Transmission analogique et adaptation d'impédance
Transmission analogique et adaptation d'impédance
iPBX NeXspan XS
Sujet
Dans cette étude, nous sommes dans un mode de conversation entre deux usagers de
l’autocommutateur. Nous utilisons l’interface analogique. Pour la suite, vous pouvez vous
appuyer sur la « Représentation fonctionnelle de l’interface analogique » présente dans le
dossier de présentation.
1.1 Le téléphone est raccordé aux entrées/sorties (OUT), LA1-01 et LA2-02, la ligne
téléphonique est raccordée est à un poste analogique.
1.1.1 En considérant que nous sommes dans le cas d’une transmission d’information vers
l’employé raccordé à l’entrée/sortie analogique étudiée, préciser quelles sont les conditions
(appellation, conditions sur les impédances) qui permettent de transférer le maximum de
puissance entre l’autocommutateur et le poste téléphonique de l’employé.
1.1.2 Dans le cadre de cette étude, préciser quelles sont les résistances de la structure d’entrée de
l’autocommutateur qui participent à l’établissement de cette condition, donner la valeur de
l’impédance de sortie de l’autocommutateur.
1.1.3 En considérant que la tension différentielle VTF-RF aux bornes du commutateur vaut 500
mV, préciser ce que vaut la tension du signal portant la voix aux bornes du poste
téléphonique.
-1-
Agrégation 2009 option A
-2-
Agrégation 2009 option A
Le téléphone est relié par une ligne téléphonique à l’autocommutateur, il est situé à 1Km de
l’autocommutateur.
L1 R1
RT G1
C1
1.2.2 Préciser à partir des deux abaques donnés pour deux valeurs de ZT le modèle équivalent de
l’ensemble ligne et charge.
1.2.3 Nous allons déterminer le réseau d’adaptation nécessaire pour adapter l’ensemble ligne et
charge pour une fréquence de 1 kHz dans le cas d’une terminaison résistive.
[Link] Donner la valeur de l’impédance ainsi que la valeur du composant qui permettent
d’annuler la partie imaginaire.
Nous pouvons mettre en série une impédance de +j150Ω, cela est une inductance de valeur,
Cela donne une valeur de Lc=23mH, ce qui est énorme.
Réseau à implanter
Z1 Carte de traitement
RT Z2 analogique
-3-
Agrégation 2009 option A
RT
C
1.2.4 Dimensionner les éléments de ce réseau, donner les expressions littérales et les valeurs.
A partir de l’équation,
RT R T2 C ω
Z equ = + j . L ω −
1+ RT C ω
2 2 2 1 + R 2
C 2
ω 2
T
On identifie la partie réelle et la partie imaginaire et nous obtenons R − RT
C=
R T2 ω 2
R T2 C
Et L=
1 + R T2 C 2ω 2
Les valeurs trouvées sont :
C= 2,6µF et L=65µH
-4-
Agrégation 2009 option A
Lc L R
ZT C
Ve
Autocom
La solution proposée n’est pas facilement réglable, elle nécessite de rajouter des composants,
de plus certaines valeurs sont importantes et ne permettent pas une réalisation technologique
simple. Nous pouvons voir que ce n’est pas la solution retenue, la compensation des pertes
dues à l’adaptation d’impédance se fait par l’intermédiaire du SICOFI4µ (PEB2466), elle est
numérique.
La ligne téléphonique qui permet de lier un téléphone interne à l’autocommutateur est une
paire torsadée, et les grandeurs électriques, représentatives des informations échangées par
deux usagers ( X interne, Y externe) au cours de leur conversation téléphonique ainsi que des
signaux de signalisation, se présentent, au niveau de la ligne « interne », sous la forme de
tensions différentielles.
-5-
Agrégation 2009 option A
Autocommutateur
GND
GND
-6-
Agrégation 2009 option A
1.3.1 Déterminer la tension au bornes de la ligne VT, chargée par ZT quand on applique un
signal sinusoïdal à la fréquence de référence de 1020 Hz et de niveau 0 dBm à partir de
l’entrée VRX (Vem = VRX ). Pour cela, vous remarquerez que : R6-01+ R10-01 = R7-
01+R11-01= R8-01+R12-01=R9-01+R13-01=R81=R82=R83=R84=Req
Vem = P.R
Vem=0,774V
[Link] .Z T
VT =
ZT + [Link]
VT = VRX
VT=0,774V
1.3.2 Déterminer l’expression de la tension VTX, à partir du moment ou la charge côté ligne
téléphonique est ZT et quand on applique un signal sinusoïdal à la fréquence de
référence de 1020 Hz et de niveau 0 dBm sur l’entrée VRX (Vem = VRX )
Nous obtenons
VTX = −[Link] .I
[Link]
I=
ZT + [Link]
[Link] .VRX
VTX = −
ZT + [Link]
-7-
Agrégation 2009 option A
1.3.3 Déterminer le niveau de tension de VTX pour ZT=600Ω (résistif), que pensez vous de ce
niveau de tension (comparer avec les grandeurs fournies dans la documentation du
constructeur (Trans Hybrid Loss)?
Nous obtenons VTX=-VRX=0,774V, la grandeur est identique à celle présente sur VRX.
Nous avons 0dB d’atténuation alors que le circuit est donné pour 30 à 40 dB.
1.3.4 Pour résoudre ce problème, le constructeur propose le montage suivant, le circuit est appelé
« Balance Network », l’ALI est intégré dans le circuit.
[Link] Déterminer la nouvelle expression de VTX à partir de VTx , VRx et RF, ZB, R1.
Nous obtenons
Nous obtenons
8 . R eq .V RX
− . RF
ZT + 4 . R V RX . RF
VTX = − +
eq
R1 ZB
− 8 .R eq .V RX .ZB . RF + V RX .RF .( ZT + 4 . R eq ). R1
VTX = −
R1 .( ZT + 4 . R eq ). ZB
Pour annuler ce phénomène, il est nécessaire d’annuler VTX pour cela, nous devons réaliser :
ZB=ZT+4Req et R1=8Req et RF=R1 (par exemple).
Dans notre cas, nous pouvons prendre R1=RF=ZB=1200Ω
-8-
Agrégation 2009 option A
L’amplificateur opérationnel interne A-500 n’est pas branché, l’opération ne se fait pas de
façon analogique. Elle se fait par l’intermédiaire dur circuit PEB2466 par l’intermédiaire d’un
filtre numérique, le « Transhybrid Balancing Filter (TH) ». L’activation du filtre se fait par
les bits 7 du registre CR0 et les bits 0 et 1 qui permettent de choisir le type de coefficients à
utiliser.
Ce phénomène se modélise par une propagation multiple où un même signal peut arriver par
deux ou plusieurs trajets qu’il parcourt en des temps différents. On s’intéressera ici à un cas
simple en ne considérant qu’un seul chemin indirect retardé.
Problématique : comment établir une liaison entre deux usagers sans que l’écho soit un
phénomène gênant.
-9-
Agrégation 2009 option A
E(t) S(t)
+
+
Retard : 2T
Attenuation d'amplification : At
[Link] En considérant que le signal en écho est retardé de T et atténué de At, donner
l’expression de S(t).
L’expression est :
S ( t ) = E ( t ) + At . E ( t − 2 T )
L’expression est :
H ( f ) = 1 + At.e − j 2πf 2T
Réponse impulsionnelle h(t)
h(t ) = δ (t ) + At.δ (t − 2T )
1.4.2 Réduction de l’écho.
Pour notre cas, nous sommes sur une liaison vers les Etats-Unis, At= 0,2.
Pour retrouver au niveau de l’usager le signal E(t) et ainsi corriger la distorsion, on utilise
dans le récepteur (autocommutateur), un filtre qui annule l’écho de fonction de transfert :
Han(f)= 1/H(f).
Retard : 2T
Attenuation d'amplification : At
[Link] Donner l’expression de Han(f), pour cela vous pourrez utiliser le développement de
2 3 4 5 n n
Taylor suivant : 1/(1+x) = 1-x+x -x +x –x +….+(-1) x , valable pour |x|
<1. Préciser la condition qui doit être remplie.
-10-
Agrégation 2009 option A
L’expression est :
N
Han( f ) = 1 + ∑ (−1) n At n e − j 2πfn 2T
n =1
1/ Ate − j 2πf 2T 〈1
L’expression est : N
han(t ) = δ (t ) + ∑ (−1) n At n .δ (t − 2nT )
n =1
N
S1 (t ) = S (t ) + ∑ (−1) n At n .S (t − 2nT )
n =1
La difficulté est d’intégrer un grand nombre de coefficients. L’autre difficulté est de limiter
les coefficients, cela crée un effet de fenêtre et risque de créer une réponse quelquefois
amplifiées du phénomène (phénomène de Gibbs à la coupure du filtre). Il est également
nécessaire d’adapter le filtre au mieux par rapport aux conditions du canal de transmission.
L’annulation d’écho est traitée par la carte fille de traitement du signal optionnelle
-11-
Agrégation 2009 option A
La forme de l’impulsion induite due à la foudre est représentée par la figure suivante. La
tension maximale VPEAK vaut aux environs de 10 kV.
2.1.1 En vous appuyant sur le schéma structurel, indiquer les composants qui assurent la
protection primaire.
Les composants qui assurent la protection primaire sont les deux trisil SMPTA130 et les deux
condensateurs C9_01 et C10_01de 1,5NF
Quand la tension de mode commun devient supérieure à VB0=173V, le trisil se comporte comme un
court-circuit et empêche l’onde de se propager dans le montage.
2.1.3 En considérant que la ligne protégée est longue de 1 km, chargée par un téléphone
décroché (600 Ω, on prendra comme hypothèse que l’influence de la partie capacitive
n’affecte pas le calcul suivant ), indiquer la valeur du courant maximal qui apparaît au sein
de cette ligne si la foudre frappe à proximité (apparition d’une tension de mode commun
VPEAK). Préciser si le composant choisi a été bien dimensionné.
-12-
Agrégation 2009 option A
2.2.1 En vous appuyant sur le schéma structurel, indiquer les composants qui assurent la
protection secondaire.
2.2.2 Indiquer comment la protection secondaire agit, puis indiquer la valeur du courant
maximal qui apparaît au sein de cette ligne si la foudre frappe à proximité (apparition
d’une tension de mode commun VPEAK). Préciser si le composant choisi a été bien
dimensionné.
La tension qui apparaît en mode commun est réduite à 173V par l’action du trisil. Elle apparaît quand
la tension induite par l’arc devient inférieur à cette valeur.
Dans ce cas le courant est limité par la résistance de la ligne, mais également par
R6_01+R7_01+R10_01+R11_01 donc ZL=75+300=375Ω,
Le courant passant dans une branche du pont est de IL=173/375=0,461A, comme d’après les
caractéristiques fournies par le constructeur IO est de 0,5A et IFSM=30A, nous sommes largement dans
les conditions d’utilisation du pont de diode.
3. Signalisation de numérotation
La numérotation sur les postes abonnés et par l’intermédiaire de l’autocommutateur s’effectue
grâce à une numérotation numérique double ton.
A chaque appui sur l’une de ces touches, le téléphone de l’usager X envoie sur la ligne, à
destination de l’autocommutateur auquel il est raccordé, une tension composite V dite tension
DTMF (Dual Tone Multiple Frequencies) telle que V = EL sin(ωL t ) + EHsin(ωHt ) , avec EL =
ωL ω
320 mV et EH = 540 mV, et où f L = et f H = H sont définies par le tableau suivant :
2π 2π
fH (High)
1209 Hz 1336 Hz 1477 Hz 1633 Hz
697 Hz 1 2 3 A
770 Hz 4 5 6 B
fL (Low)
852 Hz 7 8 9 C
941 Hz * 0 # D
Les composantes spectrales de ces tensions DTMF appartiennent au spectre des fréquences
audibles, c’est pourquoi ces tensions sont également véhiculées jusqu’à l’écouteur de
l’abonné A, permettant ainsi à ce dernier de vérifier qu’il a correctement appuyé sur les 10
touches de numérotation.
-13-
Agrégation 2009 option A
On donne, l’évolution temporelle de la tension DTMF considérée entre les instants t=0 et t=15
ms, et correspondant à l’appui sur la touche 5.
Les 2 valeurs associées à chaque couple de fréquences n’étant pas multiples l’une de l’autre,
la tension DTMF est une tension apériodique.
-14-
Agrégation 2009 option A
3.1.3 Préciser le nombre de registres qu’il est nécessaire de renseigner pour générer 8 signaux
DTMF.
Il est nécessaire de bloquer 8 registres pour chaque valeur initiale de la fonction cosinus [Cos
(Nω1Te )], et de rajouter deux registres de stockage intermédiaire par sinusoïde, soit au total,
2*8+8=24 registres.
3.1.4 En utilisant les registres précédents, proposer un programme écrit en speudo-code (voir
documents constructeurs P35) qui permette d’implémenter la numérotation DTMF dans
l’autocommutateur ou un poste numérique.
-15-
Agrégation 2009 option A
Dans ce cas :
3.2.2 Préciser le nombre de multiplications et d’additions complexes requises pour obtenir tous
les coefficients nécessaires à l’espace spectral analysé.
3.2.3 Préciser le nombre de multiplications et d’additions réelles requises pour obtenir tous les
coefficients nécessaires à l’espace spectral analysé.
3.2.4 Si cette méthode est utilisable compte tenu des contraintes et des recommandations de la
CCITT pour cela vous considérerez que la fréquence d’échantillonnage est de 8 kHz, un
temps d’exécution pour une instruction de 200 ns (cas d’un microcontrôleur dédié
fonctionnant avec une fréquence d’horloge de 20 MHz) et 205 échantillons.
Nous avons 4N² multiplications à réaliser, soit 33,6 ms pour les multiplications
Nous avons 2*N*(N-1)+ 2N² additions à réaliser, soit 33,5 ms pour les additions
Il est nécessaire d’acquérir les 205 échantillons et de rajouter le temps de calcul, soit
25,6ms+33,6ms+33,5ms= 92,8 ms
Nous sommes dans une situation tangente car nous pouvons avoir une rapidité de numérotation de
93 ms minimum. Nous pouvons avoir des difficultés pour reconnaître deux chiffres expédiés l’un à la
suite de l’autre.
-16-
Agrégation 2009 option A
3.2.5 Préciser quelle est la stratégie de calcul qui permet de réduire considérablement le nombre
d’opérations.
On rappelle que l’algorithme de la FFT peut se mettre sous cette forme pour 8 valeurs :
X [k ] = ∑ x[n]WN
paire
nk
+ ∑ x[n]WN
impaire
nk
n = 2r pour n paire
n = 2r + 1 pour n impaire
soit
( N / 2 )−1 ( N / 2 )−1
( 2 r +1)k
X [k ] = ∑ + ∑ x[2r + 1]WN
2 rk
x[2r ]WN
r =0 r =0
Comme
Et que
3.2.7 Sur l’exemple avec 8 échantillons et 8 valeurs cherchées, préciser le nombre de fois ou nous
avons besoin de procéder à cette dichotomie.
3 fois
Nous pouvons remarquer sur le diagramme de la FFT que nous avons 3 séries de 8 multiplications qui
N log 2 N
soit pour 8 échantillons, nous obtenons : 24 multiplications et 24 additions
3.2.9 Préciser si cette méthode est utilisable compte tenu des contraintes des recommandations de
la CCITT (pour cela vous considérerez que la fréquence d’échantillonnage est de 8 kHz, un
temps d’exécution pour une instruction de 200 ns (cas d’un microcontrôleur dédié
fonctionnant avec une fréquence d’horloge de 20 MHz) et 205 échantillons :
soit pour 205 échantillons, nous obtenons pour le nombre d’opérations 4 * N log 2 N
réelles : , soit 1,1 ms.
Il est nécessaire d’acquérir les 205 échantillons et de rajouter le temps de calcul, soit
25,6ms+2,2ms= 27,18 ms
-18-
Agrégation 2009 option A
Les circuits spécialisés échantillonnent avec des fréquences inférieures à 10 MHz, la plupart
fonctionnent à 4 MHz. Il est donc nécessaire de réduire encore le temps de calcul , nous
recherchons un procédé économe en temps de calcul, pour cela, nous allons observer que nous
n’avons pas besoin de calculer l’ensemble des transformées de fourrier pour tous les
harmoniques, mais dans le problème qui nous intéresse, il est important de n’extraire que
l’amplitude du signal des deux harmoniques qui constituent le « dual tone ».
Il est important de constater qu’à la détection nous n’avons besoin de détecter que 8
fréquences. Le principe de l’algorithme est de trouver le filtre à réponse impulsionnelle
infinie qui permet de détecter les fréquences dont nous avons besoin. A partir de la TFD :
N −1
X [k ] = ∑ x [ r ]e − j ( 2 π / N )rk
r=0
Montrer que cette relation peut se mettre sous la forme :
N −1
X [k ] = ∑ x[ r ]h k ( N − r )
r=0
Où
j ( 2 π / N )k ( r − N )
hk ( N − r ) = e −
Représenter la réponse impulsionnelle du filtre.
En remarquant que
N −1 N −1
X [k ] = e j ( 2 π / N )kN
∑ x [ r ]e − j ( 2 π / N )rk
= ∑ x [ r ]e j ( 2 π / N )k ( N − r )
r=0 r=0
soit
N −1 N −1
X [k ] = ∑ x [ r ]e − j ( 2 π / N )k ( r − N )
= ∑ x[ r ]h k ( N − r )
r=0 r=0
3.3.2 Montrer que cela est la peut se réduire sous la forme d’un filtre dont la fonction de transfert
est
H k (z ) =
Yk ( z ) 1
= 2π
X (z) j k
1− e N
z −1
-19-
Agrégation 2009 option A
Pour cela, nous allons faire le constat que la réponse de ce filtre peut se mettre sous la forme :
N −1
Y k [m ] = ∑ x[ r ]h k (m − r )
r =0
Y k [m ]m = N = X k (N )
En utilisant la transformée en z du produit de convolution
2π
j k
N −1
1− e z −1 N −1
Yk [z ] = X ( z ).∑ e
N
− j ( 2 π / N )k ( r − N )
= 2π
X ( z ) ∑ e − j ( 2 π / N )k ( r − N )
r =0 j k r =0
1− e N
z −1
Nous obtenons
2π
j 0
z0
Y k [z ] = X ( z )
N
e 1
2π
= X (z) 2π
j k j k
−1
1− e N
z 1− e N
z −1
3.3.3 Donner l’équation aux différences permettant d’implémenter ce filtre et préciser le nombre
d’opérations réelles et complexes qu’il est nécessaire de réaliser.
L’équation est :
2π
y k [n] = x(n) + e
j k
N
y k (n − 1)
Elle peut être représentée par le graphe :
Nous avons une multiplication et une addition complexe, ce qui se traduit par 4 multiplications réelles
et 4 additions réelles, soit pour les N échantillons, 4N multiplications et 4N additions pour chaque
fréquence.
-20-
Agrégation 2009 option A
3.3.4 Dans le cadre de la détection DTMF, seule la détection de l’amplitude de chacun des 8
signaux de fréquence connue constitutifs du message à analyser est importante. Nous
voulons réduire de nombre d’opérations réelles pour réduire le temps de calcul, proposer
une solution qui permette d’obtenir la structure de l’algorithme de Goertzel à partir de la
structure générale du filtre.
2π
−j k
1− e z −1 N
H k (z ) =
Yk ( z )
=
X k ( z ) 1 − 2 cos 2πk z −1 + z −2
N
Et montrer que l’algorithme peut s’écrire
2πk
Dk [n] = x(n) + 2 cos Dk (n − 1) − Dk (n − 2)
N
Pour n=N
2π
yk [n] = Dk (n) − Dk (n − 1)e
−j k
N
Il est simplement nécessaire de multiplier l’équation du filtre précédent par le complexe conjugué, et
nous obtenons l’équation du filtre
2π 2π
−j k −j k
−1
1− e N
1− e z −1 N
H k (z ) =
z
=
2π
2π
−j k 2πk −1
1 − e N z −1 1 − e N z −1 1 − 2 cos
j k
z + z −2
N
2π
−j k
X k ( z) X k ( z ).e z −1 N
Yk ( z ) = −
2πk −1 −2 2πk −1
(1 − 2 cos z + z ) 1 − 2 cos z + z −2
N N
Soit, en posant
X k ( z)
Dk ( z ) =
2πk −1
(1 − 2 cos z + z −2 )
N
-21-
Agrégation 2009 option A
Nous obtenons
2π
−j k
Yk ( z ) = Dk ( z ) − Dk ( z )e N
z −1
Donc comme nous recherchons la structure à implémenter, nous pouvons par transformation inverse
de fourrier trouver l’expression de l’algorithme.
2πk
Dk ( z ) = X k ( z ) + 2 cos Dk ( z ) z −1 − Dk ( z ) z −2
N
Soit :
2πk
Dk [n] = x( n) + 2 cos Dk ( n − 1) − Dk (n − 2)
N
Et naturellement à partir de l’autre équation, il vient :
2π
yk [n] = Dk (n) − Dk (n − 1)e
−j k
N Pour n=N
3.3.5 Pour réduire le temps de calcul, il est nécessaire de ne plus avoir à réaliser que des
opérations réelles. Comme la phase n’a aucune importance pour nous, il est possible de ne
détecter que l’amplitude de chaque harmonique utile.
Yk [m]m = N = X k (N )
Pour n=N nous avons
2πk
X k [N ] = ( Dk ( N ) 2 + Dk ( N − 1) 2 − 2 cos Dk ( N − 1) Dk ( N ))
2
N
Il ne s’agit ensuite que d’effectuer le calcul une fois par fréquence après que le calcul sur les N
échantillons ait été réalisé.
-22-
Agrégation 2009 option A
Pour Dk[n] : 1 multiplication réelle et 2 additions réelles, cela à répéter N fois pour chaque fréquence
attendue. Dans ce cas, il est possible d’effectuer le calcul élémentaire (1 multiplication et 2 additions)
au même rythme que l’échantillonnage. Puis il s’agit de répéter 8 fois ce calcul élémentaire dans une
période d’échantillonnage pour repérer toutes les fréquences.
Vérification : temps de calcul : 3*200 ns, soit 600 ns, pour les 8 échantillons nous avons 4,8 µs de
temps d’exécution, ce qui est bien inférieur à la période d’échantillonnage qui est de 125 µs.
X k [N ]
2
A la fin des N échantillons, il ne reste que 8 calculs à réaliser pour déterminer et
savoir si deux fréquences sont présentes. Nous devons rajouter au temps d’échantillonnage, 3
multiplications réelles et 2 additions, cela 8 fois.
Nombre total d’opérations à réaliser après l’acquisition des N échantillons : 40 opérations au total
Soit 8 µs
Temps total d’exécution : 25,6ms+8 µs+ 4,8 µs = 25,612 ms
3.3.7 Conclure sur l’utilité d’un tel algorithme. Préciser quelles sont les précautions à prendre
avant de l’implémenter.
C’est la méthode la plus rapide compte tenu de la possibilité de faire le calcul en partie pendant
l’échantillonnage.
Les précautions à prendre sont essentiellement sur le choix du nombre d’échantillons en fonction de
la fréquence d’échantillonnage et surtout le nombre de bits nécessaire à la représentation du ton.
Les seuls sons périodiques que l’homme puisse prononcer sont les voyelles, elles
correspondent à des couples fréquentiels variant de 180Hz à 2500Hz. Les consonnes sont des
sons transitoires dont les composantes s’étendent au delà de 5000Hz. Cependant, au delà de
3000 Hz, les composantes n’interviennent plus que dans le timbre de la voix. Ainsi, pour
entendre un message vocal audible, en faisant abstraction de la fidélité absolue au timbre de la
voix, une bande passante allant de 300Hz à 3400Hz est choisie dans le domaine des
télécommunications (téléphonie) pour transmettre la voix.
-23-
Agrégation 2009 option A
Les valeurs aux entrées et aux sorties sont les valeurs typiques de fonctionnement du
composant (la tension maximale admissible côté ligne téléphonique est de 2,223V). La
fréquence d’échantillonnage est de 8KHz.
4.1 Echantillonnage
4.1.1 Vérifier en les précisant que les conditions d’échantillonnage sont bien choisies.
4.1.2 Indiquer pourquoi il n’apparaît pas de filtre anti-repliement devant les convertisseurs.
4.1.3 A partir du schéma de principe suivant du circuit PEB2466, compte tenu que la technologie
des convertisseurs utilisés est ∑/∆, expliquer l’utilité et le principe des filtres « Hardware
Filters » au niveau de la structure du PEB 2466.
2/ Coté convertisseur analogique numérique, en sortie du CAN le débit est Fe bits/s, ce débit est
ramené à (Fe/n) échantillons codés sur N bits après filtrage et décimation. Par exemple une décimation
par 16 (n=16), permet de disposer en sortie d'échantillons du signal analogique codés sur 4 bits (N=4
et n=16) et la fréquence des échantillons est de Fe/16.
-24-
Agrégation 2009 option A
4.2 Compression
Le schéma de quantification et de restitution du signal quantifié est explicité par la figure
suivante.
Le bruit de quantification sera d'autant plus gênant que le signal Vin(t) sera de faible
amplitude. Pour les fortes valeurs de Vin(t) le bruit sera pratiquement insignifiant.
ε (t ) = Er (t ) = Vin (t ) − Vo (t )
Vin(t) : signal d’entrée non quantifié
Vo(t) : signal reconstitué
-25-
Agrégation 2009 option A
On rappelle également que la valeur quadratique moyenne d'un signal est égale à sa valeur
efficace au carré.
4.2.1 Déterminer la puissance du bruit de quantification, pour cela, vous considérerez que la
x max
variance d'une variable aléatoire continue peut s’écrire : σ ε = ∫ ( x − m)
2 2
p( x)dx
x min
Avec m, valeur moyenne.
o on remarquera l’équiprobabilité des valeurs de ε(t) ;
o on considérera que la puissance du signal ou du bruit s’applique à une résistance
appelée R.
Considérons les valeurs de la fonction ε(t) comme les valeurs d'une variable aléatoire X, ces
valeurs sont comprises entre -q/2 et q/2 et avec une équiprobabilité d'être entre -q/2 et
q/2. Il est alors possible de calculer la probabilité p(x) d'avoir la valeur particulière x de la
variable X, p(x) doit en effet vérifier :
En appliquant la formule
q/2
p( x) = ∫ p( x)dx = 1
−q / 2
Comme il y a équiprobabilité, nous savons que p(x) est constant, en posant p(x)=C, nous
obtenons : C.q=1, soit p(x)=C=1/q
Dans notre cas, m=0 et xmin=-q/2 et xmax=q/2, dans ce cas, la puissance moyenne du bruit de
quantification
q/2
1 q2
σ ε2 = RPb = ε 2 (t ) =
q − q∫/ 2
x 2
.d x =
12
4.2.2 Déterminer la puissance du signal d’entrée Vin(t), pour cela, vous considérerez que c’est
un signal sinusoïdal dont l’amplitude est limitée par –Vin et + Vin.
En appliquant
Vin 2
σ e2 = RPs =
2
4.2.3 Déterminer le rapport signal sur bruit pour n bits et montrer qu’il est égal à :
S
= 1,76 + 20.n. log 2 + 20 log(Vin ) − 20 log(Vo)
B dB
Avec Vo valeur maximale de Vo(t)
-26-
Agrégation 2009 option A
S P
= 10 log S
B dB PB
Vin 2
S
= 10 log 22
B dB q
12
S [Link] 2
= 10 log 2
B dB q
[Link]
En considérant que q=
2n
S [Link] 2 n 2
= 10 log 2
(2 )
B dB [Link]
S
= 1,76 + 20.n. log 2 + 20 log(Vin ) − 20 log(Vo)
B dB
4.2.4 Pour garantir les bonnes conditions de transmission de la parole, il est nécessaire que le
rapport signal sur bruit soit au moins de 35db. A partir de l’expression du rapport signal
sur bruit théorique, qu’en concluez-vous ?
Le rapport (S/B) se dégrade au fur et à mesure que le signal Vin diminue. On peut augmenter
le rapport (S/B) en augmentant le nombre de bits de conversion, mais on augmente dans ce
cas le débit binaire. Il paraît donc intéressant de diminuer la taille des plages pour les faibles
niveaux. La quantification n'est alors plus linéaire, il y a compression.
4.2.5 Pour atteindre les performances souhaitées, nous devons maintenir l’erreur de
quantification constante dans tout le domaine de quantification. La solution consiste à faire
varier le pas de quantification en fonction de l’amplitude de la tension Vin(t).
S Vi qk q
Vous allez considérer que = C et que : k = C , Vik − = Vik −1 + k −1
B qk 2 2
2
Montrer que cela est à l’origine d’une loi de compression logarithmique de la forme :
Vi C +1
ln k = k . ln
Vi0 C −1
-27-
Agrégation 2009 option A
1 1
Vik (1 − ) = Vik −1 (1 + )
C C
( C + 1)
Vik = Vik −1
( C − 1) k −1
C +1
Nous allons supposer que :
Vik = Vi1
C −1
k
C +1
Et nous allons montrer que Vik = Vi0
C − 1
( C + 1)
Cela se fait simplement en remplaçant Vi1 par Vi1 = Vi0
( C − 1)
Vi C +1
ln k = k . ln
Vi
0 C − 1
Nous sommes limités par la taille des plages, il est impossible de diminuer indéfiniment leur taille (de
multiplier le nombre de bits).
4.2.7 En pratique, on défini une plage minimum par exemple avec une valeur qui vaut (Vo/87,6) ,
cette butée est valable en Europe, toutes les plages situées en dessous de cette butée sont
uniformément réparties, les plages situées au-dessus suivent une loi logarithmique. Dans
notre cas, nous disposons de convertisseurs 12 bits et la possibilité de transmettre 8 Bits,
par le procédé suivant. La loi est appelée loi A.
-28-
Agrégation 2009 option A
Caractéristiques de la loi A :
A.x Vin(t ) 1
• Partie linéaire y = pour x = et x ≤
1 + ln A Vo A
1 + ln( A. x ) 1
• Partir logarithmique y = pour < x < 1 avec A=87,6
1 + ln A A
[Link] Dans le cas d’une quantification non uniforme, déterminer le pas de quantification
de la loi A, dans la partie linéaire et dans la partie logarithmique à partir de la définition
du pas de quantification donné par :
dx 2Vo A
q ( x ) = qo . avec qo = et C=
dy 2n 1+ ln A
Dans la partie linéaire, nous obtenons,
1
Dans ce cas, q ( x) = qo
C
dx A
Dans la partie logarithmique, nous obtenons, = x.
dy C
A
Dans ce cas, q( x) = qo .x
C
[Link] Á partir du rapport signal sur bruit donné de façon instantanée , montrer que dans
la partie linéaire nous avons un gain du rapport signal sur bruit important par rapport à
un échantillonnage sur 8bits et que le rapport signal sur bruit est supérieur à 35 dB sur la
partie logarithmique.
S (t ) [Link](t ) 2
Rapport signal sur bruit : =
B q( x) 2
Dans la partie linéaire, nous obtenons
S (t ) [Link](t ) 2 [Link](t ) 2 n 2 2 3 2 n 2 2
= = (2 ) .C = .x .(2 ) .C
2(Vo )
2 2
B [Link] 1 2
n 2
2 C
-29-
Agrégation 2009 option A
S (t ) 3 C
= 10. log( ) + 20. log[(2 ) . ]
n
B db 2 A
S (t ) 16
= 1.76dB + 20. log[(256 . ] = 35,1dB
B db 87.6
Dans la partie linéaire, nous avons sur 12 bits
S (t ) 16
= 1.76dB + 20. log[(4096 . ] = 59,2dB
B db 87.6
Nous pouvons constater que le rapport signal/ bruit est bien meilleur pour 12 bits d’échantillonnage et
qu’au point de raccordement, nous conservons un rapport signal/bruit acceptable lors du passage à 8
bits.
RST Q3 C8_11
5
16 Q4 3 2 1
RM01 VCC Q5 2
IM03A
1 2 1 2 Q6 4
1 1
Q7 13 100nF
28
2.2k Q8
1
74HCU04 C9_1 12
Q9 14
100nF
VSS
VDD
2 Q10 15
GND
Q11 1
Q12 20
XTAL0/TDC-RDC H2MLN0
Q1 IM02
8
18 24
TONE/MSI RX PCMR8LALN
NLBLN 4
8,192MHz 13 LBL 22
PDL CLK0/RE1 FSLN1
2 2
19 23
CM01 CM02 26 XATALI/CCI BCLK/RE2 R496
22nF LO1 10 1 2
22nF SD01 RXLN1
1 1 25
LO2 100
11
3 SD02
2 LI 15
Vref TX PCME8LN
6 5
SDI1 VD
7 17
SDI2 EN1-TE1
9 16
SDCLK B1B2/SIE/EN2-TE2
12 21
SE/(MU/A) LI SENS/2.048MHZ
8
FRAME
14
MODTRI/SQ
TIP LO1 27
SLAVE/MSTR
LO2
DUPLEXEUR LI MC145423
IM01
RING VREF
TXLN1
TIP - RING : Ligne Téléphonique
Title
Interf ace Numérique (I) Partielle
-30-
Agrégation 2009 option A
5.1.2 Compléter le tableau du document réponse DR1 pour configurer le circuit IM01 en mode
UDLT 1 Master-Mode. C’est ce mode qui sera utilisé par la suite.
5.1.3 En vous référant aux caractéristiques analogiques du circuit, citer la différence de potentiel
typique disponible en broche (2) du circuit IM01.
9
(VDD-VSS)typ
20
2,048 Mhz
Im L C
r
Co
Io
Une résonance série due au cristal (r, L et C) et une capacité parallèle (Co) due à la métallisation du
cristal.
Co
5.2.2 Sachant que L=6H, r=100Ω et =400 et que la fréquence de résonance mécanique est
C
de fm=8,192 MHz : Calculer le coefficient de qualité Q du quartz et calculer les valeurs de
C et Co.
1 Lω m 1
fm = fs = et Q = = .
2π LC r rCω m
L.2π fm 6.2π .8,192.106
Donc : Q = = = 3088311, 242
r 100
1
Et comme C = alors, C = 6, 29.10 −17 F Ce qui donne Co=25,16 fF
Qrω m
-31-
Agrégation 2009 option A
On définit le facteur de mérite M d’un quartz à f proche de la fréquence de résonance mécanique par :
Im
M = rapport des intensités Im et Io .
Io
1 QC
5.2.3 Montrer que M peut être approché par M = = , et calculer M pour le quartz
rCoω m Co
de la structure.
Le rapport des courants est inversement égal au rapport des impédances.
Pour ω = ω m le circuit r, L, C série est équivalent à r seule.
1
Im Co.ω m 1 C
≈ = =Q ce qui donne M≈7720,77.
Io r rCoω m Co
1 1
On a : Yo = jCoω et à ω = ω m alors Yo ≈ j ωm = j
Mrω m rM
1 1 1
Et Ym = = =
Lω 1 ω ω m (ω − ω m )(ω + ω m )
r 1 + j − r 1 + jQ − r 1 + jQ
r rCω ω m ω ωω m
1
et pour ω = ω m L’approximation des bornes étroites donne : Ym ≈
ω − ωm
r 1 + 2 jQ
ω m
5.2.5 Calculer les fréquences fs (résonance série) et fp (antirésonance parallèle), pour lesquelles
l’impédance du quartz est réelle. (on utilisera les expressions approchées précédentes).
ω − ωm
2Q
1 1 ω m
L’impédance totale du quartz est : Yt = 2
+ j − 2
ω − ωm
rM ω − ωm
r + 4Q 2 r r + 4Q 2 r
ωm ωm
On trouve les fréquences fs et fp lorsque l’impédance est réelle, donc lorsque l’admittance aussi. Donc
pour :
-32-
Agrégation 2009 option A
ω − ωm
2Q
1
= ωm
ce qui donne : ω1 = ω m = ωs et ω 2 = ω m 1 +
M
= ωp
rM ω − ωm
2
2Q
r + 4Q 2 r
ωm
Les applications numériques donnent : fs=8,192MHz et fp≈8,202MHz
5.2.6 Pour les deux fréquences précédentes, calculer la valeur de l’impédance du quartz.
2
ω − ωm
En reprenant la valeur réelle de l’impédance pour ω = ω m : Zt ≈ r + 4Q r on trouve en
2
ω m
( )
remplaçant Zt ≈ r = 100Ω en remplaçant ω par ωs et Zt ≈ r 1 + M ≈ M r = 5961028939,29Ω
2 2
en remplaçant ω par ωp .
Vs
VDD
VDD
2
Ve
Technologie CMOS courant d’entrée très faibles donc Vs=Ve=VDD/2 Typique (en réalité entre 0,3 et
0,7 VDD).
Rs
ve A.v e vs
-33-
Agrégation 2009 option A
ve A.v e vs
Vs
5.2.10 Calculer le gain G = de l’amplificateur.
Ve
Gain :
Rs
A+
Vs RM 03 or Rs<<RM03 donc G ≈ A = −20
G= =
Ve Rs
1+
RM 03
Remarque : On admettra pour la suite que ces grandeurs varient peu si l’amplificateur est chargé par
un quadripôle réactif pour lequel on travaille autour de la fréquence de résonance.
Impédance de sortie :
Pour Ve=0, Zs = RS//RM03 ≈ Rs = 20kΩ
On fait l’hypothèse selon laquelle la fréquence d’oscillation est proche de fs (elle-même confondue
avec fm). Le schéma utilisé pour le quartz sera donc le suivant :
L C
r
5.2.12 Dessiner le schéma équivalent en petits signaux du dispositif, en faisant apparaître une
chaîne d’action et une chaîne de réaction. On supposera que la résistance d’entrée de
l’opérateur est très supérieure à l’impédance de CM02 à une fréquence voisine de fm. On
utilisera G et Zs les gains et résistance de sortie de l’amplificateur.
ve A.v e vs
0
L C
r RM01 Rs
0 0
-34-
Agrégation 2009 option A
La sortie de l’opérateur logique est réinjectée sur l’entrée à travers le quartz, qui se comporte pour le
continu comme un circuit ouvert.
5.2.13 Citer la non linéarité qui va limiter l’amplitude de l’oscillation et justifier brièvement que le
gain équivalent pour le premier harmonique est réel.
C’est la caractéristique non linéaire de l’opérateur logique CMOS qui va limiter l’amplitude des
oscillations.
Vs
La caractéristique est statique donc le gain est réel (pas de déphasage).
Ve
Influence de r :
Sans r
Soit le quadripôle Q ( jω ) de la chaîne d retour :
L C
RM01 Rs
En posant : R’=RM01+Rs, jX, JX1
et JX2 les impédances complexes du
vs CM02 CM01
ve
Quartz de CM01 et de CM02 :
Le calcul de la fréquence
0 0 0
d’oscillation est élaboré lorsque la
chaîne de retour est réelle, c'est-à-dire pour :
11 1 1
ωo = + + donc pour fo= 8192551,59 Hz. Bien proche de fm=8,192 MHz.
L C CM 01 CM 02
Avec r
L C
r RM01 Rs En posant : R’=RM01+Rs, r+ jX,
JX1 et JX2 les impédances
complexes du Quartz de CM01 et de
vs CM02 CM01
ve CM02 :
0 0 0
-35-
Agrégation 2009 option A
Le calcul de la fréquence d’oscillation est élaboré lorsque la chaîne de retour est réelle, c'est-à-dire
pour :
11 1 1 r
ωo = + + 1 + donc pour fo=8192551,579 Hz. Bien proche de fm=8,192
L C CM 02 CM 01 R '
MHz.
Les deux fréquences sont très proches, l’approximation effectuée sur r est justifiée.
5.2.16 Citer la sortie à utiliser sur le circuit 74HC4040 (IM02) permettant d’obtenir une fréquence
de 2,048 Mhz. Dans la suite on utilisera cette configuration.
6. Modulations
6.1.2 Expliquer ce qu’est la probabilité d’erreur Pe par bit transmis. Quelle est sa relation avec le
Taux d’Erreur par Bit (TEB ou BER) ?
Elle permet d’évaluer la qualité du système de transmission. Elle est fonction de la technique utilisée
et du canal de transmission. C’est une valeur théorique et son estimation statistique est le Taux
d’Erreur par Bit (TEB ou BER).
6.1.3 Expliquer pourquoi il est utile de connaître l’occupation spectrale du signal emis.
Elle permet d’utiliser efficacement la bande passante du canal de transmission et de choisir une
modulation correspondante.
Dans les procédés de modulation binaire, l’information est transmise avec un paramètre qui peut
prendre 2 valeurs, et dans les procédés de modulation M-aire, l’information est transmise avec un
paramètre qui peut prendre M valeurs. On associe à un mot de n digits un état de modulation en
groupant les n digits sous forme d’un bloc.
6.1.4 Lorsque M=2, l’alphabet du message comporte deux symboles. Donner le nombre de
symboles M-aire (alphabet) correspondant à n symboles binaires indépendants.
M = 2n
-36-
Agrégation 2009 option A
n = log 2 ( M )
1
R=
T
6.1.7 Donner en fonction de n et de R l’expression D du débit binaire d’un signal M-aire dont la
période entre deux bits est Tb .
1
D= et comme T = nTb donc D = nR
Tb
6.1.8 Que peut-on dire entre le débit de source et la rapidité de modulation dans le cas d’une
source binaire.
R=D
6.1.9 La qualité d’une liaison est liée au taux d’erreur par bit (TEB). Donner le rapport de
définition de TEB.
D
6.1.10 L’efficacité spectrale se définit par le paramètre η = où B est la largeur de bande
B
occupée par le signal modulé. Donner la valeur de η en fonction de T, B et M pour un
signal M-aire.
1
η= log 2 ( M )
T .B
ck = ak + jbk
-37-
Agrégation 2009 option A
La fonction g ( t ) est une forme d’onde (le formant) qui est prise en considération dans l’intervalle
[0,T [ .
)
La modulation numérique transforme le signal c(t ) en un signal m ( t ) = Re ∑ c ( t ) .e (
j ω 0t +ϕ0
k en
k
relation avec l’onde porteuse.
Les signaux de base ak ( t ) et bk ( t ) utilisent le même formant g ( t ) qui est une impulsion
rectangulaire de durée T et d’amplitude A si t ∈ [ 0, T [ , et égale à 0 sinon.
ak ( t ) = ak .g ( t − kT ) et bk ( t ) = bk .g ( t − kT )
6.2.3 Sachant que les symboles ck sont répartis sur un cercle et qu’il en résulte l’écriture
suivante : ck = ak + jbk = e jϕk , écrire les expressions de ak ( t ) et bk ( t ) en fonction de ϕk
et du formant.
ak ( t ) = cos (ϕ k ) .g ( t − kT ) et bk ( t ) = sin (ϕ k ) .g ( t − kT )
6.2.4 Pour améliorer les performances, les symboles sont répartis régulièrement sur le cercle.
Donner l’expression des phases possibles ϕk en fonction de π , k et M lorsque M > 2 .
π 2π
Pour M > 2 , ϕ k = +k
M M
6.2.5 Ecrire l’expression de m ( t ) comme la partie réelle d’une somme d’éléments faisant
intervenir e jϕk , le formant et l’expression exponentielle de la porteuse.
j ω t +ϕ j ω t +ϕ +ϕ
m ( t ) = Re ∑ e jϕk .g ( t − kT ) .e ( 0 0 ) = Re ∑ g ( t − kT ) .e ( 0 0 k )
k k
-38-
Agrégation 2009 option A
6.3.1 Dans ce type de modulation, citer le nombre de bits transmis par période T .
6.3.2 M = 2 , ck = e jϕk prend sa valeur dans l’alphabet {−1;1} , Donner les valeurs possibles
pour ϕk .
L’expression m ( t ) = [Link] (ω0t + ϕ0 ) cos (ϕk ) − [Link] (ω0t + ϕ0 ) sin (ϕk ) est égale à
[Link] (ω0t + ϕ0 ) si ϕ k = 0 et − [Link] (ω0t + ϕ0 ) si ϕ k = π
6.4 Modulation de Phase MDP-2 ou BPSK (Binary PSK) d’un motif NRZ
6.4.1 Compléter les chronogrammes du document réponse DR1 représentatifs d’un codage
binaire à binaire symétrique NRZ.
6.4.2 Pour le motif d’un bit indépendant NRZ suivant , calculer la fonction d’autocorrélation
RxxE (τ ) . On rappelle la définition de la fonction d’autocorrélation normalisée :
1 +∞
RxxE (τ ) = ∫ x(t ) x(t + τ )dt
Te −∞
+V
t
Te
V2 V2
RxxE (τ ) = (τ + Te ) si τ < 0 et (Te − τ ) si τ > 0
Te Te
6.4.3 Représenter cette fonction RxxE (τ ) sur le document réponse DR1 et vérifier qu’il s’agit
d’une fonction triangle.
-39-
Agrégation 2009 option A
6.4.4 L’objectif du calcul qui va suivre est de définir la densité spectrale de puissance (DSP) du
signal RxxE (τ ) . Pour réaliser ce calcul simplement nous proposons de dériver deux fois le
signal RxxE (τ ) . Montrer que cette double dérivation permet d’écrire :
d2 V2
dτ 2
(
R E
xx (τ ) = )
Te
(δ (τ + Te ) + δ (τ − Te ) − 2δ (τ ) )
La première dérivation fait apparaître une signal impair symétrique rectangulaire et la seconde
V2 V2
dérivation fait apparaître trois Diracs : un à –Te d’amplitude , un à +Te d’amplitude et un
Te Te
V2 d2 V2
à 0 d’amplitude −2
Te
. Donc :
dτ 2
Rxx (τ ) =
E
Te
( )
(δ (τ + Te ) + δ (τ − Te ) − 2δ (τ ) ) .
d2
6.4.5 Calculer la transformée de Fourier de la fonction
dτ 2 ( )
RxxE (τ ) . On rappelle que la
transformée de Fourier d’une distribution de Dirac décalée est :
F (δ (t + Te )) = e j 2πfTe
d2 V2
( )
+∞
∫ (δ (τ + T ) + δ (τ − T ) − 2δ (τ ) )e
− j 2π f τ
F 2 RxxE (τ ) = dτ
dτ −∞ e e
Te
d2 V 2 j 2π fTe
dτ
(
F 2 RxxE (τ ) =)T
e + e − j 2π fTe − 2 =
V 2 jπ fTe
T
e − e− jπ fTe e jπ fTe − e− jπ fTe
e e
6.4.6 Montrer que la DSP de RxxE (τ ) est : RxxE ( f ) = V 2Te sin c 2 (π fTe )
2 2
Représenter la densité spectrale de puissance du signal NRZ considéré entre − et .
Te Te
-40-
Agrégation 2009 option A
La transformée de Fourier de RxxE (τ ) est la densité spectrale de puissance du signal NRZ en bande de
base.
sin (πν T )
2
1
6.4.7 Sachant que pour G (ν ) = X T 2
on a ∫T
G (ν )dν = 0, 904 X 2 , calculer le
πν T
1
−
T
pourcentage de la puissance contenue dans le lobe principal.
∫
Te
1 RxxE ( f ) df = 0,904.V 2 plus de 90%.
−
Te
6.4.8 Indiquer pourquoi il n’est pas envisageable de transmettre ce signal en bande de base.
Plus de 90% de la puissance est contenue dans le lobe principal à des fréquences proches du continu.
Ceci ne permet pas la transmission du signal en bande de base dans les canaux disponibles.
6.4.9 Le signal est donc transmis en envisageant dans un premier temps une modulation BPSK.
Compléter les chronogrammes du document réponse DR2 (les variations de phases seront
ici liées aux changements d’états).
6.4.10 Sachant que si γ s ( f ) est la densité spectrale de puissance d’un signal en bande de base,
alors la densité spectrale de puissance de ce signal modulé en BPSK par une onde de
1
fréquence f 0 est donnée par : γ m ( f ) = γ s ( f − f 0 ) + γ s ( − f − f 0 ) , calculer la densité
4
spectrale de puissance G ( f ) associée au motif NRZ précédent.
V 2Te
G( f ) = sin c 2 (π ( f − f 0 ) Te ) + sin c 2 (π ( − f − f 0 ) Te )
4
-41-
Agrégation 2009 option A
0.9
0.8
0.7
0.6
0.5
0.4
0.3
0.2
0.1
0
-1.5 -1 -0.5 0 0.5 1 1.5
6
x 10
2
La largeur de la bande utile est de c'est-à-dire de 512Khz en BPSK.
Te
6.5.1 Une des principales difficultés rencontrées pour démoduler un signal codé en modulation
de phase est l’absence d’une référence de phase absolue. Citer ce qu’apporte la DPSK
(Differential Phase Shift Keying) comme solution à ce problème.
Pour remédier à cette difficulté, on préfère souvent coder l’information non pas sur la phase absolue
du signal par rapport à la porteuse, mais sur la différence de phase d’un symbole par rapport au
précédent. La modulation DPSK code les données en inversant la phase d’une porteuse. Un « 0 » est
indiqué par un changement de phase de π à la transition, alors qu’un « 1 » conserve la phase
d’origine.
La modulation MDPSK utilisée dans le circuit MC145423 de Motorola remplace l’inversion de phase
d’un signal à 256 Khz par un demi-cycle à 128 Khz pour réduire l’encombrement spectral de la forme
d’onde.
-42-
Agrégation 2009 option A
La trame commence toujours avec un demi-cycle à 256khz ce qui permet de localiser les bits.
6.5.5 Retrouver sur le chronogramme MDPSK du document réponse DR3 le code transmis par le
signal modulé.
VCO centré
sur f1
x1 ( t ) = cos ( 2π f1t )
6.5.6 La transformée de Fourier étant considérée comme une opération linéaire, calculer X ( f )
T T
et X 1 ( f ) respectivement pour x ( t ) = cos ( 2π f 0t ) et t ∈ − ; et pour
2 2
T T
x1 ( t ) = cos ( 2π f1t ) et t ∈ − ; .
2 2
T
+∞ +
X(f )=∫ x ( t ).e − j 2π ft dt = ∫ T
2
cos ( 2π f 0t ).e − j 2π ft dt
−∞ −
2
X(f )=
T
2
( sin cπ ( f0 − f ) T + sin cπ ( − f0 − f ) T )
et aussi X 1 ( f ) = ( sin cπ ( f1 − f ) T + sin cπ ( − f1 − f ) T )
T
2
-43-
Agrégation 2009 option A
-6
x 10
3
-6
x 10
2.5
2.5
2
2
1.5
1.5
1
1
0.5 0.5
0 0
-0.5 -0.5
-1 -1
-1 -0.5 0 0.5 1 -1 -0.5 0 0.5 1
6 6
x 10 x 10
2.5
1.5
0.5
0
-1 -0.5 0 0.5 1
6
x 10
En considérant le premier lobe utile, donner la valeur de la largeur de bande spectrale utile
en MDPSK assimilée à une FSK.
6.5.9 Comparer les résultats des questions 2.4.11 et 2.5.8 et indiquer quel est l’avantage de la
répartition proposée par la MDPSK assimilée à une FSK.
Pour une occupation spectrale quasiment identique, la MDPSK présente une répartition plus uniforme
permettant une transmission et une récupération plus aisée lors des filtrages.
-44-
Agrégation 2009 option A
7. Partie pédagogique
Les séquences pédagogiques qui se rapportent aux enseignements en BTS IRIS peuvent s’appuyer
sur l’étude :
- du modèle OSI ;
- de la pile TCP/IP ;
- du protocole SNMP.
La séquence développée sera architecturée à partir d’une série de TP qui visent un centre d’intérêt
unique sur la connaissance de l’architecture des trames réseau. Elle comprendra une synthèse
Par exemple, l’objectif d’un T.P. sera de mettre en évidence la qualité de service d’une installation
VoIP.
Synopsis de l’activité : à partir d’une installation type (par exemple PME), les étudiants capturent
des trames « Ethernet », les analyse et les compare à des trames ne comportant pas cette qualité de
service.
Le matériel utilisé : PABX, un commutateur (niveau 2), un ordinateur disposant d’un logiciel de
capture de trames du domaine libre (Ethersnoop, Wireshark, etc.) et deux postes téléphoniques IP pour
assurer la communication vocale.
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Agrégation 2009 option A
Question 1-1-2
Signal Etat
Frame 10/20 0
SDCLK/8Khz HiZ
ModTRI/SQ 0
LI SENS/2.048 Mhz 0
RE2/BCLK HiZ
Master/Slave 0
Question 2-4-1
1 0 1 1 0 0 1 0 1 Binaire
+V
NRZ
-V
Question 2-4-3
E
Rxx (τ)
2
V
0
τ
-Te Te
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Agrégation 2009 option A
Question 2-5-2
1 0 1 1 0 0
Question 2-5-3
1 0 1 1 0 0
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Agrégation 2009 option A
Question 2-5-5
1 0 0 1 0 1
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