0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues10 pages

Effets du frottement négatif sur pieux

Transféré par

Hafsa Akchache
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
22 vues10 pages

Effets du frottement négatif sur pieux

Transféré par

Hafsa Akchache
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

EFFETS DU FROTTEMENT NEGATIF APPREHENDES PAR UNE


METHODE AU COEFFICIENT DE REACTION T-Z

EFFECTS OF DOWNDRAG CALCULATED BY A T-Z METHOD

Julien HABERT1, Benjamin LANDRY2, Sébastien BURLON3

1 CEREMA, Lille, France


2 CEREMA, Angers, France
3 IFSTTAR, Marne-la-Vallée, France

RÉSUMÉ — Les méthodes proposées dans les règlements de calcul français pour
estimer le frottement négatif reposent sur le calcul du champ de contraintes
effectives dans le sol puis du frottement à l’interface sol-pieu. La valeur de frottement
négatif obtenue est comparée aux charges variables appliquées en tête de pieu et
cumulée aux charges permanentes pour justifier à la fois la portance et la résistance
structurelle du pieu. Cette méthode de calcul ne rend pas compte des mécanismes
de déformation du terrain et du pieu lui-même. Cet article présente une étude
théorique du problème par une méthode de type t-z pour un pieu isolé, en
introduisant le tassement du sol en absence du pieu. Les efforts normaux et les
déplacements verticaux dans le pieu, ainsi que la mobilisation des résistances de
pointe et de frottement axial peuvent être obtenus. Les résultats obtenus sur deux
configurations distinctes mettent en évidence qu’il est nécessaire de traiter les états-
limites de résistance structurelle et de portance séparément, mais aussi d’apporter
une attention particulière à l’évaluation des déplacements des fondations soumises à
des efforts de frottement négatif.

ABSTRACT — Rules proposed in french standards to estimate downdrag are based


on determination of effective stress in soil and then on shearing resistance at the
soil/pile interface. The dragload is compared to transient loads applied on the head of
the pile and added to permanent loads to justify both bearing capacity and internal
resistance of the pile. This approach does not into account deformation of both pile
and soil. This article presents a theoretical study of the problem, using a t-z method
and introducing settlements of the soil without the pile. Normal load, vertical
displacements and mobilised base and shaft resistances can be calculated for a
single pile. The results obtained on two different case studies show the importance to
split structural and bearing capacity verifications, and also to bring special care to
evaluation of settlements of piles subjected to downdrag.

1. Introduction
En France, le calcul du frottement négatif repose essentiellement sur l’application de
textes normatifs comme le Fascicule 62 Titre V du CCTG, et actuellement la norme
NF P 94-262 traitant de la justification des fondations profondes. Les méthodes
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

décrites dans ces documents pour estimer le frottement négatif reposent sur le calcul
préalable du champ de contraintes effectives dans le terrain susceptible de tasser,
puis du frottement à l’interface sol-pieu (Combarieu, 1971). Ces méthodes ne
rendent pas compte des mécanismes de déformation du terrain et du pieu lui-même,
et introduisent par ailleurs des approches différentes pour la détermination la
résistance de l’interface pieu-sol. Cet article présente les apports d’une approche
alternative pour déterminer les effets du frottement négatif pour un pieu isolé, basée
sur la mise en œuvre d’une modélisation de type t-z.

2. Principe de la modélisation
2.1. Modélisation d’un pieu sous chargement axial en tête

Le comportement d’un pieu sous charge axiale peut être étudié par une modélisation
au coefficient de réaction, de type t-z. Elle consiste à résoudre l’équation différentielle
(1), l’inconnue étant le tassement du pieu wp.

d 2 wp
EyS  f pieu sol ( z, w p )  0 (1)
dz 2

où Ey est le module de Young du matériau constituant le pieu, S la section du pieu et


fpieu-sol la relation de mobilisation de l’effort lié au frottement axial ou de l’effort sous
la base du pieu, en fonction du tassement du pieu, le sol étant supposé
indéformable.
L’équation (1) peut être résolue numériquement en discrétisant verticalement
l’élément de fondation profonde, puis en recherchant de manière itérative le
tassement en pointe de pieu permettant d’obtenir l‘effort imposé en tête. L’utilisation
des lois de mobilisation proposées par Frank et Zhao (1982), complétées par
Combarieu (1988), basées sur i) les résultats des essais pressiométriques, ii) de la
catégorie conventionnelle du sol et iii) du caractère refoulant ou non des pieux,
permet de déterminer les relations fpieu-sol.
Cette approche permet de déterminer les efforts et les déplacements verticaux pour
différentes sections du pieu, mais aussi la mobilisation du frottement axial et de
l’effort de pointe.

2.2. Prise en compte du tassement du sol

Afin de considérer le frottement négatif, l’approche précédente peut être complétée


pour intégrer le tassement (libre) du sol ws(z) dans les précédents calculs. Il peut
être déterminé en absence du pieu dans le cas d’un pieu isolé. Ce tassement est
alors introduit dans l’équation (1), qui est alors modifiée de la façon suivante :

d 2 wp
EyS  f pieu sol ( z, w p  ws )  0 (2)
dz 2
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

Cette formulation nécessite de compléter les lois de mobilisation couramment


utilisées, pour tenir compte d’un déplacement relatif entre le pieu et le sol négatif,
comme indiqué sur la Figure 1.

Figure 1 . Relation entre le déplacement relatif entre le pieu et le sol w et la


mobilisation du frottement latéral t ou de l’effort en pointe q

Cette introduction directe du tassement du sol ws permet de considérer des


déformations induites par différentes causes : surcharges (remblai, fondations, etc.),
tassements résultant d’un rabattement de nappe, etc. De plus, les lois de
mobilisation utilisées peuvent toujours être exclusivement basées sur les résultats de
l’essai pressiométrique. Elles restent donc en cohérence avec les méthodes de
détermination du frottement positif, validées sur une base d’essais de chargement
statique de fondations profondes (Burlon et al, 2014).

2.3. Remarques sur la non-prise en compte de l’effet d’accrochage

Cette approche ne prend pas en compte l’effet d’accrochage puisque seul le


tassement du sol en absence du pieu est considéré. Néanmoins elle reste cohérente
avec les deux éléments détaillés ci-dessous :
 Dans le cas du frottement positif, les valeurs des frottements axiaux unitaires
peuvent être déterminées à partir des seules valeurs pressiométriques dans
les règlements de calcul actuels et ne tiennent notamment pas compte de
l’état de contraintes effectives (Bustamante et Gianeselli, 1981 ; Burlon et al,
2014).
 Lors de la modélisation d’un pieu soumis uniquement à un effort axial en tête,
les tassements du sol liés au report progressif des efforts dans le pieu vers le
sol (au travers des frottements « positifs ») ne sont pas considérés. C’est le
principe même de la modélisation aux coefficients de réaction, qui considère
le sol autour du pieu indéformable.
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

2.4. Modèles géotechniques utilisés

Pour analyser les différents résultats, deux modèles géotechniques distincts sont
utilisés.
 Modèle 1 : fondations profondes entièrement réalisées dans un sol
compressible,
 Modèle 2 : fondations profondes fichées dans un sol compact, avec une
épaisseur de sol compressible limitée.
Les propriétés mécaniques des deux modèles sont reportées dans le Tableau 1
(pression limite pressiométrique Ménard plM*, module pressiométrique Ménard EM,
frottement axial unitaire qs, facteur de portance pressiométrique kp)

Tableau 1 . Propriétés mécaniques des deux modèles géotechniques étudiés

Épaisseur (m)
plM* EM qs
Modèle Modèle kp α
(MPa) (MPa) (kPa)
géotechnique n°1 géotechnique n°2
Argile 12 5 0,5 5 30 - 2/3
Sable 3 10 1,5 20 90 1,1 -

Il est considéré qu’un remblai de 6 m de hauteur est construit après la réalisation des
pieux, apportant une surcharge uniforme de 120 kPa. Les tassements dans la
couche d’argile sont calculés en retenant l’expression (3) pour l’estimation du module
œdométrique Eoed., en tenant compte du coefficient rhéologique du sol α.

EM
E oed  (3)

La couche de sable retrouvée au-dessous des terrains argileux est considérée


incompressible.
Les pieux étudiés sont supposés forés et présentent par ailleurs des propriétés
identiques :
 Longueur L égale à 15 m,
 Diamètre B égal à 0,80 m,
 Module de déformation du béton Ey, égal à 10000 MPa.

2.5. Résultats obtenus

Avec cette approche, les répartitions des efforts normaux N, des déplacements w, et
du frottement axial mobilisé peuvent être obtenus, comme précisés sur les Figures
2a et 2b.
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

N (kN) t (kPa)
w (mm) pieu-sol

0 500 1000 1500 2000 0 50 100 150 200 -100 -50 0 50 100
0 0 0
Sans Gsn
2 2 Pieu avec 2

Gsn
4 4 4

6 6 6
Tassement
Gsn
z (m/TN)

z (m/TN)

z (m/TN)
8 8 ws du sol 8

10 10 10
Point neutre
12 12 12
Pieu sans
14 14 Gsn 14
Avec Gsn
16 16 16

Figure 2a . Modèle géotechnique 1

N (kN) w (mm) t pieu-sol (kPa)


0 500 1000 1500 2000 0 50 100 -100 -50 0 50 100
0 0 0

Sans Gsn
2 2 2

Tassement
4 4 4
ws du sol
6 6 6
z (m/TN)

z (m/TN)
z (m/TN)

8
8
Pieu sans 8

Gsn ou
10 10 10
avec Gsn
12 Avec Gsn 12 12

14 14 14

16 16 16

Figure 2b . Modèle géotechnique 2

La modélisation t-z permet de reproduire de façon très satisfaisante les


expérimentations menées sur des fondations profondes (Fellenius, 1984 et Alonso et
al., 1984). Les courbes des figures 2a et 2b mettent en évidence l’existence d’un
point neutre, où le tassement du sol est égal au tassement du pieu. Au-dessus de ce
point, le tassement du sol, plus important que celui du pieu, génère du frottement
négatif. L’effort de frottement négatif total Gsn peut ainsi être défini par l’intégrale du
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

frottement négatif au-dessus du point neutre. C’est également la différence entre


l’effort maximal dans le pieu et l’effort en tête (cf. Figure 1).

3. Mécanismes mis en évidence


3.1. Effort normal

L’évolution de l’effort normal (et donc de la contrainte dans le pieu) est étudiée. La
Figure 3 reporte l’évolution de l’effort normal dans le pieu, pour le modèle
géotechnique n°1, en retenant les deux méthodes de calcul distinctes suivantes :
 En adoptant intégralement la méthode précédemment décrite,
 Soit en cumulant le frottement négatif Gsn obtenu lors de l’étape précédente
(toute comparaison avec le frottement négatif obtenu à partir des règlements
de calculs actuels ayant peu d’intérêt étant donnés les paramètres d’entrée
foncièrement différents), et en négligeant le frottement positif sur la hauteur où
le frottement négatif s’exerce.

N (kN) t pieu-sol (kPa)


w (mm)
0 500 1000 1500 0 5 10 15 20 -100 -50 0 50 100
0 0 0

2 2 2

4 4 4
Modèle
Modèle t-z
t-z complet Effort en
6 6 complet 6
tête
z (m/TN)

z (m/TN)
z (m/TN)

8 8 8
Effort en
tête
10 10 10

12 12 12

14 14 14

16 16 16

Figure 3 . Comparaison entre une méthode t-z et le recours au cumul du frottement


négatif aux charges en tête.

En cumulant le frottement négatif aux charges en tête, il apparaît que l’effort normal
est surestimé sur la partie supérieure du pieu. Il est néanmoins difficile de statuer a
priori sur le caractère favorable ou défavorable d’une telle approche. En effet la
surestimation d’un effort en tête peut s’avérer favorable vis-à-vis d’une section
soumise à une flexion composée.
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

3.2. Analyse des tassements en tête

Dans un deuxième temps, les tassements en tête de pieu sont étudiés, toujours en
se reportant à la Figure 3. Dans le cas présent, le fait de négliger tout frottement
positif sur la hauteur de frottement négatif conduit à des tassements légèrement
surestimés avec une approche classique, même si ceux-ci sont rarement déterminés.
Afin de compléter les conclusions précédentes, l’évolution du tassement en tête de
pieu et du frottement négatif est étudiée pour différentes valeurs de compressibilité
du sol, et reportée sur la Figure 4, pour les modèles géotechniques 1 et 2.

3 1,05

2,5 Modèle géotechnique 1

Modèle géotechnique 2
2 1

Gsn / Gsn0
wp / wp0

1,5

1 0,95

0,5

0 0,9
0 0,5 1 1,5 2 2,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5
EM /EM0 (MPa) EM /EM0 (MPa)

Figure 4 . Évolution du frottement négatif et du tassement en tête de pieux avec la


compressibilité des terrains

Avec l’approche préconisée dans les règlements de calcul français, et pour les deux
modèles géotechniques précédemment décrits, le frottement négatif reste
systématiquement constant avec l’évolution de la compressibilité des terrains. En
conséquence, le tassement estimé reste également constant (sous réserve de
considérer que le module de l’interface pieu-sol reste constant).
En retenant une modélisation de type t-z, le frottement négatif évolue faiblement,
même pour des hauteurs de frottement négatif importantes. Par contre, les
tassements évoluent fortement avec la compressibilité des terrains, et ce d’autant
plus que la hauteur de sol compressible est importante.

3.3. Évolution du frottement négatif avec le niveau de chargement

L’évolution du frottement négatif avec le niveau de chargement en tête est ensuite


étudiée et reportée sur la Figure 5 pour les modèles géotechniques 1 et 2. Les
calculs indiquent que le frottement négatif diminue quand le niveau du chargement
en tête augmente. Il tend même à s’annuler quand le chargement en tête tend vers la
capacité portante du pieu isolé.
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

Ainsi, pour un pieu chargé à l’ELU, le frottement négatif ne représente qu’une


fraction du frottement négatif calculé pour un pieu non chargé en tête. Ce frottement
négatif « résiduel » est d’autant plus faible que la hauteur de sol compressible est
importante.

1,2

,8
Gsn / Gsn0

,6

,
Modèle géotechnique 1

Modèle géotechnique 2
,2

,1 ,2 ,3 , , ,6 , ,8 ,9 1
V/Rc

Figure 5 . Évolution du frottement négatif avec le niveau de chargement

Ces constatations montrent que le frottement négatif ne doit pas être considéré pour
vérifier la capacité portante des fondations profondes. Ce point est d’ailleur repris
dans la norme NF P 94-262 relative à la justification des fondations profondes, qui
stipule que le frottement négatif ne doit pas être retenu pour les vérifications ELU de
type GEO.

3.4. Effets de charges variables

Ce problème peut être analysé en modifiant légèrement la méthode de calcul


précédente. Les charges variables peuvent ainsi être considérées en modélisant un
chargement en deux phases de chargement distinctes :
 Lors d’une première phase de chargement, un effort Q1 représentant les
charges permanentes est appliqué en tête. Le tassement libre du sol est pris
en compte et la modélisation t–z permet d’appréhender le comportement du
pieu lors de cette première phase;
 Lors d’une deuxième phase de chargement, un effort supplémentaire Q2 est
appliqué en tête, afin de modéliser les charges variables. La modélisation t-z
permet de déterminer le nouvel état d’équilibre.
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

Les efforts et les tassements obtenus à la fin de la deuxième phase de chargement


sont représentés pour le modèle géotechnique 1 sur la Figure 6, pour différentes
valeurs du chargement supplémentaire Q2.

N (kN) w (mm)
0 500 1000 1500 0 5 10 15 20
0 0

2 2 Q2 = 0
Q2 = 400 kN
4 4 Q2 = 800 kN

6 6
z (m/TN)

8 8

10 10

12 12

14 14

16 16

Figure 6 . Évolution du frottement négatif avec la part de charges variables

Ces raisonnements indiquent que le frottement négatif, et en conséquence l’effort


normal maximal dans le pieu, restent peu modifiés par l’application de charges
variables en tête lors d’une deuxième phase de chargement, même quand celles-ci
sont beaucoup plus importantes que les charges (permanentes) appliquées lors de la
première phase de chargement. De façon similaire, les tassements de la tête du pieu
restent faiblement impactés lors de l’application de charges variables en tête.
Cela justifie les règles de « cumul du frottement négatif » détaillées dans les
règlements de calcul actuels. Les combinaisons d’action considérées tant pour
l’étude de la capacité portante que pour la résistance structurelle des fondations à
retenir doivent en effet ne retenir que l’effet le plus défavorable, soit du frottement
négatif Gsn, soit de la composante non permanente des charges variables (
assimilable au chargement supplémentaire lors d’une deuxième phase de
chargement).

4. Conclusion
Cet article présente une étude théorique du problème de frottement négatif pour un
pieu isolé, basée sur une modélisation de type t-z et sur l’introduction du tassement
du sol en absence du pieu. Les efforts normaux et les déplacements verticaux dans
le pieu, ainsi que la mobilisation des résistances de pointe et de frottement axial
peuvent ainsi être obtenus. Les résultats obtenus sur deux configurations distinctes
mettent en évidence l’efficacité de la méthode à reproduire la complexité des
Journées Nationales de Géotechnique et de Géologie de l’Ingénieur JNGG2014 – Beauvais 8-10 juillet 2014

phénomènes liés au frottement négatif. Cette complexité ne peut pas être


intégralement retranscrite par les méthodes de calculs préconisées par les
règlements de calcul actuels.
Des comparaisons conduisant à des conclusions similaires peuvent également être
établies pour la modélisation de type t-z de groupes réguliers de fondations
profondes, en tenant compte de la modification du tassement du sol lié à l’effet
d’accrochage.
Cela montre que l’appréciation raisonnable des efforts et des déplacements d’une
fondation profonde justifie le recours à une modélisation de type t-z. Cette
modélisation ne doit pas être réservée aux seuls pieux sous chargement transversal,
mais doit être systématiquement étendue aux pieux soumis à des frottements
négatifs.

Références bibliographiques.
Burlon S., Frank R., Baguelin F., Habert J., Legrand S. (2014). Model factor for the bearing capacity of
pile from pressuremeter test results, A Eurocode 7 approach. Géotechnique (corrected for review)

Bustamante M. et Gianeselli L. (1981). Prévision de la capacité portante des pieux isolés sous charge
verticale, Bulletin de liaison des Laboratoires des Ponts et Chaussée n°113, 83-108

Combarieu O. (1971). Effet d’accrochage et effet du frottement négatif, Bulletin de liaison des
Laboratoires des Ponts et Chaussée n°91, 93-107

Combarieu O. (1988). Note technique LCPC sur le dimensionnement des fondations mixtes

Fellenius B. H. (1984). Negative skin friction and settlement of piles. Second International Seminar,
Pile Foundations, Nanyang Technological Institute, Singapore, November 28 - 30, 12 p.

Frank R., Zhao S.R., (1982). Estimation par les paramètres pressiométriques de l'enfoncement sous
charge axiale de pieux forés dans des sols fins, Bulletin de liaison Laboratoire des Ponts et
Chaussées, N° 119, 17-24

Alonso, E.E., Josa, A., and Ledesma, A. (1984). Negative skin friction on piles: a simplified analysis and
prediction procedure. Geotechnique, Vol. 34, 341-357.

Fascicule 62 titre V du CCTG – Dimensionnement des fondations – Ministère de l’Equipement

NF P 94-262 (2012). Justification des fondations profondes - AFNOR

Vous aimerez peut-être aussi