Gestion Technique d’un Chantier Route
Gestion Technique d’un Chantier Route
Réalisé par :
AIT HMIDDOUCH YASSINE & MALKI SOUFYANE
Effectué à :
Membres de jury :
Winston Churchill
Dédicaces
Dédicaces
A mes chers parents, aucun mot ne correspond à vos sacrifices, votre
amour et vos conseils qui sont le secret derrière ma réussite.
A mon Pays.
A mon cher frère.
A ma chère sœur et ses enfants.
A mes Professeurs et mes Encadrants.
A mes collègues et tous les personnels de l’ENSAH.
A tous les personnels de GTR-Fès.
A mon binôme Yassine.
A mes amis(es).
A moi-même.
Soufyane MALKI
Remerciements
Nous saurons gré à Mr. ELYOUBI Salaheddine, le Directeur de l’Ecole Nationale Des
Sciences Appliquées D’Al-Hoceima. Une personne qui nous inspire le plus grand respect.
A notre encadrant interne, Dr. TAHIRI Zakaria, nous adressons notre plus profonde
reconnaissance pour son bon encadrement et pour les conseils fructueux qu’il n’a cessé de nous
prodiguer.
Notre attention se portera aussi plus particulièrement sur notre encadrant externe Mr.
ASTIR Mbarek, conducteur de travaux au sein de GTR, pour son accueil sur le chantier et la
confiance qu’il nous a accordée tout au long de ce stage.
Nos sincères remerciements à tous les personnels de GTR que nous avons eu la chance de
côtoyer tout au long de ces 4 mois de stage et en particulier les chefs de chantier SALAH et
AZIZ, et le responsable de bureau d’étude Monsieur HATIM, Sans oublier bien évidemment les
autres membres du staff.
Nos remerciements s’adressent également à nos enseignants à l’ENSAH qui ont bien mené
leur noble quête d’enseigner les bases du Génie Civil. Nous formulons également Nos sincères
remerciements à l’égard des membres du jury, pour avoir accepté de juger notre travail.
Finalement, nous tenons à témoigner notre profond respect à toutes les personnes qui ont
contribué de près ou de loin au bon déroulement de ce travail.
Résumé
Notre projet de fin d’études, effectué au sein du GTR filiale de Groupe COLAS a pour
objectif de se préparer à la vie professionnelle. Le fait d’intégrer une entreprise comme le GTR
avec sa réputation et son leadership est aussi une grande source d’inspiration et de motivation.
Le but est de prendre toute l’expérience et les connaissances possibles à travers ce stage, tout en
apportant une aide précieuse dans l’activité de l’entreprise.
Nous avons tout d’abord énoncé des synthèses concernant le renforcement des chaussées
en utilisant le Manuel de Renforcement des Chaussées Revêtues, puis nous l’avons appliqué à
notre projet pour dimensionner la structure de la chaussée.
Après nous avons entamé la partie de gestion et planification du projet dans laquelle on a
illustré la procédure d’exécution des travaux ainsi que les engins utilisé sur chantier, de même on
a organisé le transport et les rotations des engins pour optimiser le coût de transport et augmenter
la productivité sur chantier. Nous avons également établi un planning des travaux sous forme
d’un diagramme de Gantt et d’un graphe « chemin de fer ».
L’optique des résultats obtenus dans la partie précédente, nous a amené à faire une analyse
financière des travaux pour calculer les déboursés de chaque lot et déterminer le budget
prévisionnel du chantier.
En parallèle, Nous avons participé à la conduite des travaux, le suivi journalier des
dépenses et l’établissement d’un tableau de suivi linéaire de l’avancement des travaux, comme
nous avons eu l'occasion de gérer l’approvisionnement sur chantier et contrôler la
surconsommation des matériaux.
Abstract
Our final project studies, performed in the GTR subsidiary of Colas Group aims to prepare
for professional life., Integrating a company like the GTR with its reputation and leadership is
also a great source of inspiration and motivation. The goal is to take all the experience and
knowledge possible through this internship, while providing valuable aid in the company's
activity.
The internship was carried out within the worksite of expansion and reinforcement of the
RP 5043 from PK 1 + 000 to PK 19 + 000 in Séfrou, and it focused on the technical management
and financial analysis of the execution work.
First of all, we presented summaries concerning pavement reinforcement using the Coated
Pavement Reinforcement Manual, and then we applied it to our project to size the pavement
structure.
After we started the management part and project planning in which we illustrated the
execution procedure of the works as well as the machines used on the building site and we
organized the transport and the rotations of the machines to optimize the transport cost and
increase productivity on site. We also established a work schedule as a Gantt chart and a "Time–
distance diagram".
The results achieved in the previous section, has led us to make a financial analysis of the
work to calculate the expenses of each lot and determine the estimated budget of the project.
In parallel, we have participated the conduct of the works, the daily expense tracking and
establishing a linear chart monitoring the progress of work, as we have the opportunity to
manage supply on site and control the overconsumption of materials.
Introduction
Les progrès des techniques, la mécanisation des chantiers inhérente à l’évolution des
matériels, à la multiplication des engins et à l’amélioration constante de leurs performances, le
renouvellement des méthodes de travail qui en est résulté, le volume de travaux et la concurrence
de plus en plus serrée… obligent les entreprises à mettre en œuvre une organisation de plus en
plus élaborée, pour répondre aux impératifs de prix, de qualité et de délai.
Ce mémoire se propose de présenter, dans un premier chapitre, le cadre dans lequel s’est
réalisé notre projet en introduisant tout d’abord l’organisme d’accueil et le contexte général du
projet.
Ensuite, dans le deuxième chapitre nous énoncerons des synthèses concernant l’étude de
renforcement des chaussées
Chapitre1 :
Présentation Générale
a. Présentation
Le groupe Colas, filiale routière du groupe BOUYGUES est présent dans tous les métiers liés
à la route, à toute forme d'infrastructures de transport, d'aménagement urbain, de loisirs, ainsi
que dans les activités associées à la transformation et aux utilisations du bitume.
La route représente 80% de son activité, divisée entre la construction de routes, autoroutes,
aéroports, circuits automobiles, tramways mais aussi une importante activité industrielle avec la
production de granulats, émulsions et enrobés. Ses principales filiales sont Screg et Sacer pour
les métiers de la route, Smac pour les métiers d’étanchéité et Colas Rail pour les métiers liés au
ferroviaire.
b. Implantation
Le groupe Colas est implanté sur tous les continents, dans plus d’une quarantaine de pays, à
travers un réseau de 1400 établissements, avec ses 62 000 collaborateurs. En 2009 le chiffre
d’affaire de l’entreprise a atteint les 11,6 milliards d’euros pour un résultat net de 387 millions
d’euros. Celui-ci se répartit à hauteur 58,3% en France métropolitaine et 41,7% à l’étranger.
a. Historique
Filiale du groupe Colas, Les Grands Travaux Routiers « GTR », a été fondée en 1962, son
spectre d’action est la construction des routes au MAROC. Elle figure aujourd’hui dans une
position de leader historique dans le secteur des travaux routiers.
La GTR est une référence incontournable dans le secteur en termes d’éthique du métier, de
sécurité, de gestion des équipes, du respect de l’environnement et des ressources humaines. La
position qu’occupe cette société est le fruit d’une démarche volontaire et collective, qui met le
client au centre de ses préoccupations.
b. Implantation géographique
Une implantation géographique dans chaque région permet de réaliser chaque année des
travaux de qualité :
Directeur Général
Centre travaux
Notre stage s’est effectué dans le centre de Fès pour une période de 4 mois sous la
responsabilité de Monsieur MBAREK ASTIR.
2. Présentation du projet
Le projet consiste à élargir et renforcer la route provinciale RP 5043 qui dispose de 1*1 voies
à 2*1 voies avec un changement du tracé en plan et profil en long dans les zones à
caractéristiques géométriques faibles.
Le délai d'exécution global du projet est fixé à 08 (Huit) Mois à compter du lendemain du jour
de notification de l'ordre de service prescrivant à l'Entreprise de commencer les travaux.
Maître d’ouvrage :
Le Conseil Régional Fès- Meknès.
Maître d’ouvrage délégué :
Direction Provinciale de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau de
SEFROU.
Bureau d’étude :
LIXUS.
Laboratoire :
Labo Route d’Essais et d’Etudes (LREE).
Entreprise générale :
Les Grands Travaux Routiers (GTR).
a. Caractéristiques géométriques
Les normes de conception utilisées pour les études géométriques du projet sont celles définies
par les « instructions sur les caractéristiques géométriques des routes en rase campagne »
(ICGRRC).
Elle s’agit, d’après l’ICGRRC des routes en rase campagne d’une route de catégorie 2 dont la
vitesse de base est de 80 Km/h.
Tracé en plan
Le tracé en plan est réalisé sous les conditions suivantes :
- Rayon de courbure
▪ Rayon minimal Normal (RMN) : 250m
▪ Rayon minimal Absolu (RMA) : 175m
▪ Rayon minimal non déversé (RND) : 350m
Profil en Long
Le profil en long est globalement calé de 20 cm de la chaussée existante en tenant compte les
impératifs géométriques destinés à éviter les pertes de tracé, à assurer une mise hors d’eau de la
route et aussi d’assurer un léger équilibre entre remblais et déblais.
Conditions générales :
- Déclivité maximale : 4%
- Raccordement en angle saillant :
▪ Rayon de courbure minimum normal :4000m
▪ Rayon de courbure minimum absolu :1800m
- Raccordement en angle rentrant :
▪ Rayon de courbure minimum unique :1500m
a. Structure de la chaussée
3 20 MS 20 GNB 20 MS 3
2
2 30 GNF2 Chaussée existante 30 GNF2
10 AC 10 AC
Section Largueur
Route accotement Nature et épaisseur
PK Origine PK Fin Existante Finale
RP 5043 1+000 19+003 1x2m 1x2m 10AC+30 GNF2+20MS2
Contraintes climatologiques :
La période favorable pour la réalisation des travaux se situe entre le mois d’avril et Octobre
puisque les précipitations dans cette période sont très modérées. En revanche, notre projet
commence le 1er Février.
Chapitre 2 :
Synoptique de Renforcement des
Chaussées
1. Introduction
Le rôle principal d’une chaussée est de supporter les sollicitations du trafic dans les
meilleures conditions de sécurité et de confort, et si la chaussée dépasse sa durée de vie et laissée
sans entretien elle évoluerait très rapidement vers une destruction complète.
Alors, il est recommandable de la renforcer pour résister mieux aux surcharges à l’essieu et
aura une durée de vie plus élevée. Et cela nécessite au préalable de comprendre le
fonctionnement et l’endommagement de la chaussée avant de la dimensionner.
2. Fonctionnement de La Chaussée
2.1. La chaussée
Le corps de la chaussée est une structure multicouche. Son comportement global dépend de la
nature des matériaux constituant les couches, de leurs épaisseurs et de leurs dispositions les unes
par rapport aux autres.
Elles sont composées d'un revêtement bitumineux relativement mince réduit parfois à un
enduit superficiel dans le cas de chaussée à très faible trafic et d'une assise en matériaux
granulaire non traités ou traités au bitume.
Sous l’action d’une charge, la couche granulaire non liée travaille principalement en
compression, c-à-d qu’elle transmet au sol support la totalité de la charge en la répartissant
d’une façon non uniforme.
b. Chaussées semi-rigides :
Une chaussée semi-rigide est une chaussée constituée d’une couche de surface en béton
bitumineux, d’une couche de base étant améliorée au ciment ou chaux et d’une couche de
fondation granulaire.
Le dimensionnement des structures semi-rigides porte sur la rupture par fatigue à la base de la
couche liée et l'orniérage du sol support. Il faut donc s'assurer que la contrainte de traction à la
base de la couche traitée est inférieure à la contrainte de traction admissible du matériau et que la
déformation verticale à la surface des couches non liées et du sol support est inférieure à une
valeur limite admissible.
c. Chaussées rigides :
Une chaussée rigide est comme une dalle de béton. Elle est peu déformable, elle absorbe la
charge afin d'éviter une déformation, sur la fondation ou l'infrastructure, susceptible de causer la
rupture. De telles structures mobilisent des efforts notables de traction par flexion très importants
par rapport à ceux subis par les structures semi-rigides et se déforment essentiellement par
fissuration. Par contre les contraintes et déformations verticales sont très faibles. Le principe de
dimensionnement des chaussées rigides consiste à limiter les efforts de traction par flexion du
béton sous l'effet des charges.
Les différents types de sollicitations imposées à une assise de chaussée en graves non traitées
selon MAYORAZ (2002) sont schématisés sur la figure ci-après.
b. Effet du trafic
En première approximation, chaque couche de chaussée est assimilée à une poutre qui subit
des flexions sous l’effet du trafic. Le calcul des efforts et des déformations qui apparaissent
nécessite, en premier lieu, la connaissance du module complexe et éventuellement du coefficient
de Poisson. Soulignons qu’en raison des propriétés particulières apportées par le bitume
(viscoélastique), les enrobés bitumineux ont un comportement mécanique fortement dépendant
de la température et de la vitesse de chargement.
Les tractions répétées à la base des couches sous l’effet du passage des véhicules créent des
micros dégradations qui s’accumulent et peuvent entraîner la ruine du matériau. Ce phénomène
est la fatigue qui s’observe pour de nombreux matériaux.
La figure suivante montre les contraintes produites en un point de l’assise de la chaussée, sous
le passage d’une charge roulante.
Les chaussées sont, en général, dimensionnées pour que la ruine ne se produise pas avant une
période comprise entre 15 et 20 ans par le trafic. Les compressions répétées sous le passage des
véhicules peuvent induire des déformations permanentes qui, si elles sont trop importantes, se
traduisent par un orniérage à la surface de la chaussée.
c. Effets thermiques
Mis à part l'accélération du vieillissement du matériau et les pertes de portance des chaussées
en période de dégel dues à la présence de sols gélifs dans les couches d’infrastructure, les
variations de la température ont deux effets mécaniques principaux :
Les sollicitations dues au trafic ainsi que les conditions d’environnement, notamment les
conditions hydriques, sont les principales causes d’endommagement de ces chaussées. En effet,
essentiellement constituées de matériaux non traités, les chaussées souples sont particulièrement
sensibles aux variations de teneur en eau et aux cycles de gel-dégel. Ces sollicitations conduisent
à deux modes de dégradation : l’orniérage à grand rayon, dû à l’accumulation des
déformations permanentes des matériaux non traités (assises en grave non traitée et sol support
de chaussée) et la fissuration par fatigue de la couverture bitumineuse provoquée par les efforts
répétés de traction-flexion induits par les sollicitations du trafic poids lourd. Les sollicitations
répétées de flexion alternée dans la couverture bitumineuse entraînent une dégradation par
fatigue, sous la forme de fissures d'abord isolées puis évoluant peu à peu vers un faïençage à
maille de faibles dimensions.
L'eau s'infiltrant alors plus facilement provoque une accélération des phénomènes : épaufrures
aux lèvres des fissures avec départ de matériaux, puis formation de nids de poule.
Fissures Fissures
Orniérage Affaissement
transversales longitudinales
a. Fissures transversales
- Description
Rupture du revêtement relativement perpendiculaire à la direction de la route, généralement sur
toute la largeur de la chaussée.
- Causes probables
▪ Retrait thermique ;
▪ Vieillissement et fragilisation du bitume ;
▪ Remontée de fissures après des travaux de resurfaçage ;
▪ Joint de construction mal exécuté (arrêt et reprise des travaux de pose d’enrobé);
▪ Diminution de la section du revêtement (ex. : vis-à-vis des regards ou des puisards).
- Remèdes
Les solutions préconisées sont : l'imperméabilisation localisée du revêtement ou colmatage des
fissures (pour les fissures superficielles et les fissures du corps de chaussée) et la réfection
localisée du corps de chaussée (en cas de graves fissurations sur le corps de la chaussée).
L'application d'un enduit superficiel ou de tapis d'enrobé est aussi une alternative.
b. Fissures longitudinales
- Description
C'est une famille de dégradations de surface caractérisée par une ligne de rupture apparaissant à
la surface de la chaussée sensiblement parallèle à l'axe.
- Causes probables
▪ Joint de construction mal exécuté le long de la travée adjacente.
▪ Ségrégation de l’enrobé à la pose (ex. : centre de l’épandeur).
▪ Vieillissement du revêtement.
- Remèdes
Les solutions préconisées sont les mêmes que celles de fissures transversales.
c. Faïençage
- Description
Rupture du revêtement sur des superficies plus ou moins étendues, formant un patron de
fissuration à petites mailles polygonales dont la dimension moyenne est de l’ordre de 300 mm ou
moins.
- Causes probables
▪ Fatigue (ex. : épaisseur de revêtement insuffisante).
▪ Vieillissement de la chaussée (oxydation et fragilisation du bitume dans l’enrobé).
▪ Capacité portante insuffisante.
- Remèdes
Dans le cas où le corps de chaussée n'est pas affecté, les solutions préconisées sont la réfection
localisée ou la réalisation d'un enduit superficiel qui permet de rétablir l'imperméabilité de la
couche de surface. On peut aussi procéder au décapage de la couche de roulement et à la mise en
œuvre d'une couche d'enrobé à chaud (après couche d'accrochage). Dans le cas contraire, il faut
se résigner à une reprise de la partie concernée.
d. Ornière
- Description
Dépression longitudinale simple, double et parfois triple, de l’ordre de 250 mm de largeur, située
dans les pistes de roues. Le profil transversal de ces dépressions est souvent similaire à des traces
de pneus simples ou jumelés.
- Causes probables
▪ Enrobé à stabilité réduite par temps chaud (ex. : bitume trop mou ou surdosage) ;
▪ Enrobé trop faible pour bien résister au trafic lourd (ex. : fluage) ;
▪ Compactage insuffisant de l’enrober lors de la mise en place ;
▪ Usure de l’enrobé en surface (abrasion).
- Remèdes
Les principales techniques d'entretien sont le reprofilage dans les ornières avec des matériaux
bitumineux (orniérage inférieur à 5 cm) et le rechargement (orniérage supérieur à 5 cm).
e. Affaissement
- Description
Distorsion du profil en bordure de la chaussée ou au voisinage de conduites souterraines.
- Causes probables
▪ Manque de support latéral et instabilité du remblai.
▪ Présence de matériaux inadéquats ou mal compactés.
▪ Zone de déblai argileux ou secteurs marécageux.
▪ Affouillement ou assèchement du sol support (milieu urbain).
▪ Mauvais état des réseaux souterrains (milieu urbain).
- Remèdes
Les principales solutions préconisées sont le déflachage (pour les affaissements de moins de 5
cm) et la réfection localisée du corps de chaussée (pour les affaissements de fortes hauteurs).
f. Désenrobage et arrachement
- Description
Érosion du mastic et perte des gros granulats en surface produisant une détérioration progressive
du revêtement.
- Causes probables
▪ Usure par trafic intense ;
▪ Sous-dosage du bitume ou mauvais enrobage ;
▪ Compactage insuffisant ;
▪ Surchauffe ou vieillissement de l’enrobé (oxydation et fragilisation);
▪ Sollicitations accrues en zone de virage et de freinage (milieu urbain).
- Remèdes
La solution préconisée est la méthode dite des emplois partiels. Elle permet de traiter aussi bien
les plumages que les pelades. Elle consiste, après délimitation et balayage de la zone à traiter, à
deux options au choix : L’imperméabilisation ; L’application d 'enrobé
g. Ressuage
- Description
Remontée de bitume à la surface du revêtement, accentuée dans les pistes de roues.
- Causes probables
▪ Surdosage du bitume.
▪ Effet combiné de la température élevée du revêtement et des sollicitations du trafic.
▪ Excès de liant d’accrochage.
▪ Formulation d’enrobé inadaptée aux sollicitations.
- Remèdes
Les solutions préconisées sont : l'application d'un enduit superficiel ou un sablage suivi d'un
cylindrage léger.
Sablage : est un répandage d'un sable grossier (jusqu'à 6mm) sur la surface et à l'étaler à l'aide
d'un balai pour que la surface soit recouverte de manière uniforme, Le cylindrage consiste alors à
compacter légèrement la surface ainsi recouverte.
h. Pelade
- Description
i. Nid-de-poule
- Description
Désagrégation localisée du revêtement sur toute son épaisseur formant des trous de forme
généralement arrondie, au contour bien défini, de taille et de profondeur variables. Les trous
peuvent être comblés par du rapiéçage temporaire.
- Causes probables
▪ Faiblesse ponctuelle de la fondation ;
▪ Épaisseur insuffisante du revêtement ;
▪ Chaussée fortement sollicitée par le trafic lourd.
- Remèdes
La technique d'entretien la plus connue est le bouchage, il s’agit d’une solution prêt à l’emploi
pour reboucher le nid de poule soit par enrobé à froid en cas de températures basse ou bien un
enrobé à chaud en cas de température élevée.
En plus, quand les nids de poule atteignent certains niveaux de gravité, la réfection localisée du
corps de chaussée est plus préconisée.
Le renforcement d'une chaussée consiste en général à lui apporter à sa partie supérieure une (ou
plusieurs) nouvelle (s) couche (s) de matériaux. La nouvelle structure ainsi obtenue devra
permettre de reprendre correctement les efforts dus au trafic.
Le figure ci-après fait la synthèse de la démarche à suivre pour faire une étude de renforcement
selon le Manuel de Renforcement des Chaussées Revêtues :
i. Trafic
Le trafic exprime l’agressivité réelle de la chaussée par le passage journalier de poids lourds de
plus de 8 tonnes en charges dans les deux sens de circulation.
b. Données Générales
Un ensemble de données générales doit être collecté :
i. Climat et régime hydraulique
Selon le manuel de renforcement on distingue :
La pluviométrie annuelle est 600mm par an dans la zone du tracé. Cette zone est considérée
non aride et de bon régime hydraulique.
i. Environnement : Evi
Par observations visuelles, on doit porter un jugement sur la stabilité géotechnique de
l’environnement
On aboutit ainsi à trois décisions :
▪ EV0 = section sur laquelle aucune instabilité n’est décelée
▪ EV1 = section sur laquelle des points particuliers limités d’instabilité sont observés.
▪ EV2 = section à instabilité dominante qui conditionne l’état de la chaussée
Lors de l’intervention sur le site, nous n’avons décelé aucun problème d’instabilité
géotechnique n’a été décelé. La section étudiée est donc notée EV0.
La couche de base est constituée de GNB sur une épaisseur moyenne de 15cm ; il s’agit
donc d’une couche de base de classe B2.
A chaque état Vi correspond un ensemble de dégradations avec leur origine probable et les
déficiences de comportement auxquelles il convient de remédier.
Le tableau suivant est un résumé de cette note :
Pour l’étude de renforcement il a été effectué un relevé visuel des dégradations observées.
Les principales dégradations relevées sont de type fissuration, dégradation au niveau des
accotements et nids de poule. L’état de dégradations de la chausse est de type V2.
Les sols de plate-forme sont classés comme dans le catalogue des structures de chaussées
neuves. La portance à long terme des sols fins qui ont moins de 30 % des éléments supérieurs à
20 mm peut être évaluée à l’aide d’un essai CBR.
Vu la classe du trafic adoptée (TPL3), La couche de forme n’est donc pas nécessaire pour
ces tronçons.
On a donc une plate–forme Pj = St1 = P1.
4.3. Etude de dimensionnement
a. Récapitulatif des données
Paramètres d’élargissement
Trafic TPL3
Climat Semi humide
Portance au niveau 2 P1
Tableau 9 : Paramètres d’élargissement du projet
Paramètres de renforcement
Trafic T2
Profil en travers P1
Environnement EV0
Revêtement R1
Type de couche de base B2
Etat visuelle de la chaussée V2
Type du sol S1
Tableau 10 : Paramètres de renforcement du projet
b. Structure de renforcement
Pour chacune des zones homogènes définies précédemment, on doit en fonction des éléments
caractéristiques recueillis, définir l’action de remise en état de la chaussée.
Le choix des actions à entreprendre pour la remise en état de la chaussée est effectué à partir de
l’évaluation de la couche de base.
Selon le manuel de renforcement des chausse revêtues et en prenant compte les paramètres
de renforcement cité ci-dessus, la structure proposée est la suivante : RS +15 GNA
c. Structure d’élargissement :
d. Conclusion :
Dans le cas des élargissements accompagnant un renforcement de structures : La couche de
renforcement doit constituer la couche de roulement de l'élargissement ou la couche de base et le
revêtement de l'élargissement. Dans ce cas on compense l’éventuelle sous-épaisseur de la couche
de base de l’élargissement par une surépaisseur au niveau des couches inférieures.
Chapitre 3 :
Gestion et Planification des Travaux
1. Introduction
Dans la plupart des cas, un projet routier doit être réalisé dans un délai contractuel, tout retard
pouvant entrainer des pénalités, et pour éviter cela il faut établir un planning détaillé des travaux
et le respecter.
D’ailleurs, l’évaluation de production des engins et la gestion de leur rotation est indispensable
pour organiser le chantier et minimiser les dépenses.
iii. La méthodologie
La situation de déblais est engendrée par le fait que les côtes du projet soient en dessous des
cotes Terrains naturels.
Les fonds de forme recevront un compactage de surface qui sera conduit de façon à obtenir
sur une profondeur de trente centimètres (30) au moins une densité sèche de 95% de la densité
sèche à l’optimum Proctor modifié (O.P.M).
Finalement, Les matériaux extraits seront chargés et transportés dans des camions à la zone à
remblayer.
Remarque :
Les terrassements s’effectuent sur notre chantier pour un terrain représenté par les graves
limoneuses et argileuses, les sables limoneux et argileux et les argiles peu plastique.
ii. Le personnel
iii. La méthodologie
- 90% de la densité sèche à l’optimum Proctor modifié (O.P.M) dans le corps des remblais.
- 95% de la densité sèche à l’optimum Proctor modifié (O.P.M) dans les cinquante (50)
centimètres supérieurs.
1.2. Travaux de chaussée
a. Mode d’exécution des assises non traitées
ii. Le personnel
iii. La méthodologie
La mise en œuvre des couches de grave non traitée, peut être effectuée en se basant sur les étapes
de la figure suivante :
Approvision-
nement et
Epandage
Arrosage
et
Malaxge
Compactage des
assises
- Approvisionnement et épandage
Le transport était assuré avec des camions de capacité 19 m3, ce qui permettait
d’approvisionner une quantité moyenne de 600 m3 des matériaux non traités.
- Arrosage et malaxage
L’humidification se fait en place par arrosage et malaxage à la niveleuse. Les matériaux sont
alternativement étalés par la niveleuse et arrosés par un camion-citerne, jusqu’à l’obtention de la
teneur en eau correcte pour le compactage. Les camions citernes circulent en continu entre le
chantier et la source d’eau.
Cette opération est importante, car une teneur en eau trop faible rend ce matériau difficilement
compactable, mais une teneur en eau trop élevée en surface accentue la friabilité.
Le compactage doit démarrer dès l’achèvement d’une section par la niveleuse. Le cylindrage
doit se poursuivre jusqu’à l’obtention d’un compactage complet. Cette opération doit se terminer
au moment où la niveleuse achève la section suivante.
Contrôle :
Les contrôles de mise en œuvre porteront essentiellement sur la teneur en eau de compactage
et sur la densité en place ainsi que sur l’épaisseur de la couche.
Palanche d’essai
La réalisation d’une planche d’essai est recommandée pour arrêter le mode d’arrosage ainsi
que le nombre de passes du compacteur.
- Anti-Contaminante (AC)
Ils sont placés sous la couche supérieure ou la sous-couche de l’accotement, au contact des
plateformes argileuses constituées de sols S0 ou S1.
Ces matériaux doivent, dans la mesure du possible, respecter la règle de non contamination
exprimée par la relation granulométrique suivante :
D15 du matériau filtrant inférieur ou égale à 4,5 D85 du sol plateforme Avec :
Les matériaux qui conviennent appartiennent aux classes SL, GL, SA et GA de la classification
LPC avec :
▪ Dureté : LA< 30 %
▪ Résistance à l’usure : MDE <20%
▪ Propreté : ES (0/5)>30 ou ES (0/2)>45 sinon VB < 1,5
▪ IC : IC>35%
- Les matériaux sélectionnés (MS type 2)
Les matériaux sélectionnés (MS type 2) destinés aux accotements non revêtus auront les
caractéristiques suivantes :
▪ Fuseau : 0/40 mm
▪ Dureté : LA< 60 %.
▪ Propreté : IP <12%.
Remarque :
Au niveau des liants on utilise souvent l’émulsion de bitume car elle ne pose pas le problème de
l’évaporation des solvants.
ii. Le personnel
iv. La méthodologie
a. La pelle hydraulique.
Une pelle hydraulique est Engin automoteur à roues, à chenilles ou à jambes ayant une
superstructure normalement capable de tourner de 360° avec l'équipement et dont la fonction
première est de creuser avec un godet, sans que la structure porteuse se déplace pendant le cycle
de travail.
Les performances des pelles utilisées sur chantiers sont décrites dans le tableau ci-dessous.
b. La chargeuse.
Une chargeuse est un engin automoteur à roues (les plus courants) ou à chenilles, équipé d’un
godet frontal, supporté par une structure qui charge ou creuse par le mouvement de l’engin vers
l’avant, soulève, transporte ou décharge des matériaux, sur des courtes distances.
Les performances de la chargeuse utilisée sur chantier sont décrites dans le tableau ci-dessous :
c. La Niveleuse.
Une niveleuse est un engin automoteur à roues ayant une lame réglable placée entre les
essieux avant et arrière, pouvant être équipé d'une lame montée à l'avant ou d'un scarificateur
monté à l'avant ou placé entre les essieux avant et arrière. L'engin est principalement conçu pour
niveler, faire les dévers, creuser les fossés et scarifier des matériaux par le mouvement de l'engin
vers l'avant.
Les performances de la niveleuse utilisée sur chantier sont décrites dans le tableau ci-dessous :
d. Le Compacteur.
Les performances du compacteur utilisé sur chantier sont décrites dans le tableau ci-dessous :
La production d’un engin correspond à la quantité de matériau déplacée par unité de temps,
l’heure étant l’unité la plus couramment adoptée. Un cycle d’engin (voir page 63) étant la plupart
du temps inférieur à une heure, la production par heure est aussi le produit de la quantité de
matériau déplacée durant un cycle par le nombre de cycle durant cette heure.
Les principes de calcul du rendement des engins de terrassement ne fait pas l'objet d'une
méthodologie unique.
i. Rendement théorique
C’est le volume déplacé ou la surface traite par un engin en 60 min, Il exprime en m3/h ou m2/h.
Rth= Qc . N𝑐
- Qc : La quantité moyenne transportée à chaque rotation pendant la dure d’un cycle T
- N𝑐 : Le nombre de cycles, par heure, à 100% d’efficience est obtenu à partir de la durée
moyenne d’un cycle (Tc) comprenant les temps d’attente et les temps morts, exprimée en
minute : N𝑐 = 60/T𝑐
- Tc : La durée d’un cycle de production est le temps nécessaire pour exécuter un tour
complet, pour une opération donnée.
- Coefficient de de foisonnement
A l’issue des opérations de terrassements, un volume de déblais (Vf) est supérieur au volume
(Vp) qu’occupait le sol en place, avant foisonnement.
Le coefficient de foisonnement (Cf) permet d'évaluer le volume apparent foisonné (Vf) d'un
terrain déplacé en fonction du volume en place (Vp) :
Vf = Cf x Vp
Terrain Foisonnement
%f
Argile, limon, sable
1.25 1 m3
argileux 1 m3
Grave et sable
1.10
graveleux
Sols rocheux altérés 1.30
Sol meuble 1.35
Tableau 25 : Valeurs courantes des coefficients de foisonnement
- Coefficient d’efficience
Le coefficient de rendement horaire de production des engins, appelé aussi le coefficient
d’efficience, prend en compte l’état de la machine, l’expérience et la qualification
professionnelle du conducteur
Les coefficients d’efficience (Ke) permettent de déterminer la production réelle d’un engin en
tenant compte de différents paramètres :
c. Production de la pelle
▪ C : capacité de godet en m3
▪ T : temps de cycle en minute
Capacité de godet :
- VOLVO EC240 : 1,3 m3
- CAT M316C : 0,7 m3
Cycle de la pelle T :
▪ Rotation à vide : 8 s
▪ Rassemblement des terres : 18s
▪ Remplissage du godet :7s
▪ Rotation a plein : 9 s
▪ Vidange de godet :7s
▪ Tassement du sol dans la benne :13s
Rendement théorique :
- VOLVO EC240: Rth = 75.7 m3/h
- CAT M316C: Rth = 40,7 m3/h
2) Calcul de Rendement réel :
Coefficient de foisonnement
Le rapport de sol fait état d'un sol principalement composé de sables limoneux et argileux avec la
présence des graves limoneuses et argileuses.
Coefficient d’efficience :
Le rapport de sol fait état d’un sol principalement lourd ; On Prend R = 0,95
Finalement en déduire le rendement réel de la pelle (sans tenir compte le temps requis pour la
mise en place de la benne des camions sous la portée du godet de la pelle) :
Complétons les données du problème. La pelle charge des camions ayant une capacité de
chargement de 19 m³. Le temps requis pour évacuer un camion plein et installer un camion vide
sous le godet de la pelle est de 2 minute.
Durée de chargement
- VOLVO EC240 : 15 coups de godet x 1,03 min/cycle = 15,45 minutes
- CAT M316C : 28 coups de godet x 1,03 min/cycle = 28,84 minutes
a. Généralité
Le transport des terres représente une part importante des travaux à effectuer sur un projet
routier : une étude soignée doit être réalisé lors des phases de soumission des prix du marché, de
préparation du projet, d’exécution des travaux.
Le mouvement des terres est l’opération qui consiste, au moyen d’engins approprie d’effectuer le
transport des terres des déblais (ou d’emprunt) en remblai (ou en dépôt). Il a pour objet :
Mi = Vi * di
La distance moyenne de transport pour le chantier est égale au rapport du moment de transport
général par le volume total transporté :
∑ 𝐌𝐢
𝐝=
∑ 𝐕𝐢
Dans les profiles mixtes, on commence d’utiliser au maximum les déblais à la construction des
remblais, ces distances sont généralement courtes et n’interviennent pas dans la distance
moyenne de transport
On fait les transports longitudinaux qu’après avoir fait les transports transversaux. La recherche
de ces transports les plus économiques se fait par une méthode graphique.
On aboutit à :
- Soit un équilibre des déblais et des remblais (les volumes de déblais et de remblai se
compensent exactement : cas rare en pratique).
- Soit un excès de déblais dans ce cas cet excèdent est évacué vers un lieu de dépôt (comme
c’est le cas de notre projet).
- Soit un excès de remblais dans ce cas un lieu d’emprunt de matériaux est nécessaire pour
compléter les remblais.
On cherche à trouver l'optimum de transport des terres pour évacuer les masses de déblais et
remblais.
Remarque :
- Chaque cube de déblai correspond à 1m3 de remblai compacté, sans tenir compte du
foisonnement.
- On ne tient pas compte des cubes réemployés dans un même Pk.
i. Tableau de cubature
Vu la longueur développée de notre projet et les quantités faibles des terrassements dans chaque
profil puisqu’il s’agit d’un élargissement d’une route existante on a décomposé le projet à des
points kilométriques pour optimiser notre travail.
Il y’a un grand excès de déblai donc on cherche à organiser le transport de terres selon
l’emplacement des dépôts :
iv. Conclusion
A la lumière des résultats ci-dessus, on peut conclure le mouvement des terres du variante 2
engendre un moment de transport et une distance moyenne réduits de 50 % par rapport au
mouvement des terres issu du variante 2.
Tableau 32 : la comparaison du moment de transport et la distance moyenne entre les deux variantes.
Dans la plupart des cas, les travaux de terrassement et de corps de chaussées nécessitent
plusieurs camions : Il faut par conséquent organiser la rotation des camions afin de les utiliser au
mieux.
a. Cycle de travail
La durée d’un cycle de production est le temps nécessaire pour exécuter un tour complet, pour
une opération donnée. Un cycle est composé de plusieurs étapes ayant chacune une durée
élémentaire que l’on peut représenter de la façon suivante :
Pour estimer la quantité qu’un atelier d’engins de transport est susceptible de transporter, il faut
évaluer successivement :
i. Le temps de chargement
Correspond au temps passé à se rendre jusqu’au lieu de remblaiement ; le camion étant chargé, il
dépend de plusieurs paramétrés :
Il est égal à la distance du lieu d’emprunt au lieu de dépôt divisé par la vitesse en charge
moyenne.
𝐝𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐚𝐥𝐥𝐞𝐫
𝐓𝐭𝐜 =
𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 𝐞𝐧 𝐜𝐡𝐚𝐫𝐠𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞
Correspond au temps passé pour retourner vide au lieu de chargement. Il est généralement plus
rapide que le temps aller puisque la machine est allégée.
Il est égal à la distance du lieu d’emprunt au lieu de dépôt divisé par la vitesse à vide moyenne.
𝐝𝐢𝐬𝐭𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫
𝐓𝐭𝐯 =
𝐯𝐢𝐭𝐞𝐬𝐬𝐞 à 𝐯𝐢𝐝𝐞 𝐦𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞
v. Les attentes
Sur les chantiers routiers, il y a toujours une mécanisation importante. Mais c’est surtout au
niveau de l’exécution des terrassements qu’on l’on rencontre la plus forte concentration du
matériel. Ainsi, les entreprises doivent apprécier les différents volumes de production qui
devront être atteints et le potentiel de matériel qu’il faudra mettre en œuvre pour s’en approcher
au maximum dans les meilleures conditions d’exploitation et de rendement possible.
L’objectif de cette étude est d’estimer de manière optimale les matériels nécessaires pour
l’opération de déblai. En effet, dans le cas de notre projet, il faut que le nombre des camions soit
suffisant de telle façon que la pelle hydraulique de type VOLVO EC240 BLC ne s’arrête pas
durant toute la journée pour profiter de leur rendement maximal.
Le tableau suivant donne le nombre des camions nécessaires pour chaque section du projet :
Optimisation des nombres des camions pour la charge/décharge des déblais varainte 2 (2 Dépôt au PK 13+500 et Pk 4+000)
Soit un rendement maximal de 380 m3/j, et vu la quantité des décaissements de 38 824 m3,
la durée de cette tâche est estimée de 102 jour, d’où la nécessité d’emploi d’une autre pelle
pour terminer la tache dans un délai de 51 jour.
Remarque :
Optimisation des nombres des camions pour la charge/décharge des déblais pour la varainte 1 ( seul Dépôt au PK 13+500 )
D’après le tableau on aura le même rendement mais avec des nombres des camions
beaucoup plus que la variante 2 ce qui augmentera le cout de terrassement de 97961 DH.
Donc avec la variante 2 on optimiser le cout de transport d’environ 17 %.
560 616 DH
Varainte 1 Varainte 2
cout de la pelle cout de de trasnport
Les matériaux sont transportés d’une carrière située à 24 km de l’axe de projet avec deux
camions de capacité 19 m3 et le reste sont des semi-remorques de capacité 25 m3. La vitesse
moyenne en charge est 30 km/h et la vitesse La vitesse moyenne à vide est 60 km/h.
Le nombre de camion nécessaire pour chaque section de chantier est définit comme suit :
5.1. Introduction
L'exécution d'un chantier de construction se traduit par la mise en œuvre d'un ensemble
d'activités réparties dans le temps. La réalisation de ces activités entraîne la mise à disposition de
ressources matérielles, humaines et financières, la finalité étant de réaliser entièrement un
ouvrage bien déterminé dans des conditions bien définies de délai, de coûts et de qualité.
Le strict respect des contraintes de délai, de coûts et de qualité suppose une bonne
planification ainsi qu'une bonne programmation des actions dans le temps.
A partir des informations que l'on retrouve dans les documents d'un marché et celles issues
d'une visite de l'état des lieux, il incombe à l'entreprise d'établir le planning des travaux duquel
dépendront les autres plannings (planning des ressources ; planning de fourniture …).
La spécificité des applications développées pour les chantiers de travaux publics, justifie la
mise en œuvre de trois méthodes différentes pour la planification des travaux, chacune ayant ses
avantages et ses inconvénients par rapport à un besoin défini :
- La méthode « GANTT ».
- La méthode « PERT ».
- La méthode « chemin de fer ».
Le type de planning utilisé sur les chantiers est en général le planning GANTT, auquel on
ajoute des indications complémentaires extraites de la méthode du planning PERT. Il est rare que
le planning général ou les plannings partiels soient entièrement élaborés selon la méthode PERT.
Pour les chantiers qui se déroulent selon une configuration linéaire, comme les tunnels, les
routes ou les ponts, on utilise parfois la représentation du planning chemin de fer. Dans celle-ci,
l’axe des x correspond au développé linéaire du chantier et l’axe des y à l’échelle du temps.
Chaque tâche (déblai, remblai, etc.) est figurée sur ce planning, avec un graphisme ou une
couleur conventionnelle, par une surface.
Dans l’estimation des durées, il faut approximer le nombre de jours de travail nécessaire à
l’achèvement d’une tâche. Pour ce faire il faut prendre en considération la quantité de travail
nécessaire ainsi que les ressources engagées. Dans ce projet, La durée d’une tâche est estimée en
multipliant la quantité de travail par les taux horaires.
Les durées des taches issues de cette estimation sont les suivantes :
Avant de commencer l’exécution des travaux, on a dressé un planning qui présente les délais
des tâches principales et les ressources utilisés, en tenant compte des contraintes du chantier, afin
de respecter le délai du marché qui est de 8 mois. Il s’agit d’un planning sous forme d’un
diagramme de Gantt et d’un graphe « chemin de fer » :
a. Diagramme de Gantt
Le diagramme a été effectué avec le logiciel MS-Project qui possède une belle présentation et
il est facile à lire. Pour aboutir à l’élaboration d’un tel planning il faut suivre les étapes précisées
dans l’aide du logiciel.
Les graphes « chemin de fer » sont très utilises dans les travaux routiers. Ils font apparaitre
sur le même graphe les taches, le temps, mais également le lieu. En outre, les diagrammes de
représentation temporelle et spatiale sont plus clairs et plus concis pour les projets de
construction linéaires que les diagrammes de Gantt.
Pour établir le graphique chemin de fer de ce travail, on portera : horizontalement l'échelle des
temps, et verticalement les lieux de travail. Après, chaque opération sera plané par un trait
oblique s'étendant sur toute sa durée en face du lieu où elle sera effectuée, le sens du trait
indiquant le sens d'exécution de la tâche.
Le croisement de plusieurs traits dans une case « espace-temps » montre qu'il s'ensuivra une
gêne par suite de l'exécution simultanée de plusieurs taches dans un même lieu.
On pourra alors examiner ces taches simultanées afin de prendre les mesures correctives qui
s'imposent, par exemple :
Le planning « chemin de fer » que nous avons réalisé est disponible en annexe 2.
c. Interprétation
On se basant sur le planning des travaux (diagramme GANTT ou Chemin de fer), on constate
qu’il y a des taches qui doivent normalement être totalement réalisés à la fin de mois du Mai.
Cependant, lorsqu’on se référant sur le planning d’avancement des travaux (voir page 85 et
annexe 7) on remarque que ces taches ont dépassé la date prévue.
Et cela dû éventuellement aux arrêts du chantier à cause des intempéries qui durent cinq
semaines, dans ce cas l’Entreprise a le droit de demander au Maitre d’ouvrage de prolonger le
délai d’exécution de travaux de cinq semaines et par conséquent il n’y aura pas du retard au
niveau d’avancement des travaux.
6. Conclusion
Chaque projet de construction routière nécessite une gestion et planification rigoureux afin de
respecter les délais, optimiser le travail et également pour bien analyser le budget de chantier
qu’on va traiter dans le chapitre suivant.
Chapitre 4 :
Suivi et Analyse Financière du Projet
1. Problématique
Contrairement à l’industrie, où l’on maîtrise parfaitement le coût des produits avant de les
sortir sur le marché, les entreprises de travaux publics doivent déterminer le prix de vente de
l’ouvrage à exécuter avant sa réalisation, donc sans pouvoir bénéficier, par exemple, d’une
expérience acquise sur un prototype qui lui permettrait de mieux cerner les conditions
d’exécution, les coûts, et, en conséquence, les prix. Ce qui tient lieu de prototype, c’est toute
l’expérience antérieure de l’entreprise, acquise sur des chantiers précédents, à condition qu’elle
soit relevée, mémorisée et rendue utilisable. D’où une organisation adéquate.
Pour s’adapter à cette situation, les entreprises doivent faire face à deux difficultés :
- Jouer trop haut, elle ne sera pas retenue car trop chère par rapport à la concurrence ;
- Jouer trop bas, elle sera peut-être retenue parce que la moins chère, mais elle risque une
perte d’exploitation due à la sous-estimation de ses dépenses pour ce chantier ;
Au départ de toute affaire, l’étude de prix permet de déterminer le prix de l’opération pour la
soumission à l’appel d’offre. Il consiste à calculer le prix de vente unitaire hors taxe (P.V.H.T)
des ouvrages élémentaires afin de déduire à l’aide du devis quantitatif le montant totale ou partiel
des travaux hors taxes (H.T) et toutes taxes comprises (T.T.C).
- Coût de revient (CR) : Coût réel, toutes dépenses confondues, d'un ouvrage donné. Nous
distinguerons :
▪ Le coût de revient prévisionnel : c’est le prix établi (après étude des nombreux
paramètres qui le composent) en vue de fixer les prix de vente hors taxes nécessaires à la
réalisation d'un devis estimatif. Les prix de revient prévisionnels concernent presque
exclusivement les unités d'ouvrages élémentaires.
▪ Le coût de revient réel : établi après coup, à partir des données réelles de l'exécution. Il
est calculé dans un but de contrôle
- Prix de vente unitaire HT (PV HT) : Elément de base de l'évaluation représentant la valeur
d'une unité d'ouvrage élémentaire.
P V HT = C R + Bénéfice prévu
b. Le coût de revient
CP = DS + FC
Ce sont toutes les dépenses liées à l'entreprise et qui ne peuvent être ventilées directement sur
une partie d’ouvrage. On retiendra une valeur moyenne de 10 à 15 % des CR.
- Frais d’études
Il s'agit de l'ensemble des frais d'études - d'avant-projet, d'exécution - qui ne sont pas, ou qui ne
peuvent pas être imputés directement au compte d'exploitation d'un chantier particulier.
- Frais d’exploitation
▪ Frais de personnel commun à plusieurs chantiers
▪ Frais du bureau de méthodes sur le chantier
▪ Gestion de la main-d'œuvre sur le chantier
▪ Frais communs à plusieurs chantiers
▪ Frais de matériel roulant
- Frais de siège
▪ Frais de direction et de personnel administratif
▪ Honoraires
▪ Frais relatifs aux locaux
▪ Frais de bureau du siège
▪ Assurances
▪ Frais de gestion
▪ Frais commerciaux
▪ Frais financiers
▪ Contributions, Taxes, Impôts
- Frais d'études extérieures
Architectes, maquettistes, décorateurs, études spéciales, économistes, audits.
- Amortissements
Terrains, immeubles, installations fixes, matériel automobile, matériel de bureau, gros outillage,
outillage portatif.
Le coût de revient prévisionnel représente le coût total, toutes dépenses confondues, pour un
ouvrage élémentaire ou pour un ouvrage complet.
CR = DS + FC+ FG
La marge : est la différence espérée, dans un projet, entre le prix de revient général et le prix de
vente. La marge est seulement convertie en bénéfice, lorsque la différence donne un résultat
positif.
Les aléas : sont les imprévus retarder qui peuvent retarder le chantier.
Le bénéfice : est la marge positive que doit exécuter l'entreprise pour vivre, grandir et investir.
Cette marge est souvent exprimée en % du prix de vente hors taxes. La marge réelle des
entreprises est comprise entre 1 à 5 % du PVHT.
d. Le prix de vente
Au stade de la consultation des entreprises, les PVHT sont obtenus à partir des coûts de revient
prévisionnels (CR) auxquels on ajoute la « marge bénéficiaire » = Bénéfice + Aléas (BA) prévue
pour l'opération en question.
PVHT = CR+ BA
On note k = la somme des pourcentages des frais proportionnels On détermine le prix de vente
total :
PV= DxC1
Avec K est le coefficient de prix de vente qui représente l’ensemble des frais que l’on applique
au DS pour obtenir le prix de vente HT
On a:
PV= DS x K
On calcule:
K= PV (total)/DS (total)
Il représente le prix de vente hors taxes majoré de la T.V.A. dont le taux fixe à la date
d'aujourd'hui est de 20 % du PV HT pour les
PV TTC = PV HT + TVA
Dans ce tableau nous évoquons un exemple de calcul de prix de vente unitaire pour la couche de
fondation GNF2. Le reste de calcul pour toute les articles du marché est disponible en annexe 3
La totalité des prix de vente estimés sont récapitulés dans un tableau de synthèses (Voir Annexe
4). Il permet de reprendre les détails de prix de chaque article de marché, et de connaître le prix
de vente total de l’opération pour la soumission à l’appel d’offre. Ainsi nous présentons ci-après
un tableau récapitulatif des coûts et des bénéfices estimés pour chaque lot du projet.
TOTAL (HT) 13 377 373,34 14 886 709,50 1 509 336,16 10,1% 100,0%
Tableau 38 : coûts de revient et bénéfices estimés pour chaque lot du projet.
INSTALLATION ET
SIGNALISATION
ASSAINISSEMENT DIVERS DU CHANTIER
1% 4% TERRASSEMENTS
16%
10%
CHAUSSEE
69%
NB : les valeurs des bénéfices et des couts de revient sont basées sur notre étude des prix et ne
reflètent pas celles de l’entreprise.
3. Le budget de chantier
Le budget de chantier est une mise à jour de l’étude de prix, établi au tout début du chantier. Il
s’agit d’un document interne à l’entreprise qui n’a aucune valeur contractuelle, mais qui va servir
de base au contrôle de gestion. La trame du budget est forcément différente de l’étude de prix,
car les postes vont être traités sous forme de recettes et de dépenses. Le prévisionnel de dépenses
ainsi réalisé, va aboutir à une marge différente de la marge prévisionnelle. Cette marge pouvant
être supérieure ou inférieure à celle de l’étude voir même négative.
- Des recettes ;
- Des dépenses ;
- Des résultats.
Vouloir gérer un budget financier, c’est s’obliger à établir, avant l’exécution des travaux, un
budget prévisionnel détaillé et à relever, au fur et à mesure de l’avancement, les évolutions
correspondantes.
Gérer un budget, c’est effectuer des comparaisons entre les éléments (recettes, dépenses et
résultats) du budget prévisionnel et ceux du budget réel de suivi. Les écarts proviennent de ces
comparaisons, et les actions pour les corriger peuvent être entreprises.
On compare ainsi :
a. Rubriques de dépenses
Les rubriques sont généralement standard. Elles peuvent toutes être regroupées ou scindées
suivant les besoins particuliers de chaque chantier.
Dans le cadre d’un chantier de génie civil il existe quatre types de postes qui représentent autant
de sources de dépenses :
i. Main d’œuvre
Il s’agit de la part de travail de l’homme dans la construction. Il faut distinguer les besoins en
main d’œuvre directement liés à la nature et aux quantités d’ouvrages à réaliser (main
d’œuvre horaire prévue en fonction d’un rendement horaire d’exécution), et ceux qui
interviennent indirectement dans les dépenses comme l’encadrement ou la main d’œuvre
affectée sur des tâches comptées en frais de chantier.
ii. Matériel
Il concerne l’ensemble des moyens utilisés, à l’achat ou en location (voitures, bureautique,
engins de chantier…). Dans le cas d’engins de chantier, il est primordial d’y associer les aléas :
accidents, détériorations, vols…, ainsi que les frais d’entretien.
iii. Matériaux
Il s’agit de l’ensemble des matières premières et consommables rentrant en compte dans la
construction (béton, granulat …) Les matériaux utilisés doivent être comptabilisées rendues sur
chantier, c’est-à-dire en incluant les frais de transport et de transit.
iv. Sous-traitants :
Ce sont les entreprises à qui l’on délègue une partie de la production rentrant dans la
construction de l’ouvrage, ils sont suivis par le biais de leur contrat.
i. Frais de chantier :
Il correspond aux coûts n’entrant pas dans la production, mais restent imputables aux travaux
: rémunération de l’encadrement, installation de chantier, etc.
i. Frais généraux :
Ce sont les dépenses qui ne sont pas directement imputables à la réalisation directe d’un
projet, mais qui sont justifiées par les besoins de fonctionnement interne d’une entreprise (frais
de siège, rémunération des responsables…)., les frais généraux correspondent à coefficient
imposé par la direction de l’entreprise.
b. Rubriques de recettes
Les recettes sont les gains en fonction de ce qui a été vendu au marché, Il s’articule autour de
deux éléments.
C’est le montant cumulé depuis l'origine de l'affaire, des recettes auxquelles l'entrepreneur
peut prétendre à un instant donné en fonction des travaux exécutés, qu'ils soient terminés ou non.
La phase « étude de prix » d’un projet se base essentiellement sur des statistiques et des ratios
issus des Retour d’expérience, mais ne peux en aucun cas refléter la réalité du chantier qui reste
un prototype. En cas d’obtention du marché, il est nécessaire d’estimer les coûts sur des bases
plus solides. Pour cela, après avoir lancé les consultations pour les principaux fournisseurs ou
sous-traitants, fait des choix méthodes et établi un planning objectif de chantier, il faut refaire
une étude permettant d’apprécier au mieux les coûts réels des travaux, la finalité étant de pouvoir
comparer avec les réalités produites.
Notre travail consiste à prévoir dans le moindre détail toutes les dépenses des différentes
taches pour en déduire un budget prévisionnel du projet. En se basant sur l’étude de prix et le
planning, nous avons réalisé un budget en dépense du projet qui est consultable en annexe 5.
Les recettes prévisionnelles sont basées sur le bordereau de prix qui a déterminé l’engagement
financier de l’entreprise dans une affaire.
L’estimation des dépenses et des recettes permet de réaliser une première évaluation du
résultat prévisionnel qui constitue la finalité du budget. L’évolution prévisionnelle de l’écart
Recette-Déboursé (le Δ brut chantier objectif) constitue en fait l’aboutissement du budget. Sa
lecture est plus facile lorsque le Δ chantier est traduit en pourcentage.
𝐑𝐞𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬 – 𝐃é𝐩𝐞𝐧𝐬𝐞𝐬
% 𝐝𝐞 𝚫 𝐨𝐛𝐣𝐞𝐜𝐭𝐢𝐟 = × 𝟏𝟎𝟎
𝐑𝐞𝐜𝐞𝐭𝐭𝐞𝐬
25%
21%
20%
15%
11%
10% 10%
8%
7%
5% 5% 6% 6%
0%
Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre
Figure 39 : Evolution prévisionnel des résultats nets sur chaque période du chantier
12%
10% 10%
8% 8% 8%
7% 8% 7%
6% 6%
5%
4%
2%
0%
Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août Septembre
16 000 000
14 886 710
14 000 000
12 341 873
12 000 000 13 377 373
10 332 108
11 367 054
10 000 000
8 899 378
9 581 863
8 000 000 7 170 074 8 228 827
6 000 000 4 802 517 6 598 828
4. Suivi de chantier
4.1. Suivi d’avancement des travaux
Vu l`'écartement du chantier (Chantier linéaire avec environ 18 km), nous avons établi un tableau
de suivi linéaire. (Cité en annexe 7)
Les bons de livraison et les factures permettent la traçabilité des matériaux du chantier, Le
suivi des bons de commande est non seulement indispensable dans l’analyse final des coûts de
reviens par poste, mais il permet également de faire un suivi rigoureux de la facturation.
Nous étions chargés de suivi journalier des bons de livraison des matériaux au sein de
chantier. La figure ci-dessous est un extrait de tableau Excel que nous avons établi pour suivre
l’approvisionnement des matériaux sur chantier :
Camion N° : 858 A 63 33193 A 4 83162 A 26 17934 A 17 2313 A 18 2312 A 18 90429 A 26 98276 A 15 26840 B 40 24070 B 40
Mois Matériaux Quantité matériaux (m3)
Capacité ( m3 ): 22 20 18 19 19 19 25 25 18 18
GNF2 3 3 5 5 5 706
21/03/2018 763
AC 2 1 57
GNF2 5 3 5 4 4 762
22/03/2018 762
AC -
GNF2 3 3 5 4 4 685
23/03/2018 848
AC 1 1 1 163
GNF2 1 3 2 2 343
24/03/2018 380
AC 1 37
GNF2 4 6 452
27/03/2018 471
ars
AC 1 19
M
de
GNF2 4 5 4 627
ois
28/03/2018 765
138
m
AC 1 1 1
GNF2 1 4 4 557
29/03/2018 971
AC 4 1 2 414
GNF2 1 5 4 770
30/03/2018 820
AC 1 50
GNF2 4 4 675
31/03/2018 751
AC 76
Total de voyages: - - - - 44 24 54 30 16 17 345
Total quantité par camion (m3) - - - - 836 456 1 350 750 288 306 7 544
Mis à part nous permettre de faire un suivi des approvisionnements journaliers des matériaux,
ce tableau nous permet également en un coup d’œil d’observer simultanément les rendements
d’approvisionnement et voir s’il y’a une surconsommation des matériaux ou non.
La concurrence, qui conduit les entreprises à traiter des marchés à faible prix en réduisant
leurs marges, oblige celles-ci à mettre en œuvre des niveaux d’alerte dans le contrôle de
l’avancement des « budgets de chantiers ». C’est l’objet du suivi le budget de chantier.
Pendant ce stage, Nous étions chargés d’effectuer un suivi des dépenses quotidien du chantier.
Ci-dessous, l’extrait de tableau, permet de suivre les dépenses journalières du chantier.
Personnels
Mensuels(j) -
Permanant(H) -
Temporaire(H) -
CTX -
T, PERSONNELS -
.%
Divers Location
VL SALEH -
VL MBAREK -
LOCATION GTR -
NIVELEUSE -
CHARGEUSE -
PELLE -
COMPACTEUR -
% #DIV/0!
LOCATION EXTERNE
CAMION CITERNE -
CHOUMIS -
%
Transporteurs
GNF 0/ 40 EN M3 - -
LAMSETRI
AC EN M3 - -
TOTAL TRANSPORTEUR -
matieres premiere
GNF 0/ 40 EN M3 - -
LOUKILI
AC - -
TOTAL
Figure 43 : Tableau de suivi des dépenses (les prix ont été volontairement retirés)
Les recettes du chantier font généralement appel aux notions de situation administrative et de
situation interne :
1 Installation de chantier - - - - -
2 Signalisation temporaire du chantier - - - - -
3 Déplacement des poteaux électriques - - - - -
4 Mise à niveau des regards ONEP - - - - -
5 Décaissement - - - - -
6 Remblais - - - - - -
7 Démolition des ouvrages existants - - - - -
8 Déblaiement des fouilles - - - - -
Figure 44 Tableau de suivi des recettes (les prix ont été volontairement retirés)
L’analyse des écarts est le but ultime du suivi financier, c’est l’étape la plus importante du
processus. Il s’agit de comparer le budget prévisionnel et le budget réel du chantier, permettant
d’analyser les écarts entre la première et la deuxième partie de la gestion budgétaire, et
comprendre les écarts, et d’y apporter une solution viable.
Le principe consiste à suivre précisément les écarts avec la prévision, en expliquer les causes
et les conséquences sur le budget final. Ceux-ci peuvent être aussi bien positifs ou négatifs.
Un écart constaté au plus vite préserve la bonne santé financière du chantier, un suivi en temps
réel peut alors apporter les corrections nécessaires. Trois types d’écarts peuvent être constatés :
- Écart nul : l’exécution des travaux est correcte à ce qui a été programmé ; ceci confirme les
hypothèses prises en phase d’étude. Mais pourquoi ne pas essayer de faire encore mieux !!
- Écart positif : il est nécessaire de rapporter l’information pour que le facteur favorable soit
identifié et pris en considération par l’entreprise dans les études futures. Ces observations
permettent de constituer un historique d’expériences acquises.
- Écart négatif : il faut rapidement analyser les causes et conséquences (pertes, aléas…) de
cette perte pour réagir et intervenir sur la gestion de l’écart. À l’identique de l’écart positif, il
est primordial de garder une trace pour éviter que cela ne se reproduise à l’avenir.
Recettes
prévisionnelles
Résultat
objectif
Débenses
prévisionnels
Analyse de
l'écart
Recettes
réelles
Résultat réel
Dépenses réels
5. Conclusion
La maîtrise des déboursés secs et des coûts de revient assure les références de calcul des futurs
prix de ventes, et par la suite évoluer positivement la compétitivité et la proposition de
l’entreprise.
Ensuite, il faut procéder un suivi de chantier journalière pour s’assurer que les travaux respectent
le planning, le budget et la qualité d’exécution.
Conclusion
Notre projet de fin d’études réalisé sur une période de quatre mois au sein de GTR a porté
essentiellement sur la gestion technique et l’analyse financière des travaux d’élargissement et de
renforcement de la RP5043 du PK 1+000 au PK 19+000.
A travers ce PFE, nous avons travaillé sur différentes tâches variées, tel que l’évaluation
de production des engins, la gestion de la logistique sur chantier, l’élaboration du planning
chemin de fer et du planning Gantt, l’étude des prix de vente, l’établissement d’un budget
prévisionnel du chantier, etc… de plus, ce PFE était une occasion pour prendre quelques menus
de responsabilité.
Pour conclure, ce projet avec lequel nous avons clos notre formation d’ingénieur génie
civil à l’ENSAH, nous a permis d’entrevoir une nouvelle notion et une autre facette de notre
futur métier. L’expérience acquise au sein de l’équipe de GTR a été très enrichissante aussi bien
au niveau personnel qu’au niveau professionnel.
Bibliographie
[5] DRCR : Instructions sur les enduits superficiels pour routes de rase campagne, Edition 1995.
[7] Jean-Marie VACHAL, Manuel de gestion des chantiers de travaux publics, Edition 2002
Annexes