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Impact du sport sur les relations sociales

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Introduction : L’impact du sport sur les relations sociales ?

Le sport est souvent perçu comme une activité qui n’a effet que sur le physique et les
capacités musculaires. Cependant, interrogé d’un point de vue sociologique, le sport est un
mode d’éducation social finalement très peu connu et peu utilisé. Il peut être utilisé dans les
quartiers de banlieues, dans le système scolaire et même dans le monde de l’entreprise. En ile
de France par exemple la lutte contre la délinquance est en augmentation chaque année, les
jeunes ont du mal à se sociabiliser et traverse souvent leurs « crise d’adolescence », de plus en
ile de France 11.1% de la population vis dans des zones urbaines sensible. Dans le système
scolaire il y a beaucoup de jeunes avec des personnalités différentes et des ambition
différentes en fonction de leurs éducations ou de leurs environnements, c’est une période où
on apprend à vivre avec les autres et avoir des contacts avec eux, ce n’est pas évident pour
tous. Pour réduire les inégalités, donner des objectifs et introduire le vivre ensemble nous
allons nous demander dans cette étude, quelle est l’impact du sport sur les relations sociales ?
Est-ce une solution a court terme ou à long terme ? et quels moyens ont été mis en place pour
que cela fonctionne ?Ce sujet est très intéressant car c’est une manière de trouver une solution
à plusieurs problèmes mais aussi qui peut ouvrir d’autre perspective c’est-à-dire qu’il de faut
pas oublier l’impact de sport sur la santé physique et mentale en dehors de la sociabilité, cela
diminue les cas de dépressions et même les cas de surpoids ou d’obésité , de plus cela peux
nous faire découvrir des grand talents du sport et des jeunes avec des qualités exceptionnels
qui peuvent faires évoluer le sport professionnel et amateur.
Dans les quartiers et banlieues

L’idée qui circule depuis le début du XXe siècle et qui prend des formes différentes est la
suivante : le sport serait bon pour les classes populaires car il les socialise, les resocialise,
les empêche d’être violentes, les fait rentrer dans les normes dominantes de la société, leur
apprend le self contrôle. C’est sur cette idée que le sport a été conçu comme un modèle
d’intégration sociale... pour les jeunes hommes. D’autant plus que le schème des vertus
sociales et éducatives du sport est suffisamment vague (de la pacification des banlieues à la
sociabilité) pour emporter une adhésion peu critique ; ainsi en est-il de la conviction
largement partagée selon laquelle la seule pratique sportive peut produire, au-delà des
stades, un comportement citoyen et éthique. Cette doxa est relayée par un « cercle de
croyants » bien plus large que les seuls représentants du mouvement sportif, ceux-là
mêmes qui, historiquement, ont toujours défendu les vertus du sport de compétition.

Sport de haut niveau et pépite des quartiers

Cependant, en pratique, le sport dans les banlieues reste très inégalitaire. Le manque
d’équipement et d’installations sont les principaux freins. Gasparini et Vieille-Marchiset
expliquent que l'entraînement sportif dans les banlieues est plus faible et moins diversifié que
sur le reste du territoire. Les territoires ruraux sont les zones possédant le moins
d’infrastructures sportives, 2 fois moins que sur le reste du territoire d’après un rapport de
2014 intitulé “Equipements sportifs et freins à la pratique sportive en Zus”. A cause de cela, il
est plus rare de trouver des jeunes de banlieues faisant de l’équitation ou du water-polo par
exemple. Les installations nécessaires ne sont pas disponibles au sein même des quartiers et
les frais de déplacement pour s’y rendre sont trop élevés. Leur choix est donc limité aux
installations disponibles: une grande majorité du temps ce sont les terrains de football et de
basketball et les salles de boxe. Ce sont aussi les seules activités sportives où les jeunes de
banlieues forment la majorité des licenciés (AFP, 2018). Les municipalités doivent donc
répondre à la demande d’équipements sportifs de haute qualité à proximité de la population
afin d’accroître l’offre sportive dans ces quartiers populaires.
 
Athlètes de haut niveau
 
Les quartiers populaires français sont reconnus pour être les viviers de grand(e)s athlètes de
haut niveau. Thierry Henry, Kylian Mbappé, Teddy Riner ou même Gaël Monfils sont tous
des champions français issus de quartiers populaires. Si on regarde l'Équipe de France de
Football qui a ramené la 2e étoile, 14 des 22 joueurs étaient issus des banlieues françaises. Le
sport est un moyen d’ascension et de mobilité sociale pour ces jeunes sportifs très talentueux.
A travers les compétitions, nationales et internationales, les jeunes découvrent de nouvelles
réalités hors de leurs quartiers. De plus à travers  leurs performances sportives, ils atteignent
certaine gloire et reconnaissance nationale. Mais cette réussite reste rare. Peu de jeunes
parviennent à devenir sportif de haut niveau et vivre entièrement de leur passion. D’après
l’Ufolep, seulement 3% des jeunes en Centre de Formation deviennent footballeur
professionnel dans toute la France.

Dès lors, au vu de l’importance des différentes facettes de l’investissement sociosportif dans


les territoires, notamment au niveau des collectivités locales et des militants sociosportifs, il
n’est pas étonnant de constater de grandes inégalités sociales et territoriales. L’ensemble des
travaux de recherche sur le sport dans les quartiers populaires révèle l’impact de l’histoire du
sport sur les territoires analysés. La présence d’un club sportif ouvrier est souvent la garantie
d’une pérennité des actions socio-éducatives : le cas de Trappes, analysé par Damien Philippe
en 2011, est à cet égard exemplaire. Le club des Cheminots y a ainsi assuré une stabilité
relative avant que des enjeux politiciens, mêlés à des dynamiques confessionnelles,
n’instrumentalisent et ne fragilisent le sport dans les quartiers populaires de cette ville.

Les monographies locales le plus souvent effectuées dans le cadre de ces recherches insistent
en outre sur les tensions entre acteurs politiques et professionnels, territoriaux et étatiques.
Les compromis sont rares et très fragiles. Souvent, les conflits institutionnels entre les
municipalités et les services de l’État, ainsi que les revendications des professionnels
(éducateurs territoriaux et entraîneurs sportifs des clubs), en viennent à réduire la portée de
l’action socio-éducative par différents glissements : les équipements sportifs de proximité sont
alors abandonnés ; les budgets sociosportifs sont réintroduits dans le financement général des
clubs pour payer les salaires des entraîneurs sportifs ; les interventions des animateurs
territoriaux ciblent les publics scolaires au détriment des jeunes les plus en difficulté dans les
quartiers populaires. Même si, comme nous le verrons, des situations de convergences
éducatives et d’innovations sociales peuvent être relevées, les tensions restent au cœur de ces
dispositifs souvent mis à mal.

Un dernier facteur mérite d’être souligné : la forte disparité en termes d’équipements et


services sportifs. Notre enquête sur l’offre associative et municipale dans les quartiers
populaires en Franche-Comté (Vieille Marchiset, 2009) a relevé de grandes différences entre
les grands quartiers bien équipés et les petits quartiers souvent plus démunis. Les équipements
sportifs, situés le plus souvent à la périphérie des zones urbaines sensibles, sont fréquement
désertés par les habitants pauvres, notamment dans les petits quartiers, surtout lorsque aucun
club n’y est implanté. Dominique Lebailly (2009) confirme ces inégalités sociales et
territoriales à l’échelle nationale : les Zus sont dotées de 4,6 % des équipements sportifs alors
que 6,9 % de la population française vit dans ces quartiers et on y compte en moyenne 20
équipements sportifs pour 10 000 habitants contre 40 au niveau national. Le déficit est plus
prononcé dans les quartiers populaires des grandes agglomérations (Paris, Lille, Lyon,
Marseille).

Dès lors, au regard de ces différentes dimensions (histoire du territoire, tensions entre acteurs,
taux d’équipements et de services sportifs), les réalités du loisir sportif dans les quartiers
populaires restent très diversifiées et se caractérisent par une pratique non seulement moins
développée, mais aussi très inégale. Cette disparité se retrouve au travers d’un autre angle
d’analyse, celui des innovations sociales dans le sport en France.
La réflexion menée s’appuie sur différentes sources empiriques. Les études statistiques
nationales menées par l'INSEE et l'INSEP reste une base incontournable pour saisir les
tendances globales de la pratique du sport dans les banlieues Pour autant, elles n’identifient,
en termes d’appartenance géographique, que les milieux urbains, ruraux et l'agglomération
parisienne. Les zones urbaines sensibles ne sont pas répertoriées comme lieux d’habitation
spécifiques. Ensuite, l'approche quantitative est plus précisément centrée alors sur la région de
Franche- Comté, zone rurale et industrialisée, située à proximité de la Suisse, dans l'Est de la
France. En 2004, ce territoire comprend 23 zones urbaines sensibles, dont les caractéristiques
demeurent très disparates, et qui représentent une population de 91 610 habitants, soit 8,2 %
de la population franc-comtoise. Notre échantillon d’investigation concerne 7 quartiers
(tableau 1) choisis en fonction de leur taille, de leur localisation par rapport à la ville, de leurs
caractéristiques socio-économiques et de leurs équipements socioculturels et sportifs
(Fontaine Ormaux, 2004). Une enquête par questionnaire (n=508) auprès d’un échantillon
représentatif en termes de sexe et d’âge a été menée sur les marchés de ces territoires en
octobre 2005 afin d’explorer l'occupation du temps libre quotidien et des vacances par les
loisirs, notamment sportifs. Les caractéristiques socioprofessionnelles des personnes
rencontrées sont présentées dans le tableau 2. Le propos suivant se bases la pratique spoirtive
et loisirs du quotidiens et des vacances, contrairement aux enquêtes nationales, l'âge n’est pas
une variable active en zones urbaines sensibles. La réalité de leur pratique les 3 jours
précédant l'enquête, confirme le faible intérêt pour le sport dans ces territoires, puisque
77,4 % n’ont pas eu à ce moment d’activité sportive. Par ailleurs, la non-pratique ( Tableau 6)
est beaucoup plus fréquente en banlieue (30 %) qu’au niveau de l'échantillon de référence :
seulement 17 % de la population française n’a pas fait de sport durant l'année. Au quotidien,
le taux de pratique sportive déclarée monte à 45,9 %. La marche arrive en tête avec 47,2 %,
suivie de la natation (31,6 %), des sports collectifs, notamment le football (28,1 %) et du vélo
(21,7 %). Ces chiffres assez importants diffèrent des précédents en référence au temps et à la
pratique déclarée. Globalement, le tableau classique des activités physiques et sportives les
plus pratiquées est décelable : la marche représente en effet 20,9 millions de pratiquants, la
natation 14,5 et le vélo 12,8 dans la population nationale. Le football semble cependant
davantage présent dans les quartiers d’habitat social.

Les loisirs sportifs prennent donc progressivement place dans les modes de vie des banlieues.
La diversité des pratiques, organisées , est aujourd’hui largement identifiable sur nos terrains
d’enquête, bien au-delà des sports classiquement attribués aux banlieues (Pociello, 1981 et
Faure, 1990)  sports collectifs, notamment le football, et sports de combat, notamment boxe.
Si l'on compare les activités sportives du quotidien et des vacances ( Tableau 6), on note que
le sport est plutôt perçu comme un loisir des congés. Le taux de pratique de toutes les activités
sportives est en augmentation pendant ce moment de relâche. À noter que la diversité des
pratiques est beaucoup plus importante en vacances qu’au quotidien , en prenant en compte le
nombre total de citations par rapport aux sportifs déclarés, une personne a pratiqué 1,81
activité sportive en vacances contre 1,42 au quotidien.

Ces matériaux empiriques, à la fois quantitatifs et qualitatifs vont servir de base pour la
validation de notre hypothèse de différentiation des formes de pratiques et rapports au corps
au niveau des loisirs sportifs.
Dans les quartiers ou banlieues, c’est là que l’on observe le plus de jeunes avec des
difficultées à s’adapter dans la société, d’autant plus pour ceux qui viennent d’un autre pays, il
semble indispensable de repenser la place de tous les acteurs du sport de quartier dans les
dispositifs publics. Pour établir des connexions à l’école, dans la rue ou même dans le milieu
professionnel, le sport est un moyen d’établir des connexions et des liens. Dans les études
dont je me suis inspiré, nous avons remarqué une certaine dominance de pratique sportif
suivant le lieu de résidence, les sports collectifs sont les plus représentés, cela est un élément
majeur qui nous permet de constater que si la plupart pratiquent un sport collectif c’est qu’ils
y créent des liens avec leurs coéquipiers. Les études que nous avons utilisé concernent toute la
France or nous voulions savoir quel serrai l’impact du sport sur les relations sociales dans les
banlieues et quartiers, le problème est le manque d’investissement des communes pour mettre
en place des dispositifs d’accompagnement et des infrastructures ainsi que du matériel adapté
et nécessaire. D’après l’étude il est donc possible de laisser penser que le sport a un réel
impact sur les relations sociales en général mais les problèmes de socialisation sont le plus
fréquemment dans les banlieues, il faudrait donc mettre plus de ressources et plus de moyens
dans ces zones car en plus d’améliorer les relations sociales, le sport dans les quartiers
forment les futurs champions de demain.

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