Mécanique du Point Matériel en Physique
Mécanique du Point Matériel en Physique
Physique I
(Cours)
Polycopié
Présenté par
Première année LMD
Maitre de Conférences
2015-2016
Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique
Cours de
Physique I
Présenté par
Dr. Miloud ZERROUKI
Maitre de Conférences
I.1.1. Définition
Une grandeur est une caractéristique physique, chimique ou biologique qui peut être
mesurable ou repérable. Elle peut être de nature scalaire ou vectorielle.
I.1.2. Grandeurs physiques mesurables : une grandeur physique est mesurable s’il est possible
de définir l’égalité et l’addition de deux grandeurs de son espèces, et s’il est possible aussi de
lui associer une valeur numérique.
Exemple
On mesure les grandeurs :
scalaires :
longueur l
masse m
température T ( mesure microscopique à l'échelle Kelvin T)
vectorielles :
vitesse v
accélération γ
force F
1
=5
è
Les autres grandeurs sont des grandeurs dérivées comme par exemple :
le volume : (longueur)3
la masse volumique : (masse)/(longueur)3
la fréquence : 1/temps
la quantité d'électricité : (intensité du courant électric)x(temps)
le coefficient de dilatation linéaire : 1/(température thermodynamique)
le volume molaire : (longueur)3/(quantité de matière)
la luminance : (intensité lunimeuse)/(longueur)2
etc..
l'angle plan
l'angle solide
G = (valeur réelle)x(unité)
2
Exemple
- Longueur : l’unité de base SI de longueur est le mètre (m). Le mètre est la longueur qui
égale à 1650 763,73 fois la longueur d’onde, dans le vide de la radiation correspondant à la
transition entre les niveaux 2p10 et 5d5 de l’atome de Krypton 86.
- Masse : l’unité de base SI de masse est le Kilogramme (Kg). Le Kilogramme est la masse du
prototype en platine, qui a été sanctionné par la conférence générale des Poids et Mesures,
tenue à Paris en 1889, et qui est déposé au BIPM (Bureau International des Poids et Mesures :
il est hébergé au Pavillon de Breteuil à Sèvres, dans le Parc de Saint-Cloud près de Paris).
-Temps : l’unité de base SI de temps est la seconde (s). La seconde est définie comme étant la
durée de 9 192 631 770 périodes de la radiation correspondant à la transition entre deux
niveaux énergétiques de l’atome de césium 133.
3
- Intensité du courant électrique : l’unité de base SI de l’intensité du courant électrique est
l’Ampère (A).
L’ampère est défini comme étant l’intensité du courant constant qui, maintenu dans deux
conducteurs parallèles, rectilignes, de longueur infinie, de section circulaire négligeable et
placés à une distance de 1mètre l’un de l’autre, dans le vide, produit entre ces conducteurs,
par mètre de longueur, une force égale à 2 . 10-7 Newton.
Point Triple
Le point triple est, en thermodynamique, un point du diagramme de phase qui correspond à la
coexistence de trois états (liquide, solide et gazeux) d'un corps pur. Il est unique et s'observe
seulement à une température et une pression données.
Exemple :
- Le point triple de l'eau est à : T = 273,16 K (soit 0,01 °C) et P = 611 Pa (soit 0,006 atm).
- Le point triple de l'azote est à : T = 63,16 K et P = 12 868 Pa.
- Le point triple du dioxyde de carbone est à : T = 216,55 K et P = 519.103 Pa (soit 5,12 atm).
- Le point triple du néon est à : T = 24,5561 K et P = 4,34·10-6 Pa.
-La quantité de matière : l’unité de base dans le S. I de la quantité de matière est le mole.
Le mole est la quantité de matière d’un système contenant autant d’entités élémentaires qu’il
y a d’atomes dans 0,012 kilogramme de Carbonne 12.
4
- Vitesse Angulaire : radian par seconde (rd/s).
5
Dans le tableau ci-dessous, nous présentons les unités usuelles dans un ordre alphabétiques
6
Multiple ou Facteur par Préfixe Symbole
sous-multiple lequel l’unité est
multipliée
Multiple 1018 Exa E
Multiple 1015 Péta P
Multiple 1012 Téra T
Multiple 109 Giga G
Multiple 106 Méga M
Multiple 103 Kilo K
multiple 102 Hecto H
sous-multiple 101 déca Da
sous-multiple 10-1 déci D
sous-multiple 10-2 centi C
sous-multiple 10-3 milli M
sous-multiple 10-6 micro µ
sous-multiple 10-9 nano N
sous-multiple 10-12 pico P
sous-multiple 10-15 femto F
sous-multiple 10-18 atto A
sous-multiple 10-21 zepto Z
sous-multiple 10-24 yocto Y
Remarque : pour former le symbole d’un multiple (ou sous-multiple) d’une unité de mesure,
on accole le symbole de ce même multiple (en préfixe) à celui de l’unité.
Exemple
1Gm= 1 gigamètre = 109m = 1 milliard de mètres
1μg= 1 microgramme = 10-6g = 1 millionième de gramme
I.3.1. Dimension
Chaque grandeur physique est caractérisée par sa dimension qui est une propriété associée à
une unité. La dimension de la grandeur G est notée [G]. Elle nous renseigne sur la nature
7
physique de la grandeur. Par exemple, si G a la dimension d’une masse, on dit qu'elle est
homogène à une masse. La relation [G] = M correspond à l'équation aux dimensions de la
grandeur G.
Voici les symboles des sept grandeurs fondamentales du système international (SI) :
- la longueur → L
- la masse → M
- le temps → T
- l’intensité du courant électrique → I
- la température → θ
- l’intensité lumineuse → J
- la quantité de matière → N
Toutes les autres grandeurs sont liées à ces grandeurs fondamentales. Par exemple, le volume
d’un cube V étant le produit de trois longueurs, sa dimension est [V] = L3.
- la dimension du produit C.D est le produit des dimensions de chacune des grandeurs C et D
: [C.D] = [C][D].
- la dimension de la somme B + C.D est la somme des dimensions de chacun des deux
termes B et C.D : [B + C.D] = [B] + [C.D].
Remarque:
- Toute équation aux dimensions d’une grandeur G peut se mettre sous la forme :
[G] = La Mb Tc Id θeJf Ng
- Lorsque la dimension d’une grandeur G est égale à 1 ([G]=1), on dit que la grandeur G est
sans dimension.
- Pour les fonctions sin(f), cos(f), tan(f), log(f) et ef, l’argument f est sans dimension
(adimensionné).
8
- Les fonctions sin(f), cos(f), tan(f), ln(f), log(f) et ef sont sans dimensions, ainsi [sin(x)]=
[cos(x)]= [tan(x)]= [ex]= [ln(x)]= [log(x)]=1, aussi, une constante est sans dimension.
Exemples
est homogène à une énergie (c’est-à-dire un travail), l’équation aux dimensions d’un
travail est [W] = ML2T 2
(voir plus haut)
Exemple: vitesse d’arrivée au sol d’un objet lâché sans vitesse initiale d’une hauteur h.
La vitesse d’arrivée au sol d’un objet lâché sans vitesse initiale d’une hauteur h est donnée par
la relation, = 2
Nous déterminons à l’aide l’analyse dimensionnelle la dimension et l’unité de la vitesse :
= 2 =(2 )
[v]=[2]1/2.[g]1/2[h]1/2
Nous essayons d’établir la relation qui décrit la variation de la période en fonction d’un
certain nombre de paramètres. Il est facile de penser que la période P va dépendre de la masse
du corps m, de la longueur du fil l ainsi que de l’accélération de la pesanteur g (voir la figure
ci-dessous).
On peut écrire :
P=k ma l b g c
Où k est une constante sans dimension et a, b et c sont des exposants à déterminer.
On sait que
[P]=T
[ma]=Ma
[lb]=Lb
[gc]=Lc T-2c
L’équation aux dimensions devient alors :
T=Malb+cT-2c
I.4.1. Incertitudes
Lorsqu’on mesure une grandeur quelconque G, on ne peut jamais obtenir une valeur exacte,
mais une valeur plus ou moins approximative. On appelle erreur la différence entre la valeur
mesurée et la valeur exacte. Mais comme on ignore la valeur exacte, on ne peut pas connaitre
l’erreur commise. Le résultat est donc toujours incertain. On parle des incertitudes de mesure.
Exemple : = ±
On distingue plusieurs types d’erreurs :
Les erreurs systématiques : restent sensiblement les mêmes lorsqu’on opère dans des
conditions identiques.
Les erreurs accidentelles ou fortuites : toujours présentes, sont dues souvent à des
causes difficiles à connaître : vibrations, variations de température passagères,
mauvais contacts dont la résistance électrique est une fonction du courant et du temps.
Cependant, les erreurs à caractère aléatoire ne peuvent être combattues que par une
répétition des mesures avec calculs de moyennes justifiés par des considérations
statistiques.
Les erreurs personnelles : sont imputables à toutes les imperfections, tant physiques
qu’intellectuelles de l’opérateur. Par exemple les erreurs de lecture sur le cadran d’un
appareil indicateur.
En plus de l’erreur de lecture, il existe une erreur dans la valeur donnée par l’appareil de
mesure, cette erreur est donnée par la relation :
X = (%)
Où C est la classe de l’appareil qui se trouve sur chaque appareil, Xm est le calibre utilisé
dans la mesure et DXm est la plus grande erreur absolue commise.
11
d’un rectangle G=Ll, on mesure la longueur L et la largeur l du rectangle et on en déduit la
valeur de G.
Supposons que G est liée aux grandeurs x, y, z par une relation :
G = f(x,y,z)
Les grandeurs x, y, z sont supposées indépendantes. On écrit la différentielle totale de cette
fonction
¶ ¶ ¶
df=¶ +¶ +¶
¶ ¶ ¶
où, ¶ , ¶ ¶
les dérivées partielles de f par rapport aux variables x, y, z
¶
¶
représente la dérivée de f par rapport à x quand y et z sont supposés constants.
Le principe du calcul d’erreurs est basé sur le faite d’assimiler les erreurs absolues Δx, Δy, Δz
(erreurs absolues sur les variables x, y, ou z) aux valeurs absolues des différentielles dx, dy,
dz ;
Δx = |dx|
Δy = |dy|
Δz = |dz|
Puisque le sens des erreurs n’est pas connu, il est nécessaire de prendre les différentielles et
les dérivées partielles en valeur absolue. La relation fondamentale de l’erreur est donnée par :
¶ ¶ ¶
Df=| ¶ |D + | ¶ |D + | ¶ |D
Exemple :
¶ ¶ ¶
¶
= 1, ¶
=1 ¶
= 1
¶ ¶ ¶
Df=| ¶ |D + | ¶ |D + | ¶ |D ⇒ Df=D + D + D
Dans ce cas l’incertitude relative sur le résultat s’obtient selon la démarche suivante :
Nous appliquons la fonction logarithme aux deux membres de la relation
12
= log = + +
= +
Appliquons la valeur absolue
D D D D
= +
Les quantités vectorielles sont donc représentées par des vecteurs. Un vecteur est un segment
de droit orienté (accompagné d’une flèche pour définir son sens).
Module
(D)
A B
direction
Remarque :
- On peut désigner un vecteur par une seule lettre, par exemple =
- Le module d’un vecteur est noté , || || ou AB
13
Propriétés
- Un vecteur libre est un vecteur qui est défini par sa direction, son sens et sa longueur sans
fixer son point d’application (son origine).
Exemple: Les vecteurs , , sont des représentants du vecteur libre .
- Un vecteur glissant est un vecteur qui a un module fixe, un sen fixe et que l'on impose sa
droite support (Δ) sans fixer son point d’application.
Exemple : Les vecteurs , sont des représentants du vecteur glissant .
(D)
- deux vecteurs sont égaux s'ils ont même direction, même sens et même module.
Exemple : Les vecteurs sont deux vecteurs égaux.
(D)
=4
- La méthode du triangle : on construit les deux vecteurs de manière à placer l’un après
l’autre (l’extrémité du premier coïncide avec l’origine du deuxième) puis on raccorde
l’origine du premier avec l’extrémité du deuxième comme suit :
= +
Lorsqu’on a plus que deux vecteurs : on doit les placer de manière successive l’un après l’autre
comme suit :
diagonal
Propriétés
Soient , trois vecteurs quelconques, a et b sont deux constantes.
+ = + Loi de commutativité
+( + )=( + )+ Loi d’associativité
a. est un vecteur qui a :
- même direction que
- même sens que si a est positif, et sens opposé à si a est négatif
- son module est égal à a ‖ ‖
- Si les vecteurs (( , , ) sont deux à deux perpendiculaires, on parle alors d’un repère
orthogonal, et si en plus || ||=|| ||=|| ||=1 on parle d’un repère orthonormé, appelé aussi
un repère cartésien.
16
Figure 12 : Système d’axes orthogonaux avec vecteurs unitaires.
Le vecteur = `+ ` , or `= + et ` =
Ainsi, = + +
On note =x.
=y.
=z.
Il revient, = x. + y. + z.
Le triplet (x,y,z) est appelé les composantes du vecteur ou les coordonnées cartésiennes
du point M, avec :
x : abscisse du point M
y : ordonnée du point M
z : côte du point M
On représente alors le vecteur ( , , ) ou couramment
Le module du vecteur est || ||= + +
17
Cette fois-ci, nous considérons, non pas un point de l’espace mais un vecteur quelconque de
l’espace muni d’un repère cartésien.
Sachant que :
=vx.
=vy.
=vz.
Ainsi, = v . + +v . + v .
vx, vy et vz sont les composantes du vecteur , elles représentent les projections algébriques
sur les axe (Ox), (Oy) et (Oz) respectivement.
On note :
18
(vx,vy,vz) ou
Propriétés
I.5.5.1. Définition
Le produit scalaire entre deux vecteurs est défini comme suit :
. = || || . || || a
Avec, a est l’angle que forme les deux vecteurs
19
Alors, || || a représente la projection perpendiculaire du vecteur sur le vecteur
|| || a
= . + . + . et = . + . + ..
Donc, . = . + . + . .( . + . + .. )
1, =
Sachant que . =
0, ≠
Il en résulte :
. = . + . + .
. . + . + .
a= =
|| || . || || + + . + +
Propriétés
Soient , , trois vecteurs de l’espace cartésien muni d’un repère orthogonal direct (O, , , ),
le produit scalaire satisfait les propriétés suivantes :
. = . Loi de commutativité
(
. + ) = ( . + . ) Loi d’associativité
Si . = 0, soit l’un des deux vecteur (ou les deux) est nul, soit est perpendiculaire à ( et
sont orthogonaux)
20
. =|| || =u2
∧ = ,
- Son module : || ||=|| ||.|| ||sina, Avec, a est l’angle que forme les deux vecteurs
et
- Sa direction est perpendiculaire au plan formé par les deux vecteurs et ( ⊥
et ⊥ )
- Son sens est soumis à la règle du tire-bouchon (le tire-bouchon tournant de vers
avance vers )
On peut définir le sens du vecteur par un vecteur unitaire . On écrit alors =
Le sens du vecteur (ou du vecteur ) peut être défini par la règle du trièdre direct. Les trois
vecteurs , , forment un trièdre. Si un observateur allongé sur le premier vecteur ,
regardant le second vecteur le troisième vecteur est à sa gauche, dans le cas inverse on dit
que le trièdre est indirect.
Dans le cas de ∧ , le tire-bouchon tourne de A vers B, il avance donc vers le haut suivant
.
Dans le cas de ∧ , le tire-bouchon tourne de B vers A, il avance dons vers le bas suivant
I.5.6.1. Propriétés
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∧( ∧ )≠( ∧ )∧ le produit vectoriel n’est pas associatif
Si ∧ = 0 soit l’un des deux vecteurs est un vecteur nul, soit les deux vecteurs sont
parallèles
∧ = ∧ = ∧ = 0
On associe les vecteurs de base ( , , ) aux axes d'un trièdre rectangle formé par les trois
doigts de la main droite comme montré plus haut sur la figure. Pour former un trièdre direct,
on oriente le vecteur
- dans la direction du pouce
- dans la direction de l’index
- dans la direction du majeur
Remarques
- || ∧ || est l’aire d’un parallélogramme de côtés u et v.
22
u
a v
∧ = =( . . ) +( . . ) +( . . )
D = U ∧ V ∧ W = U. W V U. V W
D′ = U ∧ V ∧ W = U. W V V. W U
( ∧ ) ∧ =( ∧ ) ∧ =( ∧ ) ∧ =0
. ( ∧ )= =( . . ) +( . . ) +( . . )
I.5.8.2. Propriétés
En utilisant l’expression analytique, on peut vérifier facilement que le produit mixte satisfait
les propriétés suivantes :
23
- En permutant l’ordre de deux vecteurs, le produit mixte change de signe :
[ , , ]=- [ , , ]= [ , , ]
( )
(t) ( )
( )
() () () ( )
= + +
I.5.9.1. Propriétés
Soit deux fonctions vectorielles (t) et (t)
( () ( )) () ()
= +
( ( ). ( )) () ()
= . (t) + (t).
( ( )∧ ( )) () ()
= ∧ (t) + (t) ∧
( ( ) ( )) ( ) ()
Soit f(t) une fonction scalaire, alors = (t) + f(t)
( )
(t) ( )
( )
24
Chapitre II : Cinématique
II.1. Introduction
La cinématique fait partie de la mécanique qui est elle-même une branche de la physique.
C’est l’étude du mouvement d’un corps sans se soucier de ce qui l’a causé (la force). C’est-à-
dire la modification apparente de sa position avec le temps. L’étude du mouvement d’un corps
passe par la détermination de sa position au cours du temps, de sa vitesse et accélération, tout
en sachant que ce mouvement n’a qu’un sens relatif : par rapport à un repère spatial et une
origine temporelle. Par exemple, un objet qui tombe dans un bus en mouvement semble avoir
une trajectoire linéaire, vertical par rapport à un passager assis dans le bus, cette trajectoire
aura une forme parabolique par rapport à un passage assis à l’arrêt de bus !
Exemple : une bille en chute libre est considérée comme un point matériel, non pas parce
qu’elle est petite mais parce que ses dimension sont négligeables devant la distance
parcourue.
La terre peut être considérée comme un point matériel par rapport au système solaire !
II.3. Référentiel
Le mouvement ou le repos n’ont qu’un sens relatif, autrement dit, on ne peut pas dire qu’un
point matériel est en mouvement sans préciser par rapport à quoi ? Par exemple : considérons
un train au départ de la gare et qui démarre avec une vitesse faible. Un passager A coure à
proximité du train et à la même vitesse pour faire des adieux à un passage B dans le train. Le
passager B voit le passager A immobile (au repos). Un troisième passager C attend au quai,
vas voir les deux passages A et B en mouvement ! Alors quelle observation est correcte :
repos ou mouvement ? Pour répondre à la question il faut préciser un système de référence,
ou un référentiel par rapport à quoi on va étudier le mouvement.
Donc on peut définir un référentiel comme étant un objet auquel est associé un observateur
fixe muni d’un repère temporel, et le mouvement sera donc étudié par rapport à ce référentiel.
- Une translation
- Une rotation
- Une vibration
- Combinaison de ces mouvements
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II.3.1. Repère de l’espace
Pour déterminer la position d’un point matériel au cours du temps, nous avons besoin d’un
repère. Ce dernier a été décrit au chapitre précédent, nous nous contentons de rappeler
l’essentiel. Nous considérons un repère composé d’un système de trois axes orientés (munis
de vecteurs unitaires) afin de déterminer l’échelle, d’une origine à laquelle est solidaire un
observateur et une origine de temps. Souvent, nous utilisons un repère cartésien orthonormé
direct, muni d’une base (O, , , ) plus une origine de temps, le référentiel sera noté :
R (O, , , )
Remarque : le temps n’est pas représenté dans la notation du référentiel car il n’est pas propre
à un référentiel donné. Ici, nous considérons que le temps a un sens absolu, il est le même
dans tout référentiel (c’est un principe dans la mécanique classique).
2(, 2 , 2 , 2 )
1(, 1 , 1 , 1 )
Echelle de temps
1s
Repère de temps
t=0 t1 t2 t3
Origine de temps
Figure 23 : Repère de temps.
26
II.4. Trajectoire
Dans un référentiel donné, si nous relions l’ensemble des points par lesquels un mobil est
passé successivement dans le temps, nous obtiendrons une forme géométrique appelée la
trajectoire. Nous citons quelques trajectoires communes : trajectoires rectiligne, trajectoire
circulaire, trajectoire curviligne…etc.
Exemple : on considère une masse ponctuelle attachée à l’extrémité d’un ressort fixé par un
support. Si on écarte verticalement cette masse par rapport à sa position d’équilibre puis on la
relâche, comme schématisé ci-dessous :
0 (origine)
La masse m va décrire une trajectoire rectiligne (une droite). Son équation horaire est :
x=acos(wt), sa courbe représentative est sinusoïdale. Donc la trajectoire et le diagramme des
espaces ne sont pas les mêmes.
27
quelques-uns : système de coordonnées cylindriques, système de coordonnées polaires,
système de coordonnées sphériques, système de coordonnées cartésiennes.
(, , , )
= +
Avec, = . + .
= .
D’où, = . + . + .
Son module || ||= + +
28
II.6.2. Repère cylindrique
Si la trajectoire d’un mobile M prend une forme cylindrique, il sera plus judicieux de choisir
un repère cylindrique pour l’étude de ce mouvement.
Considérons un mobil M dans un repère cartésien de base ( , , ). La base cylindrique (
, , , ) s’obtient par rotation de la base ( , , ) d’un angle θ autour de l’axe oz.
x=cos
y= sin
z=z
29
II.6.2.1. Différentielle du vecteur position dans le système de coordonnées cylindriques
Considérons un point mobil dans un repère orthonormé direct de base cartésienne (O, , , )
Rappelons que : = . + . + .
Sachant que
x=cos → dx = -.sin.d + cos.d.
y= sin → dy = .cos.d + sin.d
z=z → dz=dz
Donc, =
d + d +
Avec,
= cos. + sin.
= -sin. + cos.
=
D’où, le vecteur position = x. + y. + z. = cos + sin + z.
= ( cos + sin ) + z.
= . + z.
|| ||= +
Remarque :
u = cos ı + sin ȷ
= -sin ı + cos ȷ ,
30
Y
u
u
y M
ȷ
O ı X X
=cos ı +sin ȷ = u
Où, u = =cos ı +sin ȷ et, u = -sin ı +cos ȷ
= x + et θ=Arctan( )
On retrouve facilement les coordonnées cartésiennes à partir des coordonnées polaires :
x=cos
y=sin
r= x + +
: la coordonnée angulaire ; c’est l'angle que fait OM avec l'axe Oz, appelé colatitude ou
zénith. Il est compris entre 0 et p.
= Arccos ( )
j : la coordonnée angulaire. Cette angle, compris entre 0 et 2p, appelé la longitude ou l'azimut
est l’angle formé par l’axe (Ox) et l’axe (OH), où H est la projection du point M sur la plan
(xOy).
= Arctan ( )
31
Figure 28 : Coordonnées d’un point M dans un repère sphérique.
: le vecteur unitaire radial dont la droite support est (OM), et le sens est de O vers M.
32
: Lorsque le point M se déplace sans faire varier l’angle j, donc seul l'angle varie, alors
le point M va décrire un demi-cercle, appelé (méridien) de rayon r. Le vecteur unitaire u est
tangentiel à ce demi-cercle au méridien.
j: Lorsque, lors du déplacement du point M, l’angle est constant, alors ce point va décrire
un cercle de rayon rsin. Le vecteur unitaire uj sera la tangente à ce cercle (suivant un
parallèle) orienté comme j.
Remarque
- La base (u , u , uj ) est une base orthonormé direct
¶
- j= ¶j
¶
- = ¶
M0
z
M
|| ||= +
|| ||= ( )
Remarque : les composantes du vecteur position sont (,0,0), or les coordonnées du point M
sont (,,j)
II.7.2. Vitesse
Pour faciliter la compréhension de la notion de la vitesse, nous considérons le cas le plus
simple : mouvement rectiligne où la trajectoire est une droite et le repère est réduit à une
dimension : une origine et un axe (Ox)
O M1 M2 x
X1 X2
Le rapport de la distance parcourue (d= x2-x1) sur la durée (Dt=t2-t1) mise pour la parcourir est
appelée vitesse moyenne :
=D =
D
= D
, avec D = t2-t1
( ) ( +D )
( ) = lim
D → D
La vitesse instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur position.
( )
( )=
Remarques
36
(, , , )
( )
(t) = = ( ( ). + ( ). + ( ). )
Sachant que , , et sont constants, ne dépendent pas du temps, alors :
( ) ( ) ( )
( )= + +
Pour simplifier l’expression, souvent on note :
(t) = + +
Avec, = , = , =
Donc, les composantes du vecteur vitesse : (t)
Son module : || || = + +
De l’expression de la vitesse instantanée, on peut déduire le déplacement élémentaire
qu’on note souvent d :
d = (t).dt = . + . + .
, dy et dz sont les déplacements élémentaires suivantes les axes (Ox), (Oy) et (Oz)
respectivement.
37
Figure 33 : déplacement élémentaire
dans un repère.
= . + z.
( )
(t) = = . + z. = + . + + .
= 0, car le vecteur unitaire ne change pas au cours du temps
= et =
Déterminons :
Rappelons que est une fonction de ( = cos. + sin. ) qui elle-même fonction du
temps au cours du mouvement. Donc, est une fonction composée. La dérivation d'une
fonction composée permet d'écrire :
=
=
est appelée vitesse angulaire, notée souvent
Nous avons déjà montré que = (la dérivée d’un vecteur unitaire (qui ne dépend que
de l'angle ) par rapport à l'angle polaire est un vecteur unitaire qui lui est directement
perpendiculaire (rotation de p/2 dans le sens inverse des aiguilles d’une montre : sens
positif)
=
Il en résulte : (t) = + +
Les composantes du vecteur vitesse : (t)
38
Son module est : || || = + ( ) +
De l’expression de la vitesse instantanée, on peut déduire le déplacement élémentaire
qu’on note souvent d :
d = (t).dt = ( + . + ).dt
d = . + . . + z.
j
= , =, =j
Nous obtenons :
( )
(t) = = . + . + j. j
II.7.3. Accélération
Si le vecteur vitesse exprime la variation du vecteur position par rapport au temps, le vecteur
accélération exprime la variation du vecteur vitesse par rapport au temps. Cette variation peut
concerner la direction de la vitesse, son module ou les. Son unité, dans le système
international est m.s-2.
L’accélération moyenne d’un mobile entre deux instants t1 et t2 est donnée par :
D
g = = D
Avec D = t2-t1
Lorsque l’écart entre les deux instant t2 et t1 infiniment petit, on écrit :
¶ = t2-t1 et l’accélération moyenne devient une accélération instantanée
( ) ( +D )
g( ) = lim
D → D
L’accélération instantanée correspond alors à la dérivée par rapport au temps du vecteur
vitesse.
( )
g( ) =
Remarques
( ) ( ) ( )
g( ) = , or ( ) = , donc g( ) =
C La trajectoire
d
u
ds u
M
O X
=
Or, ds = .d où est le rayon de courbure
42
Donc, =
s=
Rappelons la règle de la dérivation d’un vecteur unitaire tournant d’un angle par rapport à
cet angle :
=u
Il en résulte:
= . s u
g( ) = . u +
.u avec s = v et =
g( ) = u +
.u
Remarque
- γ est appelée la composante tangentielle de l’accélération. Elle indique si la
valeur de la vitesse change.
- γ est appelée la composante normale de l’accélération. Toujours positive, elle
indique si la direction de la vitesse change.
g
g
g
g g
g g
g
g
43
- Le centre de courbure (centre du cercle osculateur) : la droite support du vecteur
unitaire u passe par le centre (C), donc MC = . u
Si on choisit, à t0 = 0 x0 = 0
=
( )=
g( ) = 0
x v g
(a) (b) (c)
O t O t O t
Figure 36 : Variation de, (a) la position, (b) la vitesse et (c) l’accélération en fonction du temps.
O t O t O t
Figure 37 : Variation de, (a) la position, (b) la vitesse et (c) l’accélération en fonction du temps.
Remarque
Le système de coordonnées polaires est bien adapté pour ce type de mouvement. Les
coordonnées du point M sont : = R et = (t). C’est l’expression (t) qui va définir le type
de mouvement circulaire.
y
u 45
v
u
a
a M
Figure 38 : Mouvement circulaire en coordonnées polaires.
Lorsque le vecteur position tourne de 2p (un tour) ceci correspond à une période (t=T)
(0) =
( )= +
p
( ) - (0) = + - = 2p = 2p =
La fréquence : f = = p
(en Hertz)
( )
Et le vecteur vitesse : = = = = = , donc la vitesse linaire
est =
( )
Vecteur accélération : = = = =
46
w
Propriété :
=
Rappelons que = ∧
sachant que est le vecteur vitesse angulaire, dirigé suivant , donc = w.
= . ∧ = ∧
Et si nous multiplions les deux membres de l’équation par R, nous obtiendrons :
= ∧
= ∧ z
Trajectoire circulaire
Figure 40 : Représentation O
du vecteur position, vecteur y
vitesse linéaire et vecteur
vitesse angulaire.
47
Si on choisit : à t=0 (0) = 0 =
=
= = = +∫ . = + +
et sont déterminés par les conditions initiales.
La vitesse linaire : = . ( )
Pour simplifier l’écriture, on va écrire au lieu de ( ).
Le vecteur vitesse : =
( )
L’accélération: = = = + =
Rappelons que =
Donc, =
= +
Dans la base de Frenet :
Pour retrouver la base de Frenet, il suffit de remplacer - par et par
On trouve:
= . =
= + = +
( )
= = = =
=
La composante normale de l’accélération est dirigée vers le centre. C’est cette composante
qu’est responsable de la variation de la direction du vecteur vitesse (c’est elle qui fait tourner).
x v
(a) (b)
t 48
t
a
(c)
On note :
Â(O,x,y,z) : repère absolu, supposé fixe. Les paramètres du point M sont (t), (t) et g
Dans le référentiel absolu Â(O,x,y,z) , les vecteurs unitaires de la base sont fixe, par
conséquent, leurs dérivées sont nulles. Le mouvement de M est caractérisé par les grandeurs :
49
Vecteur position : ( )/Â = : ( )/Â = ( ). + ( ). + ( ).
( )
Vecteur vitesse absolue : ( )/Â = = ( ). + ( ). + ( ).
/Â
( )
Vecteur accélération absolue : ( )/Â = : = ( ). + ( ). + ( ).
/Â
Dans le référentiel relatif Â’(O’,x’,y’,z’) . Le mouvement de M est caractérisé par les
grandeurs :
Vecteur position : ′( )/Â′ = : ′ ( )/Â = ′( ). + ′( ). + ′( ). ′
( )
Vecteur vitesse relative : ′( )/Â′ = = ′( ). ′ + ′( ). ′ + ′( ). ′
/Â′
′( )
Vecteur accélération relative : ′( )/Â′ = : = ′( ). ′ + ′( ). ′ + ′( ). ′
/Â′
( ). + ′ + ′ + ′
/Â /Â /Â
( )
( )/Â = + ′ + ′ + ′ + ( ). + ( ). + ( ).
/Â /Â /Â /Â
50
( ) ( )
( )/Â = = + ′ + ′ + ′ + ′ + ′ +
/Â /Â /Â /Â /Â /Â /Â
′ + ( ). + ′ + ( ). + ′ + ( ). + ′
/Â /Â /Â /Â
( )
= + ′ + ′ + ′ +2 ′ + ′ + ′ +
/Â /Â /Â /Â /Â /Â /Â
( ). + ( ). + ( ).
( )
Le terme : + ′ + ′ + ′ représente l’accélération
/Â /Â /Â /Â
d’entrainement ; c’est l’accélération d’un point P, fixe au
référentiel et qui coincide avec le point M.
Le terme 2 ′ + ′ + ′ est appelée l’accélération complémentaire ou de
/Â /Â /Â
Coriolis .
Le terme ( ). + ( ). + ( ). est l’accélération relative .
La loi de composition des accélérations s’écrit alors :
γ =γ +γ +γ
II.9.3. Quelques cas particuliers des mouvements du repère relatif par rapport au repère absolu
51
L’origine O’ du repère Â′ décrit un cercle dans le référentiel Â. La vitesse angulaire du repère
Â′ est constante (w). Pour simplifier le problème, nous choisissons une rotation autour de la
l’axe (Oz) et que les origines O et O’ sont confondues.
La loi de composition des vitesses s’écrit :
= +
( )
ù = + ′ + ′ + ′
/Â /Â /Â /Â
Les deux points O et O’ sont confondus, alors ′ = 0, sa derivé est nulle
Rappelons que = ∧ , = ∧ , = ∧
Donc, ′ + ′ + ′ = ∧ ′
/Â /Â /Â
= ∧ ′ +
La loi de compositions des accélérations s’écrit:
γ =γ +γ +γ
( )
Avec, γ = : + ′ + ′ + ′ = ∧( ∧ ′ )
/Â /Â /Â /Â
γ =2 ′ + ′ + ′ =2 ∧
/Â /Â /Â
Donc, γ = ∧( ∧ )+2 ∧ +γ
52
Chapitre III : Dynamique du point matériel
Nous avons étudié dans le chapitre précédent le mouvement sans se soucier de ce qui l’a
causé. Dans ce chapitre, nous nous intéressons à la cause qui a produit le mouvement, souvent
c’est la force (poids, frottement, tension d’un fil ou d’un ressort, force électriques…etc) et
d’établir une relation entre la cause et le mouvement. Pour cela, nous aborderons les lois
fondamentales de la dynamique ou les trois lois de Newton, en référence au savant physicien
Isaac Newton, fondateur de la mécanique classique.
Force
La force est une grandeur vectorielle (elle a les caractéristiques d’un vecteur) qui traduit les
interactions entre les objets. C’est une cause pouvant produire ou de modifier le mouvement
d'un corps, ou de causer sa déformation. Son unité de mesure est le Newton, noté N. On peut
la mesurer directement à l’aide d’un dynamomètre ; un appareil de mesure dont le principe est
basé sur l’allongement d’un ressort parfaitement élastique. On peut distinguer :
Forces de contact : elle traduit les interactions entre les objets en contact physique, telles que
les forces de frottement, tension d’un fil...etc. Leurs caractérisations dépendent des propriétés
de l’objet sur lequel y sont exercées (masse, charge, moment dipolaire …etc.) ainsi que la
nature de l’environnement dans lequel elles sont placées.
Force à distance : elle traduit les interactions entre les objets sans être en contact (sans se
toucher), ceci s’explique par la présence d’un champ vectoriel produit par l’un et qui agit sur
l’autre (champ électrique, champ magnétique, champ de pesanteur…etc.)
Quantité de mouvement : les lois de la mécanique font intervenir une grandeur appelée
quantité de mouvement ; c’est le produit de la masse d’un point matériel par sa vitesse. C’est
une grandeur vectorielle, son unité est Kgm/s.
P(M) = mv(M)
Point matériel isolé mécaniquement : on parle d’un point matériel isolé mécaniquement
lorsqu’il n’est soumis à aucune force de l’extérieur : un point matériel de masse m se trouvant
seul dans l’espace ! Difficile à réaliser ! Donc, on admet plutôt un point matériel pseudo-isolé
où les forces qui lui sont appliquées se compensent.
III.2. Référentiels
Référentiel de Copernic (Rc)
C’est un référentiel qui a pour origine le centre du système solaire et ses axes sont donnés par
les directions de trois étoiles très éloignées (supposées fixes par rapport au soleil). On utilise
ce référentiel pour l’étude du système solaire.
53
Référentiel héliocentrique ou de Kepler:
C’est un référentiel qui a pour origine le centre du soleil et dont les axes sont parallèles à ceux
du référentiel de Copernic.
Vers étoile 3
Vers étoile 2
Vers étoile 1
Cette loi traduit la relation causale qui unit la cinématique du point matériel aux causes du
mouvement. Cela signifie que la force est la cause du changement de la vitesse donc du
mouvement du point matériel. En effet, si la force n’est pas nulle alors la vitesse n’est pas
constante et vice versa.
Si la force est nulle alors l’accélération est nulle. La force est nulle : signifie un corps isolé
(ou pseudo-isolé), accélération nulle : signifie que la vitesse est constante (mouvement
rectiligne uniforme). Donc, on retrouve bien la première loi de Newton (principe d’inertie).
Remarques
- Considérons F la résultante des forces appliquées sur le point matériel M, on écrit :
1 2
→ →
Remarque : ce principe est universel, il s’applique aussi bien pour les forces de contact que pour
les forces à distance, à l’échelle des particules comme à l’échelle de l’univers.
55
III.4. Les forces
Nous avons évoqué au début de ce chapitre les deux type de force, classées selon leur mode de
transmission, à savoir les forces à distance et les forces de contact, nous citons ici quelques
exemples :
Cette loi prévoit une attraction entre deux corps de masses m1 et m2 et qui est proportionnelle au
produit de leurs masses et à l'inverse du carré de la distance entre les centres de gravité de ces
masses.
Considérons deux points matériels de masse m1 et m2, et r la distance qui les sépare. Ces deux
points matériels exercent mutuellement l’un sur l’autre une force attractive dont les
caractéristiques sont :
- la direction, celle de la droite reliant les deux points matériels.
- le sens, il s’agit d’une attraction mutuelle, on est en présence de deux forces de sens
opposés.
.
- l’intensité, donnée par la relation : → = → =
Où G est la constante de gravitation universelle et qui vaut :6,67x10-11m3Kg-1s-2.
m2
→
→
m1
56
Si on est proche de la surface de la terre alors r est à peu près le rayon de la terre (RT = 6370.103m,
MT = 5,98.1024 Kg)
G (r) = = , ≈ 9,81 /
Cette force s’appelle le poids P et s’écrit :
= = .
Choisissons un vecteur unitaire partant de q1 vers q2 et que les deux charges sont de même
signe (force répulsive).
q2 > 0
→
q1 > 0
.
→ =
Posons : ( ) = : champ électrique crée par la charge q1 en tout point l’espace se situant
à une distance r de q1.
Donc, → = . ( )
57
III.4.2. Forces de contact
Considérons deux corps en contact, un solide avec un solide ou un solide avec un fluide.
Exemple 1
Considérons une masse m attachée à une extrémité d’un fil inextensible, l’autre extrémité est fixée
à un support comme indiqué sur la figure 47:
Exemple 2
Considérons une masse m attachée à une extrémité d’un ressort de constante de raideur k,
l’autre extrémité est fixée à un support comme indiqué sur la figure 48:
l0
l1
Dl=l1-l0
Figure 48 : Ressort à vide, puis avec une masse attachée à son extrémité.
58
La force de rappel du ressort T est proportionnelle à l’allongement Dl et s’écrit :
= ( )
Avec, la longueur du ressort à vide, la longueur du ressort et k la constante de raideur du
ressort.
A l’équilibre : =
On écrit : = = .
Frottement solide
Lorsqu'un frottement s'oppose à un mouvement déjà établi, on parle de frottement cinétique,
et lorsqu'il empêche un mouvement de démarrer, il s'agit de frottement statique.
.
Considérons l’exemple de l’objet posé sur un support horizontal. On pousse horizontalement
l’objet à l’aide d’une force motrice.
Si cette force n’est pas suffisante, l’objet reste à sa position à cause d’une force de résistance
appelée force de frottement solide notée . Si l’on continue de pousser encore et encore,
59
l’objet se met à bouger et donc la force de frottement atteint sa valeur limite . . L’Objet ne
bouge pas tant que l’intensité de F n’est pas supérieure à .
. = (loi de coulomb) ;
où est le coefficient de frottement statique qui dépond de la nature de la surface de contact.
La réaction du support R peut se décomposer donc en deux composantes : une composante
normale N (N = P = mg) et une composante tangentielle : R = N +
On peut donc définir l’angle de frottement j qu’est l’angle entre la composante normal N et la
réaction du support R : tan j = , 0 ≤ j ≤
.
L’angle de frottement maximal j s’écrit : tan j = =
Si j ≤ j l’objet ne bouge pas
Si j > j , l’objet se met en mouvement
Lorsque l’objet est en mouvement, on se retrouve dans l’état non statique ou bien cinétique avec
une autre force de frottement notée f = μ N ;
où μ est le coefficient de frottement cinétique.
L’expérience montre que μ < μ .
Sur la figure ci-dessous, nous montrons la variation de la force de frottement en fonction de la
force motrice appliquée.
(D)
u F
r M
O
L = OM ∧ P = r ∧ P
Où, P = mv (vecteur quantité de mouvement)
Le moment cinétique du point M par rapport à l’axe (D) passant pas O et ayant comme
vecteur unitaire u est défini par :
LD = L . u ; c’est la projection de L sur l’axe (D).
62
Chapitre IV : Travail et énergie
IV.1. Introduction
Nous avons vu dans le chapitre précédent, que lorsqu’on connait les forces qui s’appliquent
sur un point matériel, on peut prédire son mouvement. Ceci, passe par l’application de la loi
fondamentale de la dynamique (mécanique classique ou mécanique Newtonienne). Cette
approche nécessite la détermination de toutes les forces qui s’exercent sur un point matériel,
ce qui n’est pas toujours facile à réaliser, ou cette approche nous amène parfois à des
équations différentielles, difficiles à résoudre. Nous allons donc introduire la notion du travail
et l’énergie, une autre approche qui permet de résoudre les problèmes de la mécanique avec
moins de calcul et moins d’étapes.
= .
Où, est le vecteur déplacement, et est la force appliquée.
W est une grandeur algébrique : si W est positif le travail est appelé travail moteur.
Dans le cas contraire il est dit travail résistant.
=∫ . = ∫ = . ′
= . ′ a
a
M M’
′
=∫ .
Soit et
′ ′
′ ′
=∫ ( + . + . )=∫ + ∫ + ∫
64
Si est constante (en grandeur et en direction)
′
′ ′
= ∫ + ∫ + ∫ = ( )+ + ( )
Soit et .
′
=∫ ( + . . + . )
Soit et .
j . . j
′
=∫ ( + . . + j. . . j)
65
zA
zB
Connaissons les composantes du poids, qui est toujours dirigé vers le bas :
=
Et celles du déplacement :
= . + . + .
=∫ . = ∫ = ( )
Ou encore : = ( )=
l0 =x0 l=x
O X0 O XA XB
66
La force de rappelle du ressort s’écrit:
Le travail fourni par cette force lors du déplacement de l’objet de la position A vers B s’écrit :
1 2 2
= k(x x0 ) i . .i = k(x x0 ) i . .i = [( 0) ( 0) ]
2
( )
= D
( )=
IV.4. Énergie
L’énergie d’un corps est la capacité qu’il possède pour pouvoir produire un travail. Exemple :
une voiture qui n’a pas de carburant (énergie) ne roule pas.
Il existe de nombreuses formes d'énergie (électrique, chimique, nucléaire, ...) mais on
s’intéresse dans ce chapitre à l'énergie mécanique dont les deux aspects sont : l’énergie
cinétique et l’énergie potentiel de pesanteur.
=∫ .
67
= =
Sachant que =
Donc, =∫ . =∫ . . =∫ . = ∫ = ( )
1
= ( )
2
Par définition, la quantité est appelée l’énergie cinétique, son unité est le Joule.
Remarques
W3
A
W2 B
W1
W1=W2=W3
W1-W2=0
Figure 58 : Un même travail fourni suivant différents chemins.
68
Si W2 est le travail effectué lors du déplacement de A vers B en suivant le chemin 2 alors –W2
sera le travail effectué entre B et A suivant le chemin 2 mais dans le sens inverse. On peut
donc déduire que le travail effectué sur une boucle fermée et nul.
On peut donc dire qu’une force est conservative si son travail fourni suivant une boucle
fermée est nul.
Pour initier l’étudiant au concept de l’énergie potentiel, nous donnons l’exemple suivant :
Considérons un objet lancé vers le haut, à partir du sol, avec une vitesse V0, donc une énergie
cinétique ½.mV2 . Arrivé à une certaine hauteur h, sa vitesse s’annule (ayant perdu toute son
énergie cinétique) ; il effectue alors une chute libre. Partons de l’idée que l’énergie ne se crée
pas mais se transforme. On peut dire alors qu’entre le sol et le point se trouvant à la hauteur h,
le corps a transformé son énergie cinétique en énergie potentielle qu’il retransforme en
énergie cinétique en retombant. Cette énergie potentielle est liée à la position d’un objet. En
changeant de position, cette énergie peut augmenter (le système reçoit de l’énergie) ou une
diminution (le système perd de l’énergie à l’extérieur).
On peut donc définir l’énergie potentielle comme étant l’énergie que possède un système
lorsqu’il est soumis à une force susceptible de le mettre en mouvement.
Comme pour l’énergie cinétique, la variation de l’énergie potentielle est définie par le travail
de certaines forces ; ce sont les forces conservatives.
Le signe (-) veut dire que pour un travail fourni positif il y’a une diminution de l’énergie
potentielle, autrement dit, le déplacement se fait vers la décroissance de l’énergie potentielle.
Remarque :
- L’énergie potentielle ne dépend que de la position.
- L’énergie potentielle est définie à travers sa variation ( ), donc elle est définie à
une constantes additive près qu’on peu choisir arbitrairement.
= = .
69
¶ ¶ ¶
Rappelons que le gradient d’une fonction f, noté =¶ +¶ +¶
Et que = . + . + .
= .
D’où =
On écrit, si =0 =
Remarque :
L’expression du gradient dépond du système de cordonnées choisi :
¶ ¶ ¶
- Pour les cordonnées cylindriques : (, , ) = + +¶
¶ ¶
¶ ¶ ¶
- Pour les cordonnées sphériques : (r, , j) = + + j
¶ ¶ ¶j
=∫ = +
=
= = = =
1 2
= = +
2
70
IV.4.5. Énergie mécanique
Soit un point matériel en déplacement entre deux points A et b, dans un référentiel galiléen,
soumis à des forces, conservatives dont la résultante est et non-conservatives dont la
résultante est .
→ =∫ ( + ). = → + →
D = ( ) ( )= → = → + →
D = ( ) ( )= →
Donc, D = ( ) ( )= → = → + → = ( ) ( )+
→
( ) ( )= ( ) ( )+ →
Ou encore : ( )+ ( ) ( )+ ( ) = →
71