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Fiche Bac : La Conscience en Philosophie

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Fiche bac conscience

Exemples de sujets

- Toute conscience est-elle attentive ?


- Est-on conscient, ou a-t-on à prendre conscience ?

Vocabulaire

Conscience : 3 formes de conscience

conscience spontanée, irréfléchie Conscience psychologique (ou conscience de soi) et conscience morale
conscience réfléchie
présence immédiate au monde (un certain conscience psychologique : présence immédiate à capacité de juger du bien et du
rapport au monde, qui est face à nous ; ne soi-même (se sentir exister) mal ;
vaut que de l’homme ou de l’animal, car par
exemple une simple table ne peut avoir connaissance de cet état de présence au monde et à suppose b) car pour cela il faut
conscience, en ce sens pourtant minimal du soi-même = savoir qu’on a conscience de quelque prendre du recul par rapport à
mot « conscience », qu’autour d’elle il y a chose ; cette forme de conscience double chacun de ce qu’on fait
d’autres objets) nos actes d’un savoir les concernant (je vois et je suis
conscient de voir)

Intentionnalité : la conscience est une relation à autre chose qu’elle-même, toujours rapport à un objet (terme qui vient d’Husserl)

La conscience est mémoire, et capacité de synthèse, au sens où elle permet de faire le lien entre :

- les différentes informations sensibles (synthèse perceptive)


- les différents moments de mon existence (synthèse personnelle)
- Elle met alors de l’ordre, dans le monde, et en nous-mêmes

La conscience a alors à voir avec le sens du temps ; elle suppose le sentiment de continuité, et plus précisément, la notion de
permanence : elle fait du monde, et de moi, UN être (cf. notion d'identité personnelle, de personne, dans le texte de Locke)

Sujet : être un sujet, c’est être un être conscient, capable de dire « je », c’est-à-dire, de faire la distinction entre une intériorité (moi,
mes pensées), et une extériorité (le monde) ; le sujet est celui qui s’oppose à ce qui n’est pas lui-même (il ne se confond pas avec le
monde). Par suite, un sujet est une « personne », un être capable de faire la synthèse entre tous les moments de sa vie.

Personne : a) sens métaphysique : être une personne c’est avoie une continuité au cours du temps, c’est rester le même individu au
cours du temps, malgré les changements qui nous arrivent –synonyme : le « moi »; b) sens moral et/ ou juridique : être responsable de
ses actes, être à l’origine de ses actions

Identité personnelle et ipséité : a) sens objectif : ce qui fait de nous l’être un être permanent malgré les changements, ce sont des
critères comme le patrimoine génétique, la date de naissance, etc. ; b) sens subjectif : c’est celui qu’on trouve chez Locke : pour lui, le
seul fondement de l’identité personnelle est la conscience ; on parle d’ipséité : c’est le sentiment que chacun a de la continuité de son
existence ; cette conscience de soi suppose la mémoire, la capacité de lier les uns aux autres les instants de notre vie…

Substance: la substance est l’idée de caractéristiques permanentes d’une chose et d’une personne, cf. sub-stare, ce qui reste en dessous

Essence et accident : l’essence est ce qui reste lors des changements d’une chose ou d’une personne, son « être profond » ; l’accident
est ce qui change ou disparaît sans affecter en profondeur la chose ou la personne qui a changé

En soi/ pour soi : les choses sont « en soi » : fermées au monde ; l’homme est pour soi : en relation avec le monde, ouvert au monde, et
par conséquent, il est l’être qui n’est rien de déterminé, de figé : il peut toujours être autre que ce qu’il est.

Essence et existence : la chose est ce qu’elle est, une fois pour toutes : elles est figée dans une fonction précise, qui d’ailleurs la
précède ; l’homme, lui, existe : il est l’être qui a à se faire lui-même, aucune définition ou fonction ne le précède. Cf. étymologie du
terme « exister » : ex-sistere : être hors de

Grands textes

Descartes, Méditations Métaphysiques, Méditation seconde, Le morceau de cire : sentir, ce n’est pas percevoir. Le monde ne nous est
immédiatement donné, cela suppose en effet un travail d’interprétation, et la maîtrise de notions abstraites telles que la permanence. La
conscience perceptive n’est donc pas immédiate !
Leibniz, thèse sur les petites perceptions : nous ne sommes pas conscients réflexivement de tout ce dont nous sommes conscients
immédiatement ! Nous pouvons percevoir des choses sans nous en rendre compte. Exemple du bruit du moulin.

Locke, la notion d’identité personnelle comme ipséité (cf. ci-dessus) : pour Locke, l’IP est fondée sur la conscience et la mémoire ;
elle est avant tout subjective : c’est le rapport que j’entretiens avec moi-même, ce que je suis pour moi.

Sacks, Le marin perdu (Jimmie) : exemple d’un homme victime d’une amnésie telle qu’il vit dans un « fouillis sensible », c’est-à-
dire, dans un non-monde : il ne peut lier ses sensations les unes aux autres puisqu’il ne peut les retenir ; comme le dit Sacks, il a en
effet perdu le « soi » !!!

Sartre, L’être et le néant :

 la conscience est un néant, ce qui signifie que l’homme est un être absolument libre : il peut toujours être autre que ce qu’il
est. D’ailleurs l’homme n’est pas, il existe ; ou encore : il est pour soi, et pas en soi.
 La mauvaise foi : l’homme est angoissé par la liberté infinie qui le caractérise, et par la responsabilité de lui-même qu’elle lui
impose ; ainsi a-t-il tendance à vouloir de manière plus ou moins inconsciente devenir une chose : tendance à se
définir (exemple du garçon de café); tendance à se réfugier dans des conduites d’excuse (ce n’est pas ma faute si je suis tel… )

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