Assurances de Responsabilité Civile
Assurances de Responsabilité Civile
PLAN DU COURS
Introduction générale
Première partie : Le droit commun de la responsabilité civile
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Introduction générale
Dans le langage courant, le mot « obligation » sert à désigner toute forme de devoir
dont la personne peut être tenue en vertu des normes les plus diverses, que ces
normes soient morales, religieuses, mondaines, déontologiques... ou juridiques. Mais,
du point de vue juridique en général, le sens du terme est beaucoup plus étroit, car
seuls les devoirs nés d’une règle de droit sont concernés. Autrement dit, il n’est
d’obligation juridique que lorsque cette obligation est assortie d’une sanction
juridique. En effet, toute prescription juridique est caractérisée par deux éléments, à
savoir un commandement (le droit consiste à prescrire ou interdire certains
comportements en créant des obligations, en conférant certains pouvoirs en
légitimant certaines attitudes).
Quant à leurs sources, les obligations juridiques peuvent être institutionnelles
(légales, réglementaires, jurisprudentielles) ou volontaires (obligations
conventionnelles ou engagements unilatéraux).
Quant à leur contenu des commandements peuvent varier à l'infini:
- il peut s'agir, en premier lieu, d'ordres positifs (obligations de donner ou de faire)
par lesquels le droit impose ou autorise certains actes ou faits déterminés (obligation
alimentaire par exemple) ou oblige à supporter certains comportements ou les effets
de certains droits;
- il peut s'agir, en second lieu, d'ordres négatifs (obligations de ne pas faire)
consistant en des interdictions (interdiction de construire par exemple).
Quant à leur force, les commandements peuvent être:
- des prescriptions impératives (qui ne peuvent être éludées par ceux auxquels elles
s'appliquent) des prescriptions supplétives (auxquelles on peut déroger et qui ne
s'imposent aux intéressés qu'à défaut de volonté contraire de leur part) ;
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- la sanction juridique
Pour qu’une prescription puisse être qualifiée de juridique, il faut qu’elle soit
contraignante en droit, c’est-à-dire que sa violation fasse l’objet d’une sanction
juridique, d’une sanction matérielle socialement prévue et organisée: celui qui
méconnaît, sans raison légitime, son devoir juridique, s’expose à une telle sanction,
impliquant l’intervention étatique et, si nécessaire, celle de la force publique pour en
assurer le respect.
C’est là que l’obligation juridique se distingue d’autres obligations comme, par
exemple, les obligations purement morales ou religieuses. Ces dernières ne font pas
l’objet de sanctions juridiquement organisées, parce que leur souci premier ne réside
pas vraiment dans la bonne organisation de la société, mais dans la perfection de
l’homme. La sanction de telles obligations est plutôt mystique, spirituelle : c’est une
sanction par la conscience de l’individu, par un hypothétique au-delà ou la
réprobation des autres.
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mutualisation des risques que réalise l’assurance, le poids de la réparation repose sur
la collectivité des assurés à travers les primes qu’ils versent.
Outre la responsabilité civile délictuelle, il existe deux autres sortes de
responsabilité qui ne feront pas l’objet de notre attention lors de ce cours. Il s’agit de
la responsabilité administrative (responsabilité des pers. Pub. Dans le cadre d’un
service public ou de l’exécution des travaux pub) et de la responsabilité pénale (qui
sanction la personne qui commet une infraction).
Notre étude nous amènera à aborder tour à tour :
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A travers l’étude de la notion d’obligation, nous avons appris que celle-ci pouvait
être de source institutionnelle ou conventionnelle. Ainsi, on est débiteur d’une
obligation soit parce qu’on l’a voulu soit parce que la loi l’a voulu. Il en ressort deux
types de responsabilités civiles. En effet, nous avons d’une part la responsabilité
civile contractuelle et d’autre part la responsabilité civile délictuelle.
La responsabilité civile contractuelle concerne la réparation des dommages causés
dans le cadre de l'exécution d'un contrat. Elle nécessite l’existence d’un contrat
valable c'est-à-dire d’un contrat régulièrement formé. Quant à la responsabilité civile
délictuelle, elle correspond, à l'hypothèse où il n'existe aucun lien contractuel entre
l'auteur et la victime du dommage et où c'est dans la loi que se trouve la source
exclusive de l’obligation de réparer ledit dommage. Elle ne peut être mise en cause
que dans les faits juridiques.
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A- Le fait personnel
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B- L e fait d’autrui
La responsabilité du fait des choses est consacré par l’article 137 du COCC selon
lequel « toute personne est responsable des dommages causés par le fait de l’animal
ou de la chose dont il a la maîtrise. L’acception du fait des choses comme condition
de la responsabilité civile délictuelle ou quasi délictuelle a son origine dans les
théories du risque et de la garantie.
La théorie du risque est née avec la révolution industrielle et compte SALEILLES et
JOSERAND parmi ses têtes de file. Pour ces auteurs, ce qui explique qu’une personne
soit déclarée responsable, c’est le risque duquel dérive le dommage. Soit on est
responsable parce qu’on exerce une activité dangereuse : c’est le risque créé. Soit on
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est responsable parce qu’on tire profit d’une certaine activité : c’est le risque profit.
En vertu de cette théorie on peut être responsable du fait des dommages causé par
nos moyens de production ou par nos biens personnels.
La théorie du risque est renforcée en ce sens par celle de la garantie dont l’initiateur
est Boris STARCK. Selon cet auteur, il faut partir de la victime et non de l’auteur du
dommage. Il n’y a pas à rechercher si l’auteur du dommage a commis une faute ou
s’il exerçait une quelconque activité. L’auteur part d’un postulat simple qui consiste à
affirmer que toute personne a droit à la sécurité de son intégrité physique. Et dès
l’instant qu’il y est porté atteinte, elle a droit à être garantie. C’est cette garantie qui
explique que son dommage doit être réparé sans qu’il soit besoin de rechercher les
causes de cette atteinte. Cette théorie de Boris STARCK a elle aussi influencé le droit
positif, notamment avec la législation sur l’indemnisation des victimes d’accident de
la circulation prévue par le Code CIMA.
Toute responsabilité délictuelle suppose, quel que soit son fait générateur, deux
éléments communs, en l’occurrence le dommage et le lien de causalité.
A- Le dommage ou préjudice
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Dommage certain actuel ou futur. Pour être réparable, le dommage doit être certain:
le dommage s'est déjà réalisé (préjudice actuel) ou qu'il se réalisera un jour sans
aucun doute (préjudice futur). Ainsi, le dommage certain s'oppose ainsi au dommage
éventuel ou hypothétique.
Perte d'une chance certaine. Dans certains cas où l'éventualité du dommage est trop
forte pour être négligée, la jurisprudence la prend en compte sous la notion de «
perte d'une chance ». Celle-ci est utilisée lorsque l'existence ou l'étendue du
dommage dépendait d'un événement aléatoire auquel la victime n'a pu participer:
ainsi, par exemple, lorsqu'un candidat à un examen a été empêché de s'y présenter,
ce qui lui a enlevé toute chance de réussir. Lorsque la chance perdue était
suffisamment consistante, suffisamment sérieuse, sa perte constitue un préjudice
assimilé à un préjudice certain et, par conséquent, réparable. Toutefois, pour tenir
compte du degré de probabilité relatif à la chance perdue, la réparation ne peut être
que partielle: en effet, la victime ne peut obtenir l'intégralité de l'avantage espéré,
mais seulement une partie plus ou moins importante selon sa probabilité. Ainsi,
selon la Cour de cassation, « la réparation d'une perte de chance doit être mesurée à
la chance perdue et ne peut être égale à l'avantage qu'aurait procuré cette chance si
elle s'était réalisée ».
Le caractère direct du dommage
Pour qu’on puisse retenir la responsabilité de l’auteur du fait générateur, il faut que
le dommage résulte directement de ce fait sans qu’aucun fait postérieur n’ait
concouru à sa réalisation (article 127). L’article 127 exige ainsi le caractère direct du
dommage. Les dommages indirects sont ceux qui sont trop éloignés dans
l'enchaînement des circonstances pour que l'on puisse véritablement les rattacher au
fait générateur.
Dommage direct et dommage immédiat ou par ricochet. Un dommage peut affecter,
au-delà de sa victime immédiate, principale ou directe, des victimes indirectes ou par
ricochet: on parle de préjudice par ricochet ou médiat qui atteint, par contrecoup, les
proches de la victime directe. Ainsi, ces derniers se sont vus reconnaître un droit
personnel à réparation, indépendamment de la réparation due à la victime directe. Le
dommage par ricochet peut être un dommage matériel ou moral: ainsi, en cas
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d'accident mortel d'un parent, ses jeunes enfants subissent à la fois la perte matérielle
des revenus que leur procurait la victime et un chagrin moral.
Le caractère légitime du dommage
Le dommage n'est réparable que si la victime a été lésée dans un intérêt pouvant être
considéré comme légitime, c'est-à-dire à un intérêt juridiquement protégé. Ainsi, par
exemple, une victime ne peut obtenir la réparation de la perte de ses rémunérations
que si celles-ci sont licites.
Cela dit, toute victime en situation irrégulière n'est pas privée du droit de demander
la réparation de son préjudice. En effet, ce qui importe, ici, n'est pas tant la situation
de la victime que l'intérêt lésé par le dommage, lequel doit être légitime. Ainsi, le
voyageur de train sans billet ou le passager d'un véhicule volé peuvent ainsi obtenir
réparation des dommages causés à leur intégrité corporelle puisque celle-ci constitue
un intérêt juridiquement protégé.
B- Le lien de causalité
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La responsabilité du fait personnel trouve son fondement dans l’article 118 du COCC
selon lequel « est responsable celui qui par sa faute cause un dommage à autrui ». Elle
constitue la matière première sur laquelle repose la responsabilité civile délictuelle et
quasi délictuelle. Ce type de responsabilité civile repose sur la faute dont il faut en
apporter la preuve. Ainsi, un simple fait ne suffit pas pour engager la responsabilité.
Ce fait doit être constitutif d’une faute causant un dommage à autrui. L’auteur de la
faute peut toutefois s’exonérer en établissant les causes d’exonération prévues par le
COCC.
Le droit sénégalais présente une singularité parce qu’il tente de définir ce qui est une
faute bien que la notion soit flexible. En effet, aux termes de l’article 119 du COCC :
« La faute est un manquement à une obligation préexistante de quelque nature qu’elle soit ».
La singularité de cette définition c’est qu’elle tente d’unifier la notion de faute, parce
qu’il s’agit d’un manquement à une obligation quelle qu’elle soit. Donc, peu importe
qu’il s’agisse d’une obligation légale ou d’une obligation conventionnelle.
La notion de faute doit être analysée, en plus de la définition de l’article 119, par
référence à l’article 121 du COCC qui dispose dans son alinéa 1er : « Il n y a pas de faute
si l’auteur du dommage était par son état naturel dans l’impossibilité d’apprécier son acte ».
A la lumière de ces deux dispositions on peut convenir que dans la faute il y a deux
éléments. Il y a en premier lieu un élément matériel (1) et en second lieu un élément
moral ou psychologique (2).
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Mais, il peut aussi s’agir d’une faute par omission, par inaction. Dans ce cas, on est en
faute pour n’avoir pas agi, même si parfois c’est difficilement admissible. Exemple 1:
Attitude passive de l'organisateur d'une compétition qui s'abstient de faire appel aux
forces de l'ordre en cas d'affrontements
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Il est très rare qu’une personne accepte que sa responsabilité soit retenue sans
chercher à se défendre. Généralement elle cherche à y échapper ou à l’atténuer en
invoquant soit les faits justificatifs soit le fait de la victime soit une cause étrangère.
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pour son enfant resté 48 heures sans lait. Le juge MAGNAUD décide qu’elle a
raison : la vie d’un enfant vaut plus qu’une bouteille de lait.
L’ordre de la loi et le commandement de l’autorité L’ordre de la loi et le
commandement de l’autorité légitime sur lequel on peut émettre beaucoup de
réserves parce qu’il s’agit d’une situation permissive susceptible de générer
des abus de la part de ceux qui l’invoquent.
Mais, il peut aussi s’agir d’un fait d’un tiers. Dans ce cas, on retrouve le même
schéma que pour le partage de responsabilité, à moins que les faits du tiers ne
présentent les caractères de la force majeure. Dans ce cas aussi, l’auteur du dommage
est exonéré.
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A la différence du droit pénal, où l'on est en principe responsable de son propre fait,
le droit civil admet que certaines personnes puissent se trouver dans l'obligation de
réparer un dommage causé par d'autres. Ainsi, certaines personnes, bien qu’elles n’aient
pas personnellement commis de faute, sont déclarées responsables des dommages
causés par d’autres personnes. C’est la responsabilité du fait d’autrui dont le
fondement juridique se trouve dans l’article 142 du COCC. Cet article dispose :
« On est responsable non seulement du dommage que l'on cause par son propre fait, mais
encore de celui qui est causé par le fait des personnes dont on dot répondre ».
La lecture de ces dispositions nous amène à nous interroger sur les personnes
dont on doit répondre. En d’autres termes, qu’elles sont ces personnes qui peuvent
entraîner pour autrui une certaine responsabilité. Il y a trois catégories de personnes
visées et qui renvoient à autant de responsabilités du fait d’autrui. Les deux premiers
régimes de responsabilité du fait d’autrui reposent sur une présomption de faute, ce
qui n’est pas le cas en ce qui concerne le troisième régime.
Quels sont ces régimes ? Soit on est responsable parce qu’un enfant dont on
assure la garde a causé à autrui un dommage : c’est la responsabilité parentale.
Mais, on peut aussi être déclaré responsable parce que l’élève ou l’apprenti
que l’on a sous sa surveillance a causé à autrui un dommage.
Il est important de noter que cette responsabilité des parents pour être mise en œuvre
doit réunir au moins trois conditions :
La minorité de l’enfant : Elle doit être effective c'est-à-dire que l’enfant doit
être âgé de moins de dix huit ans. En effet dés que l’enfant est majeur, cette
responsabilité ne joue plus.
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Le fait de l’enfant : Il n’est pas nécessaire que l’enfant ait commis une faute
pour que la responsabilité civile parentale soit engagée ; il suffit que le mineur
ait commis un acte à l’origine du dommage.
Par ailleurs, la responsabilité civile parentale peut résulter d’un dommage causé par
leur enfant agissant en qualité de gardien d’une chose.(exemple de l’enfant détenteur
d’une bicyclette).
Si ces conditions sont réunies, la loi présume que si l’enfant a causé à autrui un
dommage c’est parce qu’il a été mal surveillé ou mal éduqué par les personnes qui
avaient la garde à leur charge. Il s’agit d’une présomption de faute de surveillance ou
d’éducation. Mais d’une présomption simple parce que les parents peuvent
s’exonérer de cette responsabilité par la preuve qu’ils n’ont pu empêcher le fait
dommageable (article 145 du COCC). A défaut, ils vont être déclarés responsables
pour tous les actes dommageables causés par leurs enfants. Cela dit, elle est écartée si
l'enfant est passé sous l'autorité juridique d'un maître, d'un commettant ou d'un
instituteur puisque les divers cas de responsabilité pour autrui sont considérés
comme non cumulatifs.
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ou l’apprenti qui étaient sous leur responsabilité. Il s’agit là aussi d’une présomption
de faute, d’une présomption simple parce qu’elle supporte la preuve contraire
(art.150 in fine du COCC).
Il suffit tout juste de faire deux précisions. La première c’est lorsque l’élève
appartient à un établissement public, c’est la responsabilité de l’Etat qui sera retenu,
l’Etat se substituant à l’établissement.
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En droit civil, on appelle commettant celui qui a le pouvoir de donner des ordres ou
des instructions à un individu placé sous son autorité et ainsi préposé à certaines
fonctions: il y a ainsi un rapport de subordination entre le commettant et le préposé.
Préposé permanent ou habituel. En général, le commettant est un employeur au
sens du droit du travail: on parle alors, parfois, de préposé permanent ou habituel.
Toutefois, la relation commettant/préposé peut parfaitement exister en dehors de
tout contrat de travail et découler d'un contrat d'une autre nature: c'est le cas, par
exemple, en présence d'un contrat de mandat (en revanche, vu que le locateur
d'ouvrage ou entrepreneur est indépendant du maître de l'ouvrage, il n'y a, en
principe, jamais de lien d'autorité entre ces deux personnes liées par un louage
d'ouvrage ou contrat d'entreprise).
Préposé occasionnel. En outre, le rapport de préposition ou d'autorité peut naître
d'une simple situation de fait et, alors, on parle de préposé occasionnel: la situation
se rencontre dans le cadre des relations familiales, amicales, commerciales.
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En droit sénégalais, le COCC semble adopter une position extensive parce qu’il
décide article 148 « En cas d’abus de fonction, un lien de causalité ou de connexité avec
l’exercice des fonctions suffit à rendre le commettant responsable ». Toute la question est
alors de savoir ce qu’il faut entendre par lien de connexité ou de causalité. La
jurisprudence sénégalaise ne semble pas pour le moment s’être prononcée sans
équivoque sur ce point.
La responsabilité du fait des choses a une histoire. C’est elle qui a servi de prétexte à
la théorie du risque de SALEILLES et JOSSERAND afin de pouvoir réparer les
dommages causés par des accidents anonymes pour lesquels il n’était pas possible de
prouver la faute. Cette responsabilité est consacrée par l’article 137 du COCC selon
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lequel : « Toute personne est responsable du dommage causé par le fait de l'animal ou de la
chose dont elle a la maîtrise ».
La responsabilité du fait des choses est une responsabilité de plein droit, elle
ne peut être écartée que par la survenance d’un cas fortuit ou d’une force majeure ou
encore d’une cause étrangère. C’est une responsabilité qui s’applique de façon
automatique, une responsabilité de plein droit. On dit encore présomption de
responsabilité pour marquer la différence avec la présomption de faute. En effet, ici
la personne qui va être déclarée responsable ne peut y échapper en prouvant qu’elle
n’a commis aucune faute. Seuls le cas fortuit ou la cause étrangère constituent pour
elle un moyen d’exonération.
Mais alors qui va être déclaré responsable pour un régime si lourd, si pesant ? En
droit sénégalais, la réponse c’est le maître de la chose. En droit français, on parle de
gardien, ce qui revient au même.
Il reste alors la question de savoir qui est gardien ou maître de la chose ? Le maître de
la chose ou le gardien c’est celui qui a sur la chose un pouvoir d’usage, de contrôle et
de direction. Mais, la garde ou la maîtrise peut être transférée à autrui comme elle
peut être éclatée. En principe, c’est le propriétaire de la chose qui en est gardien ou
maître parce que c’est lui qui exerce sur la chose ces trois prérogatives d’usage, de
contrôle et de direction. Mais, il s’agit d’une présomption simple parce que cette
maîtrise peut faire l’objet d’un transfert volontaire ou involontaire. La garde peut être
transférée par suite d’un contrat, c’est l’exemple de la location d’un véhicule. Dans ce
cas, c’est le locataire qui va devenir gardien.
Mais la garde peut aussi être transférée de façon involontaire à la suite d’une perte,
d’un vol, parce que dans ce cas le propriétaire est privé de l’usage, du contrôle et de
la direction de la chose.
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Par ailleurs, la garde peut être éclatée. On distingue alors entre la garde du
comportement et la garde de la structure. Et, selon les circonstances, c’est le gardien
du comportement ou le gardien de la structure qui va être déclaré responsable. Une
telle distinction n’est envisageable que pour les choses ayant un dynamisme propre,
qui peuvent fonctionner de façon autonome tels que la bouteille de gaz, le poste de
télévision ou encore le réfrigérateur. Lorsque le dommage est la conséquence d’une
mauvaise utilisation on va imputer cette responsabilité à celui qui utilisait la chose en
tant que gardien du comportement.
Sous réserve de ces précisions, il arrive parfois, à titre exceptionnel, qu’il y ait une
garde collective, c’est-à-dire que plusieurs personnes soient déclarées gardiennes
d’une même chose en même temps, notamment lorsque le dommage provient du fait
d’une personne indéterminée mais appartenant à un groupe déterminé.
Par ailleurs, la responsabilité du fait des choses concerne toutes choses, objets
inanimés ou non ayant étaient à l’origine d’un dommage. Qu’il s’agisse de choses
inertes ou mobiles, de choses dangereuses ou pas. Et, il n’est pas nécessaire qu’il y ait
un contact direct entre la chose et la victime. Il suffit que sans la chose, le dommage
ne se sera produit. Exemple : lorsqu’une voiture klaxonne et fait peur à un piéton qui
tombe…
La responsabilité du fait des choses est une responsabilité qui milite en faveur de la
victime qui est quasiment assurée d’obtenir réparation, sauf cas de force majeure ou
de cause étrangère qui peut être le fait d’un tiers, ce peut être aussi la faute de la
victime elle-même.
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Selon l’article 47 du COCC tout contrat requiert pour sa validité la réunion des
conditions suivantes :
Le consentement des parties : celles-là doivent exprimer un consentement
libre et intègre pour la validité du contrat. En effet, parce qu’il est créé par la
volonté des parties, le contrat suppose naturellement une volonté saine, que
les personnes s’engagent en connaissance de cause. Ainsi, le consentement
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doit être exempt de tout vice. Les vices de consentement sont l’erreur, le dol et
la violence.
La capacité de contracter : Pour pouvoir passer un contrat pour son propre
compte il faut avoir la capacité juridique. La capacité juridique désigne la
pleine aptitude du sujet de droit à entrer dans la vie civile, à être titulaire de
droits et d'obligations. Cette capacité est en principe acquise à la majorité c'est-
à-dire à partir de dix huit ans révolus ou encore en cas d’émancipation.
Toutefois, Il n est pas nécessaire que le représentant ait la capacité de passer
l'acte pour lequel il a pouvoir ; il suffit qu'il soit capable de représenter autrui
(article 52 COCC).
L’objet du contrat : La validité du contrat requiert un objet possible du point
de vue juridique et matériel et déterminé ou déterminable quant à son espèce
et sa quotité. L’objet du contrat peut consister en une chose future (récolte à
venir).
La cause du contrat : L’article 47 du COCC exige une cause licite pour le
contrat ainsi que pour les obligations qui en résulte.
Il convient de préciser que les conditions précitées sont cumulatives. Par conséquent,
si l’une d’elles n’est pas existante, le contrat n’est pas valable. La conséquence serait
que l’on se situerait sur le terrain délictuel.
Certains contrats requièrent pour leur formation des conditions de forme. Les
conditions de formes peuvent être de différents ordres. On distingue principalement
les formalités de validité (ad valida tem) et les formalités probatoires (ad
probationem). Les premières sont nécessaires à la validité des contrats solennels.
C’est le cas de la vente des biens immobiliers.
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Selon l’article 96 du COCC, « le contrat légalement formé crée entre les parties un lien
irrévocable ». Ces dispositions obligent les parties à respecter leurs engagements
respectifs. Le terme de défaillance contractuelle englobe non seulement l’inexécution
totale (pure et simple), mais encore l’exécution seulement partielle (correspondant à
une inexécution au regard de la quantité), l’exécution défectueuse (correspondant à
une inexécution au regard de la qualité) et l’exécution tardive (correspondant à une
inexécution au regard des délais).
La responsabilité contractuelle suppose non seulement le manquement aux
obligations contractuelles mais aussi l’imputabilité de ce manquement au débiteur de
l’obligation.
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En simplifiant, on peut dire qu’il faut faire une distinction selon que le contrat
contienne des obligations de faire ou de ne pas faire, ou selon qu’il contienne des
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obligations de donner.
Lorsqu’il s’agit d’un contrat comportant des obligations de faire ou de ne pas faire,
on dit que les risques sont supportés par le débiteur de l’obligation inexécutée. Le
contrat est donc résolu en vertu de la théorie des risques et le bailleur comme le
transporteur va être obligé de restituer ce qu’il a reçu du fait de la rétroactivité de la
résolution.
En revanche, lorsqu’il s’agit d’un contrat comportant une obligation de donner, c’est-
à-dire une obligation de transférer la propriété d’une chose, dans ce cas les risques
vont être supportés par le propriétaire. On dit alors avec une particularité en droit
sénégalais, c’est que le transfert de propriété s’y opère à la délivrance de la chose
contrairement au droit français où il se fait sur le consensus, c’est-à-dire dès le seul
échange de consentement. Le contrat ici va être résolu en vertu de la théorie des
risques.
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Selon l’article 42 du COCC les parties sont : « libres de contracter ou de ne pas contracter,
d'adopter toute espèce de clauses de modalités, les parties ne peuvent cependant porter
atteinte par conventions particulières à l'ordre public ou aux bonnes mœurs ». A cet effet,
les contractants peuvent prévoir d’étendre ou de réduire le contenu de l’obligation tel
qu’il est normalement prévu par la loi, sous réserve du respect de l’ordre public et de
ne pas vider le contrat de son objet.
- Clause d’abandon de recours : c’est une clause par laquelle l’un des
contractant consent un abandon de recours contre l’un de ses fournisseurs ou
l’un de ses sous traitants.
- Clause écartant la responsabilité en totalité ou en partie. Elle est acceptée mais
sous certaines conditions dont celle de ne pas faire échec à une obligation
essentielle du contrat.
L’obligation essentielle du contrat est la raison d’être de l’engagement du
cocontractant. Ainsi, pour un gérant d’un parking privé le gestionnaire ne peut pas
prévoir une clause libellé de la sorte : « les usagers circulent à leurs risques et périls.
L’utilisation du ticket donne droit au stationnement, mais ne constitue pas un droit de garde
ou de dépôt du véhicule, de ses accessoires et objet laissés à l’intérieur».
Après une inondation entraînant des dommages sur du matériel laissé dans le
véhicule, la cour de cassation française a condamné ce gestionnaire au motif qu’il
avait manqué à son obligation essentielle de mettre à la disposition de l’utilisateur la
jouissance paisible de emplacement.
Il s’agit principalement de la clause pénale. C’est une clause par laquelle les
cocontractants évaluent par avance les dommages et intérêts dus par le débiteur, en
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cas de retard ou d’inexécution. La validité de cette clause est retenue mais elle peut
être révisée par le juge si elle est manifestement excessive ou dérisoire. Mais, il faut
quand même signaler qu’elle peut être interdite dans certains cas, comme dans le
cadre du contrat de travail.
L’appréciation du caractère manifestement excessif ou dérisoire est une question de
fait relevant du pouvoir souverain des juges du fond.
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Paragraphe 1 : L’assureur
L’assureur c’est la personne morale agréée par la Ministre des finances pour exercer
une activité d’assurance. Il peut s’agir d’une société anonyme ou d’une mutuelle
d’assurance. Il faut qu’il soit agréé pour la branche en question. Cet assureur, accepte
de couvrir la responsabilité de l’assuré en contrepartie d’une prime et selon des
conditions bien définies.
Paragraphe 2 : l’assuré
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Le tiers est la victime à laquelle l’indemnité sera versée. C’est toute personne autre
que l’assuré et autre qu’un certain nombre d’individus limitativement énumérés.
Dans ce dernier cas, la formule la plus couramment utilisée est la suivante :
Ne sont pas considérés comme tiers :
- Le conjoint, les ascendants et les descendants de l’assuré (dans les contrats de
responsabilité vie privée comme la RC chef de famille).
- Les préposés, salariés ou non de l’assuré dans l’exercice de leur fonction (dans
les contrats responsabilité civile d’entreprise comme la RC professionnelle ou
la RC exploitation).
On prévoit cependant une exception en ce qui concerne les recours des organismes
de sécurités sociale. En effet, l’on garantira l’assuré pour les dommages subis par ses
conjoints, ascendants, descendants ou préposés lorsque sa responsabilité pourra être
engagée par les organismes sociaux. Il s’agit là d’hypothèses précises et
exceptionnelles. Ainsi, ses dommages sont garantis quand :
L’accident dont est victime le préposé, est imputable à une faute inexcusable de
l’employeur ou de ceux qu’il s’est substitué dans la direction. L’employeur est
susceptible de subir un recours, du préposé victime s’il ne bénéficie pas de la
législation sur les accidents du travail (stagiaires, candidats à l’embauche ou victime
d’une maladie professionnelle non reconnue par la sécurité sociale, ou l’organisme
similaire).
En définitive, on peut dire qu’il n’y a pas de définitions d’assuré et de tiers
standardisées. Chaque contrat doit être examiné de manière spécifique afin de
déterminer la qualité respective des uns et des autres. Dans la mesure où la rédaction
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Les assurances de responsabilité civile
Aux termes de l’article 11 du Code CIMA « les pertes et les dommages occasionnés par
des cas fortuits ou causées par la faute de l’assuré sont à la charge de l’assureur, sauf
exclusion formelle et limitée contenue dans la police ».
Cet article pose le principe de l’obligation générale de l’assureur qu’il s’agisse d’un
contrat d’assurance de biens ou d’un contrat d’assurance de responsabilité. Il n’est
pas fait de distinction selon la nature ou la gravité de la faute commise. Il peut tant
s’agir d’une étourderie que d’une faute grave pouvant être impardonnable.
Dans toutes ces hypothèses l’assureur doit sa garantie.
En assurances de responsabilité, la formulation généralement mentionnée dans les
contrats est la suivante : « par le présent contrat, l’assureur garantit les conséquences
pécuniaires de la responsabilité civile pouvant incomber à l’assuré et à la suite de
dommages corporels, matériels et immatériels causés aux tiers…. ».
Selon la nature du contrat ou le statut de l’assuré, il y est ajouté au cours sa vie privée
ou de son activité telle que définie aux conditions professionnelle.
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Les assurances de responsabilité civile
Paragraphe 2 : les dommages causés par les personnes et les biens dont
l’assuré est civilement responsable
Les dommages pouvant être couverts par la police sont les suivants :
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Les assurances de responsabilité civile
(immatériels purs)
Exemple :
Un camion transportant du béton dérape et heurte le mur d’un Hôtel faisant tomber
une partie de celui-ci. Pendant le temps de la construction, l’Hôtel connaît une perte
d’exploitation liée au fait que plusieurs chambres ne pouvaient plus être occupées
suite à l’accident. Cette perte d’exploitation constitue un dommage immatériel
consécutif au dommage matériel constitué par la chute du mur.
En revanche, lorsque du fait d’une coupure d’électricité une salle de cinéma n’a pas
pu projeter un film à l’heure prévue, ce qui a causé le départ du public qui était venu
regarder ledit film, le propriétaire de la dite salle enregistre un dommage immatériel
non consécutif. C’est une perte d’exploitation mais qui ne résulte d’un dommage
matériel ou corporel dans la mesure où le délestage n’a pas engendré des dégâts sur
le matériel du propriétaire de la salle de cinéma.
L’extension de la garantie aux dommages immatériels non consécutif est possible lorsque
l’aléa apparaît suffisant et à condition de bien délimiter la garantie des dommages
immatériels : Exclusions particulières, plafond des garantie et franchise significative. La
bonne maîtrise de la couverture des dommages immatériels est révélatrice du
professionnalisme de l’assureur responsable.
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Les assurances de responsabilité civile
Pendant longtemps les assureurs ont limité leur garantie aux seuls accidents.
L’accident étant défini comme tout événement soudain, imprévu et extérieur à la
victime et à la chose endommages corporels, matériels et immatériels.
Nonobstant le principe de liberté des parties, il existe des restrictions prévues par la
loi.
En outre, l’assureur peut stipuler que les préjudices ayant pour origine certaines
circonstances particulières, même imputables à l’assuré, ne donneront pas lieu au
versement d’une indemnité. Il est cependant précisé que ces exclusions doivent être
mentionnées au contrat de manière formelle. Le libellé ne doit pas non plus prêter à
équivoque quand à sa nature et à sa portée, tout en demeurant limitée.
Cependant, nous relevons que seule la faute intentionnelle ou dolosive de l’assuré est
exclue. Par contre les personnes dont l’assuré est civilement responsable peuvent
être couvertes même s’il s’agit de fautes intentionnelles ou dolosives.
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Les assurances de responsabilité civile
Rappelons ici l’article 32 du code CIMA selon lequel l’assureur garantit les pertes et
dommages causés par des personnes dont l’assuré est civilement responsable
quelque soit la nature et gravité des fautes de ces personnes ou par des choses qu’il a
sous sa garde. Ce texte étant d’ordre public.
La conscience de l’acte ;
La volonté de provoquer le dommage.
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Les assurances de responsabilité civile
Cependant, la liberté des conventions demeure car cette exclusion n’est pas
d’ordre public.
Il s’agit des dommages causée par les ouragans, trombes, cyclones, inondations,
tremblement de terre et autres phénomènes naturels à caractère catastrophique .On
peut également citer dans cette rubriques atomiques, constitués par des dommages
dus aux effets directs d’explosion, de dégagement de chaleur , d’irradiation
provenant de transmutation des noyaux d’atome ou de la radioactivité …
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Les assurances de responsabilité civile
Toutefois en pratique, pour éviter des trous de garantie des dérogations partielles
existent, selon les contrats. Par exemple, le contrat responsabilité civile vie privée
garantira les dommages causés par une planche à voile, une petite barque ou encore
le véhicule à moteur d’un tiers utilisé par un enfant mineur à l’insu de ses parents.
Les dommages subis par tous biens meubles, immeubles ou animaux, appartenant à
l’assuré ou à lui confiés à quelque titre que ce soit. L’exclusion se justifie par la
nécessité de conserver un caractère aléatoire au contrat et donc de ne pas garantir
des biens que l’assuré détient. Cette exclusion oppose souvent assureurs et assuré.
Les clients estime que sa responsabilité est bel et bien engagée en cas de dommages
subi par un bien qui ne lui appartient pas et souhaite à cette occasion faire jouer son
assurance responsabilité civile. Notons que la cour de cassation a souvent validé ce
type d’exclusion souvent contesté par l’assuré. Nous verrons plus tard qu’une
extension pour la prise en compte est possible.
c- Dommages prévisibles
Cette exclusion trouve sa raison d’être dans le fait qu’il n’y a pas d’aléa du moins
très peu , surtout lorsqu’il s’agit d’obligation de résultat.
Toutefois se pose un problème de conformité à la loi qui exige que les clauses
d’exclusions soient formelles et limités (Art.11 du code CIMA.)
Le champ d’application doit être précis afin que l’assuré connaisse l’étendue de sa
garantie. Formulée de manière traditionnelle, l’exclusion des dommages prévisibles
n’a qu’une valeur dissuasive ceci au regard de la jurisprudence qui veille au caractère
formel et limité. C’est ainsi que les assureurs prévoient, dans les conventions
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Les assurances de responsabilité civile
Il est aisé de comprendre la raison d’être de ces exclusions. En effet, ces derniers
font l’objet de contrats spécifiques garantissant les risques énumérés. Toutefois,
les contrats d’assurances de responsabilité couvrent les dommages corporels
résultant d’incendie, d’explosion, d’incident électrique ou de l’action des eaux. En
effet, les assurances en incendie et risques divers sont des assurances de
dommages matériels et immatériels excluant formellement les dommages
corporels.
En principe, la garantie de l’assureur est acquise pour les sinistres survenus entre la
date d’effet de la police et son expiration ; c’est la durée normale du contrat.
Cependant, pour parer à certains inconvénients inhérents aux spécificités des
sinistres de responsabilité civile, des aménagements peuvent être apportés à la durée
du contrat.
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Les assurances de responsabilité civile
A cet effet, seuls les sinistres survenus pendant la période de validité du contrat sont
couverts par la police d’assurance. Cette définition ne souffre d’aucune critique
lorsqu’il s’agit de dommages à caractère accidentel.
Toutefois, lorsque le dommage est progressif, deux date sont à distinguer à savoir ;
Ainsi, pour l’assureur la garantie n’est pas acquise lorsque la réclamation est
postérieure à la l’expiration de la période garantie, c’est-à-dire à la cessation du
contrat. De même, la garantie ne serait pas acquise lorsque le dommage est antérieur
à la date d’effet du contrat même si la réclamation a eu lieu pendant la durée du
contrat.
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Les assurances de responsabilité civile
Leurs sinistres pouvant en effet être rejetés par le premier assureur pour défaut de
réclamation et par le second assureur pour survenance antérieure à la date d’effet du
contrat. Pour parer à ces divers inconvénients, l’assureur peut prévoir des
aménagements permettant une couverture adéquate des sinistres de responsabilité
civile.
Les aménagements portant sur la période de garantie sont de deux ordres. Il s’agit
d’une part de la reprise du passé inconnu et d’autre part de la garantie subséquente.
Dans certaines circonstances les dommages causés par l’assuré ne sont constatés que
bien après le fait générateur. C’est notamment le cas en de dommages progressif tel
que l’exposition aux radiations nucléaires. La reprise du passé inconnu permet ainsi
la prise en charge de dommages survenus avant la prise d’effet des garanties sur une
réclamation formulées pendant la période de validité du contrat. Comme sa
formulation l’indique, cette clause ne joue que si l’existence du dommage était
inconnue de l’assuré au moment de la souscription du contrat. En effet, il faut dans
tous les cas maintenir le caractère aléatoire du contrat d’assurance.
2- La garantie subséquente
Cette clause obéit au même raisonnement qui justifie la clause de la reprise du passé
inconnu. Ici l’assureur s’engage à maintenir sa garantie pour les dommages
survenus pendant la période de validité du contrat mais dont la réclamation a été
formulée après la cessation du contrat.
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Les assurances de responsabilité civile
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Les assurances de responsabilité civile
L’assurance des dommages causés par les particuliers englobe d’une part l’assurance
de responsabilité chef de famille et l’assurance des risques locatifs.
B- L’objet du contrat
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Les assurances de responsabilité civile
Notons que les dommages que peuvent subir les membres de la famille proche du
souscripteur engageant les responsabilités du souscripteur ne sont pas garantis dans
la plus part des contrats. Ils ne sont pas considérés comme des tiers.
Seules quelques sociétés prévoient une extension pour les dommages corporels subis
par le conjoint, les ascendants du souscripteur.
Assurance scolaire :
C. Extensions de Garanties :
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Les assurances de responsabilité civile
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Les assurances de responsabilité civile
E. Les exclusions
En plus des exclusions légales, peuvent être exclus les dommages résultant :
Paragraphe 1 : Le locataire
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Les assurances de responsabilité civile
Comme la détermination de cette valeur est assez délicate, il a été décidé que,
dans un but de simplification, on procéderait par voie de forfait. Ce forfait
peut , par exemple être fixé à 50 fois le montant du loyer annuel, charges et
prestations non comprises, étant entendu qu’il ne sera pas fait application de la
règle proportionnelle s’il est constaté qu’au jour du sinistre, la valeur de
reconstruction, vétusté déduite, des locaux occupés par lui n’excède pas le
montant du capital assuré. Au cas contraire on applique la règle
proportionnelle.
Mais le locataire occupant partiel, dont la responsabilité est assurée pour une
somme égale à 50 fois la valeur du loyer, ne se trouve pas, de manière absolue,
à l’abri d’un découvert. En effet, le forfait ne correspond, théoriquement, qu’à
la valeur des locaux occupés, plus une part proportionnelle des parties communes
or, nous l’avons vu, le locataire peut avoir à répondre de la totalité de l’immeuble.
Pour pallier cet inconvénient, les compagnies ont créé ce qu’on appelle La
garantie des risques locatifs supplémentaires, destinée à couvrir cette
responsabilité locative exceptionnelle établie par l’article 559 du COCC et de
parer ainsi à l’éventualité de dommages excédant la valeur des locaux
privativement occupés par le locataire. Elle est accordée à un taux de prime
inférieur à celui des risques locatifs que nous appellerons « ordinaires ».
L’article 577 du COCC stipule que le preneur est tenu des dégradations et des
pertes qui arrivent par le fait des personnes de sa maison ou de ses sous-
locataires.
Il s’agit d’une responsabilité personnelle du fait d’autrui ; le locataire qui a introduit
dans les lieux, soit les personnes de sa maison, soit un sous-locataire, est
responsable, à l’égard du propriétaire, des dommages qu’ils peuvent
occasionner même par malveillance, sauf évidemment à se retourner contre
eux.
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Les assurances de responsabilité civile
Exemple : Un assuré qui a déclaré avoir pour unique activité la vente de téléphones
portables ne sera pas couvert pour un sinistre résultant de la réparation d’un
portable.
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Les assurances de responsabilité civile
Dans le cadre de ses activités, la responsabilité civile de l’entreprise peut être mise en
cause vis-à-vis de différentes personnes.
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Les assurances de responsabilité civile
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Les assurances de responsabilité civile
Le contrat de dépôt oblige le dépositaire à conserver une chose, mais non à effectuer
sur elle un travail. Le contrat d’entreprise se distingue ainsi du dépôt par l’absence
travail dans le dernier type d’opération.
Le mandataire représente son mandant et accomplit des actes juridiques pour son
compte : cas de l’agent immobilier.
Or l’entrepreneur prend la responsabilité du travail qu’il accomplit : cas de
l’architecte qui conçoit une construction.
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Les assurances de responsabilité civile
Les obligations découlant d’un contrat d’entreprise sont de deux ordres. Il s’agit
d’abord d’une obligation principale d’exécution de la prestation et ensuite des
obligations accessoires.
- L’obligation principale d’exécution de la prestation : l’entrepreneur a
l’obligation d’exécuter la prestation à laquelle il s’est engagé. L’étude de
l’obligation de l’entrepreneur en termes d’obligation de résultat ou de moyen,
dépendra de ce dont les parties seront convenus sur la prestation à effectuer.
En cas d’obligation liée à une prestation de nature intellectuelle, il appartient à
l’assureur d’obtenir toutes les informations sur le bureau d’étude effectuant de
telles prestations.
- Les obligations accessoires ou complémentaires : Il s’agit entre autre des
obligations d’information et de renseignement mises à la charge du débiteur
par la jurisprudence.
L’obligation d’information et de renseignement : Il s’agit de
l’information sur l’objet du contrat et les modalités de réalisation. Les
renseignements doivent être clairs, objectifs et exacts pour permettre la
bonne exécution du contrat.
Le devoir de conseil : Le devoir de conseil consiste à éclairer le
cocontractant sur l’opportunité de réaliser tel acte ou de ne pas le
réaliser. De construire un immeuble à grande hauteur plutôt qu’une
villa à deux niveaux selon les caractéristiques du sol et du terrain. Il
faut éclairer le cocontractant sur les avantages et les inconvénients que
l’opération présente pour une détermination en connaissance de cause.
L’obligation de surveillance : Quand l’obligation principale du contrat
ne porte pas sur un acte de surveillance, la jurisprudence a dégagée,
pour certains contrats, une obligation de surveillance à la charge des
contractants quand ces derniers se trouvaient en possession d’objets
confiés dans le cadre de leur activité. Ainsi, l’entrepreneur a l’obligation
de surveiller les matériaux de construction mis à sa disposition par le
maître d’ouvrage.
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Les assurances de responsabilité civile
L’objet de cette assurance est de garantir les conséquences financières des dommages
corporels, matériels et immatériels causés à toute personne au cours de l’exploitation,
du fait de l’entreprise, dans le cadre de l’activité habituelle ou occasionnelle déclarée.
L’entreprise s’assure pour les biens, les personnes et les prestations susceptibles
d’engager sa responsabilité vis-à-vis des tiers.
La formulation souvent utilisée est la suivante :
« La compagnie garantit les conséquences pécuniaires de la responsabilité civile
délictuelle ou quasi-délictuelle encourues par l’assuré du fait des dommages
causés aux tiers et résultant de l’exécution des activités définies aux conditions
particulières ou d’une prestation avant sa fourniture ou d’un dommage aux biens
confiés ».
Cette formulation renferme une garantie de base et des extensions de garantie que
l’on retrouve dans les contrats d’assurance de responsabilité civile exploitation.
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Les assurances de responsabilité civile
La garantie est ainsi acquise pour les dommages causés aux tiers, ceux liés à la sous-
traitance, les dommages causés au personnel.
L’entreprise peut causer des dommages aux tiers à l’intérieur de ses locaux ou à
l’extérieur de ceux-ci.
A l’intérieur des locaux : Si des tiers (clients, visiteurs…) sont victimes d’un
accident au sein de l’entreprise, l’assurance de responsabilité civile doit
couvrir les dommages provoqués. Il en est de même pour les dommages
causés aux existants (meubles et immeubles) appartenant à autrui et peut être
loués à l’assuré.
A l’extérieur des locaux : Si l’entreprise effectue des travaux à l’extérieur, sur
un chantier ou chez un client, son contrat de responsabilité civile exploitation
doit couvrir les dommages d’incendie, d’explosion ou de dégâts des eaux
provoqués à l’extérieur des locaux professionnels. Il en est de même
lorsqu’elle intervient en même temps que d’autres sur un chantier, en cas de
dommages causés aux salariés des autres entreprises.
L’entreprise peut causer des dommages de diverses natures à ses employés. Ces
dommages peuvent être portés aux biens ou être inhérents à une maladie
professionnelle ou à une faute inexcusable de la part de dirigeants sociaux.
Les dommages causés aux biens des employés : Il est possible de garantir la
responsabilité civile de l’entreprise pour les dégâts causés aux véhicules des
salariés qui stationnent sur ses parkings.
Les maladies professionnelles : Les maladies professionnelles sont assimilées
à des accidents de travail par le code de sécurité sociale. L’assurance de
l’entreprise peut intervenir dans l’hypothèse où une maladie professionnelle
non reconnue par la sécurité sociale engagerait sa responsabilité.
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Les assurances de responsabilité civile
La couverture proposée par les assureurs est plus ou moins étendue selon les
contrats d’assurance. Certaines garanties pourront être souscrites en option selon la
nature de l’activité exercée ainsi que celle des biens concernés et de leur valeur.
Les principales extensions à l’assurance RC exploitation sont :
- Les dommages aux existants et objet confiés ;
- La responsabilité civile après livraison ou après travaux ;
- Les dommages causés par les véhicules terrestres à moteur ;
- Les dommages causés par la pollution accidentelle.
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Les assurances de responsabilité civile
Il faut noter que sont exclus de cette garantie les biens faisant l’objet des travaux de
l’assuré. C’est l’exemple du plombier qui change le robinet d’une baignoire chez un
client. Les dommages causés à la baignoire sont couvert par la garantie dommages
aux biens confiés. Par contre, les dommages causés au robinet en sont exclus.
Sont également exclus les biens que l’assuré endommage dans les locaux de son
entreprise car il faut préserver le caractère aléatoire du contrat.
La responsabilité civile après travaux concerne les dommages causés par après
l’achèvement des travaux. Elle est régie par le droit commun de la responsabilité
civile.
Quant à la responsabilité civile après livraison, elle concerne les fabricants ou
vendeurs de produits après leur livraison. C’est ce qu’on appelle communément la
responsabilité civile produits même si cette dernière appellation évoque surtout les
dommages causés par les produits alimentaires.
L’objet de l’assurance de responsabilité civile après livraison est ainsi de garantir les
conséquences pécuniaires des dommages corporels, matériels et immatériels causés à
autrui (tiers et clients) par les produits de l’entreprise, dès lors que ceux-ci ont été mis
en circulation.
Cette garantie est généralement accordée en complément à une garantie pendant
exploitation ou pendant travaux. A ce titre, l’assureur doit élaborer un questionnaire
détaillé et très fourni que l’assuré devra remplir avec précision. Les questions
porteront essentiellement sur :
- Les caractéristiques de la société souscriptrice : ses activités, ses méthodes
etc.
- Les caractéristiques des produits : Nature, composante, normes, label…
- La distribution des produits : réseau, moyens, liens avec revendeurs…
- Les antécédents : faits connus de l’entreprise sur au moins trois ans.
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La responsabilité civile après livraison peut être contractuelle vis-à-vis des clients ou
délictuelle ou quasi-délictuelle vis-à-vis des tiers.
RC contractuelle
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Elle concerne l’action des tiers, c'est-à-dire celle des seules victimes n’ayant pas
acheté le produit, puisque l’article 231 AU/DCG étend l’action contractuelle à tous
les acquéreurs successifs.
Dès lors qu’un manquement à une obligation contractuelle a été établi entre le
fabricant, le vendeur et l’acquéreur, il est admis qu’il s’agit sur le plan délictuelle, à
l’égard des tiers également victimes de ce manquement, d’une faute. Pour obtenir
réparation, les tiers pourront se prévaloir de toutes les obligations mises à la charge
du vendeur et non respectées par lui, y compris les obligations de renseignement. Ce
manquement à ces obligations étant une faute en soi sur le plan délictuel et quasi-
délictuel. La jurisprudence va jusqu’à dire que pour le fabricant, le fait de mettre sur
le marché des produits défectueux constitue une faute susceptible d’engager sa
responsabilité à l’égard des tiers. Dans ce cas, sa responsabilité sera engagée sur le
fondement de l’article 118 du code des Obligations civiles et commerciales du
Sénégal. Autrement dit, il s’agit d’une responsabilité du fait personnel.
L’action en responsabilité délictuelle peut aussi avoir pour fondement l’article 137 du
C.O.C.C. c'est-à-dire la responsabilité du fait des choses. Il peut être surprenant que
la responsabilité du fabricant puisse être engagée sur le fondement de l’article 137
précité qui subordonne la responsabilité à la garde de la chose. En effet, puisque par
définition, la chose livrée n’est plus sous la garde du fabricant ou du vendeur, la
responsabilité de ce dernier ne devrait pas être retenue après la livraison.
Toutefois, l’application de la théorie du partage de la garde qui est d’origine
prétorienne avec le célèbre arrêt de l’Oxygène liquide permet de retenir dans
certaine hypothèses la responsabilité du fabricant ou du vendeur après la livraison.
Cette jurisprudence admet que la garde de la chose puisse être dissociable de telle
sorte que puisse être considéré comme gardien, donc responsable, une autre
personne que celle qui détenait la chose au moment où le dommage s’est produit.
C’est la distinction de la garde de la structure et de la garde du comportement. Le
fabricant reste le gardien de la structure de la chose même livrée.
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C’est une garantie couvrant la pollution fortuite des eaux, de l’air, du sol (de
l’environnement). Il s’agit de la pollution par le fait des poussières, gaz, vapeurs,
fumées, rejets d’eau résiduaires, fausse manœuvre, incendie, explosion par exemple.
Toutefois sont exclus :
- Les défectuosités connues de l’assuré ;
- La pollution consécutive à la non-conformité des installations ;
- La pollution résultant d’un défaut d’entretien.
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Section 1 : La tarification
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A- Le Chiffre d’affaires
Le chiffre d’affaire, en principe, rend mieux compte du risque de responsabilité civile
après livraison. En effet, la responsabilité civile après livraison est fonction du chiffre
d’affaires réalisé, donc du nombre de produits écoulés sur le marché. Le chiffre
d’affaires est ainsi plus approprié comme assiette de prime sauf pour les entreprises
faisant appel à beaucoup de mains d’œuvres, comme les entreprises de bâtiments.
Ainsi, la prime suit les fluctuations quantitatives du chiffre d’affaires et celles du
prix de vente.
Il peut arriver qu’une augmentation du chiffre soit le fait de l’augmentation du cours
des matières premières et ne correspondent pas à un réel accroissement du nombre
de produits vendus. Même dans ce cas, c’est souvent le coût de la vie qui augmente
se traduisant généralement par une augmentation du coût des sinistres.
B- La masse salariale
C’est le critère retenu en matière de responsabilité civile exploitation. Les risques
sont proportionnels au nombre des salariés et donc à la masse salariale. Les salaires
ne rendent pas compte du risque de responsabilité civile après livraison, surtout suite
à l’automatisation des processus de production, seuls quelques salariés sont affectés
à la surveillance des chaînes de fabrication.
Quelque que soit l’assiette de prime retenue, chiffre d’affaires ou masse salariale,
l’assureur et le souscripteur ne peuvent la connaitre de manière exacte à la
souscription. En effet, le contrat d’assurance étant souscrit au début ou en cours
d’exercice, il est impossible de connaitre exactement le chiffre d’affaires que l’assuré
aura ou la masse salariale payée pendant toute l’année.
La tarification est ainsi faite sur la base des estimations de chiffre d’affaires ou de
masse salariale. C’est la raison pour laquelle les assureurs pratiquent le système de la
prime provisionnelle perçue en début d’année d’assurance et ajustée à son expiration
en fonction de la déclaration de l’assuré. Le principe est le suivant : on applique le
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Dans les assurances de responsabilité, l’assureur n’est tenu que si à la suite du fait
dommageable prévu au contrat, une réclamation amiable ou judiciaire est faite à
l’assuré par le tiers lésé (article 51 du code CIMA).
En vertu de cet article, la réclamation du tiers-victime constitue est constitutive de
sinistre. Seule cette réclamation entraîne l’intervention de l’assureur. La survenance
du fait dommageable, en l’absence de toute demande d’indemnité amiable ou
judiciaire faite à l’assuré ne suffit pas. Seul cet acte devient pour l’assuré source de
dommage.
Cette obligation est fixée par l’article 12 du code CIMA. Il est normal que l’assureur
soit informé le plus rapidement possible de la survenance du sinistre afin de pouvoir
prendre les mesures qui s’imposent. Ce délai est nécessairement conventionnel et ne
peut être inférieur à 5 jours pour les assurances de RC et doit être prévu dans les
polices.
Il résulte de cette obligation légale que le délai de déclaration du sinistre à l’assureur
a pour point de départ, non la commission du dommage en accident, mais la
réclamation de la victime.
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A- La prestation de l’assureur
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L’existence d’un sinistre garantie oblige l’assureur à exécuter ses engagements dans
la limite de la somme assurée et dans la mesure de la dette de responsabilité de
l’assuré. Cette exécution suppose, le respect préalable par l’assuré de ses obligations
contractuelles.
Après cette démonstration de l’assuré, l’assureur peut opposer à la victime les
exceptions et certaines dispositions du contrat.
A ce titre, pour les assurances de responsabilités l’insuffisance de garantie ne peut
entraîner l’application de la règle proportionnelle de capitaux qu’en ce qui concerne
les assurances de responsabilité des objets déterminés (Risque locatif). Pour les objets
indéterminés, soit la garantie est illimitée, soit elle est plafonnée d’un commun
accord avec l’assuré. Ainsi, la portion d’indemnité supérieure au montant de garantie
restera à la charge de l’assuré.
Par ailleurs l’assureur peut opposer à la victime la non assurance à chaque fois qu’un
dommage mettant en jeu la responsabilité de l’assuré :
- Ne répond pas aux conditions de garanties ;
- Entre dans le cadre d’une exclusion ;
- Excède les garanties dans le temps et dans l’espace prévue par le contrat ;
- Survient alors que la garantie de l’assuré est suspendue.
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