Cours d'Entrepreneuriat et Création d'Entreprise
Cours d'Entrepreneuriat et Création d'Entreprise
ENTREPRENEURIAT ET CREATION
D’ENTREPRISE
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PLAN DU COURS
INTRODUCTION GENERALE
Conclusion
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INTRODUCTION GENERALE
Aujourd’hui, l’emploi salarié n’est plus d’actualité. La sécurité de l’emploi qui constituait auparavant
la principale motivation a de nos jours laissé la place à un épanouissement personnel passant par
l’emploi indépendant contre l’emploi de subordination. L'amélioration de l'employabilité des étudiants
est une priorité du MINESUP, portée par le slogan « un étudiant, un emploi ».
Tous ces changements sont la conséquence des mutations économiques opérées dans l’environnement
et des différentes années sur le marché de l’emploi. La croissance économique semble être une piste
de solution pour lutter contre le chômage. Seulement, elle tarde à s’annoncer et les jeunes sont obligés
de rechercher des voies et moyens d’insertion dans la vie active. Parmi ces voies et moyens, on a
l’auto emploi.
Et comme le dit si bien Janssen (2016), l’entrepreneuriat s’s’est peu à peu imposé comme le cœur du
développement économique et social dans le monde entier. L’entrepreneur est perçu comme le pilier
de l’économie de marché, et ses activités comme créatrices de valeur, d’emplois et d’avantages
multiples pour les consommateurs.
La création d'entreprises doit s'inscrire dans une dynamique positive dès la formation et ne pas
apparaître comme une solution tardive pour les étudiants chômeurs en situation d'échec par rapport à
leur insertion dans la société économique.
C’est ainsi qu’une considération nouvelle est donnée à l’Entrepreneuriat qui s’est imposé comme « le
moteur du développement économique et social dans le monde entier » (Observatoire des PME
européenne, 2003). L’entrepreneuriat est devenu aujourd’hui la pièce maîtresse du développement tant
sur le plan économique que sur le plan social. Ainsi, nous vivons dans une société qui a besoin de
développer l’esprit d’entreprendre chez les individus.
Aujourd’hui, dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et l’émergence en 2035, les pouvoirs publics
souhaitent assurer une forte croissance de l’économie et des conditions durables de création
d’emplois, au travers de la promotion permanente de l’initiative privée, notamment les PME et les
micro-entreprises. Cette orientation stratégique les a alors conduits à faire la promotion de l’emploi
par la création d’entreprise, surtout pour ce qui est des jeunes diplômés et des femmes. D’où
l’introduction de cette unité d’enseignement dans les programmes contemporains de formation.
Loin de prétendre combler ce vide, le but de ce cours est avant tout de montrer que l’entrepreneuriat
est fortement lié à la culture dans une société ; et l’université joue un rôle dans la création et la
vulgarisation d’une culture entrepreneuriale. Il s’agit alors de faire une sensibilisation à la création
d’entreprise et de fournir des informations propres à la notion d’Entrepreneuriat et au processus de
création en prenant appui sur des exemples pratiques tirés de la vie quotidienne. C’est ainsi que le
cours est divisé en deux parties. La première a trait au concept d’Entrepreneuriat et présente la notion
d’un point de vue théorique et historique tout en montrant le rôle joué par l’individu entrepreneur. La
deuxième quant à elle permet d’exposer les différents aspects de la création d’une entreprise dans les
détails.
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PARTIE I : CONCEPT D’ENTREPRENEURIAT ET ESPRIT D’ENTREPRISE.
L’entrepreneuriat est devenu de nos jours un thème d’actualité puisque tout le monde s’y intéresse. Le
phénomène a pris de l’ampleur en Amérique dans les années 1960 et en France dans les années 1980.
C’est à peu près à cette période que la notion a commencé à se développer dans les mœurs des
citoyens camerounais.
Depuis l’origine de ce phénomène, on a voulu définir l’entrepreneur (ce qu’il est, ce qu’il fait, ses
origines, ses désirs et motivations, ses actes…). C’est pourquoi, il n’y a jamais eu d’accord sur sa
définition. Ce chapitre présente l’origine et l’évolution de l’entrepreneuriat (section1) suivie par le
développement des modèles d’entrepreneuriat (section 2) et insiste sur le modèle de Shapero qui est
le plus ancien et le plus utilisé (section3).
Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, et jusque dans les années 1970, les entreprises ont
dominé l’économie mondiale. Puis, ce nombre a diminué du fait de la récession économique.
Au Moyen Age, le terme Entrepreneuriat servait à décrire une personne qui gérait de vastes chantiers
de production en usant des ressources qui leur étaient fournies sans toutefois prendre de risques. C’est
au XVIIe siècle qu’est apparue la notion de risque.
La première théorie fut établie par Richard Cantillon en 1726. Ce qui lui a d’ailleurs valu le titre de
créateur du mot Entrepreneuriat. Il y voyait un preneur de risque. A ses yeux, les fermiers, les artisans,
les exploitants achètent à un prix incertain ; ce qui conférait à leurs actes un certain risque.
Ses travaux ont été suivis par ceux de J.B. Say en 1903. Pour lui, l’entrepreneur est celui qui réunit et
combine les facteurs de production. Son but premier est d’accroitre la production ; Il a une conception
proche de celle d’un auteur contemporain Mark Casson (1991) pour qui « l’entrepreneur est
quelqu’un de spécialisé dans la prise (intuitive) de décisions (réfléchies) relatives à la coordination
de ressources rares ».
Emile Cheysson (1897) met en avant la dimension sociale de la notion. Pour lui, le chef d’entreprise
est investi non seulement d’un pouvoir économique mais d’une fonction sociale puisque le bien des
ouvriers doit être primordial.
Joseph Schumpeter (1935) pense que l’entrepreneur c’est celui qui introduit et conduit une innovation
pouvant revêtir différents aspects (fabriquer un nouveau produit, introduire une nouvelle méthode de
production, conquérir de nouveaux débouchés ou marchés, de nouvelles sources de matières
premières…)
Peter Drucker (1985) pense que l’innovation est l’aspect essentiel de la fonction Entrepreneuriat. Pour
lui, est entrepreneur celui qui bouleverse et désorganise, qui opère une « destruction créatrice ».
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Plusieurs autres auteurs se sont intéressés à cette notion mais leurs propositions rejoignent les
principaux axes évoqués ici que sont :
- la prise de risque ;
- La notion de coordination-organisation ;
- La notion d’innovation.
Ces axes sont d’ailleurs évoqués dans la littérature comme bases de l’esprit d’entreprise qui justifient
le profit attendu.
Il peut être défini comme l’aptitude d’un individu, d’un groupe social, d’une communauté à prendre
des risques pour engager des capitaux dans une sorte d’aventure (entreprise) consistant à apporter
quelque chose de neuf (innovation) de créatif en employant et en combinant de la façon la plus
performante possible des ressources diverses (dans une organisation).
- Une clinique
- Une équipe de recherches
- Une association, sachant que le degré de risque personnel, d’innovation et d’organisation varie
en fonction des cas. Il peut aussi s’observer dans tous les pays et systèmes économiques
quelque soit la région ou la période.
On constate alors que l’esprit d’entreprendre intéresse au plus haut point les Entreprises et les
institutions en raison des caractéristiques qu’il révèle. Il traduit une orientation forte vers la recherche
d’opportunités et les initiatives créatrices de valeur. Il peut signifier un engagement plus fort des
individus et des aptitudes plus marquées à prendre des responsabilités ou à les exercer.
2- Le créateur et l’insécurité
La perte d’un contrat, le refus d’un découvert bancaire, l’arrivée d’un nouveau concurrent, des
accidents peuvent du jour au lendemain faire échouer une entreprise et remettre en cause des années
d’efforts. Cette insécurité reste donc le prix à payer pour développer et vendre une affaire.
3- Le créateur et la méfiance
Les futurs patrons doivent être patients et modestes, car le public, les clients et autres
partenaires traitent avec respect seulement ceux qui sont puissants (les grandes entreprises) et ont
beaucoup d’argent. Les jeunes créateurs doivent accepter la situation.
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4- Le sacrifice familial
Pendant le démarrage, le créateur est très absent à la maison. Il vit avec son entreprise et n’a
pas de vacances.
5- Le sacrifice financier
Le créateur doit savoir à quoi il s’attend et doit être prêt à faire les sacrifices nécessaires. Tout
ceci constitue le prix à payer, ce qui permet au créateur de trouver le temps et l’énergie nécessaire
pour agir et être bien dans sa peau ; se connaitre lui indiquera la voie à suivre pour concevoir un projet
susceptible d’exploiter au mieux ses atouts et de réduire au maximum ses faiblesses.
Tout entrepreneur est confronté au risque dans sa démarche. Ça fait partie de leur activité.
Ainsi, il importe que l’entrepreneur anticipe sur le risque pour éviter de mettre en péril la
pérennité de l’organisation, et aussi afin d’obtenir un avantage concurrentiel sur les autres.
Quelque soit les choix à effectuer (stratégiques, de communication, décisionnels, ou
commerciaux), l’entrepreneur doit anticiper les conséquences. On distingue 4 catégories de
risques :
Stratégiques : ils ont trait aux choix majeurs de l’entreprise. De mauvais choix peuvent
entraîner des ventes faibles ou une rentabilité négligeable ;
Opérationnels : ils concernent l’organisation des activités de l’entreprise. Le principal
risque est lié aux ressources humaines (conflit, profil inadéquat, fidélisation des
employés) ;
Financiers : ils sont au cœur de la vie de l’entreprise. Le niveau de risque tiendra
compte de la dépendance financière de l’entreprise ;
Juridiques, légaux et fiscaux : ils ont trait à l’écosystème de l’entreprise qui est sans
cesse évolutif. Le risque est de ne pas y avoir connaissance ou de ne pas pouvoir s’y
adapter.
Il existe d’autres risques tels que environnementaux, liés à la santé et à la sécurité, ou macro-
économiques. Pour bien gérer et prévoir les risques, il faut les recenser, les évaluer, les analyser,
mettre en place des actions visant à les réduire.
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Le créateur nait avec une capacité intuitive à créer et à réaliser des actions extraordinaires.
Dans cette intuition il ressemblerait au commun des mortels. L’entrepreneur inné reste donc un mythe,
car même si certains individus naissent avec plus de flair et d’énergie que d’autres, les aptitudes ne
seraient rien si elles n’étaient pas complétées par d’autres caractéristiques telles que les connaissances,
les compétences, le savoir-faire et les expériences accumulées d’années en année. Par ailleurs toutes
ses caractéristiques ne peuvent s’exprimer que dans des situations et des contextes d’action.
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7- Les entrepreneurs doivent être jeunes et énergiques.
Il est évident que la jeunesse et les qualités qui y sont associées ne peuvent que constituer un
plus dans l’entrepreneuriat. L’âge moyen des entrepreneurs démarrant une activité à fort potentiel de
développement est de 35ans. Mais il y a de nombreuses expériences de personnes certes qui
deviennent entrepreneurs pour la première fois au-delà de 50 ans. Ce qui est déterminant est lié à la
possession des connaissances utiles du savoir-faire pertinent, des expériences et des relations qui vont
permettre de transformer une idée ou une intention en opportunité d’affaires.
La solitude est un partenaire de démarrage. Il doit s’isoler pour mieux organiser ses idées et
son projet. Il est aussi seul au moment de convaincre les tiers ou de prendre les décisions qui engagent
son projet ; parfois même sont réticents et méfiants, tout le monde le méprise est indiffèrent à son
affaire sue tout lorsqu’il rencontre des partenaires ou sollicite une aide financière.
En phase de démarrage, les entreprises caractérisent par une situation précaire. Pour éviter le
créateur doit faire attention à ses dépenses durant cette période, car l’entreprise à besoin de ses
réserves financiers, pour pallier les incertitudes de l’avenir, il doit en plus investir du temps pour son
entreprise.
Le milieu dans lequel évolue le créateur constitue pour lui un facteur de motivation à l’acte
d’entreprendre. L’aptitude d’un individu à maitriser les situations son désir d’être indépendant et son
esprit de créativité se manifestent très tôt dans la famille et lorsque le père ou la mère sont des
travailleurs indépendants a tendance à faire de même. Certaines études ont montré que l’acte de
création est le fruit de chômeur effectif.
La crise économique que connait l’Afrique aujourd’hui a un effet négatif sur l’emploi dans le
secteur public ou prive.
D’autres auteurs à l’instar de servant pensent que ce qui pousse les entrepreneurs à lancer
leur entreprise c’est la possibilité d’avoir un travail fait sur mesure, la chance d’améliorer leur
situation financier et le fait de pouvoir le faire il a également noté que près de 30% des entrepreneurs
ont lancé leur entreprise pour investir de l’argent et environ 25% parce qu’ils avaient perdu leur
emploi.
Fayolle et Verstraete (2005) pensent que l’entrepreneuriat ne peut se limiter à une seule définition. Ils
proposent de classer les différentes définitions selon quatre paradigmes ou courants de pensée :
L’entrepreneuriat ici est définit comme la capacité à créer ou à repérer des opportunités et à les
exploiter. (Shane et Venkataraman, 2000).
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2- Le paradigme de la création d’une organisation :
Ce courant définit l’entrepreneuriat comme la création d’une organisation par une ou plusieurs
personnes (Gartner, 1990). La notion d’organisation n’est pas réduite à celle d’entreprise.
4- Le paradigme de l’innovation :
Ce courant accorde une importance capitale à l’innovation (Julien et Marchesnay, 1996 ; Drucker,
1985). Pour Carland et al (1985), l’innovation peut permettre de différencier les entrepreneurs des
propriétaires dirigeants des PME. Elle peut prendre de nombreuses formes différentes (nouveaux
produits, nouvelles sources d’approvisionnement, nouvelles méthodes de production, de
distribution, ou de vente, nouveaux marchés, nouvelles organisations, etc.), mais c’est elle qui
constituerait le fondement de l’entrepreneuriat.
Certains auteurs concilient souvent plusieurs paradigmes en les associant à leurs définitions.
Plusieurs écoles se sont intéressées à l’entrepreneur et le rôle qu’il joue dans l’économie.
I - Définitions
C’est l’action et la compétence de l’acteur, l’entrepreneur qui crée l’entreprise. L’entrepreneur est le
sujet, l’acteur et la création d’entreprise, le résultat de son action. On ne peut donc définir
l’Entrepreneuriat qu’en faisant référence à l’entrepreneur. Comme le phénomène est complexe, il est
aussi difficile d’en cerner l’explication exacte.
Pour Carland, Hoy et Carland Jo (1988), l’Entrepreneuriat est dérivé du verbe « entreprendre » qui
signifie promettre, s’engager, essayer, tester, contacter pour s’aventurer. C’est une définition très
vague et imprécise.A
Verstraete (2001) définit l’Entrepreneuriat comme un phénomène hétérogène dont les formes
d’expression sont multiples. Il est souvent associé à la création d’entreprise au point d’être confondu
avec elle.
Pour Hisrich et Brush (1991), c’est « un processus qui consiste à créer quelque chose de différent et
possédant la valeur en lui consacrant le temps et le travail nécessaires en assumant les risques
financiers, psychologiques et sociaux correspondants et à en recevoir les fruits sous forme de
satisfaction pécuniaires et personnelles »
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- L’esprit d’entreprise ;
- La création d’entreprise ;
- L’entrepreneur lui-même
Selon Janssen et Surlemont (2009), l’entrepreneur est un individu ou un groupe d’individus qui réussit
(ou réussissent) à identifier dans son (leur) environnement une opportunité et qui arrive (ou arrivent) à
réunir les ressources nécessaires pour l’exploiter en vue de créer de la valeur.
De toutes les définitions, il ressort que l’Entrepreneuriat concerne un processus c’est-à-dire une
succession de deux ou plusieurs étapes regroupant ce qu’on recherche à réaliser. Pour entreprendre, il
faut disposer de certains traits de personnalité (le goût du risque, la capacité de perception des
opportunités). L’entrepreneur est quelqu’un qui décide de s’installer et de travailler pour son propre
compte en tant qu’indépendant sans attendre une aide quelconque comme rémunération.
Il existe plusieurs courants de pensée : de Richard Cantillon (1680-1734), en passant par Jean-Baptiste
Say (1767-1832), par Adam Smith (1723-1790), John Stuart Mill (1808-1873) ; ou encore par Alfred
Marshall (1842-1924) ou Thunen (1785-1860), ou encore Frank Knight (1885-1972), ou Schumpeter
(1883-1950) ? etc.
Ces modèles sont basés sur le fondamentalisme, la contingence, l’approche en termes de processus.
Le passage du fondamentalisme au processus est traduit par William D. Bygrave et Charles W. Hofer
en 1991. Il est matérialisé sous la forme d’un tableau :
[Link] devient-on entrepreneur ? [Link] sont les tâches clés pour créer avec succès de
nouvelles organisations ?
[Link] sont les caractéristiques des [Link] quelles mesures ces tâches sont-elles différentes
entrepreneurs qui réussissent ? de celles mises en œuvre pour diriger avec succès ?
[Link] sont les caractéristiques des [Link] sont les contributions spécifiques de
entrepreneurs qui échouent ? l’entrepreneur à ce processus ?
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1- Le fondamentalisme
Il consiste en une conception très unitaire du concept abordé selon une logique unique. Il s’agit de
distinguer les caractéristiques permanentes du succès le « One best way » En Entrepreneuriat, la
recherche du profil du créateur qui réussit est caractéristique de cette démarche. Il se veut
unidimensionnel puisqu’il est basé sur l’étude de la personnalité de l’entrepreneur pour trouver le
caractère discriminant.
2- La contingence
Les travaux menés par les chercheurs de cette école, ont conduit à reconnaitre que la recherche
d’une forme idéale de l’organisation relève d’une utopie pure et simple.
3- Le processus
Cette approche fait référence à des notions issues de la théorie des organisations.
Shane et Venkataraman (2000) ont identifié trois étapes dans la démarche entrepreneuriale :
1- L’identification de l’opportunité :
Elle suppose une intention de création d’activité. A cette étape, l’entrepreneur scrute son
environnement, à la recherche de nouvelles idées qui lui permettent d’atteindre son objectif. Les
opportunités émergent dans l’environnement indépendamment de celui qui les identifie. Le rôle de
l’entrepreneur serait de reconnaitre ces opportunités existant déjà dans l’environnement. Il pourrait
également construire ces opportunités. C’est-à-dire les créer.
Lorsque l’opportunité est créée, l’entrepreneur doit l’évaluer afin de décider s’il va l’exploiter. Il doit
établir un jugement de valeur de l’opportunité et à faire ou non le choix de l’exploiter. Ce qui suppose
une capacité d’engagement et une prise de décision. Il fera face s’il se décide à des contraintes liées à
un degré élevé d’incertitude et à une grande ambiguïté. Il devra chercher des solutions à des
problèmes qui n’existent pas encore, trouver des applications à des idées non encore développées.
Pour ce faire, il aura très peu de ressources en temps, en financement, et en attention. Ses actions
doivent converger vers la recherche et la reconfiguration des ressources (information, capital humain,
social et ou organisationnel).
3- Le mode d’exploitation :
On distingue généralement deux modes pour exploiter une opportunité : Créer une nouvelle
organisation ou vendre l’opportunité à des organisations existantes. Certains employés décident
d’exploiter les opportunités qu’ils ont découvertes pour le compte de leur entreprise ou de la quitter
pour en créer une nouvelle. Certains acteurs isolés décident de vendre l’opportunité à une entreprise
ou de la poursuivre en créant leur propre affaire.
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SECTION 3 : LE MODELE DE SHAPERO ET LE MODELE GEM
Le modèle de Shapero est à la base de la prédiction du comportement entrepreneurial tandis que le
GEM établit un lien fort entre l’entrepreneuriat et le développement économique.
I- LE MODELE DE SHAPERO
Le modèle de Shapero est le modèle d’Entrepreneuriat le plus connu. Il date de 1975 et a été repris et
enrichi par d’autres auteurs. Shapero pense que la création d’entreprise est un phénomène
multidimensionnel qui nécessite la prise en compte de certaines caractéristiques pour être analysés. Il
comprend 04 composantes :
1- La discontinuité ou le déplacement
Les facteurs qui concrétisent la prédisposition à agir par le passage à l’acte de création sont à
rechercher dans l’environnement immédiat. Pour Shapero, il existe un effet catalyseur dans la
trajectoire de la vie d’un entrepreneur. Il a observé que beaucoup de créateurs ont au départ subi un
« déplacement » c’est-à-dire un accident dans leur vie personnelle ou professionnelle. C’est ainsi qu’il
modélise la formation de l’entrepreneuriat à partir de trois grandes variables :des déplacements
négatifs, positifs ou intermédiaires qui peuvent se traduire par un licenciement, un revers ou une
insatisfaction dans la vie professionnelle, un drame familial, le divorce, le déplacement de population,
une rencontre décisive, la famille, le marché, le cadre législatif, la découverte d’une opportunité
d’affaires, les parcours de vie tels que la sortie de l’école. Les facteurs négatifs sont appelés facteurs
Push et les facteurs positifs facteurs Pull.
C’est la disponibilité des moyens qui rend l’action économiquement et techniquement faisable. Cette
disposition a trait à celle des moyens financiers, techniques à une main d’œuvre qualifiée aux
conditions de l’environnement local. Certains marchés sont fermés ou réglementés et l’arrivée d’un
nouveau partenaire y apparait impossible.
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4- La propension psychologique du créateur
Il s’agit des caractéristiques psychologiques qui confèrent aux individus des prédispositions à l’action
comme le sens de l’initiative, la confiance en soi, le contrôle du destin, les tolérances de l’ambigüité,
la persévérance.
Discontinuité et propension psychologique sont liées à l’individu tandis que crédibilité et disponibilité
sont liées à l’environnement. Ces composantes en plus de la personnalité influent sur le créateur
potentiel et entraîne le déclenchement de l’événement entrepreneurial. Seulement, ce modèle ne donne
pas le déroulement du processus lui-même.
Le GEM est un projet de suivi entrepreneurial. Il permet de faire le lien entre l’entrepreneuriat et la
croissance économique. Donc, il permet d’apprécier sur les plans national et international
l’entrepreneuriat. Selon Volery et Servais (2000), il permet de répondre à trois préoccupations :
- le niveau d’activité entrepreneuriale varie-t-il entre les pays et si tel est le cas, dans quelle
proportion ?
- Le niveau d’activité entrepreneuriale affecte-t-il la croissance économique d’un pays ?
- Quels sont les éléments qui déterminent l’orientation entrepreneuriale d’un pays ?
Ce projet s’appuie sur les travaux de Schumpeter pour aborder la relation entre entrepreneuriat et
croissance. En introduisant l’innovation, l’entrepreneur oblige les autres à s’adapter à la situation
présente : c’est la logique de destruction créatrice.
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CHAPITRE II : L’ACTEUR DU PHENOMENE : L’ENTREPRENEUR
L’entrepreneur est le cœur même de l’entrepreneuriat puisqu’il peut prendre des risques et organise le
développement de l’entreprise. Pour ce faire, il use des opportunités qui peuvent se présenter à lui-et il
organise les ressources dont il dispose pour produire et se socialiser en recherchant son intérêt. La
nature attribue à l’entrepreneur différentes caractéristiques. L’analyse de ces caractéristiques permet
d’aboutir à des types différents d’entrepreneurs qui jouent des rôles divers et précis.
I- Les caractéristiques
Elles permettent de décrire l’entrepreneur. L’entrepreneur possède des qualités spécifiques lui
permettant de faire les bons choix, d’utiliser à son travail les circonstances de la création afin
d’amener sa structure à l’équilibre financier. Il se caractérise par des qualités personnelles et plus ou
moins dépendantes de la gestion :
Il est en outre caractérisé par des qualités professionnelles liées aux dirigeants :
- énergie ;
- Créativité
- Vision élargie ;
- Expérience ;
- Aptitude au dialogue
- Capacité de communiquer et réalisme.
- Le dynamisme
- L’ambition ;
- L’enthousiasme ;
- La persévérance ;
- La réflexion ;
- Le goût du risque ;
- L’expérience ;
- Le goût de la mobilité ;
- L’adaptation facile ;
- Le niveau élevé d’aspiration ;
- Le sens élevé des responsabilités.
Dans ce courant de pensée, l’entrepreneur est vu comme celui qui possède des caractéristiques
psychologiques uniques (valeurs, attitudes, besoins.) qui le guident. Les valeurs correspondent à
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l’éthique et à la responsabilité. Les attitudes à la prise de risque, d’initiative et d’autonomie. Les
besoins correspondent au désir d’indépendance, de réalisation, de reconnaissance.
Les caractéristiques identifiées par cette école sont : l’optimisme, l’atypisme, la flexibilité, la tolérance
à l’ambigüité et à l’incertitude, la confiance en soi, l’implication sur le long terme, la prise de risques
modérés, la persévérance…
2- L’entrepreneur et l’innovation
3- L’entrepreneur et le management
Les entrepreneurs poursuivent des opportunités et s’efforcent de les concrétiser en usant des
techniques appropriées de gestion et de management. La formation des entrepreneurs, leur préparation
et leur appropriation d’outils de management apparaissent comme des étapes possibles et souhaitables
de la démarche entrepreneuriale. L’entrepreneur a des comportements spécifiques différents de ceux
de l’administrateur. Toujours est-il que l’un ou l’autre a l’avantage d’indiquer des voies à suivre et des
axes de travail en vue de développer des compétences managériales nécessaires pour entreprendre.
4- L’entrepreneur et le leadership
L’entrepreneur est un leader capable d’animer les équipes, s’adapter à leurs besoins et les conduire
vers l’atteinte des buts et des objets qu’il a assigné. Il doit aider ses collaborateurs dans leur
développement personnel et il est plus qu’un manager. Il doit être un meneur d’hommes qui joue
un rôle dans la motivation, la direction et la conduite de son personnel.
En somme, on note que certains traits de caractère relèvent de valeurs ou d’attitudes face à
l’environnement. Seulement, ces traits existent partout dans la société et ne permettent pas de
déterminer à l’avance qui peut être entrepreneur.
Il influence l’esprit d’entreprise, car il est unanimement reconnu que la famille joue un rôle
primordial sur l’esprit d’entreprise. Dans certains pays comme les Etats-Unis, le fait d’avoir un
parent en affaires produit chez l’enfant la crédibilité de l’acte d’entreprise. Il s’habitue dès son
jeune âge à la nature indépendante et à la souplesse d’un statut qu’incarne le père.
2- La classe sociale
Les études sur les classes sociales ou les groupes sociaux desquels émergent les entrepreneurs sont
plutôt divergents. Certains auteurs comme Shumpeter montrent que les entrepreneurs
n’appartiennent à aucune classe sociale. Cependant, d’autres recherches montrent qu’on recrute les
entrepreneurs dans les groupes marginaux comme les émigrés, les minorités ethniques, les
refugiés. Les manifestations entrepreneuriales seraient une réaction contre la privation des statuts
et les frustrations dont ils sont victimes dans les sociétés d’accueil.
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3- L’impact culturel
La culture de l’entreprise est l’ensemble plus ou moins cohérent d’attitudes communes à tous les
salariés dans leur lieu de travail. L’entreprise se situe au point de rencontre de plusieurs cultures :
- Les cultures externes (nationales, régionales, socioculturelles) qu’elle subit au titre de son
environnement ;
- Des sous- cultures internes correspondant à des groupes distincts qu’elle intègre
nécessairement ;
- Un mode de vie spécifique comprenant des rites ou des signes. La manière de s’habiller, de
parler et des symboles qu’elle développe spontanément ou non.
Les lignes qui suivent présentent les typologies les plus courantes dans la littérature en Entrepreneuriat
en insistant sur le caractère relatif et sur le trait dominant. Leur intérêt a été d’attirer l’attention sur les
motivations et les comportements qui caractérisent les entrepreneurs.
En 1967, Norman Smith a proposé cette classification après l’étude d’une population de créateurs
d’entreprise aux Etats-Unis. L’entrepreneur artisan possède peu d’éducation mais a une forte
compétence technique et se localise dans les actes faiblement innovants. C’est un ouvrier qui maîtrise
les machines qu’il utilise. Son mode de gestion est paternaliste car exige fidélité et loyauté de la part
d’autrui. Il communique mal et recherche l’autonome. L’entrepreneur opportuniste est plus âgé avec
un niveau d’éducation plus élevé et des expériences plus diversifiées et nombreuses, notamment dans
le domaine de la gestion. C’est donc souvent un ancien manager avec des expériences professionnelles
dans différents domaines. Son style de gestion est assez participatif, ce qui l’amène à déléguer en toute
quiétude. Il planifie sur le long terme et se retrouve dans des secteurs plus innovants.
C’est la typologie de Stanworth et Curran (1976). L’artisan est motivé par les avantages de son rôle de
chef d’entreprise (autonomie, statut, pouvoir). Il est plus intéressé par la survie de son entreprise que
par la croissance. Le classique est plus motivé par l’avantage financier. La croissance de l’entreprise
le met mal à l’aise à cause des bouleversements qu’elle peut engendrer dans la structure
organisationnelle. Il craint alors de perdre son pouvoir et le contrôle de la structure. Le manager quant
à lui, souhaite que l’on reconnaisse ses aptitudes. Ce qui le pousse à mettre l’accent sur la croissance
rapide de l’entreprise et la rentabilité qui sont les fondements de sa gestion.
Cette typologie prolonge celle de Smith en mettant l’accent sur le style de direction de l’affaire. Le
technicien s’intéresse aux conditions de fabrication du produit par exemple un cuisinier restaurateur. Il
s’agit avant tout pour lui de mettre en valeur ses compétences professionnelles, son savoir-faire, son
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métier. Beaucoup d’ingénieurs qui créent leurs entreprises se révèlent davantage techniciens que
managers (ingénieurs en informatique).
Le manager lui, va se concentrer sur les problèmes de gestion des ressources souvent du fait de sa
formation (diplôme en gestion) et/ou de son expérience professionnelles (cadre administratif). Il sera
attentif à la réduction des coûts, aux investissements hors production (informatisation administrative).
C’est la typologie de Miles et Snow deux auteurs américains qui ont étudiés la relation entre
l’entrepreneuriat et l’innovation. Ils ont distingué 4 types d’entrepreneurs :
- Le prospecteur : c’est l’innovateur pur qui cherche en permanence des innovations (de produits
ou de procédés) mais il n’est pas sûr qu’elle les rentabilise et les développe lui-même. Il n’est
pas intéressé par la phase d’organisation et de mise en marché.
- L’innovateur va plus long dans le processus entrepreneurial. Son attitude vis-à-vis de
l’innovation est délibérée : il recherche des innovations qu’il exploite lui-même. Il possède une
activité de veille technologique et concurrentielle très forte et possède un budget de recherche-
développement qui peut être élevé.
- Le suiveur va imiter, suivre systématiquement, de façon proactive et délibérée les innovations
qui apparaissent sur le marché. Il met l’accent sur l’amélioration de l’innovation, sur les
problèmes de gestion abaissant ainsi les coûts.
- Le réacteur adopte une stratégie émergente et réactive. L’entrepreneur s’adapte après coup et
au coup par coup. Cette attitude passive peut s’avérer payante lorsque le degré de turbulence
du secteur est assez faible et lorsque la fidélisation des clients sur des produits innovants est
moins importante que la fidélité à l’entreprise ou à son patron.
L’analyse des motivations entrepreneuriales telles que le besoin de création, le pouvoir et l’autonomie
amènent Ettinger (1989) à proposer deux catégories d’entrepreneurs :
- Les entrepreneurs indépendants pour lesquels le besoin d’autonomie est dominant. Ils ont des
comportements contrastés et différenciés avec les créateurs d‘organisation par rapport à la
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notion de croissance. Ils limitent la croissance de leur entreprise à leurs propres possibilités en
termes de ressources.
- Les entrepreneurs créateurs d’organisation pour lesquels le besoin de pouvoir est dominant.
Ils recherchent les opportunités d’affaires, la croissance et sont davantage susceptibles que les
indépendants de contribuer significativement au développement économique général.
C’est l’économiste SCHUMPETER qui a insisté sur le rôle économique de l’entrepreneur, un rôle
fondamental pour mettre en place l’optique capitaliste. C’est un processus de destruction créatrice. En
innovant, en créant des entreprises nouvelles, en revitalisant des entreprises existantes, les
entrepreneurs créent des emplois pour eux-mêmes et pour les autres. La création d’entreprise permet
de créer un bon nombre d’entreprises tandis que la reprise permet de sauvegarder de nombreux
emplois.
Ainsi, les entrepreneurs ont un rôle à la fois économique par le développement de la croissance, et
social pour la création d’emplois.
- Le fabriquant commerçant qui présente un profit capitaliste. Les fonctions exercées par ce type
d’entrepreneur sont multiples et il transmet sa position de façon héréditaire.
- Le capitaine d’industrie agit soit par influence personnelle soit dans le but d’acquérir la
propriété ou le contrôle de la majorité des actions.
- Le directeur salarié qui possède un statut particulier et qui peut être ou non intéressé aux
résultats de l’entreprise. Dans tous les cas, son comportement n’est pas celui d’un capitaliste.
- Le fondateur s’implique très fortement au tout début de la vie de l’entreprise. Il lance l’affaire
et se retire assez rapidement.
Dans cette approche de Schumpeter, les types d’entrepreneurs sont déterminés plutôt par les fonctions
(économiques) qu’il met en œuvre et les positions (sociales) dans lesquelles il se trouve. Ici les buts et
motivations de l’entrepreneur ne sont pas pris en compte.
Se décider à créer une entreprise, c’est accepter de se mettre sur la ligne de départ d’un parcours de
combattant. La force psychologique est très déterminante pour le succès. Aussi, avant de s’y engager,
chaque candidat doit observer les règles suivantes :
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- Se connaitre : connaître ses points forts et ses points faibles ;
- Avoir confiance en soi- même ;
- Etre tenace ;
- Avoir le sens du sacrifice ;
- Miser sur le long terme.
Ainsi, les potentiels entrepreneurs se sont souvent posé les questions telles :
La décision s’avère difficile et les dangers personnels et familiaux élevés. Pour optimiser ses
chances de succès, le promoteur de l’entreprise doit :
I- L’éveil entrepreneurial
La décision de créer ou d’acheter une entreprise est l’aboutissement d’une phase de sensibilisation, de
maturation, d’une alchimie complexe de facteurs que l’on peut regrouper sous le concept d’éveil
entrepreneurial (Ducheneaut et Orhan, 2000).
L’éveil entrepreneurial qui est composé de facteurs extérieurs à l’individu et du potentiel
entrepreneurial dont il dispose, constitue le terrain sur lequel interviendra une éventuelle décision de
création d’entreprise.
« L’éveil entrepreneurial fait référence à la naissance chez un individu d’un esprit d’entreprise
susceptible de le conduire un jour vers une décision de création d’entreprise. Son analyse doit
nécessairement prendre en compte une dimension psychosociale et culturelle importante ».
Lorsque le futur créateur a une décision à prendre sur une idée de création, il cherche à identifier les
voies possibles. C’est une décision difficile à prendre mais il faut bien peaufiner le projet de création
et réfléchir en se posant des questions telles : avons-nous les talents nécessaires pour réussir ? Avons-
nous posé toutes les bonnes questions ?...
Les questions quand, où et comment devenir entrepreneur ne sont pas les meilleures puisqu’elles
conduisent à de longues réponses nuancées qui laissent le demandeur avec ses interrogations de
départ.
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1- La détermination de l’individu
Un individu se sent-il prêt à s’engager en sachant ce qui l’attend dans la bonne situation ? Très peu de
jeunes attirés par la création d’entreprise concrétisent leur idée parce que la vie leur offre des
opportunités de carrières valorisantes, intéressantes et procure des avantages difficiles à abandonner ;
bref, elle leur offre la sécurité. Le dilemme tourne toujours autour d’un arbitrage risque/bénéfice :
choisir de se faire plaisir en acceptant les risques personnels et familiaux ou encore privilégier la
sécurité et renoncer à une envie et à des besoins psychologiques.
Les théories disponibles pour éclairer la problématique du quand et comment devenir entrepreneur,
prennent en compte l’importance des facteurs suivants :
2- L’émergence de l’entrepreneur
S’il existe partout un potentiel d’entrepreneur, il faut des circonstances propices dans l’environnement
pour que ce potentiel s’exprime. Il faut un climat ouvert à l’l’entreprenariat. Une des ressources
importantes est l’information permettant de générer des idées et les évaluer. Une autre ressource est la
présence de compétences en main d’œuvre appropriée, en service de conseils efficaces.
Il peut exister des barrières comme une fiscalité lourde, des règles d’opérations trop sévères qui
limitent l’entrepreneuriat. L’environnement et donc le marché, doivent susciter des opportunités. Le
marché peut être plus ou moins accueillant selon les périodes. La conjoncture peut jouer dans les deux
sens. En basse conjoncture, il semble plus difficile de se lancer en affaires, puisque le marché est au
ralenti. Il faut simplement que le marché soit ouvert et que les barrières à l’entrée ne soient pas
élevées.
Seulement, il faut en plus des déclencheurs pour que l’entrepreneur se lance sur le marché. Ces
déclencheurs peuvent être individuels (insatisfaction au travail), familiaux (présence de parents ou
d’amis proches entrepreneurs ayant réussi), sociaux (marginalisation ou difficultés d’être accepté)
organisationnel (le milieu de certaines grandes entreprises conservatrices ou recevant difficilement les
nouvelles idées peut favoriser le départ d’entrepreneurs potentiels.)
Dès qu’il existe un marché, aucune idée n’est mauvaise en soi. L’idée peut devenir mauvaise dès que
sa transformation en projet devient douteuse. Il faut donc une adéquation entre le projet et son
promoteur, car certains promoteurs réussissent dans les services mais échouent dans l’industrie.
D’autres par contre ne peuvent pas soutenir les contraintes de certains secteurs qui exigent la
résistance psychologique, la force des relations, une grande adaptabilité, la capacité à voir à long
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terme. Certains encore peuvent réussir dans des secteurs à faible investissement. Mais dès que ces
projets deviennent élevés, ils n’ont plus l’étoffe.
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PARTIE II : STRATEGIES D’ACCES A L’ENTREPRENEURIAT
La création d’entreprise est un phénomène complexe et hétérogène. Créer une entreprise est un acte
banal (tout est simple de nos jours comme faire enregistrer l’entreprise) et extraordinaire (elle place
les individus dans les situations nouvelles pour eux et pour lesquels ils n’ont pas ou ont peu
d’expérience). Créer une entreprise est un acte qu’on ne renouvelle pas fréquemment dans une vie
professionnelle. L’acte de création suit des trajectoires variées puisqu’un parcours diffère d’un autre.
On peut créer par choix avec une intention qui s’est formée et développée au fil du temps, ou créer par
hasard sans anticipation ni préparation. On peut aussi créer malgré soi, lorsqu’on y a été entrainé en
suivant une logique qu’on ne saisit pas tout de suite ou qu’on ne comprend pas. On peut également
créer par nécessité car c’est le seul moyen de retrouver un emploi et se réinsérer socialement.
Souvent, il arrive que la création d’entreprise se fasse de façon graduelle. Par exemple, un salarié peut
réfléchir à sa future entreprise et même passer aux premiers essais ou démarrer sa production sans
abandonner son emploi en attendant qu’il soit plus sûr de son affaire ou que celle-ci lui apporte un
revenu compensant son salaire actuel. Certains préfèrent plutôt démarrer leur entreprise pour la vendre
ou vendre leur innovation avant même de croitre. Il existe toutes sortes de création selon le secteur,
l’environnement, le type d’idées nouvelles, l’expérience antérieure, la façon de s’organiser et de
trouver de l’aide.
Mais, parmi ceux qui veulent démarrer une entreprise, très peu persévèrent jusqu’à la création
effective. Il y a plusieurs occasions de créer une entreprise et par conséquent de nombreuses formes :
I- La Création d’entreprise
1- La Création ex-nihilo
Elle pose le problème de début et de fin du processus. Elle suppose que l’entrepreneur a trouvé des
idées non explorées par des entreprises existantes, et essaye de les mettre en œuvre dans une
organisation distincte afin de pouvoir répondre aux besoins exprimés ou latents d’un marché donné.
Elle consiste à créer une entreprise quand on est encore salarié et avec l’aide de son entreprise. Les
grandes entreprises proposent des dispositifs et des mesures destinées à inciter et à accompagner leurs
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salariés dans la création. Cet accompagnement (matériel, intellectuel, commercial ou financier) peut
être de nature à réduire le niveau de risque de l’entrepreneur.
3- La Création en franchise
Elle met en relation un franchiseur (une entreprise qui souhaite se développer en utilisant cette
modalité) et un franchisé (un individu qui veut créer une entreprise en appliquant une formule autour
d’un concept qui a déjà été utilisé ailleurs.) Ce type de création consiste à imiter un fonctionnement
qui existe dans un contexte géographique donné. Ici aussi, il y a un accompagnement de la part du
franchiseur.
Elle est proche de la création en franchise. Tout se passe dans une organisation existante avec les
avantages et les inconvénients liés à ce positionnement. Ce type de situation fait appel à des qualités et
compétences utiles pour se développer en innovant.
Elle présente une différence de taille avec la création d’entreprise. L’organisation existe, elle n’a pas à
être créée. Si elle existe, il est possible de s’appuyer sur les données la décrivant dans son présent, son
histoire, sa structure, son fonctionnement. L’incertitude y est moindre et les niveaux de risque plus
faibles. Elle peut être réalisée par un individu pour son propre compte ou par une entreprise existante.
On peut reprendre une entreprise en bonne santé ou en difficulté. Dans le premier cas, il ne faut pas
perdre trop de temps dans l’apprentissage du métier de chef d’entreprise et dans le deuxième cas, il
convient de restaurer rapidement la confiance à tous les niveaux (personnel, clients, fournisseurs,
partenaires).
III- L’intrapreneuriat
Il consiste à entreprendre dans le cadre d’une entreprise existante. On peut développer des stratégies
ou des projets d’innovation dans les grandes entreprises sans qu’il y ait nécessairement création
d’entreprise ou création d’une nouvelle organisation. Un individu peut aussi entreprendre sans qu’il y
ait une prise excessive de risque personnels et sans modifications ni perte de statut social. Ce sont des
situations qui peuvent permettre un apprentissage ou un métier d’entrepreneur.
L’intrapreneuriat a partie liée avec l’entrepreneuriat par la prise de risque ou de l’innovation. Mais il
s’en éloigne en ce sens que l’entrepreneur prend les plus gros risques et s’expose plus à la perte dans
le cas où il échoue tandis que dans le cas de l’intrapreneuriat, c’est l’organisation qui encourage le
développement de l’innovation et la prise de risque chez ses employés ; elle est ainsi prête à tolérer
certaines fautes de la part des employés.
Presque tous ceux qui réussissent possèdent des motivations et des qualités qui les distinguent de la
moyenne. Mais il n’existe pas de profil psychologique type du créateur performant.
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I- Les traits du caractère du créateur.
L’édification d’une entreprise est une tâche assez difficile qui requiert non seulement des bases solides
en matière de gestion mais beaucoup de sacrifices, d’engagement, de détermination et de finesse. Si
ces traits sont innés chez certains entrepreneurs, d’autres les acquiert à force de les cultiver.
Avoir l’esprit d’entreprise, c’est savoir combiner dans une situation donnée les qualités personnelles,
les moyens financiers et les autres ressources dont on dispose. Tout chef ou dirigeant d’entreprise doit
posséder certaines caractéristiques particulières.
Le chef d’entreprise sait déceler et apprécier les chances qui s’offrent dans les affaires, trouver les
ressources nécessaires pour les mettre à profit et prendre les décisions propres à assurer le succès de
l’action qu’il va entreprendre. Il prend des risques pour atteindre ses objectifs. Voici les qualités et
traits caractéristiques d’un chef d’entreprise :
Indépendance, personnalité
optimisme
Goût du défi
Débrouillardise
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Plus vous réunirez le maximum de traits, plus grande sera votre chance d’être un bon chef
d’entreprise.
Tous les chefs d’entreprise ne se ressemblent pas, que ce soit par les traits de caractéristiques ci-
dessus ou par les qualités individuelles qui diffèrent les unes les autres : certains chefs sont distants et
arrogants, d’autres chaleureux et amicaux, d’autres encore sont réservés et timides. De par leur
personnalité et leur savoir-faire, les chefs d’entreprise se distinguent des autres gens. On retrouve chez
eux les traits suivants : la confiance en soi, l’aptitude à prendre les risques, la souplesse, le goût
prononcé de la réussite et un grand besoin d’indépendance.
Les aspects étudiés portent sur son rang de naissance, la profession et le statut social de son père ou de
sa mère et ses relations avec ses parents. Beaucoup d’études montrent que les entrepreneurs ont
tendance à être des ainés. Entrepreneurs ou pas, les parents et la relation globale entretenue avec eux
sont peut être l’aspect de l’environnement familial de l’enfance qui contribue le plus à instaurer
l’impression du caractère désirable de l’activité d’entreprenance. Les parents jouent un rôle de soutien
et favorisent l’indépendance, l’épanouissement et la responsabilité.
2- L’éducation
Elle joue un rôle important dans l’éveil des entrepreneurs. Le niveau de formation acquis n’est pas
seul en cause : l’importance de l’éducation tient aussi à ce qu’elle permet tout au long de sa vie de
faire face aux problèmes et de pallier ses propres insuffisances. L’éducation n’est pas indispensable
mais assure des bonnes bases, surtout lorsqu’elle a un lien avec le type d’activité exercée. Les
entrepreneurs font état d’une insuffisance de formation dans les domaines de la finance, du planning
stratégique, du marketing (surtout de la distribution) et du management. L’aptitude à s’entendre avec
d’autres personnes et à communiquer clairement par écrit ou par oral est important dans toute activité
d’entrepreneur.
Beaucoup d’études donnent à penser que les valeurs morales sont importantes pour les entrepreneurs
mais elles disent rarement si ces valeurs permettent de les distinguer des cadres, des entrepreneurs
infructueux ou même de l’ensemble de la population. Ainsi, le fait que les entrepreneurs aient
tendance à être des leaders efficaces ne les distingue-t-il pas des bons managers. Si les échelles de
valeurs personnelles relatives au leadership, à l’entraide, à l’agression, à la générosité, à la
débrouillardise, au conformisme et à la créativité sont très caractéristiques des entrepreneurs, elles
caractérisent aussi souvent les individus qui réussissent. Cependant, les études ont montré que
l’entrepreneur adopte une série d’attitudes distinctives quant à la nature du processus de management
et de l’activité économique en général. A l’évidence, la nature de l’entreprise, l’intuition,
l’opportunisme et l’individualisme de l’entrepreneur l’éloignent sensiblement de l’organisation de
type additif et du caractère planifié, rationnel et prévisible de ses managers. Peut-être ces
caractéristiques sont-elles toutes englobées dans une représentation de la réussite au nom de laquelle
l’entrepreneur parvient à créer et à faire progresser son affaire. Les caractéristiques consensuelles qui
ont été mises en évidence parmi les consommateurs et les leaders d’opinion sont : la qualité des
produits, la qualité des services aux consommateurs, la flexibilité, le niveau de l’encadrement,
l’honnêteté, l’éthique dans la vie professionnelle.
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4- L’âge
La carrière d’entrepreneur commence dans la plupart des cas entre 22 et 55 ans. Sans doute, peut-elle
débuter plutôt ou plus tard, mais la chose la moins probable puisqu’il faut à l’entrepreneur de
l’expérience, une assise financière et beaucoup d’énergie pour lancer et gérer avec succès une
entreprise nouvelle.
Elles ne se résument pas à une rupture négative et jouent un rôle important dans la croissance et la
réussite de l’entreprise. Certains domaines d’expérience ont une importance particulière : comment
obtenir des financements auprès des banques ou des sociétés de capital- risque, mettre au point des
produits ou services bien adaptés au marché, implanter des établissements industriels, créer des
réseaux de distribution, établir des plans commerciaux d’attaque du marché.
S’il ne s’agit au début que de gérer les activités du créateur et celles de quelques salariés (à temps
partiels ou à temps plein), l’augmentation du nombre de salariés et celle de la taille, de la complexité
et de la diversité géographique de l’entreprise font de plus en plus appel aux compétences de gestion.
Surtout lorsque l’entreprise requiert la présence d’autres managers.
Le succès dans la création dépend de l’individu créateur. Il est donc nécessaire que chaque
candidat à la création fasse au préalable une auto-évaluation avant de s’engager dans la création,
car, il existe beaucoup de dangers d’une telle aventure qui sont aussi légendaires que les grandes
réussites. Cette évaluation consiste à se poser les questions suivantes :
- Suis-je un entrepreneur ?
- Si oui, de quel type de projet ?
- De quelle taille d’entreprise ?
- Suis-je capable de créer et de gérer ?
De même l’autoévaluation devrait être faite par rapport aux qualités répertoriées ci-dessous :
Réussir une entreprise signifie non pas avoir de la volonté mais l’étoffe d’un créateur.
L’autoévaluation présente 03 avantages :
- Elle permet au créateur de repérer ses points forts et ses points faibles ;
- Elle le guide vers le choix de son projet et l’oriente vers les créneaux où il a le plus d’atouts.
- Elle aide le créateur à évaluer les efforts à déployer pour mettre toutes les chances de succès de
son côté.
Sur le plan pratique le créateur peut s’évaluer soit en se testant lui – même, soit en se faisant tester par
un spécialiste du comportement ; option qui semble la plus indiquée au risque de biaiser les résultats
du test.
Les facteurs de motivation sont des éléments incitatifs qui amènent un individu à fournir un bon
rendement : ce sont des éléments qui influent sur le comportement de l’individu. Il existe plusieurs
motivations pour créer une entreprise. Les unes sont psychologiques (besoin d’accomplissement,
besoin de reconnaissance sociale,), les autres sont situationnelles (besoin d’argent, besoin d’évasion,
opportunisme) ou encore culturelles (altruisme communautaire).
Mais la motivation essentielle de la plupart des créateurs réside dans la volonté d’aller plus loin, le
désir de liberté et à un moindre degré le goût du pouvoir.
Ce que les créateurs souhaitent, c’est gagner et dépasser les objectifs qu’ils se sont eux-mêmes fixés.
Il n’existe pas de procédé type pour permettre au créateur de percevoir facilement ses motivations et
d’apprécier les objectifs qu’il souhaite atteindre. Il suffit d’y réfléchir en se faisant aider par ces
questions par exemple :
- Quels sont les événements qui vous ont le plus marqué dans le passé ?
- Quelles sont les crises que vous avez traversées ?
- Quelles sont les personnes qui vous ont influencé de manière négative ou positive ? Pourquoi ?
- Quel en a été le résultat ?
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- Quels événements professionnels et extraprofessionnels qui vous ont procuré le plus de
satisfaction ? pourquoi ? en avez-vous tiré parti ? comment ?
- Quels sont ceux qui vous ont procuré le plus d’insatisfaction, d’anxiété, pourquoi ?
- En créant une entreprise, quelles sont vos aspirations ? Quant aux horaires de travail ? Quant à
l’éducation de vos enfants ? Quant à vos vacances ? Quant à votre retraite ?
Selon Blais et Toulouse (1990), il n’existe pas de motivation universelle. Les motivations pour créer
une entreprise dépendent de l’environnement socio-économique dans lequel évolue le créateur. Ils ont
à l’issue des études sur les motivations de 2278 fondateurs d’entreprises dans 14 pays identifié 07
groupes factoriels.
Il a trait au statut, au prestige que l’entrepreneur reçoit de la part des autres membres de la société.
Il traduit aussi le désir d’être respecté et admiré par ses proches du fait de la fonction qu’on
exerce. Cette motivation se manifeste par la recherche de l’image par l’entrepreneur, par les autres
membres de la société, la réputation, le désir d’avoir un rang social.
Il exprime la volonté de relever des défis et de montrer qu’on peut réussir dans une entreprise à
partir des idées novatrices. Cee motivation traduit le désir de créer de nouveaux projets, de vaincre
des obstacles. Le créateur veut entreprendre et réaliser quelque chose de difficile pourvu que ce
soit bien fait. Il aime se trouver dans des compétitions où il est son propre concurrent afin
d’affirmer et de se sentir satisfait.
Elle est assez significative chez ceux qui ont perdu leur emploi ou qui cherchent à se faire de l’argent
afin de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. L’argent est un facteur de préoccupation
pour les jeunes créateurs, les opportunistes et les immigrants. Seulement, les entrepreneurs n’attachent
vraiment de l’importance à l’argent gagné que dans la mesure où il permet de mesurer les réalisations
accomplies.
Le créateur veut que son entreprise devienne prospère pour se convaincre qu’il est capable de générer
des fonds plutôt qu’un objectif. L’argent constitue un moyen qui doit lui permettre de s’assurer un
niveau de vie confortable. Cependant, au-delà de cette exigence, beaucoup de créateurs limitent leur
train de vie pour réinvestir les surplus financiers de leurs affaires.
Il correspond aux besoins qu’ont certains individus de pouvoir contrôler eux-mêmes leur destin en
organisant à leur guise leur emploi du temps. Cette motivation se retrouve chez les entrepreneurs
artisans qui souhaitent agir selon leurs désirs en suivant leurs aspirations et leurs goûts. Elle symbolise
la détermination du créateur pour qui, fonder une entreprise signifie faire quelque chose. Elle
symbolise aussi la volonté de puissance du créateur qui crée son entreprise pour assouvir un désir de
statut et de leadership.
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5- Facteur 5 : Altruisme communautaire
Il consiste à travailler pour le bien être d’une collectivité ou des proches afin de leur assurer une
sécurité. C’est une motivation qui se retrouve dans les sociétés qui privilégient les groupes au
détriment des individus. On la retrouve chez les créateurs oeuvrant dans le domaine social notamment
dans les cultures qui valorisent le groupe plutôt que l’individu.
Il correspond au désir de certains individus de faire autre chose que ce qu’ils avaient l’habitude de
faire. Cette motivation concerne les individus qui ont perdu leur emploi, qui cherchent à améliorer
leurs conditions de vie ou qui sont insatisfaits de leur emploi.
7- Facteur 7 : Opportuniste
Il correspond à une opportunité fortuite saisie au passage afin de s’assurer à soi-même et à sa famille
un milieu agréable de vie car être un entrepreneur consiste à identifier des occasions d’affaires et à
être à l’affût du marché en prenant en compte le temps. Cette motivation montre que même si on a une
opportunité, une création d’entreprise n’est rendu possible que lorsque le projet est crédible ou si la
culture et les infrastructures locales industrielles lui sont favorables et lui apportent les moyens
nécessaires.
Pour créer une entreprise, le créateur doit penser à l’équipe car, l’acte de créer est avant tout une
affaire d’homme et une affaire d’équipe. La constitution de l’équipe doit être justifiée par le projet, sa
nature, son existence et son potentiel de développement. L’équipe est utile lorsque chacun peut y
trouver sa place, lorsqu’il y a complémentarité techniques et/ou psychologiques. Mais l’équipe n’est
qu’une composante parmi tant d’autres de l’environnement personnel du créateur. Une équipe de
création comprend l’ensemble des personnes qui vont jouer un rôle actif et réguler dans la conception,
la construction, le lancement et le développement du projet. On distingue :
- L’équipe de création qui comprend les personnes qui sont à l’origine du projet et qui rassemble
leurs compétences et énergie et relation pour le développer et pour le transformer en une
réalité complète.
- L’équipe de management qui est davantage structurée autour des compétences nécessaires à la
réussite de l’entreprise. Les équipes sont constituées à partir des relations personnelles et des
relationnelles professionnelles ; leurs membres doivent être complémentaires en termes de
compétence, de relations, de personnalité, d’aptitude et d’expérience.
L’environnement personnel du créateur est constitué par la famille, les amis, les relations personnelles
et professionnelles du créateur. Il joue un rôle important avant, pendant et après l’acte d’entreprendre.
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- Apprenez à vous mettre à la place des autres, c’est la meilleure technique pour ne pas tomber
amoureux de votre idée et pour éviter de vous laisser enfermer dans vos rêves.
- Prévoyez toujours le pire pour le court terme mais restez optimiste pour le long terme.
- Essayez de sauvegarder votre vie familiale
- Faites vos erreurs chez les autres
- Réfléchissez longuement avant de vous associer
2- Pratiques :
- Apprenez à vendre vos idées : les présenter de manière concise
- Laissez un dossier à votre interlocuteur
- Essayez de ne pas commettre d’erreurs psychologiques durant le premier entretien :
Interprétez correctement les objections de votre interlocuteur
Écoutez et posez les bonnes questions
Pour convaincre, soyez vous-même convaincue
Travaillez avec méthode
Soyez honnête sur le plan intellectuel.
- Ne pas laisser le pessimisme prendre le dessus ;
- Développer votre enthousiasme ;
- Développer votre capacité psychologique à résister au choc ;
- Développer votre capacité à écouter, la capacité de taire sa susceptibilité et à accepter les
critiques ;
- Eviter de voir le mal par tout …
- Etre prêt à sacrifier sa sécurité matérielle, ses loisirs, sa tranquillité ;
- Affiner et développer ses compétences dans le domaine d’activité au secteur choisit ;
- Fixer ses objectifs de carrière par rapport à soi-même et non par rapport aux autre ;
- Demeurer humble et modeste ;
- Savoir commencer sur un petit projet ;
- Avoir toujours l’esprit éveille ;
- Essayer de sauvegarder votre vie familiale ;
- Réfléchir longuement avant de s’associer ;
- Si vous avez la possibilité à apprendre chez les autres ;
- Apprendre à vendre vos idées ;
- Ne jamais oublie que la concurrence existe ;
- Ne jamais oublier que le client est le patron ;
- Chercher dans un domaine proche de votre savoir-faire ou de votre centre d’intérêt en y
intègrent votre expérience professionnelle et votre environnement socio-familiale ;
- Clarifier et donner un ordre de priorité à vos motivations pour être en mesure de les exposer
clairement ;
- Descendre sur le terrain pour effectuer votre étude de faisabilité et rencontrer le maximum de
personnes possibles afin de mieux évaluer le potentiel du marché, le comportement des clients
et la concurrence.
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VI- LES BONNES QUESTIONS QU’UN CREATEUR DOIT SE POSER PAR
RAPPORT A SON PROJET
Le promoteur est en lui-même la clé de succès de la future entreprise. S’il est appelé à être
au four et au moulin, il est effectivement l’homme de la situation. La principale question est celle de
savoir qu’est ce qui démontre qu’il a des capacités professionnelles, qui lui donne des atouts pour
réussir.
Cette interrogation consiste à savoir qu’est-ce qui vous rassure que vous allez vendre et que
vos prévisions de vente sont réalistes. Il ne faut pas perdre de vue que la qualité de montage de projet
repose d’abord sur la fiabilité des prévisions de vente. La question qu’on pourrait se poser ici est celle
de savoir si l’approche du marché est pragmatique.
Lorsque l’entreprise définit un cahier de charges, elle doit appliquer des coûts équivalents à
ceux du marché et fabrique régulièrement en quantité. Il est important d’analyser les éléments
suivants :
4- L’entrepreneur est-il capable de mobiliser les ressources financières qu’il faut pour réaliser
le projet ?
Il s’agit de de savoir s’il est capable de rassembler les fonds qu’il faut pour investir et mettre
l’entreprise en route. S’il ne peut pas mobiliser les fonds nécessaires pour quoi continues un tel
projet ?
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2- Les causes liées à stratégie
- La situation économique ;
- S’il y a mésentente entre le créateur et l’un de ses associés ;
- S’il y a des clients insolvables ;
- La mauvaise gestion des concurrents ;
- Si le créateur fait une découverte technologique qu’il n’a prévu prépare ;
- Situation conflictuelle dans la famille ;
Vous devez avoir un savoir-faire sur les plans : Comptable et financier, fiscal, de la protection sociale
des salariés
Le journal :
C’est un document qui permet d’inscrire chronologiquement et au quotidien toutes les
opérations de recettes et de dépenses effectuées par l’entreprise.
- La marge brute elle est égale aux ventes diminuées du coût des marchandises vendues.
- La valeur ajoutée c’est les ventes diminuées des biens et services consommés.
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- Le seuil de rentabilité au point mort c’est le niveau de produit à partir duquel on commence à
faire des bénéfices.
- le fond de roulement c’est les capitaux permanents diminués des immobilisations.
- les besoins en fonds de roulement (BFR) c’est les stocks plus les clients moins les
fournisseurs.
Chercher les textes qui régissent les rapports entre les employeurs et les salariés. Le recrutement peut
être conclu à durée déterminée ou non. Tenir compte du SMIC dans la rémunération tenir de la durée
de travail de 40 heures/semaine la protection social de l’employé est obligatoire est par son
enregistrement auprès de l’organisme social.
Conclusion : la réussite d’une création d’entreprise dépend en grande partie de la personnalité, des
qualités de la motivation et de la pertinence des idées. Ainsi, le promoteur pour réussir, doit d’abord se
connaître : il doit faire son évaluation et son bilan et avoir le courage de réorienter son projet en
fonction de son tempérament. De plus, il doit apprendre à vendre ses idées et ne jamais oublier que le
patron c’est son client.
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CHAPITRE 4 : DE L’IDEE A LA CREATION
Aucun créateur ne peut espérer réussir s’il ne propose pas un produit ou un service capable de
répondre à un besoin qui n’est pas satisfait, et s’il ne peut vendre ce produit ou ce service à un prix
acceptable et rentable pour sa future entreprise.
Un projet de création démarre toujours par une idée plus ou moins vague au départ que l’on affine
avec le temps. Pour cela le créateur doit se placer dans un climat favorable à l’identification des
problèmes (nécessaires) à résoudre ou des besoins qu’il voudrait satisfaire.
Il n’existe pas de démarche universelle pour trouver des idées de création. Le créateur peut s’inspirer
des idées des autres, transformer des idées existantes ou transformer son propre métier en entreprise
ou encore consulter les études socio-économiques et les banques de données existantes.
On peut s’inspirer des idées des autres, mais il ne faut pas agir par mimétisme. L’idée doit revêtir un
caractère original. Souvent, c’est lors des voyages que l’on découvre des idées d’entreprise par
l’observation et l’analyse intéressée de ce qui est fait ailleurs. Recourir aux idées des autres nécessite
de rester à l’affût de tout ce qui se passe au Cameroun et à l’étranger en matière de nouveaux produits,
de nouveaux concepts (marketing, distribution, produit, service), de nouveaux modes de
consommation (tendances). Les possibilités de création à partir des idées des autres peuvent concerner
les cas suivants :
Les idées de création peuvent naitre de manière fortuite à travers la lecture de la presse économique,
spécialisée ou professionnelle. La presse nationale quotidienne ou hebdomadaire à travers ses analyses
(vie économique en général, vie des entreprises en particulier, mais aussi les faits de société, les faits
divers) constituent une bonne source d’idées pour le créateur. Il y a aussi les magazines spécialisés
étrangers vendus au Cameroun qui fournissent des pistes de réflexion (l’entreprise, l’essentiel du
management).
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- Partir sans idées mais avec vos clients : vous quittez votre employeur et vous vous installez
pour exercer une activité similaire (c’est le cas des entreprises de service comme les cabinets
conseils, les services d’informatique). Si vous êtes apprécié des clients, ils vous suivront pour
des raisons de confiance et de sécurité.
- Investir un nouveau marché : saisir une opportunité créée par les tendances les conjonctures,
les événements pour lancer la nouvelle affaire ;
- Raccourcir les délais : faire la même chose ou presque mais plus vite (cas des photos minutes
ou encore des clés minutes)
IV- Consulter les études socio-économiques et les banques de données existantes.
Les études sectorielles commandées par les pouvoirs publics pour les besoins de politique,
économique, constituent les pistes de réflexion puisqu’elles permettent d’évaluer le marché d’un
éventail de produits (par secteur ou filière) sur le plan macro-économique en donnant des indications
sur : le volume du marché, le degré de concurrence sur le marché intérieur ou extérieur, les
perspectives de socialisation compte tenu des besoins actuels du marché. On peut aussi exploiter les
banques de données existantes, les statistiques douanières, les banques de projets existantes dans le
réseau national d’information industrielle : le MINCOMMERCE, le MINIMIDT, le MINEPAT, le
MINPMEESA, la Société Nationale d’ Investissement, la Chambre de Commerce, d’Industrie, des
Mines et de l’Artisanat, le FNE, la BEAC, la Chambre d’Agriculture, d’Elevage et des Forêts le
fichier de brevets d’invention de l’OAPI (qui gère une importante banque de données qui comprend
des brevets non exploités et protégés, des brevets en exploitation, mais aussi des brevets dépassés
mais non exploités).
Beaucoup de créations proviennent du constat d’une carence de l’offre par rapport aux problèmes
rencontrés dans la vie en général. Il en est ainsi des nouveaux concepts de produits, distribution et
services. Le créateur doit avoir en permanence un esprit critique pour juger l’état de lieux en ce qui
concerne les situations industrielles présentes, les mérites réels des positions acquises par les
différents acteurs, les lacunes des systèmes établis, les défauts ou insuffisance des produits et services
offerts sur le marché.
On peut aussi trouver des idées à partir de : l’imagination, l’anticipation des besoins d’un marché, la
sous-traitance, la visite des salons et foires d’exposition…
Les business angels sont des personnes fortunées ayant une grande expérience dans le monde des
affaires. Ils investissent leur temps et leur argent personnel, souvent dans les start-ups et les jeunes
entreprises. Ils n’ont pas de relation proche avec l’entrepreneur mais décident de fournir des capitaux
propres pour l’entreprise et siègent au conseil d’administration. Ils mettent ainsi leur expérience au
service de la société au moment du démarrage (Surlemont, 2016). Ils permettent à l’entreprise de
construire un climat de confiance afin de se positionner auprès des investisseurs professionnels de
capital à risque. Ce sont donc des personnes qui peuvent combler un vide de financement.
Ils peuvent soit évoluer en solitaire, soit en groupe pour garantir des investissements importants.
35
2- Profil
Le profil des business angels peut être différent selon l’origine de leur fortune, leur situation, leur
motivation, leur degré d’implication dans l’entreprise au sein de laquelle ils ont investi et de
préférence selon l’activité, la phase de financement ou les voies de sortie.
Dans la majeure partie des cas, les business angels ont entre 30 et 65 ans. Ce sont pour la plupart des
propriétaires d’entreprise.
Certains considèrent leurs investissements comme activité professionnelle principale. Ce qui les rend
proactifs et capables de développer des stratégies d’investissement précises. Cependant, pour la
majorité, l’activité de business angels est secondaire par rapport à leurs autres activités
professionnelles. Ils prennent d’ailleurs des actions minoritaires dans ces sociétés.
De plus, ils préfèrent investir dans des secteurs qu’ils maîtrisent, et là où ils peuvent mettre le mieux à
profit leur expérience et leur réseau de contact d’affaires.
3- Apport :
Les business angels apportent aux entreprises les ressources suivantes : l’argent, les réseaux de
contacts, l’expérience et le temps. La nature de cet apport tient souvent compte de leur profil.
4- Critères d’investissement :
La plupart des business angels investissent là où ils pourront utiliser leurs contacts et leur savoir-faire.
Ils préfèrent les projets qui sont proches de leur domicile. Leur relation avec l’équipe de management
(qualités personnelles telles que la passion, l’engagement envers l’entreprise, l’ouverture aux conseils,
etc.) compte énormément parmi les critères les plus importants. Les raisons qui les poussent à devenir
business angels sont :
Les entrepreneurs peuvent tenter de trouver des business angels au travers des stratégies suivantes :
Dès que l’on a une idée de création d’entreprise, il faut réunir les informations dont on a besoin pour
concrétiser un peu plus le projet. Cependant, il se peut que vous ayez besoin de prendre à un moment
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du recul, un peu de hauteur pour vérifier que l’idée tient bien la route. Il serait alors utile de réaliser
une matrice SWOT pour analyser les forces, faiblesses, opportunités et menaces du projet.
La matrice SWOT est un exercice simple qui doit permettre de mesurer le réalisme du projet.
1- Présentation de la matrice :
Grace à l’analyse Strenghts, Weaknesses, Opportunities and Threats (SWOT), on peut identifier les
forces, les faiblesses, les opportunités et les menaces d’un projet. C’est un modèle basé sur une étude
réalisée par l’université Standford dans les années 1960, au cours de laquelle on a analysé les
entreprises les plus prospères des Etats-Unis. Le résultat : 35% des objectifs fixés n’étaient pas
réalisés. C’est en réponse à cette étude que les scientifiques ont développé l’analyse SWOT. Ils
espéraient améliorer la compréhension que les différents acteurs d’un projet avaient de leurs objectifs.
L’analyse SWOT consiste à déterminer si la combinaison des forces et faiblesses de l’organisation est
à même de faire face aux évolutions de l’organisation ou s’il est possible de créer d’éventuelles
opportunités qui permettraient de mieux tirer profit des ressources et compétences distinctives de
l’organisation. Dans les deux cas, on cherche à établir une adéquation entre d’une part la capacité
stratégique de l’organisation et d’autre part les facteurs clés de succès de l’environnement, soit par la
modification de l’une (par acquisition de nouvelles ressources et compétences), soit en modifiant les
autres (en s’adressant à un nouveau marché ou en cherchant à transformer les pratiques établies sur le
marché existant).
Ainsi, l’analyse SWOT permet d’analyser dans un premier temps les opportunités et menaces
(diagnostic externe), ce qui permet de diagnostiquer les facteurs-clés de succès dans un secteur ou une
activité donnée. Puis dans un deuxième temps, les forces et faiblesses de l’entreprise par rapport à
celle-ci (diagnostic interne). C’est une méthode d’analyse utilisable aussi bien au niveau global qu’au
niveau de chacun des domaines d’activité stratégique.
Elle doit permettre de déterminer si l’organisation possède la capacité de pouvoir faire face aux
évolutions de l’environnement. Cette matrice est applicable tant dans la vie professionnelle que dans
la vie privée ; puisqu’elle est mise en œuvre au-delà de l’analyse stratégique, devenant ainsi un outil
générique de l’analyse de tout problème de gestion.
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- Vous n’avez, au démarrage, qu’un seul donneur d’ordres et disposez de peu de temps (voire de peu
de motivation...) pour prospecter d’autres clients.
- Vous risquez d'être dépendant d’un sous-traitant et/ou d'un seul client.
- Vous ne maîtrisez pas techniquement le métier, ou vous ne disposez pas de diplômes et expériences
nécessaires et serez donc dépendant d’un salarié.
- Vous pouvez vous heurter à une résistance culturelle et/ou comportementale de la part des clients
potentiels.
- Vous n'avez pas tous les fonds et devez trouver des moyens de compléter votre apport personnel.
- Vous n'avez pas encore mené d’étude de marché approfondie.
- Vos cibles sont trop vastes, difficile à définir précisément.
- Vous ne possédez pas de références préalables, ni de partenaires « rassurants ».
- La structuration des forces commerciales est à réaliser, car vous n'avez pas la fibre commerciale.
- Vous n'avez pas rédigé de business plan.
On les appelle également les couveuses. Ce sont des lieux permettant d’héberger des projets de
création d’entreprises. La durée de cet hébergement est limitée dans le temps, afin de permettrez aux
entreprises de rejoindre des locaux industriels. Les incubateurs s’adressent aux entreprises innovantes
et leur proposent des formations, des conseils, et même des financements. Leur objectif est d’inciter
l’entrepreneur à voler de ses propres ailes. Ils peuvent aussi proposer des services de tous genres tels
que l’accès aux locaux, au matériel, aux services d’accueil et secrétariat, ou sous formes
d’accompagnement et de coaching professionnels.
Une idée n’est pas un projet. Lorsque l’idée est trouvée et validée, le créateur doit pouvoir la
transformer en un projet de création et vérifier la cohérence entre le projet de création et le projet
personnel du promoteur. Il est question ici de s’interroger au préalable sur le mode de vie qu’il
souhaite avoir.
La faisabilité d’un projet ne suffit pas à le rendre intéressant. Le créateur doit prendre en compte des
éléments plus personnels, car choisir de créer une entreprise c’est faire le choix d’un mode de vie
particulier.
Un bilan est indispensable dans la mesure où la création dépend d’indicateurs autres qu’économiques
ou de rentabilité. Le créateur doit préciser et affiner ses objectifs personnels dans cette démarche. Il
doit ensuite analyser les différences et les exigences liées aux projets personnels afin de s’assurer
qu’elles peuvent être surmontées et vérifier qu’il n’y a pas de contradiction avec la situation
engendrée par le projet de création.
Il doit ensuite évaluer ses propres compétences dans la conduite du projet. Il doit posséder une
personnalité, un potentiel. Ensuite, il mène un travail de réflexion pour déterminer et évaluer les
contraintes propres au projet : La nature du produit, ses caractéristiques, son processus de fabrication
ou de distribution, la nature du marché, l’existence des contraintes légales.
Enfin, il doit procéder à la validation des options et hypothèses et structurer l’organisation émergente
ou existante.
La valorisation d’une idée nouvelle, selon la destination projetée (la céder en l’état, bâtir avec elle un
projet d’entreprise...), est susceptible, s’il a été démontré qu’elle est une bonne idée, de susciter la
convoitise de ceux qui apprécieront en elle la possibilité, (si cette idée leur appartenait), d’en tirer
profit à la place de son propriétaire. Le Législateur, a mis en place un ensemble de lois et de
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procédures dites de protections industrielles et de protections intellectuelles pour protéger et défendre
l’inventeur(les dépôts de marques, de modèles, de brevets...).
Dans le processus de création, une idée se transforme en projet lorsqu’elle a traversé l’étape d’étude
de faisabilité. Dès ce moment, la nouvelle entreprise prend forme puisque le créateur aura défini ses
objectifs de vente, le lieu d’implantation de son entreprise, chiffré les besoins de fonctionnement et
d’investissements. Une bonne étude doit ressortir toutes les informations qui peuvent permettre à une
tierce personne ou à un organisme soit de s’associer au projet, soit de le financer.
Une étude de faisabilité d’un projet consiste à construire l’entreprise « sur papier » et à simuler son
fonctionnement pour voir dans quelles conditions elle pourrait être rentable. Elle doit apporter des
précisions sur les aspects suivants :
Mais seulement, elle ne se justifie que parce que le promoteur doit solliciter un financement bancaire.
- La présentation générale
- La présentation du profil des promoteurs
- L’étude de marché
- L’étude technique
- L’étude financière
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1- La présentation générale du projet
Elle consiste à faire une synthèse du projet sur une ou deux pages afin de permettre aux futurs associés
et aux bailleurs de fonds d’avoir une idée générale sur le projet. Les informations portent sur : l’objet
du projet, la motivation, le lieu d’implantation, le marché visé, le coût total du projet, l’effectif du
personnel au début, les fonds propres à accorder, les concours attendus, le stade d’avancement du
projet, le planning de réalisation.
Elle se fait sous la forme d’un curriculum vitae qui fait ressortir l’identité du ou des promoteurs, sa
formation et ses compétences générales, spécifiques, son expérience liée au projet.
3- L’étude de marché
C’est l’un des points forts de l’étude de faisabilité car elle permet de faire le test d’idée. Lorsqu’elle
est bien menée, elle concourt à la fixation des objectifs généraux et réalistes de l’ensemble du projet.
Elle consiste à répondre aux questions suivantes :
- Quelles sont les caractéristiques du produit ou du service qui sous-tendent l’idée de création ?
- Quels sont les individus susceptibles de s’intéresser aux produits ou aux services?
- Quel est le volume de la demande ?
- Y a-t-il des concurrents dans le secteur ? si oui, combien ? quelle est leur part de marché ?
- Qu’est-ce qui distingue le produit ou le service de celui du concurrent ?
Les réponses à ces questions sont trouvées à l’issue du travail d’enquête et de recherche
documentaire qui doit être mené avec méthode. Les rubriques essentielles qui permettent de
réaliser l’étude de marché sont :
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à déterminer par quelle démarche, par quels moyens promotionnels et par quelle
organisation existante ou à créer il lui faudra passer, pour accéder à ses clients
consommateurs et les convaincre d’acheter (Politique commerciale).
4- L’étude technique
Elle se réalise en 05 points concourant aux objectifs fixés dans l’étude de marché. Elle nécessite une
véritable expertise et fait toujours appel à des expériences prouvées dans le domaine du projet. Il
s’agit de :
- La justification des techniques choisies (par rapport aux réalités locales, aux coûts des
équipements et à la concurrence, présenter les procédés de fabrication étape par étape de
chaque produit, présenter la fiche technique des équipements de production à acquérir),
- L’approvisionnement en matières premières
- Les ressources en main d’œuvre ;
- Les objectifs de production ;
- La description technique d’exploitation.
5- L’étude financière
Elle consiste à traduire en termes chiffrés les éléments pertinents extraits de l’environnement du projet
et d’étudier sa rentabilité. Elle se fait en 04 points.
Elle conditionne la réussite du projet. Le BFRE est le montant des besoins de financement lié au
cycle de production ou d’exploitation. Il s’agira donc de mesurer les besoins et les ressources de
production générés pendant la phase de démarrage du projet et faire la différence. En termes
d’emploi, il s’agit de financer les stocks de marchandises, de matières premières, des
consommables, des fournitures de bureau, des frais d’électricité et d’eau. Ces besoins de
financement seront nécessaires tant que les recettes de vente ne seront pas encore capables de
couvrir toutes les dépenses d’exploitation. En termes de ressources, il s’agit des crédits accordés
par les fournisseurs. Par mesure de prudence, cet élément doit être annulé dans l’évaluation car les
fournisseurs ne sont pas prêts à faire confiance aux promoteurs lors du démarrage de leur
entreprise. Le montant de financement total est la somme du montant d’investissements fixes et
des BFRE.
c- L’analyse financière
Les projections sont établies entre le montant global de l’investissement et les prévisions afin de
déterminer la viabilité du projet sur une période de 3 ou 5 ans. Les modèles de prévisions retenus
tiennent compte de tous les facteurs endogènes et même exogènes de l’environnement du projet. On y
trouve des tableaux d’évaluation des matières premières, des tableaux d’amortissement des
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immobilisations et de crédit, les tableaux de synthèse, des comptes d’exploitation prévisionnels, des
bilans prévisionnels de fin d’exercice, des plans de financement, des tableaux de trésorerie
prévisionnelle. Ces tableaux sont introduits en annexe avec des commentaires.
6- La rentabilité du projet
Cette analyse indique à l’entrepreneur au regard des investissements engagés et des revenus espérés,
le rendement entre le travail et le capital investit. Il existe de nombreuses méthodes d’évaluation de la
rentabilité d’un projet :
- Le bénéfice actualisé : les recettes doivent être supérieures aux dépenses induites sur la période
- Le taux de rentabilité interne : c’est le rendement obtenu chaque année sur le capital dégagé en
début d’année c’est-à-dire la partie de la dépense non encore récupérée. Un projet est
acceptable si ce taux est supérieur au taux d’épargne bancaire.
- Le délai de récupération qui est le temps mis pour récupérer les fonds investis.
- Le seuil de rentabilité ou point mort : on calcule le seuil qui est le vol du chiffre d’affaires ou
de production à partir duquel le projet commence à réaliser des bénéfices.
A l’issue de cette analyse, vous avez fini votre étude de faisabilité. Il faut consulter un expert pour
l’évaluer et la corriger. Si l’étude montre que le projet est rentable, il faut passer à la prochaine étape.
Pour présenter les tableaux en annexe énumérés dans l’étude financière, il faut rencontrer un
comptable, un financier ou un économiste.
Pour vendre son projet, il faut soigner la présentation du dossier financier. Le promoteur doit
maitriser le projet jusqu’au moindre détail et se familiariser avec le jargon du banquier. Cette attitude
est indispensable pour négocier avec la banque. Il doit garder son moral au beau fixe pour faire face
au scepticisme et au pessimisme de certains de ses interlocuteurs. Cette attitude doit être interprétée
comme une demande d’informations.
La vente du projet est l’étape la plus longue et la plus incertaine du parcours du créateur qui doit donc
s’armer de beaucoup de patience. Le canevas à suivre est le suivant :
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2- Critères d’appréciation du banquier
Le dossier financier permet au banquier de connaitre le projet et d’en faire une évaluation dont les
résultats entreront en ligne de compte pour décider de faire partenariat avec le futur client. Ce
banquier va se préoccuper des facteurs de réussite du projet avant de poser le problème de garantie à
fournir par le créateur. Ces critères fondamentaux d’appréciation d’un projet de création d’entreprise
sont :
La validité d’un projet se mesure au sérieux et au réalisme du plan de financement. Les partenaires,
les banquiers et tous ceux susceptibles de s’intéresser à votre projet vous demanderont un plan de
financement. Même pour vous-même, il est nécessaire de le faire. Car, il vous permettra d’anticiper
sur l’évolution de votre trésorerie en fin d’exercice pour les années avenir.
Les financements peuvent se présenter sous la forme de participation au projet, de dons, de prêts
remboursables en nature ou en numéraire. Votre assurance et votre conviction peuvent vous
amener à rechercher des partenaires et ou des associés. La recherche de financement est la phase la
plus redoutée par les promoteurs de projet. Les sources de financement appropriées diffèrent selon
les demandeurs de fonds et les types de projet. Il existe plusieurs sources de financement :
- L’épargne personnelle
- L’appui familial
- La recherche d’associés
- Le crédit
Un bon projet doit pouvoir associer au moins deux de ces sources. Lorsque vous cherchez du
financement, vous pouvez effectuer les activités suivantes : collecte des données et des
informations, effectuer des recherches et des études, élaborer des politiques et des stratégies
appropriées, recenser les organisations et les institutions susceptibles de financer les projets,
partager et gérer les connaissances, renforcer les capacités, mise en œuvre et gestion du projet,
suivi évaluation du projet
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faisable si la réalisation de votre projet ne nécessite pas d’importants capitaux au départ.
Même dans le cas où vous aurez besoin de faire appel à des organismes financiers, la tontine
peut vous aider à constituer votre apport personnel ; seulement, elle dispose d’une faible
capacité de financement et se prête rarement au financement des investissements à longue
durée. Elle est la plus indiquée pour résoudre les problèmes de trésorerie.
2-Les parents et les amis : Ils peuvent vous venir en aide. Tout dépend de votre capacité à les
convaincre. Mais il est souhaitable de ne les y intégrer que si vous n’avez pas de choix.
3-Les banques locales et les institutions de micro finance (IMF): les conditions d’accès au crédit
varient d’une banque à une autre, mais toutes exigent en plus de l’apport personnel du
promoteur des garanties matérielles. Pour l’apport personnel, la banque vous demandera quelle
est votre participation au financement du projet. Le minimum souvent requis est de 20 à 30%
du coût total de l’investissement, ou encore le paiement des frais d’établissement et ou les
BFDR. Rares sont les organismes qui acceptent de financer à 100% un projet. Pour les
banquiers, le fait d’être jeune et sans expérience constitue un grand risque et ils vous exigeront
d’autres garanties telles que l’hypothèque ou l’assurance-vie pour couvrir votre famille en cas
de décès.
4- L’épargne investissement : elle peut dans certains cas permettre d’avoir accès au crédit
bancaire. Il suffit d’ouvrir un compte dans lequel vous faites des versements pendant deux ou
trois ans sans retrait. La banque vous prêtera dans ce cas une somme égale au montant que
vous avez épargné.
II- Les organismes internationaux
- Ils jouent un rôle de plus en plus croissant dans l’industrialisation des pays en développement,
et mettent l’accent sur les projets innovants et visant un chiffre d’affaires significatifs peuvent
intervenir directement en octroyant des prêts directs ou en favorisant la réalisation des projets
en joint-venture. On peut citer entre autre pour l’Union Européenne : l’Agence de la
Francophonie, le Fonds Francophone de Soutien aux PME, la Société Financière
Internationale, l’Agence Française de Développement, le Fonds Européen de Développement,
le Centre pour le Développement Industriel, la Banque Islamique de Développement, la
Banque Africaine de Développement, la Banque de Développement des Etats de l’Afrique
Centrale, l’Agence canadienne pour le Développement Industriel, La banque de
développement des états de l’Afrique centrale (BDEAC, le Fonds des Nations Unies pour la
Démocratie (FNUD), le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le
Programme des Nations Unies pour le Developpement (PNUD), l’Organisation des Nations
Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), l’Agence Japonaise de Coopération
Internationale (JICA), Agence de Coopération Internationale Allemande pour le
Developpement (GIZ), Agence Suédoise de Coopération Internationale au Developpement
(SIDA), Agence des Etats-Unis pour le Developpement International (USAID), le Fonds
International de Développement Agricole (FIDA), le Programme de micro financement du
Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM), ForthInvestment à travers son programme
Forth-Amorçage, la Turquie, les institutions de financement participatif, le fonds de capital-
risque, la Fondation Bill Gates, etc.
Pour favoriser et encourager la création d’entreprise, les pouvoirs publics ont mis sur pied des mesures
d’aides pour encourager l’Entrepreneuriat. Ces mesures concernent les institutions étatiques et les
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partenaires internationaux cités plus haut pouvant prendre la forme d’avantages fiscaux, d’appuis
financiers et logistiques.
1- Les avantages fiscaux : ils ont trait à l’agrément au régime du code des investissements : le
régime des entreprises promotionnelles (régime A) des entreprises prioritaires (régime B), des
PME (régime C) et des entreprises sous convention (régime D). L’acte d ‘agrément est un
accord que les pouvoirs publics donnent à une entreprise pour lui permettre de jouir des
avantages liés à un régime du code des investissements. Ces avantages vont des exonérations
des droits et taxes, aux exonérations d’impôts. Pour les modalités pratiques, il faut se renseigner
auprès du CFCE, LA BANQUE CAMEROUNAISE DES PME, L’AGENCE DE
PROMOTION DES PME, le FONDS POUR LE DEVELOPPEMENT ET LE
FINANCEMENT DES ACTIVITES DES PME, le MINPMEESA, MINIDT,
MINCOMMERCE, Direction Générale des Impôts, CCIMA, Chambre d’agriculture, INS,
direction des enquêtes Agro-économiques et de la planification agricole, la SNI etc.
2- Les appuis financiers : le FNE a pour mission principale la promotion de l’emploi sur
l’étendue du territoire camerounais. Il finance les microprojets dans tous les secteurs d’activités
moyennant un apport personnel de 20%. La mission d’aménagement et de gestion des zones
industrielles (MAGZI) a pour rôle de procéder à l’aménagement et la gestion des zones à
vocation industrielle. Elle viabilise les terrains dans des zones bien définies et les met à la
disposition des entreprises. L’occupation de l’espace est soumise à un bail dont les tarifs varient
en fonction du degré de viabilisation du site. On peut aussi citer l’association pour le soutien et
l’appui à la femme entrepreneur (ASAFE), les coopératives d’Epargne ou de crédit (COOPEC),
les caisses populaires, la South West Development authority (SOWEDA) à Buéa, le Service
d’appui aux initiatives locales de développement, le Conseil National de la Jeunesse, l’Agence
du Service Civique National de Participation au Développement, le Projet Intégré d’Appui aux
Acteurs du Secteur Informel (PIAASI), le Programme d’Appui à la Jeunesse Rurale et Urbaine
(PAJER-U), la Cameroon Rural Financial et des lignes budgétaires dans chaque administration.
Que ce soit pour créer, reprendre ou développer une activité, le financement est essentiel.
Plusieurs solutions existent pour financer un projet entrepreneurial. Il suffit de savoir convaincre
les investisseurs, les établissements de crédit et les organismes qui subventionnent. Il faut par
conséquent bien monter son dossier de financement.
Un dossier de demande de financement gagnerait à être solidement monté quelle que soit la forme
choisie. Pour ce faire, le dossier doit être complet, clair, détaillé, crédible et intéressant.
D’abord le modèle économique ou business model qui doit être cohérent. Il prouve que le projet
est sérieux et donne son potentiel de rentabilité. Il consiste à persuader les investisseurs de la
faisabilité du projet et de la capacité du porteur de conduire le projet. Il doit contenir les éléments
suivants : le secteur d’activité et la nature du projet, les caractéristiques du produit ou service, le
marché cible, les clients cibles et les prospects, la stratégie opérationnelle du projet, la situation
concurrentielle, les moyens de distribution du produit, les moyens de communication envisagés, la
structure organisationnelle de l’entreprise.
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Ensuite le business plan qui donne une vision complète et généralisée du projet et contribue
fortement à ‘obtention d’un financement. Pour ce faire, il doit être bien rédigé et soigné dans sa
présentation. Il est constitué des éléments suivants : un résumé explicite du projet, le business
model du projet, la présentation du porteur et des éventuels associés, l’étude de faisabilité, le cadre
légal, la stratégie à mettre en place pour faire connaitre et vendre le projet, les aspects financiers et
prévisionnels du projet.
Par ailleurs, un relevé de compte ou un acte d’apport constituerait des atouts pour le porteur. Il
doit aussi produire les justificatifs de garantie, un contrat de franchise si c’est le cas, des factures
pro-forma et des devis, les derniers bilans et comptes de résultat surtout en cas de reprise, une
copie de sa CNI, un justificatif de domicile de moins de trois mois, un curriculum vitae à jour, un
avis d’imposition et le bordereau de situation fiscale, les statuts de l’entreprise, sa forme juridique,
son adresse d’implantation, celle d’exploitation, un justificatif de domiciliation, etc.
Afin d’optimiser ses chances d’obtenir un financement, il faut prendre le temps nécessaires pour
monter votre projet, soigner la forme du dossier, boucler le plan de financement au début en
gardant un certain réalisme dans les prévisions, ne pas négliger l’apport en fonds propres, ne pas
sous-estimer ni surévaluer vos besoins pour le projet, préparez bien l’entretien pour le projet.
Faites-vous aider par un expert-comptable ou un organisme spécialisé en la matière.
C’est décider du régime fiscal et social de l’entreprise, de son mode de fonctionnement, de ses
potentialités de développement et des possibilités de cession de l’entreprise. Bien qu’il existe une
multitude de formes juridiques dans la pratique seules quelques-unes intéressent les jeunes créateurs.
1- L’entreprise individuelle
C’est la forme la plus répandue et la plus simple, car c’est le projet d’une personne. Les biens du
créateur se confondent avec les biens de l’entreprise. Ce qui fait peser des risques puisque le créateur
est responsable de ses biens et des dettes de l’entreprise. Aucun capital minimum n’est exigé ; le
créateur finance seul.
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dans le capital. Les associés ne sont responsables des dettes de la société que dans la limite de leurs
apports. La société peut continuer en cas de disparition ou décès d’un membre. Elle est souple dans sa
gestion, mais reste soumise au régime de société.
Le traité de l’OHADA (Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires) fait état
de nouvelles formes juridiques :
La Société Anonyme Uninominale ;
L’Entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ;
Les Sociétés Coopératives ;
Les Groupements d’Initiatives Communes (GIC) et les Groupements d’Intérêts
Economiques (GIE).
Chacune de ces formules a ses avantages et ses inconvénients. Pour choisir une structure adaptée à
votre activité et ambition, il faut analyser chaque possibilité selon les critères suivants :
Le nombre d’associés ;
Les formalités de constitution ;
Le capital social et initial ;
La responsabilité des associés ;
La cession d’actions ;
Les conséquences du décès d’un actionnaire ;
Les organes de direction ;
Les organes de contrôle ;
La publication d’informations concernant l’activité ;
Le régime social des dirigeants.
Etc.
La réussite d’un projet d’entreprendre dépend de la méthodologie utilisée : suivre des étapes et des
principes, appliquer des techniques spécifiques, rechercher et analyser de nombreuses
informations constitue des éléments de méthode qui reviennent systématiquement. Quel que soit le
type de projet, quelle que soit sa nature, on fera toujours référence à l’étude d’opportunité, à
l’étude de faisabilité, à l’étude de pertinence, à l’étude d’adéquation ou à l’étude de
dimensionnement.
Il sera toujours indispensable de valider les options et de structurer l’organisation. Pour créer une
activité, il faut penser à l’équipe, au financement, au marché et à la protection juridique. Ce qui
montre l’importance de la dimension humaine, l’importance de l’étude de marché qui permet de
faire face à la défaillance des jeunes entreprises et à l’inexpérience des individus. Les ressources
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financières quant à elles, permettent de fournir les outils et les techniques qui vont favoriser
l’estimation des besoins financiers afin de bâtir des documents personnels qui vont faire partie du
plan d’affaires.
D’une certaine façon, la notion d’équipe est opposée à celle de héro-l’esprit d’entreprendre
collectif semble être le meilleur moyen de répondre aux exigences de l’avenir. Le collectif se
substitue à l’entrepreneur individuel qui pouvait autrefois réussir seul des parcours extraordinaires.
Aujourd’hui, face à la croissance et à la complexité des marchés un homme seul ne peut assurer
avec efficacité l’ensemble des fonctions et des opérations nécessaire au montage et à la mise en
œuvre d’un projet.
Pour qu’une équipe fonctionne au quotidien, et qu’elle passe avec succès les périodes de crise, il
est nécessaire que ses membres se retrouvent dans des valeurs, des objectifs et des motivations. Le
fonds commun va permettre de constituer un socle solide et fédérateur sans lequel il est difficile de
parler d’équipe même si chacun des membres peut avoir des objectifs individuels différents des
autres mais jusqu’à un certain point.
La première étape d’identification des bases de l’équipe est de demander à chacun des membres
importants de l’équipe de réfléchir à son profil d’homme et d’entrepreneur, car se connaitre en tant
que homme, approfondir les motivations et son profil d’entrepreneur constitue un préambule
indispensable.
La deuxième étape quant à elle consiste à partager les résultats des investigations et à échanger
librement autour de cette perception, les positions individuelles par rapport aux risques, à l’argent
et au pouvoir. Les objectifs personnels, les orientations principales peuvent avoir des
conséquences sur la stratégie de l’entreprise et sur le style de management.
Les membres de l’équipe vont devoir trouver des bases de consensus et prendre des décisions
collectives qui vont porter sur l’autonomie indépendance de la structure ou l’ouverture. L’équipe
doit donc examiner les résultats des interactions, des positions individuelles de chaque associé et
leurs conséquences au niveau de la stratégie de l’entreprise et de son management. A partir de là,
des problèmes éventuels, des sources de conflits, une force commune et des évolutions des rôles
peuvent émerger. Ce travail peut être complété et enrichi par le développement d’une vision
commune assise sur des réflexions individuelles portant sur l’entreprise telle qu’elle est imaginée
au départ, dans 3 ans ou dans 10 ans. L’image de l’entreprise peut être traduite dans une certaine
taille avec des activités stratégique et avoir un certain rayonnement.
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Pour garantir la solidité de l’équipe, des règles de jeu et de modalités de fonctionnement doivent
être définies. Elles concernent la question qui fait quoi et comment. Les règles permettent de
préciser les responsabilités de chacun en prenant en compte les contraintes et leur durée. Le mode
de fonctionnement de l’équipe en amont de l’acte d’entreprendre est en général très éclairant sur
l’organisation future de l’entreprise. Les entrepreneurs doivent mettre en place les modalités et
moyens de contrôle de l’efficacité de l’action projetée des que les rôles et les premiers objectifs
sont affectés.
Ainsi aucune tâche ne doit être assignée sans délai réaliste et sans réflexion sur les moyens
nécessaires. Il faut évoquer alors très tôt les questions de pouvoir et d’argent afin d’éviter les
malentendus au sein de l’équipe. Le pouvoir est lié au capital et les enjeux dans sa répartition
doivent être analysés. L’argent est au cœur des discussions sur le pouvoir et sur les rémunérations.
Le pouvoir appartient à celui qui a l’argent ou qui accepte de s’endetter pour investir dans son
entreprise. A ce niveau, la différence peut se faire entre les associés qui ne souhaitent pas prendre
trop de risques personnels et limitent leur engagement financier et ceux qui n’hésiteront pas à
prendre des risques élevés. Il est normal que l’engagement financier et la prise de risque personnel
soient un critère de répartition du pouvoir dans les sociétés de capitaux.
Dans les autre cas, on recherche plutôt une relation entre les individus et la création de valeur, ces
critères peuvent être :
- La paternité du projet ;
Les critères peuvent être combinés ou utilisés d’une façon indépendante ; mais dans tous les cas,
ils donnent une base plus objective pour éviter d’affronter les questions essentielles trop
affectivement. Le pouvoir dans l’entreprise se répartit autour des positions suivantes :
- La majorité absolue du capital qui donne le contrôle de toute les assemblées générales ;
Lorsqu’il y a litige entre les personnes, le choix de répartition du capital devient différent. Les
décisions portant sur les rémunérations de départ doivent également faire l’objet d’estimation
fondé sur des critères objectifs et être préparé dans les discussions. Les critères utilisés sont liés à
la répartition des rôles et à la création de valeur : qui apporte le plus au projet et pour quelle
raison?
50
II- L’APPROCHE DU MARCHE ET LA DIMENSION MARKETING
L’approche du marché et les analyses qui en découlent constituent des aspects essentiels de la
validation et la structuration des projets d’entreprendre. C’est un aspect importunité ou elle permet
de valider ou non l’opportunité ou d’identifier des sources d’avantages concurrentiel ; et de définir
la stratégie marketing.
La notion de marché est une notion ambigüe qui peut être employée indifféremment pour évoquer
l’environnement global du projet, l’environnement concurrentiel ou le marché cible.
Le marché est entendu comme le lieu de rencontre entre l’offre et la demande. Ainsi, c’est le client
qui est le juge suprême ; c’est lui qui apprécie la pertinence de l’offre et l’intensité de la valeur
nouvelle apportée, ….. C’est lui aussi qui décide de la valeur des avantages concurrentiels, le
porteur d’un projet ne peut pas s’intéresser au point de les connaitre parfaitement à ses clients, à
leurs motivations et à leurs habitudes d’achat et de consommation.
L’étude de marché apparait comme une étoupe indispensable du processus entrepreneurial surtout
lorsque :
Explorer un marché est très complique. Comment le définir ? Quelles sont ses limites ? Quels sont
sa taille et son potentiel ? Le besoin a-t-il déjà été identifié ?
Ces questions doivent être considérées comme un point de départ et une façon d’entier dans un
processus de construction d’une représentation. Celle-ci dépend du profil de l’entrepreneur, de la
nature du projet et du marché concerné.
L’étude de marché est centrée sur le couple individu/création de valeur nouvelle. Ce qui a pour
conséquence que l’entrepreneur doit toujours activement participer au processus de réalisation
pour réaliser lui-même l’analyse du marché et de la concurrence. Il n’est pas nécessaire d’être un
spécialiste pour aller sur le terrain rencontrer des acteurs de marché et leur poser les questions qui
répondent à des préoccupations majeures.
Une étude de marché bien conduite, provoque autant si non plus des questions nouvelles que des
réponses à des questions posées. Elle est progressive et faite d’aller-retour entre l’entrepreneur et
les personnes qui peuvent s’exprimer sur l’objet d’étude. C’est une occasion unique en étant en
prise direct avec les acteurs essentiels de l’environnement, d’identifier et d’exploiter toutes les
questions qui peuvent présenter de l’importance.
51
Cette façon de procéder, peut entrainer des modifications au niveau du produit ou du service. Les
idées initiales, la façon de voir le produit peuvent être remises en cause au cours de ce processus
avec pour conséquence la nécessité dérivoir l’offre.
Quand la nature au projet est liée à des opportunités nouvelles, les données n’existent pas ou sont
rares. L’approche interactive permet alors de précéder par étapes successives de définition des
questions et de collecte de l’information, de recueil de données, de réflexion et de définition de
nouvelles questions.
Dans ces conditions, il est essentiel d’avoir une ouverture d’esprit et l’approche « prêt-à-porter ».
Il faut savoir changer de techniques et d’échantillon au fur et à mesure que le travail avance et que
de nouvelles questions apparaissent. A d’autre moment du processus, l’entrepreneur peut être
conduit à utiliser les techniques de questions et de l’entretien collectif ; parfois c’est l’entretien
semi-directif qui s’impose.
Le travail d’enquête est alors un processus d’apprentissage qui oriente l’entrepreneur ver d’autres
sources ou d’autre direction en fonction des informations obtenues. Tout cela permet d’exploiter et
d’approfondir un territoire, de générer de multiples informations et de construire de nombreux
repères, qui vont ensuite donner à l’entrepreneur des leviers d’actions utiles lors de la mise en
ouvre du projet.
Le processus d’apprentissage se pour suivra bien au de las de l’étude de marché et surtout lors du
lancement du produit et sa mise à disposition sur le marché.
Pour transformer une idée en projet gagnant et éviter des erreurs fatales, il faut commencer par un
pré en quête bien fouillée.
Lorsqu’un futur créateur d’entreprise vient consulter des experts, il leur pose des questions sur la
façon d’obtenir des aides, sur la fiscalité, sur son business plan, sur sa structure juridique. Aucune
question n’est véritablement posée sur le montage du dossier financier.
La démarche d’élaboration d’un état financier prévisionnel est constituée de 04 étapes principales :
- Chiffrer les besoins de vérification de la cohérence des investissements avec le volume des
ventes prévues ;
52
- Evaluer les besoins en capitaux qui peuvent permettre de mettre en route l’entreprise. (le
besoin en fond de roulement BTR)
Son périmètre (les clients) son évolution (la conjoncture), les produits ou les services proposés (ce
que vais vendre), les acteurs (les concurrents)
• Les critères d’achat (ce qui domine dans votre décision c’est-à-dire le prix, la qualité au le
circuit de distribution)
• Son évolution (qui sont les leaders et les suiveurs, qu’elle est la part de marché de chacun)
• La concurrence (où est ce qu’elle est implantée ? Qu’est ce qu’elle propose et à quel prix ?
comment elle communique ? comment elle gagne de l’argent ?)
• Les innovations (est ce qu’elles sont fréquentes ? Quel est leur origine et quel est leur impact
sur mon offre)
• La réglementation (actuelle)
• Les groupes d’influence (qui sont-ils ? et quel est leur poids auprès des autorités ?)
- Les questions introductives : commencer par les questions ouvertes qui appellent des réponses
positives ;
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- Les questions qualifiantes : leur rôle est de tester la personne pour vérifier qu’elle possède bien
l’information recherchée ;
- Les questions de mise en route : de plus en plus compliquées et techniques, elles doivent peu à
peu amener votre interlocuteur à se polariser sur le thème précis qui vous intéresse ;
- Les questions spécifiques : elles permettent de cerner des opinions, elles sont de type fermé ce
qui vous permet d’être au cœur de l’information que vous souhaitez obtenir.
- Identification : n’oubliez pas de demander à la personne qui vient de vous répondre, les
indications qui vous permettront d’exploiter au mieux ses réponses (âge, statut familial, etc.)
Elles varient suivant la forme juridique de l’entreprise. Très simples pour les entreprises
individuelles, elles sont plus longues et plus coûteuses pour les SARL et SA. Ce sont les formalités
que doit remplir le créateur pour donner une existence légale et pouvoir mettre en route l’entreprise.
La société est une entreprise créée par au moins deux personnes sur la base des statuts rédigés
par un spécialiste d’enregistrement des timbres et reçoit ses émoluments. Il va conduire sa tache
jusqu’à l’obtention du numéro du registre de commerce et du numéro statistique.
Il est important de savoir que vous serez libre d’exercer lorsque vous avez payé vos impôts et
que vous vous êtes fait connaitre auprès de certains organismes : la médecine du travail, l’inspection
en charge du travail, le service de collecte des impôts et l’organisme en charge de la sécurité sociale
(CNPS) caisse nationale de prévoyance sociale.
Lorsque toutes ces conditions sont réunies, vous pouvez exercer en toute quiétude.
Aujourd’hui des centres de formalités de création des entreprises sont mis sur pied dans notre pays
pour régler toutes les formalités en un seul guichet.
Pour créer une entreprise au Cameroun, le droit des affaires en vigueur est le droit OHADA
qui reconnait deux grandes catégories d’entreprises à savoir :
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- Les très petites entreprises (TPE) ;
- Les petites entreprises (PE) ;
- Les moyennes entreprises (ME) ;
Elles sont soumises à l’Impôt libératoire ou au régime simplifié.
Les sociétés commerciales sont constituées par les Sociétés Anonymes (SA), les Sociétés à
responsabilité limitée (SARL), les SARL unipersonnelles.
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- L’attestation de non utilisation du personnel salarié ou l’attestation d’utilisation du personnel
salarié le cas échéant.
Au Cameroun, il existe deux procédures de création d’entreprises : une procédure générale et une
procédure simplifiée.
Ainsi, pour la procédure générale, tout créateur doit remplir les formalités suivantes :
Obtenir une attestation d’exonération au titre de patente auprès du Centre Principal des
Impôts ;
Se faire immatriculer au registre de commerce auprès du greffe de tribunal de première
instance de sa localité ;
Obtenir une carte contribuable, un certificat d’imposition, une attestation de non redevance
et un certificat de localisation auprès du Centre Divisionnaire des Impôts ;
S’inscrire à la CNPS et obtenir un certificat d’immatriculation ;
Obtenir une carte professionnelle de commerçant ;
Déposer les éléments requis pour formalités administratives et fiscales et l’inscription au
fichier de l’entreprise de la Chambre de Commerce ;
Publier dans le Journal Officiel.
Pour les entreprises individuelles, dans les mois qui suivent la constitution, le créateur peut avoir à
s’acquitter de certains impôts tels l’acquisition du droit au bail, l’acquisition des locaux commerciaux,
l’acquisition d’éléments du fonds de commerce.
Pour les SARL, en plus de ces formalités, le promoteur doit rédiger, authentifier et faire enregistrer les
statuts de la société. Ensuite, il est important de savoir que l’entreprise doit se faire connaître dans un
délai relativement court auprès des organismes sociaux qui sont au nombre de quatre dans notre pays.
I- La médecine du travail
C’est une formalité à accomplir dès le début des activités. Elle consiste à organiser un service médical
et sanitaire au profit des travailleurs salariés qu’on emploie ; pour cela, il faut prendre contact avec un
médecin de votre choix agréé par le ministre de l’emploi et de l’insertion professionnelle.
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IV- Les formalités auprès de la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale (CNPS)
Une fois l’entreprise immatriculée auprès de la Chambre de Commerce, le numéro statistique est
transmis à l’agence de la CNPS de votre localité qui vous notifie dès réception de votre
immatriculation en qualité d’employeur de main-d’œuvre professionnelle.
Vous pouvez vous présenter avec le récépissé pour remplir les fiches de renseignements, de
déclaration et d’immatriculation des employés fournies par la CNPS.
Il faut ajouter les administrations compétentes dans le processus de création d’entreprise au Cameroun
que sont : le MINPMEESA, le MINJUSTICE, le MINFI, et la Chambre des Notaires qui représente le
secteur privé.
Une fois au CFCE, tout promoteur est convié à un entretien préalable avec le service d’accueil en
vue de déterminer le type d’activité que celui-ci compte mener. Les éléments constitutifs du dossier
variant selon la forme juridique de l’entreprise (entreprise individuelle ou entreprise collective régie
par les Actes Uniformes OHADA.
Pour les entreprises individuelles, il faut une photocopie de la CNI ou de l’acte de naissance, une
photocopie de l’acte de mariage, une déclaration sur l’honneur (pour exercer le commerce), une
déclaration sur l’honneur (pour la résidence), une autorisation d’exercer, un plan de localisation. Pour
les entreprises sociétaires, il faut une expédition des statuts notariés, la déclaration de conformité ou
de régularité, ou la déclaration notariée de souscription et de versement, la liste conforme des gérants,
administrateurs, dirigeants ou associes tenus responsables, une déclaration sur l’honneur (pour exercer
le commerce), une autorisation préalable d’exercer, un plan de localisation
Le deuxième rendez-vous est généralement pris pour déposer le dossier complet après un contrôle de
conformité. Puis, il faut remplir un formulaire d’inscription unique constitue auparavant de pièces
éparses. Après cette étape, le promoteur doit payer les frais exigibles et obtenir un récépissé : soit
41500FCFA pour les entreprises individuelles et 51500FCFA pour les entreprises collectives. Puis les
documents nécessaires à la création d’entreprise sont établis. Il s’agit de :
57
est délivré une attestation de non utilisation du personnel salarié (ANUPS). Et 72h
plus tard, l’entreprise est autorisée à fonctionner.
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CHAPITRE V : LE BUSINESS PLAN OU PLAN D’AFFAIRES : UN OUTIL STRATEGIQUE
DE PILOTAGE DE L’ENTREPRISE
Il est à la fois un dossier synthétique de présentation d’un projet entrepreneurial et d’une démarche
d’analyse stratégique ayant permis de l’élaborer. On y retrouve une projection dans le futur et une
présentation des moyens envisagés pour atteindre cette vision. Il expose de la même façon un plan
détaillé et tente de démonter la viabilité et la rentabilité de la future entreprise.
Les prévisions financières, notamment le plan de financement initial, le compte de résultat et le plan
de trésorerie constituent la partie financière du business plan.
Le business plan est un support d’aide à la décision. C’est l’élément fondamental de tout projet de
création d’entreprise et l’outil par excellence pour communiquer avec les partenaires. Il permet de
déterminer tous les aspects à mettre en œuvre en vue de réaliser le projet.
Démontrer la faisabilité,
« Vectoriser
Stratégique convaincre et donner
l’action »
confiance
Donner des points de
repère pour le
pilotage
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- De comprendre le projet et de labelliser
- De les convaincre d’apporter leur aide moyennant une promesse de retour identifiable
- De disposer d’un minimum d’informations utiles à l’action
Sur un plan général, les attentes des partenaires tournent autour des questions suivantes :
Le dilemme des partenaires est de ne pas manquer une bonne affaire et de ne pas s’engager dans une
impasse. Le business plan permet de répondre à toutes ces préoccupations. Il est parfois confondu au
plan financier.
Le business plan est plus perçu comme un outil que comme une méthode (business planning) car son
élaboration doit être selon Bastien et al (2016) :
Analytique : il faut passer en revue toutes les variables qui conditionnent le succès de
l’entreprise (équipe, offre ou proposition de valeur, marche, concurrence, environnement au
sens large)
Stratégique et opérationnel : exposer la démarche entrepreneuriale à travers la vision de
l’entrepreneur et le modèle d’affaires qu’il envisage et montrer comment elle sera mis en
œuvre
Financier : estimer les flux financiers futurs et les besoins
Communicant : le dossier doit convaincre les partenaires d’apporter les ressources manquantes
au démarrage ou à la croissance de l’entreprise.
Le business plan joue donc un rôle central dans la démarche entrepreneuriale. Il constitue l’itinéraire,
puis la feuille de route. Son élaboration se décompose en plusieurs phases : conception d’une
proposition de valeur, optimisation d’un modèle d’affaires, développement d’un plan marketing, d’un
plan industriel, d’un plan financier, etc.
Le business plan peut être défini comme un dossier qui décrit une opportunité et la façon dont une
équipe va structurer un projet d’entreprise en vue de l’exploiter et de démontrer la pertinence de la
démarche endéans une période déterminée, typiquement 3 à 5 ans (Bastien et al, 2016).
Le business plan est un document d’une trentaine de pages hors annexes (extraits d’études, copies de
courriers, devis). Il n’y a pas de règle figée dans sa présentation, mais il est important de dire que le
document doit être soigné dans sa forme et dans son fond. Il doit respecter une certaine logique et
faire ressortir de manière détaillée les éléments suivants :
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Généralités Partie économique Partie financière Partie juridique
Tableau des
annuités de crédit
Le business plan en tant que document de présentation propose une vision générale d’un projet
d’entreprise. Le document est bien évidemment adapté au destinataire. Il tient compte des objectifs de
la demande et des enjeux. La structure type et le contenu d’un business plan sont les suivants :
- La note de synthèse qui donne les points clés du projet pour les destinataires. Elle doit mettre
en perspective la faisabilité et la rentabilité du projet. Elle met en valeur l’ensemble du dossier
et incite le lecteur à parcourir l’intégralité du document.
- L’histoire du projet : où en est-on ? Qu’est-ce qui reste à faire ?
- Qu’est-ce qui a été fait ? Il s’agit de dégager les principales étapes, les jalons essentiels, les
réussites les plus marquantes du projet. Bref, tout ce qui peut monter la crédibilité de l’équipe
et l’efficacité de son action.
- L’équipe et le management : les hommes leurs atouts, leurs expériences et les références utiles.
Il faut joindre les CV détaillés des membres de l’équipe et les collaborateurs clés en annexe.
- La stratégie : quelle vision à moyen terme et à long terme ? c’est la partie centrale du projet
qui explique cette vision.
- Le produit ou le service : sa présentation se doit de souligner les caractéristiques distinctives.
- Les industries et marchés : où aller ? quels sont les territoires choisis et pour quelles raisons
ont-ils été choisis ?
- La concurrence : quels sont les autres compétiteurs ? quelles sont leurs forces et leurs
faiblesses ?
61
- L’accès au marché : quels sont les barrières, les obstacles et quelles est la stratégie d’accès au
marché ? Le créateur doit montrer qu’il a une bonne connaissance du marché et de
l’environnement concurrentiel.
- Production et opérations : quels sont les processus, les technologies utiles ? quels sont les
ressources et moyens indispensables ?
- Les prévisions : quelles sont les prévisions d’activités et de financement ? quelles sont les
conséquences financières des choix effectués ? les prévisions sont essentielles car elles
constituent la mesure de la performance économique et financière de la jeune entreprise. Elles
sont présentées sur une période de 03 ans et doivent être justifiées et chiffrées.
- Les risques : quels sont les risques stratégiques et opérationnels identifiables ? quelle est leur
probabilité d’occurrence et comment les manager ?
- Les annexes : ils permettent de comprendre des informations détaillées et complémentaires de
celles qui se trouvent dans les sections principales.
Tous ces aspects sont importants pour le créateur, son équipe et pour le projet. Ils doivent être étudiés
avec soin mais tous ne sont pas à faire figurer dans le document écrit parfois pour les raisons de
confidentialité et en raison des facteurs plus psychologiques.
Ces conseils concernent les business plan qui ont pour but de vendre un projet ou une équipe.
- Sur la forme : le business plan doit être concis et précis. La forme du document doit être
soignée pour susciter un sentiment favorable chez le lecteur. Il doit être clair et bien présenté,
lisible et soigné. Il doit être logiquement structuré. Il doit être vrai.
- Sur le fond : il doit éviter la négligence, l’anorexie, l’incohérence, l’intrus non maitrisé, la
dissimulation des zones d’incertitude, des faiblesses du projet et des risques. Il doit éviter
l’extrémisme et déprécier le business plan en personne.
Pour rédiger un business plan, le promoteur doit savoir qu’il faut soigner la présentation en y
incluant un sommaire et un résumé du projet. Il doit adapter le dossier monté au public visé. Il doit
être précis et concis. Il doit être complet et pouvoir se vendre facilement. En pratique, le processus
d’élaboration d’un plan d’affaire se décompose en quatre phases essentielles qui constituent la
démarche logique à suivre :
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l’équipe, car c’est sur elle que repose le succès de l’entreprise. Au sens large, l’environnement
recouvre le marché, la concurrence directe et indirecte, mais aussi le mode, l’évolution des conditions
de vie, les tendances sociétales, environnementales ou technologiques qui doivent être étudiées avec
soin avant de définir la stratégie de développement de l’entreprise.
4- Le plan financier
Cette étape va permettre d’aborder les aspects financiers du projet et de vérifier la pertinence et la
faisabilité économique des choix stratégiques et opérationnels. Il va d’abord s’agir de formuler les
estimations du chiffre d’affaire des frais généraux, du prix de revient et des investissements à réaliser.
Ces éléments seront donc en pratique la traduction chiffrée du plan d’action et permettront de donner
une première idée des besoins de l’entreprise. Les modes de financement qui seront utilisés seront
exposés. La situation de l’entreprise sera présentée sous forme d’un plan de trésorerie, d’un compte de
résultats et d’un bilan prévisionnel pour les trois à cinq prochaines années.
Le chiffre d’affaires : C’est le produit du prix de vente par la quantité de produits vendus.
Tandis que le résultat est la différence entre le montant de vos ventes et le montant de vos frais
: s’il est positif, vous avez fait un bénéfice ; s’il est négatif, vous faites une perte. Il ne faut
surtout pas confondre les deux.
Ainsi, chiffre d’affaires = prix × quantité
Résultat = montant des ventes – charges (bénéfice ou perte).
Les sorties d’argent : le chapitre des dépenses va être plus fourni. Voici ses rubriques :
Matériels, logiciels
Marchandise, stockage
Location des locaux
Salaires et charges si vous envisagez d’engager immédiatement du personnel
Frais de gestion, remboursements d’emprunts
Impôts
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Les charges :
Exercice
Charges d’exploitation :
- Achat de marchandises X
Matières premières X
Autres approvisionnements X
- Achats de sous-traitance X
- Services extérieurs :
Personnel extérieur X
Loyers en crédit-bail X
Autres X
- Sur rémunérations X
- Autres X
Charges de personnel : X
- Salaires et traitements X
- Charges sociales X
Autres charges X
Total X
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La dotation aux amortissements :
C’est la constatation comptable de la dépréciation d’un actif : les biens durables que
l’entreprise détient et qu’elle va utiliser (équipements, installations, machines, véhicules,
voire bâtiment) vont s’user, puis devenir obsolètes. Ce qui signifie entre autre s’amortir. Il
faut donc prévoir de les remplacer à terme. La notion d’amortissement répond à cette
nécessité : il s’agit de mettre les ressources financières de côte afin de pouvoir acheter de
nouveaux équipements.
Sur le plan comptable, l’entreprise doit provisionner tous les ans une quote-part de la valeur
de ces biens. Sur le plan fiscal, cette somme vient en déduction du bénéfice imposable.
Comme cette dotation aux amortissements est une charge qui n’est pas décaissée, une part de
bénéfice non extériorisée est laissée dans l’entreprise. En voici un exemple :
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Tableau du compte de résultat :
Charges hors taxes Exercice Produits hors taxes Exercice
Rémunérations du personnel
Charges sociales
Autres charges
Total 1 Total 1 X
Ce compte de résultat doit être projeté sur les trois premiers exercices, de manière à
s’assurer que l’activité va dégager un bénéfice suffisant.
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Le besoin de financement : l’actif
L’actif constitue les besoins durables de l’entreprise : ce sont les frais de démarrage, les
investissements, les besoins en fonds de roulement. On a :
- Les investissements : ce sont les frais durables constitues des frais d’installation,
l’achat de matériel ou d’outils, l’équipement de l’entreprise (mobilier, matériel,
machines, ordinateurs, véhicules), l’achat de brevet, l’entrée en franchise, les dépôts
de garantie de loyer. Dans le bilan, c’est l’actif immobilise ou immobilisations. Si
l’entreprise récupère la TVA, vous inscrivez les prix hors taxes. Sinon, vous prenez les
prix TTC.
- Les frais d’établissement : ce sont les frais destinés à donner vie au projet et à
l’installer physiquement. On distingue les frais d’immatriculation au registre de
commerce, les frais de première publicité, les honoraires de conseil, les frais de
signature du bail commercial et du dépôt de garantie.
- Les besoins en fonds de roulement : ce sont les besoins financiers à très court terme.
On a le premier stock de marchandises qu’il faut pour démarrer (matières premières et
produits finis, si c’est une activité de service, il n’y en aura pas), le solde du compte en
banque et l’argent en caisse, les délais de paiement éventuels des clients, les délais de
paiement éventuels accordés par les fournisseurs.
- Les ressources internes sont constituées des apports personnels. Ceux que vous allez
apporter, ainsi que ceux que vos associes vont apporter. Elles comportent le capital
social, (celui que vous avez prévu d’apporter à votre entreprise. Ce capital dépend du
statut juridique choisi), les comptes courants d’associes (le principe consiste à prêter
de l’argent à leur société, sous la forme d’un compte courant) qui est un mode de
financement efficace pour la société.
- Les ressources externes : ce sont les primes, les subventions, les aides financières, les
emprunts bancaires.
Les besoins financiers durables doivent être couverts par des ressources de même nature.
Les totaux des deux colonnes du plan de financement initial doivent être égaux. Si la
somme des ressources est inférieure à celle des besoins, votre projet va avoir besoin d’un
financement supplémentaire : par exemple un prêt bancaire.
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d’informations de base : Où sommes-nous ? Où voulons-nous aller ? Comment y
arriver? Toutefois, certains types de problèmes compliquent cette planification
commerciale : la prévision, l’information nécessaire, les contraintes de temps, la
coordination du processus de planification et de la mise en œuvre du plan
commercial. Quelques renseignements sont nécessaires à cette planification
commerciale :
Qui sont les utilisateurs ?
Où se trouvent-ils ?
Quelle quantité achètent-ils ?
A qui achètent-ils et pourquoi ?
Comment la promotion et la publicité sont-elles employées ? Et laquelle des deux
méthodes est efficace ?
Comment les tarifs évoluent-ils ? Qui est à l’origine de ce changement et
pourquoi ?
Quels sont les canaux de distribution qui fournissent les consommateurs et
comment fonctionnent-ils ?
Qui sont les concurrents ? Où se trouvent-ils ? Quels sont leurs atouts et leurs
handicaps ?
Quelles sont les techniques commerciales utilisées par les concurrents les plus
prospères et pour ceux qui ont des produits de succès ?
Quels sont les objectifs globaux de la société pour l’année et pour les cinq années
avenir ?
Quelles sont les forces et faiblesses de la société ?
De quelle capacité de production dispose-t-on pour chaque produit ?
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Quels seront les besoins de stockage ? Comment seront-ils satisfaits et comment
fonctionneront les systèmes de contrôle des stocks ?
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La viabilité d'un projet entrepreneurial dépend de plusieurs facteurs comme la gestion prudente des dépenses pendant la phase de démarrage, un approvisionnement adéquat en fonds propres, une planification efficace des investissements, et la capacité de l'entrepreneur à convaincre les possibles partenaires financiers . L'étude de faisabilité s'avère essentielle pour évaluer la viabilité du projet, incluant l'analyse du marché et la préparation d'un plan financier réaliste .
Les principaux défis incluent la nécessité de convaincre les banquiers et investisseurs de la viabilité et la rentabilité du projet . Cela demande une préparation minutieuse du business plan, une justification précise des prévisions de ventes et de la stratégie commerciale . De plus, ils doivent surmonter le scepticisme et le pessimisme des interlocuteurs en montrant professionnalisme et une compréhension approfondie des risques sectoriels .
L'éducation fournit les compétences théoriques nécessaires, tandis que l'expérience professionnelle procure une compréhension pratique des dynamiques du marché et des opérations commerciales . Ce mélange enrichit la capacité d'un entrepreneur à innover, à gérer les risques, et à exploiter les opportunités, augmentant ainsi les chances de succès entrepreneurial .
L'entrepreneur diffère d'un manager classique par sa capacité à innover, à prendre des risques calculés, et à saisir les opportunités pour créer de la valeur . Tandis que le manager se concentre sur l'optimisation et l'amélioration des processus existants, l'entrepreneur agit comme un leader motivationnel capable de conduire son équipe vers l'atteinte de nouveaux objectifs et la réalisation de visions plus audacieuses .
L'étude de marché est cruciale car elle permet de tester l'idée initiale, de fixer des objectifs réalistes pour le projet, et d'évaluer la demande potentielle et la concurrence . Elle contribue à la détermination des caractéristiques distinctives du produit ou service, et à la formulation d'une stratégie commerciale adaptée, essentielle pour assurer la réussite du lancement sur le marché .
Un business plan efficace comprend plusieurs étapes clés : la présentation du projet, l'étude de marché, l'analyse financière, et la stratégie commerciale . Chaque partie détaille les aspects critiques pour garantir la faisabilité et la rentabilité, tels que la présentation du produit, le plan de financement, et le positionnement stratégique .
Les traits psychologiques tels que le goût du risque, la persévérance, l'optimisme, et la confiance en soi sont essentiels . Professionnellement, les qualités telles que la créativité, l'expérience, la capacité de communication, et un sens aigu des responsabilités jouent un rôle crucial dans la prise de décisions stratégiques et le management efficace de leur entreprise .
Les entrepreneurs acceptent le risque comme une composante inhérente à leur activité et développent une tolérance à l'ambiguïté et à l'incertitude . Cette approche leur permet de naviguer les situations imprévues, d'adapter leur stratégie, et de capitaliser sur les opportunités lorsque des conditions économiques changeantes se présentent .
Les paradigmes proposés, tels que celui de l'opportunité d'affaires et celui de la création d'une organisation, influencent la compréhension de l'entrepreneuriat en proposant une diversité de perspectives sur ce champ . Ils encouragent une vue plus complexe et nuancée, reconnaissant qu'aucune définition unique ne saurait englober toutes les dimensions de l'entrepreneuriat . Cela permet d'adapter les approches entrepreneuriales à différents contextes et types d'entreprises, enrichissant ainsi la compréhension et l'application de concepts entrepreneuriaux variés .
L'environnement familial, notamment avoir des parents indépendants, incite souvent les individus à embrasser l'esprit d'entreprise dès un jeune âge . La culture joue également un rôle clé en façonnant les attitudes et comportements envers l'initiative entrepreneuriale, transmis par les traditions familiales et socioculturelles . Cela crée un cadre où les valeurs d'autonomie et de créativité sont valorisées, favorisant le développement d'un état d'esprit entrepreneurial .