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Normes culturelles et inclusion numérique en Afrique

Ce document décrit la diversité des normes sociales et culturelles en Afrique, avec des exemples montrant la coexistence de normes traditionnelles et modernes. Il examine également les défis posés par la mondialisation et la pluralité croissante des cultures en Afrique.

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Alain Tchobang
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Normes culturelles et inclusion numérique en Afrique

Ce document décrit la diversité des normes sociales et culturelles en Afrique, avec des exemples montrant la coexistence de normes traditionnelles et modernes. Il examine également les défis posés par la mondialisation et la pluralité croissante des cultures en Afrique.

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Les normes sociales et culturelles en Afrique : une diversité épatante

L’existence d’une pluralité des normes a souvent été évoquée comme une particularité de
l’Afrique contemporaine. Il faut cependant rappeler que, si cette pluralité prend aujourd’hui
en Afrique des formes particulières, parfois paroxystiques, la coexistence de normes
différentes n’est ni un phénomène spécifiquement africain, ni un phénomène spécifiquement
contemporain. Il reste néanmoins que les sociétés africaines postcoloniales semblent à
l’évidence caractérisées par un pluralisme accentué ou particulier, une sorte de "sur-
pluralisme des normes, ou l’on peut sans difficultés reconnaître diverses traces ou divers
effets de l’histoire récente du continent. À l’immense variété des situations précoloniales,
s’est surajouté un système juridique, administratif et politique très spécifique de la
colonisation, puis un État postcolonial modelé, pour partie, sur le système occidental et pour
partie sur le système soviétique. Ces États, qui ont successivement connu en quarante ans,
partis uniques, régimes militaires et conférences nationales, sont aujourd’hui en crise
profonde et en réforme permanente, contrôlant peu ou mal des sociétés au fonctionnement
fort éloigné des normes officielles, où de multiples normes informelles" semblent régler les
comportements et, entre autres, permettre la survie. Pour parler de faits sur le continent donc
la liste serait inexhaustive nous pouvons constater que :

Fait : Il n’était pas rare, vers les années 60, de trouver un paysan bantou du sud-Cameroun
travaillant dans son champ de cacaoyers, un poste radio posé sur un arbuste et qui, au
moment même où il suit des informations ou de la musique diffusées par la radio, était
capable d’interpréter un message du tam-tam (nkou) venu du village voisin annonçant une
convocation d’une assemblée urgente du village. Constat : Ici il y a diversité des médias.

Problèmes : Il se dessine en Afrique une concurrence des médias entre ceux des cultures
africaines traditionnelles et ceux apportés par la techno science ; Chez la même personne se
trouve déjà une diversité culturelle que nous rappellent ces deux médias. Dès lors, se posera
le problème des niveaux de compréhension quand il s’agit de la diversité des cultures.

Nous sommes dans une grande ville africaine (Abidjan), au bord de la rue à côté d’un hôtel
d’un quartier populaire (Marcory) chez un vendeur de journaux, et nous pouvons voir exposés
côte à côte : Amina (revue féminine dont la cible est représentée par les jeunes femmes
africaines et par les élites féminines africaines) peinant à nous vanter une certaine Bâ qui, bien
mince, serait le symbole de la beauté africaine ; b) Elle (revue féminine française) narrant les
progrès dans l’amaigrissement d’Angelina Jolie, ange de Hollywood et c) Ebony (journal
féminin de l’élite afro-américaine), nous présentant un médecin hilare et presque comique
qui se félicite d’avoir participé à la chirurgie esthétique du nez d’un certain chanteur nommé
Jackson.

Constat : La diversité culturelle est ici en plein milieu de l’Afrique, diversité suivant la
trajectoire du commerce triangulaire. Dans ce coin de la rue de Marcory en pleine Côte
d’Ivoire, nous vivons à la fois sous le rythme de l’Afrique (Amina), de la France (Elle) et
des usa (Ebony).

Problème : Comment poser la question de la diversité culturelle au moment où il y a


globalisation culturelle ?

Regard sur les apports des droits numériques et l’inclusion

Selon Huawei, l’inclusion numérique est un précieux levier pour réduire les inégalités en
Afrique.

L’Afrique subsaharienne avance à grands pas vers l’inclusion numérique, nous notons d’ores
et déjà que les technologies imprègnent le quotidien des 396millions d’africains qui
détiennent un compte bancaire mobile. Nous assistons à bien plus encore, l’avènement des
nouvelles technologies ont permis et pour ne citer que ceux-ci :

Désenclavement les zones rurales

L’accès à des plateformes de paiement électronique permet à une majorité de personnes,


autrefois exclues du système bancaire, de gérer des fonds en toute liberté. En ville comme
dans les campagnes, les acteurs d’une économie qui demeure largement informelle ont ainsi
accès aux services financiers, prêts compris, sans passer par la case « banque »

Dans de nombreux pays, désormais, les agriculteurs peuvent se renseigner en temps réel sur
les cours des produits sur les marchés. Ou encore, suivre via des applications dédiées, la
gestation de leur bétail, en vue d’améliorer leur production laitière – et donc leurs revenus.
Beaucoup reste à faire, cependant, et dépend d’une volonté politique forte pour étendre la
couverture des réseaux à l’échelle des territoires nationaux.

L’autonomisation des femmes

En cause, les hésitations des investisseurs privés, dans des régions où la majorité de la
population ne paraît pas solvable. Or, l’infrastructure de réseau, l’abordabilité des services, la
disponibilité de contenus pertinents et les compétences numériques doivent être
développées, afin de réduire les inégalités entre zones urbaines et rurales, mais aussi entre
hommes et femmes.

Corrélation entre normes socioculturelles africaines et la réalisation du droit numérique et


inclusion

L’implémentation des nouvelles technologies en Afrique à été ponctuelle et quelque peu


brutale, la venue de machines dans un peuple où tout se fait à la main ; l’arrive de l’ère
numérique dans un peuple où l’on écoutait la nature et ses composantes.

Nous devons toutes ces réalisations au politiques de développement qui aujourd’hui


imprègnent toutes administrations du monde; l’Afrique à accueilli en son sein de nouvelles
valeurs et cultures qui ont apporté des modifications à ses normes socio-culturelles à elle.
Pouvons- nous aujourd’hui assisté à des conflits de valeurs ; se poserait-il le contraste de
perte de valeurs avec les réalisations du numérique en Afrique ? Quel serait donc l’intérêt de
chercher de nos jours les entraves des valeurs socio-culturelles de l’Afrique dans le monde
numérique ?

Les entraves des valeurs socio-culturelles Africaines sur la réalisation du droit numérique

Les croyances des peuples africains ; le monde numérique est une forme regroupant une
pléthore de cultures et croyance qui ne sont pas partagés de tous du coup on assisté au e
inadéquation des informations diffusées et des croyances des populations ; Sven Ove
HANSON dit à propos que «le savoir est d’abord une espèce de croyance ce que l’on ne croit
pas ne serait être du savoir » ce facteur s’oppose donc comme une limite à l’idéal de l’inclusion
numérique.
En Afrique nous déplorons également l’important effet qu’à encore le stéréotype de genre
dans le monde de numérique en particulier et le monde des métiers techniques en général
qui est une vraie nuisance pour l’inclusion numérique car les femmes qui représentent une
grande partie des populations africaines sont mises à l’écart.

Il se pose également en Afrique les problèmes économiques visible par la pauvreté , le


chômage ; de nombreux africains n’ont pas les moyens de suivre des contenus africains et
bien d’autres en ligne on assisté donc à ce fléau du piratage qui persiste et se manifeste
dorénavant par des téléchargements et des copies illicites de playlists de morceaux de
musique, de films, de séries, ou de vidéoclips. À Bamako par exemple, il y a toute une nouvelle
filière qui se développe autour des activités des marchands d’un genre nouveau se faisant
appeler « les téléchargeurs » et opérant comme des versions hors-ligne des plateformes et
applications telles qu’iTunes, Spotify

Les apports de la culture dans la réalisation du numérique et de l’inclusion

Dans les pays en développement et en Afrique en particulier la culture et sa transmission sont


en pleine transformation. Si traditionnellement les histoires se transmettaient oralement sous
« l'Arbre à Palabres », aujourd'hui les histoires sont diffusées via les smartphones, les tablettes
et les ordinateurs portables.

En tant qu’outil privilégié d’accès à l’Internet, le téléphone mobile constitue un canal ou un


terminal pouvant efficacement contribuer à la distribution, l’accès, la consommation et le
partage de contenus culturels africains sur Internet. L’accès à Internet via le mobile constitue
en soi un élément catalyseur de la culture de partage instantané de contenus entre les
individus (partage de vidéos, de musiques, de photos, etc.).

De nouvelles formes de créativité numérique ont conduit au développement de nombreuses


plateformes et applications mobiles qui favorisent tant l’émergence et la circulation de
nouvelles cultures numériques expressives que la convergence diversifiée et la mise en
réseaux d’expressions culturelles locales numérisées. Une étude du Balancing Act de
novembre 2014 dénombrait d’ailleurs plus d’une centaine de plateformes africaines dédiées
à la musique en ligne. L’Afrique du Sud est l’un des pays africains où le marché de la musique
sur support numérique est en plein essor, avec 107 % de croissance entre 2012 et 2013.

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