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Liste des prêtres exorcistes 2023

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Exorcisme

Exorcisme, du latin chrétien Exorcizare "chasser les démons", lui-même du Grec Exorkizein
"faire prêter serment", "faire jurer le nom de Dieu", de Orkos "serment" (Orkus, l’autre dieu des
enfers ?) ...

"Dans l'Eglise romaine, l’exorciste est un clerc tonsuré qui a reçu les quatre ordres mineurs,
dont celui d'exorciste fait partie.

On donne aussi ce nom à l'évêque, ou au prêtre délégué par l'évêque, tandis qu'il est occupé
à exorciser une personne possédée du démon.

Les Grecs ne considéroient pas les exorcistes comme étant dans les ordres, mais simplement
comme des ministres.

Saint Jerôme ne les met pas non plus au nombre des sept ordres.

Cependant le pere Goar, dans ses notes sur l'euchologe, prétend prouver par divers passages
de saint Denys & de saint Ignace martyr, que les Grecs ont reconnu cet ordre.

Dans l'église latine, les exorcistes se trouvent au nombre des ordres mineurs après les
acolythes & la cérémonie de leur ordination est marquée, tant dans le quatrième concile de
Carthage, can. 7. que dans les anciens rituels.

Ils recevoient le livre des exorcismes de la main de l'évêque, qui leur disoit en même tems :
Recevez ce livre, l'apprenez par mémoire & ayez le pouvoir d'imposer les mains aux
énergumenes, soit baptisés, soit catéchumenes : formule qui est toûjours en usage.

Fleury parle d'une espece de gens chez les Juifs, qui couroient le pays, faisant profession de
chasser les démons par des conjurations qu'ils attribuoient à Salomon : on leur donnoit aussi
le nom d'exorcistes.

Il en est fait mention dans l'évangile, dans les actes des apôtres & dans Josephe.

Saint Justin martyr, dans son dialogue contre Tryphon, reproche aux Juifs que leurs exorcistes
se servoient, comme les gentils, de pratiques superstitieuses dans leurs exorcismes,
employant des parfums & des ligatures : ce qui fait voir qu'il y avoit aussi parmi les payens des
gens qui se mêloient d'exorciser les démoniaques. Lucien en touche quelque chose.

Dans l'église catholique il n'y a plus que des prêtres qui fassent la fonction d'exorcistes, encore
ce n'est que par commission particuliere de l'évêque.

Cela vient, dit Fleury, de ce qu'il est rare qu'il y ait des possédés & qu'il se commet quelquefois
des impostures, sous prétexte de possession du démon ; ainsi il est nécessaire de les
examiner avec beaucoup de prudence.

Dans les premiers tems, les possessions étoient fréquentes, surtout entre les payens & pour
marquer un plus grand mépris de la puissance des démons, on donnoit la charge de les
chasser à un des plus bas ministres de l'église : c'étoit eux aussi qui exorcisoient les
catéchumenes.
Leurs fonctions, suivant le pontifical, sont d'avertir le peuple, que ceux qui ne communioient
point, fissent place aux autres ; de verser l'eau pour le ministere ; d'imposer les mains sur les
possédés.

Il leur attribue même la grace de guérir les maladies." in Encyclopédie de Diderot et d'Alembert

" Le prêtre exorciseur ne doit pas croire facilement que quelqu'un soit possédé du démon,
mais il doit découvrir certains signes pour distinguer les énergumènes de ceux qui sont
réellement attaqués par la Bible Noire …

Que l'exorciste ne s'amuse pas à faire des demandes curieuses ou inutiles, principalement
touchant les choses cachées et à venir, qui ne regardent point son ministère, mais qu'il
commande au Malin de se taire.

Il ne doit alors point croire le démon s'il faisait semblant d'être bon ange ou l'âme de quelque
saint ou trépassé.

Les interrogations nécessaires sont de s'informer du nombre et du nom des Esprits qui sont
dans le corps, du temps auquel ils y sont entrés, de la cause de la possession et autres
problèmes de cette nature.

Pour les autres niaiseries du démon, ses risées et ses impertinences, l'exorciste les arrêtera
ou les méprisera et il invitera les assistants à prier Dieu avec ferveur.

Quand l'exorciste verra le possédé saisi de quelque douleur en quelque partie de son corps,
il fera le signe de la croix sur cette partie en y jetant de l'eau bénite (qu'il doit toujours avoir
prête lorsqu'il fait des exorcisations).

Au reste, l'exorciste doit bien se garder de donner quelque médecine au possédé, laissant ce
soin au médecin." in Rituel romain de l'abbé de Peyronnet (1816)

Il faut donc à l’exorciste une Bible, un crucifix, de l’eau bénite … mais surtout la Foi !
La prière que me récitait ma grand-mère Angèle SAFRAS née ORTIZ (dont la grand-mère
était napolitaine -LUBRANO de Procida-) me paraît une forme d’exorcisme
Le premier miracle de Jésus est … un exorcisme !
Exorcisme en 1532
Le 3 novembre 1565, vers 15 heures, à Vervins, près de Laon, aujourd’hui situé dans la région
Hauts-de-France. Nicole Aubry, jeune femme sans histoire, épouse d’un tailleur, se rend sur
la tombe de son grand-père, mort sans avoir eu le temps de se confesser. C’est en se
recueillant qu’elle a, soudain, une vision effrayante : elle voit son aïeul sortir de son tombeau
et lui demander qu’elle intercède pour que l’on prie pour le salut de son âme, encore au
purgatoire.

Un peu plus tard, Nicole tombe malade. Elle s’enferme et se met à détester la religion et tout
ce qui va avec. Puis elle entre en transes, se convulse, grimace, injurie et finit par tomber par
terre, le corps raide et froid. Pas de doute selon le curé, ce sont là les assauts de Belzébuth.

Nicole est possédée, il faut l’exorciser.

Commence alors le calvaire pour la pauvre fille, plusieurs cérémonies de libérations vont se
succéder, elles sont violentes, des cérémonies lors desquelles on observe des gonflements.

Entre les séances il y a bien sûr des rémissions, mais elles sont de très courte durée, les
exorcistes dénombrent jusqu’à une trentaine de démons qui assiègent la malheureuse.

On la transporte alors à Laon où les fidèles ont assistés à la lutte contre l’ennemie, le roi
Charles IX lui-même s’émeut de ce drame, on raconte que l’infortunée ouvre la gueule, d’une
façon qui s’y trouvait auprès d’elle lui voyait le fond de l’estomac, qu’elle a la langue noire,
quelques fois rouge, quelques fois tachetée, comme le ventre d’un crapaud, toujours tirée
jusqu’au menton.

Le diable perd enfin sa guerre, le 8 février 1566, 3 mois après les premières visions de Nicole
Aubry, la foule entoure la victime et voit Satan s’évanouir en une seconde dans un coup de
tonnerre accompagné d’une fumée inexplicable.

En 1601, paraît Histoire admirable de Nostre-Dame-de-Liesse, extraicte des Annalles de


l'Ordre de S. Jean de Hierusalem, composee par Frere Jacques Bosius, ... Nouvellement
traduict d'italien en francois, avec les miracles, nouvellement corrigez et amplifiez
En 1605, Pierre le Loyer

En 1619, Jean de Chiremont Le Normant

« le Prince de magie, Messire Louis Gaufredy, curé de Marseille, fut exterminé par la force de
l’exorcisme … et brûlé par autorité de la Justice. »
En 1623
Le Manuel d’exorcismes de l’Eglise date de 1626 : il a été édité publiquement pour la première
fois en 2003

Même si selon l'église, l'usage en reste réservé aux prêtres, cet ouvrage reste le livre de
référence en manière de détection et "traitement" du possédé et du démon.

La première partie concerne toutes les instructions ; ce que l'on doit dire ou ne pas dire, ce
que l'on doit faire ou ne pas faire, où et quand exorciser etc...

La deuxième partie concerne les différents exorcismes possibles ; la pratique et la manière


d'exorciser …

La troisième partie traite les autres types d'exorcisme et les bénédictions.


En 1634

« Le premier ballon à hydrogène, envolé du Champ de Mars le 27 août 1783, descendit après
un voyage de trois quarts d’heure près de la « remise d’Ecouen », où il fut mis en pièces par
les paysans de Gonesse, qu’épouvanta le diabolique animal. L’aérostat … fut attaché à la
queue d’un cheval, après avoir subi l’exorcisme du curé. »

En 1836, l’Allemand Josef Görres publie le classique Mystique divine, naturelle et diabolique,
traduit en français en 1854
En 1894, exorcismes en Lozère en 1792

En 1887, le célèbre docteur Charcot consacre un ouvrage aux démoniaques dans l’art
Dans la presse de janvier 1926, témoignage de l’abbé Desnoyer : « Je fus prié de prendre une
étole et un rituel et de me rendre à Bordeaux où je devais exorciser Mme Marie Mesmin …
dans son oratoire du boulevard Pierre, n°1. »

En 1938, Marc Chadourne publie Dieu créa d’abord Lilith (Plon) : « L’alphabet de Ben Sira
donne la formule de l’exorcisme : « Lilith hors d’ici » dont les Juifs pendant des siècles se
servirent pour se protéger de ses maléfices. »

En 1973, William Friedkin réalise l’Exorciste où l’immense acteur Max von Sydow, alors âgé
de 44 ans, incarne le père Merrin, chargé d’exorciser la jeune Regan, possédée par le démon
mésopotamien Pazuzu, le roi des démons du vent

En 1976, la malédiction (the Omen), et en 1979 Amityville la maison du diable …

La revue la maison-Dieu n°183-184 des 3ème et 4ème trimestres 1990 consacre un numéro
spécial aux exorcismes !

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