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PME au Cameroun : Défis et Perspectives

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THEME 

: LA PME AU CAMEROUN

Le secteur privé est le principal moteur de développement comme l’indique les économistes
classiques notamment Adam Smith qui énonce que le rôle de l’Etat doit être limité et celui des
particuliers étendu ; et dans ce sillage la Petite et Moyenne Entreprise occupe une place de
choix au regard du rôle stratégique qu’elle joue au pour la relance de la croissance. Il convient
avant tout développement au fond de préciser les contours et contenus terme du sujet
proposé. La PME désigne les unités économiques impliquant la mise en œuvre des moyens
financiers et matériels de production ou de distribution des richesses. Plus concrètement la
PME est au sens de la Loi N° 2015 du 16 juillet 2015 modifiant et complétant certaines
dispositions de -la Loi N°2010/001du 13 Avril 2010 portant promotion des Petites et
Moyennes Entreprises au Cameroun  en son article 3 : est considérée comme PME, toute
entreprise quel que soit son secteur d’activité, qui emploie au plus cent(100) personnes et dont
le chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excède pas (03) milliards. Cette définition ressort les
critères de détermination de la PME à savoir : le c nombre de salariés et le chiffre d’affaires
annuel hors taxe. La PME a vocation à opérer dans les domaines de la production, de la
commercialisation et de prestation de services. Le décor ainsi planté les questions qui se
posent sont celles de savoir : comment reconnait-on une PME ?quels sont ces
caractéristiques ?quelles peuvent être les freins au développement des PME et les éventuelles
perspectives pour une PME plus compétitive ?la thématique revêt un intérêt pratique dans la
mesure où l’institut national de la statistique relève une expansion des PME en 2019 soit plus
de 14 000 mises sur pied.
Dans les développements précédents qui vont suivre, il sera question de faire une présentation
générale de la PME (I) ; les éventuels freins (II) et perspectives pour une PME plus
compétitive (III).

1
I) PRESENTATION GENERALE DE LA PME

II) LES ENTRAVES AU DEVELOPPEMENT DE LA PME

III) LES SOLUTIONS ENVISAGEABLES A L’EFFET DE


DYNAMISER LA PME

2
I) PRESENTATION GENERALE DE LA PME

Cette première partie consistera à présenter les caractéristiques de la PME (A), l’encadrement
de la PME (B )au Cameroun.

A) Les caractéristiques de la PME


La définition de la PME (Petite et Moyenne Entreprise) découle de la Loi N° 2015 du 16
juillet 2015 modifiant et complétant certaines dispositions de -la Loi N°2010/001du 13 Avril
2010 portant promotion des Petites et Moyennes Entreprises au Cameroun  en son article 3 :
est considérée comme PME, toute entreprise quel que soit son secteur d’activité, qui emploie
au plus cent(100) personnes et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxes n’excède pas (03)
milliards.
1) Critères de détermination de la PME et les domaines d’activité

 Quant aux critères


Le texte ci-dessus cité propose des critères permettant de classer les entreprises dans les
catégories « Très Petite Entreprise » TPE, « Petite Entreprise » PE, et « Moyenne Entreprise »
ME, selon la taille (effectif permanent du personnel), et le chiffre d’affaires annuel hors taxe.
- La Très petite entreprise en abrégé « TPE » est au sens de l’article 4 de la loi du 13
Avril 2010 portant promotion des PME une entreprise qui emploie au plus 5 personnes
et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe n’excède pas quinze (15) millions.

- La Petite Entreprise en abrégé « PE » est au sens de l’article 5 de la loi N)2015/010 du


16 juillet 2015 modifiant et complétant certaines dispositions de la loi du 13 Avril
2010 portant promotion des PME une entreprise qui emploie entre six(06) et vingt (20)
personnes et dont le chiffre d’affaires annuel hors taxe est supérieur à 15 millions de
francs CFA et n’excède pas deux cent cinquante millions de francs CFA.

- La Moyenne Entreprise en abrégé « ME » est au sens de la loi du 16 juillet 2015 une
entreprise qui emploie entre vingt-et-un(21) et cent(100) personnes et dont le chiffre
d’affaire annuel hors taxes est supérieur à deux cent cinquante (250) millions de francs
CFA et n’excède pas trois (03) milliards de francs CFA.

 Quant aux domaines d’activités

3
Il s’agit de la production (fabrication des biens, transformation des matières
premières en produits finis ou semi-finis), la commercialisation (vente des
produits agro-alimentaires, électroménager..) ; et la prestation de service
(expertise comptable, fiscale, assurance …). La PME opère également dans le
secteur primaire (agriculture, pêche, élevage, artisanat) ; secteur secondaire
(industrie de transformation : bois, coton, cacao…), et le secteur quaternaire
(NTIC, bureautique …)

2) Etat des lieux des PME au Cameroun

Le Ministère des PME, de l’économie et de l’artisanat a récemment rendu public les


chiffres de la création d’entreprises au Cameroun. Les PME prolifèrent à grande
vitesse avec 14 229 nouvelles en 2019, soit 800 de plus qu’en 2018 [Link]à
porte à 209 482 en 2019 le nombre total d’entreprises actives dans le pays ; alors qu’il
n’en avait que 93 969 en 2009. Une explosion qui s’explique selon l’institut national
de la statistique (INS) par l’établissement de centre de formalités de création des
entreprises (CFCE) pour faciliter le processus.

3) Contribution de la PME dans l’économie Camerounaise


La PME de nos jours représente plus de 90% du tissu économique du pays pour une
contribution de 34% au produit intérieur brut(PIB), demeure un moteur de l’économie
nationale, avec à leur actif 54% de création d’emplois et 14% de la valeur ajoutée globale.

4) procédure de création d’une entreprise au Cameroun


Avant de procéder à la création d’une PME il est important de déterminer la forme juridique,
le secteur d’activité, le capital social, définir l’objet, la dénomination, le siège social, et la
durée de vie de l’entreprise. Une fois ces élément déterminés, le promoteur peut se rendre au
centre de formalités de création d’entreprise (CFCE) représenté dans toutes les régions avec
les pièces requises pour les différentes types d’entreprises selon le droit OHADA à savoir les
personnes physiques ou établissements et les personnes morales ou sociétés

B) L’encadrement de la PME au Cameroun

La PME au Cameroun est encadrée par la loi (1) et par les institutions (2).

1) L’encadrement législatif de la PME.

Plusieurs lois encadrent les PME il s’agit entre autres de :

4
- la Loi n°2010/001 du 13 Avril 2010 portant promotion des Petites et Moyennes
Entreprises au Cameroun ;

-la Loi N° 2015 du 16 juillet 2015 modifiant et complétant certaines dispositions


de -la Loi N°2010/001du 13 Avril 2010 portant promotion des Petites et Moyennes
Entreprises au Cameroun ;

-la loi n° 2013/004 du 18 Avril 2013 fixant les incitations à l’investissement privé
en République du Cameroun ;

-La Loi n°2002-004 du 19 Avril 2002 portant charte des investissements ;

-L’arrêté n°090/CAB/PM du 29 Octobre 2013 portant organisation du fichier


national des Petites et Moyennes Entreprises ;

- L’arrêté n°075/CAB/PM du 18 Mai 2005 portant création, organisation et


fonctionnement du C

-L’Acte Uniforme portant sur le Droit Commercial Général du 15Décémbre 2010

-Circulaire N° OO1/MINJUSTICE-MINFI-MINPMEESA du 30 Mai 2012 relative


à la procédure devant les centres de formalités de création d’entreprises ;

- Guide pratique des formalités administratives à l’intention des entrepreneurs au


Cameroun
- L’instruction n°004/CAB/PM du 25 Mai 2012relative aux formalités
administratives de création d’entreprises au Cameroun

2) Les structures d’encadrement et d’appui de la PME au Cameroun

L'encadrement des PME au Cameroun est assuré par plusieurs organismes institutionnels, qui
participent différemment au développement du secteur de la PME au Cameroun.

2.1- Le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Economie Sociale et de


l'Artisanat.

Les PME jouent un rôle très important dans le tissu économique et social au Cameroun. La
prise en compte de cette importance marque la création d'un Ministère en charge des petites
entreprises, et de l'économie sociale grandement développée dans le secteur informel. En
effet, c'est pour répondre aux besoins d'encadrement et d'information que le Gouvernement
camerounais a mis en place un Ministère en charge des PME. Le MINPMEESA est créé le 8
décembre 2004 par le décret présidentiel N° 2004/320 portant organisation du Gouvernement.
Ce département ministériel qui entre dans la scène institutionnelle a pour principale mission
l'élaboration, la mise en œuvre et l'évaluation de la politique du Gouvernement en matière de
développement des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Economie Sociale et de l'artisanat.
5
Les missions du Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Economie Sociale et de
l'artisanat sont principalement130 :

> La promotion et l'encadrement des petites et moyennes entreprises et de l'artisanat ;

> La constitution en liaison avec les organisations professionnelles d'une banque de données
et de projets à l'intention des investisseurs dans le secteur des petites et moyennes entreprises
et de l'artisanat ;

> Du suivi de l'activité des organismes d'assistance aux petites et moyennes entreprises et de
l'artisanat ;

> De la promotion des produits des petites et moyennes entreprises et l'artisanat, en liaison
avec les organisations professionnelles concernées ;

> Du suivi des organisations professionnelles des petites et moyennes entreprises et de


l'artisanat ;

> Du suivi de l'évolution du secteur informel et les études y relatives ;

> De l'identification et de l'étude des possibilités de migration des acteurs du secteur informel
vers l'artisanat et les micro-entreprises ;

> De l'étude de toutes les mesures visant à favoriser l'information et la formation des acteurs
du secteur informel.

Ces missions du MINPMEESA prennent en compte tous les aspects de l'encadrement des
PME au Cameroun. En effet, les principales aides ressenties par les PME se résument à la
facilitation par le Ministère de leur participation aux fora et foires nationaux et internationaux,
la mise en place d'un guichet unique de création d'entreprises afin d'alléger les procédures, de
même que l'aide au financement des PME de transformation à travers le PACD/PME.
Cependant, les activités administratives du MINPMEESA ne favorisent pas la mise en œuvre
opérationnelle de ses missions en faveur des PME.
2.2- le Groupement Inter patronale du Cameroun.

Le GICAM a été créé le 12 juin 1957 et s'appelle alors Groupement Interprofessionnel pour
l'Etude et la Coordination des Intérêts Economiques. C'est en novembre 1992 qu'il devient le
GICAM. Il regroupe 207 membres dont 15 associations et syndicats professionnels. Le
GICAM est une organisation patronale majeure, représentative des entreprises du Cameroun,
quelle que soit leur taille ou la nationalité de leur capital. Plusieurs promoteurs de PME
représentant différentes filières et branches d'activité reçoivent l'aide comme adhérent au
GICAM parce que ce dernier apporte des solutions concrètes à leurs problèmes en termes
d'études, de conseil et de formation.

2.3 L’agence de promotion des petites et moyennes entreprises (APME)

L’APME est un établissement public des PME, créée par la  Loi n° 2010/001 du 13 avril
2010 portant promotion des Petites et Moyennes Entreprises au Cameroun, fixe le cadre

6
général de promotion des PME et organisée par le Décret n° 2013 / 092 du 03 avril 2013
portant organisation et fonctionnement de l’Agence de Promotion des Petites et Moyennes
Entreprises, modifié et complété par le décret n° 2013/297 du 09 septembre 2013, traduit la
volonté des autorités camerounaises d’améliorer le dispositif de mise en œuvre de la Politique
Nationale de promotion des PME

La vision de l’APME
« Devenir la référence de l’accompagnement des PME »

Les missions de l’APME 

Le décret portant organisation et fonctionnement de l’APME lui confère cinq (05)


grands groupes de missions :
 Contribuer à la mise en œuvre de la stratégie de promotion des PME. 
 Promouvoir et renforcer les capacités entrepreneuriales. 
 Améliorer la compétitivité des PME camerounaises à travers la fourniture des
services d’assistance, de facilitation et de soutien. 
 Etre un levier de l’émergence. 
 Contribuer à la croissance du PIB et à la création massive d’emplois décents.

Objectifs

Objectif général 
L’objectif général est d’offrir des services et des produits qui contribuent à la
création et au développement des PME camerounaises afin de les rendre :
1) performantes. 
2) innovantes. 
3) compétitives. 
4) responsables. 
Les objectifs spécifiques

 faciliter la création de nouvelles PME. 


 accompagner le développement des PME existantes.
 développer autour des PME un réseau de partenaires en vue de créer un
écosystème favorable et efficient pour leur performance. 
 mettre en place un système d’information dynamique et performant sur et pour
la PME.
 assurer l’éligibilité des PME aux régimes des incitations à l’investissement.

7
2.4) l’agence de promotion des investissements
Elle est créée par décret N° 2005/310 du 01 septembre 2005. Elle est chargée entre autres de :
- -Participer à l’établissement et l’amélioration d’un environnement incitatif et favorable aux
investissements au Cameroun
- Collecter les informations relatives aux diverses opportunités d’investissement au Cameroun
de les diffuser auprès des milieux d’affaires ;
-Mettre en place une banque de données de projets à la disposition des investisseurs.

2.4) la banque Camerounaise des petites et moyennes entreprises (BC-PME)


La BC-PME est une société anonyme au capital de 20 000 000 000 milliards FCFA dont le
siège est fix à Yaoundé, agrée en qualité d’établissement de crédit qualifié à exercer son
activité au Cameroun par l’arrêté N° 00243/MINFI du 16/08/2014. Elle a pour vision de
« devenir leader dans le financement des PME/PMI /UPA ». Dans le but de répondre aux
besoins de la transformation structurelle de l’économie camerounaise, les interventions de la
BC-PME s’orienteront en priorité vers les projets d’investissements au regard des filières à
fort potentiels portés par les PME pour la création d’emplois décents et l’augmentation de la
valeur ajouté é du secteur secondaire et collecter des ressources à long terme. Bien plus , sa
mission est de fournir des concours financiers aux PME et à l’artisanat pour résoudre
l’épineux problème de financement des PME et de l’artisanat au [Link] BCPME a
également pour objet de faire sur le territoire national toutes opérations connexes et
prestations de services bancaires, économiques et financiers d’appui à la création et au
développement des PME et de l’artisanat.

2.5) La pépinière nationale pilote d’entreprises


C’est une structure publique destinée à l’incubation des porteurs de projets pour les
jeunes désireux d’être formés à l’élaboration et la matérialisation d’un business plan.
Pour être sélectionner :
 il faut être âgé d’au moins 18ans ;
 être prêts à résider au Cameroun ;
 et porteur de projets à caractère innovant capable de créer des richesses et des
emplois.
2.6) la participation des incubateurs
Crées par le décret N° 2020/0301/PM fixant les modalités d’accomplissement des missions,
ils représentent tout organisme technique chargé des missions d’incubation. Ainsi ils
accueillent, forment et accompagnent des porteurs de projets et des entreprises créées depuis
moins de cinq ans. A cet effet, ils soutiennent les créateurs de PME en identifiant le potentiel
entrepreneurial de ces dernières. Aussi, ils valorisent les talents de leurs promoteurs et les
assistent pour l’établissement des réseaux de contact utiles .Les incubateurs informent sur les
opportunités d’affaire et les institutions d’encadrement des affaires.

8
II) ENTRAVES AU DEVELOPPEMENT DES PME AU CAMEROUN
Le développement de la PME au Cameroun connait quelques difficultés dont les causes
peuvent être internes (A) ou externes(B).

A) Les causes internes au développement de la PME

Les causes internes à l’entreprise correspondent principalement aux difficultés


d’approvisionnement en matières premières (1) ; aux techniques et
technologies de production peu appropriées (2) ; l’insuffisance qualitative et
quantitative des ressources humaines (3).

1) Difficultés d’approvisionnement en matières premières


En raison de leur faible capacité financière due aux difficultés d’accès aux
crédits et à une faible capacité d’autofinancement, la PME éprouve
d’énormes problèmes d‘approvisionnement en matières premières aussi
bien sur le plan national qu’international.
Sur le plan national, elle est confrontée à l’indisponibilité de la plupart des
biens intermédiaires et matières premières, principaux inputs de leur
processus de production. Au Cameroun, la plupart des PME notamment
celles du secteur agro-alimentaire comme TANTY spécialisées dans la
transformation des céréales font face à l’insuffisance ou la qualité des
infrastructures de transport, aux coûts de transaction élevés, ce qui alourdit
davantage les coûts de production et affecte leur compétitivité.

Sur le plan international, la difficulté réside au niveau des coûts élevés à


l’importation des matières premières et des produits intermédiaires.

2) Techniques et technologies de production peu appropriées

La PME utilise des techniques de production peu appropriées, dues à


l’absence de procédés efficaces de production, au mauvais agencement des
processus.
Sur le plan technologique, la PME fait face à une utilisation désuète des
technologies de production très importante dans les domaines d’activité de
transformation due à une absence de culture de recherche : développement
qui ne leur permet pas de mettre sur pied des programmes de recherche ou
à défaut, de s’approprier les résultats des recherches menées par les
grandes entreprises.

3) L’insuffisance qualitative et quantitative en ressources humaines

9
Pour des raisons culturelles, les entrepreneurs sont assez réticents à
partager leur pouvoir et à répartir les tâches entre divers centres de
décisions. Il en résulte que les dirigeants ont souvent une appréciation
erronée du risque à prendre, et que parfois l’extrême prudence les amène à
prendre des décisions déraisonnables. De plus, faute de moyens financiers,
les gérants de PME ne s’entourent pas de cadres compétents pour
renforcer leur capacité de gestion ou compenser leurs lacunes techniques
en matière de marketing, comptabilité, finance, production ou gestion des
stocks.
De même, les dirigeants de PME n’ont pas conscience que les différents
stades de vie de l’entreprise sont intimement liés à leur capacité
d’organisation, et que la croissance de l’entreprise doit s’accompagner
d’une bonne gestion des ressources.

B) Les causes externes au développement de la PME

Les causes externes à la compétitivité de la PME portent sur l’accès aux


financements (1), la situation économique (2).

1) L’absence d’une politique de financement de la PME

Le financement de la PME est à la base du développement de leurs activités, bien


qu’étant un souci majeur du gouvernement, la PME ne bénéficie pas d’une démarche
cohérente lui permettant d’accéder au financement nécessaire non seulement à leur
création, mais aussi à leur développement.

2) L’environnement dans lequel évolue la PME

L’environnement dans lequel évolue la PME est marqué par un cadre


institutionnel peu favorable, une pression fiscale étouffante. Le cadre
institutionnel actuel est peu favorable à la création et au développement de la
PME, du fait notamment d’un environnement législatif et réglementaire
inadapté caractérisé par un système fiscal peu incitatif et inadapté. Bien plus la
procédure pour bénéficier d’un financement est lourde pour la PME étant
donné qu’il faut déposer leurs projets aux délégations départementales du
MINPMEESA, afin d’être acheminés vers les délégations régionales où un
comité technique sélectionne les plus pertinents, qui sont envoyés au Ministère
pour étude de financement.

III) LES SOLUTIONS POUR UNE PME COMPETITIVE ET EFFICACE

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L’Etat du Cameroun doit prendre des mesures nécessaires à l’effet de rendre la
PME plus compétitive au regard de sa contribution non négligente dans
l’économie camerounaise. Il est donc question de :

Rendre disponibles les intrants et les stabilisants pour les


solutions innovantes ;

Assurer la formation des personnels et l’acquisition des


équipements appropriés ;
Vulgariser les techniques innovantes ;
L’encadrement juridique des partenariats avec le secteur
privé ;
Libre accès à la commande publique.
Le désenclavement à travers la mise sur pied des
infrastructures de transport, d’énergie et de
télécommunication
La protection des travailleurs ( établir des heures de travail et
payer les heures supplémentaires.

CONCLUSION

Au sortir de notre réflexion, il ressort que bien qu’elle constitue un levier pour atteindre le
défi de l’émergence à l’horizon 2035 , la PME doit être davantage encadrée au regard de
quelques obstacles car ce n’est qu’à ce prix que cette dernière pourra jouer le rôle qui est le
sien au sein du triangle national.

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