Schéma d'une Balance Électronique
Schéma d'une Balance Électronique
................................................................................................................................................................................ 1
1- Généralités sur la mesure ............................................................................................................................... 1
1 – 1 Introduction ................................................................................................................................................ 1
.1 – 2 Définitions ................................................................................................................................................. 1
1 – 3 Système de grandeurs [System of quantities] ............................................................................................ 2
1 – 4 Métrologie et Qualité ................................................................................................................................. 3
1-4-1 Définition ............................................................................................................................................... 3
1-4-2 Etalonnage ............................................................................................................................................. 3
1-4-3 Certification Qualité ............................................................................................................................... 4
1 – 5 Chaîne De Mesure ...................................................................................................................................... 5
1-5-1 Principe .................................................................................................................................................. 5
1-5-2 Définitions .............................................................................................................................................. 5
1-5-3 Grandeurs d’influence et Compensation : ............................................................................................. 7
1-5-4 Erreur sur la mesure .............................................................................................................................. 9
2- Les capteurs .................................................................................................................................................. 12
2 – 1 Introduction .............................................................................................................................................. 12
2 – 2 Classification des capteurs ....................................................................................................................... 13
2-2-1 Capteur actif ........................................................................................................................................ 13
2-2-1 Capteur passif ...................................................................................................................................... 17
3- Conditionnement électronique des capteurs Passif ..................................................................................... 20
3 – 1 Introduction .............................................................................................................................................. 20
3 – 2 Montage potentiométrique ..................................................................................................................... 21
3-2-1 Linéarisation de la mesure ................................................................................................................... 21
3-2-2 Compensation des grandeurs d’influence ........................................................................................... 23
3-2-3 Instabilité de la source du potentiomètre ........................................................................................... 24
3-2-4 L’effet composante continue ............................................................................................................... 25
3-3 Pont de Wheatstone ................................................................................................................................... 25
3-3-1 Tension de sortie du pont .................................................................................................................... 26
3-3-2 Sensibilité du pont ............................................................................................................................... 26
3-3-3 Instabilité de la source du pont ........................................................................................................... 27
3-3-4 Compensation des grandeurs d’influence ........................................................................................... 28
3-3-5 Linéarisation du pont de Wheatstone ................................................................................................. 28
1- GÉNÉRALITÉS SUR LA MESURE
1 – 1 INTRODUCTION
La métrologie peut se définir comme étant " la science de la mesure associée à l’évaluation
de son incertitude". La spécificité de la discipline métrologique n’est pas dans la mesure elle-
même, mais dans la validation du résultat.
La mesure est un processus de connaissance qui grâce à l'expérience physique nous donne
une information quantitative (valeur) du rapport entre la grandeur mesurable et une
grandeur de même nature prise comme unité.
.1 – 2 DÉFINITIONS
(Pour plus d’information se rapporter au VIM)
Mesurage [Measurement] : Ensemble d’opérations ayant pour but de déterminer une valeur
d’une grandeur.
Mesure (x) : Évaluation d’une grandeur par comparaison à une autre grandeur de même
nature prise pour unité.
Valeur vraie [true value ] : Valeur compatible avec la définition d’une grandeur particulière
donnée.
Erreur « absolue » [Error] : Résultat d’un mesurage moins la valeur vraie du mesurande,
exprimée dans l’unité de la mesure:
x – dx < X < x + dx
Erreur relative [Relative error] : Rapport de l’erreur de mesure à une valeur vraie du
mesurande er = e/X,
er % = er . 100
1
Valeurs
du mesurande
N.B :
❑ Le concept d’exactitude est qualitatif.
❑ Le terme précision ne doit pas être utilisé pour exactitude.
On appelle grandeur tout attribut d’un phénomène, d’une substance pouvant être
distinguée qualitativement et déterminée quantitativement. Mesurer une grandeur
physique X revient à la comparer à une autre, de même nature, X0, prise arbitrairement
comme unité.
Exemples:
❑ Résistance électrique (ohm);
❑ Permittivité (Farad/m)
❑ Débit volumique (m3/s)
❑ …
Grandeur de base [Base quantity] : Des grandeurs du système de grandeurs qui sont admises
par convention comme étant fonctionnellement indépendantes les unes des autres.
2
Dimension d’une grandeur [Dimension of quantity] : Expression qui représente une
grandeur d’un système de grandeurs comme le produit de puissances de facteurs qui
représentent les grandeurs de base de ce système.
Exemple :
Grandeur Grandeur en SI
Nom Symbole Nom Symbole
superficie A mètre carré m2
volume V mètre cube m3
vitesse v mètre par seconde m s-1
accélération a mètre par seconde carrée m s-2
nombre d'ondes σ mètre à la puissance moins un m-1
masse volumique ρ kilogramme par mètre cube kg m-3
masse surfacique ρA kilogramme par mètre carré kg m-2
volume massique v mètre cube par kilogramme m3kg-1
densité de courant j ampère par mètre carré A m-2
champ magnétique H ampère par mètre A m-1
concentration massique ρ, γ kilogramme par mètre cube kg m-3
1 – 4 MÉTROLOGIE ET QUALITÉ
1-4-1 DÉFINITION
❑ La quantité à mesurer est le mesurande (m) de grandeur X
❑ Le capteur convertit m en une grandeur électrique : la mesure (x)
❑ Le capteur est caractérisé par la relation x=f(X)
❑ L’expression f(X) est établie par une opération : l’étalonnage
1-4-2 ETALONNAGE
Étalon [Etalon] : Réalisation matérielle d’un mesurande dont la valeur est connue avec une
incertitude nulle (prototype primaire) ou avec une incertitude connue (étalon secondaire)
Traçabilité [Traceability] : Propriété du résultat d’un mesurage ou d’un étalon tel qu’il puisse
être relié à des références déterminées, généralement des étalon nationaux ou
internationaux, par l’intermédiaire d’une chaîne ininterrompue de comparaisons ayant
toutes des incertitudes déterminées.
Étalon primaire [Primary standard] : Désigné ou largement reconnu comme présentant les
plus hautes qualités métrologiques et dont la valeur est établie sans se référer à d’autres
étalons de la même grandeur
3
Étalon de transfert [Transfer standard] : Utilisé comme intermédiaire pour comparer entre
deux étalons
Étalon de travail [Working standard] : utilisé couramment pour étalonner ou contrôler des
mesures matérialisées, des appareils de mesure ou des matériaux de référence.
4
L’ISO/CEI 17025 est une norme internationale qui spécifie les « exigences générales
concernant la compétence des laboratoires d'étalonnages et d'essais », rédigée par l’ISO et
la CEI en 2005.
Cette norme, qui concerne tous les laboratoires d'analyses et d'essais, est le référentiel
utilisé lors des audits d'accréditation. Le système de management de la qualité des
laboratoires accrédités 17025 est fondé sur la norme ISO 9001:2000.
1 – 5 CHAÎNE DE MESURE
1-5-1 PRINCIPE
Une chaîne de mesure est l'ensemble des éléments mis en cascade pour réaliser la
mesure d'une grandeur physique. La chaîne peut être constituée au minimum d'un
capteur simple ou composite suivi d'un conditionneur.
1-5-2 DEFINITIONS
Étendue de mesure : Ensemble des valeurs du mesurande pour lesquelles l’erreur d’un
instrument de mesure est comprise entre des limites spécifiques
5
Courbe d’étalonnage
Sensibilité (s)
dx
s=
dX
6
Rapidité - Temps de réponse : Aptitude de l’instrument à suivre les variations de la grandeur
à mesurer
Bande Passante (ou réponse dynamique) : Bande de fréquence pour laquelle le gain dB du
capteur (i.e. 20log(x/X)) est compris entre 2 valeurs
Le capteur, de par ses conditions d'emploi, peut se trouver soumis non seulement au
mesurande mais à d'autres grandeurs physiques qui peuvent entraîner un changement
de la grandeur électrique de sortie qu'il n'est pas possible de distinguer de l'action du
mesurande. Ce sont les grandeurs d'influence. Les principales sont :
7
❑ L'humidité à laquelle, par exemple, la constante diélectrique ou la résistivité
peuvent être sensibles et qui risque de dégrader l'isolation électrique entre les
composants du capteur ou entre le capteur et son environnement.
❑ Les champs magnétiques variables ou statiques. Les premiers créent des tensions
d'induction qui se superposent au signal utile, les seconds peuvent modifier
une propriété électrique comme la résistivité lorsque le capteur utilise un
matériau magnéto résistif.
❑ La tension d'alimentation (amplitude et fréquence) lorsque la grandeur électrique
de sortie en dépend de par le principe même du capteur.
❑ La lumière ambiante qui vient s'ajouter au flux lumineux à mesurer.
Valeur moyenne : La mesure d’une même grandeur X a été répétée n fois, donnant les
résultats de mesure x1, x2,… xn
n
x i
x= i =1
n
( x − x) i
2
=
8
i =1
n −1
1-5-4 ERREUR SUR LA MESURE
La valeur vraie du mesurande m est celle à laquelle est soumis le capteur et non celle
qu'on détermine par la mesure. L'expérimentateur connaît m en fin de chaîne : il peut
exister une erreur globale pouvant être due à différentes causes.
Erreurs systématiques : reproductibles, liées à leur cause par une loi physique, susceptibles
d’être éliminées par des corrections convenables. Les causes principales sont:
9
Fidélité
Aptitude d’un instrument de mesure à donner des indications très voisines lors de
l’application répétée du même mesurande dans les mêmes conditions de mesure
10
Justesse
Fidèlitè et justess
11
2- LES CAPTEURS
2 – 1 INTRODUCTION
Dans de nombreux domaines (industrie, recherche scientifique, services, loisirs ...), on a
besoin de contrôler de nombreux paramètres physique s (température, force, position,
vitesse, luminosité, ...). Le capteur est l'élément indispensable à la mesure de ces grandeurs
physiques.
Un capteur est un organe de prélèvement d'information qui élabore à partir d'une grandeur
physique, une autre grandeur physique de nature différente (très souvent électrique). Cette
grandeur représentative de la grandeur prélevée est utilisable à des fins de mesure ou de
commande.
Exemple :
La température est une grandeur physique non directement mesurable. Pour pouvoir la
quantifier on passe alors par des grandeurs intermédiaires observables mesurables et
dont l'évolution peut renseigner sur l'évolution de la température.
X →
Solution à 25 C° Solution à 60 C°
12
Finalement, l'instrument "thermomètre" nous permet de mesurer la dilatation du mercure et
non pas la température de la solution. La valeur de la température peut être déduite si on
connaît avec précision la relation entre la dilatation du mercure à sa température
Pour mesurer la température qui est une grandeur physique non directement mesurable,
nous avons utilisé un matériau qui réagit à la température et dont la réaction se
manifeste par une autre grandeur physique mesurable (le volume dans le cas du
mercure) il s'agit là de l'élément capteur.
Pour faciliter la mesure, nous avons procédé à une conversion volume/distance par
l'utilisation d'un canal étroit gradué: c'est l'élément transmetteur.
Transcodeur
Grandeur Physique
mesurable
Capteur
Grandeur Physique à
mesurer
Pour chacune de ces grandeurs on doit trouver le matériau approprié qui par sa
réaction permet de disposer d'une grandeur physique mesurable image de la grandeur à
mesurer ce matériau constitue le corps d'épreuve du capteur.
13
propre à la grandeur physique à prélever, énergie thermique, mécanique ou de
rayonnement.
Effet thermoélectrique
Un circuit formé par deux matériaux de nature chimique différente dont les jonctions sont à
des températures différentes est le siège d'une force électromotrice e(T1,T2).
Application : Détermination à partir de la mesure de e d’une température inconnue T1
lorsque T2 est connue (0°C par exemple).
Initialement introduit par Volta pour les piles voltaïques, le concept de force électromotrice
a pour base étymologique la « mise en mouvement des charges électriques ».
Effet pyroélectrique
Certains cristaux dits pyroélectriques, le sulfate de triglycine par exemple, ont une
polarisation électrique spontanée qui dépend de leur température; ils portent en surface des
charges électriques proportionnelles à cette polarisation et de signe contraire sur les faces
opposées
14
Il faut savoir que chaque capteur est destiné à une grandeur bien spécifique et une marge de
grandeur à mesurer
Les capteurs à effet pyroélectrique sont utilisés pour mesure de grande température >2000°
par exemple.
Effet piézoélectrique
La variation du flux d’induction magnétique dans un circuit électrique induit une tension
électrique.
15
Effet photo-électrique
Le principe se base sur la libération de charges électriques dans la matière sous l'influence
d'un rayonnement électromagnétique dont la longueur d'onde est inférieure à une valeur
seuil caractéristique du matériau.
Effet photovoltaïque
Des électrons et des trous sont libérés au voisinage d’une jonction PN, illuminée; leur
déplacement modifie la tension à ses bornes. Pour plus de détails sue les jonctions PN voir
Annexe 1,
Effet Hall
VH = K H I B sin
16
Application : un aimant lié à l'objet dont on veut connaître la position détermine les valeurs
de B et alpha au niveau de la plaquette : la tension VH est alors fonction de la position de
l'objet.
Dans un capteur passif le mesurande agit sur la valeur de l'impédance (voir Annexe 2)
en agissant sur l'une de ses paramètres, pour le cas d'un capteur résistif l'action peut se
faire sur la résistivité par échauffement ou par radiation par exemple ou sur la forme
géométrique (longueur ou section) par allongement, compression ou déformation. Le
tableau qui suit résume les paramètres caractéristiques pour chaque type de capteur passif.
Le tableau qui suit propose une série de matériaux en fonction des grandeurs à mesurer et le
type de transformation à réaliser.
17
Exemple1 : Capteur de pression capacitif
L'unité de pression fournie par la sonde peut être exprimée en différentes unités, telle que
bar, pascal (Unité du SI), etc.
Le capteur de pression capacitif est un capteur qui agit comme un condensateur sensible à la
pression.
Nous pouvons caractériser chaque condensateur par la quantité d'électricité qu'il peut
posséder. Cette quantité d'électricité Q (unité : le coulomb) dépend de la tension
U et de la capacité électrique (symbole C) du corps.
Q=C.U
18
La capacité électrique C se mesure donc en coulomb par volt, unité de mesure à laquelle fut
donné le nom de farad (symbole F).
𝑆
La capacité d'un condensateur plan est donnée par la formule : 𝐶 = 𝜀𝑟 . 𝜀0 . 𝑑
C: Capacité en F
ε: Constante diélectrique absolue en F / m
S : Surface des électrodes en m²
d: Distance entre les électrodes en m
Le fonctionnement des thermomètres est basé sur l'influence de la température sur la résistance électrique
d'un conducteur. La mesure d'une température est donc ramenée à la mesure d'une résistance.
Quand on met ce capteur dans un milieu sous l’effet de la température, Le file se dilate se
qui implique que la résistance change.
19
La sonde Pt 100 est un capteur de température qui est utilisé dans le domaine industriel
(agroalimentaire, chimie, raffinerie...). Ce capteur est constitué d’une
résistance en Platine . La valeur initiale du Pt100 est de 100 ohms correspondant
à une température de 0°C.
L'impédance d'un capteur passif et ses variations ne sont mesurables qu'en intégrant le
capteur dans un circuit électrique, par ailleurs alimenté et qui est son conditionneur. Les
types de conditionneurs les plus utilisés sont :
3 – 1 INTRODUCTION
Une chaîne de mesure est l'ensemble des éléments mis en cascade pour réaliser la
mesure d'une grandeur physique. La chaîne peut être constitué au minimum d'un
capteur simple ou composite suivi d'un conditionneur.
20
Pour la fabrication d’une chaine de mesure, il faut établir un cahier de charge contenant les
informations suivantes :
❑ Grandeurs à mesurer ?
❑ Sensibilité, précision, résolution,... ?
❑ Condition d'environnement (température, humidité, vibrations,...) ?
❑ Fiabilité (Mean Time Between Failure,...) ?
❑ Bruit, RRMC admissibles ?
❑ Architecture matérielle ?
❑ Considérations ergonomiques (dimension, portabilité,...)?
❑ …
Le choix Donc d’un conditionneur est une étape importante dans la réalisation d'un ensemble
de mesure.
L’objectif de ce chapitre est l’étude de quelques exemples de montages parmi les plus
représentatifs qu'on trouve dans un système d'acquisition de données.
3 – 2 MONTAGE POTENTIOMETRIQUE
Le montage potentiomètre est donné par :
𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑠 + 𝑍𝑐 + 𝑍𝑘
Si Zc s’écrit (Zc0+dZc), avec Zc0 est l’impédance lorsque le capteur est au repos. On a alors :
𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑉𝑚0 + ∆𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑠 + (𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 ) + 𝑍𝑘
21
La relation donnant la tension de sortie Vm en fonction de l’impédance du capteur n’est pas
une relation linéaire. On souhaite que la variation de la tension mesurée ∆𝑉𝑚 soit
proportionnelle à la variation de la résistance du capteur.
𝑑𝑍𝑐
∆𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑠 + (𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 ) + 𝑍𝑘
Le montage potentiométre est alimenté dans ce cas par une source de courant ayant une
impédance interne très élevée : 𝑍𝑠 ≫ 𝑍𝑘 + 𝑍𝑐 .
Si on considère que les variations du capteur soient négligeables devant les autres
impédances du circuit, c'est-à-dire : 𝑍𝑠 + 𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘 ≫ 𝑑𝑍𝑐0 , la variation de la tension
mesurée ∆𝑉𝑚 sera linéaire :
𝑑𝑍𝑐
∆𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑠 + 𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘
22
On remplace l’impédance Zk par un second capteur identique au premier, mais dont les
variations sont de signe contraire : Zc0-dZc
𝑑𝑍𝑐
∆𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑠 + (𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 ) + 𝑍𝑘
𝑑𝑍𝑐
= 𝑒
𝑍𝑠 + (𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 ) + (𝑍𝑐0 − 𝑑𝑍𝑐 )
𝑑𝑍𝑐
= 𝑒
𝑍𝑠 + 2𝑍𝑐0
On règle générale l’impédance du générateur de tension est très faible ce qui implique :
𝑒
∆𝑉𝑚 = 𝑑𝑍
2𝑍𝑐0 𝑐
𝑒
Avec 𝑠 = est la sensibilité du montage potentiomètre. C’est le rapport de la variation
2𝑍𝑐0
du signal de sortie à la variation correspondante de la grandeur à mesurer.
Les grandeurs d'influence sont des grandeurs étrangères qui, selon leur nature et leur
importance, peuvent provoquer des perturbations sur les capteurs. C'est donc une cause
d'erreurs agissant sur le signal de sortie.
Exemple :
❑ la température
❑ la pression environnante
❑ les vibrations mécaniques ou acoustiques
❑ la position du capteur et sa fixation
❑ l'humidité, la projection d'eau, l'immersion
❑ les ambiances corrosives
❑ les perturbations électromagnétiques
❑ les rayonnements nucléaires
❑ les accélérations et la pesanteur
❑ l'alimentation électrique du capteur .
23
❑ Zc, l’impédance du capteur
Soit g, la grandeur d’influence agissant sur Vm. Une variation dg de g produit une variation
dvm de vm :
Si on suppose que
𝜕𝑍𝑘𝑖 𝜕𝑍𝑐
=
𝜕𝑔 𝜕𝑔
𝜕𝑉𝑚 𝜕𝑉𝑚
∑ =−
𝜕𝑍𝑘𝑖 𝜕𝑍𝑐
𝑖
𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
𝑍𝑐 + 𝑍𝑘
Ce qui implique :
𝜕𝑉𝑚 𝑍𝑐
=−𝑒
𝜕𝑍𝑘 (𝑍𝑐 + 𝑍𝑘 )2
𝜕𝑉𝑚 𝑍𝑘
=𝑒
𝜕𝑍𝑐 (𝑍𝑐 + 𝑍𝑘 )2
Lorsque les 2 impédances du montage potentiomètre sont égales, l’effet des grandeurs
d’influence s’annule. 𝑍𝑐 = 𝑍𝑘 .
24
Si la source du potentiomètre varie de e à 𝑒 + ∆𝑒, cela produit alors une variation :
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑚è𝑡𝑟𝑒 .
𝑍𝑐0 𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑉𝑚0 + ∆𝑉𝑚 = 𝑒 + 𝑒
𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘 𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘
𝑍𝑐0 𝑑𝑍𝑐
𝑒 ≫ 𝑒
𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘 𝑍𝑐0 + 𝑍𝑘
De très nombreux capteurs sont basés sur le pont résistif de Wheatstone. Ils fournissent un
signal proportionnel à la grandeur physique que l’on désire connaître, comme par exemple
une contrainte mécanique (image d’une force), d’une pression barométrique (image par
exemple d’une altitude ou d’une vitesse), etc..
Le pont de Wheatstone est le circuit le mieux adapté pour la mesure de petites variations de
résistances électriques.
25
On suppose que l’impédance de l’appareil de mesure placé entre A et B est infinie, alors :
𝐼1 = 𝐼𝐶 𝑒𝑡 𝐼3 = 𝐼4
𝑉𝑚0 = 𝑉𝐴 − 𝑉𝐵
𝑉𝑚 = 𝑉𝑚0 + ∆𝑉𝑚
𝑉𝐴 = 𝑉𝐵
𝑉𝑚 = (𝑉𝐴 − 𝑉𝐷 ) − (𝑉𝐵 − 𝑉𝐷 )
𝑍4
(𝑉𝐵 − 𝑉𝐷 ) = 𝑒
𝑍3 + 𝑍4
𝑍𝑐
(𝑉𝐴 − 𝑉𝐷 ) = 𝑒
𝑍𝑐 + 𝑍1
𝑍3 𝑍𝑐 − 𝑍1 𝑍4
𝑉𝑚 = 𝑒
(𝑍𝑐 + 𝑍1 )(𝑍3 + 𝑍4 )
𝑍1 𝑍4 = 𝑍𝑐0 𝑍3
𝑍3 (𝑍𝑐 + 𝑍1 ) − (𝑍3 𝑍𝑐 − 𝑍1 𝑍4 )
= 𝑒
(𝑍𝑐 + 𝑍1 )2 (𝑍3 + 𝑍4 )
26
𝑍1
= 𝑒
(𝑍𝑐 + 𝑍1 )2
𝑒
𝑆 =
4𝑍𝑐0
En général on a pour un pont équilibré 𝑍1 = 𝑍𝑐0 ce qui implique que la sensibilité du pont est
𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐
(𝑉𝐴 − 𝑉𝐷 ) = 𝑒
𝑍𝑐 + 𝑍1
𝑍4
(𝑉𝐵 − 𝑉𝐷 ) = 𝑒
𝑍3 + 𝑍4
Pour une tension d’alimentation 𝑒 + ∆𝑒, on a :
𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 𝑍4
= ∆𝑒[ − ]
(𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐 ) + 𝑍1 𝑍3 + 𝑍4
𝑍1 𝑑𝑍𝑐
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑛𝑡 ≈ ∆𝑒
(𝑍1 + 𝑍𝑐0 )2
27
La sensibilité aux variations de la source de tension est beaucoup plus importante pour le
potentiomètre que pour le pont :
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑛𝑡 ≪ (𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑚è𝑡𝑟𝑒
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑛𝑡
Le rapport (𝜕𝑉𝑚) est de l’ordre de variation relative de l’impédance du capteur :
𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑚è𝑡𝑟𝑒
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑛𝑡 𝑑𝑍𝑐
=
(𝜕𝑉𝑚)𝑝𝑜𝑡𝑒𝑛𝑡𝑖𝑜𝑚è𝑡𝑟𝑒 𝑍1 + 𝑍𝑐0
Pour des variations de Zc de l’ordre du %, le pont est 100 fois moins sensible aux instabilités
de la source que le potentiomètre.
𝜕𝑉𝑚 𝜕𝑉𝑚
∑ =−
𝜕𝑍𝑘𝑖 𝜕𝑍𝑐
𝑖
𝜕𝑉𝑚
=
On a alors : 𝜕𝑍𝑐
𝑍3 − 𝑍4 𝑍𝑐 + 𝑍1
2
=
(𝑍3 + 𝑍4 ) (𝑍1 + 𝑍𝑐 )2
𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
4𝑍𝑐0 + 2𝑑𝑍𝑐
C’est une équation non linéaire à cause de 𝑑𝑍𝑐 au dénominateur. La correction consiste alors
à réduire voir éliminer l’effet de non linéarité du pont par la suppression de 𝑑𝑍𝑐 du
dénominateur.
28
Ce résultat peut être obtenu de plusieurs méthodes :
Le travail en régime des petites variations consiste à réduire 𝑑𝑍𝑐 de sorte à pouvoir négliger
son effet au dénominateur.
Dans le cas du pont de Wheatstone on doit choisir une plage de variation 𝑑𝑍𝑐 telle que
2𝑑𝑍𝑐 ≪ 4𝑍𝑐 . Dans ce cas l’expression de 𝑉𝑚 peut s’écrire :
𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
4𝑍𝑐
Dans ce type de montage, deux branches du pont sont constituées des impédances capteurs
à paramètres identiques mais dont les sens de variation en fonction de la variation du
mesurande sont opposés l’un par rapport à l’autre :
𝑍1 = 𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐1
𝑍𝑐 = 𝑍𝑐0 + 𝑑𝑍𝑐2
l’expression de 𝑉𝑚 devient
𝑑𝑍𝑐2 − 𝑑𝑍𝑐1
= 𝑒
4 𝑍𝑐0 + 2 (𝑑𝑍𝑐1 + 𝑑𝑍𝑐2 )
𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
2 𝑍𝑐0
𝑑𝑍𝑐
𝑉𝑚 = 𝑒
2 𝑍𝑐0
29