Guide de création d'une pépinière efficace
Guide de création d'une pépinière efficace
Peltier
2.2.1 Conduite d’une pépinière
et mise en terre des plants *
Choix du site :
- Terrain plat ;
- Proche d’un point d’eau qui ne tarit pas en saison sèche ;
- Pas d’ombrage ;
- Possibilité d’installation d’une clôture pour limiter les dégâts des animaux ;
- Chemin d’accès (pas très loin du lieu de vie pour un accès et un suivi facile);
- Terre noire et sable disponible;
- Feuille de palmier ou paille disponible pour l’ombrière;
- Eviter la présence de certaines Rutacées (Oranger, Citronnier, Mandarinier…) proche
de la pépinière (vecteur potentiel d’insectes nuisibles tels que les cochenilles);
- Dessouchage ;
- Désherbage et stockage pour confectionner le
compost qui formera la terre noire utilisée pour
l’ensachage des plants;
Préparation du terrain :
- Aplanir le terrain en gardant une légère pente afin d’empêcher la formation de flaques
d’eau au cours de la saison des pluies ;
- Si le sol dans la zone d’intervention présente un sol de texture sablo-limoneux à sablo-
argileux, enlever au moins 10 cm de couche arable du sol pour éviter un enherbement trop
rapide du site, et pour pouvoir disposer immédiatement de terreau;
- Défricher une bande d’au moins 5 m de large autour de la pépinière pour limiter les
risques de dégâts d’incendie et éviter une proximité trop importante entre les insectes
présents dans la végétation environnante et les plants de la pépinière.
La construction de la pépinière
Taille
- Adapter en fonction de l’objectif de production des plants;
- Utilisation de madrier, de bambou ou de perche en fonction des disponibilités locales;
- Orientation de la pépinière Est-Ouest de manière à ce qu’il y ait un ensoleillement toute
la journée
Les sachets prévus pour la production des plants ont un diamètre théorique de 14 cm
(diamètre imposé au fournisseur des sachets lors de la commande). Afin de pouvoir
disposer 10 pots sur la largeur des bacs (facilité de comptage), chaque bac est large de
1,40 m. La longueur de chaque bac est de 2,50 m. La distance entre les bacs pour le
déplacement du pépiniériste et pour le passage de la brouette a été fixée à 1 m.
- Remplir les sachets en prenant soin qu’aucun vide ne soit présent pour limiter le
développement des racines. La terre est compressée en tapant régulièrement le sachet
sur le sol au cours de l’empotage ;
- Les rebords inférieur du sachet doivent être rentrés à l’aide des doigts et la terre doit
arriver au niveau du sachet ;
Positionnement des sachets dans le bac
- Les graines doivent être récoltées au pied de l’arbre et les plus fraiches possibles ce qui
augmentera le taux de germination ;
- Pour les fruitiers, les graines peuvent être récoltées en fonction de la qualité des fruits
(grosseur, qualité gustative ...) et pour les arbres forestiers, en fonction de la rectitude, de
la vigueur, de la rapidité de croissance et de la qualité du bois des arbres mères
- Les graines doivent être semées rapidement pour garder leur pouvoir germinatif;
- Si les graines doivent être stockées, il faut les garder dans un endroit sec, ombragé et
aéré. Les graines peuvent être stockées dans une armoire fermée à l’aide de toile de
moustiquaire pour permettre une bonne aération et limiter les ravageurs;
- Pour les graines de petites tailles telle que le Millicia excelsa (Iroko) , les graines peuvent
être placées en germoir avant d’être semées en sachet. L’arrosage des germoirs doit se
faire délicatement pour éviter le déplacement des graines et favoriser la germination de
ces dernières.
Prétraitements des graines
Les semences de certaines essences manifestent une certaine dormance (elles mettent
beaucoup de temps à germer). Lorsque cette dormance est forte, un prétraitement est
nécessaire pour assurer un taux de germination élevé en un temps très court. Il existe
diverses sortes de dormance. Nous pouvons distinguer (1) la dormance exogène, ou
dormance tégumentaire, (2) la dormance endogène, ou dormance embryonnaire, et (3) la
dormance combinée, où interviennent en même temps la dormance tégumentaire et la
dormance embryonnaire.
La plupart des essences de forêts tropicales humides ne sont pas concernées par la
dormance. Les conditions de température, d'humidité et de concentration en oxygène sont
presque invariablement propices à la germination immédiate après dissémination. Dans les
régions tropicales sèches, la dormance tégumentaire est par contre fort répandue, et seule
une forme ou une autre de prétraitement permet d'obtenir une germination rapide et
uniforme.
Vérifier que les sachets sont suffisamment arrosés en introduisant l’index au 2/3
au moins. Si cette fraction est humide, les sachets sont suffisamment arrosés ;
Les sachets doivent être regroupés par essence dans les bacs pour faciliter le
suivi des plants (dans un même bac, séparer par un espace d’environ 20-30 cm
deux espèces différentes) ;
Une fois le semis finalisé, les sachets doivent être arrosés de nouveau.
Remarques : Les sachets ne doivent pas être empotés trop longtemps avant le semis (par
exemple si on n'a pas le stock de graines suffisant pour les semer rapidement). Sinon,
l’arrosage régulier des pots peut conduire au tassement de la terre, empêchant ultérieurement
leur utilisation pour de nouveaux semis. Les sachets pré-remplis peuvent être gardés une à
deux semaines maximum avant le semis.
Entretien de la pépinière
L’arrosage doit se faire deux fois dans la journée, particulièrement en saison sèche,
avant 8h00 et après 16h00 pour éviter les moments de forte chaleur. Les moments
d’arrosage seront adaptés au rythme des pluies, durant la saison pluvieuse ;
Lors des déplacements des plants, la portion des racines dépassant du sachet doit
être sectionnée avec un outil bien aiguisé (machette ou sécateur).
Entretien de la pépinière
Exemples de pépinières villageoises
Avantages et inconvénients des plants en pots
Permet d’élever des espèces qui ne peuvent pas être plantées à racines nues
Grandes réserve en eau du pot, risque moindre en cas d’oubli d’arrosage et meilleure
survie après la plantation, en cas de manque de pluie.
Inconvénients
Lourds à transporter
- Pour faciliter l'arrachage des plants et éviter que les arbres ne souffrent d'un excès
d'eau en saison des pluies, on sème souvent les graines sur un billon ou une planche
(billon à sommet plat d'environ un mètre de large) d'environ 15 cm de hauteur.
Lors de la phase de mise en terre, il faudra enlever les plants délicatement pour
éviter toute blessure aux racines et mettre en terre les plants après une pluie
conséquente pour éviter tout stress hydrique aux plants.
Productions de plants à racines nues
Semis en planches
Productions de plants à racines nues
Planches de semis
Productions de plants à racines nues
Multiplier un arbre qui ne peut pas l’être par les autres méthodes de reproduction
(semis) par exemple par manque de production de graines, difficulté de conservation et
de germination, etc.;
Obtenir un arbre avec les caractères souhaités d’un arbre sélectionné (fruits de
bonne qualité et en grande quantité) et les racines d’un autre arbre (adapté aux
conditions locales);
Marcottage terrestre :
« Les jeunes rejets de souche et les branches basses voire rampantes d’un arbre ou d’un
arbuste sont coudés délicatement jusqu’au sol et maintenus à l’aide d’une pièce de bois en
forme de fourche ou Y inversé en évitant toute blessure, pour être ensuite recouverts de terre
superficielle locale ».
Marcottage aérien :
Bouturage de tige :
« Les fragments de tige sont prélevés sur l’arbre mère à l’aide d’un couteau bien affuté, puis
transportés humidifiés et à l’abri du soleil dans des sacs plastique jusqu’à la pépinière, de
préférence aux heures les moins chaudes de la journée.
Le transport doit être le plus rapide possible afin d’éviter le dessèchement des axes feuillés,
qui peuvent être enveloppés dans des journaux ou dans du coton mouillés à l’intérieur des
sacs plastique. Les boutures, prélevées sur des arbres-mères sains, mesurent 15 cm de long et
ont un diamètre de 0,5 à 2 cm. Les feuilles inférieures de la bouture sont supprimées, tandis
que la surface foliaire est réduite de moitié pour les feuilles supérieures.
Les boutures de tige sont placées verticalement en respectant la polarité sous une serre
rustique destinée à maintenir un taux d’humidité élevé. Cette humidité est maintenue par
aspersion régulière d’eau sur les parties feuillées des boutures à l’aide d’un vaporisateur, ou le
cas échéant à la main. Il est indispensable de ne pas détremper le substrat constitué d’un
mélange homogène de terre fine (5 volumes – 5V), de sable (3V) et de sciure (2V) pour éviter
les risques de pourriture des parties enterrées de la bouture».
Bouturage de racine :
« Les fragments racinaire sont prélevés après excavation partielle des racines superficielles
d’un arbres-mère adulte. Les tronçons de racine mesurent généralement de 15 à 20 cm de
long pour un diamètre de 2 à 4 cm. Ils sont placés horizontalement dans des bassines
exposées à l’air libre; ils sont recouverts de terre fertile, de texture fine, sur une hauteur
moyenne de 3 à 4 cm.
Afin de réduire au maximum les coûts, les tronçons de racine peuvent être directement placés
sur le lieu définitif de plantation. Dans les deux cas, la mise en place des boutures de racine
s’effectue juste après leur prélèvement sur l’arbre-mère afin d’éviter tout dessèchement des
tissus. Si ces expériences ont lieu en saison sèche, il est conseillé d’arroser les fragments de
racine une à deux fois par semaine».
Induction du drageonnage :
« La formation des drageons est stimulée par sectionnement complet de racines superficielles
de 1 à 4 cm de diamètre, maintenues en place mais dégagées de la terre et laissées à l’air
libre sur une longueur de 5 cm. Le drageon est qualifié de proximal ou distal s’il apparaît sur
la partie du système racinaire respectivement reliée ou séparée de l’arbre-mère.
L’aptitude au drageonnage pourrait varier au cours de l’année selon les espèces, en fonction
de leur mode de croissance éventuellement rythmique, et des conditions pédoclimatiques. Tout
cela demanderait à être précisé par des observations poussées pour chacune des espèces
concernées ».
* Guide pratique « Reboiser avec des essences locales, comment planter ses plants ? »
Guide pratique « Avec les acacias, produire du makala dans son champ » Projet Makala
[Link]
Trouaison
Compactez
la terre
autour de la
plante
Planting
• Le planting doit idéalement se dérouler en début de saison des pluies pour que les plants
profitent de la période des pluies pour installer leurs racines et se développer dans de
bonne condition.
II est préférable de démarrer très tôt (6 heures du matin). Il est préférable que les plants
soient transportés la veille et gardés à l’ombre près du lieu de plantation. Dés que les
personnes arrivent sur le site de plantation, les travaux peuvent débuter.
Lors de cette phase de planting, il faut une bonne synchronisation, afin d’éviter des temps
morts. Avec des conditions optimum, il est possible de planter 5 hectares, en 4 heures, avec
30 hommes / jour. II est préférable d’interrompre la plantation vers 10-l1 heures pour éviter
le stress des plants. Le soir, lorsque le soleil est moins fort, il est possible également de
reprendre un cycle de plantation.
Protection contre le feu
II est important que les grands reboisements soient divisés en parcelles de l’ordre de
25 ha, séparées par des routes. bandes naturelles de végétation ... Toute plantation
importante doit être accessible rapidement en véhicule. Les pare-feu doivent
correspondre à une bande non combustible de 50 m de large. C’est la largeur
nécessaire pour arrêter un feu de brousse en saison sèche.
Dans les grandes plantations, il est nécessaire de réaliser une surveillance continue,
avec des dispositifs de guet et une possibilité d’intervention rapide. II faut se baser sur
des interventions correspondant à la participation active du maximum de personnes et
la plus rapide possible (c'est dans les premières minutes qu'un feu est facile à éteindre,
ensuite, c'est très difficile) qui limitent l’extension du feu en l’éteignant à l’aide de
branchages ou d’instruments simples anti-incendie. Mais cela suppose une
sensibilisation préalable des populations environnantes.
Si le feu ravage une parcelle, dans le cas de plantation
de 2 à 3 ans, il faut intervenir rapidement en recépant
l’ensemble des arbres touchés par l’incendie.
Les jeunes arbres rejetteront du pied et
contribueront à la survie de jeunes peuplements.
2.2.3 Régénération Naturelle Assistée
Constat général *
La production de plants en pépinière ou par l’utilisation de pratiques de multiplication
végétatives nécessité une expérience, du temps, de l’énergie et des moyens pour obtenir le
matériel nécessaire.
Pour limiter les dépenses tout en augmentant la ressource en bois, il est possible alors de
conserver un certain nombre de pieds ou de rejets au moment de l’ouverture du champ
pour la mise en culture et au moment des sarclages. Cette pratique appelée Régénération
Naturelle Assistée n’est pas une technique de production de plants en soit mais elle
permet d’augmenter la ressource disponible sur un terroir villageois à moindre coût.
- Avant l’abattis-brûlis, une enquête a été menée auprès des agriculteurs qui ont exprimé
leurs préférences pour la conservation de différentes espèces, en fonction de leurs usages
et de leur abondance.
- 7, 17, 23 et 43 mois après le brûlis agricole, un inventaire des arbres, sur 13 parcelles de
suivi permanent avec RNA et 5 parcelles témoin sans RNA a été réalisé.
- Les 13 villageois dont les parcelles ont été suivies ont à nouveau été enquêtés en fin de
récolte du manioc, afin de connaître la perception paysanne de la technique RNA et son
degré d’adaptation et d’appropriation.
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Résultat de la conservation des arbres avant abattage :
-Les agriculteurs ont conservé en moyenne 66 arbres / ha avant brûlis. Ils ont exprimé
leur intérêt pour de nombreuses espèces en fonction de leurs usages mais, plus
particulièrement, pour six d’entre elles (Hymenocradia ulmoïdes, Markamia tomentosa, Vitex
congolensis, Millettia laurentii, Oncoba welwitschii, Pentaclethra macrophylla)qui constituent 64%
des arbres conservés.
- A 43 mois, la densité d’arbres supérieurs à 2,5m de hauteur et de DBH supérieur à 3cm est de 429
jeunes arbres/ha sur l’ensemble des placettes témoins, et de 648 jeunes arbres/ha sur l’ensemble des
placettes RNA.
2500
Stem density per hectare (Ø≥ 3cm/ha)
2000
1500
1000
500
0
Fields Plots without Plots ANR (after Savannah Young fallow Old fallow Secondary
ANR (after 43 43 months) (≤6 years) (>6ans) forest
months)
Densité de tiges (DBH≥3cm) à l’hectare sur les placettes RNA après 43 mois
et les différents types de formations végétales inventoriées
au plateau Batéké (RDC)
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Volume de bois dans les essais de RNA:
- A 43 mois, le volume de bois des arbres supérieurs à 2,5m de hauteur et de DBH supérieur à 3cm est
de 3,2 m3/ha sur l’ensemble des placettes témoins, et de 5,6 m3/ha sur l’ensemble des placettes RNA.
14
12
Wood volume per hectare (m3/ha)
10
0
Fields Plots without ANR (after Plots ANR (after 43 Young fallow (≤6 years)
43 months) months)
Volume de bois représenté par les tiges de DBH≥ 3 cm par hectare sur les placettes RNA
après 43 mois et différents types de formations végétales inventoriées au plateau
Batéké(RDC)
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Données de croissance en hauteur des principales essences conservés par RNA:
7
6
Mean height (in metres)
5
Hymenocardia ulmoïdes
4 Markamia tomentosa
Millettia laurentii
3 Oncoba welwitschii
Pentaclethra eetveldeana
2 Vitex congolensis
All species
1
0
7 months (may 17 months 23 months 31 mois (mai 43 months (may
2011) (march 2012) (september 2013) 2014)
2012)
Hauteurs moyennes (en mètres) des jeunes arbres conservés par RNA, par espèces, en
fonction du temps (en mois) après brûlis
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Données de croissance en diamètre (30 cm du sol) des principales essences
conservés par RNA:
10
8
Mean diameter (in centimetres)
7
Hymenocardia ulmoïdes
6
Markamia tomentosa
5 Millettia laurentii
4 Oncoba welwitschii
Pentaclethra eetveldeana
3
Vitex congolensis
2 All species
0
7 months (may 17 months 23 months 31 months (may43 months (may
2011) (march 2012) (september 2013) 2014)
2012)
Diamètres moyens (en cm), mesurés à 30cm du sol, des arbres conservés par RNA, par
espèces, en fonction du temps (en mois) après brûlis
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Evaluation de l’appropriation de la RNA par les agriculteurs
Les villageois enquêtés sont conscients de la dégradation de leurs terroirs. Ils estiment que la RNA
est une possibilité de lutte contre la savanisation du milieu. Cependant, pour ce qui concerne la
conservation d’arbres avant le brûlis, le faible taux de survie des arbres, la surcharge de travail
liée au dégagement autour de ces arbres et la perte d’une partie de la production de charbon
n’incitent pas les agriculteurs à s’approprier cette partie de la technique RNA
Le facteur le plus problématique, à l’heure actuelle, semble être l’absence de sécurité foncière
sur les parcelles. En effet, les paysans redoutent de travailler dans une optique de durabilité, sans
avoir la certitude d’obtenir le droit de revenir couper le bois et remettre en culture cette même
parcelle
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Evaluation de l’appropriation de la RNA par les agriculteurs
-L’engouement pour la RNA est plus important dans les terroirs villageois où la production de
charbon de bois a le plus sensiblement baissé suite à la dégradation des forêts. Cela prouve
que le passage à l’action, de l’échelle individuelle à l’échelle villageoise, reste difficile à mettre
en place, tant que l’économie rurale n’a pas été directement touchée par la disparition des
forêts.
- L’implication du pouvoir coutumier est essentielle. Les chefs coutumiers ayant la volonté de
conserver la forêt de leur terroir se sont portés volontaires pour tester la RNA dans leurs
propres champs. Les villages de ces chefs sont ceux où la RNA a été la mieux diffusée et
suivie.
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Conclusion
Le suivi des tests de RNA montre une faible survie des arbres conservés lors du défrichement
préalable à la mise en culture, car ces arbres sont affectés par les feux lors du brulis, ce qui
limite l’applicabilité de la technique proposée. Elle ne sera proposée qu’en limite de parcelle ou
à des agriculteurs très motivés et capables de respecter les techniques de brûlis à faible
impact.
Exemple de la RNA testée au plateau Batéké en
République Démocratique du Congo
Conclusion
Par contre, les rejets de souche et les drageons des espèces forestières naturelles, protégés
par RNA au moment des sarclages, ont montré une croissance rapide qui permet, à faible coût,
d’installer rapidement une jachère ligneuse. Cette technique a été appréciée en raison de son
faible coût en travail, du faible impact négatif sur les cultures et de leur espoir de contrôler les
espèces invasives « savanisantes ».
Conclusion
Chaque techniques a ses avantages et ses inconvénients. Il est nécessaire d’appréhender
les techniques de productions de plants forestiers en fonction des objectifs (production
d’arbres fruitiers, d’essences pour du bois énergie ...) à atteindre et des contextes sociaux
(pratique agraire, temps de travail) et environnementaux (disponibilité de graines, état de
dégradation de la ressource arborée) pour renforcer l’appropriation et la pérennité des
itinéraires techniques proposés.
Il est important de faire un suivi pour évaluer le développement des plants (taux de
germination, problèmes sanitaires, vitesse de croissance ...) afin de proposer les pratiques
les plus adéquates en fonction des essences forestières à produire*.
°Projet Makala, 57 Avenue des Sénégalais, Gombé, Kinshasa, [Link]) ([Link]@[Link]) © CapMakala 2014
+Centre International en Recherche Agronomique pour le Développement (CIRAD-ES, UR BSEF, Montpellier, France),
([Link]@[Link], [Link]@[Link]).
*ULG/Gembloux agro-bio-tech, Unité GRFMN, Laboratoire de Foresterie tropicale et subtropicale, Passage des Déportés, 2 B-5030
Gembloux, Belgique (kdainou@[Link])