IFRS
IFRS
Nouvelle
Méthodologie SG
Ajustements
majeurs de notre
méthodologie
Base de données SG
mise aux normes
IFRS
Patrick Legland
Head of Pan-European Research Principaux impacts
Alain Galène sectoriels
Deputy Head of Pan-European Research
Frédérique Haftman
Research Manager, Methodology & Quality
et l’équipe SG de 90 analystes
2005
Page de couverture
Méthodologie SG
Sommaire
Méthodologie SG
26 Principaux retraitements post-IFRS et actuels
30 Analyse normalisée
Approche sectorielle
50
58
Agroalimentaire
Assurance
s
62
68
Automobile & équipementiers
Banques
t
74 BTP et matériaux de construction
81 Chimie
87 é
Distribution alimentaire
93 Distribution spécialisée
98 Équipements électriques/Ingénierie
105 Équipements télécoms
110 Hôtels & Loisirs
115 Immobilier
123 Industrie aérospatiale et Défense
127 Logiciels & Services informatiques
132 Luxe & Cosmétiques
139 Médias
147 Opérateurs télécoms
155 Pétrole & Gaz
162 é
Pharmacie
169 Semi-conducteurs
175 Tabac
181 Transport aérien
187 Utilities
Annexes
198 Glossaire
205 Les principales règles IFRS
206 IFRS : la « check list »
214 Comparaison des traitements comptables
216 SG Equity Research
Décembre 2004 1
Méthodologie SG Sommaire
s
t
2 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
Décembre 2004 3
Méthodologie SG Sommaire
13 10 Automobiles & Équipt Nul Moyen Faible Moyen Faible Faible Moyen Faible
52 15 Banques Moyen Élevé Élevé Moyen Moyen Moyen (4) Élevé Élevé
19 5 Biens d’équipement Faible Moyen Élevé Élevé Élevé Faible Moyen Élevé
17 5 BTP et Mat. construction Moyen Faible Moyen Élevé Moyen Moyen Faible Moyen
5 1 Distribution alimentaire Faible Faible Faible Moyen Moyen Faible Moyen Moyen
8 0 Distribution spécialisée Faible Moyen Faible Faible Moyen Moyen Moyen Faible
10
6
2
0
Hôtels & Loisirs
Immobilier
Faible
Faible
Faible
Moyen
Moyen
Faible
Élevé
Faible
Moyen
Faible
Faible
Faible
Élevé
Faible
Faible
Faible
s
22 4 Logiciels & Serv. inf. Faible Faible Moyen Faible Élevé Élevé Faible Faible t
10 5 Luxe et cosmétiques Moyen Élevé Faible Faible Élevé Moyen Élevé Faible
(Luxe)
18 7 Opérateurs télécoms Faible Moyen Faible Élevé Élevé Moyen Faible Faible
(R.-U.)
17 7 Pétrole & Gaz Faible Moyen Élevé Moyen Faible Faible Faible Faible
10 5 Pharmacie Faible Faible Élevé Faible (3) Moyen / Faible Faible Faible
Élevé
5 5 Équipement télécoms Faible Faible Moyen Moyen Moyen Élevé Faible Moyen
3 3 Transport aérien Faible Moyen Faible Faible Moyen Faible Faible Moyen
Nous avons opéré une distinction entre les secteurs dans lesquels nombre de sociétés appliquent déjà les IFRS et les US GAAP américaines et
les autres secteurs, qui n’ont pas encore adopté les normes internationales (notre analyse se limite aux grandes valeurs suivies par les
analystes SG). Les secteurs tels que l’automobile, la chimie, le luxe, les semi-conducteurs, les équipements télécoms, le transport aérien voire
aussi le tabac, sont déjà familiers avec une communication orientée IFRS/US GAAP. En revanche, des secteurs tels que la distribution
spécialisée, l’immobilier sont pour le moment vierges de toute communication orientée IFRS ou US GAAP. Les médias, l’hôtellerie & loisirs, la
distribution alimentaire sont à mi-chemin avec une communication encore plutôt faiblement orientée IFRS/US GAAP
Le tableau tente de mettre en évidence les impacts, toutes choses égales par ailleurs, pouvant découler de l’adoption des normes IFRS par
secteur. Il s’agit d’un exercice difficile. Notre approche suppose toujours un certain nombre de simplifications implicites. Les situations varient
considérablement d’un pays à un autre, au sein d’un même secteur, en raison notamment des différences de traitement des retraites.
4 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
IFRS : un environnement
non encore stabilisé
s
t
Décembre 2004 5
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Des sociétés qui, par exemple, clôtureraient fin juin, seraient obligées d’appliquer les
IFRS aux documents financiers relatifs à l’exercice juillet 2005–juin 2006, avec,
comme comparatif, l’exercice juillet 2004–juin 2005.
T1 2004 T2 2004 T3 2004 T4 2004 T1 2005 T2 2005 T3 2005 T4 2005 T1 2006 T1 2007
De Le CESR
nombreuses demande aux
sociétés vont sociétés de
fournir des fournir une
comparatifs information IFRS
Bilan IFRS pour quantifiée sur
obligatoires
d’ouverture leurs l’impact des Normes IFRS
pour les
pro forma résultats IFRS obligatoires pour sociétés
IFRS établi au T1 04 La plupart des états les comptes européennes
01/01/04 financiers consolidés consolidés ex.-US GAAP
pour les états 2004 contiendront semestriels du
financiers des comparatifs IFRS. S1 2005
2005 Première publication
IFRS obligatoires pour
des CA du T1 2005
les comptes consolidés
en IFRS
2005, avec pro forma
2004
6 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Par ailleurs, les sociétés qui publient déjà en IAS (ancienne version IFRS) ne se verront
pas proposer les choix des options lors de la première application.
Enfin, compte tenu de nos différents entretiens avec les sociétés et les cabinets
d’audit, il semble que l’application des normes dans les différents pays pour un même
secteur pourrait faire apparaître encore quelques spécificités locales. L’homogénéité à
ce stade de l’application des normes n’est pas totale.
Décembre 2004 7
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Aérospatiale et Défense
BAE SYSTEMS Non Août/sept. 2005
Cobham Non Août/sept. 2005
EADS Oui Adoption complète août/sept. 2005
Meggitt Non Août/sept. 2005
Rolls-Royce Non Août/sept. 2005
Smiths Group Non Août/sept. 2005
Snecma Non Août/sept. 2005
Thales Non Août/sept. 2005
Zodiac Non nd
Agroalimentaire
Bongrain Non Mars/avril 2005 (résultats annuels 2004)
Danone Non Mi-février 2005 (résultats annuels 2004)
Nestlé Non Fin février 2005 ( résultats annuels 2004)
Numico Oui Août 2004 pour le S1/2004, mars 2005 (résultats annuels 2004)
Unilever Non Communication spécifique décembre 2004 s
Assurance t
AGF Non nd
Allianz Oui Application partielle IFRS
April Group Non nd
AXA Non Prévu le 6 janvier 2005
CNP Assurances Non Fin novembre 2004, journée investisseurs
Converium Non (US GAAP)
Euler Hermes Non nd
Generali Oui Avril 2004
Hannover Re Non (US GAAP)
ING Group Non nd
KBC Bancassurance Holding Oui Juin 2004 lors d'une Journée investisseurs
Munich Re Oui Application partielle IFRS
Scor Non nd
Swiss Re Non nd
Automobile
Autoliv Non (US GAAP) nd
Continental Non (US GAAP) Première publication des comptes en IFRS en mars/avril 2005
DaimlerChrysler Non (US GAAP) Application prévue en 2007
Faurecia Non nd
Fiat Non nd
Michelin Non nd
Peugeot SA Non Fin 2004
Plastic Omnium Non nd
Porsche Non nd
Renault Non nd
Valeo Non nd
8 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Banques
Alliance & Leicester Non Décembre 2004
Allied Irish Banks Non Début décembre 2004
Banca Antonveneta Non Fin 2004, à l'occasion des résultats annuels
Banca Intesa Non nd
Banca Monte dei Paschi di Siena Oui Novembre 2004 pour les résultats du T3 2004
Banca Nazionale del Lavoro Oui Novembre 2004 lors de l'émission de droits
Banca Popolare di Milano Non nd
Banco Comercial Portugues Non nd
Banco Espirito Santo Non nd
Banco Popular Non nd
Banco Portugues de Investimento Non nd
Banesto Non nd
Bank of Ireland Non Début décembre 2004
Bank Sarasin Non nd
Bankinter Non nd
Barclays Non Prévu le 7 décembre 2004 s
t
BBVA Non nd
BNP Paribas Non nd
BPU Banca Non nd
BPVN Non nd
Bradford & Bingley Non Pas avant la date légale
Capitalia Oui En sept. et nov. 2004
Crédit Agricole SA Non nd
Credit Suisse Non Publication US GAAP
Deutsche Bank Non Publication US GAAP
Dexia Non Début 2005
HBOS Non Présentation IFRS 14 décembre 2004
HSBC Holdings Non Prévu le 10 décembre 2004
Julius Baer Non nd
Lloyds TSB Group Non Pas avant la date légale
London Stock Exchange Non nd
Northern Rock Non Pas avant la date légale
Royal Bank of Scotland Non Pas avant la date légale
Sanpaolo IMI Oui 19 octobre 2004 : journée investisseurs
Santander Central Hispano Non nd
Standard Chartered Non Pas avant la date légale
UBS Oui IFRS 32/39 adopté en avril 2004
Unicredito Italiano Oui 27 octobre 2004 : journée investisseurs
Vontobel Non nd
Décembre 2004 9
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Biens d'équipement
ABB Non (US GAAP) nd
Acerinox Non Pas avant la date légale
Alstom Non Probablement fin novembre
Arcelor Oui IAS
Atlas Copco AB Oui Comptabilisation des retraites déjà en normes suédoises, RR29, similaire aux IFRS
Corus Group Non Pas avant la date légale
GKN Non Août/sept. 2005
Invensys Non S'applique déjà à la norme britannique FRS 17 sur les retraites
Nexans Oui Septembre 2004 (résultats annuels 2003)
Pirelli Non nd
Rexel Oui Février 2004 (résultats du S1 2004)
Sandvik Oui Comptabilisation des retraites déjà en normes suédoises, RR29, similaire aux IFRS
Schneider Electric Oui Rés. annuels 2003. Impact attendu limité et concernant surtout les stock-options
Siemens Oui (US GAAP) Premières indications : impact sur les dépenses de R&D et les retraites
SKF Oui Comptabilisation des retraites déjà en normes suédoises, RR29, similaire aux IFRS
ThyssenKrupp Non (US GAAP) nd
Tomkins Non Août/sept. 2005
Vallourec Non Pas avant la date légale
s
BTP et matériaux de construction
Abertis Non Mai 2005 (T1 2005)
Acciona Non Mai 2005 (T1 2005)
ACS Non Probablement en février 2005 (résultats annuels 2004) t
Autoroutes du Sud de la France Oui Résultats annuels 2005
Ciments Français Oui Résultats annuels 2005
CRH Non Résultats annuels 2005
Eiffage Non Résultats annuels 2005
FCC Non Mai 2005 (T1 2005)
Ferrovial Oui Résultats annuels 2005
Hanson Non Résultats annuels 2005
HeidelbergCement Oui Applique déjà les IAS
Holcim Oui Applique déjà les IAS
Imerys Oui Résultats annuels 2005
Italcementi Oui Résultats annuels 2005
Lafarge Oui Résultats annuels 2005
Saint-Gobain Oui Comptes 2004 pro forma en IFRS le 29 mars 2005 et réunion d'anlystes le 30 mars
Vinci Oui Résultats annuels 2005
Chimie
Air Liquide Non Information qualitative en février 2005. Données pour les rés. du S1 (sept. 2005)
Akzo Nobel Oui Communication lors de la réunion d'analystes du 15/11/04. Données (T1-T3 2004)
attendues lors de la conférence téléphonique du 14 déc. 2004.
BASF Oui Atelier de travail le 7 décembre à Londres, le 8 à Francfort
Bayer Non Adopte actuellement les IAS
BOC Group Non Adoption IFRS à partir de l'exercice 2006, premières données courant 2005
Ciba Specialty Chemicals Non Continuera de publier en US GAAP
DSM Oui Communication lors de la réunion d'analystes de septembre 2004. T1 2005
Linde Oui Publication en IFRS depuis 2002 (rapport annuel)
Novozymes Oui Communication faite le 15 novembre 2004. Davantage de données attendues lors
de la publication des résultats annuels, application dès le T1 2005
Rhodia Non Publication probablement à partir du T1 2005
Solvay Oui Comptes pro forma en 2002 et publication en IFRS depuis 2003
10 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Distribution alimentaire
Ahold Non nd
Carrefour Non 2 et 16 décembre 2004 : journées de formation
Casino Oui 01/03/2004 (Résultats annuels 2003), présentation sur l'impact général
Guyenne et Gascogne Non nd
Hyparlo Non nd
Distribution spécialisée
Dixons Non Comparatifs au T3 2005. Conformité aux IFRS pour l'exercice au 30 avril 2006
Galeries Lafayette Non nd
GUS Non Juin 2005 : retraitement des résultats 2005 en IFRS
Hennes & Mauritz Non nd
Inditex Non Conformité aux IFRS pour l'exercice au 31 janvier 2006
Kesa Electricals Non Comparatifs au T2 2005. Conformité aux IFRS pour l'exercice au 31 janvier 2006
Kingfisher Non Comparatifs au T2 2005. Conformité aux IFRS pour l'exercice au 31 janvier 2006
Marks & Spencer Non Comparatifs en mai 2005. Conformité aux IFRS pour l'exercice au 31 mars 2006
Équipements télécoms
Alcatel Oui Avril 2004, communication spécifique
Axalto Non (US GAAP) nd s
Ericsson Non nd
Memscap Non nd t
Nokia Oui IAS
Oberthur Card Systems Oui Communication au S1 2004 (septembre)
Sagem Oui Communication juillet 2004
Hôtels et loisirs
Accor Non Mars 2005 (T1 2005)
Club Méditerranée Non T2 2005
Compass Group Non T2 2005
Elior Non T2 2005
Hilton Group Non Février 2005 (T1 2005)
Intercontinental Hotels Group Non Mars 2005 (T1 2005)
Louvre (Société du) Non Mars 2005 (T1 2005)
NH Hoteles Non Résultats annuels 2004
Sodexho Alliance Non nd
Immobilier
Foncière Lyonnaise Non Résultats annuels fév. 2005 (premiers comptes IFRS publiés en fév. 2006)
Klépierre Non Résultats annuels fév. 2005 (premiers comptes IFRS publiés en fév. 2006)
Silic Non Résultats annuels fév. 2005 (premiers comptes IFRS publiés en fév. 2006)
Unibail Non Résultats annuels fév. 2005 (premiers comptes IFRS publiés en fév. 2006)
Décembre 2004 11
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Médias
Aegis Non Résultats du S1 attendus le 7 septembre 2005
Antena 3 Non nd
BSkyB Non (US GAAP) Première publication en IFRS en février 2005
Capital Radio Non nd
DM> Non Résultats du S1 le 3 janvier 2006
Emap Non Résultats du S1 le 16 novembre 2005
EMI Non Résultats du S1 le 19 novembre 2005
Euromoney Non nd
Fiera Milano Non Résultats en IFRS en février 2006 (T1 en décembre)
Gestevision Telecinco Non nd
Grupo Prisa Non nd
Havas Non Résultats du S1 en septembre 2005
ITV PLC Non nd
JCDecaux Non Guidance IFRS en mars 2005. Résultats du T1 en mai 2005
Johnston Press Non Résultats du 25 août 2005
Lagardère Oui Communication sur la dette pour les résultats 2003. Rés. du S1 le 9 sept. 2005
12 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Médias (suite)
M6 Non nd
Mediaset Non nd
NRJ Group Non Résultats du S1 le 11 juin 2006
PagesJaunes Non nd
Pearson Non (US GAAP) Résultats du S1 le 26 juillet 2005
Publicis Groupe Non Journée investisseurs le 9 décembre 2004. Résultats du T1 en mai 2005
Reed Elsevier Non Résultats du S1 attendus le 5 août 2005
Reuters Non Guidance avant le T1 2005. Résultats du S1 le 27 juillet 2005
RTL Group Oui Publie déjà en IFRS
SMG Non nd
Sogecable Non Résultats du S1 le 22 juillet 2005
Spir Communication Non Résultats du S1 le 9 septembre
Taylor Nelson Non Résultats du S1 le 6 septembre 2005
TF1 Oui Impact sur le CA (à compter du T1 2004) et le bilan. Rés. du S1 le 31 août 2005
Trader Classified Media Non (US GAAP) Résultats du S1 le 16 septembre 2005
Trinity Mirror Non Résultats du S1 le 29 juillet 2005
United Business Media Non Résultats du S1 le 29 juillet 2005
Vivendi Universal Non Résultats du S1 le 14 septembre 2005
VNU Oui Résultats du S1 le 11 août 2005
Wolters Kluwer
WPP
Non
Non (US GAAP)
Résultats du S1 le 10 août 2005
A déjà publié les charges relatives aux stocks-options (résultats 2003). Résultats du
s
Yell Group Plc Non
S1 le 26 octobre 2005
Résultats du S1 le 9 novembre 2005
t
Opérateurs télécoms
Bouygues Oui Communication chiffrée sur le bilan S1 2004
Deutsche Telekom Oui Novembre 2004 sur résultats du S1 2004
Equant Non nd
France Telecom Non Courant 2005
Iliad Non nd
KPN Non Mars 2005
OTE Non nd
Portugal Telecom Non nd
SES Global SA Oui Sur les résultats du S1 2004
Telecom Italia Non Mars 2005
Telefonica Non nd
Telefonica Moviles Non nd
TIM Non Mars 2005
Vodafone Group Non nd
Décembre 2004 13
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Pharmacie
Altana Oui Application partielle IFRS
AstraZeneca Oui Novembre 2004 (résultats annuels 2003)
GlaxoSmithKline Non 29 décembre 2004 (rés. annuel 2003 + T1/T2 2004 retraitements). 10 février 2005
(T3/T4 2004)
Lundbeck Oui Application partielle IFRS
Novartis Oui Janvier 2004
Novo Nordisk Oui Janvier 2004
Roche Holding Oui Janvier 2004
Sanofi-Aventis Non Courant 2005 (au S2 ?)
Schering Oui Application partielle IFRS
SkyePharma Non A partir de janvier 2005
Semi-conducteurs
ASML Non (US GAAP) Janvier 2006
Infineon Technologies Non (US GAAP) Novembre 2005
Philips Oui Journée analystes, septembre 2004
Riber Non (US GAAP) Janvier 2006
STMicroelectronics Non (US GAAP) Janvier 2006
Thomson Non (US GAAP) Janvier 2006
s
Tabac
Altadis
British American Tobacco
Oui
Non
Présentation T1 2005
T1 2005
t
Gallaher Non Septembre 2005 pour la présentation des résultats du S1
Imperial Tobacco Non 2006, l'exercice 2005 clôturant au 30 septembre
Transport aérien
Air France-KLM Non Début 2005
Utilities
Centrica Oui Début 2004
Electrabel Oui Début 2004
Enagas Non nd
Endesa Oui Début 2004
Gas Natural Oui Fin S1 2004
Iberdrola Oui Début 2004
Red Electrica Non nd
Suez Oui Début 2004
Veolia Environnement Oui Début 2004
14 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Lafuma Non Pas avant la date légale U10 Non Pas avant la date légale
Laurent-Perrier Non Décembre 2005
LDC Non Décembre 2004 Vet'Affaires Non Septembre 2005
Lectra Non nd Vilmorin Clause & Cie Oui Octobre 2004
LVL Medical G. Non nd Virbac Oui Octobre 2004
Vranken-Pommery Non Avril 2005
Décembre 2004 15
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
L'introduction des IFRS aura un impact significatif sur la façon dont les entreprises
comptabilisent, notamment : s
Les charges de retraite, incluses dans le bilan, les actifs des régimes de retraite étant
t
n
A première vue, ces changements comptables ne devraient pas avoir d'impact sur la
valeur des entreprises, de leurs activités ou sur le cours de leurs actions, sauf
publication de nouvelles informations. Après un examen critique des entreprises, les
analystes font leurs propres calculs des justes valeurs et retraitent déjà les données
comptables afin de mieux refléter la réalité économique.
L'incidence de l'introduction des IFRS sur le cours des actions et sur les fair values se
traduira par un accroissement marqué de la volatilité des bénéfices et dépendra
également, dans une large mesure, des décisions (particulièrement dans le choix des
hypothèses) prises par les entreprises sur la base de leurs jugements. Par exemple, les
sociétés disposeront d’une certaine marge pour le taux d'actualisation et les tests de
dépréciation. Les analystes pourraient avoir davantage de difficultés à évaluer chaque
approche retenue par les entreprises. Il est possible que la réalité économique soit
perçue très différemment par les analystes et par les entreprises. Par conséquent, à
première vue, nous pensons que la fair value des entreprises ne devrait pas être
réellement modifiée.
16 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Il est possible que les nouvelles informations publiées par les entreprises révèlent
une nouvelle perception des risques ou suggèrent une image plus ou moins favorable
en fonction de la capacité de l'entreprise à communiquer avec le marché.
Postes du bilan et rubriques du compte de résultat affectés par l'adoption des IFRS
Domaines IFRS Postes du bilan Rubriques du compte de résultat
Produits des activités ordinaires (IAS 18, 11) --- Chiffre d’affaires
Charges de paiement en actions Capitaux propres (si sortie Résultat d’exploitation
action)/Dettes (si sortie cash)
Instruments financiers (IAS 39, 32) Capitaux propres/Dettes Résultat d’exploitation
Immobilisations corporelles (IAS 16) Capitaux propres Résultat d’exploitation
Immobilisations incorporelles (IAS 38) Capitaux propres Résultat d’exploitation
Regroupements d’entreprises (IAS 22)
Classement dettes/capital
Capitaux propres
Capitaux propres/Passif
Résultat d’exploitation
Résultat d’exploitation
s
Avantages consentis aux employés (retraites)
Provisions
Passif
Passif
Résultat financier
Résultat d’exploitation
t
Éléments extraordinaires/exceptionnels --- Résultat d’exploitation
Produits extraordinaires
Véhicules ad hoc Passif Du CA au résultat net
Source : Recherche actions SG
l’application de la norme.
n Produits des licences : aux termes des principes comptables français, les produits
des licences ne sont pas intégrés au chiffre d’affaires mais aux autres produits. Ce
changement de présentation peut avoir un impact important sur le compte de résultat
de quelques sociétés dont une part importante des produits provient des licences
(voir page suivante l’exemple de Sanofi-Synthélabo). Selon les IFRS, les produits des
licences sont comptabilisés nets des montants versés dans le cadre de la même
transaction. Il n’existe pas de compensation des produits des licences provenant de
différentes transactions.
n Contrats à long terme : le principal problème est le moment choisi pour
comptabiliser les produits de ces contrats. Aux termes des IFRS, ils doivent être
comptabilisés selon la méthode de l’avancement des travaux. La méthode de
l’achèvement des travaux, généralement utilisée aux termes des principes comptables
nationaux, n’est pas autorisée. Dans le secteur de la construction (où ce changement
pourrait avoir un impact important), la plupart des entreprises ont cessé d’utiliser
cette méthode il y a quelques années.
Décembre 2004 17
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
18 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
n Il y aura un impact sur les valorisations DCF si la charge de retraites publiée par la
société est basée sur des normes très différentes des IAS.
Impact des chgts dans la comptabilisation des charges de retraite sur la valorisation
Impact « brut » Ajusté par l'analyste Impact « net »
DCF Élevé Oui Nul
Cours/bénéfice Élevé Non Élevé
Multiple d'actif net Nul Sans objet Nul
Cours/cash flow Élevé Oui Nul
Cours/CA Nul Sans objet Nul
VE/EBITDA Élevé Non Élevé
Rentabilité des cap. propres Moyen Non Moyen
Source : Recherche actions SG
Exemple Alstom enregistre à son bilan une provision pour engagements de retraites
de 842 M€ au 31 mars 2004. En annexe des comptes, il apparaît que la dette
actuarielle du groupe est de 3 633 M€ pour une valeur vénale des placement de
2.263 M€. L'insuffisance de fonds au titre des retraites atteint donc 3 633 –2 263
= 1 370 M€. La différence entre cette insuffisance et le montant enregistré au bilan
atteint donc 1 370 –842 = 528 M€. Après impôt (en supposant un taux de 30%) elle
atteint donc 528*(1-30%) = 370 M€. Ainsi, le passif retraité au titre des retraites atteint
donc le montant enregistré au bilan (842 M€) plus le besoin additionnel après impôts s
(370 M€), soit un total de 1 212 M€ que nous ajoutons à la dette publiée par le groupe
pour calculer la dette retraitée (en ajoutant bien entendu d'autres éléments hors t
bilan). Sur le compte de résultat, notre retraitement est le suivant : considérant que le
passif lié aux retraites est une dette et non une provision, à des fins de valorisation,
nous ne conservons que les éléments opérationnels du coût des retraites (soit le
« service cost ») comme charge d'exploitation. Les autres éléments (« interest cost » et
« expected return on plan assets » notamment) sont retraités en éléments financiers.
Notre retraitement représente le coût lié aux retraites (hors effet des cessions), soit
185M€ - coût lié aux avantages versés au personnel pendant l'année (86 M€). Le
retraitement a un impact positif de 99 M€ sur le résultat d'exploitation publié par
Alstom. (Fabrice Theveneau)
Décembre 2004 19
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
n Ces charges (stock-options) seront incluses dans les frais de personnel, à la juste
valeur des options distribuées, calculée sur un modèle binomial ou Black & Scholes,
différente du prix d’exercice et étalées sur la période d’exercice des plans. Selon que s
la sortie de ces plans est en cash ou en actions (ou un mix des deux), la
comptabilisation sera différente. S’il s’agit d’une sortie en actions, l’évaluation est t
faite en une fois, et la contrepartie de la charge dans le compte de résultat se trouve
dans les capitaux propres. Les actions nouvelles — qu’elles soient crées ou rachetées
sur le marché (elles seront dans ce cas annulées puis recrées lors de l’exercice des
droits) — sont comptabilisées comme une augmentation de capital. Si la sortie est en
cash, l’évaluation est refaite à chaque arrêté de compte et la contrepartie est en dettes.
La norme impose de reprendre le stock encours depuis le 7 novembre 2002 et
recommande de commencer avant cette date.
20 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
- Selon la politique de la société, les PER peuvent varier de façon sensible et laisser
apparaître des changements de valorisation très éloignés de la réalité.
n Exemple : le secteur des médias Avec des frais de personnel pouvant représenter
jusqu'à 60% des charges de ce secteur, l'essor des plans de rémunération en actions
pose le problème de leur comptabilisation comme un transfert des capitaux propres
s
dans le compte de résultat, que la dilution potentielle des actions ne rend pas
totalement (cf. étude de Simon Baker sur les médias : « IFRS : les gagnants et les
t
perdants », 15 nov. 2004). Sur la base de 75% de notre couverture de valeurs en termes
de capitalisation boursière (à partir de laquelle nous avons pu évaluer les effets de
l’adoption des IFRS), l’impact moyen, toutes choses égales par ailleurs, est une
révision en baisse de 2.3% du BNPA retraité 2005e, de 3.0% du BNPA 2006e et de 3.2%
du BNPA 2007e (ou -3.6% hors bénéfice comptable exceptionnel pour JCDecaux).
n Tandis qu’il s’agit de la moyenne, les extrêmes sont relativement importants, avec
Havas susceptible d’enregistrer une révision en baisse des estimations SG de BNPA de
-16.6% en 2005e d’un côté et JCDecaux de l’autre, qui pourrait bénéficier d’un
relèvement de +6.6% des estimations de BNPA pour 2005e. La majorité des valeurs se
regroupent cependant dans une fourchette plus restreinte, 54% de nos sociétés après
publication des résultats en IFRS affichant une révision des bénéfices dans la limite
de 2% autour de la moyenne sectorielle.
n L’impact sur nos fair values étant généralement intégré et, dans de nombreux cas
(particulièrement pour les agences pour lesquelles les répercussions sont
traditionnellement les plus importantes), nos estimations étant déjà post-IFRS, cette
analyse a davantage pour objectif de mettre en évidence les ajustements du marché
nécessaires pour refléter l’impact des IFRS. (Simon Baker)
Décembre 2004 21
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Les IFRS ayant l'impact le plus marqué sur le passif et les capitaux propres
concernent :
- Les véhicules ad hoc
- Les opérations de crédit-bail
- Les charges de retraites
- Les actifs financiers
- Les obligations convertibles (classement passif/capitaux propres)
- Les provisions
Orane
L‘Orane 2022 sera comptabilisée suivant une « philosophie » cohérente avec celle
suivie pour les Oceanes. Le nominal de 495 M€, aujourd’hui porté en « autres fonds
propres », sera ventilé à 92% en fonds propres (caractère certain de la conversion) et
8% en dette (objectif de mise en évidence d’un coût financier assimilable à de la dette).
D’après les premières indications disponibles, le coût de cette dette serait de 8%, soit
une charge annuelle de l’ordre de 3 M€. Par rapport aux 7 M€ de dividende
aujourd’hui imputés en frais financiers, le différentiel sera donc favorable.
OBSA
Nous supposons que le passage aux normes IFRS sera neutre compte tenu du
traitement déjà appliqué par le groupe. Alors que le nominal de l’OBSA est de 858 M€
(montant qui sera effectivement remboursé en cash), la dette portée au bilan était de
463 M€ à fin 2003, alors que la charge imputée sur les résultats équivalait à un coût
facial de 8.5%, soit 39 M€. Conformément à une approche de juste valeur de la dette,
cette charge de 39 M€ se ventile en effet entre le coût cash de l’OBSA (2.75% @
858 M€), soit 23 M€ et 16 M€ qui viennent incrémenter le montant de dette, qui se
rapprochera progressivement du montant nominal sur la vie de l’OBSA.
22 Décembre 2004
Méthodologie SG IFRS : un environnement non encore stabilisé Sommaire
Credit-Linked Notes
Comme pour les OBSA, le traitement actuel des CLN est déjà cohérent avec l’approche
IFRS. En effet, alors que le rendement sur la durée de vie totale des CLN est de 8.6%
(hausse progressive de 7% en début de vie à 17% à l’échéance de 2022), le montant
reconnu par Publicis dans ses résultats actuels se limite à celui des bons du Trésor
(SGe 4.5%), soit 17 M€ selon nos calculs. Le supplément de rémunération dégagé par
les CLN au-delà des bons du Trésor est reconnu au bilan à travers l’incrément des CLN
(intérêts courus) porté à l’actif (soit 392 M€ fin 2003, contre 380 M€ initialement).
Décembre 2004 23
Méthodologie SG Sommaire
s
t
24 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
Méthodologie SG
s
t
Décembre 2004 25
Méthodologie SG Sommaire
La proximité des échéances IFRS, pour les premières sociétés qui seront prêtes à
publier, nous conduit à adapter notre méthodologie d’analyse financière par rapport
aux nouvelles présentations comptables. Il s’agit d’une première approche que nous
serons peut-être amenés à affiner lors des publications détaillées. En préambule, nous
insisterons sur le fait que l’étude et la formation que nous avons conduites
préalablement sur les IFRS s’avèrent indispensables.
Dans cette section, nous expliquons les retraitements qui serviront de guide général à
notre département de recherche. Les spécificités sectorielles, lorsqu’elles sont
nécessaires, sont détaillées dans les chapitres consacrés à chacun des secteurs.
Rappelons que, dans les IFRS, la présentation du compte de résultat n’est pas encore
définie.
n Charges de perte valeur : nous considérons que les charges de perte de valeur
auront un caractère « exceptionnel », même si les tests sont au moins annuels, et
difficilement prévisibles. Ces charges sont fiscalement neutres (selon la norme, cette
perte de valeur devrait être calculée sur la base d’un CF et d’un taux d’actualisation
avant impôts, mais dans les faits cela est impossible et ces calculs sont effectués
26 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
EBITDA et EBIT Dans le compte de résultat, ces deux soldes supporteront la charge des
stock-options (et plus largement des paiements en action). A des fins de valorisation,
et pour les secteurs où cela s’avère nécessaire, ces soldes seront retraités (par exemple
pour des comparaisons boursières avec des valeurs américaines, dans la mesure où les
États-Unis ont reculé l’application de cette charge).
s
Cash flow d’exploitation Le seul retraitement porte sur les charges de stock-options qui
sont neutralisées dans l’EBITDA . t
Cash flow de financement L’exercice des stock-options est considéré comme une
augmentation de capital.
4 Impact des charges d’impairment sur le retour sur capital investi (ROIC)
ROIC Le résultat retenu au numérateur est l’EBIT après taux d’impôt normatif et avant
charges de perte de valeur. Le capital investi moyen au dénominateur est constitué
des immobilisation incorporelles (y compris le goodwill en réintégrant les pertes de
valeur cumulées) + amortissements cumulés sur immobilisations incorporelles +
actifs corporels +/- ajustements (pouvant relever de spécificités sectorielles). Les
pertes de valeurs cumulées sont une nouvelle ligne de notre bilan. Il est important de
se situer avant les charges de perte de valeur afin de ne pas polluer la lisibilité du
retour sur capital investi année après année, et ne pas créer d’amélioration du ratio
purement mécanique et cosmétique. En fait, si les capitaux investis enregistrent une
perte de valeur, elle se traduira mécaniquement dans la contribution au résultat
attendu, qui sera inférieur aux prévisions. La dégradation du résultat devrait
continuer à précéder la constatation de la charge de perte de valeur
ROE Il sera calculé sur la base du résultat utilisé pour le calcul du BNPA, rapporté aux
fonds propres moyens corrigés des charges de dépréciation de valeur.
Décembre 2004 27
Méthodologie SG Sommaire
rachat d’actions sur le marché, cela sera d’abord considéré comme une réduction de
capital. Elles seront annulées, puis recréées au moment de la distribution effective.
En revanche, pour les banques et assurances, les charges relatives aux engagements
sociaux (y compris les effets de la désactualisation) seront incluses dans les charges
générales d’exploitation et viendront impacter directement le coefficient
d’exploitation.
Le BNPA est, le cas échéant, dilué des opérations affectant les fonds propres (obligations
convertibles et bons de souscription). Le résultat net avant déduction de
l’amortissement de la survaleur et après déduction des éléments exceptionnels (à
l’exception de ceux que l’analyste juge récurrents) et de l’impact des obligations
convertibles (produits financiers après impôt) est divisé par le nombre moyen
d’actions après dilution totale (obligations convertibles).
Nous utilisons le nombre moyen d’actions après dilution totale pour le calcul du
BNPA, de la survaleur par action et du cash flow par action. Toutefois, nous employons
le nombre d’actions en fin d’exercice pour le calcul de l’actif net par action. Le nombre
d’actions est totalement dilué des convertibles (et bons de souscription, si
significatifs), actions d’autocontrôle et rachats d’actions.
L’EBITDA, l’EBITA et l’EBITDAR Afin de créer une base de comparaison homogène, nos
calculs d’EBITDA, EBITA et EBITDAR (ce dernier étant propre aux compagnies
aériennes) n’intègrent pas le résultat des sociétés mises en équivalence, alors que
l’EBITDA publié par certaines sociétés l’intègre.
28 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
Le cash flow disponible Il s’agit du cash flow d’exploitation (cf. définition ci-dessus et
dans le glossaire, page 150) minoré des investissements industriels nets. Le solde
représente le cash flow nécessaire au maintien des capacités de production de la
société. Les investissements industriels nets sont les investissements industriels
après déduction des produits de cession d’actifs.
Décembre 2004 29
Méthodologie SG Sommaire
Analyse normalisée
Les marges bénéficiaires varient d’un haut de cycle à un bas de cycle. Dans une
perspective de moyen à long terme, il est possible de déterminer un niveau de marge
de milieu de cycle.
la croissance
30 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
Nous ne cherchons pas à estimer des marges et des résultats « virtuels » mais des
profits futurs. En conséquence, nos données normalisées sont calculées à partir du
chiffre d’affaires réel de 2004, le point de départ pour les sociétés industrielles
(l’approche est identique pour les sociétés financières). L’utilisation du chiffre
d’affaires actuel et non du chiffre d’affaires normalisé nous permet de comparer le
BNPA réel au BNPA normalisé, ou d’évaluer le rebond (ou le recul) potentiel des profits
prévus pour cette société sans croissance. De plus, cette approche nous permet de
déterminer automatiquement les résultats et les BNPA normalisés pour les années
suivantes en multipliant le chiffre d’affaires anticipé par la marge bénéficiaire
normalisée, ou, pour être encore plus concrets, en utilisant la croissance du chiffre
d’affaires prévue pour chacune des prochaines années (à données comparables) sur
la base des données normalisées 2004 afin d’obtenir les données normalisées pour
2005, 2006, etc. s
t
43 e étape : détermination du résultat net normalisé
Ce ratio doit être envisagé comme le coût moyen actuel de la croissance organique
d’une part et celui des acquisitions d’autre part. En ce qui concerne la croissance
interne/organique, le moyen probablement le plus simple de déterminer l’intensité
capitalistique inversée est d’utiliser le ratio CA/capitaux investis actuel (hors
survaleur). Toutefois, le coût réel des nouveaux investissements, s’il est connu, peut
également être utilisé s’il est significatif (par exemple, le coût d’un nouveau
supermarché réalisant x millions de chiffre d’affaires). Pour les acquisitions, il
convient d’utiliser l’inverse du ratio d’acquisition sectoriel VE/CA.
Décembre 2004 31
Méthodologie SG Sommaire
Analyse et conclusions
4 Analyse du résultat net normalisé et/ou du BNPA normalisé
La comparaison des résultats de l’analyse normalisée avec les chiffres actuels permet
de mettre en évidence les écarts avec nos prévisions.
Deux questions se posent tout naturellement :
- Au cours de quelle année les données normalisées seront-elles atteintes (trois
années au maximum) ?
- Quel est alors le taux moyen de variation annuelle (TMVA) implicite ?
32 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Synthèse d’évaluation
par secteur
s
t
Décembre 2004 33
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Principaux changt après IFRS Les rendements des actifs des régimes de retraite et les frais financiers sur les engagements de retraite devront être
intégrés dans la section des éléments financiers du compte de résultat (après l’EBIT).Il s’agira d’un poste volatil.
Les sociétés seront autorisées à capitaliser certains coûts de développement alors que les frais de recherche
seront toujours passés par pertes et profits. Nous pensons que les coûts de R&D capitalisés nets devraient, dans
une certaine mesure, être imputés au compte de résultat afin de créer une base de comparaison homogène.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Application partielle uniquement : EADS, Thales et Smiths Group.
Agroalimentaire
Principaux retrait. avant IFRS Les présentations comptables varient considérablement entre les majors du secteur. Les charges de
restructuration, la survaleur et les éléments exceptionnels (principalement les plus-values).
Principaux changt après IFRS Chiffre d’affaires : le principal changement concerne les promotions qui, sous certaines conditions, devront être
déduites des ventes. Le niveau du chiffre d’affaires sera donc inférieur à celui d’aujourd’hui. Des promotions qui
sont aujourd’hui traitées en charges devront être déduites du chiffre d’affaires. Le résultat opérationnel ne sera
pas modifié mais la marge s’en trouvera automatique améliorée.
Fin de l’amortissement de la survaleur et mise en place de tests d’impairment tous les ans : nos BNPA étaient
déjà calculés hors charges d’amortissement de la survaleur. Les tests d’impairment introduisent une plus grande
s
volatilité.
t
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Nestlé
Assurance
Principaux retrait. avant IFRS Les estimations de BNPA corrigé sont retraitées de la survaleur et de certains éléments exceptionnels. Cependant,
les plus-values de cession n’impliquant pas de filiales ne sont pas exclues.
La valeur d’actif net et la valeur intrinsèque sont retraitées du solde de la survaleur et des dividendes à payer. La
valeur intrinsèque est également retraitée de tout élément inhérent à la valorisation de l’assurance dommages.
Les différences de traitement comptable des actifs (actif net ou valeur de marché des postes du bilan) sont
annulées dans les calculs de la VAN et de la valeur intrinsèque.
Principaux changt après IFRS Instruments financiers (IFRS 39) : cette norme impose une comptabilisation à leur valeur de marché de
nombreuses catégories d’actifs financiers. La comptabilisation à la valeur de marché et les modifications de la
juste valeur au niveau du compte de résultats pourraient conduire à des valeurs d’actifs volatiles ainsi qu’à une
extrême volatilité des bénéfices.
Dettes : les dettes continueront d’être publiées en normes GAAP locales jusqu’à l’adoption de la phase II des IAS
qui ne devrait pas être effective avant 2008. Il n’y aura plus de réserves d’égalisation, ce qui implique une
volatilité accrue pour certaines lignes d’activité. La phase I des IAS fera par conséquent apparaître des décalages
entre l’actif et le passif qui pourraient impacter la rentabilité.
34 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Automobile
Principaux retrait. avant IFRS Déduire toute dotation aux provisions ou reprise de provisions significative au titre des impôts différés.
Toute dette hors bilan, déclarée et significative (titrisation ou affacturage), est prise en compte dans la valorisation.
Le total des dettes comprend les engagements nets de retraite et autres engagements y afférents.
Les participations financières et/ou les actions en autocontrôle sont retraitées lorsque les écarts de valorisation
sont significatifs.
Retraitement de l’impact de la norme IAS 38 (ancienne version) sur l’immobilisation des charges de R&D à l’actif ,
c’est-à-dire comptabilisation de la charge réelle (cash) au lieu de la charge publiée (après activation et
amortissement partiels).
Principaux changt après IFRS L’amortissement de la R&D sera généralisé (sauf DCX et Autoliv).
Forte possibilité de remise à zéro de la situation nette des fonds de pension (USA, R-U, Espagne) par passage des
déficits dans les fonds propres
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Volkswagen, BMW, Renault, Valeo, Plastic Omnium et Fiat ont adopté les IFRS, lorsque celles-ci n’étaient pas
contraires aux GAAP locales (adoption partielle). Michelin appliquera les IFRS en 2004.
Sociétés utilisant les GAAP US DaimlerChrysler et Continental. Peugeot SA se conforme aux GAAP américaines (états de rapprochement fournis
en annexe).
Le ratio de fonds propres de base (Tier 1) neutralise le niveau de capital hybride émis pour financer une stratégie
offensive de croissance externe ou aborder dans de meilleures conditions un environnement économique difficile
(cash flows négatifs). L’ajustement de la position Tier 1 est effectué lorsqu’il existe un déséquilibre évident qui
ne pourra être corrigé de façon satisfaisante par les cash flows futurs.
Les plus-values exceptionnelles sont retranchées du résultat, dans la valorisation par la somme des parties. En
revanche, les plus-values latentes sont intégrées dans la valorisation par la somme des parties.
Principaux changt après IFRS Disparition du retraitement des survaleurs et des provisions générales/contracycliques sur les prêts.
L’application de la norme IAS 39 sur les provisions pour encours douteux rendra les méthodes de
provisionnement au sein de notre échantillon plus homogènes (renforcé avec application de Bâle II).
Amélioration de la transparence sur des postes importants du compte de résultats tels que les frais de personnel
et les intérêts constatés d’avance qui sont comptabilisés sur plusieurs produits et services lors de l’émission (par
exemple les crédits hypothécaires et produits structurés destinés aux investisseurs particuliers).
Risque de volatilité des fonds propres des banques et donc des ROE et des coefficients d’exploitation lors du
passage aux normes IFRS.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS HVB Group, Commerzbank, UBS, Julius Baer et Vontobel.
Sociétés utilisant les GAAP US Deutsche Bank. États de rapprochement : ABN Amro, Crédit Suisse, UBS, Abbey National, Barclays, HSBC, Lloyds
TSB, RBS Group et Sanpaolo IMI.
Décembre 2004 35
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Le compte de résultat est également retraité, pour le calcul des ratios financiers (comme les engagements de
retraites retraités en dette nette). En conséquence, les frais financiers sur les retraites et les rendements tirés des
actifs du plan de retraite sont réintégrés. Les créances titrisées, les contrats de location simple, et autres
éléments spécifiques (passifs liés à l’amiante et autres passifs futurs) sont également retraités en dette nette
pour le calcul du gearing et de la VE, par exemple.
Principaux changt après IFRS Coûts de stock-options : les charges correspondant à l’émission de stock-options seront inscrites au compte de
résultats. Nous ne retraiterons pas les comptes de cet élément.
Instruments financiers comptabilisés à la juste valeur : la volatilité des bénéfices s’en trouvera significativement
accrue.
Résultat financier : même retraitement qu’avant IFRS pour les frais financiers afin d’harmoniser les comparaisons
sectorielles.
Contrats comptabilisés à l’avancement vs contrats à l’achèvement: les groupes de BTP ont opté depuis quelques
années pour la comptabilisation des contrats à l’avancement.
Leasing : le niveau de leasing des sociétés du secteur étant modeste, sa réintégration dans la dette ne devrait pas
modifier substantiellement leur équilibre bilantiel.
Chimie
Principaux retrait. avant IFRS Les charges de retraite dans le compte de résultat.
Les provisions pour retraite, enregistrées au bilan, sont habituellement considérées comme de la dette pour
l’analyse des ratios de VE.
Principaux changt après IFRS Impact plus notable sur les bilans que sur les comptes de résultats.
Retraites : la différence de traitement des retraites en IFRS par rapport aux normes locales pourraient avoir un
impact important sur les comptes.
Réévaluation des actifs des régimes et des charges de retraite : impact probable sur les bilans et comptes de
résultats d’une partie des sociétés.
Tests de dépréciation des actifs : impact potentiel sur les fonds propres dans les cas où la valeur comptable des
actifs diffère substantiellement de la valeur d’utilité.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Bayer, Degussa, Linde, Givaudan, Lonza et Solvay.
Sociétés utilisant les GAAP US Ciba Specialty Chemicals. États de rapprochement avec les comptes présentés selon les GAAP américaines,
fournis par BASF, BOC, ICI et Rhodia.
36 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Distribution alimentaire
Principaux retrait. avant IFRS EBITDA : les plus-values sur opérations de cession-bail sont retraitées.
Pour la valorisation, notamment dans le cas d’Ahold, l’EBITDA est retraité des plus-values sur opérations de
cession-bail que nous considérons comme non liées à l’exploitation.
La valeur d’entreprise intègre les dettes hors bilan lorsque celles-ci sont substantielles. Leur intégration dépend
aussi de leur échéance.
Principaux changt après IFRS Chiffre d’affaires : un débat est en cours sur une comptabilisation des coopérations commerciales en revenus ou
en déduction du coût des achats. La méthode retenue pourrait surtout affecter la valeur économique des
entreprises sur la base d’un ratio VE/CA.
EBITDA et EBIT : le résultat opérationnel comprendra le résultat exceptionnel que nous retraiterons pour une
vision plus pertinente des comptes.
Goodwill : le goodwill d’acquisition ne sera plus amorti mais fera l’objet de tests de dépréciation. Certains
emplacements commerciaux et parts de marché seront reclassés en goodwill.
Lease back et contrats de location. Certains contrats de location devront être retraités comme des locations-
financements impliquant une intégration de ces montants : 1/ à l’actif du bilan dans les immobilisations
corporelles, 2/ au passif au niveau des dettes financières. Cet élément pourrait avoir un impact important sur
leur niveau d’endettement.
Réévaluation des actifs immobiliers : certains groupes pourraient opter pour une réévaluation de certains de leurs
actifs immobiliers. Cette opération aura notamment un impact positif sur les fonds propres qui pourrait en partie
contrebalancer l’accroissement de la dette nette (entraînée par le passage aux normes IFRS) et réduire l’impact
négatif sur le gearing des groupes.
Distribution spécialisée
Principaux retrait. avant IFRS Plus-value de cession de biens immobiliers considérée en exceptionnel.
Principaux changt après IFRS Les rémunérations en actions (y compris les options et PEE) passent en charge dans le compte de résultat.
Les contrats de crédit-bail seront comptabilisés au niveau opérationnel ou financier. L’effet pourrait être
important au vu de la large part de contrats de leasing opérationnel liés à des actifs immobiliers dans le secteur
mais le traitement comptable des contrats de crédit-bail ne devrait pas être fondamentalement modifié.
Retraites : la norme IAS 19 exige l’inscription au bilan de la situation financière nette des plans de retraites à
prestations définies. La majorité des distributeurs britanniques présente des déficits de retraite, ce qui aura un
impact négatif sensible sur leurs bilans publiés.
Instruments financiers (dérivés/couvertures) : tous les dérivés devront être réévalués à leur juste valeur à chaque
date de bilan. Si les critères de couverture ne sont pas satisfaisants, le changement de valeur doit être porté au
compte de résultats, créant une potentielle volatilité à ce niveau ainsi qu’au bilan.
Equipements télécoms
Principaux retrait. avant IFRS Charges de restructuration exclues des calculs de BNPA courant lorsqu’elles sont liées à des mesures de
réduction de coût, par opposition à des restructurations opérationnelles.
Acquisitions et cessions : nous nous efforçons d’utiliser les chiffres pro forma aux fins de comparaison.
Principaux changt après IFRS Charges de restructurations : nous continuons de faire des ajustements lorsque nous les considérons comme
étant hors du périmètre des activités classiques.
Acquisitions et cessions : peu d’impact des IFRS sur les données comparatives. Nous continuons d’utiliser les
chiffres pro forma afin d’analyser une société post-acquisition.
Hors bilan : la majorité du financement hors bilan est déjà intégrée au bilan. Les IFRS ne devraient pas apporter
de différence notable.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Nokia. Ericsson utilise les normes comptables suédoises, mais immobilise certains coûts de développement selon
les IFRS concernées.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement avec les GAAP américaines : Ericsson, Nokia et Alcatel.
Décembre 2004 37
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Principaux changt après IFRS Les loyers et les charges de retraite étant déjà retraités selon une approche similaire aux IFRS, l’impact est faible.
Immobilier
Principaux retrait. avant IFRS ANR : afin de donner une information homogène entre les pays, nous communiquons sur un ANR de liquidation
(net des droits de mutation et après impôt sur les plus-values latentes) et sur un ANR de reconstitution (y compris
droits de mutation et avant impôt sur les plus-values latentes).Nous réévaluons les dettes et les ANR sont dilués
des stocks-options, obligations convertibles…
Le cash flow courant est calculé avant plus-values de cession immobilière mais intègre, le cas échéant, la marge
sur promotion immobilière pour compte de tiers.
Principaux changt après IFRS Principal impact des IFRS : les immobilisations corporelles (IAS 40). Les sociétés devront choisir entre une
valorisation historique des immeubles ou une valorisation au prix du marché.
Contrats de location (IAS 17) : pas d’impact très significatif attendu. Les franchises ou paliers de loyers accordés
à certains nouveaux locataires devront être lissés sur la durée du contrat.
Instruments de couverture et engagements hors bilan (IAS 32 et 39) : un impact un peu plus fort que pour
d’autres secteurs non financiers compte tenu des ratios d’endettement élevés pour les foncières.
Les promoteurs immobiliers seront impactés par trois normes : 1/ la comptabilisation des contrats à
l’avancement sera obligatoire (la comptabilisation à l’achèvement ne sera plus permise), 2/ les frais financiers s
seront, au choix des entreprises, soit maintenus, soit supprimés, 3/ l’amortissement des survaleurs, importantes
pour certains promoteurs, ne sera plus autorisé. t
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Aucune
L’amortissement de la survaleur (de même que tout amortissement exceptionnel de survaleur existante) est exclu
du BNPA retraité.
Les coûts des options ne sont pas pris en compte (cela était déjà la norme dans le secteur). Cependant, nous
utilisons le nombre d’actions après dilution totale, options comprises (leur nombre peut être important dans le
secteur technologique).
Principaux changt après IFRS Coûts des stock-options : nombre de sociétés (exemple : Business Objects et Dassault Systèmes) changeront
probablement leur politique d’émission de stock-options.
Comptabilisation des acquisitions : la comptabilisation à la juste valeur des immobilisations (tels que les frais de
développement et marques lors de la reprise d’une société) aura des implications sur les amortissements post-
acquisitions.
Publication par segment : nous pensons qu’elle améliorera la visibilité sur les résultats de certaines sociétés.
Sociétés utilisant les GAAP US Les résultats sont, pour la majorité, publiés selon les GAAP américaines ou locales. Des leaders européens comme
SAP, Dassault Systèmes et Business Objects publient leurs résultats conformément aux GAAP américaines.
38 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Luxe et Cosmétiques
Principaux retrait. avant IFRS Les retraitements effectué restent mineurs compte tenu de bases de comparaison non homogènes. Le BNPA est
corrigé, outre de l’amortissement de la survaleur, également des marques (le cas échéant). Les principales
distorsions que nous constatons sont liées au CA (luxe = part du détail par rapport au gros et aux redevances ;
cosmétique = CA pour certaines sociétés est en net des gains sur stocks, rabais et promotion).
A la marge brute (cas des cosmétiques) qui, comme Clarins, classent les échantillons dans le coût des
marchandises vendues ou dans les frais généraux.
A la capitalisation de la marque (marque générées en interne et non capitalisées, seules les marques rachetées
sont constatées) : facteur de distorsion des ROIC.
Principaux changt après IFRS Réévaluation d’actifs : ils devraient représenter un des ajustements principaux mais dépendra des options
choisies, lors de la première adoption, en ce qui concerne les regroupements d’entreprises.
Impôts différés passif : les sociétés du secteur pourraient avoir à faire face à la comptabilisation d’impôts différés
liés aux écarts d’évaluation sur certains actifs incorporels.
Instruments financiers : les instruments de couverture et financiers hybrides devraient entraîner une volatilité des
frais financiers.
Eléments exceptionnels : s’ils sont reclassés au-dessus du résultat opérationnel, ils auront une incidence
importante pour des groupes tels que LVMH et PPR.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement avec les GAAP américaines : Gucci et LVMH.
Médias
Principaux retrait. avant IFRS Les dettes sont retraitées de certains encaissements/décaissements (les engagements liés à toute clause
d’indexation sur les résultats lors du rachat d’une agence de publicité, les provisions, les indemnités, etc.) et de s
la prime de remboursement d’une obligation convertible, qui sera vraisemblablement remboursée en espèces.
Les amortissements correspondant à un décaissement sont retraités, particulièrement en TV-cinéma. Dans les t
activités à cycle long : conversion du CF disponible.
Principaux changt après IFRS Le principal impact devrait provenir de la rémunération en actions particulièrement utilisée dans le sous-secteur
des agences publicitaires. L’effet négatif sur l’EBITA 2005 devrait s’élever, selon nos estimations et toutes choses
égales par ailleurs, à près de 13% pour Havas, 6.5% pour Publicis et 6% pour WPP.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement : Havas, Publicis, WPP et Vivendi Universal.
Opérateurs télécoms
Principaux retrait. avant IFRS Nous intégrons une décote de holding de 10% à la valorisation des sociétés existantes qui ne contrôlent pas
100% de leur activité domestique de téléphonie fixe et de leurs principales filiales de téléphonie mobile. France
Télécom, Telefonica et Telecom Italia notamment sont concernés.
Calcul de la dette : nous intégrons, le cas échéant, les déficits des régimes de retraite (ou leur équivalent
comptable) et les fonds propres représentant des quasi-dettes (comme les TDIRA émis par France Télécom).
Principaux changt après IFRS Principaux effets au niveau du bilan plus qu’au niveau du compte de résultats.
L’inclusion des déficits de fonds de pension dans le calcul de la dette reflétera de manière plus exacte les dettes
à l’échelle du secteur.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement avec les GAAP américaines : BT, Deutsche Telekom, Telefonica et France Télécom. OTE et
KPN publient leurs comptes conformément aux GAAP américaines.
Décembre 2004 39
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Principaux changt après IFRS Les groupes pétroliers devant publier en FIFO ou en coût historique, nous retraiterons les comptes de manière a
avoir les résultats en LIFO.
Actions de préférence : elles sont comptabilisées en dettes financières en IFRS. Nous les retraitons d’ores et déjà
comme telles dans nos études.
La norme IAS 36 prévoit un test de dépréciation des actifs immobilisés par comparaison avec les cash flows
futurs actualisés, contrairement à la norme actuelle qui prend comme référence les cash flows non actualisés. Les
conséquences pourront être la nécessité de déprécier les actifs qui ne l’auraient pas été avec des cash flows non
actualisés.
A compter de 2005, le coût des grands arrêts de maintenance sera immobilisé lorsqu’il sera encouru et amorti
sur la période de temps qui sépare deux grands arrêts de maintenance. Ceci pourrait entraîner une reprise des
provisions antérieures et une plus grande volatilité.
Sociétés utilisant les GAAP US Les sociétés publient leurs comptes à la fois selon les normes comptables nationales et les GAAP américaines (BP,
Royal Dutch, Shell, Total, ENI, Repsol-YPF et Statoil).
Pharmacie
Principaux retrait. avant IFRS Retraitements SG Equity Research.
Principaux changt après IFRS Principaux changements pour les grands groupes pharmaceutiques européens :
Traitement de la survaleur acquise antérieurement à la date de transition aux IFRS (seul Roche est affecté),
Retraitement des instruments financiers, la comptabilisation des instruments financiers à leur juste valeur selon
s
les normes IAS 32 et IAS 39
Comptabilisation des rémunérations en actions (la norme IFRS 2 a été à l’origine des plus importants
t
retraitements)
Changements de méthode de traitement des impôts différés sur les profits sur stocks à la date du bilan, qui ont
modifié les actifs d’impôts différés et légèrement réduit les impôts chez tous les grands groupes européens.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Roche, Novartis, GlaxoSmithKline, AstraZeneca et Novo Nordisk.
Sociétés utilisant les GAAP US Les sociétés produisent des états de rapprochement avec les GAAP américaines.
Semi-conducteurs
Principaux retrait. avant IFRS Charges de restructuration exclues des calculs de BNPA courant lorsqu’elles sont liées à des mesures de
réduction de coût, par opposition à des restructurations opérationnelles.
Principaux changt après IFRS Les émissions de stock-options conduiront à une nouvelle charge dans le compte de résultats. L’utilisation
importante de ce mode rémunération dans le secteur rend son évaluation indispensable et nous ne prévoyons
donc pas de retraiter ce montant, conformément à la méthodologie SG. Cependant, les concurrents américains
n’ayant pas encore adopté cette obligation (qui a été décalée), nous les retraiterons, pour l’instant, dans nos
comparaisons boursières, dans un souci d’homogénéité.
Sociétés utilisant les GAAP US Toutes les sociétés couvertes par SG publient leurs comptes selon les GAAP américaines ou fournissent un état
de rapprochement avec les GAAP américaines (ASML, STMicroelectronics, Infineon, Philips et Thomson).
40 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Tabac
Principaux retrait. avant IFRS Eléments exceptionnels : dans le cas des sociétés implantées au Royaume-Uni, les éléments exceptionnels
opérationnels (restructuration) sont retraités du résultat d’exploitation et n’affectent pas le résultat avant impôt
et le BNPA retraité.
Les engagements de retraite sont intégrés dans la dette aux fins de valorisation.
Principaux changt après IFRS Goodwill : le goodwill ne sera plus amorti. Un test de dépréciation devra être réalisé. Nous n’anticipons pas de
perte de valeur significative.
Prestations de retraite : pas de changement majeur pour Imperial Tobacco et Gallaher. BAT devrait être affecté au
niveau de la valeur de ses fonds propres. Altadis sera faiblement impacté.
Plans de stock-options : les quatre groupes (Gallaher, Altadis, Imperial Tobacco et BAT) disposent de plans de
stock-options.
Transport aérien
Principaux retrait. avant IFRS Dette : nous retraitons la dette des provisions pour retraites et du montant actualisé des loyers opérationnels.
Eléments exceptionnels : nous considérons les charges de restructuration comme des éléments récurrents. Les
gains sur cessions de matériel aéronautique, de filiales ou de participations ainsi que les dotations aux provisions
non récurrentes sont retraités en éléments exceptionnels.
Principaux changt après IFRS CA : programmes de fidélisation vendus à des tiers (revenus et coûts différés en fonction de l’utilisation des
miles).
Principaux changt après IFRS Calcul de la dette : l’adoption des IFRS devrait avoir un impact limité sur notre calcul de la dette. Nous continuons de
prendre en compte la titrisation des créances et les actions de préférence le cas échéant. Les provisions pour
retraites et le nucléaire que les sociétés auront à passer à l’avenir continueront d’être comptabilisées en dette.
Spécificité au secteur : les règles comptables relatives aux concessions et aux crédit-bails ne sont pas encore
achevées et devraient être publiées au premier semestre 2005. La consolidation de la dette hors bilan et des
entités ad hoc (SPE) pourraient avoir un impact négatif sur le gearing.
Sociétés utilisant les GAAP US [Link]. États de rapprochement : Endesa. Veolia adhère à quelques définitions spécifiquement américaines pour le
calcul de l’EBITDA et de l’EBIT. La société fournit un état de rapprochement avec les GAAP américaines pour le BNPA.
Décembre 2004 41
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Méthodes préférées
Aérospatiale et Défense
Actualisation des cash flows Sur la base d’hypothèses prudentes appliquées uniformément à l’ensemble des sociétés du secteur. L’application
d’une même approche rigoureuse à toutes les valeurs permet de limiter les hypothèses « fantaisistes » qui
peuvent aboutir à un scénario ultérieurement déficient.
Agroalimentaire
Actualisation des cash flows Particulièrement adaptée à cette activité mature, qui bénéficie d’une bonne visibilité, de résultats relativement
prévisibles et qui dégage des cash flows importants.
Somme des parties La valorisation des groupes est déduite par référence à des transactions comparables dans le secteur. Les
activités de chaque pôle sont détaillées au maximum.
Assurance
Somme des parties Permet de valoriser les différents métiers des groupes d’assurance : les activités d’assurance (vie, dommages,
réassurance) et les activités financières (banque, gestion d’actifs).
La cyclicité de l’assurance dommages est ainsi lissée et la création de valeur valorisée à 100%.
Permet de mieux identifier les hypothèses par métier et le niveau de valorisation obtenu.
Automobile
Actualisation des cash flows Méthode plus adaptée aux constructeurs automobiles les moins cycliques, comme BMW et DaimlerChrysler,
Résultat, cash flow et actif net : pour évaluer le risque pris en compte, pour chaque valeur, à un moment donné.
s
Somme des parties Recommandée pour certaines sociétés, comme Fiat, DaimlerChrysler et Renault. t
Banques
Warranted equity Compare le retour sur fonds propres au coût du capital retraité de la croissance afin d’en déduire le multiple
implicite d’actif net.
Traduit l’approche par les flux en multiples, plus indiqués pour les banques. Cette méthode découle du modèle
d’actualisation des dividendes pour certaines hypothèses sous-jacentes concernant la croissance et le taux de
distribution.
Biens d’équipement
VE/EBIT Nous utilisons une approche DCF simplifiée, qui permet de fournir des niveaux de valorisation théorique selon
nos estimations de conversion en cash, taux d’impôts, CMPC et croissance long terme des cash flows.
Actualisation des cash flows Les sociétés d’exploitation d’autoroutes bénéficient de flux de recettes prévisibles et récurrents. L’échéance fixe
disponibles des concessions élimine le problème de la valeur terminale avec le taux de croissance à l’infini.
Pour les sociétés de matériaux de construction, les activités de production de matériaux hautement industrialisés
génèrent des cash flows abondants et requièrent des investissements industriels importants, deux éléments
critiques pris en compte par cette méthode.
42 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Chimie
Actualisation des cash flows Permet de prendre en compte la cyclicité et de bien cerner la valeur intrinsèque.
Distribution alimentaire
Actualisation des cash flows Le DCF permet de tenir compte : 1/ des fondamentaux du groupe, 2/ de fournir une traduction concrète des
perspectives d’exploitation d’une entreprise. La visibilité sur les résultats à deux ans est souvent satisfaisante
(ces prévisions forment la base du modèle d’actualisation des cash flows). Cette méthode, peu liée à l’évolution
du marché (à l’exception de la prime de risque), présente une faible volatilité.
Multiples boursiers Les acteurs du secteur sont tous, à l’exception d’Ahold, des distributeurs alimentaires quasi « purs » : chaînes
d’hypermarchés, de supermarchés et de magasins de proximité. La méthode est donc justifiée par l’homogénéité
du secteur.
Distribution spécialisée
Actualisation des cash flows Repose sur les cash flows à long terme. Elle prend en compte les niveaux d’activité, de besoin en fonds de
roulement, d’investissement industriel et les taux de croissance à long terme de chaque société. Elle est moins
pertinente pour les conglomérats du secteur (comme GUS), qui agissent comme des holdings, avec un
portefeuille d’activités différentes. Dans ce cas, nous privilégions alors la somme des parties.
Équipements télécoms
Actualisation des cash flows Méthode applicable aux grands opérateurs existants, représentatifs du marché des équipements télécoms. Nous
confortons nos valorisations DCF par diverses méthodes complémentaires, notamment une comparaison des
multiples boursiers, particulièrement les ratios VE/CA, VE/EBITDA ou VE/NOPAT, ou encore le PER.
Immobilier
ANR corrigé - Gordon Shapiro La notion brute d’ANR n’est pas entièrement satisfaisante dans une optique d’évaluation des sociétés
immobilières cotées. L’ANR corrigé – Gordon Shapiro fait le lien entre l’actif net réévalué corrigé et l’ANR sous
forme d’une décote ou surcote normée. Celle-ci dépend de la rentabilité du produit sous-jacent (immeuble), de la
capacité à le faire fructifier et de l’évolution des marchés boursiers.
Dividende et sortie ANR Cette méthode consiste à se placer du côté de ce que reçoit l’actionnaire : son investissement lui rapporte les
dividendes réellement distribués et son cours de sortie au bout de 10 ans.
Actualisation des cash flows Les cash flows disponibles sont actualisés au coût du capital afin d’obtenir une valorisation dynamique. Nous
estimons que les perspectives de croissance des sociétés immobilières sont devenues un critère clé dans leur
valorisation. La méthode d’actualisation des cash flows disponibles futurs au coût du capital, nets des travaux de
rénovation, est donc pertinente. Elle permet d’intégrer les stratégies de positionnement et de rentabilité des
actifs, de même que l’incidence des programmes de promotion immobilière futurs, des politiques d’endettement
et d’optimisation fiscale.
Luxe et Cosmétiques
Actualisation des cash flows Méthode particulièrement pertinente pour le secteur du luxe et des cosmétiques, qui jouit de cash flows
abondants.
Les sociétés de cosmétiques sont caractérisées par des résultats prévisibles.
Les sociétés du luxe présentent des taux de croissance plus cycliques, des modèles économiques différents – qui
ont une incidence plus ou moins favorable sur le cash flow – et des marques à différents stades de maturité.
Décembre 2004 43
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Médias
Somme des parties (actualisation Valorisation par la somme des parties, chacune d’elles étant évaluée par l’actualisation des cash flows.
des cash flows par pôle)
Permet de prendre en compte les différences de profil, en termes de croissance, cash flow disponible, cyclicité,
risque, etc. et donc d’identifier les moteurs de croissance.
Reflète également les lancements de nouveaux produits ou projets, de même que le levier financier (dette/VE).
Permet de dégager une valorisation à moyen terme, pour les activités extrêmement cycliques (affichage
publicitaire, édition professionnelle).
Opérateurs télécoms
Somme des parties Repose sur la base des multiples VE/EBITDA.
La majorité des opérateurs télécoms est composée de plusieurs unités opérationnelles qui appartiennent à des
sous-segments aux stades de maturité différents.
L’abondance des sociétés cotées/transactions au sein du secteur offre de nombreuses références de valorisation
pour chaque segment d’activité, qui permettent une approche plus fine que l’analyse des chiffres consolidés.
s
Pharmacie
Multiples boursiers La comparaison des PER est justifiée par le fait que plus de 80% (pourcentage croissant avec l’application des
nouvelles normes comptables) des coûts d’investissement décaissés sont constatés au compte de résultat. La
comparaison des ratios VE/EBITDA est sensible à la rentabilité inférieure des activités non pharmaceutiques et t
exclut les variations de résultat financier.
Actualisation des cash flows Permet d’évaluer le retour sur investissement à long terme (de 10 à 20 ans) généré par l’investissement annuel
en R&D de 12% à 18% du chiffre d’affaires pharmaceutique.
Semi-conducteurs
Multiples boursiers Nos valorisations sont basées sur les bas, milieu et haut de cycle selon la position du secteur dans le cycle en
cours. Compte tenu du court historique boursier de certaines sociétés (Infineon) ou des changements de profils
intervenus au cours des années, nous retenons quelques sociétés de référence pour l’établissement de ces ratios
(STMicroelectronics, Micron, Applied Materials) et nous leur appliquons une décote lorsque nécessaire.
Tabac
Actualisation des cash flows Permet d’évaluer les sociétés en prenant en compte : leurs caractéristiques spécifiques en termes de progression
des marges, situation financière et exposition géographique. Notre méthode est issue d’une évaluation par
somme des parties, chacune d’elles est valorisée par DCF. Les minoritaires sont évalués soit par DCF, soit par
comparaison boursière ou encore au cours de Bourse (ex. : participation de 42% de BAT dans Reynolds
American).
Transport aérien
Multiples historiques Le secteur étant très cyclique, les multiples historiques permettent une bonne valorisation à moyen terme, en
prenant une approche normalisée.
Somme des parties La SOP permet de prendre en compte : le profil spécifique de chaque métier ainsi que le potentiel qu’offre chaque
marché.
Utilities
Actualisation des cash flows Reflète le profil dynamique des activités, leur potentiel de croissance et les investissements requis pour générer
la croissance.
Particulièrement pertinente pour les utilities qui jouissent de cash flows stables et, dans une certaine mesure,
prévisibles. Particulièrement inadaptée aux sociétés qui restructurent/rationalisent leur portefeuille d’activités car
la réallocation des capitaux entrave la visibilité sur les cash flows. Nous privilégions alors l’approche plus
intuitive de la somme des parties.
44 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Les fair values sont issues des valorisations fondamentales à 12 mois. Cette approche
distincte complète notre système de recommandation à 3-6 mois
18/11/04 Reco. Cours Fair value FV/cours Perf. rel. Perf. abs. depuis Perf. rel. depuis
€ € % 3m * dernier ch. de reco. dernier ch. de reco**
SG a été chef de file associé lors de l'introduction de PagesJaunes sur le Premier Marché de la Bourse de Paris
Décembre 2004 45
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
L’actualisation des flux futurs est réalisée sur trois grandes périodes distinctes :
- Pour la 1re période, les trois années de prévisions de SG servent de base ;
- Pour la 2e période, le taux de croissance est déduit du positionnement relatif de la
société au sein du secteur et de la croissance globale du secteur, ou bien de marges
tenables en milieu de cycle (automobile, médias, hôtellerie, logiciels et services
informatiques) reposant sur notre modèle SG de croissance normalisée ;
- Pour la 3e période, le taux de croissance est fonction de l’expansion à long terme du
PIB.
Dans nos calculs d’actualisation des cash flows, nous utilisons les moyennes
historiques sur 12 mois pour la prime de risque et 3 mois pour le taux d’intérêt afin
de réduire la volatilité du marché, garantissant ainsi une analyse plus homogène. Ces
moyennes sont établies pour une période de trois mois. Les analystes SG utilisent des
données standardisées pour ces paramètres et les bêtas, comme expliqué ci-après :
Prime de risque Notre modèle repose sur la valeur actualisée des estimations de
dividende. Ceux-ci sont calculés comme le produit entre les bénéfices estimés et le
taux de distribution considéré stable. Le travail d’actualisation se déroule en quatre
périodes : d’aujourd’hui jusqu’à 2006 (année 0 à 2), nous prenons en compte les
estimations du consensus. Pour les années 3 à 5, nous considérons un taux de
croissance des dividendes de long terme déterminé (g1) en fonction des estimations
des bénéfices. Pour les années 6 à 15, le taux de croissance g1 décroît linéairement
jusqu’à converger avec le taux de croissance à l’infini de l’économie (g). A partir de
l’année 15 jusqu’à l’infini, nous faisons l’hypothèse que les bénéfices s’accroîtront
jusqu’à l’infini au taux g.
46 Décembre 2004
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Bêta observé Les bêtas sont tirés de Bloomberg : Eurobloc 300 pour les valeurs cotées
en euro, DJ Stoxx 50 pour les valeurs d’Europe continentale et FTSE 100 pour les
valeurs britanniques. Les bêtas sont calculés à partir de deux années de données
hebdomadaires.
Taux d’intérêt à long terme Pour les valeurs d’Europe continentale, nous utilisons le
rendement moyen des obligations allemandes à 10 ans au cours des 3 derniers mois,
recalculé chaque trimestre civil. Pour les valeurs britanniques, nous employons le
taux correspondant au Royaume-Uni.
Croissance à l’infini g = 3% (PIB + inflation). Ce taux est corrigé pour chaque secteur et
valeur de +/–2%. Il varie donc dans une fourchette de 1% à 5%. Le taux de croissance à
l’infini repose sur les estimations de croissance du PIB nominal à long terme, c’est-à-
dire sur la croissance potentielle réelle du PIB plus le taux d’inflation structurelle. Le
PIB potentiel dépend de l’intensité et de l’utilisation des facteurs de production
(tendances relatives aux investissements et à la population active) et de la
s
productivité (capital et main d’œuvre). En Europe continentale, les perspectives
démographiques négatives et la faible progression de la productivité de la main
t
d’œuvre, imputable à un chômage élevé, dépriment les prévisions de croissance du
PIB nominal à long terme.
Petites valeurs françaises La prime de risque pour les MidCAC est de 5.12% (contre
5.08% au trimestre précédent et 4.79% d’avril à juin dernier).
Décembre 2004 47
Méthodologie SG Synthèse d’évaluation par secteur Sommaire
Les parties constitutives d’une société sont évaluées selon deux méthodes :
- La valorisation comparative traditionnelle (méthode statique), à l’aide de multiples,
comme VE/EBITDA, VE/CA ou VE/EBITA (en faisant référence, dans la mesure du
possible, à des transactions récentes), ou de la fair value de certaines filiales (lorsque
des opérations sont annoncées, les sociétés concernées ont tendance à publier des
données sur le chiffre d’affaires plutôt que sur le résultat).
- La valorisation par actualisation des cash flows (méthode dynamique).
L’équipe stratégique SG réalise également des calculs de fair value pour les indices
boursiers européens. Ces calculs reposent sur des prévisions prudentes de croissance
économique et des taux d’intérêt à long terme normalisés, basés sur un modèle
conventionnel de taux d’intérêt « normatifs ». Ce modèle repose sur l’estimation de la
croissance du PIB à long terme, la prévision du coefficient de déflation du PIB et la
prime de risque du marché obligataire.
48 Décembre 2004
Méthodologie SG Sommaire
Approche sectorielle
s
t
Décembre 2004 49
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
Agroalimen taire
Agroalimen taire
Agroalimentaire
Joseline Gaudino
(33) 1 42 13 84 32
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Les IFRS devraient apporter plus d’homogénéité dans la présentation des comptes
Coresponsable de secteur. 18 ans des majors du secteur par rapport à la situation actuelle.
d'expérience. Membre de la SFAF. DESS
de Banque, Finance et Commerce
n Chiffre d’affaires : la définition précise de la norme n’est toujours pas disponible. Le
international (université Bordeaux III).
principal changement concerne les promotions qui, sous certaines conditions,
devront être déduites des ventes. Le niveau du chiffre d’affaires sera donc en retrait
Jérôme Paoli
(33) 1 42 13 67 12
par rapport à aujourd’hui. Il s’agira de remonter, en déduction du CA, des promotions
[Link]@[Link] aujourd’hui traitées en charges. Le résultat opérationnel n’en sera pas modifié mais la
Coresponsable de secteur. 10 ans
d'expérience. Membre de la SFAF. ESCP.
marge se trouvera mécaniquement améliorée.
L'équipe dans laquelle il était analyste
Logiciels et services informatiques a été n Test de dépréciation : fin de l’amortissement du goodwill par le compte de résultats
numéro 1 au classement de l'Agefi en et mise en place de tests de dépréciation tous les ans. Nos BNPA étaient tous déjà
2002 et numéro 2 de l'enquête Extel.
calculés hors cette charge. Les tests de dépréciation d’actifs introduisent une plus
grande volatilité, donnée importante pour le secteur.
4 Des exemples
DANONE (normes françaises)
Les principales thématiques
n Le retraitement des ventes ne devrait pas poser de problème particulier (hors une
hausse des marges), et les dépréciations pourraient avoir un impact plus significatif
certaines années. Le groupe devra modifier sa pratique de write off lorsqu'il dégage
des plus-values de cession comme en 2002 (US GAAP –692 M$ de charges de
dépréciation d'actifs en face de la plus-value sur la bière). La prise en compte de ces
tests au niveau de l'opérationnel pourrait entraîner des ruptures de tendance
s’agissant des marges opérationnelles.
n Les autres facteurs (stock options, retraites) pourraient avoir un impact assez faible.
50 Décembre 2004
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
n Sur la base des comptes 2003, le retraitement du chiffre d’affaires aurait entraîné une
baisse d’environ 1.12 Md€, soit -8.5%. La marge d’EBIT serait alors ressorti à 13.35%, en
amélioration de 130 points de base, et celle d’EBITDA en amélioration de 540 points de
base, à 18.3%. Il s’agit de retrancher des ventes les coupons, les programmes de
publicité en coopération avec le distributeur, les coûts de référencement des nouveaux
produits et les actions promotionnelles sur le lieu de vente.
Décembre 2004 51
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
52 Décembre 2004
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
2 Méthodes
préférées
DCF Somme des parties
4 Justification de la méthode
n La méthode DCF est particulièrement bien adaptée au secteur de l’agroalimentaire
qui dégage des cash flows importants. C’est le propre d’une industrie parvenue à
maturité, dans laquelle la visibilité est bonne et les résultats raisonnablement
prévisibles.
4 Limites de la méthode
n S’agissant des prévisions de chiffre d’affaires, nous supposons que la diversité des
portefeuilles va quelque peu lisser la tendance sur la période 2007–2014. Même si
nous considérons cette méthode comme valable par rapport à la moyenne observée
sur une période donnée, cela ne signifie pas que la croissance sera chaque année
conforme à la tendance sous-jacente. En d’autres termes, il se peut fort bien qu’une s
diminution dans une catégorie ne puisse pas être compensée sur la durée d’un
exercice. t
n De même, notre hypothèse relative à une amélioration régulière de la marge d’EBIT
implique que toutes les charges d’exploitation ne soient pas soumises à des hausses
soudaines. Cependant, on ne peut écarter la possibilité que la direction décide
d’augmenter/baisser temporairement les charges d’exploitation pour une bonne
raison, et de compenser à ce titre par la suite.
4 Principales hypothèses
n Eu égard à des tendances stables, nous pouvons construire notre modèle sur une
période initiale assez longue de 10 ans.
n Par la suite, nous avons prudemment supposé une croissance du chiffre d’affaires
proportionnelle à un creux du cycle conjoncturel (ex : 5% pour Danone). Nous tablons
sur une amélioration d’au moins 10 points de base de la marge d’exploitation pour
tous les groupes de notre échantillon, en dehors des cas particuliers.
n Au-delà de 2006, nous retenons une prévision de croissance annuelle des ventes
conforme, selon notre analyse, à la croissance organique que le portefeuille actuel est
en mesure de déterminer. Nous estimons que la qualité de cette prévision est
relativement bonne, ne serait-ce que parce que les grands groupes de
l’agroalimentaire possèdent un mix d’activités diversifiées. En d’autres termes, ils
sont moins tributaires d’événements exceptionnels survenant dans une catégorie en
particulier.
n S’agissant de la rentabilité, nous tablons sur une croissance lente mais régulière de
la marge d’exploitation au-delà de 2006. Une progression annuelle d’environ 0.1%
nous semble juste ; elle se fonde sur l’amélioration de plusieurs facteurs, dont le mix,
la marge brute et les coûts de distribution. Là encore, comme les trois leaders du
Décembre 2004 53
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
n Nous appliquons le coût moyen pondéré du capital de l’année actuelle, qui est
déterminé à partir du taux sans risque (Bund allemand) et de la prime de risque du
marché 12 mois pour l’Europe hors Royaume-Uni (données SG).
n La volatilité actuelle du marché est telle que les bêtas du secteur ne sont pas
toujours représentatifs (les chiffres R2 sont très faibles, entre 0.05 et 0.5). Par mesure
de précaution, nous utilisons par conséquent une prime de risque spécifique à la
société, qui varie en fonction de notre appréciation du risque attaché à chaque
société. Cette prime nous permet de corriger le bêta constaté.
4 Justification de la méthode
n Nous déterminons la valeur des groupes par référence à des transactions
comparables dans le secteur.
n Dans un souci de précision, les activités des branches ou divisions font l’objet d’une
ventilation aussi détaillée que possible. Chaque activité a ses propres caractéristiques
en termes de potentiel de croissance du chiffre d’affaires, de parts de marché,
d’environnement concurrentiel et de marges bénéficiaires, autant d’éléments qui sont
pris en considération dans les valorisations individuelles. La division Boissons de
Nestlé, par exemple, comprend des activités aussi disparates que l’eau (forte
croissance) et les boissons chocolatées (plus matures). Nous avons essayé de calculer
la rentabilité de chaque activité de manière aussi exacte que possible.
4 Limites de la méthode
n Même si nous fondons nos prix de transactions sur les opérations récentes
observées sur le marché, le prix réel d’une opération dépend dans une large mesure
54 Décembre 2004
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
du processus de négociation. Parmi les autres paramètres ayant un impact notable sur
le prix final, il convient de citer le financement (tout ou partie en numéraire) et le
moment choisi par le vendeur (a-t-il besoin immédiatement de trésorerie pour
financer une autre acquisition ?). Notre méthode n’intégre pas ces paramètres.
4 Principales hypothèses
n Les références sectorielles sont légion. Nos hypothèses de travail se fondent sur les
multiples du chiffre d’affaires plutôt que sur les multiples du résultat, pour au moins
deux raisons valables :
- Lorsque des opérations sont annoncées, le chiffre d’affaires constitue l’élément
disponible le plus fiable.
- Il est plus facile de répartir le chiffre d’affaires par activité que la rentabilité. Les
sociétés ont plus tendance à fournir des chiffres séparés pour les ventes que pour les
bénéfices.
n Nos calculs supposent l’absence d’intérêt spéculatif. En tout état de cause, nous ne s
prévoyons aucune bataille d’OPA dans le secteur, sauf indication contraire.
t
n Pour certaines activités (par exemple, le café instantané Nescafé), il n’existe aucune
transaction comparable. Notre valorisation se fonde sur les atouts de l’activité. Nous
avons retenu un multiple de 3.5x le chiffre d’affaires. L’activité vaut-elle plus ?
Probablement. Existe-t-il des acheteurs potentiels ? Pas à notre connaissance. Les
futurs acquéreurs acceptent de verser des prix élevés uniquement s’ils sont sûrs de
dégager des synergies avec leurs activités existantes. Eu égard aux 55% de part du
marché mondial de Nescafé, nous n’identifions aucun candidat potentiel éligible. Par
conséquent, une transaction concernant Nescafé constitue une perspective très peu
probable. La seule envisageable à ce stade pourrait alors être un rachat par des
financiers.
n Notre valorisation n’inclut pas les frais généraux centraux, considérés comme
relevant de la responsabilité du vendeur dans notre scénario.
n Dans notre approche par la somme des parties, comme dans notre valorisation DCF,
les intérêts minoritaires et autres sociétés non consolidées sont pris en compte à leur
valeur de marché, et non sur la base de leur valeur comptable. La différence entre les
deux valeurs est parfois considérable. Ainsi, les minoritaires de Danone sont évalués à
700 M€ sur la base de la valeur comptable et à 3.3 Md€ d’après la valeur de marché.
En règle générale, nous appliquons le PER du groupe en question aux sociétés non
consolidées.
n Pour toutes les raisons indiquées ci-dessus, nous appliquons une décote d’environ
20% à la valorisation totale pour aboutir à la fair value.
Décembre 2004 55
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
1 Méthode
alternative
Multiples boursiers
Multiples boursiers
- La nature des activités du groupe. Pour les groupes opérant dans des secteurs
différents, les comparaisons et les ratios de VE revêtent nécessairement une plus
grande complexité.
La valeur d’entreprise doit être répartie par activité, de même que la dette. Dans le cas
d’Unilever, l’alimentaire ne représente que 57% du chiffre d’affaires total. L’hygiène
personnelle compte pour 26%, et les produits d’entretien pour 17%. On peut toutefois
se demander s’il faut attribuer 57% de la valeur de l’entreprise automatiquement aux
produits alimentaires. Autre question : le calcul de la VE qui en résulte peut-il
permettre des comparaisons significatives avec d’autres acteurs du secteur. Une
alternative possible consisterait à attribuer une valeur d’entreprise basée sur les
résultats d’exploitation.
n Le calcul devient donc plus complexe et, par conséquent, moins utile pour les
investisseurs qui, en règle générale, favorisent les méthodes simples.
56 Décembre 2004
Méthodologie SG Agroalimentaire Sommaire
4 PER
nLe PER est assez facile à utiliser, mais là encore il n’est pas parfaitement adapté à
notre échantillon de valeurs.
n Lorsqu’un groupe présente une gamme étendue d’activités, les résultats
d’exploitation doivent permettre le calcul du PER pour chaque activité
individuellement. On aboutit ainsi à un PER théorique pour le groupe, à un moment
donné, qui peut être comparé au PER publié.
s
t
Décembre 2004 57
Méthodologie SG Assurance Sommaire
Assuranc e
Assurance
Benoît Valleaux
(33) 1 42 13 39 34
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Instruments financiers : la norme IFRS 39, qui définit les méthodes de valorisation
Analyste senior. Coresponsable de pour les instruments financiers (actifs et passifs financiers), impose une
secteur. 6 ans d'expérience. ENSAE,
membre de l'IAF. Equipe classée comptabilisation à leur valeur de marché de nombreuses catégories d’actifs
numéro 2 dans l'enquête Extel France financiers. Tous les instruments financiers couverts par la norme IFRS 39 doivent être
2004, secteur de l'assurance.
comptabilisés au bilan, cela s’applique notamment aux dérivés, qui sont toujours
traités dans de nombreux pays (en France par exemple) en tant qu’éléments hors
Eric Vanpoucke bilan. Les exclusions concernent les investissements dans les filiales, les joint-
(33) 1 42 13 82 43
[Link]@[Link] ventures et les sociétés consolidées par mise en équivalence, les contrats de location,
Analyste senior. Coresponsable de les avantages du personnel (retraites, etc.), les contrats d’assurance, les instruments
secteur. 9 ans d'expérience. Equipe
classée numéro 2 dans l'enquête Extel de capitaux propres émis par l’entreprise effectuant le reporting, les dérivés basés sur
France 2004 (Assurance). Classement
des variables physiques, les contrats de garantie financière, etc. La plupart de ces
dans l'enquête Reuters/Tempest 1997
(Banques). éléments sont couverts par d’autres normes comptables. La comptabilisation à la
valeur de marché et les modifications de la juste valeur au niveau du compte de
résultats pourraient conduire à des valeurs d’actifs volatiles ainsi qu’à une extrême
Esther Dijkman
(33) 1 42 13 84 17 volatilité des bénéfices. Toutefois, cet effet devrait être compensé par une s
[Link]@[Link] transparence accrue et la perception du secteur ne devrait pas en être modifiée.
Analyste. 4 ans d'expé[Link] (Univ.
Nijenrode), Masters en Relations
nSurvaleurs : les normes IFRS ne prévoient pas d’amortissement des survaleurs mais
t
internationales (Johns Hopkins
University) un test de dépréciation.
n Passif : les passifs continueront d’être publiés en normes GAAP locales (jusqu’à
Marcus Barnard l’adoption de la Phase II des IAS, qui ne devrait pas être effective avant 2008).
[Link]@[Link]
Toutefois, il n’y aura plus de réserves d’égalisation, ce qui implique une volatilité
Analyste. 3 ans d'expérience. Spécialisé accrue pour certaines lignes d’activité comme les Catastrophes naturelles ou
en assurance vie. Membre de l'Institute
of Actuaries, BS en mathématique de
l’Assurance-crédit. La Phase I des IAS fera par conséquent apparaître des décalages
l'Université de Bristol. entre l’actif et le passif qui pourraient impacter la rentabilité.
Sylvain Berthelet
(33) 1 42 13 42 08
4 Impact sur nos valorisations
[Link]@[Link]
Nos valorisations ne devraient pas être affectées significativement par les IFRS. Les
Analyste. 4 ans d'expérience. Analyste principaux changements sont déjà retraités dans notre valorisation par somme des
financier (CFA). Equipe classée numéro
2 dans l'enquête Extel France 2004.
parties :
nNotre capital alloué équivaut à notre ANR retraité, qui n’inclut aucune survaleur
mais qui prend en compte les réserves d’égalisation.
58 Décembre 2004
Méthodologie SG Assurance Sommaire
Décembre 2004 59
Méthodologie SG Assurance Sommaire
1 Méthode
préférée
Somme des parties
4 Justification de la méthode
n L’approche par la somme des parties permet de valoriser les différents métiers des
groupes d’assurance, soit d’une part les activités d’assurance (vie, dommages,
réassurance) et d’autre part, les activités financières (banque, gestion d’actifs).
n Elle est inchangée quelle que soit la politique adoptée de réalisation de plus values.
4 Principales hypothèses
n Chaque activité est valorisée à partir de sa rentabilité normative. Cette rentabilité
est déterminée à partir des résultats normatifs de chaque métier, en particulier le
résultat technique et les résultats financiers. A titre d’exemple, notre résultat
technique normatif en assurance dommages est basé sur le ratio combiné moyen sur
la durée d’un cycle.
business (valeur actualisée des bénéfices futurs attendus sur les contrats d’assurance
vie en portefeuille) afin de retenir l’intégralité de la création de valeur pour
l’actionnaire.
n Nous retenons un niveau de capital alloué par métier (par exemple, 5% des encours
sur les contrats en euros en assurance vie) selon les normes européennes, fonction du
niveau de risque économique opérationnel, supérieur au besoin réglementaire. Nous
obtenons une valorisation par métier basée sur un RCI normatif obtenu par métier et
un taux de croissance à l’infini pouvant aller jusqu’à 4% en assurance vie et 5% en
gestion d’actifs. La valorisation totale est obtenue à partir de la somme des
valorisations par métier ajustée de l’excédent/insuffisance de capital (soit l’écart
entre la somme des capitaux alloués par métier et l’ANR retraité).
60 Décembre 2004
Méthodologie SG Assurance Sommaire
2 Méthodes
alternatives
Return on embedded
value ou sur l’ANR
Multiples boursiers
marché à laquelle est appliqué le bêta du titre, qui diffère du coût du capital théorique
tenant compte du mix métier.
n Cette approche ne tient pas compte de la croissance des différents métiers (non-vie,
Décembre 2004 61
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
nous pensons qu’il existe une forte possibilité de remise à zéro de la situation nette s
t
de Finance (ESSEC, Paris).
des fonds de pension (États-Unis, R-U, Espagne) par passage des déficits dans les
fonds propres. De plus, nous anticipons la réintégration possible de certaines dettes
hors bilan (leasing, titrisation).
n Plus grande attention portée au calcul du cash flow effectif compte tenu de la
volatilité liée aux normes IAS 39, en fait non-cash dans l’exercice (exemple de BMW et
VW). Nécessité d’ajustement dans la limite de l’information publiée. Normalement pas
d’effet sur les DCF.
n Remise en cause possible de la dette dans les méthodes d’actif net ou de somme des
parties (cas de Fiat). Dans le cas de Renault, prise en compte déjà effectuée de la
valeur de marché des titres participatifs non rachetés. Situation des fonds de pension
partiellement assainie au bilan mais pas d’effet sur le cash.
n Au total, pas d’effet majeur sur les méthodes de valorisation compte tenu de la
prudence comptable des groupes automobiles.
62 Décembre 2004
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
4 Des exemples
FIAT (normes italiennes)
Les principales thématiques
n Capitalisation des frais de R&D. Fiat devra immobiliser certains frais de R&D, ce
n Les problèmes structurels de Fiat persisteront avec ou sans les IFRS. Le point central
est de savoir comment et quand la société redressera sa division Automobile.
n Pas d'impact majeur sur les ratios financiers, mais léger recul des multiples
boursiers du titre.
Décembre 2004 63
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
n La date de passage aux IFRS pourrait s'avérer favorable car elle coïncidera avec le
rebond attendu des ventes et du résultat, entamé au S2 2004.
Renault, Fiat, Valeo, Michelin et Plastic Omnium ont adopté les principes
IFRS, lorsque ceux-ci n’étaient pas contraires aux GAAP locales (adoption
partielle).
64 Décembre 2004
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
3 Méthodes
préférées
DCF Multiples milieu cycle Somme des parties
4 Justification de la méthode
n L’analyse par actualisation des cash flows est plus indiquée pour les constructeurs
automobiles moins cycliques comme BMW et DaimlerChrysler que pour les
généralistes, dont les marges sont plus volatiles.
4 Limites de la méthode
n Le DCF n’est pas pertinent dans le cas de Fiat compte tenu des incertitudes sur les
résultats à venir et de la probabilité d’un changement de périmètre de consolidation
dans les prochains mois.
Nous avons néanmoins recouru à cette méthode pour valoriser Fiat Auto (avant dette).
s
4 Principales hypothèses
n Une prime de risque spécifique, fondée sur un bêta prospectif attribué à chaque t
valeur. Actuellement (novembre 2004), nous croyons à un risque limité sur BMW (bêta
de 1.0), et à des risques sectoriels « normaux » pour les généralistes (PSA, Renault, VW)
dont le bêta est de 1.2 à 1.3. La situation de DCX se révèle plus complexe : les risques
sont en effet faibles pour Mercedes, élevés pour Chrysler et modérés pour les autres
activités. Nous appliquons un bêta moyen de 1.3 au taux d’actualisation consolidé.
Enfin, Fiat reste la valeur la plus risquée du marché. Un bêta spécifique de 1.4
constitue un minimum pour évaluer la branche Auto.
n Le taux de croissance à l’infini est de 1.5% pour toutes les sociétés, à l’exception de
BMW pour laquelle nous retenons 3.0% en raison du positionnement du groupe sur le
segment haut de gamme, structurellement plus porteur. Pour DaimlerChrysler, nous
retenons une pondération deux tiers généraliste et un tiers spécialiste, soit un taux de
croissance de 2.0%.
Décembre 2004 65
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
4 Justification de la méthode
n Elle nous permet de mesurer le risque pris en compte pour chaque valeur à un
moment donné. Il s’agit d’une référence de très court terme, mais elle est constante
sur toute une phase du cycle. Le PER de milieu de cycle est estimé à 8-9x pour les
généralistes et à 14x pour BMW (spécialiste). DaimlerChrysler pourrait obtenir au
moins un PER de milieu de cycle de 10x. En tout état de cause, les PER de milieu de
cycle sont, en grande partie, plus élevés que les PER de creux de cycle, qui peuvent
tomber à 5x ou 4x pour les généralistes.
n Nous utilisons des ratios historiques moyens pour évaluer le cours d’une action en
fonction de son positionnement dans le cycle. Nous prenons une période de référence
relativement récente : 1990-1993. Il s’agit d’une méthode de court terme, mais c’est la
seule capable d’indiquer si les plus-hauts/plus-bas cycliques des cours sont ou non
justifiés.
4 Limites de la méthode
n La plus grosse difficulté consiste à évaluer le moment du cycle, afin de savoir si le
secteur est éloigné d’une reprise ou si les cours actuels intègrent déjà une certaine s
amélioration des résultats.
n Les multiples boursiers peuvent également être différents des chiffres historiques
t
en raison de modifications majeures du périmètre ou du statut (ex : Renault + Nissan,
DaimlerChrysler vs Daimler-Benz, ou BMW qui s’est recentré sur les segments luxe).
4 Principales hypothèses
n Nous calculons le PER historique « milieu du cycle » ainsi que les multiples du cash
flow des constructeurs automobiles.
n Pour une même valeur, nous notons une assez grande disparité entre le cours
théorique obtenu par le PER et celui obtenu par le cours/CF. Dans un souci de
prudence, nous retiendrons comme cours théorique 2005 la moyenne pondérée entre
le PER et le cours/CF avec un poids double pour le cours le plus bas. Nous calculons
ensuite la valeur actualisée en appliquant à tous les constructeurs le même taux
d’actualisation basé sur la prime de risque et les taux d’intérêt données SG.
n Pour l’actif net comptable « milieu de cycle », nous retenons les fonds propres (part
du groupe) estimés en 2005 et, comme multiple de la valeur comptable, nous utilisons
le ratio ROE/taux d’actualisation. Ce ratio doit fournir, en cette période « normale » du
cycle, une base de valorisation solide, les capitaux apportés étant alors
convenablement rémunérés. Dès lors, une société qui affiche une faible rentabilité des
fonds propres n’est pas traitée avec le même multiple qu’un groupe dont le ROE est
structurellement meilleur.
66 Décembre 2004
Méthodologie SG Automobile & équipementiers Sommaire
4 Justification de la méthode
n Elle se justifie pour certains constructeurs comme Fiat, DaimlerChrysler et Renault.
n Dans notre somme des parties, nous utilisons les valeurs estimées par SG pour
chacune des branches ou bien les valeurs boursières des actifs cotés.
4 Limites de la méthode
n La référence à la valeur boursière suppose que les différentes composantes
puissent être vendues sur le marché, ce qui, dans la plupart des cas (Nissan, Mercedes
ou Chrysler pour DaimlerChrysler), n’est pas une hypothèse correcte. Mais cela ne
signifie pas pour autant que ces participations ou filiales ne constituent pas un actif
ou un investissement intéressants.
n Nous utilisons des méthodes très prudentes pour évaluer les différentes branches.
Par ailleurs, la somme des parties est la seule méthode permettant d’obtenir un
multiple pondéré du groupe (DCX).
4 Principales hypothèses
n Les valorisations se fondent sur des éléments comparables du marché, sans prime
spéculative, sauf en cas de cessions annoncées.
s
n Nous appliquons une décote si nécessaire (30% pour Fiat, 10% pour DCX). t
A noter que les fair values ainsi obtenues ne correspondent pas nécessairement aux
moyennes de nos différentes méthodes. Ainsi, à l’heure actuelle, nous estimons que la somme
des parties est la méthode la plus indiquée pour Fiat et qu’elle doit avoir un poids plus
important dans l’évaluation.
L’évaluation de Renault est ainsi médiane entre une approche très conservatrice, fondée
exclusivement sur les dividendes, et une approche plus généreuse considérant Nissan comme
une filiale consolidée. Nous croyons qu’à terme, le cours de Renault va tendre vers
l’hypothèse la plus haute mais que cette évolution sera progressive. A contrario, les
méthodes reposant exclusivement sur les dividendes donnent un cours trop bas, qui ne
prend pas en compte la dynamique de l’alliance.
Décembre 2004 67
Méthodologie SG Banques Sommaire
Banqu es
Leonardo Rubattu
(44) 20 7762 5944 Banques
[Link]@[Link]
Chef de secteur. 9 ans d'expérience.
Analyste financier (EFFAS). Masters de
l'Université Bocconi (Milan). Classé dans Conséquences des IFRS sur le secteur
l'enquête Extel 2003, secteur Banques.
Marcello Amram
(33) 1 42 13 47 32 4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Bien que la dernière version des IFRS laisse encore aux sociétés une certaine marge
Analyste senior. 8 ans d'expérience.
Diplômé de l'ESSEC.
de manœuvre et une liberté d’interprétation au niveau des principales normes (telles
que IAS 39, 19, 16, 36, 38, 40, ainsi que IFRS 2 et 3), leur introduction devrait au final
Ed Firth
simplifier et minimiser les retraitements que les analystes effectuent actuellement au
(33) 1 42 13 43 46 niveau des comptes de résultats et bilans pour comparer les banques européennes.
[Link]@[Link]
Analyste senior. 5 ans d'expérience. n Ainsi, après le passage aux normes IFRS, les analystes n’auront plus à retraiter les
Numéro 1 en termes de prév. de CA sur
le marché britannique, Enquête Sunday survaleurs ni les provisions générales/contracycliques sur les prêts. De même,
Times/Starmine 2003. No. 2 en termes
l’application de la norme IAS 39 sur les provisions pour encours douteux rendra d’une
de prév. de CA sur le marché européen,
Enquête Thomson Extel/Starmine 2003. manière ou d’une autre plus homogène les méthodes de provisionnement au sein de
notre échantillon. Cela étant, la comptabilisation des encours douteux ne deviendra
Daryn Fletcher homogène qu’avec l’entrée en vigueur des accords de Bâle 2 et les banques
(44) 20 7762 5095
[Link]@[Link]
disposeront encore d’une certaine liberté dans le choix de l’étendue de la période de
Analyste. 5 ans d'expérience. Bachelors recouvrement des prêts en souffrance. La mise en place des nouveaux principes
degree en Economie, Université de
Londres.
comptables devrait également améliorer la transparence (et, de fait, la comparabilité) s
sur des postes importants du compte de résultat tels que les frais de personnel (via
Luis Peña
l’inscription en charges des stocks options et d’autres rémunérations en actions) et t
(34) 91 589 80 79 les commissions qui sont comptabilisées sur plusieurs produits et services lors de
[Link]@[Link]
Analyste senior. 9 ans d'expérience. l’émission (par exemple les crédits hypothécaires et les produits structurés destinés
Classé 6ème meilleur analyste de la aux investisseurs particuliers). L’introduction des IFRS vise fondamentalement à
recherche espagnole et portugaise dans
l'enquête Extel 2004. limiter les possibilités de lissage/gestion comptable. La répartition plus stricte des
titres entre les catégories « titres destinés à être cédés », « titres conservés jusqu’à
Sandra Bos leur échéance » et « titres détenus à des fins de négociation rapide » devrait une fois
(33) 1 42 13 85 27
[Link]@[Link]
pour toutes décontaminer les résultats des profits dont la comptabilisation ne résulte
Analyste. 4 ans d'expérience. MSC en uniquement que du « passage opportuniste » de certains actifs du portefeuille de
Banque et Finance (Université de
placement vers le portefeuille de trading. En d’autres termes, grâce au nouveau
Birmingham) et DEA d'Economie et de
Finance. référentiel comptable, nous ne serons plus contraints de procéder à tous les
retraitements qu’il nous faut actuellement apporter au niveau des résultats.
Richard Staite
(44) 20 7762 5610 n Toutefois, nous sommes quelque peu préoccupés par le fait que le passage aux
[Link]@[Link]
normes IFRS risque d’entraîner une volatilité des fonds propres des banques (et, dans
Analyste senior. 11 ans d'expérience.
Masters (St Catharine's College, une moindre mesure, des bénéfices) et donc des ROE et des coefficients d’exploitation
Cambridge). (au travers d’une nouvelle perception du levier financier). La volatilité des capitaux
propres pourrait se révéler assez extrême au moment de l’établissement du bilan
John Tyce
d’ouverture en IFRS en janvier 2005. Comme nous l’avons déjà mentionné, il subsiste
(44) 20 7762 5535
[Link]@[Link] encore de grandes incertitudes quant 1/ à l’impact sur les fonds propres de certaines
Analyste senior. 30 ans d'expérience en
normes importantes qui laissent aux banques le choix entre plusieurs options, et 2/ à
tant qu'analyste financier, secteur
bancaire britannique. l’impact de l’adoption partielle de l’IAS 39, sans l’option de juste valeur et sans la
couverture des dépôts. Concernant cette dernière, une option pour l’application est
Alan Webborn laissée aux Etats membres et aux banques européennes. Des disparités peuvent ainsi
(44) 20 7762 5575
[Link]@[Link]
apparaître entre les banques concernées ou non par la couverture des dépôts à vue
Analyste senior. 18 ans d'expérience. (spécificité d’environnement taux longs/taux courts).
MA de Droit, Fitzwilliam College,
Cambridge.
68 Décembre 2004
Méthodologie SG Banques Sommaire
n Ce point de vue est corroboré par l’analyse (encore préliminaire) de l’impact des
nouvelles normes sur les résultats des banques (voir le tableau ci-dessous). A
l’exception de quelques acteurs tels que Bankinter, Capitalia ou BNL (i.e. des banques
présentant des « situations extrêmes » en termes de couverture des encours douteux),
les sociétés de notre échantillon devraient dans leur majorité connaître des variations
acceptables de leurs profits (+/-10%). A titre d’exemple, les bénéfices de Lloyds TSB et
de BBVA devraient être réduits de 3%, tandis que ceux de Sanpaolo IMI devraient
augmenter de plus de 5%.
Italie
Impact sur les résultats
2005 (en %)
Commentaires
t
Sanpaolo IMI env. + 5% La société a publié une simulation de ses comptes en normes
IFRS en octobre 2004
Unicredito +2% à +4% Le traitement de la survaleur et des provisions sur encours
douteux devrait compenser la hausse des frais de personnel
Capitalia > +30% La société a publié une simulation de ses états financiers en
normes IFRS en septembre 2004
France
BNP < -5% Le groupe n’a fourni aucune indication à ce jour mais les
incidences sur le compte de résultat devraient être limitées :
IFRS 2 vs IFRS 3
Espagne
BBVA env.-3% Aucune donnée chiffrée communiquée
BKT ns Impact neutre sur les résultats et positif sur les fonds propres
Royaume-Uni
Lloyds TSB env. -5%/-10% Aucune indication communiquée
Source : SG Equity Research
Sociétés utilisant les IFRS/IAS HVB Group, Commerzbank, UBS, Julius Baer, Vontobel.
Sociétés utilisant les normes Deutsche Bank. États de rapprochement : ABN Amro, Crédit Suisse, UBS,
GAAP américaines Abbey National, Barclays, HSBC, Lloyds TSB, RBS Group et Sanpaolo IMI.
Décembre 2004 69
Méthodologie SG Banques Sommaire
n Nous calculons également un actif net hors survaleur ainsi qu’un cash ROE (résultat
net avant amortissement de la survaleur/actif net hors survaleur) afin d’éliminer les
différences relatives à la comptabilisation de la survaleur.
n Le niveau de capital de chaque banque est ajusté en fonction d’un ratio normal de
fonds propres « durs » selon son profil de risque. Nous nous intéressons au ratio Tier
One « durs » afin de neutraliser l’effet du capital hybride émis soit dans une stratégie
de croissance externe offensive, soit pour faire face à un contexte économique
difficile (génération de cash flow négatif). Une telle approche nous amène soit à
simuler un rachat d’actions ou une augmentation de capital au cours du marché pour
la warranted equity method, soit à valoriser le déficit de fonds propres à sa valeur
comptable dans notre évaluation par somme des parties (en tant que partie du poste
holding). Le retraitement de la position Tier One est réalisé en cas de chiffre
clairement déséquilibré et qui ne peut être ajusté de manière satisfaisante par les
s
prochaines générations de cash flows (ainsi, nous procéderions à l’ajustement pour
HVB mais pas pour RBS).
t
n Enfin, pour prendre en compte les plus-values, soit nous les considérons comme
« récurrentes » (ex : capital-investissement pour BNP Paribas), soit nous les retraitons
du compte de résultat dans notre évaluation par somme des parties, pour réintégrer
ensuite les plus-values latentes.
70 Décembre 2004
Méthodologie SG Banques Sommaire
1 Méthode
préférée
Warranted equity
n Jusqu’à présent, pour les besoins de l’approche d’évaluation à long terme (sur le
cycle) et de l’investissement tactique à court terme, nous avons eu recours à plusieurs
techniques de valorisation. Toutefois, toutes les méthodologies que nous utilisons
actuellement peuvent être réconciliées dans ce que nous considérons être la méthode
de valorisation fondamentale, à savoir le modèle d’actualisation des dividendes.
n Ce modèle est sensible aux variations des hypothèses de rentabilité des fonds
propres. En conséquence, compte tenu de nos préoccupations à l’égard de la volatilité
des capitaux propres des banques (et donc du ROE) qui pourrait résulter de
l’application des nouvelles normes, nous reconsidérons actuellement notre principale
méthodologie de valorisation pour les banques. A ce stade, notre préférence va à un
modèle d’actualisation des dividendes plus « traditionnel » construit en trois étapes
(prévisions sur cinq ans, croissance normalisée et valeur terminale). A condition que
la cohérence de nos hypothèses de dividendes avec la croissance de l’activité et le
ratio de solvabilité puisse être vérifiée à l’aide de tests adéquats, ce modèle nous
permettra d’éviter les distorsions (comptables) engendrées par la volatilité du ROE.
Décembre 2004 71
Méthodologie SG Banques Sommaire
Warranted equity
n La warranted equity method compare le retour sur fonds propres au coût du capital
retraité de la croissance afin d’en déduire le multiple implicite d’actif net.
4 Justification de la méthode
n Cette méthode découle du modèle d’actualisation des dividendes pour certaines
hypothèses sous-jacentes concernant la croissance et le taux de distribution.
n Elle traduit l’approche par les flux en multiples, plus indiqués pour les banques.
n Les fonds propres constituent une ressource limitée pour les banques dans la
mesure où ils forment la composante principale du capital réglementaire, d’une part,
et où le marché exige un certain rendement de ces fonds propres (le secteur affiche
un ROE de 15% au cours des derniers cycles).
n Nous ne recourons pas aux méthodes d’actualisation des flux (de trésorerie ou de
dividendes) car la warranted equity method découle du modèle d’actualisation des
dividendes pour certaines hypothèses (croissance identique de tous les éléments du
compte de résultat et du bilan, les bénéfices non distribués n’étant destinés qu’à la
croissance interne) et, de plus, les cash flows sont difficiles à définir pour les banques
(par exemple : résultat net - (variation des risques pondérés) x objectif de ratio Tier
One). s
t
4 Limites de la méthode
n Traitements comptables différents de la survaleur, ce qui a un impact direct sur
l’actif net. Comme il est quasiment impossible de retraiter la survaleur passée (dans le
système IFRS, peu de banques retraitent la survaleur créée par la fusion entre égaux),
nous avons vérifié par recoupement notre méthode en étudiant le rendement de
l’actif net avant survaleur ainsi que la position du capital Tier One (le régulateur
déduit la survaleur du capital réglementaire).
4 Principales hypothèses
n Nous calculons le coût du capital à partir de la formule classique « Taux sans risque
+ Bêta x Prime de risque ». Si nécessaire, nous corrigeons le bêta afin de prendre en
compte une prime de risque spécifique, une « décote de management », un risque
d’exécution ou un changement de périmètre des activités du groupe qui ne serait pas
inclus dans le bêta historique.
n Notre approche aboutit à une valeur théorique, qui repose essentiellement sur les
fondamentaux de chaque société (warranted equity method), ajustée en fonction des
conditions actuelles de marché (taux sans risque actuel et prime de risque).
n La référence aux multiples boursiers historiques ainsi que les comparaisons entre
les différentes banques de notre univers (ou des sous-secteurs) facilite l’évaluation à
72 Décembre 2004
Méthodologie SG Banques Sommaire
court terme. Le secteur se traite d’habitude entre 0.7x et 0.9x le PER du marché, sauf
au début de l’année 2000, au moment de la bulle des TMT (0.6x le marché).
2 Méthodes
alternatives
Somme des parties Multiples boursiers
4 Multiples boursiers
n Nous utilisons les multiples traditionnels tels que le PER retraité, le rendement ou le
ratio Cours/Actif net pour comparer chaque valeur à ses pairs.
s
t
Décembre 2004 73
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
Muriel Fellous
(33) 1 42 13 60 51 4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Provision pour retraites. L’adoption des méthodes IFRS aura un impact pour les
Chef de secteur. 15 ans d'expérience.
sociétés de matériaux de construction qui exercent une activité aux États-Unis ou au
Membre de la SFAF. MBA Finance
internationale (LIU, New York). Royaume-Uni. Ces sociétés ont en effet dû constater un écart actuariel sur les
provisions pour retraites. Lors de la première adoption des normes IFRS, elles devront
Sven Edelfelt
imputer ces écarts négatifs sur les fonds propres, ce qui réduit ces derniers, toutes
(33) 1 42 13 31 86 choses égales par ailleurs.
[Link]@[Link]
Analyste junior. Secteur de la n Contrats à long terme. Les groupes de BTP ont abandonné depuis déjà quelques
Construction et des matériaux de
construction. Masters d'Ingénierie civile années la comptabilisation des contrats à l’achèvement et adopté la méthode de
de l'ESTP Paris et Masters de Finance de l’avancement Le passage aux normes IFRS, selon lesquelles les contrats sont
l'ESCP-EAP.
comptabilisés à l’avancement, ne devrait pas modifier la présentation des comptes.
n La valorisation des groupes de BTP ne devrait a priori pas beaucoup évoluer avec
l’application des normes IFRS. Notons toutefois, dans le cas de Vinci, qu’un nombre
important de stock-options a été émis. Vinci achète chaque année des titres et les
utilise pour la conversion des stocks-options, ce qui lui permet de stabiliser son
nombre de titres et d’éviter une dilution pour l’actionnaire. Aussi, la prise en compte
d’un nombre de titres totalement dilué des stock-options ne nous semblerait pas
retranscrire la réalité économique pour Vinci, compte tenu de la politique du groupe
en la matière.
4 Des exemples
CRH (normes irlandaises)
Les principales thématiques
n Goodwill : les retraitements nécessaire en US GAAP pour la survaleur comptabilisée
avant 1998 et amortie sur les fonds propres ne seraient a priori pas obligatoires en
IFRS. Cela aboutirait, dans le cas de CRH, à réduire les fonds propres et à se
rapprocher du niveau de ceux observés en normes irlandaises.
74 Décembre 2004
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
n Une fois encore, le savoir-faire de CRH en matière d'acquisitions pourrait être mis
en avant avec un niveau de goodwill plus faible que ses principaux concurrents, et
donc des risques de prise en compte de charges, lors des tests de dépréciation, plus
faibles que la moyenne.
n Nous pensons que la société n’appliquerait pas les options lors de la première
adoption des IFRS. Elle cherchera, à notre avis, à minimiser les changements pour ne
pas trop affecter la visibilité. Selon nous, le bilan serait le plus impacté (goodwill,
engagements pour retraites et dette).
Décembre 2004 75
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
s
Les retraitements actuels avant IFRS t
4 Principaux retraitements : éléments exceptionnels
n Eléments exceptionnels. Le seul reclassement des comptes des sociétés du secteur
porte sur les éléments exceptionnels. Dans le cas d’Imerys et de Saint-Gobain, les
plus-values et moins-values sont retraitées. CRH et Hanson publient leur résultat
avant impôts et avant éléments exceptionnels. Pour le reste de notre échantillon, nous
retraitons les éléments exceptionnels au cas par cas. Entre autres exemples, nous
citerons les provisions de restructuration ou, plus récemment, les amendes infligées à
Lafarge et Holcim par les autorités en charge de la concurrence.
76 Décembre 2004
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
BTP et matériaux de
construction
Valorisation : nos méthodes
2 Méthodes
préférées
Somme des parties DCF
4 Limites de la méthode
n Les multiples utilisés pour la valorisation des activités liées au bâtiment sont
inférieurs aux niveaux de transaction car il serait assez difficile de trouver des
acheteurs pour ces activités. Les fusions transfrontières se sont révélées très
difficiles et peu efficaces.
s
4 Principales hypothèses
n Nous avons retenu des multiples de transaction très prudents pour les activités
t
traditionnelles directement liées à la construction (bâtiment, travaux publics, routes
et électricité).
n Les multiples des sociétés espagnoles sont plus élevés que ceux des sociétés
françaises car le marché français est plus mature et le processus de concentration
plus avancé.
n Les opérations dans ce secteur sont souvent calculées sur la base des ratios de
valeur d’entreprise, par rapport à l’EBIT ou au chiffre d’affaires (sociétés
autoroutières).
n Lorsque des activités de concession autoroutière non cotées représentent une part
importante de la valorisation, nous utilisons une valorisation par DCF (voir ci-dessous
les raisons pour lesquelles une telle méthode nous semble la plus indiquée).
n Pour les autres concessions, notre valorisation se fonde sur des multiples
d’acquisition lorsqu’ils sont connus ; sinon, nous utilisons la valeur comptable à
laquelle nous appliquons une décote si elle se justifie d’après notre analyse des
risques.
Décembre 2004 77
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
4 Principales hypothèses
n La croissance du chiffre d’affaires est fonction des tarifs du péage et du trafic
autoroutier.
n L’augmentation des tarifs de péage ainsi que les investissements nécessaires pour
construire de nouveaux tronçons autoroutiers ou pour améliorer le réseau existant
sont d’ordinaire fixés pour 5 ans dans le contrat d’entreprise, ce qui confère une
excellente visibilité.
s
Le trafic autoroutier n’est pas normalement sensible aux facteurs cycliques, et sur le
t
n
4 Justification de la méthode
n Tient compte de la capacité des sociétés de matériaux de construction à générer des
4 Limites de la méthode
n Le caractère cyclique du secteur est assez difficile à intégrer dans une valorisation
par DCF.
n Le taux de croissance à l’infini, retenu dans nos hypothèses DCF, est assez difficile à
fixer car certaines sociétés opèrent sur des marchés très matures.
4 Principales hypothèses
n L’analyse DCF est corroborée et affinée par l’examen des tendances relatives à la
rentabilité des capitaux investis et au moyen des comparaisons boursières.
n Les ratios VE/EBITDA et VE/EBIT sont les plus indiqués pour ce secteur, ainsi que la
corrélation entre le ratio VE/Capitaux investis et la création de valeur prévue pour
l’exercice actuel ou le prochain.
78 Décembre 2004
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
n Les cimentiers constituent un cas à part, pour lesquels nous utilisons une
valorisation indicative par la somme des parties, basée sur la capacité de production
et les multiples de transaction exprimés en VE par tonne de capacité.
n Pour limiter le biais cyclique lié à l’exposition aux marchés finaux dans le secteur du
bâtiment, nous avons retenu des projections de croissance modestes.
n Le taux de croissance à l’infini retenu est également très prudent : dans une
fourchette de 1 à 3%. Ce taux reflète non seulement le caractère cyclique des
matériaux de construction, mais également le fait que les marchés sont parvenus à
maturité dans de nombreux cas.
- Nous appliquons un taux de 1% aux sociétés ayant peu de relais de croissance ou
opérant dans des secteurs qui ont déjà atteint un stade de maturité avancé, voire qui
sont sur le déclin (tels les cimentiers d’Europe occidentale).
- Un taux de croissance à l’infini de 3% est appliqué aux sociétés offrant un plus
grand potentiel de croissance organique. C’est notamment le taux retenu pour Lafarge
et Holcim : leur plus forte implantation sur les marchés émergents devrait leur
s
permettre de dégager une croissance organique plus significative que les groupes t
comparables sur le long terme.
n Le coût moyen pondéré du capital se fonde (données SG) sur la prime de risque
moyenne pendant les douze mois écoulés sur les marchés européens (pour les
sociétés d’Europe continentale) et sur le marché britannique (pour les sociétés de ce
pays). A la prime de risque du marché, nous appliquons un bêta corrigé. Ce bêta
corrigé se fonde sur le bêta historique moyen de Bloomberg, calculé sur deux ans et
sur une base hebdomadaire, auquel nous ajoutons un ajustement variable et
spécifique à chaque société, fondé sur notre propre analyse. Cette méthode renforce
le risque inhérent à l’utilisation de prévisions, ainsi que n’importe quel risque
spécifique. Les principaux facteurs de risque intégrés dans notre bêta sont
l’exposition :
- au risque de change,
- aux cycles du marché, à la dette,
- aux procès de l’amiante aux États-Unis.
n Nous obtenons le coût moyen pondéré du capital en ajoutant le taux d’intérêt à long
terme à la prime de risque spécifique de la société (prime de risque de marché × bêta
corrigé). Pour les taux à long terme, nous utilisons (données SG) le taux des emprunts
Décembre 2004 79
Méthodologie SG BTP et matériaux de construction Sommaire
d’État allemands à 10 ans pour les sociétés d’Europe occidentale et le taux des
emprunts d’État britanniques à 10 ans pour les sociétés de ce pays.
n S’agissant des sociétés exposées aux procès de l’amiante aux États-Unis, Hanson et
Saint-Gobain, nous avons déduit de la valorisation un risque lié à l’amiante, de
manière à intégrer l’exposition à ce risque dans notre fair value. Notre évaluation du
risque lié à l’amiante repose sur l’actualisation des sorties de fonds futures estimées
une fois que la couverture actuelle par l’assurance et/ou les provisions aura été
épuisée.
n Saint-Gobain possède un éventail d’activités tellement diversifié que notre
valorisation consiste en une moyenne entre la méthode DCF et le PER pondéré de la
taille des différentes divisions du groupe. Nous obtenons le PER pondéré en
appliquant un PER moyen à chaque division sur la base des multiples boursiers.
s
t
80 Décembre 2004
Méthodologie SG Chimie Sommaire
Chimie
Chimie
Jeremy Davis
(44) 20 7762 5238
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n A quelques exceptions près, nous n’attendons pas de l’adoption des IFRS de
Chef de secteur. 24 ans d'expérience. changements importants dans le secteur européen de la chimie, ni en termes
Masters (University College, Londres).
Classé respectivement 10e et 7e dans comptables ni en termes de valorisations. Toutefois, nous pensons que l’impact sera
les enquêtes Reuters European et plus notable sur les bilans que sur les comptes de résultats. Ces différences seront
Reuters UK Large Company en 2002.
probablement plus visibles au niveau de la consolidation, des tests de dépréciation de
valeur, du traitement du goodwill, et du traitement et de la valorisation des fonds de
Hans Zayed pension.
(44) 20 7762 5072
[Link]@[Link]
Analyste senior. 15 ans d'expérience.
n Retraite : la différence de traitement des retraites en IFRS par rapport aux normes
MBA, MSc en Ingénierie du pétrole. MSc locales pourrait avoir un impact important sur les comptes. Par exemple, DSM, qui
en Ingénierie civile. Analyste financier
(CFA).
publie actuellement en normes néerlandaises, ne consolide pas ses fonds de pension
néerlandais. DSM estime que le traitement de ces fonds en qualité de « Plans à
prestations définies » en IFRS ajouterait autour de 150 M€ de fonds propres au bilan
et environ 85 M€ d’EBIT (20%+ par rapport à 2004e).
La réévaluation des actifs des régimes et des charges de retraite pourrait également s
avoir un impact sur les bilans et comptes de résultats d’une partie des sociétés, bien
que nombre d’entre elles aient adopté une approche conservatrice (ex. BASF) ou aient t
déjà ajusté leurs versements pour être en conformité avec les normes actuellement
appliquées (ex. Akzo Nobel, BOC, ICI). Lorsque Degussa, Linde et Solvay ont commencé
à publier en IFRS, les trois sociétés ont rapporté un effet négatif de 5-10% sur les
fonds propres imputable à la réévaluation. Nous attendons un impact d’un ordre de
grandeur similaire pour le secteur dans son ensemble.
n Tests de dépréciation : ils pourraient potentiellement avoir un impact sur les fonds
propres dans les cas où la valeur comptable des actifs diffère substantiellement de la
valeur d’utilité, déterminée selon une évaluation par DCF. La lisibilité sur l’ensemble
des sociétés en sera accrue. Il est difficile de juger de l’impact global sur le secteur
mais Degussa et Solvay ont enregistré un effet négatif d’environ 5% sur leurs fonds
propres. Sachant que les tests de dépréciation sont déjà menés en normes comptables
GAAP néerlandaises, l’impact sur le bilan de DSM devrait être minimal.
Décembre 2004 81
Méthodologie SG Chimie Sommaire
4 Des exemples
AKZO NOBEL (normes néerlandaises)
Les principales thématiques
n Le principal élément ayant un impact sur les comptes d'Akzo Nobel concerne le
traitement comptable du goodwill issu des acquisitions, notamment celui de
Courtaulds en 1998. En NL GAAP, le goodwill a été imputé sur les fonds propres. Un
rapprochement complet avec les principes US GAAP annule cet ajustement. Nous ne
pensons pas que les IFRS reviendront sur l'imputation des survaleurs et, en cela, le
bilan d'Akzo, selon les IFRS, devrait être plus proche des NL GAAP que des actuels US
GAAP.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Bayer, Degussa, Givaudan, Linde, Lonza, Solvay
Sociétés utilisant les GAAP US Ciba Specialty Chemicals. Etats de rapprochement avec les comptes
présentés selon les GAAP américaines, fournis par, BASF, BOC, ICI, Rhodia
82 Décembre 2004
Méthodologie SG Chimie Sommaire
s
t
Décembre 2004 83
Méthodologie SG Chimie Sommaire
1 Méthode
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n La valorisation par DCF permet de bien cerner la valeur intrinsèque.
n L’avantage de cette méthode est qu’il ne s’agit pas d’une mesure ponctuelle ; elle
permet de prendre en compte le caractère cyclique d’une activité.
4 Limites de la méthode s
La sensibilité des hypothèses à la valeur obtenues nous conduit donc à appliquer
rigoureusement des hypothèses communes à toutes les sociétés et, tout en nous
t
efforçant d’aboutir à une fair value raisonnable et intellectuellement justifiable, nous
accordons autant d’attention aux différences relatives entre sociétés qui découlent de
l’analyse.
4 Principales hypothèses
Pour calculer le cash flow disponible :
n Nous effectuons une projection à au moins cinq ans par année pour tenir compte
d’un cycle complet de la chimie.
n Pour les années de prévision, prises individuellement, notre modèle retient soit le
budget des investissements industriels d’une société, lorsqu’il est disponible, ou nos
propres estimations du niveau d’investissements industriels nécessaire pour
maintenir l’intensité capitalistique.
84 Décembre 2004
Méthodologie SG Chimie Sommaire
nous devrions faire une hypothèse concernant le rendement du chiffre d’affaires sur
les dépenses. Il est plus facile et plus clair d’éliminer les deux.
n Notre modèle fournit une projection explicite des bilans et nous déduisons la
variation du BFR et les provisions de ces prévisions.
2 Méthodes
alternatives
Multiples boursiers Somme des parties
Multiples boursiers
4 VE/EBITDA
n Nous utilisons principalement pour notre comparaison boursière le multiple
VE/EBITDA. Ce multiple donne une indication sur la manière dont le marché valorise
le cash flow brut généré par l’activité aussi bien pour les porteurs d’obligations que
pour les actionnaires sans les complications liées aux différences de dépréciation,
d’amortissement, de taux d’intérêt et de taux d’imposition d’un territoire à l’autre.
Dans un secteur requérant d’importants investissements comme la chimie, ce ratio
nous semble pertinent.
n Il est fort possible que nos multiples soient différents de ceux indiqués par d’autres s
maisons dans la mesure où nous incluons systématiquement les provisions pour
retraites dans la dette et où nous tenons également compte des investissements t
figurant au bilan. Il convient, cependant, de souligner que nos multiples sont
cohérents sur le plan sectoriel.
4 Limites de la méthode
n Pour l’essentiel, il s’agit de chiffres à un moment donné, qui ne tiennent pas compte
des plus-hauts et plus-bas du cycle de la chimie. Mais, au moins, en établissant notre
comparaison sur des valeurs à un an, nous tenons compte de notre estimation des
changements connus de la structure et de la stratégie d’une société.
Décembre 2004 85
Méthodologie SG Chimie Sommaire
n Notre analyse est basée sur le chiffre d’affaires et/ou l’EBITDA et nous appliquons
les multiples de groupes chimiques purs de taille similaire sur le même marché
chaque fois que possible. En l’absence de comparables, nous appliquons les multiples
que nous considérons appropriés.
s
t
86 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
Distribution alimentaire
Laurence Hofmann
(33) 1 42 13 84 21
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Chiffre d’affaires : la comptabilisation des coopérations commerciales (marges
Coresponsable de secteur. 16 ans arrières environ 20-30% du CA en France) n’a pas été expressément prévue par le
d'expérience. Membre de la SFAF. DESS
de Finance (université d'Aix-Marseille référentiel IFRS. Un débat est en cours sur une comptabilisation en revenus (cas de
III). Plusieurs fois désignée meilleure Casino notamment, aux normes actuelles) ou en déduction du coût des achats (cas de
analyste Distribution par Agefi.
Carrefour, méthode également admise aux normes françaises). Au-delà de l’impact sur
les marges d’exploitation et nettes (positive si en déduction du CAMV), la méthode
Tom Gadsby retenue pourrait surtout affecter la valeur économique des entreprises sur la base du
ratio EV/CA, critère habituellement privilégié lors des acquisitions.
Analyste senior. 4 ans d'expérience.
Royal Military Academy Sandhurst et n EBITDA et EBIT : les notions de résultat exceptionnel ou extraordinaire ne sont pas
Durham University.
reconnues par les IFRS. Le résultat opérationnel comprendra donc de l’exceptionnel
(provision pour dépréciation de goodwill, sorties d’immobilisation, règlements de
Muriel Khawam litiges...) que nous retraiterons pour une vision plus pertinente et juste des comptes.
(33) 1 42 13 76 90
Goodwill : le goodwill d’acquisition ne sera plus amorti mais fera l’objet de tests de
s
[Link]@[Link] n
Analyste. 6 ans d'expérience. Membre
de la SFAF. DESS de Finance (université
dépréciation. Certains emplacements commerciaux et parts de marché seront
Paris-Sorbonne). reclassés en goodwill.
t
n Lease-back et contrats de location : certains contrats de location devront être
retraités comme des locations-financements impliquant une intégration de ces
montants à l’actif du bilan des sociétés dans les immobilisations corporelles et au
passif au niveau des dettes financières. Sachant que la plupart des distributeurs
alimentaires ont recours à ce type d’opération, cet élément pourrait avoir un impact
important sur leur niveau d’endettement.
n Réévaluation des actifs immobiliers : certains groupes pourraient opter pour une
réévaluation de leurs actifs immobiliers. Cette opération aura notamment un impact
positif sur les fonds propres, qui pourrait en partie contrebalancer l’accroissement de
la dette nette, entraînée par le passage aux normes IFRS (reclassement de certains
loyers, des autres fonds propres en dettes financières et déduction des actions
propres de la trésorerie) et réduire l’impact négatif sur le gearing des groupes.
Décembre 2004 87
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
4 Des exemples
AHOLD (normes néerlandaises)
Principales thématiques
n Ahold affiche des leasings opérationnels dans son hors-bilan (3.8 Md€
d'engagement de loyers estimés). Une partie pourrait être réintégrée dans la dette et
dans les actifs corporels.
n Aux normes IFRS, les actions préférentielles (500 M€ estimés) sont reclassées en
dette et déduites des fonds propres.
n La valeur de l'option des puts ICA (exerçable à partir d'avril 2004), estimée à 459 M€
en normes US GAAP, devrait être prise en compte à l'actif avec, en contrepartie, une
augmentation des dettes financières.
n Au niveau des fonds propres (qui sont relativement faibles compte tenu de s
l'imputation du goodwill en Dutch GAAP jusqu'en 2000), le groupe a peu de marge de
manœuvre : les actifs ne peuvent pas être réévalués car ils sont déjà comptabilisés à
t
leur fair value, et le retraitement des acquisitions passées (choix encore non
déterminé par le groupe) pourrait entraîner une dépréciation de goodwill et donc
affecter négativement les fonds propres.
n Sachant que les agences de notation intègrent déjà dans leur calcul les leasings
opérationnels, l'impact en termes de rating de la dette nous semble assez limité et
déjà pris en compte (sous réserve de l'adoption définitive de la méthode de calcul).
88 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
s
t
Décembre 2004 89
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
2 Méthodes
préférées
DCF Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Tient compte des fondamentaux du groupe.
n Fournit une traduction concrète des perspectives d’exploitation d’une entreprise.
n Relative visibilité sur la génération des résultats des deux années à venir, prévisions
servant de pilier au modèle DCF.
4 Limites de la méthode
n Forte sensibilité aux hypothèses retenues.
s
La valeur terminale représente près de 80% de la valorisation.
t
n
n La structure financière est figée au cours de la première année. Nous supposons que
les structures financières des sociétés demeureront fixes à partir de la fin 2004, et
tenons compte de l’endettement de chaque société et du risque inhérent en
appliquant une prime spécifique à chaque valeur.
4 Principales hypothèses
Notre modèle est bâti sur une période de dix ans de 2005 à 2014.
n Notre objectif étant de déterminer une fair value à 12 mois, la date de départ de
notre modèle est donc 2004. Sur les premières années (2005 à 2006), nos prévisions
de chiffre d’affaires et d’EBIT sont détaillées par zone.
n Le coût moyen pondéré du capital (CMPC) est déterminé à partir du taux sans risque
long terme et de la prime de risque du marché 12 mois données SG. Nos calculs se
fondent sur la valeur de marché des fonds propres, soit la capitalisation boursière.
90 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
n Concernant la valeur des autres actifs et des minoritaires, nous retenons la valeur
comptable, sauf en cas de cotation. Ainsi, pour Casino, les participations du groupe
dans Laurus, CBD et Exito sont prises à leur valeur de marché.
Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n L’homogénéité du secteur justifie l’usage des multiples boursiers. A l’exception
d’Ahold, qui est fortement impliqué dans le métier du Food Service, les autres sociétés
du secteur sont des distributeurs alimentaires quasi «purs », exploitant des
hypermarchés, supermarchés et magasins de proximité, ce qui permet de constituer un
échantillon homogène et donne du sens à l’approche par les multiples boursiers. Mais
en fonction de certaines particularités (exposition aux marchés émergents, position de s
leader ou de challenger), nous adaptons notre échantillon pour évaluer un titre.
t
4 Limites de la méthode
n Il existe, cependant, des différences comptables non négligeables. Du fait de
nationalités différentes, les normes comptables sont divergentes, notamment en
matière de politique d’amortissement et de la survaleur. Les sociétés britanniques, par
exemple, amortissent leurs actifs immobiliers sur 40 ans, contre 20 pour les sociétés
françaises. Les ratios tels que les PER ou VE/EBIT s’en trouvent donc fortement
biaisés.
secteur, limite la taille de notre échantillon européen, ce qui est dommageable. Malgré
ces défauts, la valorisation par les multiples boursiers rester une approche
incontournable.
4 Principales hypothèses
Notre approche repose sur l’analyse de deux ratios : VE/EBITDA 2005e et PER 2005e.
n PER (calculé sur la base du bénéfice par action avant survaleur et exceptionnel).
Malgré certaines limites — distorsion provenant des politiques d’amortissement,
pression fiscale, difficultés à retraiter en externe l’exceptionnel —, ce ratio est encore
prédominant sur le marché et s’impose donc à nous.
Décembre 2004 91
Méthodologie SG Distribution alimentaire Sommaire
1 Méthode
alternative
Somme des parties
Cette méthode nous semble aujourd’hui pertinente pour deux petites sociétés de
notre secteur, Guyenne et Gascogne et Hyparlo. Toutes deux pourraient faire l’objet, à
moyen/long terme, d’un rachat par Carrefour, groupe auquel elles ont lié leur destin
(contrat de franchise, participation de Carrefour de 20% dans le capital d’Hyparlo,
société commune à 50/50, Sogara, avec Guyenne et Gascogne).
Nous déterminons la valeur des groupes par référence à de récentes transactions
similaires dans le secteur, en privilégiant le ratio VE/CA, le plus utilisé pour apprécier
les prix de transactions. Il donne en outre une bonne idée de la valeur d’un parc de
magasins, et cela quelle que soit la rentabilité dégagée. Le désengagement d’Hyparlo s
d’Italie en 2002 (cession de 2 hypermarchés à son franchiseur Carrefour) a prouvé,
une fois de plus, que des magasins, même fortement déficitaires, avaient de la valeur
t
(prix estimé entre 70% à 80% du CA). En fonction du pays et du format exploité
(hypermarché, supermarché), nous appliquons un pourcentage de chiffre d’affaires.
Pour les participations détenues dans des sociétés cotées, nous retenons leur valeur
boursière.
Ahold, compte tenu du scandale financier sur US Food service, relève actuellement de ce type
d’approche. En raison de son endettement encore très élevé, malgré l’augmentation de capital
de 3 Md€ et une liquidité tendue, le groupe va devoir procéder à de nombreuses cessions
d’actifs (2.5 Md€). Notre approche est basée sur des ratios de valorisation du secteur en termes
de vente et de multiples d’EBIT.
92 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution spécialisée Sommaire
Distribution spécialisée
John Baillie
(44) 20 7762 5299
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Pour le secteur de la distribution, nous avons identifié 5 différents thèmes impactés
Chef de secteur (Distribution). 16 ans par le passage aux IFRS : les rémunérations en actions, le goodwill, le crédit-bail, les
d'expérience. MA (Oxford). Classé
analyste Distribution dans l'enquête retraites et les instruments financiers (dérivés/couvertures). L’IFRS 2 implique que
Extel 2004. tous les plans de rémunération en actions, y compris les options et les PEE, soient
passés en charges dans le compte de résultats. L’IAS 17 introduit une nouvelle
Tom Gadsby méthodologie pour déterminer si les contrats de crédit-bail doivent être
comptabilisés au niveau opérationnel ou financier. Alors que l’effet pourrait être
Analyste senior - 4 ans d'expérience - important au vu de la large part de contrats de leasing opérationnel liés à des actifs
Royal Military Academy Sandhurst et immobiliers dans le secteur, en première approche, le traitement comptable des
Durham University.
contrats de crédit-bail ne devrait pas être fondamentalement modifié. L’IFRS 3 se
réfère aux immobilisations incorporelles. Le goodwill sera soumis à des tests de
dépréciation annuels et ne sera plus amorti. Le goodwill existant sera comptabilisé au
coût amorti. L’IAS 19 exige l’inscription au bilan de la situation financière nette des
plans de retraites à prestations définies. La majorité des distributeurs britanniques
présente des déficits de retraite si l’on se réfère au FRS 17 (similaire à l’IAS 19), ce qui s
aura impact négatif sensible sur leurs bilans publiés. L’IAS 39 stipule que tous les
dérivés soit réévalués à leur juste valeur à chaque date de bilan. Si les critères de
t
couverture ne sont pas satisfaits, le changement de valeur doit être porté au compte
de résultats, créant une potentielle volatilité accrue à ce niveau ainsi qu’au bilan.
Décembre 2004 93
Méthodologie SG Distribution spécialisée Sommaire
94 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution spécialisée Sommaire
1 Méthode
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n Notre principal outil de valorisation fondamentale repose sur le cash flow à long
terme, et prend en compte :
- la spécificité des métiers de la société,
- le fonds de roulement,
- les investissements industriels, et
- le taux de croissance à long terme.
4 Limites de la méthode
La valorisation par actualisation des cash flows est sensible à des variations
n
4 Principales hypothèses
n Nos valorisations sont fondées sur des prévisions à trois ans alliées à des
hypothèses à moyen terme sur 10 ans de plus en plus prudentes, ainsi qu’une valeur
terminale obtenue à partir d’une hypothèse de croissance à long terme.
n Nos calculs couvrent une période de dix ans allant de 2004 à 2013, et intègrent une
valeur terminale.
n Pour les trois premières années, nous utilisons nos prévisions lorsque la visibilité
est raisonnable et que nous disposons de prévisions fermes en termes de ventes et
d’EBIT.
n Les bêta retenus sont ceux fournis par Bloomberg. Ils sont calculés à partir de
données hebdomadaires sur deux ans, en retenant le FTSEurofirst 300 et le FTSE 100,
selon le cas, conformément à la méthode en vigueur chez SG. Chaque société se voit
attribuer un bêta spécifique, qui reflète principalement sa structure financière et son
profil en termes de visibilité bénéficiaire rapportée au risque.
Décembre 2004 95
Méthodologie SG Distribution spécialisée Sommaire
n Le coût du capital est obtenu à partir du couple taux sans risque à long terme/prime
de risque du marché. Pour les valeurs de l’Europe continentale, nous utilisons la
moyenne sur les 12 derniers mois, réactualisée tous les trimestres, du rendement de
l’emprunt d’Etat allemand à 10 ans de référence. Ce chiffre est de 4.13% (T4 04). Pour
les valeurs britanniques, nous retenons l’emprunt à long terme équivalent, dont le
taux correspondant est de 5.0%. Les primes de risque du marché ressortent
aujourd’hui à 4.7% pour l’Europe et à 4.4% pour le Royaume-Uni. Pour estimer le poids
des fonds propres et de la dette, nous prenons la capitalisation boursière des sociétés
plutôt que leur valeur comptable. Nos WACC s'échelonnent de 7% à 9.5%.
n Pour calculer la valeur terminale, nous retenons un taux de croissance à l’infini
compris entre 1% 2.5%. Ces taux impliquent une croissance réelle de 0% à 1.5%.
2 Méthodes
alternatives
Multiples boursiers Somme des parties
Multiples boursiers
n Pour ce secteur en phase de maturité, nous utilisons également la méthode
traditionnelle des comparaisons boursières.
s
Cette approche nous permet de comparer les multiples relatifs clés en termes de
t
n
nLe secteur de la distribution représentée par le FTSEurofirst 300 fait ainsi apparaître
une fourchette de valorisations large :
- PER : 9-22x,
- VE/EBITDA : 5.4-11.8x,
- VE/CA : 0.4-2.6x, et
- Rendement : 1.3-5.2%.
n Ce large spectre traduit la diversité des situations dans le secteur, qui comprend
aussi bien des valeurs décotées, des situations de retournement et des valeurs de
croissance.
4 Limites de la méthode
n Le manque d’homogénéité des normes comptables utilisées dans le secteur limite la
pertinence de la méthode des multiples boursiers. Au Royaume-Uni, en France, en
Espagne et en Suède, toutes les grosses capitalisations suivies par SG publient leurs
comptes aux normes comptables locales. Aucun de ces groupes ne paraît susceptible
d’adopter les normes IFRS avant 2005. Les divergences portent notamment sur
l’amortissement et les frais d'ouverture de magasins.
n Pour rendre les comparaisons boursières plus pertinentes, nous retraitons donc le
résultat net publié en fonction des dotations aux amortissements de survaleur et des
96 Décembre 2004
Méthodologie SG Distribution spécialisée Sommaire
Décembre 2004 97
Méthodologie SG Equipements électriques/Ingénierie Sommaire
Equipements électriques/Ingénierie
Fabrice Theveneau
(33) 1 42 13 47 22
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Les retraitements que nous appliquons aux comptes des sociétés que nous suivons
Chef de secteur. 7 ans d'expérience. EM sont très proches des règles définies par les IFRS, les principales différences étant :
Lyon. Equipe classée numéro 1, enquête
Extel France 2004.
- Stock-options : les charges correspondant à l’émission de stock-options seront
inscrites au compte de résultats après validation par la Commission européenne.
Gaël de Bray - Instruments financiers comptabilisés à la juste valeur : la volatilité des bénéfices
(33) 1 42 13 84 14
[Link]-bray@[Link] s’en trouvera significativement accrue.
Analyste. 3 ans d'expérience. Analyste
CFA. HEC, Paris. Equipe classée numéro
1, enquête Extel France 2004. 4 Impact sur nos valorisations
n L’essentiel des changements induits par les IFRS est déjà inclus dans nos
retraitements appliqués aux comptes des sociétés. Toutefois, la volatilité des
Caroline Slama
(33) 1 42 13 99 76 résultats opérationnels se trouvera très nettement accrue et nous devrons retraiter
[Link]@[Link]
nos estimations des changements de valorisation des niveaux de stocks et des
Analyste. 3 ans d'expérience. Masters
instruments financiers, que nous considérons comme des éléments exceptionnels
s
de Finance (université Paris-
Dauphine).Equipe classée numéro 1, dans la plupart des cas.
enquête Extel France 2004.
t
Niranjan Aiyagari
4 Des exemples
(44) 20 7762 4222
[Link]@[Link] ALSTOM (normes françaises)
Analyste. 4 ans d'expérience. MBA (HEC,
Paris), B. Tech/MS (Chimie). Les principales thématiques
n Les comptes de Cruise Invest, qui détient certains actifs vendus par Alstom,
Colin Campbell
viennent d’être consolidés, de même que ceux des autres SPE, alourdissant la dette
(44) 20 7762 5609 nette du groupe de 0.8 Md€ environ. Par ailleurs, le groupe devra consolider le leasing
[Link]@[Link]
Analyste senior. 22 ans d'expérience
financier et les accords de location pour environ 0.9 Md€. Impact potentiel sur les
(gestion de fonds et analyse). BSC Univ. retraites estimé à 0.5 Md€.
de St Andrews. Numéro 4 au classement
de l'enquête Extel 2004, vendeur
spécialisé secteur Aéronautique et n Les actifs destinés à être cédés seront comptabilisés séparément (impact pour T&D,
Défense. etc.). Il y aura donc un impact significatif sur les comptes à mars 2004, mais faible par
la suite.
98 Décembre 2004
Méthodologie SG Equipements électriques/Ingénierie Sommaire
n L'impact majeur des IFRS aurait dû venir de la comptabilisation des retraites. Or, en
2003, SKF a déjà adopté la norme suédoise RR29 « Avantages du personnel », basée
sur l'IAS 19. Dans nos calculs, les charges financières liées aux retraites ne sont pas
réintégrées avant l'EBIT. Ce reclassement coûterait environ 1% à la marge d'EBIT en
2004 (mais sans impact sur le RN).
Décembre 2004 99
Méthodologie SG Equipements électriques/Ingénierie Sommaire
n Impact des retraites (compte de résultats) : comme les engagements de retraite sont
comptabilisés dans la dette nette, le compte de résultats est également retraité pour le
calcul des ratios financiers. Par conséquent, seuls les droits acquis au cours de l’année
par les salariés (le « Service cost ») sont traités en qualité de charges opérationnelles.
Nous retraitons les charges d’intérêts au titre des retraites « Interest costs » (qui
deviennent une charge financière) et le rendement des actifs du régime « Expected
return on plan assets » (qui est théorique et devient également un résultat financier).
Équipements
électriques/Ingénierie
Valorisation : nos méthodes
1 Méthode
préférée
VE/EBIT
4 Justification de la méthode
n Nous utilisions par le passé le DCF comme principale méthode de valorisation
« intrinsèque ». Toutefois, une question s’est clairement fait jour lorsque nous avons
comparé les performances historiques et les hypothèses sous-jacentes utilisées dans
l’évaluation par DCF. Dans un DCF, la plupart des analystes suppose que la part du
résultat convertie en cash flow sera très élevée, à un niveau généralement proche de
95%. D’ici à la fin de la période de prévisions, les dépenses d’investissement sont
attendues proches du niveau des amortissements tandis que le BFR devrait progresser
lentement, parallèlement à la croissance du chiffre d’affaires à long terme. Notons
enfin que les éléments exceptionnels sont évidemment pratiquement impossibles à
prévoir. Au cours des dix dernières années, la conversion du résultat en cash a tété
proche de 70%, ce qui signifie que les hypothèses faites dans le cadre des DCF étaient
trop optimistes dans la plupart des cas.
Par conséquent, nous avons adopté un modèle DCF simplifié, qui permet de
déterminer des niveaux de valorisation théorique en fonction des hypothèses
de conversion en cash, du taux d’impôt, du WACC et de la croissance à long
s
terme des cash flows. t
Dans un modèle d’évaluation par les cash flows disponibles, la valeur d’entreprise
(VE) correspond à la somme des cash flows actualisés. En faisant l’hypothèse d’une
croissance stable des cash flows, nous obtenons la formule suivante :
VE = cash flows/(WACC-g)
VE = (EBIT x (1-impôts)+X)/(WACC-g)
Après simplification :
Tous les calculs doivent être réalisés sur une année « normale », correspondant aux
bénéfices normalisés SG.
Par exemple, pour une société classique du secteur, avec un niveau de conversion en
cash de 80%, un taux d’impôt de 30%, et un WACC de 8% et une croissance à l’infini de
2% devrait s’échanger lors de l’année de milieu de cycle à :
VE/EBIT = (80%-30%) / (8%-2%) = 8.3
n La conversion en cash est un élément clé de notre formule. Il apparaît que les
sociétés présentant une conversion en cash faible et volatile parviennent rarement à
améliorer leur taux de conversion. Pour ces sociétés, une hypothèse plus faible doit
être adoptée. En revanche, pour les sociétés dont l’historique de cash flow est solide, à
l’instar de Sandvik, un taux autour de 90% peut être admis.
4 Limites de la méthode
n Les sociétés que nous suivons affirment en majorité que leurs futurs taux de
conversion en cash se situeront nettement au-dessus de leurs niveaux historiques, au
vu des « enseignements tirés du passé » et sont désormais davantage centrées sur la
génération de cash flow. Il faut reconnaître les très notables améliorations
enregistrées dans certains cas (chez SKF et Siemens en particulier). Cependant, si nous
continuons de considérer que l’objectif visé par les sociétés d’une conversion en cash
de 100% est réalisable, ceci reste une hypothèse très agressive. De plus, celle-ci
poserait un second problème majeur : si les sociétés investissaient des montants
structurellement inférieurs à leurs amortissements, l’économie risquerait d’en
souffrir gravement, et il conviendrait donc dans ce cas de baisser l’estimation du taux
de croissance à l’infini, ce qui aurait in fine peu d’impact sur notre valorisation
(l’impact négatif de la baisse du taux de croissance venant compenser l’impact positif
de la hausse de l’estimation du taux de conversion en cash flow). Par conséquent,
nous maintenons notre estimation d’un taux de conversion moyen de 80-85% et d’une
croissance moyenne à l’infini des cash flows proche de 2%. Nous estimons qu’une
activité en croissance nécessite des investissements industriels en moyenne
supérieurs au niveau des amortissements, le BFR s’accroissant parallèlement au CA et
certaines charges exceptionnelles devant également être enregistrées (transferts de
production, rationalisation de sites…).
4 Principales hypothèses
n Nous considérons la performance de cash flow en termes de « conversion », ce qui
est défini en pourcentage du résultat opérationnel (défini comme l’EBITA) converti en
cash flow opérationnel après investissements industriels, mais avant frais financiers,
impôts et dividendes.
3 Méthodes
alternatives
Multiples boursiers Somme-des-parties Rendement du CF
disponible
Multiples boursiers
4 Multiples de VE
n Nous nous fondons principalement sur les ratios VE/EBITA, qui sont proches d’un
ratio Cours/CF qui prendrait en compte la structure financière. Nous réintégrons les
charges de restructuration pour retraiter l’EBITA.
n Nous tenons également compte des autres critères d’évaluation habituels, qui sont
s
largement utilisés par les intervenants du marché et sont donc importants dans la
valorisation relative de notre univers : VE/CA, PER et rendement du dividende.
t
nS’agissant des multiples basés sur la VE, nous utilisons des prévisions sur trois ans
pour toutes nos sociétés.
4 VE/CA
n Il est important de comparer les ratios VE/CA aux marges d’EBITA, car les sociétés
qui affichent des marges bénéficiaires élevées ont tendance à se traiter sur de plus
hauts multiples VE/CA.
n Les titres sous-évalués et surévalués peuvent souvent être repérés à l’aide d’un
diagramme de dispersion des valeurs du secteur, comparant les ratios VE/CA
observés à la moyenne historique des marges d’EBITA ou aux marges normalisées.
n En particulier, l’analyse sur le long terme des marges d’EBITA nous donne une
indication de l’évolution de la performance opérationnelle d’un cycle à l’autre.
- Cette approche est particulièrement pertinente pour les sociétés très sensibles au
cycle, comme les aciéristes ou les opérateurs très exposés aux volumes.
- Un changement de performance cyclique peut signaler une amélioration ou une
détérioration des tendances commerciales.
- Le redressement des marges dans les secteurs qui ont connu des restructurations
comme ceux de la production d’énergie, de l’outillage et des compresseurs, a amélioré la
rentabilité et a entraîné une expansion des multiples de PER et de valeur d’entreprise.
Remarque : notre calcul de la valeur d’entreprise intègre la dette nette et la quasi-dette à
laquelle nous incorporons les provisions pour retraites et les autres provisions en cash
attendues, ainsi que certains éléments hors bilan, tels que les créances titrisées,
correspondant à la définition SG.
n Compte tenu du cash flow disponible généré chaque année, du WACC de la société
et du taux de croissance à l’infini, une approche simplifiée de la VE peut se ramener à
la formule suivante : FCF/(WACC – taux de croissance). Nous déduisons ensuite la s
dette nette retraitée et les intérêts minoritaires pour obtenir ce que nous estimons
être la fair value de la société à long terme.
t
Equipements t éléco ms
Equipements télécoms
Andy Perkins
(33) 1 42 13 53 87
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link]
n Charges de restructuration : nous devrons encore pratiquer un ajustement pour les
Chef de secteur. 10 ans d'expérience. charges de restructuration lorsque nous les considérons comme étant hors du
ACA. Licence avec mention en Affaires.
périmètre des activités classiques.
n Acquisitions et cessions : les IFRS ont peu d’impact sur les données comparatives et
Vincent Rech
(33) 1 42 13 85 16 nous continuerons d’utiliser des chiffres pro forma afin de mieux analyser une
[Link]@[Link]
société post-acquisition.
Analyste. 3 ans d'expérience. Ingénieur
en télécommunications. École Nationale
Supérieure des Télécommunications,
n Hors bilan : la majorité du financement hors bilan a déjà été réintégrée au bilan et
Paris. Executive Program, Kellogg les IFRS ne devraient pas apporter de différence notable.
School of Management.
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Nokia. Ericsson utilise les normes comptables suédoises, mais immobilise
certains coûts de développement selon les IFRS concernées.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement avec les GAAP américaines : Ericsson, Nokia et
Alcatel.
n Financement hors bilan : vers la fin des années 1990, plusieurs sociétés ont prêté
des sommes importantes à d’autres pour financer le déploiement des réseaux. Ce
financement étant en grande partie hors bilan, il doit être pris en compte lors du
calcul des ratios d’endettement. A présent, cependant, la plupart de ces prêts doivent
être inscrits au bilan ou sont en cours de remboursement.
s
t
1 Méthode
préférée
DCF
Nous calculons une fair value pour tous les titres en utilisant l'actualisation des cash
flows, et pour certaines valeurs nous utilisons également la méthode par somme des
parties. Nous confortons nos valorisations DCF par diverses méthodes
complémentaires, notamment une comparaison des multiples boursiers,
particulièrement les ratios VE/CA, VE/EBITDA ou VE/NOPAT, ou encore le PER.
4 Justification de la méthode
n Cette méthode s'applique aux grands groupes historiques du secteur des
équipements de télécommunication.
4 Limites de la méthode s
n L'évaluation par actualisation des cash flows est très sensible à certaines
hypothèses et données subjectives comme la croissance à long terme du chiffre
t
d’affaires, la marge d’exploitation, ou la croissance du fonds de roulement et son
incidence sur le cash flow.
4 Principales hypothèses
n Notre horizon de prévision est divisé en trois périodes. La première comprend un
modèle à court terme détaillé, assorti d’une analyse trimestrielle de l'évolution
potentielle du compte de résultats, du bilan et du tableau de financement. La
deuxième période est analysée avec un modèle prévisionnel à moyen terme (5-10 ans)
moins élaboré, même s'il intègre la possibilité de reproduire le cycle. La troisième
partie du modèle porte sur la valeur terminale.
n Notre coût des fonds propres découle de la formule classique Taux sans risque +
bêta × prime de risque. Les analystes ont toutefois une certaine latitude pour analyser
le bêta (permettant de prendre en compte la qualité de la direction, le risque
d’exécution, ou un changement de périmètre que le bêta historique n’intègre pas).
C’est surtout pour le bêta historique que cette latitude est importante. Ces derniers
trimestres ont vu la plupart des groupes que nous suivons dans le secteur réduire
leur voilure de manière significative. A ce stade, nous devons nous assurer que le taux
d’actualisation reflète correctement les risques liés à la nouvelle structure de ces
groupes, parce que le bêta des activités modifiées pourrait avoir changé
sensiblement.
2 Méthodes
alternatives
Somme des parties Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Cette approche est justifiée pour certains groupes tels que Sagem ou Memscap.
n Notre somme des parties intègre les valorisations SG de chaque branche d'activité
ou la valeur de marché des actifs cotés. La valorisation des différentes activités peut
s'effectuer au moyen de méthodes de valorisation reconnues (multiples de l'ANC ou
PER).
4 Limites de la méthode
n Une limite fréquente est l'absence de société cotée comparable. La détermination de
la prime/décote à appliquer au secteur constitue une autre difficulté.
4 Principales hypothèses
n Pour chaque somme des parties, les hypothèses centrales diffèrent et dépendent de
la nature des sociétés et des activités, ainsi que de la qualité de l'information s
disponible.
Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Nous utilisons les multiples traditionnels tels que les ratios VE/CA retraité, VE/EBIT,
et le PER pour comparer chaque titre avec ses pairs. Cette approche nous permet de
comparer les sociétés selon une série de ratios, dont certains sont spécifiques au
secteur.
4 Limites de la méthode
n Une limite fréquente est le manque de sociétés cotées comparables ainsi que les
problèmes résultant des différents traitements comptables adoptés par les sociétés
dans les différents pays.
4 Principales hypothèses
n Le principal postulat, lorsqu’il s’agit de comparer des sociétés en confrontant leurs
multiples, est qu’elles sont véritablement comparables, dans le sens où leurs activités
sont similaires. En outre, il est également fait l’hypothèse que les traitements
comptables sont suffisamment concordants pour permettre la réalisation d’une
comparaison cohérente.
Félicie Lhoste
(33) 1 58 98 29 79
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Loyers : l’IFRS n’entraînera pas de changement dans notre manière de retraiter les
Chef de secteur. 5 ans d'expérience. loyers des hôtels qui ont mis en place des structures de « sell and leaseback ». Selon
ESSEC (Paris).
l’IFRS 17, le contrat de crédit-bail doit être comptabilisé par le locataire à la fois à
l’actif et au passif (comme si l’actif avait été acheté au crédit) à la juste valeur de
Mathias Desmarais l’actif, ou à la valeur actuelle nette des engagements de location minimums, si ces
(33) 1 42 13 81 49
[Link]@[Link] derniers sont inférieurs. L’actif doit être déprécié de la même manière que les autres
Coresponsable de secteur. 5 ans actifs. Les loyers sont ventilés entre frais financiers et remboursement de dettes. Le
d'expérience. Mastère Audit & Conseil
de l'ESCP-EAP. Magistère Banque-Finance locataire doit comptabiliser les baux d’exploitation en charges dans le compte de
de l'université Paris 2 Panthéon-Assas. résultat.
4 Des exemples
SODEXHO ALLIANCE (normes françaises)
Les principales thématiques
n Les trois principaux impacts du passage aux normes IFRS seront pour Sodexho : 1) le
goodwill, qui ne sera plus amorti ; 2) les stock-options ; 3) les engagements de retraites.
n Nous estimons que la perception du titre ne devrait pas être modifiée par
l'introduction des nouvelles normes. A noter également la date de première
application des normes, en août 2005 (pour le bilan d'ouverture), le groupe clôturant
son exercice fin août.
s
t
1 Méthode
préférée
Somme des parties
n Une évaluation détaillée par activité fondée sur l'actualisation des cash flows
disponibles (DCF) de chacun des métiers de la société concernée. Ces valorisations
sont réalisées en valeur d'entreprise à 100%, avant prise en compte des minoritaires,
des actifs périphériques (financiers, sociétés mises en équivalence) et de la dette.
4 Justification de la méthode
L’approche somme des parties permet de prendre en compte : s
n Le profil spécifique de chaque métier. Pour Accor, par exemple, nous valorisons
séparément l’hôtellerie et les services aux entreprises (différences au niveau de t
l’intensité capitalistique, et donc du taux de conversion des produits d’exploitation en
cash flow disponible, mais également au niveau de la croissance à long terme et du
bêta).
4 Forces de la méthode
n Nous retenons la marge d’exploitation de milieu de cycle, ce qui permet de lisser les
effets de cycles.
n Valorisation théorique isolée pour chaque pôle d’activité, permettant d’intégrer des
risques spécifiques à chaque métier (hôtels plus risqués que services corporate).
n Valorisation par flux cash. Par exemple, les modes de détention des hôtels (pleine
propriété, location ou franchise) n’influent pas sur notre valorisation (contrairement à
une VE/EBIT).
hypothèses retenues.
n Cohérence intra-sectorielle.
4 Limites de la méthode
n Valorisation très fondamentale intégrant peu les phénomènes « court terme »
(réservations de dernière minute…) pouvant peser sur la valorisation.
n Peut être en décalage par rapport aux anticipations à court terme du marché.
4 Principales hypothèses
Chaque activité est valorisée par actualisation des cash flows. Nos hypothèses sont
les suivantes :
n Le résultat d’exploitation est converti en cash flow disponible. Bien qu’il s’agisse
d’un ratio prospectif, il intègre les performances historiques. Ce ratio varie fortement
en fonction de l’intensité capitalistique de l’activité (pour exemple, notre valorisation
de Compass retient un ratio de 90% pour la restauration collective, mais de 80% pour
les concessions).
n Nous retenons un taux de croissance à l’infini différent pour chaque métier. Ces
taux sont compris entre 2.0% et 2.75%, légèrement au-dessus du taux de croissance du
PIB.
nLa somme des valorisations de chaque sous-segment (VE) est ensuite retraitée des
minoritaires, des SME et de la dette pour aboutir à notre fair value.
2 Méthodes
alternatives
ANR Multiples boursiers
n Mode de détention des hôtels très différent de ce qu’il était auparavant (pleine
propriété aujourd’hui très rare).
Immob ilier
Immobilier
Michel Varaldo
(33) 1 42 13 73 02
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Immobilisations corporelles (norme IAS 40) C’est le principal impact des IFRS
Chef de secteur. CFO de Simco (7 ans). pour le secteur : les sociétés devront choisir entre une valorisation historique des
Analyste financier Immobilier,
Construction, Utilities (10 ans). Autres : immeubles ou une valorisation au prix du marché. Dans le premier cas, les immeubles
CGE (3 ans). Ingénieur, ESSEC, membre seront amortis, dans le deuxième cas l’écart de valorisation sur l’exercice passera en
de la SFAF.
résultat. La première méthode choisie par Klépierre a l’avantage d’une bien meilleure
stabilité du résultat. La deuxième méthode, qui devrait être largement adoptée,
d’autant plus qu’elle correspond à la pratique bilantielle des sociétés hollandaises ou
britanniques, donne directement au bilan l’actif net réévalué (égal aux fonds propres)
avec un résultat qui prend en compte l’exploitation d’une part et le changement de
valorisation des immeubles d’autre part. Il est très probable que les sociétés qui
n’adopteraient pas la réévaluation en continu des immeubles donneront tous les
éléments pour reconstituer le résultat et le bilan après réévaluation (Klépierre s’y est
engagé). La première méthode présentera également l’inconvénient pour les sociétés
de devoir calculer des dotations aux amortissements par la méthode des composants.
Les immeubles devront être obligatoirement « découpés » en éléments de durée de s
vie identique, qui seront amortis sur cette durée de vie et totalement amortis à leur
remplacement. Notons enfin que les sociétés françaises qui ont adopté le statut SIIC,
t
ont réévalué leur bilan (à fin 2002 pour les sociétés suivies). Ce changement
fondamental ne modifiera pas les calculs des ANR et du cash flow, ce dernier ne
prenant pas en compte les plus-values de cessions d’immeubles patrimoniaux et étant
établi avant dotation aux amortissements.
n Contrats de location (norme IAS 17). Les franchises ou paliers de loyers accordés à
certains nouveaux locataires devront être lissés sur la durée du contrat et ne pourront
donc être pris en compte au fur et à mesure de leur impact financier en cash. Cette
norme n’aura pas d’impact très significatif.
n Les comptes des promoteurs immobiliers seront impactés par trois éléments. La
comptabilisation des contrats à l’achèvement ne sera plus permise : mais très peu de
contrats sont comptabilisés à l’achèvement, la règle générale étant la comptabilisation
à l’avancement. Les frais financiers stockés seront, au choix des entreprises françaises
qui sont les seules à les comptabiliser, soit maintenus soit supprimés : dans
l’hypothèse d’une suppression, qui rendrait plus comparable les sociétés de
promotion françaises et leurs homologues étrangères, l’impact porterait sur un
exercice. Enfin l’amortissement des survaleurs, importantes pour certains
promoteurs, ne sera plus autorisé, mais remplacé par un test d’évaluation annuel.
n Nous pensons que le rendement offert par le dividende sera encore plus un élément
clé de la valorisation des sociétés foncières.
n En revanche, les comparaisons sur la base du PER ne sont pas pertinentes. Les
normes IFRS rendront la valorisation par le PER encore plus inutile puisque certaines
sociétés continueront d’amortir alors que les autres enregistreront dans le résultat les
effets de changement de valorisation des actifs sur la période.
n Cash flow courant Notre définition est déterminée hors plus-values de cessions
patrimoniales pour l’ensemble des sociétés du secteur. Ainsi, elle est différente de
celle présentée par les sociétés espagnoles, qui intègrent les plus-values de cessions
d’immeubles. En revanche, elle comprend la marge sur promotion pour compte de
tiers des sociétés présentes dans ces opérations.
Notre fair value à 12 mois est la moyenne des trois méthodes suivantes :
3 Méthodes
préférées
ANR corrigé – Gordon Shapiro DCF Dividendes et sortie ANR
Notre fair value à 12 mois est la moyenne des trois méthodes suivantes :
ANR corrigé Gordon Shapiro, actualisation des cash flows, dividendes et sortie ANR
4 Justification de la méthode
n Cette méthode très pédagogique a le mérite de montrer qu’une société ne peut être
évaluée sous le seul angle de son ANR. La décote ou la surcote qui en résultent ne
peuvent être le seul critère justifiant l’achat ou la vente d’une foncière.
n La notion brute d’ANR n’est pas entièrement satisfaisante dans une optique
s
d’évaluation des sociétés immobilières cotées. A partir de la formule de Gordon
Shapiro, cette méthode fait le lien entre l’ANRC (actif net réévalué corrigé) et l’ANR
t
sous forme d’une décote ou surcote normée. Celle-ci dépend de la rentabilité du
produit sous-jacent (l’immeuble), de la capacité à le faire fructifier (stratégie,
management), de l’évolution des marchés boursiers (corrélation entre ces marchés et
le cours de Bourse).
4 Limites de la méthode
n Cette méthode est très volatile car elle repose sur les éléments d’un exercice.
Inversement, elle permet de valoriser la foncière pour un tiers sur des chiffres à très
court terme, ce qui n’est pas le cas des deux autres méthodes utilisées.
4 Principales hypothèses
n L’ANRC est déterminé en fonction de la décote normée propre à chaque société. Il
est lié à la rentabilité des actifs, aux perspectives de croissance, etc.
D CFCD + var. P
´
V
= CFCD + var. P ANR
ANR T -G
où :
CFCD + var. P = cash flow courant disponible après travaux + revalorisation annuelle
des actifs
n Traduite en langage courant, cette formule signifie que la décote normée est
fonction de la rentabilité de l’actif net réévalué à la date t, de la croissance du cash
flow à long terme et de l’évolution des marchés boursiers. A noter que la politique de
distribution doit rester compatible avec les perspectives de croissance et le niveau du
cash flow disponible.
nLa valeur de la société, c’est-à-dire notre estimation de l’actif net corrigé (ANRC), est
donc le produit de l’ANR publié par les sociétés et de la décote normée.
4 Justification de la méthode
n Dans une optique d’évaluation dynamique des sociétés, et puisque nous estimons
que les perspectives de croissance sont l’un des critères d’appréciation privilégiés,
nous valorisons également les sociétés par l’actualisation, au coût du capital, du cash
flow futur disponible après travaux de rénovation.
n Cela permet d’intégrer :
- Les stratégies en termes de positionnement et de rentabilité des actifs. s
- L’impact des développements futurs.
t
- Les politiques d’endettement mises en place et leur pertinence dans
l’environnement de taux et de rendements immobiliers.
- Les politiques d’optimisation fiscale.
- Par ailleurs, nous disposons d’une bonne visibilité sur l’évolution des cash flows
des sociétés.
4 Limites de la méthode
La comptabilisation des budgets annuels de rénovation des immeubles est une source
potentielle de distorsion.
En France, une partie de ces budgets est comptabilisée en charge dans le compte de
résultat, le solde étant immobilisé et amorti sur une durée variable en fonction de la
nature des travaux. Aux Pays-Bas, une partie de ces budgets est intégrée au bilan lors
de la revalorisation annuelle des actifs. En effet, dans ce pays, les immeubles sont
comptabilisés au bilan en valeur de marché (contrairement à la France).
4 Principales hypothèses
n Cash flow courant. Notre définition du cash flow courant exclut les plus-values de
cessions patrimoniales pour l’ensemble des sociétés du secteur. Ainsi, elle est
différente de celle présentée par les sociétés espagnoles, qui intègrent les plus-values
de cessions immobilières. En revanche, elle intègre la marge sur promotion pour
compte de tiers des sociétés présentes dans ces opérations.
n Calcul du bêta. Les bêtas disponibles sur le secteur immobilier ne sont pas
significatifs (R2 très faibles). En conséquence, nous calculons un bêta qui dépend
pour 50% du niveau d’endettement et pour 50% du secteur d’activité.
Une société dont les actifs uniquement parisiens seraient répartis à 10% dans le
logement, 50% dans les bureaux et 40% dans les commerces, aurait un ratio de 10% x
0.6 + 50% x 1 + 40% x 0.8, soit 0.88 pondéré à 50%, soit 0.44. Si cette société a une LTV
de 25%, son bêta ressortirait à 0.36 + 0.44 = 0.80.
n Prime de marché et taux d’intérêt sans risque : données SG
La prime de marché et les taux d’intérêt sans risque sont des données SG, calculées à
chaque début de trimestre, pour l’Europe continentale et pour le R-U.
4 Justification de la méthode
n Cette dernière méthode consiste à se placer du côté de ce que reçoit l’actionnaire :
son investissement lui rapporte les dividendes réellement distribués et son cours de
sortie au bout de 10 ans.
n Le cours de sortie au bout de 10 ans est supposé égal à la moyenne des ANR définis
ci-dessous :
- L’ANR de liquidation est ce qu’obtiendrait la société si elle vendait chacun de ses
actifs à la valeur d’expertise, après paiement éventuel de l’impôt sur les plus-values,
- L’ANR de reconstitution est ce qu’il serait nécessaire d’investir pour reconstituer la
société en rachetant chacun de ses actifs à sa valeur expertisée. Par rapport à l’ANR de
liquidation, l’ANR de reconstitution ne supporte pas l’impôt sur les plus-values
latentes et est augmenté des droits de mutation.
4 Limites de la méthode
La valorisation dépend d’une part du niveau actuel du dividende et de son évolution
et d’autre part de l’évolution de la valeur des actifs pendant 10 ans qui conduit aux
ANR.
s
4 Principales hypothèses t
n Cours de sortie. Nous supposons implicitement que le cours de Bourse est à mi-
chemin entre les deux ANR à long terme Nous déterminons l’évolution de la valeur
des actifs par segment pour chacune des prochaines années et nous retenons un
croissance à plus long terme de 2% pour les loyers et de 2.5% pour la valeur des actifs.
n Dividende L’évolution des dividendes sur 10 ans suppose une appréciation de la
capacité de la société à distribuer qui repose sur l’évolution des cash flow disponibles
mais aussi sur la politique de pay out du management.
1 Méthode
alternative
Multiples boursiers
Multiples boursiers
n Les normes IFRS rendront la valorisation par le PER encore plus inutile puisque
certaines sociétés continueront d’amortir alors que les autres enregistreront dans le
résultat les effets de changement de valorisation des actifs sur la période.
4 Il convient de prendre en compte les ratios de cash flow courant (hors plus-
values sur cession d’immeubles) : Cours/Cash flow et Cours/Cash flow
disponible.
n Ils permettent de réaliser des comparaisons européennes, en réduisant les
distorsions comptables avant ou après les IFRS.
n Néanmoins, il convient de pondérer ces ratios en fonction :
- du risque propre à chaque société immobilière.
4 Rentabilité opérationnelle
Les ratios suivants et leur évolution permettent d’apprécier la rentabilité des actifs et
de la structure étudiée.
n EBITDA/valeur d’entreprise.
4 Rendement
Avec la généralisation en Europe des statuts de transparence fiscale, (Pays-Bas, s
Belgique, France et demain Allemagne, Royaume-Uni…) les foncières deviennent
encore plus des valeurs de rendement. Nous pensons que le rendement offert par le
t
dividende sera un élément clé de la valorisation des sociétés foncières.
Zafar Khan
(44) 20 7762 5317
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Retraites : les rendements des actifs des régimes de retraite et les frais financiers
Directeur adjoint de la recherche sur les engagements de retraite devront être intégrés dans la section des éléments
paneuropéenne. Chef de secteur. 18 ans
d'expérience. MBA. Doctorat
financiers (après l’EBIT) du compte de résultat. Il s’agira d’un poste volatil.
d'ingénierie mécanique (univ. de
Londres). Équipe classée respect. # 3 et n R&D : les sociétés seront autorisées à capitaliser certains coûts de développement
11 dans les enquêtes Agefi et Extel
alors que les frais de recherche seront toujours passés par pertes et profits. Les
2003, secteur Aéronautique & Défense.
entreprises auront une certaine latitude pour déterminer quels frais elles souhaitent
capitaliser ou inscrire en charges. Nous pensons que les coûts de R&D capitalisés nets
Edward Stacey
(44) 20 7762 5616
(capitalisation-amortissement) devraient dans une certaine mesure être imputés au
[Link]@[Link] compte de résultat afin de créer une base de comparaison homogène aux fins de
Analyste. 3 ans d'expérience. Masters
de mathématiques (université d'Oxford).
valorisation.
Analyste financier (CFA).
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Application partielle uniquement : EADS, Thales, Smiths Group
n Les avances reçues des clients, nettes du fonds de roulement attribuable, sont traitées
comme de la dette pour le calcul de la valeur d’entreprise.
Industrie aérospatiale
et défense Valorisation : nos méthodes
1 Méthode
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n Il s’agit d’un bon indicateur de la valeur des fonds propres par action. Pour les
secteurs cycliques, la méthode DCF dépend dans une large mesure de l’année initiale
(est-elle proche du haut ou du bas du cycle ?).
4 Limites de la méthode
n Risque d’avantager les sociétés de moins bonne qualité. Comme les années de
prévision comprennent en général de bonnes années, cette méthode pourrait
favoriser les groupes de qualité inférieure dont les résultats sont plus cycliques. s
n Les éléments exceptionnels sont souvent sous-évalués. Les sociétés ont tendance à t
comptabiliser des charges occasionnelles qui sont difficiles à refléter à l’aide de cette
méthode.
4 Principales hypothèses
n Nous utilisons un modèle relativement simple élaboré avec des hypothèses très
prudentes que nous appliquons uniformément à l’ensemble des sociétés du secteur
afin d’obtenir un filtre d’évaluation.
n Nous utilisons nos prévisions de cash flows pour les trois prochaines années.
n Nous retenons une hypothèse de croissance à l’infini des cash flows de 1% pour la
plupart des sociétés de notre échantillon.
n Nous reconnaissons qu’il n’existe pas de méthode figée pour le calcul du WACC et
fournissons à cet effet une analyse de sensibilité.
n Le WACC utilisé dans notre scénario central est calculé à partir des anticipations de
prime de risque du marché actions des stratégistes de SG et d’une estimation du bêta
des sociétés fondée sur le bêta fourni par Bloomberg (données hebdomadaires sur les
deux dernières années).
4 Méthodes
alternatives
Multiples
boursiers
Somme des
parties
Conversion en
cash flow LT
Rendement du CF
disponible
Multiples boursiers
Cours/Cash flow qui prendrait en compte la structure financière. Nous réintégrons les
charges de restructuration pour retraiter l’EBITA.
n Nous utilisons également les autres paramètres d’évaluation habituels, qui sont
largement employés par les intervenants du marché et sont donc importants dans la
valorisation relative de notre échantillon : VE/CA, PER et rendement du dividende.
n Pour les multiples fondés sur la valeur d’entreprise, nous utilisons des prévisions
sur trois ans pour toutes les sociétés que nous couvrons.
VE/CA
n Il est important de comparer les ratios VE/CA avec les marges d’EBITA, car les
sociétés qui affichent des marges bénéficiaires élevées ont tendance à se traiter sur s
de plus hauts multiples VE/CA.
n Les titres sous-évalués ou surévalués peuvent souvent être repérés à l’aide d’un
t
diagramme de dispersion des valeurs du secteur, comparant les multiples VE/CA
observés aux marges d’EBITA historiques moyennes ou aux marges normalisées.
n L’analyse sur le long terme des marges d’EBITA donne une indication de l’évolution
de la performance opérationnelle d’un cycle à l’autre.
- Cette approche est particulièrement pertinente pour les sociétés très sensibles au
cycle, comme les aciéristes ou les opérateurs très dépendants des volumes.
- Une variation de la performance cyclique peut signaler une amélioration ou une
détérioration des tendances du marché.
Remarque : notre calcul de la valeur d’entreprise tient compte de la dette et de la quasi-dette
qui intègre des éléments tels que les provisions pour retraites, d’autres provisions en cash
attendues et certains éléments de hors bilan tels que les créances titrisées, correspondant à
la définition SG.
n Fondée sur les multiples d’EBIT et de CA, l’approche par somme des parties permet
de mieux évaluer leur valorisation intrinsèque.
n En règle générale, les valorisations obtenues par l’approche par somme des parties
seront nettement plus élevées que celles issues du scénario central du modèle DCF.
Cette méthode se révèle souvent la plus pertinente lorsqu’une OPA est à l’étude.
4 Justification de la méthode
n Il s’agit d’une mesure qualitative que nous jugeons très intéressante dans le cadre
de l’évaluation des sociétés du secteur.
n Ce paramètre est un bon indicateur de la qualité des résultats d’une société. Nous
estimons qu’une entreprise industrielle devrait en général convertir 70 à 80% de son
résultat opérationnel en cash flow sur un cycle.
n La performance des sociétés varie sensiblement.
- Les sociétés en croissance (comme les entreprises éoliennes par exemple), dont les
investissements industriels et les besoins en fonds de roulement augmentent,
présenteront un taux de conversion en cash flow inférieur à celui de sociétés matures
enregistrant une croissance limitée ou inexistante.
- Cet aspect ne doit pas constituer une préoccupation s’il existe une justification car,
à mesure que la société gagnera en maturité, son taux de conversion s’améliorera.
n Pour certains groupes, la faible taux de conversion en cash flow demeure un bon
indicateur des difficultés en cours (faiblesse de la marge d’exploitation, poids des
charges de restructuration et des provisions, mauvaise gestion du BFR).
s
4 Principales hypothèses
n Nous examinons la performance en termes de cash flow sous l’angle du taux de t
conversion qui correspond à la part du résultat opérationnel (EBITA) converti en cash
flow opérationnel après investissements industriels mais avant frais financiers,
impôts et dividendes. Nous présentons sous format graphique la performance
historique et les prévisions en matière de conversion en cash flow.
Paul Morland
(44) 20 7762 5065
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Coûts des stock-options : il semble désormais probable que nombre de sociétés (ex.
Coresponsable de secteur. 11 ans Business Objects et Dassault Systèmes) changeront à l’avenir leur politique
d'expérience. ACA. Numéro un de
l'enquête Extel 1998. d’émission de stock options compte tenu des charges qu’elles devraient supporter si
elles ne le faisaient pas. Notons également que certaines sociétés recherchent
également des méthodes fiscales alternatives et satisfaisantes pour satisfaire leurs
Stefan Slowinski
(33) 1 42 13 54 22 salariés.
[Link]@[Link]
Analyste senior. 7 ans d'expérience. BA n Comptabilisation des acquisitions : la comptabilisation à la juste valeur des
de l'Université de Pennsylvanie. Numéro
trois de l'enquête Extel France.
immobilisations, comme les frais de développement et de marques lors de
l’acquisition d’une société, aura des implications sur les amortissements post-
acquisition. Lorsque les sociétés cibles n’ont pas précédemment capitalisé ces
Bruce Gonyea éléments, le compte de résultats pâtira d’amortissements supplémentaires à l’issue de
l’acquisition.
Responsable du secteur. Stratégiste
Publication par segment : bien qu’il soit trop tôt pour évaluer son impact réel, nous
tech. 15 ans d'expérience. MBA Boston
s
n
University.
pensons qu’elle améliorera la visibilité sur les résultats de certaines sociétés.
t
4 Impact sur nos valorisations
n Les deux seuls domaines dans lesquels nous attendons des changements notables
sont la comptabilisation en charges des stock-options et la comptabilisation à la juste
valeur des survaleurs. Sachant que nos fair values sont fondées sur une analyse par
DCF, nous n’anticipons pas de changement significatifs de nos fair values.
n Nous avons également utilisé des valorisations fondées sur les PER pour
l’évaluation des comparables et il ne devrait pas y avoir de grandes différences en
raison du passage en charges des stock-options. L’impact sur la propension des
sociétés à émettre des options n’est pas encore clair, mais sur la base des pratiques
actuelles, la variation possible sur les différentes sociétés semble grande.
4 Des exemples
DASSAULT SYSTÈMES (normes françaises)
Les principales thématiques
n Les principaux ajustements pour Dassault Systèmes en matière de rapprochement
des Local GAAP et des US GAAP concernent le goodwill et les dérivés. Pour le goodwill,
le passage aux IFRS ne changera par rapport à la publication en US GAAP. Pour les
instruments financiers, le groupe pense que le traitement selon les IFRS ne sera pas
fondamentalement différent de son application des US GAAP. On ignore toutefois quel
sera précisément leur traitement selon les normes IFRS.
continuera de publier ses résultats en US GAAP, mais ses comptes en French GAAP
passeront aux IFRS. Au lieu de fournir aux investisseurs une réconciliation des US
GAAP et des French GAAP, le groupe rapprochera les US GAAP et les IFRS. Le goodwill
ne sera donc plus un élément de rapprochement.
n Si le modèle Black Scholes était adopté pour valoriser les options, cela pourrait
réduire significativement les bénéfices bien que la question de savoir si l’utilisation
des options en tant que mode de rémunération par les sociétés changerait si elles
étaient amorties dans le compte de résultats reste peu claire. Les résultats 2003
auraient été dilués de 41% si les stocks-options avaient été comptabilisées en charges.
n Le traitement des instruments financiers selon les IFRS ne sera sans doute pas
fondamentalement différent de leur traitement dans les comptes US GAAP actuels.
n Les règles de R&D selon les IFRS pourraient supposer une capitalisation des
dépenses de développement, ce qui, selon Dassault, n'est pas adapté aux dépenses de
logiciels.
n Les conséquences pour les sociétés qui tiennent actuellement leur comptabilité
uniquement en GAAP nationales (en particulier en France), et qui devront
prochainement adopter les IFRS, seront également étudiées de près.
Sociétés utilisant les US GAAP Les résultats sont, pour la majorité, publiés selon les GAAP américaines ou
locales. Des leaders européens comme SAP, Dassault Systèmes et Business
Objects publient leurs résultats conformément aux GAAP américaines.
n Survaleur : d’un point de vue historique, nombre d’acquisitions dans le secteur des
logiciels et services informatiques se sont soldées par un amortissement important
en raison du prix élevé payé au titre des actifs incorporels pendant la bulle
technologique. L’amortissement consécutif de la survaleur en cours est retranché du
BNPA retraité. En outre, toute réduction exceptionnelle de la survaleur existante est
supprimée.
n Coûts d’option : nous avons tendance à ne pas tenir compte des coûts d’option, dans
la mesure où c’est là la norme dans le secteur jusqu’à présent. Nous retenons, en
revanche, les actions pleinement diluées pour tenir compte de la dilution liée aux
options Pour les sociétés technologiques, cela peut être important.
s
t
1 Méthodes
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n Cette méthode permet de déterminer une fair value à 12 mois pour les valeurs d'un
secteur cyclique. En effet, l’évaluation par DCF lisse les performances et permet
d’évaluer une société dans des conditions normalisées.
n Le secteur des Logiciels et Services informatiques est certes cyclique, mais c'est
également un secteur de croissance. La pérennité de la croissance étant une
composante fondamentale du processus de valorisation, l’utilisation de l'actualisation
des cash flows permet d'intégrer des taux de croissance à plus long terme, c’est-à-dire
au-delà des deux ou trois prochaines années, comme le font beaucoup d’autres
méthodes de valorisation.
n Avec d’importants cash flows, des investissements en capital relativement limités et
peu de distorsions financières additionnelles, le secteur se prête bien à une
évaluation par DCF.
s
t
4 Limites de la méthode
n Tout en estimant que la méthode par DCF constitue probablement le meilleur
moyen de calculer une valeur théorique, nous devons préciser que sa pertinence varie
selon les sociétés et certains facteurs spécifiques tels que les restructurations en
cours, les effets de change, ou le potentiel de lancement de nouveaux produits.
n Il est donc important d’utiliser des techniques comparatives en complément,
notamment pour les sociétés en restructuration.
4 Principales hypothèses
- Nous prévoyons le cash flow disponible en trois étapes :
- Première étape : prévisions de cash flow disponible sur trois ans (2004-06), qui
reflètent les prévisions de la société.
- Deuxième étape : prévisions de cash flow disponible sur sept ans (2007-13), avec un
retour progressif de la croissance vers la moyenne à long terme et le maintien d'un
taux la conversion de l’EBIT en trésorerie d’exploitation spécifique au groupe, ce qui
signifie que pour 2013, les estimations de croissance du chiffre d’affaires et de
marges reflètent largement nos prévisions pour le groupe sur un cycle entier.
- Troisième étape : à partir de la treizième année, la valeur terminale est calculée en
appliquant au cash flow disponible un taux de croissance à l’infini nominal.
L’application de ces différents éléments nous permet de dégager une valeur implicite
à horizon 12 mois pour chaque société.
1 Méthode
alternative
Multiples boursiers
Multiples boursiers
n Le principal multiple pris en compte pour le secteur est le PER. Toutefois, il se
révèle souvent inapproprié, en particulier en présence de résultats de bas de cycle ou
de mesures de restructuration. Dans de telles situations, nous examinons
principalement le ratio VE/CA, qui est particulièrement utile pour les sociétés de
services informatiques. Nous étudions également les multiples de cash flow
disponible, les ratios VE/EBITA et PEG.
n Lors de l’étude des SSII, nous les comparons aux groupes européens et US du secteur.
Il faut cependant garder à l'esprit que les américaines bénéficient d’une législation du
travail nettement plus souple, ce qui leur permet de surperformer leurs comparables
européens sur le plan opérationnel. En outre, les sociétés américaines du secteur sont
souvent mieux gérées, avec une taille critique plus importante et des méthodes plus s
avancées, en particulier dans le domaine de la sous-traitance. Nous attribuons à chaque
société une prime ou une décote par rapport à la moyenne sectorielle en fonction de t
son positionnement sur le marché, de la qualité de ses résultats, de sa visibilité
opérationnelle, de son potentiel de croissance estimé et de sa réactivité.
n Pour les éditeurs de logiciels, les comparaisons au sein du secteur s’effectuent aussi à
l'échelle internationale en raison du caractère mondial du secteur. Nous considérons la
décote attribuée traditionnellement aux valeurs européennes par rapport aux
américaines en raison de perspectives de croissance généralement moins bonnes.
4 Justification de la méthode
n La comparaison des différentes sociétés nous permet d’estimer de manière
objective le niveau auquel chaque valeur devrait se négocier par rapport à ses pairs,
sur le plan mondial ou européen. Elle peut également faire ressortir des anomalies
dans les valorisations de certaines sociétés du secteur.
Luxe et Cosmétiqu es
Luxe et Cosmétiques
Nathalie Longuet
(33) 1 42 13 82 39
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Réévaluation d’actifs : cela devrait constituer un des ajustements principaux, mais
Chef de secteur. 12 ans d'expérience. dépendra des options choisies lors de la première adoption en ce qui concerne les
Membre de la SFAF. DESS de Finance
regroupements d’entreprise. La plupart des groupes de luxe et certains de
(université Paris-Dauphine). Plusieurs
fois citée au palmarès des enquêtes cosmétiques ayant réalisé de nombreuses acquisitions à des prix élevés, la
Extel et Reuters. problématique est donc d’éviter ou de compenser d’éventuels tests de dépréciation
sur les actifs incorporels acquis par des réévaluations sur des actifs corporels. En
E. Bruley des Varannes
conséquence, les périodes d’amortissement pourraient s’en trouver également
(33) 1 42 13 47 15 changées.
[Link]-des-varannes@[Link]
Analyste senior. 7 ans d'expérience. n Impôts différés passif : en conséquence du point ci-dessus, les sociétés du secteur
Maîtrise d'Economie (université Paris-
pourraient avoir à faire face à la comptabilisation d’impôts différés liés aux écarts
Sorbonne). ISG, Paris. Équipe numéro un
du classement de l'Agefi de 1999 à d’évaluation sur actifs incorporels.
2002.
n Retraitement des actions propres : celles-ci devront être déduites des fonds propres
et non plus comptabilisées au bilan. Néanmoins, cet ajustement devrait se révéler
relativement mineur.
n Instruments financiers : les instruments de couverture et instruments financiers
s
hybrides devraient entraîner une volatilité des frais financiers. t
n Éléments exceptionnels : si ceux-ci sont reclassés au-dessus du résultat
opérationnel, ce qui devrait avoir une incidence importante pour des groupes tels que
LVMH et PPR.
4 Des exemples
LVMH (normes françaises)
Les principales thématiques
n Goodwill & immobilisations : en IFRS, le goodwill est soumis à des tests de
dépréciation, d'où des ajustements potentiels, notamment pour DFS, sachant que son
goodwill est actuellement converti au coût historique et non au taux de change à la
date de clôture. SPE : LVMH ne devrait pas changer sa façon de comptabiliser ses J-V
avec Diageo. Revalorisation des immo. : LVMH pourrait décider de revaloriser des
actifs (vignes). Éléments hors bilan : 3.1 Md€ de leasing opérationnel devraient rester
hors bilan. LVMH détient aussi 531 M€ de leasing financier, et 380 M€ de rachat de
minoritaires pourraient être réintégrés en dette nette.
groupe que ses bénéfices tendent déjà à être structurellement volatils (exposition aux
changes, aux flux touristiques...) ; 2) limiter l'impact des IFRS sur l'endettement net,
qui devrait s'accroître mécaniquement du fait du retraitement de l'autocontrôle, de la
comptabilisation des rachats de minoritaires et du retraitement potentiel du goodwill
de DFS. Le groupe pourrait alors décider de procéder à une revalorisation de ses actifs
afin de gonfler ses fonds propres.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement avec les normes GAAP américaines : Gucci et LVMH.
s
Les retraitements actuels avant IFRS
t
4 Principaux retrait. : relativement mineurs en raison d’une publication limitée
n Nous n’avons apporté que de légers ajustements au compte de résultat et au bilan,
car le niveau de publication dans le secteur varie considérablement (notamment sur
les engagements de retraites). Nous ne disposons donc pas de base homogène de
comparaison. Les prévisions relatives au BNPA ne sont corrigées que de
l’amortissement de la survaleur habituelle et de la marque (le cas échéant), ainsi que
des éléments exceptionnels après impôts comme les provisions de restructuration et
les cessions d’actifs.
Au niveau des sociétés, nous constatons des distorsions qui perturbent les
comparaisons :
distorsion tient à la valeur de ces ventes, c’est-à-dire à la part du détail par rapport au
gros et par rapport au produit des redevances. Pour comparer en termes comparables,
il faut corriger le produit de la vente en gros de la valeur du détail. Il en va de même
des royalties. Dans les cosmétiques, certaines sociétés vont donner des chiffres de
vente nets des gains sur stocks, des rabais et promotions alors que d’autres ne le font
pas. Nous essayons d’estimer l’impact de ces différentes méthodes comptables pour
procéder à des comparaisons équitables.
cosmétiques qui classent les échantillons soit dans le coût des marchandises vendues
(Clarins), soit dans les frais généraux.
n Engagements de retraite Il ne s’agit pas d’un poste important dans le secteur. Les
bilan dans le secteur du luxe. Il peut être réintégré dans les capitaux investis mais
corrigé au niveau de l’EBIT.
s
t
1 Méthode
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n L’approche par DCF est bien adaptée aux groupes de luxe et de cosmétiques en
raison du cash flow important qu’ils génèrent.
n Elle est pertinente pour les sociétés de cosmétiques en raison de la bonne visibilité
sur leurs résultats. A l’inverse, les sociétés de luxe présentent des taux de croissance
plus cycliques, mettent en œuvre des modèles économiques différents ayant un effet
positif ou négatif sur le cash flow (par exemple, développement des ventes au détail
plutôt que des ventes en gros), et leurs marques sont à stades de maturité différents.
4 Limites de la méthode
n Évolution des taux de change : nos modèles n’intègrent que l’évolution prévue des
monnaies dans les deux années à venir. Les taux de change ont une incidence forte
s
sur la croissance des ventes et les marges du secteur. t
n Acquisitions : ces secteurs ont connu ou connaîtront une vague de concentration, à
laquelle les grands groupes sont susceptibles de participer compte tenu du niveau de
leur cash flow. Nos valorisations ne prennent pas en compte la croissance externe.
4 Principales hypothèses
Notre modèle s’appuie sur les hypothèses suivantes :
n Nos prévisions de cash flow disponible s’étendent sur une période de 10 ans. Cet
horizon paraît suffisant pour couvrir un cycle complet dans le secteur des produits de
luxe.
n Les bêtas historiques (Bloomberg) sont ajustés pour refléter la prime de risque
spécifique de chaque société. Cette prime traduit notre appréciation des risques et
des fondamentaux de la société par rapport à ceux de ses pairs. Nos bêtas s'inscrivent
dans une fourchette variant de 0.8 à 1.3x. s
n Nous valorisons les minoritaires et les immobilisations financières à leur valeur de t
marché lorsque c’est possible (participations de L’Oréal dans Sanofi-Aventis, ou de
Richemont dans BAT). Dans le cas contraire, nous retenons leur valeur comptable.
2 Méthodes
alternatives
Somme des parties Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Nous utilisons l’approche par somme des parties pour les trois grands groupes de
luxe (Swatch, Richemont et LVMH), ainsi que pour Christian Dior en raison de son
statut de holding.
Cette méthode est utilisée pour Swatch, Richemont et LVMH parce que ces sociétés
ont récemment réuni un portefeuille de marques au moyen d'acquisitions et ont
investi massivement dans ces marques, qui dégagent par conséquent une rentabilité
médiocre. L’évaluation de chaque marque en appliquant des ratios VE/CA aboutit à
une valorisation totale de ces groupes assez éloignée de celle obtenue par DCF.
4 Limites de la méthode
n L’approche somme des parties est par définition statique et n’intègre pas la
dynamique bénéficiaire, qui a généralement une influence déterminante sur
l’évolution d’un titre dans le secteur.
4 Principales hypothèses
Nous formulons des hypothèses pour chaque marque et pour chaque métier :
n Activités hors produits de luxe : nous retenons la méthode des comparables
boursiers (par exemple, la division vins et spiritueux de LVMH ou microéléctronique
chez Swatch) ou la valeur de marché lorsque c’est possible.
n Marques phares : nous utilisons un multiple VE/EBIT validé par une évaluation DCF.
Multiples boursiers
Nous retenons principalement des multiples VE, qui facilitent les comparaisons
transfrontalières en éliminant les distorsions comptables, fiscales ou en matière de s
dette :
n VE/CI rapporté au ROIC : le ratio VE/CI indique la valeur que les investisseurs
t
attribuent aux capitaux investis d’une société. La comparaison avec le ROIC fait
apparaître une corrélation très forte dans le cas des produits de luxe et des
cosmétiques. Ce ratio explique pourquoi certains groupes affichent structurellement
une prime ou une décote par rapport à leurs concurrents. Cette corrélation implique
qu’une variation du ROIC se traduira en principe par une variation correspondante du
cours de Bourse.
nVE/EBIT sur croissance de l’EBIT ou VE/EBITDA sur croissance de l’EBITDA, ainsi que
VE/NOPAT sur marge NOPAT.
n Le ratio VE/CA est fortement corrélé aux parts de marché dans le secteur des
cosmétiques. Une part de marché importante doit normalement se traduire par des
niveaux de marge conséquents et donc une valorisation plus élevée. Cette méthode
permet d’expliquer certaines valorisations excessives.
Pour les groupes de luxe, nous tenons également compte de la variation des multiples
entre le bas et le haut du cycle en raison de la cyclicité du secteur :
n En général, la croissance des sociétés de luxe est jusqu’à 4 fois supérieure à celle du
PIB mondial en haut de cycle, contre seulement 1-1.5x dans le creux du cycle, alors
que les multiples de valorisation sont globalement 2-3x plus élevés en haut de cycle
qu’ils ne le sont au point bas. Ce décalage a priori contradictoire est à mettre au
compte des fortes variations de la prime de risque spécifique du secteur.
Le secteur a connu trois grands cycles au cours des 12 dernières années : 1) de 1991 à
mi-1997 (de la guerre du Golfe à la crise asiatique) ; 2) de fin-1997 à fin 2000 (de la
crise asiatique à l'éclatement de la bulle Internet) ; 3) et de 2001 à ? Nos multiples de
creux de cycle (sur la base du ratio VE/EBIT) sont ceux atteints pendant la crise
asiatique, alors que nos multiples de haut de cycle sont ceux de la période précédant
la crise asiatique, parce que nous estimons que le secteur ne reverra sans doute pas
les niveaux excessifs de 2000. Nous prenons également en compte les ratios moyens
historiques sur la période.
4 Limites de la méthode
n Les comparaisons boursières sont difficiles à effectuer en raison des
caractéristiques spécifiques de chaque société (taille, portefeuille d’activités, marges,
phase d’investissement, etc.).
s
t
Médias
Médias
Christophe Cherblanc
(33) 1 42 13 84 44
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link]
n Le principal impact devrait provenir de la rémunération en actions particulièrement
Chef de secteur. 16 ans d'expérience. utilisée dans le sous-secteur des agences publicitaires.
MBA (HEC). Numéro un de l'analyse
financière en France dans le classement n L’effet négatif sur l’EBITA 2005 devrait s’élever, selon nos estimations et toutes
Agefi de 1996 à 1999, et second en
2000/01. choses égales par ailleurs, à près de 13% pour Havas, à 6.5% pour Publicis et à 6% pour
WPP.
Anthony de Larrinaga
(44) 20 7762 5279
[Link]-larrinaga@sgcib.com4 Impact sur nos valorisations
Analyste senior. 20 ans d'expérience. n Pas d’impact majeur à l’exception de la rémunération en actions (Havas, Publicis).
Classé dans le top 5 des analystes
médias britanniques (3 en 1998)
enquête Extel et enquêtes Reuters sur
les large caps ; n°1 dans l'enquête
Reuters sur les small caps médias
4 Des exemples
britanniques de 1996 à 1999.
BSKYB (normes anglaises)
Simon Baker
Les principales thématiques s
Le choix de la norme US APB25 a permis une réintégration de 4 M£ en 2003, alors
t
n
(44) 20 7762 5128
[Link]@[Link] que la norme FAS123 (juste valeur) aurait conduit à l'inscription d'une charge de
Analyste senior. 8 ans d'expérience.
Licence d'Economie avec mention
60 M£ avec cependant des hypothèses élevées de maturité (8.9 ans) et de volatilité
(université de Durham). Numéro 16 au (43%). Sur la base d’hypothèses plus modestes, cette charge devrait ressortir
classement des analystes du secteur
européen des médias dans l'enquête nettement en deçà de la juste valeur indiquée sous la norme FAS123.
Extel 2002.
n En US GAAP et IFRS, le groupe n’est plus tenu d’amortir le goodwill (env. 119 M£/an
actuellement en UK GAAP).
Arnaud Frérault
(33) 1 42 13 47 39
[Link]@[Link] Conclusions sur l'impact des IFRS
Analyste senior. 9 ans d'expérience.
Membre de la SFAF. Maîtrise d'Economie n Compte tenu d'une exposition modérée aux dérivés et d'un risque minime sur les
et de Finance (université de retraites (avec seulement un régime à cotisations définies), le principal impact du
Montpellier).
passage aux IASB/IFRS proviendra des plans massifs de stocks-options, qui, d'après
les hypothèses prises pour le calcul en FAS123, suggèrent une charge annuelle
Edouard Camblain d'environ 60 M£, équivalant à 1.7% du CA 2004e et 12% du RAI 2004e. La charge
(33) 1 42 13 60 75
[Link]@[Link]
découlant de la norme ABP25 souligne toutefois que ces options sont assorties de
Analyste. 4 ans d'expérience. Diplômé critères de performance, ce qui permettrait au groupe d'appliquer une hypothèse
de l'EDHEC, Lille.
d'exercice en deçà de 100%, tandis que les hypothèses actuelles de volatilité (43%) et
de durée de vie des options (8.9 ans) retenues en norme FAS123 apparaissent
conservatrices comparées à celles d'autres groupes.
n Les comptes de BskyB établis selon les IFRS pourraient ne pas trop différer de ceux
en US GAAP, excepté au niveau de l'analyse de l'impact de la rémunération en actions.
n Goodwill (2.7 Md£ pour 2003) : les tests de dépréciation annuels du goodwill des
acquisitions accroîtront la volatilité des chiffres publiés mais confirmeront la
s
nécessité de décompter les charges de goodwill. Les valorisations et les résultats t
retraités ne devraient donc pas être affectés.
n Suppression des exceptionnels. Cela ne modifiera sans doute pas l'approbation par
les investisseurs d'un décompte des événements exceptionnels. Bien que Reed
Elsevier ait peu recouru aux exceptionnels par le passé (éléments opérationnels
exceptionnels : -90 M£ en moyenne depuis 3 ans, 9.7% du résultat avant impôt
retraité), la volatilité pourrait s'accroître au moment de l'adoption des IFRS, en
conséquence du plus grand nombre de chiffres retraités présentés sur le marché.
n Selon le modèle de Black-Scholes que nous utilisons pour la valorisation des titres,
nous estimons que Reuters devrait subir un impact négatif supplémentaire de 64 M£
SGe (dont –20 M£ pour Instinet) par rapport aux UK GAAP, soit un recul de 9.7% du
résultat courant avant impôt.
n Alors que les incertitudes relatives à l’interprétation des IFRS pourrait affecter le
cours du titre, nos prévisions actuelles intègrent déjà l’impact de la rémunération en
actions et la capitalisation des coûts de développement logiciel.
+12 M£ en 2002) pour refléter la valeur de marché des swaps de taux. Source possible
de surprises en IFRS.
n Durant la phase de transition, le titre UBM pourrait refléter l'incertitude qui entoure
l'interprétation de certains des points évoqués.
n La rémunération due dans le cadre des earn-outs différés est un point délicat
compte tenu du traitement quelque peu arbitraire des US GAAP, et qu'il est facile
d'éviter. En conséquence nous pensons qu’il est préférable de l'exclure du
retraitement des bénéfices.
n Les valorisations retenues par SG tiennent déjà compte des FV des plans de
rémunération en actions, des dérivés et des déficits pour retraites.
nLe Groupe RTL applique les IFRS dans leur intégralité tandis que sa filiale à 47%, M6, s
publie ses comptes selon les méthodes GAAP françaises.
t
Sociétés utilisant les IFRS/IAS RTL Group.
Sociétés utilisant les GAAP US États de rapprochement : Havas, Publicis, WPP et Vivendi Universal.
1 Méthode
préférée
Somme des parties
Ces valorisations sont réalisées en valeur d'entreprise à 100%, avant prise en compte
de la part des minoritaires, des actifs périphériques (financiers, sociétés mises en
équivalence) et de la dette.
4 Justification de la méthode
n Elle permet d’intégrer des profils spécifiques en termes de :
- croissance, s
- capacité de free cash flow,
- cyclicité, t
- risque, etc.
- et d’identifier ainsi les moteurs de la performance d’une activité.
n Nous estimons que la grande majorité des valeurs médias (>70% en termes de
capitalisation) est constituée de valeurs à portefeuille suffisamment diversifié pour
justifier une telle approche.
n Les valorisations DCF établies pour chaque activité déterminent des multiples
implicites (x CA, x EBITDA, PER), permettant d'en vérifier la cohérence sectorielle. Ces
données sont incluses de façon systématique dans nos publications.
n Possibilité d’établir une évaluation de « moyen terme » pour les activités très
fortement cycliques (affichage, presse BtoB), en particulier celles susceptibles de
passer en pertes en bas de cycle.
4 Limites de la méthode
n Evaluations potentiellement trop statiques pour les métiers présentant une forte
volatilité de leurs recettes (TV notamment).
n Distorsion potentielle entre approche par somme des parties et approche simple
par le PER (lorsque les activités en pertes ou minoritaires sont très importantes).
4 Principales hypothèses
n Capacité bénéficiaire normalisée, représentative d'un niveau de « milieu de cycle ».
- Le résultat opérationnel de référence (2003-2004) est ainsi ajusté d'un coefficient
pour déterminer une base de résultat minimale que la société doit pouvoir
extérioriser de manière « durable ».
- Pour certaines activités à rentabilité différée (essentiellement TV à péage), nos
évaluations s'appuient sur des valeurs terminales à horizon 2005-2010.
n Les actifs cotés sont valorisés : 1) à leur évaluation intrinsèque estimée par SG
s
lorsqu'ils sont détenus de façon majoritaire ; 2) à leur valeur de marché lorsqu'ils sont
détenus de façon minoritaire.
t
n Les passifs sont évalués de la façon suivante :
- La dette financière nette est portée à sa valeur comptable, après ajustements
éventuels.
- Les minoritaires sont évalués à leur valeur de marché.
- Dans les cas où la société consolidante possède des options d'achat, nous
appliquons des décotes sur les valorisations intrinsèques compte tenu de bases
d'achat souvent privilégiées.
1 Méthode
alternative
Multiples boursiers
Multiples boursiers
n Lorsque le manque d'information interdit la construction de DCF fiable, nous
appliquons des multiples cohérents avec les comparables boursiers
Opérat eu rs téléco ms
Opérateurs télécoms
Thierry Cota
(33) 1 42 13 84 45
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link]
n Les principaux effets se situent au niveau du bilan plus qu’au niveau du compte de
Chef de secteur. 12 ans d'expérience. résultats. Dans ce contexte, nous pensons que l’inclusion des déficits de fonds de
Analyste CFA. IEP de Paris. Masters en
Affaires internationales (Johns Hopkins
pension dans le calcul de la dette reflète de manière plus exacte les dettes à l’échelle
University). du secteur.
Scott McKenzie
(44) 20 7762 5288 4 Impact sur nos valorisations
[Link]@[Link] n La décote de holding de 10% ne sera pas modifiée par le passage aux IFRS sachant
Analyste senior. 15 ans d'expérience,
qu’elle fait partie intégrante de notre opinion fondée sur une fair value de marché
dont 10 dans l'industrie. Diplôme en
Ingénierie électrique (université de plutôt que sur des considérations comptables.
Melbourne) et MBA (université
d'Oxford). n Un calcul plus strict de la dette au bilan (déficits de retraite inscrits en dette plutôt
qu’en provision) permettra d’éviter l’actuel décalage occasionnel entre le calcul de la
valeur nette de dette et les projections au bilan.
Tajesh Tailor
(44) 20 7762 5232
[Link]@[Link]
Analyste senior. 10 ans
n Une vision plus claire de l’exposition aux produits dérivés (notamment pour les
sociétés présentant une exposition à l’Amérique latine) pourrait nous conduire à
s
d'expé[Link], Université de
Cranfield, BSc en Informatique, Cardiff. inclure dans notre fair value certains actifs/passifs que nous ne prenions pas en t
Classé premier analyste dans le secteur compte jusqu’à présent.
de la téléphonie mobile par AQ research
en 2002.
n Par ailleurs, la volatilité des BNPA s’accroîtra du fait des tests de dépréciation (à
moins qu’ils ne soient retraités), de telle sorte que les méthodes de valorisation dans
Stéphane Beyazian le secteur reposeront davantage sur l’approche par somme des parties que sur les
(33) 1 42 13 45 04 multiples de BNPA.
[Link]@[Link]
Analyste. 4 ans d'expérience. Masters
en Finance (Ecole Supérieure des
Affaires, Université Paris XII). 4 Des exemples
DEUTSCHE TELEKOM (normes allemandes)
Aude De Bretteville
(33) 1 58 98 05 14 Les principales thématiques
[Link]-bretteville@[Link]
Analyste junior. Secteur des Télécoms. n Les principes de consolidation selon les IFRS auraient un impact limité sur DT si,
Masters en Finance. DESS de l'université par exemple, l'opérateur peut continuer de consolider par intégration globale ses
de Paris II.
filiales d'Europe de l'Est Matav, Hrvatski Telecom, Slovenske Telekom et T-Mobile
Czech Republic, dans lesquelles il détient une participation de plus de 50% et exerce
un contrôle sur le conseil d'administration et la gestion. Les déficits des fonds de
pensions qui font l'objet de provisions constatées d'avance inscrites au bilan seront
probablement classés en dettes et aboutiront à une augmentation de la dette nette
publiée en IFRS.
n En IFRS, Deutsche Telekom n’amortira plus chaque année quelque 2.5 Md€ de
goodwill car celui-ci sera soumis à un test d’impairment annuel. Nous avons déjà
ajusté nos calculs de PER en fonction, par conséquent, l’impact ne devrait pas être
majeur. Nous n’anticipons pas de charges d’impairment du goodwill supplémentaires.
n Les IFRS ne devraient avoir qu'un impact limité sur la perception du titre DT, mais
elles pourraient accroître la transparence, ce qui est positif. Un premier briefing avec
les analystes devrait être organisé début 2005.
n Par ailleurs, quel sera l'effet de la dépréciation de la livre sterling sur les tests de
dépréciation d'actifs ultérieurs ? En terme de goodwill seul, le goodwill associé en
livre sterling représentait 18% du total des actifs au 30 juin 2004.
n Enfin, en dépit des cessions récentes, le groupe dispose toujours d’une importante
base d’actifs, qui pourrait être revalorisée.
n Concernant les stock-options, la situation a évolué au cours des derniers mois. Les
rachats de minoritaires de Wanadoo et Orange ont réduit les sources possibles de
n Enfin, notons que « l’option de vente Kulczyk » a été exercée l’été dernier et que les
coûts de R&D, bien qu’en progression, ne représentent que 1% à 1.5% du chiffre
d’affaires.
Pour autant, les ratios de couverture de la dette de TEM, actuellement très faibles,
devraient rester raisonnables. Globalement, le passage de TEM aux IFRS ne devrait pas
susciter de réelle inquiétude chez les investisseurs.
n Le taux d’imposition réel de Vodafone sera orienté à la hausse compte tenu d’impôts
différés issus des sociétés mises en équivalence (mais pas Verizon Wireless) et de
Vodafone Italy.
n Toutefois, les IFRS devraient finalement introduire des standards communs dans un
secteur où les approches comptables étaient variables en termes de constatation du
chiffre d’affaires et d’amortissement des licences.
Sociétés utilisant les GAAP US Eléments de réconciliation avec US GAAP : BT, Deutsche Telekom, Telefonica
et France Telecom. OTE et KPN publient en US GAAP.
n Enfin, notre calcul de la dette dans le calcul de la juste valeur inclut le déficit de
fonds de pension (ou son équivalent comptable) le cas échéant (BT Group, Deutsche
Telekom et Portugal Telecom) et les fonds propres comptabilisés en quasi-dette
(TDIRA chez France Télécom).
s
t
1 Méthode
préférée
Somme des parties
4 Justification de la méthode
n La plupart des sociétés de télécommunications comptent plusieurs divisions,
relevant de différents sous-segments industriels (téléphonie fixe domestique,
téléphonie mobile, accès Internet, services informatiques, etc.), avec des profils de
maturité distincts.
n La valorisation par somme des parties est largement employée pour le secteur des
utilities, qui est coté depuis bien plus longtemps. Le modèle économique des
opérateurs de télécommunications présentant des caractéristiques similaires à celui
des utilities, il nous paraît raisonnable d’utiliser une approche comparable.
s
t
4 Limites de la méthode
n La méthode par somme des parties a plusieurs limites que notre approche
systématique tente de surmonter mais qui ne diminuent pas pour autant son intérêt.
n Le fait que les analystes puissent adapter les multiples qu'ils utilisent au profil
spécifique des filiales et ou à la valeur théorique des actifs cotés introduit une
appréciation subjective.
n Les multiples utilisés correspondent souvent à ceux constatés sur le marché, qui ne
reflètent pas nécessairement la valeur intrinsèque du groupe concerné.
n La méthode par somme des parties repose sur une approche de segmentation,
comme si les sociétés étaient sur le point d'être vendues par appartement. Ainsi, elle
n’intègre pas les atouts et les inconvénients liés à l'appartenance à un groupe plus
grand.
4 Principales hypothèses
n Notre valorisation par somme des parties repose sur les multiples VE/EBITDA
utilisés dans le secteur, appliqués systématiquement pour chacune des activités.
n Ces multiples sont fondés sur une comparaison avec d’autres secteurs (dont les
utilities) et sur des niveaux absolus issus d'une approche par actualisation des cash
flows. Ils reflètent, selon nous, des multiples fondamentaux raisonnables sur un
marché normalisé.
Nous présentons ci-après les multiples par segment :
n Téléphonie fixe domestique : 5-6x. Notre approche par actualisation des cash flows
fait ressortir un multiple de 6x cohérent avec un WACC de 7.5% et un taux de
croissance à l’infini de 0%. Sur un marché normalisé, ce niveau est également
n Téléphonie mobile, marchés développés : 7-8x. Ce multiple est fondé sur un taux
d’actualisation de 8% et un taux de croissance à l’infini de 2-2.5%. Il se situe dans le
haut de la fourchette de valorisation des utilities européennes.
nTéléphonie fixe, marchés émergents : 3.5x. Téléphonie mobile sur les marchés
émergents : 4-5x. Ces multiples s'appuient sur les valorisations actuelles du marché.
n Annuaires : 12x. Ce niveau est élevé, en comparaison des transactions récentes (plus
proches d’un ratio de 10x) mais 1/ les acheteurs étaient des investisseurs financiers
souhaitant revendre leurs actifs dans le futur, à des multiples potentiellement plus
élevés, 2/ ce multiple est issu de l’actualisation des cash flows avec un WACC de 8.5%
et un taux de croissance à l’infini de 1%, et reflète la capacité particulière de ce secteur
à générer des cash flows disponibles très élevés.
2 Méthodes
alternatives
Multiples boursiers DCF
Nous testons la pertinence de notre valorisation par somme des parties à l’aide de
deux techniques complémentaires et globales.
Multiples boursiers
n En termes de PER, la valorisation des sociétés de télécommunications devrait, au
Aymeric de Villaret
(33) 1 42 13 84 58
4 Impact sur les comptes
[Link]-villaret@[Link] n Les groupes pétroliers devant, selon les normes IFRS, publier en FIFO ou en « coût
Chef de secteur. 16 ans d'expérience. historique », nous retraiterons les comptes de manière à obtenir les résultats en LIFO.
Membre de la SFAF. Maîtrise (IAE, Paris).
Diplômé de l'école d'ingénieurs ESCOM,
n Il apparaît à ce jour que, même après application des IFRS, les groupes norvégiens
Paris. Numéro un du classement Agefi
dans la catégorie « Pétrole » de 1996 à ne devraient pas modifier leur manière de reporter les gains ou les pertes de change.
2002 et numéro un « tous secteurs » en
1998. Équipe classée numéro un dans
En conséquence, nous maintiendrons nos retraitements.
l'enquête Extel France 2003.
n Actions de préférence (« preferred shares ») : les actions de préférence, considérées
4 Des exemples
BP (normes anglaises)
Les principales thématiques
n Les normes IFRS exigent que les groupes pétroliers publient leurs comptes en FIFO.
BP publie déjà ainsi, mais opère ensuite un retraitement pour aboutir à un résultat pro
forma en LIFO. Les comptabilités UK GAAP et US GAAP n’offrent pas de différences
importantes. A noter cependant qu'en ce qui concerne le passage des UK aux US GAAP
chez BP, les principales différences se situent au niveau des impôts différés, qui
entraînent historiquement un retraitement négatif en US GAAP, des provisions pour
décommissionnement d'installations qui ont des impacts très variables suivant les
années.
n Le groupe retraite déjà les acquisitions passées car les résultats obtenus lui sont
favorables pour les comparaisons sectorielles.
engagement pour retraites hors bilan. Ainsi, le changement de normes ne devrait pas
impacter trop négativement la rentabilité des capitaux employés.
n Par ailleurs, le gearing variera, du fait du passage des normes LIFO en FIFO, en
fonction de l'évolution du cours du baril. Les comptes US GAAP ne constituent pas un
bon référentiel, dans la mesure où ils ne sont pas utiles pour le passage des normes
françaises aux IFRS, en raison essentiellement du non-retraitement du goodwill lié aux
acquisitions de Petrofina et de Elf.
Sociétés utilisant les GAAP US Les sociétés publient leurs comptes à la fois selon les normes comptables
nationales et les GAAP américaines (BP, Royal Dutch, Shell, Total, ENI,
Repsol-YPF et Statoil).
2 Méthodes
préférées
DCF DDM
Nous distinguons d’une part les grandes valeurs pétrolières intégrées — à savoir Royal
Dutch, Shell T&T, BP, Total, ENI, Statoil et, dans une moindre mesure, Repsol-YPF — et d'autre
part les petites compagnies françaises, à savoir Esso France et Total Gabon.
4 Justification de la méthode
n Permet de s’affranchir en même temps de la cyclicité des marchés et du prix du
baril.
4 Limites de la méthode
n Le DCF peut donner une valeur très éloignée de celle du marché dans la mesure où
les valeurs évoluent selon les anticipations macroéconomiques et le cours du pétrole, s
selon qu’il est durablement orienté dans un sens ou l’autre.
t
n L'utilisation d'une valeur terminale de 30 $/b pour le Brent reflète notre
anticipation actuelle du cours du baril à long terme, et donc, d'un retour à ce que l’on
pourrait considérer comme un milieu de cycle dans le pétrole. En un an, la perception
de cette valeur a considérablement évolué, puisqu’elle était alors de 20 $/b.
4 Principales hypothèses
n De 2004e à 2008e, nous utilisons nos propres estimations.
n De 2009e à 2013e, nous utilisons nos estimations 2008, auxquelles nous affectons
une croissance annuelle intermédiaire entre la croissance à long terme de 2.0% (qui
tient compte d’une croissance mondiale moyenne de la consommation de pétrole et
de l’inflation) et la croissance attendue sur 2004e-2008e à environnement constant
(sur la base d’un prix du baril inchangé).
n Au-delà de 2013e, l’hypothèse retenue est celle d’une croissance à l’infini de 2.0%,
avec un prix du baril à 30 $/b (hypothèse long terme).
n Pour le coût du capital, nous utilisons (sur la base des données SG) les primes de
risque des marchés européen et britannique (moyenne historique sur les douze
derniers mois) et le rendement des emprunts d’État à dix ans (moyenne historique
douze derniers mois) avec un bêta provenant de la base de données hebdomadaires
sur deux ans fournie par Bloomberg. Nous pouvons être amenés à ajuster ce bêta en
fonction de notre estimation du risque, et en général indépendamment des évolutions
de volatilité enregistrées par le marché.
n En ce qui concerne Royal Dutch, Shell T&T, Total, ENI, Repsol-YPF et Statoil, nous
utilisons l’Europe continentale comme marché de référence.
n Pour BP, nous retenons le marché britannique.
nPour Royal Dutch et Shell T&T, nous privilégions le marché d’Europe continentale,
Royal Dutch présentant une capitalisation boursière supérieure à celle de Shell T&T.
Comme il s’agit du même groupe, il nous paraît inapproprié de ne pas appliquer le
même coût du capital aux deux groupes.
4 Justification de la méthode
n Si l’on exclut Total, qui est une major pétrolière, nous suivons deux autres valeurs
en France : Total Gabon et Esso. Celles-ci sont considérées comme des valeurs de
rendement et leurs cours de Bourse évoluent en fonction du dividende escompté et de
sa pérennité.
n Dans ces conditions, la méthode d’évaluation la plus pertinente nous semble être
l’actualisation d’un flux de dividendes futurs.
4 Limites de la méthode
n Les faiblesses de cette approche sont globalement les mêmes que pour
l’actualisation des cash flows, avec en outre le risque pesant sur le niveau et la
pérennité du flux de dividendes escompté. s
4 Principales hypothèses
t
n La durée de vie des réserves de Total Gabon étant limitée, on estime celle-ci ainsi
que les dividendes sur ces années et on actualise le flux.
n Pour Esso, nous actualisons un flux de dividende en fonction des résultats attendus
par le groupe, en tenant compte, dans nos estimations, de la politique du groupe de
verser un dividende constant quel que soit le résultat.
2 Méthodes
alternatives
Multiples boursiers Somme des parties
Multiples boursiers
Dans le secteur, les méthodes les plus couramment utilisées sont les comparaisons
boursières basées sur des multiples VE/DACF et, à un degré moindre, sur le
cours/cash flow. En revanche, le PE n’est que très peu utilisé.
Le VE/DACF est le ratio valeur d’entreprise/cash flow auquel nous avons réintégré les
frais financiers après impôts.
4 Justification de la méthode
n VE/DACF La méthode du PE est très peu exploitée dans la mesure où le pétrole est
un secteur capitalistique. En conséquence, les ratios boursiers les plus utilisés s’appuient
sur le DACF (debt adjusted cash flow) et, dans une moindre mesure, sur le cash flow.
n Le rapport cours/cash flow favorise les groupes qui s’endettent. Le ratio VE/DACF
permet d’éviter ce genre de distorsion, dans la mesure où l’on ne tient compte que du
profit opérationnel et non des charges financières.
divisions des groupes pétroliers, à savoir en général : l’amont, l’aval, la chimie et les
participations financières.
- Amont ou exploration/production. Nous valorisons les réserves prouvées de chaque
société, selon qu’il s’agit d’huile ou de gaz et de la zone où se situent ces réserves.
Pour ce faire, nous retenons les multiples de transactions récentes et les plus proches
quant à la qualité des hydrocarbures.
- Raffinage/distribution. Nous valorisons cette division par comparaison boursière
(VE/EBITDA) avec un échantillon de valeurs européennes cotées et, pour les groupes
présents aux États-Unis, également avec un échantillon de valeurs cotées aux États-
Unis. L’échantillon dépend de la répartition géographique de l’activité de la société
étudiée.
- Chimie. Cette division est également valorisée par comparaison boursière
(VE/EBITDA) avec, comme ci-dessus, un échantillon de valeurs cotées.
n Après avoir évalué toutes les branches d’activité, nous ajoutons les participations
financières, obtenant ainsi une valeur d’entreprise, de laquelle nous retranchons les
dettes financières. Enfin nous divisons ce chiffre par le nombre d’actions pour trouver
une valeur par l’action.
Pharmac ie
Pharmacie
Kevin Scotcher
(44) 20 7762 5379
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Les principaux changements introduits dans les comptes des grands groupes
Coresponsable de secteur. 15 ans pharmaceutiques européens concernent 1/ le traitement de la survaleur acquise
d'expérience. Doctorat du King's
College. Classé parmi les cinq premiers antérieurement à la date de transition aux IFRS (seul Roche est affecté), 2/ le
analystes. retraitement des instruments financiers, la comptabilisation des instruments
financiers à leur juste valeur selon les normes IAS 32 et IAS 39, 3/ la comptabilisation
Marie-Hélène Leopold des rémunérations en actions (la norme IFRS 2 a été à l’origine des plus importants
(33) 1 42 13 68 46
retraitements), 4/ les changements de méthode de traitement des impôts différés sur
[Link]@[Link]
Coresponsable de secteur. 18 ans les profits sur stocks à la date du bilan, qui ont modifié les actifs d’impôts différés et
d'expérience. Membre de la SFAF.
légèrement réduit les impôts constatés chez tous les grands groupes européens.
Diplôme de troisième cycle en biologie
moléculaire et en Corporate Finance.
Plusieurs fois désignée meilleure
analyste par le Grand prix de l'Agefi.
4 Impact sur nos valorisations
n L’adoption des IFRS par les géants pharmaceutiques européens ne changera pas nos
deux méthodes d’évaluation préférées : la comparaison des PER, que nous
s
Susie Jana
(44) 20 7762 5074 rapprochons ensuite des taux de croissance, et l’actualisation des cash flows. Il
[Link]@[Link]
convient toutefois de noter que la pertinence de chacune de ces approches varie selon
Analyste. 3 ans d'expérience. Bachelors
degree de Médecine et de Chirurgie
(MBBS), University College, Londres.
que la société privilégie la croissance interne générée par de nouveaux produits ou t
des produits existants, ou bien la croissance externe. Dans ce dernier cas, du moins
tant que les BNPA seront très volatils du fait du traitement IFRS, nous recommandons
Anne Henry une méthode fondée sur le cash flow. Il n’y a pas d’impact sur nos fair values car la
(33) 1 42 13 84 24
mise en oeuvre des IFRS n’influe pas sur nos hypothèses de génération de cash flow.
[Link]@[Link]
Analyste. 5 ans d'expérience. Licence de
biologie moléculaire (université de
4 Des exemples
Reims). Certificat de gestion financière
(CNAM, Paris).
n Le thème affectant le plus à court terme le BNPA d’AstraZeneca à partir de 2003 est
Sociétés utilisant les IFRS/IAS Roche, Novartis, GlaxoSmithKLine, AstraZeneca et Novo Nordisk.
Sociétés utilisant les US GAAP Les sociétés produisent des états de rapprochement avec les US GAAP.
2 Méthodes
préférées
Multiples boursiers DCF
Nous ne privilégions pas une méthodologie de valorisation plutôt qu’une autre. Nous
recommandons une approche pas à pas fondée sur des méthodes de valorisation qui
prennent en compte la rentabilité et la croissance des sociétés, puisque le secteur
pharmaceutique est caractérisé par une rentabilité et une croissance relativement
fortes.
n Dans un premier temps, nous comparons le PER de la société avec ceux des groupes
américains et européens comparables, puis nous le rapprochons des taux de
croissance relative à long terme (jusqu'à cinq ans) des groupes concernés.
Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Nous commençons avec le PER parce que dans le cas d’un laboratoire
pharmaceutique non diversifié, plus de 80% (et même davantage suite aux nouvelles
normes comptables) des coûts cash liés aux investissements se répercutent sur le
compte de résultats.
n Pour résumer, si l'on fait abstraction des investissements industriels (en règle
générale équivalents aux dotations aux amortissements, sauf pour les sociétés
privilégiant la croissance interne plutôt qu’externe), le résultat net est proche du cash
flow. Pour les valeurs que nous suivons, les activités pharmaceutiques génèrent entre
70% et 100% des profits.
n Le PER et la croissance bénéficiaire constituent donc un bon point de départ pour
valoriser les acteurs du secteur pharmaceutique.
n Le ratio VE/EBITDA constitue une méthode de valorisation complémentaire et
rapide pour prendre en compte les marges plus modestes dans les activités non
pharmaceutiques et exclure la rémunération plus faible des produits financiers.
4 Limites de la méthode
n Les risques de cette approche sont directement liés au poids des actifs et du cash
flow (positifs ou négatifs) des activités non pharmaceutiques.
n Prenons par exemple le cas d’un laboratoire pharmaceutique qui génère une
rentabilité des capitaux investis après impôt de 30% à 50% dans son cœur de métier,
de 8% et 18% dans sa branche agrochimie (cyclique), et de 4% dans son pôle spécialités
chimiques.
n Par rapport aux activités pharmaceutiques, les autres actifs sous-performent, voire
détruisent de la valeur dans le cas de la chimie.
n La pertinence de l’approche VE/EBITDA est limitée par les différences entre les
sociétés analysées en termes de besoins d’investissement, qui varient en fonction du
portefeuille d’activités. Elle varie également selon que ces sociétés privilégient une
croissance externe ou organique. Enfin, cette approche ne prend pas en compte la
croissance. Elle ne mesure que la valeur attribuée à une seule année de cash flow, ou
d’EBIT plus les dotations aux amortissements (selon la définition du cash flow brut
que l’on retient).
4 Principales hypothèses
n Nous faisons l’hypothèse que le marché et nos stratégistes ont défini un PER relatif
juste pour les grands groupes pharmaceutiques américains et européens par rapport
aux autres catégories d’actifs actions (les indices boursiers) ou obligataires (earnings s
yield ratio : inverse du PER rapporté aux rendements obligataires).
t
n Pour ce PER relatif, nos analyses font ressortir une fourchette comprise entre une
prime de 40% et une décote de 20% entre 1993 et 2003.
n Enfin nous analysons les primes ou décotes relatives en termes de PER (basé sur des
prévisions de BNPA à un an) que le marché a attribué aux sociétés du secteur parce
qu’elles surperforment ou sous-performent sur le plan de la croissance du BNPA. Dans
le cas de Sanofi-Synthélabo, par exemple, le PER relatif prévisionnel à un an par
rapport à l’échantillon européen de valeurs comparables s'inscrit dans une fourchette
historique variant d’une prime de 50% à une décote de 10%. Nos analyses montrent
qu’AstraZeneca a atteint une prime comparable de 45% en termes de PER prévisionnel
à un an.
n Le ratio VE/EBITDA est une méthode pertinente lorsque les valorisations sont
extrêmement faibles et que la croissance cesse d’être une composante essentielle de
la valorisation, c’est-à-dire lorsque les valorisations du secteur ont atteint leur plus
bas sur une période de 20 ou 30 ans, comme en mars 2003.
4 Justification de la méthode
n L’actualisation des cash flows est notre méthode de prédilection pour valoriser la
rentabilité à long terme (10 à 20 ans) que peuvent dégager les sommes investies tous
les ans en recherche et développement (12-18% des ventes pharmaceutiques).
n Cependant, cette méthode de long terme est handicapée par les hypothèses.
4 Limites de la méthode
n Les risques majeurs et les variations se situent au niveau du taux d’actualisation. Le
coût des investissements nécessaires pour développer un médicament est estimé sur
une période d’investissement de 10 à 20 ans.
4 Principales hypothèses s
n Dans le cas de médicaments déjà commercialisés (risque de développement nul), un
actionnaire pourrait utiliser un taux d’actualisation de 8% (taux sans risque majoré
t
d’une prime de risque actions et d’une prime reflétant la volatilité du secteur
pharmaceutique). L’écart entre ce taux et le taux d’actualisation utilisé par le groupe
pharmaceutique représente le bêta (volatilité) retenu des cash flows. Les analystes
buy-side utilisent un indicateur de la volatilité sur 12 mois, mais les cash flows sont
dégagés sur une période de 10 à 20 ans, et la volatilité des résultats et des cours de
Bourse est beaucoup plus importante sur cette période.
Semi-co nduct eu rs
Semi-conducteurs
s
4 Impact sur nos valorisations
n Nous ne prévoyons pas d’impact significatif sur nos valorisations. En effet, les t
principaux impacts sur la dette sont déjà pris en compte dans nos calculs. De plus,
pour notre valorisation par multiples boursiers historiques, les légers impacts sur le
résultat opérationnel (frais de développement) et sur le résultat net (stock-options)
devront être appliqués de la même façon sur les multiples utilisés, annulant de ce fait
tout potentiel impact.
4 Des exemples
THOMSON (normes françaises)
Les principales thématiques
n En IFRS, la constatation des charges de restructuration au niveau de l'EBIT sera
pénalisante, mais pourrait être partiellement compensée par l'élimination des charges
d'amortissement du goodwill et par la possibilité de capitaliser les frais de
développement.
Sociétés utilisant les GAAP US Toutes les sociétés couvertes par SG publient leurs comptes selon les GAAP
américaines ou fournissent un état de rapprochement avec les GAAP
américaines (ASML, STMicroelectronics, Infineon, Philips et Thomson).
1 Méthode
préférée
Multiples boursiers
Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Pour les valeurs de l’univers européen des semi-conducteurs, nous privilégions la
référence aux ratios boursiers. La difficulté majeure dans l’établissement d’une telle
valorisation tient à la nature cyclique du secteur, l’amplitude de variation des cours
de Bourse et des multiples boursiers étant susceptible d’être très sensible d’un point à
l’autre du cycle.
n Nous avons donc choisi d’établir nos valorisations par référence aux bas, milieu et
haut de cycle, selon la position du secteur dans le cycle en cours. Au vu du court
historique boursier de certaines sociétés (Infineon) ou des changements de profils,
nous retenons quelques sociétés de référence pour l’établissement de ces ratios
(STMicroelectronics, Micron, Applied Materials) en leur appliquant une décote lorsque
nécessaire. s
t
4 Limites de la méthode
n Au vu de la volatilité du secteur, les multiples observés par le passé peuvent
diverger fortement, et il est parfois difficile de définir des chiffres de référence.
4 Principales hypothèses
n Actuellement, nos calculs de valorisation prennent pour référence les ratios de
milieu de cycle observés sur les trois derniers cycles, en les retraitant de la bulle
spéculative de 2000. Le choix d’une référence de milieu de cycle tient essentiellement
à notre opinion que le mouvement haussier entamé depuis le T2 2002 n’est pas
terminé, que sa durée risque d’être plus longue qu’habituellement mais que son
amplitude sera plus limitée.
n En pratique, notre méthode repose sur la moyenne des ratios boursiers observés
lors des précédents pics et creux de cycle, et l’application de ces ratios aux chiffres
actuels, en fonction de notre appréciation de la position du secteur dans le cycle en
cours et des fondamentaux financiers (niveau de marge opérationnelle en particulier).
moins instable dans le temps, cohérent avec le cours/actif net. Nous appliquons
ensuite les différents multiples cibles à nos estimations de compte de résultats à 12
mois glissants (CA, RO, BPA) ainsi qu’aux derniers chiffres de bilan publiés, afin de
déterminer une fourchette de valorisation dont le point central constitue la fair value.
s
Portée limitée des méthodes de valorisation intrinsèques
t
n Dans le secteur des semi-conducteurs, très peu de sociétés génèrent des cash flows
disponibles de façon récurrente, limitant ainsi la portée d’une modélisation à un
horizon de 10 ans. C’est le cas en Europe pour la quasi-totalité des acteurs. Nous
avons néanmoins bâti un modèle DCF pour ST, dont les fondamentaux financiers sont
plus stables que ceux de ses équivalents européens, sans pour autant que ce modèle
serve de référence principale.
2 Situations
spéciales
Philips Thomson
n Les références boursières sont utilisées chaque fois que cela est possible
(électroménager, semi-conducteurs, électronique grand public et les actifs financiers
cotés) ou, à défaut, des multiples reflétant au mieux le profil de croissance et de
marges des activités ne bénéficiant d’aucun référent coté (éclairage, médical).
n Nous appliquons une décote de 15% à la valorisation par somme des parties,
reflétant le statut de conglomérat du groupe et la sous-performance de certaines
divisions clés.
Dans le cadre d’une évaluation par somme des parties, nous distinguons quatre pôles :
n Le pôle « Solutions pour contenu numérique », incluant Technicolor, est valorisé sur
la base des ratios retenus lors de l’acquisition de ce dernier par Thomson en 2001.
n Le niveau de dette retenu est ajusté de la dette envers Carlton pour le paiement
résiduel de Technicolor.
n Coût moyen pondéré du capital (CMPC) calculé à partir du taux sans risque des
emprunts d’État à 10 ans et de la prime de risque du marché actions. Nous retenons
un bêta spécifique de 1.1, plus faible que le bêta MSCI observé de 1.8 pour les valeurs
technologiques européennes, afin de refléter le profil défensif (stabilité et visibilité)
des revenus de licences (bêta inférieur à 1) ainsi que des contrats à 3-5 ans de
Technicolor. Pour mémoire, la division Brevets et licences contribue à hauteur de plus
de 40% au résultat d’exploitation global.
4 Multiples boursiers
Pour compléter les deux approches précitées, nous replaçons également la
valorisation de TMM par rapport aux références boursières qui nous semblent les plus s
pertinentes. Dans ce cadre, nous avons retenu :
nLes trois majors de l’industrie électronique grand public : Sony, Philips et
t
Matsushita.
Tab ac
Tabac
Guillermo Barrio
(34) 91 589 36 18
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Les normes GAAP britanniques étant relativement proches des IFRS, les trois
Analyste senior. 8 ans d'expérience. fabricants de tabac implantés au Royaume-Uni ne devraient pas être affectés de
Ingénieur, MBA de l'IESE, université de
Navarre. Chef du secteur européen du manière significative par le changement de référentiel. Concernant Altadis, qui publie
tabac. en normes espagnoles, aucun élément spécifique n’est susceptible de modifier notre
perception du groupe. Les principaux postes concernés sont les suivants :
n Goodwill : le goodwill ne sera plus amorti et un test annuel de dépréciation devra
être réalisé. Cette méthode ne devrait pas entraîner de perte de valeur significative
compte tenu de la performance généralement satisfaisante.
4 Des exemples
ALTADIS (normes espagnoles)
Les principales thématiques
n L’amortissement du goodwill devrait disparaître pour l’essentiel, aucune
dépréciation n’étant anticipée. Le seule exception serait la survaleur issue de
l’acquisition de Régie des Tabacs, compte tenu de l’instabilité potentielle du marché
marocain, bien que l’activité dans ce pays semble bien orientée.
n La valorisation d’Altadis devrait être peu impactée, les plans de retraite et les
crédits-bails étant mineurs. D’autres actifs, comme les actifs financiers liés à la
situation des buralistes français, n’ont pas été intégrés dans notre valorisation, aucun
impact n’est donc attendu.
n En termes de valorisation, nous avions déjà pris en compte une partie du déficit du
plan de retraite, une part importante de celui-ci étant intégrée dans B&W, désormais
déconsolidé. Nous n’attendons donc pas de changement majeur. En 2003, le déficit
était tombé à 785 M£ contre 866 M£ à fin 2002. La valorisation de Reynolds American
étant fondée sur sa valeur de marché ; nous ne devrions pas la modifier.
au 30 septembre, n’est pas tenu, en théorie, de publier ses comptes en IFRS avant
2006. Nous pensons toutefois que des informations significatives seront
communiquées par la société lors de la publication des résultats de l’exercice 2005.
3 Méthodes
préférées
DCF Multiples boursiers Valeur de marché
4 Limites de la méthode
n Les sociétés publient leur résultat opérationnel ou leur EBITDA par pays ou par
division mais d’autres facteurs nécessaires à la valorisation par DCF, tels que les
investissements industriels, sont fournis sur une base consolidée, ce qui implique la
formulation d’hypothèses et donc des incertitudes en termes de valorisation. s
4 Principales hypothèses
t
n Notre méthode DCF est en réalité issue d’une évaluation par somme des parties,
chacune d’entre elles étant valorisée par DCF, selon la méthode de publication du
résultat opérationnel choisie par la société. Dans le cas de BAT, Imperial Tobacco et
Gallaher, la somme des parties est fondée sur les marchés géographiques, tandis
qu’Altadis publie son EBITDA par division.
n Le bêta retenu est identique pour l’ensemble des sociétés et issu de la corrélation
sur 5 ans avec le bêta de MSDW pour le secteur du tabac ; il est normalement quasi
constant et avoisine 0.24.
n Pour chaque société, le coût moyen pondéré du capital (CMPC) repose sur le même
bêta mais les autres facteurs varient en fonction du risque intrinsèque du marché
considéré. La dette totale consolidée est répartie entre chaque région selon son
origine (une dette libellée en euro issue d’une acquisition dans la zone euro sera
intégrée dans le WACC en euro).
n Les charges d’impôt sont celles attendues pour chaque région. L’Europe de l’Est
bénéficie à ce titre du faible niveau actuel du taux d’imposition. Les variations du BFR
ne devrait avoir qu’un impact négatif mineur.
n Les estimations retenues dans notre DCF portent sur la période 2005-2010 ; au-delà
un taux de croissance à l’infini est établi pour chaque zone géographique. Dans la
pratique, nous avons fait l’hypothèse d’un taux de croissance à l’infini de 0.5% pour
n La dette retenue afin de calculer la valeur des fonds propres est celle à la clôture du
premier exercice servant de référence pour nos estimations, retraitée des provisions
pour les déficits des fonds de pension et les futurs crédits-bails. Les engagements à
court terme sont considérés comme de la dette contrairement aux investissements
financiers à long terme ou aux impôts.
Multiples boursiers
4 Justification de la méthode
n Nous utilisons une comparaison boursière pour valoriser les minoritaires
lorsqu’une actualisation des cash flows ne peut être utilisée ou qu’une évaluation à la
valeur de marché n’est pas pertinente. Normalement, ces valorisations constituent
une part très limitée de la VE des sociétés.
n La comparaison boursière n’est pas utilisée pour évaluer les sociétés dans leur
ensemble mais est utile pour vérifier si la valorisation par DCF est justifiée, en
comparant des sociétés opérant ou non dans une même zone géographique (comme
Imperial Tobacco et Gallaher au Royaume-Uni). s
4 Limites de la méthode t
n Les fabricants de tabac étant actuellement peu nombreux en Europe, tout problème
spécifique à l‘une d’entre eux pourrait impacter la moyenne sectorielle, et l’image du
secteur dans son ensemble se trouverait donc biaisée, notamment compte tenu des
différentes expositions des sociétés. Des comparaisons avec des sociétés des secteurs
agroalimentaire et boissons sont à éviter compte tenu des spécificités liées aux
activités du tabac.
n Sachant que nous appliquons un ratio unique aux minoritaires de toutes les
sociétés, celles-ci sont donc traitées de la même manière, impliquant une part
d’arbitraire.
4 Principales hypothèses
n Nous utilisons un PER pour les minoritaires, qui tend à être inférieur à celui utilisé
dans la valorisation de la société dans son ensemble, car ils concernent généralement
des activités à plus faible croissance (Gallaher) ou des activités liées au tabac dans les
marchés émergents (BAT). Pour BAT, la publication des comptes en IFRS pourrait
nécessiter un examen plus approfondi pour certaines filiales, désormais intégrées
dans le résultat opérationnel régional.
n Le seul minoritaire valorisé par DCF est la participation de 20% de Régie des Tabacs,
non détenue par Altadis, mais cela tient au fait que Régie des Tabacs est également
valorisé par actualisation des cash flows, ce qui rend transparente l’évaluation des
minoritaires.
Valeur de marché
4 Justification de la méthode
n Nous utilisons la valeur de marché pour les filiales cotées comme la participation de
42% de BAT dans Reynolds American.
4 Limites de la méthode
n La principale limite de cette méthode est que nous partons du principe que la
valorisation de marché correspond à la fair value, ce qui n’est pas toujours le cas.
4 Principales hypothèses
n Nous valorisons les participations à la date la plus proche possible de la publication
de notre évaluation.
n Altadis possède 57% de Logista, société cotée. Logista étant couverte par SG, nous
s
t
Transport aérien
Florence Tassan
(33) 1 42 13 84 39
4 Impact sur les comptes
[Link]@[Link] n Hormis British Airways (non couverte) et Lufthansa qui publie déjà ses comptes en
Analyste senior. 3 ans d'expérience. IFRS, aucune autre société de notre univers n’a communiqué en détail sur l’impact du
Sciences Po Paris, MSG Paris IX
Dauphine. Classée sur Extel 2004, passage aux normes IFRS.
secteur Transport.
4 Des exemples
BRITISH AIRWAYS (des normes britanniques aux IFRS)
Les principales thématiques
s
n Bien que nous ne couvrions pas encore la société, nous avons assisté à une réunion t
sur les IFRS organisée par la compagnie le 14 octobre dernier. Les trois principaux
impacts du passage aux normes IFRS seront pour British Airways : 1) les produits sur
activités ordinaires (IAS 18) ; 2) les loyers opérationnels (IAS 17) ; 3) les retraites (IAS
19).
n En effet, pour ce qui est des produits sur activités ordinaires, seuls les programmes
de fidélisation vendus à des tiers seront éventuellement impactés, dans la mesure où
la compagnie pourrait choisir de différer les revenus et les coûts en fonction de
l’utilisation des « miles ». De plus, cet ajustement serait équivalent à celui déjà
comptabilisé en US GAAP.
n Enfin, sur les retraites, l’utilisation d’un corridor de 10% permettra de lisser les
gains et les pertes actuarielles dans le temps. La question reste ouverte sur l’exclusion
des plans de certains actifs.
Actif immobilisé
Provisions pour retraites
Autres provisions
- Provisions pour retraites. Les provisions pour retraites (différence entre les droits
accumulés par les salariés et la valeur de marché du fonds) sont assimilées à un
emprunt long terme que la société devra rembourser à ses employés. Nous retraitons
donc le coût financier théorique associé aux retraites (« interest cost » – rendements
attendus du plan) du résultat opérationnel vers le résultat financier.
- Locations opérationnelles. Les compagnies aériennes ont souvent recours aux
locations opérationnelles pour le développement de leur flotte, et utilisent également le
leasing opérationnel immobilier (Lufthansa). Ces dépenses de locations représentent
des charges fixes importantes (dont l’échéancier est indiqué en annexe des rapports
annuels). Pour pouvoir comparer les capitaux employés des différentes compagnies et
ajuster les ratios financiers, nous actualisons les loyers opérationnels (sur six ans, à un
taux de 7%) et retraitons le montant correspondant en dette financière
.
n Nous valorisons Air France et Lufthansa par les multiples historiques et selon une
somme des parties. Pour Lufthansa, qui opère dans six activités différentes
(Passagers, Cargo, Maintenance, Restauration, Tour-Opérateurs et IT), nous
privilégions la valorisation par somme des parties. s
n Pour Ryanair, dont nous avons initié la couverture le 17 novembre 2004, nous t
utilisons la méthode des multiples historiques et un modèle de création de valeur
dans un environnement normalisé (nous supposons que le marché des low costs se
stabilisera d’ici à 2007, autour de 18% à 20% de parts de marché en Europe contre 10%
à 15% actuellement).
3 Méthodes
préférées
Multiples historiques Somme des parties EVA simplifié
Multiples historiques
4 Justification de la méthode
n Le secteur étant particulièrement cyclique, la méthode des multiples historiques
permet de calculer une valeur théorique de haut et de bas de cycle.
4 Avantages de la méthode
n Permet d’évaluer la position dans le cycle.
n Permet des comparaisons intrasectorielles.
4 Limites de la méthode
n Peut amplifier les anomalies de valorisation.
4 Principales hypothèses
n Nos hypothèses sont les suivantes : nous appliquons à nos prévisions normalisées
la moyenne des ratios PER historiques, assortie d’une décote de 10%-20% : les
compagnies aériennes ont historiquement bénéficié de ratios de valorisation élevés,
en grande partie dus à la croissance du trafic mondial (5% à 6% par an en moyenne
depuis 20 ans). Cependant, compte tenu de la faible rentabilité du secteur (ROCE
moyen de 5%) et de la pression accrue des compagnies à bas prix, nous pensons que le
secteur ne connaîtra plus les niveaux de valorisation moyens qu’il a connus durant le
cycle précédent, sauf en cas de consolidation majeure.
4 Avantages de la méthode
n Valeur fondamentale lissant les pics ou creux d’activité.
n Valorisation théorique isolée pour chaque pôle d’activité permettant d’intégrer les
différences de chaque métier (technologique vs restauration).
n Cohérence intrasectorielle.
4 Limites de la méthode
n Valorisation théorique sur des milieux de cycle, n’intégrant pas les phénomènes
« one-off » sur la valorisation.
4 Principales hypothèses
n Chaque activité est valorisée selon la méthode des multiples boursiers.
EVA simplifié
n Cette méthode est utilisée pour les activités low costs.
n Sur la base d’un modèle de création de valeur simplifié, il existe la relation suivante :
VE = CE + (ROCE-WACC)*CE/(1+WACC) * (1/((WACC-g)/(1+WACC)))
VE = CE * (1+(ROCE-WACC)/(WACC-g))
VE/CE = (ROCE-g)/(WACC-g)
4 Principales hypothèses
2007 est l’exercice de référence pour nos calculs, date à laquelle nous pensons que
les low costs, qui représentent actuellement 10% à 15% du marché du transport aérien
européen, auront atteint leur phase de maturité, autour de 18% à 20% de parts de
marché. Nous pensons que le marché des low costs en Europe plafonnera à un niveau
inférieur à celui des États-Unis (près de 30-35% du marché), le marché européen étant
géographiquement moins étendu (le train est préféré à l’avion pour les distances
inférieures à 500 km). De plus, les compagnies régulières ont considérablement
abaissé leurs prix sur les vols moyen-courrier européens et l’avantage en termes de
fréquences de vol (plus élevées que celles proposées par les low costs) peut
compenser l’écart résiduel de prix sur certaines destinations (certains clients sont
prêts à payer 10 à 20% plus cher leur billet d’avion afin de bénéficier d’un choix
s
d’horaires au départ plus élevé). Ces facteurs devraient limiter l’expansion des low
costs, arrivées à maturité sur certaines destinations.
t
n Nous appliquons un taux de croissance de 3% à l’infini, inférieur au taux de
croissance annuel moyen du transport aérien sur la période 1980-2000 depuis 20 ans
(5 à 6%), car nous estimons que la croissance en valeur du CA sera inférieure, compte
tenu de la pression sur les prix, notamment sur le trafic court courrier.
1 Méthode
alternative
Comparaisons
boursières
Comparaisons boursières
n Une étude des ratios intrasectoriels permet de mettre en évidence les anomalies de
valorisation.
Utilit ies
Utilities
n Concernant les ratios historiques de valorisation, les normes US GAAP font déjà
apparaître des valorisations supérieures compte tenu de la réduction du gearing liée à
un goodwill plus élevé au niveau des fonds propres. Les US GAAP font également
4 Des exemples
ENDESA (normes espagnoles)
Les principales thématiques
n Réduction de l'actif net, la réévaluation des coûts et des amortissements cumulés
des centrales en Espagne n'étant pas autorisée en US GAAP. En outre, en IFRS, Endesa
optera vraisemblablement pour une valorisation des immobilisations au coût
historique. Le compte de résultat sera également affecté, la méthode des coûts
historiques engendrant des charges d'amortissement inférieures. Certaines
participations mises en équivalence seront retraitées en valeur de marché.
n Certaines incertitudes subsistent toutefois sur les choix d'Endesa lors du passage
aux IFRS, plusieurs points étant encore en cours de discussion au sein de la société.
n Le passage aux IFRS devrait avoir un impact limité sur ScottishPower et ne devrait
pas modifier la perception de l'action. L'IAS39 est toutefois un facteur d'incertitude,
car l'étendue des changements de l'interprétation des instruments dérivés servant ou
n Questions clés : 1) la dette : passif hors bilan (cf. supra) ; 2) le gearing : dépréciation
s
future du goodwill possible (ratio goodwill/FP en 2002 : 80% en French GAAP vs 50%
en US GAAP), et modification du traitement des impôts différés (actif et passif).
t
n En IFRS pour le bilan d’ouverture, impact attendu des pertes actuarielles sur les
provisions pour retraite et imputation sur les fonds propres. Volatilité accrue des
bénéfices liée aux dérivés et à la dépréciation possible du goodwill.
n Comme attendu, Veolia a cédé sa participation dans FCC avant l’adoption des IFRS et
communique de façon proactive sur les répercussions potentielles du changement de
méthode comptable. Alliées à la publication actuelle des comptes en US GAAP, les IFRS
devraient contribuer à renforcer l’engagement de Veolia en faveur d’une transparence
accrue.
1 Méthode
préférée
DCF
4 Justification de la méthode
n L'actualisation des cash flows est notre principale méthode de valorisation car elle
rend compte du profil dynamique des activités d’une entreprise, de ses perspectives
de croissance et des investissements requis pour extérioriser cette croissance.
n Cette approche est particulièrement pertinente pour le secteur des utilities où les
cash flows tendent à être stables et prévisibles. Toutefois, elle est moins adaptée aux
sociétés engagées dans une restructuration et une simplification de leurs activités,
car la réallocation du capital entame sensiblement la visibilité des cash flows.
n Les utilities pour lesquelles un DCF est le mieux adapté sont les plus réglementées,
les moins diversifiées géographiquement et donc les plus prévisibles, notamment les
transporteurs d’électricité ou de gaz comme Snam Rete Gas, Enagas, Red Electrica et
National Grid Transco au Royaume-Uni.
4 Limites de la méthode
n La principale faiblesse de cette méthode vient de sa sensibilité au taux d’actualisation
ou à la croissance à l’infini. Cela s’explique par l'importance de la valeur terminale, qui
est dérivée de prévisions à long terme (plus aléatoires) et représente en général plus de
50% de la VE.
4 Principales hypothèses
n Nous utilisons une approche classique d’évaluation des cash flows basée sur cinq
années de prévisions explicites.
n Pour les cinq années suivantes, nous prenons les hypothèses suivantes :
- Croissance de 5% du résultat opérationnel.
- Un ratio investissements industriels sur amortissements de 1:1.
- Pour certaines sociétés (notamment espagnoles), nous faisons dix années de
prévisions explicites, en nous assurant que les cinq dernières années soient
« normalisées » en termes de croissance du résultat opérationnel, et avec un ratio
Investissements industriels/Amortissements de 1:1.
n Le coût du capital que nous utilisons est calculé en utilisant le CAPM (Capital Asset
Pricing Model), où nous ajustons les bêtas historiques pour refléter les risques futurs,
n Pour toutes les utilities, l’hypothèse de croissance à l’infini est de 1%. Cette
hypothèse est prudente, mais nous semble légitime. La demande d’électricité et de
gaz sur les marchés d’Europe du Nord connaît actuellement une stagnation. A plus
long terme, la consommation pourrait également se tasser dans les pays d’Europe du
Sud, où la croissance de la demande reste pour l'heure raisonnable. Les principaux
moteurs potentiels pour le secteur à moyen et long terme sont : la hausse de la
demande de gaz en provenance des futures centrales à cycle combiné (vouées à
remplacer les centrales nucléaires qui ferment), et l’exposition aux marchés
émergents (risque plus élevé mais croissance). La stratégie actuelle du secteur
consiste à réduire les risques plutôt qu’à privilégier la croissance.
2 Méthodes
alternatives
Somme des parties Multiples boursiers
La somme des parties offre une approche de valorisation plus intuitive pour des
groupes en cours de restructuration, tels qu’[Link], RWE, Suez et Endesa, et ceux qui
sont implantés sur plusieurs marchés présentant des niveaux très différents de risque
s
opérationnel et financier (Endesa, Suez). Ces groupes sont plus difficiles à valoriser en t
raison de la moindre visibilité de leurs cash flows.
n Particulièrement pertinente pour les groupes qui ont une structure d’entreprise
complexe et qui mettent en œuvre une rationalisation de leurs activités via des
cessions d’actifs et une réallocation du capital.
n Les titres tendent à se traiter avec une décote par rapport à la somme des parties, ce
qui reflète :
- L’exposition au risque (régulation, pays, devise) ;
- L’incidence des minoritaires (par exemple : les participations de [Link] et de RWE
dans l’électricité en Allemagne, la participation de Suez dans Electrabel, de Veolia
dans Dalkia, et d’Endesa dans ses filiales étrangères) ;
- La valeur des acquisitions passées (traduisant la réputation du secteur de surpayer
les acquisitions, notamment au Royaume-Uni et aux Etats-Unis) ;
- Le statut de société holding (avec notamment la présence d’actifs non stratégiques) ;
- Les choix stratégiques (l’eau est-elle une extension stratégique logique pour RWE ?
Le marché américain régulé est-il le bon choix pour [Link] ?) ;
- Les perspectives de croissance (plus solides à court terme pour les utilities
espagnoles) ; et
- La difficulté potentielle à trouver des acheteurs pour les actifs non stratégiques
voués à être cédés (cf. Heidelberger pour RWE).
d’un surpaiement pour les acquisitions britanniques (Thames et Innogy pour RWE,
Powergen et TXU UK pour [Link]) a notamment empêché une diminution de la décote en
dessous du seuil de 10-15%.
4 Limites de la méthode
n La somme des parties est une mesure statique de valorisation et ne reflète pas le
processus d’investissement en cours. En outre, elle tend à suivre l’évolution du
marché, notamment lorsqu’il est fait appel aux multiples boursiers ou aux multiples
de transactions récentes, pour valoriser les différents segments d’un groupe.
nLes participations financières doivent également être valorisées à leur valeur de
marché, ce qui introduit un élément de volatilité dans la valorisation.
Multiples boursiers
Limites de la méthode
n L’inconvénient du recours au multiple VE/EBITDA est celui d’une possible distorsion
liée à la nature des provisions pour le nucléaire et pour retraites.
n Nous assimilons les provisions pour le nucléaire et les retraites à de la dette, comme
le fait le consensus, et les intégrons dans la valeur d’entreprise. Néanmoins, si les
provisions pour le nucléaire sont particulièrement élevées, à plus de 13 Md€ pour
chacune des utilities allemandes (et de plus de 3 Md€ pour Suez et Electrabel), les
utilities espagnoles n’ont pas dû passer de telles provisions puisque les dépenses
futures liées au démantèlement des centrales, le stockage des déchets et les coûts de
retraitement sont prélevées directement dans le prix facturé. Nous pensons que le fait
que la responsabilité des coûts liés au nucléaire incombe essentiellement aux sociétés
en Allemagne, alors qu’un organisme centralisé en assume la responsabilité en Espagne,
justifie notre décision d’assimiler les provisions pour le nucléaire à de la dette.
nDans le secteur des utilities, où le gearing est généralement supérieur à 100%, cette
méthode paraît plus représentative de la façon dont les sociétés utilisent leur capital
pour créer de la valeur.
n Dans un secteur affichant une croissance nulle (hypothèse que nous faisons pour le
secteur des utilities à long terme), le ratio VE/IC devrait être égal à ROIC/CMPC. En
d’autres termes, le niveau auquel le marché valorise les capitaux investis d’une société
devrait être égal à la rentabilité additionnelle qu’une société est susceptible de générer.
n Ces valeurs se classent parmi les plus défensives du secteur sachant que, une fois
que certains changements relatifs au cadre réglementaire du secteur ou au niveau de
prix autorisé ont été adoptés, elles bénéficient de conditions stables pour une période
de plusieurs années : elles ne sont pas soumises aux fluctuations de tarifs associées
aux marchés concurrentiels.
n Pour ces sociétés, le ratio VE/RAB offre, selon nous, une base de comparaison plus
appropriée que VE/CI, sachant qu’il est défini par le cadre réglementaire auquel elles
sont soumises.
n La valeur RAB servant de référence pour la VE, ces sociétés se traitent généralement
avec une VE en ligne avec leur valeur RAB.
n Le rendement brut du secteur est actuellement de 5.7% pour 2004, les utilities
spécialisées dans l'énergie et l'eau affichant dans l'ensemble un rendement
légèrement supérieur à celles spécialisées dans le gaz (croissance plus forte).
s
t
s
t
Annexes
Annexes
s
t
GENERAL
Exercice L’exercice est défini par l’année qui clôt l’exercice. Par exemple, l’exercice clos le 31 mai 2002 a pour année de
référence 2002.
Pour une meilleure comparaison, la performance relative de l’action est donnée au début du graphique.
Une courbe relative croissante indique une surperformance par rapport à l’indice.
s
Capitalisation boursière Nombre d’actions en circulation multiplié par le dernier cours de clôture des actions (sont pris en compte les
actions ordinaires, les actions privilégiées et les certificats d’investissement).
La capitalisation boursière est donnée en monnaie locale.
REMARQUE IMPORTANTE
Par défaut, les ratios de valorisation utilisent le dernier cours de clôture et la dernière capitalisation boursière.
Pour une meilleure comparaison des ratios de valorisation de l’année avec des conditions de marché historiques, les ratios de valorisation des années
passées et actuelle peuvent également être calculés sur la base des cours moyens historiques (corrigés) et des capitalisations boursières moyennes.
Lorsque les calculs sont réalisés à partir des cours moyens historiques et des capitalisations boursières moyennes, cela est clairement précisé.
SYSTEME DE RECOMMANDATIONS SG
Premium List : Sélection de valeurs dont la surperformance attendue est supérieure à 25% par rapport au marché.
SOCIETES INDUSTRIELLES
Valorisation
PER Cours divisé par le BNPA corrigé (et dilué).
Cours/Cash flow Cours divisé par le cash flow par action (dilué). Le cash flow est le cash flow d’exploitation (après variation du
fonds de roulement).
Cours/Cash flow disponible Cours divisé par le cash flow disponible par action (dilué).
VE Capitalisation boursière + dette nette retraitée (corrigée des provisions pour retraite, contrats de location-
financement, titrisation, etc.) + minoritaires réévalués − mises en équivalence réévaluées + autres ajustements
(spécifiques au secteur concerné).
La valeur d’entreprise est dynamique, elle est donc annualisée.
VE/EBITDAR Spécifique au secteur du transport aérien : VE divisé par EBITDAR (avant location des appareils).
VE/DACF Spécifique au secteur pétrolier : VE divisé par le DACF (Cash flow après réintégration des frais financiers après
impôts). Le ratio est équivalent à VE/EBITDA après impôts.
Rendement net Dividende versé aux actionnaires (avant toute considération d’impôt, voté durant l’exercice et payable l’année
suivante) divisé par le cours de l’action.
BNPA (retr.)
Les moyennes pour [l’année t] sont calculées de la façon suivante : (élément [année t] + élément [année t-1]) / 2.
Résultat net corrigé (avant exceptionnels et après réintégration de l’amortissement de la survaleur) divisé par le
t
nombre moyen d’actions après dilution totale.
Survaleur par action Amortissement de la survaleur pour l’année, divisé par le nombre moyen d’actions après dilution totale.
Cash flow par action Cash flow issu de l’exploitation (après var. du BFR), divisé par le nombre moyen d’actions après dilution totale.
Actif net par action Fonds propres hors intérêts minoritaires divisés par le nombre d’actions en fin d’année.
Dividende net par action Dividende versé aux actionnaires (av. toute considération d’impôt) voté durant l’exercice et payable l’année suivante.
Compte de résultat
Production (secteur pétrolier) Spécifique au secteur pétrolier : production d’hydrocarbures (pétrole et gaz). En milliers de barils équivalent
pétrole par jour.
EBITDAR Spécifique au secteur aérien : excédent brut d’exploitation (avant amortissement de la survaleur), avant location
des appareils.
L’EBITDAR est avant mises en équivalence.
Résultat d’exploitation Résultat d’exploitation avant amortissement de la survaleur : EBITA moins amort. de la survaleur pour l’année.
Résultat financier Il comprend les produits financiers moins les charges financières.
Résultat net déclaré Résultat net après minoritaires, tel que déclaré par la société.
Résultat net avant exceptionnels Résultat net corrigé : après minoritaires, avant exceptionnels et après réintégration de l’amortissement de la
et survaleur survaleur. Ce chiffre retraité par SG est utilisé dans le calcul du BNPA corrigé.
Tableau de financement
Variation du BFR Le fonds de roulement est égal aux stocks, plus les créances moins les dettes fournisseurs.
Une augmentation du fonds de roulement est négative, et une diminution, positive.
Autres flux d’exploitation Tous les flux de trésorerie (à l’exception de ceux du fonds de roulement) définis comme étant opérationnels :
dividendes reçus des sociétés mises en équivalence, produits financiers et charges financières, impôts versés et
autres flux de trésorerie.
Cash flow d’investissement Acquisitions de filiales, valeurs mobilières de placement et autres investissements + cessions de filiales, valeurs
mobilières de placement et autres investissements.
Cash flow de financement Variation de la dette + produits des émissions d’actions + rachats d’actions + dividendes payés + autres flux de
trésorerie
Variation nette de la trésorerie Cash flow disponible + Cash flow de financement et d’investissement + ajustement lié à l’évaluation des taux de
change.
DACF (secteur pétrolier) Cash flow corrigé de la dette. Il correspond au cash flow d’exploitation hors charges financières après impôts.
Bilan
Actifs immobilisés Immobilisations incorporelles et corporelles + immobilisations financières + autres actifs immobilisés.
Fonds propres Les fonds propres excluent les intérêts minoritaires (après répartition du résultat). s
t
Provisions Provisions pour retraite et autres provisions.
Dette nette (−)/ Dettes à long terme et à court terme – disponibilités – investissements à court terme.
Trésorerie nette (+) La dette financière nette est montrée en négatif alors que la trésorerie nette est montrée en positif.
Ratios financiers
VE/CI VE divisé par les capitaux investis.
ROIC/WACC Rentabilité des capitaux investis divisée par le coût moyen pondéré du capital.
RCI (rentabilité
des capitaux investis) EBITA après impôts (calculé avec un taux d’imposition normatif), divisé par les capitaux investis moyens.
Capitaux investis Actifs incorporels + amortissement de la survaleur et autres amortissements cumulés + actifs corporels + fonds
de roulement.
Certains secteurs demandent des retraitements (déduction des provisions, des éléments hors bilan).
ROE Résultat net déclaré divisé par les fonds propres moyens (hors minoritaires).
Les moyennes sont calculées de la façon suivante : (élément [année t] + élément [année t-1]) / 2.
Marge d’EBITDAR Spécifique au secteur du transport aérien : EBITDAR divisé par le chiffre d’affaires.
BANQUES
Valorisations
Cours/RBE Cours divisé par le résultat brut d’exploitation par action.
Cours/actif net hors survaleurs Cours divisé par l’actif net hors survaleurs par action.
Actif net hors survaleurs par actif net hors survaleurs divisé par le nombre d’actions, publié en fin d’exercice/en circulation
action
Compte de résultat
Autres produits Dividendes et autres produits d’investissement + revenus liés aux activités d’assurance + autres produits non
productifs d’intérêts
Produit net bancaire (PNB) Produits d’intérêts + produits non productifs d’intérêts. Le PNB est net des charges financières.
Total des charges Frais de personnel + dépréciation et amortissement (hors amortissement de la survaleur) + autres charges
d’exploitation.
Résultat brut d’exploitation Produit net bancaire – total des charges (d’exploitation).
Le résultat brut d’exploitation est avant provisions et amortissement de la survaleur.
Provisions nettes Provisions pour créances douteuses (générales) + provisions pour créances douteuses (spécifiques) + fonds pour
risques bancaires généraux (FRBG) + autres provisions.
Les provisions enregistrées sont pour l’année.
RBE après provisions Résultat brut d’exploitation (RBE) – provisions nettes pour l’année.
s
Autres Résultat des sociétés mises en équivalence + éléments exceptionnels + autres.
Intérêts minoritaires Intérêts minoritaires + dividendes à payer sur les actions privilégiées. t
Bilan
Actif total Prêts nets à la clientèle + prêts interbancaires + portefeuille de placement + participations financières + actifs
intrinsèques + actifs incorporels + actifs corporels et autres actifs.
Prêts nets à la clientèle Prêts bruts à la clientèle – stock de provisions (générales et spécifiques).
Rentabilité
ROIC Résultat net corrigé (hors exceptionnels et amortissement de la survaleur) divisé par les capitaux investis
moyens.
Capitaux investis Fonds propres + amortissements cumulés de la survaleur + amortissement du solde de la survaleur.
Rentabilité des RWA Résultat net corrigé (hors exceptionnels et amortissement de la survaleur) - intérêts minoritaires, divisé par la
moyenne des actifs pondérés du risque.
ROE Résultat net déclaré, divisé par les fonds propres moyens (hors minoritaires).
ROTE Résultat net corrigé (hors exceptionnels et amortissement de la survaleur) divisé par les capitaux investis
moyens, divisé par les fonds propres moyens (hors minoritaires).
Ratios financiers
Marge nette d’intérêt Produits nets d’intérêt divisés par la moyenne des actifs générant des intérêts.
Coefficient d’exploitation Total des charges divisé par le total des produits.
Provisions/RBE Provisions nettes (pour l’année) divisées par le résultat brut d’exploitation.
Provisions/RWA Provisions nettes (pour l’année) divisées par la moyenne des actifs pondérés du risque.
Le résultat est exprimé en points de base (1/10 000).
PNP/Prêts (%) Prêts non productifs divisés par les prêts bruts à la clientèle.
Provisions/PNP (%) Stock de provisions (spécifiques et générales) divisé par les prêts non productifs.
Ratio de fonds propres Tier I (%) Fonds propres Tier I divisés par les actifs pondérés du risque.
Ratio Tier I de base (%) Fonds propres Tier I moins les actions privilégiées, divisés par les actifs pondérés du risque.
Ratio de solvabilité générale (%) Fonds propres divisés par les actifs pondérés du risque.
ASSURANCE
Valorisation
Cours/VAN (x) Cours de l’action divisé par la VAN par action.
Cours/Valeur intrinsèque (x) Cours de l’action divisé par la valeur intrinsèque par action.
Cours/RBE (x) Cours de l’action divisé par le résultat brut d’exploitation (avant survaleur) par action.
VAN par action Fonds propres (part du groupe) – dividende à verser + plus-values latentes nettes + autres (réserves d’égalisation t
nettes, FRBG net), divisés par le nombre d’actions en fin d’exercice (dilué des actions détenues en autocontrôle).
Valeur intrinsèque Valeur d’actif net (hors survaleur) + valeur des contrats en portefeuille, divisées par le nombre d’actions en fin
d’exercice (dilué des actions détenues en autocontrôle).
Compte de résultat
Primes brutes totales Primes brutes totales + cotisations annuelles (IAS seulement).
Résultat technique Résultat d’exploitation avant impôts, mises en équivalence, amortissement de la survaleur, minoritaires et
exceptionnels.
Produits des services financiers Produits bancaires, d’autres services financiers et de la gestion d’actifs.
Autres produits Sociétés mises en équivalence avant impôts + autres produits d’exploitation.
Résultat d’exploitation Résultat d’exploitation des activités d’assurance, bancaires, de gestion d’actifs et autres.
Résultat hors exploitation Activités arrêtées + cessions + éléments exceptionnels + différence entre les rendements normalisés et actuels
des placements + autres produits hors exploitation.
Bilan
Dettes subordonnées et autres
emprunts Dettes subordonnées
Provisions techniques nettes, Provisions techniques nettes liées aux activités d’assurance-vie (hors produits en unités de compte, contrats avec
assurance-vie participation aux bénéfices compris).
Investissements, sociétés mises Total des investissements (actif net) hors produits en unités de compte et liquidités.
en équivalence comprises Les investissements sont répartis (en %) entre actions, obligations (et assimilées) et immobilier.
Actifs gérés Actifs gérés totaux (produits en unités de compte compris) + éléments hors bilan (à valeur de marché).
Plus-values latentes brutes Plus-values latentes (hors mises en équivalence) nettes des dépréciations, avant minoritaires, bénéfices distribués
aux assurés et impôts.
Les plus-values latentes brutes sont divisées (en valeur) entre actions (mises en équivalence et filiales comprises),
obligations (SICAV obligataires comprises) et autres (prêts, prêts hypothécaires) et immobilier.
VAN Fonds propres (part du groupe) – dividende à verser + plus-values latentes nettes + autres (réserves d’égalisation
nettes, FRBG net).
Valeur intrinsèque
(hors survaleur) Valeur d’actif net (hors survaleur) + valeur des contrats en portefeuille (seulement pour l’assurance-vie).
Rentabilité
ROE (%) Résultat net déclaré divisé par les fonds propres moyens (hors minoritaires).
RVI (%) Résultat net déclaré avant amortissement de la survaleur, divisé par la valeur intrinsèque moyenne.
Ratios financiers
Ratio combiné (assurance
directe), dommages Indemnités + charges nettes de réassurance/ primes nettes.
Provisions dommages %
(assurance directe) Provisions liées à l’activité dommages, nettes de réassurance/ primes nettes.
Provisions dommages %
(réassurance) Provisions liées à l’activité dommages, nettes de réassurance/ primes nettes.
s
IMMOBILIER
Valorisation
t
Cours/CFPA av. exceptionnels (x) Cours divisé par le cash flow avant exceptionnels par action (dilué).
Cours/CF secteur (x) Le cours/cash flow du secteur est calculé sur toutes les valeurs immobilières couvertes par la Recherche SG.
Il s’agit de la somme des capitalisations boursières/somme des cash flows avant exceptionnels.
Décote (−) relative à la VANN (x) (Cours − VANN par action) divisé par VANN par action.
Décote sectorielle relative à la La décote sectorielle relative à la VANN est calculée sur toutes les valeurs immobilières couvertes par la
VANN (x) Recherche SG.
Il s’agit de : [la somme des capitalisations boursières/la somme des VANN par action] − 1.
RCER/WACC Rentabilité des capitaux investis réévalués, divisée par le coût moyen pondéré du capital.
VANN VAN (après impôts et nette des droits de mutation) : fonds propres + plus-values latentes après impôts.
Compte de résultat
Loyers Loyers (commerciaux, d’habitation et autres).
Revenus totaux Loyers + marge sur promotion immobilière pour compte de tiers et autres revenus.
Résultat net avant exceptionnels Résultat avant impôts (après mises en équivalence et minoritaires) et avant exceptionnels.
Tableau de financement
Cash flow avant exceptionnels Cash flow après impôts, avant exceptionnels et plus-values sur le portefeuille d’actifs immobiliers en location.
Bilan
Investissements immo. nets Actifs nets immobiliers en location.
Rentabilité
RCER (%) EBITDA + réévaluation annuelle des actifs – travaux de rénovation, divisé par les capitaux employés.
Capitaux employés : VAN + dette financière nette moyenne.
CF avant exceptionnels/VAN (%) Cash flow avant exceptionnels divisé par la VAN (avant impôts).
Ratios financiers
Charges d’expl./Revenus (%) Charges d’exploitation (construction + frais généraux) divisées par le total des revenus.
CF avant except./Revenus (%) Cash flow avant exceptionnels, divisé par le total des revenus.
LTV (x) Dette financière nette divisée par les actifs réévalués.
Dividendes/Rés. net av. except. (x) Dividendes divisés par le résultat net avant exceptionnels par action.
Dividendes/CF avant except. (x) Dividendes divisés par le cash flow avant exceptionnels par action.
s
t
Le tableau ne comprend pas les normes qui ont été remplacées (IAS 3, 5, 6, 9, 13 and 25) ou supprimées (IAS 4).
(1) Le 1er avril 2001, l'International Accounting Standards Board (IASB) a remplacé l'instance qui le précédait,
l'International Accounting Standards Committee. Les normes publiées postérieurement à cette date sont
dénommées IFRS (International Financial Reporting Standards) et non plus IAS (International Accounting
Standards). SIC signifie l'interprétation publiée par le Standards Interpretations Committee, remplacé depuis
par l'International Financial Reporting Interpretations Committee (IFRIC).
Nous avons préparé une liste de questions essentielles pouvant contribuer à éclairer
l’effet du passage d’une société aux IFRS. Cette liste n’a pas la prétention de donner
une vision exhaustive de la problématique, mais elle met en évidence les principaux
problèmes auxquels nous avons pu être confrontés lors de notre travail sur les
nouvelles normes comptables.
Management
nLa direction générale de la société est-elle informée des enjeux des IFRS et des
mesures prises pour y faire face ? Est-elle directement impliquée dans la mise en
œuvre de la transition ? Participe-t-elle aux choix de cette mise en œuvre ?
n Quelle est la taille de l’équipe en charge du passage aux IFRS ? En interne, en
externe ? Quel est le budget alloué ? Y a-t-il des risques d’exécution lors de la
transition ?
n La société est-elle amenée à modifier ses lignes métiers, ses participations, ses
implantations géographiques ?
n La société a-t-elle préparé un plan de communication pour présenter le passage aux
IFRS aux investisseurs ? Ce plan est-il plus ambitieux que ceux des concurrents, en s
termes de quantité d’informations fournies et de calendrier des annonces ? La société
donne-t-elle l’impression d’une démarche de communication volontariste et proactive ? t
Regroupements d’entreprises – Écart d’acquisition
Références
IFRS 1, IFRS 3 (IAS 22, IAS 36)
Commentaire
n Règle donnant, lors de l’introduction des IFRS, une très large marge d’appréciation
aux sociétés.
n Bonne visibilité sur les montants en jeu.
Rappel
IFRS 3 demande de comptabiliser les regroupements d’entreprises selon la méthode de
l’acquisition, et non selon la méthode de la mise en commun d’intérêts. Sous IFRS, les
actifs et passifs des sociétés seront donc évalués à leur valeur de marché, la différence
par rapport au prix d’acquisition étant reportée en goodwill. Les coûts de
restructuration de l’entité acquise sont comptabilisés en coûts post-regroupement,
donc en charge de la nouvelle entité (quelques exceptions sont néanmoins envisagées).
Pour la transition vers les nouvelles normes comptables, IFRS 1 donne aux sociétés le
choix de retraiter ou non les regroupements d’entreprises intervenus avant la date du
bilan d’ouverture (01/01/2004), ou avant toute autre date antérieure librement fixée,
et d’ajuster le goodwill en conséquence.
Questions
n Peut-on retracer l’historique des acquisitions ?
n Pour chaque transaction : Quel était le prix d’acquisition ? Quelle était la valeur
comptable de l’actif net ? Quelle était la valeur comptable de l’actif net réévalué ? Quel
montant a été passé en goodwill ? Quel montant de goodwill a été amorti depuis ?
n Quel montant la société pourrait-elle passer en goodwill aujourd’hui si elle retraitait
les regroupements d’entreprises passés ?
n Vu l’impact qu’aurait l’activation (capitaux propres, ROE), l’entreprise aurait-elle
intérêt à la faire ?
Commentaire
n Règle qui pourrait donner une large marge d’appréciation aux sociétés ayant
Pour fixer les modalités du test de dépréciation, les IFRS définissent la notion
d’« unités génératrices de trésorerie » (UGT), le niveau le plus fin auquel une société
suit le retour sur investissement de ses entités. L’écart d’acquisition doit être affecté à
une ou à plusieurs UGT. L’écart d’acquisition doit ensuite être déprécié si la valeur
nette comptable de l’UGT, réévaluée à la date du test de dépréciation, est inférieure à
son prix de cession net ou à la valeur actualisée de ses cash flows futurs.
Question
n Comment la société détermine-t-elle les UGT, à quel niveau organisationnel
correspondent-elles ?
n Lesquelles sont profitables, lesquelles ne le sont pas ?
n Comment la société détermine-t-elle le prix de cession net et/ou la valeur actualisée
des cash flows futurs des UGT ? Quel est le taux d’actualisation des cash flows
utilisés, quel est le taux de croissance à l’infini des cash flows ?
n Quelle est la capacité de la société à modifier les cash flows des UGT par une
facturation interne ?
Instruments financiers
Référence
IAS 32, 39, ED of proposed amendments to IAS 32 and IAS 39.
Commentaire
Règle laissant peu de marge d’appréciation à la société.
Rappel
Les IFRS comptabilisent à la valeur de marché la plupart des actifs et une partie des
passifs financiers. Le terme « actifs financiers » recouvre aussi les participations (à
condition que celles-ci ne confèrent ni influence notable ni contrôle à la société), les
options d’achat et de vente sur participation ou les contrats d’engagements d’achats
fermes.
Les IFRS sont plus restrictifs que la plupart des normes comptables locales sur la
comptabilisation des « hedges » et peuvent obliger, dans certains cas, à traiter
séparément les deux parties d’une transaction qui, sous règles comptables locales, a
été reconnue comme « hedge ».
Tous les dérivés sont enregistrés dans le bilan, à leur juste valeur. La couverture en
juste valeur du risque de taux d’intérêt d’un portefeuille bénéficie désormais
(amendement 31.03) de l’utilisation de la macrocouverture.
s
Questions
n Est-ce que sont évaluées à leur valeur de marché les participations n’entrant pas
t
dans le périmètre de consolidation ? Quel serait l’impact ?
n La société utilise-t-elle beaucoup/peu d’instruments financiers ?
n Donne-t-elle des indications précises sur la valeur de marché de ces instruments
financiers ?
n Utilise-t-elle des « hedges » ? Ces derniers pourront-ils encore être « nettés » ?
Sinon, la société va-t-elle les restructurer ?
Quel serait l’impact sur le résultat et sur la volatilité du résultat de la prise en compte
à la valeur de marché des instruments financiers, y compris les « hedges » non
reconnus sous IFRS ?
Retraites
Référence
IAS 19
Commentaire
n Règle contraignante pour la société, mais offrant une marge de manœuvre, compte
Rappel
Les IFRS prévoient la comptabilisation d’une provision pour retraites. Cette provision
correspond à la différence entre les engagements totaux de retraite et de prestations
assimilées, et la juste valeur des actifs du régime de retraite.
Sous les normes IFRS actuelles, la forte volatilité du poste provisions pour retraites
que l’application immédiate de cette règle créerait est réduite par la possibilité
d’étaler les écarts actuariels dans le temps. A partir de 2006, la nouvelle norme
n’autorisera plus cet étalement.
Les méthodes actuarielles pour évaluer les engagements de retraites sont définies de
manière très stricte. Les normes IFRS demandent en particulier :
- que les engagements soient calculés d’après la méthode des unités de crédit
projetées avec salaire de fin de carrière (méthode rétrospective) ;
- que le taux d’actualisation des engagements soit le taux de marché des obligations
d’entreprises de première catégorie, de monnaie et de durée cohérente avec celle des
engagements évalués.
Les actifs du régime de retraite sont pris en compte à leur juste valeur, mais
seulement s’ils sont bien identifiés et isolés des actifs appartenant à la société.
Questions
n Y a-t-il une ventilation sectorielle, géographique, des détails sur les hypothèses et
Stock-options
Référence
IFRS 2, dont le scope est beaucoup plus large que les seules stock-options.
Commentaire
Règle laissant une marge d’appréciation à la société.
Rappel
IFRS 2 oblige les sociétés publiant sous IFRS à passer en charges les coûts des options
sur actions propres accordées aux salariés.
Questions
IFRS 2 ne s’appliquera, lors de la transition aux IFRS, qu’à une partie des stocks
options effectivement émises par une société. Si, lors de la première application,
l’impact de IFRS 2 sur le compte de résultat et le bilan des sociétés sera donc
probablement limité, il convient néanmoins de vérifier les points suivants :
n La société distribue-t-elle actuellement des stock-options ?
n L'impact sur les comptes des stock-options est-il communiqué aujourd’hui ?
n Quelles sont les caractéristiques des stock-options émises par la société (nombre,
date d’octroi, date d’acquisition, échéance, prix d’exercice) ?
n Actuellement, puis sous IFRS : quel est le modèle de valorisation utilisé ? Quelles
sont les hypothèses de volatilité et de maturité ? Quelles données propres à la société
(probabilité de départ des salariés) sont intégrées dans le modèle ? Ces données sont-
elles identiques à celles utilisées pour le 20-F ?
n Quel niveau d’augmentation des charges salariales est tolérable pour la société
après intégration des coûts de stock-options en dépenses du personnel ?
n Est-ce que la société va modifier sa politique d’octroi de stock-options ? Si celles-ci
disparaissaient, quelle serait l’incidence sur les salariés, et quelle est l’alternative ?
n Peu de visibilité.
Rappel
Sous IFRS, les coûts de développement doivent être immobilisés si les conditions
suivantes sont toutes réunies :
nL’achèvement de l’actif incorporel est techniquement faisable, et il sera donc
possible de l’utiliser ou de le vendre.
n La société a l’intention d’achever l’actif incorporel pour l’utiliser ou le vendre.
n La société a la capacité d’utiliser ou de vendre l’actif incorporel.
n L’actif est susceptible de générer des avantages économiques futurs.
n La société a les ressources nécessaires pour réaliser le projet.
n La société sait mesurer de manière fiable les dépenses liées à l’actif.
Sinon, ou s’il s’agit de recherche, les frais doivent être passés en charges.
Les marques créées en interne ne peuvent pas être immobilisées, mais les brevets
créés en interne le peuvent.
Les conditions de comptabilisation des actifs incorporels définis par les IFRS ne sont
souvent pas similaires à celles définies par les normes bilantielles locales.
Questions
n Comment la société sépare-t-elle le développement de la recherche ?
Périmètre de consolidation
Référence
IAS 27, 28, 31, SIC 12, SIC 33
Commentaire
n Règles laissant peu de marge d’appréciation à la société.
n Peu de visibilité.
Rappel
Sous IFRS, une société doit inclure dans son périmètre de consolidation toute entité
sur laquelle elle exerce un contrôle de fait, soit par un droit de vote, soit par une
influence sur la gestion de l’activité, et cela même si cette activité est éloignée de
l’activité de la société mère. Une participation au capital n’est pas nécessaire.
Pour déterminer l’existence d’un contrôle par droit de vote, SIC 33 tient aussi compte
des droits de vote potentiels, qui résulteraient par exemple de l’exercice d’options
d’achat ou de conversions d’obligations convertibles.
Questions
n Y a-t-il des entités ad hoc, des joint-ventures ou autres qui, sous IFRS, entreraient
Les sociétés publiant déjà selon les normes IAS/IFRS ne disposeront pas de cette
possibilité. Elles devront continuer en l’état, ce qui peut, selon nous, faire ressortir
des différences sectorielles sensibles.
Ces options nous paraissent importantes, car elles dépendent en partie de la structure
de bilan actuel et déterminent la physionomie du bilan futur. En fonction des forces et
des faiblesses de chacune des sociétés, notamment en matière de fonds propres et de
dettes, elles peuvent faire apparaître des disparités au sein d’un même secteur.
Écarts de change liés à une activité à l’étranger Les sociétés ont la possibilité de
reconstituer ou non les écarts de conversion cumulés au 01/01/2004 pour leurs
filiales étrangères (consolidées). Ce poste sera comptabilisé en tant que composante
distincte des capitaux propres, et « recyclé » ultérieurement en résultat. Les sociétés
largement implantées aux États-Unis seront tentées de privilégier cette option,
puisque cela se traduira par une baisse de l’écart de réévaluation (voire un écart
négatif), qui n’impactera pas le résultat.
Comparaison des traitements comptables des principaux thèmes entre les normes françaises, américaines,
anglaises et IFRS
French GAAP US GAAP IFRS UK GAAP
Regroupements d'entreprises
Méthode de l'acquisition : juste Méthode de l'acquisition : juste Méthode de l'acquisition : juste Méthode de l'acquisition : juste
valeur. valeur (incl. possibles provisions de valeur (provisions de valeur (doit refléter l’état des actifs
restructuration sur la cible). restructuration de la cible sont à la date de l’acquisition).
imputées sur groupe post
acquisition).
Méthode du « pooling of interests» : Méthode du « pooling of interests » : Méthode du « pooling of interests» : Méthode du « pooling of interests» :
seulement utilisée pour un n’est plus reconnue depuis 2001. non reconnue. seulement utilisée pour un
regroupement qui n’est pas, en regroupement qui n’est pas, en
substance, une acquisition, mais substance, une acquisition, mais
une entité comptable nouvellement une entité comptable nouvellement
créée, semblable à un partenariat créée, semblable à un partenariat
entre égaux sans partie dominante. entre égaux sans partie dominante.
Cinq critères sont à remplir. Cinq critères sont à remplir.
Méthode de consolidation
Consolidation totale : autorisée. Consolidation totale : autorisée. Consolidation totale : autorisée. Consolidation totale : autorisée.
Consolidation proportionnelle : Consolidation proportionnelle : non Consolidation proportionnelle : Consolidation proportionnelle : non
autorisée. autorisée. autorisée (mais pourrait être autorisée. Pour les JV, méthode de
supprimée pour la convergence la mise en équivalence utilisée si
avec la norme US). quote-part de revenu des
investisseurs est constatée.
Consolidation par mise en Consolidation par mise en Consolidation par mise en Consolidation par mise en
équivalence : autorisée. équivalence : autorisée (influence équivalence : autorisée (influence équivalence : autorisée.
significative, suppose une significative, suppose une
participation de 20%). Présentée en participation de 20%). Présentée en
mise en équivalence après impôts. mise en équivalence après impôts.
Contrôle
Pour consolider, une participation Pour consolider, il faut un contrôle Pour consolider, il faut un contrôle Importance du contrôle. En règle
au capital doit être effectivement des droits de vote existants ou des droits de vote existants ou générale, l’entreprise qui contrôle
disponible. contractuels. potentiels ou une influence sur la une entité est sa maison-mère et
gestion. Aucune participation au doit la comptabiliser comme filiale.
capital n’est requise.
SG Equity Research
DIRECTION DE LA RECHERCHE PAN EUROPEENNE Hôtels & Loisirs Félicie Lhoste (33) 1 58 98 29 79
Directeur Patrick Legland (33) 1 42 13 97 79 Matthias Desmarais (33) 1 42 13 81 49
(44) 20 7762 5101 Immobilier Michel Varaldo (33) 1 42 13 73 02
COO & HOR Assistant Alexander Gancz (33) 1 42 13 76 32 Logiciels & serv. Inf. Paul Morland (44) 20 7762 5065
Directeur adjoint Alain Galène (33) 1 42 13 84 75 Stefan Slowinski (33) 1 42 13 54 22
Édition & Support Patrick Gilbert (33) 1 42 13 84 64 Vendeur spécialiste Michael Finney (44) 20 7762 5066
Marketing Xavier Fleury (33) 1 42 13 44 53 Luxe Nathalie Longuet (33) 1 42 13 82 39
Qualité et méthodologie Frédérique Haftman (33) 1 42 13 74 08 E. Bruley des Varannes (33) 1 42 13 47 15
STRATEGIE, ANALYSE QUANTITATIVE ET TECHNIQUE Helen Waldron (44) 20 7762 5498
Stratégie monde Bijal Shah (44) 20 7762 5167 Médias Christophe Cherblanc (33) 1 42 13 84 44
Dhaval Joshi (44) 20 7762 5068 Arnaud Frérault (33) 1 42 13 47 39
Chris Mellor (44) 20 7762 5630 Edouard Camblain (33) 1 42 13 60 75
Stratégie Europe Alain Bokobza (33) 1 42 13 84 38 Anthony de Larrinaga (44) 20 7762 5279
Thierry Cantet (33) 1 42 13 74 09 Simon Baker (44) 20 7762 5128
Claudia Panseri (33) 1 42 13 47 81 Vendeur spécialiste James Brady (44) 20 7762 5272
Arthur van Slooten (33) 1 42 13 45 06 Pétrole & Gaz Aymeric de Villaret (33) 1 42 13 84 58
Produits transversaux Daniel Fermon (33) 1 42 13 56 95 Thierry Baudin (33) 1 42 13 42 47
Analyse quantitative Laurent Pla (33) 1 42 13 22 81 Jean-Philippe Lavenir (33) 1 42 13 47 60
Maria Asprouli (44) 20 7762 5270 Pharmacie Kevin Scotcher (44) 20 7762 5379
Serge Noujaim (44) 20 7762 5424 Marie-Hélène Leopold (33) 1 42 13 68 46
Analyse technique Loïc de Galzain (33) 1 42 13 47 12 Anne Henry (33) 1 42 13 84 24
RECHERCHE RELATIVE VALUE Susie Jana (44) 20 7762 5074
Strat. arbitrage et event-driven Tai-Mey Lim (44) 20 7762 5063 Semi-conducteurs Bruce Gonyea
Nicolas Mora (44) 20 7762 5772 Thomas Brenier (33) 1 42 13 47 10
RECHERCHE ÉCONOMIQUE Vendeur spécialiste Surendran Panicker (44) 20 7762 5525
Directeur Brian Hilliard (44) 20 7676 7165 Tabac Guillermo Barrio (34) 91 589 36 18
Europe Véronique Riches-Flores (33) 1 42 13 84 04 Vendeur spécialiste Scott Wilkins (33) 1 42 13 57 99
Clémentine Gallès (33) 1 42 13 44 96 Télécommunications Thierry Cota (33) 1 42 13 84 45
Olivier Gasnier (33) 1 42 13 34 21 Stéphane Beyazian (33) 1 42 13 45 04
s
Murat Toprak (33) 1 42 13 30 19 Aude de Bretteville (33) 1 58 98 05 14
Royaume-Uni Brian Hilliard (44) 20 7676 7165 Scott McKenzie (44) 20 7762 5288
Etats-Unis Stephen Gallagher (1) 212 278 4496 Tajesh Tailor (44) 20 7762 5232
Matières premières
t
Frédéric Lasserre (33) 1 42 13 44 06 Transport aérien Florence Tassan (33) 1 42 13 84 39
Deborah White (33) 1 42 13 55 74 Utilities
Stephen Briggs (44) 20 7676 7139 Mark Hives (44) 20 7762 5133
Alexandre Kervinio (33) 1 42 13 35 58 Catherine Hubert (44) 20 7762 5537
ÉQUIPES SECTORIELLES Ella Reinarz
Aéronautique & Défense Zafar Khan (44) 20 7762 5317 Small et mid caps Patrick Jousseaume (33) 1 42 13 66 62
Edward Stacey (44) 20 7762 5616 France Murielle André (33) 1 42 13 48 59
Colin Campbell (44) 20 7762 5609 Laurent Basquin (33) 1 42 13 62 29
Agroalimentaire Joseline Gaudino (33) 1 42 13 84 32 Marie-Line Fort (33) 1 42 13 85 21
Jérôme Paoli (33) 1 42 13 67 12 Ronald Wasylec (33) 1 58 98 02 72
Vendeur spécialiste Scott Wilkins (33) 1 42 13 57 99 Vendeurs spécialistes David Sheppard (44) 20 7762 5404
Assurance Benoît Valleaux (33) 1 42 13 39 34 Andrew Holder (44) 20 7762 5521
Eric Vanpoucke (33) 1 42 13 82 43 Thierry Petot (33) 1 42 13 38 84
Marcus Barnard (44) 20 7762 5963 Sophie de Micheaux (33) 1 42 13 51 41
Esther Dijkman (33) 1 42 13 84 17 Sonia Berthelot (33) 1 42 13 99 04
Sylvain Berthelet (33) 1 42 13 42 08 Olivier Michel (33) 1 42 13 57 69
Automobiles & Equipementiers Philippe Barrier (33) 1 42 13 84 42 Olivier Peypoux (33) 1 42 13 57 70
Eric-Alain Michelis (33) 1 42 13 50 95 Sarah Conca (1) 212 278 5298
Frédéric Labia (33) 1 42 13 47 40 Qualité Frédérique Haftman (33) 1 42 13 74 08
Banques Leonardo Rubattu (44) 20 7762 5944 Base de données Mathieu Jacolin (33) 1 42 13 93 70
Marcelo Amram (33) 1 42 13 47 32 Frédéric Lahaye (33) 1 42 13 84 75
Sandra Bos (33) 1 42 13 85 27 Agnès Yu (33) 1 58 98 02 91
Ed Firth (33) 1 42 13 43 46 Marketing Xavier Fleury (33) 1 42 13 44 53
Daryn Fletcher (44) 20 7762 5095 Denis Letellier (33) 1 42 13 84 35
Richard Staite (44) 20 7762 5610 [Link]/marketing int. Laurent Picard (33) 1 42 13 44 59
John Tyce (44) 20 7762 5535 Nathalie Cabibbo (33) 1 42 13 47 14
Alan Webborn (44) 20 7762 5575 Matthieu Saintoin (33) 1 42 13 64 71
Luis Peña (34) 91 589 80 79 Recherche actions/dérivés Adnan Labchiri (33) 1 42 13 74 56
Vendeur spécialiste Rosie Erskine (44) 20 7762 5919 Outil informatique Luc Guénard (33) 1 42 13 88 89
Boissons Sixte de Gastines (33) 1 42 13 38 04 Édition Patrick Gilbert (33) 1 42 13 84 64
Vendeur spécialiste Scott Wilkins (33) 1 42 13 57 99 Claire Davis (33) 1 42 13 47 57
BTP & Matériaux Muriel Fellous (33) 1 42 13 60 51 Cécile Bousquet (33) 1 42 13 46 75
Sven Edelfelt (33) 1 42 13 31 86 Desmond Carey (33) 1 42 13 68 70
Valerie Kramer (34) 91 589 80 66 Susan Clark (33) 1 42 13 54 09
Chimie Jeremy Davis (44) 20 7762 5238 Philippe Goulet (33) 1 42 13 78 05
Hans Zayed (44) 20 7762 5072 Cécile Gourlier (33) 1 42 13 46 32
Distribution alimentaire Laurence Hofmann (33) 1 42 13 84 21 Anne-Laure Guéné (33) 1 42 13 94 97
Maria Castroviejo (33) 1 42 13 81 70 Deborah Keys (33) 1 42 13 84 61
Muriel Khawam (33) 1 42 13 76 90 Timothy Kirk (33) 1 42 13 37 02
Distribution spécialisée John Baillie (44) 20 7762 5299 Sylvie Lannes (33) 1 42 13 42 26
Equip. électriques/Ingénierie Fabrice Theveneau (33) 1 42 13 47 22 Johanna Loup (33) 1 42 13 84 30
Gaël de Bray (33) 1 42 13 84 14
Caroline Slama (33) 1 42 13 99 76
Niranjan Aiyagari (44) 20 7762 5086
Colin Campbell (44) 20 7762 5609
Equipements télécoms Andy Perkins (33) 1 42 13 53 87
Vincent Rech (33) 1 42 13 85 16
Vendeur spécialiste Surendran Panicker (44) 20 7762 5525
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