I- INTRODUCTION
Les ensembles environnementaux sont compris comme l'ensemble des
composants naturels de la planète Terre comme l'air, l'eau, l'atmosphère, les
roches, les végétaux, les animaux, et l'ensemble des phénomènes et
interactions qui s'y déploient, c'est-à-dire tout ce qui entoure l'Homme et ses
activités.
Par ailleurs, de quoi sont-ils constitués les grands ensembles
environnementaux ?
Dans nos interprétations qui vont suivre, nous allons décrire les grands
ensembles environnementaux et leurs caractéristiques.
II- DESCRIPTION DES GRANDS ENSEMBLES
ENVIRONNEMENTAUX ET LEURS
CARACTERISQUES
Les grands ensembles environnementaux sont :
Le sol, l'air, l'eau, l'atmosphère, les roches, les végétaux, les animaux
1. Le sol
Les sols étant situés au carrefour entre lithosphère (les roches), atmosphère
(l’air), hydrosphère (les eaux continentales) et biosphère (la vie), on peut
facilement imaginer que les couvertures pédologiques non seulement dépendent
de ces milieux, mais aussi qu’elles les influencent.
Par rapport à la Terre dans son ensemble et à la vie en général, par rapport aux
hommes, à leurs besoins et à leurs activités, les sols remplissent de nombreuses
fonctions, que l’on peut également qualifier de services.
Ils abritent une grande part de la biodiversité terrestre et jouent un rôle essentiel
dans le fonctionnement des écosystèmes ; ils sont ainsi à la source de services
écosystémiques majeurs, parmi lesquels assurer la production végétale,
nourriture de l’homme et de l’animal.
Mais les sols produisent aussi la biomasse nécessaire à la fabrication d’énergies
(biocarburants) et de matériaux (bois, textiles…).
Les sols influencent l’écoulement et la composition des eaux continentales, ainsi
que les cycles des éléments nutritifs et des polluants. Ils stockent du carbone, ou
en libèrent dans l’atmosphère : ils participent ainsi à la régulation de l’effet de
serre.
Ils sont de véritables archives de l’histoire des hommes et de la Terre.
Ils contribuent à l’élaboration permanente des reliefs.
Le sol accueille la vie
Le sol abrite une large part de la biodiversité terrestre : on estime
qu’un quart des espèces actuellement décrites vivent dans le sol.
Ainsi, la première des fonctions du sol, certainement la plus
importante, est l’accueil de la vie : la vie fait le sol… qui à son tour
permet à la vie de se développer, de se différencier, de se diversifier.
La vie fabrique les sols
La vie dans les sols, ce sont les plantes et leurs racines, bien sûr,
mais aussi les milliards de bactéries, de champignons, de nématodes,
de vers de terre, de termites, de fourmis, d’insectes et de lézards, de
taupes, de marmottes, de lapins, de renards… La vie, qu’elle soit
micro ou macroscopique, contribue à l’altération des roches, c’est-à-
dire qu’elle participe à la désagrégation des roches, à la
transformation et à la dissolution des minéraux primaires de ces
dernières puis à la formation des constituants des sols (argiles,
hydroxydes…) ; à partir de ces constituants, la vie contribue à la
construction, en permanence renouvelée, des structures pédologiques
(agrégats, nodules, porosités…).
Une grande partie de la morphologie des sols résulte du travail
d’équipes vivantes, qui associent des communautés végétales et
animales : par exemple, l’essentiel de la porosité des sols est en
permanence construite et reconstruite par les activités biologiques,
qui contribuent ainsi à la régulation des flux hydriques et gazeux qui
utilisent les vides.
2. L’air
L'air est un mélange de gaz constituant l'atmosphère de la Terre. Il est
normalement incolore, invisible et inodore.
Il se compose d'environ 78 % d'azote, 21 % d'oxygène et 1 % d'argon. L'air
contient également de la vapeur d'eau qui représente entre 0,1 et 4 % de la
troposphère.
L'air sec au voisinage du sol est un mélange gazeux homogène. Il est
approximativement composé en fraction molaire ou en volume de :
78,08 % de diazote N2 ;
20,95 % de dioxygène O2 ;
moins de 1 % d'autres gaz dont :
o des gaz rares, principalement :
de l'argon (0,93 %),
du néon (0,0018 %, 18 ppmv),
de l’hélium (5,2 ppmv),
du krypton (1,1 ppmv),
du xénon (0,09 ppmv) ;
o du dioxyde de carbone (CO2) : environ 0,04 % (415 ppmv en avril
2021) ;
o du méthane : 0,000187 % (1,87 ppmv en 2019).
Il contient aussi des traces de dihydrogène : 0,000072 % (0,72 ppmv) et
d'ozone, ainsi qu'une présence infime de radon. Il peut aussi contenir du
dioxyde de soufre, des oxydes d'azote, de fines substances en suspension sous
forme d'aérosol, des poussières et des micro-organismes.
La plupart du temps, l'air de l'environnement terrestre est humide car il contient
de la vapeur d'eau. Au voisinage du sol, la quantité de vapeur d'eau est très
variable. Elle dépend des conditions climatiques, et en particulier de la
température. La pression partielle de vapeur d'eau dans l'air est limitée par sa
pression de vapeur saturante qui varie fortement avec la température.
La masse volumique de l’air : L'air étant un gaz compressible, sa
masse volumique (en kg/m3) est fonction de la pression, de la température et du
taux d'humidité.
Pour de l'air sec sous pression atmosphérique normale (1 013,25 hPa) :
On prend généralement 1,293 kg/m3 à 0 °C et 1,204 kg/m3 à 20 °C.
3. L’eau
L'eau est une substance chimique constituée de molécules H2O. Ce composé,
très stable, mais aussi très réactif, est un excellent solvant à l'état liquide. Dans
de nombreux contextes, le terme eau est employé au sens restreint d'eau à l'état
liquide, ou pour désigner une solution aqueuse diluée (eau douce, eau potable,
eau de mer, eau de chaux, etc.).
L'eau est ubiquitaire sur Terre et dans l'atmosphère, sous ses trois états, solide
(glace), liquide et gazeux (vapeur d'eau). L'eau extraterrestre est également
abondante, sous forme de vapeur d'eau dans l'espace et sous forme condensée
(solide ou liquide) à la surface, près de la surface ou à l'intérieur d'un grand
nombre d'objets célestes.
L'eau est un constituant biologique important, essentiel sous sa forme liquide
pour tous les organismes vivants connus. Compte tenu de son caractère vital, de
son importance dans l'économie et de son inégale répartition sur Terre, l'eau est
une ressource naturelle dont la gestion est l'objet de forts enjeux géopolitiques.
C’est aussi un corps liquide à la température et à la pression ordinaires,
incolore, inodore, insipide, dont les molécules sont composées d'un atome
d'oxygène et de deux atomes d'hydrogène.
L'eau dans l'Univers :
L'eau a été trouvée dans des nuages interstellaires dans notre galaxie,
la Voie lactée. On pense que l'eau existe en abondance dans d'autres
galaxies aussi, parce que ses composants, l'hydrogène et l'oxygène,
sont parmi les plus abondants dans l'Univers.
Les nuages interstellaires se concentrent éventuellement dans des
nébuleuses solaires et des systèmes stellaires tels que le nôtre. L'eau
initiale peut alors être trouvée dans les comètes, les planètes, les
planètes naines et leurs satellites.
Formes de l'eau sur Terre :
Le cycle de l'eau (connu scientifiquement sous le nom de cycle
hydrologique) se rapporte à l'échange continu de l'eau entre
l'hydrosphère, l'atmosphère, l'eau des sols, l'eau de surface, les
nappes phréatiques et les plantes.
L'eau liquide est trouvée dans toutes sortes d'étendues d'eau, telles
que les océans, les mers, les lacs, et de cours d'eau tels que les
fleuves, les rivières, les torrents, les canaux ou les étangs. La
majorité de l'eau sur Terre est de l'eau de mer. L'eau est également
présente dans l'atmosphère en phase liquide et vapeur. Elle existe
aussi dans les eaux souterraines (aquifères).
Répartition de l'eau sur Terre :
Le volume approximatif de l'eau de a Terre (toutes les réserves d'eau du monde)
est de 1 360 000 000 km3. Dans ce volume :
1 320 000 000 km3 (97,2 %) se trouvent dans les océans ;
25 000 000 km3 (1,8 %) se trouvent dans les glaciers et les calottes
glaciaires ;
13 000 000 km3 (0,9 %) sont des eaux souterraines ;
250 000 km3 (0,02 %) sous forme d'eau douce dans les lacs, les mers
intérieures et les fleuves ;
l'équivalent de 13 000 km3 (0,001 %) d'eau liquide sous forme de vapeur
d'eau atmosphérique à un moment donné.
Si la fraction d'eau sous forme gazeuse est marginale, la Terre a perdu au cours
de son histoire un quart de son eau dans l'espace.
On sait depuis 2014 qu'une partie notable du manteau terrestre principalement
constituée de ringwoodite, entre 525 et 660 km de profondeur, pourrait contenir
jusqu'à trois fois le volume d'eau des océans actuels (et en serait la source
principale). La quantification n'est pas encore définitive mais pourrait faire
varier énormément le volume d'eau disponible sur Terre, même si son
exploitabilité et sa disponibilité spontanée sont douteuses.
Rôle de l'eau dans l'apparition de la vie :
L'eau liquide semble avoir joué, et continue à jouer, un rôle primordial dans
l'apparition et la persistance de la vie sur Terre. La forme liquide, contrairement
aux états gazeux ou solide, maximise les contacts entre atomes et molécules,
augmentant de fait leurs interactions. L'eau est une molécule polaire et un bon
solvant, capable de solubiliser de nombreuses molécules. Le cycle de l'eau joue
un rôle majeur, notamment par l'érosion des continents, qui permet d'apporter de
grandes quantités de minéraux nécessaires à la vie dans les rivières, les lacs et
les océans. Le gel de l'eau permet d'éclater les roches et augmente la
disponibilité de ces minéraux.
L'eau durant l'Anthropocène :
Durant l'Anthropocène , l'humanité a bouleversé le cycle de l'eau, par la
surexploitation de certaines nappes, la déforestation, le dérèglement
climatique, la canalisation de grands cours d'eau, les grands barrages,
l'irrigation à grande échelle. Elle l'a fait à une vitesse et à une échelle qui ne
sont pas comparables avec les événements historiques passés, et avec des effets
qui dépassent ceux des grandes forces géologiques.
4. l'atmosphère
L'atmosphère est, au sens large, une couche gazeuse qui enveloppe certains
astres. La Terre ainsi que d'autres planètes ou les étoiles en sont pourvues. Une
atmosphère peut contenir des particules en suspension (poussières, aérosols,
etc.) ou atteindre des températures très élevées, comme c'est le cas pour les
étoiles, engendrant alors une émission de lumière.
L'atmosphère terrestre est l'enveloppe gazeuse, entourant la Terre, que l'on
appelle air. L'air sec se compose à 78,087 % de diazote, à 20,95 % de
dioxygène, à 0,93 % d'argon, à 0,041 % de dioxyde de carbone, et de traces
d'autres gaz.
Composition de l'atmosphère
terrestre
L'atmosphère terrestre correspond à la couche de gaz et de particules qui entoure
notre planète. L'air se compose très majoritairement de diazote (78 %), de
dioxygène (21 %) et d'autres gaz, dont l'argon et le dioxyde de carbone. Ceux-
ci, cumulés aux particules en suspension, jouent un rôle fondamental dans le
maintien de la vie : absorption partielle du rayonnement ultraviolet, tampon
thermique ou réchauffement de la surface par effet de serre. Ainsi, entre le jour
et la nuit, les températures fluctuent peu.
Les couches de l'atmosphère terrestre
Sa limite est difficile à déterminer car il n'existe pas de frontière nettement
dessinée. Néanmoins, l'atmosphère terrestre se compose de plusieurs couches :
o la troposphère, présente au niveau du sol jusqu'à une dizaine de
kilomètres d'altitude et concentrant la majeure partie de la masse de l'air et
des phénomènes météorologiques ;
o la stratosphère, qui compose le niveau supérieur, jusqu'à 50 km d'altitude,
et héberge la couche d’ozone, absorbant une grande partie du
rayonnement solaire ;
o la mésosphère, située entre 50 et 80 km d'altidude ;
o la thermosphère, jusqu'à 800 km d'altitude ;
o l'exosphère, qui se poursuit jusqu'à 50.000 km d'altitude, avec une densité
gazeuse très faible.
L’atmosphère comme unité de
pression
Symbolisée atm, l'atmosphère peut aussi désigner une unité de pression non
incluse dans le système international. Elle équivaut à la pression
atmosphérique normale au niveau de la mer, soit 101.325 pascals (Pa).
5. Les roches
Une roche est un assemblage de minéraux, c’est‐à‐dire de cristaux (sauf
quelques rares cas où existe une phase vitreuse). Le mécanicien des roches
insistera sur la présence de défauts dans l’assemblage, pores ou fissures, qui
influent fortement sur les propriétés du matériau.
Les géologues distinguent trois grandes catégories de roches en fonction de
leur origine :
Les roches magmatiques (ou éruptives) résultent du refroidissement de
magmas en fusion ;
Les roches sédimentaires se sont déposées dans les mers ou les lacs et
sont formées par accumulation de particules détritiques (résultant de la
désagrégation des roches par l’érosion) ou biogènes (formées grâce à
l’activité d’organismes)
Les roches métamorphiques
5.1) Les roches magmatiques (ou éruptives)
Structure interne et composition du globe terrestre
On a longtemps cru, et l'idée reste encore ancrée dans le grand public, que
l'intérieur de la
Terre était le siège d'un "feu central" et qu'il était constitué de matière en fusion
qui remontait à la surface lors des éruptions volcaniques.
On sait en effet depuis très longtemps que la température augmente avec la
profondeur et les mineurs s'en apercevaient très bien lorsqu'ils descendaient au
fond de la mine. L'augmentation de température mesurée à la surface est de
l'ordre de 3°C/100m.
Rapide calcul: 3°C/100m = 3000°C à 100km de profondeur !!
Or 3000°C, c'est bien supérieur à 1200°C, température moyenne d'une lave
basaltique à
Hawai. Il est alors tentant de dire que l'intérieur de la Terre est en fusion! Et bien
non, car on n'oublie une chose: la pression inhibe la fusion (transition
solide/liquide).
Aujourd'hui, grâce à la géophysique, on sait très bien que la grande majorité du
globe est solide avec quelques exceptions.
Structure du globe:
Rayon terrestre: 6378 km à l'équateur, 6356 km aux pôles. de 0 à 30 km de
profondeur: croûte terrestre. A 30 km, on a ce qu'on appelle la discontinuité de
Mohorovicic (ou MOHO). densité de la croûte: 2.7 à 2.9.
- de 30 à 670 km: Manteau supérieur
- 670 km à 2900 km: manteau inférieur
- le manteau est composé essentiellement de Péridotite (roche composée
d'olivine, pyroxènes etc...). La limite entre manteau sup et inf est
déterminée par un changement de phase cristalline de l'olivine (minéral de
la péridotite). On reverra cela dans le cours de sismologie.
- Manteau terrestre et croûte sont solides.
- de 2900 km à 5000 km: noyau externe, composé de Fe (86%), S (12%)
et Ni (2%). Le noyau externe est liquide (on reverra cela également dans
le cours de sismologie) !!
- de 5000 km à 6356 km: noyau interne, composé de Fe (80%) et Ni
(20%)
Origines des magmas
Un magma est un bain naturel fondu de nature silicatée ou alumino-silicatée. La
teneur en SiO2 (silice) varie de 40 à 75% en poids.
Un magma est constitué de trois (03) phases :
- une phase liquide qui représente entre 10 et 70% du magma,
- une phase solide : les magmas résultent de la fusion partielle d'une
roche. Il reste donc des morceaux de la roche primaire et on trouve
également des morceaux de roches qui ont été incorporés dans le magma
lors de sa remontée par des conduits magmatiques.
- une phase gazeuse (eau en majorité), en proportion variable (1 à 7%)
Les magmas sont également caractérisés par leur température qui varie de 700°C
pour un magma granitique à 1200°C pour un magma basaltique.
Le magmatisme dans le cadre de la tectonique des plaques
Les phénomènes magmatiques se situent dans 3 grands types de zones à l'échelle
des plaques :
- les limites divergentes entre plaques (dorsales océaniques),
- les limites de convergence,
- les sites intraplaques,
Fusion partielle et cristallisation fractionnée à l'origine de la diversité
des roches magmatiques
Lorsque l'on compare les compositions chimiques des roches-mères d'origine
mantellique, qui subissent la fusion pour donner le magma, et les roches
magmatiques qui sont issues de la cristallisation de ce même magma, on
constate qu'elles sont très différentes! Pourquoi cette différence ? Plusieurs
mécanismes sont à l'origine de cela, et parmi eux, deux (02) sont extrêmement
importants :
- la fusion partielle
- la cristallisation fractionnée
Fusion partielle:
Lorsqu'un matériau rocheux fond, la fusion n'est que très rarement totale (sauf
parfois lors d'une fusion de la croûte continentale dans des conditions
particulières). Dans la plupart des cas, le fusion n'est que partielle et dépasse
rarement 30%. Or cette fusion partielle est incongruente. C'est à dire que le
liquide obtenu n'a pas la même composition que la roche de départ. Comment
cela est il possible? Et bien, une roche est une association de minéraux de
natures différentes. Or tous les minéraux ne fondent pas à la même température
et les éléments chimiques vont avoir des comportements différents lors de la
fusion. Certains éléments sont dits "hygromagmatophiles", c'est à dire qu'ils
passent préférentiellement dans la phase fluide.
5.2) Les roches sédimentaires
Ce sont des roches exogènes, c'est à dire formées à la surface de la Terre et qui
représentent 5% en volume de la croûte et en couvrent 75% de la surface. Elles
sont très variées car leur génèse dépend de nombreux facteurs :
- nature initiale des matériaux désagrégés et altérés,
- type d'altération,
- mode de transport,
- zone de dépôt,
- les modalités de la diagénèse (ensemble des processus qui transforment
un sédiment meuble en roche compacte et indurée).
Origine des composants sédimentaires
Les particules qui forment les roches sédimentaires résultent de l'attaque
physique ou chimique des formations continentales. Cette attaque, c'est ce qu'on
nomme l'altération.
L'aptitude d'une roche à l'altération (altérabilité) dépend d'un grand nombre de
facteurs : nature et composition de la roche, composition de l'eau, température,
degré de fracturation de la roche...
Altération physique (mécanique)
La désagrégation mécanique des roches par altération physique prédomine dans
les régions marquées par des variations importantes de température. L'alternance
gel/dégel conduit à fragmenter les roches. On peut rattacher à l'altération
physique l'action mécanique d'organismes biologiques : croissance de racines,
lichens, mousses, bactéries...
Altération chimique
Son action est beaucoup plus répandue que l'altération physique qu'elle
accompagne souvent. Les roches qui affleurent à la surface, ex : granite, sont
formées souvent de minéraux qui ont cristallisés en profondeur donc à haute
température, haute pression. Ces roches ont été portées à l'affleurement par le
jeu de l'érosion. Les minéraux ne sont donc plus stables à pression et
température ambiante. Ils vont donc avoir tendance à se déstabiliser pour former
de nouveaux minéraux qui seront, eux, à l'équilibre dans les conditions de
surface. Les roches vont ainsi s'altérer pour donner des sols.
Principaux types de roches sédimentaires
Une partie minime des produits d'altération peut rester sur place et constituer des
dépôts résiduels (les latérites). On y retrouve des éléments qui sont peu
transportés par l'eau comme l'Aluminium -> gisement d'Al = latérites.
La principale partie des produits de l'altération superficielle est transportée par le
vent, les eaux, les glaciers etc... vers les parties en creux des continents puis vers
les mers et océans.
L'accumulation sur le fond de la mer, des rivières ou des lacs par sédimentation
des débris transportés à l'état solide dans l'eau donnera naissance aux dépôts
détritiques (on dit encore dépôts clastiques ou terrigènes) puis aux roches
détritiques après diagénèse (ex : le grès (roche) = sable compacté et consolidé).
La matière mise en solution durant l'altération chimique est acheminée par le
réseau hydrographique vers les lacs, mers, océans où elle peut précipiter suivant
différents processus :
- directement par processus physico-chimiques (évaporation de l'eau et
sursaturation en ions qui aboutit à la précipitation). Les dépôts associés seront
dits dépôts chimiques.
On parlera de roches sédimentaires d'origines chimiques et souvent de roches
évaporitiques.
- grâce à l'intervention indirecte d'organismes végétaux qui en fixant le CO2
provoque la précipitation du carbonate (CaCO3) (2HCO3- + Ca2+ <-> CaCO3 +
CO2 + H2O). Cela donnera naissance à certains calcaires lacustres.
- les substances en solution peuvent enfin être fixées dans le squelette des
organismes vivants. A la mort de ces derniers, les coquilles ou squelettes
s'accumulent sur le fond et finissent par former des dépôts dits "organo-
détritiques". C'est ainsi que se forment la plupart des calcaires (calcaires
coquilliers, craie...). Ces roches sédimentaires sont dites biochimiques.
Au cours des processus de sédimentation, il peut arriver que la matière
organique (animale ou végétale) soit préservée au sein des dépôts et évoluent
pour donner la tourbe, le charbon et tous les hydrocarbures (pétrole, gaz).
5.3) Les roches métamorphiques
Le métamorphisme est la transformation d'une roche à l'état solide du fait d'une
augmentation de température et/ou de pression, avec souvent cristallisation de
nouveaux minéraux, dits néoformés, et acquisition de textures particulières.
La roche de départ peut être n'importe quelle roche (magmatique, sédimentaire
ou métamorphique).
Les roches métamorphiques se forment dans les zones de déformation intense de
la croûte terrestre : les zones de subduction, les chaîne de montagnes etc...
6. Les végétaux
Les végétaux sont des eucaryotes pluricellulaires réalisant la photosynthèse et
cela grâce à des organites bien particuliers. Les cellules végétales se distinguent
des autres cellules eucaryotes par une paroi pectocellulosique faite de cellulose
et de protéines et par la vacuole faisant partie de leur vacuome.
Selon les classifications scientifiques classiques un végétal est un organisme
appartenant à l'une des diverses lignées qui végètent : c'est-à-dire qui respirent,
se nourrissent, croissent comme les plantes, selon l'étymologie du terme1.
Contrairement à une idée largement répandue, le terme végétal ne désigne pas
uniquement les plantes. Si l'on définit les plantes comme l'ensemble des
organismes couramment reconnus comme les « végétaux verts », elles forment
un groupe monophylétique comprenant les algues vertes et les plantes
terrestres, constituant le taxon des Chlorobiontes. À ceux-ci, on rajoute les
algues rouges, les algues brunes, ainsi que les champignons, pour former les
végétaux, au sens « commun ». Toutefois, au sens de la phylogénétique, et dans
les classifications modernes, le « règne végétal » avec son contenu traditionnel
n'existe plus, dispersé dans plusieurs clades séparés, et le « végétal » est
désormais un terme trop vague.
Le végétal : biomasse planétaire la plus importante (en matière de carbone) :
Selon un article récent de Bar-On et al., les plantes comptent moins
d'espèces que le seul groupe des arthropodes ; mais en matière de
biomasse, elles sont l'ensemble physiquement le plus « lourd » de la
planète, avec 80 % de tout le carbone stocké par des organismes. Selon les
estimations de précédentes études et les calculs de ces chercheurs, au
début du XXIe siècle, l'ensemble du Vivant terrestre pèserait environ 550
gigatonnes (Gt) de carbone, dont 450 Gt sont des plantes, loin devant les
bactéries (70 Gt, soit 13 % de la biomasse) et les champignons (12 Gt soit
2 %), et très loin devant la faune. En effet, la faune, dont l'Homme fait
partie, ne compte que pour 2 Gt de carbone (dont 50 % sous forme
d'arthropodes), loin devant les humains qui avec 0,06 gigatonnes sont
comparables aux termites ou au krill ; cependant, la pression de l'Homme
sur le reste de la biomasse terrestre et marine est, depuis 10 000 ans,
énorme.
L'Homme utilise des végétaux pour nourrir ses troupeaux de bovins, porcs
et autres animaux domestiques ou de compagnie dont le poids en carbone
est aujourd'hui environ 20 fois plus élevé que celui que tous les
mammifères sauvages (comme nos volailles domestiquées dépassent en
poids l'ensemble des autres oiseaux). Depuis son expansion sur la Planète,
l'Homme aurait aussi divisé par deux la biomasse végétale.
Caractéristiques des végétaux :
Les végétaux sont des eucaryotes pluricellulaires réalisant la photosynthèse et
cela grâce à des organites bien particuliers.
Les cellules végétales se distinguent des autres cellules eucaryotes par une paroi
pectocellulosique faite de cellulose et de protéines et par la vacuole faisant partie
de leur vacuome.
Les végétaux n’ont pas de neurones et donc pas de système nerveux structuré.
Ils disposent cependant d'une forme de mémoire (immunitaire notamment) et
réagissent à des stimuli au même titre que les animaux.
« sorte de cerveau » diffus, alors que chez les animaux tout est concentré dans
un même organe. Une plante stressée ou attaquée produit des protéines et
d'autres molécules d'alertes et/ou de défense (véhiculées par l'acide
jasmonique) ; certaines de ces substances (tanins) sont désagréables pour les
herbivores, alors incités à aller manger une autre plante. Ainsi certains acacias
rendent leurs feuilles provisoirement toxiques et on a constaté que des acacias
encore non-touchés avaient déjà rendu leurs feuilles toxiques avant d'être
attaqués. Un phénomène similaire a également été constaté chez les érable.
Beaucoup de végétaux émettent des protéines de défense. C'est le cas, par
exemple de la tomate (notons qu'il émet du jasmonate méthyle, une forme
volatile de l'acide jasmonique), du chou, ou encore du maïs. Cependant, ces
deux derniers émettent non pas des protéines, mais des phéromones qui vont
attirer les prédateurs des herbivores. Ainsi le maïs va attirer une variété de
guêpes qui vont pondre leurs œufs dans la chenille qui attaque le plant de maïs.
Toutes les plantes lors de leur croissance répondent à l'un des quelques modèles
de croissance des végétaux (architecture des plantes, qui résulte de la manière
dont la dynamique cellulaire et générale des végétaux s'est organisée chez le
plantes au cours de l'évolution.
7. Les animaux
Les Animaux (Animalia) (du latin animalis « animé, vivant, animal ») sont en
biologie, selon la classification classique, des êtres vivants hétérotrophes
(c’est-à-dire qui se nourrissent de substances organiques) et possédant du
collagène dans leurs matrices extracellulaires. On réserve aujourd'hui le terme
« animal » à des êtres complexes et multicellulaires, bien qu’on ait longtemps
considéré les protozoaires comme des animaux unicellulaires. Comme les autres
êtres vivants, tout animal a des semblables avec qui il forme un groupe
homogène, appelé espèce.
Dans les classifications scientifiques modernes, le taxon des animaux se nomme
Animalia (création originale de Linné en 1758, eu égard au Code international
de nomenclature zoologique (CINZ) ou encore Metazoa (synonyme junior créé
par Haeckel en 1874). Quel que soit le terme employé ou quelle que soit la
classification retenue (évolutionniste ou cladiste), les animaux sont
consensuellement décrits comme des organismes eucaryotes pluricellulaires
généralement mobiles et hétérotrophes.
Dans le langage courant, les termes « animal » ou « bête » sont souvent utilisés
pour distinguer le reste du monde animal des humains. Le langage courant
diffère également du biologique par le fait que « animal » renvoie souvent à une
certaine taille qui exclut entre autres les insectes. Enfin, il peut être utilisé en
opposition à « végétal », terme qui regroupe les plantes, les algues et les
champignons.
III- CONCLUSION
En définitive, nous pouvons dire que cet exposé nous permis de découvrir
les grands ensembles que constituent l’environnement.