0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
187 vues5 pages

Traduction humaine vs automatique

Ce document décrit les étapes et connaissances nécessaires à la traduction humaine et automatique. Il explique la définition de la traduction, les avantages et inconvénients de chaque méthode, ainsi que les procédés techniques utilisés en traduction.

Transféré par

Isaek Isberabah
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
187 vues5 pages

Traduction humaine vs automatique

Ce document décrit les étapes et connaissances nécessaires à la traduction humaine et automatique. Il explique la définition de la traduction, les avantages et inconvénients de chaque méthode, ainsi que les procédés techniques utilisés en traduction.

Transféré par

Isaek Isberabah
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Université Ibn Khaldoun -Tiaret-

Faculté des lettres et langues Département de Français


Module : Initiation à la traduction Enseignante : Mme. Bouakaz L

I. Généralités
 Définition de la traduction :
La traduction est le fait d’interpréter le sens d’un texte dans une langue (langue source, ou langue de
départ), et de produire un texte ayant un sens et un effet équivalents sur un lecteur ayant une langue
et une culture différentes (langue cible, ou langue d’arrivée).
Jusqu’ici, la traduction est restée une activité essentiellement humaine, des tentatives ont cependant
été faites pour automatiser et informatiser la traduction (la traduction automatique), ou pour utiliser
les ordinateurs comme support de la traduction humaine (traduction assistée par ordinateur).
Le but de la traduction est d’établir une équivalence entre le texte de la langue source et celui de la
langue cible (c’est-à-dire faire en sorte que les deux textes signifient la même chose), tout en tenant
compte d’un certain nombre de contraintes (contextes, grammaire, etc.), afin de le rendre
compréhensible pour les personnes n’ayant pas de connaissances de la langue source et n’ayant pas
la même culture ou le même bagage cognitif.
Sur le marché du travail, on distingue deux types de traduction : la traduction des textes
pragmatiques et la traduction littéraire. La majorité des traducteurs professionnels traduisent des
textes pragmatiques.
II. La traduction humaine et la traduction automatique
 Une tentative de définition :
La traduction Humaine : la traduction humaine, est la forme de traduction ou un traducteur
humain rend le texte source en une langue cible sans aucune intervention ou aide d’une machine
telle que l’ordinateur et les logiciels qu’il héberge. Il s’agit tout simplement, de la traduction faite
par l’homme sans aucune contribution d’une machine quelconque.
La traduction Automatique : la traduction automatique, née à la fin de la seconde guerre mondiale
vu le défi de l’importance stratégique de renseignement au sein de l’armée, elle est définie par
Bouillon (1993) comme « l’application de l’informatique à la traduction des textes d’une langue
naturelle de départ dans une langue naturelle d’arrivée ».
Selon Wikipédia (2014), l’expression ‘traduction automatique’ désigne au sens strict la traduction
d’un texte (ou d’une conversation audio, en directe ou en différée) faite entièrement grâce à un ou
plusieurs programmes informatiques, sans qu’un traducteur humain n’ait à intervenir. On englobe
parfois également sous ce terme la traduction assistée par ordinateur ou la traduction peut se faire en
partie manuellement ou de façon interactive avec la machine.
Dans la même veine de réflexions, le site Web de Travaux Publiques et Services Gouvernementaux
Canada (2014) décrit la traduction automatique comme « le fait de traduire entièrement un texte, à
l’aide d’un ou plusieurs systèmes informatiques sans qu’un traducteur humain n’ait à intervenir
dans le processus ».
En terme plus simple, nous définirions la traduction automatique comme tout genre de traduction
faite à l’aide d’un logiciel informatique.
 Les avantages de la traduction Automatique et la traduction Humaine :
Personne ne suggérerait l’utilisation de la TA pour traduire de la grande littéraire, mais il existe de
nombreux cas dans lesquels cette approche offre de réels avantages par rapport aux traducteurs
humains. Les principaux avantages de la TA sont : la vitesse, l’accessibilité, le cout, la
confidentialité, l’objectivité, l’homogénéité, l’universalité. Quant à la TH, les avantages consiste à
la qualité en traduction et la possibilité de traduire à des langues rares.
Conclusion : nous serions les premiers à dire que la traduction machine ne se substitue pas à la
traduction humaine malgré son efficacité, sa rapidité mais elle reste toujours une mauvaise
traduction en matière de qualité par rapport à la traduction humaine. La traduction humaine sera
toujours préférable lorsque des exigences bien spécifiques sont demandées en matière de qualité
(les textes juridiques ou la traduction littéraire par exemple).
III. les étapes de traduction
Pour traduire un texte, il y a des étapes à suivre. Une fois que vous allez être qualifiés et compétent
dans ce domaine, vous vous rendrez rapidement compte qu’il n’est pas toujours possible de toutes
les respecter à cause de l’habitude et du manque de temps.
 Lecture et compréhension : le texte doit être lu en entier et bien compris avant que la
traduction ne soit entamée.
 Analyse : on doit se poser cinq questions :
- De quoi parle-t-on dans le texte ?
- De quel genre de texte s’agit-il et qui est son auteur ?
- Quand le texte a-t-il été écrit ?
- Où le texte a-t-il été écrit ?
- Pour qui le texte a-t-il été écrit ?
 Titre : toujours traduire le titre qu’une fois le texte lu en entier.
 Mots difficiles : relevez les mots dont vous ne connaissez pas la signification et ceux pour
lesquels il est difficile de trouver un équivalent.
 Traduction : au travail ! il faut s’attaquer au texte, relecture du premier jet ; relire le texte
en langue source et en langue cible à voix haute. Vérifier si tous les éléments du texte source
ils se trouvent et d’une manière fidèle dans le texte cible.
 Repos : faites autre chose, il faut se changer les idées afin d’y voir plus clair lors des
prochaines étapes.
 Relecture de la traduction : vérifier que le texte cible ne contienne pas de fautes, des
ajouts ou des suppressions des idées, s’assurer qu’il n’y a aucune marque de subjectivité du
traducteur (par ex : son point de vue ou ses jugements), il faut que le texte cible se lise bien.
 Comparaison : comparer le texte source avec le texte cible afin de s’assurer que la
traduction dégage le même sens, le même effet et la qualité en traduction « soit une
équivalence entre les deux textes et la notion de fidélité ».
IV. Les connaissances nécessaires pour la traduction  :
 Les dictionnaires : pour faciliter la tâche de la traduction, les traducteurs utilisent le
dictionnaire bilingue le plus souvent qui connecte les unités de la langue source et la langue
cible. L’analyse à ce niveau est lexicale et orthographique, parce que dans ce cas plusieurs
relations vont du mot à mot et le sens peut dévier. Les connaissances inscrites dans ces
dictionnaires sont insuffisantes pour résoudre l’ambiguïté et il faut ajouter d’autres
connaissances pour faire le choix adéquat et ajuster le bon équivalent.
 Les connaissances syntaxiques : la syntaxe décrit la structure des mots et des connexions
associées dans une phrase. L’analyse à ce niveau est grammaticale, fondée sur les règles
d’agencement des groupes de mots et des mots entre eux. La connaissance syntaxique nous
permet d’éliminer plusieurs cas d’ambigüité et de faire le choix correct pour la
compréhension, pour ce faire la reconnaissance de la structure syntaxique d’une phrase par
des règles réécriture permet d’identifier les différents mots, unités ou groupes de la phrase
(syntagmes nominaux, syntagmes verbaux…).
 Les connaissances sémantiques : la sémantique s’occupe du signifié des mots et des
connaissances associées dans une phrase. L’analyse est fondée sur des liens de signification
entre les mots, comme les anaphores, et traite les problèmes de polysémies. L’une des
premières tentatives dans ce domaine est d’utiliser les représentations de connaissances d’un
langage naturel pour un système de traduction, les dépendances conceptuelles dans un
langage de représentation des connaissances sont utilisés pour représenter le sens de la
phrase : les dictionnaires bilingues utilisés dans ces systèmes prennent en considération des
choix de marques ou de mailles, pour représenter les connaissances sémantiques.
 Les connaissances contextuelles : la pragmatique s’occupe de la cohérence générale des
éléments sémantiques entre eux. L’analyse est fondée sur le bon sens. Exemple : « alors que
Marie parlait, Jean buvait ses paroles ». la phrase est correcte de point de vue
morphologique, syntaxique et sémantique mais d’un angle pragmatique la phrase est fausse
uniquement si on sait que le contexte est poétique alors il s’agit d’une métaphore et la phrase
est juste.
Les connaissances contextuelles permettent d’éliminer plusieurs ambiguïtés provenant de
causes très diverses : ambigüité grammaticale, ambigüités venant du sens des mots.
V. Les procédés techniques de la traduction (1)  :
1.1. Préambule  :
Jean Darbelnet : (1904-1990) professeur émérite de l’université de Laval. Docteur honoris causa
de l’université d’Ottawa, Jean Darbelnet a consacré sa vie à l’étude comparée du français et du
l’anglais. Auteur de plusieurs ouvrages et de très nombreux articles dans ce domaine, co-auteur de
la célèbre Stylistique comparée du français et du l’anglais, il a jeté les bases d’un champ de
recherches et de réflexions théoriques et pratiques utiles à tous les traducteurs.
Jean-Paul Vinay : (1910-1999) phonéticien, linguiste, polyglotte, pédagogue, dessinateur,
musicien et aussi traducteur, Jean-Paul Vinay est très connu dans le monde universitaire de la
traduction. Il a dirigé pendant de nombreuses années la section de linguistique, puis le département
de linguistique de l’université de Montréal où il a mis en place, outre un programme de formation
en linguistique, des cours de traduction et d’interprétation. Ses préoccupations théoriques et
pratiques en linguistique et en traduction l’ont tout naturellement amené à vouloir mieux structurer
l’enseignement, à promouvoir la formation permanente et à participer à l’organisation de la
profession de traducteur au Canada.
Les procédés de la traduction ont été exposés par Vinay et Darbelnet dans « Stylistique comparée
du Français et de l’Anglais », ils ont proposé sept procédés de traduction pour la traduction
générale. Vieillis et souvent contestés ces procédés constituent, même de nos jours, une sorte de
cadre méthodologique convenant quant au fond à presque n’importe quelle combinaison de
langues ; les langues principales du monde occidental du moins. Dans un ordre de difficulté
croissant, ces procédés sont : l’emprunt ; le calque ; la traduction littérale ; la transposition (incluant
le chassé-croisé) ; la modulation ; l’équivalence ; et l’adaptation. L’ordre de difficulté est établi
selon qu’il s’agit de procédés de traduction directe ou oblique.
1.2. Traduction directe :
1.2.1. L’emprunt :
Procédé le plus simple, consistant à ne pas traduire et à laisser tel quel un mot ou une expression de
la langue de départ dans la langue d’arrivée.
Particulièrement pratique lorsqu’il n’existe pas de terme équivalent dans la langue cible. Cela
permet également de situer clairement un texte dans son contexte culturel par l’intermédiaire du
registre de vocabulaire utilisé. Il faut utiliser ce procédé avec modération !
Exemples : une fiesta, le ramadhan, le football, le mazout, une after.
1.2.2. Le calque :
Le calque traduit littéralement le mot ou l’expression de la langue de départ. C’est une « copie » de
l’original, un emprunt qui a été traduit.
Exemples : the cold war : la guerre froide ; science de fiction : ‫علم الخيال‬ ; moteur à combustions
interne : ‫محرك االحتراق الداخلي‬
1.2.3. La traduction littérale :
Procédé qui consiste à traduire la langue source mot à mot, sans effectuer de changement dans
l’ordre des mots ou au niveau des structures grammaticales, tout en restant correct et idiomatique.
Exemples : il a analysé le texte : ‫حلل النص‬
1.3. Traduction oblique :
1.3.1. La transposition :
Procédé qui entraine un changement de catégorie grammaticale d’un mot en passant d’une langue à
l’autre. Exemples : Il m’a appelé dès son arrivée : ‫كلمين مبجرد أن وصل‬  ; A vendre : ‫للبيع‬.

1.3.2. La modulation :
Procédé impliquant un changement de point de vue afin d’éviter l’emploi d’un mot ou d’une
expression qui passe mal dans la langue d’arrivée. Il permet aussi de tenir compte des différences
d’expression entre les deux langues : passage de l’abstrait au concret, de la partie au tout, de
l’affirmation à la négation.

Exemples : Je n’ai plus soif : ‫ارتويت‬  ; Fire man : ‫رجل اإلطفاء‬  ; J’ai hâte de te voir : ‫أنا متعطش لرؤيتك‬.

1.3.3. L’équivalence :
Procédé consistant à traduire un message dans sa globalité (surtout utilisé pour les exclamations, les
expressions figées ou les expressions idiomatiques). Le traducteur doit comprendre la situation dans
la langue de départ et doit trouver l’expression équivalente appropriée et qui s’utilise dans la même
situation dans la langue d’arrivée. C’est une rédaction du message entièrement différente d’une
langue à l’autre.

Exemples : Quoi de neuf : What’s up ; Formidable ! : Great ! ; Tel père tel fils : ‫هذا الشبل من ذاك االسد‬.

1.3.4. L’adaptation :
Procédé de traduction qui substitue une autre réalité culturelle à celle de la langue source lorsque le
récepteur risque de ne pas reconnaitre (identifier) la référence. Dans nombreux de cas, nous
assistons alors au passage du processus de traduction à un processus de véritable
réécriture/recréation.

Exemples : Salut : ‫السالم عليكم‬.

1.4. Qualités d’un traducteur  :


 Très bonne connaissance de la langue de départ : il est si important de bien comprendre le
texte que l’on doit traduire et de comprendre toutes les subtilités de la langue dans lequel il a
été écrit.
 Très bonne connaissance de la langue d’arrivée : il est tout aussi important de bien connaitre
vers laquelle on traduit, les fautes d’orthographe et de syntaxe n’ont pas leur place dans le
domaine de la traduction.
 Connaissances générales : le traducteur traduit dans divers domaines, dans la même journée
il peut traduire un texte de psychologie et un texte relevant du domaine financier. Les
connaissances générales facilitent souvent la tache de traducteur.
 Bonne aptitude à la recherche : bien sûr, on ne peut tout connaitre ! il est donc important
d’avoir la facilité à faire des recherches, afin de trouver des réponses à nos questions.
 Patience : la traduction nécessite beaucoup de patience, un texte peut prendre plusieurs
heures et même plusieurs jours à traduire.
VI. Les équivalents des temps verbaux dans les deux langues  : Arabe / Français (1).
Temps verbaux Equivalent en arabe
Présent ‫املضارع‬
Imparfait (il traduisait) )‫ املضارع (كان يرتجم‬+ ‫كان‬
Passé simple (il traduisit) )‫املاضي (ترجم‬
Passé composé (il a traduit) )‫ املاضي (قد ترجم‬+ ‫قد‬
Passé antérieur (il eut traduit) )‫ املاضي (كان قد ترجم‬+ ‫ قد‬+ ‫كان‬
Plus-que-parfait (il avait traduit)
Futur simple (il traduira) )‫ املضارع (سوف يرتجم‬+ ‫ سوف‬/ )‫ املضارع (سيرتجم‬+ ‫س‬
Futur antérieur (il aura traduit) )‫ املضارع (يكون قد ترجم‬+ ‫ قد‬+ ‫يكون‬
Conditionnel (il traduirait) )‫ املضارع (قد يرتجم‬+ ‫قد‬
Impératif (traduis) )‫ املضارع (لترتجم‬+ ‫ الم االمر‬/ )‫االمر (ترجم‬
Subjonctif (qu’il traduise) )‫ املضارع (ليرتجم‬+ ‫الم االمر‬

Vous aimerez peut-être aussi