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Introduction aux séries de Fourier

Ce document présente une introduction à la théorie des séries de Fourier. Il définit les notions de base comme la périodicité et l'intégration de fonctions continues par morceaux. Il explique également le contexte historique de développement de cette théorie.

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Introduction aux séries de Fourier

Ce document présente une introduction à la théorie des séries de Fourier. Il définit les notions de base comme la périodicité et l'intégration de fonctions continues par morceaux. Il explique également le contexte historique de développement de cette théorie.

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Séries de Fourier

Après le chapitre sur les séries entières qui traitait des


séries en puissance, on aborde dans ce dernier cha-
pitre un autre type particulier de séries de fonctions,
les séries dites trigonométriques. A la différence des
Introduction séries entières, nous passerons beaucoup moins de temps
sur les séries trigonométriques en tant que telles, tan-
dis que le problème de la décomposition des fonctions
sous cette forme nous occupera la majeure partie du
chapitre. D’autre part, les deux résultats principaux de
convergence seront admis, la démonstration sortant du
cadre de ce cours.

1 Introduction et théorie
La théorie des séries de Fourier permet d’interpréter certains ”signaux” (autrement
dit, certaines fonctions définies sur un intervalle réel) comme résultant de la superposi-
tion d’une infinité de signaux sinusoı̈daux de fréquences différentes. Revenons quelque
peu à l’historique, afin d’en savoir un peu plus sur l’émergence de cette idée géniale.
Joseph Fourier, qui travaillait sur la propagation de la chaleur sur des corps solides, a
remarqué que la propagation de la chaleur sur un anneau ressemble à un mouvement
harmonique.

Le développement de la théorie de l’intégration et celui de l’analyse fonctionnelle


ouvrent de nouveaux horizons à l’analyse de Fourier. Ces nouveaux points de vue ne
peuvent être qu’effleurés dans la suite : ils le seront à travers l’approche hilbertienne
des séries de Fourier, et à travers le théorème de convergence en moyenne démontré en
1900 par Lipót Fejér 1 . Cette époque voit la naissance de l’analyse harmonique, discipline
toujours active de nos jours après une immense effervescence dans les années 1960. Mais
c’est peut-être à travers la théorie des ondelettes, avatar contemporain de la théorie de
Fourier, que celui-ci connaı̂t un de ses plus grands triomphes posthumes.

Notre but, bien plus modeste, est de présenter ici quelques résultats fondamentaux
sur les séries de Fourier. Le cadre adéquat étant indubitablement celui de l’intégrale de
Lebesgue vue en analyse 1, l’étude des séries de Fourier et sa transformation sera donc
approfondie dans un module ultérieur [analyse 3], auquel le présent chapitre peut être
vu comme une préparation. Pour l’instant, afin d’éviter de gaspiller de l’énergie sur des
difficultés liées à l’intégrale de Riemann, le cours sera délibérément placé dans le cadre
très simple des fonctions continues par morceaux.

1. alors âgé de 20 ans.

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 1


2 Préparatifs
L’étude des séries de Fourier requiert l’introduction préalable de quelques notions
techniques un peu fastidieuses. Afin de ne pas noyer les points réellement importants
dans des considérations auxiliaires, il a semblé préférable de ne pas disperser ces notions
au fil du texte. C’est pourquoi elles ont été regroupées dans ce chapitre de préparatifs.

2.1 Notation
Dans la suite, on notera systématiquement f (c− ) (resp. f (c+ )) la limite à gauche (resp.
à droite) d’une fonction f en un point c donné de R. Autrement dit, on pose

f (c− ) = lim f (x) et f (c+ ) = lim f (x)


x→c− x→c+

lorsque cela a un sens.

2.2 Régularité par morceaux


Soit f une fonction définie sur un intervalle fermé borné [a, b], à valeurs réelles ou
complexes. On dit que f est continue par morceaux s’il existe une famille finie (xj )0≤j≤N
de points de [a, b], avec a = x0 < x1 <···< xN = b, telle que, pour tout j = 0, ..., N − 1,
on ait les deux propriétés suivantes :
(i) la fonction f est continue sur chaque intervalle ouvert ]xj , xj+1 [,
(ii) la fonction f possède une limite à droite en xj et à gauche en xj+1 .

Remarque
Il résulte de cette définition qu’aux points xj avec 1 ≤ j ≤ N − 1, la fonction f a une
limite à gauche et à droite. Ces limites à gauche et à droite coı̈ncident, et valent f (xj ),
si et seulement si la fonction f est en fait continue en xj .

Définition
Soit f une fonction définie sur un intervalle fermé borné [a, b], à valeurs réelles ou
complexes. On dit que f est de classe C 1 par morceaux s’il existe une famille finie
(xj )0≤j≤N de points de [a, b], avec a = x0 < x1 <···< xN = b, telle que, pour tout
j = 0, ..., N − 1, on ait les deux propriétés suivantes :
(i) la fonction f est dérivable, à dérivée continue, sur chaque intervalle ouvert ]xj , xj+1 [,
(ii) la fonction f et sa dérivée f 0 ont une limite à droite en xj et à gauche en xj+1 .

Remarque
Par définition, toute fonction de classe C 1 par morceaux est continue par morceaux
(la réciproque est clairement fausse).

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 2


2.3 Intégration
Soit f une fonction continue par morceaux sur [a, b]. On considère une subdivision
a = x0 < x1 <···< xN = b associée à f . On sait que f est continue sur chaque intervalle
ouvert ]xj , xj+1 [ avec j = 0, ..., N − 1. Soit fj la fonction définie sur l’intervalle fermé

[xj , xj+1 ] par fj (x) = f (x) pour xj < x < xj+1 , fj (xj ) = f (x+j ) et fj (xj+1 ) = f (xj+1 ).
Alors fj est continue sur l’intervalle fermé borné [xj , xj+1 ] et, à ce titre, Riemann-
intégrable sur cet intervalle. On définit alors l’intégrale de f sur [a, b] par
Z a N
X −1 Z xj+1
f (x)dx = fj (x)dx (1)
b j=0 xj

Remarque
Le lecteur dont les connaissances sur l’intégrale de Riemann s’étendent un peu au-delà
de l’intégrabilité des fonctions continues sur un intervalle compact pourra constater que
f est elle-même Riemann intégrable sur l’intervalle [a, b] puisque, d’une part, elle y est
bornée et que, d’autre part, l’ensemble de ses points de discontinuité y est négligeable (il
s’agit, au plus, de l’ensemble des points xj , qui est fini). Fort heureusement, l’intégrale
ainsi obtenue est la même que celle de la définition précédente : en effet, les intégrales
de f et fj sur [xj , xj+1 ] coı̈ncident puisque f et fj diffèrent en un nombre fini de points
sur cet intervalle ; il suffit alors d’utiliser la relation de Chasles.

Remarque
Le choix de la famille (xj )0≤j≤N n’est pas unique, mais l’intégrale définie par (1) ne
dépend pas de ce choix. On peut le démontrer en utilisant la relation de Chasles (c’est
ennuyeux mais sans difficulté), ou en se servant de la remarque précédente, puisque
l’intégrale (1) n’est autre que l’intégrale de Riemann de f sur [a, b].

2.4 Périodicité
Soit T un réel strictement positif. Une fonction f définie sur R, à valeurs réelles ou
complexes, est dite T-périodique si on a f (x + T ) = f (x) pour tout réel x. On appellera
alors intervalle admissible pour f tout intervalle de la forme [a, a + T [
avec a ∈ R. Une fonction T-périodique est entièrement déterminée par sa donnée sur
un intervalle admissible. En effet, pour tout réel x, il existe un unique entier relatif k tel
que l’on ait x ∈ [a + kT, a + (k + 1)T [. La périodicité assure que f (x) = f (x − kT ) ; or
x − kT appartient à l’intervalle admissible [a, a + T [.

Exercice
Dessiner l’allure des graphes des fonctions 1-périodiques f et g définies respectivement
par f (x) = |x| pour x ∈ [−1/2, 1/2[ et g(x) = |x| pour x ∈ [0, 1[.

Définition
Une fonction T-périodique est dite continue (resp. de classe C 1 ) par morceaux sur R
si elle est continue (resp. de classe C 1 ) par morceaux sur un intervalle [a, b] avec a ∈ R
et b = a + T .

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 3


Remarque
Il est facile de se convaincre que la définition précédente ne dépend pas du choix de a.
On pourrait aussi y remplacer la condition b = a + T par b − aT . Par périodicité, il suffit
que la fonction soit continue (resp. de classe C 1 ) par morceaux sur un tel intervalle pour
qu’elle le soit sur tout intervalle [c, d].

Lemme R a+T
Soit f une fonction T-périodique continue par morceaux. Alors l’intégrale a f (x)dx
ne dépend pas du choix du réel a. Autrement dit
T
Z a+T Z T Z
2
f (x)dx = f (x)dx = f (x)dx = ...
−T
a 0 2

Démonstration
La relation de Chasles permet d’écrire
Z a+T Z 0 Z T Z a+T
f (x)dx = f (x)dx + f (x)dx + f (x)dx
a a 0 T

Le changement de variable x = y + T , dx = dy, conduit à l’égalité


Z a+T Z a Z a
f (x)dx = f (y + T )dy = f (y)dy
T 0 0

compte tenu de la relation de périodicité f (y + T ) = f (y). Il en résulte que la première et


la troisième intégrale au second membre de (2) s’éliminent. Il reste la seconde intégrale,
qui est indépendante de a.

Dans la suite, par commodité, les fonctions périodiques considérées seront 2 -périodiques.
Bien sûr, ce choix est motivé par le fait que les fonctions trigonométriques usuelles
(cos, sin, t → eit ...) sont 2π -périodiques. Il ne restreint pas la généralité, puisque tous
les résultats que l’on établit pour les fonctions 2 -périodiques se transposent très faci-
lement aux fonctions T-périodiques avec T quelconque : il suffit en effet de remarquer
que si f est une fonction T-périodique, alors x → f ( 2π T x) est une fonction 2 -périodique.
C’est un simple changement d’échelle.

Remarque
Pour toute fonction g supposée 2π-périodique continue par morceaux, le lemme donne
en particulier la relation Z Z2π π
g(x)dx = g(x)dx
0 −π
Dans la suite, nous utiliserons souvent cette propriété sans la rappeler explicitement.

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 4


3 polynômes trigonométriques
Définition
On appelle polynôme trigonométrique toute fonction P définie sur R par une expres-
sion de la forme
XN
P (x) = cn einx (2)
n=−N

où N est un entier naturel et où c−N , ..., c−1 , c0 , c1 , ..., cN sont des coefficients com-
plexes. Lorsque l’un au moins des coefficients c−N ou cN est non nul, on dit que N est
le degré de P .

Remarque
Etant donné un polynôme trigonométrique P , l’écriture (5), où N est le degré de P ,
est unique. En particulier, le degré lui-même est défini sans ambigüité.

Exemple
Les fonctions cos et sin sont des polynômes trigonométriques de degré 1 : c’est une
conséquence immédiate des formules d’Euler, puisque l’on a cos x = 21 e−ix + 12 eix et
1 −ix 1 ix
sin x = − 2i e + 2i e .

Étant donné un polynôme (au sens habituel) Q = N n


P
n=0 an X à coefficients réels ou
complexes, on sait que la connaissance de la fonction x → Q(x) détermine les coefficients
1
an via la relation an = Q(n) (0) (déjà vu dans le chapitre sur les séries entières). On
n!
va voir qu’une propriété analogue existe pour les polynômes trigonométriques. Elle est
basée sur le lemme suivant, dont la démonstration est immédiate.

Lemme
Soient n et p deux entiers relatifs. On a
Z π 
i(n−p)t 2π si n = p
e dt =
−π 0 si n 6= p

Soit alors P le polynôme trigonométrique donné par la relation (5), et soit un entier
N
p vérifiant −N ≤ p ≤ N . On a P (t)e−ipt = cn ei(n−p)t . Compte tenu du lemme
P
n=−N

précédent, on en déduit −π P (t)ei(n−p)t dx = 2πcp . En changeant le nom des indices, on
a donc établi le résultat suivant.

Proposition
Soit P le polynôme trigonométrique donné par l’expression (5). Pour tout entier n
avec −N ≤ n ≤ N , on a
Z π
1
cn = P (t)e−int dt
2π −π

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 5


Remarque Rπ
On montre de même que l’on a 2π 1 −int dt = 0 pour |n| > N . Ces résultats
−π P (t)e
établissent l’unicité de l’écriture (5) d’un polynôme trigonométrique, comme on l’avait
annoncé. En effet, le degré peut
R π être −iN
caractériséR comme le plus grand entier naturel N
tel que l’une des intégrales −π P (t)e t dt ou π P (t)eiN t dt soit non nulle. De là, les
−π
coefficients cn sont déterminés de façon unique par la proposition précédente.

4 Vers les séries de Fourier


Revenons quelque peu sur l’introduction de ce chapitre où on a annoncer que Joseph
Fourier a analysé la propagation de la chaleur sur des corps solides, et a remarqué que
la propagation de la chaleur sur un anneau ressemble à un mouvement harmonique. En
physique, nous donnons une expression plus générale à ce phénomène
 
2πx 2πt
y(x, t) = A sin − +φ
λ T

où y est le déplacement périodique de la vibration de l’objet , la période dans l’espace,


T la période dans le temps et la phase, qui est constante.

En fait, lors d’une expérience simple, il a remarqué que la source de chaleur passe
cycliquement, mais brusquement, d’une valeur extrême à une autre. Il a été ainsi amené
à soupçonner le rôle très important des fonctions trigonométriques et admettre qu’elles
pouvaient être les constituants élémentaires de tout Si nous fixons la variable x, nous
avons ici une fonction f (t) périodique de période T . L’idée de Fourier fut alors d’ap-
proximer le phénomène observé par une somme finie, constituée des harmoniques de la
période fondamentale T .

L’approximation est
N  
X 2πn
An sin t + φn
T
n=1

où N un naturel et An et n deux constantes qui varient en fonction de n. Nous pouvons


développer le sinus, ce qui nous donne :

       
2πn 2πn 2πn
An sin t + φn = An sin t cos (φn ) + cos t sin (φn )
T T T
   
2πn 2πn
= An sin (φn ) cos t + An cos (φn ) sin t
T T
   
2πn 2πn
= an cos t + bn sin t
T T

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 6


Puisque An sin (φn ) et An cos (φn ) sont constantes, on peut alors poser que an =
a0
An sin (φn ) et bn = An cos (φn ), et si on ajoute un terme constant , on obtient,
2
N     
a0 X 2πn 2πn
+ an cos t + bn sin t
2 T T
n=1

a0
On a choisi le terme constant comme étant pour une raison bien précise que l’on
2
détaillera au moment convenu.

5 Elaborer une théorie à partir de l’exemple


5.1 Construction de la théorie
En vue de ce que l’on a pu dire dans l’introduction, peut-on dire qu’une fonction f (x)
périodique de période T peut s’écrire sous la forme d’une somme
N     
a0 X 2πn 2πn
f (x) = + an cos t + bn sin t ?
2 T T
n=1

Certainement pas, car nous n’avons pas encore montré les conditions pour que les
deux membres soient équivalents. De plus, on n’a pas encore trouvé les expressions des
a0
constantes , an , bn , qui différencient une série d’une autre.
2
Pour trouver les expressions de ces constantes, nous allons utiliser les outils d’intégrale
sur la période de la fonction que l’on désire étudier.(Et de par le lemme que nous avons
démontré, on voit bien que la restriction à une période suffit).
Pour faciliter la compréhension, nous allons d’abord faire les démonstrations avec
une fonction f (x) qui a une période 2, puis ensuite étendre la démonstration pour des
périodes quelconques.

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 7


5.1.1 Calcul d’intégrales intéressantes et Formules utiles
Avant de déterminer les expressions de ces constantes, nous devons déterminer cer-
taines relations qui nous seront très utiles par la suite.(Mentionnons au préalable que
nous utilisons la parité des fonctions sinus et cosinus dans notre développement.)
Soient n, p et q des entiers ≥ 0. On vérifie facilement que

n π 0 si n = 2p + 1
cos(nπ) = (−1) , cos(n ) = p
2 (−1) si n = 2p

π 0 si n = 2p
sin(nπ) = 0, sin(n ) = p
2 (−1) si n = 2p + 1
Z 2π 
2π si k = 0
cos(kt)dt =
0 0 si k 6= 0
Z 2π Z 2π 
2π si k = 0
sin(kt)dt = 0, exp(ikt)dt =
0 0 0 si k 6= 0
R 2π
0 cos(pt) sin(qt)dt = 0, pour tous entiers p et q.

Z 2π  0 si p 6= q
cos(pt) cos(qt)dt = π si p = q 6= 0
0 
2π si p = q = 0

Z 2π  0 si p 6= q
sin(pt) sin(qt)dt = π si p = q 6= 0
0 
0 si p = q = 0
En particulier, pour tout entier p 6= 0, on a
Z 2π Z 2π
2
sin (pt)dt = π = cos2 (pt)dt
0 0

5.2 Calcul des coefficients


Sans avoir montré l’existence, on suppose qu’une fonction périodique de période 2π,
continue sur R et dérivable sur R est égale à sa série de Fourier. Alors,
N
a0 X
f (x) = + (an cos (nx) + bn sin (nx))
2
n=1

Pour trouver a0 , on va prendre l’intégrale de −π à π (une période entière) dans les


deux membres, ce qui nous donne
Z −π Z −π Z N
−π X
a0
f (x)dx = dx + (an cos (nx) + bn sin (nx)) dx
π π 2 π n=1

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 8


Z −π Z −π Z N
−π X
a0
f (x)dx = dx + (an cos (nx) + bn sin (nx)) dx
π π 2 π n=1
l’intégrale d’une somme est égale à la somme de l’intégrale donc
Z −π Z −π N Z −π N Z −π
a0 X X
f (x)dx = dx + an cos (nx) + bn sin (nx) dx
π π 2
n=1 π n=1 π
ha iπ N
X h an iπ N
X  −bn π
0
= x + sin (nx) + cos (nx)
2 −π n −π n −π
n=1 n=1
a0
= × 2π = a0
2
On a alors, Z −π
1
a0 = f (x)dx
π π
Pour trouver an et bn , on multiplie deux membres respectivement par cos(kx) et sin(kx)
où k est un entier positif, ensuite, nous allons prendre l’intégrale de −π à π dans les
deux membres, ce qui nous donne

1 −π 1 −π
Z Z
an = f (x) cos(nx)dx et bn = f (x) sin(nx)dx
π π π π
Résumons quelque peu. Si une fonction périodique de période 2π peut s’écrire sous
forme de série de Fourier, alors
N
a0 X
f (x) = + (an cos (nx) + bn sin (nx))
2
n=1

Alors
1 −π
Z
a0 = f (x)dx
π π
1 −π
Z
an = f (x) cos(nx)dx
π π

1 −π
Z
bn = f (x) sin(nx)dx
π π

Une partie de la suite de ce chapitre consistera à étudier diverses propriétés de conver-


gence des séries de Fourier. On en tirera diverses applications. Auparavant, on a conclue
cette section en présentant une écriture couramment utilisée pour les séries de Fourier :
cette écriture permet incidemment de P voir que leur étude s’inscrit bien dans le cadre
général de celle des séries de fonctions fn .
n≥0

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 9


5.3 Ecriture complexe des séries de Fourier
La manière d’écrire la série de Fourier avec la somme de sinus et cosinus n’est pas
l’unique représentation des séries de Fourier : nous pouvons aussi écrire la somme de
Fourier sous la forme exponentielle, ce qui simplifiera l’écriture et les calculs.
La formule d’Euler nous permet d’écrire
∞ ∞ 
einx + e−inx einx − e−inx
X X 
(an cos (nx) + bn sin (nx)) = an + bn
2 2
n=1 n=1
∞  
X an inx −inx
 ibn inx −inx

= e +e + e −e
2 2
n=1
∞   X ∞  
inx an ibn −inx an ibn
X
= e − + e +
2 2 2 2
n=1 n=1

Au lieu de prendre tous les termes n de 1 à ∞, on peut penser qu’on peut inverser
ceci sans pour autant changer le sens de la somme en prenant tout les n de −∞ à −1.
∞ ∞   −1  
X X
inx an ibn X
−inx a−n ib−n
(an cos (nx) + bn sin (nx)) = e − + e +
2 2 n=−∞
2 2
n=1 n=1

Nous avons envie de grouper les deux sommes, pour ça, il faut qu’on trouve une
relation entre les deux. Puisque la série trigonométrique donne une fonction réelle, alors
la somme de ces deux sommes doit aussi donner quelque chose de réel. La somme des
deux doit donc satisfaire la symétrie complexe : si on veut que la somme de deux nombres
complexes soit un nombre réel il faut alors que si l’un est z, l’autre soit son conjugué z.
an − ibn a−n − ib−n
Si l’on pose que Cn = , donc on peut aussi déduire que C−n = ,
2 2
an + ibn
alors on a besoin que le terme correspondant de Cn soit Cn = et que celui de
2
a−n + ib−n
C−n soit C−n = . Pour montrer cela nous devons d’abord montrer la relation
2
entre les constantes trigonométriques et a−n et b−n .
1 Rπ
On a vu que an = f (x) cos(nx)dx
π −π

1 π
Z
a−n = f (x) cos(nx)dx
π −π
1 π
Z
= f (x) cos(−nx)dx
π −π
Z π
1
= f (x) cos(nx)dx
π −π
= an
1 Rπ
On a vu aussi que bn = f (x) sin(nx)dx
π −π

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 10


Z π
1
b−n = f (x) sin(−nx)dx
π −π
Z π
1
= − f (x) sin(nx)dx
π −π
= −bn
Par ces deux relations, nous pouvons constater que,

a−n − ib−n
C−n =
2
an + ibn
=
2
an − ibn
=
2
= Cn
Ceci nous montre bien que la somme des deux est bien réelle puisqu’elles satisfont
Cn = C−n . Par la même procédure, on peut aussi montrer que C−n = Cn . Mais avant de
pouvoir les écrire sous une seule somme, on peut constater qu’il nous manque le terme
n = 0.
Puisqu’on sait que Cn = C−n , alors C0 = C−0 = C0 . Ca montre que C0 est un terme
a0
particulier car il est toujours réel est égale a . C’est la raison pour laquelle on a choisi,
2
a0
dans la série de Fourier trigonométrique, d’introduire la constante comme étant .
2
Finalement, nous pouvons continuer notre raisonnement, et poser que
an − ibn a−n + ib−n
Cn = et Cn =
2 2
∞ ∞   −1  
a0 X a0 X inx an − ibn X
−inx a−n + ib−n
+ (an cos (nx) + bn sin (nx)) = + e + e
2 2 2 n=−∞
2
n=1 n=1

X −1
X
= Cn einx + Cn einx
n=1 n=−∞

et Cn = C−n et C0 = C−0 = C0 , donc


∞ ∞
a0 X X
+ (an cos (nx) + bn sin (nx)) = Cn einx
2 −∞
n=1
Nous avons donc que si une fonction peut être écrite sous forme de série de Fourier
exponentielle, alors sa série de Fourier sera

X
Cn einx
n=−∞

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 11


Il nous faut maintenant trouver les expressions du coefficient Cn, à l’instar de ce
an − ibn
qu’on a pu réalisé précédemment. N’oublions pas qu’on a défini que Cn = ,
2
a−n − ib−n
C−n = et C−0 = C0 . Par ailleurs, nous avons aussi montré les expressions
2
de an et bn , donc pour trouver Cn , il nous suffit de substituer les expressions.

an − ibn
Cn =
2 Z
1 1 π i π
Z 
= f (x) cos(nx)dx − f (x) sin(nx)dx
2 π −π π −π
Z π
1
= f (x) (cos(nx)dx − i sin(nx)) dx
2π −π

Par la relation d’Euler, on peut voir directement que cos(nx) − i sin(nx) = e−inx
Donc
Z π
1
Cn = f (x)e−inx
2π −π
Exemple : Fonction Carrée

Prenons l’exemple d’une fonction carrée périodique de période 2π.


Alors sur l’intervalle [−π, π], on a

1 si 0≤x≤π
f (x) =
−1 si − π ≤ x < 0

Si cette fonction peut être écrite sous la forme de série de Fourier, alors cette série est
a0 PN
égale à + (an cos (nx) + bn sin (nx))
2 n=1
Maintenant, il faut qu’on détermine les coefficients a0 , an et bn . Pour cela, nous pou-
vons directement appliquer ce que nous avons trouvé auparavant,
mais on doit traiter les deux parties séparément, puisque f (x) est définie différemment
sur l’intervalle [−π, π]
Z 0 Z π 
1
a0 = f (x)dx + f (x)dx
π −π 0
Z 0 Z π 
1
= −1dx + 1dx
π −π 0
1
= (π − π) = 0
π

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 12


Figure 1: Graphique de la fonction carrée

Z 0
1
an = f (x) cos(nx)dx
π −π
Z 0 Z π 
1
= − cos(nx)dx + cos(nx)dx
π −π 0
 
1 −1 0 1 π
= [sin(nx)]−π + [sin(nx)]0
π n n
 
1 −1 1
= (sin(0) − sin(−nπ)) + (sin(nx) − sin(0))
π n n
= 0

1 0
Z Z π Z π 
1
bn = f (x) sin(nx)dx = − sin(nx)dx + sin(nx)dx
π −π π −π 0
 
1 1 0 −1 π
= [cos(nx)]−π + [cos(nx)]0
π n n
 
1 1 −1
= (cos(0) − cos(−nπ)) + (cos(nπ) − cos(0))
π n n
 
1 1 −1 2
= (1 − cos(−nπ)) + (cos(nπ) − 1) = (1 − cos(nπ))
π n n πn

On remarque ici que la valeur de bn dépend de la parité de n. Aussi posons-nous soit


n = 2k, soit n = 2k + 1 suivant la parité de k ∈ Z.
2 1
Si n = 2k alors (1 − cos(nπ)) = (1 − cos(2kπ)) = 0
πn kπ
2 1 4
Si n = 2k + 1, alors (1 − cos(nπ)) = (1 − cos (2k + 1) π) =
πn (2k + 1) π (2k + 1) π
Donc (
0 si n est un entier paire
bn = 4
si n est un entier impaire

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 13


Nous avons donc trouvé que la série de Fourier de f (x) est
N
X 4
sin ((2k + 1) x)
(2k + 1) π
k=0

Figure 2: Addition de termes de la fonction carrée

Par cet exemple, nous pouvons aussi observer une chose étonnante. Cette fonction
carrée peut être simplement écrite par la somme de sinus. En effet, la raison pour laquelle
son expression est uniquement sous forme de termes en sinus est simplement due à sa
parité. Cette ”propriété de parité” nous dit que :
– si la fonction est paire, alors sa série de Fourier est une somme de cosinus.
– si la fonction est impaire, sa série de Fourier est une somme de sinus.
D’où la propostion suivante :

Proposition
Soit une fonction f définie sur R, de période T = 2π, localement intégrable.
Si f est impaire
2 2π
Z
on a ap = 0 pour tout p ≥ 0 et bp = f (t) sin(pt)dt, p ≥ 1.
π 0

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 14


Si f est paire
Z 2π
2
on a bp = 0 pour tout p ≥ 1 et ap = f (t) cos(pt)dt, p ≥ 0.
π 0
Ou encore
• Si f est impaire, on a cp = −c−p pour tout p ≥ 0 (en particulier c0 = 0) et la série
de Fourier est de la forme
2ic1 sin x + 2ic2 sin 2x + ··· + 2icn sin nx + ···
• Si f est paire, on a cp = c−p pour tout p ≥ 0 et la série de Fourier est de la forme
c0 + 2c1 cos x + 2c2 cos 2x + ··· + 2cn cos nx + ···
Preuve
Si une fonction localement intégrable g est définie sur [−a, +a] pour a > 0, on a
Z +a
g(t)dt = 0 si g est impaire
−a
Z +a Z +a
g(t)dt = 2 g(t)dt si g est paire
−a 0
R 2π Rπ
d’où le résultat, en remplacant 0 par −π .dans les formules.
Remarque
On peut écrire les séries de Fourier exponentielles d’une fonction f (x) de période quel-

conque T . Soit f une fonction définie sur R, périodique de période T = , localement
ω
intégrable.
(i) Les coefficients de Fourier de f sont
2 T
Z
ap = f (t) cos(pωt)dt, p ≥ 0 et
T 0
2 T
Z
bp = f (t) sin(pωt)dt, p ≥ 1
T 0
et la série de Fourier de f est la série de fonctions
a0 X
+ (an cos nωx + bn sin nωx) , x ∈ R
2
n≥1

Ou bien
(ii)les Coefficients de Fourier de f sont
1 T
Z
cp = f (t) exp(−ipωt)dt, p ∈ Z
T 0
et la série de Fourier de f est la série de fonctions
X
c0 + (cn exp(ipωx) + c−n exp(−ipωx)) , x ∈ R
n≥1

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 15


5.4 Interprétation physique
En physique ou électronique, les fonctions utilisées sont souvent des composantes

de phénomènes périodiques de période T = , la variable x étant le temps (noté
ω
1 ω
généralement t). La grandeur = est la fréquence du signal.
T 2π
Dans ces domaines, on remplace souvent la fonction un (t) = an cos nωt + bn sin nωt
par un (t) = Cn cos(nωt − ϕn ) , où
p
Cn = a2n + b2n

et ϕn est tel que an = Cn cos ϕn , bn = Cn sin ϕn .


En effet, on remarque que (cos(a − b) = cos a cos b + sin a sin b!)

Cn cos(nωt − ϕn ) = Cn cos ϕn cos(nωt − ϕn ) + Cn sin ϕn sin(nωt − ϕn )

a2n + b2n = Cn2 cos2 ϕn + sin2 ϕn = Cn2




6 Convergence de la série de Fourier


Jusqu’à présent, nous avons toujours utilisé soit l’hypothèse ”si la fonction égale à
sa série” ou soit le terme ”la série de Fourier d’une fonction” parce qu’on a pas encore
montre de manière rigoureuse, l’équivalence entre la fonction et sa série de Fourier. Pour
cela, nous devons montrer la convergence de la série de Fourier vers la fonction. La conver-
gence est sans conteste l’aspect le plus compliqué dans la description mathématique des
séries de Fourier. Aussi pouvons-nous seulement, avec notre modeste niveau, en aborder
qu’une mince partie.

6.1 Convergence des séries trigonométriques


Proposition P P
Si les séries numériques an et bn converge, alors la série trigonométrique
   
X 2nπ 2nπ
S(t) = an cos t + bn sin t
T T
n≥0

converge normalement (et donc uniformément sur R)

Preuve    
2nπ 2nπ
Cela découle directement de l’inégalité : an cos
t + bn sin t ≤ |an |+|bn |
T T

Corollaire P P
Si les séries numériques |an | et |bn | convergent, alors la série trigonométrique
S(t) est continue sur R.

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 16


P P
Si les séries n |an | et n |bn | convergent, alors la somme S(t) est continue sur R, à
dérivée continue.

Proposition
Si les suites numériques (an ) et (bn ) sont décroissantes et tendent vers 0, alors la série
trigonométrique S(t) est convergente pour t 6= k.T où k ∈ Z.

La convergence simple, que traite le théorème de Dirichlet, requiert des hypothèses


différentes sur la fonction f (x). La preuve de ce théorème est inabordable car elles
nécessite des notions d’analyse fonctionnelle très avancées.

Définition
Une fonction f définie sur R est
– de classe C 1 , si f est dérivable et f 0 est continue ;
– de classe C 1 par morceaux, si, sur tout [a, b], f est dérivable à dérivée continue sauf
au plus en un nombre fini de points, dits points singuliers. En un tel point x0 , f

– admet une limite à droite, notée f (x+ 0 ), une limite à gauche, notée f (x0 ), une
0 0
dérivée à droite lim f (x) et une dérivée à gauche lim f (x).
x→x+
0 x→x−
0
– s’il est C 1 par morceaux alors elle est continue par morceaux. En particulier, elle
est localement intégrable.

Théorème ( Dirichlet : (admis))


Soit une fonction f définie sur R, de période T = 2π et C 1 par morceaux. Alors
1. La série de Fourier de f converge simplement sur R.
2. La somme, notée Sf (x), de la série de Fourier de f est égale à

 f (x) si f continue en x
Sf (x) = f (x+ ) + f (x− )
 si f est discontinue en x
2
Nous pouvons dès lors dire qu’une fonction qui vérifie les hypothèses du théorème de
Dirichlet converge simplement. Remarque :Il peut exister des fonctions continues dont
la série de Fourier associée diverge pour certaines valeurs de x.

Thérème. Formule de Parseval (admis)


Soit une fonction f définie sur R, périodique de période T = 2π et C 1 par morceaux.
Alors
1 2π |a0 |2 X 
Z 
|f (t)|2 dt = + |an |2 + |bn |2
π 0 2
n≥1

Ou bien Z 2π
1 X 
|f (t)|2 dt = |c0 |2 + |cn |2 + |c−n |2
2π 0 n≥1

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Exemple
Soit f de période T = 2π, définie par
x
f (x) = pour x ∈ [−π, π[
2
La fonction est continue et dérivable sauf aux points

xk = (2k + 1) π, k ∈ Z

La fonction est impaire, donc an = 0 pour tout n ≥ 0. De plus


2 π 2 π t 1 π
Z Z Z
bn = f (t) sin(nt)dt = sin(nt)dt = t sin(nt)dt
π 0 π 0 2 π 0
Soit (pour calculer bn on fait une intégration par parties), pour n ≥ 1

cos(nt) π (−1)n+1
  Z π 
1 cos(nt) cos(nπ)
bn = −t + dt = − =
π n 0 0 n n n
La série de Fourier de f est donc
X (−1)n+1
sin(nx)
n
n≥1

Comme f est C 1 par morceaux, le Théorème de Dirichlet s’applique, la série de Fourier


converge sur R et sa somme est

 f (x) si x 6= (2k + 1) π
Sf (x) = f (x+ ) + f (x− ) 1 π π 
 = − = 0 si x = (2k + 1) π
2 2 2 2
π
Si x = , on obtient
2
 π  π X (−1)n+1 π X (−1)k
f = = sin(n ) =
2 4 n 2 2k + 1
n≥1 k≥0

X (−1)k π
=
2k + 1 4
k≥0

En appliquant le théorème de Parseval, on obtient


2 π t2 2 π3 π2
X Z
b2n = dt = =
π 0 4 π 12 6
n≥1

Soit
X1 π2
=
n2 6
n≥1

Séries de Fourier Walid Bouarifi • ENSA Safi 18


7 Annexe
7.1 Extrait du DS N˚3 2009-2010
On considère la fonction f : R → R de période T = 2π définie sur [0, π] par f (x) =
x(π − x).
1. Calculer les coefficients de Fourier : an et bn .
2. Montrer que f est développable sur R en série de Fourier et donner son développement
en série de Fourier.
3. En déduire la valeur des sommes suivantes :
P∞ (−1)n P∞ 1
A= 3
B = 6
n=0 (2n + 1) n=0 (2n + 1)

7.2 Extrait du DS N˚3 2010-2011


Exercice.1 Soit f la fonction définie sur R, périodique de période 2π, telle que
∀x ∈ [−π, π[, f (x) = π − |x|
1. Étudier la continuité et la dérivabilité de la fonction f .
2. Calculer ses coefficients de Fourier :
Z +π
1
cn = f (t)e−int dt
2π −π
3. Montrer que la série de Fourier de f converge uniformément sur R. On note x 7→
Sf (x) la somme de cette série.
4. Il résulte de la version du théorème de Dirichlet énoncée en cours que, si f est
dérivable au point x ∈ R, Sf (x) = f (x). Montrer
P que S1f (x) = f (x) pour tout x ∈ R.
5. Déduire du résultat précédent la somme +∞
P+∞ 1
p=0 (2p+1)2 puis la somme n=1 n2 .

7.3 Extrait du DS N˚3 2011-2012


Exercice 1
Soit f : R −→ R une fonction 2π−périodique (ni paire ni impaire) tel que :
 2
x
∀x ∈ [0, 2π[ f (x) =
f (0+ ) = 0, f (0− ) = f (2π − ) = 4π 2
1. Pour n ∈ N∗ , Calculer les coéficients de Fourier de f a0 , an et bn .
+∞
P 1 P (−1)n
+∞
2. Calculer les sommes 2
et 2
n=1 n n=1 n
P cos nx P sin nx
3. Montrer que pour tout x ∈ R, 2
et convergent, puis déterminer
n≥1 n n≥1 n
leur somme en fonction de x.
Exercice 2
A l’aide de l’identité de Parseval, montrer que
Z π
3
cos4 (x) dx = π
−π 4

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