Introduction :
Le rayonnement électromagnétique est une forme de transfert d'énergie linéaire. La lumière visible
est un rayonnement électromagnétique, mais ne constitue qu'une petite tranche du large spectre
électromagnétique. La propagation de ce rayonnement, d'une ou plusieurs particules, donne lieu à de
nombreux phénomènes comme l'atténuation, l'absorption, la diffraction et la réfraction, le décalage
vers le rouge, les interférences, les échos, les parasites électromagnétiques et les effets biologiques.
Le rayonnement électromagnétique peut être décrit de manière corpusculaire comme la propagation
de photons (boson vecteur de l'interaction électromagnétique), ou de manière ondulatoire comme
une onde électromagnétique. Il se manifeste sous la forme d'un champ électrique couplé à un champ
magnétique.
Le but de ce tp :
Le travail expérimental se base essentiellement sur la détermination dune corrélation empirique
entre l’indice de réfraction et la composition d’un mélange binaire.
Utilisation de la réfractométrie en analyse chimique :
En premier lieu, Les mesures réfractométriques ne sont applicables qu’à des milieux optiquement
transparents. De plus, l’indice d’une substance pure liquide ou gélifiée varie, à la fois, avec la
longueur d’onde λ du rayonnement qui le traverse et avec les conditions physiques de température T
et de pression p dans lesquelles il se trouve.
Ainsi, lorsque l’on donne la valeur de l’indice de réfraction d’un liquide ou d’un gel, il est nécessaire
d’indiquer les valeurs de ces trois paramètres λ, T et p.
Enfin, lorsque la substance est un mélange de plusieurs composants chimiques, l’indice de
réfraction varie selon la proportion de ces composants. C’est cette propriété qui est, dans certains
cas, utilisée par les chimistes comme moyen d’analyse d’une substance.
Qu’est ce qu’un refractomètre ?
C’est un instrument de mesure qui permet de contrôler l’indice de réfraction des milieux comme les
liquides par exemple.
Cet indice de réfraction a pour but d’identifier une espèce chimique et déterminer la composition
d’un mélange.
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Description du refractomètre :
Cette appareil est constitue de :
- Un prisme mobile (prisme d’éclairage).
- Un prisme fixe (prisme de référence).
- Deux oculaires, un permet de pointer la limite de séparation des deux plages éclairée et obscure,
l’autre permet de lire l’échelle des indices.
- Un dispositif d’éclairage de l’échelle des indices.
- Un bouton moleté permettant d’amener la limite de séparation dans le réticule de loculaire place le
plus bas.
- Un bouton moleté qui fait tourner le prisme compensateur permettant de supprimer les colorations
que pourrait présenter la limite de séparation des zones claire et obscure.
- Un thermomètre pour repérer la température lors de la mesure de l’indice.
Réglage et lecture de la mesure :
Le réglage du réfractomètre doit prendre en compte d'une
part l'achromatisation et, d'autre part, la mise de la plage de
lumière à la croisée des réticules. Une opération de
calibration se fait une fois pour toutes avec de l'eau distillée.
Le bouton qui permet d'amener la plage lumineuse à la
croisée des réticules agit sur l'angle du miroir disposé en
sortie du prisme de flint. Cet angle correspond à l'indice qui Réglage de la zone éclairée à la
croisée des réticules
s'affiche sur l'échelle graduée en indice de réfraction, visible
dans l'oculaire.
Principe théorique du refractomètre :
Les réfractomètres les plus largement répandus d'Abbe et de Pulfrich mesurent l'angle de réfraction
i2 d'un rayon lumineux qui est relié à l'angle d'incidence i 1 selon les lois de Shell - Descartes. Le
dioptre considéré ici est l'interface formée par la substance S dont on veut déterminer son indice de
réfraction nS et le prisme P qui a un indice de réfraction élevé n P.
D'après les lois de Shell - Descartes, l'indice de réfraction de la substance est défini ainsi :
nS = nP * (sin (i2) / sin (i1)).
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Cependant le problème d'obtenir exactement i 2 et i1 s'avère considérablement simplifié en prenant un
angle d'incidence égal à 90° (incidence rasante), puisque l'indice de réfraction de la substance S est
plus faible que celui du prisme. En effet, d'après le paragraphe concernant la réflexion totale, nous
avons mentionné que lorsque la lumière passe d'un milieu plus réfringent (indice le plus élevé) à un
autre moins réfringent, l'angle d'incidence limite est celui qui correspond à un angle de réfraction de
90°. Selon le principe du retour inverse de la lumière, il va de soi que lorsque l'on passe d'un milieu
moins réfringent, comme c'est le cas ici (n S indice le plus faible) à un autre plus réfringent, l'angle de
réfraction limite noté i2 lim ou parfois appelé l'angle de réfraction critique noté i 2C est celui issu d'un
angle d'incidence de 90°.
Sous une incidence rasante, il y a donc un rayon réfracté limite tel que i 2 lim = arc sin (nS / nP) qui
s'avère particulièrement facile à observer, car plus aucun rayon n'est réfracté dans le prisme P pour
des angles plus grands que i2 lim.
Matériels et réactifs utilisée :
Réactifs matériels
Acétone Papier filtre
Eau distillée Refractomètre
Protocole opératoire :
1-on prépare 4 mélanges liquides binaires dont la composition est bien définie : 20%, 40%, 60%, et
80% en volume d’Acétone (on prépare 10 ml de chaque mélange).
2-on nettoie appareille bien avec l’eau distillée et avec l’acétone après on le dirige vers la lumière.
3-on dépose le liquide en quantité suffisant sur la face horizontale du prisme de référence.
4-on mesure l’indice de réfraction en regardent dans loculaire O et agissant sur le bouton de droite.
5-on écrit le résultat après on nettoie appareille avec l’acétone et on le sécher avec un papier propre
doux et sec.
6-on répète cette méthode avec tous les liquides qu’on a préparés.
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Les réponses :
%(Acétone) 0% 20% 40% 60% 80%
N 1,3288 1,3399 1,3510 1,3599 1,3688
1-Traçage de la courbe d'étalonnage :
1.375
1.37
1.365
1.36
1.355
1.35
n
1.345
1.34
1.335
1.33
1.325
0% 20% 40% 60% 80% 100%
%(Acetone)
Courbe d'étalonnage de l’indice de réfraction en fonction de la
composition en % massique
2-la corrélation n= A(%) +B :
𝟏,𝟑𝟓𝟗𝟗−𝟏,𝟑𝟑𝟗𝟗
D’âpres la courbe en trouve : A=tg= 𝟔𝟎−𝟐𝟎
=0,0005
Et B c’est le point d’intersection de la courbe avec l’axe ordinal donc B=1,2388
D’ici n = 0,0005 (%) + 1,3288
3- la composition des solutions inconnues :
𝟏,𝟑𝟒𝟏𝟐−𝟏,𝟑𝟐𝟖𝟖
n1=1,3412 (%) = 𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟓
= 24,8
𝟏,𝟑𝟓𝟕𝟒−𝟏,𝟑𝟐𝟖𝟖
n2=1,3574 (%) = 𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟓
=57,2
𝟏,𝟑𝟔𝟎𝟓−𝟏,𝟑𝟐𝟖𝟖
n3=1,3605 (%) = 𝟎,𝟎𝟎𝟎𝟓
=63,04
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Conclusion :
En réalisant l’expérience de ce TP, on peut dire que La réfractométrie est une technique qui vise à
déterminer la partie réelle de l'indice de réfraction d'un matériau et cet indice varie également en
fonction de la concentration ou de la fraction massique des constituants de la solution.
Et aussi on trouve que la courbe détalonnage nous permettons de trouver l’indice de réfraction d’un
échantillon inconnue à partir d’un échantillon connue.