Analyse de la circulation routière
Analyse de la circulation routière
CIV8740
Nicolas Saunier
[Link]@[Link]
Hiver 2022
1
Contents
1 Introduction 4
2 Le système routier 14
2.1 Le réseau routier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 14
2.2 Le véhicule . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 18
2.3 Les usagers de la route . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 20
1
6.4 Les feux de signalisation . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
2
Notations
On utilisera les unités et notations du systèmes international pour les grandeurs: m, s,
m/s, etc.
• Probabilités
– X variable aléatoire
– E[X] espérance de la variable aléatoire X
– V (X) variance de la variable aléatoire X
• Vecteurs et matrices
• Circulation
3
Chapter 1
Introduction
– marche
– route: motorisé (personnel, transport en commun, commercial), vélo
– guidé (rail, cable): transports en commun
• La circulation routière est le déplacement de tous les usagers, avec et sans véhicules,
sur une route
Le terme trafic est synonyme de circulation, mais est considéré comme un anglicisme.
De quoi est constituée l’offre de transport routier?
• et pour la marche?
4
• Demi-troittoir le long du parc Laurier
• Concept des rues complètes
Le système routier
Véhicules
Routes Usagers
• La congestion
• Impacts des transports routiers
5
La congestion
Arrêt de la circulation pendant plus de 10 jours sur plus de 100 km à partir du 14 août
2010, dans le nord de la Chine
En réponse aux problèmes de congestion, les autorités de Pékin ont autorisé seulement
240000 véhicules à être enregistrés en 2011
• Définitions objectives/subjectives
Le coût de la congestion
Évaluation des coûts de la congestion routière dans la région de Montréal
• Coût pour 2003 évalués à 1.56 G$ ($ de 2008), une augmentation de 63 % par rapport
aux coût de 1998
Urban Mobility Report (TTI). Sur 439 zones urbaines des États-Unis en 2011:
6
– retard moyen par conducteur de 34 h par an (contre 14 en 1982)
– étalement de la congestion: 40 % du retard total en dehors de l’heure de pointe
(6 à 10h et 15 à 19h)
The Cost of Urban Congestion in Canada (Transport Canada). Sur la période 1993-
2003,
Le bilan routier
• à comparer au coût total annuel de la congestion estimé entre 2,3 milliards $ et 3,7
milliards $ pour les zones urbaines principales du Canada (Transport Canada 2002)
Une étude de Transports Canada a permis d’estimer que les coûts annuels des colli-
sions au Canada se chiffrent à 62,7 milliards de dollars (environ 4,9% du produit intérieur
brut canadien de 2004), dont 17,4 milliards de dollars au Québec [Vodden et al., 2007].
Ces chiffres sont d’un ordre de grandeur supérieur à l’estimation du coût total annuel
de la congestion entre 2,3 milliards de dollars et 3,7 milliards de dollars pour les zones
urbaines principales du Canada (valeur monétaire en 2002) [Anonymous, 2006].
Les véhicules et l’espace
Un véhicule est immobile la majeure partie du temps
7
8
Infrastructure et modes
Système complexe
La modélisation des déplacements prend souvent l’occupation des sols comme une
variable d’entrée. Le modèle est utilisé pour aménager le réseau de transport, en oubliant
la rétroaction du réseau de transport sur l’occupation des sols.
9
Autres enjeux
• Financement
L’ingénieur en transports
“Professionals who are responsible for meeting society’s needs for safe and
efficient surface transportation through planning, designing, implementing,
operating and maintaining surface transportation systems worldwide.” Insti-
tute of Transportation Engineers
10
Exemples d’intervention
• Offre
• Demande
• “engineering”
• “education”
• “enforcement”
• “emergency response”
11
Applications pour les systèmes de transport intelligents
• Le paiement électronique
• La gestion de la circulation
Tendances “récentes”
12
Aide à la conduite et automatisation
• Véhicules autonomes: DARPA, “Google Car” (1, 2), Waymo (1, 2, utilisateur du
service), Audi à Pike’s Peak, Infiniti Q50, Volvo (S60, 1, 2), Tesla (1, 2, FSD), camion
Mercedes, bus Daimler
13
Chapter 2
Le système routier
Cadre de classification
14
• Le réseau autoroutier: voies de circulation rapide à accès limité ne comportant pas
de croisement à niveau
• Les routes artérielles: routes à plusieurs voies où la fonction de transit prime sur
l’accès aux terrains adjacents
• Le réseau local: permet de relier les petites agglomérations entre elles et d’accéder à
la propriété
• le planifier
• l’entretenir efficacement
Types de classification
• Classification descriptive: selon le caractère, par exemple une route urbaine, rurale,
route de montagne, route forestière
15
– assurer l’accès aux propriétés (accès)
Classification fonctionnelle
Si on met plus d’importance sur une fonction, l’autre doit nécessairement diminuer, par
ex. lorsque la mobilité augmente, la vitesse augmente et l’accès diminue nécessairement
16
• Routes locales reliées aux routes collectrices
Différence entre
• Accès contrôlé/limité aux autoroutes: carrefours dénivelés avec le reste du réseau,
pas d’accès aux propriétés adjacentes
• En pratique, cette classification n’est pas toujours facile à atteindre (sans compter le
développement immobilier après les constructions de route) et les raccordements
imparfaits peuvent créer des problèmes dans les quartiers résidentiels (circulation
de transit, insécurité, bruit, etc.)
17
– des critères démographiques et socio-économiques
– des facteurs tels que le débit, l’accès, la vitesse, etc.
2.2 Le véhicule
Les véhicules types
• et les piétons
Quelques caractéristiques
• La masse du véhicule est moins importante que la charge par essieu et que le rapport
masse/puissance du véhicule (vitesse maximale d’un camion dans une pente)
• La longueur est importante pour déterminer les sur-largeurs dans les courbes
• La hauteur des véhicules est limitée par la hauteur libre sous les ouvrages d’art: la
hauteur maximale est de 4.15 m
• En général, la conception des rayons de virage est effectuée avec le véhicule le plus
contraignant (services d’urgence)
18
Cinématique des véhicules
– résistance au roulement
– résistance de l’air
– force requise pour gravir une pente
– effort nécessaire pour vaincre la résistance interne des mécanismes d’entraînement
du véhicule
• Sans frottement, le véhicule n’avancerait pas, ce qui pose des limites sur l’accélération
et la décélération
• des véhicules?
• des piétons?
Distance de freinage
– vitesse v(t) = at + v0
– position x(t) = 12 at2 + v0 t + x0
vf −v0
• On en déduit qu’il faut un temps t = a pour passer de v0 à vf
vf2 −v02
• et que la distance parcourue pendant ce temps est xf − x0 = 2a
• Ordres de grandeur:
– accélération normale, par ex. pour un dépassement, est entre 0.6 et 1.5 m/s2
– accélération confortable jusqu’à 3 m/s2
Dans les équations présentées ci-dessus, a peut être positive ou négative, i.e. corre-
spondant une accélération ou une décélération.
Remarque générale sur les formules
Pas de facteurs apparents de conversion des unités
3.6d
• on évitera par exemple tp = v avec la distance d en m, la vitesse v en km/h et le
temps de parcours tp en s
19
2.3 Les usagers de la route
Importance des caractéristiques des usagers de la route
Conducteur 62 %
Route 2%
Véhicule 2%
(Source [Svensson, 1998]) Conducteur-Route 26 %
Route-Véhicule 1%
Véhicule-Conducteur 6%
Tous 1%
• Conducteur: 95 %
• Route: 30 %
• Véhicule: 10 %
(Étude de C.B. [Sayed et al., 1995]) Conduire est une activité compliquée, qui demande
des aptitudes particulières, des connaissances diverses et implique l’exécution de ma-
noeuvres dont certaines deviennent machinales ou même instinctives avec la pratique
20
• l’âge (des enfants aux personnes âgées)
Aptitudes sensorielles
La vue est le sens le plus important: 90 % de l’information est visuelle. 5 caractéris-
tiques sont importantes pour la conduite:
• acuité visuelle: la netteté de vision d’un objet diminue avec l’angle de vision, l’angle
avec l’axe de vision (clair jusqu’à 3 et 5◦ d’angle, relativement clair jusqu’à 10-12◦ )
• vision en couleur
• le mouvement relatif
• le niveau d’illumination
• l’angle de vision
Un exemple de trouble de la vision:
21
• Troubles de perception des couleurs chez 8 % des hommes et 6 % des femmes
• Les facteurs de variation les plus importants entre les individus et pour chaque
individu sont: l’âge, le stress, la fatigue, les intoxications (par ex. alcool)
Un terme alternatif au Temps de perception et de réaction (TPR) est le PIEV qui veut
dire perception, intellection, émotion, volition.
22
TPR, complexité et attente
[Various, 1997]
Implications du TPR
– vieillissement de la population
vf2 − v02
xf − x0 = T P R × vo +
2a
23
500 Temps de perception et de réaction: 2.5 s
a =1
a =2
400
a =3
a =4
a =5
200
100
010 20 30 40 50 60 70 80 90 100
Vitesse initiale (km/h)
24
• Niveau tactique (manœuvres): rester sur la route en sécurité (suivre la route, les
véhicules, dépasser)
• les freins ABS (“anti-lock brakes”): plusieurs études montrent que les conducteurs
de véhicules équipés de l’ABS conduisent plus vite, plus près des autres véhicules
et freinent plus tard
• Cette théorie suggère que les personnes ajustent leur comportement en réponse au
niveau de risque perçu
25
Dernier exemple: les casques pour les cyclistes
• une revue de la littérature de juridictions ayant introduit des lois rendant le port du
casque obligatoire montre que une augmentation du taux de port de casque de plus
de 40 %, mais aucun effet significatif sur les accidents entraînant des blessures à la
tête
• l’auteure conclut que le port du casque pourrait encourager les cyclistes à prendre
plus de risque ou les conducteurs à faire moins attention lors de leurs interactions
avec les cyclistes avec casque
• une étude des distances de dépassement des véhicules a montré que les distances
de dépassement sont plus courtes pour un cycliste avec un casque
26
Chapter 3
Introduction à la théorie de la
circulation
La théorie de la circulation
vise à décrire les déplacements des usagers de la route par l’application de lois physiques
et mathématiques
Mésoscopique description intermédiaire en groupes (pelotons), par ex. par des distribu-
tions de probabilité (peu utilisée en pratique, un peu en modélisation/simulation)
Circulation continue (“uninterrupted”) la gêne est due à d’autres véhicules dans le flux,
il n’y a pas d’interruptions d’origine externe
Circulation discontinue (“interrupted”) la gêne est due aux autres véhicules dans le flux
et aux interruptions d’origine externe (par ex. dispositifs de contrôle de la circulation
comme les feux de circulation)
27
Outils essentiels
3. Probabilités et statistiques
28
18
18
Time-Space Diagram – N. Van to UBC (AM) [samples]
p y
24
22
University Blvd & Wesbrook Mall
19
19
Time-Space Diagram – New West. to SFU (AM)
[samples]
14
12
Gaglardi Way & 0.2 km S of Burnaby Mtn Pky
10
8
Lougheed Hwy & Gaglardi Way
La vitesse est la distance parcourue par unité de temps, soit v = ∆x/∆t (voir les
notations sur la figure), soit le taux d’accroissement de la fonction x(t). On utilise parfois
aussi son inverse, le temps nécessaire pour parcourir une unité de distance (“pace”).
29
• Définition: durée de temps séparant le passage de l’avant (ou de l’arrière) de deux
véhicules successifs en un point donné sur une même voie de circulation (différent
du créneau entre deux véhicules (“gap”))
• Usage:
30
Vitesse le long d’un parcours v(t)
31
(Sources [Gartner et al., 2001] et [Leutzbach, 1988])
Par convention, le sens de l’axe des x est croissant dans le sens de la circulation
pour la fonction du nombre de véhicules cumulé N (x, t) (à un instant t, en un point
de coordonnée x), qui est donc croissante en fonction de t et décroissante en conftion de
x.
32
Le débit
Remarque
Il faut faire attention lorsque l’on considère un débit, typiquement en véh/h, calculé
à partir d’un comptage sur une période de temps plus courte, par exemple 5 min, ce qui
correspond à extrapoler en quelque sorte le débit sur une période de temps plus longue
(la distinction est parfois faite avec les termes intensité et débit, ou “volume” et “flow
rate” en anglais)
Densité ou concentration
• La densité (ou concentration) à un instant donné sur une section de route désigne le
nombre de véhicules présents sur la section
Taux d’occupation
33
Relation entre densité et taux d’occupation
τ = (L + l)k
Lien microscopique-macroscopique
1
q=
h̄
1
k=
s̄
N 1
q= =
T h̄
On remarque que si l’on associe un débit individuel qi = h1i au passage de chaque
véhicule i, on déduit que le débit moyen q correspond à la moyenne harmonique des
débits individuels. En effet
N N
1 1 X 1 X 1
= h̄ = hi =
q N N qi
i=1 i=1
34
N
X
L= si = N s̄
i=1
N 1
k= =
L s̄
Si on définit des densités individuelles ki = s1i pour chaque véhicule i on trouve que la
densité moyenne k sur le segment est la moyenne harmonique des densités individuelles
N N
1 1 X 1 X 1
= s̄ = si =
k N N ki
i=1 i=1
Exemple
• Pour quelques véhicules (fichier de données NGSIM), calculer les TIV, le TIV moyen
et le débit correspondant au point x = 600 pieds, les DIV, la DIV moyenne et la
densité correspondants à l’instant t = 100 s
35
Vitesse moyenne temporelle
• La vitesse moyenne temporelle repose sur la moyenne des distances ∆xi parcou-
rues par chaque véhicule i pendant une durée T
ND N
vs = PN = PN 1
i=1 ∆ti i=1 vi
• La vitesse moyenne spatiale repose sur la moyenne des temps de parcours ∆ti
nécessaires à chaque véhicule i pour parcourir une distance D
• La vitesse moyenne spatiale est difficile à calculer de cette façon: c’est la moyenne
arithmétique des vitesses instantanées des véhicules dans une photo aérienne sur
une section de route
N
1 X
vs = vi
N
i=1
36
Relation de Wardrop
• Les vitesses moyennes spatiale et temporelle sont égales si tous les véhicules se
déplacent à la même vitesse
En pratique
Exemple 1
À l’aide d’un pistolet radar, on fait 5 observations en 20 s
• 45 km/h, 50 km/h, 60 km/h, 55 km/h et 40 km/h
• Déterminer les vitesses moyennes temporelle et spatiale et vérifier la relation de
Wardrop
Les dispositifs de mesures et variations temporelles de la circulation sont abordées
avec plus de détails dans les sections 3.6 et 5
Exemple 2
37
Relation fondamentale
• Par analogie hydrodynamique, la vitesse moyenne d’un flot de véhicules est définie
par
q
v=
k
– exemple: avec q = 2000 véh/h et k = 50 véh/km, v = 40 km/h
– la relation reste valide si on considère que l’on peut identifier un nombre fini
de courants dans lesquels les véhicules se déplacent à la même vitesse
Un processus est stationnaire “si ses propriétés statistiques caractérisées par des
espérances mathématiques sont indépendantes du temps”.
Calculer à l’aide de la relation fondamentale la densité sur une voie d’autoroute à
capacité (disons 2000 véh/h)
38
Relation débit - taux d’occupation empirique
1800 8.0
1600 16.5
17.0 8.5
7.5 18.0 9.0
19.0
18.5
15.5
1400 17.5
19.5
14.0
12.5
14.5
13.0
1200 16.0
15.0
12.0
Débit (véh/h/voie)
20.0
11.5
20.5
13.5
11.0 9.5
1000 10.5 10.0
21.0
800 7.0
600 21.5
400 22.0
22.5
23.0
23.5
6.5
6.0
0.0
200 0.5 1.0
5.5
3.01.5
5.0
4.0
2.0
3.542.5
0
0 5 10 15 20 25 30 35
Taux d'occupation (%)
39
2500
7.5
2000 8.5
9.0 8.0
9.5
Débit (véh/h/voie)
1500
7.014.0
19.0
17.0
19.5
16.5
18.0
14.5
17.5
12.5
11.5
20.0
18.5
12.0
16.0
10.0 15.5
11.0
13.0
13.5
1000 10.5
20.5
21.0 15.0
21.5
500 22.0
6.5
6.0
22.5
23.0
23.5
5.0
5.5
0.0
0.5
1.0
4.5
2.0
1.5
4.0
3.5
3.0
2.5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Taux d'occupation (%)
Données d’autoroutes de Toulouse [Buisson and Ladier, 2009]
Relation vitesse-densité
Constat
• Si k augmente, v diminue
• La vitesse libre ou maximale est atteinte lorsque la densité tend vers 0, vmax = v(k =
0)
• La densité de congestion (“jam”) est atteinte lorsque la vitesse est nulle, v(k = kj ) = 0
Relation débit-densité
• Le débit a un maximum, atteint pour la densité critique (de capacité) kc , qmax = q(k =
kc )
• Le débit est nul pour une densité nulle et la densité de congestion, q(k = 0) = q(k =
kj ) = 0
40
Relation vitesse-débit
• La vitesse critique vc est la vitesse du flot pour laquelle le débit est maximal
Caractéristiques du diagramme
Modèles de diagrammes
• Linéaire (Greenshields) v = ak + b, q = ak 2 + bk
• Puissance généralisée v = a + bk α
α
• Exponentielle généralisée v = aebk
41
v = ak + b
En fonction de la densité de congestion et la vitesse libre, exprimer
1. a et b
k
v = vmax (1 − )
kj
2. Vitesse libre maximale lorsque densité nulle: sans véhicules, la vitesse n’est pas
définie
42
Relation débit - taux d’occupation empirique
43
1800 8.0
1600 16.5
17.0 8.5
7.5 18.0 9.0
19.0
18.5
15.5
1400 17.5
19.5
14.0
12.5
14.5
13.0
1200 16.0
15.0
12.0
Débit (véh/h/voie)
20.0
11.5
20.5
13.5
11.0 9.5
1000 10.5 10.0
21.0
800 7.0
600 21.5
400 22.0
22.5
23.0
23.5
6.5
6.0
0.0
200 0.5 1.0
5.5
3.01.5
5.0
4.0
2.0
3.542.5
0
0 5 10 15 20 25 30 35
Taux d'occupation (%)
44
2500
7.5
2000 8.5
9.0 8.0
9.5
Débit (véh/h/voie)
1500
7.014.0
19.0
17.0
19.5
16.5
18.0
14.5
17.5
12.5
11.5
20.0
18.5
12.0
16.0
10.0 15.5
11.0
13.0
13.5
1000 10.5
20.5
21.0 15.0
21.5
500 22.0
6.5
6.0
22.5
23.0
23.5
5.0
5.5
0.0
0.5
1.0
4.5
2.0
1.5
4.0
3.5
3.0
2.5
0
0 5 10 15 20 25 30 35 40
Taux d'occupation (%)
Données d’autoroutes de Toulouse [Buisson and Ladier, 2009]
Diagramme triangulaire
Relation entre le taux d’occupation et la densité (estimée par le rapport entre débit et
vitesse moyenne spatiale) [Buisson and Lesort, 2009]
Relation densité - taux d’occupation On peut déduire la relation entre le taux d’occupation
τ et la densité k avec la relation fondamentale (la relation n’est donc valable qu’à
l’équilibre). Considérons que chaque véhicule i de longueur Li passe à la vitesse vi sur
un capteur à boucle de longueur l pendant un temps ti . On a
45
Li + l
ti =
vi
La vitesse moyenne spatiale de N véhicules passant pendant le temps T sur la boucle
correspond au rapport
P
(Li + l) N (L + l)
vs = P = P
ti ti
q N
où L est la longueur moyenne des véhicules. Avec les relations k = vs et q = T, on a
finalement
P P
N ti ti 1 τ
k= = =
T N (L + l) T L+l L+l
• Les piétons et cyclistes sont des usagers vulnérables, peu protégés en cas de collision
avec un véhicule motorisé
Importance de la micro-mobilité
“mobility that is enabled by a vehicle that weighs less than 500 kilograms”
Micromobility, The First Year, Horace Dediu
en particulier électrique
46
Vidéos
47
Autres deux roues?
• Trottinettes
• Scooters, motos
48
• Espace à deux dimensions
Drachten (Pays-Bas)
Modélisation macroscopique
Modélisation similaire à la circulation routière à l’équilibre
qp = vp × kp
49
• vp vitesse piéton ([Link]−1 )
• Mp = 1
kp espace piéton (m2 .piéton−1 )
• Vidéo UBC
NORTH ACCESS
EAST DOOR
SOUTH STAIRS
ACCESS
50
NORTH ACCESS
EAST DOOR
SOUTH STAIRS
ACCESS
>1000
<20
70
60
50
Number of observed tracks
40
30
20
10
[Ettehadieh, 2014]
51
[Nikolić et al., 2016]
52
[Transportation Research Board, 2000]
53
[Transportation Research Board, 2000]
54
“You can’t manage what you can’t measure” The English mathematician and
biostatistician Karl Pearson once said, “That which is measured improves.
That which is measured and reported improves exponentially.”
Voir entretien de David Levinson: “the question is, how do you measure a street?”.
Contexte
Que mesurer?
55
Quand, où et qui mesurer?
• Couverture spatiale
• Échantillon de la population
Ressources
Interface Unité de
Capteur capteur traitement et
Phénomène Signal électrique,
physique (détecteur) binaire de stockage
(signal analogique) (signal numérique)
Les définitions et les limites des sous-parties du système peuvent varier (on appelle
souvent capteur l’ensemble capteur-interface décrit précédent). Les capteurs intrusifs
nécessitent de modifier la chaussée pour leur installation.
• Permanent ou temporaire
56
3.6.1 Méthodes de collecte de données ponctuelles
Mesures manuelles
• Comptage
Quel est le capteur le plus utilisé pour la collecte de données de circulation des
véhicules?
Boucles électromagnétiques
• Principe: le véhicule (masse métallique) passe sur la boucle sous tension et modifie
son champ électromagnétique ce qui génère une variation de l’inductance de la
boucle. Ce signal électrique est numérisé et interprété: la durée du signal dépend
du temps de présence du véhicule sur la boucle.
• Grande variété de tailles et formes de boucles, par ex. pour détecter les essieus d’un
véhicule
57
6.2 THE USE OF INDUCTIVE SIGNATURES
1 1
0.8 0.8
Inductance Counts
Inductance Counts
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0 100 200 300 400 500 600 0 100 200 300 400 500 600
Time (ms) Time (ms)
(a) (b)
1 1
0.8 0.8
Inductance Counts
Inductance Counts
0.6 0.6
0.4 0.4
0.2 0.2
0 0
0 200 400 600 800 1000 1200 0 100 200 300 400 500 600
Time (ms) Time (ms)
(c) (d)
Figure 26. Examples of Vehicle Inductive Signatures: (a) Passenger Car; (b) Sport Utility
Vehicle; (c) Semi-Trailer Truck; (d) Minivan
69
Avantages
• coût raisonnable
Inconvénients
58
• impact sur la chaussée si mal installée
(Source An Investigation in the Use of Inductive Loop Signatures for Vehicle Classifi-
cation, Carlos Sun, California PATH)
Les traces des interventions pour installer des boucles magnétiques sont facilement
visibles dans la chaussée.
Capteurs piézo-électriques
• Principe: une tension est générée quand le cable coaxial, enfoui dans la chaussée,
subit la contrainte mécanique causée par le passage d’un véhicule
Avantages
• comptage des essieus et mesure de la distance entre les essieus, et d’autres variables
(similaire aux boucles)
Inconvénients
59
Le magnétomètre (et autres capteurs magnétiques)
Avantages
• peut être utilisé si des boucles ne peuvent être installées (par ex. le tablier d’un pont)
Inconvénients
1. Radar à onde continue: mesure directe de la vitesse par effet Doppler, comptage
des véhicules en mouvement
2vcos(φ)
Fd =
λ
Fd différence des fréquences des ondes émises et réfléchies (effet Doppler), v vitesse
du véhicule, λ longueur d’onde d’émission, φ angle entre le faisceau émetteur et le
vecteur vitesse du véhicule
60
Avantages
Inconvénients
Les données obtenues par radar par effet Doppler-Fizeau ne montrent que la vitesse
radiale entre le radar et le véhicule. Il faut donc que le sens de déplacement de la cible
soit en ligne directe vers le radar. Si la cible se déplace avec un angle par rapport à cette
direction, la vitesse notée n’est que la projection sur la radiale au radar, soit la vitesse
réelle fois le cosinus de l’angle (facteur variant de 0 pour un déplacement perpendiculaire
au radar à 1 pour celui vers le radar). (source Wikipedia)
61
Capteur à infrarouge (actif/passif)
Principe
Avantages
• émet plusieurs rayons pour une mesure précise de la position, la vitesse et la classe
des véhicules
Inconvénients
• la performance peut être affectée par le brouillard lorsque la visibilité est inférieure
à 6 m ou qu’il y a de la poudrerie
• les capteurs passifs peuvent avoir une sensibilité réduite en cas de grosse pluie,
neige ou grand brouillard
62
Capteur à ultrasons
• Principe:
– émet des ondes sonores à une fréquence entre 25 et 50 kHz qui sont au-delà de
l’intervalle des ondes audibles par les humains
– des ondes d’impulsion mesurent la distance à la surface de la route et aux
véhicules
– des ondes émises à deux angles connus et proches permettent de calculer la
vitesse en relevant les instants de passage du véhicule au niveau des deux
ondes
Avantages
Inconvénients
• de longs intervalles entre les impulsions peuvent donner de moins bonnes mesures
sur les autoroutes lorsque les véhicules voyagent à des vitesse modérées à élevées
63
• Principe: les capteurs acoustiques mesurent le passage, la présence et la vitesse
d’un véhicule en détectant l’énergie acoustique ou les sons audibles produits par la
circulation à partir de différentes sources dans chaque véhicule et de l’interaction
entre les pneus et la chaussée
Avantages
• détection passive
Inconvénients
• Principe: le poids d’un véhicule sur le tube augmente la pression qui peut être
mesurée au bout du tube
Avantages
• compte les véhicules (débits faible à moyen) et mesure leur vitesse (2 tubes)
64
Inconvénients
• bruit
Le tube pneumatique est le plus ancien des capteurs de circulation routière et on peut
considérer qu’il n’est plus utilisé à titre permanent.
Combinaison de capteurs
En résumé
• La bonne performance des capteurs enfouis dans la route tels que les boucles
magnétiques, les capteurs magnétiques, tient en partie à leur proximité au véhicule
• Besoins
65
Imagerie aérienne
• Historiquement: photos prises d’un avion (zone de 1-2 km), avec suivi manuel des
véhicules d’une image à la suivante
Imagerie satellitaire
Le satellite radar allemand TerraSAR-X lancé en 2007 permet le suivi des véhicules
66
Avantage: insensible aux conditions météorologiques
(Article source)
Capteurs vidéo
– écart entre l’état de l’art en vision par ordinateur et les applications pratiques
en transport
L’emploi d’observateurs est encore l’approche la plus courante lorsque des caméras
sont utilisées pour la surveillance et la sécurité de propriétés.
• coût modéré
• capteur à grande résolution, couvrant une large zone (jusqu’à 300 à 400 m)
• les images sont des données très riches en informations: possibilité de développer
d’autres applications en élaborant les traitements adaptés
67
Principes d’analyse vidéo
• 2 methodes
68
• Besoin de calibration de la caméra
69
Exemples d’analyse vidéo
70
71
72
OpenDataCam
73
[Saunier et al., 2010, Ismail et al., 2009, Ismail et al., 2010, Brosseau et al., 2012]
La vision par ordinateur est un des domaines de l’intelligence artificielle dont le but
est de développer des méthodes automatiques d’interprétation des images.
74
• Résoud les problèmes de luminosité et respecte la vie privée
75
Radar spatial
Waymo et applications en recherche
Capteurs Bluetooth
76
Test de capteurs Bluetooth (Seattle)
77
Ces capteurs ont aussi été utilisés pour la collecte de données sur les piétons.
Capteurs “décentralisés”
– véhicules/piétons = capteurs
– sondes (“probes”)
– massification de la technique des véhicules flottants (“crowdsourcing”)
– collecte de données robuste, “gratuite”
Ces capteurs permettent de collecter des données en temps réel sur tout le réseau, et
peuvent être utilisés pour diffuser des information aux usagers en temps réel
78
• Capteurs particuliers
Résumé
Ponctuel Spatial
Temporaire (sous-ensemble) tubes GNSS
Continu (exhaustif) boucles vidéo aérienne
79
Respect de la vie privée
(Banksy)
80
Capteurs pour le péage du pont de l’A25
Vidéo
• test pour dépasser/changer de voie selon les véhicules voisins (existence sur la
voie adjacente d’un intervalle supérieur au minimum accepté et d’une vitesse
plus proche de la vitesse désirée): tant que le test est négatif, le véhicule reste
en poursuite
• L’influence des véhicules qui précèdent est (le plus souvent) limitée au seul véhicule
immédiatement devant
81
• Les variables explicatives de la réponse du conducteur suiveur sont:
Notations
Loi de poursuite
Le véhicule fournit, avec un certain temps de perception et de réaction T (TPR), une
réponse à un stimulus:
Des résultats expérimentaux confirment que la sensibilité croît avec la vitesse indi-
viduelle et décroît avec la distance.
Différentes formes
ẍn+1 (t + T ) = α(ẋn (t) − ẋn+1 (t)) + β(xn (t) − xn+1 (t)) + γ ẋn+1 (t)
82
Modèles de General Motors (GM) (années 1960)
Premier modèle de GM
Dans les modèles de GM, le stimulus est la différence de vitesse entre les deux
véhicules qui se suivent.
Expériences
83
Expériences sur le terrain
• estimation de T entre 1.0 et 2.2 s (1.55 s en moyenne) et α entre 0.17 et 0.74 s−1 (0.37
en moyenne)
Second modèle de GM
• L’intervalle des valeurs de sensibilité pour α est large (0.17 à 0.74 s−1 ).
84
Troisième modèle de GM
• Une solution est d’incorporer la DIV dans le terme de sensibilité, qui doit varier
dans le sens inverse de la DIV (sinon, le suiveur réagit de la même façon indépen-
damment de sa proximité)
α0
ẍn+1 (t + T ) = (ẋn (t) − ẋn+1 (t))
xn (t) − xn+1 (t)
Quatrième modèle de GM
• L’idée est qu’à mesure que la vitesse du flot augmente, le conducteur du véhicule
suiveur deviendrait plus sensible aux différences de vitesses entre les deux véhicules
qui se suivent
α0 ẋn+1 (t + T )
ẍn+1 (t + T ) = (ẋn (t) − ẋn+1 (t))
xn (t) − xn+1 (t)
Cinquième modèle de GM
• Des efforts continus pour améliorer et généraliser le terme de sensibilité ont conduit
à introduire des exposants pour les termes de vitesse et de distance
αl,m ẋn+1 (t + T )m
ẍn+1 (t + T ) = (ẋn (t) − ẋn+1 (t))
(xn (t) − xn+1 (t))l
• Choisir un pas de temps ∆t, faire des hypothèses sur la vitesse ou l’accélération du
véhicule, et itérer les calculs
– accélération ẍ constante
– ẋ(t + ∆t) = ẋ(t) + ẍ × ∆t
– x(t + ∆t) = x(t) + ẋ(t) × ∆t
85
Exemple du troisième modèle
Stabilité de la circulation
• Importance de déterminer la stabilité du système, si un changement affecte
– le comportement du conducteur
– l’état du véhicule
– l’environnement routier
• Un système est stable lorsque, écarté de sa position d’équilibre, il tend à y revenir
• Une variation de la vitesse du véhicule de tête ne doit pas être amplifiée par les
véhicules suiveurs
86
Développement sur la stabilité locale
Étude duale par transformée de Laplace
1
• 0 < αT < e stabilité sans oscillations
1 π
• e < αT < 2 stabilité avec oscillations
π
• αT ≥ 2 instabilité avec oscillations croissantes
( 1e ≈ 0.37, π2 ≈ 1.57)
Il est possible d’obtenir des valeurs approchées par un développement limité.
Stabilité asymptotique
Deux régions selon la valeur de αT
87
Le véhicule 1 freine puis accélère (αT = 1.6 s). L’amplitude des oscillations des DIV entre
véhicules suivants augmente, jusqu’à ce que les véhicules 7 et 8 entrent en collision
Cas particuliers
Nom m l Formule
Chandler 0 0 v = αk + Cste
Greenberg 0 1 v = −αln(k) + Cste
Greenshields 0 2 v = −αk + Cste
• la réponse est nulle s’il n’y a pas de différentiel de vitesse, même si la DIV est très
grande ou très petite
Des modèles psychologiques montrent que les conducteurs sont sujets à certaines limita-
tions dans leurs perceptions des stimuli auxquels ils répondent [Hoogendoorn and Bovy, 2001].
88
Règles simples des modèles psycho-espacement
• Pour de grandes DIV, le conducteur suiveur n’est pas influencé par les différences
de vitesse
89
Observations DIV en fonction de la vitesse relative
[Leutzbach, 1988]
• les autres véhicules hormis le précédent (influence des autres véhicules sur la file,
dans les autres voies (dépassement), en sens opposé)
90
• Il y a peu de travail sur l’estimation de ces modèles et de leurs paramètres à partir
de données réelles
• instant d’entrée
• Des lois représentant les comportements de conduite gèrent les usagers de façon
dynamique
• Choix au-delà de l’échelle microscopique: matrice OD, choix des itinéraires, choix
d’horaire, profils journaliers d’activités
Aspects informatiques
91
– les événements sont traités dans l’ordre chronologique, avec ses conséquences
sur tous les mobiles concernés
• Bases de données (BD)
– coté offre: BD géographique pour l’infrastructure, BD des services (régulation
des feux, règles de priorité, stationnement, etc.)
– coté demande: débits, vitesses libres
• Autres fonctions: animation, visualisation
92
Avantages
93
Modèle Loi de poursuite GM1 ẍn (t + T ) = α(ẋn−1 (t) − ẋn (t))
Paramètres T et α
Simulation
Fonction d’ajustement comparaison de la moyenne des TIV simulés h̄s et observés h̄o ,
par ex. la valeur absolue |h̄s − h̄0 |
Observations ensemble des données récoltées sur le terrain et servant de comparatif aux
résultats simulés dans les processus de calibration et de validation
• elles doivent être caractérisées par les mêmes indicateurs que les résultats
simulés
Calibration processus visant à trouver les valeurs d’un ensemble de paramètres d’un
modèle qui optimisent la fonction objectif pour un ensemble d’indicateurs et
d’observations
94
Exemple de calibration: Formulation du problème
Une entité publique veut reconstruire une voie d’accès en étudiant deux scénarios:
une voie d’accès simple (#1) et une voie d’accès double (#2): lequel doit être priorisé ?
scénario 1 scénario 2
95
scénario 1 scénario 2
• En utilisant les valeurs par défaut, le scénario à privilégier semble être la voie d’accès
double
• Les files d’attente sur la voie d’accès double (scénario 2) sont plus petites
96
scénario 1 scénario 2
• En utilisant les valeurs plus conservatrices, le scénario à privilégier semble être celui
d’une voie d’accès simple
• Les files d’attente des deux scénarios dans la bretelle sont comparables
• Le réseau local est très affecté par la voie d’accès double (scénario 2)
– les deux scénarios montrent des résultats possibles de la simulation, mais il est
possible qu’aucun ne montre le comportement réel des conducteurs
– sans calibrer les sous-modèles pour la situation à l’étude, il est impossible de
savoir lequel des scénarios doit être privilégié, ou même si les deux ne devraient
pas être rejetés
97
• Un modèle, même bien calibré et validé pour une situation donnée, ne nous permet
pas d’étudier avec confiance une situation dont les conditions sont différentes de celles
étudiées lors de sa calibration et de sa validation initiale
4. Déterminer les indicateurs utilisés pour décrire l’état de la circulation, tant dans les
simulations que dans les données terrain
5. Déterminer les fonctions d’ajustement utilisées pour comparer les indicateurs simulés
et les indicateurs terrain
9. Calcul de la fonction objectif sur un jeu indépendant de données avec les paramètres
calibrés
– utilisation des données d’un court segment de l’A13 Nord (sortie 8), pointe PM
98
Vidéo
Fonction objectif maximum des D sur plusieurs conditions de circulation pour les deux
types de TIV
Méthode d’optimisation sans dérivée de type Mesh Adaptive Direct Search (MADS)
Logiciel de micro-simulation
Paramètres Réseau
Calcul des
Simulations Résultats
indicateurs
Vérification du respect
des contraintes
Algorithme
d’optimisation
Évaluation de la fonction
objectif
99
Recommandations
100
• Le projet doit être suffisamment avancé pour pouvoir être validé par simulation, et
avoir assez de données à disposition
Ressources
• Projet européen Methods and tools for supporting the Use caLibration and valida-
TIon of Traffic simUlation moDEls (MULTITUDE)
• Vidéo
• Exemples/expériences typiques:
101
– re-démarrage après un arrêt
– baisse de la capacité pour cause d’incident, de travaux, d’instabilités dans la
circulation
• Les ondes de choc posent un problème pour la gestion de la circulation car les
changements brusques de condition de circulation sont propices aux accidents de
la route
• Une onde de choc démarque la limite entre deux états de la circulation dans l’espace
spatio-temporel (point spatio-temporel de discontinuité du débit et de la densité)
• Loi de conservation des véhicules entre des points x1 et x2 et les instants t1 et t2 tels
que l’onde de choc est en x1 à t1 et x2 à t2
L(kB − kA ) = T (qB − qA )
• Pendant un intervalle de temps ∆t, N véhicules vont passer d’une zone à l’autre. Il
y a conservation du nombre de véhicules, donc
• La vitesse est donnée par la pente du segment reliant les points représentant les
états de circulation A et B dans le diagramme fondamental (k, q)
∆q qB − qA
w= =
∆k kB − kA
102
Visualisation du phénomène
103
Feux de circulation
Exemple
Le débit d’une autoroute est q1 = 2000 véh/h avec une vitesse de v1 = 80 km/h.
Un accident se produit et la route est bloquée. La densité dans la file d’attente est k2 =
104
275 véh/km. Quel est la vitesse de l’onde de choc à l’arrière de la file ? Quel est le taux
de croissance de la file d’attente, en véhicule par heure ?
Goulot d’étranglement
• Goulots permanents
– incidents / accidents
– véhicule lent
– cause “psychologique”
L’onde de choc est stationnaire: pas de file d’attente en amont du goulot. Les
véhicules subissent une baisse de leur vitesse sur la section en goulot.
105
Demande > capacité du goulot
La vitesse de l’onde de choc entre les points 1 et 4 est négative: La vitesse de l’onde de
choc est négative: l’onde se propage en sens contraire de la circulation. Il y a formation
d’une file d’attente immédiatement en amont du goulot. Les autres ondes de chocs (4
vers 2 et 2 vers 3) sont stationnaires.
106
x Stationnaire
avant
Formation Récupération
avant arrière
Zone de
haute
densité
Formation Récupération
arrière avant
Stationnaire
arrière
t
Une onde est dite de formation (resp. de récupération) si la densité augmente (resp.
diminue) avec le temps: la densité à “gauche” de l’onde est inférieure (resp. supérieure) à
la densité à “droite”
• Onde stationnaire avant: à la sortie des goulots d’étranglement (si demande supérieure
à la capacité)
107
• t 5, congestion en C: onde de formation arrière 5-9, stationnaire avant 5-6
• t 6, camions ralentis par la pente: onde formation avant de 6-1 (A devient un goulot,
onde stationnaire avant 1-2)
108
• t 4, fin de l’incident en B: onde de récupération arrière 4-7
• t 12 et 15, baisse de la demande amont: onde de récupération arrière 15-13 puis 12-8
Applications
• Goulots d’étranglements
109
Contours de densité: analyse de la congestion (distribution spatio-temporelle)
Limites
• Routes homogènes: en fait la capacité change de façon continue sur la route, dans
le temps et l’espace
• Tous les usagers se déplacent à la même vitesse pour une densité donnée (dia-
gramme fondamental), n’anticipent pas les changements en aval et changent leur
vitesse instantanément quand ils passent une onde de choc
110
Chapter 4
Rappels de statistiques et
applications en circulation
Objectifs d’apprentissage
3. Calculer des intervalles de confiance, des tailles d’échantillons et effectuer des tests
d’hypothèses
Ressources libres
• La statistique est à la fois une science formelle, une méthode et une technique. Elle
consiste en
1. exploration des données pour avoir une idée qualitative de leurs propriétés
2. formation d’hypothèses de comportement qui sont confirmées ou pas à l’aide
d’autres techniques statistiques
111
Le hasard
Les probabilités sont utilisées pour décrire les évènements qui se produisent aléatoire-
ment (c-à-d non-déterministes)
• Un système déterministe produit les mêmes sorties pour des entrées données
• Par opposition, on ne peut prédire les sorties d’un système aléatoire, par ex. du
fait de sa sensibilité aux conditions initiales (lancer de dés, roulette, pile ou face)
ou de la complexité du phénomène lié au nombre d’éléments en interaction (gaz,
circulation ?)
Exemple: débit moyen en un point q = 360 véh/h
• si les arrivées sont déterministes, les usagers arrivent à des instants fixes, par ex. 1
toutes les 10 s
• si les arrivées sont aléatoires, les usagers arrivent à des instants différents à chaque
série d’observations: on décrit le phénomène par la probabilité que 0, 1, 2, etc.,
usagerss arrivent par intervalles de 10 s
Sources d’incertitudes
• Variabilité naturelle dans des phénomènes observables (par ex. temps de perception
et réaction)
– elle peut être réduite par inférence sur des observations répétées
• Variabilité due à un manque de connaissances à propos des causes et mécanismes (par
ex. lois de poursuite, mécanismes d’accident)
– elle peut être réduite avec de meilleurs modèles
Décisions en présence d’incertitudes, à cause de contraintes: limitations budgétaires,
contraintes de temps, etc.
Variable aléatoire
• Une variable aléatoire est une certaine fonction, qui dépend du résultat d’une
expérience aléatoire. Cette fonction associe une certaine valeur au résultat d’une
expérience
• Exemple: résultat d’un lancer de dés, mesures de la circulation (débits, vitesses,
temps de parcours, etc.)
• Une variable aléatoire est souvent à valeurs réelles et on parle alors de variable
aléatoire réelle:
X : Ω → 7 X(Ω) ∈ R
112
Probabilités continues Si l’univers est la droite réelle R, alors on admet l’existence
d’une fonction appelée fonction de répartition F , qui donne P (X ≤ x) = F (x), pour une
variable aléatoire X. Autrement dit, F (x) retourne la probabilité que X soit inférieur ou
égal à x. La fonction de répartition doit satisfaire
2. limx→−∞ F (x) = 0
3. limx→∞ F (x) = 1
Si F , est dérivable, alors on dit que la variable aléatoire X a une densité de probabilité
f (x) = dFdx(x) . Pour un ensemble E ⊆ RR, la probabilité que la variable aléatoire X soit
dans E est définie comme P (X ∈ E) = x∈E dF (x).
La connaissance de la densité de probabilité permet notamment, en intégrant, de
calculer la probabilité que X soit, par exemple, compris entre a et b.
Espérance mathématique
• Si X est une variable aléatoire discrète et prend un nombre fini de valeurs, par ex.
. , xn avec les probabilités p1 , . . . , pi , . . . , pn , son espérence est définie
x1 , . . . , x i , . . P
par E[X] = nx=1 xi pi
Distributions statistiques
• Quand la variable aléatoire X prend ses valeurs dans R, la loi de probabilité est
complètement décrite par sa fonction de répartition
Statistiques descriptives
Comment décrire n observations xi d’une variable aléatoire réelle X?
• la moyenne x̄ = n1 ni=1 xi
P
1 Pn
• la variance empirique corrigée (carré de l’écart-type) σ̂ 2 = n−1 i=1 (xi − x̄)
2
113
Si la valeur exacte de la moyenne x̄ est connue, on peut utiliser l’écart type empirique
2
σ̂ 0 = n1 ni=1 (xi − x̄)2 . Lorsque la moyenne est une estimation x̄, on utilise la valeur
P
2
corrigée. σ̂ 0 est un estimateur biaisé de la variance, σ̂ 2 n’est pas biaisé. Cependant,
aucun ne permet de calculer un estimateur non biaisé de l’écart-type σ, mais les deux
convergent vers l’écart-type.
Le mode d’un ensemble d’observations est la valeur de la variable qui revient le plus
fréquemment dans l’ensemble.
Les quantiles d’une variable aléatoire X sont les valeurs de cette variable pris à des
intervalles réguliers verticaux de sa fonction de répartition. Les q-quantiles sont les q − 1
valeurs qui divisent l’ensemble des échantillons ordonnés de X en q sous-ensembles de
données de taille à peu près égale. En plus des centiles et quartiles, les 10-quantiles sont
appelés déciles et les 5-quantiles quintiles.
• x̄ = n1 m
P
i=1 ni xi
1 Pm
• σ̂ 2 = n−1 i=1 ni (xi − x̄)
2
Coefficient de variation
σ̂
CV =
x̄
• le CV est sans dimension (souvent présenté sous forme de pourcentage)
Distribution symétrique
La distribution est symétrique si les valeurs de la variable sont également distribuées
de part et d’autre d’une valeur centrale. Dans ce cas, la médiane est confondue avec la
moyenne.
Ces deux coefficients sont principalement utilisés pour vérifier qu’une loi est proche
d’une distribution normale
114
• Si la distribution est symétrique, γ1 = 0 (mais la réciproque n’est pas vraie)
3 0 20 40 60 80 100 120
Une boîte à moustache est un résumé plus complet que la moyenne et l’écart-
type: les cotés de la boîte représente les premier et dernier quartile, la ligne rouge au
centre la médiane; les extrémités (“moustaches”) correspondent aux deux points les plus
extrêmes à l’intérieur de l’intervalle dont les extrémités sont chaque quartile plus un
certain multiple de l’intervalle entre les deux quartiles (ici 1.5); finalement, les points en
dehors de l’intervalle délimité par les deux extrémités sont représentés (ils sont souvent
considérés comme des données aberrantes (“outliers”)).
115
120
100
80
60
40
20
03 2 1 0 1 2 3
1000
800
600
400
200
03 2 1 0 1 2 3
116
4 ensembles de 11 points à 2 dimensions avec les mêmes caractéristiques (données sur
Wikipedia)
117
Distributions discrètes
• Lorsque n tend vers l’infini et que p tend vers 0 avec np = m constant, la loi
binomiale converge vers une loi de Poisson de paramètre m. En pratique, on
remplace la loi binomiale par une loi de Poisson dès que n > 30 et np < 5 ou
dès que n > 50 et p < 0.1.
• Lorsque n tend vers l’infini et que p et q sont de même ordre de grandeur, la loi
binomiale converge vers une loi normale d’espérance np et de variance npq. En
pratique, on remplace une loi binomiale par une loi normale dès que n > 30, np > 5
et nq > 5. (source Wikipedia)
n n!
Le nombre de combinaisons de k éléments parmi n est k = k!(n−k)! .
Distribution de Poisson
• Une variable aléatoire X prenant des valeurs entières, suit une loi de Poisson de
paramètre m (m > 0)
mn −m
P (X = n) = e
n!
• Décrite par un seul paramètre E[X] = V (X) = m
118
m=1
0.35 m=4
m = 10
0.30
0.25
0.20
P(X = n)
0.15
0.10
0.05
0.00
0.0 2.5 5.0 7.5 10.0 12.5 15.0 17.5
n
Exemple
Si il y a en moyenne 4 accidents par jour sur un réseau donné (et que le nombre
d’accidents suit une loi de Poisson), quel est la probabilité d’observer 5 accidents ou plus
en un jour ?
Processus de Poisson
Un processus Nt se rapporte à la réalisation d’évènements aléatoires dans le temps.
(Nt )t∈R est de Poisson si le nombre d’évènements Nt qui se produisent dans l’intervalle
[0; t[ suit une loi de Poisson de paramètre m = λt:
(λt)n −λt
P (Nt = n) = e
n!
λ est le taux du processus de Poisson, supposé constant pendant la durée de l’analyse
• comment interpréter λ?
119
Distributions continues
• Elles décrivent des variables continues, comme la durée entre des évènements
successifs (par ex. le temps inter-véhiculaire (TIV)), la vitesse
Distribution exponentielle
Distribution exponentielle
• Fonction de répartition
t
P (h ≤ t) = 1 − e− h̄
• Le TIV entre deux véhicules ne peut pas être nul. Des observations permettent de
mesurer un TIV minimal c. Pour en rendre compte, on introduit un décalage dans
la distribution
( t−c
1 − e− h̄ if t ≥ c
P (h ≤ t) =
0 if t < c
120
1.0
0.8
0.6
P(h t)
0.4
0.2
h=3
h=4
0.0 h = 10
0 5 10 15 20 25 30
t
c=2s
121
Distribution normale
1 1 x−µ 2
p(x) = √ e− 2 ( σ )
σ 2π
X−µ
• Son espérance est µ et sa variance σ 2 (σ > 0), et on note X ∼ N (µ, σ 2 ). σ suit la
x2
loi normale centrée réduite définie par la densité de probabilité p(x) = √1 e− 2 .
2π
122
Application de la distribution normale
Étant donnée que la vitesse est normalement distribuée sur une route, de moyenne
55 km/h et d’écart type 7 km/h, quelle est la probabilité d’observer des vitesses entre 40
et 65 km/h? Faire le calcul à partir d’une table des valeurs de la fonction de répartition
de la loi normale centrée réduite.
123
4.3 Outils statistiques pour le recueil de données de circulation
Théorèmes de base des probabilités
• P
Pour une suite de n variables
Pn aléatoires Xi indépendantes, leur somme Y =
n Pn 2 2
1 ai Xi a pour espérance 1 ai E[Xi ] et variance a
1 i V (Xi )
• Exemples:
Une version plus faible (condition de Lyapunov ou de Lindeberg) dit que la distribu-
tion de la somme de n variables aléatoires indépendantes de distributions quelconques
tend vers une loi normale lorsque n augmente pourvu que chaque variable aléatoire
“contribue peu à la somme”. La moyenne est la somme des moyennes et la variance
est la somme des variances des n variables aléatoires.
124
Par exemple, les temps de parcours peuvent être vus comme la somme de n variables
indépendantes et identiquement distribuées (temps de parcours sur des sous-sections) et
sont donc normalement distribués.
A quel point les distributions de Poisson et négative exponentielles représentent-elles
le nombre d’arrivée et les TIV ? La réponse est fournie par des tests d’adéquation qui
permettent de comparer les distributions “idéales” à des échantillons de données réelles.
Intervalles de confiance
• Si la variable aléatoire X est distribuée normalement (N (µ, σ 2 )), la variable x̄ qui est
la moyenne de n échantillons de X est aussi normalement distribuée, de paramètres
2
N (µ, σn )
• Ce résultat peut être utilisé si n est assez grand même si X ne suit pas une loi
normale (théorème central limite)
Connaissant la distribution vers laquelle tend l’expression, on peut fournir une estima-
tion du paramètre inconnu sous la forme d’un intervalle plutôt que d’une valeur unique.
Par ex.
• si σ 2 est connue, P (x̄ − zα/2 √σn ≤ µ ≤ x̄ + zα/2 √σn ) = 1 − α (1 − α est appelé le niveau
de confiance de l’intervalle)
• on appelle e = zα/2 √σn la tolérance (zα/2 est le nombre d’écarts-types selon le niveau
de confiance toléré)
Taille d’échantillon
125
1. on décide la tolérance exigée (1-2 km/h),
2. un niveau de confiance (impliquant zα/2 )
3. et on estime l’écart-type σ̂ (6-8 km/h)
4. Si après collecte des données, l’écart-type est plus grand, on re-calcule n qui
sera plus grand et on devra reprendre des mesures
σ 2 = p(1 − p)
2 p(1 − p)
n = zα/2
e2
Tests statistiques
• Les résultats d’un test sont de nature statistique: il y a toujours un risque d’erreur.
Il faut tout d’abord énoncer l’hypothèse nulle H0 et l’hypothèse alternative H1 . Deux
erreurs sont possibles:
– erreur de type I: on rejette l’hypothèse nulle quand elle doit être acceptée (faux
positif)
– erreur de type II: on accepte l’hypothèse nulle quand elle doit être rejetée (faux
négatif)
126
la rejeter. Sa valeur dépend du contexte, et est difficile, voire impossible, à évaluer:
c’est pourquoi seul le risque α est en général utilisé comme critère de décision. (source
Wikipedia)
127
On calcule:
x̄ − µ0 30.7 − µ0
P (x̄ > 30.7) = P ( √ > √ )
σ/ n σ/ n
x̄ − µ0 30.7 − 30
= P( √ > p )
σ/ n 2/5
= P (Z > 1.11) avec Z ∼ N (0, 1)
= 0.134
Comme 0.134>0.05, on ne peut rejeter H0 , c-à-d on n’a pas suffisamment de preuves pour
affirmer que la limite de vitesse n’est pas respectée.
Note: Le nombre d’observations joue un rôle clé dans cette décision. Si l’échantillon
avait par ex. contenu 20 observations au lieu de 5, toujours présentant la même moyenne,
on aurait calculé P (x̄ > 30.7) = 0.0136 et on serait arrivé à la décision contraire.
Un exemple similaire est fourni sur la page Wikipedia.
• Si les échantillons des données ont été collectés de façon indépendante avant et
après, de tailles n1 et n2 , on peut calculer une statistique de la forme suivante pour
tester l’égalité des moyennes µ1 et µ2 des deux distributions:
x̄1 − x̄2
s
“Approximation” normale
– les échantillons suivent des lois normales ou le nombre des échantillons est
suffisamment large (typiquement n1 ≥ 30 et n2 ≥ 30)
s
σ12 σ22
s= +
n1 n2
• Condition 2: les variances sont inconnues et le nombre des échantillons est suffisam-
ment large (on utilise la variance empirique dans ce cas)
s
σ̂12 σ̂22
s= +
n1 n2
x¯1 −x¯2
• Alors s suit une loi normale centrée réduite sous H0
128
Test paramétrique pour deux populations (approximation normale)
Test t de Student
Si les variances sont inconnues mais égales et les échantillons suivent des lois
normales, on peut faire le test de Student
x̄1 − x̄2 x̄1 − x̄2
t= q = q si n = n1 = n2
σ̂1,2 n11 + 1
n2 σ̂1,2 n2
s r
(n1 − 1)σ̂12 + (n2 − 1)σ̂22 σ̂12 + σ̂22
σ̂1,2 = = si n = n1 = n2
n1 + n2 − 2 2
t suit la loi de Student à d degrés de liberté, avec d = n1 + n2 − 2 = 2n − 2. Si les
échantillons sont assez larges, on peut tester l’égalité des moyennes que les variances
soient égales ou non: c’est un test robuste.
Si les variances ne sont pas égales, un test approximatif existe (test t de Welch).
• Comment tester si une variable aléatoire suit une certaine distribution statistique?
– test du χ2d à d degrés de liberté
• On suppose que la variable aléatoire étudiée prend n valeurs (intervalles pour des
variables réelles) et on mesure l’écart entre un échantillon de référence Ei (attendu)
et d’un échantillon particulier Oi (observé) avec
n n
X (Oi − Ei )2 X O2
X2 = = i
−N
Ei Ei
i=1 i=1
129
Test du χ2
• Lorsque les effectifs (Ei et Oi ) sont supérieurs ou égaux à 5 dans toutes les classes,
si H0 est vraie, la distribution de X 2 approche asymptotiquement de la loi du χ2d à
d = n − 1 − p degrés de liberté, où p est le nombre de paramètres de la distribution
dont l’échantillon de référence est tiré
• À l’aide d’une table ou d’un logiciel statistique, on obtient la valeur de χ2d pour le
seuil du risque de première espèce acceptable, e.g. typiquement 0.01 ou 0.05 (ou on
cherche l’erreur de première espèce correspondant à la valeur de X 2 ). Si X 2 < χ2d ,
on ne peut pas rejeter l’hypothèse H0
• S’il n’y a pas au moins 5 observations dans chaque classe, on doit grouper les
classes.
• Les échantillons sont souvent présentés dans une table de contingence à 2 lignes et
n colonnes (ou n lignes et 2 colonnes).
• Si on fait le test entre un échantillon observé et une loi de probabilité, il faut calculer
les échantillons “théoriques” selon la loi de probabilité. Le test est en fait un test
entre deux histogrammes.
• Plus la valeur du test du χ2 est élevée, moins l’adéquation entre les deux échantil-
lons est bonne. Mais la valeur ne permet pas de choisir entre deux distributions.
130
0.995 0.99 0.975 0.95 0.9 0.75 0.5 0.25 0.1 0.05 0.025 0.01 0.005
1 3.927e-05 0.0001571 0.0009821 0.003932 0.01579 0.1015 0.4549 1.323 2.706 3.841 5.024 6.635 7.879
2 0.01003 0.0201 0.05064 0.1026 0.2107 0.5754 1.386 2.773 4.605 5.991 7.378 9.21 10.6
3 0.07172 0.1148 0.2158 0.3518 0.5844 1.213 2.366 4.108 6.251 7.815 9.348 11.34 12.84
4 0.207 0.2971 0.4844 0.7107 1.064 1.923 3.357 5.385 7.779 9.488 11.14 13.28 14.86
5 0.4117 0.5543 0.8312 1.145 1.61 2.675 4.351 6.626 9.236 11.07 12.83 15.09 16.75
6 0.6757 0.8721 1.237 1.635 2.204 3.455 5.348 7.841 10.64 12.59 14.45 16.81 18.55
7 0.9893 1.239 1.69 2.167 2.833 4.255 6.346 9.037 12.02 14.07 16.01 18.48 20.28
8 1.344 1.646 2.18 2.733 3.49 5.071 7.344 10.22 13.36 15.51 17.53 20.09 21.95
9 1.735 2.088 2.7 3.325 4.168 5.899 8.343 11.39 14.68 16.92 19.02 21.67 23.59
10 2.156 2.558 3.247 3.94 4.865 6.737 9.342 12.55 15.99 18.31 20.48 23.21 25.19
131
16 5.142 5.812 6.908 7.962 9.312 11.91 15.34 19.37 23.54 26.3 28.85 32 34.27
17 5.697 6.408 7.564 8.672 10.09 12.79 16.34 20.49 24.77 27.59 30.19 33.41 35.72
18 6.265 7.015 8.231 9.39 10.86 13.68 17.34 21.6 25.99 28.87 31.53 34.81 37.16
19 6.844 7.633 8.907 10.12 11.65 14.56 18.34 22.72 27.2 30.14 32.85 36.19 38.58
20 7.434 8.26 9.591 10.85 12.44 15.45 19.34 23.83 28.41 31.41 34.17 37.57 40
21 8.034 8.897 10.28 11.59 13.24 16.34 20.34 24.93 29.62 32.67 35.48 38.93 41.4
22 8.643 9.542 10.98 12.34 14.04 17.24 21.34 26.04 30.81 33.92 36.78 40.29 42.8
23 9.26 10.2 11.69 13.09 14.85 18.14 22.34 27.14 32.01 35.17 38.08 41.64 44.18
24 9.886 10.86 12.4 13.85 15.66 19.04 23.34 28.24 33.2 36.42 39.36 42.98 45.56
25 10.52 11.52 13.12 14.61 16.47 19.94 24.34 29.34 34.38 37.65 40.65 44.31 46.93
26 11.16 12.2 13.84 15.38 17.29 20.84 25.34 30.43 35.56 38.89 41.92 45.64 48.29
27 11.81 12.88 14.57 16.15 18.11 21.75 26.34 31.53 36.74 40.11 43.19 46.96 49.64
28 12.46 13.56 15.31 16.93 18.94 22.66 27.34 32.62 37.92 41.34 44.46 48.28 50.99
29 13.12 14.26 16.05 17.71 19.77 23.57 28.34 33.71 39.09 42.56 45.72 49.59 52.34
30 13.79 14.95 16.79 18.49 20.6 24.48 29.34 34.8 40.26 43.77 46.98 50.89 53.67
132
Exemple 2: vitesses instantanées
133
Le test est significatif
Et après?
134
Chapter 5
Objectifs d’apprentissage
1. Identifier les objectifs des différentes études
2. Connaître les méthodes de collecte de données et les principales variables ou
indicateurs utilisés dans ces études
3. Comprendre le concept de capacité, connaître et savoir appliquer des méthodes de
calcul de la capacité
4. Connaître les bases des études de stationnement et de la sécurité routière
5. Calculer le niveau de service d’une autoroute existante ou planifiée
5.1 Débits
Caractéristiques du débit
• Débit observé
• Demande: désir de se déplacer sur une partie du réseau à un moment donné
– elle n’est pas forcément réalisé, donc difficile à estimer (enquête)
• Capacité: débit maximal pouvant s’écouler sur une partie du réseau à un moment
donné
– estimé par différentes méthodes (voir sous-section suivante)
debit = min(demande, of f re)
135
Variations temporelles du débit
• Variations:
– annuelles
– mensuelles
– journalières
– horaires
• Les variations sont différentes selon les routes: urbaines / rurales / route de
desserte d’une activité de “récréation”
• Débit journalier moyen annuel (DJMA) en véh/jour (“Annual Average Daily Traffic”,
AADT) et variantes selon les jours ouvrables ou fériés, etc.
La moyenne peut aussi être calculée seulement pour les jour ouvrables (environ 260
jours par an). Le débit journalier moyen, par opposition au débit journalier moyen
annuel, est calculé à partir de comptages sur une période plus courte que l’année.
Variations mensuelles
1.20
Indice mensuel normalisé (par rapport au
1.00
0.80
DJMA)
Pont Pie IX
0.40
Pont Charles-de-Gaulle
Pont Legardeur
0.20
Pont Viau
0.00
janv févr mars avril mai juin juill août sept oct nov déc
Mois
Figure 1: Distribution relative des débits en fonction du mois en 2008 pour les 5 ponts
136
Variations hebdomadaires
137
1.40
1.00
DJMA)
0.80
Pont Papineau
0.60
Pont Pie IX
0.40 Pont Charles-de-Gaulle
Pont Legardeur
0.20 Pont Viau
0.00
Lundi Mardi Mercredi Jeudi Vendredi Samedi Dimanche
Jour
Figure 1 : Indice journaliser normalisé en fonction des jours en 2008 pour les 5 ponts
Variations quotidiennes
138
9000
Pont Papineau -
2008
8000
Pont Papineau -
2010
Débit moyen horaire sur l'année
7000
Pont Pie IX - 2008
139
Indice horaire normalisé (par rapport au 9.00 2008 jour ouvrable
5.00
4.00
3.00
2.00
1.00
0.00
0 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23
Heure
Figure 1: Distribution relative des débits en fonction du mois en 2008 pour le site numéro 7
Variations spatiales
140
(Bay Bridge entre San Francisco et Oakland)
Débits cyclistes
Improving the accuracy of bicycle AADT estimation: temporal patterns, weather and
bicycle AADT estimation methods, Thomas Nosal
141
Débits moyens au Québec
Données ouvertes
• comptage
142
5.2 Capacité
Exemple
143
Dans la situation décrite en haut, les débits observés pour les section 4 et 5 n’atteindront
pas leur capacité (on peut s’attendre raisonnablement à ce que les débits observés soient
proportionnels à la demande). La section 3 agit comme goulôt d’étranglement et des
files d’attente se formeront en amont. Supposons qu’une voie soit ajoutée à la section
3, augmentant sa capacité au delà de 3700 véh/h. Le débit arrivant dans la section 4
est maintenant de 3200 véh/h, supérieur à la capacité de la section 4: un second goulôt,
caché auparavant, est alors révélé. Cet exemple simple montre la nécessité de prendre
en compte l’ensemble d’un corridor lors d’aménagements, soit les goulôts apparents et
cachés. La situation est relativement simple sur les autoroutes, mais devient rapidement
difficile à diagnostiquer dans un réseau urbain fortement connecté.
Capacité
Élément prépondérant:
• Cinq versions principales depuis sa première rédaction en 1950: 1965, 1985, 2000,
2010 et 2016
Définition de la capacité
Nombre maximal de véhicules
• conditions d’exploitation
144
– contrôle d’accès, régulation des vitesses, limitation de vitesse, gestion des
incidents, etc.
Le débit ayant une chance raisonnable de passer semble difficile à appréhender, ainsi
que les concepts suivants:
Commentaires
• En toute rigueur, la capacité ne peut être dépassée, si l’on ne change pas une ou
plusieurs caractéristiques
• Exemple: débits maximaux observés sur une artère urbaine 2x2 voies à Lille durant
la pointe du matin (7h30 à 8h30)
145
Capacité et diagramme fondamental
La figure montre que la capacité approchée en condition de circulation fluide est plus
grande que la capacité approchée en condition saturée. La capacité après passage en
mode saturée est plus basse qu’avant. Ce point est cependant chaudement débattu dans
la littérature.
Similairement, il a été observé que le débit maximal en aval d’une file d’attente est
typiquement inférieur de 5 à 10 % à la capacité de la route en l’absence de file d’attente.
146
Cette forme typique est valable pour les autoroutes à plusieurs voies. Les régions peuvent
être décrites de la façon suivante:
Zone 1 vitesse à peu près constante, à la vitesse libre, pour des débits relativement élevés
Zone 2 la vitesse commence à diminuer lorsque le débit continue à augmenter, mais de
peu (moins de 10 km/h), pour des débits autour de 1500 à 1700 véh/h/voie
Zone 3 c’est le débit de la file d’attente, la demande a dépassé la capacité et la vitesse
diminue (mais est très variable)
Zone 4 conditions d’opération instables à l’intérieur de la file d’attente
Cette courbe représente les performances des véhicules et l’adaptation des conduc-
teurs sur des décennies: ils maintiennent des vitesses élevées pour des débits élevés.
Débits classés
• Connaissance des débits horaires sur l’année
• Série de 24 x 365 = 8760 valeurs
• Tri par ordre décroissant
• Capacité = débit horaire de pointe?
147
Débits classés
Courbe de
débits classés sur les routes du Minnesota (HCM, 2000)
Facteur K
148
• Exemple pour le Québec
Attention
Quelle est la condition nécessaire pour toutes les méthodes reposant sur l’observation
des débits maximaux?
Diagramme fondamental
149
Droite de régression
• Y = aX + b
• P
Trouver les coefficients a et b minimisant la somme des carrés des résidus S =
2
i (yi − axi − b) pour un ensemble de points (xi , yi )
Exemple de calibration 1
Exemple de calibration 2
150
• A6 Luxembourg
– 2x2 voies
– Périurbaine
• Modèle
1
C=
h̄g
Rappel: la capacité n’est pas une valeur unique, elle dépend de plusieurs facteurs pour
une même route et suit une certaine distribution
5.3 Vitesses
Étude des vitesses instantanées (“spot speed study”)
151
• Mesure des vitesses individuelles d’un échantillon de véhicules passant en un point
donné d’une voie de circulation
Objectifs
152
Le “pace” est l’intervalle de longueur 10 mi/h qui comprend le plus grand nombre
d’observation de vitesse. Le pourcentage d’observations dans le pace mesure la disper-
sion de l’échantillon.
Lieux d’étude
L’emplacement dépend de l’objectif de l’étude:
• les stations pour l’étude de la tendance sont installées en général sur des portions
ouvertes d’autoroutes droites, rurales, ou à mi-bloc pour les routes urbaines, loin
de l’influence des panneaux d’arrêt et des feux de circulation
• les études avant-après sont faites en général au même endroit, situé de façon à
mesurer l’influence de la condition qui a changé
153
• Caractéristiques physiques de la route: courbe, nombre de voies, pente, distance de
visibilité, état du revêtement (friction), espacement des carrefours, etc.
• Une des mesures d’efficacité (“mesure of efficiency”, MOE) les plus importantes pour
évaluer les systèmes de transport
L’étude des temps de parcours est très différente de l’étude des vitesses libres
154
Nombre de relevés par intervalle
0
1000
2000
3000
4000
5000
6000
7000
8000
[20;21 ]
[30;31 ]
[40;41 ]
[50;51 ]
Groupe 10
[60;61 ]
[70;71 ]
[80;81 ]
[90;91 ]
[100;101 ]
Groupe 2
[110;111 ]
[120;121 ]
[130;131 ]
[140;141 ]
[150;151 ]
[160;161 ]
Exemple de données de véhicules flottants
[170;171 ]
155
[180;181 ]
[190;191 ]
[200;201 ]
[210;211 ]
[220;221 ]
[230;231 ]
[240;241 ]
5%
0%
[20;21] [80;81] [140;141] [200;201] [260;261] [320;321]
Temps de parcours (s)
156
Données GPS (taxi)
Outil de Suivi des Conditions de Circulation et d’Analyse Réseau (OSC 2 AR)
(projet MTMDET, Catherine Morency)
• retard arrêté
Indicateur Définition
TP
“Travel Time Index” T Plibre
T P95
“Planning Time Index” T Plibre
T P95 −T¯P
“Buffer Time Index” T¯P
M oyenne des 5% des T P les plus grands
“Misery Index” T Plibre
157
• T Plibre : temps de parcours à écoulement libre
• Résidence
Le stationnement est en rapport avec l’occupation du sol et sa gestion fait donc partie
intégrante d’une politique globale du transport et du territoire
158
2. Conception et aménagement du stationnement
3. Programmes de stationnement
Études de stationnement
• Offre et demande
• Accumulation
• Durée du stationnement
• Taux de rotation
• Distance de marche
Estimation de l’offre
159
– le type de développement: proportion de lieux de divertissement (cinémas,
restaurant, etc.)
– si disponibles, évaluer l’usage des différents modes: la disponibilité de
transports en commun, la possibilité de marcher pour de résidences proches
160
– permet de calculer le taux de rotation, la fréquences des infractions (station-
nement insuffisant), la durée de stationnement, etc.
L’accumulation
161
Durée du stationnement
• Très variable
• Dépend du
• Stationnement de
Distance de marche
162
• Elle dépend de la durée de stationnement prévu
Taux d’occupation
Taux de rotation
• Nombre moyen de véhicules ayant occupé la même place au cours d’une journée
Géométrie et aménagement
• Problèmes
– le stationnement est une cause dans une proportion importante des accidents
en ville, encore plus entre les carrefours
– le stationnement a un impact sur les voies de circulation: ralentissements,
perte de capacité
Stationnement hors-voirie
163
Règles pour le stationnement hors-voirie
164
Les garages
• Elévation ou souterrain
Problèmes particuliers
• Rampes
• Contraintes de surface
165
Gestion des stationnements
166
Les facteurs importants du point de vue de la capacité sont
• les rues d’accès
• les entrées et sorties
• le temps de manoeuvre
La rue d’accès et les carrefours adjacents doivent pouvoir supporter le débit d’entrée et
de sortie aux heures de pointe
• limiter le nombre de places de stationnement
• plusieurs parcs à plus faibles capacités à des points stratégiques
• entrées et sorties de préférences dans des voies à sens unique, loin des carrefours
(50 m)
Rôles du gouvernement
Exemples de politiques
167
Nouvelles technologies: information temps réel
Nouvelles technologies pour le stationnement: information sur les places libres,
tarification (San Francisco et Los Angeles)
• Highway Safety Manual, 2010, American Association of State Highway and Trans-
portation Officials
• Road Safety Manual, 2003, en ligne depuis 2016, Association Mondiale de la Route
(AIPCR)
La sécurité routière
La sécurité routière est définie par l’absence d’accidents. La sécurité est définie
comme l’espérance du nombre d’accidents par catégorie pour un lieu donné et une période
de temps donnée (E. Hauer). Chaque collision peut être caractérisée par sa gravité
• espérance: moyenne sur le long terme s’il était possible de figer toutes les
autres variables ayant une influence (circulation, conditions météorologiques,
caractéristiques des conducteurs, etc.)
168
Risque de collision
• Les probabilités de chaque évènement sont les mêmes dans un lancé de dé à six
faces et la roulette russe. Mais les risques sont-ils les mêmes ?
La hiérarchie de sécurité
Accidents
Conflits Sérieux
D
B Conflits Légers
DM Conflits Potentiels
Passages
Non-perturbés
Rapports d’accident
169
• Contexte de l’accident, environnement
La SAAQ a un fichier des accidents. Le MTQ a un fichier des accidents qui se sont
produits sur le réseau supérieur.
Les rapports sont compilés dans des bases de données informatiques, maintenant
ouvertes (Québec, Montréal)
170
171
Les statistiques d’accident
Supposons que dans une juridiction donnée, il y a trois fois plus d’accidents causés
par des hommes que par des femmes. Quelle conclusion en tirez-vous ?
Tout dépend de l’exposition au risque d’accident qui permet de mesurer les oppor-
tunités d’accidents auxquels le conducteur ou le système s’exposent. L’exposition est
typiquement définie comme une mesure de distance ou de durée dans la circulation
en relation avec le nombre d’objets dynamiques du système (usagers, véhicules etc.)
[Archer, 2004].
Naccidents
F réquence =
T
Taux individuel
Naccidents
τ1 =
Nhabitants
Naccidents
τ2 =
Exposition
Le but des taux est de comparer différentes régions, mais il faut avoir les mêmes
définitions. Prendre en compte toute la population, ou par exemple seulement les
conducteurs, est différent, le second étant plus proche d’une mesure d’exposition.
172
Taux d’accidents mortels rapporté à la population
173
Le taux d’accident par vé[Link] est aussi utilisé.
(source “International Transport Forum” (ITF))
Autres statistiques
nombre
d'accidents
entité 1
A
entité 2
0
0 exposition
174
Analyse traditionnelle de site
Diagramme des accidents et de l’environnement
Tirage aléatoire
• Avant: 4, 1, 6, 4, 4
• Après: 3, 5, 1, 3, 4
• [Link].random_integers(6, size = 5)
Études avant-après
175
• Comment attribuer la réduction à l’aménagement, alors que les périodes de collecte
de données sont longues (6 mois à 3 ans) et que d’autres facteurs ont pu évoluer
(augmentation de la circulation, etc.)
176
La hiérarchie de sécurité
Accidents
Conflits Sérieux
D
B Conflits Légers
DM Conflits Potentiels
Passages
Non-perturbés
• Situations de quasi-accident
177
Histogram of Before-and-After TTC
600 12000
TTC Before
Frequency of traffic events
300 6000
200 4000
100 2000
0 0
0 2 4 6 8 10 12 14 16 18 20 -10
TTC in seconds
min
GT After
3000 3000
• Intervention rapide post-accident:
50 % des décès se produisent sur le coup, 35 % pendant les premières deux
–2000 2000
heures suivant l’accident et 15 % dans les 30 jours suivant l’admission à
l’hopital
1000 1000
Mesures de sécurité
Stratégie de sécurité routière du Canada du Conseil Canadien des administrateurs en
transport motorisé
178
Vision zéro
Toronto, Montréal
Visualisation des NS
179
Seuils de densité
NS Densité (uvp/km/voie)
A 0-7
B 7-11
C 11-16
D 16-22
E (Capacité) 22-28
F > 28
• L’objectif est d’éviter d’atteindre le niveau E, cause de gêne chez les usagers avec
possibilité d’accidents et de retards
• Contraintes: finances et contexte (espace, etc.)
A4-A86, France, jours ouvrables, vers province, avant et après aménagement Niveau 3 =
E, Niveau 4 = F
180
Niveau de service pour les piétons
LOS A
Pedestrian Space > 5.6 m2/p Flow Rate ≤ 16 p/min/m
At a walkway LOS A, pedestrians move in desired paths
without altering their movements in response to other
pedestrians. Walking speeds are freely selected, and conflicts
between pedestrians are unlikely.
LOS B
Pedestrian Space > 3.7–5.6 m2/p Flow Rate > 16–23 p/min/m
At LOS B, there is sufficient area for pedestrians to select
walking speeds freely, to bypass other pedestrians, and to avoid
crossing conflicts. At this level, pedestrians begin to be aware
of other pedestrians, and to respond to their presence when
selecting a walking path.
LOS C
Pedestrian Space > 2.2–3.7 m2/p Flow Rate > 23–33 p/min/m
At LOS C, space is sufficient for normal walking speeds, and
for bypassing other pedestrians in primarily unidirectional streams.
Reverse-direction or crossing movements can cause minor
conflicts, and speeds and flow rate are somewhat lower.
LOS D
Pedestrian Space > 1.4–2.2 m2/p Flow Rate > 33–49 p/min/m
At LOS D, freedom to select individual walking speed and to
bypass other pedestrians is restricted. Crossing or reverse-
flow movements face a high probability of conflict, requiring
frequent changes in speed and position. The LOS provides
reasonably fluid flow, but friction and interaction between
pedestrians is likely.
LOS E
Pedestrian Space > 0.75–1.4 m2/p Flow Rate > 49–75 p/min/m
At LOS E, virtually all pedestrians restrict their normal walking
speed, frequently adjusting their gait. At the lower range,
forward movement is possible only by shuffling. Space is not
sufficient for passing slower pedestrians. Cross- or reverse-
flow movements are possible only with extreme difficulties.
Design volumes approach the limit of walkway capacity, with
stoppages and interruptions to flow.
LOS F
Pedestrian Space ≤ 0.75 m2/p Flow Rate varies p/min/m
At LOS F, all walking speeds are severely restricted, and
forward progress is made only by shuffling. There is frequent,
unavoidable contact with other pedestrians. Cross- and
reverse-flow movements are virtually impossible. Flow is
sporadic and unstable. Space is more characteristic of queued
pedestrians than of moving pedestrian streams.
11-9 Chapter 11 - Pedestrian and Bicycle Concepts
Pedestrians
181
• “freeway”: autoroute sans carrefours à niveaux ni accès des propriétés adjacentes
• Nous allons traiter en détail uniquement les autoroutes sans carrefour à niveau
(“freeway”) et l’étude est faite par direction de circulation
• L’autoroute à plusieurs voies est très similaire (étude par direction de circulation)
– route: largeur des voies, dégagements latéraux, fréquence des accès (en-
trée/sorties) et pente
– véhicules: type (PL, bus, etc.), caractéristiques des usagers (habitués ou pas)
Débit d’analyse
• Valeur sur 15 min la plus élevée sur 24 h extrapolée sur une heure et ajustée selon
• Unité: uvp/h/voie
182
Coefficient d’équivalence
• Nombre de voitures particulières (VL) que représente chaque poids lourd (PL) dans
des conditions de circulation données. Le débit équivalent est ainsi défini:
Quvp = QV L + e QP L
• Quvp = Q [1 + (e − 1)p]
Q 1
fHV = = P
Quvp 1 + pi (ei − 1)
Il prend en compte typiquement les camions et les campings cars (“recreational
véhicle”).
• Le FPH est calculé pour une durée donnée (6 min, 15 min, 30 min, etc.), par exemple
q
FPH =
4 max q15
– q15 en véhicules par 15 min (4 max q15 est le débit en véh/h “extrapolé” à partir
de comptages sur 15 min)
183
Relevés de débits
Calculer le FPH
184
Conditions de base pour autoroute
• Dégagement latéral minimal entre le bord de la voie et un obstacle placé sur le bord
185
de route (poteaux): 1.8 m
• Pas de PL
• V L vitesse libre
On suppose que VLB est 110 km/h pour les autoroutes en milieu urbain et 120 km/h en
milieu rural
• La largeur des voies et le dégagement latéral ont un impact sur le confort psy-
chologique des conducteurs, et donc sur la vitesse qu’ils adoptent
• Le nombre de voie par défaut est 5 en milieu urbain et de banlieue, 2 en milieu rural
(fN vaut 0 en milieu rural)
• Les arrivées et sorties des véhicules au niveau des échangeurs entraînent une
diminution de la vitesse libre
186
Le débit d’analyse
Q
qp =
F P H × N × fP L × fp
• qp débit d’analyse équivalent (uvp/h/voie)
• Q débit horaire (véh/h)
• F P H facteur de pointe horaire (“Peak Hour Factor”)
• N nombre de voies
• fP L facteur PL
• fp facteur de familiarité des conducteurs (entre 1 et 0.85, estimé par l’ingénieur ou
une étude)
Q
FPH =
4Q15
• Q débit horaire (véh/h)
• Q15 comptage maximal sur 15 min
1 1
fP L = = P
1 + pC (eC − 1) + pM (eM − 1) 1 + pi (ei − 1)
• pC proportion de camions
• eC coefficient d’équivalence pour un camion (tableau)
• pM proportion de motorisés/campeurs
• eM coefficient d’équivalence pour un motorisé (tableau)
• on peut ajouter les bus, etc.
Impact des PL
Densité et NS
qp
k=
v
• la vitesse v est mesurée ou trouvée sur la courbe débit-vitesse pour la vitesse libre
calculée et le débit d’analyse qp
187
Seuils pour les NS
Exemple
Autoroute à 6 voies (3 voies dans chaque direction), terrain vallonné, avec des voies
de largeur 3.4 m, des obstacles à 0.6 m à droite, et 0.93 échangeur par km. La circulation
est constituée essentiellement d’habitués (trajets résidence-travail). On compte dans
une direction 2200 véh/h, avec 700 véhicules pendant les 15 min les plus chargés. La
circulation est composé de 15 % de camions et bus, sans motorisés. Déterminer le niveau
de service.
Q 2200
FPH = = = 0.786
4Q15 4 × 700
1 1
fP L = = = 0.816
1 + pC (eC − 1) 1 + 0.15(2.5 − 1)
Q
qp =
F P H × N × fP L × fp
2200
= = 1143.4 ≈ 1144 uvp/h/voie
0.786 × 3 × 0.816 × 1.0
On peut maintenant obtenir la vitesse de la circulation sur la courbe débit-vitesse: v =
58.5 mi/h (le débit est suffisamment faible pour que la vitesse soit égale à la vitesse libre).
D’où
1144
k= = 19.6 uvp/mi/voie = 12.2 uvp/km/voie
58.5
188
On identifie que le niveau de service est C (d’après les seuils ou graphiquement sur la
courbe débit-vitesse). On suppose que la pente est de 6 % plus loin sur la route.
Déterminer le niveau de service sur cette portion de route, et combien de véhicules
peuvent être ajoutés avant d’atteindre la capacité (en supposant que la proportion de
véhicules et le FPH restent constants). On re-calcule le facteur PL et le débit d’analyse
1 1
fP L = = = 0.727
1 + pC (eC − 1) 1 + 0.15(3.5 − 1)
Q
qp =
F P H × N × fP L × fp
2200
= = 1283.3 ≈ 1284 uvp/h/voie
0.786 × 3 × 0.727 × 1.0
La vitesse de la circulation reste v = 58.5 mi/h, donc
1284
k= = 22.0 uvp/mi/voie = 13.7 uvp/km/voie
58.5
Le niveau de service est toujours C. On doit déterminer le débit à capacité, pour une
vitesse libre de 58.5 mi/h. Il est de 2285 uvp/h/voie (interpolé linéairement entre 2300 et
2250). Il est ensuite corrigé pour les conditions de la circulation
Q = qp × F P H × N × fP L × fp
= 2285 × 0.786 × 3 × 0.727 × 1.0 = 3917 véh/h
On en conclut que 1717 véhicules (3917 − 2200) par heure pourrait être ajoutés pendant
l’heure de pointe avant que la capacité soit atteinte.
Commentaire: l’hypothèse du FPH constant n’est pas réaliste, il va tendre vers 1
lorsque le débit tend vers la capacité
Q
N=
F P H × qp × fP L × fp
• On fixe le NS désiré. Q est donné. Il faut déterminer la vitesse libre pour obtenir le
débit d’analyse qp (débit de service maximal pour le NS)
• On fait des hypothèses sur les autres grandeurs et on peut calculer N (arrondi à
l’entier supérieur)
Autoroutes à 2 voies
189
– 1700 véh/h par voie
Il s’agit de l’analyse des autoroutes à deux voies effectuée ensemble: une analyse
différente peut être faite par voie (voir le HCM).
Limites
• Situations idéales
• Estimations difficiles des facteurs d’ajustement: on ne peut pas faire des expériences
(e.g. faire varier la largeur des voies en observant la vitesse libre)
• Une autoroute avec une circulation très fluide a un niveau de service A: fallait-il la
construire ? Un niveau de service C ou D est-il problématique ?
190
Chapter 6
Dispositifs de contrôle
Objectifs d’apprentissage
6.1 Introduction
“Ce projet de métamorphose de l’affichage visuel des rues fait partie du Plan
d’action municipal pour les aînés, qui vise à faciliter les déplacements de la population
vieillissante dans la ville.”
(Source journal Metro)
191
Dispositifs de contrôle
Les dispositifs de contrôle de la circulation (“traffic control devices”), ou signalisation,
constituent le moyen par lequel il est possible de communiquer avec les usagers de la
route. Il y a trois grandes categories:
La clarté de la signalisation est cruciale car les ingénieurs n’ont pas le contrôle direct
des véhicules (par opposition au transport guidé par exemple)
Références
Objectifs
• Faciliter la circulation
192
• Prévenir l’usager des dangers de la route
• Fournir des indications et des renseignements à tous ceux qui utilisent le réseau
routier
Caractéristiques requises
1. Répondre à un besoin
2. Imposer l’attention
• Uniformité
• Homogénéité
• Simplicité
193
194
Des images vectorielles des panneaux de signalisation du Québec sont disponibles
sur le site du MTQ.
195
• Danger: attirer de façon spéciale l’attention des usagers de la route aux endroits où
ils doivent redoubler de vigilance en raison de la présence d’obstacles ou de points
dangereux, sur la route ou à ses abords
– panneaux temporaires (ils doivent être enlevés aussitôt que la situation est
revenue à la normale)
Perception visuelle
196
• Surface minimum qui contraste avec l’environnement urbain
• La vitesse joue un rôle important: lorsque la vitesse croît, l’attention est concentrée
sur des éléments plus éloignés et l’angle de vision diminue
• Il faut utiliser des panneaux plus grands pour des vitesses plus élevées
Signification
197
– importance du contraste, avec l’environnement et les autres éléments de
signalisation
– orientation: flèche
– mouvement (alternance de feux)
– lumière: meilleure perception
Avantages
Lettrage
198
Emplacement
L’emplacement d’un panneau doit être tel que le conducteur peut lire et comprendre
le message, prendre des décisions appropriées (décélération, changement de direction ou
de voie) et les mettre en oeuvre ensuite
θ = 10◦ et 6◦ sont les angles maximaux horizontal et vertical de diversion des yeux
du conducteur
• Les panneaux sont lus plus facilement s’ils sont près de la chaussée et pas trop haut
• Problèmes
– Éclaboussures
– Obstruction de la vue et obstacle pour les sorties de route
Calculs
• On estime qu’on peut lire des lettres d’une certaine taille H à partir d’une certaine
distance L (distance de lisibilité normale d’un caractère d’une hauteur de 1 cm). La
hauteur nécessaire pour lire un caractère à une distance x est H = Lx
Exemple
Lire et comprendre un panneau avec un message de 4 mots nécessite environ 3.2 s.
Pour un tel panneau placé à 5 m de la route, de largeur de 4 m et visible à 400 m, est-ce
que les conducteurs sur une autoroute circulant à 90 km/h ont le temps nécessaire pour
lire et comprendre ce panneau?
199
Conduite de nuit
200
Le marquage au sol
On distingue quatre types de marquages
• lignes
• hachures
• lettres
• flèches
Objectifs
Les marquages servent essentiellement à contrôler la position latérale des véhicules, par
marquage des voies, canalisations et interdictions de dépassement
Avantages
• Le marquage au sol peut être plus efficace que tout autre mode de signalisation car
il guide le conducteur sans distraire son regard de la route
201
Principes de base
1. Capter l’attention: ligne longitudinale d’au moins 10 cm de large, lignes transversales
plus larges à cause de la perspective
• couleur: blanche et jaune
• réflexion pour le contraste pendant la nuit
• revêtement de différentes rugosités (bandes rugueuses (“rumble strip”)) pour
attirer l’attention du conducteur
2. Contenu du message: agencement des couleurs et des lignes
3. Temps: message rapidement compréhensible (suffisamment en avance pour perme-
ttre de réagir)
• à cause de leur faible lisibilité, les messages utilisant des lettres doivent être
introduits à une distance suffisante
Problèmes potentiels
• La perspective (marquage plus large)
• Neige et usure (ternit l’éclat)
• Perte de rétroréflexion
• Entretien (repeinte, etc.) régulier (annuel pour les plus fréquents)
Produits de marquage
• Marqueurs mécaniques (catadioptres) ou marqueurs surélevés de chaussée (“raised
pavement marker”)
• Produits de marquage
– peintures
– thermosets (époxy, très utilisé au Québec)
– méthyl-méthacrylate (MMA)
– résines thermoplastiques
– bandes collées/préfabriquées
– utilisation de billes de verre rétro-réfléchissantes: saupoudrées ou incluses
dans le produit
Tous ces matériaux sont testés pour évaluer les effets de la circulation et des
intempéries.
202
Marqueurs mécaniques
Système optique à la base des dispositifs rétro-réfléchissants (catadioptres), i.e. qui
réfléchissent le faisceau lumineux dans la direction du flux entrant, quel que soit l’angle
d’incidence
• Colles époxydiques
Peintures
• Mise en place mécanisée avec un camion, avec chauffage pour séchage rapide
Bandes collées
• Pose lente par chauffage, coût élevé: méthode la plus ancienne et en disparition
203
Résines thermoplastiques
• Très bonne résistance à l’abrasion et très bon accrochage aux revêtements tradition-
nels, à l’exception des pavés
• Durabilité jusqu’à trois fois plus grande que la peinture, mais coûts plus élevés
Si les billes sont ajoutées à la surface, la visibilité est très bonne initialement, mais se
dégrade vite. Si les billes sont mélangées à la peinture, la visibilité est moins bonne, mais
dure plus longtemps.
204
Tableau 1 - Coût moyen d'application par année
Durée de vie
Coût moyen
moyenne sur une Coût moyen
d'application par
Produit chaussée en d'application
année
enrobée bitumineux ($/m)
($/(m*année))
(mois)
Peinture à base d’eau 12 (Qc : 8) 0.19 (Qc : 0.27) 0.2 (Qc : 0.4)
Peinture à base de
9.3 (Qc : 9) 0.38 (Qc : 0.25) 0.5 (Qc : 0.3)
solvant
Époxy 31.4 (Qc :36) 0.28 (Qc : 1.38) 0.1 (Qc :0.46)
Bandes préfabriquées 49.9 (Qc : 66) 10.42 (Qc : 20) 2.5 (Qc : 3.6)
MMA projeté 29.3 (Qc : 24) 2.49 (Qc : 7) 1.0 (Qc : 3.5)
MMA manuel 63 (Qc : 48) 4.18 (Qc : 15) 0.8 (Qc : 3.8)
205
D.G.Q.E.
D.G.Q.E. (( Direction
Direction Saguenay
Saguenay
Lac-St-Jean-Chibougamau)
Lac-St-Jean-Chibougamau)
CENTRE
CENTRE DE
DE SERVICE
SERVICE DE
DE
ALMA(3672)
ALMA(3672)
DURABILITÉ DU MARQUAGE
DURABILITÉ DU MARQUAGE
MAI 2003
MAI 2003
Service
Service
Servicedu
Service
Service
Service du
du plan,
du
du plan,
plan, analyse
plan,
plan, analyse
analyseprog.
analyse
analyse prog.
[Link]
prog.
prog. et
etress.
et
et ress.
ress.
ress.
ress.
Saint-Henri-de-Taillon
Saint-Henri-de-Taillon
Desbiens
Desbiens
Ρ
Ρ
Σ
Alma
Alma
Labrecque
Labrecque
Saint-Bruno
Saint-Bruno
4 0 4 8 12
Kilomètres
Ρ Classe de durabilité
Classe 1 96 à 100%
Classe 2 75 à 95%
Classe 3 50 à 75%
Classe 4 15 à 50%
Classe 5 0 à 15%
non relevé
Limite
Limite
Limite
Limite de
Limite
Limite de
de
de centre
de
de centre
centre
centre de
centre
centre de
de
de services
de
de services
services
services
services
services
Note: L'absence
Note: L'absence
L'absence de
L'absence
L'absence de
de lignes
de
de lignes
lignes de
lignes
lignes de
de rive
de
de rive
rive et
rive
rive et
et de
et
et de
de centre
de
de centre
centre
centre
centre
voudrait
voudrait dire
voudrait
voudrait dire que
que l'auscultation
dire que
que
que l'auscultation
l'auscultation n'a
l'auscultation
l'auscultation n'a
n'a pas
n'a
n'a pas
pas été
pas
pas été
été faite
été
été faite
faite
faite
faite
par
par les
par
par
par les
les
les préposés
les
les préposés
préposés
préposés du
préposés
préposés du
du
du CS/DT.
du
du CS/DT.
CS/DT.
CS/DT.
CS/DT.
CS/DT.
14
Les couleurs
• Continue/discontinue
206
• Largeur
Tome
v
Chapitre
6
MARQUES SUR LA CHAUSSÉE Page
15
NORME Date
Déc. 2011
Annexe A
Dimensions des marques longitudinales et transversales
Ligne axiale 1
3 6 à 15 Ligne de 2
délimitation de voies
Ligne de rive 3
Ligne de 2
continuité 1 3
Ligne de 3
guidage 0,5 1
Bande de 3
passage
2,4
0,4 0,4
Ligne de cédez 2
le passage à un 1 1
carrefour giratoire 0,3 à 0,6
Contenu réglementaire
Notes :
1 Couleur jaune – la largeur des lignes est comprise entre 0,10 et 0,15 m, à moins
2 Couleur blanche d’indication contraire;
3 Couleur blanche ou jaune – lorsqu’une marque longitudinale est constituée de deux lignes
parallèles, celles-ci sont séparées par un intervalle de même
largeur qu’elles;
– les cotes sont en mètres.
Lignes longitudinales
Parallèles à la direction de mouvement
• Lignes axiales
Lignes axiales Critères pour peindre des lignes axiales sur une route à deux voies (une
dans chaque sens)
• largeur > 6 m et 200 véh/h pour les deux sens en période de pointe
• largeur entre 5.5 et 6 m et 100 véh/h pour les deux sens en période de pointe
• largeur entre 5 et 5.5 m et 50 véh/h pour les deux sens en période de pointe
• zone d’accidents
207
• visibilité fréquemment réduite par du brouillard, etc.
Si le dépassement peut se faire sans danger, on utilise une ligne discontinue rétro-
réfléchissante.
Sur les routes à voies multiples, 2 lignes continues jaunes sont prévues, séparées par
un espace de la largeur d’une ligne (12 cm).
Sur des routes rurales à faible débit, on devrait marquer l’axe dans des conditions
suivantes
• sur une distance de 60 à 120 m avant les carrefours, interdiction stricte de dépasser
• les carrefours importants, les passages pour piétons et les endroits dangereux
208
Interdiction de dépassement
• Si la visibilité de dépassement est insuffisante (courbes horizontales et verticales),
on prévoie des zones de dépassement interdit
• La vitesse sur laquelle se base le calcul est soit le 85ème centile ou la vitesse affichée
si elle est plus élevée
• En cas de visibilité restreinte devant les courbes, on peut ajouter des flèches de
rabattement pour augmenter la sécurité (Europe)
������������� ��������
Figure 3B-4. Method of Locating and Determining the Limits of
No-Passing Zones at Curves
Legend
A - No-passing zone at VERTICAL CURVE Direction of travel
t
igh , M
dis inim
g s ntile ta u
ssin rce ed 3.5 ft pos nce f m pa
pa -pe pe ted or 8 ssin
im um 85th tory s , or 5th g s
o r sta -pe ight
Min ce f r statu tuto rce
tan , o ry s ntile
dis sted Pav pee ,
po ht file b' b Lin d
f sig pro em e o
e o ent ent f s
em pro igh
Lin Pav file t
No
-p
o b (in d assin
, a t ) irec g zo
3.5 ft one ted n 3.5 ft
g z dica tion
ind e, a' to
ssin on in ica
-pa ti ted b'
No direc )
(in
a, a' Begin no-passing zone b, b' End no-passing zone
Sight distance becomes less than Sight distance again exceeds minimum
minimum measured between points
3.5 feet above pavement
Profile View
Note: No-passing zones in opposite directions may or may not overlap,
depending on alignment
B - No-passing zone at HORIZONTAL CURVE
Minimum p
distance assing sig
for ht
posted, or 85th-percentile,
statutory s
peed
sight
assing rcentile,
um p pe
Minim for 85th- ry speed
ce to
distan , or statu
posted
Lines of sight
b'
b No-p
b (in d assing
to irec zon
, a d) tion e
ne ate ind , a' to
zo dic icate b' a'
ing in d)
a ss ction
a -p e
No in dir
(
a, a' Begin no-passing zone b, b' End no-passing zone
Sight distance becomes less than Sight distance again exceeds minimum
minimum measured between points
3.5 feet above pavement
Plan View
Note: No-passing zones in opposite directions may or may not overlap,
depending on alignment
�������������� �����������
209
• si la largeur de la chaussée change
Lignes transversales
PAVEMENT MARKINGS CHAPTER 7
Figure 7.2
Transverse Markings
300 mm
2.5 m (MIN) Parallel
300 mm
Crosswalk
3.0 m Urban
4.0 m Rural Zebra
600 mm 600 mm
Merge
Right turn
Thru and Right Turn
Lane Lettering
Restricted Lane
Ministry of
Transportation
September 2000 7.10
210
Les hachures
Les hachures représentent l’interdiction de circuler sur une surface. Elles servent à
• introduire une voie spéciale pour les conducteurs qui veulent virer à gauche
L’usager doit contourner les hachures du côté vers lequel les bandes s’éloignent de lui.
Si elles sont en forme de chevrons, elles peuvent être contournées d’un côté comme de
l’autre.
��������� ������������
Figure 3B-8. Examples of Dotted Line and Channelizing Line Applications
for Exit Ramp Markings (Sheet 1 of 2)
A - Parallel deceleration lane B - Tapered deceleration lane
Physical
gore
Optional
white chevron
markings in Optional Physical
neutral area white chevron gore
markings
in neutral
area
White
channelizing Theoretical gore
lines
Wide or normal width
solid white lane line
(optional, variable White
length) or normal channelizing
width dotted white lines
lane line
Normal width dotted
white lane line from Theoretical gore
upstream end of full
width deceleration
lane to theoretical
gore or to upstream
end of optional solid
white lane line
Optional
normal width
dotted white
extension of
right-hand
edge line
Normal width dotted
lane line or dotted
extension of right-
hand edge line Legend
is optional in
Direction of travel
deceleration
lane taper
������������ �������������
211
(Source XKCD)
– vitesse > 50 km/h: lettres de 2.4 m de hauteur, 6 fois plus hautes que larges,
lignes séparées par un intervalle correspondant à 4 ou 6 fois la hauteur des
lettres
– vitesse ≤ 50 km/h: lettres de 1.2 à 1.8 m de hauteur, lignes séparées par un
intervalle correspondant à 2 fois la hauteur des lettres
– dans le cas de messages de plus d’une ligne, le message est écrit avec le premier
mot dans le sens de la circulation si vitesse > 50 km/h, et dans l’ordre inverse
sinon
Hauteur des lettres La hauteur des lettres est telle qu’un conducteur va les percevoir
carrées à une certaine distance. Une lettre de hauteur A et largeur B va donner
l’impression qu’elle est inscrite dans un carré à la distance x (mesurée jusqu’à la moitié
de la lettre)
A(2hoeil − B)
x=
2B
hoeil est la hauteur de l’oeil (estimée autour de 1.15 m).
Correction de la perspective
212
Tome
v
Chapitre
6
Page MARQUES SUR LA CHAUSSÉE
16
Date NORME
Déc. 2005
Annexe B
Types de flèches
Flèches de sélection de voies
750 1350 2400 1650
3600
3000
3000
4500
150
150
150
150 150
150
150
150
Contenu réglementaire
Notes :
– des flèches de dimensions différentes peuvent être utilisées pourvu qu’elles conservent le même aspect
visuel et qu’elles ne soient pas réduites à plus de 60 %;
– les cotes sont en millimètres.
Délinéateurs
Repères visuels servant à guider les usagers de la route de nuit ou par visibilité réduite
• Couleur blanche pour marquer le côté droit, jaune pour le côté gauche
Exemple de délineateur
213
Placement des délineateurs en courbe
������������� ��������
Figure 3F-1. Examples of Delineator Placement
Bridge rail or obstruction
NOTE: Type 3 object marker
Delineators should be placed at a constant
distance from the roadway edge, except that
when an obstruction exists near the
pavement edge, the line of delineators
should make a smooth transition to the
inside of the obstruction.
Bridge rail
or obstruction
Type 3 object marker
Edge of roadway Delineators mounted directly
above or immediately behind
or on the innermost edge of
the bridge rail.
Delineators mounted directly above
or immediately behind or on the
innermost edge of the guardrail.
These delineators are not at a
constant distance from roadway
Edge of shoulder edge because of the bridge rail.
Guardrail
NOTE:
All delineators shown on this figure
are white, including the delineators
on the outside of the curve facing
northbound drivers.
2 to 8 feet outside 2 to 8 feet outside of
of roadway edge shoulder edge
or face of curb
Legend
Direction of travel
Delineator
�������������� �����������
214
Le premier feu de signalisation fut installé le 10 décembre 1868 devant le parlement
Britannique à Londres, au coin de Bridge Street et de Palace Yard, sous la forme d’un
sémaphore pivotant à bras avec des lampes à gaz aux couleurs rouge et verte nécessitant
la présence d’un agent de police pour le manoeuvrer (ce dernier sera grièvement blessé
le 2 janvier 1869 lors de l’explosion de la lanterne). Les feux de signalisation électriques
vert/rouge sont inventés en 1912 à Salt Lake City, puis installés à Cleveland en 1914. Les
feux de signalisation tricolores sont inventés en 1920 à Détroit.
Caractéristiques typiques
• Jaune indique de faire attention (état transitoire entre le vert et le rouge ou vice
versa)
• Variations légères par pays, par exemple dans la séquence et la signification des
couleurs
215
(Tome V - Signalisation routière, MTQ)
Feux spéciaux
• Transport en commun
(Source Wikipedia)
216
Technologies
– moins chères
– longue durée de vie
– plus lumineuses
– changement d’état plus rapide
– baisse d’intensité progressive en fin de vie (mesurer pour remplacer)
• Diamètre de 12 ou 8 pouces
217
Chapter 7
Les carrefours
Objectifs d’apprentissage
• Un mouvement ou courant est constitué de l’ensemble des véhicules qui vont d’une
approche vers une sortie
Les carrefours sont les aménagements ponctuels les plus complexes dans les réseaux de
routes urbaines
Il y a les courants directs et les courants tournants. Le nombre maximum de courants
est le produit du total des entrées par le total des sorties.
218
Introduction
Combien y’a-t-il de mouvements différents pour un carrefour typique de deux routes
à circulation dans les deux directions ? Avec les piétons ?
• Conflits de convergence
• Conflits de divergence
219
Objectif
La tâche de l’ingénieur en transports est de contrôler et gérer ces conflits afin d’assurer
la sécurité et le mouvement efficace des véhicules et des piétons dans le carrefour
1. Règles de la route
2. Attribution explicite de la priorité (“right of way”) par un panneau “cédez le
passage” ou d’arrêt
3. Usage de feux de circulation
220
• Pas d’assignation explicite par panneau d’arrêt ou cédez le passage, ni feux de
circulation
• Priorité en général pour l’usager qui va tout droit sur celui qui tourne
L’avantage est que les usagers n’ont pas forcément à s’arrêter: économie d’énergie
(véhicules motorisés, vélos), moins de pollution et de bruit
• l’ajout de panneaux (nom de rue, etc.) peut aider l’usager à reconnaître l’existence
d’un carrefour
Triangle de visibilité
Condition suffisante pour ajouter un dispositif de contrôle
221
adA
dB =
dA − b
vf2 − v02
d = T P R × vo +
2ac
Par défault, T P R = 2.5 s, ac = −3.4 m/s2 vo est la vitesse d’approche au 85ème centile
(vf = 0) Est-ce que l’on prend en compte les véhicules en stationnement qui pourraient
constituer un obstacle à la visibilité?
2. Calcul de la position du second véhicule (B) pour voir A à cet instant dB avec
l’équation liant dA et dB
Pourtant, il est peu probable que B entre en collision avec A (avec les distances dA et
dB calculées): pourquoi est-ce dangereux ?
Les calculs se compliquent pour traiter des carrefours à angle non-droit.
2. Réduire la limite de vitesse sur les routes (limite raisonnable, plus facile sur un
corridor avec des vitesses réduites homogènes)
222
Niveau 2
Existence de Critères (“warrants”)
1. Carrefour d’une route moins importante avec une route principale (débit, largeur),
dans lequel l’application des règles de la route ne peuvent pas fournir des condi-
tions de sécurité suffisante (distances de visibilité)
2. Carrefour sans signalisation dans une zone de carrefours avec signalisation (en
particulier carrefours à feux avec coordination)
Ces critères sont des indications ou recommendations, mais pas des obligations strictes à
appliquer, d’où l’importance du jugement de l’ingénieur
“Ce panneau doit être installé à une intersection, en amont de l’approche contrôlée,
et ce, jusqu’à une distance maximale de 15 m”.
• Contrôle de la vitesse: “le panneau d’arrêt ne doit pas être utilisé à la seule fin de
faire ralentir la circulation” (MTQ)
Il faut chercher à minimiser l’impact sur la circulation, et le nombre d’usagers qui doivent
s’arrêter
• “au point de convergence de deux chemins publics lorsque l’accès sur l’un des
chemins s’effectue à l’aide d’un îlot déviateur ou par une rampe d’accès et que la
longueur de la voie d’accélération est inférieure aux distances indiquées au tableau
2.5–1”;
223
(Tome V - Signalisation routière, MTQ)
Tome
V
Chapitre
2
PRESCRIPTION Page
7
NORME Date
Déc. 2018
Tableau 2.5–1
Longueur de la voie d’accélération1
au-dessus de laquelle un panneau
« Cédez le passage » n’est plus requis
L Terre-plein
Vitesse sécuritaire
Figure 2.5–1
Contrôle à une intersection avec chaussées
séparées par un terre-plein
3,65 m
x
x : Longueur de la voie
d’accélération à
considérer dans le
Contenu réglementaire
tableau.
224
Panneaux d’arrêt toutes directions
“Selon le cas, les conditions suivantes doivent être satisfaites pour envisager l’installation
de panneaux d’arrêt sur chacune des approches
1. le rapport du débit entrant de la route la plus achalandée sur le débit entrant de la
route secondaire est inférieur ou égal à 2.3;
2. la vitesse pratiquée au 85e centile sur chacune des approches du carrefour est
inférieure à 70 km/h;
3. il n’y a pas, sur la route la plus achalandée, de feux de circulation à moins de 250 m,
ni de panneaux d’arrêt à moins de 150 m de part et d’autre du carrefour;
4. lorsqu’il y a un risque qu’à l’approche d’un carrefour un véhicule arrêté ou sta-
tionné bloque la vue d’un éventuel panneau d’arrêt à droite et qu’il est impossible
d’installer un signal avancé d’arrêt et également impossible de placer un panneau
d’arrêt à gauche lorsque la circulation s’effectue dans le même sens, il faut que
l’arrêt et le stationnement soient interdits en bordure de chacune des approches
de l’intersection. La distance, à partir du panneau d’arrêt, sur laquelle cette
interdiction s’applique est égale à 60 % de la distance indiquée au tableau 2.28–1;
5. les chemins publics à 4 voies contiguës sont pourvus d’un terre-plein surélevé aux
approches de l’intersection;
6. aucune des approches ne compte plus de 2 voies par sens”.
2. lorsque le débit total moyen de véhicules entrant à l’intersection est d’au moins 500 véh/h
pour une tranche de 8 h d’une journée représentative de la moyenne annuelle et que,
pour cette même tranche de 8 h, le débit moyen combiné de véhicules et de piétons en
provenance de la route secondaire est d’au moins 200 unités/h, avec des retards moyens
d’au moins 30 s par véhicule pendant l’heure de pointe. Lorsque le carrefour est situé dans
une municipalité de moins de 10000 habitants, les débits précédents sont réduits de 20 %.
Lorsque plus de 60 % des véhicules entrant dans l’intersection effectuent une manœuvre
de virage, les débits sont réduits de 20 %. Cette réduction des débits est cumulative à la
précédente si tel est le cas;
225
3. lorsque le conducteur d’un véhicule arrêté à l’une des approches est incapable
de voir un véhicule sur la route transversale à une distance équivalant à celle
parcourue par ce véhicule à la vitesse affichée pendant 8 s”.
Carrefour giratoire
Définition du MTQ
Un article de référence sur les carrefours giratoires a été publié en Français dans la
revue Canadienne de Génie Civil [Pellecuer and St-Jacques, 2008].
MUTCD
226
Differents types de carrefours giratoires
• Capacité
• Sécurité: moins d’accidents, moins graves (angle de collision, vitesse plus faible)
• Alignement horizontal: solution pour des routes avec des angles non-droits,
configurations atypiques, 5 routes et plus
• Aménagement paysager
– réduction des retards, coûts plus faibles, fonctionne sans électricité, attention
des conducteurs à la route et aux autres usagers
227
Désavantages des carrefours giratoires
• Une sortie bloquée peut bloquer tout le carrefour avec la formation de files
d’attente, alors que cela peut être partiellement évité dans un carrefour à feux
Suggestion de critères
Les critères ne sont pas formalisés pour les carrefours giratoires
Dans plusieurs juridictions, les critères sont les mêmes que pour les carrefours à feux,
avec obligation de justifier le choix d’une autre solution qu’un carrefour giratoire Les
carrefours giratoires sont déconseillés dans les cas suivants:
1. Débits de piétons: si les débits piétons sont élevés (voir critère 6 pour les carrefours
à feux)
3. Débits déséquilibrés: si le débit d’une entrée est très supérieur à la somme de toutes
les autres entrées
Ces critères sont tirés de l’article [Chapman and Benekohal, 2002], le graphique du
HCM (2000). La recherche est très active sur ce type de “nouvel” aménagement.
228
7.3 Carrefours à feux
Niveau 3 de contrôle d’un carrefour
• Si les usagers obéissent aux feux, certains des conflits les plus critiques sont évités,
mais tous les conflits ne le sont pas (virage à gauche contre courant direct opposé,
conflits avec piétons et vélos)
• la désobéissance
229
7.3.1 Critères d’installation
Caractéristiques physiques défavorables à l’installation de feux
“Il faut étudier les caractéristiques physiques du carrefour et de ses approches pour
déterminer si l’installation de feux de circulation y assurerait la sécurité
• la forte pente d’une approche pouvant gêner les arrêts ou les départs des véhicules,
surtout en cas de mauvais temps;
• la configuration particulière d’une intersection empêchant de voir les feux sur une
distance de visibilité sécuritaire;
Données nécessaires
La justification et la programmation de feux de circulation sont généralement déter-
minées à partir de l’analyse des données suivantes
• débits sur chaque approche pendant au moins 12 h (70 % de la circulation
journalière)
• débits piétons traversant le carrefour dans chaque approche pendant les heures
d’affluence, parfois classés en catégorie (âge, écolier, déficiences physiques)
• vitesse des véhicules au (85e centile) pour toutes les approches sans contrôle
• statistiques et caractéristiques des accidents durant les trois dernières années (type,
lieu et contexte)
• la classification routière
• la population de l’agglomération
230
“Les données doivent être recueillies pendant une journée représentative, ce qui exclut les
jours où des événements spéciaux modifieraient significativement, mais temporairement,
les caractéristiques de la circulation”
4. Sécurité
Débits d’analyse
“Les débits de véhicules recensés doivent être convertis en unité de véhicules
particuliers (uvp) avant d’être utilisés aux fins de vérification des critères de justification”.
Les facteurs de correction suivant sont suggérés
231
2. Population < 10000, vitesse < 70 km/h
3. Vitesse ≥ 70 km/h
232
Critère 4: sécurité
Ce critère est satisfait lorsque les trois conditions suivantes sont réunies:
• une moyenne de 5 accidents/an ou plus sont survenus à l’intersection au cours
des 3 dernières années représentatives, dans des conditions normales, et auraient
pu être évités par l’installation de feux de circulation ou une étude de sécurité
démontre que l’intersection à l’étude présente un nombre anormal d’accidents et
que l’installation de feux tricolores permettrait d’y atteindre un niveau acceptable
• d’autres mesures que l’installation de feux de circulation ont été essayées pour
réduire les accidents et ne se sont pas avérées efficaces. Les améliorations qui
devraient être tentées avant l’installation de feux de circulation incluent des
modifications de la signalisation, de l’éclairage, de la visibilité, de la configuration
du carrefour, etc.
• le critère 1 est satisfait à 80 %
233
– 5 véh.h pour une approche à deux voies ou plus (ce qui représente un retard
cumulatif, pendant une heure, de 5 véh×3600 s = 18000 véh.s)
* un véh.h est l’équivalent d’une file d’attente d’un véhicule pendant 60 min
consécutives)
• Condition a: le débit total de piétons (enfants, écoliers, adultes) des deux passages
de la route principale dans une même journée est
abaque 8.5-13
234
“Cette courbe a toutefois été calculée en considérant un taux d’arrivée des véhicules
aléatoire. Ainsi, si le taux réel d’arrivée des véhicules n’est pas aléatoire (par exemple,
s’il est conditionné par des feux de circulation en amont), cet abaque ne peut être utilisé.
Il faut alors déterminer par des relevés sur le terrain si le temps d’attente moyen est
supérieur à 60 s durant les mêmes heures que celles où les comptages de véhicules furent
effectués, afin de respecter ce critère.”
• Condition b: le carrefour (ou le passage) est situé à une distance égale ou supérieure
à 100 m d’une signalisation qui règle la circulation en amont ou en aval.
Lorsque des feux de circulation sont justifiés selon le critère 6, des feux pour piétons doivent
aussi être installés
235
– différentes méthodes, qui donnent des solutions plus ou moins différentes, qui
doivent être raffinées par des analyses successives (en particulier du niveau de
service, de la capacité et des retards)
• Références: HCM 2000, Signal Timing Manual (FHWA, 2008), Canadian Capacity
Guide, élaboré par le Canadian Institute of Transportation Engineers (2008)
Cycle
Feu 1
Feu 2
temps
Cycle
Les indications des feux vert, jaune, rouge se succèdent à l’intérieur d’un cycle défini
comme étant la durée séparant deux passages successifs de l’ensemble des signaux par
le même état
La durée du cycle est noté C
Phases
• Le cycle est partagé en phases: une phase est constituée de l’ensemble des inter-
valles alloués à un mouvement particulier ou à plusieurs mouvements recevant
simultanément un droit de passage
• Une phase est dite spéciale quand elle a pour seul but de favoriser l’écoulement d’un
mouvement tournant
• Un plan de feu est constitué par les phases, leur durée et leur séquence
Période de dégagement
• La période entre les verts, aussi appelée de période de dégagement, est le temps entre
le vert d’une phase et le vert de la phase suivante
236
– pour des raisons de sécurité, à la fin de chaque phase, l’ensemble des feux du
carrefour est maintenu au rouge pendant une certaine durée, appelée rouge
intégral, permettant le dégagement du carrefour avant que des mouvements
conflictuels ne puissent entrer
– en pratique la durée de rouge intégral RI peut être fixée à 2 s si elle n’est pas
calculée avec la méthode visant à éliminer la zone de dilemne
• Temps fixe: la durée du cycle, la séquence et la durée des phases sont établies en
fonction des conditions existantes ou prévisibles, et demeurent constantes durant
une période fixe Selon l’équipement utilisé, plusieurs plans de feu et de minutage
à temps fixe peuvent être utilisés à différentes périodes de la journée (pointes du
matin, de l’après-midi et hors pointe)
• Temps réel: chaque cycle (durée et séquence des phases) peut être différent du
précédent, selon la demande de circulation mesurée à l’aide de détecteurs
Cycle
Feu 1
Feu 2
temps
237
(Source HCM 2000)
• Le temps perdu est le temps pendant lequel le carrefour n’est utilisé par aucun
mouvement de façon efficace. Le temps perdu par phase (tp ) est la somme
• T est le temps total perdu par cycle, soit la somme des temps perdus de chaque
phase
L’instant auquel le dernier véhicule passe la ligne d’arrêt pendant le orange, détermi-
nant le temps perdu en fin de chaque phase, est difficile à mesurer. Il faut que la demande
soit suffisante pour l’observer.
Il est possible alternativement de ne pas inclure le rouge intégral dans le temps perdu
par phase, auquel cas le temps perdu total est la somme des temps perdus et des temps
de rouge intégral.
238
– Ve durée du vert utile
– V durée de vert réel
– J durée de jaune
– en pratique, le temps de jaune est de l’ordre de 2 à 5 s
• Rouge utile total = durée du cycle - durée totale de vert utile
xc
xs D L
La zone de dilemne
xc
xs D L
239
• Il y a 3 cas
– xs < xc , il y a deux zones séparées, avec une zone d’option (qui peut
résulter dans des accidents arrière si les conducteurs prennent des décisions
différentes)
– xs = xc , il n’y a plus de zone d’option, mais le carrefour est sécuritaire
– xs > xc , il y a une zone dans laquelle le conducteur ne peut pas continuer
et traverser le carrefour en sécurité, ni freiner à temps sans entrer dans le
carrefour: c’est la zone de dilemne
v0 D+L
J + RI ≥ T P R − +
2a v0
v0
Souvent, le temps de jaune est calculé pour couvrir le temps de freinage T P R − 2a et
D+L
le temps de rouge intégral pour couvrir le temps de dégagement du carrefour v0 . La
distance prise en compte pour le temps de dégagement du carrefour peut être la distance
entre la ligne d’arrêt et le côté le plus éloigné du passage piéton opposé.
Le conducteur pourrait freiner plus fort pour s’arrêter avant le carrefour, ou accélérer
pour traverser (si c’est permis).
9.5
9.0
Temp de jaune + rouge intégral (s)
8.5
8.0
7.5
7.0
6.5 D =10 m
D =20 m
6.0 D =30 m
D =40 m
5.530 40 50 60 70 80 90 100
Vitesse initiale (km/h)
• TPR = 2.5 s
240
• Décélération a = -3 m/s2
• Longueur de véhicule L = 6 m
Conflits et phases
• Les conflits primaires (angle droit) doivent être évités par le découpage en phases
– véhicule-véhicule et véhicule-piéton
• Virage permis: le mouvement de virage est en conflit avec d’autres mouvements, les
véhicules tournant cèdent le passage aux véhicules en sens opposé et aux piétons
• Mouvement protégé: ayant la priorité de passage sur tous les autres, sans qu’aucun
autre ne puisse le croiser
241
– besoin possible de phases supplémentaires, ou protection par la géométrie du
carrefour (carrefour en T)
Le plan de feu
• Un plan de feu est défini par les phases, leur durée et leur séquence, ainsi que, dans
le cas de systèmes coordonnés, par le décalage entre les feux
• Il peut y avoir plusieurs plans pour une même installation, selon la variation de la
demande
– jour ouvrable: pointe du matin, pointe de l’après midi, soirée, hors pointe du
jour, nuit
– selon les jours
Phases et séquence
• Le plan de feu le plus simple et le plus courant comporte uniquement deux phases
– les feux à deux phases sont généralement installés aux carrefours qui ne
présentent pas de caractéristiques particulières de circulation ou de configu-
ration et où tous les mouvements de chaque approche peuvent être desservis
par l’une ou l’autre des deux phases
– tous les mouvements tournants (virage à gauche et à droite) sont permis, mais
pas protégés
• “Les feux à phases multiples (> 2 phases) peuvent être installés lorsqu’une des
conditions suivantes est remplie
242
Plans de feu typiques
– Virage permis: créneau dans le courant opposé, fin de phase (permet 2 véh/cycle)
– Une phase pour le virage à gauche protégé requiert une voie particulière (la
réciproque n’est pas vraie)
– Fractionnement de phase: combinaison avec vert avancé ou retardé, mouve-
ment partiellement protégé (permis puis protégé, ou vice versa)
* utilisé si une voie particulière ne peut être aménagée
* attention aux problèmes de sécurité liés à la compréhension des conduc-
teurs (véhicules “piégés”)
– Interdiction
243
1. le niveau de service de ce mouvement est inférieur à celui du carrefour et sa capacité
est insuffisante (débit/capacité > 0.95) et l’introduction d’une phase protégée ne
détériore pas de manière importante la capacité et le niveau de service du carrefour
4. le virage à gauche s’effectue en double (dans ce cas, la phase devra être totalement
protégée)
6. le nombre d’accidents qui peuvent être évités par l’introduction d’une phase de
virage à gauche protégée ou partiellement protégée est
• la configuration de l’intersection
244
Tome
V
Chapitre
8
SIGNAUX LUMINEUX Page
41
NORME Date
Déc. 2005
Tableau 8.5–5
Signalisation des mouvements de virage à gauche protégés
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Contenu réglementaire
Tome
V
Chapitre
8
Page SIGNAUX LUMINEUX
42
Date NORME
Déc. 2005
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Contenu réglementaire
245
Tome
V
Chapitre
8
SIGNAUX LUMINEUX Page
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NORME Date
Déc. 2005
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4e intervalle 6e intervalle
5e intervalle 7e intervalle
(dégagement) (dégagement)
Remarques :
a) Les types de virages à gauche « protégé avancé » et « protégé retardé » peuvent être signalisés par des têtes
avec feux verts clignotants.
b) Les types de virages à gauche « protégé retardé », « exclusif avancé » et « exclusif retardé » exigent l’interdic-
tion en tout temps de virer à gauche en sens inverse à un virage à gauche protégé.
Contenu réglementaire
c) Les mouvements exclusifs de virage à gauche exigent la présence de voies de virage à gauche et l’installation
d’une tête s’adressant exclusivement à ce mouvement; ils peuvent être signalisés par des têtes de feux avec
flèches rouges et jaunes.
d) Pour les types de virages à gauche « exclusif avancé » et « exclusif retardé », l’approche opposée au virage à
gauche exclusif peut être signalisée par des têtes avec feux verts accompagnées de panneaux interdisant le
virage à gauche.
e) Le type de virage à gauche « en phases séparées » peut être signalisé par des têtes avec feux verts cligno-
tants ou des flèches vertes à gauche, vers l’avant et à droite.
“Les mouvements de virage à gauche Protégé retardé, Exclusif avancé et Exclusif retardé
exigent l’interdiction en tout temps du mouvement de virage à gauche en sens inverse,
pour ainsi éviter tout interblocage lors de la période de dégagement avec les véhicules
allant tout droit dans la direction opposée”
246
• Un des critères suivants suffit
• Le virage à gauche sera souvent protégé si l’opposé l’est, même si il ne satisfait pas
les critères
Virage à droite
• Le virage à droite sera rarement protégé, hormis lorsque les débits piétons sont
extrêmes (1700 piétons/h)
• Le virage à droite est parfois protégé de fait lorsque les passages piéton sont
interdits sur la chaussée et utilisent un passage souterrain ou une passerelle
– diminue le retard
– amélioré par une voie réservée
– problèmes: accidents, visibilité réduite, fort débit de piétons, vitesses/débits
élevés des véhicules en conflit
* ITE ne soutient plus le VDFR
247
– traversée en une phase en diagonale (au lieu d’un cycle)
• Mais risque pour les piétons qui démarrent leur traversée en diagonale tard dans la
phase
• les mouvements faits à partir d’une même voie sont dans le même groupe
– s’il y a une voie réservée pour les virages à gauche, les autres voies sont
souvent groupées ensemble
248
• si une voie est partagée entre mouvements (virages à gauche et tout droits) a une
majorité de virages à gauche, alors c’est une voie de virage à gauche de facto
Débit de saturation
• s s’exprime en uvpd/h/voie
– par mesure sur les lieux (impossible si le carrefour n’est pas construit ou si la
demande n’est pas suffisante)
– en prenant une valeur par défaut raisonnable (conditions similaires)
Le débit de saturation est très variable et difficile à comparer entre différentes études
qui peuvent avoir pris des points de référence différents.
249
Débits de saturation observés (É-U)
250
Débits en uvpd/h/voie (Source CCG 2008)
• La charge y d’un(e) (groupe de) voie(s) est définie comme le rapport entre le débit q
et le débit de saturation s. C’est le rapport de la “demande” sur l’offre
q
y=
s
• Le débit est en général le débit maximal sur 15 min extrapolé sur une heure (soit le
débit horaire divisé par le facteur de pointe horaire)
• Pour chacune des voies d’entrée du carrefour et pour chaque catégorie de véhicules,
on détermine les coefficients d’équivalence qui vont permettre de calculer les débits
réels en uvpd/h
• L’approche présentée ici est de calculer les équivalents véhicules pour les débits
observés (la demande) et non le débit de saturation (l’offre)
251
Une approche alternative au calcul des charges implique de calculer un débit de
saturation équivalent, en utilisant les coefficients d’ajustement des calculs du niveau de
service d’un carrefour à feux (sous-section suivante), et en ne transformant pas les débits
observés. Les coefficients d’ajustement pour les mouvements tournants sont appliqués
dans ce cas uniquement au débit de saturation et non aux débits observés.
• Il y a une voie critique (ou un groupe de voies) et un débit de voie critique pour
chaque phase sans chevauchement
• Hormis pendant le temps perdu (aucun mouvement de véhicules), il y a une et une
seule voie critique en mouvement à chaque seconde de temps vert utile dans le
cycle
• Lorsque des phases se chevauchent, il faut étudier les différentes combinaisons des
débits des voies respectant la condition précédente pour identifier les voies critiques
dont la somme des débits est maximale
252
Exemple lors de chevauchement de phases
• Webster utilisa des observations sur le terrain et des simulations informatiques pour
établir des procédures pour la conception des feux de circulation
• Pendant le temps de vert utile, le débit est supposé égal au débit de saturation
Cycle minimal
• Pendant un temps ∆t, il y aura ∆t/C cycles et ∆t/C × T temps perdu (T temps
total perdu par cycle)
253
• On obtient le nombre maximal de véhicule pouvant s’écouler pendant ∆t, N =
s(∆t − T × ∆t N T
C ), soit une capacité c = ∆t = s(1 − C )
• On en déduit la longueur du cycle minimal Cmin pour une demande totale q (et
F P H et degré de saturation)
T T
Cmin = q =
1− s 1−Y
1800
2 phases
1600 3 phases
4 phases
1400
1200
Capacité (véh/h)
1000
800
600
400
200
00 20 40 60 80 100 120 140 160
Durée du cycle (s)
s = 1800 véh/h, tp = 5 s, T = Nphases tp
Choix du cycle
• Les cycles trop courts engendrent des pertes de capacité, les cycles trop longs
causent des files d’attente et des retards supplémentaires aux conducteurs
254
Compromis retard/capacité
– Le temps de vert utile est réparti entre les phases, proportionnellement à leurs
charges respectives. Pour la phase i,
(C − T )ypi
Vei =
Y
255
Diagramme des feux
Cycle
Feu 1
Feu 2
temps
Exemple 1
Un carrefour a un feu à deux phases (4.5 s de temps perdu par phase, incluant le rouge
intégral) et les charges suivantes: q/s = 0.4 (Est-Ouest) et q/s = 0.3 (Nord-Sud). Estimer
la durée de cycle minimale et optimale, puis les temps de vert utile correspondants.
Exemple 2
Soit un carrefour à quatre approches avec les débits observés et de saturation décrits
dans le tableau. Le temps perdu par phase est de 6 s. Le temps de jaune est 3 s et de rouge
intégral 4 s. On considère un plan de feu en deux phases, nord-sud puis est-ouest.
• θ est calculé:
Le HCM propose le modèle suivant pour la durée minimale du vert pour les piétons
D N
• Vmin = 3.2 + vp + 0.82 Lpt si Lt > 3.05 m
256
D
• Vmin = 3.2 + vp + 0.27Np sinon
• avec
• On détermine, pour chaque entrée, le temps θ0 accordé aux piétons pour traverser,
compte tenu du cycle et de sa répartition
– θ0 = V + J + RI
– alternatives: θ0 = V + J ou θ0 = V
• Si θ0 ≥ θ
• Si θ0 < θ
– si le débit piéton est très faible, on peut ajouter un bouton poussoir: lorsqu’il
est activé, la phase pour la traverse piéton sera allongée à θ et le temps sera
rattrapé sur la ou les autres phases du cycle
– sinon, pour une ou plusieurs entrées il faut modifier le cycle
• Le nouveau temps de vert V1∗ pour la phase 1 est choisi pour que le temps accordé
aux piétons soit égal au temps nécessaire θ1
V1∗ = θ1 − J1 − RI1
Ve∗1
Ve∗2 = Ve2
Ve1
C ∗ = Ve∗1 + Ve∗2 + T
257
• Cette durée doit être inférieure à la limite supérieure de durée du cycle.
• On détermine les nouveaux temps de vert réels
V ∗ = Ve∗ + tp − J − RI
• Une phase est dite saturée lorsqu’un véhicule au moins de cette phase est contraint
d’attendre plus d’un cycle pour franchir le carrefour
• Le carrefour est saturé quand au moins une de ses phases est saturée
Mesures d’efficacité
L’efficacité d’un carrefour est en général mesurée par
• le retard
• le nombre d’arrêts
Les mesures utilisées pour les autoroutes (vitesse et densité) ne sont pas pertinentes
Qu’est-ce qui cause du retard?
• les files d’attente, causées par une demande supérieure à la capacité
• les dispositifs de contrôle, par ex. les feux de circulation, qui font partie du “service”
de la route
258
Différents retards aux intersections
• Retard arrêté
• Retard en file: intervalle de temps entre l’instant auquel le véhicule s’arrête dans la
file d’attente et l’instant auquel il franchit la ligne d’arrêt
• Les phénomènes d’attente font partie de nos expériences quotidiennes. Des files
d’attente se créent lorsque la demande dépasse l’offre (capacité)
259
• diagramme entrée-sortie et résolution graphique
• simulation
Les diagrammes espace-temps permettent de résoudre ce qui se passe entre les points
du réseau où des files d’attente peuvent se produire.
Principe fondamental
Représentation graphique
• A(t) nombre de véhicules arrivés à t: les instants d’arrivée des usagers déterminent
la fonction
• S(t) nombre de véhicules partis (“servis”, noté D(t) dans les graphiques) à t: S(t)
peut être déduit de A(t) si on connait le temps de service de chaque usager
260
Les courbes A(t) et S(t) ne peuvent donc pas se croiser. Si la file d’attente n’est pas
vide initialement, Q(t) = Q(0) + A(t) − S(t)
Si les usagers sont traités dans leur ordre d’arrivée (“first in, first out”, FIFO), le j ème
départ correspond au j ème usager: le départ a eu lieu à t0j = S −1 (j). Dans ce cas, le temps
d’attente (retard) du j ème usager est
Retard
Une mesure de performance est le retard total passé par les usagers dans le système
261
Dans le cas d’un service FIFO, le retard wj est la distance horizontale entre A(t) et S(t)
ou l’aire du rectangle de longueur wj et de hauteur 1. Le retard total pour les usagers 1
à n est la somme des aires des bandes pour les usagers 1 à n, soit l’aire totale entre les
courbes A(t) et S(t), et les lignes horizontales à 0 et n.
Le retard moyen des n usagers est
n
1X airen
D= wj =
n n
i=1
Le temps total passé par des usagers dans la file d’attente pendant [t, t + dt] est Q(t)dt,
indépendamment du type de service
RT
• Le temps total passé par les usagers dans la file d’attente entre 0 et T est 0 Q(t)dt =
RT
0 (A(t) − S(t))dt, soit l’aire entre les courbes A(t) et S(t), et les lignes verticales à
0 et T
RT
• Le nombre moyen de véhicules dans la file d’attente est Q = T1 0 Q(t)dt = aire T
T
Si la file d’attente est vide à un instant donné, les deux courbes sont confondues et le
temps passé dans la file est nul
262
Loi de Little
Si l’aire est la même pour le calcul de la longueur de file et du temps d’attente (c.-à-d.
s’il n’y a plus d’usagers dans la file à T ), on a
n
aire = T Q = nD ou Q = D = λD
T
où n/T est interprété comme le nombre moyen d’arrivées par unité de temps
Loi de Little
La relation générale est indépendante des lois d’arrivée et de départ
longueur moyenne de la file d’attente = temps d’attente moyen × débit moyen d’arrivée
Les courbes tracées ont une échelle telle que les marches (incréments) des comptes sont
invisibles
• approximation linéaire passant par les points moyens verticaux et horizontaux des
“marches”
263
“Service” des usagers
Pour la plupart des applications en génie, on suppose les courbes continues (et
différentiables) et on peut définir
dA(t)
λ(t) =
dt
dS(t)
µ(t) =
dt
λ(t) est le taux instantané d’arrivée des usagers à t et µ(t) est le taux instantané de départ
des usagers à t La plupart des “services” de transport traitent les usagers à un certain
rythme (capacité) µ, ou taux de service: sa connaissance permet de construire S(t) à partir
de A(t)
• tant qu’il n’y a pas de file d’attente, et tant que le taux d’arrivée λ est inférieur à
µ, la courbe de départ suit la courbe d’arrivée puisque le serveur traite les usagers
aussi vite qu’ils arrivent
• tant qu’une file existe, la courbe des départs est une droite de pente µ
• lorsque la droite des départs rencontre la courbe des arrivées, la file est dissipée et
la courbe des départs suit de nouveau la courbe des arrivées
2. s’il y a une file d’attente, le taux de départ est égal au taux de service
264
Situations plus compliquées
Exercice simple
55 camions arrivent à une usine chaque matin selon la courbe A(t) (distribuée).
L’usine commence à servir les camions à 8h00 et peut remplir un camion chaque 3 min
selon la règle du premier arrivé, premier servi.
2. Quelle doit être la taille du parc de stationnement pour contenir tous les camions ?
265
Modèles d’attente
C le nombre de postes/serveurs/canaux
λ et µ sont des débits, soit l’inverse du temps inter-véhiculaire moyen h̄ (écart entre les
arrivées et temps de service)
Plus d’informations sur Wikipedia.
Exemples de lois
266
• durée constante des intervalles de temps entre les arrivées et temps de service
• File d’attente avec arrivées aléatoires selon un processus de Poisson, c’est-à-dire loi
des intervalles inter-arrivées selon une distribution exponentielle négative
• 1 poste
Autres caractéristiques
La notation (A/B/C) peut être complétée par 3 autres caractéristiques: K/N/D
• capacité du système = C + K
D discipline de la file
Discipline
• Quelques règles :
(Source Wikipedia)
267
7.4.2 Application au calcul du retard dans un carrefour à feux
Composantes du retard dans un carrefour à feux
Retard uniforme arrivée à intervalle constant des usagers sans cycle saturé
268
File d’attente persistente (demande > capacité du feu)
269
Application au retard uniforme
nombre cumulé
de véhicules
retard total
N
tc
q
temps
V R V
Développement
Ve
R = C(1 − )
C
N = q(R + tc ) = stc
1 Ve qs
D = C 2 (1 − )2
2 C s−q
D 1 (1 − VCe )2
du = = C
qC 2 1 − VCe X
270
Théorie des files d’attente avec arrivées aléatoires
Solutions en régime stable (long terme moyen), non-saturé (λ < µ)
N nombre moyen d’usagers en attente dans la file, df temps d’attente moyen dans la
file, d temps d’attente moyen dans le système (temps d’attente plus temps de service), σ 2
variance du temps de service, ρ = λ/µ taux d’utilisation
Exemple
Un guichet accueille, chaque jour, entre 9h et 17h, en moyenne 64 usagers. Les arrivées
s’effectuent selon un processus de Poisson. La durée de traitement de chaque dossier suit
une loi exponentielle de moyenne 2 min 30 s.
X2
da =
2q(1 − X)
La formule d = (du + da ) surestime le retard moyen d’environ 10 %. En pratique, on
peut utiliser la formule simplifiée de Webster:
d = 0.9(du + da )
271
Retard de débordement
Ve
• Retard uniforme du = 12 C(1 − C) (simplifié pour X = 1)
– du = R/2
• Il faut ajouter un retard de débordement moyen pour une période T (X > 1): dd =
D T
cT = 2 (X − 1)
Limites
• Incohérences quand X tend vers 1: le retard aléatoire tend vers l’infini, le retard de
débordement vers 0
– modèle Australien d’Akcelik (1980), dont une version est utilisée dans le HCM
et le CCG
• Analyse plus complète d’un carrefour à feux pour identifier et étudier les variables
qui affectent son fonctionnement
272
Niveau de service
Niveau de service
Les facteurs qui affectent le NS dans un carrefour à feux
• la durée du cycle
273
Groupes de voies
Degré de saturation
Taux débit sur capacité
qi
qi qi si
Xi = = Ve = Ve i
ci si Ci C
274
– résultat: détermination de la capacité et du NS de chaque groupe de voies pour
un carrefour et du NS du carrefour entier
– utilisé pour
* obtenir le NS à partir des données de débit, géométrie et signalisation
* calculer les débits possibles pour un NS choisi, étant données la géométrie
et la signalisation
* déterminer la signalisation, étant donnés le NS, les débits et la géométrie
* identifier les caractéristiques géométriques basiques (nombre de voies)
étant donnés le NS désiré, les débits et la signalisation
275
• Module d’ajustement des débits (groupes de voies et demande)
• Module de performance
276
Types d’arrivées
Importance des types d’arrivées sur les calculs de retard (Source HCM 2000, similaire
au CCG)
277
Taux de pelotons (indice de regroupement)
P
Rp = Ve i
C
• P proportion de véhicules arrivant pendant la phase de vert parmi les véhicules qui
arrivent pendant le cycle
• C durée du cycle
Le type d’arrivée est mieux déterminé par observation directe sur le terrain. Il n’y a
pas de critère définitif pour déterminer le type d’arrivée, mais le taux de pelotons peut
être utile.
278
Période d’analyse
279
• Débit total par groupe de voies X
qi = qi,j
j
• N nombre de voies
Facteurs correctifs
L−3.6
• Ajustement pour la largeur des voies fL = 1 + 9 (L en m)
1
• Ajustement pour véhicules lourds fP L = 1+pP L (EC −1)
G
• Ajustement pour les déclivités fp = 1 − 200
– effets de la géométrie
– voie réservée ou pas
– tourne-à-gauche: mouvement protégé ou permis
280
Facteurs correctifs pour les virages, piétons et vélos
Il faut en fait aussi tester toutes les combinaisons de séquences de phases pour
identifier les groupes de voies critiques pour lesquels la somme des charges est maximale.
281
Module de performance
d = d1 F P + d2 + d3
• d3 retard additionnel moyen par véhicule, causé par des files d’attente pré-
existantes
Retard uniforme
Formule développée précédemment à partir du diagramme des nombres cumulés
d’entrées-sorties
2
0.5C 1 − VCe
d1 =
1 − min (1, X) VCe
• Le modèle de retard uniforme de Webster suppose que les arrivées sont à intervalles
constants alors qu’elles sont aléatoires et souvent groupées (pelotons) à cause des
feux coordonnés.
282
Tableau du facteur d’ajustement de progression
Retard incrémental
Retard aléatoire et de débordement (s/véh) (inclut le débordement lorsque degré de
saturation X > 1) " r #
2 8kIX
d2 = 900T (X − 1) + (X − 1) +
cT
Facteur d’ajustement k
283
L’unité d’extension est le temps par lequel la durée de vert peut être augmentée si un
véhicule est détecté pour un feu adaptatif
284
Exemple de calcul de retard
On étudie une approche d’un carrefour isolé à temps fixe. Le débit de saturation est
2400 véh/h et il lui est alloué 24 s de temps de vert effectif dans un cycle de 80 s. Le débit
sur l’approche est de 500 véh/h. Est-ce que l’approche est saturée ? Calculer le nombre
maximal de véhicules dans la file d’attente, le retard maximal pour un véhicule, le retard
total par cycle et le retard moyen uniforme. Calculer le retard de signalisation moyen
pour une période d’analyse de 15 min (sans file d’attente initiale).
Exemple illustratif
285
286
287
L’exemple est tiré de [Mannering et al., 2008].
288
Interprétation des résultats
• Calcul des degrés de saturations et retards moyens par véhicules par groupe de
voie et pour le carrefour, et du NS
• Tout degré de saturation q/c supérieur à 1 est une indication de mauvais fonction-
nement, actuel ou futur, et requiert des améliorations
• Les retards peuvent être importants même si les degrés de saturation sont faibles:
il faut alors examiner soigneusement la progression des feux, la durée du cycle ou
les deux
• Il faut aussi tempérer l’interprétation des retards, car c’est une mesure “relative”
• Temps réel: chaque cycle (durée et séquence des phases) peut être différent du
précédent, selon la demande de circulation mesurée à l’aide de détecteurs
Variation de la demande
• La performance d’un feu à temps fixe dépend de la façon dont les débits réels
correspondent aux débits à partir desquels le plan de feu a été conçu
• Mais les débits varient dans le temps, en particulier à court terme, ce qui peut causer
la saturation d’un cycle isolé ou d’une courte série de cycles
289
Plans de feu
• Différents plans de feu prédéfinis peuvent être programmés pour répondre statique-
ment aux changements de la demande à des intervalles de temps prédéfinis (pointe
du matin et du soir, soirée, milieu de la journée, etc.)
1. mode à temps fixe: lorsqu’il y a très peu de variations des débits horaires dans les
routes principales et secondaires, et que les variations sont constantes et prévisibles
3. mode adaptatif: lorsque les débits de circulation sont variables à toutes les ap-
proches”
Principes de fonctionnement
290
– Le vert varie entre un minimum et un maximum: à partir du vert minimal, on
accorde à la phase considérée un certain nombre de prolongations déterminées
par la circulation, tout en ne dépassant pas le vert maximal
• Applicable seulement à un carrefour isolé
Un feu est considéré comme isolé s’il est au moins à environ 3 km (2 miles) du plus
proche carrefour.
Paramètres essentiels
• Temps de vert minimal (initial) Vm
– temps nécessaire au passage des véhicules en file ou pour les piétons
• Temps de vert maximal VM
– déterminé par l’attente des véhicules des autres phases
• Durée de l’intervalle de prolongation ∆t pour le passage d’un véhicule
• Intervalle véhicule I
291
Données
• Données nécessaires:
Capteurs
• boucle(s) électromagnétique(s)
• magnétomètre(s)
• capteur vidéo
Durée de prolongation ∆t
• Cette durée doit être supérieure au temps nécessaire à un véhicule pour traverser
la distance X entre le capteur et la ligne d’arrêt
• Le vert sera prolongé de cette durée, puis le véhicule libère le carrefour pendant le
temps de jaune
X
∆t ≥
v
292
• ∆t peut être calculé pour que le véhicule libère le carrefour pendant le temps de
vert
X +D+L
∆t ≥
v
– D largeur du carrefour, L longueur moyenne d’un véhicule
Intervalle véhicule I
• TIV maximum devant séparer deux véhicules pour que le deuxième soit pris en
compte par le contrôleur
• Tant que le TIV entre les véhicules arrivant est plus petit que cet intervalle, le feu
restera vert
• Si I est beaucoup plus petit que le TIV moyen, il y aura peu de prolongations, et le
temps de vert sera proche de Vm
• Si I est beaucoup plus grand que le TIV moyen, il y aura beaucoup de prolonga-
tions, et le temps de vert sera contôlé par VM
La courbe de l’intervalle véhicule optimal en fonction du débit moyen par phase a été
obtenu expérimentalement. L’intervalle véhicule choisi minimise le retard moyen.
Vert minimum
293
• Si on ne mesure pas le nombre de véhicules n entre la ligne d’arrêt et le détecteur,
on considère le nombre maximal stocké sur une distance X
X
n= avec L = 6.1 m (ou 1/kj )
L
• Si le débit de piétons est élevé, Vm peut être déterminé par les piétons, ou il faut
prévoir un bouton-pressoir
Vert maximum
294
Variabilité des paramètres
• La durée de vert maximum pourra être dépassée s’il n’y pas de présence sur les
autres phases et l’escamotage de phase est autorisé
Stratégie débit-densité
• Vm et I sont variables
• Pas trop près du carrefour pour prévoir l’arrivée des véhicules avant qu’ils
n’atteignent les feux
– environ 30 à 50 m
295
• Si on fixe Vm , cela implique X (le nombre de véhicules qui vont s’écouler pendant
Vm )
– Vm trop long pour des vitesses élevées (temps d’attente inacceptable pour
l’autre approche)
– on peut mettre un capteur loin pour donner la prolongation de vert, et un plus
proche pour écouler la file d’attente
• Distance maximale: il faut éviter que des véhicules ne soient pas détectés (voies
d’accès, stationnement)
Coordination
• Possible de récupérer le temps de vert non utilisé par l’autre phase ou encore de
l’escamoter complètement
Feux semi-adaptatifs
• Intéressant si faible débit sur route secondaire (perte de temps avec temps fixe)
Processus
4. Calculer le temps entre les verts (jaune + rouge intégral) pour chaque phase
296
Exemple
Les capteurs sont placés à 36 m sur le carrefour dont on a calculé un plan de feu
(vitesse d’approche de 40 km/h, TIV minimal de 2.1 s et temps perdu au démarrage
par phase de 3.7 s). Calculer la durée de l’intervalle de prolongation et la durée de vert
minimal.
Visualisation
Signal Performance Metrics
Un exemple de stratégie adaptative, CRONOS, développé en France à la fin des an-
nées 1990 a été testée sur un carrefour réel et peut diminuer le retard global à un carrefour
de 20 % [Boillot et al., 2006] et diminuer les émissions de polluant [Midenet et al., 2004].
297
Chapter 8
Objectifs d’apprentissage
Méthodes de régulation
• Distance maximale entre les carrefours pour éviter une trop grande dispersion des
pelotons: 800 m
– distance optimale inférieure à 300 m: les véhicules restent en peloton
• Bénéfices
– réduction du nombre d’arrêts
– diminution du retard
– diminution de la consommation d’essence (et de la pollution de l’air)
– diminution du stress
– maintien d’une vitesse constante
– augmentation de la capacité et de la fluidité
298
Facteurs influençant l’efficacité d’une coordination
• Capacité de la route
Axe coordonné
299
• On considère des carrefours à feux situés sur un axe et partageant une durée de
cycle commune
Dans ces diagrammes, ce sont souvent les temps de vert et de rouge utiles qui sont
affichés.
Décalage
La coordination des carrefours à feux d’un axe se caractérise par une suite de décalages,
notés θ: un décalage est l’intervalle de temps entre le début du vert d’une phase pour un
carrefour et le début du vert d’une phase (suivante ou précédente) du carrefour suivant
(aval)
• en général positif
• parfois défini par rapport à d’autres références, comme les milieux des intervalles
de rouge
Impact du décalage
300
(Source [Roess et al., 2011])
Décalage
301
Le décalage idéal θi,j entre deux carrefours à feux i et j est le temps nécessaire pour
parcourir la distance di,j entre i et j à vitesse moyenne vi,j
di,j
θi,j =
vi,j
Ajout du temps nécessaire aux premiers véhicules pour démarrer au premier carrefour
Bande passante
b×N ×s
cb = = Ef f × N × s
C
– c’est une borne supérieure: la formule ne prend pas en compte si les voies ne
sont pas utilisées uniformément
– différente de la capacité du groupe de voies (il y a de la capacité en dehors de
la bande)
302
Trouver
1. les décalages entre les carrefours dans le cas d’une coordination, mise en oeuvre en
situation fluide, avec une vitesse de 36 km/h
di,j Nj
θi,j = −( + tj )
vi,j sj
• tj temps perdu au démarrage par les véhicules en attente au carrefour j (e.g. 2 s),
pris en compte seulement pour premier feu aval si les véhicules venant du feu
amont n’étaient pas à l’arrêt
N
Pourquoi le terme sjj n’est pas compensé d’un carrefour à l’autre ? Comment estimer la
longueur (variable) de la file à chaque carrefour et d’où viennent les véhicules?
Le résultat est une réduction de la bande, le temps est utilisé pour libérer la file d’attente
Il faut laisser le temps aux véhicules pour démarrer à la file d’attente pour se vider,
donc il faut ouvrir le vert plus tôt (qu’il ne serait nécessaire en absence de file), donc
raccourcir le décalage. Si les véhicules du carrefour en amont étaient eux-mêmes à l’arrêt,
leur temps de démarrage compense le temps de démarrage des véhicules à l’arrêt sur le
carrefour aval.
303
(C = 100 s, v = R = 50 s, la dernière colonne est la vitesse de l’onde verte, pas du
peloton de tête, qui se déplace à 36 km/h par hypothèse)
La vitesse de progression de la coordination, ou vitesse de l’onde verte, se déplace
à des vitesses variables le long de l’artère, “libérant” les carrefours devant le peloton de
tête
• Les décalages θi,j sont définis pour chaque sens de circulation, appelé sens montant
et descendant
θi,j + θj,i = C
• La coordination est équilibrée si les bandes sont égales dans les deux directions
Progression en alternance
Si les carrefours sont équidistants (distance D), et les cycles partagés à moitié-moitié
entre rouge et vert, quel est la relation entre le cycle C, D et la vitesse des véhicules V qui
maximise la bande ?
304
Maximisation des bandes passantes
• Les décalages θi,j sont obtenus par un programme d’optimisation (e.g. méthode de
Little (MIT, 1964))
M ax(b + b∗)
• Données d’entrée
Carrefour critique
Si une coordination maximise b + b∗ , avec b > 0 et b∗ > 0, la propriété suivante est
alors vérifiée
• Si le temps de rouge d’un feu limite l’onde verte dans une direction, l’autre bord de
ce temps de rouge limite l’onde verte dans l’autre direction
• Deux groupes
Visualisation
305
Exemple
306
Carrefours Décalages (s)
Entre 1 et 2 40.3
Entre 2 et 3 5.4
Entre 3 et 4 35.2
Entre 4 et 5 73.6
Entre 5 et 6 49.1
Entre 6 et 7 78.7
Entre 7 et 8 29.4
Entre 8 et 9 4.2
Entre 9 et 10 38.9
• Solution optimale
– largeur montante b = 33.7 s
– largeur descendante b’ = 23.6 s
• Le carrefour 10 est critique
– le rouge limite le bord gauche de l’onde montante
– le rouge limite le bord droit de l’onde descendante
Logiciels
• Passer (Texas Transportation Institute)
• OndeV (France)
• TRANSYT (Transportation Research Laboratory, UK): le plus répandu
Outil de visualisation TimeSpace
Cas particulier
Vitesse variable de coordination entre carrefours
307
Ajout de contraintes sur un réseau maillé
Une boucle dans un réseau, par exemple une grille, implique que seulement trois
décalages sont libres, le dernier étant imposé par les 3 autres
– cycles
– proportions de vert
– décalages entre carrefours
• Les plans de feux sont obtenus par résolution d’un programme d’optimisation
X X
M in(α (dui + dai ) + β Nai )
– du retard uniforme
– da retard aléatoire
– Na nombre d’arrêts
– α coefficient de pondération par catégorie (VL, PL, TC, etc.)
– β poids d’un arrêt
• Programmation horaire
308
Exemples de systèmes temps réel
– opérationnel dans une centaine de villes au Royaume Uni et une trentaine aux
Etats-Unis, au Canada, en Asie, Afrique du Sud
– modifie graduellement le plan de feux en cours dans le but de l’adapter aux
variations des conditions de circulation
– gains de 12 % en retard
La quasi-totalité des villes Françaises de plus de 100000 habitants sont équipées d’un
système de régulation de la circulation urbaine.
• Réduction de la consommation de 5 à 20 %
Conclusion
La régulation de la circulation offre des outils
309
8.3 Exploitation des réseaux autoroutiers
Actions d’exploitation
• Voies réservées
Corridor autoroutier
• Corridor autoroutier
• Réseau de surface
La régulation des accès (“ramp metering”) consiste à limiter l’accès des automobilistes à
l’autoroute, de façon à:
• réduire la congestion
310
Critères de régulation
Optimisation de divers critères
Historique
• Première expérience de régulation des accès d’une autoroute urbaine par A. May
(UC Berkeley): Eisenhower Expressway, Chicago (1963)
• Stratégies locales
• Stratégies intégrées
Stratégies locales
• Commandes à cycle fixe: réglage du feu constant sur de larges plages horaires
Stratégie demande-capacité
Camont Caval
τaval
311
• Calcul, en temps réel, du débit de commande r de l’accès nécessaire pour atteindre
la capacité de l’autoroute en aval de la rampe
– r = max(Caval − qamont , rmin ) si τaval < τc
– r = rmin sinon
* τc seuil sur le taux d’occupation, rmin débit de commande minimal
(souvent choisi comme Caval − Camont )
• Conversion du débit de commande r en durée de vert effectif
– Ve = rs C (s débit de saturation de la rampe d’accès)
Stratégie ALINEA
312
• Outil développé depuis 1988, testé avec succès:
• Évaluation
Évaluation au Minnesota
• Arrêt des 433 points de régulation d’accès dans la région de Minneapolis-St. Paul
pendant 8 semaines en 2000
– baisse de la capacité de 9 %
– augmentation des temps de parcours de 22 %
– baisse des vitesses sur l’autoroute de 7 %
– augmentation du nombre d’accidents de 26 %
• Après l’expérience,
313
• Maximisation
Notations
• cj capacité du tronçon j
– max N
P
i=1 Xi
– sous les contraintes ∀ j, N
P
i=1 aij Xi ≤ cj
• Contraintes supplémentaires
• x1 ≥ 0etx2 ≥ 0
• x1 ≤ 300
• x2 ≤ 400
• x1 + x2 ≤ 500
• 2x1 + x2 ≤ 700
• max(7x1 + 5x2 )
314
Exemple de stratégie intégrée
X5 X4 X1
X6
X3 X2
Exemple: contraintes
i 1 2 3 4 5 6
di 600 475 450 500 825 6800
• X1 ≤ 600
• X2 ≤ 475
315
• X3 ≤ 450
• X4 ≤ 500
• X5 ≤ 825
• X6 ≤ 6800
Débits admissibles
Régulation de vitesses
– maximum ou recommandée
316
Impact de la régulation
• Gains théoriques
– sécurité
– homogénéisation des vitesses
– diminution des manoeuvres de dépassement
– bénéfice léger en terme de capacité
– bilan environnement favorable
– confort
• Nombreuses expériences ou réalisations en Europe
317
Voies réservées (“managed lanes”)
Objectifs
• Améliorer la sécurité
• Voies réversibles
Systèmes d’information
• Radio
• Sites Internet
318
Remerciements
L’auteur tient à remercier Prof. Karsten Baass de Polytechnique, Simon Cohen de
l’IFSTTAR, Clark Lim et Prof. Tarek Sayed de UBC, et Prof. Karim Ismail de l’Université
Carleton pour avoir partagé leur matériel de cours.
Ressources
Il y a plusieurs associations professionnelles et organismes gouvernementaux dans le
domaine du transport qui publient des manuels, recommandations, font de la formation:
• AASHTO: American Association of State Highway and Transportation Officials
319
• IEEE Transactions on Vehicular Technology
• ITE Journal
Je vous recommande les moteurs de recherche suivants pour trouver des articles et
constituer une bibliographie:
• Les sites des éditeurs (dont le contenu est accessible lorsque vous vous connectez
à Internet de l’École): Elsevier, Springer, IEEE explore, ACM, Scopus, Taylor and
Francis, Public Library of Science (PLoS), etc.
320
Appendix A
Objectif
Phase essentielle destinée à l’appréciation des effets
• prévisibles (a priori)
• ou observés (a posteriori)
lors de la mise en oeuvre des systèmes ou de stratégies d’exploitation des réseaux routiers
Catégories d’évaluation
4 catégories
• évaluation technique
• évaluation de l’acceptabilité
• évaluation économique
• Évaluation technique
• Évaluation de l’acceptabilité
• Évaluation d’impact: c’est la catégorie essentielle, qui consiste à apprécier les effets
sur:
– la sécurité
– la mobilité
– l’environnement
– le confort
321
• Évaluer l’impact d’un système consiste à apporter une réponse à la question
suivante: dans quelle mesure, les effets résultant de la mise en oeuvre du système
sont-ils conformes aux objectifs assignés ?
• Évaluation économique
– Transforme les résultats les plus significatifs de l’évaluation technique et
surtout de l’évaluation d’impact en éléments monétaires
Système à tester
• Quelle version ou quelle partie du système ?
• Système apte à être évalué:
– vérification technique
– réglages ou paramétrages préalablement effectués
– suivi des incidents ou autres défaillances techniques
Type de comparaison
• Quelle est la référence vis-à-vis de laquelle le système va être évalué ?
• Comparaison de type “avec et sans”
– l’équipement existe et l’un des scénarios consiste à ne pas l’utiliser
– à proscrire pour les équipements de sécurité
• Comparaison “avant-après”: 2 conditions indispensables
– il n’y a pas de facteurs rédhibitoires
– les facteurs contextuels sont pris en compte dans le plan d’expérience
322
Blocs de contexte
En pratique
• déterminer les éléments de contexte ayant une influence sur la réponse du système
Déterminer s’il existe des interactions entre le système et les blocs de contexte
Critères de mobilité
323
Critères environnementaux
• Indicateurs d’émission estimés à partir des variations relatives aux vitesses moyennes
Modèles d’émission
Consommation de carburant
324
• Précision de l’ordre de 10 % pour un trajet donné, meilleure pour l’ensemble d’un
réseau
Critères de sécurité
– tués
– blessés graves
• Exemples de traitements
325
Site de test
• Distinction entre
• Précautions
Considérations statistiques
Définir la taille des échantillons
Planification
– assurance que les buts fixés ont des chances d’être atteints
– ou inversement, dimensionnement des ressources
– meilleure utilisation des ressources pour tirer un maximum d’informations
• Précautions
– existe-t-il des éléments de contexte qui n’ont pas été pris en compte ?
326
– quels sont les éléments susceptibles de perturber le test ?
• Exemples
Organisation pratique
• Confronte les coûts générés par les systèmes aux avantages découlant de leur
fonctionnement
– toutes les unités de mesure des critères sont converties en une seule valeur
unitaire (par exemple en $)
327
Valeur du temps
Exemple français, valeurs en euros par passager et par heure (valeur moyenne d’occupation
d’un véhicule, par ex. 1.3)
328
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