0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
90 vues17 pages

La couche 2 : Liaison de données OSI

Transféré par

Malga Khalil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
90 vues17 pages

La couche 2 : Liaison de données OSI

Transféré par

Malga Khalil
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

III. COUCHE 2.

LA COUCHE LIAISON DE DONNEES

III.1 Les normes de réseau local

Le modèle OSI comprend 2 couches dites « matérielles » ; en opposition aux couches


logicielles. La couche 1 englobe les médias, les signaux ainsi que les bits se déplaçant sur
diverses topologies.

La couche Liaison de données a pour fonction de combler tous les manques de la couche
physique afin de permettre la communication réseau.

i - IEEE et le modèle OSI

Les normes IEEE sont actuellement les normes pré dominantes. Selon l’IEEE, on divise la
partie matérielle du modèle OSI en 2 parties :

o La norme LLC 802.2, ne dépendant pas de la technologie du média utilisé


o Les éléments spécifiques, tributaires de la technologie, qui intègrent la couche
physique du modèle OSI

De plus cette division sépare la couche Liaison de données en 2 parties :

o Media Access Control (MAC) : transmission vers le bas jusqu’au média


o Logical Link Control (LLC) : transmission vers le haut jusqu’à la couche réseau

La norme IEEE définit ses propres PDU, ses interfaces, et ses protocoles qui chevauchent les
couches 1 et 2 du modèle OSI.

La principale raison de cette différence est le fait qu’OSI est un modèle convenu et que l’IEEE
a écrit ses normes après afin de faire face à différents problèmes réseaux.

L’autre différence à noter est au niveau de la carte réseau. En effet, une carte réseau contenant
l’adresse matérielle (MAC) de couche 2, elle devrait être classé dans les équipements de
couche 2. Cependant, elle comprend également un émetteur récepteur de couche 1. Dès lors,
il serait exact de dire qu’elle appartient aux couches 1 et 2 du modèle OSI.
Figure 3.1 : Différences entre le modèle OSI et les spécifications de l’IEEE

ii - Les adresses MAC

Une adresse MAC est une adresse matérielle ; c'est-à-dire une adresse unique non
modifiable par l’administrateur et stockée sur une mémoire morte (ROM) de la carte réseau.

Les adresses MAC comportent 48bits et sont exprimées sous la forme de 12 chiffres
hexadécimaux :

o 6 chiffres sont administrés par l’IEEE et identifient le fabricant de la carte


o 6 chiffres forment le numéro de série de la carte

On peut les représenter de 2 manières différentes : par groupe de 4 chiffres séparés par des
points ou par groupe de 2 chiffres séparés par des tirets

Exemple : 0000.0c12.3456 OU 00-00-0c-12-34-56

Les LANs de type Ethernet et 802.3 sont des réseaux dits de broadcast, ce qui signifie que tous
les hôtes voient toutes les trames. L’adressage MAC est donc un élément important afin de
pouvoir déterminer les émetteurs et les destinataires en lisant les trames.

Le principal défaut de l’adressage MAC est qu’il est non hiérarchique, on ne peut pas faire de
classement des adresses.
iii - Le verrouillage de trames

Une Trame est le PDU de couche 2. Le verrouillage de trame est un concept permettant
de récupérer les informations essentielles normalement impossible à obtenir avec les trains
binaires comme par exemple :

o Quels sont les ordinateurs en communication ?


o Début et fin de la communication
o Quelles sont les erreurs survenues ?
o Qui est autorisé à parler ?

Une trame s’est donc comme un tableau encadrant les bits et ajoutant les informations
nécessaires à la compréhension de ces bits par les hôtes voir Figure 4.2.

Figure 3.2 : Train de bits

iv - Structure de trame générique

Figure 3.3 : Les champs d’une trame générique

o Champ de début de trames : annonce l’arrivée d’une trame

o Champ d’adresse : contient les informations d’identification (source et destination)

o Champ de longueur/type : dépend de la technologie, il peut indiquer la longueur de la


trame, le protocole de couche 3 ou encore rien du tout
o Champ de données : contient les informations à transmettre, parfois accompagnés
d’octets de remplissage pour que les trames aient une longueur minimale à des fins de
synchronisation

o Champ de FCS : permet de détecter les erreurs, c’est une séquence de contrôle
permettant au destinataire de vérifier le bon état de la trame.
o Exemple : le CRC ou code de redondance cyclique : calculs polynomiaux sur les
données. Champ de fin de trame : permet d’annoncer la fin de la trame

III.2 Les sous couches LLC et MAC

i - Le contrôle de lien logique (LLC)

La sous couche LLC a été créé afin de permettre à une partie de la couche liaison de
données de fonctionner indépendamment des technologies existantes.

Cela assure la polyvalence des services fournis aux protocoles de couche réseau situés en amont
de cette couche tout en communiquant avec les différentes technologies utilisés pour véhiculer
les informations entre la source et la destination.

Le rôle de cette sous-couche est de réceptionner le paquet IP et d’y ajouter les informations de
contrôle pour en faciliter l’acheminement jusqu’à la destination. Elle ajoute 2 éléments
d’adressage décrit dans la spécification LLC 802.2:

o Le point d’accès DSAP : point d’accès SAP du nœud réseau désigné dans le champ de
destination du paquet
o Le point d’accès SSAP : point d’accès au service du nœud réseau désigné dans le champ
source du paquet

SAP : point d’accès au service : champ de la spécification d’une adresse définie par la norme
IEEE 802.2

La sous couche LLC gèle les communications entre les dispositifs sur une seule liaison réseau.

La norme IEEE 802.2 définit un certain nombre de champs dans les trames, lesquels permettent
à plusieurs protocoles de couche supérieur de partager une liaison de données physique.
Ce paquet IP encapsulé se rend ensuite à la sous-couche MAC ou la technologie utilisée effectue
une encapsulation supplémentaire.

ii - La sous-couche MAC

La sous-couche MAC concerne les protocoles que doit suivre un hôte pour accéder au
média. Dans un environnement de média partagé, il permet de déterminer quel ordinateur peut
parler. On distingue 2 types de protocoles MAC:

o Déterministes : chacun son tour


o Exemple : Token Ring
o Non déterministe : premier arrivé premier servi
o Exemple : Ethernet

Ethernet est un réseau à diffusion développé à l’origine par les sociétés Xerox, Intel et Digital
Equipment. L’IEEE a ensuite normalisé ce réseau par la norme IEEE 802.3, reprise ensuite par
l’ISO sous la norme 8802-3.
C’est une technologie de niveau liaison du modèle OSI, qui s’est imposée et équipe
actuellement la quasi-totalité des réseaux locaux d’entreprise (LAN). Les Protocol Data Unit
(PDU) transmis par Ethernet sont appelés des trames. Ethernet (V2) et IEEE 802.3 ont un
format de trames légèrement différent et les deux sont généralement utilisés (cohabitent) dans
un réseau Ethernet, mais pas forcément par tous les équipements.
III.2.1 Ethernet V2
A. Format de la trame Ethernet V2
Ce sont les trames généralement transmises par les équipements terminaux :

Figure 3.4 : Trame Ethernet

B. Description des champs de la trame Ethernet V2


Préambule : (8 octets)
Annonce le début de la trame et permet aux récepteurs de se synchroniser. Il contient 8
octets dont la valeur est 10101010 (on alterne des 1 et des 0), sauf pour le dernier octet dont les
2 derniers bits sont à 1.
Adresse Destination : (6 octets)
Adresse MAC de l’interface (carte d’accès) Ethernet destinataire de la trame. On représente
une adresse Ethernet comme ses 6 octets en hexadécimal séparés par des ’:’.
Exemple : [Link]
Une seule trame peut avoir plusieurs destinataires. En effet, le format des adresses MAC permet
de coder 3 types de destinations :
· Unicast : (mono-diffusion) un destinataire unique (celui qui possède cette adresse MAC) ;
· Multicast : (mutil-diffusion) un groupe d’interfaces est destinataire. Ce sont des adresses
dont le bit de poids faible du premier octet est 1 (exemple : [Link]).
· Broadcast : (diffusion générale) c’est l’adresse [Link]. Elle correspond à toutes les
interfaces Ethernet actives sur un réseau Ethernet (tous les équipements se reconnaissent
dans cette adresse)

Adresse Source : (6 octets)


Adresse MAC de la carte Ethernet émettrice de la trame. C’est forcément une adresse
unicast.
EtherType : ou type de trame (2 octets)
Indique quel protocole est concerné par le message. La carte réalise un démultiplexage en
fournissant les données au protocole concerné.
Quelques types courants (en hexadécimal) définis par la RFC 1700.
· 0x0600 : Xerox Network Systems
· 0x0800 : IPv4 (Internet Protocol version 4)
· 0x8100 : 802.1Q (encapsulation vlan)
· 0x0805 : X.25 niveau 3
· 0x0806 : ARP (Address Resolution Protocol)
· 0x8035 : RARP (Reverse ARP)
· 0x8137 et 0x8138 : Novell.
· 0x86DD : IPv6 (Internet Protocol version 6)
· 0x880B : PPP (Point-to-Point Protocol)
· 0x8847 : MPLS (Multi-Protocol Label Switching)

Données : (46 à 1500 octets)


Les données véhiculées par la trame. Sur la station destinataire de la trame, ces octets seront
communiqués à l’entité (protocole) indiquée par le champ EtherType. Notons que la taille
minimale des données est 46 octets. Des octets de bourrage (padding) à 0, sont utilisés pour
compléter des données dont la taille est inférieure à 46 octets.

CRC : (Cyclic Redundancy Code) Champ de contrôle de la redondance cyclique. Permet de


s’assurer que la trame a été correctement transmise et que les données peuvent donc être
délivrées au protocole destinataire.

Le polynôme générateur de ce CRC est :


G(x) = x32 + x26 + x23 + x22 + x16 + x12 + x11 + x10 + x8 + x7 + x5 + x4 + x2 + x + 1
C. Ethernet 802.3
Ces trames sont principalement utilisées par les switchs Ethernet qui implémentent
certains protocoles de gestion du réseau Ethernet, notamment IEEE 802.1D (Spanning Tree) :

Figure 3.5 : Trame 802.3

Par rapport à la trame Ethernet V2, seul change le champ EtherType qui est remplacé par
un champ Longueur qui indique la longueur de la trame. Dans ce cas, les données de la trame
contiennent un PDU de la sous-couche LLC (de type 1, 2 ou 3).

III.2.2 Technologie Token Ring


Le Token Ring est le protocole le plus répandu après Ethernet. Il a été développé par IBM. Sa
popularité est due au fait qu'il fonctionne avec les produits IBM et les produits non IBM. Le
TOKEN ring utilise la technologie du jeton non adressé sur anneau.

L'anneau se présente sous la forme d'un bis unidirectionnel fermé.


Dans le cas d'Ethernet s'était bidirectionnel. De façon simple, un anneau à jeton consiste en un
ensemble de station connecté en série par un seul support de transmission, le jeton passe d'une
station active en une autre en suivant l'unique sens de transmission prédéfini.

La station qui souhaite émettre une trame d'information doit attendre que le jeton marqué libre
passe au niveau de son répéteur et s'en saisir. Une fois que la station rentre en possession du
jeton, elle peut émettre une ou plusieurs trames d'informations. Elle marque aussi le jeton
occupé et l'insère dans la trame concernée.

La trame circule le long de l'anneau de station en station (principe de diffusion : c'est-à-


dire une station émet toutes les autres peuvent capter son message). Chacune des stations qui
en sont destinatrice recopie cette trame et y positionne "1" ou plusieurs bits pour indiquer le
statut de réception (bonne ou mauvaise réception) et la réinjecte dans la boucle.

C'est l'adresse contenue dans une trame en circulation dans l'anneau qui détermine la
ou les stations destinataire. Lorsque la trame d'information revient à quitter à la station qui
l'avait émise, cette dernière la retire de l'anneau et rend le jeton en le marquant libre, sinon la
trame continue à circuler pendant un nombre illimité de fois.

NB : La station qui ne veut pas émettre ou qui n'est destinataire du message doit laisser passer
le jeton sens le modifier à la station suivante.

A. Algorithme du fonctionnement :

1. La station qui veut émettre doit attendre que le jeton lui parvienne
2. La station vérifie si le jeton n'est pas libre, il le laisse sans le modifier.
3. Si le jeton n'est pas libre, il le laisse.
4. Si le jeton est libre, la station le saisit.
5. Cette station émet une ou plusieurs trames d'information.
6. Le jeton en circulation dans le réseau sera maintenant marqué occupé.
7. Les stations destinatrices ne peuvent que recevoir le message.
8. Elles contrôlent si le message est arrivé dans les bonnes conditions ou pas.
9. Si la réception est bonne, la station destinataire renvoie sur le réseau le même message
en ajoutant deux autres informations qui sont l'adresse et l'acquisition (OK, la
configuration de la bonne qualité de réception)
10. La trame d'information et le jeton vont venir sur la station émettrice.
11. La station émettrice marquera jeton libre si la transmission a été bonne

Dans l'anneau les répéteurs sont reliés 2 à 2 en liaison point à point de manière à former
une boucle. Le répéteur amplifie et régénère les signaux qu'il reçoit sur chacun des segments
de câbles. Il ne mémorise pas les bits, l'anneau est une structure active car il utilise les
amplificateurs.

B. Avantage et inconvénients
Avantages
· C'est topologie active : chaque station régénère le signal avant de passer le jeton ou la trame
à la suivante.
· Nous notons l'absence du préambule dans le format de trame MAC. Celui-ci est rendu inutile
par le fait que toute s les stations sont actives donc synchronisées en permanence.
· Facilité d'ajouter ou de retirer une station du réseau.
Inconvénients

· Le coût élevé, car il faut un matériel propre à la connexion de chaque station (répéteur, câble
et connecteur)
· Une coupure sur le support de transmission met fin au bon fonctionnement du réseau.

D'autres parts l'utilisation du jeton non adressé en anneau impose certaines contraintes
techniques :

· Eviter la perte de celui-ci dans le réseau. L'émission des trames par une station est rendue
impossible.
· Eviter la perte de l'adresse source à l'intérieur d'une trame émise (le retrait du jeton par la
station source devient impossible)
· Vérifier la connexité de l'anneau (il faut les trames qui contrôlent le bon fonctionnement de
l’anneau : anneau coupé fonction inactive etc.)

Figure 3.6 : Trame Token Ring et Jeton

III.2.3 Technologie FDDI « Fiber Distributed Data Interface »

FDDI, standard de l'American National Standard Institute (ANSI), est un réseau à


contrôle d'accès par jeton. Avec un débit nominal de 100 Mbit/s, des distances de raccordement
pouvant atteindre 200 Km, l'interconnexion potentielle de 500 stations, ce réseau offre un
niveau très élevé de performances.
Il peut être utilisé comme tous les réseaux locaux se réclamant des normes de type IEEE 802.x.
Cependant, le débit élevé qu'il permet, le porte à fédérer d'autres réseaux à débits plus faibles.

La structure du réseau
Elle est basée sur deux boucles unidirectionnelles en fibres optiques multimodes (le
surcoût relatif à l'emploi de fibres monomodes n'est pas justifié pour 100 Mbit/s de débit).

La source lumineuse est générée par des diodes électroluminescentes (LED) et non par
un laser, pour des raisons de coût, et surtout par la nécessité de connecter de manière directe,
les stations sur la fibre optique (évite les risques d'accidents oculaires).

Deux classes de stations sont définies par l'ANSI :

Celles de classe A sont reliées aux deux fibres alors que celles de classe B, moins chères,
ne se connectent qu'à une seule fibre. Ces 2 types de stations peuvent cohabiter sur un même
réseau, via un concentrateur d'anneau. Le choix de la classe A ou B est fonction du degré
souhaité de tolérance aux pannes.

Le sous-système d'administration SMT (Station ManagemenT) surveille le bon


fonctionnement du réseau. Le taux d'erreur admissible est de l'ordre d'un bit erroné pour 2,5 x
10(puissance10) bits transmis.

La transmission
Elle se fait dans un sens sur une boucle, et en sens inverse sur l'autre boucle, ce qui assure
une meilleure fiabilité. Si une coupure accidentelle d'une boucle survient, la seconde sert de
secours. De même, si les deux boucles sont coupées au même point, elles pourront être
reconfigurées en une seule, avec un sens de transmission unique. Le parcours, pratiquement
doublé, induira alors, des temps de propagation multipliés par deux.

En cas de défaillance d'une partie constitutive du réseau, un relais optique, dans chaque
station, permet d'effectuer la reconfiguration automatique du réseau ou le retrait d'une station.

Le codage
Celui utilisé n'est pas le codage Manchester jugé trop coûteux (il nécessite un débit effectif
de 200 Mbit/s pour avoir 100 Mbit/s de débit nominal) mais le codage 4B/5B. Il consiste à
associer à un groupe de 4 bits, un mot de code de 5 bits appelé symbole. Sa particularité réside
dans le fait qu'il y a, au plus 2 zéros consécutifs par symbole. Les données codées 4B/5B sont
émises en mode NRZI. Ce dernier produit une transition du signal sur la ligne pour chaque bit
à 1 transmis, et aucune transition si le bit transmis est à 0. Un préambule relativement long
précède chaque trame émise pour permettre au récepteur de se synchroniser avec l'émetteur.
Une stabilité d'horloge de 0,005% permet l'émission de trames de 4500 octets, sans perte de la
synchronisation bit, malgré la dérive de l'horloge du récepteur.

Figure 3.7: La trame FDDI

III.3 Le modèle TCP/IP

III.3.1 Présentation de TCP/IP

La forme actuelle de TCP/IP résulte du rôle historique que ce système de protocoles a


joué dans le parachèvement de ce qui allait devenir Internet. A l'instar des nombreux
développements de ces dernières années, Internet est issu des recherches lancées aux Etats-Unis
par le DOD, département de la défense.

A la fin des années 60, les officiels du DOD se rendent compte que les militaires du
département de la défense possèdent une grande quantité de matériel informatique très divers,
mais ces machines travaillent pour la plupart de manière isolées ou encore en réseaux de taille
très modeste avec des protocoles incompatibles entre eux, ceci rendant une interconnexion
impossible.

Les autorités militaires se sont alors demandé s'il était possible, pour ces machines aux
profils très différents, de traiter des informations mises en commun. Habitués comme ils le sont
aux problèmes de sécurité, les responsables de la défense ont immédiatement réalisé qu'un
réseau de grande ampleur deviendrait une cible idéale en cas de conflit. La caractéristique
principale de ce réseau, s'il devait exister, était d'être non centralisée.
Ses fonctions essentielles ne devaient en aucun cas se trouver en un seul point, ce qui le
rendrait trop vulnérable. C'est alors que fut mis en place le projet Arpanet (Advanced Research
Projects Agency du DOD), qui allait devenir par la suite le système d'interconnexion de réseau
qui régit ce que l'on appelle aujourd'hui l'Internet : TCP/IP.

TCP/IP est un modèle comprenant 4 couches :

Figure 3.8 : Les 4 couches de TCP/IP

III.3.2 Protocole orienté/non orienté connexion

Protocole : Ensemble formel de règles et de conventions qui régit l’échange d’informations


entre des unités en réseau

Dans un protocole orienté connexion, TCP/IP établit un dialogue entre la source et le


destinataire pendant qu’il prépare les informations de la couche application en segments. Il y a
alors un échange de segments de couche 4 afin de préparer une communication et donc une
connexion logique pendant un certain temps.

Cette communication faisant appel à un circuit logique temporaire est appelé commutation
de paquets, en opposition à la commutation de circuits supposant elle un circuit permanent.

Un protocole non orienté connexion envoie les données sur le réseau sans qu’un circuit ait été
établi au préalable.

III.3.3 Comparaison entre OSI et TCP/IP

Ces deux protocoles sont très similaires, dans la mesure où les 2 sont des modèles de
communication à couche et utilisent l’encapsulation de données.

On remarque cependant deux différences majeures :


o TCP/IP regroupe certaines couches du modèle OSI dans des couches plus général

o TCP/IP est plus qu’un modèle de conception théorique, c’est sur lui que repose le réseau
Internet actuel

Figure 3.9 : Les modèles OSI et TCP/IP


III.4 EXERCICES

Exercice 1 :

Classez les sept couches du modèle OSI dans l’ordre décroissant. Affectez à chaque couche un nom
qui vous aidera à vous en souvenir. Ensuite, répertoriez les mots clés et les expressions décrivant au mieux les
caractéristiques et les fonctions de chacune d'elle.

Exercice 2 :

a- C’est quoi un réseau local ?


b- L'architecture des réseaux locaux ne concerne que les deux couches basses du modèle OSI, les quelles
?
c- Donner les principales topologies utilisées dans les réseaux locaux ?

d- Deux types de topologies hybrides sont aussi fréquemment utilisées : La topologie étoile/bus et la
topologie étoile/anneau. Donné le schéma de chacune ?
e- Quelle est la différence entre topologie logique et topologie physique ?

Exercice 3

1. Donner le schéma du câble RJ45 direct (droit).


2. Donner le schéma du câble RJ45 Croisé.
3. A quoi sert le câble Rj45 direct.
4. A quoi sert le câble Rj45 Croisé.

Exercice 4:

Vous devez construire une architecture de réseau local dans une salle informatique contenant 15 postes
de travail. Le réseau local choisi est un Ethernet à 10 Mbit/s. Vous avez à votre disposition un extrait d’une
documentation technique :
1. Quel type de câblage préconiseriez-vous ?
2. Calculez le nombre de segments de câbles nécessaires.

Question 1. La trame Ethernet

Le format de l'information qui passe sur le médium de communication est le suivant, ce qui est en gras
matérialise la trame Ethernet :

1. Quelle est la longueur d'une trame minimum ?


2. Quelle est la longueur minimum de données transportables ?
3. Pourquoi la couche physique ajoute un préambule ?

Voici la trace hexadécimale d’une communication point à point prélevée par un espion de
ligne (SNOOP):

00: 0800 2018 ba40 aa00 0400 1fc8 0800 4500 .. ..@........E.
16: 0028 e903 4000 3f06 6a5c a3ad 2041 a3ad .(..@.?.j\.. A..
32: 80d4 0558 0017 088d dee0 ba77 8925 5010 ...X.......w.%P.
48: 7d78 1972 0000 0000 0000 0000 0000 0000 }x.r............

Ø Retrouver les champs de la trame Ethernet dans la trace hexadécimale précédente.

Question 2. Adressage (adresse MAC)

Voici un exemple d’adresse Ethernet (6 octets) : [Link]


Deux machines peuvent-elles posséder la même adresse Ethernet ? Pourquoi ?

Voici la trace d’une communication point à point prélevée par un espion de ligne (SNOOP) :

ETHER: ----- Ether Header -----


ETHER: Packet 1 arrived at [Link].10
ETHER: Packet size = 64 bytes
ETHER: Destination = [Link], Sun
ETHER: Source = [Link], DEC (DECNET)
ETHER: Ethertype = 0800 (IP)
à comparer avec une communication à un groupe:
ETHER: ----- Ether Header -----
ETHER: Packet 1 arrived at [Link].78
ETHER: Packet size = 60 bytes
ETHER: Destination = [Link], (broadcast)
ETHER: Source = [Link], Sun
ETHER: Ethertype = 0806 (ARP)

Ø Quel champ, par sa valeur permet de différencier les deux types de traces pour les communications à
un seul destinataire ou à plusieurs destinataires ?

Question 3 : réseau Ethernet 10 base T


1. Comment fonctionne un répéteur Ethernet 10 base T (un « hub ») ?
2. Comment fonctionne un commutateur Ethernet 10 base T (un «lan switch») ?
3. Quel est la différence de fonctionnement d'une carte Ethernet en mode «Ethernet half duplex» et en
mode «Ethernet full duplex» ?

Question 4 : réseau "fast ethernet" (Ethernet 100 base T)


1. Quelles sont les principales similitudes entre le réseau Ethernet 10 base T et le réseau Ethernet 100
base TX ?
2. Et les principales différences ?

Questions 5 : réseau Fibre optique


1. Quelles sont les différents types de connecteurs pour la fibre optique ?
2. Pour relier deux switch en fibre optique, quel équipement doit être utilisé ?
3. Quel est la différence entre fibre monomode et multimode ?
4. Une jarretière optique sert à quoi ?

Vous aimerez peut-être aussi