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Terrorisme : enjeux géopolitiques et historiques

Le document décrit l'histoire du terrorisme à travers les âges, depuis les Zélotes de la Palestine antique qui utilisaient la violence contre l'occupant romain, jusqu'aux assassins ismaéliens du Moyen-Âge et aux jacqueries paysannes pendant la Guerre de Cent Ans en Europe.

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Terrorisme : enjeux géopolitiques et historiques

Le document décrit l'histoire du terrorisme à travers les âges, depuis les Zélotes de la Palestine antique qui utilisaient la violence contre l'occupant romain, jusqu'aux assassins ismaéliens du Moyen-Âge et aux jacqueries paysannes pendant la Guerre de Cent Ans en Europe.

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Chapitre 2 : Le terrorisme comme enjeu géopolitique

- L’usage de la violence ;
- Par une entité non étatique ;
- Sur des cibles civiles ;
- Dans un but politique.

Le moins qu’on puisse dire est que le terrorisme est en rapport étroit
avec la question psychologique. L’irrationnel est donc omniprésent dans
l’analyse du terrorisme. Malheureusement, cet irrationnel se saisit de la

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question dès l’amorce des débats dans les milieux universitaires, chez
les politiques, au sein de divers groupes d’intérêt, dans la population et
dans les services spécialisés. C’est ainsi que Nicolas Hénin pense, à juste
titre, que la dimension psychologique est l’un des marqueurs du
terrorisme. Il a besoin d’un puissant levier à savoir la peur. La
médiatisation est l’autre dimension du terrorisme pour son plein
accomplissement : il en besoin et provoque son implication voulue et
subie. Le terrorisme s’insinue dans les réalités sociales et exploite la
structuration de la société. Ainsi, l’hypermédiatisation de la société
actuelle lui sert de diffuseur et d’outil de propagande à bons comptes.
Mais l’erreur souvent commise est celle de l’hypertrophie de
l’analyse du terrorisme moderne par rapport à ses modes devanciers.
Pourtant cela aura aidé à éviter des déconvenues du genre ceux qui
associent le terrorisme à la religion moderne.
Le terrorisme existe depuis la nuit des temps même si le terme pour
le désigner s’est forgé dans les dérapages de la Révolution française et la
popularisation par le philosophe anglais Edmund Burke dans ses Lettres
sur la paix régicide. En 1794, il est question du terrorisme présenté
comme la doctrine de ceux qui professaient la Terreur à la suite de
Robespierre et de Danton notamment.
Mais le philosophe Philippe-Joseph Salazar croit savoir que le terme
terrorisme serait d’origine romaine. Il serait déjà présent dans la pensée
du juriste romain Pomponius et dans les écrits Justinien. A l’époque, il
est question de jus terrendi conçu comme la prérogative et la capacité
d’inoculer la peur à l’adversaire. C’est une peur qui porte des vertus
pour celui qui la ressent car, elle lui évite des comportements à
l’emporte-pièce. Dans le sens, la peur rend sage ou la peur de l’autorité
est le commencement de la vertu. La terreur s’exerçait ainsi comme un
mécanisme de dissuasion contre tous ceux qui étaient porté à enfreindre
la loi.
Ce constat fait dire qu’au cours de l’histoire, le pouvoir s’est, la
plupart du temps, exercé par la terreur. Ainsi le latin avait le mot terrere
pour en rendre compte car, trembler ou faire trembler était l’apanage de
l’autorité établie. Pour Blin et Chaliand, la terreur d’Etat, suspendue ou
exercée, traverse les siècles comme la terreur guerrière fondée sur le

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Traité de Géopolitique

massacre de masse.332Dans l’édition de 2015, ils ajoutent que la terreur


au nom du religieux, la terreur sacrée, est un phénomène historique
récurrent.
C’est justement en Terre sainte qu’est né le terrorisme. La Palestine
ancienne, Judée, Samarie est occupée par la puissance romaine dans les
conquêtes de Jules César et pratiquement tout le pourtour de la mer
Méditerranée. Les Israélites n’entendent pas subir la domination
romaine sans rechigner. Des actions de protestation passive et active

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sont légion. Justement, il va s’organiser des opérations de résistance
contre les institutions romaines qui exerçaient le pouvoir pour le
compte de la toute-puissance des dirigeants de l’Empire romain.
Le mouvement des Zélotes naîtra pour cette motivation de
« libération nationale ». Pour affronter les Romains, la clandestinité des
modes opératoires et la pauvreté des moyens feront que les Zélotes
utilisent une arme spéciale, un couteau lame courte et courbée appelé
Sica. C’est ainsi que les Zélotes étaient également appelés Sicaires
(Sicarii). Ils poignardaient les Romains et les juifs considérés comme
collabos de la puissance dominante.
Dès le premier siècle de notre ère, le terrorisme était une réalité en
Terre sainte. Les Zélotes furent combattus en techniques antiterroristes
par les Romains lors de leur soulèvement en l’An 66. Ils résistèrent
pendant quatre années jusqu’au réduit de Massada qu’ils érigèrent en
forteresse. Acculés, ils ne purent s’en sortir. Au lieu de capituler et se
rendre, ils optèrent pour l’autodestruction totale presque comme les
kamikazes. Sauf que selon la tradition et les valeurs du judaïsme, le
suicide est interdit. Alors les Sicaires se donnèrent la mort l’un sur
l’autre jusqu’au dernier. Une des retombées de la réduction de cette
révolte des Zélotes fut la destruction du Deuxième temple de Jérusalem
par l’occupant romain. Massada apparaît comme le premier acte de
bravoure des terroristes qui défièrent un pouvoir hyperpuissant qui
occupait des peuples non consentants. Le judaïsme avait ainsi produit la
pratique qui se popularisera sous la forme de terrorisme dans les siècles
qui suivirent.

Au Moyen-Âge, c’est la religion musulmane qui s’illustra dans la


pratique terroriste à travers l’avènement des Assassins (autrement
appelés les Haschischin) issus de la secte ismaélienne de Syrie. Fondé
aux alentours de 1090 par Hassan Ibn al-Sabbah, ce groupuscule chiite
très fanatisé sema la terreur parmi les musulmans depuis la Perse
jusqu’à la Mésopotamie. Ils étaient aussi appelés Nizarîtes. Ils

332Chaliand, G. et Blin, A. (dir), Histoire du terrorisme. De l’Antiquité à Al Qaida,


Paris, Bayard, 2004, p. 9.

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Chapitre 2 : Le terrorisme comme enjeu géopolitique

procédaient par égorgement au moyen d’une arme blanche, la dague,


pour imposer la peur panique dans les groupes d’autres musulmans
considérés comme hérétiques. Le meurtre politique est leur spécialité.
Entre 1090 et 1272, ils sévirent en utilisant les attaques au couteau
prenant pour cibles les musulmans haut placés. Leur histoire est issue
aussi des récits de Marco Polo. Hassan monte une équipe d’élites pour
mener des virées violentes dans les rangs d’autres musulmans. Il
promettait le Ciel à ceux gens intrépides qui auront montré plus

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d’hardiesse dans l’accomplissement de leurs tâches de tueurs.
Convaincus, les jeunes initiés deviennent alors totalement désinhibés de
leur peur de la mort. Les initiés-adeptes se muent ainsi en parfaits
tueurs agissant tels des commandos-suicide. Ces affidés étaient prêts à
tous les sacrifices pour leur maître, si bien qu’en quelques années, les
assassinats politiques se succédèrent.
Sébastien-Philippe Laurens rapporte que le règne de la société
d’Hassan al-Sabbah, qui mourut en 1124 à l’âge de quatre-vingt-dix ans,
puis de ses successeurs, dura près de soixante-quinze ans. Formant un
Etat au sein de l’Etat, désorganisant par leurs actes terroristes l’Empire
musulman, les Ismaéliens étaient des ennemis naturels de tous les
princes qui entrevoyaient, telle une épée de Damoclès, un poignard
invisible suspendu en permanence au-dessus de leurs têtes. Ce royaume
de la terreur s’étendait bien au-delà des frontières de la Perse, de la
Syrie, de la mer Caspienne jusqu’à la Méditerranée. Les Califes étaient
dans l’obligation de verser de fortes rançons pour espérer avoir la vie
sauve.333
Au-delà de ces deux sources religieuses, les pratiques assimilées au
terrorisme seront vécues en Chine pendant le règne des Song avec les
bandits qui se disaient patriotes s’en prenaient aux envahisseurs dans
des virées de harcèlement. Plusieurs voyageurs étaient aussi leurs
cibles. En Inde, c’étaient les Thugs qui instaurèrent un régime de terreur
contre les populations civiles au nom de la déesse de la mort Kali.
L’Europe de Temps modernes n’était pas en reste. Elle connut les
jacqueries paysannes pendant la Guerre de Cent ans. Il y eut aussi des
assassinats des hauts gradés de l’armée et les hauts dignitaires du
régime en France. Au XVème siècle, les Taborites chrétiens semèrent
aussi la terreur dans leur millénarisme du retour du Christ ainsi que la
doctrine de la possession collective des terres. Au XVIème siècle, c’était le
tour des Anabaptistes de reprendre le modus operandi des Taborites. La
guerre des religions donna également son lot des meurtres liés aux
groupes qui défendaient leurs camps au moyen de la violence.

333Laurens, S.-P., « Assassinats politiques : les Haschischins, ou l’origine de la


secte des Assassins », Overblog, 12 novembre 2018.

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Traité de Géopolitique

C’est dans ce contexte que le meurtre des masses, appelé, le massacre


de la Saint-Barthélemy eut lieu, précisément en 572. Jean-Michel Dasque
estime que cette époque vit se développer une nouvelle forme de
violence, institutionnalisée et cryptolégale, préfigurant le terrorisme
d’Etat. C’est la période pendant laquelle bourgeonnent les théories
exaltant la violence politique. Les thèses de Machiavel font florès.
L’anarchisme s’en inspirera d’ailleurs. Karl Heinzen dira quelques
siècles après : « Le meurtre est le principal agent du progrès

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historique ».
Plusieurs auteurs classiques justifient l’assassinat des dirigeants
considérés comme gérant contre la volonté des peuples. Aristote
considérait que celui qui tue un tyran est un héros parce qu’il élimine
celui qui a été coupable d’excès. Il dissocie le tyrannicide du simple
crime. Certains auteurs justifient le tyrannicide en illustrant leurs
propres propos de l’exemple de l’assassinat de Jules César. C’est le cas
de Dion Cassius, Appien et Plutarque notamment.
John de Salisbury se lancera dans la même croisade de la justification
du tyrannicide pendant le Moyen-Âge. Quelques siècles après, l’Eglise
condamna officiellement le tyrannicide au consul œcuménique de
Constance qu’il abolit. Certains penseurs ne l’entendent pas de cette
oreille et continuer à saluer le tyrannicide comme un acte de bravoure
louable. C’est le cas de Duplessis Mornay334 (sous le pseudonyme de
Junius Brutus), George Buchanan, le jésuite espagnol Juan de Mariana335.
Ce dernier apparaît comme le précurseur des philosophes du contrat
social (Hobbes, Locke, Rousseau) en « légitimant le tyrannicide à partir
d’une analyse sur l’origine et la nature de l’Etat reposant sur le concept
de « l’état de nature » préfigurant la société humaine »336.
Au XVIIème siècle, Edward Saxby publie un pamphlet337. Vittorio
Alfieri au XVIIIème siècle338. Il apparaît clairement que les actes de
violence contre les dirigeants politiques jouissent de l’appui intellectuel
des plusieurs philosophes et penseurs, ecclésiastiques, et anarchistes
avant la lettre. Certains sont même activistes sur le terrain et prennent

334 Mornay, D., Vendiciae contra Tyrannos, Bâle, 1579. Disponible sur internet

(en anglais) : [Link]


335 de Mariana, J., De rege et regis isntitutione, 1598.
336 Chaliand, G. et Blin, A., op. cit., 2015, p. 109.
337 Saxby, E., Killing no murder, 1657. Cité par Chaliand, G. et Blin, A., op. cit.

Disponible sur internet :


[Link]
338 Alfieri, V., Della Tyrannide. 1777. Disponible sur internet, en italien :

[Link]
_p.pdf ; disponible également en français :
[Link]

378
Chapitre 2 : Le terrorisme comme enjeu géopolitique

part aux opérations. Dans le temps modernes, on citera les exemples de


Frantz Fanon339, l’appel de Che Guevara340. On peut mentionner aussi
Sayyid Qutb avec Jalos341, pour les Frères musulmans et la mouvance
jihadiste.
La Révolution française sera un moment fort dans les étapes qui
mènent au terrorisme tel qu’il est connu aujourd’hui. On s’y écriait : « La
Terreur est d’Etat et vise à le sauver ». D’ailleurs, terrorisme aura ses
lettres de noblesse pendant la Révolution française. C’est elle qui

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instaura la Terreur et l’institutionnalisa comme mode de gestion de
l’Etat. Un de ses défenseur, Danton, ne s’empêchait pas de dire :
« Soyons terribles pour dispenser le peuple de l’être ».
Dans son discours à la Convention du 5 février 1794, Maximilien de
Robespierre disait : « Il faut étouffer les ennemis intérieurs et extérieurs
de la République ou périr avec elle. Or, dans cette situation, la première
maxime de votre politique doit être qu’on conduit le peuple par la raison
et les ennemis du peuple par la terreur. Si le ressort du gouvernement
populaire dans la paix est la vertu, le ressort du gouvernement
populaire en révolution est à la fois la vertu et la terreur ; la vertu sans
laquelle la terreur est funeste ; la terreur sans laquelle la vertu est
impuissante. »342
Ainsi, comme le note Gilles Ferragu, le terrorisme dérive de la terreur
conçue comme outil politique. Sous cette forme, il émerge de la
Révolution française. Saint Just voyait la terreur effrayer le sommeil des
tyrans / par les buchers, par les couteaux sanglants…Marat, s’exprimant
à la Convention, s’exclame : « Je m’aperçois que le désir de vengeance
électrise les sens du Peuple français et prépare une explosion terrible
(…). Amis, soyez calmes, mais terribles, vous serez vengés. » On est en
présence de la terreur provoquée par un crime politique à la terreur
revendiquée comme outil d’Etat, raconte Ferragu. Il estime que c’est
finalement Royer, lors de la séance du 30 août du club des Jacobins, qui
forge l’expression consacrée : « Qu’on place la terreur à l’ombre du jour,

339 Fanon, F., Les damnés de la Terre, coll. La Découverte Poche/Essais, n°134,

Paris, La Découverte, 2004.


340 Guevara, E.C., message à la Tricontinentale (Conférence de Solidarité avec

les Peuples d'Asie, d'Afrique et d'Amérique Latine), 1967. Disponible sur


internet :
[Link]
htm
341 Qutb, S., Sur la route de l’Islam, Carthage, Impr. de Carthage, 1968.
342 de Robespierre, M., discours du 18 pluviôse de l’an II (5 février 1794).

Disponible sur internet : [Link]


materiaux-pedagogiques/textes-et-sources-sur-la-revolution-
francaise/robespierre-discours-du-18-pluviose-an-ii/

379
Traité de Géopolitique

c’est le seul moyen de donner l’éveil au peuple et de le forcer à se sauver


lui-même. »343
Pour la première fois, le mot Terrorisme apparaîtra dans le
supplément de 1798 au dictionnaire de l’Académie française (cinquième
édition). Il signifie à l’époque, un régime ou un système de terreur. Le
terroriste y apparaît comme l’agent ou le partisan de la Terreur.
Au cours du siècle suivant, Isabelle Sommier rapporte que le mot
terrorisme subit une mutation sémantique radicale pour acquérir le

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sens qu’on lui connaît aujourd’hui, celui de stratégie violente
principalement dirigée contre l’Etat au moyen d’assassinat et d’attentats
visant à créer un climat de terreur. Le terrorisme suit le cheminement
qui le mène du tyrannicide au l’hyperterrorisme actuel en passant par le
parricide, le régicide et souvent pour combattre un « déicide » ! Né dans
le giron de l’Etat révolutionnaire, le terrorisme finit par servir les deux
camps protagonistes autour du pouvoir : ses tenants et ses
contestataires.
Son usage par les ténors de la Révolution française n’empêche pas
son appropriation par les groupes qui combattent le pouvoir institué
par la monarchie et les différents régimes subséquents à la Révolution
de 1789. Plusieurs monarques en seront victimes par la suite. De France,
le terrorisme « contestataire » s’exporte vers la Russie où les
anarchistes et les nihilistes sévissent. Isabelle Sommier estime même
que la première vague terroriste sera pour l’essentiel d’inspiration
socialiste et anarchiste : la Russie fut l’un des pays les plus touchés avec,
en particulier, le mouvement populiste Narodnaia Volia (Liberté du
peuple) dont les militants assassinèrent le tsar Alexandre II en 1881.
Plusieurs groupes d’activistes russes se créèrent pour alimenter la
fougue terroriste usant des méthodes d’action clandestines et la
manipulation des explosifs. Plusieurs vétérans de la guerre contre
Napoléon offrirent leurs services pour entraîner ces anarchistes au
maniement d’armes et à l’organisation des plans d’attaques terroristes.
A ce sujet, Gilles Ferragu rapporte que l’influence de la maçonnerie,
via la charbonnerie quoique discrète, était bel et bien présente. Il y a
aussi l’influence des écrits français sur les activistes russes qui leur
servent de discours légitimant. Ainsi, raconte Ferragu, l’épisode de la
conjuration des Egaux de 1796 menée par Gracchus Babeuf et son
Directoire secret de salut public, et surtout le récit qu’en offre un Filippo
Buonarotti en 1828, inspirent des étudiants russes proches de
Netchaïev, premier terroriste revendiqué. « Et, de fait, la figure originale
d’un Buonarotti, franc-maçon, carbonaro, pilier de sociétés secrètes
républicaines, comploteur impénitent et propagandiste efficace,

343 Chaliand, G. et Blin, A., op. cit., pp. 12-13.

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