Module :
Contrôle budgétaire
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Exemple 1
Budget des ventes pour le mois M :
Les données réelles pour la même période sont les suivantes :
E/CA = CA réel – CA budgété =
1 126 000 – 1 095 000 = 31 000 Favorable.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires :
E/Prix = (Prix réel – Prix budgété) Quantité réelle
Décomposition en
deux sous-écarts
E/Vol = (Quantité réelle – Quantité budgétée) Prix budgété
Appliqué à notre exemple, le calcul donne les résultats suivants :
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Décomposition en deux sous-écarts
E/Prix = (Prix réel – Prix budgété) Quantité réelle
E/Vol = (Quantité réelle – Quantité budgétée) Prix budgété
Vérification : E/Prix + E/Vol = E/Chiffre d’affaires.
(-29 000) + (60 000) = 31 000 Favorable
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires :
Exemple 2:
Les ventes de l’année N, comparées à celles qui ont été prévues pour les trois produits
commercialisés par une entreprise, sont données comme suit :
T A F : calculer les écarts sur chiffre d’affaires pour chaque produit et analyser les en
écart sur quantité et écart sur prix.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Solution :
Produit A :
E/CA = CAr- CAb
= 462 000 – 400 000
= + 62 000 dh Ecart favorable.
E/Vol = (Qr – Qb) x Pb
= (11 000 – 10 000) x 40
= + 40 000 dh Ecart favorable.
Interprétation :
Pour le produit A, l’entreprise enregistre un écart sur chiffre E/Prix = (Pr - Pb) x Qr
d’affaires favorable. Le chiffre d’affaires réel se situe en dessus des
= (42- 40) x 11 000
prévisions. Cet écart peut s’expliquer par un écart sur quantité,
favorable qui traduit l’augmentation du volume des ventes du produit = + 22 000 dh Ecart favorable.
A. De même que, par un écart favorable sur les prix qui traduit
l’augmentation des prix de ventes du produit A.
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Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Solution :
Produit B :
E/CA = CAr- CAb
= 465 000 – 480 000
= - 15 000 dh Ecart défavorable.
E/Vol = (Qr – Qb) x Pb
= (7 500 – 8 000) x 60
= - 30 000 dh Ecart défavorable.
Interprétation :
Pour le produit B, l’entreprise enregistre un écart sur chiffre
d’affaires défavorable. Le chiffre d’affaires réel se situe en dessous des E/Prix = (Pr - Pb) x Qr
prévisions. Sans doute à cause d’un écart sur quantité défavorable, = (62- 60) x 75 000
comme les quantités réelles on été inférieures aux quantités prévues. = + 15 000 dh Ecart favorable..
L’écart sur prix étant favorable, on peut conclure que c’est
l’augmentation du prix de vente du produit B qui a provoqué la baisse .
des quantités vendues.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Solution :
Produit C :
E/CA = CAr- CAb
= 270 000 – 450 000
= - 180 000 dh Ecart défavorable.
E/Vol = (Qr – Qb) x Pb
= (3 000 – 5 000) x 90
= - 180 000 dh Ecart défavorable.
Interprétation :
Pour le produit C, l’entreprise enregistre un écart sur chiffre E/Prix = (Pr - Pb) x Qr
d’affaires défavorable. Le chiffre d’affaires réel se situe en dessous des = (90- 90) x 3 000
prévisions. Cela peut s’expliquer par un écart sur quantité défavorable, = 0 dh Ecart neutre.
comme les quantités réelles on été inférieures aux quantités prévues.
L’écart sur prix est neutre, le prix réel était celui budgété.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires :
Remarque 1 :
Les deux écarts : E/Vol et E/Prix, ne sont pas indépendants. Un E/Vol défavorable
pourrait s’expliquer par un E/Prix favorable et inversement.
Remarque 2 :
E/Vol: l’augmentation des ventes peut provenir d’une meilleure implantation
sur le marché mais celle-ci peut être réalisée sans respecter la composition des ventes
prévues.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires :
Décomposition de l’écart sur volume
Il s’agit de mettre en évidence l’augmentation globale des quantités vendues par le
calcul de l’écart de volume global et de juger du respect de la composition des ventes prévues
par le calcul de l’écart sur composition des ventes.
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires : Exemple 1
Budget des ventes pour le mois M : Le prix moyen budgété est égal au:
Chiffre d’affaires budgété / Quantité totale budgétée, soit :
1 095 000 / 7 400 = 147,9729…
1/ L’écart de volume global s’inscrit à :
(8 500 – 7 400) x147,97 = 162 767 Favorable
2/ L’écart de compositions des ventes s’inscrit ainsi :
Les données réelles pour la même période sont les suivantes :
Calcul du chiffre d’affaires préétabli :
(2 500 × 150 dh) + (5 000 × 100 dh) + (800 × 250 dh) + (200 × 400 dh)
= 1 155 000 dh
(1 155 000 dh / 8 500 ) = 135,8823 un prix moyen préétabli
- L’écart de composition des ventes est égal à :
(135,88 – 147,97) x 8 500 = – 102 765 Défavorable
E/Vol = E/Volume global + E/Composition des ventes
60 000 = (+ 162 767) + (– 102 765)
La gestion budgétaire I/ Le contrôle budgétaire du résultat et de l’activité commerciale :
Contrôle budgétaire d’un centre de recette: Ecart sur chiffre d’affaires :
Intérêt de ces calculs
La possibilité d’un calcul précoce par rapport aux réalisations permet d’avoir une
vision partielle de la qualité de gestion des services commerciaux et peut autoriser des
actions correctives très rapides surtout en cas de dérapages sur les prix ou de non-
respect des compositions des ventes prévues.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
1/ Les coûts préétablis
Les coûts préétablis sont des coûts calculés avant la réalisation des
évènements qui les engendrent. Ce sont des coûts de référence qui
serviront à réaliser des prévisions ou à calculez des écarts avec les
coûts réels.
Valeur de production = coût préétabli unitaire x quantité produite
❖ Volume de production et d’activité
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Atelier de
production
Le volume de L’activité de l’atelier
production (Mesurée en UO)
H/machine
H/MOD
Activité normale
Activité préétablie
Activité constatée
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
- Les coûts standards :
Calculés à partir d’une analyse à la fois technique
et économique réalisée par le bureau des méthodes. Ils
présentent les caractères d’une norme.
Les coûts
préétablis
- Les coûts budgétés
Sont évalués à partir des charges d’un budget
d’exploitation établi à l’avance pour une certaine
période.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 1 :
La fabrication d’une série de 100 produits nécessite 50 kg d’une matière
première à 40 dh le kg.
TAF: Quel serait le coût préétabli (standard) de la matière première
pour une commande de 500 produits (5 séries) ?
Solution
- Coût Préétabli (standard) d'une série de 100 Prdt = 40 dh x 50 kg = 2 000 dh.
- Coût Préétabli (standard) de 5 séries (500 Prdt) = 2 000 dh x 5 = 10 000 dh.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 2 : FICHE DE COUT STANDARDS
La société « MOPRO » fabrique des moteurs. Les charges directes sont évaluées pour une activité normale (6000 moteurs) à :
✓ 30 000 kg de Matières premières
✓ 8 000 heures de Main d’œuvre
Le prix standard du kg de matière première est de 25 dh et le coût horaire standard de la main d’œuvre est de 60 dh.
COUT STANDARD GLOBAL FICHE STANDARD UNITAIRE
Q PU MONTANT Q PU MONTANT
MP 30 000 25 750 000 30 000 / 6000 = 5 25 5 x 25 = 125
MOD 8 000 60 480 000 8000 / 6000 = 1,33 60 1,33 x 60 = 80
TOTAL 6 000 205 1 230 000 6000 / 6 000 = 1 205 205
charges
Directes
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Budget flexible
Le budget flexible est un budget standard établi sur la base de plusieurs
hypothèses d’activité. Il constitue ainsi une prévision du coût total du centre.
❖ Les charges fixes
❖ Les charges variables
Le coût de l’unité d’œuvre standard pour chaque niveau d’activité est égal à :
cuos = cvu + cfu
Avec :
cuos : Coût de l’unité d’œuvre standard
cvu : coût variable unitaire
cfu : coût fixe unitaire
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 3 : (Budget flexible) Solution : BUDGET DE L’ACTIVITE NORMALE (6000 Moteurs)
En se référant à l’exemple précédent
Q PU MONTANT
« MOPRO », le budget des charges de Charges 6 000 28 168 000
l’atelier de production est établi pour une variables
activité normale : Charges fixes 150 000
TOTAL 6 000 53 318 000
(An = 6 000 moteurs). Il comprend : ATELIER
CVU = 28 dhs /moteur Tableau du budget flexible :
CF = 150 000 dhs . Niveau d’activité 5 000 mot 6 000 mot 7 500 mot
CV 140 000 168 000 210 000
Etablir un budget flexible pour une
activité de : 5 000 mot, 6 000 mot et CF 150 000 150 000 150 000
Total Charges
7 500 mot.
indirectes 290 000 318 000 360 000
Nombre des unités
d’œuvres 5 000 6 000 7 500
CUO 58 53 48
- CUO variable 28 28 28
- CUO Fixe 30 25 20
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 4 : Suite exemple précédent « MOPRO »
La production de la société « MOPRO » a été en fait de 6100 moteurs. Les coûts réels sont les suivants :
✓ Consommation de 30800 kg de MP pour un montant de 760 000 dh
✓ Utilisation de 8100 heures de MO pour un montant de 487 782 dh
✓ Les charges indirectes (UO= H/MOD) ont été de 428 085 dh
COUT PREETABLI ADAPTE A LA
COUT REEL ( 6 100 unités) PROD. REELLE
(6 100 unités)
Q PU MONTANT Q PU MONTANT
MP 30 800 24,68 760 000 6100 *5 = 25 762 500
30500
MOD 8 100 60,22 487 782 6100*1,33 = 60 486 780
8113
charges 8 100 52,85 428 085 6100*1,33 = 53 429 989
indirectes 8113
TOTAL 6100 274,73 1 675 867 6 100 275,29 1 679 269
charges
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 4 : Suite exemple précédent « MOPRO »
La production de la société « MOPRO » a été en fait de 6100 moteurs. Les coûts réels sont les suivants :
✓ Consommation de 30800 kg de MP pour un montant de 760 000 dh
✓ Utilisation de 8100 heures de MO pour un montant de 487 782 dh
✓ Les charges indirectes (UO= H/MOD) ont été de 428 085 dh
COUT PREETABLI ADAPTE A LA
COUT REEL ( 6 100 unités) PROD. REELLE
(6 100 unités)
Q PU MONTANT Q PU MONTANT
MP 30 800 24,68 760 000 6100 *5 = 25 762 500
30500
MOD 8 100 60,22 487 782 6100*1,33 = 60 486 780
8113
charges 8 100 52,85 428 085 6100*1,33 = 53 429 989
indirectes 8113
TOTAL 6100 274,73 1 675 867 6 100 275,29 1 679 269
charges
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Avantages – Inconvénients de la méthode des coûts préétablis
❖ Avantages :
La méthode des coûts préétablis permet :
• De contrôler les performances des unités de production ;
• D’instaurer un système correctif des anomalies et des dysfonctionnements ;
• De valoriser certaines opérations avant la fin du processus de production ;
• De définir des objectifs.
❖ Inconvénients :
La méthode des coûts préétablis :
• Est rigide et contraignante en raison de la référence à un standard de production ou
norme ;
• Peut être source de conflits avec le personnel par les exigences définies
• Exige une organisation rigoureuse et de nombreux moyens de contrôle de gestion.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Contrôle de la production : analyse des écarts
Le contrôle budgétaire de la production a pour objectif de mettre en évidence les
écarts entre la production réelle et la production prévue. L’écart sur coût de production
est défini comme la différence entre le coût de production réel de la période et le coût de
production préétabli.
Le service production est évalué sur sa capacité à respecter les standards pour les
différents éléments qui composent le coût de production à savoir : matière, main
d’œuvre directe et charges indirectes.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Les principes conventionnels de calcul des écarts
1/ La convention de signe :
Un écart est ;par convention; la différence entre un coût réel (Cr) et un coût préétabli (Cp) :
E = Cr – Cp
❑ Un écart positif (+) est qualifié de défavorable
❑ Un écart négatif (-) est qualifié de favorable
2/ La convention de production de référence :
❖ Les coûts standards (prévus) sont déterminés pour une production dite Normale (Pn).
❖ Les coûts réels correspondent à la production réelle (Pr) qui peut être différente de la
production normale.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Ecart global : Ecart sur volume et Ecart économique
E/V = Cp de la Pr – Cs de la Pn E éco = Cr - Cp
cr: le coût unitaire réel; = (cr x qr) - (cup x qp)
= (cr x qr) - [cup x (qus x Pr)]
cup: coût unitaire préétabli ;
cus: le coût unitaire standard
qr : quantité réelle ;
qp : quantité préétablie.
qus : quantité unitaire standard.
Pr : production réelle.
Cs : Coût standard = (qus x cus x Pn )
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 1 :
Solution :
Dans un atelier usinage, la fiche du coût
1) Nous avons :
unitaire standard indique que pour fabriquer
qus = 100 kg ; cus = 6 DH ; Pn = 40 000 unités
une unité du produit P, on consomme 100 kg
de matière première, à 6 dh/kg.
Donc, le coût standard (Cs) est égal à :
Cs = qus x cus x Pn
1 – Sachant que la production prévue pour le
= 100 x 6 x 40 000
mois de mars a été évaluée à 40 000 unités de
= 24 000 000 DH
produit P, calculer le coût standard
correspondant.
2) Nous avons : Pr = 36 000 unités.
Cp = cup x qP
2 – A la fin du mois de mars, la production
= cup x (qus x Pr)
constatée était de 36 000 unités du produit P,
= 100 x 36 000 x 6
calculer le coût préétabli de matière
= 21 600 000 DH
première correspondant.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Exemple 2 :
Une entreprise « Miko » a lancé durant le mois de janvier un nouveau produit. La production
normale est estimée à 120 unités par mois. Elle a établi la fiche du coût unitaire prévisionnel (ou
encore préétabli) suivante :
TAF : Calculer :
1-les coûts réels (Pr)
2- les coûts préétablis (Pr)
3- Ecarts entre ces 2 coûts
Durant le mois de janvier, l’entreprise a produit 100 unités. Les consommations se sont
élevées à : M1 : 27 Kg à 1220 dh le kg.
M2 : 100 Kg à 149 dh le Kg.
Main d’œuvre directe : 490 heures à 114 dh l’heure.
Charges indirectes : 376.2 heures machine pour 45191 dh.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Solution
= 32 940 – 30 000
= 14 900 – 14 250
= 55 860 – 57 500
= 45 191 – 39 900
= 148891– 141650
énoncé énoncé
Durant le mois de janvier, l’entreprise a produit
100 unités. Les consommations se sont élevées à :
100 x 0,25= 25
M1 : 27 Kg à 1220 dh le kg.
M2 : 100 Kg à 149 dh le Kg. 100 x 0,95= 95
Main d’œuvre directe : 490 heures à 114 dh 100 x 5 = 500
l’heure.
100 x 3,8 = 380
Charges indirectes : 376.2 heures machine pour
45191dh.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Schéma : Décomposition de l’écart économique global
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
1 – Ecarts sur charges directes : a/ Analyse de l’écart global sur matières
Ecart sur coût
Ecart sur quantité
E/C
E/Q
=
=
(quantité réelle – quantité préétablie) x coût unitaire préétabli (coût unitaire réel – coût unitaire préétabli) x quantité réelle
=
(Qr - Qp ) x Cup (cur - cup ) x Qr
Exemple 3 : (écart sur matières)
En se référant à l’exemple 2 « Miko » précédent, analyser l’écart global de M1 et M2.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
1 – Ecarts sur charges directes : a/ Analyse de l’écart global sur matières
Exemple 4 : (écart sur matières)
Une entreprise a une production considérée comme normale d'un produit P de 11 000 unités.
La fiche de prix de revient standard prévoyait par unité de produit fini 1,1 kg de matière première
à 10 DH le kg.
La fabrication du produit a exigé 12000 kg de matières premières à 12 DH le kg pour une
production de 10 000 unités.
Solution
L'écart doit être calculé au niveau de la production réelle, soit au niveau de 10 000 unités de produit.
Cr = 12 Qr = 12 000
Cp = 10 Qp = 1,1 x 10 000 = 11 000 - Ecart sur coût (ou prix):
E/ C = (Cr – Cp)x Qr
Eléments
Coûts réels Coûts préétablis Ecarts E/ C = (12 – 10) x 12 000 = 24 000
- Ecart sur quantité:
Qr cr Qr x cr Qp cp Qp x cp + DEF -FAV E/ Q = (Qr –Qp) x Cp
E/ Q = (12000 – 11000) x 10 = 10000
Matières 12000 12 144 000 11 000 10 110 000 34 000
Vérification:
EG/ Mat = 24 000 + 10 000 = 34 000
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
1 – Ecarts sur charges directes : b/ Analyse de l’écart global sur main d’œuvre MOD
L’écart global sur main d’œuvre peut être décomposé également en écart sur nombre d’heures et
écart sur coût ou taux horaire.
Sous-écart sur taux horaire= (taux horaire réel - taux horaire standard)*temps réel
Sous-écart sur temps= (temps réel - temps préétabli)*taux horaire standard
Exemple 5 : (écart sur MOD)
En se référant à l’exemple « Miko », analyser l’écart sur la MOD.
Ecart sur quantité (Nbre d’heures) = (Qr- Qp) x cup = (490-500) x 115= -1150 (Fav)
Ecart sur coût (taux horaire) = (cur –cup) x Qr = (114-115) x 490 = -490 (favorable)
Nous vérifions que l’écart global est bien égal à : (-1150) + (-490) = 1640 (favorable)
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Solution
= 32 940 – 30 000
= 14 900 – 14 250
= 55 860 – 57 500
= 45 191 – 39 900
= 148891– 141650
énoncé énoncé
Durant le mois de janvier, l’entreprise a produit
100 unités. Les consommations se sont élevées à :
100 x 0,25= 25
M1 : 27 Kg à 1220 dh le kg.
M2 : 100 Kg à 149 dh le Kg. 100 x 0,95= 95
Main d’œuvre directe : 490 heures à 114 dh 100 x 5 = 500
l’heure.
100 x 3,8 = 380
Charges indirectes : 376.2 heures machine pour
45191dh.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
Solution
Application 6 (écart sur MOD)
❖ Dans un atelier, la production journalière considérée Cr = 5,40 Qr = 80 Qp = 6 x 10 = 60
comme normale est de 12 pièces. La fiche de prix de Cp = 6
revient standard prévoit pour chaque pièce 6 heures de EG = (80 x 5,40) – (60 x 6) = 432 – 360 = + 72 DEF
travail à 6 DH l'heure.
Ecart sur temps (quantités) = (temps réel – temps standard) x taux horaire
En réalité, dans cet atelier, la fabrication a été de 10 standard
pièces et a exigé 80 heures de travail payées 5,40 DH l'heure E/ quantités (temps) = (80 – 60) x 6 = 120
(charges sociales comprises).
L'écart doit être calculé au niveau de la production réelle Ecart sur taux horaire = (taux réel – taux standard) x temps réel
soit au niveau de 10 pièces. E/ Coûts (écart sur taux horaire) = (5,40 – 6) x 80 = - 48
VERIFICATION
ET = 120 – 48 = + 72 (écart défavorable)
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
1 – Ecarts sur charges directes : b/ Analyse de l’écart global sur main d’œuvre MOD
Les causes des écarts
- Le mauvais réglage ou la défaillance des machines ;
- La qualité des matières ;
- La bonne ou mauvaise affectation du personnel qui affecte le sous-écart de
main-d’œuvre – rendement et coût horaire ;
- La qualité de la gestion des stocks et de l’approvisionnement ;
- La qualité de l’ordonnancement, qui, par des séries trop courtes, affecte les
rendements ;
- La mauvaise estimation des standards qui pose le problème de leur révision.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
2 – Ecarts sur charges indirectes :
Les causes explicatives de l’écart global sur charges indirectes :
Budget Activité Rendement
Ecart global d’un centre d’analyse = Ecart/Budget + Ecart/Activité + Ecart/Rendement
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
2– Ecarts sur charges indirectes :
A/ - Ecart sur coûts variables E/CV (Budget)
Cet écart constate la différence de coûts entre les charges réelles d’une section et le budget alloué à
cette section pour le niveau d’activité réelle.
E/CV = charge variables réelles – charges variables préétablies
E/CV = (vr x Ar) – (vs x Ar)
D’où,
E/CV = ( vr – vs ) x Ar
Avec les abréviations suivantes :
vr = Coût variable unitaire réel. vs = Coût variable unitaire standard.
Ar = Activité réelle.
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
2– Ecarts sur charges indirectes :
B/- Ecart sur coûts fixes (E/CF) : (Activité)
L’écart sur activité constate la différence entre le budget de la section et le coût standard (ou encore préétabli)
des unités d’œuvre réelles.
BF = Budget flexible BS = Budget standard
E/CF = ( An – Ar) x fs
Démonstration
Avec E /CF = BF ( Ar) – BS(Ar)
= [ (vs x Ar) + FFs] – [(vs + fs ) Ar]
BF = Budget flexible ; BS = Budget standard;
= vs x Ar + FFs – vs x Ar – fs x Ar
An = Activité normale ; Ar = Activité réelle. ( FFS ) – (fs x Ar)
FFs = Frais fixes globaux standards ; FFs = fs x An
fs = frais fixes unitaires standard
Cela implique
(Définis comme FFs/An). = ( fs x An) – ( fs x Ar)
vs = Coût variable unitaire standard D’où
BF(A*) = vs x A* + FFS E/CF = ( An – Ar) x fs
BS (A*) = (vs + fs ) A* Remarque: Cet écart d’imputation du coût fixe exprime :
- Un écart de chômage quand Ar < An (soit E/CF positif)
- Un boni de suractivité quand Ar > An (soit un E/CF négatif).
Le contrôle budgétaire II/ Le contrôle budgétaire de l’activité productive ( Méthode des coûts préétablis)
2– Ecarts sur charges indirectes :
C/- Ecart sur rendement
Il constate la différence entre le budget standard ou préétabli des unités d’œuvre réelles et le
budget standard ou préétabli imputé à la production réelle
E/ RT = (Rr – Rs) x Pr x (Vs + fs)
Démonstration
E/RT = BS (Ar) – BS (Ap) - Pour le rendement réel (Rr) :
Rr = Ar/Pr d’où, Ar = Rr x Pr
E/RT = [(vs + fs ) Ar ] – [( vs + fs ) Ap ]
- Pour le rendement standard (Rs) :
Avec : Ap = Activité préétablie.
Rs = As / Pr d’où, Ap = Rs x Pr
E/RT = (Ar – Ap ) ( vs + fs)
Donc, E/ RT = [(Rr x Pr) – (Rs x Pr)] x (Vs + fs)
E/ RT = (Rr – Rs) x Pr x (Vs + fs)
Une amélioration de la productivité quand Rr > Rs.
Une détérioration de la productivité quand Rr < Rs