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Probabilités et Lois Statistiques en Physique

Ce document contient des exercices sur les notions fondamentales de probabilités et de statistique. Le premier exercice porte sur les combinaisons et arrangements pour le tirage de jetons d'une couleur verte ou rouge d'un sac. Le deuxième exercice présente la loi binomiale. Le troisième exercice introduit la loi normale ou loi gaussienne.

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Probabilités et Lois Statistiques en Physique

Ce document contient des exercices sur les notions fondamentales de probabilités et de statistique. Le premier exercice porte sur les combinaisons et arrangements pour le tirage de jetons d'une couleur verte ou rouge d'un sac. Le deuxième exercice présente la loi binomiale. Le troisième exercice introduit la loi normale ou loi gaussienne.

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Université Ibn Zohr Année Universitaire 2020-2021

Faculté des Sciences-Agadir SMP-S5


Département de Physique

Physique Statistique : TD No 1

Notions fondamentales de probabilités et statistique


Exercice 1 : Combinaisons et arrangements
Un sac contient 5 jetons verts (numérotés de 1 à 5) et 4 jetons rouges (numérotés de 1 à 4).

1. On tire successivement et au hasard 3 jeton du sac, sans remettre le jeton tiré. Calculer
les probabilités :

(a) De ne tirer que trois jetons verts,


(b) De ne tirer aucun jeton vert,
(c) De tirer au plus deux jetons verts,
(d) De tirer exactement un jeton vert,

2. On tire simultanèment et au hasard trois jetons du sac. Reprendre les questions (a), (b),
(c) et (d).

Solution :

1. Le tirage successif sans remise de trois jetons parmi neuf. Il y a :


9! 9! 9 × 8 × 7 × 6!
A39 = = =
(9 − 3)! 6! 6!
= 504

il y a 504 possibilités de ce genre de tirage.

(a) On note A l’événement "tirer trois jetons verts"


5!
A35 2! 60 5
P (A) = = = =
A39 504 504 45

(b) On note B l’événement "ne tirer aucun jeton vert"


4!
A34 24 1
P (B) = 3 = 1! = =
A9 504 504 21

(c) On note C l’événement "tirer au plus deux jetons verts"

A34 3A15 A24 3A25 A14


P (C) = + +
A39 A39 A39
on a
A34 24 5! 4! 5! 4!
3 = ; A15 = = 5 ; A24 = = 12 ; A25 = = 20 ; A14 = =4
A9 504 4! 2! 3! 3!

donc
24 15 20 37
P (C) = + + =
504 42 42 42

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(d) Soit D l’événement "tirer exactement un jeton vert"

3A15 A24 3 × 5 × 12 5
P (D) = 3 = =
A9 504 14

2. On tire simultanèment et au hasard trois jetons du sac, Il y a :


9! 9! 9×8×7
C93 = = =
3!(9 − 3)! 3!6! 3!
= 84

(a) Soit A0 l’événement "ne tirer que trois jetons verts"


5!
C53 10 5
P (A0 ) = 3 = 3!2!
= =
C9 84 84 42

(b) Soit B 0 l’événement "ne tirer aucun jeton vert"


4!
C43 4 1
P (B 0 ) = = 3!1!
= =
C93 84 84 21

(c) Soit C 0 l’événement "tirer au plus deux jetons verts"

C43 C51 C42 C52 C41 2 15 20 37


P (C 0 ) = + + = + + = .
C93 C93 C93 42 42 42 42

(d) Soit D0 l’événement "tirer exactement un jeton vert"

C51 C42 5×6 5


P (D0 ) = = =
C93 84 14

Commentaire :
Selon toute logique, on doit trouver les mêmes résultats dans les deux parties, tirer
successivement sans remise trois jetons ou les tirer simultanèment revient au même.

Exercice 2 : Loi binomiale


Lorsqu’il n’y a que deux types d’événements possibles A et B, la distribution des événements
suit la loi binomiale. Cette loi est donnée par :
n n N −n
P (N, n) = CN PA PB ,

avec PA et PB sont les probabilités associées aux événements A et B respectivement.

1. Montrer que n = N PA ,

2. Calculer la variance,

3. En déduire l’écart-type ainsi que l’incertitude relative.

Solution :
Lorsqu’il n’y a que deux types d’événements possibles, la distribution des événements suit la
loi binômiale. Cette loi est donnée par :
n n N −n
P (N, n) = CN PA PB

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1. Pour montrer que n = N PA , on utilise quelques manipulations mathématique. on a


N
X N
X
n n N −n
n = nP (N, n) = nCN PA PB
n=0 n=0
N
" #
∂ X
n n N −n
= PA nCN PA PB
∂PA
n=0

= PA (PA + PB )N
∂PA
= N PA (PA + PB )N −1
= N PA

où on a utilisé dans la dernière égalité (PA + PB = 1).

2. La variance est définie par : (∆n)2 = n2 − (n)2 . On calcule d’abord n2 d’où


N
X N
X
n n N −n
n2 = n2 P (N, n) = n 2 CN PA PB
n=0 n=0
N
" #
∂ 2 X
n n N −n
= (PA ) CN PA PB
∂PA
n=0
∂ 2
= (PA ) (PA + PB )N
∂PA

= PA [N PA (PA + PB )N −1 ]
∂PA
= N PA + N (N − 1)PA2

la aussi on a utilisé la normalisation suivante : (PA + PB = 1).


On en déduit :

(∆n)2 = n2 − (n)2 = N PA + N (N − 1)PA2 − (N PA )2


= N PA (1 − PA ) = N PA PB

3. L’écart-type est donné par : ∆n = N PA PB et l’incertitude relative sur n est donnée par
: √ √
∆n N PA PB N 1
= ' =√
n N PA N N
Exercice 3 : Loi gaussienne
La distribution gaussienne s’applique au cas d’événements continus. La densité de probabilité
W (x) de la loi de probabilité gaussienne est donnée par

W (x) = A exp −(x − x0 )2 /2σ 2


 

où x0 est la valeur centrale de la distribution et σ la largeur à mi-hauteur de W (x).

1. Calculer la constante de normalisation A,

2. Montrer que x = x0 ,

3. Calculer la variance,

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4. En déduire l’écart-type ainsi que l’incertitude relative.


Solution :
La distribution gaussienne s’applique au cas d’événements continus. La densité de probabilité
W (x) de la loi de probabilité gaussienne est donnée par
W (x) = A exp −(x − x0 )2 /2σ 2
 

où x0 est la valeur centrale de la distribution et σ la largeur à mi-hauteur de W (x).


R +∞
1. En utilisant l’intégrale gaussienne : −∞ exp(−a x2 )dx = π/a, la constante de normali-
p

sation A est calculée comme suit :


Z +∞ Z +∞
exp −(x − x0 )2 /2σ 2 dx
 
W (x)dx = A
−∞ −∞
√ 1
= A 2πσ 2 = 1 =⇒ A = √
2πσ 2
2. On montrer que x = x0 , on a
Z +∞
x = xW (x)dx
−∞
Z +∞
−(x − x0 )2
 
= A x exp dx
−∞ 2σ 2
Z +∞ Z +∞
−(x − x0 )2 −(x − x0 )2
   
= A (x − x0 ) exp dx +A x 0 exp dx
−∞ 2σ 2 −∞ 2σ 2
| {z }
"Fonction impaire"
+∞
−(x − x0 )2
Z  
= 0 + x0 A exp dx
−∞ 2σ 2
Z +∞
= x0 W (x)dx
−∞
= x0
R +∞
3. Pour calculer la variance, on utilise l’intégrale suivante −∞ xn exp(−a x2 )dx = 1
a. la

2a
variance est définie par : (∆x)2 = (x − x)2 . Avec x = x0 , on a
Z +∞
−(x − x0 )2
 
(∆x)2 = A (x − x0 )2 exp dx
−∞ 2σ 2
Z +∞  2
2 −y
= A y exp dy
−∞ 2σ 2
1p
= A π(2σ 2 )3
2
= σ2

4. L’écart-type est tel que :


∆x = σ

Exercice 4 : Loi de Poisson


Lorsqu’un événement a une probabilité très petite par rapport à 1, c’est à dire un événement
rare, la probabilité pour que n événements de ce type aient lieu est donnée par la loi de Poisson
µn e−µ
P (n) =
n!

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1. Calculer n et n2 ,

2. En déduire (∆n)2 ainsi que l’incertitude relative (∆n)/n,

3. Montrer que la loi binomiale devient la loi de Poisson quand PA  PB et N  n  1.

Solution :
Lorsqu’un événement a une probabilité très petite par rapport à 1, c’est à dire un événement
rare, la probabilité pour que n événements de ce type aient lieu est donnée par la loi de Poisson

µn e−µ
P (n) =
n!
1. On calcule n, alors
+∞ +∞
X X µn e−µ
n = nP (n) = n
n!
n=0 n=0
+∞ +∞
X µn X µn
= e−µ n = e−µ
n! (n − 1)!
n=1 n=1
+∞ n0
−µ
X µ
= µe = µe−µ eµ = µ
(n0 )!
n0 =0

2. On calculer n2 , alors
+∞ +∞
X X µn e−µ
n2 = n2 P (n) = (n(n − 1) + n)
n!
n=0 n=0
+∞ +∞
X µn X e−µ µn
= e−µ n(n − 1) + n
n! n!
n=0 n=1
+∞ +∞
−µ
X µn −µ 2
X µn−2
= e +µ=e µ +µ
(n − 2)! (n − 2)!
n=2 n=2
−µ 2 µ 2
= e µ e +µ=µ +µ

3. On calcule la variance comme suit :

(∆n)2 = n2 − (n)2 = µ2 + µ − µ2 = µ.

L’incertitude relative (∆n)/n = √1 .


µ

4. On montre que la loi binômiale devient la loi de Poisson quand PA  PB et N  n  1.


Alors on a
N!
ln(P (N, n)) = ln( PAn PBN −n )
n!(N − n)!
N!
= ln( ) + ln(PAn PBN −n )
n!(N − n)!

En utilisant la formule de stirling réduite ln(N !) = N ln(N ) − N , on a


N!
ln( = N ln(N ) − N − (N − n) ln(N − n) + (N − n)) ' n ln(N ) = ln(N n )
n!(N − n)!

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où on a négligé n devant N . On a donc


N!
' Nn
n!(N − n)!

On remplace dans P (N, n), on trouve

N! 1
P (N, n) = PAn PBN −n ' N n PAn PBN −n
n!(N − n)! n!
1 (n)n n
' (N PA )n (1 − PA )N −n ' (1 − )N −n
n! n! N
(n)n n (N − n)(N − n − 1) n 2
' [1 − (N − n) + ( ) + ....]
n! N 2! N
(n)n n2
' [1 − n + + ...]
n! 2!
(n)n −n
' e
n!

on a pris n/n, 1/N , 1/N 2 , ...' 0. Cette dernière relation est tout simplement la loi de
poisson avec µ = n.

Exercice 5 : N fermions dans un champ magnétique


Considérons un sytème parfait formé de N particules fixes et identiques de spin 12 et de
moment magnétique individuel µ ~ . Chaque moment magnétique a deux orientations possibles (
orienté vers le haut ↑ ou orienté vers le bas ↓).
Le système est placé dans une région de l’espace où règne un champs magnétique B
~ 0 (orienté
dans le sens d’un axe z fixe).

1. Donner l’expression de l’énergie d’interaction entre le moment magnétique µ


~ et le champs
magnétique B0 . Écrire les niveaux d’énergie d’une particule.
~

2. L’orientation du moment magnétique µ ~ i d’une particule i peut être représenté par un


nombre entier relatif σi = ±1. On suppose que le système est formé de N = 4 particules
identique.
Regrouper dans un tableau les valeurs de (σ1 , σ2 , σ3 , σ4 ) du moment magnétique Mz et de
l’énergie E du système.

3. Quel est le nombre total d’états accessibles? Quelle est la probabilité P (0) d’avoir E = 0?
Tracer l’allure de P (E) en fonction de E. Conclure.

Solution :

~
B

µ
~ β ~k

particule
1.
l’énergie d’interaction
E = −~ ~ 0 = −µB0 cos β
µ.B

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Les position d’équilibes


dE
= + µB0 sin β = 0
dβ |{z}
6=0

donc sin β = 0 ⇒ β = 0 ou β = π.

• Pour β = 0, E = −µB0 les moment est vert le haut.


• Pour β = π, E = µB0 les moment est vert le bas.

2. On adopte la notation suivante

↑ µ
~ −→ σ = 1
↓ µ
~ −→ σ = −1

d’où
↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↑ ↓
1 2 3 ○ 4
≡ état 1 2 3 ○ 4
≡ état
(1 1 1 1) (1 1 1 −1)
N = 4, d’ù on aura 24 = 16 états. Le nombre d’états possibles Ω = 16, ⇒ les états sont

σ1 σ2 σ3 σ4 E M~
(1) 1 1 1 1 −4µB0 4µ~k
(2) 1 1 1 -1 −2µB0 2µ~k
(3) 1 1 -1 1 −2µB0 2µ~k
(4) 1 -1 1 1 −2µB0 2µ~k
(5) 1 -1 1 -1 0 ~0
(6) 1 1 -1 -1 0 ~0
(7) 1 -1 -1 -1 +2µB0 −2µ~k
(8) 1 -1 -1 1 0 ~0
(9) -1 -1 -1 -1 +4µB0 −4µ~k
(10) -1 -1 -1 1 +2µB0 −2µ~k
(11) -1 -1 1 -1 +2µB0 −2µ~k
(12) -1 1 -1 -1 +2µB0 −2µ~k
(13) -1 1 -1 1 0 ~0
(14) -1 -1 1 1 0 ~0
(15) -1 1 1 1 −2µB0 +2µ~k
(16) -1 1 1 -1 0 ~0

équiprobables d’où
1 Ωi
P =⇒ P (Ei ) = .
16 ΩT
Ωi : le nombre d’énergie Ei qui se répète, et par conséquent

• P (E = 0) = 16 .
6

• P (E = 4µB0 ) = 16 .
1

• P (E = 4
2µB0 ) = 16 .
• P (E = −4µB0 ) = 161
.

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• P (E = −2µB0 ) = 16 .
4

L’allure de P (E) en fonction de E a la forme d’une Gaussienne1


6

Fo
16

nc
tio
nG
4

au
16

ss
P(E)

ien
ne
1
16

-4μB 0 -2μB 0 0 2μB 0 4μB 0


E

• l’énergie moyenne :
P5
i=1 Ei P (Ei )
<E> = P 5
i=1 P (Ei )
1 1 4 6 4
= +4µB0 × − 4µB0 × − 2µB0 × +0× + 2µB0 ×
16 16 16 16 16
= 0.

Remarque : la gaussienne est centrée en 0.

Exercice 6 : L’oscillateur harmonique à 3 dimensions


Les niveaux d’énergie d’un oscillateur harmonique isotrope tridimensionnel sont donnés par
3
 = (nx + ny + nz + )~ω
2
. Où nx , ny et nz sont des entiers naturels.

1. Calculer la dégénérescence des cinq premiers niveaux.

2. Déduire de ces résultats, les niveaux d’énergie d’un oscillateur harmonique bi-dimensionnel
et le degré de dégénérescence des cinq premiers niveaux.

Solution : Rappel (voir le cours de mécanique quantique II):


L’Hamiltonien d’un oscillateur harmonique uni-dimensionnel

Px2 1
H= + mω 2 X 2
2m 2
avec N = a+ a est l’opérateur nombre, a et a+ sont respectivement les opérateurs création et
annihilation. On a H = ~ω(a+ a + 12 ) et N |ni = n |ni d’où
   
1 1
H |ni = ~ω N + , E = ~ω n + à 1 dim.
2 2
1
Cette figure est réalisée avec WolfRam Mathematica, le code associé à cette figure se trouve à la fin du
document.

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à 2 dim :
 
1 1
E = ~ω nx + + ny +
2 2
= ~ω(nx + ny + 1).

à 3 dim  
3
E = ~ω nx + ny + nz +
2

1. On pose n = nx + ny + nz −→ E = ~ω n + 32

(∗)

• n = 0 ⇒ 0 = nx + ny + nz la solution de (∗) est le triplet (0, 0, 0) ⇒ g = 1 ⇒


3
E = ~ω .
2
• n = 1 ⇒ 1 = nx + ny + nz les solutions de (∗) sont (1, 0, 0), (0, 1, 0), (0, 0, 1) ⇒ g =
5
3 ⇒ on a trois états différents qui ont la même énergie E = ~ω .
2
• n = 2 ⇒ 2 = nx + ny + nz les solutions de (∗) sont (2, 0, 0), (0, 2, 0), (0, 0, 2), (1, 1, 0),
7
(1, 0, 1), (0, 1, 1) ⇒ g = 6 ⇒ on a 6 états qui ont la même énergie E = ~ω .
2
• n = 3 ⇒ 3 = nx + ny + nz les solutions de (∗) sont
(3, 0, 0), (0, 3, 0), (0, 0, 3), (2, 1, 0), (1, 2, 0), (2, 0, 1), (1, 0, 2), (0, 2, 1), (0, 1, 2), (1, 1, 1)
9
⇒ g = 10 ⇒ E = ~ω .
2
• n = 4 ⇒ 4 = nx + ny + nz les solutions de (∗) sont
(4, 0, 0), (0, 4, 0), (0, 0, 4), (3, 0, 1), (1, 0, 3), (3, 1, 0), (1, 3, 0), (0, 3, 1), (0, 1, 3), (2, 2, 0),
11
(2, 0, 2), (0, 2, 2), (1, 1, 2), (1, 2, 1), (2, 1, 1) ⇒ g = 15 ⇒ E = ~ω .
2
Remarque 1

n = 0 ⇒ g0 = 1
n = 1 ⇒ g1 = g0 + 2
n = 2 ⇒ g2 = g1 + 3
..
.
n ⇒ gn = gn−1 + (n + 1)

d’une façon générale pour une oscillateur harmonique à 3 dim, la dégénérescence g est liée
à n par l’expression suivant
(n + 1)(n + 2)
gn =
2
Exemple : n = 4 ⇒ 5×6
2 = 15.
Remarque 2
Le diagramme d’énergie de l’oscillateur harmonique isotrope tridimensionnel

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11
2 ~ω n=4
9
2 ~ω n=3
7
2 ~ω n=2
5
2 ~ω n=1
3
2 ~ω n=0

L’espace des états Ω et entropie S


Quantiquement:
4
X
Ω = gi = g1 + g2 + g3 + g4
i=0
= 1 + 3 + 6 + 10 + 15 = 35.

Classiquement:
Volume de l’espace de phase
Ω=
hd

S4 = kB lnΩ = kB ln(35)
 
(n + 1)(n + 2)
Sn = kB ln(gn ) = kB ln .
2

S mesure le désordre du système, S % −→ système plus désordonné.

2. Oscillateur harmonique à 2 dim

E = (nx + ny +1)~ω = (n + 1)~ω.


| {z }
n

• n = 0 ⇒ (0, 0) −→ g = 1, E = ~ω .
• n = 1 ⇒ (1, 0), (0, 1) −→ g = 2, E = 3~ω .
• n = 2 ⇒ (2, 0), (0, 2), (1, 1) −→ g = 3, E = 3~ω .
• n = 3 ⇒ (2, 1), (1, 2), (0, 3), (3, 0) −→ g = 4, E = 4~ω .
• n = 4 ⇒ (4, 0), (0, 4), (1, 3), (3, 1), (2, 2) −→ g = 5, E = 5~ω .

D’une façon générale pour un oscillateur harmonique bi-dimensionnel on a

gn = n + 1.

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5~ω n=4

4~ω n=3

3~ω n=2

2~ω n=1

~ω n=0

Exercice 7 : Particule confinée On envisage successivement, pour une particule libre en


mouvement de masse m, trois situations dans lesquelles elle est contrainte à se déplacer :
a) Dans un espace uni-dimensionnel, entre deux murs infinis séparés par une distance L.
b) Dans un espace bi-dimensionnel, contenu dans un carré de côté L.
c) Dans une boite cubique de côté L.

1. Donner, dans chaque cas ci-dessus, l’expression des niveaux d’énergie.


2. Calculer la dégénérescence des dix premiers niveaux et tracer le diagramme en énergie
correspondante.

Solution :
Particule libre : V (x) = 0

ψ(x) = 0 ψ(x) 6= 0 ψ(x) = 0

0 L x 0 L

Equation de Schödinger Hψ(x) = Eψ(x)


Px2 ∂ 2 d2
= Eψ(x) avec Px2 = i~ ∂x = −~2 dx 2 . D’où

2m ψ(x)

~2 d2
− ψ(x) − Eψ(x) = 0
2m dx2
l’équation caractéristique
~2 2 −2mE 2mE 2
− r −E =0 ⇒ r2 = 2
= i
2m ~ ~2

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2 2 2
On pose 2mE
~2
= k 2 , or E = 2m
P
= ~2mk
→ k2 = 2mE
k2
.
Les racines de l’équation caractéristique sont :

r1 = ik
r2 = (ik)2 ⇒
r2 = −ik

La solution de l’équation de schrödinger est donnée

ψ(x) = Aeikx + Be−ikx

En tenant compte de la condition au limite x = 0

ψ(0) = 0 ⇒ A + B = 0 −→ A = −B .

La fonction d’onde devient ψ(x) = A eikx − e−ikx , en posant A = 2iA (constant de normalisa-


tion), on écrit :
ψ(x) = A sin(kx)

1.a) La fonction d’onde ψ(x) est continue en 0 et L

ψ(L+ ) = ψ(L− ) = 0
A sin(kx .L) = 0
sin(kx .L) = 0
π
⇒ kx .L = nx .π n∈N ⇒ kx = .nx
L

On sait que Px = ~kx , Par conséquent



z }|0 {
Px 2 2
~ 2 ~2 π2
E = = kx = × 2 . n2x
2m 2m 2m l
E = 0 .n2x nx 6= 0.

car l’état fondamental est E 6= 0.

1.b) Représentation graphique:

ψext (x, y) = 0
ψint (x, y) 6= 0

0 L x

On a
Px2 Py2
H= + = Hx + Hy
2m 2m
avec [Hx , Hy ] = 0 et ψ(x, y) = ψ(x) ⊗ ψ(y) = ψ(x).ψ(y)

→ Hψ(x, y) = Eψ(x, y)

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(Hx + Hy )ψ(x)ψ(y) = Eψ(x)ψ(y)



Hx ψ(x)
ψ(y)
 = Eψ(x)ψ(y)


Hyψ(x)ψ(y)
  = Eψ(x)ψ(y)


D’après la question 1.a) 


ψ(x) = A sin(kx .x)

ψ(y) = B sin(ky .y)
La continuité des fonctions d’ondes ψ(x) et ψ(y) sont 2 fonctions continues

ψx (L) = 0 A sin(kx .L) = 0

ψy (L) = 0 A sin(ky .L) = 0
donc,
π
 
Lkx = nx π kx = L nx
⇒ π
Lky = ny π ky = L ny
Par conséquent
Px2 Py2 ~2 2
E= + = (k + ky2 )
2m 2m 2m x

z }|0 {
~2 π 2 2
E= (n + n2y )
2m L2 x
E = 0 (n2x + n2y ) avec nx 6= 0 et ny 6= 0.

1.c) Dans un espace à 3-dimensions, une analyse similaire au cas précédent nous permet d’écrire
E = 0 (n2x + n2y + n2z )

2.a) Calcul de dégénérescence des dix premiers niveaux et la réalisation du diagramme d’énergie.
on E = 0 n2x
– 1er niveau : nx = 1 ⇒ g = 1, E = 0 .
– 2ème niveau : nx = 2 ⇒ g = 1, E = 40
..
.
– 10ème niveau : nx = 10 ⇒ g = 1, E = 1000 .
Diagramme d’énergie :

250 n=5

160 n=4

90 n=3

40 n=2

0 n=1

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2 − b)
E = 0 (n2x + n2y ).
Les combinaisons possible de (nx , ny ) pour que l’énergie E soit minimale:

– 1er niveau : (1, 1) −→ E = 20 , g = 1.


– 2ème niveau : (1, 2) , (2, 1) −→ E = 50 , g = 2.
– 3ème niveau : (2, 2) −→ E = 80 , g = 1.
– 4ème niveau : (1, 3) , (3, 1) −→ E = 100 , g = 2.
– 5ème niveau : (2, 3) , (3, 2) −→ E = 130 , g = 2.
– 6ème niveau : (1, 4) , (4, 1) −→ E = 170 , g = 2.
– 7ème niveau : (3, 3) −→ E = 180 , g = 1.
.
– ..
Diagramme d’énergie :

170

130

100

80

50

20

2 − c)
E = 0 (n2x + n2y + n2z ).
Les combinaisons de (nx , ny , nz ) pour que l’énergie E soit minimale:

– 1er niveau : (1, 1, 1) −→ E = 30 , g = 1.


– 2ème niveau : (1, 2, 1) , (1, 1, 2) , (2, 1, 1) −→ E = 60 , g = 3.
– 3ème niveau : (2, 2, 1) , (2, 2, 1) , (1, 2, 2) −→ E = 90 , g = 3.
– 4ème niveau : (3, 1, 1) , (1, 3, 1) , (1, 1, 3) −→ E = 110 , g = 3.
– 5ème niveau : (2, 2, 2) −→ E = 120 , g = 1.
– 6ème niveau : (3, 2, 1) , (3, 1, 2) , (1, 1, 3) , (2, 3, 2) , (1, 2, 3) , (3, 1, 2) −→ E = 140 ,
g = 6.

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.
– ..
Diagramme d’énergie :

140

120

110

90

60

30

Exercice 8 : Entropie statistique


Montrer que l’entropie statistique S = −kB Pl ln(Pl ) est maximale quand toutes les prob-
P
l
abilités Pl sont égales.
Solution :
On montrer que l’entropie statistique S = −kB l Pl ln(Pl ) est maximale quand toutes les
P
probabilitésPPl sont égales. Il s’agit de maximiser la fonction S à plusieurs variables sous la
contrainte l Pl = 1. Selon la méthode de multiplicateur de Lagrange, on doit maximiser
S − λ l Pl où λ est un multiplicateur de Lagrange. On a
P

∂ X ∂ X X
[S − λ Pl ] = [−kB Pl ln(Pl ) − λ Pl ] = 0
∂Pm ∂Pm
l l l
où Pm indique la variable à varier. On a Ω équations de ce type car m = 1, ..., Ω. On se concentre
sur une variable particulière Pk . On a

0 = [−kB Pk ln(Pk ) − λPk ]
∂Pk
0 = −kB (ln Pk + 1) − λ
ln(Pk ) = (−λ − kB )/kB

Cette dernière formule montre que Pk est indépendante de k. Autrement dit, tous les événe-
ment ont la même probabilité. On P pose Pk = C où C une constante indépendante de k. La
normalisation des probabilité est Ω
l=1 Pl = 1 donne


X ω
X
−1
C = 1 =⇒ C = 1=Ω
l=1 l=1

c’est à dire
1
Pk =

Pour que l’entropie statistique soit maximale il faut que toutes les probabilités soient égales.
Exercice 9 : Approximation de Striling (facultatif)

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On se propose d’établir pour les valeurs des nombres entiers très grands N << 1, la relation
dite de Stirling
ln(N !) = N ln(N ) − N
R ∞ n −x
1. On pose l’intégral In = 0 x e dx, Montrer par récurrence que In+1 = (n + 1)In .
En déduire de In = n!
2. Vérifier que si N >> 1, dlnN !
dN ' ln(N ).
3. En déduire l’approximation de Stirling
Si N >> 1, ln(N !) ' N ln(N ) − N

Solution :
R +∞
1. On a In+1 = 0 xn+1 e−x dx. On pose f = xn+1 et g 0 = e−x et après intégration par
parties on obtient facilement In+1 = (n + 1)In . R +∞
Par récurrence on obtient In = nIn−1 = n(n − 1) · · · 1I0 = n! car 0 e−x dx = 1.
∆ln(N !) ln(N +1)!−lnn! dln(N !)
2. ∆N = N +1−1 = ln(N + 1) ' ln(N ) si N >> 1 ⇒ dN ' ln(N ) si N >> 1.
dln(N !)
3. ln(N )dN ' N ln(N ) − N .
R
dN ' ln(N ) ⇒
Exercice 10 : Volume de sphère en n dimensions (facultatif)
Dans un espace à n dimensions, l’équation d’une sphère de centre O et de rayon R est
x21 + x22 + · · · + x2n = Rn

On note Vn (R) le volume de la sphère et Sn (R) sa surface.


1. Montrer que Sn (R) = Sn (1)Rn−1 .
R +∞ R +∞ 2 2 2
2. Calculer l’intégral In = −∞ · · · −∞ e−(x1 +x2 +···xn ) dx1 · · · dxn .
3. Montrer que In peut s’écrire aussi sous la forme
In = Sn (1)Γn

4. Calculer Γn suivant la parité de n et montrer que pour n grand on a


n 
ln (Γn ) ' ln !
2
5. En déduire l’expression de Vn (R)
Solution :
RR RR RR
1. Vn (R) = 0 · · · 0 dx1 dx2 · · · dxN = 0 Sn (r)dr. On pose xi =Ryi d’où

RR RR
Vn (R) = Rn 0 · · · 0 dy1 dy2 · · · dyN = Rn Vn (1). Or Sn (R) = dVdr
n (r)
= nRn−1 Vn (1) =
R
Rn−1 Sn (1) où Sn (1) = nVn (1).
n R +∞ 2 R +∞ 2
2. In = π 2 ; In = 0 e−R dr = Sn (1)ΓN où Γn = 0 Rn−1 e−R dR.
3. Si n est pair n
et n n n n n n
    
Γn = 2 − 1 ! ln (Γ n ) ' 2 − 1 ln 2 − 1 − 2 − 1 ' 2 ln 2 − 2 '
ln n2 ! .


Rn n
4. Vn (R) = nΓn π
2

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Figure 1: Code Mathematica de la figure de l’Ex.5

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