Cours sur les Structures Algébriques
Cours sur les Structures Algébriques
♣
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Mathias [Link]
LOIS DE COMPOSITION
INTERNES
∗
4
4
4 4
4
∗4=
4∗ =
4∗4=
(4 ∗ ) ∗ = ∗ =
4 ∗ ( ∗ ) = 4 ∗ =
3
4 CHAPITRE 1. LOIS DE COMPOSITION INTERNES
Exemples classiques
1. E = R ou E = C
(x, y) 7−→ x + y ; (x, y) 7−→ x × y
2. si A 6= ∅ , on pose E = F(A) l’ensemble de toutes les applications de A dans
A
(f, g) 7−→ f ◦ g
S T
3. La réunion ” ” l’intersection ” ” définissent sur P(A) des lois de composi-
tions internes.
Exemples :
– Dans R muni de l’addition, {0}, N , Z , Q , [1, +∞[ , ]−∞, −1] , · · · , etc sont
stables.
– Dans R muni de la multiplication,
{0} , N, Z , Q , [1, +∞[ , [0, 1] , [−1, 1] , R+ , R∗ , {1} , {1, −1} , · · · , etc
sont stables.
– Dans F(A) muni de la composition des applications, le sous ensemble des ap-
plications injectives, celui des applications surjectives, et celui des applications
bijectives sont stables.
• Notons bien que E est stable, et c’est la plus grande partie (au sens de l’inclusion
⊆) stable de (E, ∗)
x = x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn = x = (x1 ∗ x2 ∗ · · · ∗ xn−1 ) ∗ xn
a∗b=b∗a
∀(x, y) ∈ E 2 , on a x ∗ y = y ∗ x.
Remarques :
(1) Tout élélment x ∈ E permute avec lui même.
(2) Si ∗ de associative, tout x permute avec xn (n ∈ N∗ ).
∀x ∈ E, on a x∗a=x et a∗x=x
Exemples
– 0 est élément neutre de + dans R
– 1 est élément neutre de ×
T dans R
– A est élément neutre de P(A)
dans S
– Le vide ∅ est élément neutre de dans P(A)
– idA est élément neutre de ◦ dans F(A)
Il y a cependant des lois qui n’ont pas d’élément neutre. Par exemples
– La loi ∗ définie sur R par x ∗ y = x · y + 2 n’a pas d’élément neutre
– La loi > définie sur R par : x>y = x2 · y n’a pas d’élément neutre
– La multiplication × définie sur [2, +∞[ n’a pas d’élément neutre.
Exemples :
– Dans R muni de +, tout élément x ∈ R admet −x pour symétrique
1
– Dans R muni de ×, tout les éléments x ∈ R∗ admet pour symétrique
x
– Dans P(A) muni de la loi ∆
X∆Y = (X ∩ Y ) ∪ (X ∩ Y )
(x ∗ y)−1 = y −1 ∗ x−1
REMARQUES :
– Si a est l’élément neutre de la loi ∗, alors a est son propre symétrique.
– Si y est le symétrique de x, alors x est le symétrique de y.
– x commute avec son symétrique y.
1.7 Homomorphismes
Définition : Soient E, F deux ensembles munis respectivement des lois
de compositions internes ∗ et •
On dit qu’une application f : E −→ F est un homomorphisme si
Exemples
1. idE : E −→ E est un homomorphisme
2. si la loi • admet ε ∈ F comme élément neutre, alors l’application
constante h : E −→ F, x 7−→ ε est un homomorphisme.
3. ln : R∗+ −→ R est un homomorphisme si on considère la multiplication
dans R∗+ et l’addition dans R
4. b : C −→ C ; z 7−→ z̄ est un endomorphisme de (C, +)
5. f : R2 −→ R, (a, b) 7−→ 2a + b est un homomorphisme avec R muni de
l’addition usuelle et R2 muni de l’addition suivante :
(a, b) + (a0 , b0 ) = (a + a0 , b + b0 )
Définitions :
– un homomorphisme bijectif est appelé isomorphisme.
– Un homomorphisme de (E, ∗) dans (E, ∗) est appelé endomorphisme.
Exercice 1
Soit f : E −→ F un homomorphisme
1. Montrer que si A est une partie stable de E, alors f (A) est une partie
stable de F . (En partie en particulier Imf est une partie stable de F )
2. Montrer que si B est une partie stable de E, alors f −1 (B) est une
partie stable de E.
GROUPES
i) ∗ est associative.
Exemples classiques
1. Z muni de l’addition + est un groupe abélien.
Z muni de la multiplication × n’est pas un groupe.
2. Q, R, C sont des groupes abélien avec l’addition +, mais ne sont pas
des groues avec la multiplication ×.
3. Q∗ , R∗ , C∗ sont des groupes avec la multiplication.
4. Soit A un ensemble non vide.
S(A) = {f ∈ F(A) : f bijective} est une partie stable par la composition
des applications ◦.
◦ définit donc une loi de composition interne sur S(A), et muni de
cette loi, S(A) est un groupe non abélien.
Pour A = {1, 2, · · · , n}.
S(A) est noté simplement Sn et est appelé groupe des premutations
de n éléments Card(Sn ) = n!
5. P(A) avec la différence symétrique ∆ est un groupe abélien fini.
6. Le produit cartésien de deux groupes (E, ∗) et (F, •) est un groupe
avec la loi cartésienne > :
9
10 CHAPITRE 2. GROUPES
(e, f )>(e0 , f 0 ) = (e ∗ e0 , f • f 0 ).
En pariculier E 2 , est un groupe avec la loi cartésienne notée encore ∗
(a, a0 ) ∗ (b, b0 ) = (a ∗ b, a0 ∗ b0 )
Exemples
– G lui-même et {e} sont des sous-groupes de (G, ∗). Ces deux sous
groupes sont dits triviaux.
– Z est un sous groupe de (Q, +)
Q est un sous groupe de (R, +)
R est un sous groupe de (C, +)
– R∗+ , {−1, 1} sont des sous-groupes de (R∗ , ×)
– Un = {z ∈ C : z n = 1} est un sous-groupe de n éléments de (C∗ , ×)
– Pour tout a ∈ Z, l’ensemble des multiples de a, noté aZ est un sous
groupe de (Z, +).
– Plus généralement, si (G, ∗) est un groupe et g ∈ G, alors l’ensemble
des puissances de a : {g n , n ∈ Z} est un sous-groupe de (G, ∗).
Remarques :
1. Un sous-groupe H n’est pas vide.
2. Si H est un sous-groupe de (G, ∗) alors H est stable pour la loi ∗ et ∗
induit une loi de composition interne sur H. H muni de cette loi est
un groupe d’où la terminologie ”sous − groupe”
3. Très souvent pour montrer qu’un ensemble muni d’une loi de com-
position interne (l.c.i) est un groupe, on essaie de voir cet ensemble
comme un sous-groupe d’un ensemble plus grands.
Preuve :
a) On considère l’ensemble {am + bn, (m, n) ∈ Z2 } qu’on note aZ + bZ.
Il est clair que aZ + bZ est un sous-groupe de (Z, +), donc ∃c ∈ N tel
que
aZ + bZ = cZ
Par ailleurs, aZ ⊂ dZ et bZ ⊂ dZ donc cZ = aZ + bZ ⊂ dZ. En particulier
c est un multiple de d et (c ≥ d).
L’égalité aZ + bZ = cZ montre que c divise à la fois a et b, donc
pgcd(a, b) = d ≥ c finalement on a c = d.
b) ⇒) est clair
⇐) si au + bv = 1, alors tout diviseur de a et b divise au + bv, donc
divise 1.
On a le théorème suivant :
G
Card(G) = Card(H) · Card( )
RH
Preuve :
i) à faire en exercice
ii) a−1 ∗ (a ∗ h) = h ∈ H, donc (a ∗ h)Ra
iii) ϕ : H −→ aH, h 7−→ a ∗ h est une application bijective.
iv) Comme G est fini, l’ensemble des classes d’équivalence est aussi fini
on a
G = H ∪ (x1 ∗ H) ∪ (x2 ∗ H) ∪ · · · ∪ (xk ∗ H)
d’où Card(G) = Card(H) + Card(x1 ∗ H) + · · · + Card(xk ∗ H). Comme
G
Card(xi ∗ H) = Card(H) on a Card(G) = Card(H) · Card( )
RH
Remarque H Permet de définir une autre relation binaire R0H sur G par :
xR0H y si x ∗ h−1 ∈ H
R0H a toutes les propriétés dans le théorème de lagrange, sauf que la classe
d’équivalence de a ∈ G est H ∗ a = {h ∗ a, h ∈ H}.
Très souvent, on a a ∗ H 6= H ∗ a
∀x ∈ G, ∀h ∈ H, ona x ∗ h ∗ x−1 ∈ H
Par exemple
1) {e} et G les deux sous groupes triviaux sont distingués.
2) Tout sous-groupe d’un groupe abélien est distingué.
f (x−1 ) = (f (x))−1
Preuve :
a) Il faut montrer que aRH b ⇐⇒ aR0H b
Soit (a, b) ∈ G2 tel que aRH b.
Alors a−1 ∗ b ∈ H. Comme H est distingué dans G, a ∗ (a−1 ∗ b) ∗ a−1 ∈ H.
c’est à dire b∗a−1 ∈ H, donc bR0H a et aR0H b (puisque R0H est symétrique)
◦ Réciproquement, si aR0H b, alors a ∗ b−1 ∈ H, H étant distingué dans G,
on b−1 (a ∗ b−1 ) ∗ b ∈ H, donc b−1 ∗ a ∈ H et aRH b.
G
Proposition 6 : La loi ∗ induit une loi de composition interne sur par
H
(a, b) 7−→ a ∗ b
G
muni de cette loi (encore notée ∗) est un groupe. (appelé groupe quo-
H
tient).
Anneaux
Notations
– L’élément neutre de + de A est noté 0A et pour tout x ∈ A, le symé-
trique de x par rapport à la loi + est noté −x.
(on dit que −x est l’opposé de x)
– Si l’anneau A est unitaire, l’élément neutre de la multiplication ” · ”
dans A est noté 1A .
Un élément x ∈ A sera dit inversible, s’il admet un symétrique par
rapport à la multiplication, dans ce cas le symétrique de x est noté
x−1 .
On note U(A) l’ensemble de tous les éléments inversibles de A. U(A)
est stable pour la multiplication et (U(A), ·) est un groupe.
– Pour tout a ∈ A, et pour tout n ∈ N∗ on pose :
an = a
| · a ·{z· · · · a} et na = a {z· · · + a}
|+a+
n f ois n f ois
15
16 CHAPITRE 3. ANNEAUX
Exemples
1. Z, Q, R, C, munis de l’addition + et de la multiplication · sont des
anneaux commutatifs et unitaires.
2. Soit (G, +) un groupe abélien.
Une application f : G → G est dite endomorphisme si :
f (x + x0 ) = f (x) + f (x0 )
Par exemple IdG est endomorphisme de G. On note End(G) l’ensemble
de tous les endomorphismes de G.
Si f, g ∈ End(G), alors f + g : x 7→ f (x) + g(x) appartient à End(G), et
f ◦ g ∈ End(G).
Muni de ces deux lois de composition internes, (End(G), +, ◦) est un
anneau unitaire non commutatif.
(a, a0 ) · (b, b0 ) = (a · b, a0 · b0 )
En particulier Z2 , Z3 , Zn , . . . , C2 , C3 , . . . sont des anneaux
5. Si A est un anneau et X est un ensemble quelconque non vide ;
L’ensemble de toutes les applications f : X → A noté AX est un anneau
avec les lois suivantes :
f + g : x 7→ f (x) + g(x)
f, g ∈ AX ,
f · g : x 7→ f (x) · g(x)
(x + y)2 = x2 + 2(xy) + y 2
3.2. SOUS-ANNEAUX, IDÉAUX 17
Plus généralement
Définitions
– Un anneau A est dit intègre, si la partie A \ {0A } est stable pour le
produit.
Par exemple : (Z, +, •) est intègre, M2 (R) n’est pas intègre.
– un anneau unitaire A est appelé corps, si U(A), l’ensemble des élé-
ments inversibles de A est égal à A \ {0}.
U(A) = A \ {0}
Exemples
– {0A }, A sont des idéaux de A (dits triviaux)
– aA l’ensemble des multiples de a dans A est un ideal(dit principal).
– Les idéaux de l’anneau Z sont de la forme nZ, où n ∈ N
– l’intersection d’idéaux d’un même anneau est un idéal
– la reunion d’idéaux est pas un idéal en général.
18 CHAPITRE 3. ANNEAUX
Exercice
– Ecrire la tables de l’addition et de la multiplicattion de l’anneau
Z
quotient .
6Z
– Trouver U(A)
Z
3.4 L’anneau quotient
nZ
Z
Soit n ∈ N∗ . On considère l’anneau quotient
nZ
Z
Corollaire L’anneau a exeactement n éléments :
nZ
Z
= {0̄, 1̄, · · · , n − 1}
nZ
preuve
Z
• ā est inversible ⇔ ∃b̄ ∈ tel que b̄ = 1̄
nZ
⇔ ∃b ∈ Z : ab ¯ =1
⇔ ∃b ∈ Z, ∃k ∈ Z : ab − kn = 1
⇔ pgcd(a, b) = 1(Théorème de Bezout)
Z Z Z
• est un corps ⇔ U( ) = \ {0̄}
nZ nZ nZ
⇔ 1̄, 2̄, · · · , n − 1 sont inversibles
⇔ 1, 2, · · · , n − 1 sont tous prémiers avec n
⇔ n n’a pas de diviseur premier autre que 1 et n
ker f = {a ∈ A : f (a) = 0B }
Exemples
1. idA : A −→ A est un homomorphisme
A
2. Si I est un idéal de l’anneau A, la surjection canonique π : A −→
I
est un homomorphisme.
3. L’application constante C : A −→ B, x 7−→ 0B n’est pas un homomor-
phisme, car la troisième condition (iii) n’est pas vérifiée.
ap + bq = 1
Z Z
On vérifie que ϕ(bx + ay) = (ẋ, ȳ), pour tout (ẋ, ȳ) ∈ × .
pZ qZ
20 CHAPITRE 3. ANNEAUX
a0 + a1 X + · · · + an X n où n ∈ N , ai ∈ A
Soit
P (X) = a0 + a1 X + · · · + an X n
– Si {i : ai 6= 0A } 6= ∅, on appelle degré de P (X) et on note deg(P (X))
l’entier :
max{i : ai 6= 0A }
– Si {i : ai 6= 0A } =
6 ∅, on appelle valuation de P (X) et on note val(P (X))
l’entier :
min{i : ai 6= 0A }
Par exemple :
si P (X) = 2X + 0X 2 + 3X 4 + 8X 5 + 0X 6
alors deg(P (X)) = 5 et val(P (X)) = 1.
On convient que
deg(0 + 0X + · · · + 0X n ) = −∞
val(0 + 0X + · · · + 0X n ) = +∞
Seul 0+0X +· · ·+0X n est de degré −∞ (seul polynôme de degré strictement
négatif) et de valuation +∞
21
22CHAPITRE 4. POLYNÔMES ET FRACTIONS RATIONNELLES À UNE VARIABLE
n m max(n,m)
X X X
i i
ai X + bi X = (ai + bi )X i
i=0 i=0 i=0
La multiplication .
n
X Xm n+m
X
i i
( ai X ) • ( bi X ) = (ck )X k
i=0 i=0 k=0
où ck = ak b0 + ak−1 b1 + · · · + a0 bk .
Proposition 1
1. (A[X], +, •) est un anneau unitaire. Si A est commutatif, alors A[X]
aussi.
2. Si A est un anneau intègre, alors A[X] est aussi intègre.
On a pour tout (P, Q) ∈ (A[X])2 ,
– deg(P • Q) = deg(p) + deg(Q) ; val(P • Q) = val(P ) + val(Q).
– deg(P + Q) ≤ max(deg(P ), deg(Q)) ; val(P + Q) ≥ min(val(P ), val(Q)).
(1 + X + 2X 3 )(X + X 3 ) =
(1 − X)(1 + X + X 2 ) =
preuve :
– La formule précedente (∗) est appelée division euclidienne de P par
Q.
– S et R sont respectivement appelés quotient et reste de la division
euclidienne de P par Q.
– Si R = 0, on dit que Q divise P ou que P est un multiple de Q (dans
A[X]). On a P = SQ.
X 4 + 4X 3 − X 2 − X + 8 par X 2 − X + 1
P = P1 · P2 · · · Pr
où Pi irréductible.
– les Pi sont les facteurs irréductibles de P .
– On peut parler de pgcd et de ppcm d’un couple de polynômes (P, Q).
– Le calcul de pgcd(P, Q) se fait avec l’algorithme d’euclide.
– Dans C[X] tout polynôme s’écrit λ(λ − α1 )m1 · · · (λ − αp )mp
24CHAPITRE 4. POLYNÔMES ET FRACTIONS RATIONNELLES À UNE VARIABLE
P (α) = a0 + a1 α + · · · + an (α)n = 0K
P (X) = a0 + a1 X + · · · + an X n
le polynôme
P 0 (X) = a1 + 2a2 X + · · · + nan X n−1
On retrouve les propriétés classiques de la dérivation :
P (X) = an (X − α1 )(X − α2 ) · · · (X − αn )
Par exemple, tout polynôme de C[X] est scindé, alors que dans R[X] il y a
des polynômes non scindés (X 3 + X).
4.2. FRACTIONS RATIONNELLES À UNE VARIABLE 25
Si P (X) est scindé, ses coefficients et ses racines sont liés par les n
relations suivantes.
−an (α1 + α2 + · · · + αn ) = an−1
+an (α1 α2 + · · · α1 αn + α2 α3 + · · · + αn−1 αn ) = an−2
..
.
k
(−1) a n (α α
1 2 · · · αk + · · · · · · + α α
n−1 n−k+1 · · · α n ) = an−k
(−1)n an α1 α2 · · · αn = 0
(Somme de tous les produits de k racines d’indices distincts, il y en a Cnk
exactement).
Exemple pour n = 4
−a4 (α1 + α2 + α3 + α4 ) = a3
+a4 (α1 α2 + α1 α3 + α1 α4 + α2 α3 + α2 α4 + α3 α4 ) = a2
−a4 (α1 α2 α3 + α1 α2 α4 + α1 α3 α4 + α2 α3 α4 ) = a1
+a4 α1 α2 α3 α4 = a0
4.2.1 Définition
Une fraction rationnelle à une variable X , est un quotient de polynômes
P (X)
en X , elle s’écrit sous la forme , où P (X) ∈ K[X] et Q(X) ∈ K[X]r{0}.
Q(X)
26CHAPITRE 4. POLYNÔMES ET FRACTIONS RATIONNELLES À UNE VARIABLE
P (X) S(X)
Deux fractions rationnelles et sont égales si on a l’égalité
Q(X) R(X)
P (X)R(X) = S(X)Q(X) dans l’anneau K[X].
En particulier si
P (X) P (X)H(X)
H(X) 6= 0 , =
Q(X) Q(X)H(X)
On note K(X) l’ensemble des fractions rationnelles.
P (X)
On identifie un polynôme P (X) à la fraction rationnelle , on a ainsi
1
l’inclusion K[X] ( K(X). On pose :
P (X)
deg = degP (X) − degQ(X)
Q(X)
La multiplication On pose
P S PS
· =
Q R QR
On a les résultats suivants :
P R
propositions Soient, ∈ K(X) on a :
Q S
P R P R
i) deg( · ) = deg + deg
Q S Q S
P R P R
ii) deg( + ) ≤ M ax deg( ), deg( )
Q S Q S
Preuve
P R
P = E.Q + R avec deg(K) < degQ =⇒ = E(X) +
Q S
P
E(X) est appelé partie entière de
Q
Exemples :
X2 1 2X 5 2 X X3 x3
=X −1+ , = − , = 0 +
X +1 X + 1 3X 5 + X 3 X + 1 X4 + 1 X4 + 1
P P
Théorème Soit où Q = λ (X − α)n (X − β)m · · · (X − γ)p Alors s’écrit
Q Q
de façon unique comme somme de sa partie entière et de fractions à dégré
strictement négatif comme suit :
P an a1
= E(X) + n + ··· +
Q (X − α) (X − α)
bm b1
+ m + ··· +
(X − β) (X − β)
cp a1
+ p + ··· +
(X − γ) (X − γ)
P s
Soit ∈ R(X) où Q = λ (X − α)n · · · (X − γ)m (X 2 + aX + b) · · · (X 2 + cX + d).
Q
P
Ainsi s’écrit de façon unique comme somme d’une partie entière de
Q
fonctions.
P
Théorème 5 Soit ∈ K(X), avec la décomposition en facteurs irréduc-
Q
P
tibles de Q = An · B m · · · C r . La fraction s’écrit de facon unique comme
Q
suit :
P Fn F1 Hm H1 Tr T1
= E + n + ··· + + m + ··· + + p + ··· +
Q A A B B C C
où E est partie entière, et deg (Fi ) < deg (A) , deg (Hi ) < deg (B) , deg (Ti ) <
deg (C).
Cette décomposition est unique et elle est appelée décomposition en
P
éléments simples de la fraction .
Q
P αn α1 βm β1 γr γ1
= E+ n +· · ·+ + m +· · ·+ + r +· · ·+
Q (X − a) (X − a) (X − b) (X − b) (X − c) (X − c)
P
où E est la partie entière de , αi , βi , γi ∈ C
Q
ϕ : K × E −→ E; (a, x) 7−→ ax
Remarques
1. Si K = R, E est appelé espace vectoriel réel.
2. Si K = C, E est appelé espace vectoriel complexe.
29
30 CHAPITRE 5. ESPACES VECTORIELS SUR UN CORPS
V1 ∩ V2 et V1 + V2
Exemples :
– idE est une application linéaire
– C : E −→ F ; x 7−→ 0F
– p : E × F −→ F ; (x.y) 7−→ y
– f : R2 −→ R ; (x, y) 7−→ x + y
5.5. ESPACES VECTORIELS QUOTIENTS 31