Arrêt Cardiaque : Procédures de Secours
Arrêt Cardiaque : Procédures de Secours
Jeunes Sapeurs-Pompiers
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Référence : 05AC01 Mise à jour : 11-2021
Arrêt cardiaque
Une personne est en arrêt cardiaque (AC) lorsque son cœur ne fonctionne plus ou fonctionne de façon
anarchique, ne permettant plus d’assurer la circulation du sang dans l’organisme et en particulier
l’oxygénation du cerveau.
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Risques & Conséquences
La vie d’une victime en arrêt cardiaque est, en quelques minutes, menacée.
Quand la respiration d’une victime s’arrête et quand son cœur cesse d’être efficace, l’air n’arrive plus au
niveau des poumons, le sang cesse de circuler et l'alimentation en oxygène du corps entier n’est plus
assurée. Le cerveau est l'organe le plus sensible de l'organisme au manque d'oxygène. Si aucun geste de
secours n’est réalisé, des lésions cérébrales apparaissent en quelques secondes, chez l’enfant ou le
nourrisson, ou en quelques minutes chez l’adulte.
Progressivement, ces lésions deviennent irréversibles, rendant les chances de survie quasiment nulle en
quelques minutes (environ huit minutes chez l’adulte).
Signes
L’identification des signes de l’arrêt cardiaque est réalisée en quelques secondes au cours du bilan
d’urgence vitale. Elle doit aussi pouvoir être réalisée par le secouriste si celui-ci est chargé de la réception
de l’alerte.
Une victime est considérée en arrêt cardiaque si :
En cas d’absence ou de doute sur la présence du pouls chez une victime qui a perdu connaissance, même
avec des mouvements ventilatoires, il faut débuter ou poursuivre une RCP. En effet, la réalisation d’une
RCP précoce par des témoins peut permettre une reprise de mouvements ventilatoires grâce au massage
cardiaque sans une reprise de circulation.
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Examen et conduite à tenir
Circulation
Conscience Ventilation Conduite à tenir
(pouls carotidien)
Oui
Non Oui PLS
(perçu)
Non ou doute
Non Non ou anormale RCP
(non perçu)
Avec prise de pouls
Non
Non Oui RCP(2)
(non perçu)
Oui
Non Non Insufflations(3)
(perçu)
Dans certains cas, chez l’adulte, l’arrêt cardiaque peut être précédé de signes annonciateurs, en particulier
une douleur serrant la poitrine, permanente, angoissante, pouvant irradier dans le cou et les bras. Cette
douleur est parfois associée à une difficulté à respirer et des sueurs.
(1)
La prise du pouls par les secouristes dépend du choix des autorités médicales de chaque organisme ou
association.
(2)
Cette situation, bien qu’exceptionnelle, peut se rencontrer dans les premières minutes d’une RCP chez les
victimes qui ont bénéficié immédiatement d’une RCP après la survenue de l’arrêt cardiaque.
(3)
Cette situation se rencontre chez les victimes qui présentent un arrêt ventilatoire initial, le plus souvent d’origine
toxique (overdose). Si le secouriste intervient immédiatement après l’arrêt de la respiration, le pouls peut encore
être perceptible. La réalisation d’insufflations évitera la survenue de l’arrêt cardiaque.
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Référence : 05PR01 Mise à jour : 06-2018
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Référence : 05FT10 Mise à jour : 09-2019
Justification
La perte de connaissance provoque une forte diminution du tonus musculaire qui entraîne, si la victime
reste allongée sur le dos, une obstruction des voies aériennes par chute de la langue en arrière.
La LVA par bascule prudente de la tête en arrière et élévation du menton permet de dégager la langue de la
paroi postérieure du pharynx et la libre circulation de l’air :
• pour apprécier la ventilation d’une victime qui a perdu connaissance lors du bilan d’urgence vitale ;
• pour faciliter la ventilation d’une victime qui a perdu connaissance et qui ventile ;
• pour réaliser une ventilation artificielle.
Chez le nouveau-né et le nourrisson, du fait de leur anatomie, ce mouvement doit se limiter à ramener la
tête en position neutre afin de ne pas entraîner une obstruction des voies aériennes.
Matériel
Aucun matériel.
Réalisation
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• ouvrir la bouche de la victime avec la main qui tient le menton ;
• retirer les éventuels corps étrangers visibles à l’intérieur de la bouche de la victime avec la main qui
était sur le front, y compris les prothèses dentaires décrochées, sans toucher à celles qui sont restées
en place.
Évaluation
La libération des voies aériennes est efficace si :
• la respiration de la victime peut s’effectuer normalement ;
• la ventilation artificielle permet un soulèvement de la poitrine, en présence d’une victime qui ne
respire pas.
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Référence : 02FT09 Mise à jour : 09-2019
Justification
Cet examen permet de déceler immédiatement une altération d’une ou de plusieurs fonctions qui
menacent à très court terme la vie de la victime et de mettre en œuvre immédiatement les gestes de
secours qui s’imposent.
Il permet aussi d’informer le médecin et de lui fournir les éléments essentiels et indispensables pour
évaluer l’état de gravité de la victime.
Matériel
L’examen des fonctions vitales ne nécessite pas obligatoirement d’appareil d’examen ou de mesure. Il peut
toutefois être amélioré par un appareil de mesure si sa mise en œuvre ne retarde pas la réalisation des
gestes de secours.
Comme :
• la pression artérielle (tensiomètre) ;
• la saturation pulsée en oxygène (oxymètre de pouls).
Réalisation
La liberté des voies aériennes est un préalable à toute évaluation de la ventilation d’une victime
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Il convient ensuite de :
• se pencher sur la victime, l’oreille et la joue du secouriste au-dessus de sa bouche et de son nez,
tout en gardant le menton de la victime élevé ;
• rechercher, durant dix secondes au plus :
o avec la joue : le flux d’air expiré par le nez et la bouche,
o avec l’oreille : les bruits normaux (souffle) ou anormaux de la respiration (sifflement,
ronflement, gargouillement),
o avec les yeux : le soulèvement du ventre ou de la poitrine.
Si aucun souffle n’est perçu ou aucun bruit n’est entendu et que ni le ventre ni la poitrine ne se
soulèvent durant cette recherche : la victime ne respire pas.
Si la victime présente des mouvements ventilatoires inefficaces, bruyants, anarchiques et lents, c’est-à-
dire moins de 1 mouvement en 10 secondes (< 6 mvts/min), alors la ventilation doit être considérée
comme inefficace.
• évaluer la ventilation ;
L’évaluation de la ventilation permet de donner des éléments chiffrés et de rechercher une détresse
respiratoire débutante. Elle est réalisée au cours du bilan d’urgence vitale, chez une victime ayant ou
non perdu connaissance et lors de sa surveillance.
Réalisée sur une durée d’une minute, cette évaluation permet :
• d’observer la partie supérieure de l’abdomen ainsi que le thorax de la victime. Une respiration
normale se fait sans effort et sans difficulté pour la victime ;
• de placer une main sur la partie inférieure de son sternum pour estimer :
o la fréquence, c’est-à-dire le nombre de mouvements respiratoires compté sur une minute,
o l’amplitude, c’est-à-dire comment l’abdomen et le thorax se soulèvent à chaque respiration,
o la régularité, c’est-à-dire l’absence de pause de plus de six secondes entre les mouvements
respiratoires.
• évaluer la coloration de la victime ;
L’examen de la couleur de la peau et des muqueuses d’une victime renseigne le secouriste sur l’état
d’oxygénation des tissus (tout comme de la circulation).
La couleur de la peau est appréciée au niveau de la face de la victime ou des extrémités des membres.
La couleur des muqueuses est appréciée sur les lèvres. Normalement, les muqueuses sont roses.
Une coloration bleutée de la peau et des muqueuses (cyanose) traduit, lorsqu’elle existe, une
insuffisance d’oxygénation des tissus.
• mesurer la saturation pulsée en oxygène (SpO2).
L’évaluation de la respiration peut être complétée en mesurant la SpO2 à l’aide d’un appareil de mesure
(oxymètre de pouls).
La SpO2 normale est supérieure ou égale à 94 %.
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Qualité de la respiration
• évaluer la circulation ;
L’évaluation de la circulation permet de rechercher une altération de la circulation, c’est-à-dire
l’existence d’une détresse circulatoire.
Cette recherche est pratiquée par le secouriste chez une victime consciente ou ayant perdu
connaissance lors du bilan d’urgence vitale. Elle doit être renouvelée lors de la surveillance de la
victime.
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L’évaluation de la circulation s’effectue en prenant le pouls de la victime, sur une durée d’une minute. Il
est recherché au niveau :
o de la face antérieure du poignet, en plaçant l’index, le majeur et éventuellement l’annulaire sur
le trajet de l’artère radiale, dans le prolongement du pouce ;
o du cou, en palpant l’artère carotidienne (voir ci-dessus) si le pouls au niveau du poignet est
imperceptible ;
o du milieu du pli de l’aine en palpant l’artère fémorale avec deux ou trois doigts si l’on ne peut
pas prendre le pouls carotidien (voir ci-dessus).
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o comprimer fortement l’extrémité d’un doigt entre le pouce et l’index, pendant deux à trois
secondes ; le lit de l’ongle devient pâle ;
o relâcher la pression et mesurer le temps de recoloration.
Normalement le lit de l’ongle se recolore en moins de deux secondes.
Cette évaluation est impossible si la victime porte du « vernis à ongles ».
En fonction de la réponse de la victime à ces gestes d’examen, la victime est considérée comme :
o consciente, alerte ou éveillée si elle ouvre les yeux, répond et bouge spontanément ;
o réactive à la voix si elle n’ouvre les yeux, ne parle, n’exécute un ordre simple que quand on le lui
demande (stimulation verbale) ;
o réactive à la douleur si elle n’ouvre les yeux ou ne réagit que quand on exerce une pression à la
base de l’ongle (stimulation douloureuse) mais ne répond pas à la stimulation verbale ;
o aréactive si elle reste inerte, ne bouge pas, n’ouvre pas les yeux et ne réagit ni à la voix ni à la
stimulation douloureuse.
Cet examen peut être renouvelé autant que nécessaire si le secouriste pense que l’état de conscience
de la victime se modifie, particulièrement lors de la surveillance.
Si la victime est consciente, il est alors possible d’identifier ses plaintes.
• évaluer l’orientation de la victime ;
L’évaluation de l’orientation de la victime permet de détecter une détresse neurologique.
Elle est réalisée systématiquement chez toute victime consciente au cours du bilan d’urgence vitale.
Elle doit être renouvelée au cours du bilan complémentaire et au cours de la surveillance.
Demander à la victime par exemple :
o « Comment vous appelez-vous ? »
o « En quelle année sommes-nous ? »
o « Où sommes-nous ? »
o « Que s’est-il passé ? »
Si la victime répond correctement aux questions, on dit qu’elle est orientée. Si elle a du mal à
mémoriser et présente une désorientation dans le temps ou dans l’espace ou dit qu’elle est confuse ou
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désorientée. Dans d’autres cas, les propos de la victime peuvent être incohérents ou
incompréhensibles.
• Rechercher une perte de connaissance passagère ;
Pour rechercher une perte de connaissance passagère, il convient de demander à la victime si elle se
souvient de ce qui s’est passé.
Une victime qui ne se souvient pas de l’accident ou du malaise (amnésie de l’événement) a souvent
présenté une perte de connaissance.
L’interrogatoire de l’entourage permet aussi de savoir s’il y a eu perte connaissance.
Risques
Les gestes d’examen d’urgence vitale doivent, dans la mesure du possible, limiter tout mouvement de la
victime.
En présence d’un traumatisé, il faut assurer une stabilisation du rachis cervical pendant la recherche d’une
détresse vitale et la réalisation des gestes de secours d’urgence tant qu’une décision d’immobilisation de la
victime n’est pas prise.
(1)
La méthode qui est proposée ici consiste à évaluer l’état de conscience d’une victime en appréciant sa réactivité
à une stimulation verbale ou douloureuse (échelle AVPU). Le niveau de conscience d’une victime peut être
apprécié en évaluant l’ouverture des yeux, la réponse verbale ou motrice à la stimulation (Score de Glasgow).
L’autorité médicale de chaque organisme ou association est à même de choisir la méthode à utiliser.
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Référence : 05FT04 Mise à jour : 11-2021
Compressions thoraciques
Indication
Les compressions thoraciques sont nécessaires chaque fois qu’un adulte, un enfant ou un nourrisson
présente un arrêt cardiaque ou a perdu connaissance suite à une obstruction des voies aériennes.
Elles sont aussi indiquées en présence d’un nouveau-né qui présente une détresse à la naissance, c’est-à-
dire lorsqu’il a une fréquence cardiaque inférieure à soixante battements par minute.
Justification
Quand le cœur s’arrête de fonctionner, le sang ne circule plus dans l’organisme et la distribution d’oxygène
n’est plus assurée. La compression régulière du thorax rétablit une circulation artificielle égale à 20 à 30 %
du débit cardiaque normal chez l’adulte. Ce débit est suffisant pour maintenir le cerveau et le cœur de la
victime oxygénés, notamment pendant les quelques minutes nécessaires à la mise en œuvre du choc
électrique externe.
La pression, exercée au milieu de la poitrine d’une victime allongée sur le dos, vide les cavités cardiaques et
les poumons du sang qui s’y trouve, et le propulse vers les organes périphériques.
Lorsque la pression est relâchée, la poitrine revient à sa taille initiale, le sang est de nouveau aspiré et
remplit le cœur et les poumons. Ce sang sera ensuite propulsé par la compression thoracique suivante.
Lors d’une obstruction complète des voies aériennes par un corps étranger, l’augmentation de la pression à
l’intérieur du thorax à chaque compression facilite l’expulsion du corps étranger par « effet piston ».
Matériel
Aucun matériel.
Réalisation
Chez l’adulte
La victime est installée en position horizontale, sur le dos, de préférence sur un plan dur (sol).
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! réaliser des compressions thoraciques successives d’environ 5 cm, sans dépasser 6 cm, tout en veillant
à:
! appuyer verticalement en verrouillant les coudes,
! maintenir une fréquence comprise entre 100 et 120 compressions par minute,
! assurer un temps de compression égal au temps de relâchement,
! laisser le thorax reprendre sa forme initiale, entre chaque compression, sans pour cela décoller le
talon de la main.
NB : Un dispositif d’aide au massage cardiaque comme un métronome et un moniteur de la profondeur de
compression peuvent être utilisés afin d’améliorer la qualité de la RCP.
Chez l’enfant
L’enfant est installé en position horizontale, sur le dos, de préférence sur un plan dur (sol).
! réaliser des compressions thoraciques successives en enfonçant le thorax d’au moins un tiers de son
épaisseur ou d’environ 5 cm :
! appuyer verticalement en verrouillant le coude,
! maintenir une fréquence comprise entre 100 et 120 compressions/min,
! assurer un temps de compression égal au temps de relâchement,
! laisser le thorax reprendre sa forme initiale entre chaque compression, sans pour cela décoller le
talon de la main.
Dans tous les cas, il est possible de changer de main qui effectue les compressions toutes les 2 minutes
environ voire plus fréquemment si le sauveteur perçoit des signes de fatigues.
Si la victime (enfant) est grande, il peut être utile d’utiliser la même technique que chez l’adulte.
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! réaliser des compressions thoraciques successives en enfonçant le thorax d’au moins un tiers de son
épaisseur ou d’environ 4 cm :
! avec la pulpe des deux doigts d’une main si le secouriste est seul,
! avec la pulpe des deux pouces placés côte à côte, la pointe des doigts vers la tête du nourrisson et
en englobant le thorax avec les autres doigts de chaque main si l’action est menée à 2 ou plus de
2 secouristes,
! maintenir une fréquence :
! chez le nourrisson, d’environ 100 compressions/min sans dépasser 120,
! chez le nouveau-né qui présente une détresse à la naissance, de 120 compressions/min.
! assurer un temps de compression égal au temps de relâchement,
! laisser le thorax reprendre sa forme initiale, entre chaque compression, sans pour cela décoller les
mains et les doigts.
Évaluation
Les compressions thoraciques sont efficaces si :
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Référence : 05FT17 Mise à jour : 06-2018
! en arrêt respiratoire ;
! présentant une respiration agonique (gasps) et dont la fréquence respiratoire est inférieure ou égale à
six mouvements par minute.
Justification
La ventilation artificielle par un insufflateur manuel permet d’apporter de l’air, éventuellement enrichi en
oxygène, aux poumons d’une victime.
Matériel
! insufflateur manuel à ballon auto-remplisseur ;
! masque d’insufflation.
Description du matériel
L’insufflateur manuel se compose :
! d’un ballon auto-remplisseur souple, élastique, qui reprend automatiquement sa forme quand on cesse
d’appuyer dessus ;
Il existe plusieurs modèles, en fonction du volume du ballon :
! adulte : 1600 à 2000 ml,
! pédiatrique : 450 à 500 ml,
! prématuré : 250 ml. Ce modèle est inefficace pour la réanimation du nouveau-né à la naissance ou
le nourrisson. Il est exclusivement réservé au prématuré.
! d’une valve d’admission d’air ou d’oxygène, qui empêche le retour du gaz contenu dans le ballon vers
l’extérieur ;
! d’un ballon réserve destiné à accumuler l’oxygène pendant l’insufflation ;
! d’une valve séparatrice des gaz insufflés et des gaz expirés, contenue dans une pièce en « T » ;
Elle oriente :
! les gaz frais du ballon vers la victime quand le secouriste appuie sur le ballon,
! les gaz expirés par la victime vers l’extérieur quand le secouriste relâche le ballon.
! d’un dispositif de raccordement à la victime (masque ou sonde d’intubation).
Les insufflateurs manuels prématurés et pédiatriques sont munis d’une valve de surpression préréglée à
35-40 mmHg, afin d’éviter à des poumons normaux d’être lésés par des pressions excessives.
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Le masque facial est destiné à recouvrir la bouche et le nez de la victime sans appuyer sur les yeux. De
forme anatomique (triangulaire) chez l’adulte et l’enfant, ou circulaire chez le nourrisson, il est équipé d’un
bourrelet en plastique mou, en silicone ou gonflable, destiné à assurer l’étanchéité entre le masque et la
face de la victime. L’orifice supérieur permet de raccorder le masque à la pièce en « T ».
Il faut préférer des masques translucides car ils permettent de voir rapidement les sécrétions ou
vomissements et d’observer la coloration des lèvres de la victime.
Il existe trois à sept tailles de masque allant de l’adulte au prématuré.
En l’absence d’utilisation de matériel à usage unique, il faut mettre en place un filtre antibactérien entre la
pièce séparatrice des gaz et le masque.
Réalisation
! choisir un ballon insufflateur et un masque adapté à la victime et les connecter entre eux par
l’intermédiaire de la pièce en « T » ;
! se placer à la tête de la victime.
À un secouriste
! d’une main, assurer la libération des voies aériennes ;
! saisir de l’autre main l’ensemble ballon/masque ;
! placer le masque sur le nez de la victime, en appliquant le sommet du triangle sur la racine du nez ;
! rabattre la base du masque vers le menton pour appliquer son pourtour sur le visage de la victime ;
! appliquer le masque selon la technique de pince C-E, pour cela :
! placer le pouce de la main sur le masque, au-dessus du nez de la victime,
! et placer l’index sur la base du masque, au-dessus de la lèvre inférieure de la victime (le pouce et
l’index forment un ainsi C),
! placer les autres doigts (3ème, 4ème et 5ème doigts) en crochet sous le menton et le tirer vers le haut
pour l’appliquer contre le masque et maintenir les VA de la victime libres (le pouce, l’index et les
autres doigts forment ainsi un E),
! exercer une pression vers le bas avec le pouce et l’index et vers le haut avec les autres doigts.
Le maintien de la tête en arrière (position neutre pour le nourrisson) est réalisé par le mouvement
du poignet de la main qui tient le masque.
Cette saisie du masque et du menton sous forme de « pince » par la main du secouriste est l’élément
essentiel qui permet d’assurer l’étanchéité du masque sur le visage de la victime tout en maintenant les
VA libres.
! empaumer le ballon dans la partie centrale avec l’autre main ;
! comprimer le ballon progressivement, durant une seconde environ, jusqu’au début du soulèvement du
thorax (la pression à exercer est variable selon la victime) ;
! relâcher le ballon, dès que la poitrine se soulève, tout en continuant de maintenir le masque.
La poitrine de la victime s’abaisse alors que l’air sort de ses poumons.
Recommencer le cycle d’insufflations afin d’obtenir une ventilation artificielle efficace.
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À deux secouristes
Cette technique, dont un secouriste maintient les voies aériennes ouverte et le masque alors que l’autre
comprime le ballon, améliore l’étanchéité du masque.
Préalablement :
Dans un premier temps, le secouriste 1 s’assure de la mise en place du masque et de son maintien à deux
mains. Pour cela, il doit :
! placer le masque sur le nez de la victime, en appliquant le sommet du triangle sur la racine du nez ;
! rabattre le masque vers le menton pour appliquer son pourtour sur le visage de la victime ;
! appliquer le masque (technique de pince C-E) avec une main ;
! placer l’autre main de façon symétrique à la première ;
! exercer une pression, vers le bas avec les pouces et vers le haut avec les autres doigts ;
! s’assurer de la bascule de la tête en arrière (position neutre pour le nourrisson).
Dans un second temps, le secouriste 2 pratique les insufflations. Pour cela il doit :
Ensuite, recommencer le cycle d’insufflations afin d’obtenir une ventilation artificielle efficace.
Si, durant la ventilation artificielle, la victime présente un vomissement, il faut :
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Risques & Contraintes
Une insufflation trop rapide ou un volume d’air trop important peut entraîner un passage de l’air dans
l’estomac et secondairement une régurgitation de son contenu. Ceci est plus fréquent chez l’enfant et le
nouveau-né qui ont besoin de volumes d’air moins importants que l’adulte.
Une régurgitation de liquide de l’estomac dans les voies aériennes de la victime entraîne un encombrement
de celles-ci, compromet les manœuvres de réanimation et la survie de la victime.
Les conditions d’entretien et de stockage des matériels doivent être conformes aux préconisations du
fabricant.
Évaluation
L’efficacité de la technique est jugée sur l’obtention d’un début de soulèvement de la poitrine de la victime,
lors de chaque insufflation et l’absence de fuite d’air au niveau du masque.
192
Référence : 05FT15 Mise à jour : 11-2021
Justification
L’utilisation du DAE peut permettre une défibrillation précoce et améliorer de façon significative les
chances de survie de la victime.
Matériel
Les DAE se distinguent en deux catégories :
• les défibrillateurs entièrement automatiques ;
• les défibrillateurs semi-automatiques.
Le DAE est un appareil qui permet :
• d’analyser l’activité électrique du cœur de la victime ;
• de reconnaître une anomalie grave du fonctionnement du cœur à l’origine de l’arrêt cardiaque ;
• de délivrer ou d’inviter à délivrer au travers du thorax de la victime, un choc électrique afin de
synchroniser l’activité électrique cardiaque.
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Certains défibrillateurs disposent d’électrodes différentes chez l’adulte et l’enfant ou le nourrisson.
Certains défibrillateurs sont munis de dispositifs d’aide et d’évaluation au massage cardiaque (métronome,
profondimètre).
Les accessoires :
• une paire de ciseaux pour couper éventuellement les vêtements ;
• de quoi sécher la peau de la victime ;
• un rasoir jetable pour raser les poils du thorax si nécessaire.
Mise en œuvre
La mise en œuvre du DAE s’effectue en cinq étapes :
Les électrodes doivent adhérer correctement à la peau. Si la poitrine de la victime est humide, il faut sécher
la poitrine avant de coller les électrodes. Si la poitrine de la victime est particulièrement velue, il est
préférable de la raser à l’endroit où l’on pose les électrodes.
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Délivrance du choc
Si le DAE annonce qu’un choc est indiqué, il faut alors :
• écouter et respecter les recommandations sonores ou visuelles de l’appareil ;
• s’écarter de la victime quand l’appareil le demande ;
• appuyer sur le bouton pour choquer, si l’appareil le demande ;
• reprendre les manœuvres de réanimation immédiatement après la délivrance du choc.
Arrêt de l’appareil
L’arrêt de l’appareil ne peut être réalisé qu’à la demande du médecin des services de secours.
Précautions particulières
• certains appareils utilisent des électrodes spécifiques pour l’enfant et le nourrisson ou demandent de
préciser s’il s’agit d’un enfant et d’un nourrisson (interrupteur, clef, etc.). Cela permet à l’appareil de
diminuer l’énergie délivrée au moment du choc. Si l’on ne dispose pas d’électrodes « enfant »
spécifiques, utiliser les électrodes « adulte » ;
• la victime peut être porteuse d’un stimulateur cardiaque ou d’un défibrillateur implantable dont le
boîtier est situé sous la peau, le plus souvent sous la clavicule droite. Ce boîtier est reconnaissable par
le secouriste, car il existe une cicatrice cutanée, une « bosse » sous la clavicule droite et une masse
dure est perçue, à travers la peau. Afin de ne pas altérer le fonctionnement du défibrillateur et de ne
pas diminuer l’efficacité du choc, coller l’électrode qui est normalement sous la clavicule droite à un
travers de main du dispositif médical implantable ;
• délivrer un choc à une victime allongée sur une surface mouillée diminue son efficacité, car l’eau est
conductrice de l’électricité. Il est préférable de dégager la victime et de l’installer sur une surface
sèche ;
• le défibrillateur ne doit pas être utilisé en présence de matériel ou de gaz hautement inflammable
(butane, vapeurs d’essence) ou explosif (panneau étiquette danger). Dans ce cas, il existe un risque
élevé de survenue d’incendie ou d’explosion lors de la défibrillation. Il faut alors :
o dégager la victime du milieu toxique ou inflammable en urgence,
o poursuivre la procédure quand la victime se trouve en lieu sûr.
• si la victime est allongée sur une surface en métal ou qui conduit l’électricité (pont d’un bateau,
terrasse en tôles métalliques, plaques d’égouts), afin que le trajet du courant de défibrillation ne soit
pas dévié vers le sol, il faut :
o dégager la victime de la surface métallique ou conductrice ou glisser sous elle un isolant,
o reprendre la procédure lorsque le contact est supprimé.
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• la victime peut être porteuse d’un timbre médicamenteux autocollant (patch) qui permet la diffusion
de médicament à travers la peau. Le choc peut être inefficace ou provoquer une brûlure de la victime si
l’électrode de défibrillation est collée sur le timbre. Il faut donc :
o retirer le timbre,
o essuyer la zone avant de coller l’électrode.
Anomalies de fonctionnement
Il est possible qu’en cours d’utilisation, le défibrillateur présente des dysfonctionnements.
Les problèmes envisagés ici sont les plus courants, mais ne sont pas limitatifs, car ils dépendent souvent du
type d’appareil utilisé. Il est fortement recommandé de se référer au chapitre « dysfonctionnements de
l’appareil » du guide d’utilisateur de l’appareil.
Dans tous les cas, la RCP ne doit pas être interrompue.
Le défibrillateur vous demande de connecter les électrodes lorsque :
• la connexion au défibrillateur est inadéquate ;
• les électrodes n’adhèrent pas correctement à la peau de la victime ;
• les électrodes sont sèches, endommagées ou la date d’expiration est passée.
Dans ce cas, il convient :
• de poursuivre la RCP ;
• de vérifier les connexions ;
• d’appuyer fermement sur les électrodes pour améliorer le contact ;
• de nettoyer, raser et sécher la peau de la victime avant de remplacer les électrodes, si les opérations
précédentes n’étaient pas suffisantes.
Le défibrillateur détecte un mouvement pendant l’analyse. Ce mouvement peut provenir :
• de mouvements de la victime ;
• d’inspirations agoniques ;
• d’interférences électriques ;
• des mouvements du véhicule.
Dans ce cas, il convient :
• d’arrêter toute RCP pendant l’analyse et de s’assurer que personne ne touche la victime ;
• d’arrêter la mobilisation de la victime ;
• de s’assurer que la victime est immobile ;
La charge du défibrillateur, avant la délivrance du choc électrique, s’interrompt si :
• une électrode se déconnecte de la victime ;
• le câble des électrodes se déconnecte du défibrillateur ;
• la pression sur le bouton de délivrance du choc n’a pas été suffisamment précoce après que l’appareil
l’ait demandé ;
• l’état de la victime change et le rythme cardiaque ne nécessite plus un choc électrique.
Dans ce cas, il convient :
• de vérifier les électrodes, les connexions du câble et l’état de la victime.
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Consignes d’entretien
Le DAE doit toujours être en bon état de marche, vérifié et immédiatement disponible. Il doit être installé
dans un endroit accessible avec l’ensemble de ses accessoires.
Des vérifications périodiques du DAE permettent de s’assurer de son bon état de fonctionnement. Un
signal lumineux ou une alerte sonore indique tout dysfonctionnement.
Avant chaque utilisation, il convient de vérifier que :
• la batterie est insérée dans l’appareil (ne pas la retirer sauf si l’appareil le demande) ;
• le défibrillateur n’indique pas la présence d’un dysfonctionnement (absence de témoin d’alerte) ;
• l’appareil ne présente aucun dommage externe ;
• les électrodes ne sont pas arrivées à péremption ;
• tous les accessoires nécessaires à la réalisation de la défibrillation accompagnent l’appareil.
Après chaque utilisation, le DAE doit être remis en état, nettoyé et vérifié en respectant les
recommandations du fabriquant.
Si une procédure de récupération des données internes enregistrées par l’appareil est en vigueur, la mettre
en œuvre.
Les batteries du défibrillateur sont remplacées lorsque l’appareil l’indique ou s’il s’éteint ou ne s’allume
pas.
En aucun cas il ne faut modifier la configuration et les réglages internes de l’appareil.
Si l’utilisation de l’appareil devient impossible ou en cas d’anomalie constatée, il est indispensable de
mettre le défibrillateur hors service et de prévenir le responsable de l’appareil.
Évaluation
Correctement utilisé, le DAE permet de délivrer un choc électrique externe à toute personne en arrêt
cardiaque par fonctionnement anarchique du cœur.
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