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Financement du commerce par crédit documentaire

Ce document traite du financement du commerce extérieur par le crédit documentaire. Il présente les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur, les instruments et moyens de paiement internationaux, et décrit le déroulement du crédit documentaire au sein de la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural en Algérie.

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Financement du commerce par crédit documentaire

Ce document traite du financement du commerce extérieur par le crédit documentaire. Il présente les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur, les instruments et moyens de paiement internationaux, et décrit le déroulement du crédit documentaire au sein de la Banque de l'Agriculture et du Développement Rural en Algérie.

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République Algérienne Démocratique et Populaire

Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

Scientifique

Ecole Supérieur de Commerce

-kolea-

Mémoire de fin d’études

En vue d’obtention du diplôme de master en sciences commerciales

Option : Finance d’Entreprise

Thème

Le financement du commerce extérieur par le

« Crédit documentaire »

Réalisé par :
- MOULA Anis

Encadré par :
- Mr BENKHEDDA Elias

PROMOTION 2016-2017
REMERCIEMENT

Au terme de ce projet de fin d’études, je remercie avant tout dieu qui m’a donné
la force, la volonté et le courage pour terminer mes études et acquérir un certain
niveau de savoir. Je dois également un grand remerciement à mes très chers parents
et à tous les membres de ma famille, qui ont témoigné d’une grande patience et d’un
grand sacrifice pour l’achèvement de ce travail.

J’ai l’honneur de présenter mes remerciements les plus sincères à mon


encadreur Mr BENKHEDDA Elias qui a été d’un grand support. Aussi pour ses
multiples efforts et l’aide fournis pour le suivi de ce mémoire.

Je remercie, également tout le personnel de la Banque de l’Agriculture et du


Développement Rural (BADR) Agence 580 Tizi-Ouzou, le chef de service chargé des
crédits et du commerce extérieur Mr IZOUINE Amar

MERCI A TOUS.

_________________________________________________________________________
__

II
RESUME
Notre travail porte sur « le financement du commerce extérieur par le crédit
documentaire », la problématique est par conséquent la suivante : Est ce que le crédit
documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans les transactions
internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ? Et pour mieux cerner
celle-ci, nous avons jugé utile de la décomposer en sous-questions :

- Quelle est la technique la plus sécurisée en matière de financement du commerce


extérieur ?
- Qu’elles sont les processus à suivre dans l’élaboration d’un crédit documentaire ?
- Comment se déroule dans la pratique toutes les étapes du crédit documentaire à
L’import au sein de la BADR ?
- Quel est l’impact du crédit documentaire sur les importations algériennes ?

Auxquelles on a émis des hypothèses :


- Le choix du crédit documentaire comme solution pertinente entre les parties
contractuelles (importateur et exportateur).
- Le Credoc représente une garantie en matière de sécurité même pour les banques
qui s’y engage.
- Le crédit documentaire n’a pas pu freiner les quantités des biens et services
importés par les algériens.

Afin d’affirmer ou d’infirmer ces hypothèses, une recherche documentaire ainsi


qu’un stage effectue au sein de la BADR a été effectuer.
Les résultats obtenus montrent que le crédit documentaire offre une sécurité pour le
vendeur et l’acheteur, mais néant pas les coûts élevé relatif à ce mode de paiement. Le
crédit documentaire n’a pas pu donner un coup de frein à la facture d’importation des
algériens.

_________________________________________________________________________
__

III
ABSTRACT
Our research concerns « the financing of the foreign trade by the documentary
credit » problems as a result the following: it was the documentary credit admits perfectly
on a condition who reigns in international transaction and to the satisfaction of both
contractual parts?

We judged useful to break it down sub-questions:

- What is the technology most reassured in financing of the foreign trade?


- What they are processes to be followed in the development of a documentary
credit?
- How takes place in practice all stages of the documentary credit in import with in
BADR?
- What is the impact of the documentary credit on the Algerians importation?

In which hypotheses were issued:

- The choice of the documentary credit as pertinent solution between the contractual
parts( importer and exporter)
- The documentary credit represent a guarantee in security for the banks which gets
involved there
- The documentary credit could not slowdown the quantities of property and services
imported by the Algerians.

To assert or to preempt these hypotheses, a documentary research as well as an


internship performs with in BADR was to perform.

Got results show that the documentary credit gives a security for the seller and
the purchaser, but nothingness not costs was raised relating to this method of payment.
The documentary credit could not give a blow of brake to the import bill of the
Algerians.

_________________________________________________________________________
__

IV
SOMMAIRE
Remerciements ................................................................................................................ I
Résumé II
Abstract IV
Sommaire ........................................................................................................................ V
Introduction générale .............................................................................................................. 1
Chapitre 01 : Les éléments fondamentaux des opérations du commerce
extérieur. 5

Introduction ....................................................................................................................... 5

Section 01 : le contrat commercial international et les incoterms .................................... 6

Section 02 : Les documents liés à une transaction internationale ................................... 15

Section 03 : La domiciliation bancaire............................................................................ 22


Chapitre 02 : Les instruments et les moyens de paiement à l’international ............ 32

Introduction ..................................................................................................................... 32

Section 01 : Les instruments de paiement à l’international ............................................ 33

Section 02 : Les moyens de paiement à l’international................................................... 42

Section 03 : Le crédit documentaire................................................................................ 51

Conclusion ...................................................................................................................... 66
Chapitre 03 : le déroulement du crédit documentaire au sein de la BADR,
agence 580 Tizi-Ouzou ........................................................................................................... 67

Introduction ..................................................................................................................... 67

Section 01 : présentation générale de la banque de l’agriculture et du développement


rural « BADR » ........................................................................................................................ 69

Section 02 : Effet du crédit documentaire sur les importations algériennes. .................. 81

Section 03 : Traitement d’un dossier de Credoc a l’importation au sein de la BADR «


agence 580 Tizi-Ouzou). .......................................................................................................... 89
Conclusion générale .................................................................................................... 104
Liste des abréviations.................................................................................................. 106
Liste des tableaux ........................................................................................................ 107
Liste des schémas ........................................................................................................ 108
Liste des graphes ......................................................................................................... 109
Bibliographie ............................................................................................................... 110
_________________________________________________________________________
__

V
Listes des annexes........................................................................................................ 112

_________________________________________________________________________
__

VI
| Introduction générale |
_________________________________________________________________________
__

INTRODUCTION GENERALE
Dans une époque où le commerce extérieure constitue un véritable pilier pour la
santé de la plupart des nations, Il est né d’un besoin en raison de la diversité de la
répartition des richesses à travers le monde. En effet des ressources nécessaires et
indispensables parfois pour la stabilité économique et sociale d’un pays ne sont pas
disponibles sur place, devrait êtres chercher et acheminer en provenance d’autre pays, donc
il s’agissait parfois d’une question de survie. « Le commerce international est devenu une
variable importante dans le monde économique contemporain, il manifeste la
complémentarité et l’imbrication des producteurs et des consommateurs des différents pays
et il affecte l’autonomie des politiques économiques »1.

Le développement des échanges internationaux et l’éloignement géographique a


provoqué un accroissement des risques pour l’importateur ainsi que pour l’exportateur, ces
risques sont liés aux conditions de financement des importations, à l’encaissement et à la
mobilisation des créances nées des exportations, Pour faire face et limiter ces risques et
établir une sécurité maximal pour les transactions commerciaux, divers mode de paiement
internationaux ont été mis en place, le moyen de paiement jugé plus adéquat aux
exigences des parties contractantes (importateur et exportateur) c’est le crédit
documentaire.

Les banques ont créé cet instrument qui le crédit documentaire (Credoc) ou bien
lettre de crédit (L/C) au début du XIX siècle dans le but de satisfaire les exigences du
vendeur et de son acheteur. L’intérêt du vendeur c’est d’être payé avant l’expédition de la
marchandise, celui de l’acheteur c’est de mettre possession à sa marchandise commandé
dans les délais et conditions contractuels. La technique du crédit documentaire permit de
satisfaire ces deux exigences.

1
MICHEL Rainelli, le commerce international, 9éme édition-paris : la découverte, 2003 p 04.
_________________________________________________________________________
__

1
| Introduction générale |
_________________________________________________________________________
__
Le crédit documentaire est un moyen de paiement très sécurisé, soumis aux règles et
usances uniformes (RUU), il est l’instrument privilégie par les opérateurs économique pour
la réalisation de leur opérations commerciales. Le Credoc consiste à mettre en jeu
l’engagement d’une banque (banque émettrice) à payer un montant défini en faveur de
l’exportateur par l’intermédiaire de sa banque (banque notificatrice / confirmatrice), contre
réception des documents conformes dans délai précis.

Cependant, il existe plusieurs conflits d’intérêts entre l’importateur et l’exportateur :

- L’importateur veux mettre la main sur la marchandise commandé avant de payer,


pour s’assurer que le transport de cette marchandise et les conditions fixé dans le
contrat ont été bien et belle respecté par l’exportateur.
- L’exportateur voudra qu’il soit d’abord payé avant d’expédier la marchandise.

L’Algérie dans l’article 69 de la loi de finance complémentaire, a imposé le crédit


documentaire comme le seul moyen de paiement des importations, l’objectif du
gouvernement c’est d’apporter une traçabilité sur les échanges et freiner le volume des
importations en particulier, vu qu’elles ont progressées avec un taux élevé durant les
dernières années.

Dans ce cadre, nous nous sommes intéressés à l’étude de ce moyen de financement


(Credoc) plus clairement que possible, nous essayerons de traiter plusieurs angles afin
d’apporter, approfondir nos connaissances et enfin aboutir à une meilleure compréhension
de l’importance du crédit documentaire et les conditions de sa réalisation, nous essayerons
aussi d’analyser l’impact de la généralisation du crédit documentaire sur les importations
algériennes durant les années qui ont suivi la date de la promulgation de loi en question.

Pour cela nous avons jugés indispensable de répondre à la problématique suivante :


Est ce que le crédit documentaire convient parfaitement aux conditions qui règne dans
les transactions internationales et à la satisfaction des deux parties contractuelles ?

_________________________________________________________________________
__

2
| Introduction générale |
_________________________________________________________________________
__
Dans le cadre de la réalisation de ce travail sur le crédit documentaire, et aussi
répondre a notre problématique cité ci-dessus, nous allons essayer de répondre à quelques
interrogations :
1- Quelle est la technique la plus sécurisée en matière de financement du commerce
extérieur ?
2- Qu’elles sont les processus à suivre dans l’élaboration d’un crédit documentaire ?
3- Comment se déroule dans la pratique toutes les étapes du crédit documentaire à
l’import au sein de la BADR ?
4- Quel est l’impact du crédit documentaire sur les importations algériennes?
Donc nous allons proposer les hypothèses suivantes :
- Le choix du crédit documentaire comme solution pertinente entre les parties
contractuelles (importateur et exportateur).
- Le Credoc représente une garantie en matière de sécurité même pour les banques
qui s’y engage.
- Le crédit documentaire n’a pas pu freiner les quantités des biens et services
importés par les algériens.

L’objectif principal de cette étude est de montrer le déroulement d’une opération de


crédit documentaire et comment ce dernier répond aux exigences des parties contractuelles.

Pour atteindre le but final, nous avons adopté une méthodologie descriptive qui
permet de décrire les différents éléments de base concernant le commerce extérieur.

Enfin nous avons devisé notre travail en deux parties, une partie théorique basée sur
une recherche bibliographique (ouvrages, mémoires, des documents internes des banques
et cites Internet,…etc.).
Et une partie pratique, en effectuant un stage au niveau de la BADR

Chapitre I : les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur


Chapitre II : les instruments et les moyens de paiement à l’international

_________________________________________________________________________
__

3
| Introduction générale |
_________________________________________________________________________
__
Chapitre III : le déroulement du crédit documentaire à l’import au sein de la BADR,
agence 580 Tizi-Ouzou.
Nous terminerons notre recherche par une conclusion générale.
- .

_________________________________________________________________________
__

4
CHAPITRE 01 : LES ELEMENTS
FONDAMENTAUX DES OPERATIONS DU

COMMERCE EXTERIEUR .
Introduction

En raison de la complexité des transactions commerciaux internationaux, du fais des


problèmes liées à l’éloignement géographique, de leurs déférences culturelles,
linguistiques et politiques, les parties contractuelles sont exposés à de divers risques, ces
derniers sont amenés à conduire des négociations du contrat, aussi arriver à faire le choix
entre les différents incoterms. Pour faire face aux éventuels conflits et limiter ces risques,
une bonne maîtrise et connaissance des éléments fondamentaux des opérations du
commerce extérieur est juger indispensables par ailleurs la maîtrise de ces éléments permet
de bien et mieux conduire les négociations et permettre la réalisation d’une transaction
dans des meilleures conditions.

Il faut savoir que tout opérateur économique est soumis à l’obligation de


domiciliation bancaire et cela pour toute opération d’achat ou vente ou transfert de fond
avec l’étranger. Ce chapitre sera composé de trois sections :

- La première section est consacrée à l’étude du contrat commercial ainsi que


les différents incoterms.
- La deuxième section nous intéresserons aux documents liées et exigées dans
une transaction commerciale internationale.
- La troisième section nous allons étudier la domiciliation bancaire

5
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__

Section 01 : le contrat commercial international et les


incoterms

1.1. Le contrat commercial international


1.1.1. Définition d’un contrat commercial international

Le contrat est "une convention par laquelle une ou plusieurs personnes s'obligent
envers une ou plusieurs autres à donner, à faire ou à ne pas faire quelque chose » 1. Est
considérer contrat de commerce international, tout contrat qui implique une opération de
mouvement transfrontalier de biens et services et qui crée des engagements à la charge des
parties.

1.1.2. Conditions de formation du contrat international 2

La capacité des parties : pour qu’il soit valable, le contrat doit être conclu par des parties
possèdent la capacité juridique c'est-à-dire, les contractants doivent avoir une personnalité
juridique et de jouissance.

L’intégrité du consentement : le consentement des contractants est un élément essentiel


pour la conclusion de tout contrat, il relève de la volonté de chaque partie contractante pour
concrétiser la transaction et accepter ce qui a était proposé par l’autre.

L’objet du contrat : la transaction doit être légale et licite, tout en veillant à respecter le
moral et l’éthique.

1.1.3. Contenu et forme du contrat international 3


Il est préférable qu’elle soit écrites (pro forma).Elle doit préciser :
- Les références de l’exportateur.
- Les références de l’acheteur potentiel.

1
Article 54 du code de commerce algérien
2
CHIBANI Rabah vade –Mecum de l’import-export, ENAG édition 1997, P 11-12
3
GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Techniques du commerce international, édition dunod,
paris, 2002, p 201
6
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
- Les produits (poids, quantités, prix).
- Le délai de livraison et point de départ de ce délai.
- Les conditions de livraison.
- Les conditions de paiement.
- La devise de facturation et le montant total de l’offre.

1.1.4. Les clauses importantes du contrat international 1

Désignation des contractants : désigner les signataires (nom des personnes


physiques, raisons sociales des sociétés, coordonnées détaillées et nom des représentants
respectifs).

Nature du contrat : présenter le produit ou le service vendus, décrire les aspects


commerciaux et techniques (quantité, volume, poids, qualité et origine, emballage,
garanties d’utilisation…..).

Date d’entrée en vigueur et durée : déterminer la date (chaque partie doit alors
respecter ses obligations) et définir si c’est un contrat à durée déterminée (avec possibilité
de reconduction tacite) ou indéterminée.

Prix et modalités de paiement :

- déterminer le prix en monnaie national ou bien en devises étrangères.


- Prévoir le mode de règlement qui assure une sécurité maximale au vendeur
- Prévoir une clause de révision du prix

Modalités de transport :

1
KEBBAB Kawthar, SALHI Sarah, Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par le
crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

7
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
- déterminer le mode de transport en cohérence avec la nature de la
marchandise, la destination et la sécurité.

Modalités de livraison :

- Déterminer la date, le lieu de changement et de livraison.


- Prévoir des pénalités de retard en cas de non-respect des délais
- Définir les délais en fonction de la date d’entrée en vigueur du contrat

Garanties : définir les garanties servant à protéger chaque partie.

Droit du contrat et règlement des litiges : préciser le droit applicable en cas de


litige ainsi que le tribunal compétent

Langue du contrat : Préciser la langue du contrat. Elle doit être maitrisée par les
deux (être cependant vigilant en ce qui concerne les problèmes de traduction et les écarts
d’interprétation).

1.2. Les Incoterms


1.2.1. Définition
Les incoterms sont l’abréviation de l’expression anglaise « "International Commercial
Terms". Plus clairement il s’agit de clauses standardisées, reconnues par tous les acteurs du
commerce international qui permet de répartir clairement les coûts et les risques entre
l’acheteur et le vendeur lors de la conclusion d’un contrat de vente à l’international »1.

L’acheteur et le vendeur, lors de la conclusion du contrat de vente à l’international,


se posent la question suivante : à quel moment les risques et les frais sont-ils transférés du
vendeur à l’acheteur ? La répartition des coûts, des risques et des obligations respectives
se fera par le choix de l'un des incoterms de la Chambre de Commerce Internationale (CCI)
sur lequel les cocontractants se seraient mis d'accord sur le contrat. Ainsi les incertitudes
nées de l'interprétation divergente de telles clauses sont évitées ou pour le moins
considérablement limitées.

1
[Link], Incoterms 2010, les pages bleues internationales, Algérie, 2011, p10
8
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__

A- principes :1

En se référant dans leurs contrats a l’un des INCOTERMS de la CCI, l’acheteur et le


vendeur réduisent l’incertitude inhérente à toute transaction internationale : pratiques
commerciales et interprétation différentes d’un pays à l’autre. Ils précisent leurs
responsabilités et obligations respectives pour la livraison de marchandises et les
obligations documentaires du vendeur.

Ainsi les incoterms bien que facultatifs sont des clauses standardisées et reconnues
qui permettent d’éviter les litiges en répartissant clairement entre l’acheteur et le vendeur :
- Les frais
- Les risques

Il importe d’abord de savoir :


- qui de l’acheteur ou du vendeur va être chargé du transport qui, d’autre part,
va assurer les risques encourus par « la chose » au cours de ce transport ?
- qui va fournir les documents de transport ?
- ou l’acheteur va-t-il prendre la livraison ?

En définitive. Il importe que les deux parties sachent quels services vont être inclus
dans « le prix ».

B- objectif :2

L’objectif des Incoterms est d’établir un ensemble de règles internationales pour


l’interprétation des termes les plus utilisés dans le commerce international. Au moyen de
ces règles nous évitons les différentes interprétations qui peuvent apparaitre entre ce qui est
différents impliqués ou, au moins, ils pourront être réduits dans une grande mesure.

1
KEBBAB Kawthar, SALHI Sarah. [Link]. P 26
2
Ibid. p 27
9
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__

1.2.2. Définition et présentation des différents incoterms 1

[Link]. P RESENTATION DOUANIERE DES INCOTERMS

Les incoterms sont représenter par 4 caractères alphanumérique dont :

- 3 lettres reprenant la règle incoterms retenue au contrat.


- 1 chiffre localisant le contrat de transport.

1 : endroit situé en France.

2 : endroit situé dans un autre état membre de l’union européenne.

3 : endroit situé en dehors de l’union européenne.

[Link]. L ES GROUPES DISTINCTS ( INCOTERMS 2010)

Les incoterms 2010 tiennent compte de l’évolution des pratiques du commerce


international, de l’émergence des questions sécuritaires (attaque du 11 septembre) et de
l’adoption du cadre Safe (normes en matière de sécurisation et facilitation des échanges).

On retrouve 11 incoterms classés dans 2 Groupes distincts :

- Les règles liées à tous les modes de transport : EXW -FCA-CPT-CIP-DAT-DAP-


DDP
- Les règles applicables au transport maritime et au transport par voies fluviales :
FAS-FOB-CFR-CIF

- Règle applicable à tous mode de transport

1. EXW :(EX -Works…, named place) = (Usine (EN), usine (à l’…), lieu convenu)

1
[Link] (16-03-2017, 15h00)
10
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
Le vendeur remplit son obligation de livraison quand la marchandise est à la
disposition dans son établissement (atelier, usine, entrepôt, etc.…).L’acheteur supporte
sous les frais et risques inhérents a l’acheminement des marchandises de l’établissement du
vendeur a la destination souhaitée. Le vendeur n’a pas à charger la marchandise sur un
quelconque véhicule d’enlèvement. Ce terme représente l’obligation minimale du vendeur,
il est aussi utiliser essentiellement dans les échanges nationaux.

2. FCA:(Free Carrier…,named place)=(Franco Transporteur…,lieu convenu)

Le vendeur remplit son obligation de livraison quand il a remis la marchandise,


dédouanée à l’exportation, au transporteur désigné par l’acheteur au point convenu.

L’acheteur Choisit le mode de transport et le transporteur et paye le transport


principal. Le transfert des frais et risque intervient au moment où le transporteur prend en
charge la marchandise.

3. CPT : (CarriagePaid To…, named port of destination)= (Port Payé jusqu’à …,


port de destination convenu)

Le vendeur dédouane la marchandise à l’export, choisit le mode de transport, et


paie le fret pour le transport de la marchandise jusqu’à destination convenue.

Quand la marchandise est remise au transporteur principal, les risques sont transférés
du vendeur à l’acheteur.

4. CIP: (Carriage and InsurancePaid to...,named place of destination)=(Port et


Assurance Payés, port de destination convenu).

Le vendeur a les mêmes obligations qu’en CPT, mais il doit en plus fournir une
assurance contre le risque de perte ou de dommage que peut courir la marchandise au cours
du transport.

5. DAT: (DeliveredAt Terminal..., Named port of destination)= (Rendu au


Terminal..., port de destination convenu).

11
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
Le vendeur a dument livré dès lors que les marchandises déchargées du moyen de
transport d’approche sont mises à disposition de l’acheteur terminal désigné dans le port ou
au lieu de destination convenu.

Le vendeur assume les risques liés à l’acheminement et au déchargement des


marchandises au terminal du port, ou au lieu de destination convenu.

6. DAP: (Deliveredat Place …, named port of destination)= (Rendu au..., lieu de


destination convenu)

Le vendeur doit livrer les marchandises en les mettant à la disposition de l’acheteur


sur le moyen de transport d’approche prêtes pour être déchargées au lieu de destination
convenu

Le vendeur assume les risques liés à l’acheminement des marchandises jusqu’au lieu
de destination.

7. DDP: (DeliveredDutyPaid..., named place of destination)= (Rendu Droits


Acquittés…, lieu de destination convenu) a l’inverse du terme EXW à l’usine, ce terme
désigne l’obligation maximum du vendeur.

Le vendeur fait tout, y compris le dédouanement à l’import et le paiement des droits


et taxes exigibles.

Le transfert des frais et risques se fait à la livraison chez l’acheteur. Le déchargement


incombe en fais et risques à l’acheteur.

- Règles applicables au transport maritime et au transport par voies fluviales

1. FAS : (Free AlongSide ship…, named port of shipment)= (Franco le Long du


navire…, port d’embarquement convenu) Le vendeur remplit son obligation de livraison
quand la marchandise a été placée le long du navire, sur le quai au port d’embarquement
[Link] il est imposé au vendeur l’obligation de dédouaner la marchandise à
l’exportation

12
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
L’acheteur Doit supporter tous les frais et risques de perte, de dommage que peut
courir la marchandise.

2. FOB :( Free On Board…, named port of shipment) = (Chargé A Bord..., port


d’embarquement convenu).

Le vendeur remplit son obligation de livraison quand la marchandise est placée à


bord du navire au port d’embarquement désigné, et c’est à lui de dédouaner la marchandise
à l’exportation. L’acheteur Choisit le navire et paye le fret maritime.

Le transfert des risques s’effectue lorsque les marchandises sont à bord du navire,
à partir de ce moment, l’acheteur doit supporter tous les frais.

3. CFR : (Cost and Freight …,named port of destination)=(Coût et Fret...,port de


destination convenu)

Le vendeur Doit choisir le navire et payer les frais et fret nécessaires pour acheminer
la marchandise au port de destination désigné.

Les formalités d’exportation incombent au vendeur.

Le transfert des risques s’effectue au moment où les marchandises sont mises à bord
du navire.

4. CIF : (Cost, Insurance, Freight..., named port of destination)= (Coût, Assurance et


Fret..., port de destination convenu)

Le vendeur a les mêmes obligations qu’en CFR mais il doit en plus fournir une
assurance maritime contre le risque de perte ou de dommage de la marchandise en cours de
transport.

Les formalités d’exportation incombent au vendeur. La marchandise voyage, sur le


transport maritime ou fluvial, aux risques et périls de l’acheteur.

13
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
Le transfert des risques s’effectue au moment où les marchandises sont mises à bord
du navire.

1.2.3. Principales nouveautés des incoterms 2010 par rapport aux incoterms
2000 1

Tableau n°01 : Les dernières modifications des incoterms :

Source : [Link]

1
[Link] (16-03-2017, 15h16)
14
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__

Section 02 : Les documents liés à une transaction


internationale

L'utilisation des documents dans le commerce international est née de la méfiance


entre les Partenaires (importateur et exportateur) qui trouve son explication dans :

Il est d'une importance capitale d'élaborer avec soin les documents commerciaux qui
doivent clarifier les obligations et droits des contractants. On peut donc distinguer 5 grands
types de documents :
- Les documents de prix(Marchandise)
- Les documents de transport.
- Les documents exigés par les services douaniers.
- Les documents d’assurance.
- Les documents divers.

2.1. Les documents de prix 1


- La facture pro forma :
C’est un document préalable à la conclusion d’une transaction de C. I, qui reprend
les caractéristiques de la marchandise : qualité, prix ainsi que les modalités de paiement.

Elle peut servir à l’acheteur de bon de commande, ainsi qu’un justificatif pour un
préfinancement à l’exportation.

- La facture définitive :
C’est l’élément de base qui caractérise toute opération commerciale. Elle est établie
par le vendeur et elle repend : l’identité des deux parties, la nature et la qualité de la
marchandise, le numéro de la commande ou de contrat, les quantités le prix unitaire et

1
ALAIN Sanchez, gestion des risques et financements des opérations de commerce à l’international,
cnan, Paris, 2008, P 23.

15
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
globale ainsi que les frais, la date d’émission, les délais de livraison, les modalités
d’expédition.

- La facture provisoire :
C’est un document établi par le vendeur ne disposant pas de tous les éléments lui
permettant de faire une facture définitive.
Cette facture est obligatoirement suivie par une facture définitive.

- La facture consulaire :

C’est un document à caractère commercial, établi par le vendeur dans le but


d’identifier et de ratifier un produit par la douane du pays importateur. Il doit être visé au
consulat du pays de l’importateur afin d’attester et d’authentifier l’origine ou la valeur de
la marchandise.

2.2. Les documents de transports


Selon le mode de transport, un document sera établi.

16
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Tableau n°02 : les documents selon le mode de transport.1

Mode de transport Intitulé du document

Par mer Connaissement maritime+


(éventuellement de <<charte-partie>>)
connaissement non négligeable

Par deux modes de transport (mer- Document de transport multimodal


terre)

Par air Lettre de transport aérien

Par route Contrat marchandise route

Par la poste Reçu postal

Par rail Duplicata de lettre ferroviaire

Source : GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Op. Cit, p 13-14.

- Connaissement maritime (Bill of lading B/L)2


Ce document est le plus ancien des documents de transport et près de 90% des
échanges internationaux de marchandises s’effectue par voie maritime.

1
GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Op. Cit, p 13-14.
2
S Haddad, Op. cit , P 69
17
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Tableau N°03 : Forme du connaissement.1

A personne dénommée (ou A ordre (du chargeur ou Au porteur (sans


nominatif) de réceptionnaire) indication du destinataire)

Nom et adresse du -transmissible par -Transmissible par simple


réceptionnaire <consigné>.-- simple endos tradition.
Mention< à ordre> rayée. --- -livraison sur simple
-Mention< non négociable> présentation.
apparente.

Peut utilisé Très fréquent avec le Formule dangereuse en cas


crédit Documentaire de perte ou de vol

Source : GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Op. Cit, p 13-14, p39

- Le connaissement de « charte-partie » (charter party) : les exportateurs peuvent


souhaiter réserver un bateau dans son ensemble compte tenu de la nature de leurs
biens (pétrole, gaz….)

Le contrat de location correspond à une « charte-partie », qui permet de louer le


navire pour une période de temps ou pour un simple voyage.

- Le connaissement maritime non négociable (non Négociable Seaway Hill) :

Pour les voyages sur courtes distances par mer, les marchandises parviennent à
destination avant les documents.

Il est donc plus pratique que le connaissement maritime ne soit fait à personne
dénommée, sans possibilité d’endossement.

- Le document de transport multimodal (Multimodale Transport Document) :

1
GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Op. Cit, p 13-14, p39
18
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Un tel document implique au moins deux modes de transport différents.

Ce type de transport s’est développé au cours des dernières années et implique la


combinaison.

- La lettre de transport aérien LTA (AIR transport document AIrway Hill) :


Comme sous le nom de LTA, ce document indique le nom de la compagnie aérienne
ayant reçu les marchandises et détaille les conditions de transport, il s’agit d’un document
non négociable, les banques désireuses de se sécuriser, dans le cadre de ces transactions,
seront désignées comme destinataires de la marchandise.

- Le contrat marchandise route:


Ce type de document montre :

-Que la marchandise a été reçue par le transporteur.

-L’adresse du destinataire.

IL ne s’agit pas d’un titre de possession de propriété de la marchandise et il n’est pas


négociable.

- Le reçu postal:
La réception de la marchandise par la poste est prouvée par le reçu postal.

Il n’est pas négociable et doit indiquer le nom et adresse du destinataire.

2.3. Les documents d’assurance 1

Les clauses les plus connues dans le commerce international font référence
généralement aux clauses anglaises (the Institute of London UnderwritersClauses) et
Américaines (the American Institute Clauses).

Ces clauses ont trait plus spécifiquement aux risques pouvant survenir lors d’un
transport de marchandises (guerre, émeutes, révolution, guerre civil) provoquant des pertes
partielles ou totales.

Police d’assurance et certificat d’assurance.

1
ACHOUI Hayet, HAMADI Ouerdia : Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce
extérieur par le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012
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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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2.4. Les documents douaniers

Ce sont des documents servant à établir la tarification douanière de la marchandise


en cause et revêtant des formes diverses suivant les pays.

En Algérie, ils sont communément désignés par le numéro du formulaire utilisé tels
que le D10 a l’importation et le D6 a l’exportation.

2.5. Les documents divers 1

En plus des documents précités, d’autre documents peuvent être exigés par
l’importateur afin de s’assurer des caractéristiques qualitatives et /ou quantitatives des
marchandises qu’il a commandées. Les plus importants sont :

- Certificat d’origine :
C’est un document établi par l’administration douanière, par une chambre de
commerce ou par des experts convenus entre les parties, en vue d’attester le pays d’origine
des marchandises, veut dire le pays ou elles étaient produites.

- Listes de poids et de colisage :


Des listes fournissant des indication concernant les différentes caractéristiques des
colis constituant l’expédition, notamment le nombre de colis, le contenu de chacun et son
poids.

- Certificat de provenance :
Ce document atteste le pays de provenance ou d’expédition des marchandises.
On parle alors de provenance, lorsque la marchandise transite par un pays qui est
autre celui originaire.

- Certificat sanitaire, vétérinaire :

1
Document interne BADR
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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Il atteste du caractère sain des marchandises d’origine animale (comestible pour
l’élevage). Il est établi par un vétérinaire ou par un organisme sanitaire officiel.

- Certificat phytosanitaire :
Ce document garanti la bonne santé des produits d’origine végétale importés pour la
consommation ou la culture dans le domaine agricole. Il est établi par un organisme
médical spatial.

Nous pouvons trouver également d’autres documents peu utilisés : la liste des frais,
la liste de spécification, le certificat de poids et de pesage, le certificat isotopique…

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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Section 03 : La domiciliation bancaire

La réglementation de la banque d’Algérie rend la domiciliation préalable est


obligatoire à toute transaction commerciale entrant dans le cadre du contrôle de changes.

La domiciliation bancaire d’une opération d’import-export est une formalité


administrative, qui consiste à attribuer un numéro d’immatriculation ou d’enregistrement
pour toute transaction commerciale extérieure, au niveau du siège bancaire agrée
préalablement par la banque d’Algérie.

« Base juridique de la domiciliation bancaire règlement de la banque d’Algérie


N°91-12 du 14/08/1991 relatif a la domiciliation des importations ».1

3.1. Définition de la domiciliation bancaire

La domiciliation bancaire d’un contrat d’importation des biens et services


originaires de l’étranger) au préalable par transfert de devises ou par débit d’un compte
devises est obligatoire. Elle consiste pour un importateur résident à faire choix avant la
réalisation de son opération d’une banque ayant la qualité d’intermédiaire agrée auprès de
laquelle il s’engage à affecter les opérations et les formalités bancaires prévues. Il existe
deux formes de domiciliation.

3.1.1. La domiciliation des importations

Définition 2

Suivant le règlement n° 91-21 abrogé par le règlement n° 07-01 de la BANQUE


D’ALGERIE :

La domiciliation bancaire consiste :

1
[Link] (15-04-2017, 18h30)
2
Document interne BADR
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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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- Pour l’importateur résidant, de faire choix avant la réalisation de son opération,
d’une banque ayant la qualité d’un intermédiaire agrée auprès de laquelle il
s’engage à effectuer les opérations et les formalités bancaires prévues par la
réglementation du commerce extérieur et des changes.
- Pour une banque intermédiaire agrée, à effectuer ou à faire effectuer, pour le
compte d’un importateur, les opérations et les formalités prévues par la
réglementation du commerce extérieur et des changes.1

3.1.2. Traitement de dossier de domiciliation des importations : 2

Le traitement des dossiers de domiciliation d’importation au niveau d’une banque se


réalise en trois phases :
- La phase d’ouverture.
- La phase de gestion et suivi.
- La phase de l’apurement.

Avant de procéder à la domiciliation, le préposé à la domiciliation doit d’assurer que


son client (l’importateur) :
- n’est pas frappé d’interdiction de domiciliation.
- qu’il dispose d’un registre de commerce et d’un identifiant fiscal.
-dispose d’une bonne surface financière (solvable).
- Elle s’assure aussi que les produits importés ne sont pas prohibés.

A- L’ouverture du dossier de domiciliation : 3

L’ouverture d’un dossier de domiciliation ne peut s’effectuer qu’auprès d’un seul et


unique guichet domiciliataire cette ouverture est subordonnée au dépôt par l’importateur :

1
Banque d’Algérie – domiciliation des importations, p1
2
Document interne BADR
3
Kebbab kawthar, Salhi Sarah, Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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a) d’une demande d’ouverture de domiciliation qui doit comporter le cachet et la
signature de l’importateur, la date de son établissement, le nom ou la raison sociale de
l’importateur et son numéro de compte auprès de la banque ainsi les conditions relatives
aux marchandises.

b) D’un support de la transaction qui peut être soit :


- Un contrat commercial.
- Une facture pro forma.
- Un bon ou lettre de commande.
- Un devis.

c) Une déclaration d’engagement.

d) Un engagement d’importation.

A la réception des documents susmentionnés, le préposé à la domiciliation vérifie leur


conformité ainsi que la liste éventuelle des produits interdits d’importation, Une fois ces
documents vérifiés et reconnus conformes, il enregistre l’opération sur un répertoire des
dossiers d’importation domiciliés, attribue un numéro de domiciliation, et ouvre une fiche
contrôle.

A-1 Attribution d’un numéro de domiciliation :1


Le banquier attribue un numéro d’immatriculation pour chaque dossier d’importation
et appose la griffe de domiciliation sur le support de la transaction.
Le numéro de domiciliation est codifié par la note n° 53 du 27/11/2000 de la Banque
d’Algérie, il comporte 21 caractères.
La griffe de domiciliation se présente comme suit :

1
Document interne BADR
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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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Tableau n°04 : le numéro de domiciliation des importations.
A B C D E F G H
15 04 02 2017 3 10 00001 EUR

Source : document interne BADR

La case A : deux chiffres qui correspondent au lieu d’implantation de la banque déterminé


par le code de la wilaya. Le 15 représente le code wilaya de Tizi-Ouzou
La case B: deux chiffres qui représentent au code agrément de banque. 04 pour la BADR
agence de Tizi-Ouzou
La case C : deux chiffres représentant le numéro du guichet agrée.
La case D : quatre chiffres correspondant l’année.
La case E: un chiffre qui correspond au trimestre.
La case F : deux chiffres qui indique la nature de contrat.
La case G: cinq chiffres qui indiquent le numéro d’ordre chronologique des dossiers de
domiciliation ouverts dans le même trimestre.
La case H : trois chiffres, position de monnaie de facturation, norme ISO, EUR

A-2 Prélèvement de la commission de domiciliation :


Dès la saisie informatique de l’opération, le système débite automatiquement le
compte du client du montant de la commission de domiciliation qui est fixée, selon les
conditions bancaires pour les opérations d’importations, plus des 19% de TVA.
Comptabilisation :
Débit : compte client
Crédit : compte produit
Crédit : compte TVA

B- gestion et suivi du dossier de domiciliation :


La période de gestion du dossier de domiciliation s’étale entre la date d’ouverture du
dossier et celle de son apurement. Durant cette période, la banque domiciliataire doit suivre

25
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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de près les dossiers pour les compléter afin de pouvoir les apurer. Ainsi, il doit contrôler et
s’assurer du règlement financier de l’opération d’importation.

B-1 Le contrôle du dossier :


La fiche contrôle est établie justement à cet effet. Ainsi, tous les dossiers doivent
faire l’objet de : (au sein de la BADR)
- Un 1er inventaire au 4éme mois,

- Un 2éme inventaire au 7éme mois, et établissement d’une décision relative à


l’apurement.

C- L’apurement du dossier :

Elle consiste pour l’agence domiciliataire à s’assurer de la conformité et de la


régularité d’exécution de l’opération suivant la réglementation des changes en vigueur et
ce jusqu’a la réalisation physique et financière.

Il s’effectue en deux étapes distinctes : l’inventaire et l’établissement du bilan.

C-1 L’inventaire :

Le siège domiciliataire procède à l’apurement sur la base des documents suivants :


- La facture définitive dûment domiciliée.
- Le document douanier exemplaire banque (D10).
- La formule de règlement « F4 » annotée
- Le message Swift de paiement

Les déclarations d’apurement des opérations d’importation s’effectuent


mensuellement.

Deux cas peuvent se présenter après cet inventaire :


- Dossier complet :
Le guichet domiciliataire procédera immédiatement à l’établissement du bilan et
donnera sa décision finale concernant sa classification au niveau de l’agence.
- Dossier incomplet :
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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
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Dans cette situation, La banque rappelle le client par courrier recommandé, afin qu’il
régularise son dossier.

C-2 L’établissement du bilan :

Cette étape consiste en la vérification de la conformité de la valeur réellement


importée avec la valeur domiciliée et dédouanée.

La décision du banquier pourra se déboucher sur trois cas :

1er cas : Dossier apuré : Cette décision est prise lorsque la valeur nette transférée,
matérialisée par la formule 4, est égale la valeur dédouanée, matérialisée par le [Link]
ce cas, un compte rendu du contrôle des dossiers d’importation DI est transmis à la Banque
d’Algérie.
D10 BANQUE=FORMULE F4

2ème cas : Dossier en insuffisance de règlement : Ces dossiers se présenteront


comme suit :
Valeur Dédouanée Supérieur à la Valeur Nette Transférée. Dans ce cas nous sommes en
face d’une insuffisance de règlement, ce qui veut dire que l’agence n’aurait pas reçue le
document douanier, soit que ce dernier est supérieur aux autres documents.

D10 BANQUE>FORMULE F4

3ème cas : Dossier en excédent de règlement : Ce sont les dossiers dont le


Document Financier est Supérieur au Document Douanier et à la facture.

D10 BANQUE<FORMULE F4

3.2. La domiciliation des exportations


1
3.2.1. Définition

1
Kebbab kawthar, Salhi Sarah, Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012
27
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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La domiciliation à l’export est comme celle à l’import, c’est une préalable procédure
à tout début d’exécution physique ou financière de transactions commerciales avec
l’étranger, à condition que celle-ci soit incluse dans le champ d’application de la
réglementation du commerce extérieur et des changes.

Elle consiste pour l’importateur résident et la banque domiciliataire :


- L’un à choisir une banque intermédiaire agrée auprès de laquelle il s’engage à
effectuer les opérations et l’ensemble des formalités et attachants.
- Autre à effectuer ou à faire effectuer, pour le compte de l’importateur, les
opérations et les formalités prévues par la réglementation du commerce extérieur et
des changes.

3.2.2. Traitement de dossier de domiciliation des exportations

A-L’ouverture du dossier de domiciliation :

Le banquier enregistre l’opération de l’exportation sous un numéro de domiciliation


décomposé dans 08 cases comme suit :

Tableau n°05 : le numéro de domiciliation des exportations.


A B C D E F G H
15 04 02 2017 3 CT 00001 EUR

Source: document interne BADR


La case A et B : lieu d’implantation et le code d’agrément de la banque, numéro
d’agrément de guichet.
La case C: le numéro du guichet.
La case D et E : l’année et le trimestre
La case F : c’est pour designer si le délai court
Car on distingue deux cas d’exportation :
- Exportation à court terme dont le délai de rapatriement est de 180 jours.

28
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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- Exportation à long terme dont le délai est supérieure à 180 jours.
La case G : représente le numéro chronologique du dossier.
La case H: le code de la monnaie.
Cela se fait en présentant, par le client une demande d’ouverture et une facture pro forma
Le banquier reproduit sur la fiche de contrôle toutes les précisions du contrat commercial,
on peut citer

B- La gestion et le suivi du dossier de domiciliation:


Pour assurer une meilleure gestion d’un dossier de domiciliation, ce dernier doit être
mené d’un suivi rigoureux.
Les documents exigés par les réglementations des changes doivent être réclamés
systématiquement (facture, documents douaniers, formules annotées ainsi que tout
documents qui s’y apporte).
Après l’ouverture du dossier de domiciliation, l’agence procède au suivi en utilisant
la fiche de contrôle, à savoir :
- La vérification de la réalisation de l’opération après six mois de délai réel;

- L’établissement du bilan au neuvième mois ;

- A l’arrivée du dixième mois, la banque établie une décision relative à l’apurement


de ce dossier

C-L’apurement de la domiciliation :
L’examen d’apurement se fera sur la base des documents suivants :
- factures définitives.
- Documents douaniers D10.
- Formule 4 annoté
« Un dossier apuré est un dossier en principe complet. Il présente tous les documents
exigés par la règlementation. Il est conservé au niveau de la banque. »
Après l’apurement de dossier de domiciliation il peut avérer qu’il est un dossier en
insuffisance ou en excédent de règlements, ces cas représentent des irrégularités :
- conservation au niveau de la banque du dossier en insuffisance de règlement.

- Transmission à la Banque d’Algérie le dossier en excédent de règlement.

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| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
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__
Tableau n°06: représentation des différents cas de déclaration après
l’apurement1

Source : www. BEA_ [Link]

La domiciliation bancaire qui est préalable et obligatoire à toute transaction et


opération du commerce extérieur, elle permet au banquier de procéder à une première
estimation de l’opération commerciale de son client, après avoir examiné tous les éléments
du contrat.

Conclusion

Au cours de ce chapitre nous avons pris connaissance de toutes les exigences des
deux contractants (importateur, exportateur), les conditions de réalisation d’un contrat
commercial, les documents requis. Les deux parties contractuelles doivent négocier avec
précision les conditions de réalisation de leurs échanges. Ils doivent faire référence aux
défirent incoterms et aux documents exigés afin d’éviter tout problèmes entre eux et
réaliser une meilleur transaction dans de bon condition.

1
www. BEA_ [Link] ( 16-04-2017, 19h 30)
30
| Les éléments fondamentaux des opérations du commerce extérieur |
_________________________________________________________________________
__
Pour cela on va traiter dans le chapitre qui suit les instruments et les techniques de
paiement à l’international.

31
CHAPITRE 02 : LES INSTRUMENTS ET
LES MOYENS DE PAIEMENT A

L’INTERNATIONAL

Introduction

Il existe plusieurs instruments et techniques de paiement à l’international, la qualité


du choix adéquat est proportionnelle au degré de confiance qui règne entre l’importateur et
l’exportateur ainsi que le degré de sécurité et la garantie de paiement qu’il procure.

Il faut établir une distinction entre un instrument et une technique de paiement :


L’instrument de paiement est la forme matérielle sous laquelle le paiement sera effectué
tandis que la technique de paiement est la procédure à suivre pour que ce dernier puisse
être réalisé.

Dans ce chapitre, nous présenterons les principaux instruments et techniques de


paiement, nous déterminerons les critères servant à choisir le mode de paiement le plus
approprié compte tenu des caractéristiques de la transaction internationale, il sera diviser
en trois section :

La première section traitera les différents instruments de paiement (le chèque, le


virement international, la lettre de change et le billet à ordre).

Le deuxième chapitre nous allons étudier les techniques de paiement du commerce


extérieur tel-que (la remise documentaire, l’encaissement direct et le crédit documentaire,
qu’on va essayer d’approfondir notre études sur lui dans la troisième section, vue que c’est
la technique la plus utilisé dans le paiement des transactions internationaux.
| Les instruments et les moyens de paiement à l’international |
_________________________________________________________________________
__

Section 01 : Les instruments de paiement à l’international

1.1. Le chèque
1.1.1. Définition

Le chèque est un moyen de paiement par l’intermédiaire d’une banque ou d’un


établissement financier, c’est un écrit par le quel le titulaire du compte appelé tireur donne
l'ordre à un banquier appelé le tiré de payer une somme d'argent au bénéficiaire ce moyen
de paiement peut être utilisé tant à l'importation qu'à l’exportation.1

L’émission d’un chèque fait donc intervenir (03) trois parties :

Un tireur: est celui qui donne ordre au tiré de régler la somme indiquée sur le
chèque. Le tireur dans ce cas représente la banque de l’acheteur.

Un tiré: c’est celui qui exécute l’ordre du tireur, qui représente quant à elle la banque
du vendeur.

Un bénéficiaire: c’est la partie qui reçoit le paiement (le vendeur).

Un chèque doit contenir :

- la somme du montant en chiffre et en lettre,

- le non du tiré,

- le lieu de paiement,

- la date et le lieu de création,

- la signature du tireur.

1
GHISLAINE Legrand, HUBERT Martini, Management des opérations de commerce international,
4ème édition – Dunod, Paris, 1999,

_________________________________________________________________________
__

33
| Les instruments et les moyens de paiement à l’international |
_________________________________________________________________________
__
En commerce international, il existe deux types de chèque 1:

- Le chèque d’entreprise : c’est un chèque tiré sur un compte bancaire, la provision


sur le compte de l’importateur peut être insuffisante ou inexistante au moment où le
chèque sera présenté par l’exportateur à son établissent bancaire, il doit être certifié
ou visé par une banque pour que l’exportateur ait la garantie d’être payer.

- Le chèque de banque : l’émission de ce chèque consiste, pour la banque à apporter


au bénéficiaire la garantie contre le risque commercial. Il ne protège cependant pas
du risque bancaire (la banque doit être solvable), le délai de paiement de ce chèque
est de 03 ans et 20 jours (trois ans et vingt jours).

1.1.2. Les avantages d’un chèque 2


- Il représente un instrument de paiement très utilité et répandu.
- C’est un instrument de paiement peu couteux
- Le risque d’impayé peut être évité par l’exportateur.

En utilisant le mécanisme de chèque SBF (Sauf Bonne Fin), où l’exportateur sera


crédité de sa créance dès réception de chèque, sans attendre que sa banque soit
effectivement payée par la banque de l’importateur

1.1.3. Les inconvénients d’un chèque 3

Le chèque est caractérisé par plusieurs inconvénients :

- L’émission du chèque est laissée à l’initiative de l’acheteur.

1
PEYRED Josette, gestion financière internationale, 4eme édition, vuibert, paris, 1999, p244.
2
KEBBAB kawthar, SALHI Sarah, [Link], p 30
3
Ibid. p 31
_________________________________________________________________________
__

34
| Les instruments et les moyens de paiement à l’international |
_________________________________________________________________________
__
- Le temps d’encaissement est plus ou moins long. Le chèque une fois émis, est
adressé à l’exportateur, qui le remet à sa banque pour que celle-ci le présente à la
banque de l’importateur pour paiement.
- Si le chèque est libellé en devise, l’exportateur est exposé au risque de change.
- Manque de sécurité : le cheque peut être volé, perdu, voir falsifié
- Le chèque d’entreprise ne protège pas l’exportateur du risque d’impayé (chèque
sans provision).

1.2. Le virement international


1.2.1. Définition 1

Le virement bancaire international est un instrument de paiement par le quel un


importateur demande à sa banque de transférer électroniquement une somme de son
compte à celui de l’exportateur. Cette opération consiste donc à débité un compte pour en
créditer un autre compte. Lorsqu’un importateur demande à sa banque de transférer à un
exportateur une somme correspondant à sa créance envers ce dernier, l’importateur est le
donneur d’ordre (ou donneur d’instruction) et l’exportateur le bénéficiaire.

Lorsqu’un importateur demande à sa banque de transférer à un exportateur une


somme correspondant à sa créance envers ce dernier, l’importateur est le donneur d’ordre
(ou donneur d’instruction) et l’exportateur le bénéficiaire

Le virement peut être effectué de diverses manières :

- par courrier : l’émetteur est débité dés qu’il donne à sa banque l’ordre de virement
alors que le receveur peut attendre plusieurs semaines avant d’être crédité.

1
NAJI Jammal, commerce international : mondialisation, enjeux et applications, 2éme édition,
Québec, 2009, p 475
_________________________________________________________________________
__

35
| Les instruments et les moyens de paiement à l’international |
_________________________________________________________________________
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- par télex: c’est une forme de paiement rapide, le virement télex n’est pas moins
inadapté à l’évolution du commerce extérieur, les banques travaillent à base des données
informatisées et non plus de documents papiers.

- par SWIFT : Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication, «


SWIFT est un réseau international hyper protégé de transaction bancaire dont l’objectif est
de tirer parti des technologies informatiques émergentes et de réduire simultanément la
dépense vis-à-vis des monopoles de télécommunications afin d’automatiser le télex et
d’envoyer de manière sécurisée et fiable des messages standardisés à caractère financier
d’une banque membre à une autre.»

Schéma n°01 : fonctionnement du système SWIFT1

Source : AKKAL amine, ALLOUT Zoubir, mémoire de fin d’étude,


financement du commerce extérieur, Université A/mira Bejaia, 2003, p21.

1
AKKAL amine, ALLOUT Zoubir, mémoire de fin d’étude, financement du commerce extérieur,
Université A/mira Bejaia, 2003, p21.
_________________________________________________________________________
__

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| Les instruments et les moyens de paiement à l’international |
_________________________________________________________________________
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1.2.2. Les avantages d’un virement international

Plusieurs avantages peuvent être énoncés au bénéfice du virement :

- La sécurité des transferts est assurée grâce à des procédures de contrôle très
sophistiquées.
- Le virement est très rapide et ne coûte pas cher
- La facilité d’utilisation
- Le système fonctionne en continu et assure une bonne traçabilité de l’opération
- Fonctionne 24heure sur 24

1.2.3. Les inconvénients d’un virement international

En termes d’inconvénients nous retiendrons :

- Le virement ne constitue pas une garantie de paiement, sauf s’il est effectué avant
l’expédition de la marchandise (risque de retard voir de non-paiement).
- L’initiative de l’ordre de virement est laissée à l’importateur.
- Il ne protège pas l’initiateur contre le risque de change.

1.3. La lettre de change


1.3.1. Définition 1

La lettre de change (appelée aussi traite) est un effet de commerce transmissible


par lequel l’exportateur (le tireur) donne l’ordre a l’importateur (le tiré) ou son représentant
(son banquier) de lui payer une certaine somme, à une date déterminée. L’exportateur
expédie la traite à l’importateur pour que celui-ci la lui retourne acceptée, c’est à dire
signé.

A travers de la traite, l’exportateur octroie à son client un délai de paiement plus


ou moins long. Il peut lui-même mobiliser ce crédit auprès de la banque en lui demandant

1
LASARY, le commerce international, édition Dalloz, Belgique, 2005, p158
_________________________________________________________________________
__

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_________________________________________________________________________
__
l’escompte de cette traite. Le titulaire d’une traite peut également la conserver et
l’encaisser à l’échéance ou encore la remettre en règlement a un créancier par voie
d’endossement.

L’aval d’un banquier de premier ordre assure le paiement à l’échéance. Il s’agit


d’un engagement par lequel un tiers ou un signataire de la lettre de change se porte garant
en vertu de la lettre de change. L’aval peut être donné pour le montant total de la lettre de
change ou pour une partie seulement. Sur base de ce mécanisme, il est recommandé de
demander à l’acheteur dès la signature du contrat une promesse d’aval émanant de sa
banque.

A- Les mentions obligatoires de la lettre de change :


Les mentions obligatoires qui doivent figurée dans la lettre de change sont :
- La dénomination de la lettre de change, cela consiste à insérer le terme « lettre de
change » dans le texte du titre et exprimé dans la langue employée dans la rédaction
de ce titre.1
- Le mondât de payer une somme d’argent déterminée.
- Le nom du tiré (celui qui est désigné pour payer la somme d’argent).
- L’identification de l’échéance (à vue ou a terme).
- Le lieu de paiement.
- Le nom du bénéficiaire.
- La date et le lieu de la création.
- La signature du tireur.

1
CHRCHEM Mohamed ; « Système de paiement de masse », Edition : SIBF ; 2005.
_________________________________________________________________________
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Schéma n°02: Le mécanisme de la traite1

Source : Le comité européen de standardisation bancaire

1.3.2. Les avantages d’une traite

La lettre de change est un instrument de paiement assez fréquemment utilisé en


commerce international, notamment dans le cadre du Credoc.

- Concrétisation d’une créance négociable par la banque


- Emission à l’initiative du vendeur plutôt que de l’acheteur
- Date de paiement déterminée

1.3.3. Les inconvénients d’une traite

- Aucune garantie de paiement


- Aucune protection contre la perte ou le vol
- Possibilité d’un long délai de recouvrement

1
Le comité européen de standardisation bancaire
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- Aucune protection contre le risque de faillite de la banque

1.4. Le billet à ordre


1.4.1. Définition 1

Le billet à ordre est un effet de commerce émis à l'initiative de l’acheteur (le


souscripteur), par lequel celui-ci promet le paiement d’une certaine somme, à vue ou à une
certaine date, à son créancier, c’est-à-dire le vendeur (le bénéficiaire) .Le règlement «à vue
»se fera sur présentation du billet à ordre à la banque qui y est indiquée.

1.4.2. Les mentions obligatoires du billet à ordre 2

Le billet à ordre doit porter six mentions obligatoires :


- La mention : billet à ordre.
- L’engagement de payer et le montant à payer.
- la date du paiement.
- Le lieu de paiement, par l’indication exacte des coordonnées bancaires du
souscripteur(RIB) et la domiciliation en clair.
- La signature du souscripteur.
- L’indication de la date et du lieu où l'effet de commerce est créé.

1.4.3. Les avantages du billet à ordre


Ce type d’effet comporte plusieurs avantages :
- Reconnaissance de dette matérialisant une créance commerciale.
- Protéger par le droit cambiaires.
- Négociable et s’échange par endos (transmissible).
- Mobilisable (escomptable auprès d’une banque).

1
LAZARY, «le commerce international». Ouvrage imprimé à compte d’auteur, 2005.p127
2
[Link], «Techniques du commerce international »édition [Link], 1995, p
120
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1.4.4. Les inconvénients du billet à ordre
- Le billet à ordre ne supprime pas les risques d’impayés.
- Risque de perte ou de vol.
- Emis à l’initiative de l’acheteur.

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Section 02 : Les moyens de paiement à l’international

Les moyens ou les instruments de financement concernent les procédures à exécuter


pour la réalisation d'une opération commerciale internationale. Il s'agit donc ici des
modalités d'utilisation des instruments de paiement et des documents nécessaires à la
transaction commerciale. Nous aborderons trois techniques particulièrement utilisées en
commerce international : l’encaissement direct, la remise documentaire et la procédure du
crédit documentaire.

2.1. L’encaissement direct


2.1.1. Définition

Nous désignons sous l'expression « encaissement direct » ‘’les opérations


d'encaissement dans lesquelles le paiement du vendeur n'est pas conditionné par la remise
en banque de documents destinés à prouver qu'il a rempli ses obligations’’1. Le règlement
étant effectué sur l'initiative de l'acheteur, cette technique de paiement est utilisée en
général entre des personnes qui se connaissent de longues périodes.

2.1.2. Les différents types d’encaissement direct 2

- L'encaissement simple.
- Le paiement à la commande.
- Le paiement à la facturation.
- Le paiement ex-usine.
L’encaissement simple : L'encaissement simple vise un encaissement de documents
financiers (le plus souvent une traite) par la banque du vendeur. Par cette procédure,
l'exportateur envoie directement à son acheteur tous les documents représentatifs des
marchandises expédiées (factures, documents de transport ou titres représentant le droit

1
[Link]
2
ACHOUI Hayet, HAMADI Ouerdia , op, cit .p 28-30

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de propriété sur les marchandises) en tirant une traite à vue sur lui qu'il remet à son
banquier pour encaissement. Par cette procédure, l'acheteur paie généralement
directement l'exportateur sans attendre la réception des marchandises.

Le paiement à la commande :

Un paiement à la commande correspond à un paiement anticipé. Ce mode de


paiement suppose de la part de l'acheteur une confiance absolue à l'égard de son
fournisseur étranger car il lui paye une marchandise qu'il n'a pas encore reçue et qui peut-
être n'est même pas encore fabriquée.

Pour l'exportateur, il s'agit de la technique de paiement la plus simple et la plus


sûre (le risque d'impayé est quasi inexistant), mais il s'agit d'une des plus mauvaises d'un
point de vue commercial et des plus difficiles à faire accepter par l'acheteur. Elle s'opère en
effet complètement au détriment des intérêts de l'importateur qui supporte tout le poids
financier de l'opération. De plus, elle est souvent traduite par ce dernier comme un
sentiment de méfiance de l'exportateur à son égard.

L'exportateur doit néanmoins se montrer vigilant et ne pas estimer que grâce à cette
technique de paiement, il est à l'abri de tous risques, car :
- la réglementation des changes de nombreux pays interdit ce type de contrat. En
effet, pour ces pays, les fonds ne peuvent être transférés à l'étranger qu'après avoir
prouvé que les marchandises qu'ils couvrent ont bien été expédiées à destination du
pays. Pour certains pays, même, les fonds ne seront transférés à l'étranger qu'après
dédouanement des marchandises à destination ;
- de plus, l'acheteur peut diminuer le risque inhérent à ce genre de contrat en exigeant
de son fournisseur, en contrepartie de son versement, une garantie bancaire de
remboursement au terme de laquelle une banque s'engage à le rembourser si les
conditions d'appel à la garantie sont remplies (exemple : non-conformité des
marchandises expédiées par rapport au contrat commercial).

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Le paiement à la facturation :
L'exportateur envoie une facture commerciale à son client. Celle-ci peut être payable
à vue ou à échéance avec un des instruments de paiement. C'est le client qui garde
l'initiative du règlement. Cette technique est donc souvent à déconseiller car l'exportateur
ne conserve pas la maîtrise du paiement, sauf s'il adjoint à sa facture une lettre de change.

Le paiement ex-usine :

Certains industriels exigent que les marchandises soient payées dès qu’elles sont
prêtes pour expédition. Ils veulent, de la sorte, éviter que les paiements de leurs
marchandises soient tributaires des dates de départ des transports et de leurs durées.
L’acheteur doit donc payer les marchandises dès leur sortie d’usine et s’occuper de leur
acheminement.

Si ce type de contrat est avantageux pour le vendeur qui voit ses besoins de
trésorerie et son risque diminuer, il peut poser des problèmes à l’acheteur car c’est lui qui
doit gérer le, transport et les formalités douanières au départ d’un pays qu’il ne connaît
peut-être pas. Il risque donc dans de nombreux cas d’y rencontrer des difficultés
logistiques et administratives. De plus, l'importateur ne peut déterminer avec précision quel
sera le prix de revient des marchandises qu'il aura achetées. Il devra d'ailleurs veiller à ne
pas sous-estimer les difficultés qu'il pourrait rencontrer ainsi que le coût du
réacheminement, se laissant gruger par un prix de vente des marchandises particulièrement
intéressant par rapport à un fournisseur équivalant mais qui a remis une offre sur base CIF,
par exemple.

2.1.3. Avantages d’un encaissement direct


- Simplicité de la procédure.

- Modération des coûts.

- Rapidité.

- souplesse.

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2.1.4. Inconvénients d’un encaissement direct
- Elle apporte peu d’assurance à l’exportateur qui est exposé au risque de non-
paiement puisque l’acheteur prend possession des biens avant de payer.

- De plus, en n'étant pas basé sur des documents, elle ne prévoit aucune garantie pour
se couvrir contre le non-paiement.

2.2. La remise documentaire

La remise documentaire appelé communément « l’encaissement documentaire » est


une technique de règlement intermédiaire entre la procédure de paiement par encaissement
simple et par une lettre de crédit.

Ce moyen de paiement est plus utilisé et recommandé c’est les conditions suivantes
sont réunis :

- Il y a une confiance et de bonnes relations d'affaire entre les partenaires.


- L'exportateur a des fournisseurs dans le pays de son client (il se sert du règlement
de son client pour payer ses propres fournisseurs afin d'éviter le risque de change).
- La situation politique, économique et monétaire du pays de l'importateur est stable.
- L'importateur a la possibilité d'inspecter la marchandise avant de procéder au
règlement.

2.2.1. Définition 1

La remise documentaire (ou encaissement documentaire) est une opération par


laquelle un exportateur mandate sa banque de recueillir somme due ou l'acceptation d'un
effet de commerce par un acheteur contre remise de documents. Il s'agit de documents

1
LAZARY, op. Cit,

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commerciaux (factures, documents de transport, titres de propriété,…) accompagnés ou
non de documents financiers (lettres de change, billets à ordre, chèques ou autres
instruments analogues pour obtenir 1epaiementd’une somme d'argent).

Les «Règles uniformes relatives aux encaissements », publiée par la Chambre de


Commerce Internationale (publication n°522), fournissent des règles en la matière
largement reconnues au niveau mondial.

La remise documentaire peut se faire selon deux formes :

- Documents contre paiement (D/P) :


La banque située à l'étranger, correspondante du banquier de l’exportateur, ne
remettra les documents que contre paiement immédiat. Cette formule présente une bonne
sécurité pour l'exportateur. Celui-ci reste néanmoins soumis au risque de refus des
documents et de la marchandise par l'acheteur.

- Documents contre acceptation (D/A) :


La banque située à l'étranger, correspondante du banquier de l’exportateur, ne
donnera les documents à l'acheteur que contre l'acceptation par ce dernier d'une ou
plusieurs traites payables à une échéance ultérieure.
Cette formule n'offre pas de garantie sûre au vendeur, puisque le règlement de
l'acheteur n'interviendra qu'à l'échéance de la traite. L'exportateur veillera donc à demander
un aval de la banque sur les traites afin d'éviter le risque d'insolvabilité.

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Schéma n°03 : circuit de la remise documentaire :1

Source : Kamal CHEHRIT, Les crédits documentaires, p11.

2.2.2. Mécanisme de la remise documentaire

L’opération de remise documentaire fait intervenir quatre parties :


- Le donneur d'ordre (ou remettant) :
C’est le vendeur qui donne mandat à sa banque, Il rassemble les documents relatifs à
l'encaissement et les transmet à sa banque avec l'ordre d'encaissement.
- La banque remettante :
Il s'agit de la banque du donneur d'ordre. Elle contrôle les documents remis par le
vendeur et les transmet à la banque correspondante étrangère chargée de l'encaissement
selon la lettre d'instructions du donneur d'ordre auprès de l’acheteur. La responsabilité de
la banque remettante se limite à la bonne exécution des instructions données. Elle n'assume

1
CHEHRIT Kamel, Les crédits documentaires, p11.
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__

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aucun engagement ni responsabilité dans l'hypothèse où les instructions qu'elle
transmettrait ne seraient pas suivies. Il en va de même en ce qui concerne les retards, les
pertes en cours de transmissions, la qualité des traductions, la qualité de la banque
correspondante,... C'est ce point fondamental qui distingue la remise documentaire du
crédit documentaire Dans le cadre du Credoc, il s'agit d'un réel engagement d'une banque
qui se porte garante en cas de défaut de paiement de l'acheteur.
- La banque présentatrice :
C’est la banque à l'étranger chargée de l'encaissement qui effectue la présentation des
documents à l'acheteur et ne les remettra que si elle reçoit le règlement ou une traite,
conformément aux instructions reçues de la banque remettante.
- Le tiré :
C’est celui à qui doit être faite la traite selon l'ordre d'encaissement. Il s'agit de
l'importateur. Le rôle de la banque remettante peut s'avérer inutile dans le cadre d'affaires
régulières. L'exportateur s'adressera directement à la banque présentatrice pour remettre les
Documents et la lettre d'instructions.

2.2.3. Les inconvénients de la remise documentaire 1


- L’encaissement documentaire ne protège pas l’exportateur du risque de change car
il ne peut acheter des devises à l’ avance.
- Il n y’a aucun engagement des banques intervenantes. Les banques jouent
seulement le rôle d’intermédiaire et n’entrent aucunement dans le processus. C’est
la raison pour laquelle ce mode de paiement est moins sécurise que le crédit
documentaire.
- L’acheteur ne pourra pas retirer la marchandise si des documents nécessaires au
dédouanement ou la remise de la marchandise par le transporteur (Bill of Lading en

1
[Link]
14h10)
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__

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cas de transport maritime) sont inclus dans la remise documentaire sans avoir
préalablement réglé à sa banque le montant de la remise documentaire.
- L’importateur n’a aucune garantie en terme de délais ni de conformité des
marchandises commandées, l’exportateur, quant a lui, subit un risque car il expédie
ses marchandise sans la réception d’un engagement inconditionnel de paiement.
Ces deux cas se rencontrent rarement étant donné que la remise documentaire
s’effectue généralement entre opérateurs de confiance.

2.2.4. Les avantages de la remise documentaire 1

- La remise documentaire est un moyen de paiement a l’international simple et


relativement peu couteux
- La procédure est plus souple que le crédit documentaire sur le plan des documents
et des dates.
- L’importateur, par l’utilisation de la traite, peu entré en possession de la
marchandise avant que le paiement ait eu effectivement lieu. Il peut réaliser un
bénéfice à la vente et acquérir les fonds suffisants pour payer sa lettre de change.
La remise documentaire peut donc constituer un mode de financement.
- L’exportateur a une relative sécurisation de son paiement avec l’assurance que les
documents ne seront remis à l’acheteur que contre paiement ou acceptation d’un
effet de commerce.
- L’acheteur peut différer le paiement jusqu’à l’arrivée des marchandises voire après,
si les parties sont convenues d’un paiement tardif.

2.2.5. Le coût de la remise documentaire


- Situé entre 0,1 à 1 % du montant de la vente,
- A la charge du vendeur, sauf stipulation contraire entre les parties.

1
Ibid

_________________________________________________________________________
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2.3. Le crédit documentaire
Dans le cadre du commerce extérieur, la méfiance règne suite à l'éloignement des
partenaires, cela a nécessité la création d’un instrument de paiement spécifique appelé «
crédit documentaire», lettre de crédit (L/C) , pour satisfaire l'intérêt du vendeur- être payé-
et celui de l'acheteur- recevoir dans les qualités, les quantités et les délais contractuels, la
marchandise commandée, il permet d'apporter la sécurité de paiement recherchée par le
vendeur et en mêmes temps la sécurité de livraison pour l’acheteur.

Nous allons procéder à une analyse plus détaillée du crédit documentaire dans notre
prochaine section.

_________________________________________________________________________
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Section 03 : Le crédit documentaire

3.1. Historique du crédit documentaire 1


Avant le XVIII ème siècle, les marchandises voyageaient sur les navires des
grosses maisons de commerce, en même temps que leurs représentants chargés de
l’acquisition des marchandises d’importation, qui étaient payées avec le produit de la vente
des biens exportés.

Pas de besoin de type « crédit documentaire ».

A la fin du XVIII éme siècle, la suppression des monopoles et la spécialisation


fonctionnelle des acteurs du commerce international a permis l’émergence des lignes de
navigation.

Les acheteurs et les vendeurs ont commencé à traiter à distance. Plus était long le
trajet que devait parcourir la marchandise, plus était marqué l’écart entre le lieu et le
moment de la conclusion du contrat et de l’embarquement et celui du paiement.

L’exportateur ne pouvait pas se permettre de se contenter de savoir que son acheteur


était disposé à le payer et ne pouvait pas non plus supporter, seul, l’immobilisation,
pendant plusieurs mois parfois, du capital qu’il avait investi dans sa marchandise. Il ne
pouvait pas non plus exiger de l’acheteur étranger qu’il paie d’avance, aussi longtemps que
ce dernier n’avait pas la garantie que la livraison aurait été conforme à ce qui avait été
contractuellement convenu.

Le crédit documentaire peut être une solution qui répond aux besoins de
l’exportateur et de son client étranger.

Les règles du crédit documentaire proviennent de la pratique commerciale et de la


jurisprudence de la fin du XIX ème siècle. Elles ont été codifiées pour la première fois en
1933 par la CCI.

1
ALAIN Sanchez, op. cit , p 72
_________________________________________________________________________
__

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3.2. Définition du crédit documentaire

« Le crédit documentaire est l’opération par laquelle une banque à la demande et


conformément aux instructions de son client importateur s’engage par l’intermédiaire
d’une banque correspondante en faveur de l’exportateur d’opérer par paiement,
acceptation ou négociation le règlement des documents constant l’expédition des
marchandises effectuées dans les conditions stipulées par l’importateur dans sa demande
d’ouverture de crédit »1.

D’après la définition, le crédit documentaire est un engagement pris vis-à-vis de


l’exportateur par la banque de l’importateur et sous conditions qu’elle reçoit des
documents conformes prouvant l’expédition des marchandises convenues.

Une opération de crédit documentaire fait intervenir quatre parties :

- L’acheteur- importateur qu’on appelle « donneur d’ordre ».


- La banque de l’importateur dite « banque émettrice ».
- La banque de l’exportateur dite « banque nidificatrice »ou « confirmatrice »,
selon qu’elle a confirmé le crédit ou non.
- Le vendeur-exportateur appelé « Bénéficiaire ».

3.3. Type de crédit documentaire

Selon le degré de sécurité pour l’exportateur et de coût plus élevé pour l’importateur,
les crédits documentaires se classent en deux (02) catégories, la forme révocable a été
exclue par les R.U.U 600

- Le crédit irrévocable et confirmé.


- Le crédit irrévocable.

1. Crédit documentaire irrévocable et confirmé:2

1
Document interne BADR
2
CHEHRIT Kamel, [Link], P 27
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C’est un engagement irrévocable d’une banque (la banque de l’acheteur en général)
de payer un tiers (le bénéficiaire/ vendeur /exportateur) contre des documents reconnus
conformes par elle, à vue (comptant) ou à usance (à une date ultérieure déterminable dans
le crédit documentaire).C’est à la fois un instrument de paiement et une garantie de
paiement qui permet à l’exportateur de sécuriser son paiement s’il respecte les termes de ce
crédit documentaire et à l’importateur de conditionner son paiement à la présentation dans
les délais de documents (Certificat qualité de contrôle de la marchandise au départ par
exemple).

L’engagement du banquier de l’importateur est conforté par un banquier


correspondant dans le pays de l’exportateur, la banque de l’exportateur devient donc :
banque confirmatrice. L’exportateur qui respecte entièrement ses engagements est
totalement assuré d’être payé.

Schéma n°04 : Crédit irrévocable, confirmé par la deuxième banque1

Source : document interne BADR

1
Document interne BADR
_________________________________________________________________________
__

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__

2. Le crédit documentaire irrévocable :1

Il comporte un engagement ferme donné en faveur du vendeur par la banque


émettrice agissant sur instruction de l´acheteur d´exécuter le paiement sous la réserve de la
remise des documents conformes. Il ne peut être annulé ou modifié sans l´accord de toutes
les parties intéressées.
En pratique, l'exportateur qui reçoit un amendement au crédit initial qui ne l'agrée
pas doit le refuser afin que le texte initial reste en vigueur. Il doit cependant être attentif à
la négociation en elle-même et toujours tenir à l'œil que s'il n'est pas souple, l'importateur
risque de ne pas l’être non plus si les documents présentés à la banque émettrice par
l’exportateur ne sont pas conforme au Credoc et que pour payer le bénéficiaire, elle doit
recevoir l’accord du donneur d’ordre. A l'inverse, si l'exportateur veut apporter des
amendements au Credoc, il ne peut contacter directement la banque émettrice. Il devra
toujours négocier avec son client qui donnera instruction à sa banque de modifier le
contenu du Credoc.

3.4. Les mécanismes et le déroulement du crédit documentaire


A- la domiciliation bancaire

Toute importation, quel que soit le montant, est donc soumise à l’obligation de la
domiciliation bancaire (voir chapitre 01, section 03 : la domiciliation bancaire).

B- Le déroulement de l’opération

L’opération de crédit documentaire se déroule suivant deux phases :

Phase I : Ouverture du crédit :2

1
:Kebbab kawthar, Salhi Sarah Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

2
Document interne BADR
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__

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C’est la phase ou après avoir un contrat commercial ou reçu une facture pro forma,
l’importateur sollicite sa banque pour ouvrir un crédit documentaire en faveur de
l’exportateur.

Schéma n°05 : opération d’ouverture du crédit documentaire :

Conclusion d’un contrat

Commercial

(1)
IMPORTEUR EXPORTATEUR
BENEFICIAIRE
DONNEUR D’ORDRE

Demande Notification

D’ouverture du crédit

(2) Ouverture (4)


BANQUEDE BANQUEDE
Du crédit (3) L’EXPORATEUR
L’IMPORTATEUR
BANQUE EMETTRICE BANQUE
NOTIFICATRICE

BANQUE
Source : Document interne BADR
NOTIFICATRICE
1- Conclusion d’un contrat commercial entre l’importateur (donneur d’ordre) et
l’exportateur (bénéficiaire). Dans ce contrat sont discutées les conditions selon
lesquelles la transaction commerciale pourrait se dénouer.

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2- Après signature du contrat commercial, l’importateur (donneur d’ordre) se présente
à sa banque et lui formule une demande d’ouverture de crédit en faveur de
l’exportateur.
3- La banque de l’importateur (banque émettrice) après avoir accepté d’ouvrir le
crédit en faveur de l’exportateur, avise la banque de ce dernier (banque
notificatrice) pour notifier le crédit.
4- La banque de l’exportateur (notificatrice) notifie le crédit auprès de l’exportateur.

Phase II : réalisation du crédit : 1 C’est la phase durant laquelle et après avoir reçu
la notification du crédit par sa banque, l’exportateur prépare et expédie la marchandise il
récupère le document le transport, les documents annexes exigés par l’importateur. Il
établit la facture définitive selon le terme de vente convenu dans le contrat. Une fois tous
les documents réunis, l’exportateur les remet à sa banque selon les conditions d’ouverture,
pour la réalisation du crédit.

Le crédit documentaire peut être réalisable :2

- Par paiement à vue (paiement CASH).


- par acceptation (paiement a échéance).
- Par paiement différé.
- Par négociation.
1- Crédit réalisable par paiement à vue :

Ce type de réalisation, est sans aucun doute, le plus simple et le plus désiré par
l’exportateur, dans la mesure où le paiement, dans ce cas, se fait immédiatement par la
banque désignée dès la réception des documents conformes. Cette banque peut être la
banque émettrice, la banque notificatrice ou toute autre banque remplissant les conditions
précitées.

1
Document interne BADR
2
Ibid.
_________________________________________________________________________
__

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Ce mode de réalisation doit être précisé dans la lettre d’ouverture du Credoc.

Schéma n° 06: Crédit documentaire réalisable par paiement à vue :

IMPORTATEUR EXPORTATEUR
DONNEUR Marchandise (1) BENEFICIAIRE
D’ORDRE

Ordre de

Paiement (4) Documents Document (2) paiement

(5)

BANQUE DE BANQUE DE
Documents (3)
L’IMPORTATEUR L’EXPORATEUR

Transfert (6)

Source : document interne BADR

1- Expédition de la marchandise par l’exportateur qui récupérée le document de


transport (connaissement, « LTA »).
2- L’exportateur remet l’ensemble des documents (facture, connaissement ou
« LTA ») a sa banque contre paiement a vue.
3- La banque de l’exportateur, après avoir reçus les documents et être assurer de leur
conformité, les transmet à la banque de l’importateur pour paiement.
4- Une fois les document reçus, la banque de l’importateur procède à leur vérification
et s’assure à son tour de leur conformité. Apres cela, elle convoque l’importateur
pour paiement.
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5- Une fois que l’importateur aura les documents, sa banque les lui remet pour le
retrait de marchandise.
6- La banque de l’importateur effectue le transfert de fond vers la banque de
l’exportateur (banque notificatrice).

2- Le crédit réalisable par acceptation :

pour ce cas, l’exportateur qui accorde à l’importateur des délais de paiement préféré
se prémunir contre les éventuels risques en exigeant aussitôt la contrepartie de sa créance
sous forme d’une traite mobilisable tirée sur la banque émettrice, confirmatrice ou encore
toute autre banque. Cette forme de crédit implique l’acceptation de la traite dés la
présentation des documents et le paiement à l’échéance fixée.

Schéma n°07 : crédit documentaire réalisable par acceptation1

Source : document interne BADR

1
Document interne BADR
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1- Expédition de la marchandise par l’exportateur à l’importateur.
2- L’exportateur remet à sa banque l’ensemble des documents accompagnés d’une
traite tirée sur la banque de l’importateur (crédit irrévocable) ou sur sa propre
banque si le crédit est confirmé par cette dernière.
3- La banque de l’exportateur après vérification des documents les transmet avec
traite à la banque de l’importateur.
4- Une fois les documents reçus, la banque de l’importateur procède à leur
vérification. S’ils sont conformes elle retourne la traite, après l’avoir acceptée à la
banque de l’exportateur.
5- La banque de l’exportateur (banque notificatrice) à la réception de la traite, la
retourne au client exportateur (bénéficiaire) qui pourra la négocier ou la conserver
jusqu'à l’échéance.
6- La banque de l’importateur (banque émettrice) remet les documents à l’importateur
(donneur d’ordre) pour qu’il puisse retirer sa marchandise.

3- Le crédit réalisable par paiement différé :

Dans ce cas, la banque désignée s’engage par écrit à payer l’exportateur, à l’échéance
prévenue dans le crédit, dés la présentation des documents requis.

Ce qui suppose que l’exportateur se contente simplement de la promesse de la


banque émettrice de payer aux délais fixés. Il supporte donc pleinement le risque de non-
paiement lié a la défaillance éventuelle de la banque émettrice ou du pays ou cette dernière
est implantée (risque de cessation de paiement).

4- Le crédit réalisable par négociation :

En fonction de ses considérations propres, l’exportateur souhaite parfois le paiement


avant l’arrivée à échéance de la traite. Il devra recourir dans ce cas la négociation de sa
traite, avec la banque, en vue d’aboutir à l’escompte de cette dernière. L’exportateur
bénéficiera alors du paiement par anticipation moyennant déduction des intérêts négociés
dus à la banque.
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Pour mettre en œuvre ce type de crédit, l’exportateur remet à la banque notificatrice
les documents accompagnés d’une traite tirée sur la banque émettrice.

- Si le crédit documentaire est irrévocable, la banque notificatrice vérifie les


documents et transmet le dossier à la banque émettrice. Cette dernière négocie la
traite et envoie le règlement à la banque notificatrice qui procède à son tour au
paiement de l’exportateur.
- Si le crédit documentaire est irrévocable et confirmé, la banque notificatrice vérifié
les documents, négocie la traite et procède au paiement de l’exportateur. Elle
transmet par la suite tous les documents à la banque émettrice dans le but d’être
remboursée à l’échéance prévue dans la traite.

3.5. Les risques du crédit documentaire 1

L’analyse des risques peut se répartir en deux catégories :

- Risque pour les banques


- Risque pour les clients

3.5.1. Risques pour les banques


A- Risques du banquier donneur d’ordre :
- Risque relatif au financement :

Ce risque n’apparait que si le crédit est irrévocable. C’est-a-dire, le banquier donneur


d’ordre a pris un engagement. Il doit payer le vendeur (exportateur) en tout état de cause
des lors que les documents sont conformes

Il n’est pas sur que l’importateur le remboursera le moment venu. Le crédit


documentaire est, avant tout, un crédit par signature. Le banquier émetteur paye dés
réception des documents. Il conserve les documents et supporte le décaissement jusqu’au
paiement par l’importateur.

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Document interne BADR
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Il demande, alors, des délais supplémentaires pour lui permettre soit de :

- Transformer la marchandise (matière première).


- De trouver un acheteur, s’il s’agit de produits finis.

A cela, le banquier doit trouver des solutions :

- Si le banquier fait confiance a son client, lui remet les documents tout en perdant le
gage, il obtient en contrepartie un engagement de payer a une date déterminée.
Dans ce cas, un autre crédit est mis en place et il n’a aucun rapport avec le crédit
documentaire.
- Le banquier ne voulant pas se dessaisir de gage, endosse le connaissement à l’ordre
d’un transitaire chargé de prendre les marchandises et de les stocker pour son
compte.
Pour détenir un droit sur les marchandises, le banquier donneur d’ordre fera établir
ou endosser a son ordre, Le jeu complet de connaissement de même que les documents
d’assurance.
- Risque relatif à l’examen des documents :

Il existe un risque important relatif à l’examen des documents et a la décision qu’il


faudra prendre. C’est pour cela que la vérification des documents est toujours délicate et
minutieuse nécessitant une bonne expérience de la part du banquier.

Les questions d’interprétation peuvent se poser. C’est grâce aux règles et usances du
crédit documentaire que beaucoup de litiges sont évités.

B- Risque du banquier correspondant :


- Risque relatif à l’examen des documents :

L’examen des documents est aussi délicat pour le banquier confirmateur qui a pris un
engagement équivalent de celui du banquier émetteur.

- Risque de non-remboursement du banquier confirmateur :

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Le banquier confirmateur ayant déjà versé le montant au bénéficiaire sur présentation
des documents et en cas de non-remboursement par le banquier émetteur, assume son
engagement et conserve le risque.

3.5.2. Risque pour les clients


A- Risque de l’importateur (donneur d’ordre)

Pour l’importateur, les marchandises peuvent ne pas être conformes à la commande ;


pour cela, il peut faire jouer en sa faveur une garantie de bonne fin.

B- Risque de l’exportateur

Quand a l’exportateur, il n’a de sécurité maximale que si le crédit documentaire


comporte l’engagement des banques ; c’est à leur niveau que l’étude des risques doit être
plus attentive.

1
3.6. Crédits documentaire spéciaux

On distingue plusieurs types

- Le crédoc revolving :

C’est un Credoc dont le montant est renouvelé automatiquement. Il permet de


procéder à des paiements successifs comme dans le cas des livraisons échelonnées. Il peut
être cumulatif c’est-à-dire que les montants restants des tranches non utilisées peuvent être
ajoutés aux tranches subséquentes, et il peut être non cumulatif dans le cas contraire.
- Le crédoc transférable :

C’est un crédit qui permet de transférer tout ou partie du crédit à un tiers qui devient
le véritable fournisseur et qui bénéficie également de l’engagement d’une banque. C’est un

1
:Kebbab kawthar, Salhi Sarah Mémoire de fin d’études. Le financement du commerce extérieur par
le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

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crédit qui est utilisé lorsque le premier bénéficiaire ne fournit pas lui même les
marchandises, il doit donc transférer une partie de ses droits et obligations aux autres
fournisseurs en tant que seconds bénéficiaires.
- Le credit back-to-back:

C’est un deuxième crédoc dont le donneur d’ordre est bénéficiaire du crédit initial.
En cas d’impossibilité d’ouverture d’un crédoc transférable, un exportateur pourra
solliciter l’ouverture d’un crédoc adossé au premier crédoc au profit du véritable
fournisseur. Les deux crédoc concernent la même marchandise mais son séparés sur le
plan juridique. L’exportateur devient donneur d’ordre pour le crédit adossé.
- Le crédit « red clause » :

Son nom vient de son inscription en rouge, en marge du crédit, afin de le mettre en
évidence, à l’origine. Il autorise des paiements en partie ou en totalité avant la livraison
des marchandises et la remise des documents, garantissant ainsi la satisfaction des besoins
de trésorerie de l’exportateur qui s’engage à rembourser l’avance s’il ne fournit pas les
documents conformes dans les délais.
- Les lettres de crédit « stand by » :

Les lettres peuvent être émises au profit de l’acheteur; dans ce cas, elles constituent
une caution internationale à première demande. Lorsqu’elles sont émises au profit du
vendeur, elles s’apparentent aux crédocs avec la différence essentielle que le crédoc est une
garantie et un instrument de paiement, tandis que la lettre de crédit « stand by » n’est
qu’une garantie pour le vendeur.

Dans le cas où l’acheteur ne règle pas sa facture, le vendeur obtient à la première


demande, le paiement de sa créance par la banque émettrice.

3.7. Les avantages du crédit documentaire


- La sécurité vis-à-vis de l’exportateur : expédition des marchandises avant leur
paiement, dument prouvée par la liasse documentaire.

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- La sécurité vis-à-vis du banquier/ recours contre la banque si elle ne respecte pas
les instructions claires et précises données lors de l’ouverture.
- Moyen de pression sur le vendeur : fixation de différentes obligations à exécuter,
dans un délai fixé a l’avance.
- Moyen de financement a court terme : l’acheteur ne paie qu’après la vérification de
la conformité de liasse documentaire.
- L’exportateur est protégé contre le risque politique et/ou commercial.
- Avance de trésorerie et rapidité de paiement. La banque négociatrice règle la
créance, ou accepte la traite directement dans son pays, après la vérification de la
conformité des documents.
- Protection contre le risque technique : rédaction de l’ouverture du crédit par ses
soins.
- Sécurité de remboursement : protection contre le risque commercial en exigeant un
connaissement à son ordre pour exercer son droit de gage.

3.8. Les inconvénients du crédit documentaire


- Complexité : technique très procédurale qui met en jeu au minimum quatre parties
qui ont chacune des obligations particulières.
- Lenteur : ouverture du crédit par l’acheteur.
- Examen des risques par la banque avant d’accepter de s’engager.
- Examen des documents par les banques.
- Cout : nombreuse commissions bancaire dont le nombre et le taux varient en
fonction des éventuels incidents.
- Aucune garantie sur l’état et la qualité des marchandises.
- Risque de fraude.

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3.9. Cout du crédit documentaire

Tableau n°07 : les commission et couts du crédit documentaire supportés par


l’importateur et l’exportateur1

Commission perçues par la banque Commission perçues par la banque


émettrice notificatrice
Commission d’ouverture : Commission de notification :
Environ 1% par an, en général par (indépendante de la durée du crédit) :
trimestre indivisible, ce qui explique que 0,1% jusqu’a 9 millions FRF, 0,05% au-
l’acheteur attende souvent le ‘’dernier’’ delà.
moment pour ouvrir un crédit documentaire.
Commission de confirmation :
Commission d’utilisation : (peut être très élevée en fonction du
0,125% par trimestre risque, prorata temporis) en moyenne 0,2
par trimestre indivisible.
Commission de risque :
0,25% par trimestre Commission de levée des documents :
0,15%
Commission d’échéance :
0,083 par mois jusqu'à l’échéance, Commission de paiement ou
pour crédits documentaires payable a terme. d’acceptation ou de négociation
Environ 0,15%

Source : BOUTOUX Charles ; «Crédit documentaire moyen de paiement


international » ; Edition : DUNOD ; 1970

1
BOUTOUX Charles ; «Crédit documentaire moyen de paiement international » ; Edition : DUNOD ;
1970
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Conclusion

En constate que le choix de l’instrument de paiement dépend du degré de confiance


entre l’acheteur et le vendeur.

Le crédit documentaire irrévocable et confirmé est le moyen de paiement par


excellence, en raison du degré de sécurité qui offre pour les deux parties, ainsi que le rôle
majeur des banques dans la réalisation du crédit documentaire

Toute fois nous tenons à signaler que cet instrument révèle des inconvénients et des
risques pour les deux parties et pour les banques qui interviennent.

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CHAPITRE 03 : LE DEROULEMENT DU
CREDIT DOCUMENTAIRE AU SEIN DE LA

BADR, AGENCE 580 TIZI-OUZOU

Introduction

Afin de mieux cerné et comprendre les différentes étapes du déroulement d’un crédit
documentaire et après une étude théorique sur ce dernier, nous allons procéder à une
analyse d’un crédit documentaire à l’import traité par la BADR agence 580.

Dans ce qui suis, on essayera en particulier de montré comment un contrat


commercial se réalise entre l’importateur et son fournisseur (exportateur), l’ouverture d’un
dossier de domiciliation bancaire, d’un dossier de crédit documentaire et l’apurement du
dossier de domiciliation.

Par la suite on essayera d’analysé les importations algériennes après l’imposition du


Credoc comme le seul et unique moyen de paiement des importations en 2009, afin de
démontré si cette loi a pu freiner les importations algériennes.

On premier lieu on va étudier l’effet de la généralisation du crédit documentaire sur


les importations algériennes durant les années 2010 à 2015, par la suite on va étudier un
cas pratique réaliser au sein de la BADR « agence 580 Tizi-Ouzou ».L'exemple choisi
traite le financement d'une importation par Credoc entre l'acheteur Algérien et un
fournisseur Français.

Ce chapitre est de ce fait subdivisé en trois sections :


- Section Ι : présentation du lieu de stage.
- Section ΙΙ : effet du crédit documentaire sur les importations algériennes.

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- Section ΙΙΙ : traitement d’un dossier de Credoc a l’importation au sein de la BADR
« agence580Tizi-Ouzou).

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Section 01 : présentation générale de la banque de


l’agriculture et du développement rural « BADR »

1.1. Historique et évolution de la BADR

La BADR est une institution financière nationale créée par décret N°82-106 du 13
mars 1982, comme nous l’avons expliqué précédemment, la BADR est une société par
actions au capital social de 2.200.000.000DA, chargée de fournir aux entreprises publiques
économiques conseils et assistance dans l’utilisation et la gestion des moyens de paiement
mis à leur disposition, et ce, dans le respect du secret bancaire.

En vertu de la loi 90/10 du 14/04/1990, relative à la monnaie et au crédit, la BADR


est devenue une personne morale effectuant les opérations de réception des fonds au
public, les opérations d’octroi des crédits, ainsi que la mise à disposition de la clientèle les
moyens de paiement et de gestion.

Depuis 1999, le capital social de la BADR a augmenté et atteint le seuil de


33.000.000.000DA.1

1.1.1. Etapes d’évolution de la BADR

La BADR est une banque publique qui a pour mission le développement du secteur
agricole et la promotion du monde rural. Constituée initialement de 14 agences cédées par
la BNA son réseau compte actuellement plus de 290 agences et 41 directions régionales et
plus de 7.000 cadres et employés activant au sein des structures centrales, régionales et
locales.

Etablissement à vocation agricole à sa création, la BADR est devenue, au fil du


temps, et notamment depuis la promulgation de la loi 90/10, une banque universelle qui
intervient dans le financement de tous les secteurs d’activités.

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Document interne BADR
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Ainsi donc, les trois grandes étapes qui caractérisent l’évolution de la BADR sont :

[Link]. D E 1982 JUSQU ’ A 1990

Au cours de ces années, la BADR a eu pour objectif, l’asseoir sa présence dans le monde
rural ouvrant de nombreuses agences dans les zones à vocation agricole.

Elle a acquis une notoriété et une expérience certaine dans le financement de l’agro-
alimentaire et de l’industrie mécanique agricole. Cette spécialisation s’inscrivait, alors dans
un contexte d’économie planifiée ou chaque banque publique avait son champ
d’intervention.

[Link]. D E 1991 JUSQU ’ A 1999

La loi 90/10 ayant mis à terme à la spécialisation des banques, la BADR a élargi son
champ d’intervention vers les autres secteurs d’activités, et notamment, vers les PME/PMI
tout en restant un partenaire privilégié du secteur agricole.

Sur le plan technique, cette étape a été celle de l’introduction des technologies
informatiques :

-1991 : Mise en place du système « SWIFT »pour l’exécution des opérations du commerce
international.

-1992 : Mis en place du logiciel « SYBU », avec ses différents modules de traitement des
opérations bancaires (gestion des prêts, gestions des opérations de caisse, gestion des
placements, consultation à distance des comptes clientèle).

-1992 : L’information de l’ensemble des opérations de commerce extérieur, les ouvertures


de crédits documentaires sont aujourd’hui traitées en 24heures maximum.

-1992 : Introduction du nouveau plan des comptes au niveau des agences.

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-1993 : Achèvement de l’information de l’ensemble des opérations bancaires au niveau du
réseau.

-1994 : Mise en service de la carte de paiement et de retrait BADR.

-1996 : Introduction du traitement (traitement et réalisation des opérations bancaires à


distance et en temps réel).

-1998 : Mise en service de la carte de paiement et de retrait BADR.

[Link]. D E 2000 JUSQU ’ EN AVRIL 2002

L’étape actuelle se caractérise par la nécessaire implication des banques publiques


dans la relance des investissements productifs et la mise en adéquation de leur adéquation,
de leurs activités et du niveau de leurs prestations avec les principes de l’économie de
marché.

En matière d’intervention dans le financement de l’économie, la BADR a


considérablement augmenté le volume des crédits consentis aux PME/PMI du secteur privé
(toutes branches confondues) tout en accroissant son aide au monde agricole et para-
agricole.

Afin de se mettre au diapason des profondes mutations économiques et sociales et


répondre aux attentes de la clientèle, la BADR a mis en place un programme d’actions
quinquennal axé notamment sur la modernisation de la banque, l’amélioration des
prestations, ainsi que l’assainissement comptable et financier de ce programme a conduit à
ce jour aux réalisations suivantes :

-2000 : Etablissement d’un diagnostic exhaustif des forces et faiblesses de la BADR et


élaboration d’un plan de mise à niveau de l’institution par rapport aux normes
internationales.

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-2000 : Généralisation du système réseau avec réorganisation du progiciel SYBU en client-
serveur.

-2001 : Assainissement comptable financier.

-2001 : Refonte et raccourcissement des procédures de traitement d’acheminement et de


sanction des dossiers de crédits, les délais varient, aujourd’hui, entre 20 et 90jours, qu’il
s’agisse d’un dossier d’exploitation, d’investissement ou encore de son niveau de sanction
(agence, succursale, direction générale).

-2001 : Concrétisation du concept de « banque assise » avec « services personnalisables »


(agence Amirouche, Chéraga…).

-2001 : Introduction du nouveau plan des comptes au niveau de la comptabilité centrale.

-2001 : Généralisation du réseau MEGA PAC à travers nos agences et structures centrales.

-2001 : Mise en place d’une application relative à la dématérialisation des moyens de


paiement et au transport d’image d’appoints.

-2002 : Généralisation de la norme « banque assise » avec « services personnalisables »aux


agences principales du territoire national.1

1.1.2. Le secteur stratégique de la BADR

La banque doit prendre toutes les mesures nécessaires pour concentrer les activités
de crédit sur le développement des secteurs stratégiques, le repositionnement stratégique de
la banque porte sur le financement adéquat, sur les secteurs d’activités suivantes :

-Le secteur de l’agriculture en amant et en aval.

-Le secteur de la pêche et des ressources halieutiques.

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-Le financement des programmes de développement rural.

L’action de la BADR, dans le financement du développement, sera orientée également,


vers la concrétisation des programmes soutenus par les pouvoirs publics notamment :

-Les crédits à l’emploi de jeunes entrant dans les secteurs stratégiques de la banque.

-Les crédits à la construction de logement ruraux, dans le cadre d’une demande solvable et
soutenue par FONL la CNL.

-Les crédits aux professions libérales (jeunes diplômés en médecine, et autres…) en zone
rurale.

La banque à l’avenir concentrera ses financements à :

- L’agriculture de base de toutes les activités connexes.


- Pêche et aquaculture de base de toutes les activités connexes
- Industrie du machinisme agricole.
- Industrie agroalimentaire
- Commerce et distribution des produits liés aux activités stratégiques et au
développement du monde rural.
- Les petits métiers de l’artisanat.
- L’habitat rural.
- Les projets économiques de proximité.
- La petite hydraulique.
- La fabrication de marquairerie et de sellerie.
- Le travail de bois et fabrication d’articles en bois, lièges, vannerie et sparterie.

1.1.3. Les opérations courantes de la BADR

Tout type de clientèle qui ne rentre pas dans le champ du repositionnement et qui
voudrait maintenir sa domiciliation auprès des guichets de la BADR sans possibilité de
bénéficier de crédit est accepté.

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Les structures opérationnelles de la banque (directeurs centrales, groupe régional
d’exploitation et agence locale d’exploitation), doivent assurer le maintien et continuité,
pour toute clientèle de toutes les opérations de la banque (dépôts, retrait, virement,
placement, etc.) lorsque celle-ci n’implique pas d’octroi de crédit sous quelque forme que
ce soit , domestique ou avec l’étranger, tous les clients dont l’activité ne figure pas dans les
secteurs stratégiques désireux de réaliser des opérations de commerce extérieur avec la
banque , doivent au préalable constituer 110% de provision en couverture intégrale de
l’opération et verser à l’avance la rémunération de la banque (frais et commission de
domiciliation, d’ouverture et de confirmation de lettres de crédits ).1

Ce niveau de pouvoir est valable pour les opérations de commerce extérieur à vue, il
est modulé comme suit pour les opérations à terme :

- 120% à trois mois.


- 130% à six mois.
- 150% à 12 mois.

1.2. Objectifs et missions de la BADR


1.2.1. Missions de la BADR

La BADR a été crée pour répondre à une nécessité économique, née d’une volonté
politique afin de restructurer le système agricole, assurer l’indépendance économique du
pays et relever les niveaux de vie des populations rurales.

Ses principales missions sont :

- Le traitement de toutes les opérations de crédit, de change et de trésorerie.


- L’ouverture de compte à toute personne faisant la demande.
- La réception des dépôts à vue à terme.
- La participation à la collection de l’épargne.

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- La contribution au développement du secteur agricole.
- L’assurance de la promotion des activités agricoles, agroalimentaires,
agroindustriels et artisanales.
- Les contrôles avec les autorités de tutelle de la conformité des mouvements
financiers des entreprises domiciliées.

1.2.2. Les objectifs de la BADR

La banque de l’agriculture et de développement rural a pour objectifs initiaux de :

- L’augmentation des ressources aux meilleurs couts et rentabilisation de celles-ci


par les crédits productifs et diversifiés dans le respect des règles.
- La gestion rigoureuse de la trésorerie de la banque tant en dinars qu’en devises.
- L’assurance d’un développement harmonieux de la banque dans les domaines
d’activités la concernant.
- L’extension et le redéploiement de son réseau.
- La satisfaction de ses clients en leur offrant des produits et services susceptibles de
répondre à leur besoin.
- L’adaptation d’une gestion dynamique en matière de recouvrement.
- Le développement commercial par l’introduction de nouvelles techniques
managériales telles que le marketing et l’insertion d’une nouvelle gamme.

1.3. Organisation de l’agence d’accueil

L’agence BADR de Tizi-Ouzou a été créée en 1982 après restructuration de la BNA, elle
se situe au centre ville de Tizi-Ouzou. Cette agence est dotée d’un système de « banque
assise », ce système est composé de deux groupes de travail le « Front office » et le
« banck office ».

1.3.1. Le Front Office

Il offre à la clientèle un espace convivial et adapté, lui garantissant un service


personnalisé à travers la prise en charge et le traitement de l’ensemble de ses d’un conseil
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de premier ordre, en matière de gestion des fortunes et des placements bancaires et/ou
financiers.

1.3.2. Le Back Office

Il regroupe les potentialités et humaines pour traiter en temps réel les ordres et
opérations reçues du Front Office, il lui apporte l’assistance, les conseils et informations
nécessaires à la bonne exécution des opérations de la clientèle. Il est chargé aussi des délais
ou impliquant le recourt à d’autres structures internes ou externes à la banque, il est
composé de plusieurs services : service crédit, service portefeuille, service commerce
extérieur, service comptabilité et service virement).

1.3.3. Organisation de l’agence

L’organisation de l’agence BADR 580 est présentée dans l’organigramme ci-après :

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Schéma n°08 : Organisation de l’agence BADR « 580 » Tizi-Ouzou

Directeur
d'agence

Secrétariat
Directeur
adjoint

Superviseur Superviseur Back


Front Office Office

Etranger Service
Service caisse Banque assise Service Crédit
Marchandises Comptabilité

Source : Document interne BADR

1.4. Rôle et organisation du service étranger de la BADR

Le service étranger, qui est considéré comme la fenêtre de la banque vers l’extérieur,
joue un rôle important dans l’organisation de la banque et dans le développement des
relations avec l’étranger.

Il est donc important de veiller à la bonne organisation de ce service tout en


fournissant la meilleure prestation au client parallèlement à l’évolution prodigieuse que
connait le commerce international.

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1.4.1. Place et rôle du service étranger

Le service étranger est chargé de réaliser, de gérer et de superviser toutes les


opérations qui matérialisent les relations du banquier ou de sa clientèle avec ses
correspondants étrangers essentiellement dans le cadre du commerce international.

Le service des relations extérieures a donc objectifs :

- D’assurer la domiciliation des opérations du commerce extérieur.


- Traiter les opérations de remise documentaire et le crédit documentaire.
- Exécuter les ordres de transfert correspondant à des opérations autorisées par la
réglementation des changes.
- Superviser les opérations de change rattachées au service caisse.
- Gérer les contrats et octroyer les différentes garanties (exportation, admission
temporaire, lettres de garantie et bons de cessions bancaires…).
- Etablir des statistiques destinées à la hiérarchie.
- Transmettre les comptes rendus d’apurement à la banque d’Algérie dans les délais
réglementaires.

1.4.2. Organigramme du service étranger

L’organisation du service étranger diffère d’une agence à une autre selon l’intensité de la
clientèle et le volume des opérations effectués. Leur exécution exige une certaine
spécialisation par poste de travail. Le service étranger de l’agence BADR 580 Tizi-Ouzou,
afin de satisfaire sa clientèle, est organisé selon l’organigramme suivant :

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Schéma n°09 : Organigramme du service étranger de l’agence BADR « 580 » Tizi-
Ouzou

Chef de service

Section
Section guichet Section Section
domiciliation et
et divers transfert credoc/remdoc
appurement

Source : Document interne BADR

1.4.3. Relations du service étranger

A-Relations internes

1- Relations fonctionnelles

Elles consistent en son rattachement aux autres services de l’agence tel que le service
caisse et crédit. Le premier lui est indispensable pour la comptabilisation des provisions et
commissions, les transferts ainsi que les opérations de change manuel.

Quant au second, il lui permet l’octroi de crédits par signature (caution et aval), l’ouverture
de lignes de crédits pour le financement des contrats et marchés ainsi que les garanties
bancaires usuelles dans le commerce extérieur.

2- Relations hiérarchiques

Le service étranger est sous la direction du chef de service qui est lui-même soumis à la
supervision du directeur d’agence. Ce service est en liaison permanente avec la direction
des opérations avec l’étranger marquée par l’échange fréquent d’informations et

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documents. Toute action qui met en relation l’agence avec ses correspondants étrangers
doit transiter par cette direction.

B- Relations externes

Le service étranger collabore avec d’autres institutions à savoir les institutions suivantes :

1- La banque d’Algérie

Le service doit appliquer toutes les directives (règlements, instructions, listes d’interdits à
la domiciliation…etc.) que lui communiquent les services de la banque d’Algérie.

2- Le ministère des finances

Pour les dispositions prévues pour les opérations d’importants et d’exportation, notamment
l’obtention des listes des produits autorisés ou prohibés à faire l’objet d’une transaction
commerciale avec l’étranger.

3- L’administration des douanes

Pour le contrôle des flux physiques relatifs aux opérations du commerce extérieur.

4- Les correspondants étrangers


Pour le traitement de la plus part des opérations.

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Section 02 : Effet du crédit documentaire sur les importations


algériennes.

La croissance des niveaux d’importations que l’Algérie a connaît durant les


dernières années notamment en 2008, une envolé des niveaux d’importations des bien
et services par apport à 2007, soit une augmentation positive de 42,87%, la facture
d’importation est passé de 27milliads de dollars en 2007 à 39 milliard de dollars en
2008. Cette augmentation des niveaux d’importation a affecté d’une façon négative sur
la balance commerciale du pays par la suite.

Pour freiner cette croissance expansive des importations, le gouvernement dans


L’article 69 de la loi de finance complémentaire 2009, rend obligatoire le paiement des
importations par le crédit documentaire, « le paiement des importations s’effectue
obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire »

Dans ce qui suis, nous allons essayer d’apporter des réponses à cette démarche
pris pas le gouvernement et à quelle points le crédit documentaire a freiner les
volumes des biens et services importer durant les années 2010 à 2015.

Dans cette sphère, nous allons étudier l’évolution des importations algériennes
avant et après la promulgation de la loi qui rend le crédit documentaire comme le seul
moyen de paiement des importations.

2.1. Le volume des importations Algérienne entre 2003 et 2009.

Nous allons illustrer l’évolution des importations algérienne durant les années
2003 à 2009, c’est-à-dire avant la promulgation de la loi de finance 2009

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Tableau n°08 : évolution des importations algériennes entre 2003 et 2009

Unité : millions USD

Années 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009


Montant des
importations 13534 18308 20357 21456 27631 39479 39294

Source : élaboré par nous même à partir des données de la direction des douanes et
CNIS

Graphe n°01: courbe d’évolution des importations algériennes entre 2003 et 2009

Les importations
45000
40000
35000
30000
25000
20000 Les importations

15000
10000
5000
0
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009

Observation :

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D’après ce graphe en remarque, la croissance énorme des importations qu’a connaît
cette période, on constate une augmentation passant de 13534 million USD en 2003 à
39294 million USD en 2009, soit une augmentation de 190%.

Cette augmentation représente un effet négatif pour l’économie du pays et sur la


balance commercial en particulier.

2.2. Structure des importations algériennes entre 2010 et 2015 :

Après avoir jeté l’œil sur l’évolution des importations algériennes durant la période
2003 à 2009, nous allons étudier la structure et l’évaluation des importations après la
mesure prise par le ministère des finances qui consiste en « le paiement des importations
s’effectue obligatoirement au moyen du seul crédit documentaire »1

1
Loi de finance complémentaire 2009
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Tableau 09 : évolution des importations en Algérie par groupe d’utilisation
durant la période 2010 à 2015

Unité : millions USD

Année 2010 2011 2012 2013 2014 2015


Groupes
D’utilisation
Alimentation 6058 9850 9022 9580 11005 9316
Energie et lubrifiants 955 1164 4955 4385 2879 2376
produits bruts 1409 1783 1839 1841 1891 1560
demi-produits 10098 10685 10629 11310 12852 12034
biens d'é[Link]. 341 387 330 508 658 664
biens d'é[Link]. 15776 16050 13604 16194 18961 17076
biens de conso. 5836 7328 9997 11210 10334 8676
Total 40473 47247 50376 55028 58580 51702

Source : élaboré par nous même à partir des données de la direction des
douanes et CNIS (2016).

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Tableau n°10 : évolution en pourcentage des importations par groupe d’utilisation :

Année 2010 2011 2012 2013 2014 2015


Groupes
D’utilisation
Alimentation 14,97% 20,85% 17,91% 17,41% 18,79% 18,02%
Energie et lubrifiants 2,36% 2,46% 9,84% 7,97% 4,9% 4,6%
produits bruts 3,48% 3,77% 3,65% 3,35% 3,2% 3 ,00%
demi-produits 24,95% 22,62% 21,10% 20,55% 21,9% 23,28%
biens d'é[Link]. 0,84% 0,82% 0,66% 0,92% 1,12% 1,28%
biens d'é[Link]. 38,98% 33,97% 27,00% 29,43% 32,37% 33,00%
biens de conso. 14,42% 15,51% 19,84% 20,37% 17,64% 16,78%
Total 100% 100% 100% 100% 100% 100%

Source : élaboré par nous même à partir des données de la direction des
douanes et CNIS (2016).

Observation :

La valeur totale des importations algériennes ont augmentés durant la période 2010 à
2015 passants d’une valeur totale de 40473 millions USD en 2010 à 51702 millions USD
en 2015, soit une augmentation positive de 27,74%.

- Alimentation :

La facture alimentaire passe de 6058 millions USD durant l’année 2010 à 9316
millions USD en 2015, sois une augmentation de +65,02%.

- Energies et lubrifiants :

Passant d’une valeur totale de 955 millions USD en 2010 à 2376 millions USD en
2015, soit une augmentation énorme de +148,8%.

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- Produits brutes :

La facture des produits brute passe de 1409 millions USD en 2010 à 1560 millions
USD en 2015, soit une légère augmentation de +10,71%.

- Demi-produits :

Passant d’un montant de 10098 millions USD en 2010 à 12034 millions USD en
2015.

- Biens d’équipements agricoles :

La facture des biens d’équipement agricoles a connu une augmentation passant


d’une valeur totale de 341 million USD en 2010 à 664 million USD en 2015, soit une
augmentation positive importante de 94,70%

- Biens d’équipement industriels :

Passant d’une valeur de 15 7776 millions USD à 17076 million USD en 2015.

- Biens de consommation :

La facture des biens de consommations a augmentés, passant de 5836 millions USD


à 8676 millions USD en 2015, soit une augmentation de + 48,7%.

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Graphe n°2: volume totale des importations algériennes entre les années 2010 et
2015 en millions USD.

volume des importation 2010-2015


70000

60000

50000

40000

30000

20000

10000

0
2010 2011 2012 2013 2014 2015

Graphe n°3: Courbe d’évolution des importations algériennes entre les années
2010 et 2015

70000

60000

50000

40000

30000

20000

10000

0
2010 2011 2012 2013 2014 2015

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2.3. Analyse des résultats

D’après l’étude faite en constate que :

- Le niveau d’importations ne cesse d’augmenter durant la période 2010 à 2014


Passant de 40 473 millions USD en 2010 à 58580 millions USD en 2014, soit une
augmentation importante de +44,7%
- Comme la courbe d’évolution des importations algériennes le montre, les biens et
services importés ont connus une baisse par apport aux années 2013 et 2014, soit
une baisse négative de 6% et 11,7% respectivement. Cette baisse est justifié par la
baisse du cours du pétrole et la chute du de la monnaie national ce qui a freiné un
peut les niveaux d’importations dans quelques secteur comme l’automobile et les
produits alimentaire.
- Globalement, si en comparants les niveaux d’importation entre les deux périodes,
on peut dire que y’avais aucune amélioration.

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Section 03 : Traitement d’un dossier de Credoc a


l’importation au sein de la BADR « agence 580 Tizi-Ouzou).

Le dossier que nous avons choisis de traiter, est une opération d’importation des
boissons énergisantes (cannetes a 50 cl), le moyen de paiement est le crédit documentaire :

Il s’agit d’une entreprise algérienne (SARL PRESTALIS) qui est spécialisé dans
l’importation des produits liée à l’agroalimentaire et l’importation des produits non
alcoolisé, elle a signé un contrat d’achat d’une marchandise avec un fournisseur français
(SARL Saint-Omer).

Avant d'entamer l'étude et l'analyse du cas retenu, nous avons jugés nécessaire de
présenter le contenu de ce contrat vu le rôle important qu'il leur soit attribué.

3.1. Identification des parties contractantes


3.1.1. Identification de l’importateur

Il s’agit d’une entreprise algérienne (SARL Prestalis) ayant son siège social à la
ville de Tizi-Ouzou. Algérie.

Elle est domiciliée à la BADR agence 580, Tizi-Ouzou.

3.1.2. Identification de l’exportateur

C’est la société française (SARL Saint-Omer) ayant son siège social au Pas-de-
Calais, France.

Elle est domiciliée à la CIC Paris FR

3.1.3. Objet du contrat

Le contrat a pour objet la fourniture d’une marchandise (boissons énergisantes,


cannettes de 50cl).

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- Le donneur d’ordre : SART Prestalis
- Banque domiciliataire : BADR, agence 580 Tizi-Ouzou.
- banque émettrice : BADR
- Le bénéficiaire : SARL Saint-Omer
- Banque confirmatrice : CIC France

Le contrat est signé le 23-06-2016 entre les deux parties, il stipule que :

- Le prix de la marchandise est fixé a un montant qui s’élève à : 279 504,48 EUR.
- Incoterms utilisé : CFR
- Lieu de destination : port de Bejaia
- Les conditions du règlement : paiement par lettre de crédit irrévocable et
confirmé.

3.2. L’ouverture du dossier de domiciliation au sein de la BADR, agence 580

Après avoir fait son inscription sur le site web de la BADR, la (SARL prestalis) a
eu un mot de passe qui lui a permis par la suite de faire une pré domiciliation. Suite à
l’étude de son dossier et s’assurer de la non interdiction du client en question (SARL
Prestalis) de domiciliation. Le 27-07-2016, la DGAOI (Direction General adjointe des
opérations a l’international) de la BADR adresse à son client un avis d’acceptation (voir
annexe 01) concernant la facture CDV2923062816.

Le gérant de la SARL Pestalis se présente après quelques jours au sein la BADR


agence (580) Tizi-Ouzou afin de faire une demande d’ouverture d’une domiciliation
munis des documents suivant :

- L’imprimé de l’avis d’acceptation reçu par la DGAOI. (annexe 01)


- Une facture proforma CDV29-23062016(annexe 03)
- Une demande de domiciliation d’une importation de marchandises. (annexe 05)
- Une attestation de risque de change.* (annexe 04)

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- Une attestation de la taxe de domiciliation bancaire sur une opération d’importation
(annexe 2).
- Un engagement d’importation (annexe 6).
- Une carte d’identification fiscale. (annexe 07).
- Une copie du registre de commerce. (annexe 08).

*la SARL Prestalis dégage la BADR du risque de change éventuel, c’est à dire si le
taux de change augmente cette augmentation sera répercuter sur la SARL Prestalis

Après avoir reçu les documents exigés citer ci-dessus, l’agent chargé de la
domiciliation vérifie leur conformité, c'est-à-dire la conformité des signatures et de
l’opération avec la réglementation des changes et du commerce extérieur, par la suite il va
procéder a l’attribution d’un numéro de domiciliation qui est le suivant :

BANQUE DE L’AGRICULTEURE ET A. L .E
DU DEVELOPPEMENT RURAL TIZI-OUZOU 580

DOMICILIATION IMPORT
15 04 02 2016 3 10 00008 EUR
TIZI-OUZOU LE : 03 aout 2016

Apres l’attribution de ce numéro de domiciliation, le banquier de l’agence


enregistre l’opération d’ouverture sur le registre de domiciliation et sur le système
d’information, et débité le compte de la (SARL Prestalis) du montant des commissions et
taxes relative à l’ouverture de la domiciliation qui s’élève à :

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Désignation Montant
Commission de domiciliation 3000 DA
TVA (19%) 570 DA
Total de commissions en TTC 3570 DA

Débit : compte client en DZD 3570,00 DA


Crédit : compte commissions sur commerce extérieur 3000,00 DA
Crédit : TVA collectée 570,00DA

En fin le dossier domicilié sera classée dans une fiche de contrôle (annexe 09) pour
le suivi et la gestion jusqu'à l’apurement qui sera ensuite envoyé à la Banque d’Algérie
comme le prévoit la réglementation.

L’agent remet à la (SARL Prestalis) un exemplaire de la facture dûment domiciliée.

3.3. Ouverture du crédit documentaire à l’import

Après avoir effecteur la domiciliation, le gérant de la (SARL Prestalis) se présente


à la BADR 580 et il demande à son banquier d’ouvrir une lettre de crédit en faveur de son
fournisseur (SARL Saint-Comer).

L’importateur a présenté les documents nécessaires suivants pour effectuer


l’ouverture de la lettre du crédit :

- La facture pro forma CDV29-23062016 domiciliée (annexe 3).


- La demande d’ouverture de crédit documentaire qui est rempli de la façon
suivante par le client : (annexe 10)

Nom et l’adresse du donneur d’ordre : (SARL Prestalis, Tizi-Ouzou)


Nom et adresse du bénéficiaire : (SARL Saint-Omer 9 Rue Edouard Devaux-BP
90190 62504Saint-Omer).
Nom de l’agence bancaire de domiciliation : (agence BADR Tizi-Ouzou 580)

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Montant et devise (en chiffre et en lettre) : 279 504,48 euros (Deux Cent Soixante
Dix Neuf Mille Cinq Quatre euros et 48cts)
Nom de la banque confirmatrice ou notificatrice : CIC BANQUE PARIS FR
Forme du crédit : irrévocable
Date et lieu de validité : 30/10/2016, FRANCE
Mode de réalisation du crédit : a vue
Condition de livraison : CFR, au plus tard le 09/10/2016 de PORT de Marseille à
destination de PORT de Bejaia
La description des marchandises / services : boissons énergisante, cannete 50cl,
selon la facture CDV29-23062016 du 23/06/2016

Documents requis par pli cartable :

- 01 connaissement original à l’ordre de la BADR notifie ordonnateur.


- 03 factures définitives
- Certificat d’origine
- Certificat d’analyse
- Certificat de conformité (producteur)
- EX1
- EUR1
- Liste de colisage
- Fiches technique

Documents requis par canal bancaire :

- 02 connaissements originaux à l’ordre de la BADR notifie ordonnateur.


(Annexe 13)
- 03 factures définitives
- 01 copie de Certificat d’origine
- 02 copies Certificat d’analyse
- 02 copies Certificat de conformité (producteur)
- 01 copie EX1
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- 01 copie EUR1
- 01 copie Liste de colisage
- 03 copies Fiches technique

Transbordement : interdits.
Expéditions partielles : interdits.
Date de présentation des documents. Dans les 21 jours après la date d’expédition.
Assurance couverte par : ordonnateur
Frais et commission : les frais en Algérie sont a la charge de l’ordonnateur et en
dehors d’Algérie à la charge du bénéficiaire.
L’achat de devise : le risque de change est supporté par l’importateur (SARL
Prestalis).
Une fois cette demande est remplis le client doit préciser le lieu et date : Tizi-Ouzou
LE 02/08/2016, ainsi que sa signature et son cachet.

À la réception de la demande d'ouverture dûment remplie et signée par la (SARL


Prestalis), l'agent veille et sous sa responsabilité à la conformité de la demande avec les
règles et usances uniformes, d'une part, et au respect de la réglementation algérienne du
commerce extérieur et des changes en vigueur, d'autre part.
Le banquier atteste que le client (SARL Prestalis) enregistre aucun un impayé
(attestation D’impayé, annexe 11), constitue et valide la PREG ( annexe 12), sachant que
ce dernier accuse la réception d’une copie et une autre pour la banque, ensuite faire avis de
débit sur le compte du client (SARL Prestalis) du montant de la PREG, enregistre
l’ouverture du Credoc sur répertoire avec un numéro d’ordre chronologique et établie une
chemise de crédit documentaire ET7 (annexe 13)

La procédure de comptabilisation :

Le crédit est margé à 100%


Le client provision a 103% du montant du crédit, 100% le prix de la marchandise et
3% une marge de sécurité pour le risque de change.
Montant de l’opération EUR : 279 504,48

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Montant de la PREG : 103%
Taux de change : 122,6724 le 03-08-2016
Montant de la PREG en DZD : 35317000,00 DZD

Prélèvement des commissions d’ouverture, engagement et taxe:

Total des commissions (fixe) = Commission d’ouverture (fixe) + Frais SWIFT*


= 5000 +1000 = 6000 DZD
Commissions d’engagement représente 0,25% de la somme de provision reçu en
garantie
Commission d’engagement = 35317000,00* 0,0025= 88292,5 DZD
Total des commissions = 5000 DA +1000 DA+88292,5 = 94 292,5 DZD
Taxes : 94 292,5* 0,19 = 17915,575 DZD

Débit : compte client : 112 158,075 DZD

Crédit : commissions : 94 242,5 DZD

Crédit : TVA collecté : 17915,575 DZD

Les commissions ne sont pas remboursables. (Irrévocable)

*Les frais Swift dans ce cas s’élevé à : 1000 DZD, puisque il sera envoyé en Europe
(la banque correspondante est situé en Europe). BRED BANQUE PARIS FR

L’engagement :

Débit : client débiteur par Credoc : 35317000,00 DZD

Crédit : Credoc import : 35317000,00 DZD

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La constitution de la provision :

Débit : compte client : 35317000,00 DZD

Crédit : provision reçu en garantie pour Credoc : 35317000,00 DZD

La banque débite le compte de (la SARL Prestalis) du montant global des


commissions 112 158,075 DZD, plus du montant de la PREG 35317000,00 DZD. D’une
valeur débité total de :

35317000,00 DZD +112 158,075 DZD=35429158,075DZD

3.4. Emission du crédit documentaire

Une fois que l’ouverture du Credoc est validé et la provision est constitué, l’agent de
la BADR 580 établie un bordereau d’envoie et le transmet à la DGAOI ;

Cette dernière vérifie la conformité des documents, elle les valides et procède à la
transmission de la lettre de crédit par un message SWIFT MT700 (annexe 14) à sa
banque correspondante BRED BANQUE POPULAIRE, PARIS FR, celle-ci avise
l’exportateur(SARLSaint-Omer) de l’ouverture du crédit à son profit par le biais de ça
banque CIC BANQUE PARIS FR .

Le message SWIFT envoyé par la BADR contient toutes les clauses et conditions du
contrat effectué entre la (SARL Prestalis) et la (SARL Saint-Omer).

3.5. La réalisation du Credoc

Après avoir était informé d’un crédit documentaire ouvert à son nom, le 03-09-2016
La (SARL Saint-Omer) procède a l’expédition des marchandises (Boissons énergisantes,
cannete de 50cl), rassemble les documents exigés et les remet à ça banque (CIC Paris

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FR), cette dernière les envois à la BRED BANQUE POPULAIRE, PARIS FR, qui est la
banque correspondante de la BADR.

La BRED BANQUE POPULAIRE, PARIS FR, vérifie la conformité des


documents, leurs concordances et compatibilité avec les conditions mentionnées dans le
SWIFT MT700, puis elle les envoie à la banque émettrice (BADR) dans un délai qui ne
dépasse pas les 21jour de la date d’expédition des marchandises (03-09-2016)

La BRED BANQUE POPULAIRE, PARIS FR crédite le compte de la (CIC


BANQUE PARIS FR) du montant du crédit qui est de 279 504,48 EUR, cette dernière
paie l’exportateur (SARL Saint-Omer) après la déduction des frais et commissions.

A l’arriver des documents, la BADR procède à leur vérification s’ils sont conformes
aux stipulations du crédit, domicile la facture commerciale, endosse le connaissement.
(Dans notre cas les documents sont jugé conformes).

Entre temps quand la marchandise est parvenue au port de Bejaia, le gérant de la


(SARL Prestalis) à récupérer le pli cartable qui lui été délivré par le capitaine de bord et il
s’est présenté à la BADR, agence 580 pour que cette dernière lui endosse le connaissement
(annexe 15) à son nom afin qu’il puisse dédouaner ça marchandise. Les services des
douanes délivre un exemplaire « D10 déclarant » au client lors de la prise en possession
de la marchandise et fais parvenir un exemplaire « D10 banque»

la DGAOI envoie la formule 4 pour achat de devise auprès de la Banque d’Algérie,


le 21-09-2016 la Banque d’Algérie fais retourner la même formule 4 (annexe 16) à la
DGAOI, un montant de prélèvement de 279 504,48 EUR, un cours de change de 122,6724
(le même cours appliqué le jour de la constitution de la provision).

Après 5jours, le 26-09-2016 le compte de la BADR à l’étranger débité du montant


de la marchandise qui est de 279 504,48 EUR, un avis de débit était envoyé par la BRED
BANQUE POPULAIRE, PARIS FR à la BADR sous forme d’un SWIFT (annexe 17).

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3.6. Apurement du dossier de domiciliation

L’agent chargé de la domiciliation au sein de l’agence 580 procède à l’apurement


du dossier, après 3mois de la date de valeur du transfert d’argent (date valeur inscrite dans
le SWIFT) qui est le 26-09-2017, la banque n’a pas encore reçu le document douanier D10
pour procéder à l’apurement du dossier, le 03/01/2017 adresse deux demande du document
douanier D10, l’une pour le gérant de la (SARL Prestalis) exemplaire déclarant (annexe
19), l’autre pour la Direction Des douanes Algériennes, Bejaia PORT exemplaire Banque
(annexe 20), cette dernière et après quelques jour, envoie le D10 exemplaire banque
(annexe 18) pour l’agence .

A cet instant, tous les documents exigés pour l’apurement sont à la possession de
l’agent chargé de la domiciliation :

- Facture commercial domicilié (annexe 21).


- SWIFT (annexe 17).
- Formule 4 (annexe 16).
- Document douanier banque (D10) (annexe 18).
- Le connaissement (Bill of Lading) (annexe 15).

On constate que :

Le montant du des flux physique = montant du flux réel

Montant de la Formule 4 =le montant d D10 banque


Dossier dossier

Apuré

279 504,48 = 279 504,48

le 31-01-2017 l’agent chargé de la domiciliation fais une déclaration du dossier apuré


à la Banque d’Algérie.

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3.7. Analyse des résultats

L’étude de ce dossier nous permet d’arriver à quelques remarques :

- L’importateur (SARL Prestalis) et l’exportateur (SARL Saint-Omer) ont opté


pour un crédit documentaire irrévocable et confirmé lors des négociations, ce qui a
aboutis à la satisfaction des deux parties en particulier l’exportateur qui a sécurisé
son paiement une fois qu’il a expédié ça marchandise.
- L’exportateur a respecté ses engagement puisqu’il à fournis des documents jugés
conformes, il a aussi expédié la marchandise dans les conditions et délai du contrat.
- Le client prend possession de sa marchandise commandé, une fois que la banque lui
débité son compte.
- Les banques impliquées (BADR, BRED BANQUE et la CIC) ont joués un rôle
important pour la réalisation de la transaction, elles ont veillés sur le dossier et sous
leurs responsabilité (commençant par de la phase de domiciliation passant par
l’ouverture et l’émission de crédit et enfin l’apurement du dossier).
- On à constater aussi le nombre important de document spécifique à chaque étape
que le crédit documentaire a nécessitée.

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| Le déroulement du crédit documentaire au sein de la BADR, agence 580 Tizi-Ouzou |
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Remarques et suggestions

D’après notre étude sur les importations algériennes et durant notre stage effectué au
sein de la BADR en a constaté quelques remarques concernant le crédit documentaire.

Dans un premier lieu, en va énumérer ces remarques, par la suite en tenterons d’apporter
des suggestions afin d’améliorer la procédure du crédit documentaire.

Les remarques :

- La généralisation du crédit documentaire sur les opérations d’importations imposé


par la loi de finance complémentaire 2009 n’a pas pu freiner les quantités des
importations, on a enregistré une augmentation positive des importations de
27,74% de 2010 à 2015.
- depuis la promulgation de la loi, elle a était régulièrement critiqué que ça sois par
les experts économiques ainsi que dans le milieu des patronats, ces derniers
reproche l’instauration d’une loi qui les obliges à payé plus pour la réalisation de
leurs transaction en termes de commission et frais relative au crédit documentaire,
ainsi que la prolongation des délais, le Crédit documentaire est une procédure lente.

Tout au long de notre étude et durant la période de stage effectué au sein de la BADR,
on a conclu :

- A quel niveau la procédure de crédit documentaire est efficace pour la réalisation


des opérations internationaux et établir des liens de confiance entre l’importateur et
l’exportateur vu que leurs intérêts sont opposés, le vendeur voudrai êtres payé tôt
et expédie tard, l’acheteur aimerai recevoir ça marchandise tôt et payé tard.
- Le crédit documentaire représente une sécurité pour ces utilisateurs.
- L’utilité du crédit documentaire s’attache au fait qu’il est un instrument de contrôle
et de sécurité juridique pour les intervenants. Comme sa présentation détaillée a pu
le démontrer.

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- L’exportateur se retrouve avec un risque zéro, il est protéger contre le risque
politique et commercial, il assure le paiement de ça marchandise s’il respecte les
conditions du contrat ainsi que la conformité des documents.
- La banque émettrice sécurise son remboursement toute en exigeant un
connaissement à son ordre.
- D’autre part, la technique de crédit documentaire est jugé très complexe et ça
réalisation nécessite beaucoup de temps ainsi que la métrise des déférents aspects,
éléments essentiels et prendre des précautions afin d’éviter de tomber dans des
obscurités et des mal entendu entres les différents agents économique contractants.
- Le crédit documentaire est jugé très couteux par les clients, vu le nombre de
commissions et taxes que ce dernier est obligé de supporter surtout quand il s’agit
d’un Credoc confirmé.
- Pour l’importateur, les marchandises peuvent ne pas être conformes à la
commande pour cela, il peut faire jouer en sa faveur une garantie de bonne fin.
- le rôle important de la banque en matière d’ouverture au monde extérieur et aux
opérations du commerce international.
Au niveau de la BADR agence 580 nous avons constatés certaines insuffisances et
réalités relatives a la mise en place et pratique de la technique de crédit documentaire que
nous allons illustrer par les points suivants :
- Absence d’organisation et encombrement du personnel au sein du département
« Etranger marchandise ».
- Manque d’effectif vu le nombre de dossier traité et reçu par le département chaque
jour.
- Présence de beaucoup de paperasse, et de documents qui encombrent le
département.
- Absence d’un système d’information international fiable qui permet de se
renseigner rapidement sur la qualité des fournisseurs étrangers et leurs banques
notificatrices, ce qui implique des engagements risqués et qui peuvent être évités à
la première demande d’ouverture.
- Un taux élevés de personnels incompétent.

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- Les frais relatifs au Credoc sont très élevés.
- Absence d’un réseau informatique (ex : SWIFT) reliant l’agence directement avec
ces corresponds étrangers, l’agence est obligé de passé par la Direction Général
d’où une lenteur dans le transfert des documents.

Néanmoins les conditions d’élaboration de cette étude, la confidentialité et la


difficulté d’accès aux informations.

Suggestions :

A partir des remarques qu’on a illustrées ci-dessus, nous allons essayer d’apporter
quelques suggestions et recommandations :

- L’objectifs de réduire les importations nécessite toutes une réforme économique et


stratégique dans un pays qui importe quasiment tous ces produits, il faut appliquer
un programme qui rendra l’économie du pays indépendante des hydrocarbures qui
représente la quasi-totalité des recettes.
- La diversification de l’offre productive algérienne.
- La réduction des coûts supportés par les clients ainsi que le temps d’exécution du
crédit documentaire.
- Offrir plus de flexibilité pour les opérateurs économiques de choisir le mode de
paiement qui convient a leur transaction, cela est justifier par le renoncement du
gouvernement à l’exclusivité du crédit documentaire comme le seul moyen de
paiement des importations.
- Inciter les clients d’évité le crédit documentaire irrévocable et confirmé si il est en
bonne relation économique avec son fournisseur étranger afin de minimisé les
coûts.
- Le crédit documentaire est utilisé dans le cas où l’acheteur et le vendeur ne se
connaisses pas d’où un manque de confiance, il peut être utilisé par obligation dans
certaines zone géographique tel que l’Algérie dans le but de contrôler les changes.

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| Le déroulement du crédit documentaire au sein de la BADR, agence 580 Tizi-Ouzou |
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On ce qui concerne les insuffisances constatés au sein de la BADR, agence 580 et pour
améliorer le crédit documentaire, nos suggestions ce porte sur les points suivants :

- Adopté une démarche marketing afin de montrer à ça clientèle l’importance du


crédit documentaire dans la réalisation de leurs besoins et intérêts économique.
- Décentraliser quelques taches du département « Etranger marchandise » pour
libérer plus d’espace de travaille afin d’augmenter la rapidité d’exécution.
- Recours à des spécialistes et managers polyvalent, qui métrisent les techniques
bancaire, juridique et financières liées au commerce international.
- S’intéresser d’avantage au crédit documentaire électronique, qui représente l’avenir
du commerce international, le (E-Credoc) permettra de gérer les lettres de crédit via
internet dans le but de réduire les coûts de traitement du dossier, offre aussi une
rapidité dans le traitement des sollicitations des clients, la banque pourra
bénéficier d’avantage
- Réaliser des prospectus explicatifs des avantages et inconvénients de chaque mode
paiement, afin d’offrir aux clients la possibilité de choisir au préalable le mode de
paiement qui leur conviens.
- Entretenir son image de marque à travers sa collaboration avec les autres
correspondants étrangers.
- Faciliter les démarches de modification et d’annulation de la lettre de crédit.
- Toutefois, pour accroître la réactivité des agents du service étranger et sa part de
marché pour ce qui est des crédits documentaires, la BADR est incitée à organiser
des séances de formations/séminaires à l'endroit du personnel en particuliers, pour
mettre l’accent sur les évolutions des techniques bancaires et des risques à
l'international. Ces modules de formation devront incorporer des notions de
marketing pour mieux vendre le crédit documentaire.

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103
| Conclusion générale|
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CONCLUSION GENERALE
Tout au long de ce travail « le financement du commerce extérieur par le crédit
documentaire », notre but c’est d’apporter aux lecteurs une meilleure compréhension des
opérations du commerce extérieure en général et le crédit documentaire en particulier.

Cette modeste recherche a permis de mettre en évidence l’importance du Credoc


dans la vie commerciale internationale et à quel point ce mode de paiement a pu satisfaire
les intérêts des deux parties contractuels comme on l’avait démontré dans notre partie
pratique. Le crédit documentaire est le mode de paiement privilégié vu la sécurité qui
procure que ça soit pour le vendeur ou bien pour l’acheteur, il permet alors la création des
rapports commerciaux entre les deux parties.

La technique du Credoc qui constitue le moyen de paiement le plus utilisé. Avec ses
différentes formes, il apporte à l’exportateur l’assurance d’être payé, et à l’importateur
l’assurance d’avoir la marchandise conformément aux clauses du contrat commercial.
D’un autre terme il est considéré comme une meilleure solution pour la satisfaction
des besoins opposés des contractants, car il offre une protection quasiment totale dans le
cas d’un Credoc irrévocable et confirmé, mais ces avantages conduisent à un impacte
négatif sur le coût final de l’opération qui va pénaliser la trésorerie du client.

D’après l’étude faite sur la lettre de crédit ouverte par l’importateur algérien en
faveur du fournisseur français :
- La première hypothèse posé au début qui consiste à « Le choix du crédit
documentaire comme solution pertinente entre les parties contractuels
(importateur et exportateur) » est affirmé comme le traitement du dossier a pu le
montrer, les deux parties contractuels ont était satisfait, l’exportateur à reçu le
paiement suite à l’expédition de la marchandise et la présence des documents
conformes, l’importateur pour ça part, il a reçu ça marchandise dans les délais et
conditions du contrat.

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104
| Conclusion générale|
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- La deuxième hypothèse « Le Credoc représente une garantie en matière de
sécurité même pour les banques qui s’y engage » est affirmé puisque les banques
intervenantes ont sécurisé leur engagement vis-à-vis de leur client, si l’exportateur
ne respecte pas les conditions du contrat il n’encaissera pas le paiement de ça
marchandise. La banque émettrice n’endosse pas le connaissement au nom du client
si ce dernier ne paie pas la marchandise.

L’imposition du crédit documentaire comme le seul moyen de paiement des


importations en 2009, le gouvernement voulait par cette stratégie donner un coup de frein à
la facture d’importations et contrôler les changes, mais contrairement à ce que le tableau
des importations durant les années 2010 à 2015 le montre, les importations algériennes
n’ont pas connus une baisse ce qui justifié la suppression de cette mesure.

- La troisième hypothèse qui consiste à « Le crédit documentaire n’a pas pu freiner


les quantités des biens et services importés par les algériens » est affirmé suite à
l’étude des importations algériennes durant les années 2010-2015 qui n’a pas connu
une amélioration par apport aux années précédentes.

En effet, en ne voit pas comment un moyen de paiement sera capable de résoudre un


problème économique de cette ampleur.

En fin, L'intensité des échanges internationaux a nécessité la mise en place de


nombreuses procédures parfois assez complexes visant à préserver les intérêts des
différentes parties impliquées. Les relations et les interventions qui étaient à l'origine
bilatérales, (acheteur vendeur) sont devenues multilatérales (acheteurs, producteurs,
vendeurs, banques, assurances, transporteurs, douanes etc.).

Nous n'avons donc pas la prétention d'avoir épuisé la problématique posée Le


problème reste encore ouvert, c'est pourquoi nous souhaitons que l'étude soit plus
approfondie et mieux étayée.

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105
LISTE DES ABREVIATIONS
Incoterms: International Commercial Terms.
CCI: Chambre De Commerce International.
Exw: Ex Works.
CPT: Carriage Paid To.
CIP: Carriage And Insurance Paid To.
Dat: Delivered At Terminal.
DAP: Delivered At Place.
DDP: Delivered Duty Paid.
FAS: Free Alongside Ship.
FOB: Free On Board.
CFR: Cost And Freight.
CIF: Colt Insurance And Freight.
DES: Delivered Ex Ship.
DDU: Delivered Duty Unpaid.
DAF: Delivered At Frontier.
DAP: Delivered At Place On Rendu Au Lieu De Livraison.
DEQ: Delivered Ex Quary.
DAT: Delivered At Terminal On Rendu Au Terminal.
LTA: Lettre De Transport Arienne
SWIFT: Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication.
L/C: Lettre de Crédit.
RUU: Règles et Usances Uniformes.
C.I : Commerce International.
SBF : Sauf Bonne Fin.
BADR : Banque de l’Agriculture et du Développement Rural.
TVA : Taxe sur Valeur Ajouté
BA : Banque d’Algérie
DGAOI : direction général adjoint des opérations à l’international
CNIS : centre national des l’information et des statistiques

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106
Liste des tableaux
Tableau n°01 : Les dernières modifications des incoterms ……………………………14
Tableau n°02 : les documents selon le mode de transport. ……………………………17
Tableau N°03 : Forme du connaissement. …………………………………………….18
Tableau n°04 : le numéro de domiciliation des importations………………………….25
Tableau n°05 : le numéro de domiciliation des exportations. ………………………...28
Tableau n°06: représentation des différents cas de déclaration après l’apurement……30
Tableau n°07 : les commission et couts du crédit documentaire supportés par
l’importateur et l’exportateur……………………………………………………………65
Tableau n°08 : évolution des importations algériennes entre 2003 et 2009…………...82
Tableau n°09 : évolution des importations en Algérie durant la période 2010 à 2015...84
Tableau n°10 : évolution en pourcentage des importations par groupe d’utilisation
2010-2015……………………………………………………………………………….85

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107
LISTE DES SCHEMAS
Schéma n°01: Fonctionnement du système SWIFT ……………………………………36
Schéma n°02: Le mécanisme de la traite………………………………………………..39
Schéma n°03: Circuit de la remise documentaire ………………………………………47
Schéma n°04: Crédit irrévocable, confirmé par la deuxième banque…………………..53
Schéma n°05: Opération d’ouverture du crédit documentaire ………………………….55
Schéma n°06: Crédit documentaire réalisable par paiement a vue …………………….57
Schéma n°07: Crédit documentaire réalisable par acceptation…………………………58
Schéma n°08: Organisation de l’agence BADR « 580 » Tizi-Ouzou……………………77
Schéman°09: Organigramme du service étranger de l’agence
BADR « 580 » Tizi-Ouzou……………………………………………………………….79

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108
LISTE DES GRAPHES
Graphe n°01: courbe d’évolution des importations algériennes entre 2003 et 2009……82

Graphe n°02: volume totale des importations algériennes entre les années 2010 et 2015 en
millions USD……………………………………………………………………………...87

Graphe n°03: Courbe d’évolution des importations algériennes entre les années 2010 et
2015………………………………………………………………………………………..87

_________________________________________________________________________
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109
BIBLIOGRAPHIE
Les Ouvrages :

- GHISLAIN Legrand, HUBERT Martini, Techniques du commerce international,

édition dunod, paris, 2002.

- ALAIN Sanchez, gestion des risques et financements des opérations de commerce à

l’international, cnan, Paris, 2008.

- S HADDAD, le crédit documentaire, édition pages blues, 2009,

- GHISLAIN Legrand, HUBERT Martini, Management des opérations de commerce

international, 4ème édition – Dunod, Paris, 1999.

- MICHEL Rainelli, le commerce international, 9éme édition-paris : la découverte,

2003

- PEYRED Josette, gestion financière internationale, 4eme édition, vuibert, paris,

1999.

- NAJI Jammal, commerce international : mondialisation, enjeux et applications,

2éme édition, Québec, 2009,

- CHRCHEM Mohamed ; « Système de paiement de masse », Edition : SIBF ; 2005.

- LASARY, «le commerce international». Ouvrage imprimé à compte d’auteur, 2005

- CHEHRIT Kamel, Les crédits documentaires, 2007.

- BOUTOUX Charles ; «Crédit documentaire moyen de paiement international » ;

Edition : DUNOD ; 1970

- CHIBANI Rabah vade –Mecum de l’import-export, ENAG édition 1997

- LASARY, le commerce international, édition Dalloz, Belgique, 2005

_________________________________________________________________________
__

110
- [Link], «Techniques du commerce international» édition Techniplus.

Yvelines, 1995

Les mémoires :

- KEBBAB kawthar, SALHI Sarah, Mémoire de fin d’études. Le financement du

commerce extérieur par le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

- AKKAL Amine, ALLOUT Zoubir, mémoire de fin d’étude, financement du

commerce extérieur, Université A/mira Bejaia, 2003.

- ACHOUI Hayet, HAMADI Ouerdia : Mémoire de fin d’études. Le financement du

commerce extérieur par le crédit documentaire, ENSSEA Promo 2011/2012

Bibliographie Electronique :

- [Link]

- [Link]

- [Link]

- [Link]

- www. BEA_ [Link]

- [Link]

[Link]

Autre Documents :

- Document interne BADR

- Banque d’Algérie – domiciliation des importations

- Le comité européen de standardisation bancaire

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111
LISTES DES ANNEXES
Annexe 01 : L’imprimé de l’avis d’acceptation reçu par la DGAOI.
Annexe02 : Une attestation de la taxe de domiciliation bancaire sur une opération
d’importation.
Annexe 03 : Une facture proforma.
Annexe 04 : Une attestation de risque de change.
Annexe 05 : Une demande de domiciliation d’une importation de marchandises.
Annexe 06 : Un engagement d’importation.
Annexe 07 : Une carte d’identification fiscale.
Annexe 08 : Une copie du registre de commerce.
Annexe 09 : fiche de contrôle.
Annexe 10 : demande d’ouverture de crédit documentaire.
Annexe 11 : attestation d’impayé.
Annexe 12 : attestation de validation de la PREG.
Annexe 13 : chemise de crédit documentaire ET7.
Annexe 14: message SWIFT MT700.
Annexe 15: connaissement BILL OF LADING.
Annexe 16 : formule 4.
Annexe 17 : message SWIFT de paiement.
Annexe 18 : D10 exemplaire Banque.
Annexe 19 : demande du document douanier D 10, exemplaire Déclarant.
Annexe 20 : demande du document douanier D 10, exemplaire Banque.
Annexe 21 : facture commercial domiciliée

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112
Table des matières
promotion 2016-2017 ................................................................................................................ I
Remerciement .......................................................................................................................... II
Résumé ....................................................................................................................................III
Abstract ................................................................................................................................... IV
Sommaire ................................................................................................................................. V
Chapitre 01 : Les éléments fondamentaux des opérations du commerce
extérieur. ............................................................................................................................................. 5
Introduction ................................................................................................................. 5
Section 01 : le contrat commercial international et les incoterms .......................... 6

1.1. Le contrat commercial international ............................................................. 6

1.1.1. Définition d’un contrat commercial international ................................ 6

1.1.2. Conditions de formation du contrat international ................................ 6

1.1.3. Contenu et forme du contrat international ............................................ 6

1.1.4. Les clauses importantes du contrat international ................................. 7

1.2. Les Incoterms ................................................................................................ 8

1.2.1. Définition.............................................................................................. 8

1.2.2. Définition et présentation des différents incoterms ........................... 10

1.2.3. Principales nouveautés des incoterms 2010 par rapport aux incoterms
2000 14

Section 02 : Les documents liés à une transaction internationale ......................... 15

2.1. Les documents de prix ................................................................................ 15

2.2. Les documents de transports ....................................................................... 16

2.3. Les documents d’assurance ........................................................................ 19

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113
2.4. Les documents douaniers ............................................................................ 20

2.5. Les documents divers ................................................................................. 20


Section 03 : La domiciliation bancaire .................................................................... 22

3.1. Définition de la domiciliation bancaire ....................................................... 22

3.1.1. La domiciliation des importations ...................................................... 22

3.1.2. Traitement de dossier de domiciliation des importations :................. 23

3.2. La domiciliation des exportations ............................................................... 27

3.2.1. Définition ........................................................................................... 27

3.2.2. Traitement de dossier de domiciliation des exportations ................... 28

Chapitre 02 : Les instruments et les moyens de paiement à l’international ..................... 32


Introduction ............................................................................................................... 32
Section 01 : Les instruments de paiement à l’international .................................. 33

1.1. Le chèque .................................................................................................... 33

1.1.1. Définition............................................................................................ 33

1.1.2. Les avantages d’un chèque ................................................................. 34

1.1.3. Les inconvénients d’un chèque ......................................................... 34

1.2. Le virement international ............................................................................ 35

1.2.1. Définition ........................................................................................... 35

1.2.2. Les avantages d’un virement international ......................................... 37

1.2.3. Les inconvénients d’un virement international .................................. 37

1.3. La lettre de change ...................................................................................... 37

1.3.1. Définition ........................................................................................... 37

_________________________________________________________________________
__

114
1.3.2. Les avantages d’une traite .................................................................. 39

1.3.3. Les inconvénients d’une traite ............................................................ 39

1.4. Le billet à ordre ........................................................................................... 40

1.4.1. Définition ........................................................................................... 40

1.4.2. Les mentions obligatoires du billet à ordre ....................................... 40

1.4.3. Les avantages du billet à ordre ........................................................... 40

1.4.4. Les inconvénients du billet à ordre ..................................................... 41

Section 02 : Les moyens de paiement à l’international .......................................... 42

2.1. L’encaissement direct .................................................................................. 42

2.1.1. Définition............................................................................................ 42

2.1.2. Les différents types d’encaissement direct ........................................ 42

2.1.3. Avantages d’un encaissement direct .................................................. 44

2.1.4. Inconvénients d’un encaissement direct ............................................. 45

2.2. La remise documentaire .............................................................................. 45

2.2.1. Définition ........................................................................................... 45

2.2.2. Mécanisme de la remise documentaire............................................... 47

2.2.3. Les inconvénients de la remise documentaire .................................... 48

2.2.4. Les avantages de la remise documentaire ......................................... 49

2.2.5. Le coût de la remise documentaire ..................................................... 49

2.3. Le crédit documentaire ................................................................................ 50


Section 03 : Le crédit documentaire ........................................................................ 51
_________________________________________________________________________
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115
3.1. Historique du crédit documentaire .............................................................. 51

3.2. Définition du crédit documentaire............................................................... 52

3.3. Type de crédit documentaire ....................................................................... 52

3.4. Les mécanismes et le déroulement du crédit documentaire ........................ 54

3.5. Les risques du crédit documentaire ............................................................. 60

3.5.1. Risques pour les banques ................................................................... 60

3.5.2. Risque pour les clients ........................................................................ 62

3.6. Crédits documentaire spéciaux ................................................................... 62

3.7. Les avantages du crédit documentaire ........................................................ 63

3.8. Les inconvénients du crédit documentaire .................................................. 64

3.9. Cout du crédit documentaire ....................................................................... 65


Conclusion .................................................................................................................. 66
Chapitre 03 : le déroulement du crédit documentaire au sein de la BADR,
agence 580 Tizi-Ouzou .................................................................................................................... 67
Introduction ............................................................................................................... 67
Section 01 : présentation générale de la banque de l’agriculture et du
développement rural « BADR » ........................................................................................ 69

1.1. Historique et évolution de la BADR ........................................................... 69

1.1.1. Etapes d’évolution de la BADR ......................................................... 69

1.1.2. Le secteur stratégique de la BADR .................................................... 72

1.1.3. Les opérations courantes de la BADR................................................ 73

1.2. Objectifs et missions de la BADR............................................................... 74

1.2.1. Missions de la BADR ......................................................................... 74

1.2.2. Les objectifs de la BADR ................................................................... 75

_________________________________________________________________________
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116
1.3. Organisation de l’agence d’accueil ............................................................. 75

1.3.1. Le Front Office ................................................................................... 75

1.3.2. Le Back Office ................................................................................... 76

1.3.3. Organisation de l’agence .................................................................... 76

1.4. Rôle et organisation du service étranger de la BADR ................................ 77

1.4.1. Place et rôle du service étranger ......................................................... 78

1.4.2. Organigramme du service étranger .................................................... 78

1.4.3. Relations du service étranger ............................................................. 79

Section 02 : Effet du crédit documentaire sur les importations algériennes. ...... 81

2.1. Le volume des importations Algérienne entre 2003 et 2009. ..................... 81

2.3. Analyse des résultats ................................................................................... 88


Section 03 : Traitement d’un dossier de Credoc a l’importation au sein de la
BADR « agence 580 Tizi-Ouzou). ...................................................................................... 89

3.1. Identification des parties contractantes ....................................................... 89

3.1.1. Identification de l’importateur ............................................................ 89

3.1.2. Identification de l’exportateur ............................................................ 89

3.1.3. Objet du contrat .................................................................................. 89

3.2. L’ouverture du dossier de domiciliation au sein de la BADR, agence 580 90

3.3. Ouverture du crédit documentaire à l’import .............................................. 92

3.4. Emission du crédit documentaire ................................................................ 96

3.5. La réalisation du Credoc ............................................................................. 96

3.6. Apurement du dossier de domiciliation ...................................................... 98

3.7. Analyse des résultats ................................................................................... 99


_________________________________________________________________________
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117
Remarques et suggestions ...................................................................................... 100
Conclusion générale ............................................................................................................. 104
Liste des abréviations........................................................................................................... 106
Liste des schémas ................................................................................................................. 108
Liste des graphes .................................................................................................................. 109
Bibliographie ........................................................................................................................ 110
Listes des annexes................................................................................................................. 112

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118

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