Effet des fibres végétales sur bétons autoplaçants
Effet des fibres végétales sur bétons autoplaçants
et de la recherche scientifique
Université Mohamed Boudiaf - M’sila
Faculté de technologie
MEMOIRE
Présenté pour l’obtention du diplôme de
MASTER
THEME
Promotion : 2015/2016.
Résume :
L'utilisation des Bétons autoplaçant (BAP) c'est considérablement développée
au cours des dernières années et une attention grandissante est portée à l'étude de leurs
propriétés mécaniques et rhéologiques. L’incorporation des fibres dans la composition
du béton autoplaçant (BAP) à un intérêt qui mérite d'être étudié.
In this work, we studied the effect of the introduction of Alfa fibers in placing
concrete. And the influence of chemical treatment with 3% NaOH. The results of tests
on different specimens compacting concrete reinforced with these fibers show that the
NaOH solution to a significant effect on the rheological and mechanical properties
(behavior at the three-point bending and compression). The results of this work
suggest that Alfa fibers are comparable to other natural fibers used as reinforcement
in concrete. They are fully suitable for use as reinforcement in self-compacting
concrete.
:ملخص
أدت إلى المزيد من االهتمام لدراسة، نمت بسرعة في السنوات األخيرة.استخدام خرسانة ذاتية التسوية
.ضغط نفس الخرسانة مصلحة تستحق ان تدرس- وإدماج األلياف في تكوين.خصائصها الميكانيكية واالنسيابية
هو استغالل الموارد الطبيعية مثل األلياف النباتية باستخدامها كتعزيزات،الهدف من هذا العمل
لتقليل األثر البيئي وتحسين السلوك الميكانيكية الخرسانة في االنحناء،ملموسة في خرسانة ذاتية التسوية
.والضغط
باإلضافة إلى ذلك،في هذا العمل قمنا بدراسة تأثير ادخال الياف الحلفاء على الخرسانة ذاتية التسوية
وأظهرت نتائج االختبارات على عينات مختلفة من. من هيدروكسيد الصوديوم%3 تأثير المعالجة الكيميائية ب
الخرسانة ذاتية التسوية المدعمة بألياف ان محلول هيدروكسيد الصوديوم له تأثير كبير على سلوك هذه المواد في
.تجربة االنحناء الثالثي وتجربة الضغط
نتائج هذه الدراسة تشير إلى ان الياف الحلفاء يمكن مقارنتها مع االلياف الطبيعية األخرى المستخدمة
. فهي مناسبة تمام الستخدامها كتعزيز في الخرسانة ذاتية التسوية،كتعزيز في الخرسانة ذاتية التسوية
Sommaire :
IV.1 introduction………………………………………………………………………….......65
IV. 2 Caractéristiques des matériaux utilisées.………………………………………………..65
IV.2.1 Sable …………………………………………………………………………………..65
IV.2.2 Gravier ………………………………………………………………………………...76
IV.2.3 Le ciment ……………………………………………………………………………...83
IV.2.4 Les Adjuvants ………………………………………………………………………...85
IV.2.5 Le filler utilisé (marbre) ……………………………………………………………....86
IV.2.6 L’eau de gâchage ……………………………………………………………………..87
IV.2.7 Fibres d’Alfa ………………………………………………………………………….87
Conclusion générale
REFERENCE BIBLIOGRAPHIQUES
ANNEXE
Liste des tableaux :
Tableau II -1: Principales caractéristiques physiques et mécaniques des fibres les plus utilisées ............. 36
Tableau VI-4: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités longues et
courtes) : pourcentage de 0.1%.....................................................................................................................110
Tableau VI-5 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités longues et
courtes) : pourcentage de 0.15%...................................................................................................................111
Tableau VI-6: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités longues et courtes) :
pourcentage de 0.1%.....................................................................................................................................112
Tableau VI-7 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités longues et courtes) :
pourcentage de 0.15%...................................................................................................................................114
Tableau VI -8: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités longues)
pourcentage de 0.1%et 0.15%.......................................................................................................................116
Tableau VI -9: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités courtes) :
pourcentage de 0.1%et 0.15%.......................................................................................................................117
Tableau VI -10 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités longues) :
pourcentage de 0.1%et 0.15%.......................................................................................................................119
Tableau VI -11 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités courtes) :
pourcentage de 0.1%et 0.15%120
Tableau VI -12 : Caractéristiques rhéologiques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités et non traités
longues)…………………………………………………………………………………………….122
Tableau VI -13: Caractéristiques rhéologiques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités et traités
courtes)……………………………………………………………………………………………..124
Figure VI -21 : Influence de la nature de fibres longues sur la résistance à la compression du béton
autoplaçant………………………………………………………………..……………………………..122
Figure VI -22 : Influence de la nature de fibres longues sur la résistance à la traction par flexion du bêton
autoplaçant……………………………………………………………………………………………….123
Figure VI -23: Influence de la nature de fibres courtes sur la résistance à la compression du béton
autoplaçant……………………………………………………………………………………………….124
Figure VI -24: Influence de la nature de fibres courtes sur la résistance à la traction par flexion du bêton
autoplaçant……………………….………………………………………………………………………124
Figure VI -25: Le Module de Young en fonction des BAP………..…………………………………….126
Introduction générale
Introduction générale :
Introduction :
Le BAP peut être considéré comme un matériau de haute performance, qui s’écoule sous
l’effet de son poids propre sans recours à aucune vibration mécanique, pour s’adapter aux
formes désirées, même dans le cas d’un espacement très faible entre les armatures.
Cette mis en place sous le seul effet de la gravité, nécessité une très grande fluidité des
matériaux mais il est aussi indispensable que le béton conserve une stabilité satisfaisante et une
parfaite homogénéité.
Toutefois, l’étude de tels matériaux doit de plus en plus, à cause des normes en vigueur,
prendre en compte le volet environnemental dans leur développement. Les composites fibres
végétales ont été beaucoup étudiés depuis ces derniers années car les fibres végétales possèdent
beaucoup d’avantage comparés aux fibres d’amiante: le faible coût, des propriétés d’élaboration
plus sains pour la production des composites de différentes formes, le renouvellement et le
recyclage, alors que l’utilisation d’amiante a été mise en cause par la législation sur la santé.
En Algérie les fibres végétales (Alfa, le Diss…etc) aussi que le liège se trouvent
abondants leurs récoltes et leurs industrialisations sont une source de revenus considérable pour
des populations entières.
La fibre Alfa est retenue pour des raisons de disponibilité et d'économie, proviennent
d'une source renouvelable et qui peuvent être intégrées d'une façon rationnelle dans le domaine
de la construction.
Le premier chapitre est une étude bibliographique sur les bétons autoplaçant dans le cas
général.
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Introduction générale
Le deuxième chapitre est une étude bibliographique consacré au béton autoplaçant fibré
et à son comportement à l‘état frais ainsi bien à l‘état durci, rôle des fibres, influence des
fibres sur les propriétés à l’état frais.
Le quatrième chapitre est destiné à la caractérisation des matériaux utilisés, dont nous
présentons les caractéristiques chimiques, physiques et mécaniques (Ciment, filler
calcaire, super-plastifiant, fibres, sable et gravier.)
Le sixième chapitre présente les résultats expérimentaux obtenus avec des discussions.
Enfin une conclusion générale résume les principaux résultats obtenus lors de cette étude.
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Chapitre I :
Techniques expérimentales
Chapitre VI :
Résultats et analyses
Conclusion générale :
Annexes :
Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Le béton autoplaçant a été développé au japon en 1988, il représente l'un des plus
importantes avancées dans la technologie des bétons dans les deux dernières décennies.
Le béton autoplaçant (BAP) est un béton capable, sous le seul effet de la pesanteur, de se
mettre en place dans les coffrages même les plus complexes et très encombrés sans nécessiter
pour autant des moyens de vibration afin de consolider le mélange avec comme résultat un
produit très homogène. Ce type de béton doit être apte à passer à travers les armatures les plus
serrées avec, cependant, une vitesse dépendante de la viscosité du mélange. Pour remplir cette
condition, le béton doit être très fluide, c'est-à-dire très déformable. Or ceci n'est possible que si
le rapport eau/ciment est élevé ou si le béton contient un super-plastifiant. [1]
Seulement, la fluidité n'est pas la seule propriété recherchée, car il faut bien s'assurer de
l’homogénéité de l'ensemble pâte-granulats. De façon corollaire, le mélange du BAP doit être
très cohésif et très stable lors de la mise en place et cela jusqu’à son durcissement. Ceci
implique que le BAP doit présenter le minimum de tassement et de sédimentation des particules
solides et éviter de présenter un ressuage trop fort, car cela génère une hétérogénéité des
propriétés mécaniques, telle qu’une chute d'adhérence des armatures en partie supérieure des
levées par rapport à celles situées en zone inférieure lors du coulage. [1]
Une bonne stabilité liée, entre autres, à la viscosité du mortier et de son seuil de
cisaillement nécessite soit l'ajout d'un agent de viscosité afin d'améliorer la cohésion de
l'ensemble, soit d’augmenter la teneur en matière cimentaire et de réduire la teneur en eau libre.
Aussi une bonne stabilité peut être liée à une optimisation de la compacité granulaire. Or,
l’augmentation de la teneur en liant n'est pas sans conséquence sur la durabilité, vu le
dégagement de chaleur d'une part, et d'autre part, le risque de nuire à la capacité de remplissage,
propriété très recherchée pour ce genre de béton. [2]
Cette complexité amène à combiner différents paramètres pour obtenir le niveau désiré en
termes de résistance à la compression. Mais avant d'atteindre cette étape, il est indispensable de
s'assurer d'une part de la bonne capacité de remplissage de ces bétons, donc une déformabilité
supérieure à celle des bétons ordinaires [1]. D'autre part, il faut s'assurer de la stabilité du
mélange et éviter, par conséquent, la ségrégation [3]. Très souvent, la satisfaction de ces deux
exigences entraîne un compromis. En clair, en plus de garantir un étalement compris entre 500 et
700 mm et d’assurer une très bonne capacité de remplissage, il faut que l'agent de viscosité
introduit pour améliorer la viscosité n’abîme pas la déformabilité du béton. [4]
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
I.2 Historique :
Afin de suivre les progrès réalisés dans les procédures de construction et les conceptions
dès ouvrages, et afin de satisfaire aux critères politico-économiques et environnementaux, les
ingénieurs et les technologiques qui traitent directement ou indirectement du béton doivent sans
cesse améliorer leur connaissance sur les propriétés de béton auto plaçant de construction qui est
le plus utilisé dans le monde (1000 kg/habitant/année).
C’est dans cet ordre d'idées que plusieurs compagnies, centres de recherche et universités
dans le monde ont dirigé leur études vers le développement d'une nouvelle gamme de béton qui
s'adapte bien à l'état actuel du développement des structures du point de vue théorique et
architectural (structure qui se caractérisent par la complexité de leurs modèles, forme variable et
courbures multiples et à ferraillages très congestionné), face à une main d'œuvre de moins en
moins qualifiée engendrant une perte de connaissance, notamment dans les techniques de
vibration de béton surtout au Japon. [5]
I.3 Définition :
Les BAP se distinguent des bétons ordinaires principalement par leurs propriétés à l’état
frais, qui sont le résultat d’une formulation spécifique .Cette dernière doit pouvoir concilier deux
propriétés à priori contradictoires : une très grande fluidité et une bonne résistance à la
ségrégation (stabilité). L’association française de génie civil définit dans ses recommandations
provisoires les BAP comme des bétons (très fluides, homogènes et stables). [6]
La mise en place, sous le seul effet de la gravité, nécessite une grande fluidité du
matériau, mais il est aussi indispensable que le béton conserve une stabilité satisfaisante et une
parfaite homogénéité. Ces deux propriétés contradictoires sont obtenues par l’ajout et le dosage
adéquat de super plastifiants et de fines et/ou l’emploi d’agents de viscosité.
Un BAP doit être assez fluide pour pouvoir être mis en place avec un débit suffisant et
remplir les coffrages sans apport de vibration sous l’effet de son propre poids tout en restant
homogène. Cependant, lors de l’écoulement d’un béton fluide au droit d’un obstacle (par
exemple, une armature de ferraillage), les gravillons ont tendance à venir en contact pour former
des voûtés solides qui bloquent l’écoulement. C’est ce que l’on appelle le risque de blocage.
Ainsi, le béton doit présenter une bonne résistance à la ségrégation en phase d’écoulement y
compris au droit des armatures. Un béton auto plaçant doit aussi avoir une bonne résistance à la
ségrégation statique (une fois mis en place) jusqu’à sa prise et rester homogène afin de satisfaire
aux propriétés mécaniques souhaitées. Ainsi la difficulté du cahier des charges d’un BAP est la
recherche d’un compromis satisfaisant entre une grande fluidité et une bonne résistance à la
ségrégation aussi bien au repos qu’en écoulement. [7]
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Outre leur facilité de mise en œuvre, de tels bétons présentent aussi l'intérêt de réduire le
temps de travail sur chantier.
Les bétons autoplaçants (BAP) se distinguent donc des bétons dits ordinaires (BO), ou
bétons vibré, par leurs propriétés à l'état frais [7] [9]. Ils sont capables de s'écouler sous leur
propre poids, quel que soit le confinement du milieu, et restent homogènes au cours de
l'écoulement (absence de ségrégation dynamique) et une fois en place (absence de ségrégation
statique).
Pour parvenir au cahier des charges, les BAP sont formulés différemment des BO. Dans
leur cas, la pâte, définie comme le mélange du ciment, de l'eau et d'une addition, est privilégiée
au détriment des gravillons (figure I-1). En général, les BAP possèdent un même dosage en
ciment et en eau que les BO, ainsi qu'un volume de sable assez proche. C'est donc
principalement l'ajout d'une addition qui sert de substitut aux gravillons. Les proportions exactes
de chaque constituant dépendent bien sûr de la méthode de formulation choisie.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
I.6 .Influence des paramètres de formulation sur les propriétés à l'état frais :
L'apparition des bétons autoplaçant et des bétons à Hautes performances (BHP) est
fortement linéaux progrès réalisés dans le domaine des adjuvants et plus particulièrement celui
des super plastifiants (SP). L'action principale des super plastifiants est de défloculé les grains de
ciment. Une action de répulsion électrostatique agit en neutralisant les charges électriques
présentes à la surface des grains et/ou par répulsion stérique en écartant les grains les uns des
autres, grâce à des chaines moléculaires très longues. L'eau piégée par les flocs est de nouveau
disponible pour la maniabilité du béton (Figure I .2). Il est alors possible de mettre en œuvre des
bétons très fluides, avec des rapports E/C faibles [11].
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
L'ajout d'un super plastifiant aide à augmenter la fluidité. La (figure 1-5) montre par
exemple que l'étalement augmente très fortement à partir d'un certain dosage en super
plastifiant.[7]
Figure I. 3: Influence de la qualité du super-plastifiant sur l'étalement et la viscosité d'un béton [12]
Ces auteurs [7] montrent qu'une couche de gel ou de mono sulfo-aluminate (AFm) peut
se former autour du ciment ce qui augmente la surface que doit recouvrir le super plastifiant pour
disperser les grains. Donc, plus le ciment est réactif plus la quantité de polymère à ajouter sera
importante.
Squamate et al. [7] ont étudié l'influence de différents super plastifiants et de leurs
dosages sur le maintien rhéologique dans le temps d'un mortier. Leurs résultats montrent que
l'augmentation du dosage de super plastifiants n'a plus d'influence sur la fluidité du mortier à
partir d'une certaine valeur.
Cette caractéristique est maintenant bien connue. Il s'agit du dosage à saturation, c'est-à-
dire le dosage au-dessus duquel l'adjuvant ne permet plus de modifier de façon significative la
fluidité du mélange. Actuellement, les super plastifiants sont donc utilises a un dosage proche du
dosage à saturation. Différents auteurs [7] ont montré que le moment d'introduction du super
plastifiant lors du malaxage joue un rôle sur le dosage à saturation. Si l'introduction est retardée,
le dosage à saturation est plus faible, i.e. il est obtenu pour une plus faible quantité de super
plastifiants. Ceci est en accord avec ce que nous avons vu, car si l'hydratation du ciment est
amorcée alors la consommation du super plastifiants par les hydrates sera moins importante [7].
Ainsi, le fait de retarder son introduction, permet au super plastifiant d'être plus efficace et
d'obtenir des mélanges plus fluides que s'il avait été introduit en début de malaxage.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Les BAP contiennent des super plastifiants permettant d'obtenir la fluidité souhaitée.
Toutefois un dosage trop élève (proche ou supérieur au dosage de saturation [12]) peut
augmenter la sensibilité du béton à des variations de teneur en eau vis-à-vis du problème de la
ségrégation et du ressuage. Il est possible d'utiliser un plastifiant en synergie avec un super
plastifiant.
Les frottements entre les granulats limitent l'étalement et l'aptitude au remplissage des
bétons. C'est pourquoi, les BAP contiennent un volume de pate (ciment + additions + adjuvants
+ eau efficace + air) important, typiquement de 330 à 400 l.m3, dont le rôle est d'écarter les
granulats les uns des autres. Le volume de pate dans un BAP représente 35 à 45 % du volume
total, alors que dans un béton traditionnel il est de 20 à 35 % [7], et qu'un super plastifiant est
employé pour fluidifier la pâte.
Il est possible d'utiliser des granulats concassés ou roulés pour la formulation des BAP.
Toute fois, comme les gravillons sont à l’origine du blocage du béton en zone confinée, il
faut en limiter le volume. D'un autre côté, la présence de gravillons permet d'augmenter la
compacité du squelette granulaire du béton et donc de limiter la quantité de liant nécessaire pour
obtenir l'ouvrabilité et la résistance souhaitées. En général, ces considérations conduisent à
adopter un rapport gravillon/sable de l'ordre de 1 dans les BAP. [7]
Tous ces paramètres de formulations conduisent à des compositions différentes des BV.
Les BAP présentent à la fois une grande fluidité, l'utilisation de super plastifiants ainsi qu'un
volume de pate importante.
I.7.1. Introduction :
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Les constituants de base d’un béton ordinaire sont le ciment, l’eau et les granulats. En
effet, si l’un de ces constituants n’est pas présent, le béton n’existerait pas. Les bétons
autoplaçants par contre, sont possibles grâce aux ajouts d’adjuvants et d’additions minérales à la
composition de base du béton.
[Link] et eau :
Les deux constituants principaux de la pâte de ciment, qui constitue la matrice d’un béton
sont peu étudiés en tant que facteurs indépendants. Leurs influences sur l’écoulement sont
implicitement mises en évidence en se basant sur le rapport E/C. Ce paramètre est très relié aux
différentes propriétés des bétons, aux états frais et durci.
Ciment :
Le ciment est un liant hydraulique, c’est-à-dire une matière minérale finement moulue
qui, mélangée avec l’eau, forme une pâte qui fait prise et durcit à la suite du processus
d’hydratation et qui, après durcissement, conserve sa résistance et sa stabilité même sous l’eau,
Le durcissement de la pâte de ciment est principalement dû à l’hydratation des silicates de
calcium. Dans les ciments, les aluminates peuvent également intervenir dans le processus de
durcissement. La somme des proportions de l’oxyde de calcium (CaO) et du dioxyde de silicium
(SiO2) réactifs doit être d’au moins 50 % en masse.
Le ciment est constitué principalement de clinker Portland (K) qui est un matériau
hydraulique. Il est obtenu à partir de la cuisson à haute température, supérieure à 1450°C,
d’un mélange approprié de calcaire et d’argile en proportion moyenne de 80% et 20%. [7]
Les silicates et aluminates hydrauliques formés lors de celle cuisson (clinkérisation) sont :
Le ciment peut être constitué aussi de laitier de haut fourneau (S), de pouzzolane
naturelle (Z), de cendres volantes siliceuses (V) ou calciques (W), de fumée de silice (D), de
calcaire (L), de schistes calcinés (T), de constituants secondaires, de sulfate de calcium
(gypse, hémi hydrates, anhydrite) et d’additifs. [7]
Le ciment généralement utilisé pour la confection d’un béton auto plaçant est soit le
ciment Portland CPA-CEM I 42,5 qui contient au moins 95 % de clinker et éventuellement un
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
constituant secondaire, soit le ciment Portland composé CPA-CEM II/A et B 42,5 dont l’apport
en clinker est de 65 à 94 %, le reste étant composé d’un ou de plusieurs ajouts. [7]
Eau :
L’eau utilisée ne doit pas présenter un excès d’impuretés qui peuvent détériorer les
propriétés des bétons (résistance, propriétés esthétiques, corrosion des armatures, etc.). Une
partie de l’eau ajoutée au béton est mobilisée par les granulats (absorption, adsorption), alors
qu’une deuxième partie est consommée par l’hydratation, et une troisième partie reste libre dans
la matrice du béton. Cette dernière est principalement responsable de la fluidité du béton, en
agissant sur la concentration en solides de la suspension entre les granulats.
A part son rôle majeur dans le phénomène de l’hydratation, l’eau est l’un des facteurs les
plus importants au niveau de l’ouvrabilité du béton. L’augmentation du dosage en eau augmente
la fluidité du béton et entraîne la diminution de la concentration en solides ; au niveau
rhéologique, le seuil de cisaillement et la viscosité diminuent.
L’eau de gâchage doit être propre et ne doit pas contenir de matière en suspension
au-delà des tolérances réglementaires suivantes [13] :
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
I.7. [Link] :
Ils sont appelés fillers 1, sablons, sables, gravillons, graves ou ballast suivant leurs
dimensions.[14]
Les sablons 0/D Avec D> 1mm, et moins de 70% de passant à 0.063mm
Les granulats sont le constituant de base de tous travaux de génie civil. Il est donc
important de maîtriser l’ensemble de leurs propriétés (et influences), tant de point de vue de leurs
élaborations, qui de leur utilisations (mise en œuvre), et ce, afin de maîtriser au mieux le coût
tout en respectant de critères de qualité.
Pour fabriques des produits ayant les qualités requises, les producteurs de granulats
utilisent des installations de plus en plus complexes, faisant appel à des technologies bien
maîtrisées (fragmentation, séparation gravitaire, lavage, etc…).
En fonction des systèmes de contrôles mis en place par les producteurs, les granulats
peuvent désormais même faire l’objet d’une certification (marque NF-Granulats) basé sur la
norme XP P 18-545 (février 2004) au même titre que n’importe quel produit manufacturé[14].
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Granulats naturels :
Origines
Granulat roulés :
Ce sont des granulats alluvionnaires dont la forme arrondie provient des phénomènes
d’érosion. Ces granulats lavés pour éliminer les particules argileuses puis criblés pour obtenir
leur classement par démentions de grains compris entre les dimensions d et D.
Granulats concassés :
Ils sont obtenus en carrière après abattage des blocs et concassage suivi de criblage sur
différents tamis [14].
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Il y a déjà longtemps qu’a été remarquée et étudiée l’action sur les bétons de ciment de
certains produits employés en faibles qualités. Depuis une dizaine d’années leur usage s’est
généralisé et en peut admettre maintenant que plus de 50% des bétons sont adjuvants.
Les adjuvant sont des produits chimiques qui incorporés dans les béton lors de leur
malaxage ou avant leur mise en œuvre à des doses inférieures à 5% du poids de ciment,
provoquent des modifications des propriétés ou du comportement de ceux-ci.
Les super-plastifiants sont des produits organiques qui, ajoutés à de faibles proportions
(de 0,2 à 2% environ) au béton frais permettent d’en modifier les propriétés rhéologiques durant
une période plus ou moins longue. Le béton est un matériau composite poreux constitué de
ciment, de granulats et d’eau et ses propriétés mécaniques finales dépendent très étroitement de
la quantité d’eau introduite lors du gâchage. L’utilisation de super plastifiants nous permet
d’obtenir un béton très liquide pouvant être mis en place sans vibration ni ressuage ou
ségrégation. [14]
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Les fillers calcaires sont des produits secs finement divisés obtenus par broyage industriel
des roches calcaires, dont les caractéristiques sont définies par la norme NF P18 – 305. Parmi ces
caractéristiques, deux sont particulièrement significatives :
une teneur minimale en carbonates totaux (calcaire + dolomite) ainsi qu'une teneur
minimale en carbonate de calcium CaCO3 ,
Une valeur minimale de l'indice d'activité.
Les dimensions des particules de fillers s'étendent de quelques µm à quelques dizaines
de µm, déterminées en utilisant la granulométrie laser.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
[Link] des fillers calcaires sur les paramètres rhéologiques des BAP :
Ogawa et al. (1995) (rapporté par ont développé des formulations de bétons fluides
(Détalé = 650 ± 30 mm) qui présentent de faibles pertes d'étalement au cours du temps
(maximum 30 mm après 60 min.). Ces bétons de rapports E/C = 0,55 ± 5%, contiennent du filler
calcaire, un volume de la pâte supérieur à 300 L, des granulats concassés de diamètre maximum
20 mm, un rapport volumique de Sable/Granulats de 51 ± 1%, 8 kg/m3 de super-
plastifiant (Naphtalène) et 3 kg/m3 d'agent colloïdal à base de polyacrylate. Ils ont trouvé que
pour un remplacement de 20% du volume des granulats par le filler calcaire, on obtient les
meilleures fluidités. De même qu'ils ont obtenus de bonnes résistances à la ségrégation et au
ressuage. [12]
Les bétons autoplaçants sont utilisés, puisqu’ils sont mis en place sans vibration, pour
leur aptitude à remplir les coffrages les plus densément armés sans intervention extérieure. Cette
caractéristique est communément appelée « capacité de remplissage ».
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
OZAWA et al [15] ont montré l’existence d’une relation entre la capacité de remplissage
et l’affaissement du béton. Pour de faibles valeurs de l’affaissement, l’écoulement aurait
tendance à s’arrêter à cause d’une augmentation de la friction entre les particules du béton. Pour
des valeurs d’affaissements plus élevées au contraire, les granulats peuvent se séparer plus
facilement du mortier et l’écoulement peut être bloqué par la formation de ponts de granulats
reposant sur les obstacles : c’est la ségrégation.
Pour avoir une capacité de remplissage maximale, il faut donc avoir une déformabilité
maximale et une ségrégation minimale. La (figure I-6) montre la relation entre les différentes
caractéristiques du béton autoplaçant.
Un béton est qualifié d’autoplaçant s’il satisfait les propriétés citées ci-dessus, en trouvant
le bon compromis entre des caractéristiques presque contradictoires : fluidité et résistance à la
ségrégation .Pour résumer, on présente les propriétés des BAP, les moyens de les obtenir et les
actions entreprises pour leur mise en œuvre dans le (tableau I-3) :
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Les essais de caractérisation à l'état frais vont être présents en accord avec la propriété
qu'ils permettent de caractériser. Ensuite la séquence de réalisation de ces essais sera présentée.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Le premier essai, aussi le plus simple et le plus largement pratique, consiste à mesurer
l'étalement au cône d’Abrams.
On place en une seule fois un échantillon de béton dans un cône d’Abrams maintenu sur
une plaque en acier horizontale et humidifiée (Figure I-7). Ensuite on levé d’un geste régulier et
vertical le cône et on laisse s’écouler le béton.
Le premier résultat de cet essai est exprimé par la moyenne de deux mesures du diamètre
de la galette de béton obtenue. Il nous renseigne sur la déformabilité du béton. [14]
La norme NF EN 206-9 prévoit une répartition des BAP en trois classes (Tableau I-4).
Cet essai est complet par la mesure du temps mis par l'étalement pour atteindre un diamètre de
50cm, et qui nous renseigne sur la vitesse de mobilité du béton. Deux classes sont définies
(Tableau I-5). [14]
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
En effet, le blocage des granulats est provoqué par la quantité importante de granulats
dans le béton, et par la taille des plus gros granulats par rapport à l’ouverture entre armatures ou
dans un confinement [14]. Le mécanisme de blocage peut être illustré dans un plan par le schéma
de la (figure I-9) ci-dessous qui montre un béton s’écoulant entre deux armatures avant et au
moment du blocage.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Figure I-9: Représentation en plan d'un blocage de granulats à travers deux armatures
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Remarque :
L’anneau utilisé par la norme EN 206-9 est de diamètre 300 mm et est compose par des
armatures diamètre 10 mm. L'anneau que nous avons utilisé reprend ces dimensions mais avec
13 aciers, ce qui donne un espacement entre les aciers de 55 mm.
Dans cet essai, un échantillon de béton est coule en une seule fois dans la partie verticale
de la boite. On ouvre ensuite la trappe située en partie inférieure et on observe l’écoulement à
travers une série d'armatures séparant la partie verticale et la partie horizontale de la boite. Le
résultat est représenté par le ratio H2/H1 (Figure I-11). De la même manière que pour L’essai à
l’anneau, il existe deux classes en fonction du nombre d’armature (2 ou 3) avec un ratio minimal
fixe à 0,80 (Tableau I-8). [10]
L'ensemble des essais a été réalisé dans les conditions de la classe PL2 (3 aciers).
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Cet essai complète les essais permettant d’apprécier la mobilité, en milieu confiné
ou non, en caractérisant la stabilité. Il consiste à évaluer le pourcentage en masse de
laitance (Plaitance) d’un échantillon de béton (4,8 ± 0,2 kg) passant à travers un tamis de
5 mm. Les critères d’acceptabilité d’une formulation d’un béton autoplaçant sont divisés en
trois classes: [6]
Observation de la ségrégation :
Lors de l'essai d'étalement, deux indicateurs visuels peuvent alerter sur l’homogénéité du
béton. Soit l’apparition d’un dôme de granulats au centre de la galette qui indique que la pâte n’a
pas les propriétés suffisantes pour entrainer les plus gros grains. Soit, l'apparition de laitance en
périphérie de la galette qui montre une séparation des phases du béton (Figure I-13).
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Au niveau visuel, le ressuage s’observe par une mince pellicule d’eau à la surface du
béton. Selon les conditions météorologiques, on assiste à une compétition entre le débit d’eau
ressuée et le débit d’eau évaporée. Si ce dernier est plus faible, le phénomène de ressuage est
visible, sinon, la surface du béton au lieu d’être brillante, devient mate. La quantité d’eau
ressuée sera de toute façon égale à la quantité d’eau stagnante ajoutée à celle déjà
évaporée.[12]
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Cet essai très utilisé permet de simuler le type de sollicitation le plus courant
dans les éléments des ouvrages (Figure I-16). Les éprouvettes utilisées pour ce type
d’essai sont propre uniquement aux mortiers, elles sont prismatiques de dimensions 7x7x28
cm.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Figure I-17: Comparaison des modules élastiques de BAP et de bétons vibrés avec leurs valeurs
expérimentales [7].
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Certains auteurs ont trouvé que le module élastique de BAP coïncide bien avec celui de
BV avec des propriétés similaire quand la résistance est constante [3], les mêmes résultats
trouvé. Par contre, le module élastique de BAP est inférieur à celui de BV donc le BAP est plus
rigide.
[Jaccob et Hunkeler 99] ont trouvés qu’avec une résistance donnée le module élastique de
BAP est inférieur à celui de BV, ce comportement est du à la petite dimension de grains de BAP
et la quantité élevée de pâte de ciment. . En effet, dans un béton formulé avec des granulats
classiques, le module de la matrice (6000-25000 MPa) est environ de 3 à 15 fois plus faible que
celui des granulats Eg (60000 à 100000 MPa).
Plusieurs approches de formulation des BAP ont été élaborées à travers le monde
(approche japonaise, approche suédoise, approche du LCPC, etc.) pour répondre aux
exigences d’ouvrabilité de ce type de béton.
La première [Hayakawa 95, Nagataki 95] concerne des formulations fortement dosées
en ciment et contenant une proportion d’eau réduite. La quantité de ciment très importante (450
à 600 kg/m 3 ) est nécessaire pour augmenter le volume de pâte afin d’améliorer la
déformabilité du mortier. Ce volume important de pâte limite par conséquent les interactions
inter-granulats (dont la quantité est parallèlement diminuée) et l’utilisation d’adjuvants tels que
les super-plastifiants et les agents de viscosité permettent d’en contrôler la fluidité et la
viscosité. Cette approche de formulation conduit toutefois à des bétons de hautes
performances mécaniques, onéreux et mal adaptés à des ouvrages courants. [16]
Page 26
Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
1. Dosage des gravillons: Les chercheurs japonais ont montré que le risque de blocage est
minimisé lorsque le volume du gravillon pour 1 m3 de béton est limité à la moitié de sa
compacité. Par définition, la compacité d'un mélange de grains est le rapport du volume de grains
et du volume total du système grains + vides. Elle dépend bien sûr du mode de compactage.
3. Dosage du liant : La méthode ne précise pas comment doser le liant. Néanmoins la quantité
de ciment peut être fixée, par exemple, en respectant la donnée des normes (soit ici une masse
minimale de ciment de 350 kg/m3). Les rapports massiques eau sur ciment et filler sur
ciment peuvent également être choisis sur des critères de résistance.
4. Dosage de l'eau et du super plastifiant :Les dosages en eau et en super plastifiant sont
déterminés au moyen d'essais sur mortiers, dont le volume de sable est fixé à 40 %. On réalise
des mesures d'étalement avec un cône à mortier et des mesures d'écoulement à l'entonnoir.
La méthode suédoise est basée sur l‘étude effectuée par [Tangtermsirikul et al, 1995].
En fait, ils ont repris l‘approche d‘évaluation du risque de blocage et l‘ont intégrée dans le
processus de formulation. Le rapport G/S final est celui qui donne le même volume de pâte pour
avoir les propriétés recherchées. Les fines, l‘eau et le super-plastifiant sont ajustés par la
suite pour obtenir une viscosité suffisante, un faible seuil de cisaillement et la résistance à la
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Méthode française (LCPC) : proposée par [De Larrard et al, 1994] : Au LCPC, un modèle
mathématique a été développé à partir d’un modèle de suspension solide ( RENE LCPC).
Ce modèle est basé sur les interactions granulaires entre les différents constituants du mélange. Il
permet de prévoir la compacité d’un mélange granulaire avec une précision inférieure à 1% à
partir des constituants ci-après :
les distributions granulaires
les proportions du mélange
la compacité propre
la densité apparente
La procédure à adopter pour déterminer les proportions des divers constituants est la
suivante :
la proportion de liant est fixée a priori (70% de ciment, 30% d’addition par exemple).
le dosage, à saturation, du super plastifiant est déterminé. Selon l’expérience du LCPC,
ce dosage pourrait conférer au béton une viscosité élevée, la moitié de ce dosage
serait plus pertinente.
le besoin en eau de ce mélange (en présence du super plastifiant) est déterminé.
les calculs sont effectués avec le logiciel en tenant compte du confinement (Effet de
paroi).
La viscosité est fixée de manière arbitraire à 5.104 La teneur en eau est réduite en
conséquence et la proportion liant/filler est maintenue constante. Les proportions granulats/
phase liante sont optimisées.
Une formulation de béton autoplaçant est donc proposée basée sur les prévisions du
modèle. La teneur en eau est ajustée pour obtenir la résistance ciblée. Le dosage en super-
plastifiant est ajusté également afin d‘obtenir la valeur d‘étalement et le seuil de cisaillement
souhaités et par conséquent les propriétés requises pour le béton autoplaçant sont atteintes. [16]
les BAP sont utilisables aussi bien pour la réalisation d’ouvrages horizontaux que
verticaux, sur tous les types de chantier, de bâtiments ou de génie civil et pour la réalisation de
nombreux produits préfabriqués en béton [16] la plupart des ouvrages peuvent être réalisés en
BAP (voiles, poteaux, piles, planchers, dalles, dallages, fondations, éléments de façade,
mobiliers urbains, etc.)
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
Le pont Akashi Kaikyo (Figure I-19), le plus long pont suspendu au monde (3910 m) ou 390000
m3 de béton autoplaçant ont été versés dans les coffrages des fondations et des piliers très
congestionnés sans vibration (OKAMIRA et coll.1994)
La tour Landmark Tower (Figure I-20), ou un béton autoplaçant d’une excellente déformabilité
a été mis en place avec succès dans 66 colonnes de 40 m de hauteur chacune (Hayakawa et coll
.1995).
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
En principe tous les types de malaxeurs conviennent pour la fabrication des BAP .Lors de
l’introduction des différents constituants dans le malaxeur, on appliquera les mêmes consignes
que celles recommandées pour les bétons vibrés, en les adaptant aux conditions locales dans
chaque cas particulier.
L’intensité et le temps de malaxage ainsi que l’ordre d’introduction des constituants sont
des facteurs qui influent fortement sur l’homogénéité du béton, sur l’effet optimal des additions
et des adjuvants, c’est la raison pour laquelle on fixe le temps de malaxage à 120 secondes, cette
moyenne peut être ajustée selon l’efficacité du malaxeur. [9]
Le type d’adjuvant, la durée de transport, le dosage en eau et la température. Dans une certaine
mesure il est possible de corriger ces modifications pour vérifier les exigences d’ouvrabilité
souhaitées au moment du déchargement sur chantier.
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Chapitre I : Généralités sur le béton autoplaçant
I.13. Conclusion :
Le béton autoplaçant est un béton qui se compacte de lui-même par effet gravitaire, sans
aucun apport d’énergie de compactage (par ex. vibration, damage).
Un béton est qualifié d’autoplaçant lorsque ces trois critères sont vérifiés. Ainsi, un grand
nombre de tests empiriques sont développés pour caractériser le béton vis-à-vis des propriétés
d’ouvrabilité.
A l’état durci le béton doit garantir une durée de vie prolongée de la structure et des
performances mécaniques donc une résistance élevée et une perméabilité minimale sont exigées
pour celui-ci.
L’étape de formulation consiste une proportion optimale et bien précise des différents
constituants dans le but d’obtenir les meilleures caractéristiques du béton.
Le facteur le plus important dans la formulation d’un BAP est l’eau. En effet, le principe
de ce type de béton est de diminuer la quantité d’eau utilisée tout en assurant une bonne
maniabilité à l’état frais .La diminution de la teneur en eau conduit à de bonnes caractéristiques
mécaniques.
Toutes les méthodes trouvées dans la littérature demandent un certain nombre d’essais
pour caractériser les constituants ou leurs interactions. Les essais en laboratoire sont
pratiquement indispensables à une formulation scientifique des BAP.
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Chapitre II: Béton de fibres
II .1 Introduction :
En 1910, Porter a suggéré pour la première fois l'utilisation de fibres métalliques dans le
béton dans l’optique d’améliorer les performances mécaniques du béton.
Les fibres sont ajoutées dans la matrice, non pour améliorer la résistance à la traction par flexion
du béton, mais surtout dans le but de contrôler la fissuration, d'empêcher la coalescence des
fissures et de changer le comportement du matériau renforcé de fibres en cousant les fissures.
Cependant, le béton renforcé de fibres métalliques (BFM), en tant que matériau dans les
applications industrielles, a vu le jour aux Etats-Unis au début des années 60 suite aux travaux de
conduisant au dépôt d’un brevet. Il était produit en utilisant du ciment hydraulique classique, des
granulats (sable et gravier), de l'eau et des fibres. Afin d’améliorer la maniabilité et la stabilité du
béton renforcé de fibres, un super plastifiant peut également être ajouté dans le mélange. Ce
béton n’est pas considéré comme un substitut du béton ordinaire, mais comme un matériau de
type différent. [17]
Le béton de fibres est un matériau composite constitué d'une matrice béton et d'un renfort
par inclusion directe de fibres isolées (Figure II-1), dont les propriétés mécaniques résultent de
la combinaison des propriétés du béton, des fibres et de l'interface entre les matériaux.
L'ajout des fibres a pour rôle principal dans le béton est de modifier ces propriétés. Les
fibres sont des éléments discontinus, de nature variable, répartis uniformément dans la matrice et
ayant une orientation aléatoire (naturelle) ou forcée. Les fibres sont capable de l'arrêt et coudre
les fissures (Figure II-2) Les fibres aussi permettent d'améliorer ainsi le comportement post-
fissuration du béton. Ces dernières jouent un rôle de renforcement qui compense la fragilité du
béton par couture de la microfissuration et la macro fissuration. Elles ont de plus, la capacité de
transférer les charges, dès lors qu’une bonne adhérence fibre/matrice est assurée la distribution
homogène des fibres dans le béton est donc la condition principale pour pouvoir parler d'un
béton renforcé uniformément, avec les mêmes caractéristiques dans tous les points de la matrice.
Par ailleurs, les fibres constituent une sorte de granulat filiforme gênant l’assemblage optimal du
squelette des granulats. La géométrie des fibres, leur dosage, ainsi que la mise en place du
matériau frais, sont des paramètres affectant très fortement le comportement global du matériau
durci. [18]
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Chapitre II: Béton de fibres
Dans le rapport sur l’état de l’art publié par le comité 544, de L’American Concrète
Institute en 1982 nous pouvons lire : "Les fibres sont produites à partir d’acier, de plastique, de
verre et de matériaux naturels sous différentes formes et dimensions ". [19]
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Chapitre II: Béton de fibres
II. 3.2 Différents types de fibres :
Les fibres sont ajoutées aux matériaux cimentaires afin d'améliorer leurs caractéristiques
à l'état durci. Les fibres sont classée selon leur origine (naturelle, synthétique ou artificielle, leur
forme (droite, ondulée, aiguille, …. etc), leur dimension (macro ou micro- fibre) et aussi par leur
propriétés mécaniques. Les principales fibres utilisées sont:
Fibres minérales :
Elles regroupent plusieurs sortes de fibres (amiante, alumine … etc), et sont utilisées en
grande quantité dans plusieurs applications traditionnelles. Les fibres d'amiante autrefois utilisée
pour l'isolation, se sont aujourd'hui révélées cancérigènes.
Fibres végétales :
La principale fibre végétale est la cellulose qui résiste aux alcalis. Les fibres végétales
résistent à la plupart des acides organiques mais sont détruite par les acides minéraux forts. Il
existe quatre sorts de fibres végétales: les fibres provenant des poils, les fibres di liber. Elles sont
souvent utilisées dans la fabrication du papier et dans les panneaux de construction (fibres de
bois).
Cette famille regroupe plusieurs types de fibres comme (nylon, polypropylène, polyester …etc).
Elles sont apparues à la fin du XIXème siècle sous le nom de rayonne. Elles sont
dérivées de la cellulose naturelle. Aujourd'hui, la plupart des fibres synthétiques proviennent des
produits dérivés du pétrole et de polymères géants dont la structure ressemble à celle des
matières plastiques. La première fibre plastique commercialisée avec succès, le Nylon, daté de
1938. Depuis, de nombreux synthétiques, dont les fibres acrylique, l'aramide, l'oléfine et le
polystyrène sont apparus. Ces fibres ont également été étudiées à des fins industrielles très
précises, telles que la fabrication des matériaux d'isolation, t'issus pare-balle, les fuselages et
ailes d'avion.
Ce type de fibre est le plus utilisé dans le domaine industriel en général et dans le
domaine de génie civil en particulier. Il regroupe les fibres de verre, les fibres de carbone, les
fibres d'acier et d'autre. Elles sont aujourd'hui les plus répandues dans l'industrie de la
construction. Nous allons présenter quelques principales fibres utilisées pour renforcer les
mortiers et bétons.
Page 34
Chapitre II: Béton de fibres
II.3.2.4 Fibres de polypropylène :
Ces fibres sont obtenues suivant les processus d'extrusion, étirage qui confère une
orientation prépondérante aux molécules et qui engendre des propriétés mécanique élevées.
L'ajout des fibres de polypropylène au mortier et au béton remonte à 1960 mais ce n'est qu'à
partir de 1967 qu'apparaissent des réalisations intéressantes notamment en Grande Bretagne. Ces
fibres sont utilisées dans les bâtiments pour l'élaboration de panneaux décoratifs, ainsi que
l'élaboration de revêtement de façades de plusieurs constructions et aussi dans la réalisation des
canalisations et des pieux.
Fibres de verre :
Ces fibres sont fabriquées à partir de verre fondu qui passe dans une filière, chauffé par
effet Joule, qui comporte 50 à 800 tours d'un diamètre de l'ordre de 10 à 100mm. Elles sont
disponibles dans le commerce sous forme de bobines (découpage à l demande) ou sous forme de
morceaux prédécoupés de 3, 6, 12 et 50 mm de long. Ils sont regroupés en trois types: les fibres
de verre classique (silice, soude, chaux), la fibre de verre au zirconium et la fibre au borosilicate.
Fibres métalliques :
Ce type de fibres, qui regroupe les fibres d'acier et les fibres de fonte amorphe, à été reste
encore l'objet de recherche très importante dans le monde. On ce limite aux fibres d'acier qui
sont les plus utilisées dans le domaine de génie civil. En effet les propriétés mécaniques du béton
renforcé par ces fibres sont influencées par la résistance d'adhésion interraciale entre fibre et la
matrice. Les fabricants des fibres d'acier ont essayé par tous les moyens d'améliorer l'adhérence
en jouent sur l'irrégularité de la surface de la fibre. Ce qui les conduits aux nombreuses variétés
de fibre qui se différencient les unes des autres par leurs diamètre, leur section (rond, carré,
rectangulaire). Leur longueur et leur mode d'opération. Les diamètres des fibres d'acier varient
généralement entre 0,1 et 0,7 mm, avec des longueurs de 10 à 70 mm.
Les fibres métalliques utilisées en dallage industriel sont les plus souvent des fibres
tréfilées comportant généralement des fils de 1mm de diamètre. Les différentes fibres existantes
se différencient les unes des autres par le type d'ancrage actif dans la matrice du béton. Il existe
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Chapitre II: Béton de fibres
des fibres fabriquées avec un ancrage dit déformable, par exemple des fibres à crochets telles que
celle commercialisées par la société Bekaert sous la marque "DRAMIX".
Il existe d’autres types de fibres artificielles qui sont utilisé pour le renforcement des
mortiers ou béton telle que, fibres d'amiante, fibres de cellulose…...).
Chaque type de fibres présente des caractéristiques et des propriétés qui lui sont propres :
Dimensions (diamètre, longueur…), formes (lisse, rugueuse, plate, ondulée, crantée…),
résistance à la traction et adhérence au béton, qui procurent un comportement mécanique
spécifique aux structures renforcées de fibres. [17]
Principales caractéristiques physiques et mécaniques des fibres les plus utilisées sont présenté
dans le tableau suivant :
Coef
Allongemen de
Diamètre Long densi Rt E Rfeu temps
Fibres t a la dilatati
(Um) mm té MPA 103MPA Max°C
rupture % on
(u/m)
1000-
Acier 5-500 20-80 7.8 200 3-4 11 1500
3000
36*2600
Fonte de 50-60 7.8 2500 140 1 - 1500
section
1500-
Verre 5-20 40-70 2.6 80 2-3.5 9 800
3000
2.5-
Amiante 0.02-20 5 3000 8-15 2-3 1 1500
3.4
varia 2000-
Carbone 5-9 1.7-2 250-400 0.5-1.5 - 400-1500
ble 3000
Sisal 10-50 1.50 1.5 130 3 - -
Tableau II 0-1: Principales caractéristiques physiques et mécaniques des fibres les plus utilisées
[20]
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Chapitre II: Béton de fibres
Les fibres couramment utilisées pour la fabrication de bétons renforcés de fibres sont
généralement métalliques, synthétiques, de verre ou naturelles. Selon leur utilisation, ces
différents types de fibres présentent des avantages ou des inconvénients. Certaines sont affectées
par des dégradations chimiques dans les matériaux cimentaires ou présentent un mauvais
comportement dans les milieux alcalins (certaines fibres de verre ou fibres naturelles). [21]
Les fibres en amiante utilisées avec le ciment ont prouvées la bonne tenue, et la durabilité
du composite dans le temps ; Par contre les fibres de verre leur performance mécanique chute par
la réaction de ciment sur le verre (effet des alcalins) Malgré que ce problème est solutionné en
partie par une mise au point d’un verre à haute teneur en zirconium l’utilisation des fibres de
verre est toujours limitée.
Les fibres de nylon et polypropylène sont instables devant l’action des rayons
ultraviolets ils doivent être protégés.
La technologie du béton armé a montré que l’acier a une très bonne compatibilité avec le béton :
Par leurs propriétés et qualités les fibres métalliques sont les plus adaptables et les plus
utilisées avec la matrice de béton. [18]
Leur géométrie est très variable (Figure II- 3). Les fibres les plus utilisées sont les fibres
droites. C’est l’adhérence de ces fibres avec la matrice cimentaire qui diminue la fragilité du
béton par amélioration du comportement post fissuration.
On trouve aussi des fibres ruban, des fibres à tête d‘ancrage ou encore des fibres ondulées
dont, qualitativement, les modes de fonctionnement sont les mêmes que ceux cités
précédemment.
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Chapitre II: Béton de fibres
utilisées pour pallier à ce problème mais, ne fonctionnant que par adhérence avec la matrice, leur
efficacité s’en ressent.
Au début, les chercheurs ont essayé, par l’addition de fibres, d’augmenter les
caractéristiques mécaniques du béton comme la résistance à la compression et la résistance à la
flexion, mais le résultat obtenu était limité .Il a été constaté que le rôle principal des fibres dans
un matériau cimentaire peut-être apprécié sous deux volets :
-Le contrôle de la propagation d’une fissure dans un matériau en état de service en réduisant
l’ouverture des fissures, comme schématiquement illustré par la (Figure II-4-a).
L’amélioration de la cohésion du béton frais ; par exemple, les fibres rigides changent la
structure du squelette granulaire,
l’augmentation de la ductilité et le comportement post-fissuration,
la réduction de la microfissuration due aux variations dimensionnelles notamment au
jeune âge,
la réduction de la fissuration d’origine mécanique (chargement extérieur),
Page 38
Chapitre II: Béton de fibres
l’augmentation de la résistance à la traction par flexion,
l’amélioration de la tenue au feu et de la résistance aux chocs, à la fatigue, à l‘usure, et à
l’abrasion. [17]
a b
En réalité, les fibres ont des effets sur les performances mécaniques des bétons dans tous
les modes de rupture [Gopalaratnam et Shah 1987]. La (Figure II-6) illustre les différents
facteurs influant sur le comportement d’un béton renforcé de fibres. [17]
Page 39
Chapitre II: Béton de fibres
Figure II-6: Différents facteurs influant sur le comportement mécanique d'un béton renforcé de
fibre [17]
On peut donc aisément comprendre qu’il est extrêmement difficile de généraliser l’apport
exact des fibres par rapport à un béton ordinaire car le nombre des paramètres influant sur son
comportement est considérable.
Page 40
Chapitre II: Béton de fibres
La (Figure II-8) illustre le principe de couture des fibres à travers une fissure dans la matrice.
Figure II-8: Schéma de l'interaction des fibres avec le développement des fissures dans un
composite [17]
Seules des fibres fines (pour agir sur les microfissures et assurer leur ancrage) en grande
quantité (pour couvrir l'ensemble du volume) peuvent donc apporter une amélioration des
caractéristiques intrinsèques du matériau en retardant le passage à la phase 2. En revanche, en
phase 3, le pontage des macrofissures ne peut intervenir que par des fibres longues jouant un rôle
similaire aux armatures dans le béton armé, même si le mécanisme d'ancrage est différent. Ce
fonctionnement est résumé sur la (Figure II-9). [23]
Page 41
Chapitre II: Béton de fibres
Figure II-9: Role des fibres dans le controle de fissuration du béton [21]
Quand on parle de durabilité des bétons de fibres, il faut se placer à deux niveaux - deux
échelles : celui du matériau et celui de la structure.
a) Le premier aspect à évoquer concerne bien sûr le problème de la corrosion des fibres (échelle
matériau). Pour ce qui concerne les fibres synthétiques, à l’exception de certaines fibres
d’aramide, il n’y a pas de problème de durabilité de la fibre dans le béton. Pour ce qui concerne
les fibres métalliques, la corrosion des fibres peut bien évidemment survenir.
• la corrosion superficielle des fibres peut provoquer des salissures à la surface des structures
exposées.
• la corrosion superficielle des fibres ne génère aucune pathologie, ni perturbation dans le
fonctionnement mécanique des structures les utilisant.
Cette corrosion potentielle des fibres métalliques peut être minimisée dans la pratique en :
b) Le second aspect relatif à la durabilité des bétons fibrés concerne la tenue au feu des
structures. Les fibres métalliques n’apportent pas un plus déterminant dans la tenue au feu des
structures. Ce que l’on peut simplement souligner est qu’une structure en béton de fibres
métalliques se comporte plutôt mieux vis-à-vis du feu qu’une structure en béton armé classique
(moins d’éclatements).
Page 42
Chapitre II: Béton de fibres
Au contraire, certaines fibres synthétiques, notamment les microfibres de polypropylène,
ont un effet positif très significatif vis-à-vis de cette problématique.
Cette efficacité constatée est liée à un phénomène très simple : lors d’un feu, les fibres de
polypropylène disparaissent (elles ont atteint leur point de fusion) pour laisser la place à un
réseau important de fines “canalisations” (capillaires) réparties dans tout le volume de la
structure. Ces canalisations servent de vases d’expansion pour la vapeur d’eau sous pression
générée par le feu (évaporation de l’eau présente dans le béton). [23]
Figure II-10: Exemple de fibres macro-synthétiques utilisées en protection contre les incendies [23]
c) Pour ce qui concerne la durabilité des structures en béton fibré, un dernier point important
concerne le maintien dans le temps d’une fonction demandée à une structure donnée. A
l’exemple d’un revêtement quelconque en béton fibré à qui on demande d’assurer une fonction
d’étanchéité (vis-à-vis des infiltrations d’eau, par exemple). Du fait du fluage des fibres
synthétiques, évoqué précédemment, cette fonction, un moment assurée par une structure en
béton de fibres synthétiques, peut ne plus l’être quelque temps plus tard. Il s’agit d’un problème
pour lequel les bétons de fibres métalliques ne sont pas concernés.
Enfin, dans le cas d’éléments préfabriqués manu portables, ou dans celui des structures
susceptibles d’être en contact direct avec les usagers, des problèmes de sécurité peuvent se poser,
s’agissant de bétons de fibres métalliques. Ce phénomène concerne surtout les bétons de fibres
dont les fibres sont de petits diamètres, c’est-à-dire inférieures ou égaux à 0,25 mm.
Des solutions techniques existent pour pallier cet inconvénient, solutions dont il ne faut
pas faire l’impasse.
Ces problèmes de blessure occasionnés par des fibres n’existent pas avec les fibres
synthétiques [23].
Page 43
Chapitre II: Béton de fibres
Les fibres présentent des caractéristiques, tant géométriques que mécaniques différentes
selon leur nature. Chaque type de fibre peut présenter une influence particulière sur le
comportement mécanique du béton, ce qui se traduit par des applications spécifiques.
Le choix du type de fibres utilisées est donc fonction du domaine d’utilisation et des
performances souhaitées. S’agissant de la nature, la fibre métallique est la plus utilisée. Dans le
cas de l’utilisation de deux types de fibres métalliques dans la même composition, les fibres
courtes qui, à même dosage, sont plus nombreuses peuvent être actives en jouant le rôle de
couture sur des microfissures qui se développent aux premiers stades du chargement. La
résistance à la traction peut se retrouver augmentée. Au fur et à mesure que la charge augmente
l’ouverture des fissures augmente aussi. Ceci cause l’arrachement des fibres courtes, alors que
les longues fibres peuvent continuer à transférer les efforts à travers les fissures et ainsi à
contribuer à l'augmentation de la résistance résiduelle post-fissuration. Les fibres longues sont
donc généralement actives dans l'amélioration de la ductilité [Markovic et Walraven 2003],
[Pons et al 2007] (Figure II-12 a et b). [17]
Figure II-12: Processus de couture: a) Influence des fibres courtes dans le processus de couture des
microfissures, b) Influence des fibres longues dans le processus de couture des macro fissures [17]
Page 44
Chapitre II: Béton de fibres
II.3.8 Les avantages du béton de fibres :
Les avantages de l’utilisation des fibres dans le béton sont présentés selon l’aspect technique et
économique.
a) Aspect technique :
L’utilisation d’un béton fibré est avantageuse principalement au niveau du contrôle de la
fissuration ainsi que du support de charge, tout dépendamment du type de fibres et du dosage
utilisé.
b) Aspect économique :
Une réduction des intervenants sur le chantier, ce qui implique une réduction du coût de
mise en place et du temps de construction.
Une optimisation du dimensionnement.
II.4.1Définition :
En effet, ce béton de dernière génération se caractérise par une excellente maniabilité qui
lui permet de se mettre en place sous l’effet de la simple gravité. L’absence de vibration de ces
matériaux évite une distribution hétérogène des fibres dans la matrice [17]. Bien que le béton
autoplaçant renforcé de fibres soit pour l’instant peu utilisé, des chercheurs ont montré qu’il peut
être une solution appropriée pour les applications sur poutres en I.
Particularités :
Les bétons autoplaçants fibrés doivent avoir les mêmes propriétés de base que les BAP
non fibrés : étalement maximal, non ségrégation, non ressuage, non blocage etc, et ce malgré
l’addition de particules supplémentaires que sont les fines.
Une étude réalisé par Grünewald a réalisé un programme dédié aux propriétés des BAP
fibrés en fonction de la teneur en fibres, du type de fibres (métallique et polypropylène avec
différentes géométries) et du rapport massique sable/granulat. Pour la composition de référence,
le rapport sable/granulats de 40% était utilisé car considéré comme optimal pour la compacité du
béton. Après les différents essais d’ouvrabilité réalisés sur les différentes compositions des
bétons à l’état frais, les conclusions ci-après ont été tirées. [17]
L'analyse de ces résultats montre que l’étalement diminue lorsque la teneur en fibres
augmente. Le degré de diminution dépend de la teneur en sable dans composition de référence.
On remarque aussi sur la (Figure II-13 –a) une ovalisation de la galette pour les compositions
renforcées de fibres métalliques ayant une grande surface spécifique (ex : Dramix 80/30 PB), ce
qui indique que l'étalement est contrecarré par les fibres dans une ou plusieurs directions. En
outre, pour certaines compositions (Figure II-13 -b) avec des fibres plus longues (ex : Dramix
80/60 BN), une ségrégation des granulats et des fibres au centre de la galette a été remarquée. La
(Figure II-13 –c) illustre l’aspect de la galette dans le cas intermédiaire, provoquant ainsi une
ovalisation de la galette et une accumulation des particules au milieu (ex : Dramix 65/40 BN). [17]
a) b) c)
Figure II-13: Effets des fibres sur l'étalement des BAP
Page 46
Chapitre II: Béton de fibres
II.4.2.2 Orientation et distribution des fibres :
Groth et Nemegeer [17] a aussi conclu que l'écoulement oriente les fibres. Même si
l’écoulement propre aux BAP confère aux fibres une orientation préférentielle, le même auteur
est arrivé à la conclusion selon laquelle, aux dosages en fibres courants, l’effet de ce renfort est
relativement le même pour un béton vibré ou autoplaçant du moment qu’ils ont la même classe
de résistance et le même type et dosage en fibres. Cette conclusion a été tirée en se basant
essentiellement sur les performances en flexion.
Les propriétés mécaniques permettant de caractériser un BAP fibré à l’état durci sont les
résistances à la compression, à la traction, et à la flexion. Les fibres influent directement sur
l’ouverture de la fissure et donc sur la rigidité et la ductilité après fissuration. Dans cette partie,
nous nous limiterons au comportement instantané. Le retrait et le fluage peuvent être, considérés
comme similaires à ceux des compositions ordinaires, même si cela reste à confirmer compte
tenu du peu de recherches menées sur ce sujet. [17]
[Link] à la flexion :
Les études effectuées sur le comportement mécanique en flexion sous l’influence de deux
types de fibres (métalliques de type Fibrilleux (FM) 30x1,6 x 0,03 mm et synthétiques de type
polypropylène (FS) 50x1,6x0,4 mm). Les dosages utilisés étaient de 20 kg/m3 pour FM, 9 kg/m3
pour FS et (10 FM + 4,5 FS) kg/m3 pour un fibrage mixte (compositions qui seront plus tard
utilisées dans nos essais). Les résultats obtenus sont détaillés ci-après.
Les fibres métalliques « FM » qui sont réputées très adhérentes à la matrice ont conduit à
une augmentation de la capacité portante néanmoins la résistance résiduelle chute rapidement
pour des flèches imposées plus élevées.
Les fibres synthétiques « FS » n’ont pas permis d’augmenter la capacité portante, elles
confèrent tout de même au système une résistance résiduelle post-pic maintenue jusqu’à des
ouvertures des fissures très larges.
Page 47
Chapitre II: Béton de fibres
L’association des deux types de fibres peut donc constituer un compromis efficace pour
améliorer la résistance à la flexion des BAP et prolonger le plateau de la capacité portante
résiduelle des structures jusqu’aux larges ouvertures des fissures.
Les BAP semblent conférer une adhérence fibre-matrice supérieure par rapport au béton
vibré, que ce soit avec des fibres métalliques ou synthétiques. Les (Figures II-14) illustrent la
différence des comportements entre les différents bétons en flexion en terme de courbe force-
flèche. [17]
a) détail jusqu’à une flèche de 6mm b) détail jusqu’à une flèche de 1mm.
Une étude réalisée par Kawamata et al ont montré que l’augmentation de la longueur et
du volume des fibres métalliques améliorait le comportement à la flexion des bétons. Dans cette
étude, les conclusions doivent être entendues dans ces limites, l’auteur ayant utilisé des fibres
métalliques de longueurs différentes 8, 16, 24 et 32 mm et un dosage volumique maximal en
fibres de 1%. [17]
Les résistances à la compression visées à 28 jours ont été atteintes pour tous les types de
bétons, avec une très légère diminution des rapports RCOMP/RTRAC entre 7 et 28 jours. Cette
réduction modérée est probablement due à l‘amélioration de l‘adhérence des fibres avec le béton
dans le temps, mécanisme dont dépend fortement la résistance à la traction. Les auteurs en ont
tiré les principales conclusions ci-après.
Page 48
Chapitre II: Béton de fibres
Les fibres métalliques réputées très adhérentes agissent dès les plus faibles ouvertures de
fissures, elles confèrent au matériau une résistance apparente en traction améliorée en agissant
dès la microfissuration.
Les fibres synthétiques, glissantes, seront mises en tension plus progressivement et vont
ponter les macro fissures en faveur d‘une résistance résiduelle à la traction maintenue, les deux
types de fibres ont des effets complémentaires en agissant sur des niveaux d‘ouvertures de
fissure différents. [17]
Nous allons présenter quelques exemples d’applications des BAP fibrés dans les éléments de
structure.
Palplanches :
Comparés à ceux en acier, les éléments en béton sont plus durables et peuvent être
employés comme partie portante de la charge d'une structure. Des études ont été réalisées à
l'université de technologie de Delft avec pour objectif la production de palplanches
précontraintes sans armatures classiques, Le programme était composé de quatre parties:
étude préliminaire sur les caractéristiques d'un mortier de haute résistance avec les fibres
métalliques.
Page 49
Chapitre II: Béton de fibres
optimisation d’une géométrie de palplanches, en combinant les aspects structural et
économique, (le calcul a montré que les palplanches en bétons autoplaçants fibrés
seraient économiques si le prix de la composition était inférieur à 450 euros/m3).
optimisation d’une composition basée sur l'étude de [Sato et al 2000], développée par
[Grünewald et al 2002], satisfaisant tous les critères de conception, (plusieurs essais ont
été effectués sur les caractéristiques du mélange optimisé à l'état durci).
faisabilité de la nouvelle palplanche.
La (Figure II-16) permet de comparer les palplanches élaborées à base de béton autoplaçant
renforcé de fibres (Dramix OL 13/0,16, Vf =125 kg/m3) à celles à base de béton ordinaire: on
remarquera une diminution significative de l’épaisseur des éléments fibrés. [17]
Figure II-16: Palplanches précontraintes à base de mortier autoplaçant fibré (a), béton armé
ordinaire (b) [17]
Voussoirs :
Les voussoirs subissent souvent des dommages au cours de la construction. Les fibres,
en réduisant la fragilité du matériau, peuvent éviter l’endommagement du béton d’enrobage qui
est provoqué par le placement imprécis des voussoirs. Pendant leur durée de service, ils peuvent
être accidentellement soumis à une augmentation de la température provoquée par un feu.
A titre d’exemples récents et non des moindres, on peut citer les incendies du tunnel du
Mont Blanc et du tunnel sous la Manche. Les fibres peuvent contribuer à limiter la détérioration
et la désagrégation du béton. L’interface fibre – matrice cimentaire contribue à la décompression
du béton (exutoire de la vapeur) et d’autant plus efficacement que les fibres sont réparties dans
tout le volume, y compris au voisinage immédiat de la surface de la structure. Des voussoirs
Page 50
Chapitre II: Béton de fibres
renforcés de fibres métalliques ont été testés avec succès dans plusieurs projets d'infrastructures.
Dans la plupart des cas, on peut se passer du renfort de barres, simplifiant ainsi le procédé de
production.
Une des études de référence sur les BAP fibrés dans des voussoirs a été menée par
[Grünewald et al 2003]. Elle présente deux volets : le procédé de production et l’effet de
l'écoulement sur l'orientation des fibres, ainsi que les conséquences de cette orientation sur les
caractéristiques mécaniques du béton.
Deux voussoirs ont été réalisés avec des BAP renforcés de fibres et deux différents
types de fibres métalliques ont été employés : Dramix 80/60 BN (Lf/Df= 80, Lf=60 mm) et
Dramix 45/30 BN. Les compositions étudiées sont renforcées par 60 kg/m3 de fibres et elles se
distinguent uniquement par la géométrie de la fibre utilisée. La composition présentant des
caractéristiques d’un BAP, les voussoirs n’ont pas été vibrés. La (Figure II-17) montre la qualité
des surfaces après décoffrage d’un voussoir en béton autoplaçant renforcé de fibres. [17]
Page 51
Chapitre II: Béton de fibres
II.4 Conclusion :
Le béton de fibres est un matériau composite constitué d'une matrice béton et d'un renfort
par inclusion directe de fibres isolées.
L’addition des fibres influe directement sur la rhéologie des bétons à l’état frais et donc
de manière similaire sur l’ouvrabilité des BAP. Cette influence est fonction du dosage en fibres
et de leurs caractéristiques géométriques notamment l’élancement.
L'ajout des fibres a pour rôle principal dans le béton est de modifier ces propriétés, Les
fibres sont introduites dans le béton pour compenser la fragilité du matériau en traction par une
couture de la microfissuration.
Les fibres sont classée selon leur origine (naturelle, synthétique ou artificielle, leur forme
(droite, ondulée, aiguille, …. etc.), leur dimension (macro ou microfibre) et aussi par leur
propriétés mécaniques.
L'analyse d’Effet des fibres sur l’étalement montre que l’étalement diminue lorsque la
teneur en fibres augmente. Le degré de diminution dépend de la teneur en sable dans
composition de référence.
Page 52
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
III.1. Introduction :
L’introduction des fibres naturelles dans des matrices polymères peut apporter des
avantages notoires par rapport aux fibres traditionnellement utilisées dans les composites
(comme les fibres de verres). Les matériaux composites renforcés par des fibres végétales sont
en cours de développement et leurs applications sont encore limitées mais ils sont amenés à jouer
un rôle dans le domaine l’industrie future, notamment dans le domaine de la construction. Les
fibres sont caractérisées par une longueur au moins trois fois supérieure à leur diamètre. Elles
peuvent être classées selon plusieurs critères, leur nature chimique, leur longueur, leur
origine…..etc [26].
Page 53
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
Les fibres végétales sont des structures biologiques fibrillaires composées de cellulose,
hémicelluloses et de lignine. En proportion relativement faible d’extractibles non azoté, de lipide
et de matières minérales. Les proportions de ces constituants dépendent énormément de l’espèce,
de l’âge et des organes de la plante [29].
Les fibres végétales sont classées en quatre groupes (Figure III-2) suivant leur
provenance. A s’avoir [30] : les fibres de feuille, de tiges, de bois et de surface.
Ces fibres sont obtenues grâce au rejet des plantes monocotylédones. Les fibres sont
fabriquées par chevauchement de paquet qui entoure le long des feuilles pour les renforcer ces
fibres sont dures et rigides.
Les fibres de tige sont obtenues dans les tiges des plantes dicotylédones. Elles ont pour
rôle de donner une bonne rigidité. Ces fibres sont commercialisées sous forme de paquet de cor
et en toute longueur. Exemple : fibres de jute, de lin, de ramie, de kennaf, et de chanvre.
Les fibres de bois proviennent du broyage des arbres tels que les bambous ou les roseaux.
Elles sont généralement courtes.
Page 54
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
La composition chimique varie d'une plante a une autre et dépend de l’espèce, de l'âge de
la plante, des conditions climatiques, de la composition du sol et de la méthode d’extraction
utilisée [31].
Les différents constituants des fibres végétales (Figure. III-3) sont [30] :
La Cellulose : C’est la principale composante des fibres végétales. C’est un polymère naturel
du premier plan. Généralement, les fibres végétales sont constituées par une chaîne de fibres en
cellulose.
Hémicellulose : L’hémicellulose présente dans toutes les parois de ces fibres. C’est le
constituant responsable de l’élasticité des fibres.
Lignine : La lignine constitue la colle qui lie les fibres végétales entre elles ainsi que leurs
parois. C’est un polymère tridimensionnel.
Page 55
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
Généralement une fibre végétale est caractérisée par son diamètre, sa densité, son teneur
en eau et son pourcentage d’absorption d’eau [30].
Page 56
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
Les fibres végétales sont caractérisées par leur composition chimique ([Link]-2) qui influe
énormément sur leur durabilité et spécialement dans les milieux alcalins [30].
Angle de
Fibres Cellulose Hémicellulose Lignine Pectine Graisses Eau
Microfibrille
naturelles % % % % % %
(°)
6.2-
Chanvre 70-74 17.9-22.4 3.7-5.7 0.9 0.8 2-2.6
12
lin 71 18.6-20.6 2.2 2.3 1.7 8-12 5-10
12.5-
Jute 61-71.5 13.6-20.4 12-13 0.2 0.5 8
13.7
7.85-
Coton 85-90 5.7 - 0-1 0.6 -
8.5
La fibre végétale est naturelle et ne cause pas d’irritation pour la peau.
Plus de confort pendant la manipulation et renouvelables.
Page 57
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
Avantages Inconvénients
Faible cout Absorption d’eau
Tableau 0-3: Principaux avantages et les inconvénients des fibres végétales [32].
Dans la nature il y a plusieurs de plantes végétales, qu’on peut utiliser comme des
renforts au niveau de la matrice composite. On trouve :
III.5.1. Le chanvre :
Le chanvre est une fibre libérienne (Figure. III-4). Les plantes de cette famille présentent
toutes des fibres externes longues et étroites et des fibres internes ligneuses. La France est le
premier producteur de chanvre en Europe, sont généralement transformées en textiles (tapis et
vêtements) et en produits industriels comme des géotextiles, de la toile anti-érosion, du renfort
de composite et du remplissage. A cause de sa grande solidité et de son intérêt économique [32].
Page 58
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
III.5.2. Le lin :
Le lin est une plante annuelle (Figure. III-5), qui pousse dans le monde entier, aussi bien
en Asie. La fibre de lin vient des tiges de la plante mais aussi de l’huile extraite des graines.
L’avantage de cette fibre est sa longueur élevée, en moyenne 25 mm et sa bonne résistance. Le
lin peut être utilisé comme substitut au coton. Cette fibre est utilisée pour fabriquée des papiers
fins comme les papiers à cigarette ou le papier Bible [32].
III.5.3. Le Coton :
Le cotonnier est un petit arbuste annuel de 1 à 1,50 m de haut. Il est cultivé dans les zones
chaudes d’Amérique, d’Afrique, d’Asie. Les fibres de coton proviennent des graines, et sont
appelés linters. Cette fibre (Figure. III-6) est utilisée pour ses bonnes caractéristiques physique
et mécanique. Elle est utilisée pour des papiers dits de luxe. Elles sont également utilisées pour
les papiers fiduciaires et principalement pour les billets de banques, papiers pour lesquels la
caractéristique essentielle est la résistance au pliage [32].
Page 59
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
III.5.4. L'Abaca :
L'Abaca de Manille est un bananier textile qui pousse aux Philippines les fibres dans les
gaines foliaires forment un pseudo tronc très recherché pour la fabrication de cordages légers et
insubmersibles, pour des rabanes, des nappes. La fibre d’Abaca (Figure. III-7), a une longueur
de 6 mm pour un diamètre de 22 μm. Elle est utilisée principalement dans la composition des
papiers filtres, des sachets de thé. Ce sont des papiers poreux demandant une bonne
résistance[32].
III.5.5. Le Kenaf :
Le kenaf est une plante herbacée (Figure. III-8), dont la tige peut atteindre 3 m de haut.
Il se trouve principalement dans les régions tropicales et en Amérique du Sud. La production de
kenaf est rare. Elle est destinée uniquement pour le domaine papetier. La longueur moyenne des
fibres (1,5 mm) est comprise entre celle des fibres de feuilles [32].
Page 60
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
III.5.6. Le Jute :
Le jute est une plante buissonnante (Figure. III-9), originaire du sud-est asiatique. Les
principaux producteurs sont l’Inde et le Bangladesh. Les fibres utilisées en papeterie sont les
déchets de culture et de filature. La longueur moyenne des fibres est de 2 mm, avec une largeur
de 20 μm. Les caractéristiques de ces fibres sont généralement assimilées à celles du kenaf. [32]
III.5.7. Le Sisal :
Le sisal est une plante vivace (Figure. III-10), constituée par une rosette de grandes
feuilles à section triangulaire allant jusqu'à 2 m de long. Il s'agit d'une plante tropicale,
principalement cultivé en Amérique du sud et en Afrique. La longueur moyenne de ces fibres est
de 3 mm [32].
Page 61
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
III.5.8. Le Ramie :
La Ramie est une plante arbustive (Figure. III-11). Originaire d'Asie de l'Est, la ramie a
pour principaux producteurs la Chine, le Japon et l'Amérique. La longueur moyenne des fibres
est comprise entre 40 et 250 mm, pour un diamètre moyen de 45 μm. Ces fibres ressemblent aux
fibres de lin mais sont encore plus longues, plus solides et plus rigides [32].
III.5.9. Le Coco :
Les fibres de coco proviennent de la couche fibreuse qui entoure la noix de coco (Figure.
III-12). Elles sont filées et tissées après avoir été assouplies dans l'eau. Le filage grossier et
irrégulier donne au coco un aspect rustique. Le coco est très résistant, il est isolant, imputrescible
et antibactérien. On utilise plutôt dans des pièces spacieuses [32].
Page 62
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
Le palmier dattier il a un stipe solitaire de couleur marron ou gris qui atteint jusqu'à 20
mètres de hauteur et 60 cm de diamètre à l'âge adulte (Figure. III-13). Leur couronne se
compose de plus d'une centaine de feuilles pennées qui mesurent plus de 5 mètres de longueur.
Le pétiole peut mesurer jusqu'a un mètre, et est recouvert d’épines sur ses bords. Les folioles
sont de couleur verte. Elles sont étroites, rigides et disposées de manière irrégulière sur le rachis
[34]. Les types les plus connus sont : Deglette Nour, Dokar, Elghers (appellation locale) [35].
III.5.11. Alfa :
L’Alfa est une herbe vivace typiquement méditerranéenne, elle pousse en touffes
d’environ 1m a 1m20 de haut formant ainsi de vastes nappes (Figure. III-14). Elle pousse
spontanément notamment dans les milieux arides et semi arides, elle délimite le désert, là où
l’Alfa s’arrête, le désert commence [35]. Elle est employée dans la fabrication de sparterie, des
cordages, des espadrilles, des tissus grossiers, des papiers d'imprimerie…..etc [34].
Page 63
Chapitre III : Généralités sur les fibres végétales
L’application des fibres dans le domaine de construction c’est pour la fabrication des
panneaux pour l’isolation et dans l’industrie du bâtiment, la fabrication des enduits et des
peintures à base d’huile végétales pour renforcer la durabilité des éléments de construction
renouvelables [36].
III.7. Conclusion :
L’utilisation de fibres végétales dans le domaine de génie civil est expansée et prend un
champ très large d’application, compte tenu des caractéristiques physiques, mécaniques,
chimiques et écologiques, ainsi que grâce à leurs disponibilités dans la nature et trouvent des
applications dans la domaine de la construction.
Page 64
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
IV.1 introduction:
Nous présenterons dans ce chapitre, les caractéristiques des matériaux utilisés pour la
confection du béton.
A) Définition :
On appelle sable, les matériaux de petites dimension issus de désagrégation des roches, le
sable est l’élément qui assure au béton et au mortier, selon ses qualités, une influence
prépondérante, il participe à la résistance, il donne la cohésion du mélange. Il provient des
roches, ils sont chimiquement inertes.
Page 65
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Mode opératoire :
Sachant que le volume (Ve) d’eau versé est 300 ml, il serait facile de déterminer le volume
occupé par le sable seul.
Ps=M/V1 M=300g
Page 66
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Résultats obtenus :
Ρmoy
Essais M(g) V(cm3) V1(cm3) ρ (g/cm3)
(g/cm3)
1 300 420 120 2.5
2 300 419 119 2.52 2.5
3 300 421 121 2.48
C’est la masse par unité de volume y compris des vides existant entre les grains.
Mode opératoire :
C’est la masse du matériau par unité de volume après compactage compris les vides restant entre
les grains, elle est souvent supérieure à la masse volumique à l’état lâche.
Page 67
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Mode opératoire :
γc = (M2-M1)/Vr
L’indice
Porosité Compacité
E(%)
P(%) C(%)
des vides
Lâche Compact Lâche Compact Lâche Compact
Page 68
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Cet essai consiste à plonger un poids défini de sable dans une éprouvette normalisée
remplie par une solution floculant ; après agitation, on laisse décanter le mélange pendant 20
minutes, ensuite on mesure la hauteur du sédiment + floculant (h1) et du sédiment (h2).
Après 20 minutes de dépôt de sable, lire la hauteur h1du niveau supérieur du floculant jusqu’au
le fond de l’éprouvette à l’aide d’une réglette.
Mesurer régalement avec le réglet la hauteur h2 comprise entre le niveau supérieur de la partie
sédimentaire et le fond de l’éprouvette.
On: h2 h1
Introduire le règle dans l’encoche du piston jusqu’à ce que de zéro vienne buter contre la
face intérieur de la tête du piston, soit h2’la hauteur lue et correspondant à la hauteur de le partie
sédimentée.
E.S.P= (h2’/h1)*100(%)
Page 69
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Mode opératoire :
L’équivalent de sable est d’autant plus élevé que la teneur en argile est faible.
Page 70
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Pour sable Boussaâda : c’est un Sables propre à faible pourcentage de farine argileux convient
parfaitement pour des bétons de haute qualité.
Le sable a la capacité de retenir une grande quantité d’eau, Si son humidité est comprise entre 0
et 3% on le considère comme un sable sec.
Mode opératoire :
Page 71
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
C’est est pouvoir d’un matériau d’absorbation et de retenir l’eau, elle est définit en pourcentage
d’après la formule suivante :
A= [(m2-m1) /m1] / 100
Ou :
M1 : la masse de matériau sec en (g).
M2 : la masse de matériau saturé d’eau superficiellement sèche en (g).
1. Tamisage.
2. Sédimentation.
Page 72
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
La granularité est exprimée par une courbe granulométrique qui donne la répartition de
la dimension moyenne des grains, exprimée sous forme de pourcentage du poids total du
matériau, elle est tracée en diagramme semi-logarithmique avec :
Les résultats de cette étude permettent de prévoir certaines Propriétés du matériau comme
la perméabilité, l’aptitude au compactage et l’utilisation comme filtre.
Mode opératoire :
Page 73
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Pour suivre la même opération avec la rente des tamis pour obtenir les masses des
différents refus cumules R3 R4…. Rn le tamisât est calculé par la relation :
T=100_Rc
Ou :
(Rc : refus cumulé en % T : tamisât en%)
100
90 SB
80
70
Tamisàt %
60
50
40
30
20
10
0
0,01 0,1 1 10 100
Tamis (mm)
Page 74
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Module de finesse :
C’est un facteur très important, qui nous permet de juger la grosseur du sable, il est
exprimé par le rapport de la somme des refus cumulés des tamis de mailles :(0.16-0.315-0.63-
1.25-2.5 et 5(mm)) sur 100 et calculé par la relation suivante :
Mf =∑ Rc/100
La composition chimique de (Oued Maitre) est établie en mars 2009, à la cimenterie Lafarge
(M’sila). Elle est donnée au Tableau IV-12
Page 75
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Commentaire :
[Link] :
Dans ce paragraphe, on présente les caractéristiques du gravier utilisé dans notre étude.
A) Définition :
On appelle « gravier » les matériaux inertes, autres que le sable, qui entrent dans la
composition des bétons forment leurs squelettes, tandis que le ciment joue le rôle du lient qui lie
les grains de gravier en particulier et granulats en général pour former un corps solide (béton).
B) Origine de gravier :
Concassage de la roche d’un carrière située à 25 Km de M’sila , en allant vers B.B.A (carrière
COSIDER).
Classes granulaire :
Fraction 3/8
Fraction 8/16
La roche d’origine est un calcaire compact de la résistance à la compression, égal à 610 g /cm2.
Mode opératoire :
Page 76
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Peser le récipient sur une table et à l’aide d’une palle le remplir de gravier avec un certain
excédent que l’on relève au ras de la surface du récipient. La distance séparent le récipient
de la palle doit être aux environ de 10 cm.
Peser de nouveau le récipient plein de gravier. Soit M2 ce poids.
γ = (M2-M1) / V
Ou :
V : volume du récipient.
Figure IV-5: Récipient de mesure en acier pour masse volumique (10L et 7L)
Page 77
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Le mode opératoire est le même que l’on a utilisé pour la masse volumique absolue du sable.
Le mode opératoire est semblable a celui effectue pour le sable on calcule la porosité selon la
formule :
ρ =(1-γg/ρg)*100%
C = γg/ρg=1-ρ
E= ρ/(1-ρ) =ρ/c
Page 78
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
500 495 1
3/8 500 497 0.6 0.66
500 498 0.4
500 496 0.8
8/16 500 496 0.8 0.8
500 496 0.8
Analyse granulométrique :
Fraction 3/8
MG3/8=1.5 kg
Page 79
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
8 13 13 0,87 99,13
Fraction 8/16
MG8/16=3.2kg
16 5 5 0.16 99.84
Page 80
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
100,0
90,0
80,0
Tamisat% 70,0
60,0
G 3/8
50,0 G 8/16
40,0
30,0
20,0
10,0
0,0
0,01 0,1 1 10 100
Tamis (mm)
Ce sont des essais importants pour les granulats routiers. En effet, le passage répété de véhicules
conduits émousser, à polir progressivement les granulats et ainsi à diminuer l’adhérence des
pneumatique sur la chaussée.
Ces caractéristiques permettent également d’estimer la qualité des granulats utilisés dans
la confection des bétons.
Comme l’essai précédent, cet essai renseigne sur la dureté des roches se basant sur un
coefficient, appelé coefficient Los Angeles (LA), et sur le principe de d’effritement par abrasion.
Page 81
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Principe de l’essai :
Formulation :
Si (M) est la masse du matériau soumis à l’essai et (m) la masse des éléments inferieurs à
1.6 mm produits au cours de l’essai, la résistance à la fragmentation aux chocs s’explique par le
coefficient los Angeles LA :
Classification :
Un tableau de classification à été déjà tracé. I1 permet de classer les roches en fonction
du coefficient Los Angeles.
20à25 Dure
40à50 Tendre
Page 82
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
IV.2.3 Le ciment :
Le ciment utilisé dans cette recherche est portland composé de classe 42.5 provient de la
cimenterie Lafarge de M’sila.
Mâtine (CPJ -CEM II/B 42.5) ciment gris pour béton de haute performance destiné à
La construction des ouvrages d’art (ponts viaducs, tunnels…..).
Page 83
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
A) Caractéristique physique :
Unité Valeur
Masse volumique absolue g/cm3 3.1
Consistance normale % 25%
La finesse (blaine) Cm3/g 3000-3200
A froid 00
Le chatelier Mim
A chaud 2
Début 2 :30
Temps de prise Min
Fin 3.30
2 jours 18
Résistance a la 7 jours MPa 32
compression 28 jours Plus de 42.5
Teneur 59 14 6 100
%
Page 84
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Dans notre sujet de recherche, nous avons utilisé un type des adjuvants fabriqués par la
société TEKNACHEM à Zone d’activité 6émé tranche – Sétif, à savoir : SUPEROIRE 126 de
TEKNACHEM (super-plastifiant).
Le SUPERIOR 126:
B) Caractéristiques :
C) Domaines d’application :
Béton à très long maintien d’ouvrabilité.
Page 85
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Le marbre est une roche métamorphique dérivant par écrasement, élévation de température
de roche calcaire composé de calcite et de couleur blanche à l’état pur.
Densité 2.67
Composition chimique est établie en 12 avril 2010 à la cimenterie Lafarge de M’sila. Elle
donnée par le tableau suivant :
Page 86
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
L’eau de gâchage utilisé est une eau potable du laboratoire de génie civil.
Les fibres Alfa (Stipa tenacissima L.), sont récoltées de la région de Bou-Saadâ (Algérie). Elles
sont une touffe d'herbe, constituée de tiges de forme cylindrique d’une hauteur maximale
d'environ 1m avec une surface spécifique de 3m²/g. Les fibres Alfa sont principalement
composées de 45% de cellulose, 24% d'hémicellulose, 24% de lignine, 2% de cendres et de 5%
de cire. Les faisceaux de fibres Alfa sont caractérisés par un diamètre moyen de 113 µm (90-
120µm) et une densité de 0,89 [Link]-3.
Les fibres Alfa récoltés sont lavées avec de l'eau pour éliminer la saleté adhérente. Par la suite,
elles sont séchées à l'air libre pendant 72 heures et à température ambiante. Ensuite elles sont
coupées en longueur (entre 1 à 2.5cm). Cette opération est suivie d’un broyage. Le principe de
Page 87
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
broyage consiste à écraser les fibres Alfa sans détruire les fibrilles. Les fibres obtenues sont
désignées fibres non traitées.
Figure IV 9: Préparation des fibres Alfa: immerssion des tiges dans l'eau
Les fibres Alfa sont traitées avec des solutions de NaOH à concentration (3 %) et durant 5 h. Le
but de ce traitement est l’élimination de certaine quantité de lignine, de cire et d’impuretés qui
recouvrent la surface externe des fibres Après traitement, les fibres sont rincées à l'eau distillée.
Les traces de NaOH sont neutralisées par une solution d’eau distillée à 2% d'acide sulfurique
durant 10 min.
Page 88
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
Figure IV- 11:(a) Traitement d'Alfa par H2SO4 éliminé les trace de NaOH, (b) Fibre d'Alfa Traitées
Après toutes les étapes de préparation et l’extraction de fibres Alfa, on place les fibres obtenues
dans une étuve de séchage à température 70°C (Figure IV-12) durant 5h pour améliorer leurs
propriétés mécaniques.
La fibre Alfa est ensuite découpées (Figure IV-13) en différentes longueurs (entre 1 à 2,5) pour
assurer leur distribution et leur homogénéité lors de l’élaboration du béton autoplaçant.
Page 89
Chapitre IV: Caractérisation des matériaux utilisés
IV.3 Conclusion :
Les essais physiques, les analyses chimiques et le analyses minéralogiques effectués dans
les différents laboratoires donnent une idée générale sur les caractéristiques principales des
matériaux servant à la formulation des bétons qui seront étudiés au chapitre suivant de point de
vue rhéologique et mécanique.
Page 90
Chapitre V : Techniques expérimentales
V. Techniques expérimentales :
V.1. Introduction :
Les connaissances acquises depuis l’apparition des BAP et la meilleure maîtrise de toutes les
étapes (formulation, fabrication, mise en œuvre et contrôle) sont suffisantes pour permettre
l’utilisation de ces bétons dans de nombreuses applications. Certains points restent cependant à
améliorer pour en étendre l’emploi.
Le comportement d’un BAP à l’état frais se différencie notablement de celui d’un béton
ordinaire. Son ouvrabilité se décline classiquement suivant: sa mobilité en milieu non confiné, sa
mobilité en milieu confiné et sa stabilité
Nous avons choisi de présenter différemment les caractéristiques des BAP et d’aborder la
complexité du matériau selon ses trois principales caractéristiques:
- la fluidité
- l’homogénéité
- la robustesse.
En plus de la capacité. à se compacter de lui-même, les propriétés les plus importantes pour la
mise en œuvre du BAP sont la fluidité, la viscosité, et la résistance envers la ségrégation.
Il existe de nombreux procédés pour effectuer le contrôle de ces propriétés sur béton frais. Ils
vont du complexe et coûteux rhéomètre à béton, jusqu'au simple cône servant la mesure de
l'étalement (Slump Flow).
Notre formulation des BPA a été faite d’après AFGC (Association Française de Génie
Civil). Avant de procéder à la formulation de notre béton on fixé les 05 caractéristiques :
Le rapport E/C.
Le rapport F/C.
Le dosage en super-plastifiant.
Le rapport G/S.
Les valeurs en été choisis d’après AFGC, elles sont les même pour 09 bétons (BAP).
Page 91
Chapitre V : Techniques expérimentales
Caractéristiques valeurs
Le rapport E/C 0.5
Le rapport G/S 1
Le rapport E/(C+F) 0.38
Nous avant confectionnés 9 mélange différents des bétons (BAP) et nous avant utilisés
les abréviations suivantes :
BAP (kg/m3)
Sable 800
Ciment 400
Eau 194.72
Super-plastifiant 8.8
Filler (marbre) 40
Page 92
Chapitre V : Techniques expérimentales
Les éprouvettes ont été fabriquées au laboratoire des matériaux de constructions (MDC)
du département de génie civil à l'université de M’sila et les tests sont effectués semi du même
laboratoire
Le premier paramètre à prendre en compte est la capacité du malaxeur (figure V-3) utilisé.
Après avoir déterminé les proportions de chaque constituant on suit le mode opératoire suivant :
_ Vérifier en premier le nombre et l’état des moules prismatique cubique nécessaires pour les
essais. Ces derniers doivent être graissés à l’aide d’une huile pour faciliter le décoffrage.
_ Réunir tout le matériel nécessaire pour effectuer les essais.
_ Vérifier que les matériaux ne sont pas humides, si non les sécher préalablement dans l’étuve.
_ Préparer la quantité d’eau nécessaire pour la gâchée. Le super-plastifiant est ajouté à un quart
de l’eau de gâchage.
_ Peser les matériaux secs (gravier, sable, ciment, marbre) et les introduire dans le malaxeur.
_ Mettre le malaxeur en marche pour homogénéiser le mélange sec.
_ Laisser le malaxeur en marche et ajouter progressivement la première un quart de l’eau de
gâchage (celle qui contient l’adjuvant).
_ Ajouter la trois quart d’eau graduellement.
_ Effectuer immédiatement les essais après arrêt du malaxage, les essais sont réalisés au moins
deux fois pour valider les valeurs obtenues.
_ Remplir les éprouvettes en deux/trois couches sans vibration.
Pour les BAP avec les fibres en effectuer les mêmes étapes de préparation puis on ajout la
quantité des fibres en pluies avec malaxage de 4 min.
Page 93
Chapitre V : Techniques expérimentales
Dans la suite du document seront présentés les essais proposés par L’AFGC qui servent
actuellement de référence à défaut d’être normalisés. Les résultats de ces essais permettent de
donner une vision qualitative pour les BAP.
-Mobilité en milieu non confiné (décrit par l’essai d’étalement au cône d’Abrams).
Matériel nécessaire :
Plateau équipé en partie supérieure d’une plaque métallique plane (type table DIN)
constituant un carré d’au moins 90 cm de coté
Cône d’Abrams disposant d’un empattement à sa basse afin qu’il puisse être maintenu
contre le plateau avec les pieds par l’opérateur.
Page 94
Chapitre V : Techniques expérimentales
Mode opératoire :
Cet essai permet d’étudier la résistance à la ségrégation et au ressuage du BAP, qui doit être
stable sous l’effet de la gravité. Il consiste à déverser une quantité de béton (2 litres) sur un tamis
(de maille 5 mm) avec une hauteur de chute de 50 cm.
Page 95
Chapitre V : Techniques expérimentales
Objet de l’essai :
Cet essai vise à qualifier les bétons auto-plaçant vis-à-vis du risque de ségré[Link] peut
être utilisé en phase d’étude de formulation d’un béton auto-plaçant en laboratoire, ou pour le
contrôle de la stabilité du béton livré sur chantier.
Cet essai complète les essais permettant d’apprécier la mobilité, en milieu confiné ou
non, en caractérisant la stabilité. [2]
Matériel utilisé :
Seau de 10 L +couvercle.
Tamis 5 mm diamètre 315 mm + fond.
Bascule : précision minimale 20 g, portée minimale 20kg.
Page 96
Chapitre V : Techniques expérimentales
Mode opératoire :
Echantillonnage :
En laboratoire : Malaxer, verser directement 10 litres de béton dans le seau.
Temps d’attente entre l’arrêt du malaxeur et le prélèvement <30s.
Sur chantier, BPE amené par camion malaxeur : Malaxer à grande vitesse pendant 1
minute.
Remplir le seau avec 10 litres de béton directement depuis la goulotte du camion.
Sur chantier avec centrale, mise en œuvre à la benne : Prélever 10 L de béton en tête de
benne à la main écope pour remplir le seau.
Couvrir le seau pour protéger le béton de la dessiccation.
Attendre 15 mn.
Peser le fond et le tamis à vide.
Peser le fond seul.
Poser tamis+fond sur la bascule.
Faire la tare.
Observer et noter l’éventuelle présence d’eau claire de ressuage à la surface du seau après
les 15mn.
Verser sur le tamis un poids de béton égal à 4,8 kg - tolérance ± 0.2 kg ; verser ce béton
au centre du tamis : hauteur de chute du béton de 50 cm ± 5 cm.
Noter le poids réel lu de l’échantillon.
Attendre 2 mn.
Faire la tare.
Page 97
Chapitre V : Techniques expérimentales
Critères d’acceptabilité :
Les critères qui suivent sont particulièrement adaptés aux applications de béton auto-
plaçant en éléments verticaux. La mesure de pourcentage de laitance conduit è classer les
formules de béton auto-plaçant de la façon :
La cohésion armée peut se mesurer avec l'essai de la boite en forme de L. Cet essai permet de
vérifier que la mise en place du béton ne sera pas contrariée par des blocages de granulats en amont des
armatures. La méthode consiste à remplir de BAP la partie verticale d'une boite, puis en levant
une trappe à laisser le béton s'écouler dans la partie horizontale à travers un ferraillage (le
nombre et le diamètre des du béton, sa mobilité en milieu confiné et son aptitude à traverser une
zone fortement armatures peuvent être adaptés pour traduire le ferraillage réellement présent
dans la structure). Après écoulement du béton, on mesure la différence de hauteur dans la partie
verticales (H1) et horizontale (H2). Le résultat de l'essai s'exprime par le taux de
BAP.[Remplissage H2/H1. Une valeur de ce rapport supérieur à 0.8 traduit un bon écoulement.
Page 98
Chapitre V : Techniques expérimentales
Objet de boite en L :
La boite en L permet de tester la mobilité de béton en milieu confiné et de vérifier sue la
mise en place du béton ne sera pas contrariée par des phénomènes de blocage inacceptables.
Matériel utilisé :
Mode opératoire :
La parie verticale de la boite est entièrement remplie de béton (le volume nécessaire est
d’environ 13 litres). Après arasement, on laisse le béton reposer pendant une minute. Puis on
lève la trappe et on laisse le béton s’écouler dans la partie horizontale de la boite en L à travers
le ferraillage. La distance libre entre les barres est de 39mm.
A noter que les temps nécessaires pour des écoulements horizontaux respectifs de 20 cm
et 40 cm (à matérialiser sur le fond de la boite en L) peuvent être mesurés pour estimer la
viscosité du béton. [2]
Voir été essuyées ou nettoyées, les éprouvettes sont pesées avec une erreur inférieure à
1/1000. La masse volumique est alors calculée en divisant sa le volume de l’éprouvette.
Page 99
Chapitre V : Techniques expérimentales
C'est-à-dire : ρ =M/V.
La masse volumique exprimée en kg/dm3 car-la densité.
But de l'essai :
Principe de l'essai :
Page 100
Chapitre V : Techniques expérimentales
Conduite de l'essai :
Ce temps écoulé, on retire le moule et on fait passer l’éprouvette à la presse permet la lecture
de la force qui s’exerce sur les facettes latérales du cylindre de béton.
Eprouvette sera placée entre les deux mâchoires de la machine et on élèvera une seule lecture.
Celle de la force correspondant à la rupture de l’échantillon. Soit F cette lecture.
Calculs :
F
La résistance sera: G=
S
S : section de l’éprouvette : 100 cm2.
F : force au moment de la rupture.
Et essai se fait également sur les roches que l’on doit tailler au préalable sous forme de
cubes d’arête égale à 7 cm.
But de l’essai :
Cet essai a aussi pour but de déterminer la résistance à la traction du béton. C’est un
essai de traction par flexion qui consiste à écraser un prismatique (7x7x28cm3) de béton placé
horizontalement entre deux plateaux d’une presse.
Conduite de l’essai :
Lors d’un essai de flexion trois points, la poutre de béton est soumise dans sa partie
supérieure à des contraintes de compression et dans sa partie inférieure à des contraintes de
traction. Compte tenu que le béton résiste beaucoup moins à la traction qu’à la compression
(dans un rapport de 10) l’éprouvette va se rompre dès que le béton aura atteint sa limite en
traction. La contrainte limite qui découle d’un calcul classique de résistance des matériaux en
Page 101
Chapitre V : Techniques expérimentales
élasticité est tf (contrainte de traction par flexion). Le matériau béton n’ayant pas un
comportement élastique au voisinage de la rupture, il convient d’apporter au calcul de la
résistance en traction du béton t un terme correctif de 0,6 (t = 0,6 tf). [2]
= E *
Page 102
Chapitre V : Techniques expérimentales
1/3
Eij= 11000 fCJ
Les moules (figure V- 12), utilisés pour la confection des éprouvettes sont des moules en acier et
plastique de forme :
Le démoulage de toutes les éprouvettes a été effectué 24h après le coulage puis conservées sous
l'eau à une température de 202c (figure IV-13).
Page 103
Chapitre V : Techniques expérimentales
V.7 Conclusion :
Le cinquième chapitre est consacré à l'étude expérimentale, dans laquelle nous présentons les
matériaux, le matériel utilisé dans notre travail et les essais qui ont été effectués dans laboratoire, la
méthode utilisée est la méthode dite " AFGC", utilisée pour le calcul des masses des composantes du
béton autoplaçant de référence.
Les connaissances acquises depuis l’apparition des BAP et la meilleure maîtrise de toutes les
étapes (formulation, fabrication, mise en œuvre et contrôle) sont suffisantes pour permettre l’utilisation
de ces bétons dans de nombreuses applications.
Dans cette partie, on s'intéresse à l’étalement du béton autoplaçant on utilisant le cône d'Abrams.
Puis la fluidité (la capacité de remplissage) on utilisant la boit en L et la résistance à la ségrégation par
l’essai de stabilité au tamis, avec les essais destructifs de compression et de traction par flexion de 7, 14
et 28 jours
Page 104
Chapitre VI : Résultats et analyses
VI : Résultats et analyses
VI .1. Introduction :
Cette étude a pour objectif d‘évaluer les propriétés rhéologiques et mécaniques d‘un
béton autoplaçant renforcé par des fibres Alfa (Fibres Alfa traités et non traités) avec différentes
dimensions (L=2.5 et L= 1 cm) et différents pourcentages de fibres de 0,15, de 0.1 en volume
pour la formulation de béton autoplaçant renforcé de fibres Alfa traités et pour les pourcentages
des fibres de 0.1 de 0.15 pour béton autoplaçant renforcé de fibres de Alfa non traités afin de
voir l‘influence de traitement, les dimensions et les pourcentages de fibres sur les propriétés du
béton autoplaçant fibré à l‘état frais et à l‘état durci.
A partir des mélanges obtenus, il faut procéder à différents essais afin de caractériser les
BAP confectionnés. Pour cela, nous utilisons les tests recommandés par l'AFGC [2].
béton témoin :
Etalement 69 Cm
D’après les résultats obtenus, les bétons autoplaçant (BAP) confectionnés présentent
d‘excellentes propriétés rhéologiques qui sont conforment aux exigences prescrites par l’AFGC.
Ce mécanisme d‘action est du à sa composition chimique qui est constituée des chaines
latérales greffées en plus des chaines principales longue (masse molaire élevée).
Lorsqu’il s‘adsorbe sur un grain du ciment, ses fonctions acides dissocient, modifient les
charges de surface de la particule et minimise les interactions entre les particules par la force de
répulsion.
Page 105
Chapitre VI : Résultats et analyses
L'étalement
70
60
50
L'étalement
40
30
20
10
0
BAP BAP1 BAP2 BAP3 BAP4 BAPT1 BAPT2 BAPT3 BAPT4
Type de béton
Page 106
Chapitre VI : Résultats et analyses
"Boite en L"
0,9
0,8
Taux de remplissage
0,7
0,6
0,5
0,4
0,3
0,2
0,1
0
BAP BAP1 BAP2 BAP3 BAP4 BAPT1 BAPT2 BAPT3 BAPT4
Type de béton
Stabilité au tamis
12
L'ndice de ségrégation
10
0
BAP BAP1 BAP2 BAP3 BAP4 BAPT1 BAPT2 BAPT3 BAPT4
Type de béton
Commentaire :
Les compositions des bétons autoplaçant donnent une grande fluidité sans ségrégation et
sans ressuage qui constituent d’ailleurs ses spécificités.
L’étude du béton autoplaçant à l’état frais basée sur les essais d’étalement, la boite en L,
stabilité au tamis, donne des résultats qui correspondent aux critères des recommandations
provisoires.
Page 107
Chapitre VI : Résultats et analyses
Les étalements des bétons autoplaçant testés sont supérieurs à 60 cm, le taux de
remplissage de la boite en L est de l’ordre 80 %, la laitance est inférieure de 15 % selon le critère
d’acceptabilité, la stabilité au tamis est considéré comme satisfaisante.
Le tableau ci-dessus présent les caractéristiques rhéologiques des BAP confectionné, ces
résultats montrent que les formulations sont conformes à la réglementation.
Donc pour l’influence des dimensions de fibres Alfa de pourcentage et de traitement sur
les propriétés rhéologiques du BAP on peut conclure que :
Avec un pourcentage fixe (0.1%) ou bien (0.15%) les fibres Alfa courtes et longues
traités et non traités n’influent pas sur les propriétés rhéologiques et on peut obtenir un bon
étalement avec une meilleur stabilité au tamis mais pour la capacité de remplissage il y a une
diminution dans l’essai de la boite en L surtout pour BAP avec le pourcentage (0.15%) des fibres
Alfa non traités longues (BAP4 : H2/H1=0,47).
Alors la performance du béton autoplaçant avec les fibres courtes mieux qu'à fibres langues.
Avec une longueur fixe (1cm) ou bien (2,5cm) les pourcentages des fibres Alfa traités et
non traités respectant le critère d’étalement (compris entre 60 et 75cm) malgré la légère
diminution de fibre (0.15%). Nous avant trouve des bon résultats aussi pour l’essai stabilité au
tamis (stabilité satisfaisante) et on remarqués toujours un problème de la capacité de remplissage
(boite en L) pour le BAP avec pourcentage (0.15%) nous avant une diminution de 47.19% par
rapport le béton au référence (H2/H1= 0.89)
Alors la performance du béton autoplaçant avec les fibres (0.1%) mieux qu'à fibres (0.15%).
Et avec cette quantité dans le cas de béton autoplaçant (avec fibres non traités) nous
obtenue une légère diminution les propriétés rhéologique par rapport béton autoplaçant (avec
fibres traités).
Donc on peut conclure que la présence de fibres Alfa traitées par 3% NaOH joue un rôle
et elle à une influence sur l’aspect rhéologique des bétons BAP, contrairement à la longueur qui
ne pose pas de problème.
Dans le cas de la stabilité au tamis l’utilisation de fibres traitées influe positivement sur
cette dernière.
Alors la performance du béton autoplaçant avec les fibres traités mieux qu'à fibres non traités.
Page 108
Chapitre VI : Résultats et analyses
La masse volumique
2,5 2310 2317 2321 2322 2333 2316
La masse volumique
2323 2324 2334
2
1,5
0,5
Type de béton
Commentaire :
L’incorporation des fibres Alfa n’influence pas sur la masse volumique par ce que leur
masse volumique des fibres est très réduite par rapport à celle des autres composants du béton.
béton témoin :
Résistance a la compression
Age (jours) 7j 14j 28j
Rc MPa 26,83 29.32 31.77
Résistance a la flexion
Age (jours) 7j 14j 28j
Rc MPa 4.60 5.2 6.02
Page 109
Chapitre VI : Résultats et analyses
Caractéristiques
Résistance a la compression (MPA) R a la traction par flexion (MPA)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP1 30,48 32,58 37.96 6.15 6.61 7.43
BAP3 29.32 31.68 34.90 5.8 6.2 6.61
Tableau VI-4: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités
longues et courtes) : pourcentage de 0.1%
Résistance a la compression
40
30
RC MPa
BAP
20
BAP1
10 BAP3
0
7j(Mpa) 14j(Mpa) 28j(Mpa)
Les jours
8
7
6
5
BAP
4
3 BAP1
2 BAP3
1
0
7Jour 14Jour 28Jour
Les Jours
Page 110
Chapitre VI : Résultats et analyses
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par de fibres Alfa non traités courtes (1cm) et longues (2.5cm) avec un
pourcentage de 0.1% en volume pour la formulation du béton autoplaçant
D‘après les résultats inscrites dans le tableau et les figures ci-dessus on trouve une légère
amélioration de résistance à la compression de l‘ordre de 19.48% dans la formulation contenant
des fibres Alfa non traités courtes, et de 9.85% pour celle qui contient des longues.
Alors la performance du béton autoplaçant avec les fibres courtes mieux qu'à fibres langues.
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion (MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP2 29,63 31.87 35.85 6.15 6.52 7.34
BAP4 28,78 30,99 33,45 4.69 5.82 6.2
Tableau VI-5 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités
longues et courtes) : pourcentage de 0.15%
Résistance a la compression
40
35
30
RC MPa
25
BAP
20
15 BAP2
10 BAP4
5
0
7Jour 14Jour 28Jour
Les jours
Page 111
Chapitre VI : Résultats et analyses
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres Alfa non traités courtes (1cm) et longues (2.5cm) avec un
pourcentage de 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
D‘après les résultats inscrites dans le tableau et les figures ci-dessus on trouve une légère
amélioration de résistance à la compression de l‘ordre de 12.84% dans la formulation contenant
des fibres Alfa non traités courtes, et de 5.29% pour celle qui contient des fibres longues.
Alors la performance du béton autoplaçant avec les fibres courtes mieux qu'à fibres langues.
Tableau VI-6: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités
longues et courtes) : pourcentage de 0.1%
Page 112
Chapitre VI : Résultats et analyses
Résistance a la compression
40
35
30
25
RC MPa
BAP
20
15 BAPT1
10 BAPT3
5
0
7Jour 14Jour 28Jour
Les jours
8
7
6
5
BAP
4
BAPT1
3
BAPT3
2
1
0
7jour 14jour 28jour
Les jours
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres Alfa traités courtes (1cm) et longues (2.5cm) avec un
pourcentage de 0.1% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
D‘après les résultats inscrites dans le tableau et les figures ci-dessus on trouve une légère
amélioration de résistance à la compression de l‘ordre de 24.46% dans la formulation contenant
des fibres Alfa traité courtes, et de 13.72% pour celle qui contient des fibres langues.
Page 113
Chapitre VI : Résultats et analyses
Donc les dimensions des fibres traités jouent un rôle important dans l‘amélioration des
propriétés mécaniques des bétons autoplaçants mais la performance du béton autoplaçant avec
les fibres courtes mieux qu'à fibres longues.
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAPT2 33,69 35,45 38,84 6.20 6.60 7.43
BAPT4 31,04 33,30 35,36 5.2 6.06 6.40
Tableau VI-7 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités
longues et courtes) : pourcentage de 0.15%
Résistance a la compression
40
35
30
RC MPa
25
Bap
20
15 BAPT2
10 BAPT4
5
0
7Jour 14Jour 28Jour
Les jours
Page 114
Chapitre VI : Résultats et analyses
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par de fibres Alfa traités courtes (1cm) et longues (2.5cm) avec un
pourcentage de 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
D‘après les résultats inscrites dans le tableau et les figures ci-dessus on trouve une légère
amélioration de résistance à la compression de l‘ordre de 22.25% dans la formulation contenant
des fibres Alfa traités courtes, et de 11.30% pour celle qui contient des fibres longues.
Page 115
Chapitre VI : Résultats et analyses
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP3 29,32 31,68 34,90 5.8 6.2 6.61
BAP4 28,78 30,99 33.45 4.69 5.82 6.2
Tableau VI -8: Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités
longues) : pourcentage de 0.1%et 0.15%
Résistance a la compression
35
30
25
RC MPa
20 BAP
15 BAP3
10 BAP4
0
7 Jour 14 Jour 28 Jour
Les jours
Page 116
Chapitre VI : Résultats et analyses
Figure VI -14 : Variation de la résistance à la traction par flexion en fonction les pourcentages
(0.1% et 0.15%) de fibres Alfa non traités longues
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres de verre longue (2.5cm) avec différents pourcentages de
0.1% et 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
Nous remarquons d‘après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus que l‘utilisation
d‘une fibre Alfa non traités longue améliore les propriétés mécaniques du béton autoplaçant ou
nous avons trouvé dans le cas de pourcentage 0.1% une différence de 9.85% pour la résistance à
la compression et une valeur de 9.80% pour la résistance à la flexion.
Nous ne concluons que le pourcentage à une influence sur les propriétés mécaniques du
béton autoplaçant mais la performance du béton autoplaçant avec pourcentage 0.1% mieux qu'à
un pourcentage 0.15% surtout dans le cas de la résistance à la traction par flexion.
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP1 30,48 32.58 37.96 6.16 6.61 7.43
BAP2 29,63 31,87 35.85 6.15 6.52 7.34
Tableau VI -9 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non traités
courtes) : pourcentage de 0.1%et 0.15%
Page 117
Chapitre VI : Résultats et analyses
Résistance a la compression
40
35
30
RC MPa
25
20 BAP
15 BAP1
10
5
BAP2
0
7Jour 14Jour 28Jour
Les jours
Resistance à la Traction
R à la traction par flexion MPa
8
7
6
5
4 BAP
3 BAP1
2
BAP2
1
0
7 Jour 14Jour 28Jour
Les jours
Figure VI -16: Variation de la résistance à la traction par flexion en fonction les pourcentages
(0.1% et 0.15%) de fibres Alfa non traités courtes
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres Alfa no traités courte (1cm) avec différents pourcentages
de 0.1% et 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
Nous remarquons d‘après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus que l‘utilisation
de la fibre végétale non traité courte améliore les propriétés mécaniques d‘un béton autoplaçant
ou nous avons trouvé dans le cas de pourcentage 0.1% une différence de 19.48% pour la
résistance à la compression et une valeur de 23.42% pour la résistance à la flexion.
Page 118
Chapitre VI : Résultats et analyses
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAPT3 31,50 34,38 36,13 6.02 6.52 6.82
BAPT4 31,04 33,30 35,36 5.2 6.06 6.40
Tableau VI -10 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités
longues) : pourcentage de 0.1%et 0.15%
Résistance a la compression
40
35
30
RC MPa
25
BAP
20
15 BAPT3
10 BAPT4
5
0
7 Jour 14Jour 28 Jour
Les jours
Page 119
Chapitre VI : Résultats et analyses
Resistance à la Traction
R à la traction par flexion MPa
7
6
5
4
BAP
3
BAPT3
2
BAPT4
1
0
7 Jour 14 Jour 28 Jour
Les jours
Figure VI -18: Variation de la résistance à la traction par flexion en fonction les pourcentages
(0.1% et 0.15%) de fibres Alfa traités longue
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres Alfa traités longues (2.5cm) avec différents pourcentages
de 0.1% et 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
Nous remarquons d‘après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus que l‘utilisation
d‘une fibre Alfa traités longue améliore les propriétés mécaniques d‘un béton autoplaçant ou
nous avons trouvé dans le cas de pourcentage 0.1% une différence de 13.72% pour la résistance
à la compression et une valeur de 13.29% pour la résistance à la flexion.
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAPT1 34,26 36.09 39.54 6.78 6.80 7.64
BAPT2 33,69 35.45 38.84 6.20 6.60 7.43
Tableau VI -11 : Caractéristiques mécaniques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités
courtes) : pourcentage de 0.1%et 0.15%
Page 120
Chapitre VI : Résultats et analyses
Resistance à la compression
40
35
30
25
RC MPa
BAP
20
BAPT1
15
BAPT2
10
5
0
7jour 14jour 28jour
Les jours
8
7
6
5
BAP
4
BAPT1
3
BAPT2
2
1
0
7jour 14jour 28jour
les jours
Figure VI -20 : Variation de la résistance à la traction par flexion en fonction les pourcentages
(0.1% et 0.15%) de fibres Alfa traités courtes
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et un autre fibré par des fibres Alfa traités courtes (1cm) avec différents pourcentages de
0.1% et 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
Nous remarquons d‘après les résultats obtenus dans le tableau ci-dessus que l‘utilisation
d‘une fibre Alfa traités courte améliore les propriétés mécaniques d‘un béton autoplaçant ou
Page 121
Chapitre VI : Résultats et analyses
nous avons trouvé dans le cas de pourcentage 0.1% une différence de 24.46% pour la résistance
à la compression et une valeur de 26.91% pour la résistance à la flexion.
Béton autoplaçant renforcé de fibres longues Alfa non traités et Alfa traités de
(pourcentage de 0.1%) :
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP3 29.32 31.68 34.90 5.8 6.2 6.61
BAPT3 31.5 34.38 36.13 6.02 6.52 6.82
Tableau VI -12 : Caractéristiques rhéologiques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa traités et
non traités longues)
Resistance à la compression
40
35
30
25
RC MPa
BAP
20
BAP3
15
BAPT3
10
5
0
7jour 14jour 28jour
Les jours
Page 122
Chapitre VI : Résultats et analyses
4 BAP
3 BAP3
2 BAPT3
0
7jour 14jour 28jour
Les jours
Figure VI -22 : Influence de la nature de fibres longues sur la résistance à la traction par flexion du
bêton autoplaçant
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et BAP fibré par des fibres Alfa non traités longue (2.5cm) et des fibres Alfa traités
longue (2.5cm) avec pourcentages de 0.1% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
La résistance à la compression :
D‘après les résultats inscrits dans le tableau ci-dessus on remarque que l‘ajout de fibres
Alfa non traités nous remarquons qu‘on a un accroissement de résistance de 9.85%, et pour les
fibres Alfa traités longues on a un accroissement de résistance de 13.72%
La résistance à la flexion :
Alors en peut conclure que la performance du béton autoplaçant avec les fibres Alfa
traitées longues mieux qu’un béton avec les fibres Alfa non traités longues.
Page 123
Chapitre VI : Résultats et analyses
Béton autoplaçant renforcé de fibres Alfa non traités et traités courtes (pourcentage
de 0.15%) :
Caractéristiques
Résistance a la compression(MPa) R a la traction par flexion(MPa)
7j 14j 28j 7j 14j 28j
BAP 26,83 29.32 31.77 4.60 5.2 6.02
BAP2 29,63 31,87 35.85 6.15 6.52 7.34
BAPT2 33,69 35.45 38.84 6.20 6.60 7.43
Tableau VI -13: Caractéristiques rhéologiques des bétons autoplaçants fibrés (fibres Alfa non
traités et traités courtes)
Résistance a la compression
40
30
RC MPa
BAP
20
BAP2
10
BAPT2
0
7 Jour 14 Jour 28 Jour
Les jours
Figure VI -23: Influence de la nature de fibres courtes sur la résistance à la compression du béton
autoplaçant
8
MPa
6
BAP
4
BAP2
2
BAPT2
0
7 Jour 14 Jour 28 Jour
Les jours
Figure VI -24: Influence de la nature de fibres courtes sur la résistance à la traction par flexion du
bêton autoplaçant
Page 124
Chapitre VI : Résultats et analyses
Le tableau et les figures ci-dessus présent les caractéristiques mécaniques d‘un BAP
témoin et BAP fibré par des fibres Alfa non traités courte (1cm) et des fibres Alfa traitées courte
avec pourcentages de 0.15% en volume pour la formulation du béton autoplaçant.
La résistance à la compression :
D‘après les résultats inscrits dans le tableau ci-dessus on remarque que l‘ajout de fibres Alfa
traitées nous remarquons qu‘on a un accroissement de résistance de 22.25%, et pour les fibres
Alfa non traités courte on a un accroissement de résistance de 12.84%
La résistance à la flexion :
Alors en peut conclure que la performance du béton autoplaçant avec les fibres Alfa traitées
courte mieux qu’un béton avec les fibres Alfa non traités courte.
[Link] d'élasticité :
Type de BAP BAP1 BAP2 BAP3 BAP4 BAPT1 BAPT2 BAPT3 BAPT4
béton
Module 34439,6 36523,3 35840,5 35524,3 35030 ,3 37018,1 36800,6 35932,6 35678,1
d’élasticité
Page 125
Chapitre VI : Résultats et analyses
Module d'élasticité
34439,6 35840,5 33503,3 36800,6 35678,1
Module de young MPa 36523,3 35524,3 37018,1 35932,6 BAP
40000
35000 BAP1
30000 BAP2
25000 BAP3
20000 BAP4
15000 BAPT1
10000 BAPT2
5000 BAPT3
0 BAPT4
type de béton
Quelle que soit la nature de fibre et différent types des BAP fibré ou non, le module d’élasticité
change avec la résistance à la compression de 28jours fc28
VI .4. Conclusion :
Le cinquième chapitre est consacrée aux résultats et analyses obtenus lors de cette étude
ainsi que les intérêts techniques d‘un BAP et BAP fibré.
L‘objectif de notre travail consiste à réaliser un béton autoplaçant fibré par l‘ajout des
fibres Alfa traités et non traités avec des différentes dimensions et pourcentages afin de voir
l‘influence de traitement chimique et les dimensions et les pourcentages de ces fibres sur les
caractéristiques du béton autoplaçant à l‘état frais et à l‘état durci et faire une comparaison avec
un béton autoplaçant sans fibre.
L’utilisation des fibres Alfa dans les mélanges du béton autoplaçant à affecter l’étalement
ainsi que le taux de remplissage.
La composition des bétons autoplaçant donne une grande fluidité sans ségrégation mais il
y’a toujours problème dans taux de remplissage parce que le phénomène de blocage des fibres
apparait dans le BAP fibrés. Cela est causé par la géométrie de la fibre notamment sa longueur.
Les dimensions de fibres Alfa jouent un rôle important dans l‘amélioration des propriétés
mécaniques du béton autoplaçant mais la performance du béton autoplaçant avec les fibres
courtes est mieux que le béton avec fibres longues.
Pour l’influence du pourcentage de fibres et d‘après les résultats obtenus, on observe que
l’augmentation du dosage de fibre du béton est accompagnée d’une diminution du taux de
Page 126
Chapitre VI : Résultats et analyses
remplissage, par contre les fibres n’influe pas sur la stabilité au tamis. L‘utilisation des fibres
influe positivement sur cette dernière et on a une augmentation de la résistance à la compression
et à la traction.
La performance du béton autoplaçant avec les fibres Alfa 0.1% se comporte mieux que le
BAP avec 0.15%.
Le traitement par NaOH entraine une modification des propriétés mécaniques, nous
montrons qu’un traitement avec NaOH permet d’améliorer la résistance en flexion des
compositions par l’amélioration de l’adhésion à l’interface.
A titre de comparaison, les fibres Alfa traitées peuvent être utilisée comme renfort pour le béton
autoplaçant, les résultats des tests en propriété mécanique sur les éprouvettes montrent
clairement que le béton autoplaçant avec fibres traités se comporte mieux que le béton
autoplaçant avec les fibres non traités
Page 127
Conclusion général :
Conclusion générale :
L’utilisation des fibres synthétique (fibres de verre) comme renforts dans un béton
autoplaçant à des impacts sur l’environnement et la vie de l’homme. Dans ce cas, nous avons
choisi des fibres végétales pour réduire ces problèmes, grâce à leur comportement écologique.
D’après les résultats des tests sur les différentes éprouvettes en bétons autoplaçants
renforcés par fibres végétales (Alfa) ou fibre de verre à titre de comparaison de façon aléatoire,
on peut dire que le traitement alcalin (NaOH) rend les fibres plus raides et conduit à des
changements important dans la morphologie de la surface des fibres végétales. De plus, le
traitement assure une bonne adhérence entre les fibres et la matrice autoplaçant. L’ajout de ces
fibres végétales a un effet significatif sur le comportement du matériau renforcé.
L’analyse des résultats des essais réalisés à « la boîte en L », nous a permis de distinguer
un écoulement continu du BAP témoin et aucun signe de blocage de granulats n’est observé,
néanmoins on relève que l’addition des fibres au BAP a influencé son ouvrabilité, le phénomène
de blocage des fibres apparait dans le BAP fibrés. Cela est causé par la géométrie de la fibre
notamment sa longueur malgré que cette longueur soit inférieure à l’espacement entre les
armatures, nous notons que l’espacement entre les armatures est de « 34 mm ».
Les bétons autoplaçants sans fibres présentent des dégradations et des fissures
remarquables, tandis que les fibres d’Alfa ont contribué à minimisé les fissurations du BAP,
ainsi que la largeur des fissures a aussi diminuée.
L’optique d’utiliser des déchets végétaux dans le domaine du Génie Civil nous a permis
de contribuer d’une manière assez humble à la valorisation de ces matériaux naturels. L'addition
de fibres d’Alfa dans le BAP modifie complètement le comportement du béton et amélioré
considérablement les caractéristiques mécaniques du matériau. Les résultats expérimentaux
présentent une efficacité des fibres pour les sollicitations à la flexion, une grande amélioration de
la résistance à la flexion, ainsi qu’à la résistance à la fissuration : un changement d’une
fissuration fragile du BAP à une fissuration ductile a été distingué. Malgré la dégradation de la
maniabilité du béton il a présumé ses caractéristiques autoplaçant.
Le gain de résistance est plus important pour le BAP avec Alfa traité, Cela peut être
expliqué par la mauvaise adhésion entre la fibre non traitée et matrice, alors le traitement assure
une bonne adhérence entre les fibres et la matrice.
Conclusion général :
La différence de résistance en compression entre le BAP avec Alfa traité et non traité,
peut être expliquée par le fait que l’introduction des fibres d’Alfa non traité perturbe la
compacité du matériau et entraine la formation d’une porosité supplémentaire, notamment à
l’interface fibre – matrice cimentaire, ce problème ne se pose pas avec les fibres d’Alfa traité.
Les propriétés des BAP ne sont pas influencer par la longueur le dosage et le traitement
des fibres seulement mais avec d’autres facteurs comme les granulats, le ciment et les fillers.
Perspectives :
Karl Jaspers disait : « Faire de la philosophie, c’est être en route, des questions en
philosophie sont plus essentielles que les réponses, et chaque réponse une nouvelle question » : à
travers cette étude, nous avons montré comment les fibres végétales (fibre d’Alfa) peuvent
améliorer le comportement de BAP. Des essais supplémentaires les BAP des fibres végétales
(fibre d’Alfa) seraient utiles pour mieux étayer nos premières conclusions.
Les dosages et les dimensions des fibres utilisés dans cette étude n’ont pas conduit à des
caractéristiques rhéologiques des BAP qui ne sont pas conformes à la réglementation, il serait
nécessaire d’élargir l’étude à des longueurs plus longues et des dosages plus grands. Comme on
propose de faire le traitement d’Alfa avec des dosages de NaOH plus élevés (ex : 7%)
Enfin, il serait utile de réaliser des essais de durabilité sur le BAP fibré par la fibre Alfa
afin d’étudier ses propriétés physico-chimiques.
Les références bibliographiques
[1]- Haddad O., 1er congres international sur la technologie et la durabilité du béton à
Alger, les 24,25 et 26 Mai 2004.
[11]- PC. Aitcin, S. Jiang, BG. Kim, PC. Nkinamubanzi, and N. Pétrov. L’interaction
ciment : super plastifiant. Cas des polysulfonâtes. Bulletin des Laboratoires des ponts
et Chaussées, Vol. 233 : 87-98, Juillet-Aout 2002.
[12]- Turcy P., Thése de doctorat en Génie Civi, « Retrait et fissuration des bétons
autoplaçant – Influence de la formulation ». Ecole. Centrale de Nantes, Université
de Nantes, le 3 février 2004.
[13]- Khélifa R., «Influence des Ciments à base D’Ajouts Minéraux sur les
propriétés Mécaniques des Mortiers et des Béton », Thèse de Magistère en Génie
Civil,Université Mentouri de Constantine, le 11 Juillet 2001.
Les références bibliographiques
[16]- Seridi said mémoire de master en Génie Civil « Comportement de BAP a haut
température » 2013/2014.
[17]- Youcef Fritih, Apport d‘un renfort de Fibres sur le comportement d‘éléments en
Béton autoplaçant armé Thèse de Doctorat de L‘université de Toulouse ,08 Juillet
2009.
[18]- Rossi .P, Harrouche, N, Lemaou .F, «Comportement Mécanique des Bétons de
Fibres Métalliques utilisés dans les Structures en Béton Armé et en Béton
précontrainte». Annales de I’itbtp, Série Matériaux 73, n°479 bis, pp. 166-183,
Décembre 1989.
[19]- Boukni Bariza, tenue au Feu des Bétons Autoplaçants, Mémoire de Magister
Université Mentouri Constantine, Décembre 2007.
[23]- Rossi. P, Tunnels et Espace Souterrain, Revue Béton[s]- n°218 - pp. 154- 154,
Avril 2010.
[27]- Bezato Tsaranofy Zita Fredo, « les palmiers dattiers : étude de la filière,
utilisation et diversité variétale », mémoire DEA, université de Tolirara, domaine
biologie végétales, juillet 2013.
[28]- Bates.J, « les fibres naturelles pour les composites », [Link], octobre
2014.
[30]- Moktari Abdessamed, « influence des ajouts de fins minérales sur les
performances mécaniques des bétons renforcé de fibre végétales de palmier dattier
», université de Kasdi Merbah Ouargla option génie civil, novembre 2006.
[32]- CARMA, « Glossaire des matériaux composites renforces des fibres d’origine
renouvelable », centre d’animation régional en matériaux avances, Décembre 2006.
[35]- Baali Hafida, « étude de l’effet du traitement chimique des fibres de palmier
dattier sur le comportement mécanique du béton polymère », mémoire master,
université de M’sila, juin 2014.