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Traitement et caractéristiques des eaux usées

Ce document décrit les différents types de traitements des eaux usées, notamment les traitements primaires physico-chimiques, les traitements secondaires biologiques et les méthodes associées comme le lagunage naturel et les boues activées. Le document explique également la composition des eaux usées et les polluants qu'elles contiennent.

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Ce document décrit les différents types de traitements des eaux usées, notamment les traitements primaires physico-chimiques, les traitements secondaires biologiques et les méthodes associées comme le lagunage naturel et les boues activées. Le document explique également la composition des eaux usées et les polluants qu'elles contiennent.

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1 Introduction

Lorsque l’homme utilise l’eau il ne fait pas que la consommer, mais il en rejette une partie dans
l’environnement.
C’est ce que l’on appelle l’eau usée. Cette eau usée peut contenir déférents polluants. On a donc tout
d’abord commencé à la traiter pour des raisons sanitaires. Les premiers réseaux d’évacuation des eaux
usées remontent à l’antiquité. Au XIXe siècle les premiers systèmes de traitement de ces eaux ont vu le
jour, les premiers objectifs étaient alors sanitaires, hygiéniques et l’amélioration du confort. La prise de
conscience écologiste des années 70-80 a permis de prendre en compte l’impact environnemental des
eaux usées : il a alors fallu éliminer de nombreux Polluants chimiques, dont certains étaient encore
inconnus. Cependant de nombreux progrès restent encore à faire.
Les méthodes de traitements sont en constante évolution afin de répondre de manière spécifique au
contexte dans lequel les stations de traitement s’insèrent.

I.1 Les eaux usées


Les eaux rejetées après leurs utilisations pour les activités domestiques, industrielles, artisanales ou
agricoles et celles déversées à la suite d’évènements pluvieux constituent les eaux usées.
Celles-ci sont généralement classées en trois grandes catégories :
 les eaux usées domestiques,
 les eaux usées industrielles,
 les eaux pluviales et de ruissellement.
Les eaux usées sont composées d’environ 99% d’eau et 1% de matières solides en suspension, colloïdales
et dissoutes. Les conséquences de l’émission d’eaux usées non traitées ou mal traitées peuvent être
classées en trois catégories :
 effets nocifs pour la santé humaine,
 impacts négatifs sur l’environnement,
 répercussions néfastes sur les activités économiques.
Les eaux usées sont très souvent considérées plus comme une nuisance à éliminer plutôt qu’une
ressource. Pourtant, elles constituent une source non négligeable de substances valorisables : eau,
énergie, nutriments, matières organiques et autres sous-produits. Elles représentent une composante
importante du cycle de l’eau et doivent être gérées dans l’ensemble du cycle de gestion de l’eau : à partir
du prélèvement, du traitement, de la distribution, de la collecte et du traitement après utilisation de l’eau
douce, jusqu’à sa réutilisation et son retour ultérieur à l’environnement où elles réapprovisionnent la
source pour des prélèvements d’eau ultérieurs

1.1 Clas
sific
ation des eaux usées industrielles

Pour l’application du Règlement sur les ouvrages municipaux d’assainissement des eaux usées, on
considère comme « apport industriel » les débits des effluents suivants (art. 2) :

 Eaux de procédés industriels provenant des secteurs industriels suivants :


o Prospection ou mise en valeur des ressources, telles les ressources minières,
forestières, pétrolières ou gazières ;
o Industrie manufacturière ou de fabrication ;
o Industrie de transformation, y compris la transformation alimentaire ;
o Transport aérien ou maritime, y compris les opérations de nettoyage des
conteneurs ;
 Lixiviat des sites d’enfouissement ;
 Effluent d'un site de traitement des boues ou de matières résiduelles ;
 Rejets d'hôpitaux et de laboratoires, excluant les postes de soins infirmiers.

Les eaux usées industrielles peuvent comporter les flux suivants (Chevalier, 1996) :

 Eaux usées sanitaires ;


 Eaux de lavage des équipements ;
 Eaux de refroidissement par contact ;
 Eaux de purge de chaudières ;
 Vidanges de réacteurs ou de tours ;
 Vidanges de réservoirs ou de conduites ;
 Drains de planchers ;
 Eaux de lixiviation (digues ou amas extérieurs).

Comme nous l’avons vu, les rejets de ce type proviennent non seulement des établissements
industriels, mais aussi des établissements commerciaux et institutionnels. Les termes « eaux usées

Industrielles » et « eaux usées non domestiques » seront utilisés comme synonymes. Alors, les eaux
usées provenant de toute la classe des industries, des commerces et des institutions (ICI) doivent être
incluses dans l’étude.
3 Traitement des eaux usées :

3.1 Les méthodes de traitement :


Les méthodes de traitement des eaux usées sont diverses et peuvent être classées en trois catégories :
les traitements primaires, secondaires et tertiaires. On peut également tenter une classification physique
et biologique qui revient grossièrement à distinguer d’un côté les traitements primaires et de l’autre les
traitements secondaires et tertiaires.

3.1.1 Traitements physico-chimiques : traitements primaires

Nous traiterons ici à la fois des prétraitements et des traitements primaires au sens strict.
Les prétraitements sont une phase d’épuration grossière. On élimine tous les éléments solides
volumineux et grossiers (sables, corps gras) qui pourraient d’ailleurs endommager les installations par la
suite. Notons qu’on retire alors environ 35% des éléments polluants. Tout d’abord on réalise le
dégrillage : on fait passer l’eau à travers des grilles plus ou moins grossières pour récupérer tous les
éléments solides plus gros que les espacements des grilles.
L’eau qui est issue de ce premier traitement subit ensuite le dessablage et le déshuilage-dégraissage. La
vitesse d’écoulement de l’eau est ralentie, des particules de taille alors plus petite vont sédimenter
(boues primaires) et les graisses, moins denses vont remonter à la surface. On va alors retirer les sables
par pompage et prélever l’écume.
Le traitement primaire au sens strict est un traitement physico-chimique. Il est possible d’ajouter dans
l’eau des agents coagulants et floculants. On peut alors récupérer un grand nombre de particules en
suspension par décantation ou flottation. (Boues physico-chimiques)
Cette étape permet d’éliminer 90% des particules et objets en suspension. [8] [1] Elle est commune à une
très grande majorité des stations d’épuration.
Mais il reste alors dans l’eau tout ce qui y est dissous : éléments azotés, phosphatés, composés actifs et
des particules fines.
Se rajoutent ensuite les traitements secondaires voire tertiaires.

3.1.2 Traitements biologiques : traitements secondaires

Ces traitements sont biologiques et permettent d’éliminer les polluants dissous. Pour cela on utilise des
populations de micro-organismes capables de les consommer. Dans les cas étudiés, le principe général
est de favoriser la croissance de communautés de bactéries aérobies, c’est-à-dire qui prélève l’O
2 pour leur métabolisme.
On en distingue déférents types :
Le lagunage naturel : Les eaux usées sont stockées dans des plans d’eau peu profonds : les lagunes.
L’activité microbienne se fait naturellement : échange avec l’atmosphère, photosynthèse. . . Des
aérateurs peuvent être utilisés pour brasser l’air et optimiser l’activité des bactéries. Ces processus
induisent la formation de boues de lagunage au fond des bassins qui sont récupérées.
Les boues activées : On force ici le mélange du dioxygène, des eaux usées et des bactéries dans des
bassins.
Les espèces sont sélectionnées selon ce que l’on souhaite éliminer : carbone, azote, phosphore. Les
bactéries et leurs déchets du métabolisme forment, dans un bassin appelé clarificateur, des boues (boues
secondaires) qui sont ensuite traitées et utilisées pour la fertilisation des sols par exemple. Une partie de
ces boues retourne dans les bassins pour éviter une trop grande perte en bactéries. [8]
Les biofiltres et filtres bactériens : On peut également faire percoler l’eau à travers un matériau où se
développent des bactéries. Cela peut être des galets ou des supports (lits bactériens) ou des argiles
cuites, des schistes, des sables. . .
(biofiltres). Ces traitements sont utilisés en plus du processus des boues activées, permettant d’éliminer
une plus grande diversité de polluants. En effet, on va alors concentrer les bactéries et ainsi localiser leur
action, la rendant plus efficace.
De nombreuses stations d’épuration cumulent aujourd’hui les traitements primaires et secondaires.
Certaines plus rares utilisent des traitements avancés ou tertiaires. En effet, à la fin des traitements
secondaires, il reste encore dans l’eau des éléments dissous que les bactéries n’auront pas absorbés
(azote, phosphore) et des éléments qu’elles ne sont de toute manière pas aptes à traiter (œstrogènes par
exemple).

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