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CAT DEVANT UN TRAUMATISME SPLENIQUE
Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI
PLAN :
INTRODUCTION
FORME AIGUE CLASSIQUE : Contusion abdominale chez un homme jeune :
I- Interrogatoire
II- Tableau d’hémopéritoine
III- Signes orientant vers l’origine splénique de l’hémopéritoine
IV- Examen général
CONDUITE À TENIR :
I- Mesures thérapeutiques initiales
II- Traitement chirurgical
AUTRES FORMES CLINIQUES :
I- Formes symptomatiques et évolutives
II- Formes étiologiques
III- Formes selon l’age
PRONOSTIC ET RESULTAT
CONCLUSION
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CAT DEVANT UN TRAUMATISME SPLENIQUE
Dr Omar DAHMANI, Dr Amal BELCAID, Dr Ouafa EL AZZOUZI, Dr Hayat EL HAMI
INTRODUCTION :
- Les traumatismes de la rate sont fréquents et surviennent dans un contexte de contusion abdominale le
plus souvent.
- L’imprévisibilité de l’évolution impose l’hospitalisation de tout contu abdominal et sa surveillance
pendant une dizaine de jours.
- La symptomatologie est celle d’une hémorragie intra péritonéal, qui peut réaliser trois tableaux :
FORME AIGUE CLASSIQUE : Contusion abdominale chez un homme jeune :
I- Interrogatoire :
A- Traumatisme :
Heure, nature, point d’impact, direction, appuyé ou non :
Mécanisme :
- Traumatisme fermé : contusion par impact direct ou indirect (décélération, chute d’un lieu
élevé).
- Traumatisme ouvert : plaie par arme blanche ou arme à feu (orifices d’entrée et de sortie).
B- Traumatisé : âge, tares, ATCD, signes immédiats (syncope, douleur et irradiations)
II- Tableau d’hémopéritoine : pouls filant voire imprenable, TA abaissée et pincée, pâleur
(blessé blanc), sueurs, polypnée, extrémités froides, marbrures, soif intense, agitation,…
- matité déclive des flancs.
- abdomen légèrement ballonné et respire male.
- au toucher rectal : douleur et bombement du Douglas.
→ en cas de doute la ponction lavage du péritoine (PLP) ramènera un liquide sanglant.
III- Signes orientant vers l’origine splénique de l’hémopéritoine :
- Traumatisme de l’hypochondre gauche (HCG) : ecchymose, éraflures.
- Douleur spontanée de l’HCG, irradiation vers l’épaule gauche : signe de Kehr.
- Palpation : défense voire contracture de l’HCG.
- Percussion : matité de l’HCG.
IV- Examen général : recherche de lésions associées : crâne, membres, rachis, thorax, bassin,
fosses lombaires. On demande au blessé d’uriner.
CONDUITE À TENIR :
I- Mesures thérapeutiques initiales :
- Oxygénothérapie et/ou ventilation artificielle (fonction de l’état respiratoire).
- VVP de bon calibre x 2.
- Bilan : NFS (hématocrite, Hb), crase sanguine, groupage ABO et Rh.
- Remplissage : cristalloïdes en attendant le sang isogroupe iso Rh.
- Sonde urinaire.
On se trouve devant deux situations :
- L’état de choc ne répond à la réanimation : le blessé est conduit au bloc opératoire (BO).
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- L’état de choc régresse avec la réanimation : surveillance clinique de l’état hémodynamique et de
l’hémopéritoine, surveillance biologique, échographie + + : bilan précis des lésions splénique et
évolution de l’hémopéritoine, PLP (indispensable : si absence d’écho ou TDM).
II- Traitement chirurgical :
A- Voie d’abord médiane à cheval sur l’ombilic
B- Le geste chirurgical dépend de la nature des lésions spléniques et lésions abdominales
associées :
- Splénectomie totale si : - fracture pluri fragmentaire de la rate.
- éclatement de la rate.
- section complète du pédicule splénique.
- présence d’autre lésion intra - abdominale, majorant le
saignement (foie,
Vx).
- Splénectomie partielle : si fracture polaire supérieure ou inférieure : exérèse polaire au bistouri
électrique.
- Suture simple ou appuyé sur le gd épiploon : si plaie parenchymateuse.
- Si décapsulation étendue : compression par prothèse périsplénique, sinon colles biologique,
coagulation aux infra- rouges ou électrocoagulation. Si la lacération est plus profonde on appuie au
dessus de la prothèse par des ligatures au fil résorbable.
C- Exploration complète de tout l’abdomen sans oublier le diaphragme et la loge rénale.
D- Toilette et drainage de la loge splénique.
AUTRES FORMES CLINIQUES :
I- Formes symptomatiques et évolutives :
A- F. aigue : hémorragie interne gravissime rapidement mortelle en l’absence d’un remplissage
massif et rapide.
B- Rupture en deux temps : le blessé présente une syncope contemporaine du traumatisme,
suivie d’une période de rémission allant de quelque heures à quelque jours voire quelque semaines.
Hospitalisation systématique de tout contu abdominal : elle permet grâce à des examens répétés
cliniques et surtout échographiques de dépister un hématome sous-capsulaire ou périsplénique menacé
de rupture ou bien une hémorragie péritonéale progressive.
- Signes fonctionnels :
* Sensibilité sous costale gauche surtout si irradiation à l’épaule gauche.
* Dyspnée (ne pas la mettre sur le compte d’une fracture costale).
* Hoquet, toux.
* Tendances vertigineuses.
- Signes généraux :
* Fébricule 38°.
* Subictère (par résorption du sang).
* Tachycardie et TA instable.
- Signes physiques :
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* Défense douloureuse de l’HCG, douleur provoquée irradiant vers l’épaule gauche.
* Matité déclive dans un abdomen météorisé.
* Dl au Douglas.
- L’échographie posera ainsi une éventuelle indication chirurgicale.
II- Formes étiologiques :
Traumatisme splénique par une plaie pénétrante de l’abdomen au niveau de l’HCG ou une plaie
thoraco- abdominale gauche : SAT + ATB.
- Le traitement conservateur n’est réalisable qu’en cas de plaie isolée par arme blanche.
- Traitement éventuel d’une plaie diaphragmatique ou thoracique associée.
III- Formes selon l’age :
Chez l’enfant, le traitement doit être conservateur le plus possible.
PRONOSTIC ET RESULTAT :
- Mortalité : 10 – 15%
- Morbidité :
* Complications infectieuses (abcès sous phrénique)
* Complications thromboemboliques.
* Hémorragies.
* Fistules pancréatiques.
CONCLUSION :
- Surveillance rigoureuse de tout contu abdominal.
- La chirurgie s’impose chaque fois que la situation hémodynamique est incontrôlable.
- L’échographie est d’un gd apport : bilan lésionnel qui guide l’attitude thérapeutique et notamment
conservatrice.