1ère année génie des procèdes et environnement
TP THERMODYNAMIQUE
Réfractions molaire
Réalisés par :
SMAILI Kenza
HOCINE Asma
Benrezkellah Yasmin
Année Universitaire :2021/2022
BUT DU TP :
Détermination expérimentale de l’indice de réfraction de différentes
substances chimiques.
Identification et dénomination d’une substance chimique inconnue à
partir de son indice de réfraction et sa formule brute.
I. INTRODUCTION :
A l’instar de l’indice de saponification, de peroxyde l’indice d’iode et
d’acide, l’indice de réfraction figure parmi les multiples paramètres
caractérisant une substance chimique et permettant leurs
indentifications.
II. Rappel Théorique :
1) Réfraction
On appelle réfraction le changement de direction que subit un rayon
lumineux en passant d'un milieu optique donné à un autre. Ce
changement est dû à une modification de la vitesse de propagation à
partir du point, appelé point d'incidence, où le rayon lumineux incident
frappe l'interface.
2) L’indice de Réfraction
L'indice de réfraction noté n est une grandeur sans
dimension caractéristique d'un milieu, décrivant le comportement
de la lumière dans celui-ci ; il dépend de la longueur d'onde λ de
mesure mais aussi des caractéristiques de l'environnement
(notamment pression et température).
L'indice n d'un milieu caractérise la vitesse de propagation de la
lumière dans ce milieu. Plus précisément, pour une onde
monochromatique, de longueur d'onde λ à température et pression
fixées l'indice n d'un milieu est défini par le rapport entre la vitesse
de la lumière dans le vide, notée c et celle mesurée dans ce milieu,
notée V :
Afin de préciser la température et la longueur d'onde considérées,
on fait suivre l'indice de réfraction n d'un exposant représentant la
température et d'un indice indiquant la nature de la radiation
monochromatique de référence considérée. Dans la littérature,
l'indice de réfraction est souvent donné à 20°C, à la longueur
d'onde de référence de la raie D du sodium (589nm), il s'écrit donc
nD 20.
Afin de ramener la valeur de l'indice de réfraction mesuré pour un
liquide à une température T, en degré Celsius, à la valeur
référencée à 20°C, on peut utiliser une relation affine valable pour
de faibles écarts de température :
∆ T .4
n20 = nT ± 10 4
Ou T est la température exprimée en degré Celsius. L'indice de
réfraction d’une solution varie également en fonction de la
concentration ou de la fraction molaire des constituants de la
solution. Ceci peut être mis à profit pour déterminer la composition
d'un mélange. Cependant, il faut au préalable tracer une droite
d'étalonnage de l'indice de réfraction en fonction de la fraction
molaire.
L'indice de réfraction intervient notamment dans les lois de Snell-
Descartes, qui mettent en jeu le rapport des indices de réfraction.
Cet effet, appelé réfraction, est à la base de la conception
des lentilles optiques
n1sin (i1) =n2sin (i2)
Où : n1 est l'indice de réfraction du milieu 1, i1 l'angle que fait un
rayon incident avec la normale à la surface de séparation, n 2 est
l'indice de réfraction du milieu 2 et i2 l'angle que fait un rayon
réfracté avec la normale à la surface de séparation.
Ce paramètre est de nature essentiellement physique et se
rattache aux interactions de la substance en question avec la
lumière.
Ce TP a pour but de le déterminer expérimentalement en
utilisant un réfractomètre pour des substances connues ainsi
que l’indentification d’une substance inconnue en rapportant son
indice aux valeurs présentes dans la littérature.
Le Réfractomètre :
Le réfractomètre est un appareil de mesure qui détermine l’indice
de réfraction de la lumière d’une matrice solide ou liquide
(exemple pour l’eau = 1,33 pour l’air = 1). Cet indice s’observe par
la déviation d’un faisceau lumineux suivant la nature du milieu
dans lequel il se propage. L’angle du faisceau dévie en fonction
du taux de matière sèche soluble dans le milieu, plus la
concentration de matière sèche soluble est élevée, plus la
réfraction est importante.
Cette détermination d'indice de réfraction peut permettre :
D’identifier une espèce chimique
De contrôler sa pureté,
De déterminer la composition d'un mélange (fraction molaire)
III. PARTIE EXPERIMENTALE :
PRODUITS ET MATERIELS UTILISES :
• Le réfractomètre
Substance chimiques à analyser : Tous à l’état liquide :
• Benzene
• n-hexane
• n-heptane
• acetone,
• Alcool propylique
• Le liquide inconnue
• •Tétrachlorure de carbone
• Chloroforme
a. Manipulation :
1. Vérifier que l’eau thermostaté circule autour des prismes du
réfractomètre.
2. Faire en sorte que les rayons solaires pénètrent la surface du
prisme correspondantes à cette effet.
3. Avant chaque mesure, nettoyer les surfaces des prismes avec
du papier-tissu propre.
4. Verser une petite quantité du liquide à étudier sur la surface du
prisme du réfractomètre correspondant, puis fermer l’appareil.
5. Ajuster la position du trait lecture au milieu ainsi que la netteté.
6. Lire l’indice de réfraction avec décimale après la virgule grâce
au deux échelles graduées dont dispose l’appareil.
b. Résultats et calculs :
La réfraction molaire est donnée par la formule suivante : à T=20°c
( n2−1)∗M
[R ]=
(n 2+2)∗D
Avec :
n: indice de réfraction à la température 20°c :n (20°C)=n(T)+0.00045×(T-20)
D: densité du composé
M: sa masse molaire
Après calculs utilisant les lois précédentes :
i.
Masse
T°(C)
nexp Densité molaire [R]
n(T=20°c)
(g/mole)
1 25.5
EAU (H2O) 1.334000 18.015 1.3362 3.74
Heptane 1.389034 0.68 100.2 20.6 1.389274 34.872
Alcool
propylique 1.386533 0.805 60.10 20.6 1.386773 17.567
Acétone 1.355716 0.79 58.08 25.3 1.361137 16.271
Tetrachlorur
e de carbon 1.339004 1.594 153.82 27.8 1.342124 20.34
Chloroforme 1.44025 1.48 119.38 28.3 1.44357 21.408
Hexane 1.376027 0.68 86.18 25.8 1.378347 29.24
Solution
inconnu
1.399039 0.810 74.12 25.9 1.401479 22.25
ii.
La liaison La La liaison La La liaison La
contribution contribution contribution
O- 1,66 C-Cl 6,51 C-O(ethers) 1,46
H(alcool)
C-C 1,296 C-N 1,59 C-O(acétals) 1,46
C-C 2,69 N-H 1,76 C=O(cétones 3,49
(arom) )
C=C 4,17 O- 1,80 C=O(autres) 3,99
H(acides)
Exemple de calcul de la contribution :
Pour le CCl4 toujours :
R= contribution de C-Cl *4
Donc pour avoir la contribution de celle-ci on pourra diviser la réfraction
R par 4 pour connaître la contribution de la liaison C-Cl , c’est à dire :C-
Cl =R/4
Identification de La substance inconnue :
La solution inconnue à une formule brute C4H9OH
De masse molaire M=74.12 g/mol et sa fraction molaire est égale à
22.06
On a 4 formes possibles pour l'alcool de formule brute C4H9OH :
1/butanol CH3-CH2-CH2-CH2-OH
[R]=9×C-H+3×C-C+O-H+C-O=22.092
2/butan-2-ol
[R]= 9×C-H+3×C-C+O-H+C-O=22.092
3/ cyclobutanol
[R]= 7×C-H+4×C-C+O-H+C-O=20.036
4/ iso butanol
[R]= 9×C-H+3×C-C+O-H+C-O=22.092
I. Interprétation des résultats :
On remarque que la valeur de la réfraction molaire du « iso butanol »
ainsi que « butanol » et le « butan-2-ol » sont presque égales à celle de
la substance inconnue, donc on conclue que notre substance inconnue
est normalement l’un de ces trois composés si on n’a pas fait d’erreur
dans les calculs de contributions ou dans la lecture des valeurs de
l’indice de réfraction.
L’identification exacte nécessite probablement d’autres tests, nous
pouvons aussi expliquer cette ambiguïté par des erreurs dues aux
matériels et aux erreurs de lectures et de manipulation.
IV. CONCLUSION :
Ce TP nous a permis de découvrir un nouveau paramètres qui apparait s’appelle
l’indice de réfraction n .
Ce dernier nous permet d’identifier une substance synthétisée sans changer sa
structure et on peut déterminer la contribution de ses liaisons.
L’indice de réfraction est influencé par la température et la pureté et même la
longueur d’onde .
Les résultats du réfractomètre ne sont pas exacte y’a toujours une marge d’erreur.
V. Bibliographie :
[Link]
[Link]