Electromagnétisme Appliqué par Madiassa
Electromagnétisme Appliqué par Madiassa
ELECTROMAGNATISME APPLIQUE
8. Abaque de Smith 97
9. Adaptation 101
10. Lignes de Transmission et Guides d'Onde 105
PREFACE
CHAPITRE 1.
EQUATIONS DE MAXWELL
1. INTRODUCTION.
Dans ce Chapitre, un rappel est fait sur les opérations sur les vecteurs, dans un
système général de coordonnées curvilignes orthogonales. Ensuite, les équations de
Maxwell sont introduites et les conditions aux limites de deux milieux sont établies
pour les champs électriques et magnétiques.
2. COORDONNEES CURVILIGNES.
Soient u1, u2 et u3 un système de coordonnées curvilignes orthogonales et soient
dl1, dl2, dl3 des éléments de longueur de ces coordonnées, respectivement. Nous
obtenons alors la figure suivante.
u3
dl3 u1
dl2 dl1
u2
où les coefficients h1, h2 et h3 sont des facteurs d’échelle tenant compte du fait que les
coordonnées u1, u2, u3 n’ont pas nécessairement les dimension de longueur.
Exemple 1.
Exprimer les éléments de longueur et facteurs d’échelle, pour :
1. Un système de coordonnées sphériques
2. Un système de coordonnées cylindriques.
Solution
1. Pour le système de coordonnées sphériques, on a :
u1 = r, u2 = θ, u3 = ø
6
où les vecteurs unitaires et le produit vectoriel de ces vecteurs sont comme suit.
a r , aθ , a ∅ . ar ×a θ=a ∅
z
r sinθ a
r
aø
θ aθ
r
0 y
x ø
2. En coordonnées cylindriques, on a,
u1 = r, u2 = ø, u3 = z
z
az
r aø
ar
0 y
x ø
h1 = 1, h2 = r, h3 = 1
7
1 ∂V 1 ∂V 1 ∂V
∇V = a+ a+ a
h1 ∂u 1 1 h2 ∂u 2 2 h3 ∂ u3 3
( ∇ V ) ∙ d l=dV
1 ∂V 1 ∂V 1 ∂V
(∇ V ) ∙ d l= h du + h du + h du
h1 ∂ u1 1 1 h 2 ∂u2 2 2 h3 ∂ u3 3 3
∂V ∂V ∂V
¿ d u 1+ d u2 + du
∂u 1 ∂ u2 ∂u 3 3
= dV
b b
Ce qui trouve une application dans le calcul des différences de potentiel électrique.
∮ D∙d s
s
∇ ∙ D=lim
v→0 v
8
Où v est un volume délimité par la surface fermée s. D’autre part, l’élément de surface
d s est un vecteur dirigé hors du volume v et perpendiculaire à la surface s.
∇ ∙ D=
1
[ ∂
( h h D )+
∂
(h h D )+
∂
(h h D )
h 1 h2 h3 ∂ u1 2 3 1 ∂ u2 1 3 2 ∂u3 1 2 3 ]
pour,
D=D 1 a 1+ D2 a2 + D3 a3
∮ H ∙dl
s
( ∇ × H )i= lim ,i=1,2,3
∆ si → 0 ∆ si
∆ si
l
Règle de la main droite : Dans la figure ci-dessus, avec la main droite ouverte, on
pointe les doigts dans le sens du chemin d’intégration. En refermant la main, le pouce
pointera dans le sens du vecteur surface.
| |
h1 a1 h2 a2 h3 a3
1 ∂ ∂ ∂
∇ × H=
h1 h2 h3 ∂u 1 ∂u 2 ∂ u3
h1 H 1 h2 H 2 h3 H 3
2
∇ V =∇ ∙( ∇ V )
2
∇ V=
1
[ (
∂ h2 h 3 ∂ V
+
) (
∂ h 3 h1 ∂ V
+
∂ h1 h2 ∂ V
h1 h 2 h3 ∂u1 h 1 ∂u 1 ∂ u2 h2 ∂u 2 ∂ u3 h3 ∂u 3 ) ( )]
Exemple 2.
Donner l’expression du laplacien du scalaire V en coordonnées cylindriques et
en déduire qu’on peut le mettre sous la forme,
2 2 2
∇ V =∇ t V + ∇ z V
2
2 ∂V
∇z V = 2
∂z
Solution
En coordonnées cylindriques, on a,
h1 = 1, h2 = r, h3 = 1. u1 = r, u2 = ø, u3 = z
2
∇ V=
1 ∂
r ∂r[ ( ) ( ) ( )]
r
∂V
∂r
+
∂ 1 ∂V
+
∂
r
∂∅ r ∂ ∅ ∂z ∂z
∂V
Après développement, on a,
2
∇ V=
1 ∂
r
∂V
( )
1 ∂2V ∂2V
+ 2 +
r ∂ r ∂ r r ∂ ∅2 ∂ z2
D’où on tire,
∇ 2t V =
1 ∂
( )
r
∂V 1 ∂2 V 2
+ 2
r ∂ r ∂ r r ∂ ∅2
. ∇ z V =
∂2 V
∂z
2
10
Dans la présente Section, nous donnons des identités remarquables dont nous
ferrons usage à travers le présent ouvrage.
∇ ∙ ( a A )=a ∇ ∙ A+ A ∙ ∇ a
∇ × ( a A ) =a ∇ × A +∇ a× A
∇ ∙ ( A × B ) =B ∙ ( ∇ × A )− A ∙ ( ∇ × B )
∇ ( A ∙ B )=( A ∙ ∇ ) B+ ( B∙ ∇ ) A + A × ( ∇ × B )+ B × ( ∇ × A )
∇ × ( A × B )= A ( ∇ ∙ B )−B ( ∇ ∙ A ) + ( B ∙ ∇ ) A−( A ∙ ∇) B
Type 3 : Le rotationnel d’un gradient, ainsi que la divergence d’un rotationnel sont
toujours nuls. D’où,
∇ × ( ∇ V )=0
∇ ∙ ( ∇ × A )=0
2
∇ × ∇ × A=∇ ( ∇ ∙ A ) −∇ A
2
∇ A=(∇ ¿ ¿ 2 A1 )a 1+(∇ ¿ ¿ 2 A 2)a2 +( ∇ ¿ ¿ 2 A3 )a3 ¿ ¿ ¿
5. EQUATIONS DE MAXWELL
Lorsque les champs évoluent dans un milieu isotrope et homogène comme c’est
le cas du vide, alors on a,
D=ε E et B=μ H
et dans le vide,
−12 1 −9
ε =ε 0=8,85 ×10 = × 10 Farad /m
36 π
−7
μ=μ 0=4 π × 10 Henry /m
❑ ❑
∮ J ∙ d s=−∂ ∫ ρ dv
∂t V
SV
12
−∂ ρ −∂( ∇ ∙ D)
∇∙ J= =
∂t ∂t
F=q (E+ v × B)
Exemple 3.
Dans un conducteur de conductivité σ, nous avons la relation,
J=σ E
Solution
Dans l’équation de la continuité sous forme différentielle, remplaçons J par sa
valeur donnée ci-dessus, on a,
−∂ ρ
σ ∇ ∙ E=
∂t
Or, le conducteur est un milieu isotrope, d’où ε E=D et l’équation ci-dessus devient,
σ −∂ ρ σ −∂ ρ
∇ ∙ D= ❑ ρ=
ε ∂t ⇒ ε ∂t
Puisse que la charge est déposée à un endroit précis, à l’intérieur du conducteur, alors à
cet endroit, nous pouvons considérer la variation de la charge par rapport à t, et la
dérivée partielle devient la dérivée totale par rapport au temps. D’où,
dρ −σ −σt/ ε
= ρ❑ ρ= ρ0 e
dt ε ⇒
13
c'est-à-dire qu’au point considéré, la charge décroit avec le temps allant vers
l’extérieur. Il s’en suit un courant sortant d’un volume Δv très petit contenant le point
considéré. Ce courant est exprimé par,
dq d ( ∆ vρ) d
= [ ρ0 ∆ v e ]
−σt /ε
I= =
dt dt dt
σ −σt /ε
I =ρ0 ∆ v e
ε
Considérons ici deux milieux quelconques séparés par une surface. A la surface
de séparation, nous obtiendrons les conditions que les champs électriques et
magnétiques doivent satisfaire.
Cas 1. Considérons un cylindre de hauteur h et de surface de base Δs, à cheval sur les
deux milieux. On a alors les figures suivantes pour les champs D et B.
Dn 1 an Bn 1 an
Δs Δs
Dt 1 Bt 1
h 1 h 1
Dt 2 2 Bt 2 2
−a n Bn 2 −a n
Dn 2
∮ D ∙ d s=∭ ρdv=∬ ρ s ds
S
et
❑
∮ B ∙ d s=0
S
14
∮ B ∙ d s=∆ s B n1−∆ s B n2 =0
S
et de ces relations, on obtient les conditions aux limites suivantes pour les
composantes normales à la surface de séparation,
Δl Et 1 Ht1
h Hn1
En 1 1 1
⊕⊕ ⊕ ⊕
En 2 2 Hn2 2
Et 2 Ht2 Courant sur
la surface
❑ ❑
∮ E ∙ d l=−d ∫ B∙d s
dt S
C
❑ ❑
∂D
∮ H ∙ d l=I +∫ ∂t
∙d s
C S
Dans un cas général, nous supposons l’existence d’une feuille de courant à la limite
des deux milieux, dont la densité est Js ampères par unité de longueur. Si donc tous les
autres courants sont désignés par Ia. Alors pour le champ magnétique on a,
❑ ❑
∂D
∮ H ∙ d l=I a +∫ J s dl +∫ ∂t
∙d s
C S
15
Lorsque h tend vers 0, les surfaces encloses par le rectangle sont nulles, et le seul
courant présent dans le rectangle est celui du à Js. Alors, pour le champ électrique et
magnétique on a,
En divisant les résultats ci-dessus par Δl, on obtient les conditions aux limites
suivantes pour les composantes tangentielles des champs.
Et 1=Et 2
H t 1 −H t 2=J s
Exemple 4.
En considérant deux milieux isotropes séparés par une surface. Exprimer le
champ électrique E2 en fonction de E1 , et le champ magnétique H 2 en fonction de H 1
et du courant Js circulant dans la surface de séparation.
Solution
Pour les milieux isotropes, D = εE. D’où les expressions des conditions aux
limites suivantes pour le champ électrique,
1
E2= En 2 an + Et 2 at = ( ε E −ρ ) a + E a
ε2 1 n 1 s n t 1 t
Pour le champ magnétique en milieu isotrope, les conditions aux limites sont,
Bn 2=Bn 1 ❑ μ2 H n 2=μ1 H n 1
⇒
H t 1 −H t 2=J s
μ1
H 2= H a +( H t 1−J s) at
μ2 n 1 n
16
PROBLEMES
1.
Dans les milieux non isotropes, la permittivitéε et la perméabilité μ, dépendent
respectivement du sens des champs E et H .Dans le cas des cristaux, μ est constant,
tandis que ε dépend du sens de E , c'est-à-dire que,
[ ][ ][ ]
Dx ε 11 ε 12 ε 13 E x
[ D ] = D y = ε 21 ε 22 ε 23 E y
Dz ε 31 ε 32 ε 33 E z
D= ε^ E
obtenir pour les cristaux, à partir des équations de Maxwell, l’équation dite l’onde,
∇ 2 E=∇ ( ∇ ∙ E )−ω 2 μ ε^ E
2.
Dans le vide, une onde électromagnétique est telle que son champ électrique a
pour intensité,
3.
17
4.
Considérer les deux relations suivantes.
E=−∇ V
Qd
E= ( 2cos θ ar +sin θ a θ)
4 π ε0 r3
où le champ électrique E est dû à un dipôle électrique constitué par les charges +Q et
-Q, séparées par la distance d.
SOLUTIONS
1.
En travaillant avec les expressions complexes données des champs, on a,
∂H d jωt
=H 0 ( x , y , z ) ( e ) = jω [ H 0 e ]=Jω H
jωt
∂t dt
De même,
∂D
= jω D= jω ε^ E
∂t
∇ × E=− jωμ H , ∇ × H = jω ε^ E
18
∇ × ∇ × E=− jωμ ∇ × H
−∇ 2 E+ ∇ ( ∇ ∙ E )=− jωμ( jω ε^ E)
∇ 2 E=∇ ( ∇ ∙ E )−ω 2 μ ε^ E
2.
Puisque E est donné avec une variation sinusoïdale par rapport au temps (type
e ), les équations de Maxwell dans le vide prennent les formes suivantes.
jωt
∇ × E=− jω B=− jω μ0 H
D’où,
−1
H= ∇×E
jω μ0
| |
1 ar r aθ r sin θ a∅
1 ∂ ∂ ∂
∇ × E=
( 1 ) ( r ) (r sin θ) ∂ r ∂ θ ∂∅
0 0 r sin θ E ∅
∇ × E= 2
1
r sinθ [
∂
∂θ
∂
( r sin θ E∅ ) a r−r ∂ r ( r sin θ E∅ ) aθ ]
Considérons l’expression donnée en hypothèse pour le champ électrique, on a,
19
1
∇ × E= 2 [ 2 K sin θ cos θ ar −r (− jβ ) K sin2 θ aθ ] e j (ωt−βr )
r sin θ
∇ × E=
[ 2 K cos θ
r 2
ar +
jβKsinθ
r
aθ e
]
j (ωt−βr )
H=
[ −2 K cos θ
jω μ 0 r 2
ar −
βKsinθ
ω μ 0 r ]
aθ e j(ωt− βr)
Lorsque r tend vers l’infini le premier terme ci-dessus avec 1/r2 s’éteint plus vite que le
second avec 1/r. Alors,
| E|
Le rapport donne, lorsque r tend vers l’infini,
|H|
| E| K sin θ / r ω μ0 ω μ0
= = =
|H| βK sin θ/ω μ0 r β ω √ μ 0 ε0
D’où enfin,
| E|
√
μ
= 0
|H| ε 0
3.
Décomposons le vecteur E1 en une composante normale à la surface En 1 , et une
composante tangentielle à la surface Et 1. Alors en respectant les directions des axes
choisis, nous avons,
E1
20
θ1 an
ε1
at
ε2
θ2 E2
D’où,
Puisque nous n’avons pas de charge sur la surface de séparation, les conditions aux
limites s’écrivent,
D n 1=D n 2
Et 1=Et 2 }
Puisque le milieu est isotrope, on a,
E t 1=E t 2}{
ε 1 En 1=ε 2 E n2
❑
⇒
−ε 1 E1 cos θ1=ε 2 E n 2
E1 sinθ 1=Et 2
}
−ε 1 E1 cos θ1
En 2=
ε2
E t 2=E 1 sin θ1
|E t 2| ε 2
tan θ 2= = tanθ 1
| En 2| ε 1
Soit enfin,
tan θ2 ε 2
=
tan θ1 ε 1
4.
21
Qd
C=
4 π ε0
Alors,
C
E= 3
(2 cos θ a r +sin θ aθ )
r
Cette dernière relation est à comparer à la relation de l’équation qui l’a précédée, et on
a,
∂V −2 C cos θ ∂V −C sin θ ∂ V
= , = , =0
∂r r3 ∂θ r2 ∂∅
C cos θ
a) V = + f 1 (θ , ∅ )
r2
C cos θ
b) V = + f 2 (r , ∅ )
r2
c) V =f 3 (r , θ)
La relation c) ci-dessus nous dit que V est indépendant de ø. Alors les relations a) et b)
peuvent s’écrire,
C cos θ
a) V = + f 1 (θ)
r2
C cos θ
b) V = + f 2 (r )
r2
Ce qui implique,
f 1 ( θ ) =f 2 ( r)
22
C cos θ Qd cos θ
V= 2
+K = 2
+K
r 4 π ε0 r
23
CHAPITRE 2
POTENTIELS EN MILIEUX ISOTROPES
1. INTRODUCTION
Les champs électriques et magnétiques sont créés par des sources. Plutôt que de
rechercher directement les champs, il est souvent plus commode de rechercher d’autres
quantités appelées potentiels dont on peut ensuite déduire les champs.
Dans le présent chapitre, nous définirons le potentiel électrique scalaire, le
potentiel magnétique vectoriel, et le potentiel magnétique scalaire. Ensuite nous
utiliserons les équations de Maxwell pour obtenir les équations que ces potentiels
doivent satisfaire. Les potentiels seront exprimées sous forme différentielle et sous
forme intégrale.
B=∇ × A
Il est clair que A n’est pas défini de façon unique, puisque le rotationnel comporte des
dérivées partielles et deux fonctions différentes peuvent avoir une même dérivée.
Toutefois, nous imposerons par la suite des conditions sur A pour le rendre unique.
∇ × E=
−∂ B −∂
∂t
=
∂t
( ∇ × A ) =−∇ ×( )
∂A
∂t
(
∇× E+
∂A
∂t )
=0
24
Puisque le rotationnel du vecteur entre parenthèses est toujours nul, c’est qu’on en
déduire (Propriétés des Vecteurs),
∂A
E+ =−∇ V
∂t
où V est un scalaire que nous appellerons Potentiel Electrique Scalaire. Alors le champ
électrique devient,
−∂ A
E= −∇ V
∂t
Dans le reste de cette Section, nous utiliserons les équations de Maxwell avec
les expressions ci-dessus de B et de E , pour obtenir les équations différentielles pour
les potentiels. Pour le champ magnétique en milieu isotrope, on peut écrire,
1 1 ∂E
∇ × H= ∇ × B= ∇ × ( ∇ × A ) =J +ε
μ μ ∂t
soit,
∂E
∇ × ∇ × A=μ J + με
∂t
[ ( )]
2
∂ A ∂V
∇ × ∇ × A=μ J −με +∇
∂t
2
∂t
L’identité vectorielle sur le rotationnel du rotationnel nous donne pour l’équation ci-
dessus,
2
−∇ A+ ∇ ( ∇ ∙ A )=μ J −με
[ ∂2 A
∂t
2 ( )]
+∇
∂V
∂t
Comme nous l’avons déjà dit A n’est pas défini de façon unique. Nous pouvons lui
imposer la condition suivante.
∂V
∇ ∙ A=−με
∂t
25
2
∂ A
∇ 2 A=−μ J + με 2
∂t
∇ ∙ D=ε ∇ ∙ E= ρ❑ ∇ ∙ E=ρ/ ε
⇒
∇∙ (−∂∂ tA −∇ V )=ρ / ε
Ce qui donne,
2 ∂
−∇ V − ( ∇ ∙ A )=ρ/ε
∂t
∂2 V
∇ 2 V =με −ρ/ε
∂ t2
Ainsi donc, une fois les potentiels A et V obtenus, les champs électromagnétiques sont
à leur tour obtenus avec les relations,
−∂ A
B=∇ × A , E= −∇ V
∂t
Exemple 1.
Donner les expressions des Laplaciens de A et V dans les cas suivants :
a. Dans le vide.
b. Dans le vide lorsque le champ est stationnaire par rapport au temps.
c. Pour les champs stationnaires, mais pas nécessairement dans le vide.
Solution
Dans le vide, J=0, ρ = 0, μ=μ 0 , ε=ε 0 . Alors.
26
2 2
2 ∂V 2 ∂ A
a. ∇ V =μ0 ε 0 2
∇ A=μ 0 ε 0 2
∂t ∂t
b. Dire que les champs sont stationnaires c’est dire que les variations (dérivées)
par rapport au temps sont nulles.
∇ V =0 ,
2 2
∇ A=0 , B=∇ × A , E=−∇ V
c. Lorsque les champs sont stationnaires et le milieu n’est pas le vide, les charges
et les courants peuvent y exister, d’où les équations de Poisson suivantes.
∇ V =−ρ/ ε ,
2 2
∇ A=−μ J
2
∂ V
∇ 2 V =με 2
−ρ/ε
∂t
Nous utiliserons les techniques des Transformées de Fourier pour arriver à une
expression intégrale de l’équation ci-dessus.
1. ∫ |f (t )|dt< ∞
−∞
+∞
F ( jω )=∫ f (t )e dt , j=√ −1
− jωt
−∞
+∞
1
f ( t )= ∫
2 π −∞
jωt
F ( jω)e dω
∞
ρ ( u , jω )= ∫ ρ ( u ,t ) e
− jωt
dt
−∞
∞
V ( u , jω )= ∫ V (u , t ) e
− jωt
dt
−∞
∞
1
ρ ( u , t )= ∫
2 π −∞
jωt
ρ ( u , jω ) e dω
∞
V ( u ,t )= ∫ V ( u , jω ) e dω
jωt
−∞
[ ]
∞
1 ρ(u , jω)
∫
2 π −∞
2
∇ V ( u , jω ) +
ε
2 jωt
−μϵ ( jω ) V (u , jω) e dω=0
L’intégration ci-dessus étant nulle quelque soit t, c’est que l’intégrante est elle aussi est
nulle, d’où,
ρ(u , jω)
−μϵ (−ω ) V ( u , jω )=0
2 2
∇ V ( u , jω ) +
ε
−ρ(u , jω)
∇ 2 V ( u , jω ) + β 2 V ( u , jω )=
ε
ρ (u , jω) 1
=∫ ρ ( u' , jω ) δ ( u−u' ) du'
ε ε
1
ρ ( u , jω) δ ( u−u ) est une impulsion de charge localisée à u' . Par le principe
' '
Le terme
ε
de la superposition nous pouvons chercher le potentiel créé par chacune de ces
impulsions, pour ensuite les additionner (ce qui reviendra ici, à une intégration).
∇ 2 G+ β 2 G=−δ (u−u' )
Puisque δ ( u−u' ) n’a de valeur qu’à un seul point, à savoir u' . nous avons une symétrie.
Alors, en coordonnées sphérique, G ne peut pas être fonction de θ, ni de ø. Donc, G =
G(r), où r = u – u' et,
r dr
2
r (
1 d 2 dG
dr
2
)
+ β G=−δ (r )
'' 2 ' 2
G + G + β G=0
r
Multiplions les termes ci-dessus par r et groupons ensemble les deux premiers termes.
On obtient,
2
d
2
( rG ) + β 2 ( rG )=0
dr
( rG ) =Ce± jβr
± jβr
Ce
G=
r
∇ 2 G+ β 2 G=−δ (u−u' )
Intégrons les deux membres de cette équation sur un volume v'0, centré en u' et de
rayon r0. On obtient,
❑ ❑ ❑
[ ]
2
C ( ± jβr )
G= 1+ ( ± jβr )+ +…
r 2
C 2
G= + A1 + A 2 r + A3 r +…
r
()
❑ ❑
1
lim ∫ ∇ d v ' 0=−4 π et lim ∫ ∇ r d v ' 0=0 pour n=0,1 , …
2 2 n
v ' →0 v'
0
r 0
v ' →0 v' 0
0
30
[ ]
❑
C
−4 πC + β lim2
v' →0
∫ r
+ A 1+ A 2 r + A 3 r 2 +… d v ' 0=−1
0 v '0
Dans l’intégration ci-dessus, l’élément de volume centré en u' est (la surface d’une
sphère, multipliée par une épaisseur dr),
2
d v ' 0 =4 π r × dr
2
−4 πC + β lim 4 π
r 0→ 0
[ C r 20 A 1 r 30 A2 r 40 A 3 r 50
2
+
3
+
4
+
5 ]
+… =−1
1
C=
4π
et
e ± jβr
G=
4 πr
❑
Gρ ( u' , jω )
V ( u , jω )=∫ dv '
v'
ε
le volume v’ étant celui dans lequel est distribué la charge. La figure est la suivante.
u
u' V(u)
source
v'
❑ '
ρ(u , jω) ± jβr
V ( u , jω )=∫ e dv '
v' 4 πεr
[ ]
∞ ❑
1 ρ(u ' , jω) ± jω √ με r
V ( u ,t )= ∫
2 π −∞
∫ 4 πεr
e dv ' e jωt dω
v'
r
t =t ± , c=1/ √ με
'
c
[ ]
❑ ∞
1 1 1
V ( u ,t )= ∫ ∫ ρ(u' , jω)e jωt ' dω dv '
4 πε v ' r 2 π −∞
Par la définition de la transformée inverse de Fourier, le terme entre crochets ci- dessus
n’est rien d’autre que ρ(u', t'). Enfin le Potentiel Scalaire Electrique sous forme
intégrale est,
❑
1 ρ(u ' , t ± r /c )
V ( u ,t )= ∫
4 πε v ' r (u , u' )
dv '
Cette relation nous dit que si la densité de charge est donnée et varie avec le temps,
nous pouvons calculer le potentiel électrique créé en tout lieu de coordonnées u 1, u2, u3.
❑ '
μ J (u , t ± r /c )
A (u , t)= ∫
4 π v ' r (u ,u ' )
dv '
On notera ici que nous avons en fait trois équations, une pour chaque composante du
potentiel magnétique vectoriel.
32
2
∇ V =0
A. Coordonnées Rectangulaires.
Ici l’équation de Laplace est,
2 ∂ 2 V ∂2 V ∂ 2 V
∇ V= + + =0
∂ x 2 ∂ y2 ∂ z 2
V = X ( x ) Y ( y ) Z (z)
Les rapports ci-dessus sont respectivement fonctions de x, y, x. Pour que leur somme
soit 0, chacun des rapports doit être forcement une constante, soit,
Avec cette condition, nous avons à résoudre les équations du second degré,
33
V ( x , y , z ) =( A1 e k x +B 1 e−k
x x x
)( A2 e k y + B2 e−k y )( A 3 ek z+ B3 e−k z )
y y z z
et les constantes seront toutes déterminées par les conditions aux limites.
Exemple 2.
Considérer le potentiel électrique et le champ électrique correspondant, entre
deux conducteurs-plans parallèles. La distance entre les 2 plans est d. Un conducteur
est au potentiel V = 0, l’autre au potentiel V = V0. Obtenir V et E entre les 2 plans.
d
V=0
V=V0
x
0
Solution
Par la symétrie du problème, nous utiliserons les coordonnées rectangulaires.
De plus la variation aura lieu le long de x, avec V(x) égal à V0 quand x = 0, V(x) = 0 à
x = d. Alors l’équation de Laplace se réduit à,
2
d V
=0 ❑ V ( x )=A 1 x + A 2
d x2 ⇒
A x = 0,
−V 0
V ( x )= x+ V 0
d
Avec cette expression de V, nous pouvons en tirer celle du champ électrique comme,
34
E=−∇ V =−a x
dx d(
d −V 0
x+ V 0 )
D’où,
V0
E= a
d x
B. Coordonnées Cylindriques.
Ici, l’équation de Laplace s’écrit,
1 ∂
r( )
∂V 1 ∂2 V ∂2 V
+ 2 +
r ∂r ∂ r r ∂ ∅ 2 ∂ z 2
=0
Ici nous nous limiterons au cas spécial où il existe une symétrie axiale au
problème, c'est-à-dire que le potentiel V est indépendant de ø. Alors, l’équation ci-
dessus se réduit à,
( )
1 ∂ ∂ V ∂2 V
r
r ∂r ∂ r
+ 2 =0
∂z
V =R ( r ) Z (z)
1 ∂
( rR ' Z ) + Z ' ' R=0
r ∂r
D’où,
1
R' ' Z+ R' Z + Z' ' R=0
r
Note ci-haut que les termes à gauche de l’égalité ne dépendent que de r, tandis que
ceux à droite ne dépendent que de z. C’est que ces terme sont égaux à une constante
que nous nous nommons –k2. Alors,
{
R ' ' R' 2 '' 1 ' 2
+ =−k ❑ R + R + k R=0
R rR ⇒ r
Z''
=k 2 ❑ Z ' ' =k 2 Z
Z ⇒
kz − kz
Z=A 2 e + B2 e
'' 1 '
r
2 υ2
(
R + R + k − 2 R=0
r )
Les solutions sont J υ (kr ) et N υ (kr ), respectivement les fonctions de Bessel d’ordre 𝜐 de
la première espèce et de la deuxième espèce. Dans notre cas, 𝜐 = 0. Alors la solution
de notre potentiel V est,
V ( r , z ) =[ A 1 J 0 ( kr )+ B1 N 0 ( kr ) ] ( A2 e + B2 e )
kz −kz
La fonction de Bessel N0(kr) est infinie à r = 0 (axe z). Or si nous n’avons pas de
source sur l’axe z, on ne peut pas avoir y avoir un potentiel infini. Alors lorsque l’axe
z fait partie de notre zone de solution, on prendre B1 = 0 et N0(kr) sera absent de
l’expression de V.
Une caractéristique très utile des fonctions de Bessel est leur orthogonalité qui
permettra d’obtenir la valeur des constantes de l’expression de V. Ainsi, si à r = r 0, les
fonctions J 0 ( kr ) , J 0 ( lr ) , N 0 ( nr ), et N 0 ( mr ) sont nulles, alors pour ces fonctions de Bessel
d’ordre 0,
36
{
r0
∫ F 0 ( kr ) F 0 ( lr ) dr=0 si k ≠l
0
r0
r 20 2
∫ F ( kr ) dr=2
0 F ( k r ) si k =l
2 1 0
0
L’exemple qui suit est une illustration très simple d’un potentiel variant avec ø
seulement.
Exemple 3.
Considérer deux plateaux parallèles, infinis et joints par une ligne d’isolent.
L’angle entre les deux plateaux est ø0. Obtenir V entre les deux plateaux sachant qu’un
des plateaux a le potentiel V = 0, et le second a V = V0.
Isolent
V=V0
ø0 V=0
Solution
Prenons l’axe z le long de la ligne de l’isolent, et l’axe x dans le plan de la face
dont le potentiel est nul (face inférieure). Par la symétrie du système, en coordonnées
cylindrique, V ne dépendra que de ø.
y
ø0
ø
x
1 ∂2 V d2V
=0 ❑ =0 ❑ V =C 1 ∅+ C2
r2 ∂ ∅2 ⇒ d ∅2 ⇒
V0
V= ∅ pour 0≤ ∅ ≤ ∅ 0
∅0
C. Coordonnées Sphériques.
37
Plutôt que de traiter le cas le plus général, nous nous limiterons ici au cas le
plus courant, où le potentiel varie seulement avec r et θ, mais pas avec ø. Dans le
développement, nous retrouverons les fonctions de Legendre dans les solutions.
1 ∂ 2 ∂V
r ∂r
2
r ( + 2
1 ∂
)
∂ r r sin θ ∂ θ
sin θ
∂V
∂θ
=0 ( )
Supposons que V peut s’écrire comme,
V =R ( r ) Θ(θ)
1 ∂ 2
( r R ' Θ ) + 2 1 ∂ ( sin θ RΘ ' )=0
r ∂r r sin θ ∂ θ
2
D’où,
[ 2
r r
1
][ cos θ
R'' Θ+ R ' Θ + 2 R Θ' ' + 2
r sin θ
RΘ ' =0
]
Divisons cette dernière équation par RΘ /r2. On obtient,
r2
R''
R
R'
+2 r =−
R
Θ''
+
1 Θ'
Θ tanθ Θ [ ]
Puisque le terme à gauche du signe égal ne varie qu’avec r tandis celui à droite ne
varie qu’avec θ, ces deux termes sont forcement égaux à une même constante que nous
posons égale à m(m+1). Alors on a,
2 '' '
r R +2 r R −m ( m+1 )=0
'' 1 '
Θ + Θ + m ( m+ 1 ) Θ=0
tanθ
R=C1 r m +C 2 r m +1
38
En substituant celle solution dans l’équation différentielle, le lecteur peut vérifier que
l’équation est satisfaite.
Θ=P m (cos θ)
[ ]
m
1 1
Pm ( cos θ ) = (cos 2 θ−1)m
2 m d ( cos θ )
m
et,
π
2
∫ [ Pm ( cos θ)] sin θ dθ= 2m+1
2
∂D
∇ × H= +J
∂t
∇ × H=0
39
ce qui implique (propriété du rotationnel) que H peut s’écrire comme le gradient d’un
scalaire, soit,
H=−∇ V m
2
∇ V m=0 , et H =−∇ V m
Ces équations ne sont valables que pour les milieux isotropes, sans courant de
conduction et où les champs sont stationnaires (sans variation avec le temps t).
H0
r
θ
z
Nous utiliserons les coordonnées sphériques ici. On note dans la figure ci-
dessus qu’il existe une symétrie par rapport à ø, c'est-à-dire que si r et θ sont fixés H
ne varie pas lorsque ø varie. Alors d’après les résultats de la Section 4, le potentiel
magnétique a l’expression suivante.
∞
V m =∑ Pm (cos θ) [ Am r m + Bm r −(m+1 ) ]
m=0
40
1. A l’intérieur avec r<a : Ici r prend la valeur 0. Ceci implique que Bm est
forcement nul pour éviter un potentiel infini. Donc,
∞
V m =∑ Am Pm (cos θ) r m , pour r < a
m=0
2. A l’extérieur avec r>a : Ici on sait que le champ magnétique est constant à r =
∞. Mais H=−∇ V m , c'est-à-dire que toutes les puissances rm doivent être
absentes sauf r1 dont le gradient pourra donner une constante. Les termes avec
coefficient Bm doivent rester puisqu’ils disparaitront lorsque r tendra vers ∞. On
a alors,
∞
A 1 r P1 ( cos θ ) + ∑ B
V m=^ ^ m Pm (cos θ) r −(m+1)
m=0
∞
A 1 r cos θ + ∑ ^Bm P m (cos θ)r−(m +1) , pour r >a
V m=^
m=0
On notera ici la présence de chapeaux sur A et B, pour les différentier des constantes à
l’intérieur de sphère.
Nous allons maintenant appliquer les conditions aux limites pour le champ
magnétique, à r = ∞, à r = 0, et à r = a, dans le but de déterminer les constantes A
et B.
Condition 1. r = ∞.
−∂V m 1 ∂V m
H= a r− a
∂r r ∂θ θ
1
¿− ^
A 1 cos θ ar ± ^ A rsin θ aθ , r=∞
r 1
41
On notera que tous les termes avec ^Bm ont disparu de la dernière relation parce que r
est infini.
Lorsque θ = 0, alors cos θ=1 et sin θ=0 et ar=a z . Alors la dernière relation ci-dessus
donne,
H 0 a z=− ^
A 1( 1) az ❑ ^
A1 =−H 0
⇒
∞
V m =−H 0 r cos θ+ ∑ B
^ m Pm (cos θ)r−(m+1) , pour r > a
m=0
En laissant tomber les signes moins et en notant que les composantes tangentielles à la
sphère sont celles le long du vecteur unitaire a θ, la dernière relation ci-dessus donne,
( 1r ∂V∂ θ ) a =( 1r ∂∂Vθ ) a
m
i
θ
m
e
θ
∞ ∞
∑ A m P m (cos θ) a
' m
=−H 0 a P 1 ( cos θ )+ ∑ B
' ^ m P' m (cos θ)a−(m +1)
m=0 m=0
A0 =B^ 0 a−1
A1 a=−H 0 a+ ^B1 a équ 1
−2
2 ^ −3
A a =B 2 a 2
42
Am a m= ^Bm a−(m+1)
D’où,
B¿ =B ne
Puisque les deux milieux sont isotropes, B=μ H , et puisque H=−∇ V m , alors la
condition ci-dessus donne pour les composantes le long du vecteur unitaire a r,
μ ( ∂∂Vr ) =μ ( ∂V∂ r ) à r =a
m
i
0
m
D’où,
∞ ∞
∑ μA m m a m −1
Pm=−H 0 μ0 cos θ+ ∑ μ0 B
^ (−(m+1)) a−(m+ 2) P
m m
m=1 m=0
^
0= B 0
Soit en général,
−μ 0 (m+ 1)
Am = ^ m a−(2 m+1 ) , pour m>1 équ. 4
B
μm
43
1. Les équations 2 et 4 donnent deux expressions différentes de Am. Il est clair que
ceci n’est possible que pour,
^ m pour m>1
Am =0= B
^B0=0 ❑ A0
⇒
^ 1 a−3
A1=−H 0+ B
μ0 μ0
A1=− H −2 B ^ a−3
μ 0 μ 1
La résolution de système d’équations est simple : On obtient ^B1 par soustraction des 2
équations, et le résultat est introduit dans la première équation pour obtenir A1. D’où,
μ−μ 0 3
^B1=H 0 a
μ+ 2 μ0
3 μ0
A 1=−H 0
μ +2 μ 0
V m =A 1 r P1=−3 ( μ0
)
H r cos θ , pour r < a
μ+ 2 μ 0 0
a μ−μ 0
3
V m =−H 0 r cos θ+ H 0 cos θ , pour r >a
r 2 μ+2 μ0
44
−∂ ( A 1 r cos θ ) 1 ∂ ( A 1 r cos θ )
H=−∇ V m = a r− aθ
∂r r ∂θ
Ce qui donne,
Mais le terme entre parenthèses n’est rien d’autre que le vecteur unitaire a z le long de
l’axe z, comme on le voit dans la figure suivante.
aθ ar
az
−a θ
θ
z
Alors on a enfin,
3 μ0
H =−A 1 az =H 0 a
μ+2 μ0 z
PROBLEMES
1.
Considérer un câble coaxial rectiligne, où le conducteur central a le rayon a et le
conducteur externe est à la distance b de l’axe du câble. Le conducteur interne est au
potentiel V0, tandis que le conducteur externe est au potentiel V = 0 (à la terre).
Obtenir le potentiel électrique scalaire, ainsi que le champ électrique dans
l’espace entre les deux conducteurs.
V0
b
a
2.
Dans un milieu, le potentiel électrique scalaire est donné comme,
45
q0 r
V= e
4 πεr
3.
Un courant alternatif I 0 e jωt circule dans une antenne verticale mince. Donner
sous forme intégrale, l’expression du potentiel magnétique vectoriel A .
Lorsque l’antenne est courte par rapport à la distance séparant l’antenne et le
point où est évalué A , donner une expression simplifiée de A .
z
θ r
l
4.
En appliquant l’opération de la divergence à l’expression V ∇ V , où V est un
scalaire, montrer que,
❑ ❑
∫ ( V ∇ V ) ∙ d s=∫ [|∇ V | +V ∇ 2 V ] dv
2
S v
5.
Pour le tuyau à section rectangulaire ci-dessous, obtenir la distribution du
potentiel électrique scalaire à l’intérieur du tuyau. On notera que le potentiel est nul sur
toutes les faces du tuyau, sauf la face x = a, où il est égal à V 0.
y
V=0
y=b
V = V0
V=0
46
x=a x
V=0
SOLUTIONS
1.
Puisque dans l’espace entre les deux conducteurs, il n’y a pas de charge. Nous
devons donc résoudre en coordonnées cylindriques l’équation de Laplace,
∇ 2 V =0 avec V ( r =a )=V 0 ,V ( r =b ) =0
Par la symétrie du système, V ne varie pas avec z, ni avec ø. Il varie avec r. Donc,
1 ∂
r ( )
∂V
r ∂r ∂ r
=0
Multiplions les termes par r et remplaçons les dérivées partielles par les dérivées
totales et on a,
d
r( )
dV
dr dr
=0 ❑ r
⇒
dV
dr ( )
=C 1
dr
dV =C1
r
V =C1 ln r +C2
Pour déterminer la valeur des constantes, nous appliquons les conditions aux limites
comme suit.
V0 −V 0 ln b
C 1= ,C 2=
ln ( a/b ) ln ( a/ b )
V0
V= [ ln r −ln b ]
ln ( a /b )
−∂V −V 0
E=−∇ V = ar ❑ E= ar
∂r ⇒ rln ( a/b )
2.
La densité de charge est donnée par l’équation de Poisson
2
∇ V =ρ
Par hypothèse,
k −r q0
V = e avec k=
r 4 πε
∇2 V =
r dr
2 (
1 d 2 dV
r
dr
1 d 2d k r
= 2
r dr
r )
dr r
e
( ( ))
En effectuant les différentiations par rapport à r, on a,
k d
∇2 V = (−e−r −r e−r ) = k2 ( e−r −e−r +r e−r )
r
2
dr r
Enfin, on a,
2 k −r q0
ρ=∇ V = e avec k=
r 4 πε
48
3.
L’expression générale du potentiel magnétique vectoriel est,
❑
μ J (t−r /c)
A=∫ dv '
v' 4 πr
z
θ r
l/2 y
dv'
x
jωt
I e
J= 0 a z , et d v ' =Sdz
S
D’où,
r
jω(t − )
c
❑ ❑ ❑
μ I 0e
A=∫ ∫ ∫ dx ' dy ' dz ' a z
x y z 4 πrS
et
2 1/ 2
r =[ ( x−x ' ) + ( y− y ' ) + ( z−z ' ) ]
2 2
Puisque l’antenne est mince, les variations de x' et de y' dans l’expression de r sont très
petites au cours de l’intégration ci-dessus, pour une valeur fixe de z. Alors
l’intégration sur x' et y' équivaut à une multiplication par S, la section de l’antenne, et,
μ I 0 az l /2 1 j (ωt −βr)
A= ∫ e
4 π −l /2 r
dz ' , β=ω /c
r =[ x 2+ y 2 + ( z−z ' ) ]
2 1 /2
Lorsque r>>l, on peut dire que l’antenne est courte et r ne varie presque pas avec z' et
l’intégration sur dz' donne l, la longueur de l’antenne. D’où,
μ I 0 l j (ωt− βr)
A= e az
4 πr
4.
Par le Théorème de la Divergence appliqué à V ∇ V , l’intégration sur la surface
peut être transformée en une intégration sur le volume comme suit,
❑ ❑ ❑
∫ ( V ∇ V ) ∙ d s=∫ ∇ ∙ ( V ∇ V ) dv=∫ ( ∇ V ∙ ∇ V +V ∇ ∙ ∇ V ) dv
S v v
Ce qui donne,
❑ ❑
∫ ( V ∇ V ) ∙ d s=∫ (|∇ V | +V ∇ 2 V ) dv
2
S v
2 2
V =V 1−V 2 avec ∇ V 1=0 et ∇ V 2=0
❑ ❑
S v
❑
+∫ ( V 1−V 2 ) ∇ ( V 1−V 2) dv
2
La dernière intégrale est nulle à cause de ces Laplaciens qui sont nuls. D’autre part,
l’intégration à gauche de l’égalité est aussi nulle puisqu’elle est effectuée sur la surface
S où V1 et V2 satisfont les conditions aux limites donc y ont une différence nulle. Il
nous reste,
50
❑
0=∫ |∇ ( V 1−V 2 )| dv
2
A cause du carré, le terme sous l’intégration est non-nul. Il ne prend la valeur 0 que
pour,
5.
A l’intérieur du tuyau, l’équation de Laplace doit être satisfaite. De plus le
potentiel étant constant sur les faces, V ne varie pas avec z. Donc,
2 2
2 ∂V ∂V
∇ V= + =0
∂ x 2 ∂ y2
V = X (x ) Y ( y )
D’où la solution,
où nous avons utilisé par commodité les fonctions sinusoïdales pour y à cause des
conditions :V = 0 à y = 0 et à y = b. Les fonctions hyperboliques sont utilisées pour x
où les limites ont des potentiels différents. On note aussi qu’on aurait pu utiliser les
fonctions exponentielles au lieu des fonctions hyperboliques.
Pour déterminer les valeurs des constantes, nous appliquons les conditions aux
limites comme suit :
1. A x = 0, V = 0. D’où,
51
0=V =( A ∙ 1+ B ∙ 0 ) Y ( y ) ❑ A=0
⇒
et
2. A y = 0 , V = 0. D’où,
et
3. A y = b, V = 0. D’où,
∞
V =∑ A n sinh k n x sin k n y , k n=nπ /b
n=1
4. A x = a, V = V0. D’où,
∞
V 0=∑ A n sinh k n a sin k n y
n=1
Pour obtenir les constantes An, multiplions les deux membres de l’équation ci-dessus
par sin k n y et intégrons sur y de 0 à b. On a.
b b
0 0
−V 0 b
( cos k n b−cos 0 ) =( An sinh k n a )
kn 2
−V 0 b
( cos nπ−1 )= A n sinh k n a
kn 2
Le terme entre parenthèses est nul lorsque n est pair, et ceci implique, A n = 0. Ce
même terme est égal à -2 lorsque n est impair et ceci donne,
4V0 4V0
An = = ,n=1,3,5 …
k n b sinh k n a nπ sinh k n a
∞
4V0
V ( x , y )=∑ sinh k (2 n+1 ) x sin k (2 n+ 1) y
n=0 ( 2 n+1 ) π sinh k (2 n+1) a
53
CHAPTRE 3
PROPAGATION DES ONDES
DANS DES GUIDES
1. INTRODUCTION
−∂ B −∂ D
∇ × E= (1) ∇ × H = (2)
∂t ∂t
∇ ∙ B=0(3) ∇ ∙ B=0(4 )
où,
E est l’intensité du champ électrique
H est l’intensité du champ magnétique
D est la densité du flux électrique
B est la densité du flux magnétique
D=ε E , B=μ H
Considérons l’équation (1). En prenant son rotationnel et en faisant usage des identités
vectorielles, on,
54
−∂ ( ∇ × B ) −∂ ( ∇ × B )
∇ × ∇ × E= ❑ ∇ ( ∇ ∙ E )−∇ 2 E=
∂t ⇒ ∂t
mais, ∇ ∙ E=( ∇ ∙ D ) /ε=0 par l’équation (4), alors la dernière équation ci-dessus donne,
2 −∂ ( ∇ ×( μ H )) ∂ (∇ × H )
−∇ E= =−μ
∂t ∂t
−∇ 2 E=−μ
∂ ∂D
∂t ∂ t( )
=¿−μ
∂ ∂ (ε E)
∂ t ∂t ( )
D’où l’équation de l’onde pour le champ électrique,
2
2 ∂ E
∇ E=με 2
∂t
2
2 ∂ H
∇ H =με 2
∂t
E= E' ( x , y )e jωt−γz
' jωt−γ z
(5)
H=H (x , y)e
Où les expressions de E' , H ' et γ seront déterminés par l’équation de l’onde et les
conditions aux limites (ce que nous établirons par la suite).
∂2 E
( ∇2s + ∇2z ) E=με 2
(6)
∂t
Avec les expressions des champs donnéesdans les Equations (5), les dérivées partielles
sont obtenues comme suit,
∂2 E 2 2 ∂2 E 2
με 2
=με ( jω ) E , ∇ z E= 2
=(−γ ) E
∂t ∂z
Posons,
2 2
k =ω με
∇ 2s E=−( k 2+ γ 2 ) E
2 2 2 2 2
k c =k + γ , k =ω με
√ ( )
2
k
γ= √ k 2c −k 2 =k c 1−
kc
k c =2 π f c √ με
√ ( )
2
f
γ=k c 1−
fc
On ci-dessus que γ peut être soit réel soit complexe. On distingue les cas suivants :
56
Cas 1 : f < fc. Ici la fréquence du signal est inférieure à la fréquence de coupure du
guide. Alors l’expression de γ ci-dessus donne un nombre positif, soit,
γ=α >0
Cas 2 :f > fc. Ici la fréquence du signal est supérieure à la fréquence de coupure du
guide. Alors l’expression de γ ci-dessus donne un nombre complexe, soit,
γ= jβ
' j ( ωt− βz )
E=E ( x , y ) e
u 1
λ= = car u=1/ √ μϵ
f f √ με
Alors, f / f c = λc / λ et,
√
γ =α , α =k c 1−( λc / λ ) si λ> λc
2
¿ γ = jβ , β=k √ ( λ / λ ) −1 si λ< λ
2
c c c
Dans onde TM, le champ magnétique est transversal, c'est-à-dire qu’il n’a pas
de composante dans le sens z (longitudinal). Toutefois, pour le champ électrique, la
composante Ez existera et son équation de Laplace sera,
2 2
∇ s E z =−k c E z
−γ ∂ E z −γ ∂ E z
E x= E y=
k 2c ∂ x k 2c ∂ y
(7)
jωε ∂ E z − jωε ∂ E z
¿ H x= 2 H y= 2
kc ∂ y kc ∂ x
Et γ
ZTM = =
H t jωε
Puisque γ sera imaginaire, ZTM sera réel
Exemple 1.
Utiliser les relations des Equations (7), pour montrer que Et et H t (les
composantes des champs dans le plan transversal) sont perpendiculaires, et obtenir la
valeur de ZTM.
Solution
Si Et et H t sont perpendiculaires, leur produit scalaire doit être nul. Le plan
transversal étant x-y, nous avons,
58
Et ∙ H t =E x H x + E y H y =
( −γ ∂ Ez
kc ∂x
2
)( jωε ∂ E z
kc ∂ y
2
+ 2
)(
−γ ∂ Ez
kc ∂ y )( − jωε ∂ Ez
kc ∂ x
2
)
Ce qui donne bien,
Et ∙ H t =0
[( )]
2 1/ 2
)(
2
−γ ∂ E z −γ ∂ E z
+
kc ∂ x kc ∂ y
2 2
Et √ E2x + E2y
ZTM = = =
[( )]
H t √ H 2x + H 2y 2 1 /2
)(
2
jωε ∂ E z − jωε ∂ E z
+
kc ∂ y
2
k 2c ∂ x
2
γ /k c γ
ZTM = 2
=
jωε / k c
jωε
ce qu’il fallait établir.
Une onde est dite TE, Electrique transversale, si le champ électrique n’a pas de
composante dans la direction de propagation z de l’onde. Toutefois, le champ
magnétique aura une composante Hz, dans la direction de propagation, et elle satisfera
l’équation de l’onde,
∇ 2s H z=−k 2c H z
− jωμ ∂ H z jωμ ∂ H z
E x= E y=
k 2c ∂ y k 2c ∂ x
(8)
−γ ∂ H z −γ ∂ H z
¿ H x= 2 H y= 2
kc ∂x kc ∂ y
jωμ
ZTE =
γ
Et cette impédance sera réelle pour le cas d’une propagation sans atténuation, car dans
ce cas γest imaginaire.
Nous voulons obtenir ici, pour guide à section rectangulaire, les solutions aux
équations (respectivement en mode TM et TE),
2 ∂2 E z ∂2 E z 2 ' jωt−γz
∇s E z = 2
+ 2
=−k c E z , E z=E (x , y )e
∂x ∂y
En posant,
E' = X ( x ) Y ( y )
X'' 2 Y '' 2 2 2 2
=−k x , =−k y , k x +k y =k c
X Y
Ici nous supposerons que les parois du guide sont constituées de conducteurs
parfaits où on ne peut y avoir de propagation d’onde à cause des pertes. Alors
considérons la figure suivante représentant le guide.
y
z
y=b
x x=a 0
Le champ électrique Ez(Equation 9) est parallèle aux parois du guide. Lorsqu’il atteint
ces parois, il leur est tangentiel. Par les lois de Maxwell (Chapitre 1), les composantes
tangentielles de E sont continues à la limite de deux milieux. Puisque E dans le
conducteur est nul, Ez à chaque parois doit aussi être nul. Donc,
Ces conditions aux limites s’appliquent aussi à E' z ( x , y )=XY qui omet le terme e jωt−γz
de Ez. Donc :
1. A x = 0,
E' z ( 0 , y )=0=( A+ 0 ) Y ❑ A=0
⇒
'
E z ( a , y ) =0=( B sin k x a ) Y ❑ k x a=mπ , m=1,2 , …
⇒
où on note que la valeur m = 0 est exclue, si non le terme X serait nul et on n’aurait
pas d’onde Ez.
3. A y = 0,
E' z ( x , 0 )=0=X ( C+ 0 ) ❑ C=0
⇒
'
E z ( x , b )=0=X ( D sin k y b ) ❑ k y b=nπ , n=1,2, …
⇒
où on note que la valeur n = 0 est exclue, si non le terme Y serait nul et on n’aurait
pas d’onde Ez.
mπ nπ
E z ( x , y , z , t )=E 0 sin k x x sin k y y e jωt−γz , k x = , k y=
a b
m , n=1,2,3 , …
où nous avons appelé E0, la constante BD, dont la valeur, ainsi que celles de m en
dépendront du signal d’excitation initial du guide.
Si m et n sont donnés, nous disons que le guide est excité en mode TEm,n, et
on a,
62
)( ) √(
2 2
2 2 2 mπ nπ
k =k +k ❑ ( k c )m , n=
c x y +
⇒ a b
2 π √ με 2 √ με √ a
(k )
( ) +( )
2 2
1
c m ,n m n
( f c )m, n = =
b
2π 2
( λc ) m , n = =
( k c )m , n
√( ) ()
2 2
m n
+
a b
Dans l’exemple qui suit, on montre que le mode TM11 donne les plus petites
dimensions du guide (pour le mode TM) quand on veut transmettre un signal
d’une fréquence donnée.
Exemple 2.
Dans le mode TM, dans un guide à section rectangulaire, on donne a = b.
Obtenir l’expression de la fréquence de coupure. Montrer que si une fréquence de
coupure est donnée, le mode TM11 donne la plus petite dimension du guide.
Solution
Avec a = b, l’expression de la fréquence de coupure donne,
1 √m +n
2 2
( f c )m , n =
2 √ με a
( f c )1,1= √ =
2 1
2 a √ με a √ 2 με
D’autre part, si une fréquence fc est fixée, l’expression donnée au début de cette
Solution donne,
a=
√m2 +n2
2 f c √ με
a=
√2 = 1
2 f c √ με f c √ 2 με
63
Concernant H, les conditions aux limites (Chapitre 1) disent que les composantes
normales aux parois sont continues dans les deux milieux. Le second milieu étant
un conducteur parfait, ces composantes sont nulles aux parois. D’où la figure suivante.
y
Hy=0
y=b
Hx=0 Hx=0
x x=a Hy=0
∂ H 'z
à x=0 , =0=(− A sin 0+ B cos 0 ) Y ❑ B=0
∂x ⇒
∂H 'z
à x=a et avec B=0 , =0=(− A sin k x a ) Y ❑ k x a=mπ , m=0,1 , …
∂x ⇒
∂ H 'z
à y =0 , =0= X (−C sin 0+ D cos 0 ) ❑ D=0
∂y ⇒
∂ H 'z
à y =b et avec D=0 , =0= X ( −C sin k y b ) ❑ k y b=nπ , n=0,1, …
∂y ⇒
En conclusion,
jωt−γz mπ nπ
H z=H 0 cos k x x cos k y y e , k x= , k y=
a b
64
où m et n ne peuvent pas être nuls en même temps sinon on aurait l’effet d’un
champ magnétique créé dans une bobine par des enroulements de fils portant un
courant. Dans ce cas Hz existe mais il n’y aura pas de propagation d’énergie parce que
les champs transversaux sont nuls.
√( )( )
2 2
mπ nπ
k c= + m ,n=0,1,2 , …
a b
√( ) ()
2 2
1 m n
( f c )m , n= +
2 √ με a b
2
( λc )m, n=
√( )()
2 2
m n
+
a b
Puisque le mode TE10 (mieux que le TM11) donne les plus petites dimensions de
guide pour une fréquence de transmission donnée, nous l’étudions en plus grand détail
dans la Section qui suit.
Ici, m = 1, n = 0. Alors, on a,
π
H z=H 0 z cos k x x e jωt−γz , k x = =k c
a
Et
1
f c= , λ c =2 a
2a √ με
π
√ 2
γ= j k c ( λ c / λ ) −1= j
a
√ ( 2 a/ λ )2−1
jωμ jω √ με ( √ μ / √ ε ) k
√
Z0 μ
ZTE = = = , Z 0=
γ j k √ ( 2 a/ λ ) −1 k c √ ( 2 a/ λ ) −1 ε
2 2
c
mais ,
k f λc 2a
= = =
kc f c λ λ
Alors,
Z0
ZTE =
√ 1−( λ /2a ) 2
D’après les Equations 8 de la Section 4, et le fait que Hz est ici indépendant de y, nous
avons pour ce mode TE,
E z=0 , E x =0 , H y =0.
−γ ∂ H z γ H 0 z π πx γ πx
H x= = 2 sin = H 0 z sin
kc ∂ x kc a a kc a
2
E y jωμ −γ Z TE πx
= =−ZTE ❑ E y = H 0 z sin
H x −γ ⇒ kc a
πx
E y =E0 y sin , où E0 y =−γ Z TE H 0 z /k c
a
Ce qui permet d’éliminer H0z des équations ci-dessus des champs pour donner,
2π γ π
, où β= = √ ( 2 a/ λ ) −1
2
λ g=
β j a
λc
λ g= , λ c =2 a
√ ( λ / λ ) −1
c
2
2 2
∇ s E z =−k c E z
où z est l’axe du guide, et le rayon est r = a. Le plan transversal est ici r-ø. Alors
l’équation de Laplace ci-dessus donne,
67
2 2
∂ Ez 1 ∂ Ez 1 ∂ Ez 2
+ + 2 =−k c E z
∂r
2
r ∂r r ∂∅ 2
E z=R ( r ) Φ( ø)
On note ici que les termes à gauche du signe égal sont seulement fonction de r, tandis
que les termes à droite sont fonctions de ø seulement. On conclut que chacun de ces
groupes de terme est égal à une constante que posons égale à n 2. D’où les deux
équations,
La dernière équation peut se mettre sous la forme (après avoir divisé par r2),
( )
2
R' n
R' ' + + k 2c − 2 R=0
r r
ce que nous reconnaissons comme étant l’équation différentielle de Bessel dont les
solutions sont,
R(r )=C J n ( k c r ) + D N n ( k c r )
J1 N1
kcr kcr
68
Puisque nous n’avons pas des champs infinis à r = 0, les fonctions Nn sont exclues des
solutions et il reste,
R ( r )=C J n (k c r )
Pour l’équation de Φ, on a,
jωt−γz
E z=J n ( k c r ) ( A cos n ∅+ B sin n ∅ ) e
jωt −γz
H z=J n (k c r ) ( A cos n ∅ +B sin n ∅ ) e
Dans chacun des modes ci-dessus, la valeur de kc dépendra des conditions aux
limites pour r = a. On a donc :
1. Mode TM.
Lorsque r = a, Ez est tangent à la parois du guide. Il est nul puisque E est nul dans
le conducteur, et les composantes tangentielles de E sont continues à la limite de deux
milieux.
E z (r =a)=0=J n ( k c a ) Φ
Ce qui implique,
P nl Pnl 2 πa
( k c )nl = et ( f c )nl = , ( λ c ) nl=
a a 2 π √ με Pnl
69
La plus basse fréquence de coupure a lieu pour la plus petite valeur de Pnl, soit,
TM 01 avec Po 1=2,405
2. Mode TE
Ici nous avons Hz, et c’est la composante de H normaleà la parois, à savoir Hr , qui
sera continue, donc nulle à r = a. Toutefois, à partir des Equations de Maxwell, on peut
obtenir en fonction de Hz, les autres composantes des champs. Un tel travail a été fait
en coordonnées rectangulaires. Ici on a,
−γ ∂ H z −γ ∂ H z
Hr= , H∅= 2
kc ∂ r kc r ∂ ∅
2
− jωε ∂ H z jωε ∂ H z
¿ Er = 2 , E ∅= 2
kcr ∂∅ kc ∂r
D’où,
P ' nl P' nl 2 πa
( k c )nl = et ( f c )nl = , ( λ c ) nl =
a a 2 π √ με P ' nl
La petite valeur de P ' nl est 1,84 pour n = 1 et l = 1. Donc dans le guide à section
circulaire, le mode avec la plus basse fréquence de coupure est TE 11 (plus basse
que TM01) et on a,
2 πa
( λ c )TE = 1,84
11
1. Le diélectrique qui remplit l’intérieur du guide n’est pas parfait, donc est
source de pertes d’énergie.
2. Le conducteur qui constitue la parois du guide n’est pas parfait, donc une
partie de l’énergie s’y perd.
En général, l’atténuation que subit une onde le long de l’axe z, peut s’écrire pour
les champs transversaux qui propagent (en fait) l’énergie,
¿
Mais la puissance moyenne en tout point est proportionnelle à E s × H s. Les deux
champs étant perpendiculaires, on obtient (en notant le sens du conjugué complexe) la
puissance moyenne,
−∂ P −2 αz
P p= =2 α P0 e =2 αP
∂z
Pp
α=
2P
Dans les deux Sections qui suivent nous donnerons les expressions des constantes
d’atténuations αd du diélectrique et αc du conducteur.
∂D
∇ × H=J + =σ E+ jω ( ε E )
∂t
∇ × H=( σ + jωε E )
Et on a,
γ 2=k 2c −k 2
Posons,
k^ 2=ω2 με
Soit encore,
[ k^ σ
]
2
γ =( k c − k^ ) 1+
2 2 2
jωε ( k c − k^ )
2 2
Puisque σ est très petit, la racine carrée du terme entre crochet est du type
1
( 1+a )1 /2 =1+ a, d’où,
2
[ k^ σ
]
2
√
γ= ( k c − k^
2 2
) 1+
2 jωε ( k 2c −k^ 2)
k^ σ
2
√
¿ ( k 2c − k^ 2 ) +
√
2 jωε ( k 2c −k^ 2 )
72
k^ 2 σ
γ= jβ−
2 ωεβ
k^ 2 σ ^
α d= , k=ω √ με
2 ωεβ
2 2
√ 2
√
β=√ k^ −k c = k^ 1−( k c / ^k ) = k^ 1− ( f c / f )
2
Donc,
σ k^ ^
α d= , k=ω √ με
√
2 ωε 1−( f c /f ) 2
¿=
√
σ Z0
2 1−( f c /f )
2
Z 0=
√ μ
ε
Pc
α c=
2P
où Pc est la puissance moyenne perdue dans les parois par unité de longueur le long de
z, P est la puissance moyenne totale qui se propage dans le guide. Donc,
1
P=
2
∬ ℜ ( E s × H ¿s ) dxdy
|Z|
P=
2
∬| H s|2 dxdy , Z=Z TM ou Z=Z TE
Et 1
=Rm ( 1+ j ) , où Rm= , δ =√ 2/ωμσ
Ht σδ
Alors,
1 1
Pc = ℜ {∮ E t H t ds }= ℜ {∮ ( Rm (1+ j) H t ) H t ds }
¿ ¿
2 2
soit,
1
Pc = Rm ∮|H t| ds
2
❑
1
Pc = Rm ∮|H t| dl
2
2 L
Enfin,
❑
Rm∮ |H t| dl
2
2 2
α c= L
,|H t| =H t H ¿t et|H s| =H s H ¿s
2|Z|∬|H s| dxdy
2
Exemple 3.
Pour le mode TE10 du guide à section rectangulaire, obtenir αc. On prendra a et
b comme les dimensions de la section du guide.
Solution
Pour ce guide, les composantes non nulles sont Ex, Hx, et Hz. Alors,
πx
H s =H x =− ( E0 y /Z TE ) sin
a
D’où,
74
b a
y=0 x=0
a
¿ ( E 0 y /|Z TE|) b∫
2
0
1
2
1−cos (
2 πx
a
dx )
2
ab E 0 y
¿ 2
2|Z TE|
y
Hz
Hx z
L
x
Profitant de la symétrie du système, l’intégration sur un coté sera la même pour le coté
opposé. Nous avons alors,
❑ ❑ ❑
∮|H t| dl=2
2
∮ 2
|H x| dx +2 ∮ 2
|H z| dx +2 ∮ | H z|2 dy
( y=0 ) ( y=0) ( x=0 )
où,
Introduisons ces valeurs dans les intégrales ci-dessus. En faisant usage des identités
trigonométriques dans les deux premières intégrales et en notant que dans la dernière,
Hz(x = 0) est une constante, on obtient,
[ ]
2 2
kc kc
∮|H t| dl=( E 0 /|Z|)
2 2
a+ a+2 b
⌈ γ ⌉2 |γ|
2
2
|γ| =β2 =−( jβ )2 =−γ 2
D’où,
1
∮|H t| dl=( E 0 /|Z|)
2 2
−γ
2 [
a ( −γ + k c ) +2 k c b
2 2 2
]
2 2
Mais, k 2c −γ 2=k 2 et−γ 2|Z| =|γZ| d’où,
[ ]
2
❑
k b 2
Rm∮ |H t| dl
2
Rm ( E 0 /|γZ|) a k 1+2 c2 2
L k a
α c= =
2|Z|∬|H s| dxdy
2
ab E 20
2|Z| 2
2|Z|
Donc,
α c=
2
R m k 1+ 2 2
k a[
k 2c b
2
]
|γ | |Z|b
Z0 k
2
k
2
1
Z=Z TE = , = =
√1−( λ / λ )
2 2 2 2
c
2
|γ | k + k c 1−( k c /k )
Et que,
kc f c λ
= =
k f λc
Rm
[ ( ) ] où λ =2 a , Z =√ με
2
2b λ
α c= 1+
√
c 0
b Z 0 1−( λ / λc )
2 a λc
PROBLEMES
1.
Utiliser les équations de Maxwell de l’onde sinusoïdale, pour montrer qu’on
peut exprimer, en fonction Ez et de Hz, les autres composantes des champs. En déduire
les expressions des ondes TM et TE en fonction de Ez et Hz respectivement. On se
limitera au cas des coordonnées rectangulaires.
2.
Obtenir les rapports des fréquences de coupures ci-dessous :
( f c )TE ( f c )TM
a ¿ r 1= , b ¿r 2=
11 11
( f c )TE 10
( f c ) TE 10
3.
On veut transmettre un signal de 6 GHz dans un guide circulaire.
a. Choisir le mode de transmission (TE, TM) et donner les raisons de votre choix.
b. Pour le mode choisi, donner le rayon du guide.
4.
On veut transmettre des signaux dans le mode TE11 dans un guide à section
circulaire de rayon 1 cm.
5.
Considérer un guide rectangulaire en cuivre où
σ = 5,8x107 mhos/mètre
a = 4 cm, b = 2 cm
et
−7
μ=μ 0=4 π × 10 henry / mètre
6.
Pour le guide circulaire dans le mode TE11, la constante d’atténuation dans le
conducteur est donné par,
[( ) ]
2
Rm 1 fc
α c= +0,420
√
d Z 0 1−( f / f )2
c
f
Pour b = a/2 dans un guide en mode TE10 à section rectangulaire, choisir d en fonction
de a, pour que les deux guides aient la même fréquence de coupure, puis comparer les
deux constantes d’atténuation dans les conducteurs.
SOLUTION
1.
Des équations de Maxwell en variation sinusoïdale avec le temps, on a.
78
∇ × E=− jωμ H
| |
ax ay az
∂ ∂ ∂ =− jωμ H a + H a + H a
( x x y y z z)
∂x ∂y ∂z
Ex Ey Ez
D’où,
∂ Ez ∂ Ey
∂y
−
∂z
=− jωμ H x ,−
∂ Ez ∂ Ex
∂x
−
∂z ( )
=− jωμ H y
où les composantes avec a z n’ont pas d’importance pour notre travail ici. La variation
des champs avec z étant de la forme e−γz , les dérivées partielles par rapport à z
reviennent à une multiplication par –γ et les équations ci-dessus donnent,
∂ Ez
+ γ E y =− jωμ H x ( 1)
∂y
∂ Ez
¿− −γ E x =− jωμ H y (2)
∂x
∂Hz
+γ H y = jωε E x (3)
∂y
∂ Hz
¿−γ H x − = jωε E y (4)
∂x
Multiplions la relation (1) par jωε et multiplions la relation (4) par γ, puis ajoutons les
deux résultats. On a,
∂ Ez ∂Hz
jωϵ + jωϵγ E y −γ 2 H x −γ =ω2 με H x + jωεγ E y
∂y ∂x
H x= 2
1
γ +k 2 [
jωε
∂ Ez
∂y
−γ
∂Hz
∂x ]
79
Des équations (1) et (4), on peut éliminer Hx pour avoir Ey. De la même manière, on
peut tirer les expressions de Hx et Ey des équations (2) et (3). On aura,
E y=
1
γ 2 +k 2
−γ[∂ Ez
∂y
+ jωμ
∂Hz
∂x ]
−1
H y = 2 2 jωε
γ +k [
∂ Ez
∂x
+γ
∂ Hz
∂y ]
E x= 2 2
−1 ∂ E z
γ +k ∂ x [
+ jωμ
∂Hz
∂y ]
où γ 2 +k 2=k 2c . En mode TM, Hz = 0. En mode TE, Ez = 0.
2.
D’après les formules établies dans les Sections 6 et 7, on a en général,
√( ) ()
2 2
1 m n
f c= +
2 √ με a b
Alors,
r 1=
√ 1 1
+
a2 b 2
√
a2
= 1+ 2 = √5=2,24
√ 1
a
2
+0
b
3.
Ici, nous prendrons le mode TE11 dont la fréquence de coupure est la plus basse
pour les guides à section circulaire. Il s’en suivra de plus faible dimension. On a,
8
3 × 10 2 πa 1,84
λ c =λ= = ' ❑ a= =1,4 cm
6 × 10
9
P11 ⇒ 20 ( 2 π )
4.
a. Pour le mode TE11 dans le guide circulaire,
80
2 πa 2× 3,14 ×10−2
λc= = =3,41 cm
P ' 11 1,84
b. L’onde dont λ = 2 cm peut être transmise dans le guide dans le mode TE11,
car,
√ ( ) √ ( )
2 2
λ 2π 2
γ= jk 1− =j 1− = j 250 rd/ s
λc 0,02 3,41
5.
Partie a.-Puisque le guide est rectangulaire, la fréquence de coupure est,
√( ) ()
2 2
1 m n
f c= +
2 √ με a b
3× 108 1
f c=
2 a
√ 2
m +( 2 n )
2
1,5 ×10 8
f c1 = =3,75GHz
4 ×10−2
8
1,5 ×10
−2 √
f c2 = 1+ 4=8,38 GHz
4 ×10
Entre fc1 et fc2, seul le mode TE10 peut être transmis. En dessous de fc1, les
propagations ont lieu avec une atténuation. Au dessus de fc2, on peut transmettre TE10,
TE11, et TM11.
81
3 ×10 8
f= =6 GHz
5× 10−2
Cette fréquence est en dessous de la fréquence de coupure 8,38 GHz du mode TE 11. Il
y aura atténuation dans le guide et,
γ= √k c −k =2 π f c √ με 1−( f / f c )
2 2
√ 2
Soit,
9
2 π × 8,38× 10
γ= 8 √ 1−( 6 /8,38 ) =122,3 népers/mètre
2
3 ×10
Partie c.-Dans les parois du guide la constante d’atténuation a été établie dans
l’Exemple 3, pour le mode TE10, avec la valeur (en utilisant la fréquence au lieu de la
longueur d’onde),
[ ( )]
2
Rm 2b fc
α c= 1+
√
b Z 0 1−( f c /f )
2 a f
où ,
a
b=2 cm= , Z 0=√ μ0 /ε 0 =377 , f =6 GHz , f c =3,75 GHz
2
D’autre part,
Rm =
1
=
1
=
√2 π × 10 × 4 π ×10 × 5,8× 10
9 −7 7
σδ σ √ 2 / ω μ 0 σ 5,8 × 10 √2
7
D’où,
−2
Rm =2,02× 10 ohms
[ ( )]
−2 2
2,02 ×10 3,75 −3
α c= 1+ =4,8× 10 népers /m
2× 10 (377 ) √1−( 3,75 /6 )
−2 2 6
82
6.
Soit α1 et α2 les constantes d’atténuation respectives dans les parois des guides
rectangulaires et circulaires. Alors, d’après la formule donnée dans le présent
Problème et celle de l’Exemple 3, nous avons, lorsque a = 2b,
[ ( )]
2
Rm f
α 1= 1+ c
b Z0 √ 1−( f c /f )
2 f
¿ α 2=
√
Rm
d Z 0 1−( f c / f )
2 [( )
fc 2
f
+0,420
]
Pour que les deux guides aient la même fréquence de coupure, il faut avoir,
2 πd
( λ c )rect=2 a=( λ c )∘= 1,84 ❑
⇒
d=0,58 a
α 1 d ( 1+ x 2) d 0,58 a
= , avec = =1,16
α 2 b ( 0,42+ x 2 ) b 0,5 a
Donc,
α1 ( 1+ x 2)
=1,16
α2 ( 0,42+ x 2 )
f= fc 2 fc 3 fc 10 fc ∞
x 1 1/2 1/3 1/10 0
α1/α2 1,62 2,16 2,42 2,71 2,76
On note le guide circulaire a une plus faible atténuation dans ses parois que le guide
rectangulaire, et c’est d’autant plus faible que la fréquence du signal est élevée.
83
CHAPITRE 4
LES LIGNES DE TRANSMISSION
1. INTRODUCTION
∂ ( v +∆ v )
−i+ ( i+ ∆ i )+ G ∆ z ( v + ∆ v ) +C ∆ z =0
∂t
En regroupant les deux premiers termes ci-dessus et en divisant tous les termes par Δz,
on obtient,
∂ ( v +∆ v ) −∆i
G ( v +∆ v ) +C =
∂t ∆z
−∂ i ∂v
=Gv +C
∂z ∂t
∂i
−v+ L ∆ z + R ∆ zi+ ( v +∆ v )=0
∂t
En simplifiant, puis en divisant par Δz, puis en prenant les limites lorsque Δz tend vers
0, on a,
−∂ v ∂i
=Ri+ L
∂z ∂t
−∂ i ∂v
=Gv+ C
∂z ∂ t (1)
∂v ∂i
¿− =Ri+ L
∂z ∂t
Une ligne peut être excitée un signal quelconque placé à une de ses extrémités.
Toutefois nous nous limitons ici au cas des excitations sinusoïdales en régime
permanent. C’est le cas le plus important en Télécommunications où les messages
sont portés par des signaux à des fréquences précises.
où θ est un angle de déphasage entre v et i. Alors nous pouvons définir les quantités
complexes suivantes,
V =V 1 ( z ) e jωt , I =I 1 ( z ) e j(ωt+ θ)
v=ℜ [ V ] et i=ℜ [ I ]
Notons que les dérivées partielles par rapport au temps de V ou I, revient à une
multiplication par jω de V ou I. Par conséquent, les Equations 1 donnent,
−∂ I
=GV + jωCV
∂z
∂V
¿− =RI + jωLI
∂Z
∂I
=−Y ( jω) V ,Y ( jω )=G+ jωC
∂z
(2)
∂V
¿ =−Z ( jω ) I , Z ( jω )=R+ jωL
∂Z
2
∂ I ∂V
=−Y =−Y (−ZI )
∂z 2
∂z
Ce qui donne
∂2 I
2
=( YZ ) I
∂z
γ= √ YZ
2
∂ I 2 ±γz
2
=γ I ❑ I =I 2 (t) e
∂z ⇒
et une solution semblable peut s’obtenir pour V. Toutefois, l’expression de I2(t) est
exponentielle par rapport au temps comme nous avons posé au début de cette Section.
Alors,
± γI =−YV ❑
⇒
V
I
γ
=∓ =∓
Y
√ ZY =∓ Z
Y Y √
Et on définit l’impédance caractéristique de ligne comme,
Z 0= |VI |=√ YZ = √ G+
R+ jωL
jωC
(3)
±αz
v=V m e cos ( ωt ± βz )
Ici,
- α = constante d’atténuation
- β = constante de phase
Pour la tension une amplitude donnée se distingue par sa phase, ωt+βz = Cte. La
dérivée par rapport à t de cette constante donne,
dz
ω± β =0
dt
dz ω
up = =∓
dt β
−ω
1. Si on a +γ, alors u p = , c'est-à-dire que l’onde progresse vers les z négatifs,
β
vers la gauche.
+ω
2. Si on a -γ, alors u p = , c'est-à-dire que l’onde progresse vers les z positifs,
β
vers la droite.
Dans le reste de ce chapitre, nous supposerons que nos ondes progresseront vers la
droite avec –γ, mais elles pourront subir des réflexions qui produiront des ondes vers
la gauche.
Exemple 1.
Soit une ligne téléphonique portant un signal de 1kHz et ayant les
caractéristiques suivantes :
R = 10 Ω / km L = 0,003 H / km
G = 0,2x10-6 mhos / km C = 0,006x10-6 F / km
88
Obtenir γ et Z0.
Solution
Nous commençons par évaluer Z et Y. On a,
Z=21,3/62,0o
o
¿ Y =37,7/89
γ= √ RG , Z 0=√ R/G
B) La fréquence est très élevée. Ici les termes complexes dominent devant les
termes réels dans les expressions des impédances et des admittances. Alors,
γ= √ ( jωL) ( jωC ) ❑ γ = jω √ LC , Z 0 =
⇒ √ L
C
Ce cas est appelé celui des lignes sans pertes, car les causes des pertes, R et G ont été
négligées.
89
C) Lignes avec bons isolants. Dans ce cas, le rapport G/C est bien inférieur au
rapport R/L. C'est-à-dire que G<<ωC et on a,
et,
√
γ= √ jωC ( R + jωL ) ❑ γ= jω LC 1− j
⇒ ( R
ωL )
Z 0=
√ L
C(1− j
R
ωL )
D) Lignes à faibles pertes. Nous avons ici,
R ≪ ωL et G ≪ωC
γ=
√[ (
jωL 1+
R
jωL )][ jωC (1+ jωCG
)]
≈ jω √ LC ( 1+ )( 2 jωC )
R G
1+
2 jωL
où dans la dernière ligne des équations ci-dessus, nous avons utilisé l’approximation
( 1+α )n ≈ 1+αn si α ≪ 1. En effectuant le développement des produits et les termes
contenant le produit RG, on a,
γ=α + jβ , β=ω √ LC , α= +
√ √
R C G L
2 L 2 C
Z 0=
√ √ √
Z
Y
=
jωL 1+ R / jωL
jωC 1+G/ jωC
=
L 1+a 1
C 1+a 2 √√
où a1 et a2 sont petits en module par rapport à 1. Alors, on a,
1 1+ a1
≈ 1−a2 et ≈ 1+(a1−a 2)≈ 1
1+ a2 1+ a2
Z 0=
√ L
C
E) Les lignes sans distorsion. Lorsque nous avons sur la ligne un message
contenant des composantes de fréquences différentes (comme s’est souvent le
cas), le signal reçu ne ressemblera pas à celui qui est envoyé si les composantes
sont atténuées différemment, ou si les composantes ont des vitesses de phase
différentes. Pour éviter la distorsion qui en résulte, on doit avoir :
Nous montrerons que les deux conditions ci-dessus sont satisfaites si,
R G
=
L C
En effet,
γ=
√[ (
jωL
R
jωL
+1 )][ jωC ( jωC
G
+ 1)
]
Si dessus, les termes entre parenthèses sont identiques puisque R/L = G/C. Donc,
γ= jω √ LC [ G
jωC
+1 = ]√
L
C
G+ jω √ LC
Si on remplace maintenant L/C par R/G qui lui est égal par hypothèse, on a,
γ= √ RG + jω √ LC ❑ α= √ RG , β=ω √ LC
⇒
ω ω 1
up = = ❑ u p=
β ω √ LC ⇒ √ LC
91
où V+ et V- sont les amplitudes maximums des ondes allant dans le sens des z positifs
et des z négatifs respectivement. Alors en utilisant les Equations 1 de la Section 2, on
peut écrire pour la ligne sans perte (avec R = 0),
−∂ V ∂I
=L ❑−¿
∂z ∂t ⇒
Mais,
ωL
=
ωL
β ω √ LC
=
L
C
=Z0
√
Alors on tire des relations précédentes,
1
I= ¿
Z0
Le terme e jωt est toujours présent dans nos expressions des signaux. Toutefois, pour
faciliter l’écriture, nous l’omettrons lorsque l’accent est sur les variations avec la
distance z, et nous écrirons,
92
Dans les équations ci-dessus, les valeurs de V et I se répèteront à des points séparés
par la distance z = λ, si,
2π
βλ=2 π ❑ λ=
⇒ β
et λ est appelé la longueur d’onde du signal. Pour la ligne, β=2 πf √ LC , Ce qui nous
permet d’écrire,
1
λ=
f √ LC
vs ZL
z=-ℓ z=0
Pour des raisons pratiques (les tensions et les courants seront calculés plus
facilement), nous avons pris l’origine de l’axe z à la charge. Alors à z = 0, les relations
des Equations 4 nous donnent,
V (0)
Z L= =Z 0 ¿ ¿
I (0)
V −¿
ρ= ¿
V +¿ ¿
93
1+ ρ
Z L =Z 0
1−ρ
Z L 1+ ρ Z L
= ❑ ( 1− ρ )=1+ ρ❑ ρ 1+
Z 0 1−ρ Z 0
⇒ ⇒
ZL ZL
Z0
= −1
Z0 ( )
soit,
Z L −Z0
ρ=
Z L +Z 0
V ( z)
Z ( z )= =Z 0 V V −¿e ¿
I ( z) + ¿e − jβz
+
V + ¿e −jβz
jβz
¿
¿
−V jβz ¿
−¿ e
j 2 βz
1+ ρ e
Z ( z )=Z 0 j 2 βz
1−ρ e
Exemple 2.
Considérer une ligne de transmission ayant un court-circuit comme charge.
Obtenir le coefficient de réflexion et l’impédance totale le long de la ligne. Donner la
valeur de l’impédance totale à z = -λ/2 et à z = -λ/4.
Solution
Le court-circuit implique ZL = 0. Alors l’équation du coefficient de réflexion
donne,
0−Z 0
ρ= =−1
0+Z 0
et
1−e j 2 βz
Z ( z )=Z 0
1+e j 2 βz
94
( )
j2π
−λ 1−e 1−1
Z =Z 0 =Z 0 =0
2 1+ e
j2π
1+1
( ) 1−(−1) 2
jπ
−λ 1−e
Z =Z 0 =Z0 = =∞
4 1+e j2π
1+(−1) 0
D’une manière générale, sur une ligne terminée en court-circuit, on retrouve le court-
circuit aux distances z = -nλ/2 et on a des circuits ouverts aux distances z = -(2n+1)λ/4,
n = 0, 1, …
Le taux d’onde stationnaire (TOS) qui est une quantité facilement mesurable,
est défini comme suit.
|V |max |I|max
TOS=S= =
|V |min |I|min
Afin d’établir une relation entre S, V+, et V-, considérons le module de V au carré.
Ce qui donne,
2
|V | =V +¿ +V 2
2
−¿ +2 V +¿ V ¿
¿
¿
−¿ cos 2 βz¿
1. |V |2 est maximum, soit lorsque V+ et V- ont le même signe etcos 2 βz=1, soit
lorsque V+ et V- ont des signes contraires et cos 2 βz=−1. Dans ces deux cas on
peut écrire,
2
|V |max=V + ¿ +V 2
2
−¿ + 2 ¿¿
¿
D’où,
95
|V |max=¿
2
|V |max=V + ¿ +V 2
2
−¿ −2 ¿¿
¿
soit,
|V |min=¿
S=¿ ¿
1+| ρ|
S=
1−|ρ|
8. ABAQUE DE SMITH.
Z (z) 1+w
Z n= = où w= ρ e j2 βz
Z0 1−w
w=u+ jv
On a alors la figure suivante.
v
|ρ|=1
u
96
Le plus grand cercle de l’abaque sera celui de rayon égal à 1. Posons pour l’impédance
normalisée,
Z n=r + jx
Ce qui donne,
2 2
1−u −v + jv (1+u+1−u)
r + jx=
( 1−u )2+ v 2
D’où on tire,
1−u 2−v 2 2v
r= 2 2
, x=
( 1−u ) + v ( 1−u )2 + v2
r ( 1+u −2 u ) + r v =1−u −v
2 2 2 2
u2 ( r +1 )−2 ur +v 2 ( r +1 )=1−r
2 2ur 2 1−r
u− +v =
r +1 1+r
( )
2 2 2 2
r 2 1−r r 1−r + r
u− +v = + =
r+ 1 1+r ( r +1 ) 2
( r +1 )2
D’où,
( u−
r+ 1)
r 2 2
+v =
1
( r +1 )2
Ceci est l’équation d’un cercle centre (r/(r+1), 0), et de rayon 1/(r+1), dans le plan de
l’abaque. On note que :
1. Tous ces cercles ont leur centre sur l’axe des abscisses avec v = 0.
2. Tous ces cercles passent par le point (u,v) = (1,0). En effet, introduisons ce
point dans l’équation du cercle. On obtient,
( 1−
r 2
r +1 )
+ 0=
1
( r +1 )
❑
2 ⇒ ( )
1 2
r +1
=
1
( r +1 )2
r=1
r=0
Comme dans le cas de r constante, nous pouvons montrer que pour une
admittance x constante, nous avons,
( )
2
( u−1 )2+ v− 1 = 12
x x
Ce qui est un cercle de centre (1, 1/x) et de rayon 1/x. Dans le plan u-v, ces cercles on
la présentation suivante.
x=1
x = -1
A Vers la charge
ρ
2β
Sur l’Abaque de Smith, les déplacements sont donnés en longueur d’onde. La longueur
maximum est 0,5 λ, un tour complet du cercle. En effet, comme nous l’avons montré
dans l’Exemple 2, on retrouve sur la ligne la même impédance, après une distance de
0,5 λ.
Les valeurs des réactances sont positives dans la partie supérieure de l’abaque,
et elles sont négatives dans la partie inférieure.
Toutefois, dans l’Abaque de Smith, on retrouvera en bas une échelle des coefficients
de réflexion, sur laquelle il suffira de porter la distance d et lire la valeur du
coefficient.
99
Exemple 3.
Considérer la ligne de transmission sans perte ci-dessous.
vs Z0 = 50Ω ZL = 25+j25 Ω
l = 35 cm
Où la longueur d’onde des signaux est λ = 20 cm.
Solution
25+ j 25
Z n= =0,5+ j0,5
50
Sur l’abaque, nous plaçons le point A à l’intersection des cercles r = 0,5 et x = 0,5, ce
qui nous place comme suit,
P1 = 0,088
0,5 A
x = 0,5
O
r = 0,5
1+| ρ| 1+0,44
|ρ A|=0,44❑
⇒
TOS= =
1−| ρ| 1−0,44
=2,57
35
l= =1,75 λ
20
P1
A
O
A'
P2
Pour éviter la réflexion des ondes vers la source, on procède à des adaptations
d’impédance sur la ligne de transmission. Plusieurs techniques sont possibles, mais
nous utiliserons des stubs de courts circuits, plutôt que des stubs de circuits ouverts qui
sont plus difficiles à maintenir. On peut avoir :
2 Court-circuit
Le stub tuner est la section de ligne avec le court-circuit. Le problème ici est de choisir
les longueurs 1 et 2 de façon à ce que l’impédance totale vue à droite des points 1-2
soit égale à Z0 (impédance caractéristique de la ligne). Pour atteindre cet objectif on
procèdera comme suit :
b) Le « Double Stub Tuner ». Une difficulté du Single Stub est que les points
d’attache du stub se déplacent lorsque ZL change, car alors 1 change. La
solution consiste à utiliser deux stubs placés à des points fixes de la ligne de
transmission comme suit.
3 1
1 3λ/8
ZL
2 4
3 2
Comme dans le cas du single stub, l’admittance totale vue à droite des points 1-2 doit
être 1. Alors :
- 2 doit être choisie de façon à ce que l’admittance vue à droite des points 3-4
donne à son tour (après une distance 3λ/8) une admittance Y = 1+jb.
- 3 doit être choisie pour produire Y(-3) = -jb.
Exemple 4.
Obtenir les longueurs minimums 1 et 2 pour adapter la charge`à la ligne dans
la figure ci-dessous.
1 1
Z0=75Ω ZL=150+j60
2
2
Solution
L’impédance normalisée pour la charge donnée est,
150+ j 60
Z n= =2+ j 0,8
75
En portant cette valeur sur l’Abaque de Smith nous obtenons le point A, comme
indiqué sur la figure suivante.
P"
r =1
A’'
A
O
A' A'''
P'(0,466)
Du point A, nous passons à son symétrique A' par rapport au centre O. Ce qui nous
donne l’admittance normalisée correspondant à la charge donnée,
Y n=0,58− j0,16
De A' nous allons vers la source sur le cercle de centre O et de rayon OA'. Ce
cercle coupe le cercle de r = 1 en A'' et en A'''. Nous retenons A'' comme étant la plus
courte distance. Nous y lisons,
Le prolongement de OA'' nous donne le point P", où nous lisons 0,158λ. D’où,
Où le terme entre parenthèses tient compte du fait qu’en allant vers le générateur à
partir de P’, la position horizontale donne une lecture de 0,5λ, et les lectures
recommencent à 0λ.
Y stub =− j0,95
Un court-circuit a une impédance nulle, donc une admittance infinie. Ceci nous place à
l’extrême droite de l’abaque où la lecture des distances commence par 0,25λ. En ce
déplaçant à partir de ce point sur le grand cercle de l’abaque, on atteint -j0,95 où on lit
0,380λ, d’où
Les valeurs de l1 et l2 obtenues ici sont minimums. On peut leur ajouter un multiple
quelconque de λ/2, car les impédances et les admittances se répètent en valeur tout les
λ/2.
Où Es+, Es-, Hs+, Hs- contiennent les variations complexes avec le temps t, et où g(x,y)
est du à la variation du champ sur une section du guide. Nous choisissons son
amplitude de façon à ce que sur une section du guide,
∬ g2 ( x , y ) dxdy =1
Les raisons de ce choix se justifieront plus tard. Il est clair qu’un changement dans
l’amplitude de g affectera les valeurs de Es+, Es-, Hs+, Hs- . En tenant compte du signe
devant γ, les relations suivantes sont correctes.
E s+¿
¿
Es−¿
H s+¿ =Z 0 g , ¿¿
H s −¿ =−Z 0 g ¿
où Z0g est l’impédance caractéristique du guide pour le mode présent dans le guide. En
retenant seulement les modules des vecteurs, on a les relations,
Nous voyons bien que ces relations ressemblent à celles de V et I des lignes de
transmission. Toutefois des facteurs d’échelles K1 et K2 doivent être introduits et
déterminés pour écrire,
V +¿=K 1 Es +¿ ,I ¿ ¿
+¿ =K E ¿
2 s +¿ /Z ¿
og
1
Puissance Moyenne= V +¿ I ¿
2 ¿
+¿ =
1
2
∬ ¿¿ ¿
¿
1 K 1 K2
¿¿
2 Z og
D’où,
K 1 K 2=∬ g ( x , y ) dxdy
¿ 2
K 1 K ¿2=1
Mais cette relation ne définit pas de façon unique les coefficients K1 et K2. Une
deuxième relation est obtenue en considérant l’impédance caractéristique de la ligne
équivalente de transmission, soit,
V +¿
Z 0= ¿
Es +¿
I +¿ =K 1 ¿¿
K
K 2 E s +¿/Z = 1 Z0g ¿
0g
K2
Alors,
V ❑ E s ,V +¿❑ E s+¿,V −¿ ❑ E ¿ ¿
→ → → s −¿ , Z0 ❑ Z 0g , I+¿ =V
→ + ¿/ Z ¿
¿
¿
¿
0g
1+ ρe 2 jβz V
Z ( z )=Z 0 g , ρ= −¿ ¿
1− ρ e
2 jβz
V +¿ ¿
PROBLEMES
106
1.
Vérifier les relations suivantes.
2
Z 0=Z cc Z co
¿ Z cc =− j Z 0 tan βz
2.
Donner une expression de l’impédance le long d’une ligne avec pertes.
3.
A une distance de la charge ZL, on a z = - dans le système de coordonnées
adopté dans ce Chapitre. Montrer que :
Z L + j Z 0 tan βl Y + jY 0 tan βl 1
Z n= , Y n= L , où Y 0 =
Z 0 + j Z L tan βl Y 0 + j Y L tan βl Z0
4.
Considérer le circuit suivant où le stub a un circuit ouvert comme charge.
1=λ/8 2=λ/2
ZL=Z0
vs
Circuit ouvert
3=λ/4
5.
Une ligne sans perte est donnée comme suit.
=6,30λ
Z0=50Ω ZL=50-j25
vs
6.
Soit à adapter la charge ZL à la ligne en utilisant deux stubs court-circuités en
série-shunt comme suit, où la distance 1 est fixe.
4 1 1
ZL
3 2
3 2
Montrer que le stub série de longueur 2 peut fournir une impédance jX, et que le stub
de longueur 3 peut fournir une admittance jB de façon à ce que l’adaptation puisse se
réaliser. On précisera les limitations de cette méthode.
SOLUTIONS
1.
Pour un court, le coefficient de réflexion est,
Z L −Z0 0−Z 0
ρ= = =−1
Z L +Z 0 0−Z 0
ρ= lim
→
Z L ❑∞
( )
Z L−Z 0 Z L
Z L+ Z 0
= =+1
ZL
j 2 βz j 2 βz
1−e 1+ e
Z cc=Z 0 j 2 βz
, Z co=Z 0
1+ e 1−e j 2 βz
Z cc Z co=Z 20
2.
L’impédance étant par définition le rapport de la tension totale V, sur le courant
total I, les relations établies dans la Section 5 du présent Chapitre nous permettent
d’écrire,
Z ( z )=Z 0 V −γz
V −¿e γz
¿
+¿ e + ¿
V −γz jωL ¿
+ ¿e −V γz ,Z 0 = ¿
−¿ e γ
2 γz
1+ ρe
Z ( z )=Z 0 2 γz
1−ρe
3.
a) Ici, z = - = λ/2, ce qui donne,
1+ ρ
2 βz=2 ( 2 π / λ )(−λ /2 )=2 π ❑ Z =Z 0
⇒ 1−ρ
Mais cette dernière relation pour Z, n’est rien d’autre que celle Z L (voir Section 6),
soit,
109
1+ ρ
Z(−λ/2)=Z L =Z 0
1−ρ
Z ( z )=Z 0
1+ ρe− jπ
1−ρe − jπ
=Z 0
1−ρ
1+ ρ( )
Mais par les résultats établis plus haut dans la première partie de ces solutions, on a,
( )
2
Z0 Z0
Z ( z )=Z 0 =
ZL ZL
e− jβz + ρ e jβz
Z n= − jβz
e + ρ e jβz
Z n=
( cos βz−sin βz ) + ( Z L −Z 0
Z L+ Z 0)( cos βz +sin βz )
( cos βz−sin βz )−
( Z L −Z0
Z L +Z 0)( cos βz +sin βz )
Z L + j Z 0 tan β
Z n=
Z 0 + j Z L tan β
Y L + jY 0 tan β
Y n=
Y 0 + jY L tan β
4.
a) Dans la figure donnée, la charge est égale à l’impédance caractéristique. Il
s’en suit que le coefficient de réflexion est nul. Alors à tout point de ligne de longueur
2, on a Z0. En particulier,
Z (−❑2 )=Z 0
Z (−❑3 ) =0
Les deux valeurs ci-dessus se trouvent en parallèle entre les points a-b, leur impédance
équivalente est nulle.
Z n= j 1❑ Z ( total à la source )= j Z 0
⇒
5.
L’impédance normalisée de la charge est,
Z L 50− j 25
Z n= = =1− j 0,5
Z0 50
111
Sur l’Abaque de Smith, nous nous plaçons au point A avec r = 1 et x = 0.5. Sur le
cercle des longueurs d’onde vers le générateur, nous lisons au point P1, 0,356λ
Puisque = 6,30λ, nous retiendrons pour l’abaque = 0,30λ, car tout multiple de 0,5λ
nous ramène au même point de l’abaque. Alors de P1, nous devons aller à P2 placé à,
P2
r=1
A'
O
x = -0.5
A
P1
Zn¿
6.
Supposons qu’aux bornes 1-2, la charge nous donne,
Z n (−❑1 )=a+ jb
Si jX est l’apport du stub série, alors entre les points 1-3, l’impédance totale de la série
est,
Si jB est l’apport en admittance du stub parallèle, alors entre les points 3-4, nous avons
l’admittance totale,
1 1
Y T = jB + = jB +
Z1 a+ j(b+ X )
112
jB [ a + ( b+ X ) ]+ a− j(b+ X)
2 2
a− j (b+ X )
1+ j 0=Y T = jB+ =
a2 + ( b+ X )2 a2 + ( b+ X )2
a 2 2
1= 2
❑ a=a + ( b+ X )
2 ⇒
a +( b + X )
¿ 0=B [ a + ( b+ X ) ]−( b+ X )
2 2
b+ X
0=B [ a ] −( b+ X ) ❑ B=
⇒ a
Pour ce qui est de la valeur de X, considérons la relation suivante (obtenue plus haut),
a=a + ( b + X ) ❑ b + X =± √ a−a
2 2 2
⇒
D’où,
X =−b ± √ a−a2
Pour que ce système d’adaptation marche, il faut avoir a < 1. Si tel le cas, alors les
apports respectifs des stubs est,
b+ X
X =−b ± √ a−a , B=
2
a
113
CHAPITRE 5
ANTENNES
1. GENERALITES
L’énergie rayonnée par une antenne peut être considérée comme étant due à des
éléments de courant circulant dans l’antenne, et cette antenne aura des dimensions
comparables à celles des longueurs d’onde des signaux présents.
Pour simplifier l’analyse qui est de toute façon très compliquée, nous nous
intéresserons seulement aux champs électromagnétiques à des points très éloignés de
l’antenne, c'est-à-dire à plusieurs longueurs d’onde de l’antenne. Ceci nous permettra
de retenir seulement les champs qui varient avec 1/r, tout en négligeant ceux qui
varient avec 1/ r2, et avec 1/r3, r étant la distance qui sépare l’antenne et le point où on
détermine les champs.
Dans le présent Chapitre, nous supposons les milieux sont isotropes et homogènes.
J r'' P
r’
r
O
Ici,
114
❑ '
μ J (u )
A= ∫
4 π v ' r } {e} ^ {j left (ωt - βr ¿
¿ ¿ dv ' ¿
Pour les longueurs pour prendrons donc r" = r. Toutefois pour les angles de phase où
les petites différences peuvent être très critiques, nous prendrons,
❑
μ j ( ωt−βr )
A=
4 πr
e ∫ J e jβr ' cos ❑ dv '
v'
❑
N=∫ J e jβr ' cos❑ dv '
v'
μ j ( ωt−βr )
A= e N
4 πr
μ j( ωt− βr ) μ j ( ωt−βr )
Ar = e N r , A θ= e Nθ
4 πr 4 πr
μ j ( ωt−βr )
¿ Aø= e Nø
4 πr
μ H =∇ × A
¿ ar
1
[ ∂
r sin θ ∂ θ
( A ø sinθ )−
∂ Aθ
∂ø ] [
+aθ
1 1 ∂ A r ∂ (r A ø )
r sinθ ∂ ø
−
∂r ]
+a ø
r[
1 ∂ (r A θ ) ∂ A r
∂r
−
∂θ ]
Puisque nous ne retiendrons que les termes variant avec 1/r, et puisque chacune des
composantes de A a déjà r à son dénominateur, il est clair que les termes non
négligeables de H donnent,
H=aθ
μr [
1 −∂ ( r A ø )
∂r ]
+ aø
μr [
1 ∂ ( r Aθ )
∂r ]
En substituant les valeurs de Aø et de Aθobtenues ci-haut et en simplifiant les résultats,
on obtient,
∂E 1
∇ × H=ε = jωε E❑ E= ∇×H
∂t ⇒ jωε
Sachant que H n’a pas de composante le long de r, et sachant que les 2 autres
composantes ont r dans leur dénominateur, le rotationnel de H nous donne en termes
non négligeables pour E,
E=
1
jωε [ [
aθ
1 −∂ ( r H ø )
r ∂r
+a ø] [
1 ∂( r Hθ)
r ∂r ]]
116
Remplaçons les composantes de H (obtenues plus haut) dans les équations ci-dessus.
On a,
Eθ =
jωεr [
1 −(− jβ )(− jβ ) j( ωt− βr)
4π
e Hθ ]
¿ Eø =
jωεr [
1 ( jβ ) (− jβ ) j (ωt− βr )
4π
e ]Hø
Nous avons obtenu dans la présente Section, les expressions des champs H et E
en fonction du vecteur de rayonnement N. Toutefois N dépendra du courant dans
l’antenne, et nous le déterminerons dans des cas spéciaux plus tard.
3. CARACTERISTIQUES DE L’ANTENNE
❑
1
Pmoy =
2S
∫ ℜ( E × H¿ )∙ d s
Pour une antenne, nous choisissons S comme la surface d’une sphère dont le rayon est
grand, et ayant l’antenne en son centre. Nous utiliserons donc les valeurs obtenues
pour les champs éloignés pour les calculs, d’où,
¿ ¿ ¿ ¿ ¿
E × H =( E θ a θ+ E ø a ø ) × ( H θ a θ+ H ø aø )=( Eθ H ø −E ø H θ ) ar
Introduisons ci-haut les valeurs des champs éloignés, et notons que le produit des
exponentielles avec leurs conjugués complexes est du type e ja e− ja=1. On obtient,
117
¿
E × H =ar
[ − jμω
N
4 πr θ 4 πr θ
jβ
( ) (
¿
N −
− jμω
4 πr
Nø
− jβ ¿
4 πr
Nø )( ) ]
ωμβ
¿=
( 4 πr )
2
2 | θ| | ø|
N + N ar
2
[ ]
( )( ) ( ) √ ( ) Z
2 2
2π 2π 2π μ 2π
μωβ=μ = = 0
λ √ με λ λ ε λ
Z0
E×H =
¿
4λ r 2 2 [|N | +|N | ] a
θ
2
ø
2
r
Z0 ❑
∫ [|N θ| +|N ø| ] 12 ar ∙ ( ds ar )
2 2
Pmoy =
2( 4 λ 2
) S r
ar
θ
ds
r
2π π
Z0
∫ ∫ [|N θ| +|N ø| ] sin θ dθd ∅
2 2
Pmoy = 2
8λ 0 0
1 2
Pmoy = Rr I 0
2
D’où,
2 Pmoy
Rr = 2
I0
1 ¿ 2
U= E× H r
2
U max
D=
U 0 (¿ valeurmoyennedeU )
Il est clair que la valeur Umax ne sera atteinte que dans certaines directions, et D sera
pour ces directions.
Une antenne qui rayonne U0 dans toutes les directions est appelée Antenne
Isotrope. Pour une telle antenne,
[ ]
π 2π π
Pmoy =∫ ∫ U 0 sin θ d ∅ dθ=2 π U 0∫ sin θ dθ=2 π U 0 [ −cos θ ]0
π
0 0 0
Alors,
Pmoy
Pmoy =4 π U 0 ❑ U 0=
⇒ 4π
k U max
G=
U0
où
k = coefficient d’efficacité de rayonnement de l’antenne.
V. Diagramme de Rayonnement.
Lorsque l’intensité de rayonnement U est disponible, on peut tracer le
Diagramme de Rayonnement correspondant, en effectuant un graphe polaire,
f ( θ )=
√U ( θ)
√U max
θ
0,707
θ0 1
0,707
L’écart θ0 entre les valeurs 0,707 est appelé angle d’ouverture de l’antenne. Cet
angle nous donne une idée de la concentration de l’énergie rayonnée autour de la
direction de Umax.
4. ANTENNE DIPOLE-COURT
❑ ❑
∫∫ J dx dy=I 0 a z∬ δ ( x ) δ ( y ) dx dy=I 0 a z
y x
On notera que les variations alternatives de la densité du courant par rapport au temps,
n’ont pas été incluses ici dans l’expression de J. nous en avons tenu compte dans
l’expression du potentiel magnétique vectoriel, dans la Section 2 du présent Chapitre.
❑
N=∫ J e jβr ' cos θ dv '
v'
Le dipôle étant court, sa longueur r’ = 0, et e jβr ' cos θ=e 0=1, et,
❑ ❑ ❑
N=∫ ∫∫ I 0 δ ( x ) δ( y )a z dx dydz=I 0 h a z
z y x
En coordonnées sphériques,
a z =cos θ ar −sin θ aθ
θ
ar
az
aθ
Alors,
N ∅ =0 , N θ=−I 0 h sinθ
121
jβ I 0 h jωμ I 0 h
H∅= sinθ e j (ωt− βr) , E θ= sin θ e j (ωt− βr )
4 πr 4 πr
On notera que,
H ∅ =Z 0 Eθ , carβ=ω √ μϵ , Z 0=
√ μ
ϵ
2π π
Z0
Pmoy =
8λ 2 ∫ ∫ [ I 20 h2 sin 2 θ+0 ] sin θ dθ d ∅
0 0
Z0 2 2 2
U= 2
I 0 h sin θ
8λ
π
Z0
I h ( 2 π )∫ ( 1−cos θ ) sin θ dθ
2 2 2
Pmoy = 2 0
8λ 0
[ ]
2 2 π
Z 0 I 20 h2 π 4
¿❑ Pmoy =
⇒
Z I h π
0 0
4 λ2
−cos θ+
cos 3 θ
3 0
=
4 λ2 3 ()
Alors,
()
2
1 2 h
Pmoy = Z 0 I 0 π
3 λ
()
2 Pmoy 1 h
2
Rr = 2
= Z0 π
I0 3 λ
4 π U max Z 2
D= , U max = 02 I 20 h2 ( 1 )
Pmoy 8λ
D’où,
Z0 2 2
4π 2
I0h
8λ 3
D= ❑ D=
()
2 ⇒
1 2 h 2
Z0 I 0 π
3 λ
0,707
45 o
1
135o
0,707
5. DIPOLE DEMI-ONDE.
Maintenant, redressons les sections de la ligne allant du circuit ouvert à une distance
de λ/4. L’antenne se présente alors comme suit.
λ/4 θ
λ/4
Amplitude du courant
{ ( −z ) a si z >0
λ
I 0 δ ( x ) δ ( y ) sin β z
4
J=
¿ I δ ( x ) δ ( y ) sin β ( + z ) a si z <0
λ
0 z
4
Pour déterminer les champs électriques et magnétiques créés par cette antenne,
on pourrait calculer le vecteur de rayonnement et en déduire les champs éloignés.
124
Toutefois, il s’avère plus simple d’utiliser les résultats obtenus pour le dipôle court, et
effectuer une intégration de ces résultats sur la longueur de l’antenne.
i r'
P
z
O r
jωμdz
d E θ= [ I cos βz ] sin θ e j ( ωt−βr ' )
4 πr 0
'
r ≈ r−z cos θ
On a alors on peut écrire (en plaçant dans K les termes ne contenant pas z),
D’autre part,
λ/ 4
Eθ = ∫ K e
jβzcos θ
cos βz dz
− λ/4
eax
∫ eax cos bx dx= 2
a +b
2
( a cos bx+ b sin bx )
jβzcos θ
Ke λ/ 4
( jβ cos θ cos βz+sin βz )−λ/
Eθ = 2 2 2 4
−β cos θ+ β
Toutefois, ± βλ/4=± π /2 , et−β2 cos 2 θ+ β 2=β 2 sin2 θ . Alors en introduisant les limites, on
a,
j (π / 2) cos θ
Ke
E θ= ( jβ cos θ cos ( π /2 )+ β sin ( π /2 ) )
β 2 sin 2 θ
K e j (−π / 2) cos θ
¿− 2 2 ( jβ cos θ cos (−π /2 ) + β sin (−π /2 ) )
β sin θ
K 2
Eθ = β [ e j ( π / 2) cos θ+ e− j ( π /2 ) cosθ ]
2 2
β sin θ 2
Ce qui donne,
Eθ =
2K
2
β sin θ
π
cos cos θ
2 ( )
En remplaçant maintenant K par sa valeur, on obtient après simplification,
( )
jωμ I 0 e j (ωt− βr ) π
Eθ = ∙ cos cos θ
β sin θ 2 πr 2
Puisque β=ω √ με et que Eθ=Z 0 H ∅, nous avons enfin les champs d’Antenne Dipôle
Demi-onde,
( )
j Z0 I 0 π j ( ωt−βr )
Eθ = cos cos θ e
2 πr sin θ 2
, Z 0=√ μ/ ε
¿ H ∅=
j I0
2 πr sinθ
π
cos cos θ e
2 (
j ( ωt− βr )
)
L’intensité du rayonnement est ici,
126
1 ¿ 2 1 2 2
U = Eθ H ∅r = Z0 ⌈ H ∅⌉ r
2 2
soit,
[ ]
2
Z 0 I 20 cos ( ( π /2 ) cos θ )
U=
8π
2
sin θ
π 2π π
Pmoy =∫ ∫ U sin θ d ∅ dθ=2 π ∫ U sin θ dθ
0 0 0
Z 0 I 0 cos ( ( π /2 ) cos θ )
2 π 2
Pmoy =
4π 0
∫ sinθ
dθ
2
Z0 I 0
Pmoy = (1,22 )
4π
Par inspection de l’expression de U, il est clair qu’il est maximum lorsque θ = π/2.
Alors, le diagramme de rayonnement est exprimé par,
f ( θ )=
√ U
U max
=
cos [ ( π /2 ) cos θ ]
sinθ
Dans le but de tracer ce diagramme, nous établissons la table suivante lorsque θ varie
de 0 à 90o. Ceci suffira à cause de la symétrie du système.
Angle θo f(θ)
127
On note que 0,707 a lieu à θ = 50. Par symétrie par rapport l’axe horizontal, 0,707 aura
lieu aussi à 180 – 50 = 130. Alors l’angle d’ouverture de l’antenne est,
θ0 =130−50=80o
50o 0,707
80o 1
0,707
Considérons donc ici deux dipôles demi-onde, identiques, alimentés par des
courants en phase, avec le plan du papier perpendiculaire aux antennes et passant par
leurs centres. Nous avons alors la figure suivante.
P
r1
d/2
r r2 ≈ø
Antenne 1 ≈ø ø Antenne 2
128
où ø est l’angle formé par la droite OP et la droite joignant les centres des antennes, et
« d » est la distance entre les antennes.
Nous montrerons que pour ce réseau d’antennes, les champs éloignés rayonnés
auront des amplitudes variant avec ø.
d d
r 1=r+ cos ∅ , r 2=r− cos ∅
2 2
D’autre part, puisque les antennes sont identiques et alimentées par des courants en
phase, le courant total au point P s’écrit,
j (ωt −β r 1) j (ωt −β r 2)
E=E0 e + E0 e
¿=E0 e
j ( ωt −βr )
[ e− jβ ( d /2 )cos ∅+ e jβ (d / 2) cos ∅ ] 2
2
Exemple 1.
Donner le diagramme du module de E, pour le réseau d’antennes étudié ci-
dessus, en fonction de l’angle ø. On prendra
λ
d=
2
Solution.
Nous avons ici,
|E|=2|E0|cos [ 2π λ
∙ cos ∅
λ 4 ]
soit,
|E|=2|E0|cos [ π
2
cos ∅
]
129
Lorsque ø varie de 0 à 2π, son cosinus varie de +1 à -1. A ø = π/2, le module E est
maximum. La table ci-dessous donne les variations du module.
0,7
ø = 60o
cos
[ βd
2
cos ∅
]
Donc, si l’écart d entre les antennes est supérieur à λ/2, alors le terme ci-dessus sera
nul à d’autres points entre 0 et π. Le diagramme de rayonnement peut alors prendre
l’allure typique suivante.
lobes
βd π ( 2 π / λ) d π
cos ∅=( 2 k +1 ) ❑ cos ∅= ( 2k + 1 )
2 2⇒ 2 2
D’où,
λ
cos ∅=( 2 k +1 ) ≤1
2d
7. ANTENNES LOSANGES.
130
Dans la radiodiffusion des ondes courtes, l’onde doit être réfléchie par
ionosphère vers la zone terrestre à couvrir. Pour cela, on a besoin d’une antenne à
grande directivité, et c’est l’antenne losange que l’on utilise presque exclusivement.
Cette antenne se présente comme suit.
z
ZL
y
où l’antenne se termine dans une résistance ZL adaptée (en ce sens que les ondes se
propageant dans l’antenne ne seront pas réfléchies), et est le demi-angle obtus du
losange.
Alors les courants sur l’antenne sont dit progressifs, ce permet d’appliquer les
résultats établis dans le Problème 1du présent Chapitre (voir à fin du Chapitre).
Toutefois, nous n’allons pas tenter de faire ici l’analyse (qui est compliquée) de cette
antenne. Nous reprenons directement les résultats donnés dans l’ouvrage « Antennas
Theory and Practice » de Schelkunoff et Friis (ed. John Wiley) où l’intensité de
rayonnement est donné pour le vide comme,
2 2
2 sin u1 sin u 2
( )
U =240 π ❑ I 0 cos ❑
2 2
λ u1 u2
où,
Lobe principal
Lobe secondaire
α , angle de gisement
Ce diagramme est caractérisé par un lobe principal et des lobes secondaires. C’est dans
le lobe principal que se trouve l’essentiel de l’énergie électromagnétique.
Dans les relations que nous avons données pour l’antenne losange, on remarque
que plusieurs paramètres entrent en jeux. Toutefois, les livres spécialisés sur les
antennes offrent des méthodes approximatives mais simple pour le choix de ces
paramètres (voir par exemple le livre « Antennas » de Krauss, ed. Mc-Graw Hill).
Alors lorsqu’on veut aligner le lobe principal avec un angle de gisement donné α,
les paramètres , et h peuvent être choisis selon les relations suivantes :
0,371 h 1
¿ 90 o−α , ❑ = 2 , =
λ sin α λ 4 sin α
Exemple 2.
On veut installer en un point A une antenne losange pour l’émission en onde
courte de 25 m. l’onde émise sera réfléchie par l’ionosphère située à 400 km au dessus
de la terre (en fait, l’ionosphère s’étend de 60 km à 600 km au dessus de la terre).
Solution
La trajectoire des ondes doit avoir l’allure suivante,
H=400 km
α
2000 km
α =tan
−1
( 1000
400
)=21,8°
Alors, les formules données ci-haut, nous donnent,
¿ 90−21,8=68,2 °
❑ = 0,371 =2,69
λ sin 2 21,8
h 1
= =0,67
λ 4 sin21,8
8. ANTENNES EN HYPERFREQUENCES
b 2R
a
reproduisons ici les valeurs données par Schelkunoff et Friis dans leur ouvrage
intitulé « Antennas Theory and Practice ».
- l’Antenne Parabolique,
- l’Antenne Cassegrain à deux réflecteurs.
I. Antenne Parabolique.
L’antenne parabolique est constituée par une antenne cornet émettant du foyer
d’une parabole. La surface de la parabole est un conducteur parfait. D’où la figure
suivante.
Réflecteur
Parabolique
Réflecteur principal
Réflecteur secondaire
'
Pmax que l antenne peut livrer à une charge
Ae =
Densité , D p , de puissance du champ
1 1 2
D p= E H ¿ = |E| / Z 0
2 2
P max
Ae = 2
|E| /2 Z 0
Exemple 3.
Déterminer la surface équivalente de l’antenne dipôle-court. On placera
l’antenne parallèle au champ E, ce qui donnera l’orientation la plus favorable à
l’antenne.
Solution
Si le vecteur E arrive parallèlement au dipôle de longueur h, la tension induite
dans l’antenne sera,
V =Eh
E
ZL
H
Si l’impédance de l’antenne est Za, alors le courant total circulant dans la charge est,
Eh
I= , Z =R a+ j X a , Z L=R L + j X L
Za+ ZL a
2 2
1 2 1 h | E| R L
P= |I | RL =
2 2 |Z a + Z L|2
¿ ¿
Z L =Z a ❑ Z L + Z a=Z a + Z a=2 Ra =2 R L
⇒
2 2
h |E|
Pmax =
8 Ra
136
2 2 2
h |E| /8 R a h Z0
Ae = =
|E| /2 Z 0 4 R a
2
()
2
2 h
Rr = Z 0 π
3 λ
Rr étant un élément passif, elle ne peut pas changer de valeur avec le sens de transfert
de l’énergie électrique. Donc,
Ra =Rr
et enfin, pour le dipôle court,
3 λ2
Ae =
8π
P t , D1 Pm,r , A2
Antenne 1 Antenne 2
émettrice réceptrice
4 π Um
D 1=
Pt
2
U m =r ( d p )max
Pm , r= A 2 ( d p ) max
Dans les équations précédentes on a parlé de Pmax livré par une antenne en un point.
Toutefois, ici on parle de Pm,r , où nous avons deux antennes orientées toutes les deux
de façon à ce que l’antenne-1 envoie la densité maximum sur l’antenne-1, et que cette
dernière capte le maximum de puissance possible. En combinant les trois dernières
relations ci-dessus, on obtient,
Pt D 1 A 2
P m , r= 2
4π r
On conçoit que si une antenne rayonne avec une grande directivité, alors sa
surface équivalente sera grande lorsqu’elle sera utilisée comme antenne réceptrice. La
preuve mathématique de ce concept est basée sur le Théorème de la Réciprocité que
nous énonçons (sans preuve) comme suit.
« Soit deux antennes isolées dans l’espace. Si l’antenne-1 rayonne la puissance P1,
tandis que l’antenne-2 capte la puissance P2. Maintenant, si à son tour l’antenne-2
rayonne la puissance P1, l’antenne-1 captera P2. ». Pour une orientation optimale on
a :
P1
P 2= 2
D1 A 2
4πr
P1
P 2= D2 A 1
4 π r2
A1 A 2
D 1 A 2=D 2 A 1 ❑ =
⇒ D 1 D2
Puisque chaque antenne a sa surface équivalente et sa directivité qui lui sont propre, il
s’en suit que les rapports ci-dessus ne peuvent être égaux que s’ils sont égaux à une
même constant, pour toutes les antennes, soit,
Ae
=k , k=constante fixe .
D
Dans l’Exemple 4 qui suit, il est prouvé que pour le dipôle court,
Ae λ2
=k=
D 4π
D 2
Ae = λ
4π
Exemple 4.
En faisant usage des valeurs obtenues dans ce Chapitre pour la directivité D d et
la surface équivalente Ad, du dipôle très court, montrer que,
λ
2
A A
k= , où k= e = d
4π D Dd
Solution
Nous avons déjà établi les relations suivantes pour le dipôle très court,
2
3λ
Ad =
8π
3
¿ D d=
2
En effectuant le rapport, on a aussitôt,
139
Ad λ 2
= =k
Dd 4 π
PROBLEMES
1.
Dans certaines antennes (par exemple les antennes losanges), les ondes qui se
propagent dans l’antenne ne sont pas réfléchies, car ces antennes se terminent dans des
charges adaptées à la ligne. Ces ondes sont dites progressives.
i=I 0 e− jβz
2.
Considérer une antenne courte constituée par un anneau circulaire de rayon R,
placé dans le plan horizontal.
3.
En considérant une antenne losange dans l’espace vide (sans réflexion du sol),
on veut choisir le demi-angle obtus de façon à maximiser le diagramme de
rayonnement dans le sens de y.
4.
140
βd
n= =√ ε d /ε 0= √ ε r si μ d =μ0
β0
A
r R
S
d O
Déterminer les relations nécessaires pour qu’une onde sortant de la lentille ait son sens
de propagation parallèle à la droite SO. On considèrera le cas où les angles ASO et
AOS sont petits et on utilisera la loi de Snell, à savoir,
Où,
n1 et n2 sont indices respectifs des milieux.
θi et θt sont respectivement l’angle d’incidence et l’angle de réfraction.
5.
Montrer que dans l’espace libre, les champs éloignés créés par une antenne sont
tels que le rapport des modules des vecteurs E et H est égal à l’impédance
caractéristique du milieu.
SOLUTIONS
1.
Considérons ici la figure suivante,
141
i θ P
z dz
r
❑
N=∫ J e jβr ' cos θ dv '
v'
Puisque l’antenne est verticale, avec sont extrémité inférieure placée à l’origine,
et puisque r' correspond ici à z , l’élément de courant est,
− jβz
J=I 0 e δ ( x ) δ ( y )az
❑
N=N z a z=∫ I 0 e
− jβ ¿¿
¿
0
a=β ( 1−cos θ )
I 0 ( e −1 ) I 0 e
[ ]
− ja − ja /2 − ja /2 + ja/2
e −e 2
N z= =
− ja a −j 2
Ce qui donne,
I 0 e− ja/2
N z= sin ( a/2 )
a
142
Puisque seuls les deux dernières composantes interviennent dans la détermination des
champs éloignés (voir les expressions à la fin de la Section 5), alors nous aurons ici,
et,
H ∅ =Eθ / Z 0
2.
Plaçons l’antenne dans le plan horizontal avec son centre coïncidant avec
l’origine des axes. Alors la symétrie du système nous dit que le vecteur de
rayonnement ne peut pas être fonction de la coordonnée sphérique ø et nous
pouvons nous limiter au cas ø = 0. Nous avons la figure suivante,
P θ
❑
N=I 0 ∫ e
jβR cos ❑
Rd ∅ ' a ∅ '
sur l ' anneau
uP
143
θ
y
ø' 0
x 0 uA
Ici, on a,
u P=cos θ k +sin θ i
¿ u A =cos ∅ ' i +sin ∅ ' j
D’autre part, déterminons la composante de a ∅ ' dans le sens de ø = 0 (ceci pour nous
permettre d’obtenir Nø au point P où ø = 0). Dans le plan horizontal, nous avons la
figure suivante,
y
a∅'
ø' ø' cos ∅ ' a ∅, ø = 0
x a ∅, ø = 0
La projection de a ∅ ' sur la droite supportant a ∅ avec ø = 0, est égale à cos ø' . Enfin, à la
lueur de tout ce qui précède, l’expression de N , donne pour sa composante le long de ø
est,
❑
N ∅ =I 0 ∫ e jβRsin θ cos ∅ ' Rd ∅ ' cos ∅ '
sur l ' anneau
D’où,
144
2π
N ∅=I 0 ∫ (1+ jβR sin θ cos ∅ ' ) R cos ∅ ' d ∅ '
0
2π 2π
En trigonométrie, nous savons que l’intégration sur une période du cosinus est nul,
tandis que celle de son carré est égal à π. Alors,
2
N ∅ = jβπ R I 0 sinθ
et les autres composantes de N sont nulles, comme nous l’avons déjà dit, à cause de la
symétrie du système. En introduisant ce résultat dans les expressions des champs, on a,
−β 2 R2 I 0 ( )
H=H θ aθ où H θ= sin θ e j ωt− βr
4r
2
ωμβ R I 0
¿ E=H ∅ a ∅ où H ∅= sin θ e j ( ωt−βr )
4r
3.
Considérons la figure suivante, où nous voulons maximizer le rayonnement
dans la direction y.
y
π π
θ= , ∅=
2 2
Alors dans les formules relatives à l’antenne losange, on a besoin de ce qui suit.
¿
145
Posons,
sin 4 u
U =( 240 π I a ) cos ❑ 2
2
0
2 2
Pour obtenir avoir le maximum de U par rapport à , il faut obtenir la dérivée de U par
rapport à ,et la mettre égale 0. D’où,
sin 4 u
0=2 cos❑ (−sin❑ ) 2
u
[ ]
3 ' 2 4
2 4 sin u cos uu u −2 uu ' sin u
¿+cos ❑ 4
u
0=−2 u cos❑ sin❑sin 4 u+ 4 u ' u cos2 ❑ cos u sin3 u−2 u ' cos2 ❑ sin4 u
D’après la définition de u, on a,
En supposant (et nous le vérifierons après) que cos u, sin u, et cos sont chacun
différend de 0, divisons la relation ci-dessus de la condition de maximum, par le terme
cos u sin 3 u cos ❑. Nous obtenons alors (après avoir remplacé u' par sa valeur),
¿ 2 πa [ −sin❑+1 ] tan u
¿ 2 u tan u
Ce qui donne,
Nous avons ici une équation transcendantale qu’on ne peut résoudre qu’à tâtons. Pour
cela, essayons dans la relation ci-dessus les valeurs,
¿ 45 ° , 50° , 55 ° , 60 ° ,65 °
On notera que le terme entre crochets est exprimé en radians. Il s’en suit le tableau
suivant.
45 50 55 60 65
Equatio -0,40 = 9,42 -1,35 = 7,78 -7,43 = 6,20 3,14 = 4,70 1,21 = 3,36
n
Entre diminuant les intervalles de recherche, on vérifiera que l’angle optimal est,
¿ 58,6 °
sin 58,6 °=0,85 , cos 58,6 °=0,52, u=3 π ( 1−sin 58,6 ° )=1,38
sin u=sin1,38 rd=0,98
147
Et il est clair que cos u, sin u, cos sont tous non nuls.
4.
Considérons la figure telle que donnée dans l’énoncé du Problème 4.
θi
A
S r θ R θt
1
d H O
θt
où H est la projection de A sur SO. On notera que l’angle AOS est égal à l’angle de
réfraction θr. Soit h la longueur du segment AH. Alors d’après les théorèmes
élémentaires de la géométrie, on a,
1. L’angle AOS = θt , puisque l’onde réfractée doit sortir parallèle à la droite SO.
2. θi = θ1 + θt car θi , comme "θ1 + θt ", sont sont chacun le supplément de l’angle
SAO.
Puisque, par hypothèse les angles d’incidence et de réfraction sont petits, les
sinus des angles sont égaux aux angles correspondants en radian, et sont aussi
égaux aux tangentes correspondantes. Alors,
Mais.
h h
θ1 ≈ tan θ1= ≈
SH d
h
¿ θ t ≈ sin θ t=
R
148
h h
=( n−1 )
d R
D'où,
R=( n−1 ) d
Ceci est la relation entre R, n et d à satisfaire, pour que le signal sorte parallèle à la
droite SO, quand les angles sont petits.
5.
Les expressions des champs sont données dans la Section 2, en fonction du
vecteur de rayonnement. Alors,
jωμ j ( ωt−βr )
|E|=√ E 2θ + E2∅ = e √ N 2θ + N 2∅
4 πr
jβ j (ωt −βr )
¿|H|=√ H θ+ H ∅= √
2 2 2 2
e N θ+ N ∅
4 πr
| E| jωμ ωμ
= =
|H| jβ ω √ με
μ
= =Z 0
ε √
149
APPENDICE A
PROPRIETE DE ∇ 2 ( r n ) , n≥−1
Ici nous établirons les relations suivantes, où l’intégration est prise sur une
sphère de centre O et de rayon r.
1. lim ∫
r → 0 Sphère
∇2 ( r 2 ) dv=0 , si n≥ 0
2. ∇ 2 ( r−1 )=0 , si r ≠ 0
3. ∫ ∇ 2 ( r−1 ) dv=−4 π
Sphère
( )
n
1 d 2 d (r )
∇ 2 ( r n )= r
r dr dr
2
Lorsque n = 0 nous avons o pour résultat. Pour les autres valeurs de n, on a’,
2
dv =4 π r dr
dv
Alors,
∫ ∇ ( r ) dv=∫ 4 π r n (n+1)r
2 n 2 n −2
dr
r
n +1
4 πn ( n+1 ) r
∫ ∇2 ( r n ) dv= n+1
=4 πn r
n+1
150
Lorsque r tend vers 0 l’intégrale ci-dessus tendra vers 0, ce qui établit le premier
résultat de l’Appendice.
∇ ( r )=n (n+1)r
2 n n−2
Lorsque n = -1 et r ≠ 0. On a,
∇ ( r )=−1 (−1+1 ) r
2 −1 −1−2
=0
∇2 ( 1r )=∇ ∙ ∇( 1r )
et par le théorème de la divergence nous pouvons passer d’une intégration sur le
volume à une sur la surface comme suit,
() () ()
❑ ❑ ❑
∫ ∇ 1r dv=∫ ∇ ∙ ∇ 1r dv=∫ ∇ 1r ∙d s
2
v0
v 0
s 0
()
1 ∂(1/r ) −a r
∇ = a r= 2
r ∂r r
() ( )
❑ ❑ ❑
1 −ar −ds −s0
∫∇ 2
r
dv=∫ 2 ∙ ( ds ar ) =∫ 2 = 2
r0 r0 r0
v0 s 0
s 0
∫ ∇2 ( 1r ) dv=−4 π
❑
v0