0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues6 pages

Méthode Runge Kutta d'ordre 4

Transféré par

Rmx Bniamin
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
19 vues6 pages

Méthode Runge Kutta d'ordre 4

Transféré par

Rmx Bniamin
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Module : Méthodes numériques appliquées

Séance n°1 du : 07/04/2020


Titre du cours : équations différentielles ordinaires
Dr. DJILANI KOBIBI Youcef Islam
Maitre de conférences « B »
[Link]@[Link]
I – Plan du cours

I Introduction .....................................................................................................................................2
II Définition.....................................................................................................................................2
II.1 La forme générale ................................................................................................................2
II.2 Les problèmes différentiels à conditions initiales ................................................................2
II.3 Classification des EDOs.......................................................................................................2
III EDOs et applications d’ingénierie ...............................................................................................2
IV Résolution des EDOs...................................................................................................................3
IV.1 Méthode d’Euler ..................................................................................................................3
IV.2 Méthodes de Runge Kutta ....................................................................................................4
IV.2.1 Runge Kutta d’ordre 2 .............................................................................................................4
IV.2.2 Runge Kutta d’ordre 3 .............................................................................................................4
IV.2.3 Runge Kutta d’ordre 4 .............................................................................................................5
V Conclusion : .................................................................................................................................6
VI Questions : ...................................................................................................................................6
VII Bibliographie ...........................................................................................................................6

1
I Introduction
Un très grand nombre de phénomènes physiques ou techniques admettent des modèles mathématiques
qui impliquent des équations différentielles. Les solutions analytiques permettent de résoudre une minorité
de ces équations, particulièrement les équations linéaires, mais en réalité les équations différentielles
ordinaires sont de moins en moins linéaires ce qui implique une difficulté pour la résolution.
L’objectif de ce cours est de présenter les notions générales des équations différentielles ordinaires,
et de décrire quelques familles d’algorithmes de résolutions de problèmes différentiels.
A la fin de ce cours l’étudiant sera en mesure de connaitre les notions des équations différentielles
ordinaires et sera capable d’appliquer les méthodes de résolutions.

II Définition
II.1 La forme générale
La forme générale des équations différentielles ordinaires est la suivante :
dy
= f ( x, y ) (1)
dx
Dans l’équation (1) la quantité étant différentiée, y, est appelée variable dépendante. Car y(x) est une
fonction qui dépend de x, x est appelé variable indépendante.
La variable dépendante doit impliquer une seule variable indépendante.
II.2 Les problèmes différentiels à conditions initiales
Les EDOs (équations différentielles ordinaires) à conditions initiales ont la forme suivante :

 dy
 = f ( x, y )
 dx (2)
 y ( x0 ) = y0

II.3 Classification des EDOs


Les EDOs peuvent être classé selon leurs ordres, selon l’ordre de différentiation le plus élevé (1er,
2ème ordre. … etc). On peut les classer aussi selon la linéarité (linéaire ou non linèaire)
Exemple :

 dv
 = 2v
 dt
v ( 0 ) = 1

La variable dépendante est v(t), la variable indépendante est t, t0=0, v0=1, 1er ordre linéaire.

 d²y
sin = 2y − x
 dx ²
 y (1) = 2

La variable dépendante est y(x), la variable indépendante est x, x0=1, y0=2, 2ème ordre (2ème dérivée) non
linéaire(sinus).

III EDOs et applications d’ingénierie


Les lois fondamentales de la physique, mécanique, l'électricité et de la thermodynamique sont
généralement basées sur des observations empiriques qui expliquent les variations des propriétés physiques
2
et des états des systèmes. Plutôt que de décrire directement l'état des systèmes physiques, les lois sont
généralement formulées en termes de changements spatiaux et temporels, le tableau 1 contient quelques
exemples.
Tableau 1Exemples des lois fondamentaux sous forme EDO avec x=position, t= temps

Loi Expression mathématique Variables et paramètres


Deuxième loi de mouvement dv F v(t) vitesse, F force, m
=
de Newton dt m masse
dT q flux de chaleur, k’
Loi de chaleur de Fourier q = −k ' conductivité thermique, T(x)
dx température
dc J flux massique, D
Loi de Fick de diffusion J = −D coefficient de diffusion, c(x)
dx concentration
Loi de Faraday (chute de di ΔVL chute de tension, L
VL = L
tension d’une inductance) dt inductance, i(t) courant

Exemple :

 di
 Ri + L = V
 dt
 i (0) = 0

Figure 1 Circuit RL

La variable dépendante est i(t), la variable indépendante est t, t0=0, i0=0, 1er ordre linéaire.

IV Résolution des EDOs


IV.1 Méthode d’Euler
La méthode d’Euler est basée sur le calcul de la nouvelle valeur de la variable dépendante qui est
prédite en utilisant la pente (égale à la première dérivée à la valeur initiale) pour extrapoler linéairement
sur un pas h comme le montre la figure 2.

y prédite
Erreur
exacte
h

xi xi+1 x

Figure 2 méthode d’Euler.

La méthode d’Euler est donnée par l’équation suivante :

 xi +1 = xi + h
 (3)
 yi +1 = yi + h. f ( xi , yi )
3
Exemple :
On reprend le circuit RL, R=6Ω, V=12V, L=2H, l’équation est donnée par :

 di  di
6i + 2 = 12  = 6 − 3i
 dt   dt
 i ( 0) = 0  i (0) = 0
 
On utilise un pas h=0,1, calculer le courant à t=0,2, i(0,2)
Solution :

 ti +1 = ti + h  t1 = t0 + h  t1 = 0 + 0,1 = 0,1
  (A.N) 
ii +1 = ii + h. f ( ii , yi ) i1 = i0 + h ( 6 − 3i0 ) i1 = 0 + 0,1( 6 − 3 ( 0 ) ) = 0, 6

Alors à t=0,1s, i=0,6A


On refait le même calcul pour obtenir i à t=0,2s

 t2 = t1 + 0,1 
 t2 = 0,1 + 0,1 = 0, 2
 
i2 = 0, 6 + 0,1( 6 − 3 ( 0, 6 ) ) = 1, 02
i2 = i1 + 0,1( 6 − 3i1 ) 

Alors à t=0,2s, i=1,02A


IV.2 Méthodes de Runge Kutta
Les méthodes de Runge-Kutta (RK) permettent d'obtenir la précision d'une approche de la série
Taylor sans avoir besoin de calculer de dérivés plus élevés.
Différentes méthodes de Runge-Kutta peuvent être conçus en utilisant différents nombres de termes
dans la fonction d'incrémentation. Notez que la méthode RK de premier ordre avec est, en fait, la méthode
d'Euler.
IV.2.1 Runge Kutta d’ordre 2
Cette méthode est donnée par l’équation suivante :
xi +1 = xi + h
h
yi +1 = yi + ( k1 + k2 ) (4)
2
k1 = f ( xi , yi )
 h h 
k2 = f  xi + , yi + .k1 
 2 2 

IV.2.2 Runge Kutta d’ordre 3


Cette méthode est donnée par l’équation suivante :
xi +1 = xi + h
h
yi +1 = yi + ( k1 + 4k2 + k3 ) (5)
6
k1 = f ( xi , yi )
 h h 
k2 = f  xi + , yi + .k1 
 2 2 
k3 = f ( xi + h, yi − k1h + 2k 2 h )
4
IV.2.3 Runge Kutta d’ordre 4
Cette méthode est donnée par l’équation suivante :
xi +1 = xi + h
h
yi +1 = yi + ( k1 + 2k2 + 2k3 + k4 ) (6)
6
k1 = f ( xi , yi )
 h h 
k2 = f  xi + , yi + .k1 
 2 2 
 h h 
k3 = f  xi + , yi + .k2 
 2 2 
k4 = f ( xi + h, yi + h.k3 )

Exemple :
On reprend l’exemple de circuit RL

 di
 = 6 − 3i
 dt Utiliser les méthodes de Runge Kutta pour calculer le courant à t=0,2s avec h=0,1
 i ( 0) = 0

Runge kutta d’ordre 2
t1 = t0 + h = 0,1 t2 = t1 + h = 0, 2
k1 = f ( t0 , i0 ) = 6 − 3 ( 0 ) = 6 k1 = f ( t1 , i1 ) = 6 − 3 ( 0,595 ) = 4, 21
 h h   h h 
k2 = f  t0 + , i0 + k1  = f ( 0,05, 0,3) = 6 − 3 ( 0,3) = 5,1 k2 = f  t1 + , i1 + k1  = f ( 0,15, 0,805 ) = 6 − 3 ( 0,805 ) = 3,58
 2 2   2 2 
h 0,1 h 0,1
i1 = i0 + ( k1 + k2 ) = 0 + ( 6 + 5,9 ) = 0,595 A i2 = i1 + ( k1 + k2 ) = 0,595 + ( 4, 21 + 3,58 )
2 2 2 2
i2 = 0,984 A

Runge Kutta d’ordre 3

t1 = t0 + h = 0,1
t2 = t1 + h = 0, 2

k1 = f ( t0 , i0 ) = 6 − 3 ( 0 ) = 6 k1 = f ( t1 , i1 ) = 6 − 3 ( 0,572 ) = 4, 28
 h h 
 h h 
k2 = f  t0 + , i0 + k1  = f ( 0,05, 0,3) = 6 − 3 ( 0,3) = 5,1 k2 = f  t1 + , i1 + k1  = f ( 0,15, 0,786 ) = 6 − 3 ( 0,786 ) = 3,64
 2 2   2 2 
k3 = f ( t0 + h, i0 − k1h + 2k2 h ) = f ( 0,1, 0 − 6 ( 0,1) + 2 ( 5,1) 0,1) k3 = f ( t1 + h, i1 − k1h + 2k2 h ) = f ( 0, 2, 0,572 − 4, 28 ( 0,1) + 2 ( 3,64 ) 0,1)
= f ( 0,1, 0,42 ) = 6 − 3 ( 0, 42 ) = 4,74 = f ( 0,1, 0,87 ) = 6 − 3 ( 0,87 ) = 3,38

( k1 + 4k2 + k3 ) = 0,572 + ( 4, 28 + 4 ( 3,64 ) + 3,38 )


h 0,1
( k1 + 4k2 + k3 ) = 0 + ( 6 + 4 ( 5,9 ) + 4,74 )
h 0,1
i1 = i0 + i2 = i1 +
6 6 6 6
i1 = 0,572 A i2 = 0,942 A

5
Runge Kutta d’ordre 4

t1 = t0 + h = 0,1 t2 = t1 + h = 0, 2
k1 = f ( t0 , i0 ) = 6 − 3 ( 0 ) = 6 k1 = f ( t1 , i1 ) = 6 − 3 ( 0,518 ) = 4, 445
 h h 
 h h 
k2 = f  t0 + , i0 + k1  = f ( 0,05, 0,3) = 6 − 3 ( 0,3) = 5,1 k2 = f  t1 + , i1 + k1  = f ( 0,15, 0,3) = 6 − 3 ( 0,74 ) = 3,778
 2 2   2 2 
 h   h h 
h
k3 = f  t0 + , i0 + k2  = f ( 0,05, 0, 255 ) = 6 − 3 ( 0, 255 ) = 5, 23 k3 = f  t1 + , i1 + k2  = f ( 0,15, 0,706 ) = 6 − 3 ( 0,706 ) = 3,87
 2 2   2 2 
k4 = f ( t0 + h, i0 + hk3 ) = f ( 0,1, 0,523) = 6 − 3 ( 0,523) = 4, 429 k4 = f ( t1 + h, i1 + hk3 ) = f ( 0, 2, 0,905 ) = 6 − 3 ( 0,905 ) = 3, 281

( k1 + 2k2 + 2k3 + k4 ) = 0 + ( 4, 445 + 2 ( 3,778) + 2 ( 3,87 ) + 3, 281)


h 0,1
( k1 + 2k2 + 2k3 + k4 ) = 0 + ( 6 + 2 ( 5,1) + 2 ( 5, 23) + 4, 429 )
h 0,1
i1 = i0 + i2 = i1 +
6 6 6 6
i1 = 0,518 A i1 = 0,902 A

La solution exacte pour l’équation du circuit RL est donnée par :


−( 6 )0,2
i=
V
R
( − R/ L t
)
1 − e ( ) alors i ( 0, 2 ) = 1 − e 2  = 0,902 A
12
6 

i(t) Euler RK2 RK3 RK4 Exacte


t=0,1s 0,6 0,595 0,572 0,518 0,518
t=0,2s 1,02 0,984 0,942 0,902 0,902

On remarque que la méthode RK4 est la plus précis car la solution trouvée est égale à la solution
exacte, on peut améliorer la précision des autres méthodes par la diminution du pas h.

V Conclusion :
Dans ce cours, la forme générale et les notions de bases des équations différentielles ordinaires ont
été présenté, ainsi que l’application des EDOs dans les domaines d’ingénierie. Les méthodes numériques
qui permettent de trouver une solution approchée ont été démontré, ces méthodes ont été comparé pour
déterminer la précision de chaque méthode.
La méthode de Runge kutta d’ordre 4 est la méthode la plus précis pour la résolution des EDOs

VI Questions :
dy
1- Résoudre l’équation suivante : = yt ² − 1,1 y avec y ( 0 ) = 1 à t=0,2 par :
dt
a. La méthode d’Euler avec h=0,1
b. Les méthodes de RK2, RK3, RK4 avec h=0,2

VII Bibliographie

[1] S. C. Chapra et R. P. Canale, Numerical Methods for Engineers, Mc Graw Hill, 2015.

[2] J. P. Grivet, Méthodes Numériques Appliquées pour le scientifique et l'ingénieur, Grenoble : EDP
Sciences, 2013.

Vous aimerez peut-être aussi