Le POS U50 qui concerne le quartier d’affaires propose :
 Une zone de centralité.
 Habitat collectif mixte organisé le long d’une cour animée.
 Une zone d’équipement et service, équipements en site propre pour les besoins de
la zone et des environs.
 Une zone d’activité tertiaire « Quartier des Arts et Métiers ».
 Un pôle économique intégré à un espace urbain.
 Un lieu d’échange à vocation commerciale spécialisée dans l’artisanat,
l’électronique, la confection, la télécommunication.

 Le gabarit : 
Le quartier d’affaires de Bab Ezzouar contient des bâtiments qui ont tendance à être
plus grands que les bâtiments dans d’autres parties d’Alger et ça par rapport aux
caractéristiques des quartiers d’affaires.
Présence de plusieurs éléments de repères d’architecture contemporaine ce qui donne un
sentiment de sécurité pour les passagers.

Figure 25 : Hôtel Mercure. Figure 26 : Hôtel Ibis.

Figure 27 : Le centre commercial. Figure 28 : Siège d’Algérie poste.

Source : Photos prises par l’auteur.

Page 28
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

7. Lecture des façades du quartier d’affaires :

Une façade décomposable, une clarté apparente, lisibilité du paysage urbain et facilité à
reconnaître les éléments. Les voies et les repères sont facilement identifiables.

Les édifices qui délimitent notre parcelle sont de type ponctuel caractérisé par la
verticalité et l’unicité ainsi que la fragmentation et le style architectural contemporain.

Figure 29 : Les façades qui entourent la parcelle d’intervention.


Source : PDAU d’Alger 2011.

4. I.V. Echelle de la parcelle d’intervention :


1. Le choix de la parcelle d’intervention :
Notre choix de la parcelle se trouve sur le coté « ouest » du quartier d’affaires,
entouré par un nombre important d’équipements et de projets de grande envergure
qui entrent dans le processus de métropolisation de la ville d’Alger et de
développement économique de Bab Ezzouar.
Ces éléments de permanence constituent l’atout majeur qui rend notre
équipement si attractif, et si important et mérite d’être un équipement de grande
envergure d’une dimension nationale ou même internationale.

Page 29
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Notre parcelle
arcelle est limitée au nord par le boulevard de l’université à l’est par une
voie mécanique et du coté ouest une voie projetée.

Figure 30 : La position de la parcelle d’intervention.


Source : Google earth.

Figure 31 : Laa parcelle d’intervention avec son voisinage.


Source : Auteur.
Auteur

Page 30
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

Figure 32 : La position de la parcelle d’intervention.


Source : Photo traitée par l’auteur (Autocad.).

La parcelle représente une forme géométrique régulière carrée avec une superficie de
2.3ha.
Elle présente aussi une topographie plate favorable au développement de notre
équipement.

5. Synthèse :

D’après la lecture de la ville et du site d’intervention on peut ressortir certaines:

 Potentialités :
 La situation stratégique dans la même direction de l’extension du futur centre de la
capitale (la porte Est de la ville d’Alger).
 Une situation dans le champ visuel des grands projets qui devront rehausser l’image de
la capitale.
 La présence du quartier d’affaires avec des équipements de grande envergeure.
 La proximité de l’aéroport.
 Le passage de la ligne ferroviaire du train, tramway et métro.
 Une très bonne accessibilité notamment vers la parcelle d’étude.
 La disponibilité foncière.
 Le relief quasiment plat.

Page 31
CHAPITRE 2 LECTURE URBAINE DE BAB EZZOUAR.

 Carences :
 La présence du chemin de fer sur la limite sud de notre aire d’étude, constitue
une barrière infranchissable et accentue la rupture avec la zone industrielle
d’Oued Smar. Manque d’équipements d’accompagnements.
 Manque d’équipements universitaires et de culture de grande envergeure.
 Université USTHB n’est pas suffisamment ouverte sur la ville.
 L’entité d’affaire souffre de l’absence de dialogue avec l’entité universitaire
et leurs occupants, ainsi que le manque de vie au sein même de l’entité
excepté le centre commercial qui prend en charge timidement l’échelle
humaine comme étant un espace de rencontre et de loisir.
 Nœuds non matérialisés.
 Rupture dans le cadre bâti.
 Absence de mixité sociale et fonctionnelle.
 Manque d’espaces verts.
 Manque d’animation.

 Conclusion :

D’après cette lecture contextuelle on déduit que l’équipement adéquat dans notre parcelle
d’intervention sera une école d’architecture pour renforcer la vocation et la centralité du
quartier d’affaires qui sera favorable à l’insertion des futures architectes dans le monde du
travail.

Notre école d’architecture doit être ouverte sur la ville, elle tente de se regrouper avec
l’université USTHB pour améliorer leurs offres de services et leur visibilité internationale
tout en créant une relation et une continuité entre elles, ces dernières vont participer à la
dynamique urbaine, elles formeront une entité et une occasion de la promotion sociale,
culturelle et intellectuelle de la ville de Bab Ezzouar.

Notre ambition est de concevoir un projet ouvert à l’urbain qui favorise la mixité sociale
et fonctionnelle par l’enclenchement d’une meilleure qualité de vie pour les étudiants et les
habitants.

Page 32
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

CHAPITRE 3 :
THEMATIQUE URBAINE.

Page 33
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Introduction
1. Le choix du sujet……….Un sujet d’actualité :
Le choix du sujet de diplôme est une des caractéristiques de la formation d’architectes.
Cette liberté nous est souvent présentée comme la possibilité de traiter un programme idéal,
ce programme rêvé, nous ne l’avions pas en tête en début d’année et nous étions prêts à
considérer toutes propositions. Deux contraintes seulement nous guidaient : travailler dans un
lieu que nous connaissions et auquel nous avions facilement accès, et répondre à une vraie
demande d’une ville.
Au cours de notre recherche documentaire et à travers le PDAU 2011 de la ville d’Alger
nous avons constaté que la commune de Bab Ezzouar a subit un remaniement de sa ville afin
construire une centralité urbaine qui va participer à la construction de l’image métropolitaine
de la capitale Alger. Au cours de cette recherche aussi, nous avons abordé le problème du
campus universitaire de l’USTHB de Bab Ezzouar, qui est enfermé sur lui-même et ne
participe pas à la dynamique urbaine. Le sujet nous a enthousiasmé.
Ayant abordé au cours de notre mémoire de recherche le thème de l’espace scolaire, nous
étions séduits par l’idée de pousser notre réflexion dans les domaines de l’architecture et de
l’urbanisme universitaire. Il nous plaisait d’avoir à creuser le sujet, son histoire et les
références actuelles, avant de pouvoir passer nous mêmes au projet.
Nous apprécions également l’ampleur du sujet, tant au niveau des dimensions du site
considéré que des paramètres à prendre en compte. La conception d’une école d’Architecture
passe en effet par une réflexion sur le paysage, les loisirs, l’image, le rapport à la ville, ...
Enfin, nous trouvions un sujet d’actualité au cœur de réflexions sur l’avenir de la
métropole d’Alger et de la vie universitaire. Il nous a permis de nous engager dans une
problématique réelle et de nous positionner face aux questions soulevées.
2. L’architecture et l’urbanisme universitaire :
L’urbanisme universitaire (en France par exemple) est une des grandes préoccupations
gouvernementales depuis les années 1990, avec les plans Université 2000 puis Universités du
Troisième Millénaire et aujourd’hui le Plan Campus. Ces plans successifs font le constat de
l’échec des aménagements urbains mis en place lors du passage à une université de masse
dans les années 1960 et montrent l’évolution des mentalités à propos de la place de
l’université dans la société.
Depuis toujours, l’université a pour objectifs à la fois le développement des
connaissances théoriques et leurs applications pratiques dans la participation à la vie de la

Page 34
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

cité. Cette double conception, selon que l’on penche plutôt pour l’un ou l’autre de ses aspects,
produit à son tour différents types d’institutions, repliées sur elles-mêmes ou ouvertes sur la
ville. Ainsi, suivant les pays et les époques, elles offrent un panel de choix urbains allant de
l’éparpillement de constructions en centre ville au campus excentré regroupant tous les
services nécessaires à l’étude. Toutes, cependant, ont en commun un rôle d’animation
culturelle et urbaine et une architecture à l’image de leur puissance et leur respectabilité.
Le passage à l’université de masse a donné lieu à une transformation radicale de
l’urbanisme universitaire. Face à l’explosion des effectifs, d’immenses campus ont été créés
dans l’urgence en périphérie de villes, basés sur les théories du mouvement moderne et sur le
modèle des campus anglo-saxon. Mais mis à part quelques cas particuliers, ces campus sont
bien différents de leurs modèles théoriques et n’ont pas su répondre aux besoins des usagers
de l’université. On leur reproche notamment leur localisation extra-urbaine, l’insuffisance des
services proposés et de la desserte par les transports en commun ainsi que la conception
industrielle de leur bâti, correspondant à une conception fonctionnelle et banalisée des
institutions d’enseignement supérieur.

Page 35
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Figure 01 : villes universitaires et universités: des modèles aux réalisations françaises.


Source : Anne-Laure Baudin (2010), mémoire de diplôme : Campus d’Orsay l’université au cœur de la
ville, p.10.

Page 36
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Plusieurs pistes permettent aujourd’hui d’envisager une évolution de l’urbanisme


universitaire vers un retour en ville et des aménagements de qualité.
La première correspond à la prise de conscience politique de l’importance des
institutions d’enseignement supérieur au niveau de la compétition internationale en termes de
formation, de recherche et de production. En termes d’espace, cette évolution se traduit par la
recherche d’une nouvelle image renouant avec une tradition de prestige et passant par une
revalorisation de leur patrimoine immobilier.
On peut noter ensuite le changement d’attitude des collectivités locales vis- à-vis de
l’université. Celle ci représente un élément positif, susceptible d’attirer dans les communes
qui en sont munies de nouveaux habitants. Les cadres y voient en effet la possibilité de
scolariser leurs enfants tandis que la présence d’étudiants permet de revitaliser les centres en
perte de vitesse. On peut aussi considérer, même si c’est encore peu le cas aujourd’hui, que
l’université peut apporter un ensemble d’équipements sportifs et culturels accessibles à tous,
enrichissant les services proposés par les communes. Plus désireuses qu’auparavant d’attirer
sur leur territoire des institutions d’enseignement supérieur, elles leur proposent à nouveau
des terrains de qualité et d’accès facile.
Mais au delà des intérêts politiques du moment, il est important de revenir aux
fondements même de l’université pour envisager un renouveau de son urbanisme, en
requestionnant son rapport aux étudiants qu’elle forme. Peut- elle se contenter d’apporter un
enseignement précis ou doit-elle également éduquer, sensibiliser et faire participer les jeunes à
la vie en société ? Par conséquent, la vie urbaine est elle un avantage ou au contraire un
handicap pour l’étude ? Il y a une multitude de réponses à ces questions, et autant de formes
spatiales leur correspondant.
Il nous semble quant à nous que l’université a tout intérêt à choisir une implantation en
milieu urbain. La ville est en effet synonyme d’ouverture et de diversité pour les usagers de
l’université. Ceux-ci peuvent profiter d’un cadre de vie qui n’est pas mono-orienté. Ils
bénéficient d’un ensemble de services autres que strictement scolaires ou professionnels et
peuvent rencontrer une population diverse. Elle est également pour les étudiants le cadre de
l’expérience de l’autonomie et de la vie en société. En mettant l’étudiant au même niveau que
le reste de la population, elle lui permet de se définir en tant que citoyen à part entière.
Au final, il nous est donc apparu que le renouveau de l’architecture et de l’urbanisme
universitaire passait par un travail sur trois points : redonner du prestige à l’université par le
traitement de ses bâtiments et de ses espaces extérieurs, fournir les services de l’université à la
ville et offrir la possibilité aux étudiants de faire l’expérience de la vie urbaine. De ce constat,

Page 37
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

nous avons pu formuler une problématique : «comment mettre l’université au cœur de la


ville?», et travailler à y répondre tout au long de l’année dans le cas de notre projet d’une
école d’architecture au cœur de la ville de Bab Ezzouar.

3. Objectifs de notre école d’Architecture :

 L’école doit être perçue comme un phare, un signal et un symbole dans la ville de Bab
Ezzouar à travers ses qualités et caractéristiques architecturales et urbaines.
 Participer à l’essor de la ville de Bab Ezzouar et renforcer sa vocation d’un quartier
d’affaire.
 Une école ouverte sur la ville qui participe à l’animation de la vie sociale,
intellectuelle et culturelle de la ville de Bab Ezzouar.

Page 38
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

4. Analyse des exemples :


4.1. La référence à « l’université en ville » :
4.1.1. L’Université de Montpellier sud de France :

L’ancrage urbain de l’université :


Par opposition aux universités
isolées, elle constitue un atout
capital pour UMSF et Montpellier
en termes de durabilité, de mixité
urbaines et d’interaction
quotidienne des étudiants avec la
vie de la cité.

Figure 02 : L’ancrage urbain de l’université Montpellier.


Source : http:/[Link].

L’université s’affirme en un véritable quartier universitaire organisé selon cinq polarités


majeures : Tête de campus / Site Montpellier SupAgro, Pharmacie, Boutonnet /cœur de
campus sitesTriolet, Paul Valéry, Balard / site Agro polis.

Des qualités paysagères réelles et potentielles Qui imprègnent fortement les


perceptions et le cadre de vie du quartier : proximité de parcs et espaces naturels et amplitude
des boisements au sein du tissu urbain. Espaces de grande valeur occultés par des clôtures
opaques et qui ne demandent qu’à être révélés.

Les objectifs :
 Valoriser et accroître l’ancrage urbain de l’université. Il s’agit de renforcer les
interactions entre la ville et son université au bénéfice des étudiants, du « quartier
universitaire» et de la ville.
 La création d’une centralité majeure au cœur de l’université, lieu privilégié

Page 39
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

d’attractivité et d’interactions ville-université : Il s’agit d’aménager un espace central


bipolaire s’appuyant sur les places Bataillon et Voie Domitienne situées au centre de gravité
du quartier et à l’interface de deux grands sites universitaires :
 Implantation
d’équipements
universitaires et publics
mixtes et novateurs
permettant de développer la
vie étudiante et d’intégrer
l’université aux espaces
publics structurants de la ville Figure 03 : Un Atrium en cœur de l’université.

Notamment ATRIUM Source : http:/[Link].

(bibliothèque nouvelle génération, diversités des services aux étudiants et lieux de


convivialité), Médiathèque d’Agglomération, Maison pour Tous…).
 Accueil de commerces et services au rez de chaussée.
 Le réaménagement progressif des places et espaces publics ainsi que
l’amélioration des conditions de déplacements piétonniers et cyclables.
 Ouvrir l’université sur la ville en renforçant sa lisibilité et en valorisant ses
paysages.
 Dilater et ouvrir l’espace public au-devant des façades universitaires de
manière à les faire dialoguer avec la ville et révéler leurs qualités.
 Valoriser le paysage en révélant et diversifiant ses composantes végétales.

Page 40
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Figure 04 : L’ouverture de l’université Montpellier sur la ville et l’espace public. 


Source : http:/[Link].

Synthèse
A travers ces exemples de références nous avons pu retenir un certain nombre
d’enseignements qui sont:
 La nécessité de l’ouverture de l’université à la ville (ancrage urbain de l’école et sa
connexion avec la métropole d’Alger).
 Le projet constitue une image forte à caractère architectural, urbain et paysager dans la
ville.
 La création d’un véritable lieu de vie ouvert aux habitants en renforçant la
mixité sociale et fonctionnelle (faire habiter le campus).
 La création d’une communication et une articulation entre les différentes
entités.
4.2. La référence à la conception architecturale :
4.2.1. Le nouveau siège de la faculté d’Architecture de l’Art,
campus de l’université d’Umeå en Suède :
La nouvelle faculté d'architecture de l'université d'Umeå, dessinée par l'agence Henning
Larsen Architects, a été inaugurée fin septembre 2010, elle fera partie de nouvelles structures
universitaires comprenant également un musée et l'académie des beaux-arts.
L'édifice occupe une position privilégiée a proximité du long fleuve et tout prés du centre
urbain d'Umeå. L'idée conceptuelle était basée sur la réalisation d'un milieu ouvert et
lumineux pour pousser les étudiants a l'échange réciproque de connaissances et d'idées. Les
architectes ont organise les principales fonctions autour d'un hall sur toute la hauteur qui crée
un espace dynamique, tandis que les salles d'étude placées le long des façades sont
distribuées selon une séquence rigoureuse. Le revêtement de sol gris et la façade en mélèze
contrastent avec les murs intérieurs blancs. A l'extérieur, le volume plein de l'édifice semble

Page 41
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

percé par des fenêtres différentes, au niveau des dimensions et de la disposition, qui offrent
plusieurs perspectives sur le paysage environnant et sur le fleuve aux étudiants.

Figure 05 : La volumétrie de l’université. Figure 06 : La façade du


l’université.

Figure 07 : Les ateliers à l’intérieur de l’université. Figure 08 : L’intérieur du


l’université.
Source : http/[Link].

4.2.2. Nouvelle école centrale à Paris-Saclay :


l’Ecole Centrale Paris (ECP) s’est installée à Gif-sur-Yvette (Essonne), sur le plateau
de Saclay, en 2016. Son directeur, Hervé Biausser, a dévoilé le projet du premier des deux
bâtiments (70000 m2 au total) à construire sur le site. « Nous voulons édifier à Saclay
l’école du XXIe siècle pour être en cohérence avec notre ambition. Ce projet affirmera
notre identité et notre volonté d’ouverture », a-t-il déclaré.

Page 42
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Figure 09 : L’école centrale à Paris-Saclay.


Paris
Source : http/[Link].

La conception de ce premier bâtiment (36000


(36000 m2) a été confiée à l’agence OMA sous la
direction de l’architecte Rem KOOLHAAS. Le projet architectural traduit très exactement le
projet pédagogique de l’Ecole qui met le laboratoire, l’expérimentation… au centre de la
formation
ation des ingénieurs.
ingénieurs. Ce projet, baptisé Lab-City,
Lab City, se composera d’une grande halle (159
m x 127 m et 12 m de hauteur) qui accueillera les laboratoires, les bureaux des chercheurs et
des doctorants, les salles des TD, TP, etc. « Encastré dans la halle, en balcon sur ces activités,
un bloc de quatre niveaux recevra les amphithéâtres, les salles de cours, etc. ».

Figure 10 : L’intérieur de l’école centrale à Paris-Saclay.


Paris
Source : http/[Link].

Page 43
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Une grande diagonale, publique, reliant Supélec (Ecole supérieure d’éléctricité) à la


future gare du futur métro automatique, le Grand Paris Express, traversera le bâtiment.

« L’idée d’un forum traversé par cette grande diagonale nous a plu. OMA a imaginé un
bâtiment foisonnant, poreux, un peu à l’image d’une ruche, emblématique de ce que nous
voulons », a ajouté le directeur de l’école centrale.
Le second volume développera une superficie équivalente (34000 m2).

Figure 11 : La diagonale et le bâtiment central « le Forum ».


Source : http/[Link].

 Le Carré des Sciences:

Un vaste espace public minéral, le « Carré des Sciences », reliera l’Ecole Centrale,
Supélec (déjà présente sur le site) et l’ENS Cachan qui doit elle aussi s’implanter dans ce
quartier.

Lieu de rencontres et de mixité, pour le campus comme pour les habitants, il sera animé
par les locaux du CNEF (Centre national d’études et de formation de la police nationale) dont
la destination reste à définir.

Environ 180000 m2 de programmes nouveaux seront construits dans le quartier Joliot-


Curie : des locaux d’enseignement supérieur (110000 m2), des activités économiques, des
services, des commerces… et 50000 m2 de logements familiaux et étudiants.

Page 44
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Figure 12 : Le carré des Sciences.


Source : http/[Link].
La conception intègre des ingrédients déterminants:
 Un sous-sol technique par branchements (fluides, ventilation) offrant une totale
liberté d’implantation des laboratoires et des unités d’expérimentation (déplacement,
extension….)
 Une hauteur libre importante autorisant des superpositions et reconfigurations
des laboratoires et programmes complémentaires.
 La simplicité des constructions (parpaings et bloc de béton allégé, préfabrication
et structures légères, cloisons mobiles), alliée à la trame modulaire, permet une
transformation facile et à moindre cout.
4.2.3. La nouvelle Bibliothèque et Centre d'Apprentissage de
l'Université d'Economie et d'Affaires à Vienne :
La forme dynamique créée par Zaha Hadid pour abriter la nouvelle Bibliothèque et
Centre d'Apprentissage de l'Université d'Economie et d'Affaires à Vienne, en Autriche, Fait
une déclaration définitive concernant la fonction contemporaine d'une bibliothèque savante.

Figure 13 : Bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université.


Source : http/[Link].

Page 45
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Le projet de nouvelle implantation de l'université implique de diviser le campus en


plusieurs zones, chacune dédiée à un but scolaire spécifique. Zaha Hadid Architects a
remporté le concours organisé par l'université pour concevoir le nouveau Centre de
Bibliothèque et d'Apprentissage, également en 2008. La structure reliera les zones
universitaires au centre du campus.

Figure 14 : L’implantation de la bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université.


Source : http/[Link].
Le volume du bâtiment se propulse vers l'extérieur à partir de son site en une série de
polyèdres, dont chacun incline vers l'avant comme pour évoquer un sens de
l'aérodynamique. Les espaces publics vitrés, courbés par opposition à l'extérieur linéaire,
traversent la masse solide du bâtiment. À l'intérieur de cet atrium à plusieurs étages, le sens du
mouvement est établi par des formes qui semblent plus organiques. Comme un paysage
océanique, les murs curvilignes semblent avoir été lissés par l'érosion et sont percés par des
fenêtres et des passages de ruban de forme irrégulière, donnant un effet récif. Profondes
nervures structurelles dans le vitrage ripple vers l'extérieur des murs.

Figure 15 : La volumetrie et les façades de la bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université.


Source : http/[Link].

Page 46
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

En plus de ses espaces programmatiques plus traditionnels, le bâtiment comprend un


laboratoire de langues, un centre de données, une librairie, des salles de formation, une salle
de club, un auditorium et une cafétéria. Le bâtiment fini sera de cinq étages et environ 28 000
m² net (environ 301 390 pieds carrés) / 42 000 m² bruts. Il devrait être achevé en 2012.

Figure 16 : L’intérieur de la bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université.


Source : http/[Link].

Le recteur de l'Université d'économie et d'affaires, Christoph Badelt, a souligné les


fonctions programmatiques du Centre de bibliothéconomie et d'apprentissage - et des
bibliothèques universitaires modernes en général - dans une citation à la suite du concours de
2008: Bibliothèque et centre d'apprentissage doit être plus qu'une simple bibliothèque au sens
classique: il s'agit d'une recherche et d'une installation de service, d'un lieu de travail et d'un
salon, d'un lieu de communication et d'un centre de trafic, à la fois. Avec son architecture à
couper le souffle, la conception de Zaha Hadid parvient à combiner toutes les fonctions clés
de l'étude d'une manière merveilleuse. C'est une vision qui incarne ce concept novateur d'une
université. "
Hadid elle-même a dit: «Je suis ravi de travailler à Vienne car j'ai une étroite affiliation
avec la ville. En tant que centre de recherche, le Centre de bibliothéconomie et
d'apprentissage est un forum pour l'échange d'idées. Il est très excitant pour nous de faire
partie de l'expansion de l'Université. "

Page 47
CHAPITRE 3 : THEMATIQUE URBAIN.

Figure 17 : Les plans de la bibliothèque et Centre d'Apprentissage de l'Université.


Source : http/[Link].
Synthèse :
A travers ces exemples de références nous avons pu retenir un certain nombre
d’enseignements qui sont :
 La nécessité de témoigner par le biais de l’architecture de l’attachement aux traits
esthétiques et formels des bâtiments du quartier d’affaires et de l’USTHB.
 L’idée est de se connecter à l’existant et l’affiliation à la ville en créant un dialogue
entre les lignes naturelles et les formes architecturales.
 Une école de XXI siècle qui affirme notre identité et notre volonté d’ouverture.
 La déclaration de la fonction contemporaine d’une école savante par la création d’une
centralité et l’installation du programme et des fonctions avec une architecture
novatrice et merveilleuse.
 L’architecture des bâtiments doit apparaitre avec une volumétrie contemporaine qui
favorise l’installation des fonctions intérieures et la création d’une séquence urbaine
forte animée par une volumétrie dynamique, le mouvement, la combinaison des lignes
horizontales et verticales, le contraste, la transparence et la légèreté.

Page 48
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

CHAPITRE IV : PROJET
ARCHITECTURAL.

Page 49
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

Introduction
La difficulté de la discipline architecturale tient dans cette nécessité de maitriser une
multitude de paramètres liés aux données de site, à l’impact de la thématique du projet, aux
exigences du programme et aux contraintes climatiques.
En effet le projet architectural consiste à mettre en interaction ces données, qui doivent
fournir des hypothèses qui seront organisés dans un ensemble cohérent pour la construction de
l’image mentale.
Dans cette approche le projet passe d’une somme d’images, de discours et d’intentions à
une réalité spéciale, volumétrique et planimétrique.
En outre, notre démarche du projet se résume par le schéma suivant :

1. Le programme du projet :
 Entité accueil :
 Espace d’accueil /détente (parc et espaces d’accompagnement du parc.).
 Un centre de documentation accessible au public.
 Salle de spectacle.

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CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 Salle polyvalente.
 Sanitaires.

 Entité gestion :
 Administration.
 Bureaux des professeurs.
 Salles des professeurs.
 Salle de réunion.
 Salle d’archives.
 Sanitaires.

 Entité pédagogique :
 Amphithéâtres.
 Ateliers.
 Salles de dessin.
 Salles de critiques.
 Salles d’exposition.
 Salles de cours/séminaires.
 salles des TD.
 Laboratoires de communication visuelle.
 Laboratoires CAO.
 Laboratoires de maquette.
 Entreposage des travaux.
 Sanitaires.

 Entité recherche :
 Bibliothèque.
 Salles de lecture.
 Salle périodique.
 Bibliothèque des matériaux.
 Bibliothèque diathèque.
 Laboratoires de recherches.
 Médiathèque.

Page 51
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 Espace internet
 Salles.
 Amphithéâtres.
 Bureaux.
 Sanitaires.

 Atrium de détente/échange/communication :
 Auditorium.
 Cinémathèque.
 Espace multimédia.
 Expositions.
 Ateliers pour les expositions.
 Salles pour clubs et associations.
 Restaurant.
 Cafétéria.
 Sanitaires.

2. La philosophie du projet:
 Architecture et pédagogie :
L’espace joue un rôle d’accompagnateur pédagogique des étudiants. L’interaction entre
pédagogie et architecture peut en effet créer un environnement propice à l’apprentissage.
L’architecture doit alors refléter les besoins des étudiants en matière d’apprentissage et de
développement social.
 L’école dans son environnement générale :
L’environnement favorable à l’apprentissage ne s’arrête pas aux limites du domaine de
l’école. Il englobe les rues alentours, les lieux publics…etc. L’école doit être considérée
comme un tout : elle ne concerne pas seulement le bien être des étudiants. Par ailleurs, les
écoles sont destinées à ceux qui usent. Mettre leurs équipements et leurs ressources à la
disposition de la collectivité permet de faire vivre et d’optimiser ce genre d’équipements.
 Une école ouverte sur la ville.
 Une école ouverte sur son environnement.

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CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 La nature dans l’école :


Prendre en compte la nature dans la construction c’est permettre le contact avec le monde
du vivant. En plus de son rôle écologique majeur, intégrer la nature dans l’école donne une
vraie place à l’imagination, à l’observation et à une qualité de vie.
 L’organisation des espaces :
La forme, la flexibilité des espaces, leur répartition et leur emplacement les uns par
rapport aux autres vont générer des ambiances et des usages différents. Cela a une influence
sur les façons d’apprendre et d’enseigner, sur la convivialité, la lisibilité et la générosité de
tous les espaces.
 Les matériaux, la lumière, les couleurs ... :
Les étudiants passent beaucoup de temps à l’école. Proposer des ambiances de qualité,
propices à leur développement intellectuel, à une bonne concentration, à une gestion du stress
favorable et primordiale. Les matériaux et les couleurs agissent sur la perception et le
comportement. Ce sont des éléments d’appropriation. Il existe par ailleurs une corrélation
directe entre la présence ou l’absence de la lumière du jour et les résultats des étudiants.

3. Les concepts du projet :


Notre projet qui consiste en la réalisation d’une école d’architecture ouverte au monde et
proche des lieux métropolitains consacrés à l’enseignement pour favoriser les échanges entre
les étudiants nationaux et internationaux, car notre projet s’insère dans le contexte de
métropolisation de la ville d’Alger, au milieu d’une centralité urbaine à Bab Ezzouar, proche
de l’USTHB et des grands équipements du quartiers d’affaire.
La thématique d’une école d’architecture qui s’inscrit dans le contexte de métropolisation
nous a permis de dégager les concepts suivants :
 Image de marque internationale.
 Le concept d’une école ouverte sur la ville (imagibilité, ouverture et perméabilité).
 Intégrer son environnement en respectant les grands équilibres de la trame urbaine.
 Utilisation par la communauté.
 Capacité de polyvalence.
 Un lieu de vie et d’enseignement.
 Un cadre physique favorisant l’inspiration.
 Une conception mettant en avant l’apprentissage innovant adaptée aux étudiants.
 Elégance de l’architecture.

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CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 La flexibilité.
 La fragmentation
 L’articulation.
 La fluidité.
 Les parcours.
 La légèreté.
 La transparence.
 La durabilité (impact environnementale, économie d’énergie, confort.).
 Nouvelles technologies.
 Bon rapport cout-efficacité.

4. Les références stylistiques :


En plus des exemples analysés nous nous sommes référés aussi aux projets suivants :

Figure 01 : Usine Pernod-Ricard à Créteil Figure 02 : La tour Richard Meier


Source : [Link] Source : [Link]

Figure 03 : Ecole de musique Schulich de Figure 04 : Villa Méditerranée.


l'université McGill Source : [Link]
Source : [Link]

Page 54
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

5. La genèse du projet :
Introduction
L'architecture se déploie dans le champ de préoccupation que l'on peut tenter de
circonscrire, elle est le résultat de plusieurs composantes qui entrent en interaction et se
combinent dans un espace. Le projet comme moyen de connaissance et de production doit se
baser sur une idée capable de mettre en interaction le site d'intervention ,1e programme, et les
références théoriques .Le projet doit aussi être pensé dans un contexte organisé par rapport
aux exigences et s'inscrire dans un processus conceptuel.

 Première étape : intégration à la ville / géométrie / axialité.

Notre réflexion s’est basée sur la conception d’une école d’architecture ouverte sur la
ville et sur son environnement, elle prend naissance des données de site, notre parcelle
d’intervention se trouve à l’extrémité et à l’entrée du quartier d’affaires d’où la nécessité de
respecter le découpage foncier et la trame parcellaire carrée du quartier d’affaires pour avoir
une continuité et une harmonie.
L’emploi de la géométrie comme élément de projection, c'est un outil aidant à
matérialiser les différentes valeurs physiques et naturelles et conjugue les lignes virtuelles et
les axes de composition recensés au niveau du site qui sont :

Page 55
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 Le prolongement de l’axe directionnel qui vient du quartier d’affaires pour garder


la continuité visuelle de cet axe ainsi que la monotonie du découpage foncier.
 L’axe virtuel qui vient du rond point et de l’ancien tissu de la ville, un axe fort de
visibilité, un axe majeur de composition qui nous permis d’avoir une globale sur le
projet, cet axe est animé par trois moments forts m1, m2 et m3.
 L’axe virtuel qui vient de l’université Bab Ezzouar qui est un axe de savoir et de
continuité fonctionnelle.
 L’axe qui vient du centre du quartier d’affaires qui et un axe d’affaires et de grands
équipements.

L’axe virtuel fort de visibilité, un axe majeur de composition qui vient du rond
Point.
L’axe virtuel de savoir et de continuité fonctionnelle qui vient de l’USTHB.

L’axe directionnel, d’affaires et de grands équipements qui viennent du quartier


d’affaires.
Figure 05 : Intégration à la ville, géométrie et axialité.
Source : Auteur.

Page 56
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

Figure 06 : Intégration à la ville, géométrie et axialité.


Source : Auteur.
 Deuxième étape : le seuil :
La projection d’un parc au niveau du rond point pour mettre en valeur l’entrée de l’école,
et pour créer un espace d’échange et de mixité, ainsi que l’aménagement des espaces
d’accompagnement de ce parc à utilisation publique et cela pour renforcer la vocation d’une
école d’architecture ouverte sur la ville et qui participe à la dynamique urbaine.
La forme du parc épousera celle du rond point qui est une séquence importante dans le
paysage urbain.
Une forme concave est donnée au parc pour accentuer la direction de l’axe virtuel.

Figure 07 : Seuil du projet.


Source : Auteur.

Page 57
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 Troisième étape : matérialisation des axes / des moments forts :


 La matérialisation de l’axe directionnel qui vient du quartier d’affaires par la
conservation de sa vocation d’une voie de circulation.
 L’axe majeur de composition est matérialisé par un élément d’appel qui est la
tour, en références aux bâtiments hauts du quartier d’affaires, la tour crée l’image
du projet et se singularise à celle du contexte, et on va encore accentuer cette image
par le défit structurel qu’engendre cette tour sous la forme d’un « A » par lequel
commence le mot « A »rchitecture. Cet axe est matérialisé aussi par le parc et son
traitement organique, des façades de l’ATRIUM, la forme et les façades de la tour.
Ainsi que une direction a été donné au toit de la tour pour renforcer d’avantage cet
axe.
 L’intersection entre l’axe majeur de composition, l’axe de savoir et l’axe de grands
équipements est concrétisée par un volume appelé ATRIUM de détente, d’échange et
de communication, le bâtiment donne à lire son activité depuis l’espace public et
propose un ensemble de belvédères sur la ville à partir des espaces de rencontres, des
foyers et des espaces panoramiques.

Figure 08 : Matérialisation des axes.


Source : Auteur.

Page 58
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

 Quatrième étapes : occupation de la parcelle / centralité / recul / alignement /


accès :
On a opté pour une occupation péricentrale, d’où la création d’une centralité qui un
élément articulateur et organisateur, qui assure les différentes liaisons fonctionnelles et
spatiales. L'espace central a pour but la liberté du mouvement, le dégagement visuel,
l'identification des espaces et la lecture rapide de l'espace.
Un retrait et un recul par rapport à l’urbain pour répondre aux exigences du contexte,
matérialiser notre projet, réduire la propagation du bruit et assurer la sécurité.

Figure 09 : La fusion de l’ilot, la barre et la tour vers une synergie urbaine.


Source : Auteur.

 Cinquième étape : la dualité fragmentation / articulation :


Le projet par sa fréquentation par une population venue des quatre coins du monde doit
être un équipement moderne qui s'ouvre sur le monde extérieur. Cette ouverture va donner
plus de liberté aux visiteurs afin qu'ils ne se sentent pas cloisonner.
La perméabilité est assurée par la fragmentation des volumes pour créer une relation
visuelle entre l'équipement et son environnement, entre intérieur et extérieur et avec
l’USTHB à travers les percées visuelles, les différents accès (piétons et mécaniques) et les
parcours.
La qualité visuelle, la clarté apparente ou lisibilité se conjuguent pour créer une structure
globale du projet qui lui permet d'être lisible à l'intérieur et se laisse découvrir à l'aide d'une
fluidité et lisibilité de circulation.

Page 59
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

L’articulation entre les différents entités et volumes du projet est assurée par des
passerelles, des barres et des plateaux unificateurs pour assurer la continuité visuelle et
fonctionnelle et avoir une unicité qui consiste à unir les différentes parties du projet afin
d'avoir une image cohérente de ce dernier.
Ainsi que la création de nombreuses séquences dans le projet par des volumes, des
mouvements et des contrastes, pour animer le projet et créer des ambiances et des séquences
urbaines.

Figure 10 : L’ilot ouvert contemporain.


Source : Auteur.
 Sixième étape : la nature / les parcours.
Intégrer la nature dans l’école donne une
vraie place à l’imagination, à l’observation et à
une qualité de vie qu'on reproduira par une
végétation importante et des plans d'eau, afin
d'apporter l'idée d'inspiration.
Les jardins et les parcours sont des éléments
de composition de notre projet par leurs allures,
ils constituent une donnée importante dans notre
projet du fait qu’ils attirent un public
considérable pour l’école. Les parcours influent
sur l’individu et dévoilent les Figure 11 : La nature et les parcours dans le projet.

caractéristiques géométriques, spatiales et formelles Source : Auteur.

Page 60
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

du milieu dans lequel nous évoluons. Dans un parcours, les images peuvent se distinguer
d'après la qualité de leur structure, la façon dont leurs parties sont disposées et liées, donc un
espace inconnu exige des éléments de repère et d'ancrage permettant une orientation aisée.

Figure 12 : Le produit final.


Source : Auteur.

6. Description du projet :
Situé à un point stratégique des itinéraires citadins, notre école d’architecture est le fruit,
de toute une année d’étude et de travail.
La conception d’une école d’architecture à Bab Ezzouar ne doit pas être seulement un
pôle d'attraction pour les étudiants mais aussi un monument dédié à la culture de la ville. Son
emplacement stratégique, dans le quartier d’affaires, nécessitait un ouvrage à 360 degrés, une
sorte de sculpture à l'échelle architecturale capable de s'imposer comme un point de repère sur
le territoire. D’où le choix d’une occupation péricentrale imposante caractérisée par les
combinaisons de la verticalité et l’horizontalité, des lignes droites et courbes, des façades
vitrées régulière, imposantes et fragmentées par des revêtements les embrassant et les
métamorphosant.

Page 61
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

Figure 13 : Vue globale du projet.


Source : Auteur.

La volonté de communiquer à l’extérieur le dynamisme de l’école et de garantir une


qualité d’éclairage aux cours et aux activités des ateliers, des laboratoires, des salles, des
espaces de détente, de lecture,…, etc, a justifié le choix des façades continues en verre.

Figure 14 : Façades du projet.


Source : Auteur.

La forme du projet est à nouveau une combinaison des formes géométriques simples
carrées, rectangles et triangles, éléments non seulement emblématiques d’un projet basé sur la
technologie mais présentant aussi une apparence particulièrement distinctive.

Page 62
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

Pour rester dans les mêmes formes organiques du parc et des façades de l’ATRIUM on a
donné à la forme de la tour des lignes concaves et convexes pour symboliser la première lettre
du mot « Architecture » « A » avec une inclinaison de son toit pour matérialiser l’axe virtuel
qui vient du rond point.

Figure 15 : La forme du projet.


Source : Auteur.
L’accès à l’intérieur se fait par le grand parc, conçu comme une véritable place avec ses
jardins et terrasses et un parcours couvert qui mène vers l’ATRIUM au cœur de l’école, un
espace de détente, d’échange et de communication vitré.

Figure 16 : L’accès mécanique à l’école.


Source : Auteur.

Page 63
CHAPITRE IV : PROJET ARCHITECTURAL.

Figure 17 : L’accès à l’école.


Source : Auteur.

L’agencement intérieur des étages a disposé les salles de classe, les ateliers, et les
laboratoires le long du périmètre en laissant au centre les espaces de connexion. On remarque
ainsi, lorsque l’on regarde les plans un rythme régulier des périmètres contrastant avec les
vides et la liberté de jouissance totale des espaces centraux. Le but était d’étendre au
maximum les lieux de communication et d’interaction spontanées entre les étudiants, en
multipliant les emplacements pour étudier seul ou en groupe et en dessinant des îlots de
travail confortables et isolés bien qu’insérés dans les parcours communautaires. L'acte
d’étudier a ainsi été traité comme un rite collectif où chacun apprend en observant son
prochain et en partageant ses idées.

Page 64
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

CHAPITRE V : CHOIX
TECHNOLOGIQUES.

Page 65
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

1. Choix du système constructif :


1.1. Le choix de la structure :
1.1.1. La structure métallique :
Rapidité de construction :
La structure en acier
peut être pré assemblée en
atelier et montée. De plus,
ces structures sont légères,
réduisant les coûts de
transport.
Construction
compétitive :
La préparation
complète en amont du
chantier ainsi que
l’industrialisation des
composants permettent
la réduction des coûts ainsi Figure 01 : Les avantages de la structure métallique.

qu’une parfaite maîtrise des Source : [Link]

délais de construction.
Elle s’adapte parfaitement aux équipements de grandes hauteurs et marque le caractère
évolutif et technologique contemporain de l’architecture.
Conçus pour durer :
Les profilés constituent les éléments rigides de l’ossature. L’acier, matériau
incombustible, insensible aux attaques des parasites (thermite, champignons) confère à la
construction une durabilité exceptionnelle. La protection par galvanisation le protège
également contre la corrosion.
Naturellement anticyclonique et parasismique, nos constructions répondent
sans coût supplémentaire aux normes en vigueurs.
Fondations réduites :
Pour ce type de construction, les fondations se limitent à des plots en béton armé ce
qui réduit les coûts de la structure.

Page 66
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

1.1.2. La structure en béton armé :


Ce type de structure est utilisé au niveau des fondations, sous-sols, et noyau central de
la tour et quelques parties du projet en raison de sa :
Bonne résistance aux efforts de compression et traction.
Bonne protection contre l’incendie.
L’association acier et béton permet de reprendre différents types de sollicitation.
2. La conception structurelle de notre projet :
2.1. L’infrastructure :
2.1.1. Les fondations :
Vu la nature du sol de la zone de Bab Ezzouar (sol moyennement favorable), et les
règles parasismiques de la zone III, nous optons pour des fondations sur radier général
pour le socle du projet, qui sera nervuré afin d’assurer la bonne adhésion au sol.
Des fondations sur radier pour la tour dans le but d’assurer l’adhésion au sol de cette
dernière.

Figure 02 : La mise en œuvre d’un radier général.


Source : [Link]

Figure 03 : La tour qui repose sur un radier général.


Source : Coupe faite par l’auteur.

Page 67
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.1.2. Les voiles :


Les sous-sols de notre projet sont entourés
d’un voile plaqué en béton armé d’une
épaisseur de 20 cm, afin de résister aux
poussées des terres et de l’eau. Les murs de
soutènement seront accompagnés d’un drainage
périphérique, afin de localiser les remontées
d’eau au niveau des ouvrages enterrés.
Les voiles sont aussi utilisés pour soutenir
quelques porte-à-faux qui sont relativement
longs.

Figure 04 : La mise en œuvre d’un voile.


Source : [Link]

2.2. La superstructure :
2.2.1. Les poteaux métalliques :
Utilisés dans la structure du projet, les
poteaux seront en acier de profiler H
enrober dans le béton. Ils seront traités
contre la corrosion par une peinture
antirouille à l’usine et ils seront protégés
contre le feu avec des panneaux coupe-feu
en plâtre. Figure 05 : L’ancrage d’un poteau métallique.

Leurs dimensions sont (30*30). Source : [Link]

Figure 06 : Les composantes contre le feu d’un poteau métallique.


Source : [Link]

Page 68
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

[Link]. Les poteaux métalliques ronds tubulaires arrondis :


Utilisés au niveau de la tour car ils s’adaptent parfaitement aux grandes hauteurs et
marque le caractère évolutif et technologique contemporain de l’architecture de la tour.

Figure 07 : Les poteaux métalliques ronds tubulaires arrondis de la tour.


Source : volumétrie faite par l’auteur.

[Link]. Les poteaux inclinés :


Utilisés dans les volumes inclinés (bibliothèque, le ATRIUM, … etc.) ils donnent aussi
une marque technologique sur le bâtiment.

Figure 08 : Un poteau incliné en acier. Figure 09 : Les poteaux inclinés dans L’ATRIUM.
Source : [Link] Source : Auteur.

Page 69
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.2.2. Les poutres :


[Link]. Les poutres alvéolaires :
L´utilisation des poutres alvéolaires offre une
nouvelle expression architecturale. En effet, les
structures sont allégées et les portées sont augmentées
afin d´assurer la modularité des lieux. Cette flexibilité
va de pair avec la fonctionnalité du passage des
équipements techniques (conduits, gaines) à travers les
ouvertures. L´aspect aérien des poutrelles cellulaires,
allié à leur forte résistance, ne cesse d’inspirer aux Figure 10: Les poutres alvéolaires.

architectes des formes structurelles toujours renouvelées. Source : [Link]

Les poutres alvéolaires sont surtout utilisées pour supporter des plateaux jusqu´à 18 m et
jusqu´à 40 m pour les éléments de couverture.

 Liaison poteau-poutre :
L’assemblage entre les poteaux et les poutres peut être simple ou rigide. On peut le
réaliser par les différents type s d’assemblages (soudés, boulonnés ou par rivetage).

Figure 11 : L’assemblage des poutres alvéolaires.


Source : [Link]

2.2.3. Les planchers :


[Link]. Les planchers collaborant :
 Éléments préfabriqués légers ;
 Moins de transport ;
 Volume de béton nécessaire moins élevé ;

Page 70
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

 Rapidité d’exécution accrue ;


 Hauteur de plancher réduite, donc gain d’espace ;
 Pas de coffrage ;
 Conception flexible.

Figure 12 : Détail d’un plancher collaborant.


Source : [Link]

2.2.4. Les contreventements :


[Link]. Le noyau central :
Le noyau central est une boite en béton armé régnant sur
toute la hauteur de la tour. Ce type de contreventement
constitue un noyau dur au cœur de la tour. Il est utilisé pour
contreventer et stabiliser la tour contre les vents. Il est formé
des voiles qui englobent les escaliers, les cages d’ascenseurs,
les gaines techniques et sanitaires, il représente la colonne
vertébrale de la tour.

Figure 13 : Noyau central de la tour de la tour.


Source : volumétrie faite par l’auteur.

2.2.5. Les joints


Afin d’assurer une régularité des masses et des rigidités, des joints sont disposés au
niveau de l’ouvrage de la manière suivante:

Page 71
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Joint de rupture:
rupture
Compte tenu du classement de la zone du Bab Ezzouar dans la zone III, et le changement
du forme et de direction, des joints de ruptures sont prévus ,afin d’assurer la stabilité du
bâtiment et d’offrir à chaque partie son autonomie . On a prévu un joint entre les deux barres
et l’ATRIUM.

Figure 14 : Les joints de rupture.


Source : volumétrie faite par l’auteur.

2.3. Second-œuvres
Second :
2.3.1. Les cloisons :
Notre choix s’est porté sur plusieurs types de cloisons à savoir les panneaux
panneau sandwichs
pour les salles, des cloisons légères en bois ou vitrées pour libérer les espaces et avoir une
circulation intérieure très fluide.

Figure 15 : Les panneaux sandwichs.


sandwichs
Source : http : //matériaux [Link].
t

Page 72
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.3.2. Les faux plafonds :


Les faux plafonds en plaque de
plâtre : En plus de leur rôle esthétique,
de leurs qualités acoustiques, ils ont une
utilité technique puisqu'ils abritent les
gaines techniques, le système
d'éclairage, le système de détection de
fumée, les extincteurs automatiques et
les appareils d'arrosage. Figure 16: Un faux plafond en plâtre en forme ondulée.

Ils sont réalisés en plaques de plâtre Source : http : //matériaux [Link].

perforé (renforcées par de fibres de verre) de 2 cm d'épaisseur ainsi que d'une couche
supérieure de laine de verre (pour éviter la propagation du feu). L'ensemble est posé sur une
structure légère, en profilé d'aluminium, qui s’accroche d’elle-même.

Figure 17: Un faux plafond en plâtre en forme ondulée.


Source : http : //matériaux [Link].

2.3.3. Menuiserie :
Nous avons opté pour le choix des portes simples, des portes doubles, en bois et les porte
blindées.
2.3.4. Les murs rideaux :
Ils sont réalisés avec des vitrages isolants et fixés à une structure secondaire fixée à celle
du bâtiment.

Page 73
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Figure 18: La fixation d’un mur rideau. Figure 19:


19 Les composantes d’un mur rideau.
Source : http : //matériaux [Link]
trans

2.4. Les circulations verticales


2.4.1. Les escaliers :
La circulation verticale dans notre projet est assurée dans la plus part des cas par des
escaliers monumentale en béton qui anime et apporte une ambiance particulière aux espaces.
On a opté aussi pour des escaliers de secours en béton notamment celui
celui qui se trouve dans le
noyau de la tour.
2.4.2. Les ascenseurs :
Des ascenseurs à traction à câble sont prévus dans la tour pour assurer la circulation.

Figure 20: Types d’ascenseurs utilisés dans notre tour.


Source : http : //ascenseurs [Link].

Page 74
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Figure 21: Les composantes d’un ascenseur.


Source : http : //ascenseurs [Link].

2.4.3. Les monte-charges :


Des monte-charges hydrauliques qui peuvent monter une charge de 2000 kg sont prévus
au niveau de la tour et de la bibliothèque pour assurer l’approvisionnement en livres et toutes
autres choses.

Figure 22: Monte charges.


Source : http : //ascenseurs [Link].

Page 75
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.5. Les corps d’état secondaire :


2.5.1. Conditionnement d’air:
Elles sont aussi disposées à réguler l’humidité, filtrer et assainir l’air.

Figure 23: Le principe de fonctionnement d’une centrale de conditionnement d’air.


Source : http : //[Link].

2.5.2. Alimentation en électricité:


L’alimentation de l’équipement sera effectuée à partir du réseau public par une colonne
montante. Les câbles d’alimentation seront acheminés dans des coffrets de distribution dans les
faux plafonds et connectés sur des boites de dérivations. Un groupe électrogène est prévu pour
garantir l’autonomie de l’équipement, en cas de coupures d’électricité. Un poste de
transformations (transformateur électrique) est prévu au niveau du sous-sol, permettant de
modifier les valeurs de tension et d’intensité du courant.

Figure 24: Groupe électrogène. Figure 25: Transformateur électrique.


Source : http : // [Link]. Source : http : //[Link].

Page 76
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.5.3. Protection contre incendie:


Le mur coupe feu qui offre une protection contre la propagation du feu et offre
également un soutien structurel.

Figure 26: Détail d’un mur coupe feu.


Source : http : // [Link].

Les portes coupe feu: installation des portes de type coupe feu qui assure la protection
contre le feu. Protection des éléments de la structure par l’utilisation d’enduits et techniques
permettant d’augmenter la résistance de l’acier au feu.

Figure 27: Porte coupe feu.


Source : [Link]

Page 77
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

2.5.4. Les gaines techniques :


Sur le plan horizontal, les gaines de climatisation, d’alimentation (eau, gaz, électricité,
télécommunication), les tuyauteries de chaufferie et d’assainissement ainsi que les
installations anti-incendie passeront au niveau du plénum du faux plafond.
Verticalement, toutes ces gaines passent par des réservations en béton armé et dans le
noyau de la tour.

2.6. Les matériaux :


2.6.1. Les panneaux
d’aluminium :
Il s’agit d’un panneau
d’aluminium double peau prélaqué
pour des façades à hautes exigences
techniques, esthétiques et
environnementales. Il donne la
possibilité de créer des formes
complexes pour un aspect à la fois
attrayant et créatif.
Composé de deux tôles aluminium
thermo-collées, il offre, avec 3 mm
d’épaisseur totale, une forte résistance au Figure 28: Détail des panneaux en aluminium.

vent et remplit les exigences les plus Source : http : //matériaux [Link].

strictes en terme de protection au feu.

Caractéristiques du produit :
 Résistance au feu.
 Haute résistance au vent.

Applications :
 Facilité d’application pour les surfaces complexes.
 Idéal pour les gratte-ciels, bâtiments industriels et publiques, tunnels, stations, stations
de métro, aéroports, hôtels, hôpitaux, centres commerciaux, stades et lieux
d’événements.

Page 78
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Figure 29: Façade avec des panneaux en aluminium à double courbe.


courbe
Source : http : //matériaux [Link].
trans

La surface
ace libre de la tour est recouverte de panneaux en tôle
tôle d'aluminium à double
courbe. Comme chaque panneau était unique, un moyen de personnaliser les panneaux sans
utiliser de moules fixes était nécessaire.
Ensuite, les autres bâtiments devaient être créés à partir de plaque de béton fixé sur une
structure légère en aluminium, cette dernière est fixée sur la structure principale
principal du bâtiment.

Figure 30: Fixation des plaques de béton préfabriqué.


préfabriqué
Source : http : //matériaux [Link].
trans

Page 79
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Figure 31: Façade de la tour avec des panneaux en aluminium à double courbe.
Source : Volumétrie faite par l’auteur.

Figure 32: Façade « ATRIUM » avec des panneaux en aluminium à double courbe.
Source : Volumétrie faite par l’auteur.

Figure 33: Façade d’une barre avec des plaques de béton préfabriqué.
Source : Volumétrie faite par l’auteur.

Page 80
CHAPITRE V : CHOIX TECHNOLOGIQUES.

Page 81
CONCLUSION GENERALE.

CONCLUSION GENERALE.
Et ensuite ...,
Le projet que nous présenterons en fin d’année reprendra les points énoncés dans ce
mémoire. Il présentera le contexte de la ville et du quartier d’affaires, le projet d’une école
d’architecture et la stratégie que nous proposons pour placer l’université au cœur de la ville.
La conception proposée est susceptible d’évoluer encore et d’aller vers plus de précision mais
les grandes lignes sont déjà énoncées ici.
Cependant, même à ce moment là, ce travail ne pourrait être considéré comme un projet
définitif, prêt à être réalisé. Il correspond à une esquisse de solutions pour notre école, pour la
ville de Bab Ezzouar et pour la capitale Alger, une illustration de ce qu’elle pourrait devenir
pour hisser au rang des grandes métropoles mondiales. Pour aller au-delà de cette esquisse, il
faudrait détailler bon nombre d’autres points de projet dans l’école et dans la ville. Il faudrait
également prendre en considération une zone plus large que le cadrage que nous avons fait sur
Bab Ezzouar pour atteindre non seulement les ambitions de Bab Ezzouar mais également
celles de ma métropole d’Alger. Mais ceci est le travail d’une équipe pluridisciplinaire
complète et nous avons préféré de concentrer sur les points que nous avons jugés essentiels
pour faire la démonstration de la transformation de Bab Ezzouar en véritable centralité
urbaine.
Ce projet est donc un travail d’étudiant, et en tant que tel il aura été extrêmement
formateur sur bien des points.
En travaillant sur ce projet, Il nous a également confrontés à la réalité d’un contexte.
Même si nous n’avons fait qu’effleurer le problème, nous avons pu constater la complexité de
mise en œuvre d’un projet aussi vaste, qui touche autant de personnes et d’intérêts particuliers
différents.
Il nous a enfin permis d’aller plus loin dans le domaine du projet urbain. Nous avions pu
appréhender des échelles très larges, développer nos capacités d’analyse et de synthèse,
mettre au point une stratégie à appliquer à des échelles et des niveaux de détails variables, ...
Il nous a fait reconsidérer l’importance du projet architectural, qui semble si modeste face aux
enjeux du projet urbain, mais qui cristallise parfois l’ensemble des contraintes d’un site.
Enfin, il nous a surtout donné le goût de poursuivre dans cette voie et de continuer à nous
intéresser à cette échelle de projet.

Page 81
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES.

 Kevin LYNCH, l’image de la cité, édition Dunod ,1976.


 Ernest NEUFERT, les éléments des projets de construction, 8ème édition, édition
Dunod, 2000.
 Thomas HERZOG, Roland KRIPPNER, Werner LANG, construire des façades, édition
Détail, 2007.
 Techniques de construction, Construire en Acier, collection-édition Le Moniteur, Paris
1988.
 L’architecture universitaire : Les leçons de la croissance, Gérard MONNIER, 2014.
 Marc LANDOWSKI, Bertrand LEMOINE, Concevoir et construire en Acier, édition
Arcelor, 2005.
 Christian PORTZAMPARC, Paris rive gauche, Ilot ouvert, illustrée, Archives
d'architecture moderne.
 Philipe PANERAI, Formes urbaine: de l'îlot à la barre, Parenthèses, éditions (4
novembre 1997).
 Philippe PANERAI, éléments d’analyse urbaine, éditions A.a.m, 1982.
 Paul-Henri DAVID, le double langage de l'architecture, édition le Harmattan, 2007.
 Anne-Laure Baudin, mémoire de diplôme : Campus d’Orsay l’université au cœur de la
ville, 2010, P.10.
 REVUE Vie des villes, les projets qui structurent Alger.
 PDAU de la wilaya d’Alger, 2011.
 Mémoire de diplôme : Architecture et cultures constructives, 2016, 2015, 2014.

Page 82
ANNEXES.

ANNEXES :

Page 83
PLAN DE LA TOUR
8.68

W
7.32

N
E
5.82

10. 5
7
10. 5

36.

38.
76

60

60

76
38.

36.

2.80

2.80

12.86

8.05

6.70
A

10.
73
10.

73
10.
73
10.

73

9.28 9.28

11.43 11.43
37.56

PLAN DE FONDATION 1/200


PLAN DE LA TOUR

W
S

N
Local Local

E
Technique Technique

Local Local
Technique Technique

Local Local
Technique Technique

-4.08

Local Local
Technique Technique
A

Local Local
Technique Technique

PLAN DU SOUS-SOL 1/200


PLAN DE LA TOUR

W
S

N
Salle Salle

E
d'archive d'archive

Bureau Bureau

Bureau Bureau

00

Bureau Bureau
A

Bureau Bureau

PLAN DU RDC 1/200


PLAN DE LA TOUR

W
S

N
E

32.64
A

PLAN DU 8eme ETAGE 1/200


PLAN DE LA TOUR

W
S

N
E
Bureau Bureau

Bureau Bureau

Bureau Bureau

16.36

Bureau
Bureau
A

Bureau
Bureau

Bureau Bureau

PLAN DU16 eme ETAGE 1/200


69.16

89.43
PLAN DE L'ATRIUM
N E
21.50
20.00
5.85 8.30 5.85 W S
1.50
0.30
54.02

1.50
14.80 0.20 10.62 0.20 11.15

0.30
1.60 6.28 10.77
1.60 7.78
0.20
0.20 6.28

5.85
1.80

1.79
0.30

0.30
3.05 3.03

5.02
6.70
6.08
7.47

3.05 3.03

B 0.20
B
0.20
0.20

20.00

21.50
8.30
1.60 1.70 15X15
1.60

5.85
PLAN DE FONDATION 1/200
PLAN DE L'ATRIUM

N E
5.55 5.55

W S
ue
diq
rio

ia
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ét

B B
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Ca

Jardin Buvette

+- 0.00

Jardin

Salon Salon

PLAN DU RDC 1/200


PLAN DE L'ATRIUM N E

W S

Exposition

Salon Salon Atelier

B Atelier Atelier Atelier


B
Cinémathèque +4.08 Exposition Exposition

Atelier Atelier
Salon Atelier Atelier
Salon

+4.08

Exposition

PLAN DU 1er ETAGE 1/200


PLAN DE L'ATRIUM N E

W S

Espace
Multimedia

B B

Multimedia

Multimedia
Espace

Espace
+8.16

+8.16

Espace
Multimedia

PLAN DU 2eme ETAGE 1/200 +8.16


PLAN DE L'ATRIUM
N E

W S

Salle pour clubs


et associations Salle pour clubs
et associations

B Salle pour clubs


et associations B

Grande salle pour


réunions et
séminaires

+12.24

Salon

PLAN DU 3eme ETAGE 1/200


COUPE DE L'ATRIUM
+16

+12.24

+8.16 +8.16

+4.76
+4.08 +4.08

+1.53

0.00

Coupe 1/200
BB
PLAN DE LA BIBLIOTHEQUE
29.03
27.65
9.56 8.53 9.56
1.50 1.50 N E
0.30 0.30

1.50
1.50

0.30
W S

0.30

7.17
10.62

10.44
15X15

29.48
27.98
13.63

10.37
9.54 16.70 9.49
35.74
37.37

PLAN DE FONDATION 1/200


PLAN DE LA BIBLIOTHEQUE
N E

W S

+- 0.00

Salon
ue
P ériodiq

nol a S
P ériod
ique
Buvette

+- 0.00
+- 0.00

Accueil Accueil

Espace Mutltimédia Espace de travail pour étudiants

+- 0.00

PLAN DU RDC 1/200


PLAN DE LA BIBLIOTHEQUE N E

W S

Salle de lecture

Catalogage et
bibliographie

+4.08

Controle

+4.08
Magasin du livre

PLAN DU 1er ETAGE 1/200


PLAN DE LA BIBLIOTHEQUE

Périodique Salle de lecture

salle des
professeu
rs

Catalogage et
bibliographie

+8.16

Controle

+8.16
Magasin du livre

PLAN DU 2eme ETAGE 1/200

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