Financement des importations : BADR Akbou
Financement des importations : BADR Akbou
Mémoire
En
n vue de l’obtention du diplôme de Master en Sciences Commerciales
Option : Finance et Commerce International
Thème :
Membre du jury :
Président :
Examinateur :
Encadreur : Mr OUKACI Moustafa
D’abord, nous remercions Dieu Le Tout Puissant de nous avoir accordé la santé et la
Nous tenons à remercier vivement Mr OUKACI Moustafa pour son encadrement et son
travail.
Nous tenons à remercier aussi notre maitre de stage Mr BOUDIBA pour son aide
Ainsi, nous remercions également toute personne ayant contribué de près ou de loin à
la réalisation de ce travail.
Dédicace
Je dédie ce travail fièrement :
À mes chers parents Abdelmadjid et Houria pour leur soutien durant mon
parcours éducatif .Que dieu vous garde et vous accorde santé et bonheur pour que
vous restiez la splendeur de ma vie.
A mes chers frères et sœurs ainsi qu’à leurs enfants et leurs maries.
A mon cher fiancé pour son encouragement et les efforts qu’ils m’ont apportés
jusqu’ici dans mon cursus universitaire.
LOUIZA
Dédicace
Je dédie ce travail :
A mon cher père qui est mon exemple dans ma vie, il nous a aidés pour réussir ce
travail avec son savoir et ses expériences
Mes sœurs Djamila, Zina, Meriem, Amel, Fatima, Louiza et leurs enfants et leurs
maris
A mes amis(es), Naima, Dyhia, Lidia, Aziza, Fatiha, Sabrina, Mohend ouelhadj,
KHADIDJA
Sommaire
Introduction générale
Chapitre I : Introduction au commerce internationa
Introduction
Section I : Notions générales sur le commerce international
Section II : Eléments fondamentaux des opérations du commerce international
Section III : Financement du commerce international
Conclusion
Chapitre II :Techniques et risques du financement du commerce international
Section I : Crédit documentaire et remise documentaire
Section II : Les risques et les garanties liés aux opérations du commerce international
Section III: La prés-domiciliation et la domiciliation bancaire
Conclusion
Chapitre III: Le système bancaire et la réglementation du financement des importations
en Algérie
Introduction
Section I: Evolution du système bancaire algérien durant la période de gestion
administrative de l’économie
Section II: La réforme du système bancaire algérien et la transition vers l’économie
du marché
Section III: Evolution de la réglementation du financement des importations en
Algérie
Conclusion
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs
contributions dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou.
Introduction
Section I : Présentation de la banque BADR 385 AKBOU
Section II : Comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire dans le
cadre de banque BADR (Akbou)
Section III: La comparaison entre la contribution du crédit et de la remise
documentaire dans le financement des importations dans la banque BADR
Conclusion:
Conclusion générale
Bibliographie
Introduction
générale
Introduction general
La répartition inégale de diverses richesses dans le monde et le besoin ressenti par leshommes
à faire l’échange a donné naissance à la notion du commerce international sous forme des
échanges des biens et services au-delà des frontières géographiques, qui ne cessent d’ailleurs
de se développer.
Le financement des importations par les établissements bancaires notamment par les
techniques documentaires fait courir aux banques et aux entreprises, des risques qui peuvent
être néfastes pour leur évolution. Le principal risque auquel elles sont confrontées est le risque
d’insolvabilité de l’importateur une fois qu’elles se sont engagées vis-à-vis du fournisseur à le
régler. Ce risque est d’autant plus important lorsque l’on se lance dans le commerce
international. Il faut donc protéger les transactions de l’entreprise sur ce marché.
1
Introduction general
Et afin de répondre à cette problématique, nous allons orienter cette étude dans un sens qui
essayera d’apporter des éléments de réponses aux questions suivantes :
Quels sont les principaux risques auxquels sont confrontés les opérateurs économiques
dans leurs transactions à l’international ?
Comment la banque BADR procède-elle à la réalisation d’une opération d’importation
par le crédit documentaire ou la remise documentaire?
Comment peut-on distinguer entre le crédit documentaire et la remise documentaire?
Et quelle est celle qui contribue mieux aux échanges extérieurs (importations)?
À la lumière des questions posées et dans le but de réaliser les objectifs visés ci-
dessus, nous avons émis les hypothèses ci-après:
Nous essayerons de répondre à ces questions à travers une étude comparative entre la
remise documentaire et le crédit documentaire au sein de la banque BADR (Banque
Algérienne du Développement Rurale). Nous avons donc adopté la démarche méthodologique
suivante : La première partie est d’ordre théorique, élaborée sur la base d’une revue
bibliographique utilisant des ouvrages, articles, documents et mémoires. Et dans la seconde
partie, nous avons effectué un stage pratique au niveau de l’agence BADR à Akbou, ce qui
nous a permis de récolter un ensemble des données sur le traitement pratique de crédit
documentaire et de la remise documentaire dans le financement des importations, nous avons
aussi fait une enquête par un questionnaire au sein de cette agence qui nous a permis de
réaliser une analyse sur la contribution de crédit et la remise documentaire dans le
financement des importations.
2
Introduction general
L’étude théorique sera réalisée en trois chapitres. Le premier chapitre se portera sur
l’introduction au commerce extérieur, le deuxième chapitre sera consacré à mettre en
évidence les différents modes de financement de commerce international et ses différents
risques et garanties. Dans le troisième chapitre, nous aborderons le système bancaire algérien
et la réglementation du financement des importations. Enfin, le quatrième chapitre
constituera le cas pratique, où nous allons comparer entre une opération d’importation par un
crédit documentaire, et une autre par la remise documentaire, mais aussi comparer entre la
contribution des deux techniques dans le financement des importations au niveau de deux
banques dans la région d’Akbou dans la wilaya de Bejaia.
3
Introduction general
Chapitre I :
Introduction au
commerce international
4
Chapitre I Introduction au commerce international
Introduction
Le commerce international est une discipline qui concerne les opérations d’achat et de
vente des marchandises réalisés entre espaces économiques nationaux, il s’agit d’un aspect
plus dynamique dans ce sens que tout ce qui est produit quelque part est vendu, et consommé
ailleurs. Il est divisé en commerce, d’importation, d’exportation et du transit.1
1
BEITONE (A) et autres « dictionnaire des sciences économiques »,2éme édition, p.60
2
RAINELLI (M) « le commerce international » collection repères, édition la découverte, 2003, p 262.
3
OUBELAID.K. OUAZENE.S. « L’intervention bancaire dans les échanges économiques internationaux »
mémoire de master ; université de Bejaia, 2015, p 45
-5-
Chapitre I Introduction au commerce international
Les documents de prix sont établis par le vendeur, ils permettent de préciser la nature,
la qualité, le poids et le prix de la marchandise vendue.
2.2.1. La facture pro forma : C'est un document préalable à la conclusion d'une transaction
de commerce international, qui reprend les caractéristiques de la marchandise : la qualité, le
prix ainsi que les modalités de paiement. Elle peut servir à l'acheteur de bon de commande,
4
Article 54 du code de commerce algérien.
5
ZOURDANI (s), « le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA »,
Mémoire magister, université de TIZI-OUZOU, 2012, P 67.
-6-
Chapitre I Introduction au commerce international
2.3.2. La Lettre de Transport Aérien (LTA) : Le document exigé par Règles et Usances
Uniformes (RUU) est la (LTA)10 qui est émise par une compagnie d’aviation sous forme
6
BERNET (R) : « Principe de technique bancaire », 25 éditions DUNOD, paris, 2008, P .355.
7
Idem ; p355
8
BERNET.(R) ; « moyens et technique de paiement internationaux », édition ESKA, paris, 1999, p226
9
LEGRAND.G, ET MARTINI.H, « Le petit export », édition DUNOD, Paris, 2009,p 10
10
Convention de Varsovie 12 octobre 1929.
-7-
Chapitre I Introduction au commerce international
nominative. Cependant sa transmission se fait par le biais d’un Bon de Cession Bancaire
(BCB) émis par la banque au nom de la compagnie d’aviation représentant l’autorisation à
accorder la marchandise à son client.
2.3.3. La Lettre de Voiture Internationale (CIM) : La lettre de voiture est le document qui
atteste la prise en charge des marchandises et l’acceptation de les livrer au destinataire. Cette
acceptation est constatée par une indication de réception, qui peut être une signature ou
l’opposition sur la lettre de voiture du timbre à date du gage expéditeur. Le transport normal
et le transport accélérer chacun leur formulaire. C’est le transporteur qui remplit la plus
grande partie du document et l’expéditeur remplit le reste. L’original est remis au destinataire
alors qu’une copie est renvoyée à l’expéditeur.11
2.3.4. La Lettre Transport Routier (LTR) : La Lettre de Transport Routier qui est exigée
pour ce mode de transport. Le document de transport routier revêt souvent des formes variées
en raison de la diversité des entreprises de transport. La LTR est un document de transport par
route, émis par le chargeur qui est généralement le transporteur ; qui s'engage à livrer la
marchandise au point de destination convenu. Comme pour la LTA, la LTR atteste d'une part
la prise en charge de la marchandise en bon état et d'autre part son expédition effective dès la
signature par le transporteur. La LTR n'est pas négociable et ne constitue pas un titre de
propriété.12
2.3.5. Le récépissé postal : Il est utilisé quand la marchandise voyage par voie postal, ce
document est établi par le service de la poste pour l’exportateur, Il concerne l'expédition des
marchandises n'excédant pas vingt (20) kilogrammes, celui-ci l’envoi par canal bancaire ou
postal à l’importateur pour qu’il puisse récupère sa marchandise.13
11
NAJI (J) ; « le commerce international : théories, techniques et applications », édition RENOUVEAU
PEDAGOUGIQUE INC, 2005, p 262
12
Idem
13
Idem
-8-
Chapitre I Introduction au commerce international
C’est un contrat qui donne naissance à une police d’assurance assurant des risques
déterminés concernant une affaire bien précise. En général, elle concerne les petits
importateurs.
Les déclarations en douane sont visées par l’administration des douanes du pays
importateur et sont établies sur des imprimés spécifiques. Il s’agit principalement des
formulaires D06 pour l’exportation et D10 pour l’importation. Ces documents comportent
notamment le tarif douanier, la date de dédouanement et la valeur de la marchandise
dédouanée.15
Les documents d’annexes16 ce sont des documents accessoires que l’importateur peut
exiger à son exportateur afin de s’assurer des caractéristiques qualitatives et/ou quantitatives
de la marchandise. Ils sont délivrés par des organismes internationaux qui établissent une
neutralité entre l’acheteur et son fournisseur. Dans ce cadre, plusieurs types de documents
sont établis selon la demande. Il est repris ci-après les plus importants.
14
PAVEAU. (J), DUPHIL(F) et les autres « exporter ; pratique de commerce international », 2008, p 201
15
Idem
16
GARSUAULT(P), PRIAMI(S), « La Banque : Fonctionnement et Stratégies», édition ECONOMICA, Paris,
2002, p137
-9-
Chapitre I Introduction au commerce international
2.6.1. Note de poids : La note de poids ou liste de poids est un document destiné à certifier
quantitativement la marchandise expédiée. Il peut être délivré par un peseur privé ou par le
vendeur.
2.6.2. Le certificat d’origine : Souvent émis ou visé par une chambre de commerce, il
atteste l’origine ou la provenance de la marchandise. Dans une ouverture de crédit, il est bon
de préciser le pays d’origine devant figurer sur ce document.
2.6.3. Certificat de poids : Ce document revêt un caractère officiel, et doit, par conséquent
être émis par un organisme officiel ou un peseur juré.17
2.6.6. Certificat vétérinaire : Document établit par un vétérinaire attestant de la bonne santé
des animaux importés ou de la conformité des viandes de consommation.
En règle générale les INCOTERMS ne traitent pas des conséquences qu'entraînent les
violations des dispositions contractuelles, ni des exonérations de responsabilité motivées par
diverses contraintes. Ces questions doivent être réglées par d'autres dispositions du contrat de
vente ou sur la base du droit applicable18.
17
GARSUAULT(P), PRIAMI(S), « La Banque : Fonctionnement et Stratégies», édition ECONOMICA, Paris,
2002, p137
18
Incoterms 2010 : les règles de l’ICC pour l’utilisation des termes de commerce nationaux et internationaux.
Version bilingue anglais-français
- 10 -
Chapitre I Introduction au commerce international
Le but20 des INCOTERMS est de fournir une série de règles internationales pour
l'interprétation des termes commerciaux les plus couramment utilisés en commerce extérieur.
Ainsi l'incertitude née d'interprétations différentes de ces termes par les divers pays peut être
évitée ou du moins considérablement réduite.
Définir les droits et obligations des parties dans un contrat de vente en ce qui concerne
la livraison d’une marchandise tangible : prise en charge des frais, des risques et des
documents. Bien que les incoterms ne fassent pas partie du contrat de transport, il est
important pour le transporteur de connaître l’étendue de la responsabilité du chargeur pour
imputation des frais additionnels. Impliquent la maîtrise de la logistique des modes de
transport par les parties et en premier lieu le transport maritime compte tenu de son
importance. Ne concernent pas le transfert de propriété ; la référence étant le contrat de vente.
Les parties ont tout intérêt à préciser dans leur contrat de vente l’incoterm convenu, en faisant
19
ZOURDANI (S), [Link], p 66
20
OULOUNIS (S), «gestion financière internationale », OPU, Algérie, 2005, p 34
- 11 -
Chapitre I Introduction au commerce international
Cost,Insurance and Ce terme est identique au terme précédent en matière de transfert des
risques et des frais. Toutefois, le vendeur a l'obligation supplémentaire
CIF Freight,
de souscrire une assurance maritime, pour l'acheteur, contre le risque de
perte ou de dommage que peut courir la marchandise.
- 12 -
Chapitre I Introduction au commerce international
DDP Dlevred Duty Paid Le vendeur prend à sa charge tous les frais de transport y compris des
formalités de douanes export et import ainsi que le paiement des droits
et taxes exigibles à destination. Il subit également tous les risques de
perte et dommage. L’acheteur a pour seule et unique obligation, le
déchargement de la marchandise. Il n’y a aucune obligation de
contracter une assurance transport
Le commerce international fondé sur les théories des précurseurs économiques et des
organisations qui régissant le commerce entre les nations en contribuant un système
d’informations unis.
Les théories qui ont contribuées à l’évolution du commerce international sont celle
d’Adam Smith, David Ricardo et de Heckcher, Ohlin et Samuelson.
En 1776, Adam Smith publie son célèbre ouvrage (Recherches sur la nature et les
causes de la richesse des nations). Selon Smith, la division du travail permet d’augmenter la
productivité des individus et des entreprises. Les uns et les autres étant plus productifs dans
leur domaine respectif, la quantité de biens produits s’accroit, et leur coût diminue. Pour être
- 13 -
Chapitre I Introduction au commerce international
viable, cette spécialisation suppose toutefois qu’il y ait des échanges entre les producteurs ;
autrement, chacun d’eux devrait produire ce qui est nécessaire à sa propre subsistance. 21
en 1817, dans (les principes de l’économie politique et de l’impôt), David Riccardo pousse
plus loin la réflexion amorcée par Adam Smith en proposant le principe de l’avantage
comparatif. Selon ce principe, un pays a intérêt à échanger un bien avec un autre pays, même
s’il ne dispose pas d’un avantage absolu par rapport à ce pays.22
Cette théorie a été approfondie au XXe siècle par les économistes Heckcher, Ohlin et
Samuelson qui ont cherchés à comprendre les différences de coûts comparatifs entres les pays
et à appliquer, dans leurs théorie du commerce international, les principes de l’analyse
marginaliste. Ils ne raisonnent plus dans le seul cadre de coûts mesurés comme précédemment
par des écarts de productivités de l’unique facteur de travail. Ils expliquent l’échange
international par l’abondance ou la rareté relative des divers facteurs de production dont sont
dotés les pays. En fonction de la loi économique simple qui consiste à dire que tout ce qui est
rare est cher, une économie doit se spécialiser dans les activités qui réalisent le plus
intensément le facteur de production dont elle dispose en abondance. Elle a intérêt à exporter
ces biens et à importer ceux qui utilisent le facteur de production pour lequel elle est le moins
bien dotée.23
21
PANET-RAYMOND (A). ROBICHAUD (D), «le commerce international : une approche nord-américaine »
édition cheneliére Education ; canada, 2005, p11
22
Idem, p 13.
23
IBELAIDENE (S), IDJOUBAR (G), IRATEN (S) « le financement, risques et garanties du commerce
international, crédit documentaire», université de Bejaia, 2013.p24
- 14 -
Chapitre I Introduction au commerce international
commerce mondial l’OMC a pour but d'aider les producteurs de marchandises et de services,
les exportateurs et les importateurs à mener leurs activités.24
La banque mondiale est créée en même temps que le FMI, elle regroupe la BIRD
(Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement), spécialisée dans le
financement de projets d’infrastructure ; l’AID (Association Internationale pour le
Développement), qui consent des prêts à des conditions privilégiées aux pays en
développement, et la SFI (Société Financière Internationale), qui soutient les initiatives
privées débouchant sur des projets rentables. Son action s’inscrit dans la durée. Elle prend en
charge des projets en faveur des pays du tiers-monde qui ne pourraient pas être financés par
des moyens classiques.26
24
[Link] consulté le 28.05.2016 à18h.35min.
25
[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.37min
26
[Link] ; consulté le 28.05.2016 à18h.40min
- 15 -
Chapitre I Introduction au commerce international
traitement des opérations par des systèmes informatiques, ce réseau et nommé « Society for
Worldwide Interbank Financial Télécommunication » SWIFT.
Est un système privé d’échange de message télématique entre banques adhérentes. C’est un
moyen très rapide, peu coûteux, sûr et rendant impossible l’impayé si le virement est effectué
avant toute expédition.28
Les ordres SWIFT font l’objet d’une normalisation poussée afin d’automatiser au
maximum leur traitement, et ainsi les exécuter dans les meilleurs délais. Les données
classiques d’un virement bancaire à savoir les coordonnés bancaires de l’émetteur et du
récepteur. Un libellé du motif est rigoureusement codifié29.
27
LASARY, « le crédit documentaire », 2007, les memos page 39.
28
OULOUNIS (S), «gestion financière internationale », OPU, Algérie, 2005, p 13
29
Richard, (M) : « le transfert de données bancaires à caractère personnel vers les états unis » ; université paris
panthéon, Sorbonne, 2007, p66.
30
ZOURDANI,(S), Op-cite p 74
- 16 -
Chapitre I Introduction au commerce international
3.3.2. La rapidité : Le temps de transmission d’un message est très inférieur au délai
d’acheminement d’un courrier postal. Les communications par télex sont parfait plus rapides,
elles sont onéreuses et réservées aux affaire urgentes ou d’un montant important.
3.3.3. Le message SWIFT : Il a un coût réduit ; il peut toujours utiliser le message SWIFT
pour les échanges de données informatisées entre banques, autant que le destinataire soit relié
au réseau.
3.3.4. La fiabilité : C’est une autre qualité du SWIFT. En raison de sa vocation, les
utilisateurs doivent en avoir des positions 24 heures sur 24 heures et 7 jours sur 7 jours. Cet
objectif est largement réalisé, puisque le taux de disponibilité effective est très important.
Cependant, il existe un inconvénient du procédé SWIFT, c’est les non délivrance d’aucun
accuse de réception, ceci implique que le contrôle de la bonne transmission ne peut se faire
qu’à travers le contrôle de l’opération elle-même.
3.4. Les ouvertures SWIFT
L’ouverture 31des crédits documentaires sur document papier transmis par courrier ou
par télex a disparu au profit d’une ouverture par un message standardisé d’ouverture SWIFT.
Les messages SWIFT est divisé en segments numérotés. Chaque segment porte sur un
élément qui caractérise le crédit documentaire : forme du crédit, numéro du crédit, la date
d’émission, date et lieu d’expiration, donneur d’ordre…etc.
Ces différentes parties du message se présentent toujours dans le même ordre et sont
repérées par un code international. L’usage de la notification SWIFT apporte, outre la rapidité
de l’électronique, une grande fiabilité liée à :
-La standardisation, les informations se retrouvent sous la même forme dans le même ordre
dans le message d’ouverture.
-La possibilité d’utiliser des traducteurs automatiques ou plus largement des outils d’analyse
automatique des avis d’ouverture.
31
LASARY, Op-cite p33
- 17 -
Chapitre I Introduction au commerce international
lui, une forme de paiement qui lui permet d’examiner la marchandise avant de payer tout en
voulant que le coût bancaire de l’opération soit le moindre possible.
1.1. Le chèque
Le chèque est un ordre écrit et inconditionnel de payer une somme déterminée à son
bénéficiaire. Il contient des mentions obligatoires qui doivent être respectées.32
Le chèque est couramment utilisé dans de nombreux pays pour les règlements nationaux,
facile à mettre en œuvre et avec des commissions faibles sur les chèques de montant élevé.
Le chèque est d’un usage réduit pour les règlements internationaux.
En effet, il présente peu de garanties de paiement pour le vendeur, son émission étant
laissée à l’initiative de l’acheteur. La réglementation sur le chèque varie d’un pays à l’autre et
son délai d’encaissement peut être long, les frais d’encaissement variables selon le circuit
bancaire, ainsi un coût élevé pour les chèques de faibles montants, avec un risque de change si
le chèque est établi en devises et un risque de non-paiement si chèque impayé. Le recours
juridique parfois long et difficile. Le chèque peut également être perdu, volé ou falsifié.
Chèque de banque33 apporte une grande sécurité de paiement car est une pièce
juridique qui peut éventuellement faciliter le recours contre le tiré, malgré cela, le recours
juridique parfois long et difficile.
32
LEGRAND(G) et MARTINI (H), « Commerce international », Dunod, Paris, 2010, 3éme édition, P141.
33
LEGRAND(G) et MARTINI (H), « Gestion des opérations Import-export », Dunod, Paris, 2008, P128.
34
LEGAY(D), « Commerce international », édition Nathan, paris, 2011, p282.
- 18 -
Chapitre I Introduction au commerce international
Par ce mécanisme, l’acheteur reçoit du vendeur délai de paiement. Le vendeur peut se faire
payer par sa banque sans attendre l’échéance de la traite en l’escomptant ou bien l’endosser
pour régler un fournisseur.
La lettre de change est un instrument fréquemment utilisé à l’international car elle est un
instrument à la fois de paiement et de financement. Emise à l’initiative du vendeur, elle
détermine précisément la date d’échéance. Mais elle ne supprime pas le risque d’impayé, sauf
si une banque a donné son aval. Le recouvrement de la créance par cette technique peut être
long et coûteux (frais bancaire). Des règlements différents selon les pays sont à prendre en
compte.
Le virement présente une facilité d’utilisation dans la mesure où les transmissions sont
rapides, sécurisées et à des coûts réduit. C’est l’un des instruments les plus utilisés pour les
règlements internationaux.
Est un effet de commerce émis par l’importateur qui promet à l’exportateur le paiement de
la somme due à une date déterminée. Emise sur l’initiative de l’acheteur, il est peu utilisé36.
35
Idem.
36
Idem.
37
MIHAEL(A), STANESCU (D) et INARD PATURE (S) « Commerce international », STUDYRAMA, Paris,
2013, p.270.
- 19 -
Chapitre I Introduction au commerce international
Néanmoins l’émission de billet à ordre est à l’initiative de l’acheteur, il est courir à un risque
de perte ou vol, et un risque d’impayé.
1.5. Warrant
Le warrant38 est un billet à ordre par lequel le souscripteur s’engage à payer une certaine
somme à une certaine échéance. Il distingue du billet à ordre ordinaire par le fait qu’il
constitue, en outre, nantissement (garantie) au profit du créancier sur des marchandises
déposées dans un magasin général ou dans des entrepôts dont le stock est contrôlé par des
sociétés de vérification des stocks.
38
BOURNARD(R) « le commerce international » , édition Nathan, paris , 1993,p 212
39
Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; décembre 2003,
page 15.
40
.RUU de la Chambre commerce international relatives aux encaissements pub CCT, brochure n° 522 Paris
réservée 95.
- 20 -
Chapitre I Introduction au commerce international
Ces documents vont servir comme preuve, qu’il s’agit effectivement d’un transfert à
contrepartie physique.
2.1.1. Avantages et inconvénients d’un transfert libre
41
LEGRAND.G et MARTINI .H, op cite, 2008, P135.
42
Idem P131.
43
BOUYAKOUBA (F), « l’entreprise et le financement bancaire » édition Casbah, Algérie, 2000, p 263.
- 21 -
Chapitre I Introduction au commerce international
44
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156.
45
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156..
46
Idem, 2008, P179 ,180
- 22 -
Chapitre I Introduction au commerce international
A noter dans ce cas que la relation entre l’acheteur et le vendeur est régie par un seul contrat
qui est le contrat commercial stipulant aussi bien les conditions commerciales que financiers.
3.2. Le forfaiting
48
Le forfaiting consiste à céder des créances commerciales à court ou moyen terme à
un forfaiteur (un banquier) qui les rachète sans recours. Les créances sur l’acheteur étranger
sont souvent matérialisées par des lettres de change relatives à la livraison de biens ou de
prestations de services.
3.3. Crédit acheteur
Le crédit acheteur49 est un crédit consenti par une banque (souvent dans le pays du
vendeur) à un acheteur étranger ayant conclu avec un exportateur un contrat de fournitures de
biens ou de services.
3.4. Crédit-bail international (Le leasing)
50
Le leasing est un mode de financement consistant en la location d’un bien à usage
professionnel avec promesse unilatérale de vente, au plus tard à l’échéance du contrat, au
profit du locataire à un prix défini à l’avance. Très utilisé au niveau national, il a été transposé
à l’international.
Conclusion
Dans ce premier chapitre, nous avons essayé de présenter les concepts de base du
commerce international et qui permettent de mieux conduire une opération d’import-export,
car ces usages facilitent le règlement de l’opération. Mais aussi, ils permettent à l’utilisateur
une meilleure maîtrise dans le traitement de financement des importations ou d’exportations
et bien savoir distinguer le crédit documentaire et la remise documentaire, que nous allons
traiter dans le chapitre suivant.
47
Idem
48
Idem, 2008, P 251.
49
Idem, 2010, P 192.
50
OLOUNIS (S), op cité, P 46.
- 23 -
Chapitre II : Techniques et
risques du financement du
commerce international
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Introduction
Lors des négociations commerciales, les modalités financières du contrat prennent une
importance primordiale. Elles concernent, entre autres, les techniques de paiement dont
certaines sont spécifiques au commerce international, telles que les crédits documentaires et
les remises documentaires en passant par la domiciliation bancaire comme une étape
préliminaire avant d’entamer à la réalisation les deux modes de paiement ,les opérateurs du
commerce international devront choisir la technique de paiement adéquate.
Dans ce chapitre, et dans la première section, nous présenterons les deux modes de
paiement des opérations du commerce extérieur, crédit documentaire et la remise
documentaire. Ensuite nous étalerons dans la deuxième section à la domiciliation bancaire,
enfin, les risques et garanties liés aux opérations du commerce extérieur feront l’objet de la
troisième section.
Selon les règles et usances uniformes 600 : Le crédit documentaire est tout arrangement,
quel qu’en soit la dénomination ou description en vertu de qu’elle une banque (la banque
émettrice) agissant à la demande et sur instruction d’un client (le donneur d’ordre) ou pour
son propre compte, est tenue d’effectuer un paiement à un tiers, (le bénéficiaire) ,ou à son
ordre, ou d’accepter et payer les effets de commerce tirés par ce bénéficiaire où autorise a
une banque à effectuer ledit paiement ou accepter et payer lesdits effets de commerce ou
- 25 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
autorise une autre banque à négocier contre remise des documents stipulés, pourtant que les
termes et conditions du crédit soient respectés51.
1.1.1. Le donneur d’ordre : il s’agit d’importateur acheteur, qui donne les instructions
d’ouverture du crédit documentaire.
1.1.2. La banque émettrice : c’est la banque de l’acheteur (située en général dans le pays de
celui-ci), qui procède à l’ouverture du crédit documentaire.
51
Publication CCI N 600 RUU relatives au crédit documentaire 1juillet 2007, page 8.
52
LASARY, Op cite p15
- 26 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Il est utilisé dans le monde entier. Il présente une garantie de paiement lorsqu’il est
irrévocable. Le fait que la banque émettrice ait accepté d’ouvrir le crédit constitue un
indicateur de solvabilité de l’importateur. Dès lors qu’il est irrévocable et confirmé, il offre à
l’exportateur un très haut degré de sécurité, du fait qu’il présente une double garantie
bancaire.
53
Article8, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international. .
54
Article 9, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
55
Article 9bis, des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
56
OULOUNIS (S), op cité, P 18
- 27 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Le Credoc est caractérisé par l’engagement bancaire d’où une étude minutieuse des
documents d’expédition. Et la rapidité de paiement ; possibilité d’être payé dès l’expédition
des marchandises. Double sécurité ; pour le vendeur, d’être payé et pour l’acheteur, d’être
livré.
Parmi ses inconvénients : Lourdeur, complexité et formalisme rigoureux de la
procédure. Cherté de son coût pour l’importateur, surtout lorsqu'il s'agit d'un montant de
crédit important. Risques de non-paiement pour l’exportateur dus à l’insolvabilité de la
banque émettrice ou autres risques politiques si le crédit n’a pas été confirmé.
57
CHIRIGUI (C), « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes », mémoire magister,
université d’Oran, 2014, p194
58
LASARY, « les memos, le crédit documentaire », el dar othmania. 2007, p 62
59
OULOUNIS (S), « gestion des opérations du commerce international », OPU, Algérie, 2008, p19
- 28 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
soit nécessaire de procéder à l'ouverture d'un crédit documentaire distinct pour chacune
d'entre elles.
Si le crédit revolving prévoit que l’on peut ajouter à une tranche la partie non utilisée
de la tranche précédente, on dira que le crédit revolving est cumulatif. Il est par contre non
cumulatif si les montants qui n’ont pas été utilisés deviennent caducs.
Le mécanisme du crédit revolving apporte des avantages aux deux parties contractantes :
- L’importateur ayant imposé un intervalle de temps entre chaque livraison (périodicité
des tranches) lui est profitable dans le sens où il pourrait alléger sa trésorerie.
- Quant à l’exportateur, il peut se trouver en possession d’un contrat lui accordant, à lui
aussi, plus de souplesse et lui allégeant sa trésorerie dans la mesure où il n’est pas obligé
d’investir sur le montant global du contrat (production par tranche).
Le crédit "revolving" vise à :
- Limiter les commissions perçues par les banques à chaque ouverture d'un crédit
documentaire.
- Eviter des pertes de temps en économisant des démarches et des formalités répétitives,
ainsi que l'attente des accords de la banque pour chaque émission).
60
CHIRIGUI (C) ; « le financement du commerce extérieur par les banques algeriennes »,mémoire magister,
université de Oran,2014 p 169
61
Idem p194
- 29 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
L'article 48 des Règles et Usances Uniformes (RUU) traite des points fondamentaux
liés aux crédits transférables, notamment :
- Un crédit ne peut être transféré que s'il est expressément qualifié de "transférable" par la
banque émettrice, évidemment sur instruction du donneur d'ordre.
- Quand un crédit est transféré à plusieurs seconds bénéficiaires, le refus d'un
amendement par un ou plusieurs d'entre eux n'entraîne pas la nullité de l'acceptation des
autres seconds bénéficiaires.
- Un crédit transférable ne peut être transféré qu'une seule fois.
62
OULOUNIS (S) ; Op cite ;p 20
63
Article 10, point A des règles et usance uniformes (RUU 500) de la chambre de commerce international
relatives aux crédits documentaires, 1994.
- 30 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
1.6.2. Réalisation
alisation par paiement différé
Ce monde de réalisation est assez défavorable à l’exportateur qui risque alors des
problèmes
èmes de trésoreries, du fait qu’il ne peut recourir à l’escompte.
N°0164 :
Une opération de crédit documentaire se déroule comme est présentée dans la figure N°0
1) : L'acheteur et le vendeur concluent un contrat commercial, dans lequel ils prévoient le
crédit documentaire comme technique de paiement.
64
LEGRAND (G) et MARTINI(D),, op-cité,
op P136
- 31 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
- 32 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
2.3.1. La remise des documents contre paiement (à vue) : La banque informe l’acheteur de
la réception des documents et ne remet les documents que contre paiement immédiat du
montant de la facture et de tous les frais rattachés à l’opération.
65
LEGRAND(G) et MARTINI (H), Op cite, 3éme édition, P145.
66
Idem, P146.
67
. OULOUNIS, (S) ; « gestion des opérations du commerce international », OPU, Algérie, 2005 ;p 21.
- 33 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
68
ZOURDANI (S), « le financement des opérations du commerce extérieur en Algérie : cas de la BNA »,
université de Tizi-Ouzou, 2012 ; p81
- 34 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Cette technique
ue est fortement soumise au risque de non-paiement
non paiement de la banque
banque, ce
dernier est causé lorsque : Les conditions de délivrance des documents ne sont pas conformes
aux stipulations du contrat commercial et le montant facturé est supérieur à celui de la
commande.
de. La marchandise n’est pas conforme à la commande, ou elle a été expédiée
tardivement, ou avant la date prévue, ou n’est pas encore arrivée à destination. Les documents
sont parvenus à l’acheteur étranger, après l’arrivée de la marchandise, lui occasionn
occasionnant ainsi
des frais de stationnement qu’il ne veut pas supporter. L’acheteur souhaite inspecter la
marchandise avant de donner son accord éventuel au paiement. Il manque des documents
indispensables au dédouanement (certificat phytosanitaire,
phytosanitaire …). La licencee d’importation n’a
pas été encore obtenue.. Le jeu de connaissements est incomplet,
incomplet …etc
N°0269
Une opération de crédit documentaire se déroule comme est présentée dans la figure N°0
69
LEGRAND (G) et MARTINI(D),
(D), Op cité, p134
- 35 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Toute activité commerciale qui s’exerce sur le marché international implique une prise
de risque qui empêche la capacité des opérateurs à atteindre leurs objectifs. En détaillant par
suite les différents risques liés aux opérations d’import-export.
Le risque est inhérent à toute activité humaine, notamment lorsqu’on fait des affaires.
Il est défini comme étant un danger, menace, péril à certain activités ou à certaines situations.
En socio-économique, il est définit comme un préjudice ou dommage donnant lieu à
indemnités. Dans les métiers de la banque, le risque est un élément que l’on vit quotidien70.
70
DUCRET (J), « la gestion du risque de change », e-ethique,2002, France ,p 22
- 36 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Le financement du commerce international est confronté par des nombreux risques à savoir71 :
1.2.1. Le risque commercial : lorsqu’un acheteur étranger ne s’est pas acquitté de sa dette,
l’exportateur subira le risque de défaillance de son client suite à l’insolvabilité de ce dernier.
1.2.2. Le risque de non transfert des fonds : c’est le non transfert des fonds versés par
l’acheteur pour des raisons politiques, des difficultés économiques ou encore aux révisions de
la législation du pays de résidence de l’acheteur. La situation monétaire difficile de nombreux
pays oblige à retarder la délivrance des devises.
1.2.3. Le risque politique : c’est dans le cas où elle réalise des opérations commerciales avec
un pays d’une politique instable (instabilité gouvernementale, les guerres civiles, les
révolutions, les émeutes et autres faits survenus dans le pays de résidence de l’acheteur),
l’importateur ou l’exportateur algérien supporte le risque de non-paiement.
71
HENNACHI (M)., HELLALv(K) . « le financement et le risque du commerce extérieur : étude comparative
entre le crédit documentaire et la remise documentaire au niveau de la BNA 356 », université de Bejaia,
2013.p33
- 37 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
A) Risque pour les banques : Les risques liés aux banques sont ; risque du banquier donneur
d'ordre et risque du banquier correspondant.
On peut supposer que l'importateur n'est pas en mesure de rembourser sa banque dans
les délais de validité du crédit. Il demande, alors, des délais supplémentaires pour lui
permettre soit de : transformer la marchandise (matière première) ou de trouver un
acheteur, s’il s'agit de produits finis.
72
Société interbancaire de formation « opérations contrôle de change domiciliation – apurement » Alger, 2009,
p14.
73
Document interne de la BADR (Akbou), les opérations documentaires.
- 38 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
B) Risque pour les clients : le risque client répartie en deux catégorie, risque de
l’importateur et risque de l’exportateur.
1.3.2. Les risques de la remise documentaire : les risques encourus par les différentes
parties :
A) Pour l’exportateur : il arrive que l’importateur, pour plusieurs raisons, refuse de lever les
documents ou si la remise s’est faite contre acceptation ne verse pas le montant de la dette à
l’échéance.
B) Pour l’importateur : le risque dans ce cas est lié directement à la marchandise non
conforme à la commande du point de vue de la qualité ou du point de vue de la quantité.
C) Pour les banques : du fait que les banques n’ont pas pris d’engagement (sauf dans le cas
où un aval est demandé), les risques encourus ne peuvent dépasser ceux inhérents aux
mandataires. Elles demeurent responsables au titre du service qu’elle rend aux différentes
parties.
Après avoir analysé les différents risques auxquels sont confrontées les opérations du
commerce international, nous entamerons dans ce point, les différentes garanties qui peuvent
couvrir les risques.
- 39 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Il existe quatre garanties qui assurent l’importateur contre les risques du commerce77 :
74
LEGRAND.G. MARTIN.H. op cit ,2008 p232
75
Idem. p 233
76
LEGRAND.G. MARTIN.H. op cit, 2010, p 18O
77
Ibid .p182
- 40 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
2.3.1. La lettre de crédit stand-by : Appelée également SBLC (stand-by letter of credit), est
une garantie bancaire avec laquelle l'importateur garantit à son fournisseur que sa banque se
substituera à lui s'il est défaillant, à condition que l'exportateur présente les documents
réclamés comme preuve de l'existence de la créance.
Les techniques79 les plus courantes pour la gestion interne de risque de change sont :
2.4.1. La clause de change contractuelle : Cette clause consiste à indiquer dans le contrat un
cours de conversion de référence afin qu’en cas d’évolution défavorables des cours de change,
le vendeur puisse préserver sa marge. Généralement cette clause, assez difficile à négocier,
indique un tunnel matérialisé par deux bornes autour d’un cours pivot. À chaque échéance, le
prix du contrat est revu si le cours de change effectif se situe en dehors des bornes.
2.4.2. Le netting : C’est une pratique courante dans les grands groupes internationalisés qui
permet de réduire le nombre et le montant des transferts entre la société mère et les filiales.
78
LEGRAND.G et MARTINI .H, op. Cite, 2010, P156
79
LEGRAND.G. ;MARTIN.H op cit. p 205
- 41 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Cette technique diminue le niveau de risque de change, le coût des couvertures de change et
des commissions bancaires de change et de transfert.
2.4.4. La compensation des flux : Elle est possible que si l’entreprise réalise des opérations
d’exportation et d’importation. Elle reçoit d’une part des flux en devises et procède à des
transferts dans les mêmes devises. La coïncidence des échéances et des montants étant
impossible, l’entreprise peut parvenir par le biais de compte centralisateur en devises
étrangères minimiser son besoin de couverture. Elle ne couvre que le différentiel entre les
encaissements et les décaissements en devises. Cette pratique est assez limitée car très
contraignante.
2.4.5. Les swaps en devise : On nomme swap l’échange, entre deux entreprises, de deux prêts
exprimés dans des devises différentes. L’opération permet de fermer la position de change de
chaque protagoniste dans la devise de l’autre. Ceci annule le risque de change. À l’échéance
du prêt, l’une des deux parties verse à l’autre le différentiel d’intérêt. Cette technique est
recommandée dans les échanges entre une société mère et ses filiales.
2.5.1. L’achat à terme : Cette technique permet à l’acheteur de bloquer le risque de change
: une banque garantit un cours à une échéance donnée ou pour une période donnée. L’acheteur
doit livrer les devises. Le contrat est ferme. Il est possible de le proroger. En cas de non levée
des devises étrangères, la banque liquidera la position de l’acheteur et lui imputera les
éventuels pertes ou bénéfices. Les banques proposent des achats à terme évolutifs qui
permettent de bénéficier partiellement d’une évolution favorable de la devise étrangère
(hausse de l’euro et diminution de la devise étrangère).
80
BERNET (R) : « Principe de technique bancaire », 25 éditions DUNOD, paris, 2008, p 265
- 42 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
2.5.2. Les avances en devises : Cette technique consiste à emprunter des devises étrangères
pour régler son fournisseur. Ce prêt donne lieu au paiement d’intérêt sur la base du LIBOR
devise étrangère + marge de la banque. Cependant, le prêt sert à obtenir un escompte pour
paiement comptant du fournisseur. À l’échéance, l’importateur devra rembourser le banquier
préteur (capital + intérêts) par des recettes export ou un achat de devises selon son activité, sa
trésorerie et l’évolution des marchés.
Dans le cas contraire, il ne l’exerce pas. Dans tous les cas, il perd la prime initialement versée.
Cette technique permet une gestion dynamique du risque de change mais nécessite le
paiement d’une prime.
2.5.4. Change avec intéressement : Couverture à terme qui garantit un cours à terme un peu
moins favorable que la couverture à terme classique mais permet de profiter d’une évolution
favorable de la devise étrangère dans une proportion définie dans le contrat (25 %, 50 % ou
75 % par exemple).
2.5.5. Change budgété : Couverture à terme, plus souple quant à l’échéance : La banque
garantit un cours de change pour un montant maximum sur une période définie d’avance
(entre un mois et un an).
2.5.6. Option prime zéro : L’entreprise est protégée un peu moins favorablement comparée à
une option classique mais pour un coût nul (prime zéro basée sur la mise en place de deux
options contraires : un achat d’option et une vente d’option dont les primes s’annulent).
- 43 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
1. La prés-domiciliation électronique
2. La domiciliation bancaire
D’après la note 07-01 du 03 février 2007 applicable depuis le 1er juillet 2007
concernant les transactions courantes avec l’étranger et les comptes devises (il est applicable
autant pour les importations que pour les exportations) et qui affirme que :
81
L’article 29 du règlement N°07-01 du 03 février 2007 relatif aux règles applicables aux transactions courantes
avec l’étranger et aux comptes devises.
82
Note n°17/2016/Direction Général des changes du 13 mars 2016 aux banques, intermédiaire agréés.
- 44 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
La domiciliation84 consiste en l’ouverture d’un dossier qui donne lieu à l’attribution d’un
numéro de domiciliation par l’intermédiaire agréé domiciliataire de l’opération commerciale.
Ce dossier doit contenir l’ensemble des documents relatifs à l’opération commerciale.
2.3.1. La phase d’ouverture : La première étape, le client doit être titulaire d’un compte
courant bancaire (CCB) auprès de la banque ; de plus, il doit remettre un certain nombre de
document qui constitueront le dossier, à savoir : La facture pro forma, la carte magnétique, la
mise à jour fiscale et parafiscale et un registre du commerce égalisé par la chambre national
de registre commerce (CNRC).
Le banquier à son tour donne à son client ces documents pour les remplir et les signer :
83
Règlement de la banque d’Algérie n° 07-01, relatif aux règles applicables aux transactions courantes avec
l’étranger et aux comptes devise.
84
Chirigui (Ch.), « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes »,mémoire magister,
université de Oran,2014 , p103
85
Document interne de la banque
- 45 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Après que tous ces documents eurent été vérifié et reconnu conformes, le préposé à la
domiciliation présente l’engagement d’importation au Directeur d’Agence pour avoir sa
signature. Il va ensuite enregistrer l’opération dans le répertoire approprié, selon que
l’importation est à délai normal (DI), dont la réalisation physique ne dépasse pas les six mois
ou à délai spécial (DIP), dont la réalisation physique va au-delà des six mois, en attribuant un
numéro de domiciliation.
BANQUE : AGENCE :
DOMICILIATION IMPORT
A B C D E F G H
La date :
Le banquier recueil la demande d’ouverture, ainsi que la facture pro forma et la taxe de
domiciliation pour les importations destinées à la revente en l’état.
- 46 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
La conformation d’ouverture se réalise avec des messages SWIFT. Dans ces étapes, le
client a le droit de faire des modifications sur le pli cartable ; ce dernier sous forme des
documents exigée par l’importateur à l’exportateur. Chaque modification l’importateur doit
supporter des frais supplémentaires. Le préposé aux opérations de domiciliation établit la
fiche de contrôle, Il remplit comme suit :
-le nom du fournisseur (à indiquer dans la case références diverses concernant
l'importateur).
-les modalités de paiement concernant le dossier ouvert et l'échéancier probable du
règlement de l'importation (dans la case observations générales).
La fiche du contrôle remplie soigneusement, doit faire apparaître les renseignements aussi
complets que possible, afin de répondre aux soucis de l’institut d’émission et d'observer la
réalisation physique de l'opération, au regard des dispositions de la réglementation des
changes.
Le dossier de domiciliation est ensuite remis au chef de service et au directeur
d'agence pour validation. On attend un avis de débit (qui rapporte un paiement à la banque
notificatifs) et SWIFT de règlement et la formule 104.
Il existe trois exemplaires de D10 (le document douanier qui sert comme une
justification que la marchandise importé est arrivé et passé par la douane).
• Le bleu pour le client.
- 47 -
Chapitre II Techniques et risques du financement du commerce international
Elle doit signaler, sans délai, à la Banque d’Algérie, toute irrégularité ou retard dans
l’exécution des mouvements de fonds de/vers l’étranger.
• La facture définitive.
• Titre de transport.
• Certificat d’origine.
• Le document douanier exemplaire banque D10
• Formulaire de prélèvement devise.
• Le SWIFT réel du transfert.
• Certificat de qualité
L’ensemble de c’est document doit avoir le même montant ainsi que le même numéro de
domiciliation préalablement attribue.
Le dossier répond tous les éléments, il est considère comme apuré, régulier
Conclusion
- 48 -
Chapitre III :
Le système bancaire et
la réglementation du
financement des
importations en Algérie
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
Introduction
Etant donné que le système bancaire algérien est le reflet des choix du modèle de
développement et du système économique, son analyse couvre la période qui va de
l'indépendance jusqu'à 1990. Pour des raisons pédagogiques, il apparu préférable de faire une
présentation qui tient compte des différentes étapes historiques traversées par le système
bancaire algérien.87
1. la veille de l'indépendance
A la veille de l'indépendance de l'Algérie, le système bancaire se composait, de
filiales des banques étrangères implantées au nord du pays tels que le crédit lyonnais, le
crédit foncier d’Algérie et Tunisie (CFAT), notamment dans les villes portuaires, et dont la
finalité est d'assurer les opérations bancaires et financières nécessaires aux transactions
commerciales.
2. De l'indépendance à 1966
Durant cette période, l'Algérie a opté pour à la récupération de souveraineté monétaire
par la création du dinar algérien (DA) et l'institut d'émission Banque Centrale d'Algérie
(BCA)88. Les premières actions vont dans le sens, à partir d'institutions existantes, de mise en
place de nouveaux instruments : l'un chargé du financement du développement, la Caisse
87
Société inter bancaire de formation, Le système bancaire algérien, historique et évolution, 2002 Alger.
88
TAHRAOUI(M), « Pratiques bancaires de banques étrangères envers les PME Algériennes: Cas de la Société
Générale Algérie », université d'Oran, thèse de magister 2007, P 16.
- 50 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
3. La période 1966-1970
Durant cette période, l'Algérie a opté pour la création d'un système bancaire classique
composé des banques commerciales, qui pour la plupart ont vu le jour à la faveur des mesures
de reprise des banques étrangères décidées durant cette période (Nationalisation des banques
étrangères). Ce système bancaire classique sera achevé par la création du Crédit Populaire
d'Algérie (CPA), la Banque Nationale d'Algérie (BNA) et la transformation des banques
privées étrangères en banques nationales.
89
[Link], le Maghreb entre les mythes, P.U.F, Paris, 1967, p155.
90
[Link]
- 51 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
4. La période 1970-1978
A partir de 1970, un réexamen du principe de la spécialisation sectorielle des banques
qui consiste à la gestion et au contrôle des opérations financières des entreprises publiques a
été imposé et adapté par l'instauration de la planification comme mode de gestion de
l'économie.
91
Ordonnance N°66-178 du 13 juin 1966 portant création de la banque nationale d'Algérie.
92
[Link]
93
[Link], le système monétaire et bancaire algérien, revue banque, octobre 1970, n°289, page 876.
- 52 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
5. La période 1978-1986
En 1978, le Trésor Public remplace le système bancaire dans le financement des
investissements planifiés du secteur public. Les banques primaires n'interviennent pas plus
que pour la mobilisation des crédits extérieurs. Cette mesure porte un dernier coup à la
réforme de 1970.
Il est important de relever, que la loi bancaire de 198696 relative au régime des
banques et du crédit, n'a pas été mise en œuvre et ce, à cause de l'accélération du processus de
réforme fondé sur les critères de rentabilité financière, car « le système de financement qui a
prévalu avant cette loi a connu des phénomènes corrélatifs tels que la faiblesse, voire
l'inexistence de marchés monétaire et financier, un faible degré de bancarisation de
l'économie, la domiciliation obligatoire unique des entreprises publiques auprès des banques
primaires, et enfin l'absence d'une véritable politique d'encadrement du crédit »97
94
Décret N° 82-106 du 13 mars 1982 portant création de la Banque de l’Agriculture et du Développement
Rurale et fixant ses statuts.
95
Décret N° 85-85 du 30 avril 1985 portant création de la Banque de Développement local et fixant ses statuts.
96
[Link]-NACER, les cahiers de la réforme, Vol. N° 4, éditions ENAG, 1990, page13.
97
Loi 86-12 du 19 août 1986 relative au régime des banques et du crédit
- 53 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
6. A partir de 1988
A partir de 1988, l'économie algérienne va connaître plusieurs réformes. La première
est axée sur l'autonomie de l'entreprise publique et la création des fonds de participation. Les
banques commerciales sont considérées comme des entreprises publiques économiques et
sont, de ce fait, concernées par la réforme de 1988.
1. Présentation des objectifs de la réforme monétaire et bancaire de 1990 (La loi sur la
monnaie et le crédit 90/10)
La loi sur la monnaie et le crédit de 1990, prometteuse et ambitieuse d’après plusieurs
analystes, a visé l’objectif de mettre une limite définitive à toute intervention administrative,
de réhabiliter le rôle de la banque centrale d’Algérie dans la gestion de la monnaie et du crédit
et de rétablir la valeur du dinar algérien. Cette loi avait pour objectif aussi d’aboutir à une
meilleure bancarisation de l’économie, déspécialiser les banques, clarifier les missions
- 54 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
destinées aux banques et aux établissements financiers, et assainir la situation financière des
entreprises du secteur public en encourageant les investissements extérieurs utiles.98 Et enfin,
diversifier les sources de financement des agents économiques, notamment les entreprises par
la création d’un marché financier.
B. Un champ d’intervention plus large pour les banques et les établissements financiers
98
BENMANSOUR(A), LACHACHI(M), Quelle place occupe la loi 90/10 dans la politique monétaire
algérienne, Université de Tlemcen, octobre 2002
- 55 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
- 56 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
La deuxième autorise en effet les non résidents à transférer des capitaux en Algérie
pour financer toute activité économique non expressément réservée à l’Etat. Ces capitaux
ainsi que les revenus, intérêts, rentes et autres produits en relation avec le financement initial,
peuvent être rapatriés et jouissent des garanties prévues par les conventions internationales,
ratifiés par l’Algérie.
100
Ordonnance N° 01-01 du 27 Février 2001 modifiant et complétant la loi 90-10 du 14 avril 1990 relative à la
monnaie et au crédit.
- 57 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
de la banque d’Algérie ; le deuxième organe (le CMC), qui est chargé de jouer le rôle
d’autorité monétaire. Désormais, il est à rappeler que le CMC n’a plus en charge
l’administration et l’organisation de la banque d’Algérie. De plus, il est à souligner que la
CMC est formé d’une nouvelle équipe composée:
La loi 90/10 est basée sur un principe essentiel porteur d’efficacité et de progrès et le
principe d’universalité. Malheureusement, la réalité au quotidien est après l’entrée en vigueur
de la loi bancaire moins décloisonné qu’on pouvait l’espérer.
Le principe d’universalité n’a pas été réellement traduit dans les faits surtout que le
système bancaire algérien est composé d’un nombre restreint des banques. Ce nombre
restreint traduit la nature oligopolistique du système bancaire algérien et son éloignement de
la logique de compétition et de concurrence que la politique économique actuelle cherche à
instaurer. Quatorze années n’ont pas suffit pour mettre en place un système bancaire
réellement universel, capable d’affronter sans crainte les défis de l’économie algérienne. Il
reste trop de règles de jeu biaisées.101
101
L’ordonnance bancaire N° 03–11 du 26 Août 2003 Relative à la Monnaie et au Crédit
- 58 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
prendre en charge effectivement les tâches qui lui sont affectées et à négliger totalement les
conflits de compétence qui risquent de surgir, au moment de l’exécution de ces tâches entre
l’exécutif (le gouvernement) et la banque d’Algérie. En effet, cette loi a créé un bicéphalisme
dans la gestion de l’économie. Les banques (publiques ou privées) devaient se plier aux
exigences de la banque d’Algérie en matière:102
L’Algérie, écrit l’ex-haut fonctionnaire de la Banque mondiale, Mourad Benachenhou, s’engage à
renoncer à l’idée que les relations entre le Nord et le Sud sont des relations de domination et
d’exploitation devant être changées par des négociations globales et à accepter l’analyse des pays
capitalistes suivant laquelle ces relations sont la conséquence, du libre jeu des mécanismes de
marché…et que le développement n’est que le résultat d’une exploitation adéquate des avantages
comparatifs »
102
BENACHENHOU(M), Dette et démocratie, Alger, 1993, p171
103
L’ordonnance bancaire N° 03–11 du 26 Août 2003 Relative à la Monnaie et au Crédit
- 59 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
- 60 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
L’ordonnance sur la monnaie et le crédit tout comme l’ancienne loi, reconnaît aux
banques et aux établissements financiers le statut d’entreprise avec toutes les conséquences
que cela comporte au plan de la rentabilité et de la performance.
Les normes prudentielles obligent dorénavant les banques à mesurer les risques
qu’elles prennent dans le cadre de l’activité, quantitativement (ratios) et qualitativement
(contrôle interne).
104
L’ordonnance Bancaire N° 10 -04 du 26 Août 2010 relatif a la monnaie et crédit
- 61 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
L’Etat a jeté les bases d'un contrôle qui se voulait total à l'époque : il correspondait à «
l'option socialiste » que l'on avait choisie.
Cette politique a perduré jusqu’au début des années 1990 où la nécessité d’engager des
réformes en matière d’organisation et de fonctionnement de l’économie s’est avérée
indispensable compte tenu de l’émergence du secteur privé et de la déstructuration financière
de la plupart des entreprises publiques de distribution ainsi que les démarches de la transition
vers l’économie du marché.
Nous essayons dans cette section de faire le point sur l’évolution de la réglementation
des importations en Algérie et leur tendance générale.
105
Décret 63/188 du 16 mai 1963 relatif au règlement de contingentement pour l’importation des marchandises
conçue par le Ministère du commerce.
- 62 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
A .2. La politique tarifaire : durant la période allant de 1963 et 1967 la politique tarifaire
était inadéquate par ce que les droits des douanes étaient trop faibles pour compenser les bas
prix les plus compétitifs des partenaires notamment européens. En février 1968 apparait un
nouveau tarif en instituant des nouvelles quotités de droits des douanes.
A.3. Le contrôle de change : l’Algérie quitte le système de la zone « Franc »106 et se dote
d’une banque centrale (la banque d’Algérie) et par voie de conséquence est créé le dinar
comme monnaie nationale. La banque d’Algérie a exigé que toutes transactions commerciales
avec l’étranger et les transferts de fonds soient soumis à des autorisations préalables.
B) Les organes de contrôle :
106
La loi n° 62.144 de 1962, L’Algérie a créé sa propre banque centrale d’Algérie (BCA) qui a maintenu à la
création du dinar Algérien en 1964 suivant la loi n° 64-111 du 10/04/1964 comme monnaie propre à l’Algérie et
qui va se substituer au franc français.
- 63 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
entreprises de monopole. Ce système avait comme objet la régulation des flux commerciaux
dans le but de promouvoir la politique économique.
107
Décret N° 74/12du 30 janvier 1974 relatif au Programme Général d’Importation
108
Décret N°74 /13 du 30 janvier 1974 relatif autorisations globales d’importation
109
La loi N° 78-02 du 11 février 1978 consacre le monopole de l’Etat sur le commerce extérieur.
- 64 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
La période 1988-1990 est l’une des plus mouvementée pour l’économie algérienne,
malgré sa courte durée. En effet, de nombreuses réformes économiques ont été entamées,
ayant comme objectif l’assainissement de l’économie nationale. La plus importante de ces
réformes est la promulgation des textes législatifs et réglementaires se référant à l’autonomie
des entreprise publique économique (EPE)110. Ainsi, l’avènement de l’autonomie des
entreprises a conduit à des changements significatifs, tels que : la suppression des
Autorisations Globales d’Importations (AGI) et le plan général d’importation.
110
La loi N°88-01du 12Janvier 1988 portant l’orientation des entreprises publiques économiques
- 65 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
L’instauration du Credoc comme seul moyen de payement a été motivée par la hausse
des importations en 2008 par rapport à 2007. Cette augmentation des importations a poussé le
gouvernement à prévoir plusieurs mesures devant freiner l’ascension de la facture des
importations. Ainsi, le Credoc a été présenté comme le meilleur moyen devant garantir une
traçabilité sans faille des flux commerciaux et financiers.111
111
CHERIGUI .CH, « le financement du commerce extérieur par les banques algériennes », mémoire de
magister, université Oran, 2014, p 220
112
L’article 69 N°09-01 du 22 juillet 2009 de la loi de finance
- 66 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
Les raisons de la promulgation de cette loi est de réduire le volume des importations a
partir d’imposition du crédit documentaire comme un seul moyen de paiement, l’Etat espère
voir basculer ses entreprises vers la production et vise à gêner les importateurs pour favoriser
la production nationale. Ainsi, elle sert à lutter contre le transfert de devise et le
blanchissement d’argent, où l’Etat vise à réduire les financements informels générant des
fuites de capitaux. L’article 69 de la LFC 2009 devait, avoir pour impératif de répondre à un
objectif essentiel qui est de mettre fin au transfert libre qui constitue un moyen d’absorption
de la réserve de change algérienne 113
113
Idem .CHERIGUI (CH), p 213-214
- 67 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
l’effet de éviter d’allonger de façon excessive les délais de règlement et respecter les
échéances de paiement des effets acceptés114
Le Crédit documentaire a constitué en effet une chance pour les fournisseurs étrangers
qui font tourner l’argent des entreprises algériennes durant les longues périodes de
commande. Le retour à la remise documentaire devrait soulager ces entreprises qui ne seront
plus contraintes de payer leurs importations avant la livraison de la marchandise.
114
L’article 81 de la loi n° 13-08 du 30 décembre 2013 de la loi de finance.
- 68 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
.
Figure N°4 : Evolution des importations en Algérie durant la période (1963
(1963-2014).
Source : établie par nous même à partir des données du tableau N°2.
N
- 69 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
La tendance générale des importations en Algérie est croissante, mai l’évolution était
très lente depuis l’année 1963 à nos jours. Les réalisations des opérations d’importations ont
connu une évolution sur trois grandes périodes :
Tableau N°3 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant l’année 2015*
Valeur en Million USD
- 70 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
Source : établi par nous même à partir des données de la direction générale des douanes .
Figure N°5 : Les importations algériennes par groupe d’utilisation durant 2015*
1.34%
La structure des importations en Algérie durant les neufs (09) premiers mois de
l’année 2015 nous montre que la catégorie biens d'équipement industriel occupe la part la plus
importante avec 33.67% du totale des importations. Les demi-produits
demi produits viennent en deuxième
positions avec 22.89% du totale des importations, suivi par les produits alimentaire et les
biens de consommation avec des parts respectivement de 17.99% et 16.77% des importations
totales. Les autres produits ne présentent qu’une part très marginale
marginale et insignifiante avec un
pourcentage de 4.33% pour les énergies et lubrifiants, 3% pour les produits bruts et 1.34%
pour les biens d'équipement agricole.
Tableau N°4 : Les importations algériennes par régions économiques pour les neufs (09)
premiers mois de l’année 2015
Valeur: Millions USDollars
- 71 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
- 72 -
Chapitre III Le système bancaire et la réglementation du financement des
importations en Algérie
Les pays d’Union Européenne représente notre principal fournisseur durant les neufs
(09) premiers mois de l’année 2015. Elle représente 48.50% la source de nos importations,
suivie par les pays d’Asie (sans les pays arabes) avec une proportion de 23.77 % des produits
importés et OCDE (sans UE) de 14.32% .Les importations de l’Amérique du Sud demeurent
relativement faibles avec une part de 5.23%. Les importations des Pays d’Arabes (sans UMA)
et Autres Pays d’Europe sont marquées par des faibles proportions 3.64 % et 2.54%. Les
importations des Pays de Maghreb Arabe UMA et Autres Pays d’Afrique demeurent avec des
proportions très faibles 1.25% ,0.73%.
Conclusion
Dans ce chapitre nous avons essayé de présenter l’évolution du système bancaire
algérien (depuis la période de gestion administrative de l’économie à la période de transition
vers l’économie du marché). Il nous a permis de conclure qu’avant les réformes de 1990, les
banques commerciales algériennes ne disposaient ni du cadre institutionnel approprié ni de
l'expérience pertinente pour être des intermédiaires financiers efficaces, suite au monopole de
l’Etat.
Il aura fallu attendre la promulgation de la loi sur la monnaie et le crédit 90/10 pour
voir se réaliser le principe d’ouverture du secteur bancaire à l’initiative privée nationale et
internationale, afin de maintenir les conditions les plus favorables à un développement
ordonné de l’économie. Enfin, au terme de notre analyse nous avons conclu que la
réglementation du financement des importations en Algérie a été modifiée par la Banque
d’Algérie à travers la loi de finance complémentaire (LFC) et qui est devenue l’instrument
par lequel les autorités monétaires gèrent le financement des importations.
- 73 -
Chapitre VI :
Comparaison entre le
crédit et la remise
documentaire et leurs
contributions dans le
financement des
importations : cas de la
BADR 358 d’Akbou.
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Introduction
Pendant le stage effectué au sein de la banque (BADR). Nous allons illustrer notre cas
pratique, par une présentation de la banque comme une première section, ensuite, dans une
deuxième section, nous allons procéder à une comparaison pratique entre les deux techniques
de financement à savoir le crédit et la remise documentaire. Et enfin, dans la troisième section
nous allons réaliser une comparaison entre la contribution du crédit et de la remise
documentaire dans le financement des importations dans la banque BADR
Dans le présent chapitre, nous avons pour objectif d’illustrer les résultats de notre cas
pratique. Nous allons d’abord présenter la banque qui a fait objet de notre lieu de stage ; puis,
nous allons, dans une deuxième section, procéder à une comparaison (selon les documents
internes de la banque) entre les deux techniques de financement à savoir le crédit et la remise
documentaire. Enfin, dans la troisième section nous allons réaliser une comparaison entre la
contribution du crédit et de la remise documentaire dans le financement des importations dans
la banque BADR.
115
Document interne de la banque BADR.
- 75 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Le service étranger de la BADR exerce le même rôle que AGB ; contrôle financier
des opérations de commerce extérieur et de change, La domiciliation des importations et des
exportations, recevoir des documents de la clientèle et leurs opérateurs…etc.
- 76 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Directeur adjoint
Superviseur Superviseur
Chargé de la télé
compensation
- 77 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Dans ce cas pratique nous avons traité un crédit documentaire et une remise
documentaire au niveau de la BADR; et cela pour mieux comparer le déroulement entre ces
deux techniques.
Dans ce cas pratique nous avons traité le déroulement de deux techniques qui servent à
financer les importations qui sont le crédit et la remise documentaire au sein de la BADR.
Le dossier que nous avons choisi de traiter, consiste en une opération d’importation
d’une huilerie, où le moyen de règlement est le crédit documentaire au niveau de la BADR
o RIB client
o Raison sociale
o N d’identification fiscale
- 78 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
o N de registre de commerce
o N de la licence d’importation
o Nature de produit objet d’importation
o Tarif douanier
o N de la facture pro forma ou le contrat commercial
o Montant et la devise de facturation
En quatrième et la dernière phase une fois la pré domiciliation est valide, une notification avis
d’acceptation est automatiquement envoyé au client, l’invitant à se présenter auprès de son
agence de domiciliation muni des documents exigible suivants :
La demande d’ouverture d’une lettre de crédit dument renseigné et signé par le client
La facture pro forma en trois exemplaires pour lui attribuer le numéro de
domiciliation ;
La carte magnétique ;
La mise à jour fiscale et para fiscale ;
Bilan et tableau des comptes de résultat tels que déclarés à l’administration fiscale
Le registre de commerce légalisé par la Centre Nationale du Registre Commerce
CNRC ;
Le statut juridique de l’entreprise c’est l’entreprise est une personne morale
Le banquier procède alors aux vérifications des documents précédents et vérifie que :
Le client ne figure pas sur la liste des « interdictions de domiciliation bancaire »
transmis par les services des contrôles des changes de la banque d’Algérie via la
direction générale adjointe des opérations internationale (DGA/OI) ;
Le produit objet d’importation n’est pas suspendu et ne figure pas sur la liste des
produits prohibés ;
Le client dispose d’une surface financière et un compte courant au niveau de la BADR
comme garantie de la solvabilité.
Le banquier à son tour donne à son client ces documents pour les remplir et les signer, à
savoir :
La demande de domiciliation (annex2) ;
L’engagement du client atteste que le matériel objet d’importation est pour le besoin
de la société (annexe 4) ;
- 79 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Attestation de risque de change (annexe 5) car le cours de change n’est pas stable ;
Une fois les documents sont réunies le banquier doit les vérifier préalablement, il doit
constituer le provisionnement 103% provision retenu en garante PREG, avant la
domiciliation de la facture pro forma
Attestation de non impayé (annexe 6).
Le dossier de domiciliation :
Le chargé de commerce extérieur va entamer le travail suivant :
Prélève les frais de domiciliation sur le système en utilisant le code d’opération CD2
• Débiter le compte de client : 3.510,00 DA ;
• Créditer le compte produits : 3.510,00 DA.
Après vérification de la recevabilité de la demande le chargé de commerce extérieur procède
à:
- 80 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
BANQUE DE L’AGRICULTURE ET DU
DEVLOPPEMENT RURAL
AGENCE
DOMICILIATION IMPORT
AKBOU 358
- 81 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Une fois la lettre de crédit est ouverte cette dernière envoi le message SWIFT d’ouverture a la
boite email du client.
- 82 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Dans ce second cas, une entreprise unipersonnelle à responsabilité limité (EURL UF)
a signe un contrat d’achat avec son fournisseur (XIAMEN IMP AND EXP) de chine, le
moyen de paiement choisit par les contractants c’est une remise documentaire.
La banque remettante (CMT BANK CHINA) envoi un ordre d’encaissement a la
BADR BANK qui joint les documents suivants : (03 copies facture commerciales, 03 copies
connaissement maritime 03 listes de coulissage, 01 certificat d’origine, 01 certificat de
qualité, 01 certificat sanitaire, certificat d’analyse, certificat technique des produits
alimentaires.
Une fois la banque reçois le pli par DHL, le chargé de commerce extérieur effectue alors
un contrôle sur les documents et vérifie la conformité de ceux-ci selon la réglementation
algérienne. Elle doit s’assurer que tous les documents cités sur le bordereau d’encaissement
ont bien été reçus et que le montant sur le bordereau d’encaissement correspond a celle de la
facture.
Avant que l’exportateur expédier la marchandise et remettre les documents qui atteste
cette l’expédition a ca banque, notre client doit s’inscrire préalablement à une pré-
domiciliation sur le site web de la BADR et complète les instructions concernant ses
informations.
Comme ci expliquer dans le cas du crédit documentaire.
Ensuite, le chargé de commerce extérieur entame les étapes suivantes :
Accuse de réception : a la réception de l’encaissement, l’agence doit appose le cachet dateur
(date du jour de la réception) au recto du bordereau, et informe la banque remettante
d’acceptation de la remise. (Annexe 9)
La notification au tiré : une lettre de notification est adressée au tiré. (Annexe 10)
Apres avoir le client a reçu la lettre de notification, ce dernier va ce présenté à la banque
accompagne des documents ci après :
La lettre d’acceptation de pré domiciliation ; Les mises à jour fiscales et parafiscales ; Le
bilan fiscal ; La taxe de domiciliation
Le chargé de commerce extérieur lui délivre a son tour quelque document pour la signature :
La demande de domiciliation, l’attestation de risque de change et l’attestation de non impayé.
A la réception proprement dite, le chargé de commerce extérieur faire l’enregistrement de la
remise (dans notre cas son numéro est 358RD0005/16), et ouvrir la chemise de dossier.
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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
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Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Le tableau ci-dessus explique les points identiques et comparatifs relatif aux concepts
liés à ces deux techniques de financement. Le crédit documentaire et la remise documentaire
sont des techniques de paiement et de financement des opérations de commerce extérieur.
Tout d’abord pour assurer le bon fonctionnement et la réalisation de l’un des deux
techniques exigent quatre intervenants mais dans le crédit parfois Cinque qui jouent un rôle
différent de l’un à l’autre.
Dans l’opération de crédit documentaire intervient le donneur d’ordre (importateur)
qui demande à sa banque d’ouvrir un crédit documentaire au profit de l’exportateur. Sa
banque émettrice accepte de s’engager à payer dans les conditions établies par son client, elle
ouvre le crédit et le transmet à la banque notificatrice. Ainsi la banque correspondante située
dans le pays de vendeur informe l’exportateur de l’ouverture de crédit documentaire. Le
bénéficiaire (exportateur) reçoit le crédit documentaire et il présente les documents
nécessaires dans les délais indiqués, afin de bénéficier de l’engagement bancaire.
Tandis que dans la remise documentaire les intervenants jouent un rôle différent de
celle du Credoc. L’exportateur ou le donneur d’ordre confie l’opération à sa banque (la
- 88 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
banque remettante) cette dernière agit selon les indications portées sur la lettre d’instructions
du donneur d’ordre. L’importateur (le tiré) c’est lui qui devra payer sur présentation des
documents, ou accepter une traite. La banque présentatrice est la banque correspondante à la
banque du vendeur, située dans le pays de l’acheteur, elle est chargée de l’encaissement de la
créance contre remise des documents.
Il existe les différentes formes possibles pour réaliser ces deux techniques de
paiement. Pour le Credoc, il s’agit ;du crédit documentaire révocable : Ce type de crédit peut
être à tout moment modifié ou annulé par l’importateur sans avertissement préalable, ce crédit
est rarement utilisé ; Le crédit documentaire irrévocable : Contrairement au premier, celui-ci
offre au vendeur une plus grande sûreté de paiement, en d’autre terme, il s’agit d’un Credoc
qui comporte un engagement de la banque émettrice d’honorer pour le compte de
l’importateur ; Le crédit documentaire irrévocable et confirmé : Il offre au vendeur une
double sécurité de paiement, auquel la banque confirmatrice ajoute son propre engagement à
celui de la banque émettrice, Il ne peut être modifié ou annulé sans l’accord de toutes les
parties.
Plusieurs modes de réalisation sont possibles selon les conditions prévues dans le
contrat, premièrement, un crédit documentaire, peut réaliser avec un paiement à vue ; dont la
banque paie à la présentation des documents, Paiement à échéance quand la banque s’engage
à payer à l’échéance indiquée dans le crédit documentaire, paiement par acceptation duquel la
banque accepte une traite tirée sur elle-même ; c’est la banque qui est engagée dans le
paiement vis-à-vis de l’exportateur. En fin, paiement par négociation ; la banque avance les
fonds avant l’échéance indiquée sur la traite. Deuxièmement, remise documentaire peut
s’effectuer contre paiement (à vue) ; la banque ne remet les documents à l’acheteur que contre
paiement immédiat du montant de la facture. Contre acceptation ; la banque présentatrice ne
- 89 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
remet les documents à l’acheteur que contre la mise en place d’un instrument de paiement aux
échéances fixées dans le contrat de vent. Contre acceptation et aval : C’est l’acceptation de la
traite par l’importateur (un engagement ferme de sa part de régler le montant dû à échéance),
en plus la banque a engagée à donner son aval. Ou contre lettre d’engagement : Le paiement
dans ce cas se caractérise par l'engagement du client à payer la somme due. Par la rédaction
d'une lettre d'engagement.
Le Crédit et la remise documentaire occupent une place importante dans les échanges
internationaux, ils présentent des avantages et limites ou des risques et garanties, à la fois pour
l’exportateur et l’importateur.
Tous d’abord le Credoc est ouvert à l'initiative du l’exportateur, par contre la Remdoc
est en faveur de l’importateur, qu’il exige l'existence d'un certain niveau de confiance,
contrairement au Credoc , qui est le meilleur instrument lorsqu'il s'agit d'opération faite pour
la première fois, ou lors d'une transaction faite dans des circonstances très risquées.
Tandis que, la Remdoc présente des garanties limitées ; les banques ne sont que des
intermédiaires entre l’acheteur et le vendeur et ne s’engagent pas à payer en cas de défaillance
de l’acheteur, et comme elle expose au différents risques telle que ; la non-levée des
documents ; les marchandises sont expédiées avant le règlement par l’importateur. Si celui-ci
ne les veut plus, il ne demandera pas la remise des documents. L’exportateur devra alors, à ses
frais, rapatrier les marchandises ou essayer de les vendre sur place. Le retard dans la livraison,
- 90 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Dans le crédit documentaire, le vendeur est payé sans avoir à attendre que les
marchandises soient arrivées à destination et l’acheteur est assuré que les marchandises qu’il
paie ont été bien expédiées par le vendeur. Ainsi, le Credoc est certes le moyen le plus sûr
mais le plus cher par rapport à la Remdoc, qui procure moins de sécurité pour l'exportateur,
ensuite la gestion administrative du crédit documentaire est très lourde et prend du temps pour
l'acheminement de la marchandise alors que la Remdoc est moins formaliste et plus souple
dans les échanges internationaux.
En plus, dans le Credoc, une fois les documents sont expédiés et la banque a vérifié
leurs conformités, le client doit payer la somme dû de l’opération. En revanche, dans la
remise documentaire que le paiement se fait à vue ou à échéance, le fournisseur encours
toujours le risque de non- paiement.
Les opérateurs économiques qui procèdent à l’opération d’importation, que ce soit par
crédit documentaire ou par remise documentaire sont soumis à des procédures d’une pré-
domiciliation par site internet et d’une domiciliation auprès d’un intermédiaire agrée. Les
étapes de ces dernières sont les mêmes pour les deux modes de paiement.
Les documents exigés pour la domiciliation d’un crédit documentaire sont les mêmes
de celle d’une remise documentaire. Néanmoins l’étape d’ouverture d’un crédit n’existe pas
- 91 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
dans la remise documentaire, alors que pour le Credoc c'est une étape très importante qui
nécessite certains documents spécifiques.
Le client exige d'habitude les mêmes documents de son fournisseur, soit dans une
remise ou dans un Credoc, la seule différence : dans le Credoc, le connaissement est à l'ordre
de la banque car cette dernière est engagée (afin d'éviter que le client dédouane la
marchandise sans payer le fournisseur). Dans la Remdoc, le connaissement est à l'ordre de
client, la banque n'encoure aucune responsabilité vis-à-vis du fournisseur si le client prend
possession de la marchandise et ne le paye pas. Les commissions du crédit documentaire
coûte généralement plus chère que la remise documentaire
116
Les valeurs données pour l’année 2016 concernent les 7 premiers mois (janvier-juillet).
- 92 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Tableau N°6 : Evolution des opérations d’importations financées par le crédit documentaire
et la remise documentaire à la BADR entre 2009 et 2016*
Source : établit par nous-mêmes à partir des données de la banque BADR le 10 AOUT 2016
- 93 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Figure N°9 : Evolution des opérations d’importation financées par le crédit documentaire
et la remise documentaire
35
30
25
20.21%
20
15
9.79% 10.81%
10
5.69% 5.61% 5.7%
5 1.68% 2.61%
0 0.9% 0 0 0 0 0
0
2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015
CREDOC REMDOC
- 94 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
- 95 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
opérateurs économiques et d’autre part, le crédit documentaire est le plus pratiqué par les
opérateurs économiques dans le financement des importations.
Cependant, la contribution du crédit documentaire au financement des importations
de l’ordre de 36.98% ainsi que celle de la remise documentaire de l’ordre de 5.70% du totale
des importations durant l’année 2016* confirme notre analyse.
Tableau N°7 : La contribution des crédits import dans le financement des importations en
2016*
Valeur en Million de DA
Source: établit par nous même a partir des donnés de tableaux N°6
- 96 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
13.36%
86.64%
Les importations réalisées au cours des sept (07) premiers mois de l’année 2016 ont
été financées par le crédit documentaire à raison de 86.64% du totale des importations, en
valeur absolue de 173.36 milliards de DA. Le reste des importations est réalisé ppar le recours
à la remise documentaire à raison de prés de 13.63 %, soit prés 26.74 millions de DA .D’après
l’analyse des résultats que nous avons obtenu dans la banque BADR durant l’année 2016, on
déduit que le crédit documentaire contribue pour une part très importante au financement des
importations. Tandis que la contribution de la remise documentaire est très faible dans le
financement du total des importations, comparativement à celle du crédit documentaire. Ce
résultat à connu une amélioration significative
significative par rapport aux années précédentes.
La répartition du volume des crédits import par secteur d’activité est reprise dans le tableau ci
dessous:
- 97 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Figure N°11 : Répartition des crédits imports par secteur d’activité en 2016*
6 7
7
6
5
4
3
0
2 1
1 0
1 0
0
0
Secteur agricole
Secteur
agroalimentaire Secteur industriel
Secteur
technologique
Source : établit par nous même à partir des données de tableau N°9
Le tableau ci-dessus représente la répartition des crédits import par secteur d’activité
comme suite : le secteur industriel ci le plus financé par le crédit documentaire enregistre 7
opérations d’importation car c’est la technique la plus sécurisante pour l’exportateur. Ensuite
les secteurs agricole et agroalimentaire enregistre qu’une opération d’importation
d’importation finance par
le crédit documentaire pour chacun d’elle, enfin le secteur technologique n’a enregistre aucun
opération d’importation.
Par suite le secteur le plus financé par la remise documentaire est le secteur
agroalimentaire avec 6 opérations d’importation car il existe une bonne relation (confiance)
- 98 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
entre les partenaires. Par contre, la BADR n’a réalisé aucune opération d’importation financé
par la Remdoc dans les secteurs suivant : agricole, industrielle et technologique.
La répartition des crédits imports par les principaux fournisseurs des opérateurs
économiques (les importateurs) de la banque BADR, qui sont réaliser durant l’année 2016*(8
moins)
Source : établit par nous même à partir des données de la banque BADR
Le tableau suivant nous montre que la France occupe la premier place avec un
nombre de 4 dossier ouverte financées par le crédit documentaire car l’Algérie a signé des
accords avec la France pour facilité les transactions commerciale, Tandis que la Thaïlande et
la Chine occupe la deuxième place avec 3 opérations d’importations pour chacun d’elles,
financé par la remise documentaire.
Ensuite, la Turquie et l’Espagne occupe la troisième place avec 2 opérations
d’importations pour chacun d’elles, financé par le crédit documentaire. Enfin, en dernier
place, le Royaume-Uni avec une seule opération d’importation financé par le crédit
documentaire.
5. Présentation de questionnaire (Annexe 8) :
L’organisation de ce présent questionnaire reflète ses préoccupations. Il comprend trois
parties, la première partie contient des questions adressées au financement du commerce
- 99 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
international, qui nous accueillir durant notre stage pratique, pour déterminer les opérations
les plus domicilié par l’agence, les techniques les plus financés et leurs risque par rapport au
partie prenants et les moyens de garanties (des pratiques de base du commerce international)
, la deuxième et la troisième partie, porte sur des questions cherchant à analyser la
contribution du crédit documentaire et remise documentaire dans le financement des
opérations du commerce international pratiqué par la banque.
Ce guide d’entretien a été effectué pendant notre stage pratique d’un mois, au niveau de
l’agence BADR d’Akbou, qu’est fondé sur une personne qui est le chargé du service du
commerce extérieur de la BADR.
en cas ou le crédit est non margé, le risque inhérent à l’agence est le risque de non
payement
l’importateur souvent exposée au risque de fabrication et le risque de change
pour l’exportateur les risques inhérents sont le risque non paiement et le risque de
change
en effet l’agence propose des garanties directes comme un moyen de couverture de
risque car les garanties indirectes ne sont pas tolérer par la réglementation algérienne.
- 100 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Conclusion
Ce chapitre est consacré à la partie pratique dont nous avons étudie deux dossiers, un
crédit documentaire et une remise documentaire à l’importation au niveau de la BADR. Les
dossiers que nous avons traités ne sont pas confrontés à aucun risque (bonne exécution de
crédit et la remise documentaire à la BADR).
- 101 -
Chapitre VI : Comparaison entre le crédit et la remise documentaire et leurs contributions
dans le financement des importations : cas de la BADR 358 d’Akbou
Par ailleurs, La remise documentaire est une technique de paiement efficace et plus
simple que le crédit documentaire dans le cas où il existe une certaine confiance entre les
parties contractantes. Dans le cas contraire elle devient un moyen incertain et expose
l'exportateur à de grands risques. Le banquier devra alors se prémunir au maximum en
engageant sa responsabilité.
A l’aide d’un questionnaire qu’on a effectué au sein de l’agence BADR a Akbou, nous
avons pu réaliser une comparaison entre la contribution de chaque technique dans le
financement des importations, et il s’avère que le crédit documentaire a le plus contribué au
financement des opérations d’importations est prépondérant par rapport a celle de la remise
documentaire.
- 102 -
Conclusion général
103
Nous avons essayé tout au long de ce travail d’exposer une partie d’un vaste domaine
du commerce international et de clarifier les principaux moyens de financement des
opérations du commerce extérieur et ses principales notions théoriques.
La présente étude a tenté d’apporter des éléments de réponse à l’objet de notre travail qui
consiste à étudier la comparaison entre le crédit documentaire et la remise documentaire
et la contribution de chacune des deux techniques au financement des importations au
niveau de la banque BADR a Akbou
Pour mener ce travail, nous avons traité premièrement l’aspect théorique afin de cerner
les concepts étudiés. Nous avons évoqué les moyens de paiement à l’international, les
différents risques et garanties recensés. Ainsi nous avons mis l’accent sur la domiciliation
bancaire à l’importation.
Dans le cas pratique, suite à notre stage effectué au sein de l’agence 358 BADR à
Akbou, malgré la rareté des informations, nous avons pu dégager quelques résultats
intéressants :
Chacune des techniques de paiement présente des avantages et des inconvénients alors
que le crédit documentaire présente la technique la plus sécurisante.
La remise documentaire est un moyen de règlement plus souple et moins coûteux que
Celui du crédit documentaire. Elle est basé sur la confiance total les deux parties
contractants.
La procédure de la remise documentaire est moins complexe par rapport au crédit
documentaire.
Le crédit documentaire couvre le risque d'insolvabilité de l'acheteur ainsi que les
risques sur la marchandise.
Le crédit documentaire occupe une place très importante dans le financement du
commerce extérieur, c’est la technique la plus utilisée pour le financement des
importations grâce à ses avantages tel qu’il est plus sûr et plus sécuriser.
104
Ajouté à cela, une étude sur le terrain a été menée par un questionnaire auprès des
responsables de l’agence, ce qui nous a permis de décrire d’une façon concrète la
comparaison entre la contribution des deux techniques au financement des importations
En se basent sur l’analyse des résultats obtenus de l’enquête et les réponses fournis par les
responsables de l’agence, nous pouvons avancer cela : le crédit documentaire est le plus
utilisé par la banque BADR car sa contribution au financement des importations dominent
celle de la remise documentaire.
105
Bibliographie
106
Bibliographie
Bibliographie
I. Les ouvrages :
-ADYEL K. « Crédit documentaire et connaissement », Edition Bruxelles, 2012.
II. Mémoires :
- 107 -
Bibliographie
-AOUGHLIS N., ATROUCHE L. « le financement d’une opération par le crédit documentaire dans le
cadre de la loi de finances complémentaire 2009 organisme d’accueil BEA agence 041 », université de
Bejaia, 2010.
-BAAZIZ R., BENOUD S. « Financement des opérations du commerce extérieur par la remise et le
crédit documentaire », université de Bejaia, 2007.
-CHIRIGUI (C), « le financement du commerce extérieur par les banques algeriennes »,mémoire
magister, université de Oran,2014 ,
- HENNACHI M., HELLAL K. « le financement et le risque du commerce extérieur : étude
comparative entre le crédit documentaire et la remise documentaire au niveau de la BNA 356 »,
université de Bejaia, 2013.
-HOCINI F., HOCINI R. « le financement des opérations du commerce extérieur, cas de la BADR
357 », université de Bejaia, 2010.
-TAHRAOUI(M), « Pratiques bancaires de banques étrangères envers les PME Algériennes: Cas de la
Société Générale Algérie », université d'Oran, thèse de magister 2007.
-ZADI F., ZIANE-KHODJA M. « comparaison entre les différents moyens de financement bancaire
des entreprises dans le cadre du commerce extérieur en Algérie, agence Sidi Aich »,université de
bejaia 2015 .
-ZELLAG F., BEN MEDJANE Z. « 2008/2009, les moyennes de paiement international, cas de la
BADR », université de Bejaia, Quelle Année ?
-Richard, M : « le transfert de données bancaires à caractère personnel vers les états unis » ; université
paris panthéon, Sorbonne, 2007, projet.
- 108 -
Bibliographie
-Règles et usances uniformes de la Chambre de commerce international relatives au crédit
documentaire, RUU 600, the world business organisation, révision 2007.
-Règles et usances uniformes de la Cambre commerce international relatives aux encaissements pub
CCT, brochure n° 522 Paris réservée 95.
-Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; directeur
des mouvements financiers avec l’étranger (BNA).2003
-Article : Incoterms2010 : les règles de l’ICC pour l’utilisation des termes de commerce nationaux et
internationaux. Version bilingue anglais-français
-.RUU de la Chambre commerce international relatives aux encaissements pub CCT, brochure n° 522
Paris réservée 95.
V. Les documents internes de la BADR
-Documentation banque d’Algérie.
-Société inter bancaire de formation, Les opérations du commerce extérieur, les opérations
documentaires, Alger.
-Règlement de la banque d’Algérie n°07-01, relatif aux règles applicables aux transactions courantes
avec l’étranger et aux comptes devise.
- Note n°17/2016/direction général des changes du 13 mars 2016 aux banques, intermédiaire agréés.
-Note 90/10
-Revue trimestrielle BNA finance N°06, Les moyen de paiement : le crédit documentaire ; décembre
2003, page 15
IV. Textes et loi :
-Article 54 du code de commerce algérien
- 109 -
Bibliographie
-Décret N° 85-85 du 30 avril 1985 portant création de la Banque de Développement local et fixant ses
statuts.
-Loi 86-12 du 19 août 1986 relative au régime des banques et du crédit
- 110 -
Liste des
abréviations
111
ABEF : Association des banques et établissements financières.
AGI : Autorisation Globales à l’Importation
AID : Association Internationale pour le Développement
Art: Article.
BAD : Banque Algérienne de Développement.
BADR : Banque d’agriculture et de développement rural.
BB : Barclays Bank
BCA : Banque Centrale d'Algérie.
BCIA : Banque pour le Commerce et l'Industrie d'Algérie
BDL : Banque de développement local.
BEA : La Banque Extérieur d’Algérie
BIRD : Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement
BIAM : Banque Industrielle d’Algérie et de la Méditerrané
BNA : Banque Nationale d'Algérie.
BNCIA : la banque nationale pour le Crédit et d’Industrie d’Afrique
BM : La banque mondiale
BPPB : la Banque de Paris et des Pays Bas
CAD : la Caisse Algérienne de développement.
CCB : Compte courant bancaire.
CCI: Chambre de commerce international.
CFAT: Crédit foncier d’Algérie et Tunisie
CFR: Cost and freight.
CIC : le Crédit Industriel et Commercial
CIF: Carriage and insurance and freight.
CIP: Carriage and insurance paid to.
CPT : Carriage Paid To
CNEP: Caisse Nationale d'Epargne et de Prévoyance.
CNMC : Conseil national de la monnaie et de crédit
CNRC : La chambre nationale de registre commerce.
CN : le Crédit du Nord
CMC: conseil de la monnaie et du crédit
CL : Crédit Lyonnais
CPA : Crédit Populaire d'Algérie.
112
CPT: Carriage paid to.
CREDOC: Crédit documentaires.
DA : Dinar algérien.
D06: Document douanier.
D10: Document douanier.
DAB: Distribution automatique bancaire
DAF: Delivered At Frontier
DES: Delivered Ex Ship
DEQ: Delivered,ExQuay
DAT: Delivered at time.
DAP: Delivered at place.
DDP: Dirty delivered.
DEA: Dossiers apurés.
DE/SI : Dossiers en insuffisance de rapatriement.
DGA/OI : Direction générale adjointe des opérations internationale.
DI : Domiciliation à délai normale.
DIP : Domiciliation à délai spéciale.
DS/SE: Dossiers en excédant de rapatriement.
EPE :entreprise publique économique
EXW: EX-Works.
FAS : Free,AlongsideShip
F4: Formule de règlement de la banque centrale.
F104 : Formule pour documents financiers.
FCA : Free carrier.
FDI: Fiche de contrôle des importations a délai normale.
FMI : Le Fond Monétaire International
FOB: Free on board.
GPA :Les Groupement Professionnels d’Achat
GRE: Groupement régionale et d’exploitation.
INCOTERMS: International commercial terms.
ISO: International standards organisation.
LCSB : la Lettre de Crédit Stand-by
LFC: La loi de finance complémentaire.
113
LMC : loi sur la monnaie et le crédit
LTA : La lettre de transport aérien.
LTR : La lettre de transport routier.
NIF : Numéro d’identification fiscale.
ONACO : Office National de Commercialisation
OMC: Organisation mondiale du commerce.
PGI : Programme Général d’Importation
PREG: Provision retenu en garantie.
RUU: Règles et usance uniformes.
REMDOC: Remise documentaire.
SARL: Société a responsabilité limitée.
SBLC: stand-by letter of credit
SMC : la Société Marseillaise de Crédit
SG: Société Générale
SWIFT: Society for worldwide interbank financial telecommunication.
SYBU : Système informatique utilisé par la BADR.
114
Liste des Tableaux
115
Tableau N° 1: La classification des INCOTERMS 13
116
Liste des Figures
- 117 -
Figure N°1 : Mécanisme de crédit documentaire 31
Figure N° 2 : Mécanisme de la remise documentaire 35
118
Liste des annexes
- 119 -
Annexe N°1 Facture pro forma
Annexe N°2 Demande de domiciliation
Annexe N°3 Demande d’ouverture De Crédit Documentaire
Annexe N°4 Engagement pour propre utilisation
Annexe N°5 Attestation de risque de change
Annexe N°6 Attestation de non impayé
Annexe N°7 Document douanier d10
Annexe N°8 Questionnaire
Annexe N°9 Bordereau d’envoi
Annexe N°10 Lettre de notification
Annexe N°11 Ordre de virement de client
Anneexe N°12 Ordre de transfert
Annexe N°13 Exemplaire SWIFT
- 120 -
Annexe N° 8
Bien que votre participation soit volontaire, votre coopération est importante afin que
les données recueillies puissent interpréter la réalité sur terrain.
Importation
Exportation
Les deux
2. Quelles sont les techniques de financement du commerce international les plus pratiquées
par votre agence ?
Remise documentaire
Crédit documentaire
- 121 -
Autre (Précisez) …………..…………
3. Quels sont les risques inhérents à votre agence si le credit est non margé ?
Le risque de change
Le risque de non payement
Le risque d’insolvabilité
autre (précisez)
…………..…………
4. Quels sont les risques inhérents à l’importateur ?
Le risque commercial
Le risque de fabrication
Le risque de change
Autre (Précisez) …………..…………
6. Quels sont les moyens de couverture de risques proposés par votre agence ?
Les garanties directes
Les garanties indirectes
Autre (Précisez) …………………….
II. Le financement du commerce international par le crédit documentaire
7. En moyenne, combien d’opérations que vous financez par le biais du crédit documentaire
par an ? (tous secteurs confondus)
- Commentez
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
- 122 -
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………
8. Quelle est l’effet de la loi de finance 2009 et 2014 sur la pratique du credit documentaire ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
9. Quels sont les secteurs d’activite que vous financez le plus par le moyen du crédit
documentaire
Secteur agricole (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur agroalimentaire ………………………………………………….
Secteur industriel (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur technologique ………………………………………………….
10. Lorsque vous financez une opération par crédit documentaire, quels sont les principaux
problèmes que vous affrontez le plus souvent ?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
11. Quelles sont les garanties qui conseiller l’agence à sa clientèle lors d’une opération du
crédit documentaire)?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
12. Les conditions d’accès au financement par Credoc vous semble-t-il avoir évolué ?
Non (veillez justifier votre réponse) ……………………………………………………….
………………………………………………….………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………..
- 123 -
III. Le financement du commerce international par la remise documentaire
13. En moyenne, combien d’opérations que vous financer par la remise documentaire par
an ? (tous secteurs confondus)
Année Période 2009 2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016
Nbr
-
Commentez……………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………
14. Quelle est l’effet de la loi de finances 2009 et 2014 sur la pratique de la remise
documentaire ?
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
15. Quels sont les secteurs que vous financez le plus par le moyen de la remise
documentaire ?
Secteur primaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur secondaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur tertiaire (veillez préciser) ………………………………………………….
Secteur quaternaire (veillez préciser)………………………………………………….
16. Lorsque vous financez une opération par remise documentaire, quels sont les principaux
problèmes que vous affrontez le plus souvent ?
- 124 -
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
17. Quelles sont les garanties qui conseiller l’agence à sa clientèle lors d’une opération de la
remise documentaire?
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
…………………………………………………………………………………………..
18. Les conditions d’accès au financement par la remise documentaire vous semble-t-il avoir
évolué ?
Non (veillez justifier votre réponse) ………………………………………………….
………………………………………………….………………………………………………
………………………………………………………………………………………………….
Oui – Comment ? (Merci de donner des cas concrets si possible)
.......................................................................................................................................................
.......................................................................................................................................................
.................................................................................................................................................
- 125 -
Exemplaire SWIFT
Annexe N°13
Le : jj /mm/aa édition de message : nnnnn nnnnn page : 1
31D: date lieu d’expiration:(date limite de présentation des documents au lieu précise)
51A/D: banque ordonnatrice (banque du donneur d’ordre si n’est pas la banque émettrice)
39A: 0/0 tolérance montant: (une variation autorisée du montant dans une fourchette définie)
- 126 -
43P : expédition partielle :(autorisée ou non)
46A : document requis : (liste des documents que doit présenter le bénéficiaire)
48 : délai de présentation : (en nombre de jours après date d’émission du document de transport)
- 127 -
Table des matières
- 128 -
Introduction générale............................................................................................................... -1-
Chapitre I : Introduction au commerce international .............................................................. -4-
Introduction ....................................................................................................................... - 5 -
Section I : Notions générales sur le commerce international ............................................ - 5 -
1. Définition du commerce international ....................................................................... - 5 -
- 129 -
3.4. Les ouvertures SWIFT ...................................................................................... - 17 -
3.2. Le forfaiting....................................................................................................... - 23 -
Conclusion ....................................................................................................................... - 23 -
Chapitre II :Techniques et risques du financement du commerce international ...................... 24
Introduction ..................................................................................................................... - 25 -
Section I : Crédit documentaire et remise documentaire................................................. - 25 -
1. Définition de crédit documentaire............................................................................ - 25 -
- 130 -
1.7. Déroulement du Crédit documentaire ............................................................... - 31 -
Section II : Les risques et les garanties liés aux opérations du commerce international. - 36 -
1. Les risques liés aux opérations du commerce extérieur........................................... - 36 -
Conclusion ....................................................................................................................... - 48 -
Chapitre III: Le système bancaire et la réglementation du financement des importations en
Algérie…………………………………………………………………………………… - 50-
Introduction………………………………………………………………………… .-50-
- 131 -
3. La période 1966-1970 …………………………………………………………… -51 -
3.1. La Banque National d’Algérie (BNA) ………………………………………… -52-
3.2. Le Crédit Populaire d’Algérie (CPA) ……………………………………………-52-
3.3. La Banque Extérieur d’Algérie (BEA) ……………………………………………-52-
4. La période 1970-1978……………………………………………………………. -52 -
5. La période 1978-1986 …………………………………….……………….……… -53-
5.1. La Banque de l'Agriculture et du Développement Rural (B.A.D.R) ………… -53-.
5.2. La Banque de Développement Local (B.D.L) …………………….…………… -53-
6. A partir de 1988………………………………………………..……………….……-53-
Section II : La réforme du système bancaire algérien et la transition vers l’économie du
marché ……………………………………………………………………………… -54-
1. Présentation des objectifs de la réforme monétaire et bancaire de 1990 (La loi sur la
monnaie et le crédit 90/10) ………………………………………………………… -.54-
1.1. Evaluation de la loi relative à la monnaie et au crédit de 1990……………… -55-
2. Les aménagements apportés en 2001 à la loi relative à la monnaie et au crédit - 57-
3. La nouvelle ordonnance relative à la monnaie et au crédit du 26 Août 2003… -58-
3.1. L’exercice de l’activité bancaire ……………………………………………… -59-
3.2. Conditions de création des banques …………………………………………… -60-
3.3. Centrale de risque……………………………………………… -60-
3.4. Les privilèges accordés aux banques et établissements financiers ………………-60-
3.5. Respect des normes de gestion ……………………………………………… -60-
4. L’ordonnance bancaire N° 10-04 du 26 Août 2010 relative à la monnaie et au
crédit……………………………………………………………………………… - 61-
Section III : Evolution de la réglementation du financement des importations en
Algérie…………………………………………………………………………………… -61-
- 132 -
1.4. La promulgation de la loi de finance relative aux techniques de financement a
l’extérieur…………………………………………………………………… …………… -65-
2. La tendance générale des importations algériennes……………………………… -68-
2.1. Evolution des importations algérienne durant la période (1963-2014) …… - 68-
- 133 -
2. Répartitions des crédits import par technique de financement en
2016*……………………………………………………………………………………… -96-
3. Répartition des crédits imports par secteur d’activité en
2016*……………………………………………………………………………………… -97-
- 134 -
Résumé
Aujourd’hui, avec le développement de l’économie mondiale, les échanges
internationaux sont devenus plus actives et plus risqués, ce qui nécessite un financement plus
sécurisé. En effet, dans ce travail nous avons comparé entre deux techniques de paiements
dans les échanges internationaux qui sont le crédit documentaire et la remise documentaire.
Nous avons vu comment les banques algériennes financent ces opérations à l’importation
sous un cadre législatif. Au sein de la banque (BADR) à AKBOU, nous avons pu faire une
comparaison entre la contribution de chaqu’un des ces techniques au financement des
importations et nous avons conclu que la contribution majeur appartienne au crédit
documentaire comme étant le plus sécurisant que la remise documentaire pour les opérations
du commerce international.
Mots clés : commerce international, financement, crédit documentaire, remise documentaire,
risques, garanties, importation.
Summary
Today, with the development of the global economy, international trade has become
more active and risky, requiring a more secure funding. Indeed, in this study we compared
two techniques payments in international trade are the documentary credit and documentary
collection. We saw how the Algerian banks finance these import operations under a
legislative framework. Within the Bank (BADR) to akbou, we could make a comparison
between the contribution from each one the of these techniques to finance imports and
concluded that the major contribution belongs to the documentary credit as the most
reassuring that documentary collection for international trade operations.
Keywords: international trade financing, documentary credit, documentary collections,
risks, guarantees, import.
- 135 -