Sources d'hélium sur Terre
Sources d'hélium sur Terre
N° d’ordre : …......
Série :..................
Mémoire
Présenté en vue de l’obtention du
Diplôme de Master en Génie Mécanique
Option
Energétique
Thème
Etude numérique
Production de et
Azote la convection
Oxygène parnaturelle turbulente
une colonne de
tridimensionnelle dans un canal incliné
distillation cryogénique
Présenté par :
MEGUEDMI redha
LAHLAH mehdi
Encadrant :
[Link] Otmane
Promotion 2018/2019
Dédicace
Je dédier cet événement marquant de ma vie a la
mémoire de mes parents disparu trop tôt
J’espère qu'ils apprécient cet humble geste comme
preuve de reconnaissance de la part d'un
Fils qui a toujours prie pour le salut de leurâmes puisse
dieu le tout puissant lavoir en sa
Sainte miséricorde
À mes très chères sœurs Nesrine et sofia
À mes oncles et tantes
A tous mes collègues de la promotion G.T.E 2019
[Link]
Dédicace
A la personne qui est la source de succès dans ma vie,
avec ses prières, ses encouragements et sa tendresse, ma
très chère mère.
A celui qui était toujours près de moi, mon cher père.
A mes frères, mes sœurs.
A tous mes collègues de la promotion G.T.E 2019
particulièrement mon binôme MEHDI.
Dr : [Link].
A tous ceux que j’aime et je respecte.
Je dédie ce travail.
[Link]
REMERCIEMENT
Nos sincères remerciements s'adressent en premier lieu à Allah le
tout Puissant pour son aide et son guide qui nous a permis de réaliser
ce travail « el hamdoulilah ».
Nous adressons nos vifs remerciements à Monsieur KHMISSE
Otmane pour avoir accepté de nous encadrer dans ce mémoire de
mastère, pour sa disponibilité et ses précieux conseils qui nous ont
beaucoup guidés pour l'accomplissement de ce mémoire et pour son
encouragement continu.
Nous tenons à remercier plus particulièrement le directeur deLinde
gaz Skikda Mr : boughabaet deux ingénieures Mr: bochama et
Mr : [Link] son aide, son encouragement et sa gentillesse,
merci pour tout ce que vous avez pus nous apporter.
Nous exprimons toute notre reconnaissance et notre haute
considération aux membres du jury qui ont bien voulu nous faire
l'honneur de juger ce travail.
Enfin, nous présentons nos agréables gratitudes à toute personne qui
a contribué de prêt ou de loin à la réalisation de ce projet, plus
particulièrement à nos ami(e)s de la promotion mastère 2
Merci…
SOMMAIRE
Liste des figures
Liste des tableaux
Introduction générale
[Link] de phase 41
II.1.1. Introduction 14
[Link] comportement réel des mélanges 14
II.2. Définition de la réfrigération et de la liquéfaction 16
II.2.1. La réfrigération 16
II.2.2. La liquéfaction 16
II.3. Propriétés de l’air 17
II.3.1. Propriétés et utilisations de l’azote 17
II.3.2. Domaines d’utilisation des gaz industriels 18
II.4. Comment réaliser la liquéfaction des gaz 19
II.5. Les différents types de systèmes de liquéfaction 20
II.5.1. Cycle de Linde pour la liquéfaction des gaz 20
II.5.1.1. Principe de fonctionnement 20
II.5.1.2. Diagramme P-V pour cycle de Linde 21
II.5.1.3. Diagramme T-S pour cycle de Linde 22
II.5.2. Cycle de liquéfaction avec travail extérieur : Cycle de Brayton inverse 22
III.1. Introduction 26
III.9. Exemple de calcul du nombre de plateau d’une colonne par la méthode graphique 39
III.9.1. Détermination de taux de reflux 39
III.9.1.1. Méthodologie de détermination du taux de reflux minimum 40
[Link] 44
40
Figure III.7 La courbe représente comment calculer Taux de reflux minimum
Introduction générale
La distillation est une des méthodes de séparation les plus importantes dont dispose
l’industrie. Cette opération permet la séparation d’un ou plusieurs constituants d’un mélange
homogène liquide, en mettant à profit la différence de volatilité des constituants.
Ce projet de fin d’études est le résultat des travaux effectués durant une période de
stage pratique de 26 jours effectué au projet Linde Gaz, de production d’Azote et Oxygène
liquéfiés, zone industrielle de Skikda.
Notre contribution dans ce projet de Master SEI portera sur le l’étude et l’optimisation d’une
colonne de distillation cryogénique qui portera uniquement sur la séparation de l’Azote et
l’Oxygène en s’inspirant du procès de Linde gaz de Skikda donné en Annexe.
A cet effet, Le présent travail est réparti en une introduction générale suivi de quatre chapitres
et une conclusion générale et des recommandations.
Le premier chapitre porte sur des notions sur la cryogénie et des présentations du complexe
Linde Gaz(Skikda).
Le deuxième chapitre est répartie en deux parties le premier est l’équilibre de phase des
mélanges tandis que la deuxième partie porte sur quelque cycles de liquéfaction.
I.1. Introduction
Le mot cryogénie signifie production de froid glacial, mais aujourd'hui, il est synonyme de
basses températures. Sur l'échelle de température, il n'y a pas de distinction claire lorsque la plage
de réfrigération ordinaire se termine et que la cryogénie commence. Cependant, le National Bureau
of Standards de Boulder (Colorado) considère que la température est inférieure à 123 (K) en tant
que température de fonctionnement cryogénique. Cela peut être accepté parce que la température
d'ébullition des gaz permanents comme l'hélium (He), l’hydrogène (H), le néon (Ne), etc. sont
inférieures à 123(K)
L'ingénierie cryogénique traite du développement et de l'amélioration des techniques
procédés et équipements à basse température. Il traite de l'utilisation des phénomènes à basse
température. En général, le système cryogénique se réfère à un groupe de composants interagissant
impliquant une température basse. [1]
I.2. Définition
La cryogénie, science et technologie des températures inférieures à 120 K, a entamé son
deuxième siècle d’existence elle est le résultat d’une conjonction historique du progrès scientifique
(déplacement progressif de la thermodynamique au cours du XIXe siècle, de la théorie
macroscopique de l’énergie de [Link] et [Link], à la mécanique statistique des particules
microscopique de Boltzmann et [Link], et du progrès technologique (poursuite de la
liquéfaction des gaz atmosphériques jusque-là considérés comme « non condensables »,faisant
appel aux études des propriétés des substances chimiques pures et de leurs mélanges, les appareils
de compression, l’écoulement et les transferts de chaleur des fluides et les techniques d’isolation
thermique. [2]
I.3. Historique de la cryogénie
Avoir de très basses températures, c’était l’objectif de grands nombres de chercheurs
scientifiques et des physiciens.
Jusqu'en 1870, aucun développement significatif n'a été fait dans le domaine de la
cryogénie. C’était en 1877 quand Louis Paul Cailletet, un ingénieur minier français a produit des
brouillards de gouttelettes d'oxygène liquide. En avril 1883, Wroblewski et Olszewski obtinrent de
l'azote liquéfié et de l'oxygène au laboratoire de l'Université de Cracovie, en
Pologne.
En 1892, Dewar a développé un récipient isolé sous vide pour le stockage de fluide
cryogénique. En 1907, Linde a installé la première usine de liquéfaction d'air en Amérique.
1
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
2
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
3
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
doit être portée au design du réservoir afin d’assurer la protection contre tout échange possible de
chaleur, et empêcher ainsi l’évaporation de d’azote (Phénomène de « boil-off »). Ce phénomène ne
peut être évité, mais seulement minimise. [6]
Isolation des réservoirs de Stockage
L’isolation thermique des vases ou réservoirs de stockage est d’autant plus importante que
L’enthalpie de vaporisation des fluides cryogéniques est faible. Pour isoler les réservoirs
cryogéniques, on dispose d’un nombre important de matériaux isolants.
La conductivité thermique du matériau étant un facteur prépondérant ainsi que d’autres
Critères doivent aussi être examinés pour le choix d’un isolant : la facilité de mise en œuvre, la
durée de vie, la fiabilité de l’isolation réalisée, le prix, l’inflammabilité, la masse, les
caractéristiques mécanique, les caractéristiques physiques, etc.
Pour l’isolation des réservoirs cryogéniques, le choix de l’isolant dépend souvent de la taille
du réservoir (plus le réservoir est petit, plus les caractéristiques thermiques doivent être bonnes).
Le super isolant est toujours retenu pour les réservoirs de moins de 1000 L de capacité
destinés aux fluides tels que l’azote, l’oxygène, l’argon.
En ce qui concerne le stockage de l’hélium et de l’hydrogène liquides, la super isolation est
pratiquement obligatoire. [4]
I.6. Domaine d’utilisation de la cryogénie
De très nombreuses branches d’activité scientifiques et techniques utilisent actuellement la
cryogénie [5] :
les sciences physiques étudient des phénomènes spécifiques de la basse température sou qui
exigent d’y travailler : supraconductivité, physique nucléaire, magnétisme, technique des
gyroscopes de haute précision, électronique appliquée, etc.
l’industrie chimique fait un usage croissant de l’oxygène pour les réactions et surtout de
l’azote pour l’inertage des atmosphères. La production en quantité massive de l’éthylène ne
peut se faire qu’à l’aide des basses températures pour sa séparation et sa purification finale.
La biologie utilise le froid pour conserver divers produits (par Lyophilisation), pour la
préparation de produits pharmaceutiques et pour de nombreuses autres opérations.
La médecine et la chirurgie emploient depuis longtemps des produits de base préparés grâce
à la cryogénie : oxygène, protoxyde d’azote, plasma sanguin, etc.
Les liquides cryogéniques usuels tels que l’oxygène et l’azote et les gaz rares de l’air sont
employés en quantités massives dans la sidérurgie et la métallurgie (notamment
argon/hélium pour la soudure)
4
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
Quant aux industries spatiales, on sait que l’oxygène, l’hydrogène, l’azote et l’hélium
liquide sont à la base même de leur existence. l’oxygène et l’hydrogène liquides assurent la
propulsion des fusées, l’azote et l’hélium sont indispensables pour assurer l’inertage et le
bon fonctionnement notamment des pompes d’alimentation à grand débit des moteurs de
fusées.
L’utilisation du froid pour le traitement, la production ou la transformation des gaz constitue donc
actuellement un des fondements essentiels de l’industrie moderne.
[Link] d’ébullition des gaz de l’air :
Ces points d'ébullition sont mesurés à la pression atmosphérique. Comme nous le verrons
plus loin, les points d'ébullition changent avec la pression.
Le zéro de l'échelle Kelvin est le "zéro absolu", qui est la température la plus basse qui
puisse exister dans l'univers. Zéro degré Kelvin = -273,15°C. Les unités Kelvin sont largement
utilisées en science et technologie cryogénique parce qu'elles sont plus pratiques.
5
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
Elles permettent de voir bien plus facilement ce qui est plus chaud ou plus froid, par
exemple que le LIN (azote liquide) en ébullition est plus froid que le LAR (argon liquide), lui-
même plus froid que le LOX (oxygène liquide). Ces différences de points d'ébullition ont une
influence vitale sur la séparation des liquides par distillation.
6
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
L'équipement frigorifique exige une importante isolation afin de rendre acceptable la déperdition de
froid. Ainsi les colonnes, les échangeurs et certains équipements frigorifiques sont-ils enfermés
dans de grandes enceintes en forme de tours, appelées boîtes froides. La caractéristique particulière
de la séparation de l'air est la grande interdépendance des différents flux. Il s'agit en effet d'un
procédé cryogénique, dans lequel on ne peut utiliser des fluides externes comme l'eau de
refroidissement ou la vapeur. Les flux des différents produits sont utilisés pour l'ébullition ou la
condensation dans les colonnes, et les reflux pour refroidir l'air admis et pour réfrigérer les produits
liquides. L'azote gazeux froid sert en recyclage dans la production de froid pour la liquéfaction,
etc....
Une modification de débit d'un gaz donne une pression différente, et une modification de la
pression peut avoir une conséquence considérable sur les autres flux puisque leurs points
d'ébullition changent selon la pression. De même, des changements de température dans un
condenseur [7]
I .[Link] de Linde
En 1902 Carl Von Linde découvre le procédé de séparation de l’air, un an plus tard sa 1er
usine de séparation des gaz de l’air est en service
Aujourd’hui The Linde group est une entreprise leader au niveau mondial dans le domaine
des gaz industriels et médicaux, avec près de (50 000) salariés dans plus de 100 pays ; la stratégie
du groupe Linde est basé sur une croissance durable, dynamique et profitable.
L’innovation sont au cœur des préoccupations du groupe et ce à l’effet de fournir à plus d’un
million de clients dans le monde entier des solutions adaptées à leur besoins.
The Linde Groupe, c’est aussi une attitude responsable face à ses partenaires commerciaux,
ses collaborateurs ainsi que face à la société et à l’environnement et ce, dans le monde entier dans
chaque domaine d’activité et sur chaque site de production.
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Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
A l’intérieur de la plate-forme pétrolière, l’unité est installée à 200 mètres de la route A3 qui
communique avec le poste 5, elle est limitée par :
Elle est délimitée par une clôture, deux guérites et un poste de garde. L’accès du site est
réglementé
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Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
Elle est dimensionnée pour assurer une couverture générale et satisfaire particulièrement les
besoins des entités suivantes : ces produits sont demandés par les industries pétrolières avoisinantes,
l’industrie alimentaire, le secteur sanitaire, les centres de recherches et universités, les collectivités
locale les artisans et le ministère de la défense …etc.
L’unité est dotée de quatre installations pour la fabrication et le stockage des gaz, pour le
conditionnement des bouteilles de gaz, des magasins, des bureaux et les annexes nécessaire à la
production.
Linde Gaz Algérie produit, stocke et dispose d’ateliers de conditionnement (l’oxygène, l’azote,
l’argon, l’hydrogène et l’anhydride carbonique).
9
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
10
Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
I.9.3.3. stockage
Les produits sont stockés dans des réservoirs cryogéniques de type horizontal à base
pression suivant la température du produit. Ils sont installés tout près de leur unité de production
sont dotés de pompe pour remplissage de citernes cryogéniques. Les réservoirs de stockage sont
disposés en face d’un espace pour permettre aux camions citernes de faire les manœuvres
nécessaires pour être en position idéale de remplissage
Produits Reservoirs
Quantité Volume
Oxygène liquide 2 250 000 L
Azote liquide 2 250 000 L
Argon liquide 1 20 000 L
Anhydride carbonique 4 100 T
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Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
I.9.3.4. conditionnement
Un atelier suffisamment aéré, est doté de rompes et d’équipements de contrôle pour assurer
le remplissage des cadres et des bouteilles en produits listés ci-dessous. Cet atelier est installé sur
une hauteur on béton facilitant le chargement et le déchargement des cadres et bouteilles.
Avant le conditionnement les cadres et les bouteilles sont à une vérification conformément à
une instruction opérationnelle de conformité au contrôle réglementaire avec traçabilité
Le poste d’entrée
Le poste électrique
Le poste de détente GN arrivée principale
La réserve d’eau brute et bâches à eau de réseau d’incendie, poste de détente
L’administration, l’installation hydrogénée, le magasin de pièce de rechange, atelier
de maintenance, la station de déminéralisation et le gazomètre d’hydrogène
Le magasin des produits chimique, le hangar de dépôt
L’installation de gaz de l’air et messer et les réservoirs des stockages
L’installation de l’anhydride carbonique et les réservoirs de stockage
Le conditionnement (oxygène, azote et argon)
Le conditionnement (hydrogène)
Le dépôt de bouteilles de gaz vide
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Chapitre I : Notion sur la cryogénie et présentation de complexe Linde gaz
I.10. Conclusion
La cryogénie possède de très nombreuses applications, notamment dans le secteur alimentaire,
médical, industriel, physique et de l'élevage. La cryogénie ouvre beaucoup de possibilité. Dans le
deuxième chapitre, nous discuterons de la notion de l’équilibre de phase des mélanges de gaz a
plusieurs constituant ainsi que leur application dans quelques cycles de liquéfaction.
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CHAPITRE II
L’équilibre de phase
&
Cycle de liquéfaction
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
II.1.1. Introduction :
Les mélanges de gaz sont fréquemment utilisés dans l’industrie. Si ces mélanges travaillent
à des pressions très faibles, il est possible alors de négliger l’interaction entre les moléules, c’est à
dire qu’on pourra considérer que les constituants du mélange se comportent in dépendamment les
uns des autres. On parlera alors de mélanges idéaux.
Cependant, dans le cas qui nous concerne, nous avons affaire à des mélanges évoluant à des
pressions assez élevées, donc très éloignés de l’idéalité et qu’il nous faut donc prendre en
considération le comportement réel de ce mélange.
Au fur et à mesure que la pression croît, la condensation du mélange devient totale. Le point
où il ne restera du mélange qu’une bulle vapeur est appelée Point de Bulle, la composition de la
phase liquide est alors égale à celle du mélange globale.
14
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
Les deux figures ci – dessous représentent les diagrammes de phases pour un système binaire
à pression et à température constantes et cela en fonction de la composition.
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Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
II.2.1. La réfrigération
La réfrigération d’un système consiste à en extraire de l’énergie, cette énergie peut être
reçue de ’extérieur au dissipée dans le système. On opère souvent dans ce cas à température
constante. Par contre, la liquéfaction Consiste à lui retirer de l’énergie a fin de le refroidir de puis la
température ambiante jusqu’à son point de rosée, puis à condenser la vapeur saturée.
II.2.2. La liquéfaction
La liquéfaction est un changement d'état qui fait passer un corps de l'état gazeux à l'état
liquide. Elle est la transformation inverse de la vaporisation. Bien qu'incorrect selon la terminologie
de la thermodynamique, le terme condensation (liquide) est couramment utilisé à la place. Elle peut
se produire par compression ou refroidissement d'un gaz. La première industrialisation du procédé
est due à Carl Von Linde. [4]
Exemples de gaz liquéfiés : hélium liquide −268,93°C, hydrogène liquide −252,76 °C, néon liquide
-246,053 °C, azote liquide −195,79 °C, oxygène liquide −182,96°C, gaz naturel liquéfié (composé
16
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
Pour réduire leur volume et donc mieux les stocker et les transporter.
Pour les utiliser dans les différents domaines de la cryogénie.
17
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
Propriétés biologiques :
L’azote est un gaz physiquement inerte, non toxique. Par déplacement de l’oxygène de l’air,
il peut avoir des effets nocifs sur l’organisme en réduisant la pression partielle de l’oxygène dans
les poumons et agir comme asphyxiant.
industriels utilisés
Soudage/Coupage Fabrication de produits Amélioration de la Acétylène
Mécano soudé productivité, de la Argon
qualité Azote
D’assemblages Oxygène
et du confort
opératoire
Laboratoire Anal y ses sur des Fiabilité des Argon
appareils de analyses Azote
mesure : absorption grâce à des Gaz purs &
atomique, étalonnages Mélanges
torche plasma, de précision Oxygène
chromatographie
Agro-alimentaire Surgélation, enrobage Augmentation de Azote
de la Dioxyde de carbone
produits IQF (Individuel DIC (date limite
Quick Frozen produits de
alimentaires surgelés consommation),
individuellement), préservation des
refroidissement, qualités
préparation aromatiques,
De charcuteries, plats gustatives et
cuisinés…. physiques des
Protection des jus de aliments
fruits
Environnement Piégeage des COV Optimisation des Azote
(composés installations Dioxyde de carbone
organique volatils), (stations Oxygène
refroidissement des d’épuration
fluides par exemple),
procès, neutralisation respect
des de
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Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
Les particules à l’état gazeux sont très éloignées les unes des autres, avec une agitation rapide et
désordonnée .On observe également de nombreux chocs entre elles. Pour l’état liquide, les
particules sont beaucoup plus rapprochées les unes des autres, Elles se déplacent à faible vitesse
donnant lieu à des associations temporaires (liaisons Faibles). A l’état solide, les particules sont
empilées dans un ordre régulier, elles sont très rapprochées les unes des autres.
Sur ces bases, on pourra dire que le passage de l’état gazeux vers l’état liquide pourra s’effectuer
par la diminution de la distance entre les particules (rapprochement) et par le ralentissement du
déplacement de ces particules et on peut réaliser cela :
19
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
20
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
21
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
22
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
23
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
un compresseur
Un premier échangeur de chaleur, à la suite duquel une fraction importante du gaz à
haute pression passe dans une machine de détente et est envoyé vers le gaz à basse
pression.
Un deuxième et un troisième échangeur, dans lesquels passe le reste du gaz à haute
pression.
Une vanne de détente.
Un réservoir de liquide avec séparation du gaz qui retourne au compresseur à travers
les trois échangeurs.
Une entrée du gaz frais au compresseur.
Une extraction du liquide
24
Chapitre II : L’équilibre de phase & Cycle de liquéfaction
II.6. Conclusion
Dans ce chapitre nous avons étudié l'équilibre de phase et l'étude des propriétés
thermodynamiques pour les hydrocarbures en particulier pour les mélanges binaires qui
pour notre cas seront l’Azote et l’Oxygène. Nous avons également donné en détail quelques
cycles de liquéfaction pour les gaz permanents tel que les gaz rares. Dans le prochain
chapitre en vas étudier en détail les colonnes de distillation.
25
CHAPITRE III
La colonne de
distillation
Chapitre III : La colonne de distillation
III.1. Introduction
La distillation est une des méthodes de séparation les plus importantes dont dispose le génie
chimique. Cette opération permet la séparation d’un ou plusieurs constituants d’un mélange
homogène liquide, en mettant à profit la différence de volatilité des constituants. La distillation
est une opération double ; après chauffage jusqu’à l’ébullition, la phase vapeur surmontant le
liquide bouillant et en équilibre avec celui-ci n’a pas la même composition. Par condensation de la
phase vapeur, on obtient un liquide nommé distillat ou extrait (dit aussi produit de tête) dont la
composition diffère de celle du mélange initial. La phase liquide non évaporée constitue le résidu ou
le raffinat (appelée également produit de pied ou de fond). À très peu d’exceptions, le distillat
est enrichi en constituants légers de température d’ébullition moins élevée, tandis que le résidu est
formé par les constituants lourds dont la température d’ébullition est plus élevée. Pour réaliser des
séparations poussées (obtention des constituants à des degrés de pureté élevée, en particulier lorsque
ceux-ci ont des volatilités voisines), on a souvent recours à la rectification
26
Chapitre III : La colonne de distillation
27
Chapitre III : La colonne de distillation
• Un bouilleur en partie inférieure pour produire la vapeur qui montera dans la colonne,
• Une sortie pour le produit de fond, à l'état liquide,
• Un certain garnissage dans la colonne, pour mettre la vapeur en contact intense avec le
liquide,
• Une admission de produit brut à mi-hauteur,
• Une sortie pour le produit vapeur en tête,
• Un condenseur pour liquéfier la vapeur de tête,
• Un retour à la colonne du liquide de tête, qui redescendra et entrera en contact avec la
vapeur montante. Ce liquide est appelé reflux.
• Un part du liquide de tête ou de la vapeur de tête est extrait comme produit : c'est le distillat.
III.5. Les composants principaux d’une colonne distillation
III.5.1. Bouilleurs :
De par sa fonction qui permet au liquide de s’appauvrir en constituant volatil et à la vapeur
de s’en enrichir, le bouilleur est donc assimilable à un étage théorique qui assure la vaporisation
partielle du liquide ruisselant du premier étage du tronçon d’épuisement ; le liquide est appauvri en
constituant volatil et la vapeur enrichie.
Les bouilleurs sont des échangeurs de chaleur dont le rôle est de porter à ébullition le liquide à
distiller. Ils sont, le plus souvent, du type faisceau tubulaire et le fluide chauffant le plus courant est
la vapeur d’eau. Dans les petites unités le faisceau tubulaire est à l’intérieur de la colonne, dans les
installations plus importantes il est placé à l’extérieur.
Selon la disposition dans l’espace de l’échangeur, on distingue les bouilleurs horizontaux et les
bouilleurs verticaux.
Les bouilleurs du premier type sont souvent employés en discontinu, leur capacité doit être
suffisante pour recevoir la totalité de la charge. La vapeur de chauffage circule à l’intérieur des
tubes du faisceau qui est situé le plus bas possible dans l’enveloppe du bouilleur, afin d’être
toujours immergé dans le liquide. Le chauffage des bouilleurs se fait avec de la vapeur d’eau,
l’huile de chauffage ou autre fluide de chauffage.
28
Chapitre III : La colonne de distillation
III.5.2. Condenseurs :
La disposition des condenseurs à reflux dépend du type d’installation. Dans certaines
installations plus anciennes, la disposition prévoit un déflegmateur, c’est-à-dire un premier
condenseur qui renvoie une partie des vapeurs sous forme de reflux liquide dans la colonne.
Le reste des vapeurs constituant le distillat est condensé et refroidi dans un second échangeur.
Le réglage du taux de reflux est réalisé en agissant sur le débit d’eau de refroidissement du
déflegmateur.
Dans les installations modernes, on préfère un système à condensation totale et répartition
du liquide entre reflux et distillat. Dans un tel appareil, le liquide ne doit pas sortir du condenseur à
une température inférieure à sa température d’ébullition sans quoi le reflux serait trop froid et
déséquilibrerait la colonne. Les gaz permanents sortant du condenseur (l’air dissous dans
l’alimentation) sont donc chauds et contiennent une quantité importante de distillat. Un second
échangeur pour le refroidissement du gaz sera donc installé avant la pompe à vide. Les échangeurs
tubulaires sont très fréquemment utilisés comme condenseurs.
L’eau circule à l’intérieur des tubes, tandis que la vapeur à condenser est envoyée à
l’extérieur de ceux-ci, dans la calandre, où elle circule en suivant un trajet chicané destiné à éviter
qu’il ne se crée un passage préférentiel.
Si l’on cherche uniquement à condenser et à obtenir un distillat très près de son point
d’ébullition (ce qui est le cas pour les condenseurs placés en tête des colonnes de distillation), on
dispose le condenseur horizontalement (ou plus exactement avec une pente minime du côté de la
sortie du liquide condensé).
Dans ces conditions, le film liquide qui se forme autour des tubes se rassemble en une goutte
qui, dès qu’elle est suffisamment grosse, tombe sur la calandre en présence d’un excès de vapeur.
Ensuite, elle s’écoule vers la sortie sans avoir d’autre contact avec une paroi froide. Si l’on
envoie dans le condenseur beaucoup moins de vapeur qu’il ne peut en condenser, toute une partie
du condenseur est inutilisée, ou, plus exactement, sert à refroidir les gaz incondensables qui peuvent
s’échapper par la respiration, et à déduire ainsi leur teneur en distillat. On met également des
obturations appropriées dans les chicanes pour que l’échangeur fonctionne en double passe, voire en
triple ou en quadruple. Si l’on désire à la fois condenser et refroidir le distillat (ce qui économise un
appareil et peut être intéressant dans des petites installations), on dispose l’échangeur verticalement.
Le condensat forme alors un film qui ruisselle tout le long du tube, et se rassemble sur la plaque
tubulaire Inférieure avant de s’écouler à l’extérieur. À condition bien entendu d’envoyer un débit
29
Chapitre III : La colonne de distillation
1. Les plateaux-tamis
Les plateaux-tamis sont des disques de métal dans lesquels on a percé un grand nombre de petits
trous. La vapeur montante passe à travers ces trous, en empêchant le liquide de couler vers le bas
par ces mêmes trous. Le liquide coule par un trop-plein dont le tuyau redescend dans le liquide du
plateau situé juste au-dessous (principe de la soupape liquide). La soupape liquide empêche la
vapeur de remonter par le tuyau.
Grâce au grand nombre de petits trous, le flux montant de vapeur est efficacement divisé en
petites bulles, et le contact entre la vapeur et le liquide devient très intense.
Avec ce type de plateaux, la quantité de vapeur doit être en permanence suffisante pour soutenir
le liquide. Si pour quelque raison la quantité de vapeur était trop faible, alors le liquide
redescendrait par les trous et le processus de distillation ne fonctionnerait plus correctement.
30
Chapitre III : La colonne de distillation
Les garnissages structurés sont constitués de tôles ondulées, assemblées les unes contre les
autres de façon que les ondulations soient orientées dans la même direction une fois sur deux. Les
ondulations d'une plaque forment un "X" avec celles de la plaque suivante. Le liquide descend et est
mélangé au centre du "X" avec la vapeur qui monte dans l'autre sens à travers les mêmes canaux.
Les ondulations font que la surface de contact entre liquide et vapeur est importante, ce qui est
essentiel. Pour accroître encore la surface de contact, les tôles sont munies d'autres ondulations
moins accentuées dans l'autre direction. Les garnissages structurés sont souvent utilisés dans les
tours de refroidissement d'eau, mais dans ce cas ils sont en plastique.
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Chapitre III : La colonne de distillation
Ces types de colonnes ont une chute de pression bien plus basse que celles à plateaux-tamis,
avantage qui permet de réduire la puissance des compresseurs. La chute de pression dans une
colonne à plateaux-tamis est plus élevée puisque la vapeur doit soutenir le liquide au-dessus des
plateaux. L'inconvénient des garnissages structurés est leur bien plus grande sensibilité aux
modifications de débit de gaz et de liquide.
Par rapport aux colonnes à plateaux, les colonnes à garnissage présentent un certain nombre
d’avantages et d’inconvénients
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Chapitre III : La colonne de distillation
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Chapitre III : La colonne de distillation
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Chapitre III : La colonne de distillation
plus loin. Le GAN se condense en tête de colonne, une partie retourne à la colonne comme reflux,
une autre est soutirée en tant que produit LIN (azote liquide).
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Chapitre III : La colonne de distillation
comme exemple 40 % O2. Le diagramme montre une ligne verticale en pointillé (a-a) à cette
concentration d’O2. Le liquide est en ébullition au point B de la courbe des points d'ébullition. En
tirant une ligne horizontale depuis B nous pouvons lire la température. La vapeur est au point de
condensation, puisqu'elle vient du liquide en ébullition sur le plateau situé en-dessous, c'est-à-dire
au point A de la courbe des points de condensation. C'est plus chaud que le liquide de ce plateau, et
avec le brassage intense les températures vont s’élever jusqu'au point C.
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Chapitre III : La colonne de distillation
𝑳=𝑫+𝑹
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Chapitre III : La colonne de distillation
L’équation obtenue sert à calculer 𝑅et 𝐷si les concentrations de l’élément 𝑖 dans le distillat et dans
le résidu sont connues
Le bilan thermique d'une colonne de rectification peut être nécessaire pour déterminer la
quantité de chaleur à apporter au rebouilleur, la quantité de chaleur à retirer du condenseur et de
vérifier le débit de fluide chauffant, le débit de fluide réfrigérant et le débit de reflux. La
Somme des flux enthalpiques entrants doit être égale à celle des flux sortants.
Les flux enthalpiques entrants sont généralement :
La chaleur apportée par le rebouilleur ;
Le flux enthalpiques des produits alimentant la distillation.
Les flux enthalpiques sortant sont généralement :
La chaleur retirée au condenseur
Les flux enthalpiques des produits extraits de la distillation ;
La déperdition de chaleur au travers des parois de l'appareil.
L 𝒉𝑳+ 𝑸r= D 𝒉𝑫 + 𝑸𝑪
𝑸𝒄 𝑸𝒓
L 𝒉𝑳 = (D (𝒉𝑫+ )) +𝑹 ((𝒉r+ ))
𝑫 𝑹
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Chapitre III : La colonne de distillation
Taux de reflux maximum (reflux totale) : une colonne fonctionne a reflux total lorsque
toute la vapeur condensée en tête de colonne est renvoyée dans la colonne, c'est-à-dire
lorsque l’on ne soutire pas de distillat ! Dans ce cas l’équation de la droite opératoire est
yn=xn+1Le reflux total est utilisé pour la détermination expérimentale du nombre de
plateaux théoriques dont on peut disposer dans une colonne.
Taux de reflux minimum : lorsque l’intersection de la droite opératoire et de la courbe
d’équilibre atteint le point O, dont l’ordonnée représente la composition de la vapeur émise
par le bouilleur, on s’aperçoit qu’il faut un nombre infini de plateaux théoriques. La valeur
correspondante au taux de reflux est le taux de reflux minimum TRm.
TRmini XD
Equation de la droite opératoire : y = X+
TRmini +1 TRmini +1
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Chapitre III : La colonne de distillation
TRmini XD
y= X+
TRmini +1 TRmini +1
TRmini XD
On a donc pour ymini : y= 0+
TRmini +1 TRmini +1
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Chapitre III : La colonne de distillation
(Ici x=0 car on a pris ymini . justement à l’intersection de l’axe des ordonnées et de la droite
opératoire minimum)
X𝐷
Ainsi : TRmini= −1
Ymini
Taux de reflux optimal : Pour une séparation donnée, le taux de reflux doit être choisi
entre le taux de reflux maximum et le taux de reflux minimum, a une valeur qui sera la plus
économique. Le taux de reflux optimal se situe en général, près de la valeur minimum A(1.2
à 1.5*TRmini)
TR = K*TRmini
1. Soit calculer TR est déterminé a l’aide de la détermination de TRmini comme montré ci-
2. Calculer Topt pour x=0, à l’aide de l’équation générale des droites opératoires
TR 𝑋𝐷 𝑋D
yopt= *0 + =
TR +1 TR +1 TR +1
3. Placer ce point sur le graphe de la courbe d’équilibre. Tracer la droite opératoire passant par
ce point (0 ; yopt) et D .C’est la droite opératoire d’enrichissement
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Chapitre III : La colonne de distillation
Il ne faut pas oublier que le bouilleur compte pour un plateau réel, donc dans notre exemple ici la
colonne ne fait que 3.7 plateaux théoriques.
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Chapitre III : La colonne de distillation
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Chapitre III : La colonne de distillation
Il ne faut pas oublier que le bouilleur compte pour un plateau théorique, donc dans notre exemple
ici la colonne ne fait que 3.3 plateaux théoriques
III.9.3. Efficacité :
Un étage théorique ne constitue pas un plateau réel cas en cas en réalité les phases qui quittent un
plateau ne sont pas en équilibre ; les durées de contact au niveau de plateau pour la surface de
contact disponibles sont insuffisantes pour que l’équilibre soit atteint.
On définit donc une grandeur pour connaitre le nombre de plateaux réels a utiliser connaissant le
nombre de plateaux théoriques (NET) : c’est l’efficacité. L’efficacité exprimée en % vérifie la
relation :
Nbre de Plateaux théoriques (NPT)
Efficacité =E= *100
Nbr de Plateaux réels (NPR)
Cette grandeur n’a de sens en théorie que pour une séparation de deux constituants donnés sous des
conditions de pression et de débits de vapeur déterminés.
Dans le cas les colonnes à garnissage, il n’y a pas de zones de mélange ou les phases sont à
l’équilibre. Il n’y a pas non plus de zones de séparation dans les parties constituées des garnissages.
Les phases sont en permanence en contact sans jamais être a l’équilibre. Leurs compositions
évoluent donc de manière continue
III.10. Conclusion :
La colonne de distillation est une bonne technique de séparation dans les domaines industriels, nous
avons expliqué et défini son principe de fonctionnement elle permet de faire des séparations très
poussé on terme de qualité. Dans le prochain chapitre, nous allons aborder la partie simulation avec
HYSYS et le calcul du nombre de plateaux de la colonne de distillation cryogénique.
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CHAPITRE Iv
Problématique
&
Partie calcul
Chapitre IV Problématique et Partie calcul
IV.1. Introduction
Plusieurs logiciels de simulation commerciaux sont disponibles sur le marché : ASPEN Plus,
HYSYS, PRO II, Prosim, Belsim, etc. Ils ont de nombreux points commun, et quelques
particularités. Comme le logiciel HYSYS est également disponible sur notre système informatique,
une introduction à ses possibilités vous est présentée ci-après, l'interface de définition de problème
est graphique par contre les calculs d'appareils se déroulent de manière interactive : dès qu'un
appareil est spécifié et calculable, il est calculé. De plus, il est possible de réaliser des simulations
du comportement dynamique des procédés.
Catégorie Sections
Modèles Modèles d'équation d'État (EOSs)
thermodynamiques Modèles de Coefficient d'activité (y compris
les modèles d'électrolyte)
Modèles de pression de vapeur et fugacité de
liquides
Modèles de chaleur de vaporisation, Volume
molaire et la densité
Modèles de capacité de chaleur
Les corrélations solubilité
autre
Modèles de Transport Modèles de viscosité
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
A partir des donnés des corps impliquées dans la transformation chimique et les séparations,
des modèles thermodynamiques permettant de décrire entre autre les équilibre
liquide-vapeur sur lesquels reposent les séparations, les cinétiques des réactions chimiques et en fin,
du schéma de procédé, ce simulateur permet de calculer les compositions, les températures,… des
différents courants en sortie des différents opérations composant le procédés. Ce simulateur possède
une bibliothèque fournie de modèles des grandes opérations chimiques : réaction, distillation,
mélanges, … .La simulation est effectuée par la résolution des équations (différentielles dans le cas
d’une simulation d’un régime dynamique) de ces modèles constitués de bilans de matière,
d’énergie, d’équilibre,… C’est une importante banque de données sur les corps purs
(hydrocarbures, fluides, frigorigènes …) et plusieurs éléments pour la simulation (compresseurs,
pompes, turbines, colonnes, …) qui est incorporée dans ce logiciel.
Les corps purs qu’on peut trouver là-dessus sont regroupés en plusieurs familles parmi
lesquelles, on peut citer :
Hydrocarbures : normaux et iso paraffinés, aromatiques …
Hydrocarbures oxygénés, azotés et sulfurés (amines, alcools, aldéhydes, Halogènes …)
Soldes (Soufres…)
Divers (O2, N2, CO2, H2O …)
Fluids frigorigènes: HFC, HCFC, HC, Ammoniac…
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
Les simulateurs de procédés utilisés classiquement dans l’industrie, peuvent être considérés
comme des modèles de connaissance. Ils sont basés sur la résolution de bilans de masse et
d’énergie, des équations d’équilibres thermodynamiques, …et sont à même de fournir l’information
de base pour la conception. Ils sont principalement utilisés pour la conception de nouveaux
procédés (dimensionnement d’appareil, analyse du fonctionnement pour différentes conditions
opératoires, optimisation), pour l’optimisation de procédés existants et l’évaluation de changements
effectués sur les conditions opératoires. Avant même de parler de modèles d’opération de
transformation de la matière, il faut des modèles pour prédire les propriétés physiques de la matière.
C’est pourquoi ces simulateurs disposent tous d’une base de données thermodynamiques
contenant les propriétés des corps purs (masse molaire, température d’ébullition sous conditions
normales, paramètres des lois de tension de vapeur,….).
Cette base de données est enrichie d’un ensemble de modèles thermodynamiques permettant
d’estimer les propriétés des mélanges. [10]
Tout simulateur industriel de procédés chimiques est organisé autour des modules suivants :
Une base de données des corps purs et un ensemble de méthodes pour estimer les propriétés
des mélanges appelés aussi modèles thermodynamique.
Un schéma de procédé permettant de décrire les liaisons entre les différentes opérations
unitaires constituant l’unité (PFD pour Process Flow Diagram).
Des modules de calcul des différentes opérations unitaires contenant les équations
Relatives à leur fonctionnement : réacteur chimique, colonne de distillation, colonne de
séparation, échangeurs de chaleur, pertes de charge, etc.
Un ensemble de méthodes numériques de résolution des équations des modèles.
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
Le HYSYS est un logiciel de simulation des procédés de génie chimique, développé par la
société canadienne HYPROTECH. Il a été conçu pour permettre le traitement d’une vaste gamme
de problèmes allant de la séparation bi, tri phasique simple jusqu’à la distillation et la
transformation chimique.
Le logiciel HYSYS est un outil de dimensionnement utilisé pour s’assurer que les
conceptions optimales sont identifiées. Il est aussi utilisé pour modéliser les unités existantes et
assurer que les équipements sont par spécification performants, ainsi évaluer et améliorer les
existants.
Les ingénieurs engagés dans l’engineering par :
Des calculs rapides de différents designs en utilisant des modèles efficaces et des techniques
optimales pour s’assurer que les équipements du procédé sont correctement spécifiés afin de
délivrer les caractéristiques du produit voulues aux rendements de la production désirée.
Création de modèles qui peuvent être appliqués durant le fonctionnement de l’unité à partir
du design de conception jusqu’aux détails : Estimation, formation et optimisation.
Au début il faut designer à HYSYS la composition chimique des fluides qu’on veut utiliser Dans le
cycle.
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
Pour créer un nouveau cas, il suffit de sélectionner New Case dans le menu File. L’étape suivante
est de créer un Fluide Package qui doit contenir au minimum les composants et les méthodes pour
le calcul des propriétés des fluides (équation d'état).
La deuxième étape est choisir l’équation d’état (fluide package) qui relie les paramètres d’équilibre
du système particulièrement dans le domaine des hydrocarbures Choisir l'équation d'état voulue.
Dans notre cas, ce sera Peng - Robinson.
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
La figure IV.7 montre que le profil de pression du cas actuel présente croissance linéaire le long de
la colonne (augmentation de la pression de premier plateau en tète jusqu'à au dernier plateau du
fond). On a noté que la pression du condenseur et du rebouilleur reste toujours constante (les
valeurs sont 1.3 bar et 1.52 bar respectivement).
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
La figure IV.8 montre que le profil de la composition présente une variation normale (liquide et
vapeur) de l’azote et du oxygène diminution de la teneur d’azote en même temps il y a
augmentation de la teneur du oxygéné de la tête vers le fond de colonne.
IV.6.7. Les résultats des paramètres simulés donnés par le logiciel HYSYS
Tableau IV.3 Résultat de la fraction molaire (vap - liq) sur chaque plateau
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
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Chapitre IV Problématique et Partie calcul
IV.7. Conclusion :
D’après les tableaux et l’étude des graphes de corrélation entre les produits finis trouvés par la
simulation, on remarque un grand accorde entre les résultats des deux simulations. Par conséquent,
la vérification des données du design et celles actuelles en utilisant le modèle thermodynamique de
PENG ROBINSON par le logiciel HYSYS, donne des résultats proches aux cas réels.
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Conclusion général
Conclusion générale
Le présent travail, se concentre sur l’étude d’une colonne de distillation à plateau pour la
séparation d’un mélange binaire azote-oxygène
Nous avons, en premier lieu, étudié la colonne de distillation et nous avons expliqué et
défini ses pièces ses types et son fonctionnement
Comme le fonctionnement d’une colonne de distillation simple est basé sur le transfert de
masse entre la phase liquide et la phase vapeur du mélange à séparer qui est pour notre étude le
mélange azote-oxygène ; nous avons en second lieu étudié la liquéfaction et l’équilibre de phase des
mélanges réels
Dans tout problème de distillation, il est important de connaître les conditions de Pression et
de température sous lesquelles les phases liquides et vapeur coexistent ; nous avons ensuite
appliqué des méthodes graphiques sur une colonne simple de distillation pour calculer le taux de
reflux minimale et optimal et le nombre de plateaux nécessaire pour la séparation du mélange.
D’après les résultats obtenus par le simulateur HYSYS on remarque qu’il y a plusieurs
paramètres prédominant sur la qualité du produit
Nombre de plateau
Taux de reflux
Les conditions initiale d’entré dans la colonne
Diffèrent température logarithmique moyen DTLM au niveau d’échangeur LNG 100
La figure IV.8 explique clairement que les colonnes de distillations cryogéniques sont les plus
qualifiés pour la séparation des gaz rares comme l’air. Elles permettent en augmentant le nombre
de plateaux d’avoir des distillas (Azote) à 100% liquide et dans le rebouilleurs un résidu de 100%
liquide (Oxygène).
Nous recommandant aux futures promotions d’approfondir ce projet de master en séparant
également l’Argon.
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Références Bibliographies
[1]CRYOGENIC SYSTEMS (second edition) by RANDALL F. BARRON
[2]Air liquide Advanced technologies L’ingénierie de la cryogénie et des gaz.
[3]PHILIPPE LEBRUN, Cryophysique et Cryo-ingénierie .CERN, Organisation européenne
[4]Djelloul Amel, ‘simulation de cycle de Claude pour la liquéfaction de l’air, de l’azote
etde l’oxygène’, mémoire magister, Alger 2006, Constantine.
[5]Technique De l’ingénieur.
[6] Guillaume Hermosilla-Lara (Stockage de l’hydrogène par adsorption sur charbonactif :
Etude des effets thermiques lors de la charge dynamique d’un réservoir à lit fixeadsorbant),
THÈSE DE DOCTORAT, joseph Fourier – Grenoble 1, février 2007.
[7] Linde gaz Algérie site société Skikda.
[8]Arthur J. Kidnay, William R .Parrish, FUNDAMENTALS of NATUREL GAS
PROCESSING, 2006.
[9] [Link] ; « Optimisation des paramètres de fonctionnement du turbo-expander»
[10]Manuel opératoire de l'unité de dépropaniseur (JGC CORPORATION).
Annexe
Annexe : 1
Annexe : 2
Annexe : 3
Annexe : 4
Annexe : 5
Annexe : 6