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Financement des importations : BADR Akbou

Ce document présente une étude comparative entre le crédit documentaire et la remise documentaire dans le financement des importations en Algérie. Il introduit le sujet, présente la problématique et les hypothèses, puis décrit la méthodologie adoptée.

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Financement des importations : BADR Akbou

Ce document présente une étude comparative entre le crédit documentaire et la remise documentaire dans le financement des importations en Algérie. Il introduit le sujet, présente la problématique et les hypothèses, puis décrit la méthodologie adoptée.

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Université Abderrahmane Mira Bejaia.


Faculté des Sciences Economiques, Commerciales et des
Sciences de Gestion
Département des Sciences Commerciales

Mémoire
En
n vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Commerciales
Option : Finance et Commerce International

Thème :

Financement du commerce international : Etude


comparative entre le crédit documentaire et la
remise documentaire et leur contribution au
financement des importations.
Cas de la BADR (Akbou).
(Akbou)

Réalisé par : Encadré par :


Melle KAIS Khadidja Mr OUKACI Moustafa
Melle LAHDIR Louiza

Membre du jury :
Président :
Examinateur :
Encadreur : Mr OUKACI Moustafa

Année universitaire : 2015/2016


Remerciement

D’abord, nous remercions Dieu Le Tout Puissant de nous avoir accordé la santé et la

volonté pour accomplir ce modeste travail.

Nous tenons à remercier vivement Mr OUKACI Moustafa pour son encadrement et son

orientation pour la réalisation de ce travail.

Et Mme KENDI-HIDRA pour son soutien et ses orientations afin d’améliorer ce

travail.

Nous tenons à remercier aussi notre maitre de stage Mr BOUDIBA pour son aide

précieuse et sa patience, au sein de l’agence BADR à Akbou

Ainsi, nous remercions également toute personne ayant contribué de près ou de loin à

la réalisation de ce travail.
Dédicace
Je dédie ce travail fièrement :

À mes chers parents Abdelmadjid et Houria pour leur soutien durant mon
parcours éducatif .Que dieu vous garde et vous accorde santé et bonheur pour que
vous restiez la splendeur de ma vie.

A mes chers frères et sœurs ainsi qu’à leurs enfants et leurs maries.

A mon cher fiancé pour son encouragement et les efforts qu’ils m’ont apportés
jusqu’ici dans mon cursus universitaire.

Et à toute la famille LAHDIR et LAHRIR.

A mes amis(es), mes camarades et à mon binôme.

LOUIZA
Dédicace
Je dédie ce travail :

A ma chère maman qui a donné sa douceur pour ma réussite,

A mon cher père qui est mon exemple dans ma vie, il nous a aidés pour réussir ce
travail avec son savoir et ses expériences

Mes sœurs Djamila, Zina, Meriem, Amel, Fatima, Louiza et leurs enfants et leurs
maris

Mes frères, Aghilas, Boussaad. Ma grand-mère

Mon beau frère Toufik FENGAL qui nous a aidés.

A mes amis(es), Naima, Dyhia, Lidia, Aziza, Fatiha, Sabrina, Mohend ouelhadj,

Mes copines de chambre Lila, Souad, Thiziri, Nawel, Salua

À mon binôme Louiza.

KHADIDJA
Sommaire
Introduction générale
Chapitre I : Introduction au commerce internationa
Introduction
Section I : Notions générales sur le commerce international
Section II : Eléments fondamentaux des opérations du commerce international
Section III : Financement du commerce international
Conclusion
Chapitre II :Techniques et risques du financement du commerce international
Section I : Crédit documentaire et remise documentaire
Section II : Les risques et les garanties liés aux opérations du commerce international
Section III: La prés-domiciliation et la domiciliation bancaire

Conclusion
Chapitre III: Le système bancaire et la réglementation du financement des importations
en Algérie
Introduction
Section I: Evolution du système bancaire algérien durant la période de gestion
administrative de l’économie
Section II: La réforme du système bancaire algérien et la transition vers l’économie
du marché
Section III: Evolution de la réglementation du financement des importations en
Algérie
Conclusion
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs
contributions dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou.
Introduction
Section I : Présentation de la banque BADR 385 AKBOU
Section II : Comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire dans le
cadre de banque BADR (Akbou)
Section III: La comparaison entre la contribution du crédit et de la remise
documentaire dans le financement des importations dans la banque BADR
Conclusion:

Conclusion générale
Bibliographie
Introduction
générale
Introduction general

La répartition inégale de diverses richesses dans le monde et le besoin ressenti par leshommes
à faire l’échange a donné naissance à la notion du commerce international sous forme des
échanges des biens et services au-delà des frontières géographiques, qui ne cessent d’ailleurs
de se développer.

Toutefois, ce développement s'accompagne d'un accroissement des risques liés aux


conditions de financement des importations à l'encaissement et à la mobilisation des créances
nées des exportations. Ce risque est d'autant plus important lorsque les parties en présence
sont géographiquement éloignées et que les relations qu'elles ont liées comportent une part
d'incertitude surtout si l'une ou l’autre parties souffre de restrictions douanières ou monétaires.

Cet environnement international complexe a incité à la mise en place des règles de


commerce, censées offrir un cadre d’échange réglementé et sécurisé pour les différents
opérateurs intervenant dans le commerce international.

Le financement des importations par les établissements bancaires notamment par les
techniques documentaires fait courir aux banques et aux entreprises, des risques qui peuvent
être néfastes pour leur évolution. Le principal risque auquel elles sont confrontées est le risque
d’insolvabilité de l’importateur une fois qu’elles se sont engagées vis-à-vis du fournisseur à le
régler. Ce risque est d’autant plus important lorsque l’on se lance dans le commerce
international. Il faut donc protéger les transactions de l’entreprise sur ce marché.

Et pour protéger ces transactions, il existe des moyens de paiement, et mode de


financement adéquats pour le développement et le renforcement de ces transactions, car ces
moyens de paiement constituent les paramètres déterminants et indispensables à tout échange
commercial, à savoir : le chèque, le virement international, le billet à ordre ; et comme
techniques de paiement : le transfert libre, la remise documentaire, et enfin le crédit
documentaire.

Dans ce contexte, ce présent travail consiste à démontrer la comparaison entre la


contribution de crédit documentaire et de la remise documentaire dans le financement des
opérations du commerce extérieur et mettre l’accent sur les techniques utilisées dans ce sens
et les moyens prescrits par la réglementation bancaire nationale, tout en définissant les
intervenants dans le processus de la réalisation de la transaction commerciale internationale.
De ce fait, l’objectif que nous assignons à ce travail consiste à tenter de répondre à la
problématique suivante :

1
Introduction general

 Quelle distinction existe-elle entre le crédit documentaire et la remise documentaire


dans le cadre du financement du commerce extérieur en Algérie ? Et comment
peut-on comparer entre la contribution de chacune des deux techniques au
financement des importations?

Et afin de répondre à cette problématique, nous allons orienter cette étude dans un sens qui
essayera d’apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :

 Quels sont les principaux risques auxquels sont confrontés les opérateurs économiques
dans leurs transactions à l’international ?
 Comment la banque BADR procède-elle à la réalisation d’une opération d’importation
par le crédit documentaire ou la remise documentaire?
 Comment peut-on distinguer entre le crédit documentaire et la remise documentaire?
Et quelle est celle qui contribue mieux aux échanges extérieurs (importations)?

À la lumière des questions posées et dans le but de réaliser les objectifs visés ci-
dessus, nous avons émis les hypothèses ci-après:

 La technique du financement du commerce extérieur la plus utilisée par la banque


BADR est le crédit documentaire comparativement aux autres techniques
 La différence entre le crédit et la remise documentaire peut se situer au niveau des
garanties offertes contre les risques, mais le crédit documentaire reste le plus efficace
et le plus sécurisé.

Nous essayerons de répondre à ces questions à travers une étude comparative entre la
remise documentaire et le crédit documentaire au sein de la banque BADR (Banque
Algérienne du Développement Rurale). Nous avons donc adopté la démarche méthodologique
suivante : La première partie est d’ordre théorique, élaborée sur la base d’une revue
bibliographique utilisant des ouvrages, articles, documents et mémoires. Et dans la seconde
partie, nous avons effectué un stage pratique au niveau de l’agence BADR à Akbou, ce qui
nous a permis de récolter un ensemble des données sur le traitement pratique de crédit
documentaire et de la remise documentaire dans le financement des importations, nous avons
aussi fait une enquête par un questionnaire au sein de cette agence qui nous a permis de
réaliser une analyse sur la contribution de crédit et la remise documentaire dans le
financement des importations.
2
Introduction general

L’étude théorique sera réalisée en trois chapitres. Le premier chapitre se portera sur
l’introduction au commerce extérieur, le deuxième chapitre sera consacré à mettre en
évidence les différents modes de financement de commerce international et ses différents
risques et garanties. Dans le troisième chapitre, nous aborderons le système bancaire algérien
et la réglementation du financement des importations. Enfin, le quatrième chapitre
constituera le cas pratique, où nous allons comparer entre une opération d’importation par un
crédit documentaire, et une autre par la remise documentaire, mais aussi comparer entre la
contribution des deux techniques dans le financement des importations au niveau de deux
banques dans la région d’Akbou dans la wilaya de Bejaia.

3
Introduction general

Chapitre I :
Introduction au
commerce international

4
Chapitre I Introduction au commerce international

Introduction

Le commerce international est une discipline qui concerne les opérations d’achat et de
vente des marchandises réalisés entre espaces économiques nationaux, il s’agit d’un aspect
plus dynamique dans ce sens que tout ce qui est produit quelque part est vendu, et consommé
ailleurs. Il est divisé en commerce, d’importation, d’exportation et du transit.1

Ce chapitre est consacré à introduire le commerce international au sens étroit ou il est


scindé en trois sections, la première section portera d’abord sur les notions générales du
commerce extérieur tandis que la deuxième section s’étalera sur les éléments fondamentaux
commerce extérieur, et enfin, le financement du commerce extérieur.

Section I : Notions générales sur le commerce international

Le commerce international a connu plusieurs mouvements depuis le XXème siècle


autant sur le plan historique que théorique.

1. Définition du commerce international

Le commerce international est l’ensemble des échanges de biens et de services entre


une économie et le reste du monde. Dans le sens nation-étranger c’est l’exportation. Dans le
sens étranger-nation c’est l’importation2.

Le commerce international au sens strict correspond à l’ensemble des flux de


marchandises (biens) entre les espaces économiques, et au sens large, il correspond à
l’ensemble de marchandise (biens/services) entre les espaces économiques. Le commerce
international est l’ensemble de biens et service pratiqués entre les nations, il permet à un pays
de consommer plus qu’il ne produit avec ses ressources propres ou d’élargir ses débouchés
afin d’écouler sa production.3

2. Les documents utilisés dans le commerce international

Les opérations du service et du commerce international au sein d’une agence bancaire,


s’effectuent sur la base d’un certain nombre de document délivrés par le vendeur ou un
organisme agrée et exigée par l’acheteur et ce afin de lui permettre de prendre possession de
la marchandise. Ces documents peuvent être classés en cinq catégories : documents de prix,

1
BEITONE (A) et autres « dictionnaire des sciences économiques »,2éme édition, p.60
2
RAINELLI (M) « le commerce international » collection repères, édition la découverte, 2003, p 262.
3
OUBELAID.K. OUAZENE.S. « L’intervention bancaire dans les échanges économiques internationaux »
mémoire de master ; université de Bejaia, 2015, p 45

-5-
Chapitre I Introduction au commerce international

documents de transaction, documents d’assurance, documents douanier et documents


annexes.

2.1. Les contrats de commerce extérieur


Toute opération du commerce extérieur se traduit généralement par la conclusion d'un
contrat qui est généré lorsque deux parties se mettent d'accord sur une transaction de vente
2.1.1. Définition du contrat de commerce extérieur
Il est considéré contrat de commerce international, tout contrat qui implique une
opération de mouvement transfrontalier de biens ou de services mettant en jeu des ordres
juridiques différents4.
2.1.2. La forme du contrat
Le contrat de commerce international regroupe généralement trois types de clauses5 :
a) Clauses commerciales
Elles reprennent la nature du marché, les spécifications de l'objet du contrat en détail,
l'identification des cocontractants (dénomination des parties, leurs signatures).
En effet, on entend par "nature du marché", le contrat lié à un marché de fourniture, ou à un
marché d'études, d'assistance technique, d'architecture ou de travaux.
b) Clauses financières
Elles présentent les caractéristiques financières du contrat qui se traduisent par :
Le montant de la part transférable et de la part non transférable, Les modalités de paiement et
de remboursement, La domiciliation bancaire des cocontractants, L'assurance-crédit.
c) Clauses juridiques
Elles déterminent toutes les stipulations des lois qui fixent les droits et obligations des
cocontractants.
2.2. Les documents de prix

Les documents de prix sont établis par le vendeur, ils permettent de préciser la nature,
la qualité, le poids et le prix de la marchandise vendue.

2.2.1. La facture pro forma : C'est un document préalable à la conclusion d'une transaction
de commerce international, qui reprend les caractéristiques de la marchandise : la qualité, le
prix ainsi que les modalités de paiement. Elle peut servir à l'acheteur de bon de commande,

4
Article 54 du code de commerce algérien.
5
ZOURDANI (s), « le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA »,
Mémoire magister, université de TIZI-OUZOU, 2012, P 67.

-6-
Chapitre I Introduction au commerce international

ainsi qu'un justificatif pour un préfinancement à l'exportation au vendeur. La facture pro


forma ne figure pas parmi les documents d'une opération documentaire6.
2.2.2. La facture définitive (commerciale) : L’importateur, après avoir envoyé un bon de
commande ou par l’acceptation de la facture pro forma, recueille la facture définitive, qui est
un réel contrat commercial servant à la concrétisation (domiciliation) de l’opération liant les
deux parties.
2.2.3. La facture consulaire : Ce document, doit mentionner la description détaillée de la
marchandise dans la langue nationale du destinataire et suivant le tarif douanier de ce pays. Il
doit également indiquer la valeur, le poids brut et net, et certifier l’origine de la marchandise,
il doit ensuite être légalisé par le consul du pays importateur.7
2.2.4. La note de frais : L’acheteur peut réclamer à son fournisseur une note de frais, car elle
donne le détail de tout ce qui a été rajouté au montant de la facture autre que le coût de la
marchandise.

2.3. Les documents de transport

Les documents de transport constituent des éléments fondamentaux qui assurent la


prise en charge de la marchandise par le transporteur. Ces documents diffèrent selon le mode
de transport utilisé pour l'acheminement de la marchandise en question.8

2.3.1. Le connaissement maritime (bill of lading) le connaissement maritime est le plus


ancien des documents de transport. Il est délivré par le capitaine du navire qui reconnait avoir
pris possession de la marchandise et s’engage à l’acheminer jusqu’au port de débarquement.

« Le connaissement maritime est donc un titre de propriété envers le transport, il est


négociable, une originale une originale de ce titre signé par la compagnie sera demandée au
port de destination pour retirer les marchandises embarquées »9

Ce document possède la particularité d’être à la fois : un titre de propriété, un contrat de


transport et un récépissé d’expédition remise au chargeur.

2.3.2. La Lettre de Transport Aérien (LTA) : Le document exigé par Règles et Usances
Uniformes (RUU) est la (LTA)10 qui est émise par une compagnie d’aviation sous forme

6
BERNET (R) : « Principe de technique bancaire », 25 éditions DUNOD, paris, 2008, P .355.
7
Idem ; p355
8
BERNET.(R) ; « moyens et technique de paiement internationaux », édition ESKA, paris, 1999, p226
9
LEGRAND.G, ET MARTINI.H, « Le petit export », édition DUNOD, Paris, 2009,p 10
10
Convention de Varsovie 12 octobre 1929.

-7-
Chapitre I Introduction au commerce international

nominative. Cependant sa transmission se fait par le biais d’un Bon de Cession Bancaire
(BCB) émis par la banque au nom de la compagnie d’aviation représentant l’autorisation à
accorder la marchandise à son client.

2.3.3. La Lettre de Voiture Internationale (CIM) : La lettre de voiture est le document qui
atteste la prise en charge des marchandises et l’acceptation de les livrer au destinataire. Cette
acceptation est constatée par une indication de réception, qui peut être une signature ou
l’opposition sur la lettre de voiture du timbre à date du gage expéditeur. Le transport normal
et le transport accélérer chacun leur formulaire. C’est le transporteur qui remplit la plus
grande partie du document et l’expéditeur remplit le reste. L’original est remis au destinataire
alors qu’une copie est renvoyée à l’expéditeur.11

2.3.4. La Lettre Transport Routier (LTR) : La Lettre de Transport Routier qui est exigée
pour ce mode de transport. Le document de transport routier revêt souvent des formes variées
en raison de la diversité des entreprises de transport. La LTR est un document de transport par
route, émis par le chargeur qui est généralement le transporteur ; qui s'engage à livrer la
marchandise au point de destination convenu. Comme pour la LTA, la LTR atteste d'une part
la prise en charge de la marchandise en bon état et d'autre part son expédition effective dès la
signature par le transporteur. La LTR n'est pas négociable et ne constitue pas un titre de
propriété.12

2.3.5. Le récépissé postal : Il est utilisé quand la marchandise voyage par voie postal, ce
document est établi par le service de la poste pour l’exportateur, Il concerne l'expédition des
marchandises n'excédant pas vingt (20) kilogrammes, celui-ci l’envoi par canal bancaire ou
postal à l’importateur pour qu’il puisse récupère sa marchandise.13

2.4. Les documents d’assurance

Les importateurs et les exportateurs doivent assurer leurs marchandises, transportées


soit par mer ou air. Les documents d'assurance doivent comprendre les mentions suivantes : la
date de souscription, la description de la marchandise, une énumération des risques couverts,
le nom de l'assuré, le mode de transport, le mode de constat des avaries et la compétence des
tribunaux…etc.

11
NAJI (J) ; « le commerce international : théories, techniques et applications », édition RENOUVEAU
PEDAGOUGIQUE INC, 2005, p 262
12
Idem
13
Idem

-8-
Chapitre I Introduction au commerce international

Les types d’assurance14 :

2.4.1. La police au voyage

C’est un contrat qui donne naissance à une police d’assurance assurant des risques
déterminés concernant une affaire bien précise. En général, elle concerne les petits
importateurs.

2.4.2. La police flottante ou d’abonnement


C’est un contrat global par lequel la compagnie d’assurance prend en charge
automatiquement toutes expéditions faites pour le compte de l’assuré. Chaque expédition doit
être déclarée à la compagnie remet à l’assuré un certificat d’assurance qui constitue le
document justificatif. Dans les deux cas, il est essentiel que le document justificatif soit
transmissible, c’est-à-dire qu’il permet la délégation du bénéfice de l’assurance en faveur du
porteur des documents.

On entend par transmissible, aussi bien un document établi au nom du souscripteur et


endossé par celui-ci, qu’une assurance faite au porteur ou bien pour le compte de qu’il
appartiendra.

2.5. Les documents douaniers

Les déclarations en douane sont visées par l’administration des douanes du pays
importateur et sont établies sur des imprimés spécifiques. Il s’agit principalement des
formulaires D06 pour l’exportation et D10 pour l’importation. Ces documents comportent
notamment le tarif douanier, la date de dédouanement et la valeur de la marchandise
dédouanée.15

2.6. Les documents annexes

Les documents d’annexes16 ce sont des documents accessoires que l’importateur peut
exiger à son exportateur afin de s’assurer des caractéristiques qualitatives et/ou quantitatives
de la marchandise. Ils sont délivrés par des organismes internationaux qui établissent une
neutralité entre l’acheteur et son fournisseur. Dans ce cadre, plusieurs types de documents
sont établis selon la demande. Il est repris ci-après les plus importants.

14
PAVEAU. (J), DUPHIL(F) et les autres « exporter ; pratique de commerce international », 2008, p 201
15
Idem
16
GARSUAULT(P), PRIAMI(S), « La Banque : Fonctionnement et Stratégies», édition ECONOMICA, Paris,
2002, p137

-9-
Chapitre I Introduction au commerce international

2.6.1. Note de poids : La note de poids ou liste de poids est un document destiné à certifier
quantitativement la marchandise expédiée. Il peut être délivré par un peseur privé ou par le
vendeur.
2.6.2. Le certificat d’origine : Souvent émis ou visé par une chambre de commerce, il
atteste l’origine ou la provenance de la marchandise. Dans une ouverture de crédit, il est bon
de préciser le pays d’origine devant figurer sur ce document.

2.6.3. Certificat de poids : Ce document revêt un caractère officiel, et doit, par conséquent
être émis par un organisme officiel ou un peseur juré.17

2.6.4. Le certificat d’analyse : Certificat établit par un expert ou un laboratoire de la


composition du produit analyse devant répondre aux normes indiquées dans le contrat ou
éventuellement dans l’ouverture de crédit.

2.6.5. Le certificat sanitaire : Il s’agit d’un document officiel se rapportant à certaines


marchandises comestible, établi et signé soit par un vétérinaire, soit par un organisme
sanitaire officiel.

2.6.6. Certificat vétérinaire : Document établit par un vétérinaire attestant de la bonne santé
des animaux importés ou de la conformité des viandes de consommation.

2.6.7. Le certificat phytosanitaire ou physiopathologique : Ce document garantit la


bonne santé des produits d'origine végétale importés pour la consommation ou la culture dans
le domaine agricole. Il est établi par un organisme médical spécial.

3. Les termes de ventes (INCOTERMS)

En règle générale les INCOTERMS ne traitent pas des conséquences qu'entraînent les
violations des dispositions contractuelles, ni des exonérations de responsabilité motivées par
diverses contraintes. Ces questions doivent être réglées par d'autres dispositions du contrat de
vente ou sur la base du droit applicable18.

17
GARSUAULT(P), PRIAMI(S), « La Banque : Fonctionnement et Stratégies», édition ECONOMICA, Paris,
2002, p137
18
Incoterms 2010 : les règles de l’ICC pour l’utilisation des termes de commerce nationaux et internationaux.
Version bilingue anglais-français

- 10 -
Chapitre I Introduction au commerce international

3.1. Définition des INCOTERMS

Les INCOTERMS sont des règles officielles de la chambre de commerce international


(CCI), c’est des normes contractuelles mondialement acceptées, et ce en fonction de
l’évolution du commerce international. Les INCOTERMES 2000 tiennent compte de
l’apparition récente de la zone de libre échange, du recours croissant aux communications
électronique à l’occasion des transactions commerciales, et des modifications apportées aux
pratiques de transport. Les INCOTERMS 2000 sous une forme simplifiée et plus claire 13
définitions en cause, qui ont toutes été révisées, une référence dans un contrat de vente assure
une définition précise des obligations respectives des parties, ce qui réduit le risque de la
complication juridique.19

3.2. But et portée des INCOTERMS

Le but20 des INCOTERMS est de fournir une série de règles internationales pour
l'interprétation des termes commerciaux les plus couramment utilisés en commerce extérieur.
Ainsi l'incertitude née d'interprétations différentes de ces termes par les divers pays peut être
évitée ou du moins considérablement réduite.

Définir les droits et obligations des parties dans un contrat de vente en ce qui concerne
la livraison d’une marchandise tangible : prise en charge des frais, des risques et des
documents. Bien que les incoterms ne fassent pas partie du contrat de transport, il est
important pour le transporteur de connaître l’étendue de la responsabilité du chargeur pour
imputation des frais additionnels. Impliquent la maîtrise de la logistique des modes de
transport par les parties et en premier lieu le transport maritime compte tenu de son
importance. Ne concernent pas le transfert de propriété ; la référence étant le contrat de vente.
Les parties ont tout intérêt à préciser dans leur contrat de vente l’incoterm convenu, en faisant

19
ZOURDANI (S), [Link], p 66
20
OULOUNIS (S), «gestion financière internationale », OPU, Algérie, 2005, p 34

- 11 -
Chapitre I Introduction au commerce international

3.3. La classification des INCOTERMS

Le tableau ci-dessus définie le classement des incoterms 2000

Tableau N° 1: La classification des INCOTERMS

Termes Anglais Definition


Le vendeur a dûment livré dès lors que la marchandise a passé le
bastingage du navire au port d'embarquement. Le vendeur doit payer les coûts
CFR Cost and Freight et le fret nécessaire pour acheminer la marchandise jusqu'au port de destination
convenu. Mais le risque de perte ou de dommage que la marchandise peut
courir, ainsi que tous frais supplémentaires nés d'évènements survenant après la
livraison, sont transférés du vendeur à l'acheteur. Ce terme est à utiliser
exclusivement pour le transport par mer et par voies navigables intérieures.

Cost,Insurance and Ce terme est identique au terme précédent en matière de transfert des
risques et des frais. Toutefois, le vendeur a l'obligation supplémentaire
CIF Freight,
de souscrire une assurance maritime, pour l'acheteur, contre le risque de
perte ou de dommage que peut courir la marchandise.

Le vendeur choisit le transporteur. Il paye le fret pour le transport des


marchandises jusqu'à la destination convenue. Le risque de perte ou de
CPT CarriagePaid To
dommage ainsi que le risque de frais supplémentaires nés d'événements
intervenant après livraison de la marchandise au transporteur sont
transférés du vendeur à l'acheteur.

Avec ce terme, les obligations des parties sont identiques à celles du


terme CPT à la différence que le vendeur a pour obligation
Carriage,and
supplémentaire de fournir une assurance pour l'acheteur contre le risque
CIP Insurance Paid lié au transport jusqu'au lieu de destination convenu

Le vendeur livre la marchandise dédouanée à l'exportation au lieu


convenu à la frontière, le transfert des risques et des frais se fait donc au
DAF Delivered,At Frontier
passage de la frontière.

La marchandise non dédouanée à l'importation est mise à la disposition


de l'acheteur à bord du navire au port de destination convenu. Avec ce
DES Delivered Ex Ship
terme le vendeur supporte les risques et les frais inhérents à
l'acheminement de la marchandise jusqu'au port de destination.

Le vendeur supporte tous les risques et les frais inhérents à


l'acheminement jusqu'à la mise à disposition de la marchandise non
DEQ Delivered,ExQuay
dédouanée à l'importation sur le quai (débarcadère) du port de
destination convenu.

Le vendeur livre la marchandise non déchargée à l'arrivée, à l'acheteur,


au lieu convenu dans le pays d'importation. Le vendeur supporte tous les
DDU Delivered,DutyUnpaid
frais et risques jusqu'à l'établissement de l'acheteur, à l'exception du
dédouanement à l'importation.

- 12 -
Chapitre I Introduction au commerce international

DDP Dlevred Duty Paid Le vendeur prend à sa charge tous les frais de transport y compris des
formalités de douanes export et import ainsi que le paiement des droits
et taxes exigibles à destination. Il subit également tous les risques de
perte et dommage. L’acheteur a pour seule et unique obligation, le
déchargement de la marchandise. Il n’y a aucune obligation de
contracter une assurance transport

EXW Ex Works L'obligation du vendeur se limite à la mise à disposition de la


marchandise dans son local, c'est l'acheteur qui supporte tous les risques
et frais de transport de la marchandise.

Le vendeur supporte les frais et les risques jusqu'à la remise des


marchandises dédouanées à l'exportation au transporteur désigné par
FCA Free Carrier
l'acheteur, au lieu ou point convenu.

Le vendeur remplit son obligation lorsque la marchandise, dédouanée à


l'exportation, a été placée le long du navire, sur le quai ou dans les
FAS Free,AlongsideShip
allèges au port d'embarquement convenu. A partir de ce moment,
l'acheteur supporte tous les frais et risques de perte ou dommage que
peut courir la marchandise.

Le transfert des frais et des risques du vendeur à l'acheteur, se fait au


moment où la marchandise passe le bastingage du navire, au port
FOB Free On Board
d'embarquement désigné. Les frais de chargement sont payés par le
vendeur car ils ne sont pas inclus dans le fret.

Source : OULOUNIS (S), «gestion financière internationale », OPU, Algérie, 2005, p 38

Section II : Eléments fondamentaux des opérations du commerce international

Le commerce international fondé sur les théories des précurseurs économiques et des
organisations qui régissant le commerce entre les nations en contribuant un système
d’informations unis.

1. Les théories du commerce international

Les théories qui ont contribuées à l’évolution du commerce international sont celle
d’Adam Smith, David Ricardo et de Heckcher, Ohlin et Samuelson.

1.1. La théorie d’avantage absolu d’Adam Smith

En 1776, Adam Smith publie son célèbre ouvrage (Recherches sur la nature et les
causes de la richesse des nations). Selon Smith, la division du travail permet d’augmenter la
productivité des individus et des entreprises. Les uns et les autres étant plus productifs dans
leur domaine respectif, la quantité de biens produits s’accroit, et leur coût diminue. Pour être

- 13 -
Chapitre I Introduction au commerce international

viable, cette spécialisation suppose toutefois qu’il y ait des échanges entre les producteurs ;
autrement, chacun d’eux devrait produire ce qui est nécessaire à sa propre subsistance. 21

1.2. La théorie de l’avantage comparatif du David Ricardo

en 1817, dans (les principes de l’économie politique et de l’impôt), David Riccardo pousse
plus loin la réflexion amorcée par Adam Smith en proposant le principe de l’avantage
comparatif. Selon ce principe, un pays a intérêt à échanger un bien avec un autre pays, même
s’il ne dispose pas d’un avantage absolu par rapport à ce pays.22

1.3. Théorie des coûts relatifs de HOS

Cette théorie a été approfondie au XXe siècle par les économistes Heckcher, Ohlin et
Samuelson qui ont cherchés à comprendre les différences de coûts comparatifs entres les pays
et à appliquer, dans leurs théorie du commerce international, les principes de l’analyse
marginaliste. Ils ne raisonnent plus dans le seul cadre de coûts mesurés comme précédemment
par des écarts de productivités de l’unique facteur de travail. Ils expliquent l’échange
international par l’abondance ou la rareté relative des divers facteurs de production dont sont
dotés les pays. En fonction de la loi économique simple qui consiste à dire que tout ce qui est
rare est cher, une économie doit se spécialiser dans les activités qui réalisent le plus
intensément le facteur de production dont elle dispose en abondance. Elle a intérêt à exporter
ces biens et à importer ceux qui utilisent le facteur de production pour lequel elle est le moins
bien dotée.23

2. Les institutions du commerce international

Les institutions qui régulent et interviennent dans le commerce international et dans


les transactions financières internationales sont essentiellement :

2.1. L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)

L’organisation mondiale du commerce a été créée à Marrakech à la clôture des travaux


de l’Uruguay Round, en 1993, mais elle n’est entrée en fonction qu’au 1erjanvier 1995.
L’OMC a été créée pour succéder au GATT qui tend à être dépassé par l’évolution rapide du

21
PANET-RAYMOND (A). ROBICHAUD (D), «le commerce international : une approche nord-américaine »
édition cheneliére Education ; canada, 2005, p11
22
Idem, p 13.
23
IBELAIDENE (S), IDJOUBAR (G), IRATEN (S) « le financement, risques et garanties du commerce
international, crédit documentaire», université de Bejaia, 2013.p24

- 14 -
Chapitre I Introduction au commerce international

commerce mondial l’OMC a pour but d'aider les producteurs de marchandises et de services,
les exportateurs et les importateurs à mener leurs activités.24

2.2. Le Fond Monétaire International (FMI)

Le fond monétaire international a été créée en1944 par la conférence de Brotten-


Woods pour organiser les relations monétaires internationales et veiller au respect des règles
du traité signé. Le rôle de FMI consiste à aider les pays qui en font la demande, soit
financièrement en accordant des crédits internationaux. La contrepartie de cette aide est un
fort pouvoir d’ingérence du FMI dans l’orientation des politiques économiques nationales25

2.3. La banque mondiale (BM)

La banque mondiale est créée en même temps que le FMI, elle regroupe la BIRD
(Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement), spécialisée dans le
financement de projets d’infrastructure ; l’AID (Association Internationale pour le
Développement), qui consent des prêts à des conditions privilégiées aux pays en
développement, et la SFI (Société Financière Internationale), qui soutient les initiatives
privées débouchant sur des projets rentables. Son action s’inscrit dans la durée. Elle prend en
charge des projets en faveur des pays du tiers-monde qui ne pourraient pas être financés par
des moyens classiques.26

3. Le système de SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial


Télécommunication)

Les opérations documentaires fondent leurs mécanismes de fonctionnement sur la


possession des moyens de transmission les plus évolués. Auparavant, les réseaux de
télécommunication utilisés par les banques pour le transport des messages tels que le courrier,
câble ou télex n’étaient pas rapides dans la réalisation des règlements financiers
internationaux à travers le monde. Pour cela, il y a eu fondation d’une nouvelle société qui a
pour objectifs l’amélioration des paiements financiers internationaux en traduisant une plus
grande normalisation dans les relations bancaires et en permettent le mécanisme et le

24
[Link] consulté le 28.05.2016 à18h.35min.
25
[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.37min
26
[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.40min

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Chapitre I Introduction au commerce international

traitement des opérations par des systèmes informatiques, ce réseau et nommé « Society for
Worldwide Interbank Financial Télécommunication » SWIFT.

3.1. Définition de SWIFT

Society for Worldwide Interbank Financial Télécommunication : système de


communication permettant d’effectuer des échanges de données par virements électroniques
internationaux entre 1500 banques membres. Les virements se font plus rapidement ; d’une
manière plus sécurisés, plus souple et plus économique que les virements effectués par
d’autres modes de transmission d’information. Le réseau étant entièrement dédié aux
communications bancaires, les codes sont spécifiques aux produits et au langage bancaire27.

Est un système privé d’échange de message télématique entre banques adhérentes. C’est un
moyen très rapide, peu coûteux, sûr et rendant impossible l’impayé si le virement est effectué
avant toute expédition.28

3.2. Les règles de fonctionnement de SWIFT

Les ordres SWIFT font l’objet d’une normalisation poussée afin d’automatiser au
maximum leur traitement, et ainsi les exécuter dans les meilleurs délais. Les données
classiques d’un virement bancaire à savoir les coordonnés bancaires de l’émetteur et du
récepteur. Un libellé du motif est rigoureusement codifié29.

3.3. Les avantage du système SWIFT

Les procédés SWIFT présentent plusieurs avantages30 :

3.3.1. La sécurité : Les moyens de traitement de l’information qui interviennent aux


différents niveaux du réseau sont équipés de programmes sophistiqués de détection des
erreurs. Les messages échangés entre les concentrateurs et les centres de traitement sont
cryptés par ordinateur, le réseau est ainsi protégé contre les écoutes pirates. Une clé permet de
vérifier l’identité de l’émetteur du message. La normalisation des messages supprime les
risques non négociables de mauvaise compréhension.

27
LASARY, « le crédit documentaire », 2007, les memos page 39.
28
OULOUNIS (S), «gestion financière internationale », OPU, Algérie, 2005, p 13
29
Richard, (M) : « le transfert de données bancaires à caractère personnel vers les états unis » ; université paris
panthéon, Sorbonne, 2007, p66.
30
ZOURDANI,(S), Op-cite p 74

- 16 -
Chapitre I Introduction au commerce international

3.3.2. La rapidité : Le temps de transmission d’un message est très inférieur au délai
d’acheminement d’un courrier postal. Les communications par télex sont parfait plus rapides,
elles sont onéreuses et réservées aux affaire urgentes ou d’un montant important.
3.3.3. Le message SWIFT : Il a un coût réduit ; il peut toujours utiliser le message SWIFT
pour les échanges de données informatisées entre banques, autant que le destinataire soit relié
au réseau.
3.3.4. La fiabilité : C’est une autre qualité du SWIFT. En raison de sa vocation, les
utilisateurs doivent en avoir des positions 24 heures sur 24 heures et 7 jours sur 7 jours. Cet
objectif est largement réalisé, puisque le taux de disponibilité effective est très important.
Cependant, il existe un inconvénient du procédé SWIFT, c’est les non délivrance d’aucun
accuse de réception, ceci implique que le contrôle de la bonne transmission ne peut se faire
qu’à travers le contrôle de l’opération elle-même.
3.4. Les ouvertures SWIFT

L’ouverture 31des crédits documentaires sur document papier transmis par courrier ou
par télex a disparu au profit d’une ouverture par un message standardisé d’ouverture SWIFT.

Les messages SWIFT est divisé en segments numérotés. Chaque segment porte sur un
élément qui caractérise le crédit documentaire : forme du crédit, numéro du crédit, la date
d’émission, date et lieu d’expiration, donneur d’ordre…etc.

Ces différentes parties du message se présentent toujours dans le même ordre et sont
repérées par un code international. L’usage de la notification SWIFT apporte, outre la rapidité
de l’électronique, une grande fiabilité liée à :

-La standardisation, les informations se retrouvent sous la même forme dans le même ordre
dans le message d’ouverture.

-La possibilité d’utiliser des traducteurs automatiques ou plus largement des outils d’analyse
automatique des avis d’ouverture.

Section III : Financement du commerce international

Les modalités de financement des opérations de commerce international concernent le


financement des importations et des exportations. L’exportateur cherchera une forme qui lui
offrira le maximum de sécurité et de rapidité de paiement. L’importateur cherchera quant à

31
LASARY, Op-cite p33

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Chapitre I Introduction au commerce international

lui, une forme de paiement qui lui permet d’examiner la marchandise avant de payer tout en
voulant que le coût bancaire de l’opération soit le moindre possible.

1. Les instruments de paiement du commerce international à court terme

L’importateur et l’exportateur utilisent des instruments de paiements à l’international


pour financer leurs opérations qui sont : le paiement par chèque, le virement international et
par effet de commerce.

1.1. Le chèque

Le chèque est un ordre écrit et inconditionnel de payer une somme déterminée à son
bénéficiaire. Il contient des mentions obligatoires qui doivent être respectées.32

Le chèque est couramment utilisé dans de nombreux pays pour les règlements nationaux,
facile à mettre en œuvre et avec des commissions faibles sur les chèques de montant élevé.
Le chèque est d’un usage réduit pour les règlements internationaux.

En effet, il présente peu de garanties de paiement pour le vendeur, son émission étant
laissée à l’initiative de l’acheteur. La réglementation sur le chèque varie d’un pays à l’autre et
son délai d’encaissement peut être long, les frais d’encaissement variables selon le circuit
bancaire, ainsi un coût élevé pour les chèques de faibles montants, avec un risque de change si
le chèque est établi en devises et un risque de non-paiement si chèque impayé. Le recours
juridique parfois long et difficile. Le chèque peut également être perdu, volé ou falsifié.

Chèque de banque33 apporte une grande sécurité de paiement car est une pièce
juridique qui peut éventuellement faciliter le recours contre le tiré, malgré cela, le recours
juridique parfois long et difficile.

1.2. La lettre de change (ou la traite)

La lettre de change34 est un effet de commerce transmissible, par lequel l’exportateur


(tireur), donne l’ordre à l’importateur (le tiré) ou à son représentant (son banquier) de lui
payer une certaine somme, à une date déterminée. L’exportateur expédie la traite à
l’importateur pour que celui-ci lui retourne acceptée, c'est-à-dire signée.

32
LEGRAND(G) et MARTINI (H), « Commerce international », Dunod, Paris, 2010, 3éme édition, P141.
33
LEGRAND(G) et MARTINI (H), « Gestion des opérations Import-export », Dunod, Paris, 2008, P128.
34
LEGAY(D), « Commerce international », édition Nathan, paris, 2011, p282.
- 18 -
Chapitre I Introduction au commerce international

Par ce mécanisme, l’acheteur reçoit du vendeur délai de paiement. Le vendeur peut se faire
payer par sa banque sans attendre l’échéance de la traite en l’escomptant ou bien l’endosser
pour régler un fournisseur.

La lettre de change est un instrument fréquemment utilisé à l’international car elle est un
instrument à la fois de paiement et de financement. Emise à l’initiative du vendeur, elle
détermine précisément la date d’échéance. Mais elle ne supprime pas le risque d’impayé, sauf
si une banque a donné son aval. Le recouvrement de la créance par cette technique peut être
long et coûteux (frais bancaire). Des règlements différents selon les pays sont à prendre en
compte.

1.3. Le virement international

Le virement bancaire international35 est le transfert d’une somme d’argent d’un


compte à un autre, opéré par une banque sur ordre de l’importateur (débiteur), au profit de
l’exportateur (le créancier). L’ordre peut être en monnaie nationale ou en devises étrangères.

Le virement présente une facilité d’utilisation dans la mesure où les transmissions sont
rapides, sécurisées et à des coûts réduit. C’est l’un des instruments les plus utilisés pour les
règlements internationaux.

Cependant, quelques limites existant : l’initiative du virement est, en effet, laissée à


l’acheteur ; elle ne présente donc pas de garantie de paiement pour le vendeur.

1.4. Le billet à ordre

Est un effet de commerce émis par l’importateur qui promet à l’exportateur le paiement de
la somme due à une date déterminée. Emise sur l’initiative de l’acheteur, il est peu utilisé36.

On trouve généralement sur le billet à ordre37 :


- La promesse pure et simple de payer une somme déterminée.
- Le lieu où le paiement doit s’effectuer.
- Le nom à l’ordre duquel le paiement doit être effectué.
- L’indication de la date et du lieu où le billet à ordre est souscrit (c’est-à-dire le lieu de
son établissement).

35
Idem.
36
Idem.
37
MIHAEL(A), STANESCU (D) et INARD PATURE (S) « Commerce international », STUDYRAMA, Paris,
2013, p.270.

- 19 -
Chapitre I Introduction au commerce international

Avec un billet à ordre, il est possible d’accorder un délai de paiement tout en


mobilisant la créance, par escompte, et une bonne reconnaissance de dette.

Néanmoins l’émission de billet à ordre est à l’initiative de l’acheteur, il est courir à un risque
de perte ou vol, et un risque d’impayé.

1.5. Warrant

Le warrant38 est un billet à ordre par lequel le souscripteur s’engage à payer une certaine
somme à une certaine échéance. Il distingue du billet à ordre ordinaire par le fait qu’il
constitue, en outre, nantissement (garantie) au profit du créancier sur des marchandises
déposées dans un magasin général ou dans des entrepôts dont le stock est contrôlé par des
sociétés de vérification des stocks.

2. Techniques de paiement du commerce international

Les opérations du commerce international s’accroissent d’un jour à l’autre, dégageant


un besoin de financement, et pour la satisfaction de ce besoin, il faudrait des techniques à la
fois de garantie et de crédit. A cet effet, on va traiter les crédits import-export, en axant notre
travail sur le transfert libre, la remise documentaire, le crédit documentaire et la Lettre de
Crédit Stand-by (LCSB),

2.1. Le transfert libre

De son origine à sa phase de réalisation, cette opération appelée aussi « règlement


facture » s’exécute dans le cadre de relation d’affaire entre l’importateur et l’exportateur sans
avoir à transiter par le canal bancaire39.
Le transfert libre40 appelé encore le virement simple, consiste à transférer le montant
d’une transaction à la demande de l’importateur pour le compte de l’exportateur (son
créancier) accompagné de documents commerciaux. Tout transfert ne peut être exécuté que
sur présentation d’un certain nombre de documents, à savoir :
- L’engagement d’importation signé par l’importateur.
- Une facture définitive domiciliée.
- Le justificatif douanier 10 exemplaires banque.

38
BOURNARD(R) « le commerce international » , édition Nathan, paris , 1993,p 212
39
Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; décembre 2003,
page 15.
40
.RUU de la Chambre commerce international relatives aux encaissements pub CCT, brochure n° 522 Paris
réservée 95.

- 20 -
Chapitre I Introduction au commerce international

Ces documents vont servir comme preuve, qu’il s’agit effectivement d’un transfert à
contrepartie physique.
2.1.1. Avantages et inconvénients d’un transfert libre

Le transfère libre caractérisé par la simplicité de la procédure, la modération des coûts,


la rapidité, et la souplesse. Mais il apporte peu d’assurance à l’exportateur qui est exposé au
risque de non-paiement puisque l’acheteur prend possession des biens avant de payer. De
plus, en n'étant pas basé sur des documents, elle ne prévoit aucune garantie pour se couvrir
contre le non-paiement41.

2.2. La remise documentaire

La remise documentaire42 est une procédure de recouvrement dans laquelle une


banque a reçu mandat d’un exportateur (le vendeur) d’encaisser une somme due par un
acheteur contre remise des documents.
Le vendeur fait établir les documents de transport à l’ordre d’une banque. Cette
banque doit remettre les documents commerciaux et de transport à l’acheteur, contre paiement
ou acceptation d’effets de commerce. La remise documentaire est soumise à des règles et
usances uniformes.
La remise est basée surtout sur la confiance qui existe entre l’importateur et
l’exportateur par le fait qu’elle n’implique pas l’engagement financier des banques.

2.3. Le crédit documentaire

Le crédit documentaire43 est une promesse donnée par un banquier de l’importateur à


un exportateur étranger, selon laquelle le montant de sa créance lui sera réglé, pourvu qu’il
apporte (à l’aide des documents émis) la preuve de l’expédition des marchandises à
destination des pays importateurs, ou la preuve que les prestations ou services ont été
accomplis.
Il s’agit d’un engagement irrévocable de paiement donné par une banque en faveur du
vendeur étrangère et délivrer à ce dernier à la demande est conformément aux instructions de
l’acheteur.

41
LEGRAND.G et MARTINI .H, op cite, 2008, P135.
42
Idem P131.
43
BOUYAKOUBA (F), « l’entreprise et le financement bancaire » édition Casbah, Algérie, 2000, p 263.

- 21 -
Chapitre I Introduction au commerce international

2.4. La lettre de crédit stand-by (LCSB)


44
La LCSB .relève souvent de la famille du crédit documentaire, est un engagement
irrévocable de l’émetteur d’indemniser un bénéficiaire en cas de défaillance d’un donneur
d’ordre. En tant que garantie de paiement d’une opération commerciale, c’est un engagement
de paiement irrévocable mais conditionnel donné par la banque de l’acheteur (le donneur
d’ordre) en faveur du fournisseur (le bénéficiaire) de payer si l’acheteur a fait défaut à ses
obligations de paiement.
2.4.1. Avantage est inconvénient de la LCSB
La LCSB offre de nombreux avantages45tant pour l’importateur que l’exportateur.
Cependant, la LCSB n’est envisageable que s’il existe un climat de confiance réciproque entre
l’importateur et son fournisseur. Cette technique est opportune lorsque l’importateur a un
courant d’affaires régulier avec son fournisseur. Les documents requis dans une lettre de
crédit stand-by sont souvent en nombre limité. Plus de souplesse pour modifier la commande
et un coût plus faible à l’usage avec une réception des documents plus rapidement et donc
disponibilité de la marchandise et une meilleure relation avec son fournisseur.
Ainsi concrète des limites46, qu’il n’est pas opérationnelle avec tous les pays du
monde, Risque que le fournisseur ne respecte pas certains aspects du contrat et une perte du
contrôle de la marchandise par la banque émettrice

3. Le financement à moyen et long terme du commerce international

Le financement du commerce international suppose l’existence des crédits moyen et à


long terme de bien d’équipement lourd, l’octroi de tels financements devient de plus en plus
une nécessité pour les pays industrialisés pour pouvoir exporter, ces crédits financent des
exportations aussi diverses que des usines, des chantiers de travaux publics…etc.
Ces moyens de financement désignés par le crédit fournisseur, Le forfaiting, le crédit
acheteur et le crédit-bail à l’international (leasing).

3.1. Crédit fournisseur

Le crédit fournisseur 47est un crédit consentit par un exportateur à un acheteur étranger


avec qui il a conclu un contrat commercial prévoyant des délais de règlement, la banque de
l’exportateur peut escompter les créances que l’exportateur détient sur son acheteur étranger.

44
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156.
45
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156..
46
Idem, 2008, P179 ,180

- 22 -
Chapitre I Introduction au commerce international

A noter dans ce cas que la relation entre l’acheteur et le vendeur est régie par un seul contrat
qui est le contrat commercial stipulant aussi bien les conditions commerciales que financiers.

3.2. Le forfaiting
48
Le forfaiting consiste à céder des créances commerciales à court ou moyen terme à
un forfaiteur (un banquier) qui les rachète sans recours. Les créances sur l’acheteur étranger
sont souvent matérialisées par des lettres de change relatives à la livraison de biens ou de
prestations de services.
3.3. Crédit acheteur

Le crédit acheteur49 est un crédit consenti par une banque (souvent dans le pays du
vendeur) à un acheteur étranger ayant conclu avec un exportateur un contrat de fournitures de
biens ou de services.
3.4. Crédit-bail international (Le leasing)
50
Le leasing est un mode de financement consistant en la location d’un bien à usage
professionnel avec promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’échéance du contrat, au
profit du locataire à un prix défini à l’avance. Très utilisé au niveau national, il a été transposé
à l’international.

Conclusion

Dans ce premier chapitre, nous avons essayé de présenter les concepts de base du
commerce international et qui permettent de mieux conduire une opération d’import-export,
car ces usages facilitent le règlement de l’opération. Mais aussi, ils permettent à l’utilisateur
une meilleure maîtrise dans le traitement de financement des importations ou d’exportations
et bien savoir distinguer le crédit documentaire et la remise documentaire, que nous allons
traiter dans le chapitre suivant.

47
Idem
48
Idem, 2008, P 251.
49
Idem, 2010, P 192.
50
OLOUNIS (S), op cité, P 46.

- 23 -
Chapitre II : Techniques et
risques du financement du
commerce international
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

Introduction

Lors des négociations commerciales, les modalités financières du contrat prennent une
importance primordiale. Elles concernent, entre autres, les techniques de paiement dont
certaines sont spécifiques au commerce international, telles que les crédits documentaires et
les remises documentaires en passant par la domiciliation bancaire comme une étape
préliminaire avant d’entamer à la réalisation les deux modes de paiement ,les opérateurs du
commerce international devront choisir la technique de paiement adéquate.

L’exportateur et l’importateur dans leurs relations commerciales, se heurtent à divers


risques. Ces risques résultent de non-respect des clauses du contrat commercial, désaccord ou
rupture des relations économiques…etc. Tous ces aléas, font appel à des garanties
internationales qui permettent de sécuriser les paiements des opérations de commerce entre
les deux parties.

Dans ce chapitre, et dans la première section, nous présenterons les deux modes de
paiement des opérations du commerce extérieur, crédit documentaire et la remise
documentaire. Ensuite nous étalerons dans la deuxième section à la domiciliation bancaire,
enfin, les risques et garanties liés aux opérations du commerce extérieur feront l’objet de la
troisième section.

Section I : Crédit documentaire et remise documentaire

Les techniques de financement des importations utilisées dans les transactions


commerciales présentent des caractéristiques différentes. Le choix de tel ou tel mode de
financement dépend des négociations commerciales entre l’importateur et l’exportateur. Par
ailleurs, les techniques de financement les plus élaborées et les plus adéquates dans ce cas
sont le crédit documentaire et la remise documentaire

1. Définition de crédit documentaire

Selon les règles et usances uniformes 600 : Le crédit documentaire est tout arrangement,
quel qu’en soit la dénomination ou description en vertu de qu’elle une banque (la banque
émettrice) agissant à la demande et sur instruction d’un client (le donneur d’ordre) ou pour
son propre compte, est tenue d’effectuer un paiement à un tiers, (le bénéficiaire) ,ou à son
ordre, ou d’accepter et payer les effets de commerce tirés par ce bénéficiaire où autorise a
une banque à effectuer ledit paiement ou accepter et payer lesdits effets de commerce ou

- 25 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

autorise une autre banque à négocier contre remise des documents stipulés, pourtant que les
termes et conditions du crédit soient respectés51.

D’après la définition, nous constatons que le crédit documentaire et un arrangement


vis-à-vis de l’exportateur par la banque de l’importateur sous conditions qu’elle reçoive des
documents conformes prouvant l’expédition des marchandises convenues.

1.1. Les intervenants du crédit documentaire

Le crédit documentaire fait généralement intervenir les parties suivantes52:

1.1.1. Le donneur d’ordre : il s’agit d’importateur acheteur, qui donne les instructions
d’ouverture du crédit documentaire.

1.1.2. La banque émettrice : c’est la banque de l’acheteur (située en général dans le pays de
celui-ci), qui procède à l’ouverture du crédit documentaire.

1.1.3. La banque notificatrice : c’est la banque correspondante de la banque émettrice


(située en général dans le pays du vendeur), qui avise le bénéficiaire de l’opération de crédit
documentaire, sans prendre d’engagement de paiement vis-à-vis de celui-ci.

1.1.4. Le bénéficiaire : il s’agit d’exportateur (vendeur), en faveur de qui le crédit


documentaire est ouvert. C’est celui qui bénéficie de l’engagement bancaire.

1.1.5. La banque confirmatrice : cette banque ajoute sa confirmation à un crédit


conformément à l’autorisation ou à la demande de la banque émettrice.

1.2. Les formes de crédit documentaire

Nous distinguons trois formes : le crédit documentaire révocable ; le crédit


documentaire irrévocable et le crédit documentaire irrévocable confirmé. L’ouverture de
crédit doit indiquer clairement si le crédit est révocable ou irrévocable. En l’absence d’une
telle indication, le crédit sera réputé irrévocable.

51
Publication CCI N 600 RUU relatives au crédit documentaire 1juillet 2007, page 8.
52
LASARY, Op cite p15

- 26 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

1.2.1. Le crédit documentaire révocable


Le crédit révocable 53implique un engagement bancaire souple ; Il peut être amendé ou
annulé par la banque émettrice à tout moment et sans que le bénéficiaire en soi averti au
préalable. Un tel crédit offre donc peu de garanties au bénéficiaire.

1.2.2. Le crédit documentaire irrévocable


Ce type de crédit documentaire constitue un engagement ferme et irrévocable de la
banque émettrice vis-à-vis de l'exportateur d'effectuer ou de faire effectuer le règlement contre
la présentation, par ce dernier, des documents conformes aux instructions de l'importateur.
Lorsque le crédit documentaire est irrévocable, il ne peut être annulé ou amendé qu'avec
l'accord conjoint de la banque émettrice et du bénéficiaire, ce qui fait que ce crédit
documentaire est moins souple pour l'importateur et plus sûr pour l'exportateur54.

1.2.3. Le crédit documentaire irrévocable et confirmé

Ce crédit assure à l'exportateur un double engagement de paiement, celui de la banque


émettrice et celui d'une banque dans le pays de l'exportateur (banque confirmatrice), qui est
généralement la banque notificatrice. Cette confirmation est demandée soit par la banque
émettrice sur instructions de l'importateur, soit sollicitée par l'exportateur auprès d'une banque
de son pays. Ce crédit est le plus sûr, car il couvre les risques de non-transfert, les risques
politiques, tout en réduisant les délais de paiement. Il constitue, cependant, la forme la plus
coûteuse pour l'importateur55.

1.3. Les Avantages et les inconvénients du crédit documentaire

Le crédit documentaire offre des avantages incontestables, néanmoins il comporte


quelques inconvénients majeurs56.

Il est utilisé dans le monde entier. Il présente une garantie de paiement lorsqu’il est
irrévocable. Le fait que la banque émettrice ait accepté d’ouvrir le crédit constitue un
indicateur de solvabilité de l’importateur. Dès lors qu’il est irrévocable et confirmé, il offre à
l’exportateur un très haut degré de sécurité, du fait qu’il présente une double garantie
bancaire.

53
Article8, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international. .
54
Article 9, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
55
Article 9bis, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
56
OULOUNIS (S), op cité, P 18

- 27 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

Le Credoc est caractérisé par l’engagement bancaire d’où une étude minutieuse des
documents d’expédition. Et la rapidité de paiement ; possibilité d’être payé dès l’expédition
des marchandises. Double sécurité ; pour le vendeur, d’être payé et pour l’acheteur, d’être
livré.
Parmi ses inconvénients : Lourdeur, complexité et formalisme rigoureux de la
procédure. Cherté de son coût pour l’importateur, surtout lorsqu'il s'agit d'un montant de
crédit important. Risques de non-paiement pour l’exportateur dus à l’insolvabilité de la
banque émettrice ou autres risques politiques si le crédit n’a pas été confirmé.

La banque émettrice est obligée de payer l’exportateur à échéance, même si


l’importateur n’a pas la provision suffisante. Si elle a confirmé le crédit, la banque de
l’exportateur aurait à supporter tous les risques de non-paiement de la banque émettrice.
Sécurité absolue uniquement en cas de crédit documentaire irrévocable et confirmé.

1.4. Les objectifs du crédit documentaire

Comme moyen de paiement universellement admis, il permet d’asseoir un équilibre


entre les intérêts de l’acheteur et ceux du vendeur, si, toutefois l’opération est bien maitrisée
de négociation du contrat commercial jusqu’à la mise en place du crédit documentaire. Pour
cela, l’activité commerciale internationale exige de l’operateur de disposer de connaissances
et d’aptitudes techniques, commerciales et financières (entendre également les marchés). Et
de connaitre la réglementation nationale et internationale.57

1.5. Les crédits documentaires spéciaux

En dépit des besoins diversifiés nécessaires au déroulement d’une opération


commerciale internationale, nous pourrons rencontrer des applications particulières du crédit
documentaire. En effet, il existe différents types de crédits documentaires spéciaux58, selon
l’usage qui en est fait, nous pouvons citer :

1.5.1. Le crédit revolving (renouvelable) :


Le crédit revolving59 est un crédit documentaire dont le montant est renouvelé
automatiquement. Il permet donc le règlement de plusieurs expéditions successives, sans qu'il

57
CHIRIGUI (C), « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes », mémoire magister,
université d’Oran, 2014, p194
58
LASARY, « les memos, le crédit documentaire », el dar othmania. 2007, p 62
59
OULOUNIS (S), « gestion des opérations du commerce international », OPU, Algérie, 2008, p19

- 28 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

soit nécessaire de procéder à l'ouverture d'un crédit documentaire distinct pour chacune
d'entre elles.
Si le crédit revolving prévoit que l’on peut ajouter à une tranche la partie non utilisée
de la tranche précédente, on dira que le crédit revolving est cumulatif. Il est par contre non
cumulatif si les montants qui n’ont pas été utilisés deviennent caducs.
Le mécanisme du crédit revolving apporte des avantages aux deux parties contractantes :
- L’importateur ayant imposé un intervalle de temps entre chaque livraison (périodicité
des tranches) lui est profitable dans le sens où il pourrait alléger sa trésorerie.
- Quant à l’exportateur, il peut se trouver en possession d’un contrat lui accordant, à lui
aussi, plus de souplesse et lui allégeant sa trésorerie dans la mesure où il n’est pas obligé
d’investir sur le montant global du contrat (production par tranche).
Le crédit "revolving" vise à :
- Limiter les commissions perçues par les banques à chaque ouverture d'un crédit
documentaire.
- Eviter des pertes de temps en économisant des démarches et des formalités répétitives,
ainsi que l'attente des accords de la banque pour chaque émission).

1.5.2. Le crédit red-clause (à clause rouge) :


Ainsi appelé parce qu’à l’origine la clause était portée à l’encre rouge pour attirer
l’attention sur la nature particulière de ce crédit. C'est une clause spéciale qui est mentionnée
sur la lettre de crédit par l'importateur et qui demande à sa banque d'avancer spécialement des
fonds à l'exportateur avant la remise des documents. Cette clause est insérée par la banque
émettrice à la demande du donneur d’ordre et son libellé est en fonction de ses instructions et
des exigences de la banque émettrice. Il précise le montant de l’avance autorisée ; dans
certains cas, ce montant peut être égal à la totalité du crédit. Il est utilisé comme un moyen de
financement en faveur de vendeur avant l’expédition60.

1.5.3. Le crédit transférable :


61
Le crédit transférable est un crédit en vertu duquel le bénéficiaire (premier
bénéficiaire) peut demander à la banque autorisée à payer, à contracter un engagement de
paiement différé ou à accepter ou à négocier (la banque transférant) ou, dans le cas d'un crédit
librement négociable, la banque spécifiquement habilitée dans le crédit à titre de banque

60
CHIRIGUI (C) ; « le financement du commerce extérieur par les banques algeriennes »,mémoire magister,
université de Oran,2014 p 169
61
Idem p194

- 29 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

"transférant", qu'elle permette l'utilisation du crédit en totalité ou en partie par un ou plusieurs


autres bénéficiaires (second bénéficiaire). Lorsque l'exportateur n'arrive pas à lui seul à
répondre à la commande de son client importateur, il peut transférer une partie de la
commande chez un autre fournisseur qui se chargera d'exporter directement sa part de
marchandises et de documents chez l'importateur, cette part venant s'ajouter à la part expédiée
par le premier exportateur.

L'article 48 des Règles et Usances Uniformes (RUU) traite des points fondamentaux
liés aux crédits transférables, notamment :

- Un crédit ne peut être transféré que s'il est expressément qualifié de "transférable" par la
banque émettrice, évidemment sur instruction du donneur d'ordre.
- Quand un crédit est transféré à plusieurs seconds bénéficiaires, le refus d'un
amendement par un ou plusieurs d'entre eux n'entraîne pas la nullité de l'acceptation des
autres seconds bénéficiaires.
- Un crédit transférable ne peut être transféré qu'une seule fois.

1.5.4. Le credit back to back :


L'exportateur qui ne dispose pas du stock suffisant pour fournir la commande de son
client importateur va ouvrir une autre lettre de crédit auprès d'un autre fournisseur pour
compléter sa livraison à son client importateur. Le second crédit est alors adossé au premier
qui lui sert de garantie.62
1.6. Les modes de réalisation du crédit documentaire

Le mode de réalisation du crédit documentaire63est l’acte par lequel une banque


exécute ses engagements envers le bénéficiaire si les documents sont conformes aux termes et
conditions du crédit. Tout crédit doit clairement indiquer s'il est réalisable par paiement à vue,
par paiement différé, par acceptation ou par négociation.

1.6.1. Réalisation par paiement à vue


Le paiement est immédiat, virement au comptant par la banque désignée contre les
documents présentés. C’est le paiement le plus rapide pour l’exportateur. Cette banque peut
être la banque émettrice, la banque notificatrice ou toute autre banque remplissant les
conditions précitées.

62
OULOUNIS (S) ; Op cite ;p 20
63
Article 10, point A des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
relatives aux crédits documentaires, 1994.

- 30 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

1.6.2. Réalisation
alisation par paiement différé
Ce monde de réalisation est assez défavorable à l’exportateur qui risque alors des
problèmes
èmes de trésoreries, du fait qu’il ne peut recourir à l’escompte.

1.6.3. Réalisation par acceptation


La banque accepte une traite contre les documents, le tiré est la banque émettrice ou la
banque confirmatrice si l’une ou l’autre est désignée. L’exportateur
L’exportateur est payé à l’échéance.

1.6.4. Réalisation par négociation


La banque désignée escompte, contre les documents, une traite tirée sur elle-même. Le
vendeur est réglé immédiatement tandis que l’acheteur ne sera débité qu’à l’échéance.

Figure N°1 : Mécanisme de crédit documentaire

Source : MIHAELA STANESCU.


STANESCU D et INARD PATUREL. S, Commerce international,
Groupe Studyrama, paris, 2013, p.272.

1.7. Déroulement du Crédit documentaire

N°0164 :
Une opération de crédit documentaire se déroule comme est présentée dans la figure N°0
1) : L'acheteur et le vendeur concluent un contrat commercial, dans lequel ils prévoient le
crédit documentaire comme technique de paiement.

64
LEGRAND (G) et MARTINI(D),, op-cité,
op P136

- 31 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2): L’acheteur (donneur d'ordre) demande à sa banque (banque émettrice) d'ouvrir un


crédit documentaire en faveur du vendeur (bénéficiaire) sur la base d'un ensemble
d'instructions précises.
3) : La banque émettrice ouvre le crédit en transmettant la lettre d'émission à une banque
située habituellement dans le pays du vendeur afin que cette dernière notifie, avec ou sans
sa confirmation, le crédit documentaire au bénéficiaire.
4) : La banque notificatrice (ou éventuellement confirmatrice) informe le vendeur de
l'émission du crédit documentaire.
5) : Dès que le vendeur est avisé du crédit et qu'il est assuré de pouvoir respecter les
instructions qui y figurent, il procède à l'expédition des marchandises.
6) : Le vendeur transmet tous les documents exigés dans les conditions du crédit (y
compris ceux attestant l'expédition des marchandises) à la banque désignée
7) : A la réception des documents d'expédition, la banque désignée vérifie leur conformité
Si ces documents satisfont aux conditions du crédit la banque réglera alors le vendeur
dans la forme prévue au crédit (paiement, acceptation ou négociation).
8) : La banque désignée, s'il ne s'agit pas de la banque émettrice, transmet tous les
documents à la banque émettrice.
9) : La banque émettrice vérifie à son tour les documents. S'ils sont conformes aux
conditions du crédit elle rembourse, de la façon convenue, la banque qui a effectué le
paiement du bénéficiaire (la banque désignée).
10) : La banque émettrice remet les documents à l'acheteur après satisfaction par ce
dernier des modalités de règlement convenues entre eux.
11) : L'acheteur est alors en mesure de prendre livraison des marchandises en remettant
les documents de transport au transporteur
Le crédit documentaire a donc permis à l’exportateur (le bénéficiaire) de se faire
payer le mentant des marchandises expédiées. En contrepartie, l’importateur (le donneur
d’ordre) reçoit, dans des délais stricts, des marchandises conformes aux conditions stipulées
dans le crédit (sauf en cas d’irrégularités ou fraude).

2. La remise documentaire (l’encaissement documentaire)

La remise documentaire est un mode de règlement moins compliqué, il est utilisé


lorsqu’il y a une confiance et de bonnes relations d’affaires entre les partenaires, et une
stabilité politique, économique et monétaire dans le pays de l’importateur.

- 32 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2.1. Définition de la remise documentaire

La remise documentaire est soumise aux Règles Uniformes relatives aux


Encaissements de la chambre de commerce internationale, publication 522 (RUE 522),
définissent la remise documentaire comme étant une technique de paiement ou procédure de
recouvrement par laquelle un vendeur (donneur d’ordre) donne mandat (ordre
d’encaissement) à sa banque (banque remettante) de présenter sous certaines conditions et
instructions à la banque de l’acheteur (banque présentatrice) les documents contre
encaissement ou règlement de la marchandise selon l’une des formes, documents contre
paiement D/P ou documents contre acceptation D/A ou toute autre forme65.

2.2. Les intervenants de la remise documentaire

Cette technique fait intervenir généralement quatre parties 66 :


2.2.1. Le donneur d’ordre : c’est le vendeur, exportateur qui donne mandat à sa banque ;
2.2.2. La banque remettante : c’est la banque du vendeur à qui l’opération a été confiée par
le vendeur ;
2.2.3. La banque présentatrice : c’est la banque à l’étranger chargée de l’encaissement, en
général correspondante de la banque remettante. Cette banque effectue la présentation des
documents à facteur est reçoit sur intervenir ;
2.2.4. L’acheteur : c’est l’importateur qui devra payer sur présentation des documents, ou
accepter une traite.

2.3. Les modes de réalisation


67
En distingue quatre modes de réalisation pour la remise documentaire : réalisation
contre paiement (à vue), contre acceptation, contre acceptation et aval et contre lettre
d’engagement.

2.3.1. La remise des documents contre paiement (à vue) : La banque informe l’acheteur de
la réception des documents et ne remet les documents que contre paiement immédiat du
montant de la facture et de tous les frais rattachés à l’opération.

En règle générale, l’importateur attend l’arrivée de la marchandise pour effectuer le paiement


et recevoir les documents lui permettant d’en prendre possession.

65
LEGRAND(G) et MARTINI (H), Op cite, 3éme édition, P145.
66
Idem, P146.
67
. OULOUNIS, (S) ; « gestion des opérations du commerce international », OPU, Algérie, 2005 ;p 21.

- 33 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2.3.2. La remise documentaire contre acceptation : La banque présentatrice informe


l’acheteur de la réception des documents et ne les lui remet que contre la mise en place d’un
instrument de paiement aux échéances fixées dans le contrat de vent.

2.3.3. La remise documentaire contre acceptation et aval : En plus de l’acceptation de la


traite par l’importateur, qui constitue un engagement ferme de sa part de régler le montant dû
à échéance, la banque se trouve, elle aussi engagée, en donnant son aval, ce qui garantit à
l’exportateur la solvabilité de son acheteur ou, du moins lui donnera une grande sécurité quant
au règlement de sa créance à échéance.
2.3.4. La remise documentaire contre lettre d’engagement : Le paiement dans ce cas se
caractérise par l'engagement du client à payer la somme due. Cet engagement se matérialise
par la rédaction d'une lettre d'engagement. Pour éviter toute fausse interprétation de cette
lettre d'engagement, il est recommandé d'exiger de la banque remettante un modèle de texte
de cette lettre, que la banque chargée de l'encaissement doit soumettre pour acceptation par le
tiré. Cette forme de réalisation n'est pas pratiquée par les banques algériennes.

2.4. Avantages et inconvénients de la remise documentaire

La remise documentaire apporte des avantages et des inconvénients68

La remise documentaire apport plusieurs avantages pour son bénéficiaire. Sa


procédure est plus souple que le crédit documentaire sur le plan des documents et des dates, il
s'agit d'un mode de paiement moins onéreux avec un coût faible. L'importateur offre
pratiquement les mêmes garanties que le crédit documentaire ; il peut dans certains cas
inspecter la marchandise avant de payer ou d'accepter la traite ; ainsi que par l'utilisation de la
traite, l'importateur peut entrer en possession de la marchandise avant que le paiement ait eu
effectivement lieu. Il peut réaliser un bénéfice à la vente et acquérir les fonds suffisants pour
payer sa lettre de change. Il ne pourra pas retirer la marchandise en douane sans avoir
préalablement réglé à sa banque le montant de la remise documentaire.

Par conséquent la remise documentaire ne protège pas l'exportateur du risque de


change, si l’acheteur change d’avis et ne veut plus des marchandises, le vendeur n’a plus qu’à
les brader sur place si c’est une marchandise périssable ou à la rapatrier.

68
ZOURDANI (S), « le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA »,
université de Tizi-Ouzou, 2012 ; p81

- 34 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

Les banques ne vont pas se substituer à l’acheteur et aussi si le client ne se manifeste


pas,
as, la marchandise est immobilisée. Il faudra la vendre sur place à bas prix ou la rapatrier et
donc payer à nouveau des frais de transport. Dans ce contexte, il est important que le vendeur
donne à la banque présentatrice dans la lettre d'instructions les modalités à prendre pour
préserver la marchandise dans l'hypothèse où le client ne lèverait pas les documents ; aussi
l'acheteur peut invoquer de nombreux motifs pour ne pas payer. Ensuite il n'y a aucun
engagement des banques intervenantes.

Cette technique
ue est fortement soumise au risque de non-paiement
non paiement de la banque
banque, ce
dernier est causé lorsque : Les conditions de délivrance des documents ne sont pas conformes
aux stipulations du contrat commercial et le montant facturé est supérieur à celui de la
commande.
de. La marchandise n’est pas conforme à la commande, ou elle a été expédiée
tardivement, ou avant la date prévue, ou n’est pas encore arrivée à destination. Les documents
sont parvenus à l’acheteur étranger, après l’arrivée de la marchandise, lui occasionn
occasionnant ainsi
des frais de stationnement qu’il ne veut pas supporter. L’acheteur souhaite inspecter la
marchandise avant de donner son accord éventuel au paiement. Il manque des documents
indispensables au dédouanement (certificat phytosanitaire,
phytosanitaire …). La licencee d’importation n’a
pas été encore obtenue.. Le jeu de connaissements est incomplet,
incomplet …etc

Figure N° 2 : Mécanisme de la remise documentaire

Source : MIHAELA STANESCU.. D et INARD PATUREL.


S Commerce international,
international, Groupe Studyrama, paris, 2013, p.272.

2.5. Déroulement de la remise documentaire

N°0269
Une opération de crédit documentaire se déroule comme est présentée dans la figure N°0

69
LEGRAND (G) et MARTINI(D),
(D), Op cité, p134

- 35 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

1) : Le vendeur expédie la marchandise vers le pays de l’acheteur et fait établir les


documents de transport et d’assurance à l’ordre de la banque présentatrice (banque à
l’étranger). Cette précaution doit permettre d’éviter que l’acheteur puisse entrer en
possession de la marchandise avant de l’avoir réglée.
2): Les documents sont remis à la banque remettante, banque de l’exportateur
3): La banque remettante transmet les documents et la lettre d’instruction à la banque
présentatrice, généralement, son correspondant dans le pays de l’acheteur
4): La banque présentatrice remet les documents à l’acheteur, soit contre paiement, soit
contre acceptation d’une ou plusieurs traites. En acceptant les documents, l’acheteur lève
les documents, qui lui permettront la mainlevée de la marchandise
5) et 6) : le paiement est transmis au vendeur, qui est informé par « l’avis de sort»

Section II : Les risques et les garanties liés aux opérations du commerce


international

Importateurs et exportateurs sont confrontés à de nombreux risques dans la gestion de


leurs opérations de commerce international. Ceux-ci ne doivent pas constituer un frein pour le
développement commercial de l’entreprise mais nécessitent une identification et un
positionnement précis pour être intégrés dans sa politique de sécurisation en garantissant les
opérations avec le monde extérieur. Dans cette section en va traiter les différents risques et les
garanties liées aux opérations de commerce international.

1. Les risques liés aux opérations du commerce extérieur

Toute activité commerciale qui s’exerce sur le marché international implique une prise
de risque qui empêche la capacité des opérateurs à atteindre leurs objectifs. En détaillant par
suite les différents risques liés aux opérations d’import-export.

1.1. Définition du risque

Le risque est inhérent à toute activité humaine, notamment lorsqu’on fait des affaires.
Il est défini comme étant un danger, menace, péril à certain activités ou à certaines situations.
En socio-économique, il est définit comme un préjudice ou dommage donnant lieu à
indemnités. Dans les métiers de la banque, le risque est un élément que l’on vit quotidien70.

70
DUCRET (J), « la gestion du risque de change », e-ethique,2002, France ,p 22

- 36 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

1.2. Les risques liés au financement de commerce international

Le financement du commerce international est confronté par des nombreux risques à savoir71 :

1.2.1. Le risque commercial : lorsqu’un acheteur étranger ne s’est pas acquitté de sa dette,
l’exportateur subira le risque de défaillance de son client suite à l’insolvabilité de ce dernier.

1.2.2. Le risque de non transfert des fonds : c’est le non transfert des fonds versés par
l’acheteur pour des raisons politiques, des difficultés économiques ou encore aux révisions de
la législation du pays de résidence de l’acheteur. La situation monétaire difficile de nombreux
pays oblige à retarder la délivrance des devises.

1.2.3. Le risque politique : c’est dans le cas où elle réalise des opérations commerciales avec
un pays d’une politique instable (instabilité gouvernementale, les guerres civiles, les
révolutions, les émeutes et autres faits survenus dans le pays de résidence de l’acheteur),
l’importateur ou l’exportateur algérien supporte le risque de non-paiement.

1.2.4. Le risque de catastrophe naturelle : il est lié à la survenance dans le pays de


résidence de l’acheteur d’un cataclysme naturel tel que : le tremblement de terre, l’inondation
et l’éruption volcanique qui est susceptible d’affecter directement l’activité et la solvabilité de
l’acheteur et de l’empêcher de s’acquitter de sa dette.

1.2.5. Le risque lié au transport de la marchandise : les marchandises acheminées de part


et d’autres des frontières dans le cadre des échanges internationaux sont soumises à de
nombreux risques particuliers (pertes, vols, casses, mouille…). A ces derniers s’ajoutent bien
sur les risques liés aux diverses opérations auxiliaires, manutentions, chargements,
déchargements, entreposages intermédiaires.

1.2.6. Le risque de change : Le risque de change est lié à l'incertitude du taux de


change d'une monnaie par rapport à une autre à court ou moyen terme. Ne pas savoir quelle
sera l'évolution d'un taux de change à trois ou six mois entraîne des difficultés.

1.3. Les risques liés au crédit documentaire et la remise documentaire

La réalisation et la pratique des techniques de financement du commerce extérieur, Credoc


et Remdoc, fait toujours face à une panoplie des risques72 malgré la prudence des banquiers.

71
HENNACHI (M)., HELLALv(K) . « le financement et le risque du commerce extérieur : étude comparative
entre le crédit documentaire et la remise documentaire au niveau de la BNA 356 », université de Bejaia,
2013.p33

- 37 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

1.3.1. Les risques du crédit documentaire


L'analyse des risques du crédit documentaire peut se répartir en deux catégories : risque pour
les banques et risque pour les clients73.

A) Risque pour les banques : Les risques liés aux banques sont ; risque du banquier donneur
d'ordre et risque du banquier correspondant.

A.1. Risque du banquier donneur d'ordre

 Risque relatif au financement : Ce risque n’apparaît que si le crédit est irrévocable.


C’est á dire, le banquier donneur d'ordre a pris un engagement. Il doit payer le vendeur
(exportateur) en tout état de cause dès lors que les documents sont conformes. Il n'est
pas sûr que l'importateur lui rembourse le moment venu. Le crédit documentaire est,
avant tout, un crédit par signature. Le banquier émetteur paye dès réception des
documents. Il conserve les documents et supporte le décaissement jusqu’ au paiement
par l'importateur.

On peut supposer que l'importateur n'est pas en mesure de rembourser sa banque dans
les délais de validité du crédit. Il demande, alors, des délais supplémentaires pour lui
permettre soit de : transformer la marchandise (matière première) ou de trouver un
acheteur, s’il s'agit de produits finis.

 Risque relatif à l’examen des documents : Il existe un risque important relatif à


l’examen des documents et à la décision qu’il faudra prendre. C’est pour cela que la
vérification des documents est toujours délicate et minutieuse nécessitant une bonne
expérience de la part du banquier.

A.2. Risque du banquier correspondant


 Risque relatif à l’examen des documents : L’examen des documents est aussi délicat
pour le banquier confirmateur qui a pris un engagement équivalent de celui du
banquier émetteur.
 Risque de non-remboursement du banquier confirmateur : Le banquier
confirmateur ayant déjà versé le montant au bénéficiaire sur présentation des

72
Société interbancaire de formation « opérations contrôle de change domiciliation – apurement » Alger, 2009,
p14.
73
Document interne de la BADR (Akbou), les opérations documentaires.

- 38 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

documents et en cas de non-remboursement par le banquier émetteur, assume son


engagement et conserve le risque.

B) Risque pour les clients : le risque client répartie en deux catégorie, risque de
l’importateur et risque de l’exportateur.

B.1. risque de l’importateur (donneur d’ordre)


Pour l’importateur, les marchandises peuvent ne pas être conformes à la commande. Pour
cela, il peut faire jouer en sa faveur garantie de bonne exécution ou de bonne fin.

B.2. risque de l’exportateur (bénéficiaire)


Quant à l’exportateur, il n’a de sécurité maximale que si le crédit documentaire comporte
l’engagement des banques .c’est à leur niveau que l’étude des risques doit être plus attentive.

1.3.2. Les risques de la remise documentaire : les risques encourus par les différentes
parties :

A) Pour l’exportateur : il arrive que l’importateur, pour plusieurs raisons, refuse de lever les
documents ou si la remise s’est faite contre acceptation ne verse pas le montant de la dette à
l’échéance.

B) Pour l’importateur : le risque dans ce cas est lié directement à la marchandise non
conforme à la commande du point de vue de la qualité ou du point de vue de la quantité.

C) Pour les banques : du fait que les banques n’ont pas pris d’engagement (sauf dans le cas
où un aval est demandé), les risques encourus ne peuvent dépasser ceux inhérents aux
mandataires. Elles demeurent responsables au titre du service qu’elle rend aux différentes
parties.

2. Les garanties et couvertures des risques à l’international

Après avoir analysé les différents risques auxquels sont confrontées les opérations du
commerce international, nous entamerons dans ce point, les différentes garanties qui peuvent
couvrir les risques.

2.1. La définition de la garantie et le cautionnement


Il existe une différence entre les garanties et les cautionnements :

- 39 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2.1.1. Les garanties


On peut définir la garantie comme étant « un engagement bancaire de payer une
certaine sommes à première demande au bénéficiaire, en se référant au seul texte de
l’engagement bancaire sans pouvoir invoquer des moyens tirés de contrat de base à
l’exception de fraude avérée. »74.
Il y a lieu de définir aussi la garantie à la première demande qui est mise en jeu par le
bénéficiaire sur première et simple demande de sa part, sans obligation de répéter son appel.
L’engagement que la banque (garant) prend, représente une garantie par laquelle elle s’oblige
à payer un pourcentage déterminé de montant du contrat commercial qui permettra à
l’acheteur d’être indemnisé en cas de défaillance du vendeur75.
2.1.2. Les cautionnements

Le cautionnement, souvent appelé caution par souci de rapidité, est un engagement


accessoire qui se réfère au contrat commercial. En cas de mise en jeu, le bénéficiaire
(l’acheteur étranger) doit fournir la preuve que le contrat principal n’a pas été rempli
correctement par l’exportateur validée par une décision de justice à moins que le donneur
d’ordre accepte la mise en jeu de la caution76.
2.2. Les garanties en faveurs de l’importateur

Il existe quatre garanties qui assurent l’importateur contre les risques du commerce77 :

2.2.1. La garantie de soumission (BID BOND) : La garantie de soumission ou


d’adjudication permet à l’acheteur étranger de s’assurer contre le risque de non-conclusion du
contrat.

2.2.2. La garantie d’exécution de contrat (performance bond) : Appelée garantie de bonne


fin ou de bonne exécution ; elle engage la banque à payer une somme forfaitaire en cas de
manquement du vendeur à ses obligations contractuelles. L’effet de la garantie d’exécution
cesse lors de la réception provisoire des travaux par le maitre d’ouvrage (dans certains cas, à
la réception définitive).

74
LEGRAND.G. MARTIN.H. op cit ,2008 p232
75
Idem. p 233
76
LEGRAND.G. MARTIN.H. op cit, 2010, p 18O
77
Ibid .p182

- 40 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2.2.3. La garantie de restitution d’acompte (advance payment bond) : Elle garantit à


l’acheteur étranger que les acomptes versés lui seront remboursés si les travaux ne sont pas
exécutés.

2.2.4. La garantie de retenue de garantie ou garantie de maintenance : Elle prend le relais


de la garantie de bonne exécution en couvrant les vices de construction ou d’entretien pendant
la période d’essais qui se situe entre la réception provisoire et la réception définitive des
travaux.

2.3. Les garanties en faveurs de l’exportateur

Les garanties qui sont en faveur du l’exportateur sont78 :

2.3.1. La lettre de crédit stand-by : Appelée également SBLC (stand-by letter of credit), est
une garantie bancaire avec laquelle l'importateur garantit à son fournisseur que sa banque se
substituera à lui s'il est défaillant, à condition que l'exportateur présente les documents
réclamés comme preuve de l'existence de la créance.

2.3.2. Le crédit documentaire : Le crédit documentaire, communément nommé Credoc, est


l’engagement par signature d’une banque de payer, pour compte de l’acheteur, un montant
déterminé au fournisseur d’une marchandise ou prestation, contre remise, dans un délai fixé,
de documents conformes prouvant que la marchandise a été expédiée ou la prestation
effectuée.

2.4. La gestion interne de risque de change

Les techniques79 les plus courantes pour la gestion interne de risque de change sont :

2.4.1. La clause de change contractuelle : Cette clause consiste à indiquer dans le contrat un
cours de conversion de référence afin qu’en cas d’évolution défavorables des cours de change,
le vendeur puisse préserver sa marge. Généralement cette clause, assez difficile à négocier,
indique un tunnel matérialisé par deux bornes autour d’un cours pivot. À chaque échéance, le
prix du contrat est revu si le cours de change effectif se situe en dehors des bornes.

2.4.2. Le netting : C’est une pratique courante dans les grands groupes internationalisés qui
permet de réduire le nombre et le montant des transferts entre la société mère et les filiales.

78
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156
79
LEGRAND.G. ;MARTIN.H op cit. p 205

- 41 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

Cette technique diminue le niveau de risque de change, le coût des couvertures de change et
des commissions bancaires de change et de transfert.

2.4.3. Le termaillage : Le termaillage consiste à accélérer ou retarder les encaissements ou


les décaissements des devises étrangères selon l’évolution anticipée de ces devises. Cette
technique vise donc à faire varier les termes des paiements afin de profiter de l’évolution
favorable des cours.

2.4.4. La compensation des flux : Elle est possible que si l’entreprise réalise des opérations
d’exportation et d’importation. Elle reçoit d’une part des flux en devises et procède à des
transferts dans les mêmes devises. La coïncidence des échéances et des montants étant
impossible, l’entreprise peut parvenir par le biais de compte centralisateur en devises
étrangères minimiser son besoin de couverture. Elle ne couvre que le différentiel entre les
encaissements et les décaissements en devises. Cette pratique est assez limitée car très
contraignante.

2.4.5. Les swaps en devise : On nomme swap l’échange, entre deux entreprises, de deux prêts
exprimés dans des devises différentes. L’opération permet de fermer la position de change de
chaque protagoniste dans la devise de l’autre. Ceci annule le risque de change. À l’échéance
du prêt, l’une des deux parties verse à l’autre le différentiel d’intérêt. Cette technique est
recommandée dans les échanges entre une société mère et ses filiales.

2.5. Techniques de couverture faisant appel aux banques

Les techniques de couverture faisant appel aux banques sont80 :

2.5.1. L’achat à terme : Cette technique permet à l’acheteur de bloquer le risque de change
: une banque garantit un cours à une échéance donnée ou pour une période donnée. L’acheteur
doit livrer les devises. Le contrat est ferme. Il est possible de le proroger. En cas de non levée
des devises étrangères, la banque liquidera la position de l’acheteur et lui imputera les
éventuels pertes ou bénéfices. Les banques proposent des achats à terme évolutifs qui
permettent de bénéficier partiellement d’une évolution favorable de la devise étrangère
(hausse de l’euro et diminution de la devise étrangère).

80
BERNET (R) : « Principe de technique bancaire », 25 éditions DUNOD, paris, 2008, p 265

- 42 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

2.5.2. Les avances en devises : Cette technique consiste à emprunter des devises étrangères
pour régler son fournisseur. Ce prêt donne lieu au paiement d’intérêt sur la base du LIBOR
devise étrangère + marge de la banque. Cependant, le prêt sert à obtenir un escompte pour
paiement comptant du fournisseur. À l’échéance, l’importateur devra rembourser le banquier
préteur (capital + intérêts) par des recettes export ou un achat de devises selon son activité, sa
trésorerie et l’évolution des marchés.

2.5.3. L’option de change : L’option de change à l’import permet à l’importateur de couvrir


le risque de change en période de négociation ou en période de crédit fournisseur ou durant
les deux. La technique de l’option est adaptée au risque de change certain et incertain. Ainsi
l’importateur achète une option d’achat de devises étrangères (USD par exemple) à un cours
déterminé, appelé prix d’exercice pour une échéance prévue moyennant le paiement d’une
prime. Lorsque l’importateur doit payer son fournisseur, il observe le marché des changes
pour savoir s’il doit ou non exercer son option de change. Si la devise étrangère s’est
appréciée (donc l’euro s’est déprécié), l’importateur va exercer son option.

Dans le cas contraire, il ne l’exerce pas. Dans tous les cas, il perd la prime initialement versée.
Cette technique permet une gestion dynamique du risque de change mais nécessite le
paiement d’une prime.
2.5.4. Change avec intéressement : Couverture à terme qui garantit un cours à terme un peu
moins favorable que la couverture à terme classique mais permet de profiter d’une évolution
favorable de la devise étrangère dans une proportion définie dans le contrat (25 %, 50 % ou
75 % par exemple).

2.5.5. Change budgété : Couverture à terme, plus souple quant à l’échéance : La banque
garantit un cours de change pour un montant maximum sur une période définie d’avance
(entre un mois et un an).

2.5.6. Option prime zéro : L’entreprise est protégée un peu moins favorablement comparée à
une option classique mais pour un coût nul (prime zéro basée sur la mise en place de deux
options contraires : un achat d’option et une vente d’option dont les primes s’annulent).

Section III : la prés-domiciliation et la domiciliation bancaire

La réglementation du commerce extérieur et du contrôle des échanges a exigé que


toutes les actes définitifs de domiciliation des opérations d'importation ou d'exportation de

- 43 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

biens et de services sont soumis, à la procédure de pré-domiciliation électronique. La décision


de procéder à la domiciliation des opérations commerciales se fonde sur la base de
l’appréciation de la surface financière et du risque client.

1. La prés-domiciliation électronique

Dans le cadre de l’amélioration du dispositif de contrôle et de facilitation


administrative de traitement des opérations de commerce extérieur, il est arrêté qu’à compter
du 15 mars 2016 tout acte définitif de domiciliation d’une opération d’importation ou
d’exportation de biens ou de services est soumis à la satisfaction préalable de la procédure de
pré-domiciliation par voie électronique que chaque opérateur économique de droit algérien
doit accomplir.81

Cette procédure en amont de l’acte définitif de domiciliation consiste en


l’accomplissement d’une formalité d’inscription et de validation de la prés-domiciliation
électronique de l’opération de commerce extérieur à travers l’accès par l’opération
économique concerné au site internet de la banque domiciliataire. Cela pour but d’encourager
les exportations et de mieux contrôler les opérations et les transactions financières pour lutter
contre la corruption et le blanchissement d’argent aussi contrôler les flux de capitaux vers
l’étranger82
La pré-domiciliation électronique procède quatre phases :
1-phase inscription client
2-phase identification client et pré-domiciliation de la demande
3-phase contrôle et validation de la demande de pré-domiciliation au niveau central
4-phase de contrôle de la demande de domiciliation au niveau de l’agence bancaire
domiciliataire.

2. La domiciliation bancaire
D’après la note 07-01 du 03 février 2007 applicable depuis le 1er juillet 2007
concernant les transactions courantes avec l’étranger et les comptes devises (il est applicable
autant pour les importations que pour les exportations) et qui affirme que :

81
L’article 29 du règlement N°07-01 du 03 février 2007 relatif aux règles applicables aux transactions courantes
avec l’étranger et aux comptes devises.
82
Note n°17/2016/Direction Général des changes du 13 mars 2016 aux banques, intermédiaire agréés.

- 44 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

« Toute opération d’importation ou d’exportation de bien ou de service est soumise à


l’obligation de domiciliation auprès d’un intermédiaire agréé. La domiciliation est préalable à
tout transfert/ rapatriement de fonds, engagement et/ou dédouanement. »83

2.1. Définition de la domiciliation :

La domiciliation84 consiste en l’ouverture d’un dossier qui donne lieu à l’attribution d’un
numéro de domiciliation par l’intermédiaire agréé domiciliataire de l’opération commerciale.
Ce dossier doit contenir l’ensemble des documents relatifs à l’opération commerciale.

Donc, la domiciliation est une formalité administrative réglementaire (l’enregistrement


ou l’immatriculation d’une opération d’importation ou d’exportation auprès d’une banque) qui
assure le suivi et le contrôle d’une opération d’importation ou d’exportation dès son ouverture
jusqu’à son apurement. C’est aussi une procédure qui permet de donner aux opérateurs initiés
une assise légale conformément à la réglementation du commerce extérieur, ainsi qu’un
contrôle a posteriori de la Banque d’Algérie.

2.2. Traitement de l’opération de domiciliation à l’import

Avant de procéder à la domiciliation, la banque est tenue de vérifier que


l’importateur n’est pas frappé d’une mesure d’interdiction d’exercer les opérations du
commerce extérieur, en plus il doit disposer du registre du commerce et de son numéro
d’identification fiscale et statistique, et d’une bonne surface financière. Pour le produit importé
n’est pas prohibé et qu’il est compatible avec l’activité de l’importation, et il doit répondre aux
normes et à la qualité édictée par la législation et la réglementation en vigueur à la date de
l’importation. Le dossier de domiciliation comporte trois phases 85: phase d’ouverture, de
gestion et d’apurement

2.3.1. La phase d’ouverture : La première étape, le client doit être titulaire d’un compte
courant bancaire (CCB) auprès de la banque ; de plus, il doit remettre un certain nombre de
document qui constitueront le dossier, à savoir : La facture pro forma, la carte magnétique, la
mise à jour fiscale et parafiscale et un registre du commerce égalisé par la chambre national
de registre commerce (CNRC).
Le banquier à son tour donne à son client ces documents pour les remplir et les signer :
83
Règlement de la banque d’Algérie n° 07-01, relatif aux règles applicables aux transactions courantes avec
l’étranger et aux comptes devise.
84
Chirigui (Ch.), « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes »,mémoire magister,
université de Oran,2014 , p103
85
Document interne de la banque

- 45 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

Une demande de domiciliation, une demande d’ouverture d’un crédit documentaire, un


engagement d’importation, engagement pour propre utilisation et une attestation de risque de
change car la cour de change n’est pas stable.
Une fois les documents sont réunis, le banquier va procéder à l’ouverture d’une fiche de
financière et à l’apposition du cachet de domiciliation sur les factures.

Après que tous ces documents eurent été vérifié et reconnu conformes, le préposé à la
domiciliation présente l’engagement d’importation au Directeur d’Agence pour avoir sa
signature. Il va ensuite enregistrer l’opération dans le répertoire approprié, selon que
l’importation est à délai normal (DI), dont la réalisation physique ne dépasse pas les six mois
ou à délai spécial (DIP), dont la réalisation physique va au-delà des six mois, en attribuant un
numéro de domiciliation.

Figure N°3 : Modèle d’un cachet de domiciliation d’une importation

BANQUE : AGENCE :

DOMICILIATION IMPORT
A B C D E F G H
La date :

Source : A partir d’un document interne de la banque

Le banquier recueil la demande d’ouverture, ainsi que la facture pro forma et la taxe de
domiciliation pour les importations destinées à la revente en l’état.

Composé de vingt et un (21) caractères répartis comme suit86 :

A) Deux chiffres représentant le code Wilaya.


B) Deux chiffres représentant le code agrément de la banque.
C) Deux chiffres représentant le code agrément du guichet au niveau de la wilaya.
D) Quatre chiffres représentant l’année en cours.
E) Un chiffre représentant Le trimestre.
F) Deux chiffres représentant la nature de l’opération.
G) Cinq chiffres représentant le numéro d’ordre (DI : série de 00001 à 79999 ; DIP :
série de 80001 à 99999).
86
Document interne de la banque

- 46 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

H) Le code monnaie norme ISO (exemple : EUR).

Après enregistrement, le préposé à la domiciliation doit remettre à l’importateur un


exemplaire du contrat déposé dûment domicilié (portant le cachet de domiciliation reprenant
la date et le numéro de domiciliation ainsi que les références du guichet domiciliataire) suivi
de la signature du banquier.

Le contrat domicilié permettra à l’importateur d’accomplir d’autres formalités


administratives et douanières. Après avoir accompli ces taches ; l’agent chargé de l’opération
remplit soigneusement une fiche de contrôle import ; afin d’assurer un bon suivi au regard de
la réglementation des changes, et perçoit des commissions de domiciliation ainsi que le
blocage de la provision si le connaissement est au nom de la banque.

2.3.2. La phase de gestion

La conformation d’ouverture se réalise avec des messages SWIFT. Dans ces étapes, le
client a le droit de faire des modifications sur le pli cartable ; ce dernier sous forme des
documents exigée par l’importateur à l’exportateur. Chaque modification l’importateur doit
supporter des frais supplémentaires. Le préposé aux opérations de domiciliation établit la
fiche de contrôle, Il remplit comme suit :
-le nom du fournisseur (à indiquer dans la case références diverses concernant
l'importateur).
-les modalités de paiement concernant le dossier ouvert et l'échéancier probable du
règlement de l'importation (dans la case observations générales).
La fiche du contrôle remplie soigneusement, doit faire apparaître les renseignements aussi
complets que possible, afin de répondre aux soucis de l’institut d’émission et d'observer la
réalisation physique de l'opération, au regard des dispositions de la réglementation des
changes.
Le dossier de domiciliation est ensuite remis au chef de service et au directeur
d'agence pour validation. On attend un avis de débit (qui rapporte un paiement à la banque
notificatifs) et SWIFT de règlement et la formule 104.

2.3.3. La phase d’apurement

Il existe trois exemplaires de D10 (le document douanier qui sert comme une
justification que la marchandise importé est arrivé et passé par la douane).
• Le bleu pour le client.

- 47 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international

• Le rouge pour la douane.


• Le jaune pour l’agence la banque émettrice
L’apurement du dossier du commerce extérieur consiste, pour l’intermédiaire agréé, à
s’assurer de la régularité et de la conformité de la réalisation des contrats commerciaux et du
bon déroulement des flux financiers auxquels ils donnent lieu au regard de la règlementation
en vigueur. La banque doit veiller à l’apurement des dossiers domiciliés à son niveau dans les
délais prescrits.

Elle doit signaler, sans délai, à la Banque d’Algérie, toute irrégularité ou retard dans
l’exécution des mouvements de fonds de/vers l’étranger.

La banque procède au contrôle du dossier de domiciliation a l’import à savoir, en possession


les documents suivants

• La facture définitive.
• Titre de transport.
• Certificat d’origine.
• Le document douanier exemplaire banque D10
• Formulaire de prélèvement devise.
• Le SWIFT réel du transfert.
• Certificat de qualité
L’ensemble de c’est document doit avoir le même montant ainsi que le même numéro de
domiciliation préalablement attribue.
Le dossier répond tous les éléments, il est considère comme apuré, régulier

Conclusion

Ce chapitre a traité les modes de paiement des transactions commerciales


internationales, le crédit et la remise documentaire, et les risques qui confrontent les
opérations d’import-export et comment y a faire face en mettant l’accent sur la domiciliation
bancaire qui a régis par la réglementation financière Algérienne, qui sera traiter dans le
chapitre suivant.

- 48 -
Chapitre III :
Le système bancaire et
la réglementation du
financement des
importations en Algérie
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Introduction

Dans ce chapitre, nous nous interrogeons sur le système bancaire algérien et


l’évolution de la réglementation du financement des importations en Algérie depuis
l’indépendance jusqu'à nos jours.
Ce chapitre est structuré de manière à présenter en première section l’évolution du
système bancaire algérien durant la période de la gestion administrative de l’économie. La
deuxième section se portera sur la réforme du système bancaire algérien et la transition vers
l’économie de marché. Enfin, dans la troisième section, nous aborderons l’évolution de la
réglementation du financement des importations en Algérie.

Section I : Evolution du système bancaire algérien durant la période de gestion


administrative de l’économie

Etant donné que le système bancaire algérien est le reflet des choix du modèle de
développement et du système économique, son analyse couvre la période qui va de
l'indépendance jusqu'à 1990. Pour des raisons pédagogiques, il apparu préférable de faire une
présentation qui tient compte des différentes étapes historiques traversées par le système
bancaire algérien.87

1. la veille de l'indépendance
A la veille de l'indépendance de l'Algérie, le système bancaire se composait, de
filiales des banques étrangères implantées au nord du pays tels que le crédit lyonnais, le
crédit foncier d’Algérie et Tunisie (CFAT), notamment dans les villes portuaires, et dont la
finalité est d'assurer les opérations bancaires et financières nécessaires aux transactions
commerciales.

2. De l'indépendance à 1966
Durant cette période, l'Algérie a opté pour à la récupération de souveraineté monétaire
par la création du dinar algérien (DA) et l'institut d'émission Banque Centrale d'Algérie
(BCA)88. Les premières actions vont dans le sens, à partir d'institutions existantes, de mise en
place de nouveaux instruments : l'un chargé du financement du développement, la Caisse

87
Société inter bancaire de formation, Le système bancaire algérien, historique et évolution, 2002 Alger.
88
TAHRAOUI(M), « Pratiques bancaires de banques étrangères envers les PME Algériennes: Cas de la Société
Générale Algérie », université d'Oran, thèse de magister 2007, P 16.

- 50 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Algérienne de développement (CAD) et l’autre, de la mobilisation de l'épargne, Caisse


Nationale d'Epargne et de Prévoyance (CNEP).
2.1. La création de la Banque Centrale d’Algérie (BCA)
La Banque Centrale d'Algérie ayant été instituée le 12 décembre 1962 par la loi N°62-
144 fut dotée de tous les statuts d'un institut d'émission, afin de créer les conditions favorables
à un développement ordonné de l'économie nationale. La Banque Centrale exerce les
fonctions d'émission de la monnaie fiduciaire, de direction et de surveillance du crédit, ainsi
que la gestion des réserves de change pour maintenir les conditions les plus favorables à un
développement de l’économie.
La Banque d’Algérie établit les conditions générales dans lesquelles les banques et les
établissements financiers algériens et étrangers peuvent être autorisés à se constituer en
Algérie et à y opérer.
2.2. La Caisse Algérienne de Développement (CAD)
Le 07/05/1963, on assiste à la création de la Caisse Algérienne de Développement
(CAD) «qui apparaît comme une direction du plan, par son rôle dans l'établissement des
programmes d'investissements publics ou d'importation, à la direction du Trésor, par son rôle
de gestion du budget et de la contrevaleur des aides étrangères, à une banque d'affaires, par la
participation qu'elle est habilitée à prendre ; à un établissement de crédit à court, moyen et
long terme, à une banque de commerce extérieur et une caisse des marchés de l'État ».89

2.3. La Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance(CNEP)


La Caisse Nationale d'Épargne et de Prévoyance (CNEP), créée le 10/08/1964, avait
pour rôle, la collecte de l'épargne destinée à la construction du logement. Son activité sera
orientée par la suite vers le financement des programmes planifiés d'habitat collectif.90

3. La période 1966-1970
Durant cette période, l'Algérie a opté pour la création d'un système bancaire classique
composé des banques commerciales, qui pour la plupart ont vu le jour à la faveur des mesures
de reprise des banques étrangères décidées durant cette période (Nationalisation des banques
étrangères). Ce système bancaire classique sera achevé par la création du Crédit Populaire
d'Algérie (CPA), la Banque Nationale d'Algérie (BNA) et la transformation des banques
privées étrangères en banques nationales.

89
[Link], le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967, p155.
90
[Link]

- 51 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

3.1. La Banque National d’Algérie (BNA)


Le 13 juin1966, ce fut la création de la Banque Nationale d'Algérie (BNA)91 qui
disposait d'un monopole légal en matière de traitement des opérations bancaires du secteur
public, agricole, industriel et commercial ainsi que les activités des banques étrangères telles
que la Banque de Paris et des Pays Bas (BPPB), la banque nationale pour le Crédit et
d’Industrie d’Afrique (BNCIA), le Crédit Foncier d’Algérie et de Tunisie (CFAT) et le Crédit
Industriel et Commercial (CIC).

3.2. Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA)


Le 29 décembre 1966, fut crée le Crédit Populaire d'Algérie (CPA)92, pour le
financement de l'artisanat, de l'hôtellerie, les professions libérales ainsi que les PME, sur la
base du patrimoine de quarante banques populaires déjà existantes et par la reprise des
activités sous forme de conventions passées avec la Société Marseillaise de Crédit (SMC) et
la Banque Algérie (MISR-BIM).

3.3. La Banque Extérieur d’Algérie (BEA)


Le 01 octobre 1967, l'Algérie venait de parfaire le système bancaire algérien, en
créant la Banque Extérieure d'Algérie (BEA) par ordonnance N° 67-204 par reprise sous
forme de conventions passées avec le Crédit Lyonnais (CL), la Banque Industrielle d’Algérie
et de la Méditerrané (BIAM), la Société Générale (SG), le Crédit du Nord (CN) et enfin la
Barclays Bank (BB). La BEA avait pour but, le développement des relations bancaires et
financières avec le reste du monde. Comme le souligne à juste titre Mer P. Pascallon93«
L’algérianisation des structures financières peut être considérée comme terminée».

4. La période 1970-1978
A partir de 1970, un réexamen du principe de la spécialisation sectorielle des banques
qui consiste à la gestion et au contrôle des opérations financières des entreprises publiques a
été imposé et adapté par l'instauration de la planification comme mode de gestion de
l'économie.

Dans ce cadre, la Caisse Algérienne de Développement (CAD), laisse place, en Mai


1972, à la Banque Algérienne de Développement (BAD), qui sera chargée du financement des

91
Ordonnance N°66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale d'Algérie.
92
[Link]
93
[Link], le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre 1970, n°289, page 876.

- 52 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

investissements productifs nécessaires à la réalisation des objectifs de développement


économique de l'Algérie.

5. La période 1978-1986
En 1978, le Trésor Public remplace le système bancaire dans le financement des
investissements planifiés du secteur public. Les banques primaires n'interviennent pas plus
que pour la mobilisation des crédits extérieurs. Cette mesure porte un dernier coup à la
réforme de 1970.

A partir de 1982, une restructuration du secteur bancaire a été engagée en vue de


renforcer la spécialisation des banques et de diminuer le pouvoir de certaines d'entre elles
(BAD, BNA, CPA) qui se sont retrouvées avec un surcharge de fonction et un poids financier
considérable. Cette période s'est caractérisée par la création de deux banques primaires :

5.1. La Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R)


La première, étant la (B.A.D.R), elle fut créée en 1982, sa vocation principale est
d’assurer le financement du secteur agricole pour alléger les fonctions de la BNA et de
prendre en charge le volet artisanal94.

5.2. La Ba nque de Développement Local (B.D.L)


La seconde banque, créée le 30/04/1985, est issue du Crédit Populaire d'Algérie
(CPA), il s'agit de la Banque de Développement Local (BDL). Elle a pour rôle le financement
des unités économiques locales et, en général, la reprise de certaines activités du CPA95.

Il est important de relever, que la loi bancaire de 198696 relative au régime des
banques et du crédit, n'a pas été mise en œuvre et ce, à cause de l'accélération du processus de
réforme fondé sur les critères de rentabilité financière, car « le système de financement qui a
prévalu avant cette loi a connu des phénomènes corrélatifs tels que la faiblesse, voire
l'inexistence de marchés monétaire et financier, un faible degré de bancarisation de
l'économie, la domiciliation obligatoire unique des entreprises publiques auprès des banques
primaires, et enfin l'absence d'une véritable politique d'encadrement du crédit »97

94
Décret N° 82-106 du 13 mars 1982 portant création de la Banque de l’Agriculture et du Développement
Rurale et fixant ses statuts.
95
Décret N° 85-85 du 30 avril 1985 portant création de la Banque de Développement local et fixant ses statuts.
96
[Link]-NACER, les cahiers de la réforme, Vol. N° 4, éditions ENAG, 1990, page13.
97
Loi 86-12 du 19 août 1986 relative au régime des banques et du crédit

- 53 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

6. A partir de 1988
A partir de 1988, l'économie algérienne va connaître plusieurs réformes. La première
est axée sur l'autonomie de l'entreprise publique et la création des fonds de participation. Les
banques commerciales sont considérées comme des entreprises publiques économiques et
sont, de ce fait, concernées par la réforme de 1988.

La loi relative à la monnaie et au crédit, promulguée en 1990, va créer un nouveau


cadre dans lequel le système bancaire algérien va évoluer. La crise de l'endettement extérieur
met en relief les dysfonctionnements de l'économie nationale et d'autres réformes
économiques sont engagées avec l'appui des institutions monétaires et financières
Internationales (FMI et BM). Durant toute cette période, le système bancaire sera au centre
des ajustements opérés.

Section II : La réforme du système bancaire algérien et la transition vers


l’économie du marché

La réglementation bancaire algérienne donne lieu à la promulgation des lois au faire-


à-mesure des situations de la banque d’Algérie. C’est ainsi que la loi sur la monnaie et le
crédit, constitue le véritable point de rupture avec les pratiques anciennes, C’est en effet
depuis cette loi qu’un nouvel environnement bancaire et financier, plus conforme à la
libéralisation de l’économie de sa tutelle administrative, a commencé à se mettre en place.

En faisant de la banque d’Algérie la véritable autorité monétaire et en fixant le cadre


global d’exercice de la concurrence. Cette loi a introduit pour la première fois en Algérie, la
rationalité et les règles de l’orthodoxie bancaire universelle. Elle consacre en fait, le caractère
universel du système bancaire et financier algérien. Bicéphalisme

1. Présentation des objectifs de la réforme monétaire et bancaire de 1990 (La loi sur la
monnaie et le crédit 90/10)
La loi sur la monnaie et le crédit de 1990, prometteuse et ambitieuse d’après plusieurs
analystes, a visé l’objectif de mettre une limite définitive à toute intervention administrative,
de réhabiliter le rôle de la banque centrale d’Algérie dans la gestion de la monnaie et du crédit
et de rétablir la valeur du dinar algérien. Cette loi avait pour objectif aussi d’aboutir à une
meilleure bancarisation de l’économie, déspécialiser les banques, clarifier les missions

- 54 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

destinées aux banques et aux établissements financiers, et assainir la situation financière des
entreprises du secteur public en encourageant les investissements extérieurs utiles.98 Et enfin,
diversifier les sources de financement des agents économiques, notamment les entreprises par
la création d’un marché financier.

1.1. Evaluation de la loi relative à la monnaie et au crédit de 1990


Depuis la promulgation de cette loi, l’architecture de l’espace bancaire algérien s’est
progressivement modifiée. Des innovations importantes ont été introduites, imprimant aux
pratiques bancaires nationales davantage de rationalité économique, d’esprit commercial et
une dose naissante de concurrence.

1.1.1. Les innovations de la loi au plan interne


Au plan interne, la loi sur la monnaie à octroyé une plus grande autonomie au système
bancaire et financier, en même temps qu’elle à élargi le champ d’intervention des banques et
établissements financiers.
A. Une plus grande autonomie du système bancaire et financier
Dans les prérogatives de cette loi, la banque centrale se réattribue les prérogatives de
«
banques des banques » que les textes lui ont toujours reconnues mais qui ont été perverties
jusqu'à la transformer en une simple fabrique de billets. C’est ainsi, qu’en matière
d’autonomie, la banque d’Algérie a retrouvé ses prérogatives en matière de conception et
d’application de la politique monétaire. Les règles prudentielles, qu’elle a dû, très vite édicter,
sont venues mettre de l’ordre dans les pratiques bancaires, confirmant ainsi le passage à un
modèle de gestion bancaire conforme aux normes internationales. La loi sur la monnaie et le
crédit a apporté également des innovations sur le plan institutionnel, en créant notamment
nouveaux organes d’encadrement et de dynamisation du système bancaire et financier
algérien, tels le conseil national de la monnaie et du crédit (CNMC), la commission bancaire,
la centrale des risques ou encore l’association des banques et établissements financiers
(ABEF).

B. Un champ d’intervention plus large pour les banques et les établissements financiers

98
BENMANSOUR(A), LACHACHI(M), Quelle place occupe la loi 90/10 dans la politique monétaire
algérienne, Université de Tlemcen, octobre 2002

- 55 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Cette autonomie, consacrée par la loi sur la monnaie et le crédit, se constate


notamment au travers de l’élargissement du champ d’intervention des banques et
établissements financiers. Les prérogatives des banques et établissements financiers dans le
financement de l’économie ont été élargies. Aux concours à court et moyen terme octroyés
jusque là, se sont ajoutés les prêts à long terme. En plus des opérations classiques
universelles, les banques peuvent recevoir du public des fonds destinés à être placés en
participations auprès d’une entreprise

C. L’ouverture de l’espace bancaire algérien


Le paysage bancaire algérien compte aujourd’hui plus de trente (30) institutions
bancaires et financières fonctionnelles ou en phase de démarrage. Ces institutions peuvent être
classées en trois catégories :
 Les grandes banques publiques : ces banques ont joué un rôle prépondérant dans le
développement de l’économie nationale.
 Les nouvelles banques : ce sont des banques à capitaux essentiellement privés,
d’origine interne ou externe. La plupart sont beaucoup plus tournés vers des activités
des banques d’affaires et de commerce extérieur que des activités de banques de
détail.
 Les institutions financières spécialisées: elles remplissent deux fonctions ; octroyer
des financements spécialisés ou prendre des participations dans des projets et des
entreprises et mutualiser les risques par des dispositifs de garanties appropriés.
D. De meilleure relations banques-entreprises et une meilleure gestion du risque :
Dans ce contexte de profondes réformes, les relations banques- entreprises se sont
totalement transformées. Elles sont aujourd’hui régies par les lois du marché. Le client est au
centre des préoccupations de chaque banque et chacun des partenaires (client ou banquier) est
apprécié sur ses capacités, ses performances et son professionnalisme.

1.1.2. Les innovations de la loi au plan externe


Au plan externe, la loi sur la monnaie et le crédit99 a introduit deux grandes innovations :

A. Les relations financières internationales :


La première porte sur l’ouverture du système bancaire algérien, sur la possibilité
donnée aux banques et établissements financiers étrangers de s’installer ou de se faire
99
BENMANSOUR(A), LACHACHI(M), 2002, [Link]

- 56 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

représenter en Algérie. Les conditions d’établissement, de fonctionnement et de modification


de statuts, sont fixées par la loi. Le conseil national de la monnaie et du crédit est chargé de
veiller à leur respect, et donc d’octroyer ou de refuser l’agrément lorsque les conditions ne
sont pas remplies.

La deuxième autorise en effet les non résidents à transférer des capitaux en Algérie
pour financer toute activité économique non expressément réservée à l’Etat. Ces capitaux
ainsi que les revenus, intérêts, rentes et autres produits en relation avec le financement initial,
peuvent être rapatriés et jouissent des garanties prévues par les conventions internationales,
ratifiés par l’Algérie.

B. Les opérations de commerce extérieur :


Le traitement de la dette algérienne à permis de dégager une partie des ressources
nécessaires à la relance économique et au rétablissement des grands équilibres. Des mesures
d’accompagnement portant principalement sur la libéralisation du commerce extérieur et
l’application d’une politique monétaire résolument anti-inflationniste furent prises.

Dans ce contexte nouveau, caractérisé par l’élargissement des possibilités d’accès au


financement du commerce extérieur, un nouveau règlement est venu organiser l’accès au
commerce extérieur. Aujourd’hui, tout opérateur est éligible au crédit extérieur, dés lors qu’il
respecte la réglementation en vigueur en matière de contrôle des changes et qu’il réponde aux
conditions de solvabilité et de rentabilité.

2. Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit


Des aménagements ont été introduits en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit
sans pour autant toucher à l’autonomie de la banque d’Algérie, dans le but de rehausser
l’influence de l’exécutif dans la prise de décision sur la politique monétaire du pays. Ces
modifications ont pour principal objectif de dissocier la composition et les fonctions du
conseil de la monnaie et du crédit CMC. En effet, les aménagements apportés à la loi bancaire
90-10 ont été introduits par l’ordonnance bancaire N° 01-01100et ayant pour objet principal de
scinder le CMC en deux organes:

Le premier organe est constitué du conseil d’administration (le Conseil


d’Administration de la Banque d’Algérie), qui est chargé de l’administration et de la direction

100
Ordonnance N° 01-01 du 27 Février 2001 modifiant et complétant la loi 90-10 du 14 avril 1990 relative à la
monnaie et au crédit.

- 57 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

de la banque d’Algérie ; le deuxième organe (le CMC), qui est chargé de jouer le rôle
d’autorité monétaire. Désormais, il est à rappeler que le CMC n’a plus en charge
l’administration et l’organisation de la banque d’Algérie. De plus, il est à souligner que la
CMC est formé d’une nouvelle équipe composée:

1. Des membres de conseil d’administration de la banque d’Algérie,


2. De trois personnalités choisies en raison de leur compétence en matière économique et
monétaire, nommés par le Président de la République, alors qu’ils étaient au nombre de quatre
dans la loi [Link] nouvelle composition, tout en maintenant le principe d’indépendance
de la banque d’Algérie, a atténué les déséquilibres en défaveur de l’Exécutif.

3. La nouvelle ordonnance relative à la monnaie et au crédit du 26 Août 2003


En 2003, fut marquée par la mise en faillite des deux banques privées. Il s'agit de la
banque El Khalifa et la Banque pour le Commerce et l'Industrie d'Algérie (B.C.I.A). En effet,
les défaillances bancaires ont toujours généré un double effet dans tous les pays du monde.
Premièrement, une crise de confiance dans le secteur financier privé, deuxièmement, un
renforcement et un resserrement de l’environnement législatif et réglementaire de l’activité
bancaire.

La loi 90/10 est basée sur un principe essentiel porteur d’efficacité et de progrès et le
principe d’universalité. Malheureusement, la réalité au quotidien est après l’entrée en vigueur
de la loi bancaire moins décloisonné qu’on pouvait l’espérer.

Le principe d’universalité n’a pas été réellement traduit dans les faits surtout que le
système bancaire algérien est composé d’un nombre restreint des banques. Ce nombre
restreint traduit la nature oligopolistique du système bancaire algérien et son éloignement de
la logique de compétition et de concurrence que la politique économique actuelle cherche à
instaurer. Quatorze années n’ont pas suffit pour mettre en place un système bancaire
réellement universel, capable d’affronter sans crainte les défis de l’économie algérienne. Il
reste trop de règles de jeu biaisées.101

En rendant la banque centrale d’Algérie indépendante vis-à-vis de toute tutelle, et en


lui attribuant des pouvoirs considérables sur les banques commerciales et sur les
investissements étrangers, la loi a surestimé la capacité technique de l’institut d’émission à

101
L’ordonnance bancaire N° 03–11 du 26 Août 2003 Relative à la Monnaie et au Crédit

- 58 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

prendre en charge effectivement les tâches qui lui sont affectées et à négliger totalement les
conflits de compétence qui risquent de surgir, au moment de l’exécution de ces tâches entre
l’exécutif (le gouvernement) et la banque d’Algérie. En effet, cette loi a créé un bicéphalisme
dans la gestion de l’économie. Les banques (publiques ou privées) devaient se plier aux
exigences de la banque d’Algérie en matière:102
L’Algérie, écrit l’ex-haut fonctionnaire de la Banque mondiale, Mourad Benachenhou, s’engage à
renoncer à l’idée que les relations entre le Nord et le Sud sont des relations de domination et
d’exploitation devant être changées par des négociations globales et à accepter l’analyse des pays
capitalistes suivant laquelle ces relations sont la conséquence, du libre jeu des mécanismes de
marché…et que le développement n’est que le résultat d’une exploitation adéquate des avantages
comparatifs »

• De respect des taux en vigueur (taux débiteurs ou créditeurs)


• De respect des règles prudentielles édictées par la loi 1990
• De respect de la réglementation des changes

En ce qui concerne l’encouragement de l’investissement étranger, la loi attache de


l’importance à l’autorisation de rapatriement des revenus. Cette mesure n’est pas suffisante,
d’autres conditions sont nécessaires pour attirer le capital étranger.

Pour pallier aux insuffisances de régulation du secteur bancaire, une nouvelle


ordonnance relative à la monnaie et au crédit a été promulguée en Août 2003103 dont la teneur
suit : l’ordonnance amendant la loi 1990, s’attache à resserrer les conditions d’agrément des
banques et à renforcer les règles prudentielles qui encadrent le marché du crédit, et prendre les
mesures nécessaires pour assurer la solidité du système bancaire national et la crédibilité
financière du pays. Les points saillants de cette nouvelle ordonnance concernent notamment :
 L’exercice de l’activité bancaire ;
 Les conditions de création des banques ;
 La centrale de risque ;
 Les privilèges accordés aux banques et établissements financiers ;

102
BENACHENHOU(M), Dette et démocratie, Alger, 1993, p171
103
L’ordonnance bancaire N° 03–11 du 26 Août 2003 Relative à la Monnaie et au Crédit

- 59 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

 Et, le respect des normes de gestion.

3.1. L’exercice de l’activité bancaire


Les activités bancaires ne peuvent être exercées que par deux catégories
d’établissement ; les banques universelles et les établissements financiers spécialisés,
constituent en fait les supports les plus appropriés pour le développement de toute
l’intermédiation bancaire en raison de la vocation universelle reconnue pour la première et le
caractère spécialisé pour la seconde.

3.2. Conditions de création des banques


Sans préjudice des conditions fixées par le conseil par voie de règlement à leurs
personnels d’encadrement, nul ne peut être fondateur d’une banque ou d’un établissement
financier ou membre de son conseil d’administration, ni directement ou par personne
interposée, diriger, gérer ou représenter à titre quelconque une banque ou un établissement
financier, ni disposer du pouvoir de signature pour de telles entreprises : s’il a fait l’objet
d’une condamnation, pour crime, pour détournement, concussion, vol, escroquerie, émission
de chèque sans provision ou abus de confiance ; pour soustractions commises par dépositaires
publics ou extorsion de fonds ou de valeurs , pour banqueroute ,pour faux en écritures ,pour
infraction au droit des sociétés , pour recel des biens détenus à la suite de ces infractions, pour
toute infraction liée au trafic de drogue et au blanchiment d’argent et au terrorisme

3.3. Centrale de risque


La banque d’Algérie organise et gère un service de centralisation des risques,
dénommé (centrale des risques), chargé de recueillir auprès de chaque banque et chaque
établissement financier le nom des bénéficiaires des crédits, la nature et le plafond de crédits
accordés, le montant des utilisations ainsi que les garanties prises pour chaque crédit.

3.4. Les privilèges accordés aux banques et établissements financiers


L’ordonnance sur la monnaie et le crédit a accordé aux banques et établissements
financiers des privilèges en matière de garanties et de recouvrement des créances qui
bénéficient d’un régime dérogatoire de droit commun.

3.5. Respect des normes de gestion

- 60 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

L’ordonnance sur la monnaie et le crédit tout comme l’ancienne loi, reconnaît aux
banques et aux établissements financiers le statut d’entreprise avec toutes les conséquences
que cela comporte au plan de la rentabilité et de la performance.
Les normes prudentielles obligent dorénavant les banques à mesurer les risques
qu’elles prennent dans le cadre de l’activité, quantitativement (ratios) et qualitativement
(contrôle interne).

4. L’ordonnance bancaire N° 10-04 du 26 Août 2010 relative à la monnaie et au crédit


L’ordonnance bancaire N°10-04104 du 26 Août 2010 modifiant et complétant
l’ordonnance bancaire N°03-11 relative à la monnaie et au crédit, a introduit de nouveaux
durcissements concernant la législation réglementant l’activité des banques étrangères
installées en Algérie. En effet, la nouvelle ordonnance bancaire N°10-04 stipule que «l’Etat
détient une action spécifique dans le capital des banques et établissements financiers à
capitaux privés en vertu, de laquelle, il est représenté, sans droit de vote, au sein des
organismes sociaux».
En parallèle, l’ordonnance bancaire N°10-04 oblige aussi les intérêts algériens de
détenir la majorité du capital (51 %) dans les banques et établissements financiers lancés par
les investisseurs étrangers. Ainsi, les banques et établissements financiers à capitaux privés,
nationaux ou étrangers doivent obtenir l’autorisation de l’Etat pour céder des actions à des
tiers. Aussi, il est à souligner, que les cessions d’actions doivent être conclues sur le territoire
national et l’Etat dispose d’un droit de préemption sur ces actions.

Section III : Evolution de la réglementation du financement des importations en


Algérie

Au lendemain de l’indépendance, l’Algérie a adopté un système d’économie planifiée.


L’économie étant caractérisée par l’intervention de l’État dans tous les secteurs d’activités.

104
L’ordonnance Bancaire N° 10 -04 du 26 Août 2010 relatif a la monnaie et crédit

- 61 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

L’Etat a jeté les bases d'un contrôle qui se voulait total à l'époque : il correspondait à «
l'option socialiste » que l'on avait choisie.
Cette politique a perduré jusqu’au début des années 1990 où la nécessité d’engager des
réformes en matière d’organisation et de fonctionnement de l’économie s’est avérée
indispensable compte tenu de l’émergence du secteur privé et de la déstructuration financière
de la plupart des entreprises publiques de distribution ainsi que les démarches de la transition
vers l’économie du marché.
Nous essayons dans cette section de faire le point sur l’évolution de la réglementation
des importations en Algérie et leur tendance générale.

1. Evolution de la réglementation des importations en Algérie


L’évolution de la réglementation des importations en Algérie a connu plusieurs
périodes qui vont du la période d’organisation du monopole de l’Etat sur les importations
jusqu’à la libéralisation du commerce extérieur en Algérie.

1.1 Période d’organisation du monopole de l’Etat sur les importations


Deux grandes périodes ont marqué l’évolution des importations en Algérie, à savoir :
la période 1963-1970 et, la période 1970- 1988.

1.1.1. La Période 1963 – 1970


Le 16 mai 1963, l’Algérie a mis en place des mesures protectionnistes dans le but de
surmonter aux difficultés rencontrées et protéger l’économie nationale et la poursuite d’une
politique de croissance autonome. Ces mesures ont été prises à deux niveaux, touchant aux
procédures de contrôle et aux organes de contrôle.

A) Les procédures de contrôle :

A.1. Le contingentement à l’importation : le 16 mai 1963105 un cadre règlementaire de


contingentement pour l’importation des marchandises a été défini, en déterminant les produits
qui sont soumis aux licences d’importation. Cette procédure à comme objectif:

105
Décret 63/188 du 16 mai 1963 relatif au règlement de contingentement pour l’importation des marchandises
conçue par le Ministère du commerce.

- 62 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Protéger la production et l’emploi nationaux,


De limiter l’importation de luxe dans le but de favoriser l’économie de se devises

A .2. La politique tarifaire : durant la période allant de 1963 et 1967 la politique tarifaire
était inadéquate par ce que les droits des douanes étaient trop faibles pour compenser les bas
prix les plus compétitifs des partenaires notamment européens. En février 1968 apparait un
nouveau tarif en instituant des nouvelles quotités de droits des douanes.
A.3. Le contrôle de change : l’Algérie quitte le système de la zone « Franc »106 et se dote
d’une banque centrale (la banque d’Algérie) et par voie de conséquence est créé le dinar
comme monnaie nationale. La banque d’Algérie a exigé que toutes transactions commerciales
avec l’étranger et les transferts de fonds soient soumis à des autorisations préalables.
B) Les organes de contrôle :

B.1. Office National de Commercialisation (ONACO) : C'est un organisme public qui, à


l'origine, avait le monopole des importations pour un certain nombre de produits. En général
ce sont des produits de consommation courante en Algérie : sucre, café, thé …
B.2. Les Groupement Professionnels d’Achat (GPA) : réunissant l’Etat et les importateurs
privés et constituant des sociétés à capital en majorité public jouissant d’un monopole
d’importation pour les produits de leurs branches (le bois, les textiles, les chaussures etc...).

1.1.2. La période 1970-1988 : la phase du monopole


La phase du monopole se subdivise en trois périodes : la période 1970-1974, la
période 1974-1978 et la période 1978-1988.

A) La Période 1970-1974 : le monopole comme instrument de planification


La réglementation du financement des importations fonctionné par l’attribution aux
entreprises publiques d’un monopole à l’importation pour les produits de leurs branches telle
que les entreprises de mécanique
(SONACOME) ; de matériaux de construction (SNMC) de produits sidérurgiques (SNS).
Dés 1972, le monopole a connu un nouveau fonctionnement par la distribution de licences
d’importation en vue de favoriser la programmation des achats de l’étranger par les

106
La loi n° 62.144 de 1962, L’Algérie a créé sa propre banque centrale d’Algérie (BCA) qui a maintenu à la
création du dinar Algérien en 1964 suivant la loi n° 64-111 du 10/04/1964 comme monnaie propre à l’Algérie et
qui va se substituer au franc français.

- 63 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

entreprises de monopole. Ce système avait comme objet la régulation des flux commerciaux
dans le but de promouvoir la politique économique.

B) La Période 1974-1978 : le système des Autorisation Globales à l’Importation (AGI)


En janvier 1974107, le commerce extérieur est entré dans une phase d’organisation à
travers l’instauration des programmes dits : « Programme Général d’Importation » (PGI), qui
prévoit les régimes d’importation ci-après :
-Marchandises importées dans le cadre d’une autorisation globale d’importation (AGI)
délivrée à une entreprise ;
-Marchandises sans paiement ;
-Produits contingentés.
Sous le régime des AGI108, les entreprises nationales recevaient une enveloppe devise
libellé en dinars algérien. Cette enveloppe était en fait un titre d’importation tout en
spécifiant:
 Les produits à importer avec leur sous position tarifaire;
 Le montant autorisé pour chaque marchandise.

C) La Période 1978-1988 : le fonctionnement réel du monopole de l’Etat


En février 1978, la loi 78 /02109 bouleverse l’organisation du commerce extérieur et en
dessine rapidement les contours, en nationalisant toutes les transactions sur achat et ventes
l’article premier de cette loi confère le caractère exclusif du monopole du commerce extérieur
aux organismes étatiques seuls à pouvoir intervenir en matière d’échanges extérieurs. Cette loi
met en avant trois principes fondamentaux :
 La confirmation formelle du principe de l’intervention étatique « exclusive » au
niveau du commerce extérieur ;
 L’interdiction de toute forme d’intervention au niveau du commerce extérieur des
opérateurs privés nationaux ou étrangers agissant pour leur propre compte ;
 L’interdiction de toute forme d’intervention au niveau du commerce extérieur des
opérations privées exerçant une activité d’intermédiaire avec les sociétés étrangères.

1.2. La période 1988-1990

107
Décret N° 74/12du 30 janvier 1974 relatif au Programme Général d’Importation
108
Décret N°74 /13 du 30 janvier 1974 relatif autorisations globales d’importation
109
La loi N° 78-02 du 11 février 1978 consacre le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur.

- 64 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

La période 1988-1990 est l’une des plus mouvementée pour l’économie algérienne,
malgré sa courte durée. En effet, de nombreuses réformes économiques ont été entamées,
ayant comme objectif l’assainissement de l’économie nationale. La plus importante de ces
réformes est la promulgation des textes législatifs et réglementaires se référant à l’autonomie
des entreprise publique économique (EPE)110. Ainsi, l’avènement de l’autonomie des
entreprises a conduit à des changements significatifs, tels que : la suppression des
Autorisations Globales d’Importations (AGI) et le plan général d’importation.

1.3. La libéralisation du commerce extérieur de 1990 à ce jour :


Dès la fin des années 1980, l’Algérie a initié un vaste programme de réformes visant
la transition d’une économie centralisée vers une économie de marché. Il y a, entre autres, les
réformes relatives à la libéralisation du régime des changes et du commerce extérieur. Par le
biais de :
 L’assouplissement du contrôle des changes ;
 La libéralisation du commerce extérieur ;
 La dévaluation progressive du cours du dinar, débutée en 1989 ;
 La réforme du système fiscal et douanier avec le concours technique et financier de la
Banque Mondiale ;
 L’instauration de la convertibilité du dinar et la mise en place d’un marché
interbancaire de change.

La promulgation du décret législatif N° 91/37 du 13 février 1991 a confirmé l’option


des pouvoirs publics pour la libéralisation du commerce extérieur, en ce sens qu’il suffisait
aux opérateurs d’être détenteurs du registre du commerce pour pouvoir prétendre d’intervenir
dans le domaine du commerce extérieur.

En 1994 et toujours dans le cadre de la mise en œuvre des réformes économiques et


financières visant la transition vers l’économie du marché et la libéralisation du commerce
extérieur, la procédure de la convertibilité du Dinar à été adoptée; en effet cette convertibilité
commerciale du Dinar a été entamée dés 1991, mais mise en œuvre en 1994 suivie par un
marché interbancaire de change en 1996 dont l’objet est de déterminer le taux de change en

110
La loi N°88-01du 12Janvier 1988 portant l’orientation des entreprises publiques économiques

- 65 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

fonction de l’offre et la demande sur le marché des changes ce marché interbancaire de


change est venu pour supprimer le régime «fixing»(taux de change fixé).

Le 28 Aout1997, la Banque d’Algérie a autorisé le droit de change pour les voyages à


l’étranger assurant entre autre la convertibilité du Dinars. Autrement dit, la Banque d’Algérie
autorisait les demandes de devises étrangères sous réserve que ces devises soient destinées à
effectuer des paiements ou des transferts afférents à une transaction courantes et non à des
transferts de capitaux.

1.4. La promulgation de la loi de finance relative aux techniques de financement a


l’extérieur
Pour l’Algérie, le moyen qui demeure et qui reste comme technique de paiement est le
Credoc, par lequel intervient l’Etat pour aménager et régler ses opérations du commerce
extérieur d’après la loi de finance complémentaire 2009. Cette dernière contient des
dispositions importantes sur le déroulement des importations sur le territoire algérien.

L’instauration du Credoc comme seul moyen de payement a été motivée par la hausse
des importations en 2008 par rapport à 2007. Cette augmentation des importations a poussé le
gouvernement à prévoir plusieurs mesures devant freiner l’ascension de la facture des
importations. Ainsi, le Credoc a été présenté comme le meilleur moyen devant garantir une
traçabilité sans faille des flux commerciaux et financiers.111

1.4.1. La modification de la loi de finance complémentaire de 2009 – Art 69 LFC


Le paiement des importations destinées à la vente en l’état s’effectue obligatoirement
au moyen du seul crédit documentaire. La loi de finance complémentaire (LFC) 29112 juillet
2009 entend faire du crédit documentaire le seul mode de paiement des importations
algériennes, une application qui est restée plus ou moins problématique en ce qui concerne les
banques commerciales. Bien avant la LFC 2009, les importateurs algériens utilisaient
beaucoup plus la remise documentaire dans leurs opérations commerciales que le crédit
documentaire. Les modalités d’application des dispositions du présent article sont fixées, en
tant que de besoin, par l’autorité monétaire et le ministre chargé des finances.

111
CHERIGUI .CH, « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes », mémoire de
magister, université Oran, 2014, p 220
112
L’article 69 N°09-01 du 22 juillet 2009 de la loi de finance

- 66 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Les raisons de la promulgation de cette loi est de réduire le volume des importations a
partir d’imposition du crédit documentaire comme un seul moyen de paiement, l’Etat espère
voir basculer ses entreprises vers la production et vise à gêner les importateurs pour favoriser
la production nationale. Ainsi, elle sert à lutter contre le transfert de devise et le
blanchissement d’argent, où l’Etat vise à réduire les financements informels générant des
fuites de capitaux. L’article 69 de la LFC 2009 devait, avoir pour impératif de répondre à un
objectif essentiel qui est de mettre fin au transfert libre qui constitue un moyen d’absorption
de la réserve de change algérienne 113

1.4.2. La loi de finance complémentaire pour 2010 - Art 44 LFC


Le paiement des importations s’effectue toujours au seul moyen du crédit
documentaire. Les entreprises concernées restent soumises comme toute autre entreprise à
l’obligation de domicilier l’opération d’importation. Il s’agit d’une obligation quel que soit le
mode de paiement. Sont exclus de l’obligation du crédit documentaire les importations de
services.
Il est à préciser que si la remise documentaire tout comme le transfert libre ont été
rétablis dans la loi de finances complémentaire de 2011 comme mode de payement des
importations, mais il en demeure pas moins que leur champ d’application a été limité aux
seules entreprises de production qui recourent à des importations d’urgence dont le montant
annuel ne doit dépasser les 4 millions de dinars.

1.4.3. La loi de finance complémentaire pour 2014- Art81


La loi de finance 2014 stipule : « les dispositions de l’article 69 de l’ordonnance
N°09-01 du 22 juillet 2009 portant loi de finance complémentaire pour 2009 sont modifiées,
complétées et rédigées comme suit : le paiement des importations destinées a la vente en l’état
ne peut s’effectuer qu’au moyen du crédit documentaire ou de la remise documentaire ».
Aussi et à titre de rappel, le recours à ces deux instruments de paiement remise documentaire
et crédit documentaire doit faire l’objet des précautions d’usage pour la maitrise permanant du
niveau de la dette a court terme.

A ce titre, et dans le respect des indications prescrites par la banque d’Algérie en la


matière, les agences auront à engager des actions de conseil et de sensibilisation des clients,
particulièrement ceux utilisant la remise documentaire adossée à des paiements différés, à

113
Idem .CHERIGUI (CH), p 213-214

- 67 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

l’effet de éviter d’allonger de façon excessive les délais de règlement et respecter les
échéances de paiement des effets acceptés114

Les raisons de la promulgation est l’institution du Crédit documentaire comme seul


moyen de payement des importations a généré des difficultés de trésorerie pour les petites
entreprises opérant dans la production qui se sont retrouvées contraintes à régler leurs factures
en mobilisant leurs avoirs, avant de recevoir leurs marchandises trois ou quatre mois plus tard.

Le Crédit documentaire a constitué en effet une chance pour les fournisseurs étrangers
qui font tourner l’argent des entreprises algériennes durant les longues périodes de
commande. Le retour à la remise documentaire devrait soulager ces entreprises qui ne seront
plus contraintes de payer leurs importations avant la livraison de la marchandise.

L’élargissement de l’application de la remise documentaire va indubitablement


faciliter les transactions aux entreprises importatrices d’intrants et les inciter à se concentrer
sur l’augmentation de la production et l’amélioration des conditions de travail

2. La tendance générale des importations algériennes


Dans ce point, nous allons présenter les importations totales algériennes depuis l’an
1963 à l’an 2014. Puis nous allons nous intéresser à l’évolution de la structure de ces
importations de (1963-2014). Nous allons enfin illustrer notre analyse par quelques chiffres
sur les neufs (09) premiers mois de l’année 2015.

2.1. Evolution des importations algérienne durant la période (1963-2014)


L’évolution des importations totales de l’Algérie est présentée dans le tableau suivant
(Cf. Tableau N°1).

Tableau N°2 : Evolution des importations en Algérie durant la période 1963-2014


Valeur en million USA
Année 196 196 1970 1975 1980- 198 1990 1995 2000- 2005- 2010-
3- 5- - - 1984 5- - - 2004 2009 2014
196 196 1974 1979 198 1994 1999
4 9 9
Les 645 763. 2048 7099 1065. 852 8748 9422 1259 2964 5034
Importati 6 .6 .6 22 8 .8 .6 2.8 3.4 0.8
ons

114
L’article 81 de la loi n° 13-08 du 30 décembre 2013 de la loi de finance.

- 68 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Source : établi par nous même à partir des données de ministre


des finances et de la direction générale des douanes

.
Figure N°4 : Evolution des importations en Algérie durant la période (1963
(1963-2014).

Evolution des importations en Algérie


(1963-2014)
60000 55000
50000 50000
40000
45000
30000
40000
20000
35000
10000
30000
0
25000
20000

Source : établie par nous même à partir des données du tableau N°2.
N

- 69 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

La tendance générale des importations en Algérie est croissante, mai l’évolution était
très lente depuis l’année 1963 à nos jours. Les réalisations des opérations d’importations ont
connu une évolution sur trois grandes périodes :

La première s’ étale sur onze années (1963-1974), où les opérations d’importation de


l’Algérie ont enregistré une évolution annuelle relativement lente accusant parfois des baisses
insignifiantes.
La deuxième période (1975-1994), ou le niveau du volume des échanges est
nettement plus important que la première période, a vu une évolution en hausse entre (1975-
1984), suivi d’une baisse annuelle entre (1985-1989) et une reprise à la hausse à partir de
1990.
La troisième et la dernière période (1995_2014) a été marquée par une forte
augmentation des opérations d’importations particulièrement à partir de l’année 2004. Cette
évolution s’explique en partie par la libéralisation effective du commerce extérieur à partir de
l’année 1995 et par la mise en œuvre des programmes de relance économique et de soutien à
la relance économique engagés à partir de l’année 2004.

2.2. Evolution des importations en Algérie par groupe d’utilisation


Dans le tableau ci-après, nous allons présenter l’évolution des importations en Algérie
pour les neufs (09) premiers mois de l’année 2015*.

Tableau N°3 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant l’année 2015*
Valeur en Million USD

groupe de produit Valeur Structure%


Alimentation 7051 17.99
Energies et lubrifiants 1699 4.33
Produit bruts 1177 3.00
Demi-produits 8971 22.89
Biens d’équipement 526 1.34
agricole
Biens d’équipement 13195 33.67
industriel
Biens de consommation 6573 16.17
Total 39192 100%

- 70 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Source : établi par nous même à partir des données de la direction générale des douanes .

Figure N°5 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant 2015*

Répartion des importations par groupes des


produits (2015*)

16.66% 17.99% Alimentaion


4.33%
Energie et lubrifiants
3%
Produits bruts
Demi-produits
produits
33.67% 22.89%
Biens d'équipement agricole
Biens d'équipement industriel
Biens de consommation

1.34%

Source : établie par nous même à partir des données de tableau N° 3

La structure des importations en Algérie durant les neufs (09) premiers mois de
l’année 2015 nous montre que la catégorie biens d'équipement industriel occupe la part la plus
importante avec 33.67% du totale des importations. Les demi-produits
demi produits viennent en deuxième
positions avec 22.89% du totale des importations, suivi par les produits alimentaire et les
biens de consommation avec des parts respectivement de 17.99% et 16.77% des importations
totales. Les autres produits ne présentent qu’une part très marginale
marginale et insignifiante avec un
pourcentage de 4.33% pour les énergies et lubrifiants, 3% pour les produits bruts et 1.34%
pour les biens d'équipement agricole.

2.3. Les importations algériennes par régions économiques

Les importations algériennes par régions


régions économiques est illustrée dans le tableau ci
ci-dessous.

Tableau N°4 : Les importations algériennes par régions économiques pour les neufs (09)
premiers mois de l’année 2015
Valeur: Millions USDollars

Régions économiques Valeur Structure %

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Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Unions Européenne 19 011 48.50


(UE)
OCDE (sans UE) 5 612 14.32
Autres Pays d’Europe 994 2.54
Amérique du Sud 2 051 5.23
Asie (sans les pays 9 315 23.77
arabes)
Océanie - -
Pays d’Arabes (sans 1 428 3.64
UMA)
Pays de Maghreb Arabe 492 1.25
UMA
Autres Pays d’Afrique 289 0.73
Totale 39 192 100
Source : établi par nous même à partie des données de la direction générale de douane

Figure N°6: La réparation des importations par régions économiques

Répartition des importations par régions


économiques (2015*)
0% 1% 0% Unions Européenne (UE)
4% OCDE (sans UE)
24%
49% Autres Pays d’Europe
Amérique du Sud
5%
Asie (sans les pays arabes)
Océanie
14%
Pays d’Arabes (sans UMA)
3%
Pays de Maghreb Arabe
Autres Pays d’Afrique

Source : établie par nous même à partir


artir des données de tableau N°4

- 72 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie

Les pays d’Union Européenne représente notre principal fournisseur durant les neufs
(09) premiers mois de l’année 2015. Elle représente 48.50% la source de nos importations,
suivie par les pays d’Asie (sans les pays arabes) avec une proportion de 23.77 % des produits
importés et OCDE (sans UE) de 14.32% .Les importations de l’Amérique du Sud demeurent
relativement faibles avec une part de 5.23%. Les importations des Pays d’Arabes (sans UMA)
et Autres Pays d’Europe sont marquées par des faibles proportions 3.64 % et 2.54%. Les
importations des Pays de Maghreb Arabe UMA et Autres Pays d’Afrique demeurent avec des
proportions très faibles 1.25% ,0.73%.

Conclusion
Dans ce chapitre nous avons essayé de présenter l’évolution du système bancaire
algérien (depuis la période de gestion administrative de l’économie à la période de transition
vers l’économie du marché). Il nous a permis de conclure qu’avant les réformes de 1990, les
banques commerciales algériennes ne disposaient ni du cadre institutionnel approprié ni de
l'expérience pertinente pour être des intermédiaires financiers efficaces, suite au monopole de
l’Etat.
Il aura fallu attendre la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit 90/10 pour
voir se réaliser le principe d’ouverture du secteur bancaire à l’initiative privée nationale et
internationale, afin de maintenir les conditions les plus favorables à un développement
ordonné de l’économie. Enfin, au terme de notre analyse nous avons conclu que la
réglementation du financement des importations en Algérie a été modifiée par la Banque
d’Algérie à travers la loi de finance complémentaire (LFC) et qui est devenue l’instrument
par lequel les autorités monétaires gèrent le financement des importations.

- 73 -
Chapitre VI :
Comparaison entre le
crédit et la remise
documentaire et leurs
contributions dans le
financement des
importations : cas de la
BADR 358 d’Akbou.
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Introduction

Pendant le stage effectué au sein de la banque (BADR). Nous allons illustrer notre cas
pratique, par une présentation de la banque comme une première section, ensuite, dans une
deuxième section, nous allons procéder à une comparaison pratique entre les deux techniques
de financement à savoir le crédit et la remise documentaire. Et enfin, dans la troisième section
nous allons réaliser une comparaison entre la contribution du crédit et de la remise
documentaire dans le financement des importations dans la banque BADR

Dans le présent chapitre, nous avons pour objectif d’illustrer les résultats de notre cas
pratique. Nous allons d’abord présenter la banque qui a fait objet de notre lieu de stage ; puis,
nous allons, dans une deuxième section, procéder à une comparaison (selon les documents
internes de la banque) entre les deux techniques de financement à savoir le crédit et la remise
documentaire. Enfin, dans la troisième section nous allons réaliser une comparaison entre la
contribution du crédit et de la remise documentaire dans le financement des importations dans
la banque BADR.

Section I : traitement pratique des dossiers crédit documentaire et remise


documentaire dans le cadre de banque BADR (Akbou)

1. Présentation de la banque BADR 385 AKBOU

La Banque de l’Agriculture et du Développement Rural (BADR)115 est une institution


financière nationale. Elle fut créée par le décret 82-106 du 13 mars 1982, pour encourager
l’agriculture et le monde rural, et elle a été opérationnelle en novembre 1982 avec un capital
de 22.000.000 DA, elle a pour but le financement du secteur agricole et le secteur agro-
industriel.
En vertu de la loi 90/10 du 14 avril 1990, relative à la monnaie et au crédit, la BADR
est devenue une personne morale effectuant les opérations de réception des fonds du public,
les opérations d’octroi des crédits, ainsi que la mise à la disposition de la clientèle les moyens

115
Document interne de la banque BADR.

- 75 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

de paiement et de gestion. Depuis 1999, le capital social de la BADR a augmenté et atteint le


seuil de 33.000.000.000DA, chargé de fournir aux entreprises publiques, économiques conseil
et assistance, l’utilisation et la gestion des moyens de paiement mis à leur disposition, et ce
dans le respect du secret bancaire.
La BADR est une banque publique qui a pour mission le développement du secteur
agricole et la promotion du monde rural qui est constituée initialement de 143 agences cédées
par la Banque Nationale d’Algérie (BNA), son réseau compte aujourd’hui 293 agences et 42
succursales (groupes régionaux d’exploitation). Près de 7000 cadres et employés activent au
niveau des structures centrales, régionales et locales.
Etablissement à vocation agricole à sa création, la BADR est devenue au fil du temps, et
notamment depuis la promulgation de la loi 90/10, une banque universelle dans le
financement de tous les secteurs d’activités.

 Rôle du service étranger

Le service étranger de la BADR exerce le même rôle que AGB ; contrôle financier
des opérations de commerce extérieur et de change, La domiciliation des importations et des
exportations, recevoir des documents de la clientèle et leurs opérateurs…etc.

- 76 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Figure N°7 : L’organigramme de l’agence BADR 358

Directeur d’agence Secrétariat

Directeur adjoint

Superviseur Superviseur

Back office Front office

Chargé du crédit Chargé de la clientèle

Chargé du virement Caisse devise

Juridique et Contentieux Caisse principale

Commerce Extérieur Personnel d’accueil

Comptabilité Contrôle Guichet

Chargé de la télé
compensation

Source : agence BADR a AKBOU 358 Mars 2016

- 77 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Dans ce cas pratique nous avons traité un crédit documentaire et une remise
documentaire au niveau de la BADR; et cela pour mieux comparer le déroulement entre ces
deux techniques.

2. Etude pratiques des dossiers credit documentaire et remise documentaire

Dans ce cas pratique nous avons traité le déroulement de deux techniques qui servent à
financer les importations qui sont le crédit et la remise documentaire au sein de la BADR.

2.1 Etude du dossier de crédit documentaire

Le dossier que nous avons choisi de traiter, consiste en une opération d’importation
d’une huilerie, où le moyen de règlement est le crédit documentaire au niveau de la BADR

2.1.1. Ouverture du crédit documentaire

L’entreprise importatrice (société à responsabilité limité AI), qui demande à sa


banque BADR l’émission d’un crédit documentaire pour financer cette importation en faveur
de la société exportatrice (HAUG GIDA MAKLINALARI SANAYI TICARET) à un prix de
150 000.00 EUR.
Le client doit d’abord effectuer une pré domiciliation :
En première phase le client doit s’inscrire sur le site de la banque pour obtenir un droit
d’accès au site pré domiciliation.
En deuxième phase une notification lui est adressée sur sa boite email par l’agent chargé au
niveau centrale, indiquant son identifiant et son mot de passe.
Cette inscription est formulée une seule fois par l’operateur, elle lui permet d’entre sur le site
par son identifiant et son mot de passe et de pré domicilier, à chaque fois qu’il a besoin pour
ces opérations de commerce extérieur

En troisième phase l’operateur doit renseigner et remplirai un formulaire électronique de


demande de pré domiciliation qui comporte les cases suivantes :

o RIB client
o Raison sociale
o N d’identification fiscale

- 78 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

o N de registre de commerce
o N de la licence d’importation
o Nature de produit objet d’importation
o Tarif douanier
o N de la facture pro forma ou le contrat commercial
o Montant et la devise de facturation
En quatrième et la dernière phase une fois la pré domiciliation est valide, une notification avis
d’acceptation est automatiquement envoyé au client, l’invitant à se présenter auprès de son
agence de domiciliation muni des documents exigible suivants :
 La demande d’ouverture d’une lettre de crédit dument renseigné et signé par le client
 La facture pro forma en trois exemplaires pour lui attribuer le numéro de
domiciliation ;
 La carte magnétique ;
 La mise à jour fiscale et para fiscale ;
 Bilan et tableau des comptes de résultat tels que déclarés à l’administration fiscale
 Le registre de commerce légalisé par la Centre Nationale du Registre Commerce
CNRC ;
 Le statut juridique de l’entreprise c’est l’entreprise est une personne morale
Le banquier procède alors aux vérifications des documents précédents et vérifie que :
 Le client ne figure pas sur la liste des « interdictions de domiciliation bancaire »
transmis par les services des contrôles des changes de la banque d’Algérie via la
direction générale adjointe des opérations internationale (DGA/OI) ;
 Le produit objet d’importation n’est pas suspendu et ne figure pas sur la liste des
produits prohibés ;
 Le client dispose d’une surface financière et un compte courant au niveau de la BADR
comme garantie de la solvabilité.
Le banquier à son tour donne à son client ces documents pour les remplir et les signer, à
savoir :
 La demande de domiciliation (annex2) ;

 L’engagement du client atteste que le matériel objet d’importation est pour le besoin
de la société (annexe 4) ;

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

 Attestation de risque de change (annexe 5) car le cours de change n’est pas stable ;
 Une fois les documents sont réunies le banquier doit les vérifier préalablement, il doit
constituer le provisionnement 103% provision retenu en garante PREG, avant la
domiciliation de la facture pro forma
 Attestation de non impayé (annexe 6).

Le dossier de domiciliation :
Le chargé de commerce extérieur va entamer le travail suivant :
Prélève les frais de domiciliation sur le système en utilisant le code d’opération CD2
• Débiter le compte de client : 3.510,00 DA ;
• Créditer le compte produits : 3.510,00 DA.
Après vérification de la recevabilité de la demande le chargé de commerce extérieur procède
à:

 L’inscription du dossier sur le registre réglementaire ouvert à cet effet


 Ouverture d’une fiche financière qui porte les documents suivant : la facture pro forma
dument domicilie, les avis de débit et de crédit, les correspondances avec le réseau, les
documents qui atteste l’expédition de la marchandise, les attestations, le dossier
adresser a la DGA /OI
 Ouverture d’une fiche contrôle qui porte les documents suivant : le message SWIFT
(Annexe 13) d’ouverture et de règlement, le document douanier, avis de débit frais de
domiciliation, avis d’ouverture, demande de domiciliation, engagement du client,
facture définitive. Dans notre cas le crédit est margé à 100% :
 Enregistrement comptable de l’opération code C13
 Le prélèvement du compte dinars client d’une provision (PREG) destine a la
couverture du crédit documentaire
 Schéma comptable
 Débit compte client contre valeur en dinars de la facture plus les 3% de risque de
change
 Crédit compte provision pour Credoc le même montant
 Débit compte client débit pour ouverture Credoc
 Crédit compte pour ouverture Credoc
 Le chargé de commerce extérieur appose le cachet de domiciliation sur la pro forma

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Figure N°8 : Le modèle de cachet de domiciliation (AGENCE AKBOU 358)

BANQUE DE L’AGRICULTURE ET DU
DEVLOPPEMENT RURAL
AGENCE
DOMICILIATION IMPORT
AKBOU 358

06 04 02 2015 4 10 00005 EUR

AKBOU LE, 30 /11/2015

Source : le système bancaire BADR

Transmission de dossier au niveau centrale :

A la réception de dossier, le chargé de l’envoi électronique dument mandate s’assure que le


dossier contient les pièces suivantes :

 Le bordereau d’envoi assorti d’un numéro classification avec un numéro de repère


 La demande de crédit documentaire dument signée par le donneur d’ordre, le
directeur d’agence, le superviseur du backoffice
 La facture pro forma domicilie
 L’avis de débit, portant la constitution de la PREG
 Le registre de commerce
 La fiche de renseignement du client.

Le directeur annote les documents règlementaires exigibles à la domiciliation, avant


leur transmission, de la mention « document conforme à l’originale tenu en nos guichets » et
remet le dossier entier au chargé de l’envoi électronique pour transmission.

Le chargé de l’envoi transmet la demande du crédit documentaire par voie électronique


accompagnée des documents sus cité une fois ces derniers scanner et compresser conforme
mènent au mode opératoire de transmission et de sécurité de l’information vers la direction
générale adjointe chargé des opérations internationales.

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Une fois la lettre de crédit est ouverte cette dernière envoi le message SWIFT d’ouverture a la
boite email du client.

Les frais d’ouverture :


A la réception du SWIFT de la DGA/OI, le chargé de commerce extérieur confronter la
demande d’ouverture, dument remplie comprenant les 17 clauses établie en accord par le
donneur d’ordre par apport aux renseignements figurent sur le message SWIFT
Comptabilise l’opération par le code V31 en actionnant les comptes suivants :
• Schéma comptable
• Débit compte client
• Crédit compte liaison siège.
2.1.2. La gestion du dossier :
Dans notre cas le client n’a pas proposé aucune modification
C) réalisation du crédit documentaire :
A réception de l’avis de débit liaison siège émis par la DGA/OI, le chargé de commerce
extérieur aux opérations ci-après :
Authentification de la liaison siège reçu de la DGA/OI
Contrôle des documents accompagnant la liaison siège :
03 factures définitives, 1/3 connaissement libellée au nom de la BADR 358 Akbou, 01
certificat d’origine + 02 copies conformes à l’original, 01certificat de conformité + 02 copie à
l’original, note de poids, liste de colisage et EUR1 (certificat de circulation des
marchandises), avec la demande du crédit documentaire

Rapporter le cachet de domiciliation sur la facture définitive avec la date de


domiciliation sur la facture pro forma ; et endosser le connaissement, avec la date de
l’endossement.
Remise des documents au client pour entamer les procédures de dédouanement de la
marchandise au port de destination contre une décharge authentifient.
2.1.3. La phase d’apurement
Dans notre cas il y a une égalité entre les flux physique (D10 exemplaire banque
Annexe 7), et les flux financière la formule 104 Annoté la facture définitive le SWIFT de
règlement.

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

2.2. Etude du dossier d’une remise documentaire

Dans ce second cas, une entreprise unipersonnelle à responsabilité limité (EURL UF)
a signe un contrat d’achat avec son fournisseur (XIAMEN IMP AND EXP) de chine, le
moyen de paiement choisit par les contractants c’est une remise documentaire.
La banque remettante (CMT BANK CHINA) envoi un ordre d’encaissement a la
BADR BANK qui joint les documents suivants : (03 copies facture commerciales, 03 copies
connaissement maritime 03 listes de coulissage, 01 certificat d’origine, 01 certificat de
qualité, 01 certificat sanitaire, certificat d’analyse, certificat technique des produits
alimentaires.
Une fois la banque reçois le pli par DHL, le chargé de commerce extérieur effectue alors
un contrôle sur les documents et vérifie la conformité de ceux-ci selon la réglementation
algérienne. Elle doit s’assurer que tous les documents cités sur le bordereau d’encaissement
ont bien été reçus et que le montant sur le bordereau d’encaissement correspond a celle de la
facture.
Avant que l’exportateur expédier la marchandise et remettre les documents qui atteste
cette l’expédition a ca banque, notre client doit s’inscrire préalablement à une pré-
domiciliation sur le site web de la BADR et complète les instructions concernant ses
informations.
Comme ci expliquer dans le cas du crédit documentaire.
Ensuite, le chargé de commerce extérieur entame les étapes suivantes :
Accuse de réception : a la réception de l’encaissement, l’agence doit appose le cachet dateur
(date du jour de la réception) au recto du bordereau, et informe la banque remettante
d’acceptation de la remise. (Annexe 9)
La notification au tiré : une lettre de notification est adressée au tiré. (Annexe 10)
Apres avoir le client a reçu la lettre de notification, ce dernier va ce présenté à la banque
accompagne des documents ci après :
La lettre d’acceptation de pré domiciliation ; Les mises à jour fiscales et parafiscales ; Le
bilan fiscal ; La taxe de domiciliation
Le chargé de commerce extérieur lui délivre a son tour quelque document pour la signature :
La demande de domiciliation, l’attestation de risque de change et l’attestation de non impayé.
A la réception proprement dite, le chargé de commerce extérieur faire l’enregistrement de la
remise (dans notre cas son numéro est 358RD0005/16), et ouvrir la chemise de dossier.

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

La comptabilisation en entre de l’encaissement :


Schéma comptable : il est comptabilisé par le code d’opération RD1sur système informatique
« SYBU »
 Débit compte client avec le montant et la devise de la remise.
 Crédit compte provision avec le même montant de la remise.
Apres la constitution da la provision, le chargé de commerce extérieur va domicilie la facture
Les documents sont remis au client contre une décharge signe par le client avoir pris les
documents concernant l’encaissement numéro 358RD0005/16.
Règlement de l’encaissement :
Une fois le client en possession de sa marchandise conforme avec la facture commerciale en
termes de la quantité et de la qualité, ce dernier ordonne à la banque le paiement de sa créance
et rédige un ordre de règlement (annexe 12)
Le chargé de commerce extérieur a son tour doit sursoir les documents suivants :
 Le bordereau d’envoi avec le repère et la signature de directeur d’agence
 La copie de bordereau d’encaissement
 La copie de la facture commerciale domicilie
 L’ordre de virement de client (annexe 11)
 L’ordre de transfert (annexe 12)
 Formule 104 en 04 exemplaires
 Le document douanier exemplaire déclarant
 Attestation de non impayé.
L’apurement du dossier
A la réception de liaison siège avis de débit de la direction générale adjointe des opérations
internationales le chargé de commerce extérieur procède au transfert du montant de
l’encaissement par l’utilisation de code d’opération R04.
A la réception de document douanier exemplaire banque dans le délai réglementaire qui est de
trois mois plus un mois le dossier est déclare apurer.
Section II: Comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire
Pour mieux estimer les outils les mieux adaptés, nous devons faire une comparaison
dans laquelle nous présenterons les principales différences entre le crédit documentaire et la
remise documentaire.

- 84 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

1. La comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire

Le tableau comparatif ci-après nous permet de situer les principaux composantes,


formes, modes de réalisation et valeur des documents de Credoc et Remdoc, ainsi que les
risques et garanties qui en découlent de ces deux modes de financement.

Tableau N°5 : Comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire

Désignation Crédit documentaire Remise documentaire


Les intervenants :
Importateur Donneur d’ordre Bénéficiaire de la remise
Banque de l'importateur Banque émettrice Banque présentatrice
Banque de l'exportateur Banque notificatrice Banque remettante
Exportateur Bénéficiaire Donneur d'ordre

Banque correspondante à la Banque confirmatrice N’existe pas dans la remise


banque du l’importateur documentaire
Rôle de la Banque émettrice engagement irrévocable de Mandat à l'occasion de la
paiement sur la conformité des transmission des documents
documents. mais pas d'engagement de
paiement (consiste à
transmettre les documents).
Formes Révocable ; Remise simple ;
Irrévocable ; Remise documentaire.
Irrévocable et confirmé.
Mode de réalisation Par Paiement immédiat Par Paiement (à vue) ;
(à vue) ; Par Acceptation ;
Par Paiement différé ; Par Acceptation et aval ;
par acceptation ; Par lettre d’engagement.
Réalisation par négociation.
Valeur des documents Contrôle de la conformité des Les documents à
documents aux conditions et l'appréciation de l'importateur.
termes du crédit par les
banques. Les documents ont
plus de valeur pour
l'importateur.

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

1-le Credoc est à l’initiative 1-la Remdoc est en faveur


Avantages/garanties de l’exportateur de l’importateur
2-une sécurité de paiement 2-l’opération est fondé sur
pour l’exportateur la confiance des contractants.
3-une garantie pour 3-une garantie pour le vendeur
l’importateur 4-une technique simple et
4-Couverture du risque de souple
non-paiement bonne à 5-moins onéreux qu'un crédit
excellente documentaire.
selon que le crédit est notifié 6- moins formaliste, moins
ou confirmé rigoureuse sur le plan des
documents et des dates par
rapport au crédit
documentaire.

1-La réalisation est rigoureuse 1-une garantie limitée


Limites/risques 2- Une technique onéreuse 2-la non-levée des documents
3- Gestion administrative très 3-Non-respect de la qualité,
Lourde quantité par l’exportateur et le
retard de la livraison
4-Risque de non-paiement par
l’importateur

La procédure de 1. Ouverture du Credoc 1. constitution de


déroulement de l'opération 2. Emission du Credoc dossier de Remdoc
3. Réalisation du Credoc 2. réalisation de
Remdoc
La pré-domiciliation Phase 1 : inscription client Les mêmes étapes que le
électronique Phase 2 : identification client crédit documentaire
et pré-domiciliation client
Phase 3: contrôle et
validation de la demande de
pré-domiciliation au niveau de
la centrale de la banque
intermédiaire agrée
Phase 4 : contrôle de la
demande de domiciliation au
niveau de l’agence bancaire
domiciliataire

les étapes du dossier de 1/Attribution d’un numéro de Idem


domiciliation bancaire domiciliation

- 86 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

2/Ouverture d’une fiche de


contrôle
3/ Constitution de la
commission de domiciliation.
4/ Apurement de dossier de
domiciliation.
Les documents exigés

- pour la domiciliation 1/ Imprimé d’inscription de Les documents exigés pour la


pré-domiciliation domiciliation d’une remise
2/ Facture pro-format documentaire sont les mêmes
3/ Le registre de commerce qu’un crédit documentaire
légalisé par CNRC
4/ Demande de domiciliation
5/ Engagement d’importation
ou une taxe domiciliation
6/NIF
7/Documents fiscale et
parafiscale
8/Extraie de rôle apuré
9/ Bilan fiscale
- Pour l'ouverture du 1/ Demande d’ouverture de Absence d’ouverture du crédit
Credoc crédit documentaire
2/ Facture pro-format
3/ Attestation validation
PREG
4/ Attestation de non impayé
5/ Attestation de risque de
change
6/ Engagement pour propre
utilisation

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

- Les documents exigés du 1/ Facture commerciale Idem


fournisseur 2/ Certificat d’origine
3/ Certificat de conformité
4/ Connaissement
5/ Autres annexes

Les commissions de la Commission de domiciliation -Commission de domiciliation


constitution du dossier (fixe) 3000 DA 3000 DA
-Commission d’ouverture -Règlement min 2500 (hors
3000 DA frais banque d’Algérie)
-Commission d’engagement -Commission de remise contre
6.25 % pour un montant total acceptation 3000 DA
de la marchandise-les frais -Les frais SWIFT 2000
SWIFT 2000 DA
Source : Réalisé par nos soins à partir des ouvrages de commerce international,
les opérations d’import-export, le questionnaire et à partir de stage 2016.

2. Résultat de la comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire

Le tableau ci-dessus explique les points identiques et comparatifs relatif aux concepts
liés à ces deux techniques de financement. Le crédit documentaire et la remise documentaire
sont des techniques de paiement et de financement des opérations de commerce extérieur.

Tout d’abord pour assurer le bon fonctionnement et la réalisation de l’un des deux
techniques exigent quatre intervenants mais dans le crédit parfois Cinque qui jouent un rôle
différent de l’un à l’autre.
Dans l’opération de crédit documentaire intervient le donneur d’ordre (importateur)
qui demande à sa banque d’ouvrir un crédit documentaire au profit de l’exportateur. Sa
banque émettrice accepte de s’engager à payer dans les conditions établies par son client, elle
ouvre le crédit et le transmet à la banque notificatrice. Ainsi la banque correspondante située
dans le pays de vendeur informe l’exportateur de l’ouverture de crédit documentaire. Le
bénéficiaire (exportateur) reçoit le crédit documentaire et il présente les documents
nécessaires dans les délais indiqués, afin de bénéficier de l’engagement bancaire.
Tandis que dans la remise documentaire les intervenants jouent un rôle différent de
celle du Credoc. L’exportateur ou le donneur d’ordre confie l’opération à sa banque (la
- 88 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

banque remettante) cette dernière agit selon les indications portées sur la lettre d’instructions
du donneur d’ordre. L’importateur (le tiré) c’est lui qui devra payer sur présentation des
documents, ou accepter une traite. La banque présentatrice est la banque correspondante à la
banque du vendeur, située dans le pays de l’acheteur, elle est chargée de l’encaissement de la
créance contre remise des documents.

Il existe les différentes formes possibles pour réaliser ces deux techniques de
paiement. Pour le Credoc, il s’agit ;du crédit documentaire révocable : Ce type de crédit peut
être à tout moment modifié ou annulé par l’importateur sans avertissement préalable, ce crédit
est rarement utilisé ; Le crédit documentaire irrévocable : Contrairement au premier, celui-ci
offre au vendeur une plus grande sûreté de paiement, en d’autre terme, il s’agit d’un Credoc
qui comporte un engagement de la banque émettrice d’honorer pour le compte de
l’importateur ; Le crédit documentaire irrévocable et confirmé : Il offre au vendeur une
double sécurité de paiement, auquel la banque confirmatrice ajoute son propre engagement à
celui de la banque émettrice, Il ne peut être modifié ou annulé sans l’accord de toutes les
parties.

Néanmoins, la remise documentaire à deux formes souples à réaliser ; la première est


la remise simple ; ne comprend que des documents financiers qui visent les moyens de
paiement (lettres de changes, billets à ordres, chèques ou la traite etc.…) la deuxième est la
remise documentaire ; elle s’agit des documents commerciaux (factures, documents de
transports, titres de propriétés….) accompagnés avec des documents financiers (cheque,
traite…)

Plusieurs modes de réalisation sont possibles selon les conditions prévues dans le
contrat, premièrement, un crédit documentaire, peut réaliser avec un paiement à vue ; dont la
banque paie à la présentation des documents, Paiement à échéance quand la banque s’engage
à payer à l’échéance indiquée dans le crédit documentaire, paiement par acceptation duquel la
banque accepte une traite tirée sur elle-même ; c’est la banque qui est engagée dans le
paiement vis-à-vis de l’exportateur. En fin, paiement par négociation ; la banque avance les
fonds avant l’échéance indiquée sur la traite. Deuxièmement, remise documentaire peut
s’effectuer contre paiement (à vue) ; la banque ne remet les documents à l’acheteur que contre
paiement immédiat du montant de la facture. Contre acceptation ; la banque présentatrice ne

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

remet les documents à l’acheteur que contre la mise en place d’un instrument de paiement aux
échéances fixées dans le contrat de vent. Contre acceptation et aval : C’est l’acceptation de la
traite par l’importateur (un engagement ferme de sa part de régler le montant dû à échéance),
en plus la banque a engagée à donner son aval. Ou contre lettre d’engagement : Le paiement
dans ce cas se caractérise par l'engagement du client à payer la somme due. Par la rédaction
d'une lettre d'engagement.

Le Crédit et la remise documentaire occupent une place importante dans les échanges
internationaux, ils présentent des avantages et limites ou des risques et garanties, à la fois pour
l’exportateur et l’importateur.

Tous d’abord le Credoc est ouvert à l'initiative du l’exportateur, par contre la Remdoc
est en faveur de l’importateur, qu’il exige l'existence d'un certain niveau de confiance,
contrairement au Credoc , qui est le meilleur instrument lorsqu'il s'agit d'opération faite pour
la première fois, ou lors d'une transaction faite dans des circonstances très risquées.

Le Credoc offre une sécurité de paiement pour l’exportateur qui consiste à


l’engagement définitif de la banque dans la procédure. Aussi que l’importateur est garanti du
respect des conditions issues du contrat commercial, l’exportateur n’étant payé par la banque
que s’il fournit les documents prouvant qu’il a respecté ses engagements.

Encore la remise documentaire offre une garantie pour le vendeur : l’acheteur ne


pourra pas prendre possession des marchandises à l’arrivée sans avoir au préalable réglé ou
s’être engagé à régler le montant de la facture. Une technique souple : elle n’entraine pas de
formalité particulière pour l’acheteur, elle est donc simple et rapide à mettre en place, son
coût reste raisonnable. Notamment lorsqu’en compare avec le crédit [Link] est
onéreux suite à une panoplie de commissions, et sa mise en place est très rigoureuse.

Tandis que, la Remdoc présente des garanties limitées ; les banques ne sont que des
intermédiaires entre l’acheteur et le vendeur et ne s’engagent pas à payer en cas de défaillance
de l’acheteur, et comme elle expose au différents risques telle que ; la non-levée des
documents ; les marchandises sont expédiées avant le règlement par l’importateur. Si celui-ci
ne les veut plus, il ne demandera pas la remise des documents. L’exportateur devra alors, à ses
frais, rapatrier les marchandises ou essayer de les vendre sur place. Le retard dans la livraison,

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

le non-respect de la qualité, quantité, etc. et le risque de non-paiement, de contestation de la


valeur des documents et de l’interruption des activités en cas de force majeure. Dans tous les
cas, les banques n’assument aucun engagement ni responsabilité pour le non-respect des
instructions qu’elles transmettent et la non-conformité des documents et le retard sans
paiement.

Dans le crédit documentaire, le vendeur est payé sans avoir à attendre que les
marchandises soient arrivées à destination et l’acheteur est assuré que les marchandises qu’il
paie ont été bien expédiées par le vendeur. Ainsi, le Credoc est certes le moyen le plus sûr
mais le plus cher par rapport à la Remdoc, qui procure moins de sécurité pour l'exportateur,
ensuite la gestion administrative du crédit documentaire est très lourde et prend du temps pour
l'acheminement de la marchandise alors que la Remdoc est moins formaliste et plus souple
dans les échanges internationaux.

La procédure de déroulement de l’opération d’un Credoc est différente de celle d'une


remise ; le Credoc donne lieu à l'ouverture, l'émission et la réalisation du crédit documentaire
dont chaque étape d'entre elles nécessite certains nombres de formalités. Alors que la remise
donne lieu seulement à deux étapes : la constitution du dossier et la réalisation de la remise
documentaire. D’où il apparait clairement la complexité du traitement d'un Credoc par rapport
à la remise.

En plus, dans le Credoc, une fois les documents sont expédiés et la banque a vérifié
leurs conformités, le client doit payer la somme dû de l’opération. En revanche, dans la
remise documentaire que le paiement se fait à vue ou à échéance, le fournisseur encours
toujours le risque de non- paiement.

Les opérateurs économiques qui procèdent à l’opération d’importation, que ce soit par
crédit documentaire ou par remise documentaire sont soumis à des procédures d’une pré-
domiciliation par site internet et d’une domiciliation auprès d’un intermédiaire agrée. Les
étapes de ces dernières sont les mêmes pour les deux modes de paiement.

Les documents exigés pour la domiciliation d’un crédit documentaire sont les mêmes
de celle d’une remise documentaire. Néanmoins l’étape d’ouverture d’un crédit n’existe pas

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

dans la remise documentaire, alors que pour le Credoc c'est une étape très importante qui
nécessite certains documents spécifiques.

Le client exige d'habitude les mêmes documents de son fournisseur, soit dans une
remise ou dans un Credoc, la seule différence : dans le Credoc, le connaissement est à l'ordre
de la banque car cette dernière est engagée (afin d'éviter que le client dédouane la
marchandise sans payer le fournisseur). Dans la Remdoc, le connaissement est à l'ordre de
client, la banque n'encoure aucune responsabilité vis-à-vis du fournisseur si le client prend
possession de la marchandise et ne le paye pas. Les commissions du crédit documentaire
coûte généralement plus chère que la remise documentaire

Section III : La comparaison entre la contribution du crédit et de la remise


documentaire dans le financement des importations dans la banque BADR

Nous allons essayer de présenter les opérations d’importations financées par la


BADR, soit par le crédit documentaire ou la remise documentaire comme moyen de paiement.
Dans cette section, nous avons pour objectif de présenté l’évolution des opérations
documentaires à l’import entre l’année 2009 et l’an 2016116, puis, nous allons présenter, la
contribution des crédits documentaire dans le financement des importations et la répartition
des crédits documentaire par secteur d’activité, par région économique.

1. Evolutions des opérations documentaires à l’import entre (2009- 2016*)

Dans le tableau ci-dessous, nous allons présenter l’évolution du crédit documentaire et


de la remise documentaire à l’import : par le nombre, la valeur et par la structure de totale des
importations réalisé par la banque BADR durant la période allant de 2009 à 2016

116
Les valeurs données pour l’année 2016 concernent les 7 premiers mois (janvier-juillet).

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Tableau N°6 : Evolution des opérations d’importations financées par le crédit documentaire
et la remise documentaire à la BADR entre 2009 et 2016*

(Valeur en Million de DA)

Années Credoc /import Remdoc /import

Nombre Valeur Structure% Nombre Valeur Structure %

2009 - - - 5 4.25 0.90


2010 1 7.87 1.68 - - -
2011 3 12.26 2.61 - - -
2012 6 26.68 5.69 - - -
2013 4 26.32 5.61 - - -
2014 5 45.91 9.79 - - -
2015 12 94.77 20.21 10 50.68 10.81
2016* 9 173.36 36.98 6 26.74 5.70
Totale 40 387.17 82.54 21 81.67 17.41

Source : établit par nous-mêmes à partir des données de la banque BADR le 10 AOUT 2016

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Figure N°9 : Evolution des opérations d’importation financées par le crédit documentaire
et la remise documentaire

Evolution des crédits imports (2009-2016*)


(2009 2016*)
40 36.98%

35

30

25
20.21%
20

15
9.79% 10.81%
10
5.69% 5.61% 5.7%
5 1.68% 2.61%
0 0.9% 0 0 0 0 0
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015

CREDOC REMDOC

Source : établit par nous même a partir des donné de tableau N°


N°6

D’après les données du tableau ci-dessus,


ci on note que le totale des crédits à l’import
est de 468.84 Million de DA. Nous remarquons que le financement des importations au
niveau de la banque BADR en 2009 est effectué seulement par la remise documentaire avec
une valeur égale à 4.25 million de dinars au nombre de 5 dossier remdoc. Par contr
contre, la
BADR n’a réalisé aucune opération par le crédit documentaire en 2009. Ceci est dû aux
conditions de financement légiférées en Algérie. En effet, avant la LFC 2009, les importateurs
algériens utilisaient beaucoup plus la remise documentaire dans leur
leurs opérations
commerciales par rapport au crédit documentaire.
Le mouvement des Credoc import à connu une progression en nombre et en valeur
durant la période 2010 jusqu'à 2014 de valeur égale 7.87 million de DA jusqu’à atteindre
45.91million de DA. Par contre, la remise documentaire ne participe au financement d’une
aucune opération du commerce extérieur pendant cette période, tandis que les crédits

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

documentaires imports ont enregistré une participation marginale de l’ordre de 1.68% en


2010, jusqu’à 9.79% en 2014 du total des importations réalisées dans la BADR.
Cette évolution est expliquée par l’effet des dispositions législatives édictées par la
loi de finance complémentaire pour 2009, dont l’objectif était la diminution de la facture des
importations par l’institution du crédit documentaire comme unique moyen de règlement des
importations en Algérie.
Ces résultats sont justifiés par la promulgation de la loi de finance complémentaire
(LFC) 29 juillet 2009 qui stipule que « Le paiement des importations destinées à la vente en
l’état s’effectue obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire» malgré sa lenteur et
cherté par rapport aux autres modes de règlement. L’Etat algérien et, par le biais de la Banque
d’Algérie, insiste sur la nécessité de maintenir le crédit documentaire comme seul et unique
moyen de paiement des importations algériennes, dans le but de réduire le volume des
importations.
En 2015, nous soulevons la reprise de la remise documentaire, qui a connu une
amélioration en nombre et en valeur ; le nombre de celle-ci passe de 10 dossiers en 2015 à
une valeur de 50.68 million de DA ; Par ailleurs, le crédit documentaire import a enregistre
une forte augmentation d’une valeur de 94.77 millions de DA par 12 dossiers ; la contribution
du crédit documentaire dans le financement des importations est plus importante par rapport à
la contribution de la remise documentaire.
Cette dernière a enregistré une participation de 10 .81% tandis que la
participation du crédit documentaire est de 20.21% du total des importations. Ces résultats
sont dû à la promulgation de la loi de finance 2014 stipule que le paiement des importations
destinées à la vente en l’état ne peut s’effectuer qu’au moyen du crédit documentaire ou de la
remise documentaire : « les dispositions de l’article 69 de l’ordonnance N°09-01 du 22 juillet
2009 portant loi de finance complémentaire pour 2009 sont modifiées, complétées et rédigées
comme suit : le paiement des importations destinées a la vente en l’état ne peut s’effectuer
qu’au moyen du crédit documentaire ou de la remise documentaire ».
Les résultats enregistrés pondant les huit (07) premiers mois de l’année 2016 ont
connu une forte progression des crédits documentaire pour atteindre une valeur de 173.36
million de DA avec 9 dossiers. Tandis que les ouvertures de la remise documentaire import
marquent une régression en nombre et en valeur de 26.74 million de DA avec 6 dossiers.
Cette baisse s’explique, d’une part, par la diminution du volume des remdoc ouvertes par les

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

opérateurs économiques et d’autre part, le crédit documentaire est le plus pratiqué par les
opérateurs économiques dans le financement des importations.
Cependant, la contribution du crédit documentaire au financement des importations
de l’ordre de 36.98% ainsi que celle de la remise documentaire de l’ordre de 5.70% du totale
des importations durant l’année 2016* confirme notre analyse.

2. Répartitions des crédits import par technique de financement en 2016*


La contribution des crédits import (Credoc/Remdoc) dans le financement des
importations dans la banque BADR durant l’année 2016*

Tableau N°7 : La contribution des crédits import dans le financement des importations en
2016*

Valeur en Million de DA

Désignation Valeur Structure%


Credoc /import 173.36 86.64%
Remdoc /import 26.74 13.36%
Totale 200.1 100

Source: établit par nous même a partir des donnés de tableaux N°6

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Figure N° 10: Répartitions des crédits import en 2016*

Répartions des crédits import 2016*


CREDOC REMDOC

13.36%

86.64%

Source: établit par nous même à partir des informations de tableau N°


N°7

Les importations réalisées au cours des sept (07) premiers mois de l’année 2016 ont
été financées par le crédit documentaire à raison de 86.64% du totale des importations, en
valeur absolue de 173.36 milliards de DA. Le reste des importations est réalisé ppar le recours
à la remise documentaire à raison de prés de 13.63 %, soit prés 26.74 millions de DA .D’après
l’analyse des résultats que nous avons obtenu dans la banque BADR durant l’année 2016, on
déduit que le crédit documentaire contribue pour une part très importante au financement des
importations. Tandis que la contribution de la remise documentaire est très faible dans le
financement du total des importations, comparativement à celle du crédit documentaire. Ce
résultat à connu une amélioration significative
significative par rapport aux années précédentes.

3. Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016*

La répartition du volume des crédits import par secteur d’activité est reprise dans le tableau ci
dessous:

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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

Tableau N° 8: Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016*

Secteur d’activité Nombre Credoc Nombre Remdoc


Secteur agricole 1 opération d’importation -
Secteur agroalimentaire 1 opération d’importation 6 opérations d’importation
Secteur industriel 7 opérations d’importation -
Secteur technologique - -
Source : établit par nous même a partir des données de la banque BADR

Figure N°11 : Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016*

6 7
7
6
5
4
3
0
2 1
1 0
1 0
0
0
Secteur agricole
Secteur
agroalimentaire Secteur industriel
Secteur
technologique

Nombre Credoc Nombre Remdoc

Source : établit par nous même à partir des données de tableau N°9

Le tableau ci-dessus représente la répartition des crédits import par secteur d’activité
comme suite : le secteur industriel ci le plus financé par le crédit documentaire enregistre 7
opérations d’importation car c’est la technique la plus sécurisante pour l’exportateur. Ensuite
les secteurs agricole et agroalimentaire enregistre qu’une opération d’importation
d’importation finance par
le crédit documentaire pour chacun d’elle, enfin le secteur technologique n’a enregistre aucun
opération d’importation.
Par suite le secteur le plus financé par la remise documentaire est le secteur
agroalimentaire avec 6 opérations d’importation car il existe une bonne relation (confiance)

- 98 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

entre les partenaires. Par contre, la BADR n’a réalisé aucune opération d’importation financé
par la Remdoc dans les secteurs suivant : agricole, industrielle et technologique.

4. Répartitions des crédits imports par pays 2016*

La répartition des crédits imports par les principaux fournisseurs des opérateurs
économiques (les importateurs) de la banque BADR, qui sont réaliser durant l’année 2016*(8
moins)

Tableau N° 9: Répartitions des crédits imports par pays 2016*


Crédit imports Credoc Remdoc
Pays d’exportateur -La France (4 opérations -La Thaïlande (3 opérations
d’importations) d’importations)
-La Turquie (2 opérations -La Chine (3 opérations
d’importations) d’importations)
-L’Espagne (2 opérations
d’importations)
-Royaume-Uni (1 opération
d’importations)

Source : établit par nous même à partir des données de la banque BADR

Le tableau suivant nous montre que la France occupe la premier place avec un
nombre de 4 dossier ouverte financées par le crédit documentaire car l’Algérie a signé des
accords avec la France pour facilité les transactions commerciale, Tandis que la Thaïlande et
la Chine occupe la deuxième place avec 3 opérations d’importations pour chacun d’elles,
financé par la remise documentaire.
Ensuite, la Turquie et l’Espagne occupe la troisième place avec 2 opérations
d’importations pour chacun d’elles, financé par le crédit documentaire. Enfin, en dernier
place, le Royaume-Uni avec une seule opération d’importation financé par le crédit
documentaire.
5. Présentation de questionnaire (Annexe 8) :
L’organisation de ce présent questionnaire reflète ses préoccupations. Il comprend trois
parties, la première partie contient des questions adressées au financement du commerce

- 99 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

international, qui nous accueillir durant notre stage pratique, pour déterminer les opérations
les plus domicilié par l’agence, les techniques les plus financés et leurs risque par rapport au
partie prenants et les moyens de garanties (des pratiques de base du commerce international)
, la deuxième et la troisième partie, porte sur des questions cherchant à analyser la
contribution du crédit documentaire et remise documentaire dans le financement des
opérations du commerce international pratiqué par la banque.
Ce guide d’entretien a été effectué pendant notre stage pratique d’un mois, au niveau de
l’agence BADR d’Akbou, qu’est fondé sur une personne qui est le chargé du service du
commerce extérieur de la BADR.

5.1. Les résultats de l’entretien


Dans cette partie, on procédera à l’analyse et la présentation des résultats obtenus à
partir du questionnaire rempli par le chargé du service du commerce extérieur de la BADR.
Le premier axe qui porte sur le financement du commerce international dans la BADR,

5.1.1. Le financement du commerce international


1. selon le banquier, l’agence BADR 358 les domiciliations bancaires faites pour les
importations ainsi que les exportions

 les techniques de financement du commerce international les plus pratiquées par


l’agence est le crédit documentaire grâce à ses garanties offertes aux intervenants par
rapport au remise documentaire

 en cas ou le crédit est non margé, le risque inhérent à l’agence est le risque de non
payement
 l’importateur souvent exposée au risque de fabrication et le risque de change
 pour l’exportateur les risques inhérents sont le risque non paiement et le risque de
change
 en effet l’agence propose des garanties directes comme un moyen de couverture de
risque car les garanties indirectes ne sont pas tolérer par la réglementation algérienne.

- 100 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

5.1.2. Le financement du commerce international par le crédit documentaire


 LFC 2009 conduit à une augmentation de nombre des crédits documentaire par
apport au nombre des remises documentaire par contre le nombre des importateurs à
diminuer 2014
 Les secteurs les plus financé par le crédit documentaire sont le secteur agroalimentaire
et agricole
 le principal problème confronté le plus souvent par l’agence dans le financement des
opérations de commerce international par le crédit documentaire c’est que La
marchandise reçu n’est pas conforme a celle de la pro-forma
 Les conditions d’accès au financement par Credoc ont évolué à savoir la
réglementation de la banque d’Algérie, en plus de l’exigence d’un compte au niveau
de l’agence
5.1.3. Le financement du commerce international par la remise documentaire
 LFC 2009 conduit à l’interdiction de la remise documentaire comme mode de
financement ce qui fait baisser les importations, mais la loi de 2014 a réinstauré la
remise documentaire à coté de crédit documentaire
 Les secteurs les plus financé par la remise documentaire sont le secteur
agroalimentaire et agricole
 Le principal problème affronté le plus souvent par l’agence dans le financement des
opérations de commerce international par la remise documentaire Le client ne se
manifeste pas pour le retrait des documents
 Les conditions d’accès au financement par la remise documentaire ont évolué à savoir
la réglementation de la banque d’Algérie. Pour 2016 la banque d’Algérie exige la pré-
domiciliation.

Conclusion

Ce chapitre est consacré à la partie pratique dont nous avons étudie deux dossiers, un
crédit documentaire et une remise documentaire à l’importation au niveau de la BADR. Les
dossiers que nous avons traités ne sont pas confrontés à aucun risque (bonne exécution de
crédit et la remise documentaire à la BADR).

- 101 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou

En effet, notre étude sur le crédit documentaire et la remise documentaire nous à


permet de distinguer entre ces deux technique de financement, le crédit documentaire a révélé
des forces en matière des procédures , de maîtrise et de bonne fin pour les contractants et
aussi des faiblesses, liées au type de crédit documentaire utilisé et au coût élevé de ce type de
financement ainsi la lourdeur administrative qui en découle.

Par ailleurs, La remise documentaire est une technique de paiement efficace et plus
simple que le crédit documentaire dans le cas où il existe une certaine confiance entre les
parties contractantes. Dans le cas contraire elle devient un moyen incertain et expose
l'exportateur à de grands risques. Le banquier devra alors se prémunir au maximum en
engageant sa responsabilité.

A l’aide d’un questionnaire qu’on a effectué au sein de l’agence BADR a Akbou, nous
avons pu réaliser une comparaison entre la contribution de chaque technique dans le
financement des importations, et il s’avère que le crédit documentaire a le plus contribué au
financement des opérations d’importations est prépondérant par rapport a celle de la remise
documentaire.

Donc, le crédit documentaire si la seul technique la plus idéal au financement des


importations est sa contribution au financement des importation dominent celle de la remise
documentaire.

- 102 -
Conclusion général

103
Nous avons essayé tout au long de ce travail d’exposer une partie d’un vaste domaine
du commerce international et de clarifier les principaux moyens de financement des
opérations du commerce extérieur et ses principales notions théoriques.

La présente étude a tenté d’apporter des éléments de réponse à l’objet de notre travail qui
consiste à étudier la comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire
et la contribution de chacune des deux techniques au financement des importations au
niveau de la banque BADR a Akbou

Pour mener ce travail, nous avons traité premièrement l’aspect théorique afin de cerner
les concepts étudiés. Nous avons évoqué les moyens de paiement à l’international, les
différents risques et garanties recensés. Ainsi nous avons mis l’accent sur la domiciliation
bancaire à l’importation.

Nous avons abordés aussi le système bancaire et la réglementation du financement des


importations en Algérie à travers la loi sur la monnaie et le crédit, et la loi de finance.

Dans le cas pratique, suite à notre stage effectué au sein de l’agence 358 BADR à
Akbou, malgré la rareté des informations, nous avons pu dégager quelques résultats
intéressants :

 Chacune des techniques de paiement présente des avantages et des inconvénients alors
que le crédit documentaire présente la technique la plus sécurisante.
 La remise documentaire est un moyen de règlement plus souple et moins coûteux que
Celui du crédit documentaire. Elle est basé sur la confiance total les deux parties
contractants.
 La procédure de la remise documentaire est moins complexe par rapport au crédit
documentaire.
 Le crédit documentaire couvre le risque d'insolvabilité de l'acheteur ainsi que les
risques sur la marchandise.
 Le crédit documentaire occupe une place très importante dans le financement du
commerce extérieur, c’est la technique la plus utilisée pour le financement des
importations grâce à ses avantages tel qu’il est plus sûr et plus sécuriser.

104
Ajouté à cela, une étude sur le terrain a été menée par un questionnaire auprès des
responsables de l’agence, ce qui nous a permis de décrire d’une façon concrète la
comparaison entre la contribution des deux techniques au financement des importations

En se basent sur l’analyse des résultats obtenus de l’enquête et les réponses fournis par les
responsables de l’agence, nous pouvons avancer cela : le crédit documentaire est le plus
utilisé par la banque BADR car sa contribution au financement des importations dominent
celle de la remise documentaire.

En guise des recommandations, il est vivement conseillé aux opérateurs économiques


d’être plus prudents lors de la rédaction du contrat commercial de la transaction pour éviter
tout risque, et de solliciter les expertises des banques même en minimum de doute.

A l’issu du présent travail, se présentent quelques perspectives :


 il peut être intéressant d’envisager une contribution de crédit documentaire et de la
remise documentaire dans le financement des opérations de commerce extérieur (à
l’import et à l’export) au sien de la BADR.
 la mise en œuvre de la contribution de la BADR dans le financement du commerce
international en Algérie.
 une étude comparative serait intéressante dans le cadre où tous les instruments de
financement du commerce international

105
Bibliographie

106
Bibliographie
Bibliographie
I. Les ouvrages :
-ADYEL K. « Crédit documentaire et connaissement », Edition Bruxelles, 2012.

-BENACHENHOU. M. « Dette et démocratie », Alger, 1993.

-BEITONE (A), et autres « dictionnaire des sciences économiques »,2éme édition,

-BERNET.R ; « moyens et technique de paiement internationaux », édition ESKA, paris, 1999,

-BERNET (R) : « Principe de technique bancaire », 25 éditions DUNOD, paris, 2008,

-BOURNARD (R), « commerce international », édition Nathan, Paris, 1993.

-GARSUAULT(P), PRIAMI(S), « La Banque : Fonctionnement et Stratégies», édition ECONOMICA,


Paris, 2002.

-LASARY, « les memos, le crédit documentaire », el dar othmania.2007

-LAURENTE J. « la moyenne de paiement à l’international ». 2011.

-LEGAY(D), « Commerce international », édition Nathan, paris, 2011.


-MARITINI H., LEGRAND G. « Gestion des opérations import-export », Dunod, paris, 2008.

-MIHAELA S. et INARD PATUREL S. « Commerce international », Studyrama, Paris, 2013.

-MARITINI H., LEGRAND G. « Le petit export », Dunod, paris, 2009.

-MARITINI H., LEGRAND G. « Commerce international », Dunod, paris, 2010.


-NAJI (J) ; « le commerce international : théories, techniques et applications », édition
RENOUVEAU PEDAGOUGIQUE INC , 2005 .
-PANET-RAYMOND (A). ROBICHAUD (D), «le commerce international : une approche nord-
américaine »édition cheneliére Education ;canada ,2005.
- PAVEAU J., DUPHIL F. et les autres « exporter ; pratique du commerce international ». Edition
2008.
-OULOUNIS S. « gestion des opérations du commerce international », OPU, Algérie, 2005.

-RAINELLI.M, « le commerce international » collection repères, édition la découverte, 2003.

-TIANO (A), « le Maghreb entre les mythes », P.U.F, Paris, 1967.

II. Mémoires :

- 107 -
Bibliographie
-AOUGHLIS N., ATROUCHE L. « le financement d’une opération par le crédit documentaire dans le
cadre de la loi de finances complémentaire 2009 organisme d’accueil BEA agence 041 », université de
Bejaia, 2010.

-BAAZIZ R., BENOUD S. « Financement des opérations du commerce extérieur par la remise et le
crédit documentaire », université de Bejaia, 2007.

-CHIRIGUI (C), « le financement du commerce extérieur par les banques algeriennes »,mémoire
magister, université de Oran,2014 ,
- HENNACHI M., HELLAL K. « le financement et le risque du commerce extérieur : étude
comparative entre le crédit documentaire et la remise documentaire au niveau de la BNA 356 »,
université de Bejaia, 2013.

-HOCINI F., HOCINI R. « le financement des opérations du commerce extérieur, cas de la BADR
357 », université de Bejaia, 2010.

-IBELAIDENE S., IDJOUBAR G, IRATEN S. « le financement, risques et garanties du commerce


international, crédit documentaire», université de bejaia, 2013.

-OUBELAID.K. OUAZENE.S. « l’intervention bancaire dans les échanges économiques


internationaux » mémoire de master ;université de bejaia ;2015

-TAHRAOUI(M), « Pratiques bancaires de banques étrangères envers les PME Algériennes: Cas de la
Société Générale Algérie », université d'Oran, thèse de magister 2007.

-ZADI F., ZIANE-KHODJA M. « comparaison entre les différents moyens de financement bancaire
des entreprises dans le cadre du commerce extérieur en Algérie, agence Sidi Aich »,université de
bejaia 2015 .

-ZELLAG F., BEN MEDJANE Z. « 2008/2009, les moyennes de paiement international, cas de la
BADR », université de Bejaia, Quelle Année ?

-ZOURDANI S. « le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA »,


université de Tizi-Ouzou, 2012.

III. Autres documents


-BENMANSOUR .A, LACHACHI M. « Quelle place occupe la loi 90/10 dans la politique monétaire
algérienne », Université de Tlemcen, octobre 2002.
-Les incoterms 2000 de la chambre commerce international, 2000.

-Richard, M : « le transfert de données bancaires à caractère personnel vers les états unis » ; université
paris panthéon, Sorbonne, 2007, projet.

- 108 -
Bibliographie
-Règles et usances uniformes de la Chambre de commerce international relatives au crédit
documentaire, RUU 600, the world business organisation, révision 2007.

-Convention de Varsovie 12 octobre 1929

-Règles et usances uniformes de la chambre de commerce international relatives au crédit


documentaire, RUU 500, révision 1993.

-Règles et usances uniformes de la Cambre commerce international relatives aux encaissements pub
CCT, brochure n° 522 Paris réservée 95.

-Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; directeur
des mouvements financiers avec l’étranger (BNA).2003
-Article : Incoterms2010 : les règles de l’ICC pour l’utilisation des termes de commerce nationaux et
internationaux. Version bilingue anglais-français
-.RUU de la Chambre commerce international relatives aux encaissements pub CCT, brochure n° 522
Paris réservée 95.
V. Les documents internes de la BADR
-Documentation banque d’Algérie.

-Documentation de Algeria Gulf Bunk, le commerce international.

-Société inter bancaire de formation, Les opérations du commerce extérieur, les opérations
documentaires, Alger.

-Règlement de la banque d’Algérie n°07-01, relatif aux règles applicables aux transactions courantes
avec l’étranger et aux comptes devise.
- Note n°17/2016/direction général des changes du 13 mars 2016 aux banques, intermédiaire agréés.
-Note 90/10
-Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; décembre
2003, page 15
IV. Textes et loi :
-Article 54 du code de commerce algérien

-Guide du commerce extérieure, Edition 2010.

-La loi de finance complémentaire 2009, 2011.

-Le journal officiel 2014 (ministère de finance).


- Décret N° 82-106 du 13 mars 1982 portant création de la Banque de l’Agriculture et du
Développement Rurale et fixant ses statuts.

- 109 -
Bibliographie
-Décret N° 85-85 du 30 avril 1985 portant création de la Banque de Développement local et fixant ses
statuts.
-Loi 86-12 du 19 août 1986 relative au régime des banques et du crédit

-Ordonnance N°66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale d'Algérie.


-Ordonnance relative à l’assurance crédit à l’exportation en Algérie.
-L’article 81 de la loi n° 13-08 du 30 décembre 2013 de la loi de finance.
-L’article 69 N°09-01 du 22 juillet 2009 de la loi de finance
-Décret N°74 /13 du 30 janvier 1974 relatif autorisations globales d’importation
-La loi N° 78-02 du 11 février 1978 consacre le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur.
-La loi N°88-01du 12Janvier 1988 portant l’orientation des entreprises publiques économiques
-Décret N° 74/12du 30 janvier 1974 relatif au Programme Général d’Importation
-Décret 63/188 du 16 mai 1963 relatif au règlement de contingentement pour l’importation des
marchandises conçue par le Ministère du commerce..
-L’ordonnance Bancaire N° 10 -04 du 26 Août 2010 relatif a la monnaie et crédit

VI. Sites internet

[Link] consulté le 28.05.2016 à18h.35min.


[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.37min
[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.40min
http ://[Link] ;consulté le 28.05.2016 à 23h.40min
[Link] le 28.05.2016 à18h.44min

- 110 -
Liste des
abréviations

111
ABEF : Association des banques et établissements financières.
AGI : Autorisation Globales à l’Importation
AID : Association Internationale pour le Développement
Art: Article.
BAD : Banque Algérienne de Développement.
BADR : Banque d’agriculture et de développement rural.
BB : Barclays Bank
BCA : Banque Centrale d'Algérie.
BCIA : Banque pour le Commerce et l'Industrie d'Algérie
BDL : Banque de développement local.
BEA : La Banque Extérieur d’Algérie
BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement
BIAM : Banque Industrielle d’Algérie et de la Méditerrané
BNA : Banque Nationale d'Algérie.
BNCIA : la banque nationale pour le Crédit et d’Industrie d’Afrique
BM : La banque mondiale
BPPB : la Banque de Paris et des Pays Bas
CAD : la Caisse Algérienne de développement.
CCB : Compte courant bancaire.
CCI: Chambre de commerce international.
CFAT: Crédit foncier d’Algérie et Tunisie
CFR: Cost and freight.
CIC : le Crédit Industriel et Commercial
CIF: Carriage and insurance and freight.
CIP: Carriage and insurance paid to.
CPT : Carriage Paid To
CNEP: Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance.
CNMC : Conseil national de la monnaie et de crédit
CNRC : La chambre nationale de registre commerce.
CN : le Crédit du Nord
CMC: conseil de la monnaie et du crédit
CL : Crédit Lyonnais
CPA : Crédit Populaire d'Algérie.

112
CPT: Carriage paid to.
CREDOC: Crédit documentaires.
DA : Dinar algérien.
D06: Document douanier.
D10: Document douanier.
DAB: Distribution automatique bancaire
DAF: Delivered At Frontier
DES: Delivered Ex Ship
DEQ: Delivered,ExQuay
DAT: Delivered at time.
DAP: Delivered at place.
DDP: Dirty delivered.
DEA: Dossiers apurés.
DE/SI : Dossiers en insuffisance de rapatriement.
DGA/OI : Direction générale adjointe des opérations internationale.
DI : Domiciliation à délai normale.
DIP : Domiciliation à délai spéciale.
DS/SE: Dossiers en excédant de rapatriement.
EPE :entreprise publique économique
EXW: EX-Works.
FAS : Free,AlongsideShip
F4: Formule de règlement de la banque centrale.
F104 : Formule pour documents financiers.
FCA : Free carrier.
FDI: Fiche de contrôle des importations a délai normale.
FMI : Le Fond Monétaire International
FOB: Free on board.
GPA :Les Groupement Professionnels d’Achat
GRE: Groupement régionale et d’exploitation.
INCOTERMS: International commercial terms.
ISO: International standards organisation.
LCSB : la Lettre de Crédit Stand-by
LFC: La loi de finance complémentaire.

113
LMC : loi sur la monnaie et le crédit
LTA : La lettre de transport aérien.
LTR : La lettre de transport routier.
NIF : Numéro d’identification fiscale.
ONACO : Office National de Commercialisation
OMC: Organisation mondiale du commerce.
PGI : Programme Général d’Importation
PREG: Provision retenu en garantie.
RUU: Règles et usance uniformes.
REMDOC: Remise documentaire.
SARL: Société a responsabilité limitée.
SBLC: stand-by letter of credit
SMC : la Société Marseillaise de Crédit
SG: Société Générale
SWIFT: Society for worldwide interbank financial telecommunication.
SYBU : Système informatique utilisé par la BADR.

114
Liste des Tableaux

115
Tableau N° 1: La classification des INCOTERMS 13

Tableau N°2: Evolution des importations en Algérie durant la période 1963- 68


2014
Tableau N°3 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant 70
l’année 2015*
Tableau N°4: Les importations algériennes par régions économiques pour les 71
neufs (09) premiers mois de l’année 2015
Tableau N°5 : Comparaison entre le crédit documentaire et la remise 84-87
documentaire
Tableau N°6 : Evolution des opérations d’importations financées par le crédit 92
documentaire et la remise documentaire à la BADR entre 2009 et
2016*
Tableau N°7 : La contribution des crédits import dans le financement des 93
importations en 2016*
Tableau N° 8: Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016* 98

Tableau N° 9: Répartitions des crédits imports par pays 2016* 99

116
Liste des Figures

- 117 -
Figure N°1 : Mécanisme de crédit documentaire 31
Figure N° 2 : Mécanisme de la remise documentaire 35

Figure N°3 : Modèle d’un cachet de domiciliation d’une importation 46

Figure N°4 : Evolution des importations en Algérie durant la période (1963- 69


2014
Figure N°5 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant 2015* 70

Figure N°6: La réparation des importations par régions économiques 72

Figure N°7 : L’organigramme de l’agence BADR 358 77


Figure N°8 : Le modèle de cachet de domiciliation (AGENCE AKBOU 358) 81

Figure N°9: Evolution des opérations d’importation financées par le crédit 94


documentaire et la remise documentaire
Figure N° 10: Répartitions des crédits import en 2016* 97
Figure N°11: Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016* 98

118
Liste des annexes

- 119 -
Annexe N°1 Facture pro forma
Annexe N°2 Demande de domiciliation
Annexe N°3 Demande d’ouverture De Crédit Documentaire
Annexe N°4 Engagement pour propre utilisation
Annexe N°5 Attestation de risque de change
Annexe N°6 Attestation de non impayé
Annexe N°7 Document douanier d10
Annexe N°8 Questionnaire
Annexe N°9 Bordereau d’envoi
Annexe N°10 Lettre de notification
Annexe N°11 Ordre de virement de client
Anneexe N°12 Ordre de transfert
Annexe N°13 Exemplaire SWIFT

- 120 -
Annexe N° 8

Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique


Université Abderrahmane Mira – Bejaia
Faculté des Sciences Economiques, Sciences de Gestion et Sciences
Commerciales
Département des Sciences Commerciales

Thème : «Financement du commerce international : Etude comparative entre le crédit


documentaire et la remise documentaire et leur contribution au financement des
importations. Cas de la BADR (Akbou).»

Ce questionnaire s’adresse au personnel du service du commerce extérieur il est élaboré


dans le but d’aider à la réalisation d’un mémoire de Master portant sur une
comparaison entre le credit documentaire et la remise documentaire.

Les informations que vous allez apporter à ce questionnaire seront totalement


confidentielles, ne seront traitées que de façon anonyme et ne serviront qu’à des fins
scientifiques.

Bien que votre participation soit volontaire, votre coopération est importante afin que
les données recueillies puissent interpréter la réalité sur terrain.

De votre esprit d’initiative dépendra le succès de notre travail.

Merci pour votre collaboration.

I –Le financement du commerce international


1. Quelles est le nombre des domiciliations d’importation comparativement aux exportations
effectuées par votre agence ?

Importation
Exportation
Les deux

2. Quelles sont les techniques de financement du commerce international les plus pratiquées
par votre agence ?

Remise documentaire
Crédit documentaire

- 121 -
Autre (Précisez) …………..…………

3. Quels sont les risques inhérents à votre agence si le credit est non margé ?
Le risque de change
Le risque de non payement
Le risque d’insolvabilité
autre (précisez)
…………..…………
4. Quels sont les risques inhérents à l’importateur ?
Le risque commercial
Le risque de fabrication
Le risque de change
Autre (Précisez) …………..…………

5. Quels sont les risques inhérents à l’exportateur ?


Le risque non paiement
Le risque commercial
Le risque de change
Autre (Précisez) …………..…………

6. Quels sont les moyens de couverture de risques proposés par votre agence ?
Les garanties directes
Les garanties indirectes
Autre (Précisez) …………………….
II. Le financement du commerce international par le crédit documentaire

7. En moyenne, combien d’opérations que vous financez par le biais du crédit documentaire
par an ? (tous secteurs confondus)

Année 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016


Nbr

- Commentez
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
- 122 -
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………

8. Quelle est l’effet de la loi de finance 2009 et 2014 sur la pratique du credit documentaire ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
9. Quels sont les secteurs d’activite que vous financez le plus par le moyen du crédit
documentaire
Secteur agricole (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur agroalimentaire ………………………………………………….
Secteur industriel (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur technologique ………………………………………………….

10. Lorsque vous financez une opération par crédit documentaire, quels sont les principaux
problèmes que vous affrontez le plus souvent ?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..

11. Quelles sont les garanties qui conseiller l’agence à sa clientèle lors d’une opération du
crédit documentaire)?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
12. Les conditions d’accès au financement par Credoc vous semble-t-il avoir évolué ?
Non (veillez justifier votre réponse) ……………………………………………………….
………………………………………………….………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..

Oui – Comment ? (Merci de donner des cas concrets si possible)


.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................

- 123 -
III. Le financement du commerce international par la remise documentaire
13. En moyenne, combien d’opérations que vous financer par la remise documentaire par
an ? (tous secteurs confondus)

Année Période 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016

Nbr

-
Commentez……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………

14. Quelle est l’effet de la loi de finances 2009 et 2014 sur la pratique de la remise
documentaire ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….

15. Quels sont les secteurs que vous financez le plus par le moyen de la remise
documentaire ?
Secteur primaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur secondaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur tertiaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur quaternaire (veillez préciser)………………………………………………….

16. Lorsque vous financez une opération par remise documentaire, quels sont les principaux
problèmes que vous affrontez le plus souvent ?

- 124 -
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
17. Quelles sont les garanties qui conseiller l’agence à sa clientèle lors d’une opération de la
remise documentaire?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..

18. Les conditions d’accès au financement par la remise documentaire vous semble-t-il avoir
évolué ?
Non (veillez justifier votre réponse) ………………………………………………….
………………………………………………….………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
Oui – Comment ? (Merci de donner des cas concrets si possible)
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................

- 125 -
Exemplaire SWIFT

Annexe N°13
Le : jj /mm/aa édition de message : nnnnn nnnnn page : 1

Message700 reçu de : code SWIFT nom de la banque

Le : jour/mois/ année a :hh :mm :ss

Validité de la clé : correcte

27 : numéro de séquence : (numéro de message)

40A : forme de crédoc: (révocable/ irrévocable/ transférable / stand-by)

20 : numéro e crédoc (références de la banque émettrice)

23: référence a préavis:( références du préavis d’ouverture de ce crédit)

31C : date d’émission: (date d’ouverture effective du crédit)

31D: date lieu d’expiration:(date limite de présentation des documents au lieu précise)

51A/D: banque ordonnatrice (banque du donneur d’ordre si n’est pas la banque émettrice)

50: Donneur d’ordre:(nom et adresse de l’acheteur ”importateur”)

59: bénéficiaire: (non et adresse de vendeur ”exportateur) bénéficiaire du crédit)

32B: devise montant: (montant, dans la devise, couverte par ce crédit)

39A: 0/0 tolérance montant: (une variation autorisée du montant dans une fourchette définie)

39B: montant maximum: (montant maximum couvert par ce crédit)

39C: montant [Link]. (montant additionnels accordés au bénéficiaire)

41A/D: utilisable chez/par: (nom de la banque autorisée à réaliser le crédit documentaire)

42C : tirages (traite a) :(usance des traites)

42A/D : tiré : (le tiré doit être obligatoirement une banque)

42M : paiement mixte : (montant, dates, délais de paiements)

42P : paiement déféré a : (date ou délai de paiement différé)

- 126 -
43P : expédition partielle :(autorisée ou non)

43T : transbordement :( autorisée ou non)

44A : expédition de : (lieu d’expédition des marchandises selon incoterms)

44B : a destination de : (destination des marchandises selon incoterms)

44C : au plus tard le : (date limite d’expédition des marchandises)

44D : période d’expédition :(cadences d’expédition)

45A : couvrant : (description précise des marchandises couvertes par ce crédit)

46A : document requis : (liste des documents que doit présenter le bénéficiaire)

47A : conditions supplémentaires :(toutes conditions spécifiques complémentaires)

71B : frais :( qui supporte les frais)

48 : délai de présentation : (en nombre de jours après date d’émission du document de transport)

49 : instruction confirmé :(précision sur la nécessité de confirmation)

53A/D : banque rembours : (banque habilitée à rembourser le crédit documentaire)

78 : instruction .banque real : (instruction interbancaires)

57 : banque intermédiaire : (banque bénéficiaire « si n’est pas la banque réceptrice du SWIFT »)

72 : informations complémentaires pour la banque notificatrice)

- 127 -
Table des matières

- 128 -
Introduction générale............................................................................................................... -1-
Chapitre I : Introduction au commerce international .............................................................. -4-
Introduction ....................................................................................................................... - 5 -
Section I : Notions générales sur le commerce international ............................................ - 5 -
1. Définition du commerce international ....................................................................... - 5 -

2. Les documents utilisés dans le commerce international ............................................ - 5 -

2.2. Les documents de prix......................................................................................... - 6 -

2.3. Les documents de transport................................................................................. - 7 -

2.4. Les documents d’assurance ................................................................................. - 8 -

2.5. Les documents douaniers .................................................................................... - 9 -

2.6. Les documents annexes ....................................................................................... - 9 -

3. Les termes de ventes (INCOTERMS) ..................................................................... - 10 -

3.1. Définition des INCOTERMS ............................................................................ - 11 -

3.2. But et portée des incoterms ............................................................................... - 11 -

Section II : Eléments fondamentaux des opérations du commerce international............ - 13 -


1. Les théories du commerce international .................................................................. - 13 -

1.1. La théorie d’avantage absolu d’Adam Smith .................................................... - 13 -

1.2. La théorie de l’avantage comparatif du David Ricardo .................................... - 14 -

1.3. Théorie des coûts relatifs de HOS..................................................................... - 14 -

2. Les institutions du commerce international ............................................................. - 14 -

2.2. Le Fond Monétaire International (FMI)............................................................ - 15 -

2.3. La banque mondiale (BM) ................................................................................ - 15 -

3. Le système de SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial


Télécommunication) .................................................................................................... - 15 -

3.1. Définition de SWIFT......................................................................................... - 16 -

3.2. Les règles de fonctionnement de SWIFT .......................................................... - 16 -

3.3. Les avantage du système SWIFT ...................................................................... - 16 -

- 129 -
3.4. Les ouvertures SWIFT ...................................................................................... - 17 -

Section III : Financement du commerce international..................................................... - 17 -


1. Les instruments de paiement du commerce international à court terme................. - 18 -

1.1. Le chèque .......................................................................................................... - 18 -

1.2. La lettre de change (ou la traite)........................................................................ - 18 -

1.3. Le virement international .................................................................................. - 19 -

1.4. Le billet à ordre ................................................................................................. - 19 -

[Link] de paiement du commerce international................................................ - 20 -

2.1. Le transfert libre ................................................................................................ - 20 -

2.2. La remise documentaire .................................................................................... - 21 -

2.3. Le crédit documentaire...................................................................................... - 21 -

2.4. La lettre de crédit stand-by (LCSB) .................................................................. - 22 -

3. Le financement à moyen et long terme du commerce international ........................ - 22 -

3.1. Crédit fournisseur .............................................................................................. - 22 -

3.2. Le forfaiting....................................................................................................... - 23 -

3.3. Crédit acheteur .................................................................................................. - 23 -

3.4. Crédit-bail international (Le leasing) ................................................................ - 23 -

Conclusion ....................................................................................................................... - 23 -
Chapitre II :Techniques et risques du financement du commerce international ...................... 24
Introduction ..................................................................................................................... - 25 -
Section I : Crédit documentaire et remise documentaire................................................. - 25 -
1. Définition de crédit documentaire............................................................................ - 25 -

1.1. Les intervenants du crédit documentaire........................................................... - 26 -

.1.2. Les formes de crédit documentaire .................................................................. - 26 -

1.3. Les Avantages et les inconvénients du crédit documentaire............................. - 27 -

1.4. Les objectifs du crédit documentaire ................................................................ - 28 -

.1.5. Les crédits documentaires spéciaux ................................................................. - 28 -

1.6. Les modes de réalisation du crédit documentaire ............................................. - 30 -

- 130 -
1.7. Déroulement du Crédit documentaire ............................................................... - 31 -

2. La remise documentaire (l’encaissement documentaire)......................................... - 32 -

2.1. Définition de la remise documentaire ............................................................... - 33 -

2.2. Les intervenants de la remise documentaire...................................................... - 33 -

2.3. Les modes de réalisation ................................................................................... - 33 -

2.4. Avantages et inconvénients de la remise documentaire.................................... - 34 -

2.5. Déroulement de la remise documentaire ........................................................... - 35 -

Section II : Les risques et les garanties liés aux opérations du commerce international. - 36 -
1. Les risques liés aux opérations du commerce extérieur........................................... - 36 -

1.1. Définition du risque........................................................................................... - 36 -

1.2. Les risques liés au financement de commerce international ............................. - 37 -

1. 3. Les risques liés au crédit documentaire et la remise documentaire ................. - 37 -

2. Les garanties et couvertures des risques à l’international........................................ - 39 -

2.1. La définition de la garantie et le cautionnement ............................................... - 39 -

2.2. Les garanties en faveurs de l’importateur ......................................................... - 40 -

2.4. La gestion interne de risque de change ............................................................. - 41 -

2.5. Techniques de couverture faisant appel aux banques ....................................... - 42 -

Conclusion ....................................................................................................................... - 48 -
Chapitre III: Le système bancaire et la réglementation du financement des importations en
Algérie…………………………………………………………………………………… - 50-

Introduction………………………………………………………………………… .-50-

Section I : Evolution du système bancaire algérien durant la période de gestion


administrative de l’économie …………………………………………………………… .- 50-

1. la veille de l'indépendance…………………………………………. ……………. - 50-


2. De l'indépendance à 1966………………………………………………………… - 50.
2.1. La création de la Banque Centrale d’Algérie (BCA) ………………………… - 51.
2.2. La Caisse Algérienne de Développement (CAD) ……………………………… - 51.
2.3. La Caisse Nationale d’Epargne et de Prévoyance(CNEP)…………………… - 51.

- 131 -
3. La période 1966-1970 …………………………………………………………… -51 -
3.1. La Banque National d’Algérie (BNA) ………………………………………… -52-
3.2. Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) ……………………………………………-52-
3.3. La Banque Extérieur d’Algérie (BEA) ……………………………………………-52-
4. La période 1970-1978……………………………………………………………. -52 -
5. La période 1978-1986 …………………………………….……………….……… -53-
5.1. La Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R) ………… -53-.
5.2. La Banque de Développement Local (B.D.L) …………………….…………… -53-
6. A partir de 1988………………………………………………..……………….……-53-
Section II : La réforme du système bancaire algérien et la transition vers l’économie du
marché ……………………………………………………………………………… -54-

1. Présentation des objectifs de la réforme monétaire et bancaire de 1990 (La loi sur la
monnaie et le crédit 90/10) ………………………………………………………… -.54-
1.1. Evaluation de la loi relative à la monnaie et au crédit de 1990……………… -55-
2. Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit - 57-
3. La nouvelle ordonnance relative à la monnaie et au crédit du 26 Août 2003… -58-
3.1. L’exercice de l’activité bancaire ……………………………………………… -59-
3.2. Conditions de création des banques …………………………………………… -60-
3.3. Centrale de risque……………………………………………… -60-
3.4. Les privilèges accordés aux banques et établissements financiers ………………-60-
3.5. Respect des normes de gestion ……………………………………………… -60-
4. L’ordonnance bancaire N° 10-04 du 26 Août 2010 relative à la monnaie et au
crédit……………………………………………………………………………… - 61-
Section III : Evolution de la réglementation du financement des importations en
Algérie…………………………………………………………………………………… -61-

1. Evolution de la réglementation des importations en Algérie…………… -62-


1.1 Période d’organisation du monopole de l’Etat sur les importations…………… -62-
1.2. La période 1988-1990………………………………………………………… -64-

1.3. La libéralisation du commerce extérieur de 1990 à ce jour …………………… -64-

- 132 -
1.4. La promulgation de la loi de finance relative aux techniques de financement a
l’extérieur…………………………………………………………………… …………… -65-
2. La tendance générale des importations algériennes……………………………… -68-
2.1. Evolution des importations algérienne durant la période (1963-2014) …… - 68-

2.2. Evolution des importations en Algérie par groupe d’utilisation…………… -70-

2.3. Les importations algériennes par régions économiques……………………… -71-

Conclusion……………………………………………………………… …………… -72-

Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions


dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou.-Erreur ! Signet non
défini.-
Introduction ................................................................................................................. - 75 -
Section I : traitement pratique des dossiers crédit documentaire et remise documentaire
dans le cadre de banque BADR (Akbou) ………………………… -75-

1. Présentation de la banque BADR 385 AKBOU…………………………


Erreur ! Signet non défini.

2. Etude pratiques des dossiers crédit documentaire et remise documentaire


………………………………………………………………………………………………-78-

2.1 Etude du dossier de crédit documentaire……………………………………… -78-

2.2. Etude du dossier d’une remise documentaire ………………………………… -83-

Section II: Comparaison entre le crédit documentaire et la remise


documentaire………………………………………………………………………………-84-
1. La comparaison entre le crédit documentaire et la remise
documentaire……………………………………………………………………………… -85-

2. Résultat de la comparaison entre le crédit documentaire et la remise


documentaire……………………………………………………………………………… -88-

Section III : La comparaison entre la contribution du crédit et de la remise


documentaire dans le financement des importations dans la banque
BADR…………………………………………………………………………………… -92-

1. Evolutions des opérations documentaires à l’import entre (2009- 2016*)……… -92-

- 133 -
2. Répartitions des crédits import par technique de financement en
2016*……………………………………………………………………………………… -96-
3. Répartition des crédits imports par secteur d’activité en
2016*……………………………………………………………………………………… -97-

4. Répartitions des crédits imports par pays 2016* ……………………………… 99-

5. Présentation de questionnaire (Annexe 8) : ……………………………… -99-


5.1. Les résultats de l’entretien ……………………………………………………… -100-
Conclusion ......................................................................................................................... -101-

Conclusion générale ................................................................................................................. 76


Bibliographie ......................................................................................................................... -76-
Liste des abréviations……………………………………………………………… -113-

Liste des tableaux ............................................................................................................. . -117-

Liste des figures ....................................................................................................................119-


Annexe.................................................................................................... .............................-121-
Table des matières.................................................................................................... ...........-130-

- 134 -
Résumé
Aujourd’hui, avec le développement de l’économie mondiale, les échanges
internationaux sont devenus plus actives et plus risqués, ce qui nécessite un financement plus
sécurisé. En effet, dans ce travail nous avons comparé entre deux techniques de paiements
dans les échanges internationaux qui sont le crédit documentaire et la remise documentaire.
Nous avons vu comment les banques algériennes financent ces opérations à l’importation
sous un cadre législatif. Au sein de la banque (BADR) à AKBOU, nous avons pu faire une
comparaison entre la contribution de chaqu’un des ces techniques au financement des
importations et nous avons conclu que la contribution majeur appartienne au crédit
documentaire comme étant le plus sécurisant que la remise documentaire pour les opérations
du commerce international.
Mots clés : commerce international, financement, crédit documentaire, remise documentaire,
risques, garanties, importation.

Summary
Today, with the development of the global economy, international trade has become
more active and risky, requiring a more secure funding. Indeed, in this study we compared
two techniques payments in international trade are the documentary credit and documentary
collection. We saw how the Algerian banks finance these import operations under a
legislative framework. Within the Bank (BADR) to akbou, we could make a comparison
between the contribution from each one the of these techniques to finance imports and
concluded that the major contribution belongs to the documentary credit as the most
reassuring that documentary collection for international trade operations.
Keywords: international trade financing, documentary credit, documentary collections,
risks, guarantees, import.

- 135 -

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