Synthèse et application du chitosane
Synthèse et application du chitosane
DAHMANI Khalida
ZADI Khadra
Thème :
Après avoir rendu grâce à Dieu le tout Puissant et le Miséricordieux nous tenons à
remercier vivement tous ceux qui, de près ou de loin ont participé à ce travail. Il s’agit plus
particulièrement de :
Notre promotrice Madame MERAKCHI Akila que nous exprimons notre profonde
gratitude pour son suivi et pour son énorme soutien, qu’elle n’a cessé de nous prodiguer tout
au long de la période du projet.
On adresse aussi nos vifs remerciements aux membres des jurys Mr AOUDJIT Farid
et Mme BELALIA Fatiha pour avoir bien voulu examiner et juger ce travail.
Un grand amour et respect est dédié aux ingénieurs de labo Madame MAAMAR
Naima et KERFOUF Naima.
Tout le corps professionnel des trois pyramides (ST, IT et SNV) géré par nos
ingénieures de labo, les plus serviables et sympa qui nous ont fait bénéficier d’une formation
de très haut niveau et très adaptée aux réalités de la chimie, et à toutes les ingénieures de
l’hygiène.
Nous ne laisserons pas cette occasion passer, sans remercier tous nos enseignants de
primaire, C.E.M, Lycée, INIM et INH(Boumerdes) et nos enseignants en GP-UAMOB, que
Dieu protège leurs familles.
KHADRA ET KHALIDA
Dédicaces
A mes très chers parents qui m’ont guidé durant les moments les plus
pénibles de ce long chemin,
Mon père Abdelkader qui a sacrifié toute sa vie afin de me voir devenir ce
que je suis, et ma mère Hadda qui a été à mes côtés
et ma soutenu durant toute ma vie,
merci mes parents.
À toute ma famille,
ZADI KHADRA
Dédicaces
Mon soleil
Ma lune
Mes étoiles
A partir de ce trésor,
KHALIDA DAHMANI
.
SOMMAIRE
Liste des figures
Liste des tableaux
Liste des abréviations
Introduction générale ……………………………………………………………………... 01
III.1. Matériel……...………………………….……….……..……………………………… 22
III.1.1. Produits chimiques ………………………….……………………….……………… 22
III.1.2. Verrerie de laboratoire ………………………….…………………………………... 22
III.1.3. Appareillage ………………………………………………………………………… 22
III.2. Méthodes………………………………………………………….…………….…….. 23
III.2.1. Synthèse et caractérisation du chitosane ...………………………………….………. 23
III.2.1.1. Procédé d’extraction de la chitine à partir des carapaces de crevettes ………..…... 23
III.2.1.2. Synthèse du chitosane par la désacétylation de la chitine ……………….……...… 26
III.2.1.3. Caractérisation du chitosane synthétisé ………………….……………………….. 27
III.2.2. Modification du chitosane et élaboration des billes composites (chitosane/épluchures
de pomme de terre) ………………………...…………………….…………...…….. 29
III.2.2.1. Etapes d’élaboration des billes composites (chitosane/EPT) ……...………..…….. 29
III.2.2.2. Caractérisation des billes du chitosane ……...……………………………………. 31
III.2.3. Etude de l’adsorption du bleu de méthylène en système batch par les billes composites
(chitosane/EPT) ………………………………………………………………...…… 34
III.2.3.1. Caractéristiques du colorant étudié (BM) ……………………………..………….. 34
III.2.3.2. Préparation de l’adsorbat «bleu de méthylène » ...……….…………………..…… 35
III.2.3.3. Procédure expérimentale du processus d’adsorption ………………………….….. 36
III.[Link]. Etude paramétrique ……………………………………………..………………. 37
III.[Link]. Modélisation de la cinétique d’adsorption ……………………………………… 39
BM : Bleu de méthylène
DA : Degré d’acétylation
DD : Degré de désacétylation
EPT : Epluchures de Pommes de Terre
IRTF : Infra rouge à Transformée de Fourrier
MES : Matière En Suspension
UV : Ultravisible
Aq : Aqueuse
Introduction
L’eau est le point central de l’inquiétude des opinions publiques et des dirigeants, mais
à long terme il est clair pour tous que tout rejet polluant, en particulier peu biodégradable ou
toxique, est une menace et/ou une complication pour l’eau. Il convient donc de réduire au
maximum les émissions polluantes au niveau des effluents.
La pollution des eaux par les matières organiques constitue une source de dégradation
de l’environnement et suscite à l’heure actuelle un intérêt particulier à l’échelle internationale.
L’importance attachée à la protection des milieux naturels et à l’amélioration de la qualité des
eaux, ne cesse de croître. Les colorants synthétiques sont une source de pollution de l’eau.
Parmi les colorants textiles, 15% sont azoïques. La production totale mondiale de colorants
est estimée à 1000000 T/an [1]. Les rejets d’eau fortement chargés en colorants dans
l’écosystème génère des problèmes de pollution esthétique, sachant qu’ils sont clairement
apparents pour des concentrations inférieures à 1 mg/L et que leur concentration dans les eaux
usées de textiles varie de 10 à 200 mg/L. Ils sont peu ou pas biodégradables [2]. En outre leur
présence dans les systèmes aquatiques, même à faible concentration, réduit la pénétration de
la lumière et a donc un effet néfaste sur la photosynthèse [3]. Par conséquent, la dépollution
des eaux contaminées par ces substances chimiques, s’avère nécessaire aussi bien pour la
protection de l’environnement que pour une éventuelle réutilisation de ces eaux non
conventionnelles.
Dans une optique de traitement des eaux industrielles, l’adsorption s’est révélé une
méthode très efficace pour la réduction de la couleur, en milieu aqueux. Ceci est dû à la
facilité d’emploi de ce procédé et au faible coût comparé à d’autres applications dans le
processus de dépollution particulièrement si l’adsorbant est à bas prix, et aisément disponible.
A cet effet, la recherche des hôtes matrices solides qui peuvent piéger les polluants (molécules
organiques, métaux lourds et pesticides…) s’avère nécessaire, voir indispensable, afin de
minimiser l’impact nocif de ces derniers sur l’environnement.
1
Introduction
Les charbons actifs, historiquement parlant sont massivement utilisés pour leurs
propriétés sorptives très performantes aussi bien dans l’activité domestique que dans l’activité
industrielle. Néanmoins ce matériau constitue une source potentielle d’émission de gaz à effet
de serre. Ceci a conduit de nombreux laboratoires de différents horizons à s’intéresser à la
recherche de nouveaux solides adsorbants à base de matériaux naturels plus respectueux de
l’environnement tels que les argiles [6], la zéolithe [7], les grignons d’olive [8], le son de blé
[9], la sciure de bois [10].
Dans le cadre de cette étude, nous nous sommes intéressés à l’élimination d’un
colorant (le bleu de méthylène) par des billes à base de chitosane et des épluchures de pomme
de terre. L’utilisation de ce matériau comme adsorbant pour l’élimination du BM,
contribuera, à réduire l’impact environnemental causé par les quantités importantes des eaux
rejetées par les diverses industries.
L’objectif principal de cette étude, est d’élaborer d’un nouveau adsorbant à base d’un
biopolymère d’origine marine, le chitosane, et d’un déchet agricole, les épluchures de
pommes de terre ;et d’optimiser les principaux paramètres expérimentaux du processus
d’adsorption du bleu de méthylène. un colorant cationique choisi comme modèle de polluant
organique par les billes composites ainsi élaborées (concentration de la solution de bleu de
méthylène et des billes à base de chitosane/Epluchures des pommes de terre, vitesse
d’agitation, la masse des billes et pH de la solution), de façon à définir le schéma de
traitement le plus approprié. La réalisation de cette étude a nécessité l’utilisation de plusieurs
techniques : La spectroscopie Infra rouge à Transformée de Fourrier (IRTF), la
spectrophotométrie UV-visible et les analyses physicochimiques.
2
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
« Biopolymères » est un terme couramment utilisé pour les polymères qui sont
synthétisés par des organismes vivants. Les biopolymères proviennent de sources naturelles
comme l’amidon, la cellulose et les alginates, sont biologiquement renouvelables,
biodégradables et biocompatibles.
La chitine et son principal dérivé chitosane ont reçu une attention considérable, en tant
que biopolymères, en raison de leurs nombreuses applications potentielles dans l’agriculture,
l'industrie alimentaire, la médecine, la fabrication du papier, l'industrie textile et les
traitements des eaux. Cet intérêt est dû à leurs nombreuses propriétés physico-chimiques et
biologiques [11-13].
I.1. Historique
Entre 1930 et 1940, ces biopolymères (la chitine et le chitosane) ont trouvé beaucoup
d'intérêt dans le monde oriental, principalement pour l'application dans le domaine médical et
la purification de l'eau. A partir des années 1970, la chitine et le chitosane ont commencé à
susciter un réel intérêt en raison notamment des grandes quantités de déchets que produisaient
les conserveries de crustacés. Les gouvernements, notamment américain et japonais, ont alors
cherché à valoriser ces déchets et ont lancé les premiers programmes de recherches. De
nombreux brevets sur les procédés d’obtention, de modification et d’utilisation de la chitine et
du chitosane [16-18]. Actuellement, ces biopolymères font l’objet de nombreuses recherches.
3
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
La chitine est le polysaccharide le plus abondant après la cellulose [19]. Elle est
présente principalement dans les coquilles de mollusques, dans les cuticules des insectes et
dans les carapaces des crustacés. Associée à des protéines, la chitine contribue à la cohésion
des différentes couches qui constituent la coquille des mollusques ou la carapace des
arthropodes. Ce polymère se trouve également dans la paroi de la plupart des champignons et
dans certaines algues chlorophycées, levures et bactéries. En plus de son rôle dans le maintien
de la rigidité de la cellule, elle contribue au contrôle de la pression osmotique.
Chez les insectes la chitine constitue aux environs de 1,5 % du poids frais de l’animal.
Chez les micro-organismes le rendement d’extraction peut atteindre plus de 20% du poids sec
de la cellule. Les quantités les plus abondantes sont observables chez les crustacés où les
carapaces contiennent en moyenne de 5 à 20% de chitine avec des teneurs supérieure à 30,
voire 35% dans certaine partie du corps.
En outre, le chitosane est une substance peu répandue dans la nature. Il est présent
dans la paroi cellulaire de certains micro-organismes fongiques (champignons zygomycètes)
et dans le mycélium de Mucor rouxii, Rhizopus oryzae et Absidia coerulea, et n’est signalé
que dans les exosquelettes de certains insectes (par exemple la paroi abdominale des reines de
termites). Il n’y a donc pas de source primaire de chitosane exploitable, la production étant
assurée par transformation des déchets issus de la pêche et source majeure du chitosane vendu
commercialement provient, en effet, de la désacétylation de la chitine [20].
La chitine et le chitosane peuvent être représentés par une structure chimique unique
(Figure I.1) qui correspond à des séries de copolymères liés par des liaisons β (1, 4) où l'un ou
l'autre des deux groupements -NH2 et -NH- CO- CH3 est présent sur le carbone-2 de chaque
4
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
unité glycosidique. Ces deux biopolymères se distinguent par le degré d’acétylation (DA). En
général le terme chitosane est donné à tout copolymère dont le DA est inférieur à 50 % [21].
Il se trouve plus rarement dans la nature : il n’est présent que dans la paroi d’une
classe particulière de champignons et chez quelques insectes. La chitine est ainsi la source la
plus intéressante du chitosane. Le chitosane commercialisé provient essentiellement de la
désacétylation alcaline de la chitine.
Les déchets de l’industrie des crustacés sont une source très importante de chitine. De
nombreuses méthodes ont été développées afin de préparer la chitine à partir des
exosquelettes. De manière générale, ces méthodes consistent à éliminer les protéines
(déprotéinisation), les éléments minéraux (déminéralisation), la couleur (blanchiment) [22].
Déminéralisation
5
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
Déprotéinisation
Blanchiment
6
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
Collecte et entreposage
Broyage
NaOH
Etape 1 : Extraction de protéines
Rinçage
HCl
Etape 2 : Déminéralisation
Oxydant
Etape 3 : Décoloration
Rinçage
Séchage
CHITINE
Rinçage
Séchage
Broyage
CHITOSANE
[Link]étés du chitosane
Le degré de désacétylation (DD) est l’une des propriétés les plus importantes du
chitosane. Il influe, non seulement sur les caractéristiques chimiques et physiques, mais aussi
sur la biodégradation et l’activité immunologique du chitosane [27].
Au cours des trente dernières années, beaucoup de méthodes ont été développées pour
la détermination du DD, y compris la spectroscopie infrarouge [28], la spectroscopie U-V, la
résonance magnétique nucléaire, la titration colloïdale et la titration potentiométrique [29].
Cependant, la méthode la plus simple reste la spectroscopie IR proposée par Khan et al. [30].
I.5.2. Cristallinité
[Link]é
Le chitosane est insoluble dans l’eau et dans les solutions alcalines concentrées ou
diluées, par contre, soluble dans la plupart des solutions organiques acides [16, 31, 34, 35].
L’acide le plus couramment utilisé pour préparer une solution de chitosane est l’acide
acétique dilué. En générale, le chitosane est parfaitement soluble à pH 3-4, les groupes aminés
du chitosane sont protonés et le polymère chargé positivement devient soluble. En revanche il
est relativement stable en milieu acide concentré, même s’il se dégrade après une longue
exposition.
La solubilité du chitosane est un paramètre très difficile à contrôler [36] car la valeur de
degré de désacétylation DD influence fortement sa solubilité. La distribution des groupes N-
acétyle sur la chaîne polymérique peut contrôler aussi la solubilité des solutions données.
Le chitosane est l’un des rares polyélectrolytes naturels cationiques [35 ,37]. En milieu
8
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
acide, il se comporte comme un polycation, a forte densité de charge et dont l’état d’ionisation
est décrit par l’équilibre suivant :
Le chitosane est une base faible de pKa compris entre de 6,3-6,7, En général, la valeur
du pKa augmente quand le DD diminue [32, 37-39].
I.5.5. Viscosité
Le chitosane est un matériau versatile qui prend des formes physiques modifiables [17,
43]. C’est un matériau très stable en phase solide (sèche) et il a une conservation quasi-infinie
en solution. Il possède un degré élevé de réactivité chimique dû à ses groupes amines
primaires libres. Il possède ainsi des propriétés de rétention d’eau, de chélation d’ions, de
complexation et d’adsorption de molécules ou des polymères.
Le chitosane est un agent de floculation dans le traitement des eaux polluées grâce à
son association sélective avec les espèces anioniques, il peut aussi former des complexes
polyanion- polycation menant à la préparation de membranes.
9
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
Le chitosane est un matériau qui peut être modifié de manière relativement facile par
voie physique ou par voie chimique (greffage de groupements fonctionnels spécifiques). Ces
modifications ont pour but d’augmenter les performances de fixation (augmenter les sites
fonctionnels), d’améliorer la sélectivité (en apportant des groupements spécifiques qui
conduisent éventuellement à changer le mécanisme de fixation), d’accélérer le mécanisme de
transfert (en minimisant la résistance aux mécanisme de transfert), de stabiliser le matériau
(en limitant la dégradation ou la solubilisation du polymère), ou encore d’étendre le champ
d’application du bioadsorbant (en modifiant en particulier la plage de pH ).
[Link] physiques
10
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
[Link] chimiques
Le chitosane étant soluble dans la majorité des solutions acides, il est nécessaire
de renforcer sa stabilité chimique. Ceci peut être réalisé par une réticulation du polymère.
Ce procédé consiste à créer de nouvelles liaisons entre les chaînes du biopolymère pour
diminuer sa sensibilité à l’hydrolyse des liaisons β (1, 4). Divers agents réticulants ont été
expérimentés, tels que l’épichlorohydrine (EPI), l’éthylène di-glycidyl-éther,
l’hexaméthylène diisocyanate ou les cyclodextrines, mais la majorité des travaux publiés
sur la réticulation du chitosane utilisent le glutaraldéhyde (GLU) comme agent réticulant.
Dans ce type de réaction l’aldéhyde réagit avec les groupements aminés portés par le
chitosane pour former une liaison imine. La réaction de l’aldéhyde avec la fonction aminée
réduit la réactivité de l’azote pour les mécanismes de complexation [44].
11
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
Polymère écologique
Pouvoir séquestrant (métaux lourds
Traitement des eaux colorants etc.)
Diminution de la turbidité
Diminution des odeurs
Bactéricides
Cosmétique Crèmes
Traitement de l'acné
Produits hydratants
Formulation de dentifrices
Formulation de shampoings
Lmmunostimulants
Biopharmaceutique Antitumoraux
Anticoagulants
Bactériostatiques
Libérations contrôlées (matrices)
12
CHAPITRE I Généralités sur le chitosane
Le chitosane est également employé pour recycler les effluents de l’industrie textile en
retenant des pigments. Le chitosane peut être utilisé de plusieurs façons, la principale étant
comme floculant. Les colloïdes en suspension, les métaux lourds, les colorants des eaux de
teintureries ou encore les molécules aromatiques et phénoliques s’agglomèrent avec le
chitosane et les flocs sont retenus par filtration. Les flocs de chitosane réduisent de 50 % les
MES. Un autre mode d’action consiste à intégrer le chitosane directement dans la composition
des membranes de filtration. Actuellement, les techniques d'adsorption utilisant le chitosane et
ces dérivés, comme un traitement conventionnel développé pour adsorber les colorants
anioniques en solution aqueuse. L'adsorption des ions métalliques par le chitosane a été
intensivement étudiée parce que le chitosane exerce les propriétés bioadhesive pour former les
nanoparticules stables avec différents métaux en solution [44].
Conclusion
13
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
Le terme « adsorption » a été proposé pour la première fois par Kayser en 1881 pour
différencier entre une condensation de gaz à la surface et une adsorption de gaz (processus
dans lequel les molécules de gaz pénètrent dans la masse de l’adsorbant), un phénomène déjà
constaté par Fontana et Scheele en 1777 [45]. Le terme large de sorption a été proposé en
1909 par MC. Bain [46], il désigne aussi bien le phénomène d’adsorption que celui de
désorption.
II.1. Définition
L’adsorption est le processus au cours duquel des molécules contenues dans un fluide
(gaz ou liquide) appelées adsorbats, se fixent à la surface d’un solide appelé adsorbant. Les
sites où se fixent les molécules d’adsorbat sont appelés sites actifs. L’adsorption est dite
chimique ou physique selon la nature des interactions qui lient l’adsorbat à la surface de
l’adsorbant [7].
[Link] d’adsorption
Suivant l’importance des énergies mises en jeu entre l'adsorbant et l'adsorbat, les
forces responsables du phénomène d’adsorption peuvent être de nature physique ou chimique,
conduisant ainsi à deux types d’adsorption : l’adsorption physique "physisorption" et
l’adsorption chimique "chimisorption".
14
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
Le tableau suivant présente les différences entre les deux types d’adsorption.
15
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
[Link]érature
II.3.1.2. pH de la solution
Le pH est un facteur important dans toute étude d’adsorption du fait qu’il peut
influencer à la fois la structure de l’adsorbant et de l’adsorbât ainsi que le mécanisme
d’adsorption. Ce facteur dépend de l’origine des eaux à traiter et du procédé de leurs
traitements (coagulation, floculation, oxydation…). Donc, il est judicieux de connaitre
l’efficacité de l’adsorption à différents pH [53].
• Solubilité : La solubilité d’un adsorbât ou son affinité pour un solvant, joue un rôle
important lors de son adsorption. Plus la solubilité est grande, plus les forces reliant le
soluté au solvant sont fortes et plus faible sera l’adsorption.
16
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
• Polarité : Un soluté polaire aura plus d’affinité pour un solvant ou pour l’adsorbant
polaire. Il faut que l’adsorbant et l’adsorbât soient de polarité voisine [55].
La figure II.2 représente un matériau (adsorbant) avec les différents domaines dans
lesquels peuvent se trouver les molécules organiques ou inorganiques qui sont susceptibles de
rentrer en interaction avec le solide.
17
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
1ére étape (Diffusion externe) : l’adsorbat diffuse à travers la couche limite située
2ème étape diffusion interne (dans les pores) : c’est le transfert de la matière dans la
structure poreuse de la surface extérieure des graines vers les sites actifs.
3ème étape diffusion de surface : c’est la fixation de l’adsorbat sur les sites actifs de
l’adsorbant.
Plusieurs modèles de cinétique ont été utilisés afin d’interpréter les données
expérimentales [59]. Les trois modèles cinétiques les plus couramment utilisés sont : le
modèle de pseudo-premier-ordre (PPO), le modèle de pseudo-second-ordre (PSO), et la
diffusion intra particule.
Lagergren (1898) a proposé un modèle cinétique de pseudo premier ordre exprimé par
la relation suivante : La loi de vitesse s'écrit :
𝑑𝑄𝑡
= 𝑘1 (𝑄𝑒 − 𝑄𝑡 ) Eq. II.1
𝑑𝑡
𝑘1
log ( 𝑄𝑒 − 𝑄𝑡 ) = log 𝑄𝑒 − 𝑡 Eq. II.2
2,303
18
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
Une expression également très souvent utilisée est celle du pseudo-deuxième ordre. Ce
modèle suggère l’existence d’une chimisorption, un échange d’électrons par exemple entre
molécule d’adsorbat et l’adsorbant solide. Il est représenté par la formule suivante [61] :
dQt
= k 2 (Qe − Qt )2 [Link].3
dt
t 1 1
= + t [Link].4
Qt k2 Qe 2 Qe
Avec :
Qt = k d t1/2 + L [Link].5
Avec :
19
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
Les adsorbants sont des solides microporeux présentant des surfaces par unité de
masse importantes (de 100 m2 /g et jusqu’à plus de 2000 m2 /g) afin de maximiser la capacité
d’adsorption. Il existe de nombreuses variétés d’adsorbants. Le choix se fera en fonction de
l’adsorbat et/ou du type d’opération désirée. Généralement, tous les matériaux sont des
adsorbants mais seuls ceux possédant d’importantes capacités d’adsorption sont intéressants
pour des applications industrielles. Cette capacité d’adsorption est en partie liée à la structure
interne du matériau et les adsorbants intéressants possèdent un réseau poreux très développé
et une grande surface spécifique. Dans l’industrie, les adsorbants les plus utilisés sont les
charbons actifs, les zéolithes, les gels de silice et les alumines activées.
Le charbon actif est historiquement parlant, le premier adsorbant utilisé. De par ses
propriétés médicinales, il était déjà employé en Egypte antique. C’est un composé obtenu par
calcination de bois, noix de coco, charbon, lignite, tourbe, et en général tout composé
organique. Il est souvent caractérisé par une surface quasi non polaire, qui lui permet
d’adsorber préférentiellement les composés organiques ou non polaires par rapport aux
composés polaires tels que l’eau. Il peut ainsi être utilisé pour des opérations de séparation,
purification de gaz sans déshumidification préalable contrairement à la plupart des autres
adsorbants. L’énergie de liaison adsorbat/adsorbant est généralement plus faible pour le
charbon actif que pour les autres adsorbants, ce qui diminue la quantité d’énergie nécessaire
pour la phase de régénération.
II.6.2.1. Zéolithes
20
CHAPITRE II Phénomène d’adsorption
Conclusion
Il existe plusieurs méthodes physique, chimique et biologique pour traiter et décolorer
des effluents pollué tel que la coagulation et la floculation, la biodégradation, la filtration
membranaire, l’oxydation chimique, l’ozonation, échange d’ions, les méthodes
électrochimiques et l’adsorption. La technique de l’adsorption est la méthode la plus favorable
pour l’élimination des colorants ; elle est devenue une méthode analytique de choix, très
efficace et simple dans son utilisation. Le principe du traitement par adsorption est de piéger
les colorants par un matériau solide appelé adsorbant. Il existe, dans la littérature, plusieurs
matériaux solides (argiles, zéolites, alumines activées, boue, biomasses, résidus agricoles,
sous-produits industriels et charbon actif…) pouvant être utilisés dans des procédés de
décoloration des eaux. Les recherches sont axées sur l’utilisation des adsorbants de faible
coût, disponible localement, adsorbant biodégradable, fabriqué à partir des sources naturelles
ou de déchets industriels ou agricoles comme la peau d’orange, les cendres volantes qui ont
été utilisés pour éliminer des polluants organiques [63, 64]. Les polymères naturels (cellulose,
carraghénane, amidon, cyclodextrine, alginate, chitosane) présentent de nombreux avantages
par rapport au charbon actif comme leur faible coût, leur biocompatibilité et leur
biodégradabilité ; ils ont un pouvoir coagulant/floculant et chélatant, et surtout ils peuvent être
modifiés chimiquement afin d’acquérir de nouvelles propriétés [65]. Leurs propriétés
d’adsorption ont été largement mises en évidence [63, 66-69].
21
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Dans ce chapitre, nous décrivons tous le matériel et les méthodes utilisés pour réaliser
les différentes parties expérimentales de ce travail à savoir l’extraction de la chitine à partir
des carapaces de crevettes, sa transformation chimique par désacétylation en chitosane et la
modification du chitosane ainsi synthétisé par réticulation pour élaborer un nouveau matériau
(billes composites chitosane/épluchures de pomme de terre) pour une application
environnementale.
[Link]ériel
III.1.3. Appareillage
22
CHAPITRE III Matériel et méthodes
III.2. Méthodes
Les carapaces de crevettes utilisées dans cette étude pour synthétiser le chitosane sont
ramenées d’un restaurant situé à la cité 140 à Bouira (les crevettes sont pêchées de la mer
méditerranéenne).
Une quantité des crevettes rouges ont été soigneusement décortiquées, lavées plusieurs
fois avec l’eau de robinet afin d’éliminer toutes les impuretés possibles (sels, sables,
coquilles, etc.), ensuite à l’eau distillée puis séchées sur des plateaux dans l’étuve à 40 ⁰C
pendant 48h, et enfin broyées en fine poudre[70.71].
23
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Déminéralisation
Les carapaces, une fois prétraitées (lavage, séchage et broyage), ont été soigneusement
immergées dans une solution aqueuse d’acide chlorhydrique HCl 2N avec un rapport de
masse du solide / volume du liquide 1 :10 (w/v) et l’ensemble a été soumis à une agitation
modérée pendant 2 jours à température ambiante afin de dissoudre les minéraux qui
accompagnent les carapaces. Le carbonate de calcium (CaCO3), principal composé minéral de
la carapace, réagit avec HC1 pour former du chlorure de calcium, de l'eau et du gaz
carbonique comme décrit dans la réaction suivante :
24
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Déprotéinisation
Dans cette, les carapaces déminéralisées ont été soumises à un traitement alcalin par la
soude 1N à 80 °C dans un bain marie pendant 6 heures avec des proportions solide/liquide
1:20 (w/v). Une filtration sous vide suivie d’un lavage à l’eau distillée ont été nécessaires
jusqu’à neutralité, afin d’éliminer toutes les protéines qui ont été séparées de la chitine. La
matière récupérée a été étuvée pendant une nuit à 40°C.
Figure III.3 : Etape de déprotéinisation des carapaces de crevette par NaOH 1N.
25
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Blanchiment
C’est l’étape la plus délicate qui met en œuvre la substitution d’un nombre maximal et
suffisant de groupements acétyles, pour aboutir au chitosane. La désacétylation a été effectuée
par un traitement avec l'hydroxyde de sodium (NaOH) à 45% et à température ambiante,
pendant 35 jours avec un rapport solide au solvant 1:50 (w/v) [71]. Le produit ainsi obtenu a
été filtré et lavé à l’eau distillée jusqu’à stabilisation du pH des eaux de lavage, puis étuvé à
50 °C jusqu’à séchage.
26
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Test de solubilité
Pour tester la solubilité du chitosane synthétisé dans quelques solvants tels que l’eau
distillée, l’acide acétique, l’acide chlorhydrique, la soude, l’éthanol et l’acétone ; 10 mg
d’échantillon ont été introduits séparément et sous agitation magnétique pendant 24h dans un
volume de 10 ml.
Où :
27
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Cette partie est dédiée à la description des différentes étapes expérimentales suivies
pour élaborer un nouveau matériau aux propriétés améliorées à base du chitosane synthétisé,
les billes composites chitosane/épluchures de pomme de terre. L’élaboration de ces billes a
été faite par la technique d’extrusion en utilisant le chitosane synthétisé et la poudre des
épluchures de pomme de terre comme matières premières. L’utilisation des épluchures de
pomme de terre a pour objectif de minimiser le maximum la quantité du biopolymère utilisé
(le chitosane) qui est jugé cher et de le remplacer par un déchet plus disponible et moins cher
et d’élaborer par la suite un nouveau matériau aux propriétés améliorées tout en exploitant les
propriétés gélifiantes du chitosane. Les billes ainsi élaborées seront ensuite réticulées
chimiquement par un agent réticulant qui est l’épichlorohydrine afin d’améliorer davantage
leurs propriétés notamment leur solubilité.
28
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Les épluchures de pomme de terre utilisées dans cette étude sont collectées à partir
d’un magasin de Fast-food situé à la wilaya de Bouira. Ce déchet a été lavé plusieurs fois avec
de l’eau de robinet jusqu’à l’élimination totale de la poussière et de la terre, puis lavé avec de
l’eau distillée. Après lavage, les épluchures ont été séchées dans l’étuve à 40°C puis broyées
et tamisées afin d’obtenir une fine poudre.
29
CHAPITRE III Matériel et méthodes
30
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Les billes composites à base du chitosane ainsi obtenues ont été caractérisées par des
méthodes physicochimiques et spectroscopique afin de déterminer leurs propriétés.
Test de solubilité
Pour tester la solubilité des billes composites (chitosane/EPT) dans l’eau distillée,
l’acide acétique et dans NaOH, 10 mg d’échantillon ont été introduits séparément et sous
agitation magnétique pendant 24h dans un volume de 100 ml.
Taux d’humidité
31
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Figure III. 11 : Méthode de détermination des masses volumiques des billes par gravimétrie.
𝑀2 −𝑀1
et 𝑙𝑖𝑞𝑢𝑖𝑑𝑒 𝑉
Eq III. 5
Où :
M1 : masse du pycnomètre vide (g).
M2 : masse du pycnomètre après l’ajout de l’eau distillée jusqu’au trait de jauge (g).
M3 : masse du pycnomètre après l’ajout des billes (g).
M4 : masse du pycnomètre après le retrait de l’eau distillée qui dépasse le trait de jauge (g).
V : volume du pycnomètre (25 ml).
32
CHAPITRE III Matériel et méthodes
représentatif de billes. Le diametre moyen des billes a été estimé en modélisant les résultats
obtenus par une distribution gaussienne.
Figure III.12: Mesure du diamètre des billes à l’aide d’un pied à coulisse.
33
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Dans un premier temps, les effets des conditions opératoires telles que le temps de
contact, la concentration initiale du colorant, la masse du matériau adsorbant, le pH de la
solution et la vitesse d’agitation seront étudiés afin de déterminer les conditions optimales de
rétention de ce colorant. Dans un deuxième temps, les cinétiques d’adsorption de ce colorant
par les billes composites (chitosane/EPT) seront réalisées de façon à déterminer les temps
nécessaires pour atteindre l’équilibre d’adsorption. Enfin, trois modèles cinétiques seront
appliqués à savoir le modèle du pseudo premier ordre, du pseudo-second ordre et celui de la
diffusion intraparticulaire pour décrire les résultats expérimentaux.
III.2.3. Etude de l’adsorption du bleu de méthylène en système batch par les billes
composites (chitosane/EPT)
Dans le cadre de cette étude, nous avons choisi le bleu de méthylène considéré comme
modèle de polluant organique. Comme tous les colorants, ce colorant cationique se caractérise
par sa persistance, sa toxicité et son pouvoir d’accumulation dans le milieu naturel. Sa
présence dans les systèmes aquatiques, même à faible concentration, réduit la pénétration de
la lumière et a donc un effet néfaste sur la photosynthèse. La structure du BM est représentée
sur la Figure III.13 et les principales caractéristiques physico-chimiques de cet adsorbat, sont
regroupées dans le tableau III.1.
34
CHAPITRE III Matériel et méthodes
Un colorant Cationique
colorant bactéiologique
indicateur.
Utilisations
Inhibeur de la guanylate cyclase.
Traitement de l’empoisennement au cyanure
𝛌𝐦𝐚𝐱 664 nm
35
CHAPITRE III Matériel et méthodes
b) Courbe d’étalonnage du BM
Pour tracer la courbe d’étalonnage du BM, des dilutions à partir de la solution mère
ainsi préparée ont été effectuées en utilisant des fioles jaugées de 25 mL. A l’aide d’un
spectrophotomètre UV-visible, les absorbances des solutions filles (étalons) ont été
déterminées à une longueur d’onde de 663,8 nm.
Toutes les expériences d’adsorption du bleu de méthylène et quel que soit le paramètre
étudié, ont été réalisées en mode batch. L’adsorption du BM par les billes composites
(chitosane/EPT) a été réalisée selon les étapes suivantes :
- Introduction d’une quantité connue (g) de l’adsorbant dans la solution du polluant (BM) de
concentration et volume connus.
- Ajustement du pH des échantillons à l’aide d’une solution d’acide chlorhydrique ou d’une
solution de soude de concentrations connues. Agitation des échantillons à une vitesse
d’agitation bien déterminée à température ambiante.
- Séparation des billes de la solution au temps (t) choisi par simple filtration ; le temps initial
correspond au moment où le colorant est mis en contact avec les billes.
- Analyse du filtrat afin de déterminer la concentration résiduelle.
Méthode de dosage
36
CHAPITRE III Matériel et méthodes
(𝐶0 −𝐶𝑡 )
𝑅𝑡 = . 100 Eq. III.6
𝐶0
(𝐶0 −𝐶𝑒 )
𝑅𝑒 = . 100 Eq. III.7
𝐶0
(𝐶0 −𝐶𝑡 )
𝑄𝑡 = .𝑉 Eq. III.8
𝑚
(𝐶0 −𝐶𝑒 )
𝑄𝑒 = .𝑉 Eq. III.9
𝑚
Avec :
37
CHAPITRE III Matériel et méthodes
d’agitation de 100 trs/min à la température ambiante jusqu’à ce que l’équilibre soit atteint.
Des prélèvements ont été réalisés à des intervalles de temps bien déterminés pendant 5 heures.
c) Effet du pH de la solution du BM
Pour étudier l’effet de ce paramètre, les essais d’adsorption ont été réalisés à
température ambiante en mélangeant une masse de 2 g de billes composites (chitosane/EPT)
avec 100 mL de la solution du BM à une concentration initiale de 10 mg/L et au pH de la
solution pendant 4h. La vitesse d’agitation a été variée de 100 trs/min à 300 trs/min avec un
pas de 100 trs/min.
38
CHAPITRE III Matériel et méthodes
39
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Dans ce chapitre, les résultats obtenus au cours de cette étude ainsi que leurs
discussions seront exposés. Dans un premier temps, nous présenterons la synthèse et la
caractérisation du chitosane puis l’élaboration et la caractérisation des billes composites
(chitosane/EPT). Ensuite, nous donnerons les résultats relatifs à l’étude des effets de quelques
paramètres physico-chimiques (pH, temps de contact, la vitesse d’agitation, la masse de
l’adsorbant et la concentration initiale) sur l’adsorption du bleu de méthylène sur les billes
composites (chitosane/EPT), ainsi que la modélisation des cinétiques d’adsorption sera
effectuée.
Pour extraire la chitine à partir des déchets des crevettes, nous avons utilisé une masse
de 180 g de poudre sèche des carapaces, qui a été traitée avec une solution d’acide
chlorhydrique (2N) pendant deux jours sous agitation continue, à la température ambiante
pour éliminer les composés minéraux qu’elle contient. Ensuite, on a continué l’extraction
avec une solution basique d’hydroxyde de sodium (1N) pendant 6 h à une température de
80°C, pour dissocier le complexe chitine-protéines. Par la suite, on a poursuivi le traitement
par un blanchiment avec un agent oxydant qui est le peroxyde de l’hydrogène H2O2 (0,315%)
avec un rapport du solide au solvant 1:10(w/v), sous agitation magnétique maintenue durant 4
heures. Cette étape sert à éliminer les substances colorantes, qui sont la β-carotène. On obtient
à la fin du traitement une poudre de couleur blanche qui est la chitine. Cette dernière a été
traitée par une solution basique concentrée d’hydroxyde de sodium à 45 % pendant 35 jours à
température ambiante, au profil d’une réaction de désacétylation qui conduit à l’obtention du
polymère recherché, le chitosane.
40
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Les résultats des rendements obtenus de chaque étape d’extraction ainsi que l’étape de
désacétylation, sont regroupés dans le tableau suivant :
R (chitosane/exosquelette) = 12,95 %.
La chitine est une substance inerte, insoluble dans l’eau, et également dans la plupart
des solvants [17]. En revanche, sa désacétylation partielle en milieu basique permet d’obtenir
le chitosane qui, lui, est soluble en milieu aqueux acide [77].
41
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Le chitosane est soluble dans la plupart des solutions acides telles que les solutions
diluées (0,1-1%) d’acide nitrique et chlorhydrique. Mais l’acide le plus couramment utilisé
pour préparer une solution du chitosane est l’acide acétique dilué (pH 3-4). En effet le
chitosane est soluble dans ces solutions, grâce à la protonation de ses groupes amino (-NH2)
libres suivant cet équilibre acidobasique :
Le chitosane est insolubles dans les solvants purs et les acides concentrés, en raison de
l’impossibilité d’hydrater le matériau. Il est donc relativement stable en milieu acide
concentré, même s’il se dégrade après une longue exposition.
En revanche, en présence d’une faible quantité d’acide, il est soluble dans les
mélanges aqueux contenant par exemple, 60 % de méthanol ou 40 % d’acétone. Cependant, il
faut noter que, la solubilité du chitosane est un paramètre très difficile à contrôler car la valeur
de DDA influence fortement sa solubilité. Or, comme indiqué précédemment, le DDA varie
considérablement selon le procédé de fabrication, et notamment en fonction des conditions
d’extraction et de séchage. Lorsque le DDA est peu élevé c’est-à-dire lorsque les groupements
amine sont en faible quantité, le chitosane est peu soluble. En général en utilise du chitosane
avec un DDA supérieur à 70 % pour augmenter sa solubilité. Celle-ci dépend également de la
force ionique, du pH, de la nature de l’acide utilisé et de la distribution des groupes acétyles le
long de la chaîne macromoléculaire [19].
Selon Yu et al. [72], le dosage conductimétrique est une méthode fiable pour
déterminer le DDA, excepté pour quelques échantillons qui ont un degré de cristallisation
élevé. C'est aussi une méthode simple et peu coûteuse comparée aux autres méthodes
d'analyse élémentaire et chromatographique.
Pour déterminer le DDA par cette méthode, le chitosane synthétisé a été solubilisé
dans un excès d'acide chlorhydrique (0,1 N) et ensuite dosé par une solution d'hydroxyde de
sodium (0,1 N). La mesure du changement de la conductivité permet de tracer la courbe
42
CHAPITRE IV Résultats et discussions
présentée à la figure IV.2. Cette courbe présente deux points d'inflexion. La différence de
volume de NaOH entre ces deux points correspond à la quantité d’HCI nécessaire pour
dissoudre le chitosane, c'est-à-dire pour transformer les groupements -NH2 en -NH3+.
1400
1200
V2
Conductivité (µS/cm)
1000
V1
800
600
400
0 5 10 15
V NaOH (mL)
D’après cette méthode de dosage utilisée, le chitosane synthétisé est caractérisé par un
degré de désacétylation de 83,50 %.
Chitosane
100
80
60
T (%)
40
-1
20 2891cm
43
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Fréquences (cm-1)
données par la Fréquence (cm-1) Attribution
littérature [87] enregistrée
3100-3500 3364,91 Vibrations d’élongation de –NH et –OH
Les billes composites (chitosane/EPT) réticulées ont été préparées par réticulation
chimique des billes du chitosane non modifiées sous forme humide en utilisant
l’épichlorohydrine comme agent réticulant. En effet, la réticulation stabilise le chitosane dans
les milieux acides et le rend insoluble. De meilleures propriétés mécaniques sont aussi
observées [79, 80].
Plusieurs travaux ont montré que la réticulation par l’épichlorohydrine engendre une
forte capacité d’adsorption par rapport aux autres réticulant. L’avantage de l’utilisation de
l’épichlorohydrine réside dans le fait qu’il n’affecte pas les groupements amine du chitosane
et donc ne réduit pas son efficacité d’adsorption contrairement aux autres agents réticulants
44
CHAPITRE IV Résultats et discussions
tels que le glutaraldéhyde qui affectent les fonctions amine et les rendent moins efficaces vis-
à-vis des molécules de colorant responsable de l’adsorption [80, 81].
45
CHAPITRE IV Résultats et discussions
La photographie numérique présentée sur la figure IV.5 montre une bille composite
(chitosane/EPT) réticulée par l’épichlorohydrine qui a une morphologie plus lisse par rapport
les billes non réticulées.
[Link] de solubilité
Billes
Billes (chitosane/EPT) Billes (chitosane/EPT)
Solvant non réticulées réticulées
Acide acétique (2%) Solubles Insolubles
46
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Le tableau suivant regroupe les résultats relatifs aux taux d’humidité des billes
composites (chitosane/EPT).
Essai 1 2 3
Comme tous les hydrogels, ces billes contiennent beaucoup d’eau. Le taux d’humidité
moyen trouvé est de l’ordre de 95,44%.
La densité des billes est obtenue par pesée sur différents lots de billes et de fluide
(l’eau distillée) à l'aide d'une balance de précision et des fioles jaugées.
En faisant la moyenne des trois essais effectués, la densité des billes trouvée est de
valeur 1,03 g/cm3. Cette densité est supérieure à celle de l’eau distillée ce qui permet aux
billes de s’immerger complètement dans les solutions aqueuses.
Le diamètre moyen des billes a été calculé selon la moyenne par le nombre. La figure
IV.6 permet de voir la répartition du diamètre des billes. Le diamètre moyen des billes trouvé
est de l’ordre de 3,77mm . La répartition des billes est bien plus homogène et suit la logique
de la courbe de Gauss (=0,057).
47
CHAPITRE IV Résultats et discussions
0
3,2 3,4 3,6 3,8 4,0 4,2 4,4 4,6
Diamètre (mm)
Figure IV. 6 : Histogrammes de taille pour des billes composite (chitosane/EPT) modélisés
par une gaussienne (lignes continues).
Le point de charge nulle correspond au pH pour lequel la charge totale des billes est
nulle. La figure IV.7 présente la courbe qui permet de donner le point de charge nulle des
billes composites (chitosane/EPT) réticulées chimiquement par l’épichlorohydrine.
14
12
10
8
pH final
0
0 5 pH initial 10 15
La figure IV.7 montre que le pHPZC des billes composites (chitosane/EPT) est égal à
6,41. La charge globale ou nette de la surface des billes est positive pour les solutions de pH
inférieur à cette valeur et elle est négative lorsque les pH sont supérieurs au pHPZC.
48
CHAPITRE IV Résultats et discussions
100
80
2317,8
1585,4
T (%)
976,7
60 2895,9
40
3342,3
20
4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000
-1
(cm )
Le spectre IR des épluchures de pomme de terre montre une large bande près de
3342,3 cm-1 qui indique la présence d’un groupe hydroxyle, une autre bande enregistrée à
2895,9 cm-1 caractérisant les vibrations d’élongation C-H du groupement CH2. Quant à la
bande située à 2317,8 cm-1, elle correspond aux vibrations d’élongation du groupe C C. Le
spectre révèle aussi la présence d’une bande située à 1585,4 cm-1 qui correspond aux
vibrations d’élongation du groupe C=C [Link] une bande à 976,7 cm-1 correspond aux
vibrations de déformation de C-H aromatique [83, 84].
49
CHAPITRE IV Résultats et discussions
comparaison entre les spectres avant et après formation des billes indique que certaines
bandes ont changé de place et d’autres ont disparu. Ce changement observé dans les spectres
indique la modification et la réticulation du chitosane après formation des billes.
100
2840,14
80 2340,27
60
T (%)
40 1636,65
20
3373,28
0
4000 3500 3000 2500 2000 1500 1000
-1
(cm )
Dans cette partie, les résultats relatifs à l’adsorption du bleu de méthylène en mode
discontinu par les billes composites (chitosane/EPT) seront présentés. Pour ce faire, nous
avons fait successivement :
50
CHAPITRE IV Résultats et discussions
2
y = 0,1789x + 0,0306
1,8
R² = 0,999
1,6
1,4
1,2
Absorbance
0,8
0,6
0,4
0,2
0
0 2 4 6 8 10 12
Concentration (mg/l)
51
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Le temps de contact est un paramètre important dans les procédés d’adsorption, les
figures suivantes représentent les rendements d’élimination de BM par les billes composites
(chitosane/EPT) en fonction du temps.
80 (a) 80 (b)
70 70
60 60
50 50
R (%)
R (%)
40 40
30 30
20 20
10 10
0 0
0 100 200 300 400 0 100 200 300 400
t (min) t (min)
70 (c)
60
50
R (%)
40
30
20
10
0
0 100 200 300 400
t (min)
Les résultats obtenus montrent que les billes composites (chitosane/EPT) ont un
pouvoir adsorbants très intéressant pour les trois concentrations étudiées (10mg/L, 40mg/L et
70mg/L) et révèlent que l’adsorption de bleu de méthylène sur les billes composites
(chitosane/EPT) se fait en trois étapes :
52
CHAPITRE IV Résultats et discussions
temps. Cette étape dure presque 5min pour les trois concentrations (10mg/L, 40mg/L,
et 70mg/L).
2- Diminution de la vitesse d’adsorption reflétée par une augmentation très faible de la
capacité d’adsorption due à la diminution de la quantité du colorant BM en solution et
du nombre des sites disponibles pour l’adsorption. Les sites extérieurs non occupés
restants sont difficiles à occuper avec le temps, cela est dû à la formation des forces
répulsives entre les molécules du BM à la surface du solide (adsorbées) et celles de la
phase aqueuse (libres). En outre, les molécules du BM sont de moyenne taille et
peuvent être facilement diffusées dans les pores internes jusqu'à leur saturation, ce qui
réduira le transfert de masse entre la phase liquide et la phase solide avec le temps.
3- Stabilité du rendement d’élimination et l’équilibre du système : dans cette étape finale,
aucune amélioration en capacité d’adsorption n’est constatée, ceci est dû probablement
à l’occupation quasi-totale des sites d’adsorption disponibles ; on observe un plateau
qui correspond à l’état d’équilibre. Cela peut être expliqué par le fait qu’à partir
d’équilibre la surface spécifique est saturée (même si on laisse plus de temps la
quantité adsorbé restera en équilibre elle ne va pas augmenter).
Il est aussi clair que dans l’intervalle de concentration considéré (10, 40 et 70 mg/L)
l’augmentation de la concentration initiale du soluté conduit à l’augmentation de la quantité
du colorant adsorbée (mg/g) par les billes (figure IV.12). Ceci est dû à la présence d’un fort
gradient de concentration en soluté entre la solution et la surface du solide [85, 86].
2,5
2
Qt (mg/g)
1,5
10 mg/L
1 40 mg/L
70 mg/L
0,5
0
0 50 100 150 200 250 300
t (min)
L’étude de l’influence de la masse des billes sur l’adsorption du bleu de méthylène est
présentée par la courbe de la figure suivante.
90
85
80
75
R (%)
70
65
60
55
50
0 1 2 3 4
m (g)
Figure IV.13 : Influence de la masse des billes composites (chitosane/EPT) sur l’adsorption
du BM (C0= 10 mg/L, VBM= 100 ml, Vag = 100 trs/min, t=4h, T=Tamb).
D’après les résultats obtenus, nous constatons que le taux d’élimination du colorant
BM augmente avec l’augmentation de la quantité d’adsorbant utilisée. En effet,
l’augmentation de la masse de l’adsorbant engendre l’accroissement du nombre de sites actifs
disponibles pour la fixation du colorant, ce qui entraine l’augmentation du taux de
décoloration [87, 88]. La masse des billes choisie comme optimale et gardée pour la suite de
l’étude est de 2 g.
c) Effet du pH de la solution
54
CHAPITRE IV Résultats et discussions
100
95
90
85
80
R (%)
75
70
65
60
55
50
0 5 10 15
pH
Figure IV.14 : Effet du pH de la solution sur l’adsorption du BM (C0= 10 mg/L, VBM= 100
ml, mbilles = 2 g, Vag = 100 trs/min, t=4h, T=Tamb).
L’analyse de ces résultats montre que le rendement d’élimination du BM par les billes
est presque indépendant du pH. Néanmoins, les rendements d’élimination sont plus
appréciables aux pH basiques.
+
Billes pHpzc Billes
pH
55
CHAPITRE IV Résultats et discussions
La vitesse d’agitation est un paramètre très important dans tout processus mettant en
jeux un transfert de matière, elle a pour effet d’homogénéiser la solution et de réduire
l’épaisseur de la couche limite qui entoure les grains d’adsorbant, favorisant ainsi l’adsorption
du colorant. Les résultats obtenus pour ce paramètre sont présentés sur la figure suivante.
80
70
60
50
R (%)
40
30
20
10
0
0 100 200 300 400
Vitesse d'agitation (trs/min)
Figure IV.16 : Effet de la vitesse d’agitation su l’adsorption du BM (C0= 10 mg/L, VBM= 100
ml, mbilles =2 g, t= 4h, T=Tamb).
L’analyse des résultats obtenus (figure IV.16) montre que pour des valeurs modérée de
la vitesse d’agitation (100-300 tr/min), le rendement d’élimination du BM par les billes
composites (chitosane/EPT) est pratiquement indépendant de la vitesse d’agitation. Cependant
en augmentant la vitesse d’agitation au-delà de 300 tr/min, un phénomène de tourbillon se
produit et ces billes s'émiettent sous l’effet de l’agitation. Dans ce cas, une vitesse d’agitation
de 100 tr/min est choisie et sera fixée pour la suite de l’étude.
56
CHAPITRE IV Résultats et discussions
figure IV.17. Pour ces deux modèles les paramètres cinétiques calculés sont k1, k2 et Qe
(quantité d’adsorption à l’équilibre) et leurs valeurs sont données dans le tableau IV.6.
(a)
0
0 20 40 60 80
-0,5
y = -0,0146x - 0,6513
-1 R² = 0,6987
log (Qe-Qt)
10 mg/L
40 mg/L
-1,5
70 mg/L
y = -0,0184x - 0,7531
-2 y = -0,0095x - 1,3916 R² = 0,3054
R² = 0,9723
-2,5
t(min)
(b)
1000
900 y = 2,9292x + 19,126
10 mg/L R² = 0,9989
800
40 mg/L
700
t/Qt (min.g/mg)
70 mg/L
600
500
400 y = 0,7609x + 3,048
300 R² = 0,9988
200
100 y = 0,4648x + 1,2187
R² = 0,9995
0
0 50 100 150 200 250 300
t (min)
Figure IV.17 : Représentation du modèle cinétique (a) pseudo-premier ordre, (b) pseudo-
deuxième ordre : pour l’adsorption du bleu de méthylène par les billes composites
(chitosane/EPT).
57
CHAPITRE IV Résultats et discussions
Les constantes du pseudo-premier ordre ont été déterminées par extrapolation du tracé
de log (Qe‑ Qt) en fonction du temps. Les valeurs des quantités adsorbées Qe, les constantes
de pseudo-premier ordre k1 et les coefficients de régression R2 pour les trois concentrations
utilisées sont données sur le tableau IV.6. Les valeurs de R2 ont été trouvées relativement
faibles et comprises entre 0,305 et 0,972. Le calcul de Qe pour les trois concentrations montre
que les quantités de colorant adsorbées sont plutôt très faibles par rapport aux quantités
expérimentales. Ces observations nous mènent à dire que l’adsorption du bleu de méthylène
par les billes composites (chitosane/EPT) n’exprime pas un processus de diffusion contrôlée
puisqu’il ne suit pas l’équation du pseudo-premier ordre.
58
CHAPITRE IV Résultats et discussions
59
Conclusion
Ainsi, le présent travail avait trois parties principales. La première s’est focalisée sur la
valorisation des sous-produits marins, les carapaces de crevettes, pour extraire la chitine qui
est transformé chimiquement par désacétylation en chitosane. La deuxième partie concerne la
modification du chitosane ainsi obtenu par voie physique et par voie chimique pour former
des billes composites en le mélangeant avec de la poudre des épluchures de pomme de terre.
En troisième partie, les billes composites à base du chitosane préalablement formées et
caractérisées sont utilisées par suite dans l’élimination du Bleu de méthylène par adsorption.
Les carapaces de crevettes ont servi de source pour la synthèse du chitosane après une
succession de plusieurs étapes : la déminéralisation, la déprotéinisation suivies d’un
blanchiment. Ces traitements ont conduit à l’extraction de la chitine, laquelle est transformée
par voie chimique en chitosane, après une réaction de désacétylation par une solution
d’hydroxyde de sodium concentrée. Le chitosane obtenu est caractérisé par un degré de
désacétylation de 83,5%. Afin d’améliorer les propriétés du chitosane et d’élargir ses
applications, ce dernier a été modifié pour former des billes composites (chitosane/EPT). Les
billes ainsi obtenues ont été caractérisées par différentes techniques afin de déterminer leurs
propriétés. La réticulation des billes par l’épichlorohydrine a renforcé la stabilité du chitosane
et a supprimé sa solubilité en milieu acide.
60
Conclusion
Les expériences d’adsorption ont été réalisées seulement sur un seul modèle de
polluant organique qui est un colorant cationique. Il serait possible maintenant d’envisager
d’autres applications avec d’autres polluants tels que les métaux lourds.
61
Références bibliographiques
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mineralization of reactiveazodyes in aqueous solution by the UV/H2O2oxidation, Dyes and
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Résumé : Ce travail avait pour objectif l’extraction de la chitine à partir des carapaces de
crevettes puis sa transformation par voie chimique en chitosane. Après sa synthèse et sa
caractérisation, le chitosane obtenu a été modifié en formant des billes composites en le
mélangeant avec de la poudre des épluchures de pomme de terre pour améliorer ses
propriétés. Une fois formées et caractérisées, les billes composites (chitosane/EPT) ont été
utilisées comme adsorbant.
Le processus d’adsorption a été réalisé en mode batch à température ambiante en utilisant
comme polluant le bleu de méthylène (un colorant cationique). L’étude des effets de quelques
paramètres (temps de contact, pH, masse de l’adsorbant, la concentration initiale en colorant
et la vitesse d’agitation) a montré que les billes composites à base du chitosane ainsi élaborées
ont un pouvoir adsorbant remarquable. La modélisation des cinétiques a montré que la vitesse
d’adsorption du BM sur ces billes est régie par un modèle cinétique du pseudo-second ordre.
Mots clés : carapaces de crevettes, chitine, chitosane, épluchures de pomme de terre, billes,
réticulation, adsorption, bleu de méthylène.
Abstract: This work was aimed at extracting chitin from shrimp shells and converting it
chemically to chitosan. After its synthesis and characterization, the chitosan obtained was
modified by forming composite beads by mixing it with potato peel powder to improve its
properties. Once formed and characterized, the composite beads (chitosan / EPT) were used as
adsorbents.
The adsorption process was performed in batch mode at room temperature using methylene
blue (a cationic dye) as the pollutant. The study of the effects of a few parameters (contact
time, pH, adsorbent mass, initial dye concentration and stirring speed) has shown that the
chitosan-based composite beads thus developed have a remarkable adsorbent capacity. .
Kinetic modeling has shown that a kinetic model of the pseudo-second order governs the
adsorption rate of BM on these beads.
Key words: shrimp shells, chitin, chitosan, potato peels, beads, crosslinking, adsorption,
methylene blue.
˸الملخص
ثم بعد.الهدف من هذا العمل هو استخالص مادة الكيتين انطالقا من قشور الجمبري ثم تحويلها كيميائيا الى مادة الكيتوزان
اين، قمنا بتحويلها الى كريات مكونة من الكيتوزان وقشور البطاطا لتطوير خصائصها،تركيبها ودراسة خصائصها
ثم قمنا بدراسة.)استعملت في عملية االمتزاز بطريقة باتش في درجة حرارة عادية استعملنا كملون ملوث (ملون قاعدي
سرعة، التركيز االولي للملون، كتلة المثبت، درجة الحموضة،تاثير ازرق المثلين الشروط المثالية (من وقت االتصال
الخلط) هذه الشروط اثبتت ان الكريات المركبة من الكيتوزان لديها القدرة العالية على تثبيت الملون وأثبتت أيضا ان سرعة
تثبيت الملون ازرق المثلين على الكريات موافق لنموذج النظام الزائف الثاني
˸ الكلمات المفتاحية
. الملون ازرق المثلين، كريات التثبيت، قشور البطاطا، الكيتوزان، الكيتين،قشور الجمبري