Syllabus MIP Ok
Syllabus MIP Ok
PROFESSEUR ODIO W.
DR MBULA M.,CT
DR SITUAKIBANZA N., CT
2015-2016
GOSHEN
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CURRICULUM DES MALADIES INFECTIEUSES
1. FIEVRE
I. Anti infectieux
1. Sepsis
2. Salmonelloses
3. Shigellose
4. Endocardites infectieuses
5. Méningites
6. Abcès cérébral
7. Affections dues aux bactéries anaérobies
8. Tétanos
9. Choléra
10. Peste
11. Lèpre
12. Mycétomes
1. Paludisme
2. Trypanosomiases humaines africaines
3. Amibiase/Giardiase
4. Toxoplasmose cérébrale
5. Cryptosporidiose/Isosporose/Microsporidioses
6. Schistosomiases
7. Autres helminthiases
1. Zona
2. Poliomyélite
3. Fièvre jaune
4. Rage
5. Fièvre hémorragique à virus Marburg
6. Fièvre hémorragique à virus Ebola
7. SIDA
V. Maladies mycosiques
1. Histoplasmose
2. Aspergillose
3. Candidoses
4. Cryptococcose
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1. Angiosarcome de Kaposi
LA FIÈVRE
(CHEZ L’ADOLESCENT ET L’ADULTE)
PLAN
0. Objectifs
I. Définitions
II. Physiopathologie
III. Étiologies de la fièvre
IV. Avantages de la fièvre
V. Inconvénients de la fièvre
VI. Signes d’intolérance de la fièvre
VII. CAT devant la fièvre
VIII. Conclusion
IX. Recommandations
0. OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge de la fièvre par le clinicien
Spécifiques
Au terme de ce chapitre, l’apprenant doit être capable de:
Établir la différence entre la fièvre et l’hyperthermie
Assimiler la physiopathologie de la fièvre
Faire la mise au point de la fièvre
Appliquer correctement, dans chaque situation de fièvre, les mesures appropriées
I. DEFINITIONS
Hyperthermie: conséquence due soit à un apport extérieur trop important de chaleur soit à un
déséquilibre entre la chaleur produite et sa dissipation par l’organisme
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II. PHYSIOPATHOLOGIE
Causes infectieuses
Collagénoses et maladies vasculaires
Néoplasies (hémopathies malignes, tumeurs solides, …) et maladies inflammatoires
chroniques
Autres:
Fièvre factice (fièvre du paresseux ou imaginaire)
Fièvre médicamenteuse (drug fever)
Fièvre de résorption (traumatisme accidentel ou chirurgical, infarctus du myocarde, …)
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Étiologies de la fièvre
Mise au point de la fièvre
Anamnèse fouilée
Examen physique bien conduit
Hypothèses diagnostiques logiques
Bilan paraclinique conséquent
Information générale
• Mode d’apparition
• Intensité
• Horaire
• Courbes de la fièvre, … (voir sémiologie médicale)
Effets bénéfiques dans la lutte contre les infections et stimulation des mécanismes
immunitaires
Résistance plus grande de certains reptiles à l’infection en cas de fièvre
Résistance plus grande des mammifères infectés en cas de fièvre
Inhibition du développement de divers agents pathogènes à T° élevée (spirochètes,
tréponèmes, virus de la poliomyélite, bacille de Hansen, …)
Effets bénéfiques dans la lutte contre les infections et stimulation des mécanismes
immunitaires
Stimulation par les pyrogènes de divers mécanismes de défense immunitaire:
Production des cytokines par les lymphocytes T, les macrophages, … (interférons, TNF,
…)
Stimulation de la production d’Immunoglobulines par les lymphocytes B (plasmocytes)
Augmentation du pouvoir phagocytaire
Élévation de la concentration des oligo-éléments (Cu, …)
V. INCONVENIENTS DE LA FIEVRE
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LES ANTIBIOTIQUES ANTIBACTERIENS
I. DÉFINITION
Les antibiotiques sont des substances qui s’opposent à la vie de certains micro-
organismes en entraînant soit :
un arrêt de leur multiplication (effet bactériostase) ;
leur destruction (effet bactéricide).
Classification ayant des limites car nouveaux médicaments élaborés par hémisynthèse
à partir d’un noyau commun;
Produits obtenus par substitution chimique mais différents chimiquement des chefs de
file antibiotiques au spectre large et plus stable aux mécanismes de résistance.
Classification par famille :
Substances des mêmes classes mais ayant des propriétés différentes nécessité qu’on
les subdivise en sous-groupes.
1) LES BÉTALACTAMINES
Substances de cette famille : ont en commun un cycle bétalactame;
Comprend les pénicillines et les céphalosporines.
LES PÉNICILLINES
Elles portent un noyau thiazolidique et un cycle -lactame
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B. PÉNICILLINES SÉMI-SYNTHÉTIQUES RÉSISTANT À LA PÉNICILLINASE
Méthycilline ou celbénin
Oxacilline ou Penstapho ou Bristopen
Cloxacilline ou Orbénin
Dicloxacilline ou Diclocil
D. AUTRES :
Carboxypénicillines :
- Ticarcilline (Ticarpen)
Uréidopénicillines :
- Mezlocilline
- Pipéracilline
Pénèmes :
- Carbapénèmes
Imipénème (+cilastine)= Tiénam
Méropénème
Monobactames :
- Aztréonam (voie parentérale)
Les céphalosporines
- Contiennent un cycle dihydrothiazine et un cycle -lactamine.
- Existence de 3 générations:
1ère génération :
Céphalothine ou keflin
Céphaloridine ou Keflodin (ceporine)
céflaclor
Céfradine
Céfadoxil.
2ème génération
Cefuroxime (curoxime)
Cefuroxime axétil (zinat)
Céfamandole (Kéfandol)
Céfamycine : céfoxitine (Méfoxin).
3 ème génération
Céfotétan (apacef)
Céfotaxim (claforan)
Ceftizoxime (cefizox)
Céfopérazone (céfobis)
Céftazidime (fortum)
Céfmémoxime (cemix)
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Ceftriaxone (rocéphine)
Céfotiam (pansporine)
Oxacéphemes :
Latamoxef (moxactam)
2) AMINOGLYCOSIDES
1) Par extraction (fermentation)
Streptomycine
Kanamycine
Neomycine (framycétine)
Paromomycine (humactin)
Gentamycine
Tobramycine
Sisomycine (sisoline)
Spectinomycine (trobicine)
2) De demi-synthèse
Amikacine
Arbekacine.
3) 2ème génération
Doxicycline ou vibramycine
Minocycline ou minocin
Rolitétracycline ou réverin.
4) Chloramphénicol
Chloramphénicol ou chloromycétine;
Thiamphénicol.
5) Polypeptides
Polymycines B
Colimycine ou colistine (polymycyxine E)
Bacitracine
Solutricine ou tyrothricine
6) Macrolides et apparentés :
à 14 atomes
Erythromycine
Troléandomycine (TAO)
Roxithromicine (Rulid)
à 15 atomes
Azithromycine
à 16 atomes
Josamycine (josacine)
Spiramycine (rovamycine)
Midécamycine.
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Lincomycine (lincocine)
Clindamycine (dalacine)
Streptogramines (synergistines)
Pristinamycine (pyostatine)
Virginamycine
8) Glycopeptides
Vancomycine
Téicoplamine
Rifamycines (ansamycines)
Rifampicine
Rifabutine
9) Antibiotiques phosphoniques
Fosfomycine ( par voie IV uniquement) ;
Fosfomycine-trométanol (voie orale) ;
Autres
Quinolones
1ère génération (non fluorés) :
acide nalidixique (negram)
acide pippémidique (pipram)
2ème génération :
Monofluorés
ciprofloxacine
norfloxacine
ofloxacine
péfloxacine
Difluorées
loméfloxacine
difloxacine
Trifluorées
fléroxacine
tosufloxacine
Nitrofurantoïnes
- Urinaire : nitrofurantoïne
- Intestinal : furazolidone
Oxyquinoléines
- Urinaires : nitroxoline
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- Intestinal : tilbroquinol (intetrix)
Amphotéricine B
Nystatine
5-fluorocytosine
Miconazole (daktarin)
Itraconazole
Fluconazole
Bactéricides Bactériostatiques
Béta-lactamines Tétracyclines
Aminosides Chloramphénicol
Polypeptides Macrolides
Antibiotiques à spectre étroit : actifs sur une seule catégorie de germes, les
coques
Par exemple : - pénicilline ;
- érythromycine ;
- streptomycine.
Les antibiotiques peuvent agir à 3 niveaux ; leur action peuvent porter sur:
A) la paroi bactérienne (capsule) ; on rencontre dans ce groupe :
- céphalosporines
- pénicillines
- bacitracine
- novobiocine
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- vancomycine
Les mycobactéries par exemple restent longtemps dans l’organisme sans se multiplier
et sont résistants en cette phase d’inactivité biologique. Lorsque leur multiplication
reprend, elles redeviennent sensibles aux antibiotiques.
Résistance génétique
Résistance naturelle
- Caractère déterminé génétiquement retrouvé chez toutes les bactéries (par exemple la
benzylpénicilline sur pseudomonas).
- Caractère présent dès les premières études sur la sensibilité.
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Résistance acquise
Caractère se développe après usage des antibiotiques sur des souches initialement
-
sensibles. Le spectre de l’antibiotique est modifié.
La résistance peut être extra chromosomique ou chromosomique.
Résistance extra chromosomique
- Fréquente : 90% des résistances;
- Pas spontanée mais acquise;
- Favorisée par l’usage abusif d’antibiotiques.
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V. CHOIX D’UN ANTIBIOTIQUE
Le site de l’infection
Dans la méningite, on n’utilisera pas les antibiotiques qui ne diffusent pas dans le
liquide céphalorachidien (LCR) comme la terramycine, la gentamycine. Par contre, les
sulfamides
(80%), le chloramphénicol (50%) du taux sérique passe dans le LCR.
L’âge du patient :
La terramycine ne peut être donnée aux petits enfants car colore les dents en jaune.
Le chloramphénicol entraine chez le nouveau-né un collapsus mortel par immaturité de
la glucuronyl-transférase et une majoration du risque hématologique.
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Il faut 2 antibiotiques bactéricides :
pas 1 bactéricide et 1 bactériostatique ;
pas 2 bactériostatiques entre eux.
Exceptions : exemple cotrimoxazole: association très synergique entre un bactéricide
(trimetoprim) et un bactériostatique (sulfaméthoxazole).
Associer 2 bactéricides de familles ou groupes différents. Par exemple, on ne doit pas
associer 2 pénicillines entre elles, ni 2 aminoacides entre eux.
Combiner par exemple une pénicilline et un aminoside
(2 familles différentes).
Associer au sein d’une même famille 2 antibiotiques des groupes différents. Par
exemple : bétalactamines (associer pénicilline et céphalosporine).
SEPSIS
Plan
• Objectifs
• Étiologies
• Physiopathologie
• Facteurs favorisants
• Portes d’entrée
• Clinique et complications
• Diagnostic
• Traitement
OBJECTIFS
Général
• Aider à améliorer la prise en charge du sepsis
Spécifiques
• Énumérer les causes du sepsis
• Identifier ses facteurs favorisants
• Assimiler sa physiopathologie
• Poser un diagnostic correct
• Appliquer un traitement adéquat et bien gérer ses complications
DEFINITIONS
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hypotension (TA systolique < 90 mmHg ou réduction d’au moins 40 mmHg des chiffres
habituels en l’absence d’autres causes d’hta), acidose métabolique, oligurie,
encéphalopathie aiguë, hypoxémie inexpliquée, coagulopathie
Choc septique:
• Sepsis et hypotension persistante malgré un remplissage vasculaire adéquat et/ou
nécessité de drogues inotropes ou vaso-actives
Choc septique dépassé:
• Choc septique réfractaire malgré toutes les mesures de réanimation
Bactériémie:
• Présence d’un germe pathogène dans le sang mise en évidence par les hémocultures
ÉTIOLOGIES
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PHYSIOPATHOLOGIE
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Facteurs favorisants
• Antibiothérapie préalable / intempestive
• Terrain
• Traitement immunosuppresseur
• Manœuvres hospitalières (instrumentales)
• Port de prothèse dentaire, valvulaire
• Valvulopathie
• Usage de drogues injectables
Portes d’entrée
Les voies urinaires sont la porte la plus fréquente
Autres:
• Voie cutanée
• Voie gynécologique
• Voie veineuse
• Voie respiratoire
• Voie digestive
• Voie dentaire
• Voie ORL, …
CLINIQUE
COMPLICATIONS
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o Polypnée liée à l’excitation du centre respiratoire par l’endotoxine
• Choc septique ou infectieux
o Extrémités froides, marbrures (peau claire)
o Cyanose des extrémités (lèvres exclues)
o Myalgies généralisées, intenses
o Oligurie ou oligo-anurie
• Insuffisance rénale
o Hypoperfusion rénale avec nécrose tubulaire aiguë et oligo-anurie
o Si sepsis avec endocardite: hématuries macroscopiques
• Pulmonaires
o Embolies pulmonaires septiques
o Pneumonie
o Broncho-pneumonie
o Abcès pulmonaire
• Cardiaques
Endocardite: greffe valvulaire sur valvulopathie antérieure ou sur cœur sain
(staphylocoque)
o Souffle cardiaque (systolique si VM) d’intensité croissante
o Pétéchies
Myocardite: acclération isolée du pouls, galop, assourdissement des bruits cardiaques,
parfois signes de décompensation cardiaque
• Hépatiques
Hépatite septique (bactérienne, …)
o Ictère de type cholostatique
o Augmentation des PAL
o Augmentation des transaminases peu marquée
Abcès hépatique à pyogène
• Digestives
Hémorragies digestives dues à un ulcus de stress ou à des suffisions (hémorragiques),
fréquentes au cours du choc
• Neuro-méningées
Méningite
Méningo-encéphalite
Abcès cérébral
• Ostéo-articulaires
Arthrite septique, souvent dans le sepsis à gonocoque. Souvent unilatérale et localisée
au genou
Ostéomyélite, souvent dans le sepsis à staphylocoque
• Thrombophlébite du sinus caverneux
o Fréquente dans le sepsis à staphylocoque
o Œdème palpébral
o Protrusion du globe oculaire
o Mydriase
o Parfois, cécité
• Sanguines
Coagulation intra-vasculaire disséminée (CIVD): 2 phases
o Hypercoagulabilité (échappe au clinicien)
o Hémorragique (hgies cutanées, muqueuses, …)
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DIAGNOSTIC
• Présomption
o Clinique (parfois, tenir compte de l’épidémiologie)
• Orientation
o Éléments du SRIS
• Positif
o Mise en évidence du germe (hémocultures)
TRAITEMENT DU SEPSIS
• Symptomatique
o Correction des troubles hémodynamiques
Expansion volémique (solutions cristalloïdes ou colloïdales)
Drogues inotropes + (dopamine, dobutamine)
Drogues vasopressives (adrénaline, …) pour le choc chaud avec effondrement des
résistances périphériques totales
• Symptomatique
o Assurer l’hémostase
Oxygénothérapie
o Lutte contre l’acidose métabolique
Bicarbonate de Na si pH < 7,25 ou creusement du trou anionique
o Lutte contre l’oligurie
Diurétiques de l’anse (furosémide) ou épuration extra-rénale si syndrome urémique
o Nutrition
• Traitement étiologique
o A base d’AB (voir supra)
OBJECTIFS
Objectif général
Aider à améliorer la prise en charge des salmonelloses
Objectifs spécifiques
Au terme de ce chapitre, l’apprenant doit être capable de:
Expliquer l’épidémiologie des salmonelloses
Donner leur étiologie
Décrire leur physiopathologie
Reconnaître leur symptomatologie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement adéquat, appliquer et faire appliquer les mesures préventives
des salmonelloses
DEFINITION
ÉTIOLOGIE
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ÉPIDEMIOLOGIE
PHYSIOPATHOLOGIE
Incubation
Germeboucheiléon terminaltraversée
muqueuse iléale et colonisation ggl mésentériques
avec apparition de lymphadénites locales
Phase silencieuse (durée: 15 jours)
Période septique (1er septénaire)
Voie lymphatique (canal thoracique)torrent
sanguinenvahissement de l’organisme par le
germe et l’endotoxine (foie, rate, …)
On note aussi une tuméfaction des plaques de
Peyer
Phase septique (durée: 7 à 8 jours)
Période bilio-colique (2ème et 3ème
septénaires)
Foiebile + multiplication du germe dans la
vésicule biliairelumière intestinale (par la bile)
En même temps, l’endotoxine typhique (Ag O)
libérée par la lyse des germes morts dans les ggl
lymphatiques, colonise tout l’organisme
Phase septique (suite) (durée: 14 à 15 jours)
Action endotoxine + médiateurs chimiques (cytokines,
NO, …) explique:
Irritation système lymphoïde abdominal avec lésions intestinales au niveau des plaques
de Peyer (hémorragie digestive et perforations intestinales)
Atteinte des noyaux neuro-végétatifs diencéphaliques ( tuphos, dérèglement de la T°, du
pouls, de la TA, …)
Choc toxi-infectieux (septique)
Leucopénie (imprégnation de la moëlle osseuse par l’endotoxine)
SYMPTOMATOLOGIE
Premier septénaire
Après une incubation de 15 j, en moyenne:
T° progressivement croissante pour atteindre 39-40 °C, au bout d’une semaine (T° en
plateau)
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Céphalée intense
Asthénie croissante (tuphos)
Troubles abdominaux (constipation, coliques, gêne abdominale)
Splénomégalie
Parfois, épistaxis
Deuxième et troisième septénaires
Période d’état où apparaissent les complications
T° maintenue autour de 40 °C (T° en plateau)
Dissociation pouls-température
Céphalée toujours intense
Tuphos accentué (malade très abattu, prostré, complètement indifférent à son
environnement)
Diarrhée, à la place de la constipation
Douleurs marquées à la FID où l’on note un gargouillement
Quatrième et cinquième septénaires
T° progressivement décroissantelyse thermique totale
Dissipation progressive des autres manifestations
Asthénie disparaissant très lentement après guérison
COMPLICATIONS
DIAGNOSTIC
Bactériologie
Mise en évidence du germe
Hémoculture
Coproculture
Uroculture
Biliculture
Culture crachat, vomiques
Limites de la réaction de Widal-Felix
Facteurs de Faux Négatif
Analyse avant le 6ème jour de la maladie
Carence immunitaire
Test à base des souches différentes de celles impliquées dans la maladie
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Action inhibitrice du traitement (AB, corticoïde)
Limites de la réaction de Widal-Felix
Facteurs de Faux Positif
Interférence avec d’autres maladies (candidose, leptospirose, rickettsiose, …)
Maladies avec modifications d’immunoglobulines (paludisme, maladie de Hodgkin,
hépatite chronique active, collagénose, myélome multiple, …)
Limites de la réaction de Widal-Felix
Facteurs de Faux Positif
Vaccinés (Armée US, française, …)
Test positif sans explication
Test demeure positif longtemps après guérison (TO: 2 à 3 mois; TH: plusieurs années)
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
Paludisme
Sepsis à autre germe
Angiocholite
TB
Shigellose
Amibiase colo-hépatique
TRAITEMENT
Préventif
Individu
Hygiène alimentaire
Hygiène fécale
Collectivité
Application des normes d’hygiène au niveau de chaînes alimentaires
Préventif
Collectivité
Hygiène fécale publique (latrines publiques)
Dépistage et traitement des porteurs asymptomatiques
Déparasitage anti-schistosome
Curatif
Jadis
Chloramphénicol
Thiamphénicol
Ampicilline
Cotrimoxazole, …
Actuellement
Quinolones (norfloxacine, ciprofloxacine, pefloxacine, ofloxacine, gatifloxacine, …)
Ex. ciprofloxacine 2x500 mg/j/10j po; norfloxacine 2x400 mg/j/10j po, …
La forme perfusion IV de ciprofloxacine existe (2x 200 mg à 400 mg/j durée de
perfusion/vial:45 min; vial de 200 mg dans 100 ml)
En Pédiatrie (<15 ans): ceftriaxone (cfr anti infectieux)
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SHIGELLOSE
Plan
0. Objectifs
1. Définition
2. Étiologies
3. Épidémiologie
4. Pathogénie
5. Clinique
6. Complications
7. Diagnostic
8. Diagnostic différentiel
OBJECTIFS
Général
• Aider à améliorer la prise en charge de la shigellose
Spécifiques
• Connaître les étiologies et l’épidémiologie de la shigellose
• Assimiler sa pathogénie
• Poser un diagnostic correct
• Administrer un traitement efficace et bien prendre en charge les complications
DEFINITION
• Maladie des mains sales, transmissible, caractérisée par une entérite fébrile dont
l’agent causal est un bacille à Gram négatif
ÉTIOLOGIES
ÉPIDEMIOLOGIE
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Indirect: aliments et eau souillés, bestioles (=disséminateurs)
• Facteurs favorisants:
Hygiène collective et individuelle défectueuse
Promiscuité
Pénurie d’eau
Malnutrition, changement de régime, …
PATHOGENIE
CLINIQUE
• Incubation: 48 heures
Syndrome dysentérique
Crampes abdominales, soulagées par la défécation
Selles liquides, très nombreuses (> 100/j), parfois sanguinolentes
Ténesme (contracture douloureuse des muscles anaux, avec de faux besoins)
Sensibilité abdominale à la palpation des quadrants
Péristaltisme augmenté à l’auscultation abdominale
Parfois: vomissements, troubles neurologiques, hypotension artérielle
Fièvre de début brutal, 39,5-40 °C, avec frissons et myalgies (parfois, absence de T°)
COMPLICATIONS
• Déshydratation
• Insuffisance rénale aiguë
• Choc septique
• Hémorragies digestives (parfois avec anémie)
• Arthrite non suppurée, conjonctivite, iritis, urétrite, …(=syndrome de REITER)
DIAGNOSTIC
• Présomption
Épidémiologie
Clinique
• Orientation
Hyperleucocytose avec polynucléose neutrophile
Selle: beaucoup de GR, GB, absence d’amibes
• Certitude
Coproculture sur milieu SS (shigella-salmonella) shigelles
DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
• Salmonellose
• Entérite virale (poliomyélite, coxsackievirose, echovirose, …)
• Entérite amibienne
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TRAITEMENT
PROPHYLAXIE
0. introduction
1. Définition
2. Etiologie
3. Epidémiologie
4. Classification
5. Physiopathologie
6. Clinique
7. Diagnostic
8. Traitement
O. INTRODUCTION
Endocardites infectieuses :
- maladies graves;
- pronostic vital en jeu;
- nécessité pour l’apprenant d’acquérir des connaissances et des compétences en vue
d’assurer une prise en charge efficace des patients.
OBJECTIF GENERAL
OBJECTIFS SPECIFIQUES
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- Définir les endocardites infectieuses;
- Citer les agents responsables des endocardites infectieuses.
Citer :
▪ Les facteurs prédisposant à l’endocardite;
▪ les portes d’entrée des causals;
- Expliquer :
▪ La classification des endocardites.
1. DÉFINITION
Endocardites infectieuses :
- rares mais graves à cause de leurs conséquences cardiaques;
- fréquemment localisées au cœur gauche.
Endocardite: développement d’un germe, à partir d’un foyer infectieux, sur l’endocarde
d’une valve cardiaque, l’endartère d’un gros vaisseau, d’une fistule artério-veineuse,
d’un septum défectueux, d’une fistule artério-artérielle (canal artériel), d’une
coarctation de l’aorte.
2. ETIOLOGIE
4. Autres germes :
- Streptocoque anaérobie ;
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- Pneumocoque ;
- Gonocoque ;
- Bacilles gram négatif ;
- Rickettsies ;
- Candida albicans ;
- Histoplasma.
3. EPIDEMIOLOGIE
Tétralogie de Fallot;
- sténose pulmonaire;
- atteintes congénitales des valvules bicuspides aortiques;
- syndrome de Marfan associé à l’insuffisance aortique.
Lésions cardiaques dégénératives :
▪ Anneau mitral calcifié;
▪ lésions nodulaires calcifiées (secondaires aux maladies cardiovasculaires liées à
l’artériosclérose).
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fistules ou shunts d’hémodialyse ;
pace maker intracardiaque ;
prothèses intracardiaques.
3.3.1. Stomatologique
- Germe responsable : streptococcus viridans;
- Endocardite infectieuse après extraction dentaire ou au cours d’une carie dentaire.
3.3.2. Digestive
Germe le plus incriminé : streptococcus fecalis (entérocoque);
3.3.3. Urogénitale
- Deux types de germes pénétrent par cette voie :
▪ L’entérocoque;
▪ Et le gonocoque.
Les circonstances conduisant à la propagation des germes sont :
un travail prolongée et pénible ;
une exploration instrumentale des voies urinaires ;
une gonococcie avec gonococcémie.
3.3.4. Cutanée
- Germes : staphylocoques dorés ou blancs;
- Peuvent se greffer sur le cœur à partir d’un abcès ou d’un furoncle en passant par le
sang (sepsis).
3.3.5. Intraveineuse
▪ Germes :
- bacilles gram négatifs;
- staphylocoque doré;
- candida;
▪ Porte d’entrée fréquente chez les héroïnomanes (usage des seringues non stériles et non
désinfection de la peau avant injection drogue).
3.2.6. Pulmonaire
Germe : pneumocoque;
3.3.7. Méningée
Germe : méningocoque responsable des atteintes cardiaques à porte d’entrée
méningée.
4. CLASSIFICATION
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Forme aiguë :
- Evolution fulminante;
- S’accompagne habituellement de forte fièvre avec toxicité systémique et leucocytaire;
Décès : quelques jours à 6 semaines;
Germes responsables :
- Staphylococcus aureus;
- Strepcoccus pneumoniae;
- Neisseria gonorhoreae.
Forme subaiguë :
- Décès entre 6 semaines et 3 mois;
Forme chronique :
- Décès au-delà de 3 mois;
Ces 2 formes cliniques :
- surviennent sur des valves antérieurement lésées;
- sont caractérisées par une évolution lente avec fièvre, sueurs nocturnes,
amaigrissement etc.
Germe en cause dans ces 2 dernières formes : streptocoque viridans;
Cette classification ignore les formes non bactériennes et les manifestations liées aux
germes individuels comme l’entérocoque.
5. PHYSIOPATHOLOGIE
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Parois des anévrysmes :
- sont fragiles;
- se rupturent facilement et occasionnent des hémorragies viscérales.
6. SYMPTOMES
Objectivement, on observera :
une atteinte de l’état général ;
une fièvre rémittente, parfois intermittente et prolongée ;
une pâleur conjonctivale témoins d’une anémie.
des lésions cutanéo-muqueuses : - fréquentes et polymorphes;
- se présentent sous forme de :
▪ Pétéchies : lésions rouges, d’aspect hémorragique, indolore, ne disparaissant
pas à la vitro pression.
Les pétéchies se localisent au niveau de :
- la muqueuse buccale, pharyngienne ;
- la conjonctive ;
- la peau, des ongles (hémorragie en écharde).
- la rétine :
● taches de Roth (taches hémorragiques) au fond d’œil;
● Exsudat blanchâtre (purpura conjonctival);
▪ Nodosités d’Osler : papules douloureuses (sur la pulpe des doigts).
Présence sur les paumes des mains et des plantes des pieds des érythèmes sensibles et des
nodules douloureux;
Ce sont les placards de Janeway (rares);
▪ Hippocratisme digital (rare).
Anomalies cardiaques (fonctions des anomalies sous-jacentes);
▪ Souffles cardiaques qui augmentent d’intensité de jour en jour; l’intensité augmente de jour
en jour à cause :
- des lésions des valves : ulcération;
- de la dilatation des cavités ou de l’anneau valvulaire;
- de la rupture des cordages tendineux.
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▪ Une splénomégalie.
des signes d’arthrite aiguë (faire le diagnostic différentiel avec un RAA);
de l’hématurie :
- fréquente;
- due à une embolie rénale responsable d’infarctus rénal (gros embole) ou de
glomérulonéphrite focale ou diffuse (petit embole).
Symptômes : identiques à ceux décrits pour l’endocardite à germes peu virulents mais
ils seront beaucoup plus marqués.
7. COMPLICATIONS
7.1. Cardiaques
Insuffisance cardiaque :
- Fait suite à la destruction valvulaire, à la rupture des cordages tendineux ou des
piliers, à la dilatation de l’anneau valvulaire.
Angine de poitrine :
- Elle survient par embolie et occlusion partielle des coronaires;
Infarctus du myocarde :
- Elle est due à une embolie et une occlusion complète des coronaires.
7.2. Pulmonaires
Elles sont dues aux migrations d’emboles :
- embolies pulmonaires lorsqu’on a un petit embole ;
- infarctus pulmonaire en cas de gros embole ;
- abcès pulmonaire due aux métastases septiques.
7.3. Cérébrales
Les emboles peuvent migrer vers le cerveau et être responsables de :
- abcès cérébral ;
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- embolie cérébrale avec hémiplégie.
7.4. Vasculaires
Elles sont dues à la migration d’emboles qui sont responsables de :
- anévrismes mycotiques capables de se rompre (par atteinte de vasa vasorum de
grosses artères par les emboles).
- gangrènes des doigts et des orteils (occlusions des artères périphériques par
emboles) ;
- cécité brutale (occlusion de l’artère ophtalmique).
7.5. Hépatiques
Les métastases septiques sont habituellement responsables de :
- abcès septique du foie ;
- hépatite septique avec ictère.
7.6. Spléniques :
Les emboles et les germes entraînent :
- l’infarctus de la rate, accompagné d’un frottement splénique ;
- abcès de la rate.
7.7. Rénales
Les reins peuvent être l’objet de complications d’endocardite par atteinte par:
- des emboles;
- des germes;
- des phénomènes immunitaires;
Des glomérulonéphrites focales ou diffuses peuvent se développer.
7.8. Osseuses
Les os peuvent être l’objet d’ostéomyélite.
8. DIAGNOSTIC
8.1. Présomption
Le diagnostic de présomption est fait devant un tableau fait de :
- fièvre, arthralgies, souffle cardiaque qui augmente d’intensité de jour en jour.
- pétéchies, splénomégalie, manifestations emboliques, atteinte poly viscérale ;
- antécédents de valvulopathies, d’extraction dentaire, d’avortement, de chirurgie
cardiaque ou d’exploration instrumentale (cathétérisme cardiaque, urétrale
etc…).
8.2. Diagnostic d’orientation
Vitesse de sédimentation : augmentée ;
Hyperleucocytose avec prédominance des neutrophiles;
Taux des globules blanc parfois normal.
l’hémoglobine peut être basse (signe d’anémie, surtout dans l’endocardite
subaiguë);
présence des complexes immuns et du facteur rhumatoïde (50% de cas) ;
diminution du taux de complément.
Mise en évidence des macrophages (histiocytes) dans la première goutte de sang
prélevé au lobule de l’oreille ;
Hématurie microscopique et protéinurie (inconstants mais évocateurs).
Hyper gammaglobulinémie polyclonale ;
L’ECG, la radiographie du thorax et le dosage de la créatinémie orientent vers
les complications.
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8.3. Diagnostic de certitude
On pratique 3 à 5 hémocultures;
De préférence pendant les pics fébriles;
- A intervalle de 30 à 60 minutes;
- Avant l’antibiothérapie.
Elles sont positives dans près de 85% des cas;
Elles sont négatives quand il y a eu prise préalable d’antibiotique ou en cas
d’endocardite à champignon (révélée par une culture de sang sur milieu de Sabouraud).
Echocardiographie :
- Met en évidence les végétations;
- L’échographie peut être normale; - L’absence des végétations n’exclut pas une
endocardite;
- Les végétations peuvent apparaître bien après le début de la maladie et même au cours
du traitement.
- L’échographie met en évidence les lésions subies par l’appareil valvulaire, les cordages,
les piliers etc;
- Précise le retentissement de ces dégâts sur le fonctionnement du myocarde.
9. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL
10. TRAITEMENT
10.1. Prophylactique
Elle consiste en l’administration d’antibiotique chez les porteurs de souffle cardiaque 24
à 48 heures après une intervention mineure.
Extraction dentaire
- Une extraction sur 500 se complique;
- Germe responsable : streptocoque viridans qui est très sensible à la pénicilline G ;on
administre 1 million d’unité par jour en IM;
On peut également administrer l’ampicilline : 2g par jour en 4 prises (4x500 mg) per os,
pendant 3 jours.
Cathétérisme urétral :
- Germes en cause : habituellement le streptocoque fecalis (entérocoque) et les bacilles
gram-;
- on peut donner l’ampicilline : 4 x 500 mg, par jour, per os pendant 3 jours ou la
terramycine : 4x500 mg, par, per os pendant 3 jours.
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Cathétérisme cardiaque
- Germe responsable : staphylocoque doré, sensible à l’oxacilline : 4 x 500 mg par jour,
per os pendant 3 jours.
10.2. Curatif
Il doit être :
- précoce : évite les complications locales et à distance;
- énergique : forte antibiothérapie pour atteindre les sites infectieux les moins
accessibles (végétations). Les végétations sont avasculaires, d’où la
difficulté d’éradiquer les germes qui s’y trouvent.
- de longue durée :
fonction du germe en cause quand il est connu (à défaut, il tient compte de la forme
clinique).
2. Pénicilline G : 4 x 500 millions d’UI comme dans (1) associée à la streptomycine (7,5
mg par Kg de poids, en 1 prise ou toutes les 12 heures, en IM);
Durée de traitement : 2 semaines chacune dans ce schéma.
En RDC, ne pas administrer la streptomycine car utilisée comme antituberculeux;
S’il y a une tuberculose associée à l’endocardite, il y a risque d’utilisation de la
streptomycine en monothérapie au lieu de quatrithérapie);
Administrer la gentamycine à la place de streptomycine : 1mg par Kg, toutes les 8
heures.
3. Pénicilline G comme dans (1), pendant 4 semaines associée à la streptomycine ou la
gentamycine comme dans (2);
4. la cefazoline : 1 à 2g, en IV ou IM toutes les 6 à 8 heures pendant 4 semaines
( 3 à 4 x 1 à 2g en IV ou IM).
4. Vancomycine : 15mg par Kg, en IV, toutes les 12 heures, pendant 4 semaines;
En cas d’entérocoque ou autres streptocoques :
1. Pénicilline G : 4 x 5 millions d’UI, par jour, avec les modalités d’administration comme
dans (1).
2. Ampicilline : 12 g par jour, en IV, 2 g toutes les 4 heures associée à la kanamycine :
1g, IM ou la gentamycine 1 mg par Kg toutes les 8 heures ou encore la
streptomycine :7,5mg par jour toutes les 12 heures.
3. Vancomycine : 15mg par Kg, toutes les 12 heures associée à la gentamycine 1 mg/Kg
toutes les 8heures ou la streptomycine 7,5 mg par jour toutes les 8 heures, pendant 4 à
6 semaines.
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2. Oxacilline : 2g, en IV, toutes les 4 heures ;
Nafcilline (pénicilline lactamase résistante) : 2g, en IV, toutes les 4 heures pendant 4 à
6 semaines avec ou sans gentamycine.
Cefazoline : 2g, en IV, toutes les 6 heures, pendant 4 à 6 semaines, avec ou sans la
gentamycine;
Vancomycine : 15mg par Kg en IV toutes les 12 heures, pendant 4 à 6 semaines,
associée à la gentamycine ou la streptomycine.
En cas de champignons (candida, histoplasme, cryptocoque…), on administre :
1. l’amphotécine B : 0,3 à 0,5 mg/Kg/jour, dans 500cc de glucosé 5%, pendant 6 à 8
heures.
Prescrire, au préalable :
- l’hydrocortisone : 100 à 200mg en IV ; ou
- phenergan : 25mg en IM ;
- l’acide acétylsalycilique : 1g avant l’administration de l’amphotéricine B.
10.4. Chirurgie
On peut poser des valves artificielles (valves de starr) s’il y a séquelles valvulaires
graves (destruction complète des valves).
2. ETIOLOGIE
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Dans ce groupe, on rencontre :
- les flavirus;
- les bunyavirus;
- les orbivirus.
B. Le virus de l’oreillon
Responsables des méningites aseptiques et les encéphalites chez des sujets n’ayant pas
d’immunisation contre les oreillons;
10 à 30% des sujets avec oreillons, quelquefois sans évidence de parotidite.
Dans 40 à 50% des cas d’oreillons, avec méningite, on n’observe pas de tuméfactions
des glandes parotides;
La méningite est la plus commune des manifestations neurologiques des atteintes par
oreillons.
C. Le virus de la chorioméningite lymphocytaire
Virus retrouvé précocement et de façon significative aux méningites aseptiques dans le passé;
Actuellement: rarement incriminé comme agent causal.
D. L’herpès virus
C’est l’herpès simplex virus (HSV) qui a été retrouvé de façon significative dans les
atteintes neurologiques.
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- Proviennent du tube digestif, des voies urinaires, génitales ou du péritoine.
Staphylococcus aureus (staphylocoque doré) et le Staphylococcus epidermidis : l’atteinte
méningée se fait à partir d’une thrombophlébite du sinus caverneux, d’une plaie de la face
ou du cuir chevelu …
Nocardia ;
Propriobacterium acnes ;
Enterococcus faecalis ;
Anaérobies (rares sauf en cas de foyer infectieux contigu);
Mycobacterium tuberculosis : atteinte méningée secondaire à un foyer pulmonaire,
ganglionnaire, péritonéal, génital, urinaire, osseux.
Spirochètes;
Treponème pallidum ;
Borrelia burgdorferi (maladie de Lyme) ;
Leptospira spp.
Chez l’adulte et chez l’enfant de moins de 5 ans, les germes les plus fréquents sont:
Méningocoque;
Streptocoque;
Listeria monocytogènes.
Chez le nourrisson et l’enfant de moins de 5 ans, les germes les plus rencontrés sont:
Méningocoque;
Pneumocoque;
Haemophilus influenzae.
Chez le nouveau-né, les germes les plus incriminés sont:
Streptococcus agalactiae;
Enterobactéries ([Link]);
Listeria monocytogènes.
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- Les kystes epidermoïdes;
b) Tumeurs intracrâniennes
- Craniopharyngiome;
- Tératome.
2.7. Médications
- Les agents antimicrobiens ;
- Les anti-inflammatoires non stéroïdiens;
- Le muromonab;
- Le CD3 (OKT3);
- L’azathioprime ;
- Le cytosine arabinoside (forte dose);
- Les immunoglobulines;
- Le phenazepyridine.
3. EPIDEMIOLOGIE
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- L’alcoolisme ;
- Antécédents de traumatisme crânien, de chirurgie à la base du crâne ;
- Antécédents de méningite, rhinorrhée claire, chronique.
- Altération des moyens de défense : asplénie, infection à VIH, myélome ;
- Début brutal ;
- coma, convulsions, signes neurologiques focaux sus-tentoriels ;
- Infection récente ou en cours des voies aériennes : otites, sinusite, pneumopathie.
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3.4. Orientation étiologique selon le terrain
Terrain Germes possibles
4. PATHOGENIE ET PHYSIOPATHOLOGIE
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Le foyer peut être pulmonaire, cardiaque, abdominal, nasopharyngien etc.
b) Voie directe
Le germe atteint directement les méninges à partir du nasopharynx à travers la lame criblée de
l’ethmoïde; Le germe atteint les méninges par voie de contiguïté, de proche en proche, à partir
d’une otite par exemple responsable de mastoïdite
Après l’invasion des méninges:
- multiplication bactérienne dans l’espace sous-arachnoïdien;
- largage des composants bactériens (paroi, LPS).
Les composants bactériens atteignent:
Conséquences:
vasculite cérébrale et infarctus cérébral;
formation d’un exsudat et trouble de la circulation du LCR (dû à l’inflammation et à
l’exsudat purulent qui obstruent les trous de Monro, de Magendie et de Luschka).
hydrocéphalie;
œdème interstitiel: augmentation de la pression intracrânienne (hypertension
intracrânienne=HTIC);
œdème cytotoxique (augmentation de la pression intracrânienne).
L’augmentation de la pression intracrânienne a 3 origines:
- l’œdème vasogénique ;
- l’œdème interstitiel ;
- l’œdème cytotoxique.
L’augmentation de la pression cérébrale et l’infarctus cérébral provoqueront une baisse
du courant sanguin cérébral et une perte de l’autorégulation cérébrovasculaire.
Les lésions vasculaires consistent en:
- une atteinte de l’endartère;
- un dépôt de fibrine;
- une thrombose vasculaire
Ces lésions vasculaires sont responsables de :
- déficits moteurs ;
- crises convulsives ou d’une aphasie.
La libération des composants bactériens (dont le LPS en l’occurrence) provoque:
- le choc;
- les manifestations hémorragiques sous forme de pétéchies, de CIVD…
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5. SYMPTOMES
Subjectifs
Le patient se plaindra des :
- céphalées térébrantes aggravées par le bruit ;
- nausées, photophobies, des douleurs à la nuque et au dos ;
- arthralgies, de la fièvre…
Objectifs
Le malade peut présenter des :
Malade en position couchée: tendance à plier ses jambes sur les cuisses;
Il a mal lorsqu’on tend à amener les jambes à angle droit.
Signes de Brudzinski : couché sur le dos, la flexion du cou du malade entraîne une flexion
soit d’une jambe soit de deux; Couché sur le dos, la flexion de la jambe sur la cuisse, la
cuisse sur l’abdomen, entraîne une flexion spontanée de l’autre jambe.
L’examinateur réalise la flexion de la jambe sur la cuisse, la cuisse sur le bassin au niveau
d’un membre inférieur ;
Lorsqu’il réalise la même manœuvre à l’autre membre inférieur (membre inférieur
chontrolatéral), le premier membre inférieur ébauche une extension.
Réflexes : ils sont variables, tantôt normaux, tantôt anormaux (exagérés ou émoussés).
7. DIAGNOSTIC
7.1. Présomption
Basé sur les symptômes:
- fièvre;
- céphalées;
- raideur de la nuque;
- pétéchies;
- convulsions et signes neurologiques (signes de Kernig, de Brudzinski..).
7.2. Certitude
Diagnostic de certitude:
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En cas d’hypertension intracrânienne: papille de stase (au F.O.);
Pression du LCR : - Valeurs normales en moyenne: de 70 à 180 cm d’eau (prise à l’aide d’un
manomètre); Variables selon les auteurs;
Pour certains auteurs: en position couchée: 10 à 15 cm d’eau et 18 à 25 cm d’eau en position
assise.
Pression élevée Pression normale
Méningite bactérienne Trypanosomiase humaine Africaine (THA)
Méningite tuberculeuse Méningite virale
Méningite cryptococcique
Syphilis
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- Tuberculeuse ;
- Cryptococcique.
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La glucorachie est normale est en cas de méningite :
- Virale ;
- A Trypanosome;
- Syphilitique.
Les examens bactériologiques
Sur le LCR, il sera réalisé :
- Le gram et la culture ordinaire ;
- Le Ziehl et le lowenstein ;
- L’encre de chine et la recherche de l’Ag soluble cryptococcique
- La sérologie syphilitique : VDRL, TPHA , B.W. ;
- Hémocultures: à réaliser car à partir de la porte d’entrée, le germe peut passer dans le sang
(bactériémie) et migrer vers le cerveau;
Les sucs provenant des pétéchies doivent également être examinées (elle peut faire mettre en
évidence des méningocoques).
Les examens parasitologiques
Recherche des trypanosomes et les microfilaires;
Recherche d’anticorps (Ac) au niveau du LCR et du sang:
- Ac antitrypanosomes;
- Ac antitoxoplasmes.
Autres examens à faire:
Les radiographies:
- du thorax (face et profil): à la recherche d’un foyer primitif de la tuberculose);
- du crâne: à la recherche d’une porte d’entrée; elles peuvent mettre en évidence des
foyers infectieux.
F.O.: peut mettre en évidence une papille de stase;
L’hémogramme et les tests inflammatoires: peuvent être perturbés, globules blancs, vitesse
de sédimentation, fibrinogènes: peuvent être augmentés.
Se fait avec les différents types des méningites sur base du LCR;
1. Les méningites à LCR clair :
- Virale ;
- Tuberculeuse ;
- Trypanosomiase humaine Africaine.
- Bactérienne au début ;
- Leucémie;
Dans ces méningites, la protéinorachie est en général augmentée.
2. Les méningites à LCR trouble :
Méningites bactériennes:
- glucorachie: abaissée;
- protéinorachie: augmentée; éléments très augmentés.
3. Autres maladies pouvant provoquer une atteinte neurologique ou non :
L’abcès cérébral :
- LCR: normal, clair; Nombre d’éléments: normal; mais dans certains cas, on peut avoir
une lymphocytose.
- Evolution dans l’abcès cérébral: moins aiguë, fièvre; présence des signes de
latéralisation (habituellement ils sont constants).
La tumeur cérébrale :
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- LCR: normal ou taux des lymphocytes augmenté, pas de fièvre ou température peu
élevée;
Le tétanos : LCR normal, trismus et évolution lente.
- Le neuropaludisme : LCR non perturbé;
Goutte épaisse: peut être positive;
L’accident vasculaire cérébral : Hémorragie cérébroméningée: → signes méningés et de
latéralisation; → habituellement, survenue sur terrain d’HTA et le LCR hémorragique ou
xanthochromique.
9. COMPLICATIONS
9.1. Encéphaliques
- Hypertension intracrânienne;
- L’hydrocéphalie;
- L’abcès cérébral (par confluence d’exsudat purulent).
- Engagement des amygdales cérébelleuses : risque de mort subite;
- Epanchement sous-dural : plus fréquente chez l’enfant.
9.2. Sensorielles
- Cécité;
- Surdité;
- Paralysie faciale.
9.3. Vasculaires cérébrales
- Déficit moteur avec hémiplégie ;
- Crise convulsive ;
- Coma ;
- Epilepsie.
9.4. Psychiatriques
- Troubles psychiatriques observées: liées habituellement aux séquelles des méningites.
11. TRAITEMENT
affections graves;
mettent le pronostic vital en jeu, d’où traitement en urgence, avec des fortes doses
d’antibiotiques et une durée déterminée.
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Réduire la mortalité ;
Eviter les séquelles.
Traiter les patients en urgence : antibiothérapie prescrite à domicile si patient examiné chez
lui et si l’état clinique l’impose.
Prescrire une antibiothérapie fait d’antibiotiques traversant la barrière hémato-encéphalique
(certains antibiotiques ne traversent pas ou peu la barrière hémato-encéphaliques ;
l’inflammation des méninges favorisent la pénétration des antibiotiques dans le LCR).
Les antibiotiques doivent s’administrer à fortes doses: les expériences dans les méningites
animales ont montré qu’il faut user des doses 10 à 20 fois la concentration minimale
d’antibiotiques nécessitée pour la thérapeutique optimale);
La durée de traitement doit être suffisante : il n’est pas recommandé de réduire la dose en
cours de traitement quand il y a amélioration clinique (pénétration meilleure en cas
d’inflammation) ; Diminution inflammation: baisse quantité d’antibiotique pénétrant dans
le LCR.
L’antibiothérapie doit tenir compte de la sensibilité des germes qui est fonction de :
- La fréquence des germes incriminée dans la survenue des méningites (ceci est connu à
l’aide des études réalisées dans le monde et localement).
- L’antibiogramme lorsqu’il peut être réalisé ;
Porte d’entrée: donne une indication sur la nature des germes (présence rash purpurique :
méningocoque ; intervention neurochirurgicale récente : staphylocoque…).
Choix antibiotiques:
1. Méningocoque :
Cefotaxime ou le ceftriaxone;
Pénicilline G: traitement de choix en cas de méningocoque sensible;
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Sinon: ampicilline.
2. Pneumocoque :
On prescrit :
Cefotaxime et vancomycine;
Ceftriaxone et vancomycine
Pénicilline : tester la sensibilité du germe ; en cas de résistance: s’abstenir de le prescrire.
3. Gram négatifs :
Les antibiotiques à utiliser pour lutter contre les gram Ŕ sont :
le cefotaxime ;
le ceftriaxone ;
le ceftazidime.
Injections intrarachidiennes pour les antibiotiques actifs sur les gram- mais ne
traversant pas la barrière hémato-encéphalique;
Injections sont dangereuses (arachnoïdite et choc); n’injecter qu’une seule fois.
On peut administrer de :
4. Le pseudomonas :
- Ceftazidime: agit sur ce germe;
5. Le staphylocoque :
6. Le listéria :
- Ampicilline;
7. L’hémophilus :
- Ceftriaxone ou cefotaxime;
8. Le staphylococcus agalactia :
- Ampicilline ou pénicilline.
9. Le bacteroïdes fragilis :
- Métronidazole : 2g/jour;
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10. Le fusobacterium :
Métronidazole : 2g/jour.
OBJECTIFS
Général
o Aider à améliorer la prise en charge de l’abcès cérébral
Spécifiques
o Connaître les étiologies de l’abcès cérébral
o Assimiler sa pathogénie
o Reconnaître sa symptomatologie
o Poser un diagnostic correct
o Assurer une prise en charge efficiente
ÉTIOLOGIES
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Entérobactéries
o Protozoaires et fongiques, chez l’immunodéprimé (VIH, …)
PATHOGENIE
Essentiellement 3
o Diffusion par contiguïté (50 %)
Porte d’entrée ORL, bucco-dentaire
Flore souvent polymicrobienne
o Diffusion hématogène (20 %)
Foyer infectieux (germe) torrent sanguin cerveau
Caractère souvent monomicrobien
o Diffusion post-traumatique
Fracture ouverte du crâne avec lésins méningées ou intervention neuro-chirugicale
PS. Dans 20 %, aucune circonstance élucidée
CLINIQUE
BILAN
Biologie
Sang:
• Hyperleucocytose
• Vs accélérée
• Hyponatrémie (sécrétion inappropriée d’ADH)
LCR
PL prudente (non indiquée si diagnostic déjà connu), FO, au préalable
• Hyperprotidorachie
• Glucorachie normale
• Cytorachie variable (10 à 500 éléments/mm 3)
Imagerie médicale
Scanner cérébral
IRM cérébrale
Image en concarde: centre nécrotique, capsule et œdème périlésionnel
(permet aussi de suivre la réponse
thérapeutique: évolution de la taille)
Autres aspects
Identifier la PE
Tenir compte du terrain (VIH, …)
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Apprécier le retentissement neurologique
TRAITEMENT
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AFFECTIONS DUES AUX BACILLES DU GENRE CLOSTRIDIUM
Plan
• Objectifs
• Définition
• Classification
OBJECTIFS
Général
• Aider à améliorer la prise en charge des affections dues aux bacilles du genre
Clostridium
Spécifiques
• Connaître ces germes
• Citer les affections qu’elles provoquent
DEFINITION
• Bactéries anérobies, Gram positif, formant des spores ou non, et provoquant des
affections diverses gravissimes
CLASSIFICATION
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TETANOS
Objectifs
Définitions
Étiologie
Épidémiologie
Physiopathologie
Facteurs de grand risque
Clinique
Diagnostic/diagnostic différentiel
Complications
Pronostic
Traitement
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge du tétanos
Spécifiques
Décrire l’épidémiologie du tétanos
Assimiler sa physiopathologie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
Gérer adéquatement les complications
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives contre le tétano
DEFINITIONS
ÉTIOLOGIE
ÉPIDEMIOLOGIE
Affection cosmopolite mais plus fréquente dans les pays en développement (système
vaccinal défectueux)
Parmi les 10 principales causes de mortalité dans ces mêmes contrées
Diverses portes d’entrée:
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Plaie, brûlure, piqûre IM, orifice d’extraction de chique, ombilicale, gynécologique, …
CLINIQUE
Incubation
Période entre la pénétration du germe et l’apparition du premier signe (souvent,
trismus)
Durée moyenne: 14 jours
Invasion
Période entre l’apparition du premier signe et la généralisation des spasmes
Durée moyenne: 7 jours
Période d’état
Au trismus (atteinte du Nerf V), signe souvent annonciateur
de la maladie, vont s’ajouter:
Raideur de la nuque, voire opisthotonos
Spasmes paroxystiques généralisés, intermittents, provoqués par le bruit, les piqûres,
la lumière, linges mouillés, …
Ces spasmes augmentent en fréquence et en intensité
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Dysphagie (atteinte du Nerf IX)
Dyspnée (contracture des muscles respiratoires)
Hypertonie généralisée (opisthotonos, ventre de bois)
Fièvre (surinfection) ou hyperthermie (déshydratation sévère)
Expression spéciale de la face (atteinte du N. VII et muscles superficiels de la face) =
RIRE SARDONIQUE
La conscience reste lucide
DIAGNOSTIC
Essentiellement CLINIQUE
A ne pas confondre avec:
Méningite
Affection dentaire
Arthropathie temporo-maxillaire
Hypoglycémie/hypocalcémie
Hystérie
idiosyncrasie à: amodiaquine, primpéran, torécan
COMPLICATIONS
Respiratoires:
Spasme de la glotte
Dysphagie
Broncho-pneumonie (surinfection )
Iatrogènes
Coma médicamenteux (benzodiazépines, barbituriques)
Infection urinaire
Maladie sérique (SAT d’origine bovine)
Cardiaques
Myocardite
Troubles du rythme
Vertébrales et costales
Fractures des côtes et des vertèbres si contractures violentes
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Pronostic
Score de Dakar amélioré
Point 2 1 0
Incubation - <7j ≥7j
Pronostic
Classe Score Mortalité
Classe I 0-2 10 %
(tétanos léger)
Classe II 3 50 %
(tétanos modéré)
Classe III >3 80 %
(tétanos sévère)
17
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PROPHYLAXIE
Éducation
Éviter geste à risque (tatouage, scarification, extraction chique, accouchement, … dans
des conditions septiques)
Vaccination (métier à risque)
Sérothérapie si blessure ou situation à risque chez tout sujet non vacciné (sérum
humain plutôt que bovine) et ouvrir un calendrier vaccinal
Sérothérapie
SAT d’origine bovine, 3000 UI en SC, après test de tolérance (1/10 de cc, puis 1/5 cc,
30 minutes plus tard, si aucune réaction telle que rougeur, élevure, …, au point
d’injection). Enfin le tout, 30 minutes plus tard, si toujours bonne tolérance
Si SAT d’origine humaine, 250 UI, dans les mêmes conditions (généralement, la
tolérance est meilleure)
TRAITEMENT
GOSHEN
Page 58
le valium®, à faible dose, pendant longtemps
CHOLERA
Plan
Objectifs
Définition
Historique
Étiologie
Épidémiologie
Physiopathologie
Clinique
Évolution
Complications
Diagnostic
Diagnostic différentiel
Traitement
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge du choléra
Spécifiques
Connaître l’épidémiologie du choléra
Assimiler sa physiopathologie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives contre le choléra
DEFINITION
HISTORIQUE
ÉTIOLOGIE
Vibrio cholerae
Bacille très mobile, en forme de virgule
Deux biotypes: V. cholerae classique (vibrion de Koch), découvert pr ce chercheur, en
1883, en Egypte et le V. cholerae El Tor (découvert à la Mecque, en 1905).
V. cholerae El Tor affection moins sévère
V. cholerae 0131, 3è biotype récemment découvert
Culture en milieu alcalin, pH à 8,5-9,2, et hypersalé, NaCl à 30 pour mille
Tué à 80 °C, résiste au froid jusqu’à moins 31 °C
Possède un Ag O (glucido-lipido-protéique = exotoxine) ayant 3 fractions A, B, C et est
thermolabile à 100 °C
GOSHEN
Page 59
ÉPIDEMIOLOGIE
PHYSIOPATHOLOGIE
CLINIQUE
GOSHEN
Page 60
Forme avec diarrhée sanguinolente, accompagnée parfois d’une fièvre légère et peu de
vomissements
Forme dite « choléra sec » où le patient meurt de choc hypovolémique de manière
subite, avant même que le liquide abondamment accumulé dans la lumière intestinale
ne soit extériorisé par une selle
Formes atypiques
Forme banale, prenant l’allure d’une gastro-entérite banale, de diagnostic difficile mais
source de contamination non négligeable si hygiène fécale mal assurée
ÉVOLUTION
Sans traitement, le décès est autour de 50 %, dans les formes classiques, souvent
rencontrées dans les épidémies
Traitement précoce et adéquat, mortalité estimée à 1 à 5 %
L’amélioration se faisant très rapidement
COMPLICATIONS
Choc hypovolémique
Insuffisance rénale pré-rénale puis rénale (lésionnelle)
Décompensation cardiaque iatrogène (surtout chez l’enfant et le vieillard) par apport
liquidien massif
TRAITEMENT
GOSHEN
Page 61
PROPHYLAXIE
PESTE
Plan
• Objectifs
• Définition
• Épidémiologie
• Pathogénie
• Clinique
• Diagnostic
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge de la peste
Spécifiques
Connaître l’épidémiologie de la peste
Assimiler sa pathogénie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives contre la peste
DEFINITION
• Maladie bactérienne due à un bacille Gram négatif, immobile, capsulé, très virulent,
appelé Yersinia pestis
• Zoonose de rongeurs transmissible à l’homme par piqûre de puces
ÉPIDEMIOLOGIE
• Cosmopolite :
Asie (Iran, Inde, Chine, …)
Afrique (Kenya,Madagascar, Soudan, RDC, …)
Amérique (Ouest des Etats-Unis, Brésil, …)
• Vecteurs: Xenopsylla cheopis (puce de rat), Pulex irritans (puce de l’homme)
• Réservoirs: rat noir (Rattus rattus) principalement; homme, en cas d’épidémie
PATHOGENIE
GOSHEN
Page 62
dissémination (voie hématogène)
Contamination par voie respiratoire œdème pulmonaire lésionnel (détresse
respiratoire aiguë)
CLINIQUE
DIAGNOSTIC
Une URGENCE
Ponction ganglionnaire (examen direct et culture du suc)
Examen direct et culture des expectorations
Hémocultures
TRAITEMENT
Prévention
Mise en quarantaine de la contrée
Isolement des patients
Dératisation et insecticides
Détermination de l’origine de l’épidémie
Chimioprophylaxie du corps soignant et de l’entourage des patients (cyclines,
rifampicine, streptomycine)
Curatif: au moins 10 jours
Y. pestis est naturellement résistant aux ß-lactamines
Alors:
Aminosides
GOSHEN
Page 63
Cyclines
Quinolones
Cotrimoxazole
Rifampicine
Bon pronostic pour formes bubonique et septicémique
LEPRE
Plan
• Objectifs
• Définition
• Épidémiologie
• Physiopathologie
• Diagnostic/Classification
• Traitement
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge de la lèpre
Spécifiques
Connaître l’épidémiologie de la lèpre
Assimiler sa physiopathologie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
DEFINITION
• Maladie infectieuse très peu contagieuse qui sévit sous forme d’ENDEMIE
• Elle est favorisée par les conditions socio-économiques médiocres
ÉPIDEMIOLOGIE
• Voie de contamination
Principale: muqueuse nasale
• Réservoir naturel: homme (les 2 sexes et tous âges)
• Contagiosité: très faible
Sur 100 personnes exposées au BH, seules 6 feront la maladie
Sur 10 lépreux, un seul est contagieux
GOSHEN
Page 64
PHYSIOPATHOLOGIE
DIAGNOSTIC/CLASSIFICATION
GOSHEN
Page 65
Diagnostic/Classification
10
TRAITEMENT
• Prophylaxie:
Bonnes conditions d’hygiène
Dépistage et traitement des cas
• Curatif (gratuit)
Adulte MB: durée 12 mois (po)
Schéma mensuel: 1er j RIF 600mg,
clofazimine 300mg, dapsone 100mg
Du 2ème au 28ème j: clofazimine 50mg, dapsone
100mg
Après la prise de la 1ère dose, le patient n’est plus
contagieux
• Adulte PB: durée 6 mois (po)
Schéma mensuel: 1er j RIF 600mg, dapsone
100mg
Du 2ème au 28ème j dapsone 100mg
• Adulte PBML: dose unique RIF 600mg, ofloxacine 400mg, minocycline 100mg
GOSHEN
Page 66
MYCETOMES
Plan
Objectifs
Définition
Épidémiologie
Pathogénie
Clinique
Diagnostic
Traitement
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge des mycétomes
Spécifiques
Connaître l’épidémiologie des mycétomes
Assimiler leur pathogénie
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
DEFINITION
ÉPIDEMIOLOGIE
Agents:
champignon (Madurella mycetomi, le plus fréquent)
Bactéries (Actinomycètes dont Actinomadura madurae)
Habitation: sol, épineux de la famille des mimosacées
Mode de contamination:
Pénétration sous la peau à la suite d’une écorchure
Piqûre par les épines souillées
Aires géographiques:
Afrique de l’ouest, du Centre (Tchad), de l’Est (Ethiopie, Somalie, …), du Nord (Soudan,
…)
Asie (Inde: pied de Madura)
PATHOGENIE
Développement des champignons ou des bactéries dans les tissus profonds, à proximité
de la porte d’entrée
Caractère grave
Processus suppuratif d’allure subaiguë ou chronique
Plus tard, fistulisation
CLINIQUE
GOSHEN
Page 67
Incubation: quelques mois voire des années
Tuméfaction nodulaire du pied dans le tissu sous-cutané
Masse indolore, +/- limitée et adhérente
Plus tard, déformation du pied par la tuméfaction bosselée, de grande taille
Fistules libérant des grains, noirs ou blancs
Progression vers les tissus osseux:ostéolyse, géodes irrégulières, sans séquestre
Pas de métastases
Formes cliniques
Formes topographiques:
Pied (siège le plus fréquent)
Fesses
Région inguinale
Thorax
Formes topographiques
Dos
Cuir chevelu
Mycétomes actinomycosiques: les plus fréquents en Amérique latine
DIAGNOSTIC
Épidémiologique
Clinique
Culture des prélèvements (milieux de Sabouraud et de Löwestein)
Histopathologie (biopsies)
Immunologie: Ig dites précipitines
TRAITEMENT
GOSHEN
Page 68
PRISE EN CHARGE DU PALUDISME NON COMPLIQUÉ (SIMPLE)
PLAN
I. Objectifs
II. Clinique
III. Diagnostic
IV. Traitement
V. Prévention
I. OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge du paludisme
Spécifiques
Au terme de ce chapitre, le participant doit être capable de:
Reconnaître les symptômes/signes d’un accès palustre non compliqué
Poser un diagnostic correct
Traiter adéquatement un accès palustre non compliqué
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives du paludisme
II. CLINIQUE
III. DIAGNOSTIC
Contexte épidémiologique
Éléments cliniques
Parasitologie
GE, Frottis mince
Immunologie
Tests rapides (Ac détectant les Ag plasmodiaux)
Biologie moléculaire
Western blot, PCR, …pour les études de chimiosensibilité, schéma de 42 jours
Note : Sérologie (très peu d’intérêt en zones impaludées)
GOSHEN
Page 69
IV. TRAITEMENT
Rappel
Apparition de résistance vis-à-vis du
traitement anti-palu en monothérapie
Molécule Année d’introduction 1ers cas de
résistance
Quinine 1632 1910 (278 ans)
Chloroquine 1945 1957 (12 ans)
Proguanil 1948 1949 (1 an)
SP 1967 1967 (< 1 an)
Méfloquine 1977 1982 (5 ans)
Atovaquone 1996 1996 (< 1 an)
PRINCIPES
GOSHEN
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Réduction rapide de la charge parasitaire
Grande efficacité sur les souches multi résistantes de P. falciparum
Réduction de portage des gamétocytes
Pas d’effets collatéraux délétères rapportés
Enfants
Adultes
Personnes vivant avec le VIH/SIDA
Femmes enceintes aux 2ème et 3ème trimestres
Combinaisons thérapeutiques
SP+AS
SP+DHA
AQ+AS
AQ+DHA
ATM+LMF
SP=Sulfalène ou Sulfadoxine + Pyriméthamine
DHA=Dihydroartémisinine
AQ=Amodiaquine LMF=Luméfantrine
AS=Artésunate ATM=Artéméther
POSOLOGIES
SP : 1 cé / 20 kg
AQ : 10 mg / kg
AS : 4 mg / kg
DHA : 4 mg / kg
SP+AS : SP+AS en 1 prise au J1, AS seul aux J2-3
Tjrs en 1 prise
AQ+AS : 1 prise / j / 3j ; AQ+DHA : 1 prise / j / 3j
Coformulation AS-AQ:
4,5-8 kg (2-11 mois) --- 1cé/j/3j (AS25 / AQ67,5)
9-17 kg (1-5 ans) ---- 1cé/j/3j (AS50 / AQ135)
18-35 kg (6-13 ans) ---- 1cé/j/3j (AS100 / AQ270)
≥36 kg (≥14 ans) ----- 2cés/j/3j (AS100 / AQ270)
Coformulation ATM-LMF :
5 à < 15 kg: 2 x 1 cé / j / 3 j
15 à < 25 kg: 2 x 2 cés / j / 3 j
25 à < 35 kg: 2 x 3 cés / j / 3 j
≥ 35 kg : 2 x 4 cés / j / 3 j
Voie orale (Tenir compte de contre-indications)
GOSHEN
Page 71
V. PREVENTION
Lutte anti-vectorielle
Pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticides à effet rémanent
Assainissement péri et intra-domiciliaire
Promotion de l’utilisation de la MII
Distribution / Vente dans les zones de santé
Distribution / Vente par le marketing social
Protection de l’enfant
• Usage étendu de la MII
Pulvérisation intra-domiciliaire d’insecticide à effet rémanent
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Page 72
0. Objectifs
I. Morbidité/mortalité du paludisme
II. Formes cliniques
III. Diagnostic
IV. Critères de définition de la gravité
V. Approche thérapeutique
VI. Mesures préventives
0. OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge du paludisme
Spécifiques
Au terme de ce chapitre, l’apprenant doit être capable de:
Identifier les symptômes/signes d’un accès palustre grave (compliqué)
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement adéquat
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives du paludisme
GOSHEN
Page 73
RDC: PAYS DE HAUTE TRANSMISSION DU PALUDISME
MORBIDITE/MORTALITE GLOBALE
Paludisme: maladie parasitaire la plus répandue au monde 300 à 500 millions d’accès
palustres par an 1,5 à 2,5 millions de décès par an 90 % des cas en Afrique sub-saharienne
Plasmodium falciparum : espèce plasmodiale la plus féroce et la plus retrouvée dans la même
région (>95%)Anopheles gambiae : espèce vectorielle la plus impliquée
Paludisme, motif de 59 % des consultaions externes chez les enfants de moins de 5 ans (PNLP,
2001)48 % des hospitalisations dans le même groupe (PNLP, 2001)41 % des consultations
externes chez les femmes enceintes (PNLP, 2001)
Paludisme, 54 % des hospitalisations chez les femmes enceintes (PNLP, 2001)72 % des
transfusions sanguines pour anémie palustre (PNLP, CNTS, 2001-2002)Paludisme, première
cause de morbidité chez l’écolier congolais et deuxième motif d’absentéisme scolaire (ESP,
PNLP, 2002-2003)
Paludisme, responsable de 25 à 30 % de mortalité infantile (< 5 ans) en RD Congo
(PNLP, 2003)40 % de motif de consultations externes chez les enfants de moins de 5 ans (ESP,
2007)Pourcentage des décès attribuables au paludisme (cas cliniques et confirmés) : 39,1 %
(ESP, 2007)
Léthalité hospitalière palustre chez les enfants de moins de 5 ans : 6 % (ESP, 2007)60 Ŕ 100
millions d’épisodes palustres et 180.000 décès annuels (Ministère de la Santé, Rapport sur
l’état de Santé et de Pauvreté, 2005)
GOSHEN
Page 74
II. FORMES CLINIQUES
Groupes cibles
Enfants de 6 mois à < 5 ans
Femmes enceintes
Immunodéprimés (SIDA, …)
Sujets naïfs ou assimilés
Vieillards
Expressions cliniques
Neuropaludisme (a)
Formes psychiatriques (b)
(a) + (b) = malaria cérébrale
Formes pulmonaires
Formes rénales
Formes digestives
Formes hypoglycémiques
Formes algides
Expressions cliniques
Formes hyperpyrétiques
Formes hémorragiques
Formes anémiques
Convulsions généralisées
Formes hyperparasitémiques
Expression particulière :
Fièvre bilieuse hémoglobinurique
Autre expression clinique particulière :
Splénomégalie hyperréactive palustre (SHP)
• Long séjour en zone impaludée (P.f.)
• Splénomégalie chronique non fébrile
• Gêne abdominale
• Asthénie physique
• Pâleur cutanéo-muqueuse
• Pancytopénie avec bilan parasitologique pauvre
• Taux d’Ac anti-plasmodium significatif (Ig M)
Autre expression clinique particulière (SHP) :
• Traitement très controversé
Chloroquine au long cours
Méfloquine pour d’autres
Voire quinine ???
Prise en charge spécialisée
III. DIAGNOSTIC
Epidémiologie
Clinique
Parasitologie
Goutte épaisse, Frottis mince
Sérologie
Test rapide (détection des Ag plasmodiaux)
Biologie moléculaire
PCR (chimiosensibilité aux AP, schéma de 42 jours)
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IV. CRITERES DE DEFINITION DE LA GRAVITE
Cliniques
Prostration
Altération de la conscience
Respiration acidosique
Convulsions à répétition
Collapsus cardiovasculaire
Cliniques
Œdème pulmonaire
Diathèse hémorragique
Ictère
Hémoglobinurie macroscopique
(Test TUMA au papier blanc)
Biologiques
Hémoglobine < 5 g / dL
Hématocrite < 15 %
Plaquettes < 20 000 / mm3
Glycémie < 40 mg / dL
Bicarbonates < 15 mEq / L
pH < 7,35
Biologiques
Lactatémies > 5 mmol / L
≥ 5 % des GR infectés
ou > 250 000 parasites / μL (sujets non immuns)
Créatininémie > 3 mg / dL
Diurèse < 400 ml / 24 h après réhydratation
(< 12 ml / kg / 24 h chez l’enfant)
Bilirubinémie totale > 50 μmol / L
V. APPROCHE THERAPEUTIQUE
Quinine
Dose de charge : 20 mg / kg dans 5-10 ml de glucosé à 5 % / kg en perfusion IV
pendant 4 h
12 h plus tard (par % au début de la 1ère perfusion), placer la 2ème perfusion (10 mg /
kg, même volume, même durée) qui sera répétée toutes les 12 h
Ne pas dépasser 1,5g de Quinine base par 24 heures
Dès que possible, passer à la voie orale
Alors, 2 à 3x10 mg / kg / j de Quinine pour atteindre 5 à 7 j
La dose de charge est contre-indiquée si prise de Quinine dans les précédentes 48 h ou
de la Méfloquine dans les 7 j précédents
Actuellement, et selon l’OMS, on peut aussi prescrire, en phase aiguë, en première
intention et en monothérapie dans les formes graves, les dérivés d’artémisinine par voie
parentérale, sauf au premier trimestre chez la femme enceinte
Alors, un relais de trois jours à base d’ACT est nécessaire
Ces molécules peuvent également être prescrites si la Quinine est contre indiquée (ex
en cas de Fièvre bilieuse hémoglobinurique, …)
Artéméther (IM)
α-ß Arteether (IM)
Artésunate (IV ou IM) en zones de faible transmission
GOSHEN
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En Pédiatrie, on recourt parfois aux perfusions de Quinine en intra-osseux
Note : Le traitement AP est toujours accompagné de la prise en charge des symptômes
et complications
OBJECTIFS
GENERAL
Aider à améliorer la prise en charge des trypanosomiases humaines africaines
SPECIFIQUES
Au terme de ce chapitre, l’étudiant doit être capable de:
Reconnaître les symptômes d’une trypanosomiase humaine africaine
Expliquer les mécanismes impliqués dans la survenue des trypanosomiases humaines
africaines
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement adéquat et bien prendre en charge ses effets secondaires
possibles
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives des trypanosomiases
I. DEFINITION
II.ÉPIDEMIOLOGIE
Parasite : T. b. gambiense
GOSHEN
Page 77
T. b. rhodesiense
Vecteur : Glossine (mouche tsé-tsé)
Pour T. b. gambiense, d’intérêt majeur en RD Congo,
c’est le groupe palpalis (Glossina palpalis):
Glossina palpalis palpalis au Bas-Congo; G. fuscipes quanzensis pour
Kinshasa, Bandundu et les 2 Kasaï; G. f. fuscipes pour l’Equateur, la Province Orientale
et une partie du Maniema; G. f. martinii pour le reste du Maniema et au
Nord Katanga
En 2007, la RDC a compté 8.162 trypanosomés sur 11.600.000 personnes exposées et pour
une couverture de 18,98% Mâle et femelle sont hématophages
-transfusion sanguine
-accident de laboratoire
-voie congénitale
Foyers :
BC : Manterne, Mpozo, Songololo, Territoire de Madimba
Kin : N’djili Brasserie, Lac de Ma Vallée, Chutes de la Lukaya, Maluku
Bdd : Kwamouth, Masimanimba, Popokabaka, Mushie, Nyoki
Eq : Makanza, Karawa, Bwamanda, Businga
PO : Bas-Uélé, Frontière Ougandaise
Maniema : Kasongo, …
Kasaï : Mbuji-mayi, Kabinda, Sankuru, Luiza
Katanga : Haut-Lomami
GOSHEN
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GOSHEN
Page 79
IV. CLINIQUE
Deux formes :
Après une incubation de 5 à 20 jours en moyenne
Forme sommeilleuse ouest-africaine à T. b. gambiense
(évolution chronique)
Forme aiguë est-africaine à T. b. rhodesiense
(évolution aiguë)
Forme sommeilleuse
Deux phases essentielles d’intérêt purement didactique
Phase hémo-lymphatique
Fièvre
Lymphadénomégalies
Hépato splénomégalie
Signes cutanés (trypanides)
Prurit
Œdème de la face(physionomie japonaise)
Forme sommeilleuse
Phase cérébrale ou méningoencéphalitique ou de polarisation cérébrale
(Encéphalite mésenchymateuse péri vasculaire, sous phase précoce
encore chimiosensible, Encéphalite démyélinisante, en foyers ou
diffuse, sous phase tardive d’origine auto-immune, non
chimiosensible)
Fièvre persistante
Céphalée de longue durée
Manifestations neurologiques et / ou psychiatriques:
o Troubles sensitifs(signe de la clé de Kérandel ou de la poignée de mains de Tuma)
o Troubles moteurs variés
o Troubles du sommeil (hypersomnie diurne avec insomnie nocturne, hypersomnie
permanente)
Forme aiguë
Syndrome infectieux marqué
Amaigrissement rapide
Troubles myocardiques
Troubles hépatiques
Décès endéans 3 à 6 mois avant même la phase de
polarisation cérébrale
V. DIAGNOSTIC
Arguments indirects
Hémogramme
GOSHEN
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Sérologie
Arguments de certitude
Suratex
CIATT (card indirect agglutination test for trypanosomiasis)
VI. PREVENTION
VII. TRAITEMENT
Curatif
Mélarsoprol(Arsobal®), inhibiteur de la pyruvate-kinase et de la topo-
Isomérase
Posologie: 3,6 mg / Kg
En 3 séries de 3 injections séparées par un
intervalle libre de 7 jours, en milieu hospitalier
obligatoire, après consentement éclairé du patient ou de son tuteur,
par écrit (idéal)
Voie d’administration : IV stricte, sous supervision
médicale , sans dépasser 180 mg par
prise
Note : Beaucoup d’effets collatéraux (encéphalopathie arsenicale, …),
problème de résistance, contre-indications (cfr cours de parasitologie
médicale, …)
La DFMO (α-difluoro-méthyl ornithine décarboxylase), inhibitrice de
l’ornithine décarboxylase, est revenue à la charge, à cause de
son action antipileuse (intérêt en cosmétologie)
GOSHEN
Page 81
400 mg/kg/j en 4 prises dans 250 cc de sérum physiologique
(par séance) en perfusion iv pendant 1 à 2 heures
Ampoules de 20 ml (100 mg/ml) et de 100 ml (200 mg/ml)
Ce médicament représente une vraie alternative au mélarsoprol
Durée de la cure: 2 à 4 semaines
Effets collatéraux: troubles digestifs (diarrhée, vomissements), arrêt de la repousse des poils et
de permatogenèse. Actuellement, au niveau de l’OMS(TDR) : évaluation
des schémas de traitement courts à base depentamidine, suramine et mélarsoprol Mise au
point récente par un chercheur congolais (RD Congo), le Pr B. K. Kubata, d’un puissant
trypanocide, à base de noix de kola [Kubata B. K., et al. Kola acuminata proanthocyanidins: a
class of anti-trypanosomal compounds effective against Trypanosoma brucei.
International Journal for Parasitology 2005, (35) : 91-103]
Pour le stade 1 de la maladie, l’OMS recommande la Pentamidine dans la THA à
gambiense et la Suramine dans celle à rhodesiense
Préoccupations:
La répartition en stades hémolymphatique (stade 1) et méningoencéphalitique (stade 2)
de la maladie est plus didactique
Le trypanosome a un grand tropisme pour l’encéphale qu’il atteint précocement (plexus
choroïdes et système-porte hypothalamique)
La pentamidine et la suramine ne traversent pas la barrière hémato-encéphalique
AMIBIASE
PLAN
0. OBJECTIFS
I. DEFINITION
II. EPIDEMIOLOGIE
III. CLINIQUE & DIAGNOSTIC
IV. TRAITEMENT
0. OBJECTIFS
GENERAL
Aider à améliorer la prise en charge de l’amibiase
SPECIFIQUES
Au terme de ce chapitre, l’apprenant doit être capable de:
Identifier les symptômes d’une crise d’amibiase
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement adéquat
Appliquer et faire appliquer les mesures préventives de l’amibiase
I. DEFINITION
II. EPIDEMIOLOGIE
GOSHEN
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Forme kystique : stade infectant
Cycle évolutif
Non pathogène : f. kystiques et minuta
Pathogène : f. hématophages (après transformation de formes minuta sous
l’influence de facteurs divers)
Amibiase intestinale
Amibiase extra-intestinale
Amibiase intestinale
o A. intestinale aiguë(syndrome dysentérique)
o Amoebomes(troubles digestifs divers)
Diagnostic
Selle
Rectoscopie
Histopathologie
Imagerie médicale
Complications
Hémorragies digestives
Perforation intestinale
Atteinte hépatique ou autres(plèvre, cerveau, …)
Séquelles s/f de colite chronique post-amibienne(syndrome de
l’intestin irritable)
A. extra-intestinale
o Hépatique
o Pleuro-pulmonaire
o Cérébrale(rare)
Douleur exquise à l’hypochondre droit
Fièvre élevée avec amaigrissement
Hépatomégalie douloureuse (les 3 éléments = forme typique de
l’abcès amibien du foie)
Dans 30 % des cas, sd pleuro-pulmonaire associé
Signes de localisation(forme cérébrale)
Diagnostic
Sd inflammatoire marqué
Sérologie anti-amibienne
Imagerie médicale(RX thorax, échographie, scintigraphie,
CT scan …)
GOSHEN
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Comme dans les formes intestinales
Ѳ: Biopsie cutanée, …
IV. TRAITEMENT
Prévention
Collectivité : adduction d’eau potable, construction de latrines et installation de
poubelles publiques
Hygiène alimentaire(prêt-à-manger)
Dépistage et traitement des porteurs
asymptomatiques(restaurateurs, vendeurs de vivres frais, pain, …)
Individu : hygiène fécale et alimentaire, bouillir l’eau de boisson ou la filtrer, …
Curatif
Anti-amibiens mixtes (de contact et tissulaires), quelle que soit la forme clinique:
Métronidazole ou dérivés
Amibiase intestinale
Métronidazole (Flagyl®)3x500 mg/j/10 j po (cés 250 mg, 500 mg)
Ou Tinidazole (Fasigyn®)2x1g/j/3j vs 3cés/prise/j/4j po (Cé 500 mg)
Ou Ornidazole (Tibéral®) 3cés/prise/j/3j po (cé 500 mg)
IV. TRAITEMENT
Amibiase intestinale
Anti-amibiens de contact:
Manadiar 3x2 cés / j po cure 20 cés, …
Ou Meyamycine 3x2 cés / j po cure 20 cés
Amibiase extra-intestinale
En perfusion IV très lente, au début :
Métronidazole 3x500 mg(vial de 100 ml/500 mg) / j à raison de 1h30
par perfusion pdt 3 à 5 j(en général) puis po pour atteindre 10 j, au
moins
Ou Ornidazole 2x1 g(vial de 100 ml), idem
Traitement symptomatique
Antalgiques viscéraux(spasfon, papavérine, …)
Anti-pyrétiques(paracétamol, …)
Note : Giardiase(idem mais aussi albendazole 400 mg / j /5 j po)
L’OXYURIOSE ET AUTRES
1. Définition
L’oxyuriose est une helminthiase cosmopolite touchant l’homme (particulièrement
l’enfant) et les animaux (chien, porc etc..).
2. Etiologie
Agent causal: enterobius vermicularis (Oxyure);
Nématode blanc de 10 mm de long;
Ne vit pas plus de 2 mois.
3. Cycle
Oeufs embryonnés ingérés: libèrent des larves dans l’estomac;Celles-ci migrent vers
l’iléon et le coecum maturation en 3 ou 4 semaines. Adultes: vivent dans l’intestin
grêle (région coeco-appendiculaire et autour du colon);
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Femelles: migrent le soir ou la nuit et pondent des œufs embryonnés au niveau des plis
radiés de l’anus.
4. Epidémiologie
1. Distribution géographique
Affection cosmopolite;
2. Age
Atteint plus fréquemment les enfants en âge scolaire.
[Link] favorisant
Survenue affection: favorisée par l’hygiène défectueuse.
4. Mode de transmission
- Auto-infection
Le sujet infecté porte ses doigts
contenant des œufs embryonnés
dans la bouche.
- Rétro-infection
Remontée du tube digestif des larves libérées à la marge anale après éclosion des œufs
jusqu’au coecum (ré-infection).
Entourage contaminé par:
- Oeufs contenus dans le fèces ayant souillé les mains des sujets infectés;
- les œufs transportés par du linge, la poussière des chambres, des toilettes ou la
nourriture souillée.
5. Symptomatologie
Souvent asymptomatique;
Quand symptomatique, la clinique est faite de:
- prurit anal, vespéral se compliquant des lésions de grattage de la région anale;
- troubles digestifs : anorexie, diarrhée, douleurs de la fosse iliaque droite.
6. Diagnostic
Adultes visualisés dans la région anale ou dans les selles en cas de diarrhée.
Recherche des oeufs (difficilement mis en évidence dans les selles) à la marge anale, la
nuit, avant le sommeil ou tôt le matin avant la toilette par la méthode cellophane
adhésif (scotch-tape).
En pratique:
- Cellophane adhésif appliqué sur l’anus;
- Le coller ensuite sur une lame porte-objet;
- Procéder à l’examen de la lame au laboratoire.
7. Traitement
1. Curatif
On prescrit :
a) Le mebendazole ou le flubendazole;
Présentation:
- comprimés de 100 mg, de 500 mg ;
- sirop de 100 mg par 5 ml.
Posologie:
- 1 comprimé de 100 mg en une prise;
- 5 ml de suspension buvable, quelque soit l’âge.
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N.B: refaire la cure 15 jours plus tard.
b) Le pamoate de pyrvinium :
5 mg par Kg en une prise;
1 comprimé de 50 mg ou 1 cuillère à café par 10 Kg de poids corporel;
Ce produit colore les selles en rouge.
c) L’albendazole :
1 comprimé de 400 mg en une prise.
d) Le pamoate de pyrantel
10 mg par Kg de poids corporel;
1 comprimé de 125 mg ou 1 mesure de suspension pour 10 Kg de poids
corporel.
e) Sels de pipérazine
2 g par jour pendant 7 jours chez l’adulte;
50 mg par Kg de poids corporel par jour ou 1 cuillère à café pour 10 Kg de poids
par jour.
2. Mesures générales
Traitement de tous les autres membres de la famille ou de la collectivité
(parasités ou suspects).
Respect des règles habituelles d’hygiène;
Se laver les mains avant les repas ;
Ne pas porter les doigts dans la bouche ;
Couper les ongles courts;
Répéter la cure d’oxyuricide après 10 à 15 jours.
L’ASCARIDIOSE
1. Définition
L’ascaridiose est une parasitose due à ascaris lumbricoïde.
2. Etiologie
Agent causal:
- ascaris lumbricoïde;
- Caractéristiques:
Ver blanc-ivoire, rigide, cylindrique;
Dimension: 15 et 25 mm de long et 2 à 6 mm de diamètre;
Poids: environ 3 g.
3. Cycle évolutif
Ingestion d’œufs embryonnés: éclosion dans le duodénum;
libération d’une larve qui pénètre dans le foie.
Du foie, la larve passe dans le système porte, cave, le cœur droit et les poumons
traversée de la paroi alvéolo-capillaire après passage sanguin.
Pénétration dans l’alvéole remontée dans les voies respiratoires jusqu’à la trachée
pour être déglutie après passage par la glotte;
Après 2 à 3 mois de vie dans le grêle: ponte de nombreux œufs (200.000 par jour)
non infectants.
Transformation des œufs émis en œufs embryonnés après passage dans un sol
réunissant les conditions nécessaires (sol chaud, humide et ombragé);
Les œufs embryonnés peuvent vivre longtemps dans le sol (jusqu’à 10 ans).
4. Epidémiologie
1. Distribution géographique
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Ascaridiose:
- Cosmopolite;
- Mais plus fréquente dans les pays en développement où l’hygiène est
défectueuse.
2. Mode de contamination
Ingestion œufs embryonnés contenus dans les aliments souillés par des matières
fécales ou provenant des potagers fertilisés à l’aide de matières fécales.
Les enfants se contaminent en portant leurs doigts souillés de terre (contenant des
œufs embryonnés) dans la bouche.
5. Symptomatologie
Souvent asymptomatique;
Parfois, découverte fortuite à l’occasion d’un examen systématique des selles ou lors de
l’émission d’un ver adulte dans les selles.
Invasion :
- Correspond au passage pulmonaire des larves;
- Caractérisée par :
La fièvre (température pouvant atteindre 38,5°c) ;
Une toux sèche ou avec expectoration muqueuse (rarement hémoptoïque);
Toux quinteuse, parfois dyspnéisante;
Parfois tableaux de bronchopneumonie et d’asthme (possibles).
Quelquefois, clinique pauvre (auscultation sans particularité) alors que la radiographie
visualise une ou plusieurs opacités systématisées, floues, pommelées, nodulaires ou
même miliaires).
Passage pulmonaire des larves: correspond au syndrome de Loëffler.
Période d’état : correspond à l’apparition des signes digestifs :
Douleurs abdominales pouvant prendre un caractère pseudo-ulcéreux ;
Anorexie.
Période d’état :
- Nausées et vomissements (vomissements des vers parfois) ;
-Diarrhée banale ou mucosanguinolente;
L’état général peut s’altérer.
6. Complications
Un bouchon d’ascaris ;
Un volvulus d’une anse intestinale alourdie par des vers;
Une invagination intestinale ou un étranglement herniaire au niveau d’un
bouchon d’ascaris.
8. Traitement
1. Curatif
On peut traiter l’ascaridiose par différents médicaments :
a) Lévamisole (Décaris®, Solaskil®).
- présentation : comprimé de 50 et 150 mg.
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LA TRICHOCEPHALOSE
1. Définition
La trichocéphalose est une helminthiase bénigne cosmopolite.
2. Etiologie
Agent causal: trichuris trichiura qui mesure 3 à 5 cm de long.
3. Cycle évolutif
Habitat adulte: coecum;
Au niveau coecum: ponte par femelles de nombreux œufs non infectants lors de
leur émission par jour.
Après émission des œufs: formation embryon lors de leur passage dans un sol humide,
chaud et ombragé;
Ils deviennent infectants au bout de 2 à 3 semaines.
Ingérés, ces œufs embryonnés libèrent des larves dans l’estomac qui se transforment en
vers adultes qui peuvent vivre 3 ans.
4. Epidémiologie
4.1. Distribution géographique.
C’est une parasitose cosmopolite, plus fréquente dans les pays chauds à hygiène
défectueuse.
4.2. Age
L’affection frappe plus fréquemment les enfants.
4.3. Mode de contamination
Ingestion d’œufs embryonnés contenus dans l’eau polluée ou des aliments (crudités)
souillées des matières fécales;
Le fait de porter des doigts souillés ayant été en contact avec le sol dans la bouche.
5. Symptomatologie
Affection asymptomatique chez un sujet atteint et porteur de moins de 400 vers.
La trichocéphalose-maladie est responsable de :
Coliques abdominales ;
Diarrhée glairo-sanguinolente ;
Ténesme et syndrome dysentérique chez les malnutris.
[Link]
7.1. Curatif
Nécessaire en cas d’infestation massive ou de polyparasitisme massif.
On administre :
Le mebendazole : 2 x 1 comprimé de 100 mg pendant 3 jours ou le flubendazole à la
même dose
Le mebendazole : 1 comprimé de 500 mg par jour en une prise;
L’albendazole : 400 mg par jour en 1 prise.
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7.2. Préventif
Il consiste au respect de l’hygiène corporelle et alimentaire et à l’assainissement du
milieu.
LA STRONGYLOÏDOSE (ANGUILLULOSE)
1. Définition
La strongyloïdose est une helmintiase causée par strongyloïdes stercoralis.
2. Etiologie
Agent causal: strongyloïdes stercoralis, un nématode de 3 mm de long;
Les adultes femelles vivent au niveau des plis et sous-muqueuses de l’intestin grêle.
3. Cycle évolutif
Ponte des œufs à partir de la muqueuse duodéno-jejunale;
Eclosion des œufs dans l’intestin dès leur émission;
Libération des larves rhabditoïdes, très mobiles, éliminés avec les selles.
Arrivés au sol, ces larves rhabditoïdes peuvent soit :
1) Se transformer en larves filiformes infectantes en 2 à 4 jours (pays froids);
C’est le développement direct.
2) Subir une maturation et se transformer en adultes qui pondent des œufs qui
vont éclorent et libérer des larves filiformes;
C’est le cycle indirect rencontré dans les pays chauds.
Formation directe des larves filiformes dans l’intestin ou la région péri anale à partir
des larves rhabditoïdes;
Elles traversent alors la muqueuse intestinale ou la peau, passent dans la circulation
sanguine, le cœur droit, les poumons, les alvéoles, la trachée et seront ensuite
dégluties.
Pénétration dans l’organisme par la peau: les larves rejoignent la circulation de retour
et suivent le même circuit décrit précédemment en passant par le cœur droit, la
circulation pulmonaire, les alvéoles, la trachée et l’œsophage après déglutition.
Cycle accéléré larves filiformes formées dans le grêle migration vers le côlon, le
rectum;
Traversée de la muqueuse par les larves passage dans la circulation sanguine, le
cœur et les poumons transformation en adultes;
Hyperinfection: fréquente au cours du SIDA.
4. Epidémiologie
4.1. Distribution géographique ,
Cosmopolite,Mais plus fréquente dans les pays tropicaux et subtropicaux.
4.2. Mode de transmission
Contamination
- lors de la marche pieds nus (pénétration larves à travers peau saine);
- consommation d’une eau de boisson ou d’aliments souillés.
Par cycle interne d’auto-infection: larves infectantes dans l’intestin (fait durer
l’infection durant toute la vie).
Par auto-infection externe: les larves rhabditoïdes se transforment en larves filiformes
dans l’intestin ou région péri anale puis traversent la peau.
5. Symptomatologie
Lors de phase de migration, le syndrome de Loëffler est possible;
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Dans le parasitisme intestinal, on peut avoir un syndrome de malabsorption avec
stéatorrhée.
Le patient peut présenter de la diarrhée, des nausées et un prurit anal;
A un stade avancé, on peut observer une cachexie avec oedèmes.
On a également décrit :
des syndromes pseudo-ulcéreux ;
des formes cliniques chroniques ;
des formes malignes, fatales accompagnées de diarrhée très abondantes parfois
hémorragiques.
des péritonites;
des troubles de conscience ;
des manifestations méningées;
des atteintes rénales et myocardiques.
▪ Dans le larva currens, on a:
- une migration sous-cutanée rapide des larves;
- des traînées urticariennes.
6. Diagnostic
Examens des selles fraîches: mise en évidence des larves rhaditoïdes mobiles (répéter
les examens pour augmenter les possibilités de mettre en évidence les larves
rhabditoïdes);
Examens après concentrations et la coproculture.
L’hyperéosinophilie est observée;
Larves recherchées dans:
- le liquide du tubage duodénal;
- par un examen microscopique des expectorations.
Immunologique:
-immunofluorescence indirecte (IFI): utilise des tests peu sensibles et peu
spécifiques (réactions croisées avec des Ag filariens, les ascaris etc..).
7. Traitement
7.1. Curatif
On prescrit:
- Le thiabendazole : présenté en comprimés de 250 mg;
On administre 50 mg/ kg/ jour en une fois ou en deux prises.
- L’Albendazole : 800 mg
(4 comprimés de 200 mg ou 2 comprimés de 400 mg) pendant 3 jours;
En cas d’hyper infection, au cours du SIDA, on donne le thiabendozole pendant 5 jours.
7.2. Préventif
Il faut éviter le contact avec des sols boueux.
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L’ANKYLOSTOMIASE
1. Définition
L’ankylostomiase est une parasitose due à Ancylostoma duodenale et Necator
americanus.
2. Etiologie
Agents responsables
- A. duodenale;
- N. americanus;
Habitat des vers adultes
- muqueuse duodénale et jejunale:
▪ attachés à la muqueuse par la capsule buccale.
▪ provoquent des micro-hémorragies;
▪ sécrètent des substances anticoagulantes qui sont également
responsables des hémorragies.
3. Cycle évolutif
Oeufs émis transformés au sol en larves rhabditoïdes;
larves rhabditoïdes transformées en larves filiformes (stade infectant).
Celles-ci pénètrent par la peau, passent par la circulation sanguine, les poumons, la
trachée, le pharynx et seront avalées pour passer dans le grêle.
4. Physiopathologie
Adultes attachés à la muqueuse duodéno-jéjunale responsables de:
- hémorragies;
- pertes des protéines et des infections des ulcérations muqueuses responsables
de duodénite.
Ils peuvent envahir le duodénum et causer de la diarrhée mucosanguinolante;
Les pertes sanguines journalières sont responsables de l’anémie hypochrome (il y a
perte en fer).
L’intensité de l’anémie est fonction de :
L’espèce du vers et la quantité des vers à la base de l’atteinte (500 vers) ;
L’hôte : l’âge, le sexe, l’état nutritionnel des sujets atteints ;
La durée de l’infection.
5. Clinique
Lorsque l’affection est symptomatique, le patient présentera les signes suivants :
Toux ;
Des signes d’angine ;
L’aphonie ;
La rectorragie ;
Des douleurs abdominales ;
Une dermite rampante (en cas de larva migrans cutanea) issues des animaux;
Il s’agit notamment de A. braziliense, A. caninum.
6. Diagnostic
On peut examiner les selles du sujet malade à frais;
On mettra en évidence des œufs (1 œuf correspond à 20 vers):
- Les larves peuvent également être mises en évidence par coproculture.
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7. Traitement
7.1. Curatif
L’ankylostomiase se traite à l’aide de :
Albendazole : 400 mg par jour;
Mébendazole : 500 mg en une fois ou 2 x 100 mg par jour pendant 3 jours.
7.2. Préventif
Le respect des règles d’hygiène évite de se faire contaminer;
Le port des chaussures protège contre les larves.
Levamisole : 150 mg
(1 comprimé pour adulte) par semaine pendant 2 semaines;
Le pamoate de pyrantel : 10 mg par Kg en une fois;
Ivermectine: comprimé de 3 mg
(Posologie: 12 mg par jour, en 1 prise).
LA DISTOMATOSE PULMONAIRE
DEFINITION
C’est une affection parasitaire causée par une douve du genre Paragonimus.
ETIOLOGIE
Plusieurs espèces :
a. P. westermani ou ringeri, en Asie ;
b. P. africanus et P. uterobilateralis, en Afrique;
D’autres espèces existent en Afrique et en Asie;Les adultes ont des formes de
grain de café.
CYCLE EVOLUTIF
Les œufs sont éliminés avec les crachats ou les selles (après déglutition);
Ils se transforment en miracidium 3 à 4 semaines après leur passage dans
l’eau.
Le miracidium pénètre dans un premier hôte intermédiaire (mollusque de type melania
en Asie, potadoma en Afrique occidentale puis évolue en sporocystes.
Transformation des sporocystes en redies puis en redies-filles qui deviennent
finalement des cercaires;
Les crustacés (crabes, écrevisse, crevette) récupèrent les cercaires puis libèrent des
métacercaires après ingestion des crustacés par l’homme.
Chez l’homme, les douvules sont libérées dans le tube digestif;
Elles traversent la paroi intestinale, la cavité péritonéale, le diaphragme, la cavité
pleurale et le parenchyme pulmonaire.
Elles se localisent dans les bronchioles où elles deviennent adultes;
Par la suite, elles s’enkystent.
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EPIDEMIOLOGIE
SYMPTOMATOLOGIE
COMPLICATIONS
DIAGNOSTIC
7.1. D’orientation
- V.S. accélérée ;
- Eosinophilie ;
- Radiographie de thorax (face et profil) montre:
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- au Stade I: opacités nodulaires et des infiltrats avec des épanchements pleuraux.
- Au stade II: on peut observer des cavités;
- Au stade III: une fibrose et des calcifications parenchymateuses ou
pleurales sont observées.
Radiographie de crâne : on note des calcifications;
Eosinophilie au niveau du LCR;
Réactions immunologiques :
- Intradermoréaction;
- Réaction de fixation du complément ;
- Immunoélectrophorèse.
7.2. De certitude
Mise en évidence des œufs des douves dans les selles.
TRAITEMENT
8.1. Médicamenteux
- Bithionol (Bitin®) : 30 à 50 mg/Kg/jour en 3 prises après les repas, un jour
sur deux pendant 20 à 30 jours;
- Niclofolan (Bilevon®) : 2 mg/Kg en dose unique;
- Praziquatel (Biltricide®) : 7,5 mg/Kg/jour en 3 prises pendant 2 à 3 jours.
8.2. Chirurgie
Indiquée dans la paragonimose cérébrale;
Elle est rarement indiquée dans la forme pulmonaire.
LA TENIASE A T. SAGINATA
DEFINITION ET ETIOLOGIE
CYCLE EVOLUTIF
EPIDEMIOLOGIE
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L’homme se contamine par la consommation de viande de bœuf crue ou mal cuite
contenant des cysticerques viables.
3.3. Hôtes
L’homme est l’hôte définitif;
Les hôtes intermédiaires sont constitués par les bovidés, le chameau, la girafe, le buffle,
l’antilope, le Zébu.
SYMPTOMATOLOGIE
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
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LA TENIASE A. SOLIUM
DEFINITION ET ETIOLOGIE
2. EPIDEMIOLOGIE
3. SYMPTOMATOLOGIE
4. DIAGNOSTIC
[Link]
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LA WUCHERERIOSE
DEFINITION ET ETIOLOGIE
EPIDEMIOLOGIE
ANATOMIE PATHOLOGIQUE
Inflammation des vaisseaux lymphatiques: due aux vers adultes responsables des
modifications pathologiques;
Habitat des vers adultes: constitué par les lymphatiques afférents ou les sinus des
ganglions;
Conséquence: dilatation lymphatique et épaississement des parois vasculaires;
Vaisseaux infectés avec pourtour infiltrés des plasmocytes, des éosinophiles et des
macrophages ;
Conséquences :
- Prolifération du tissu endothélial et conjonctif ;
- sinuosité des lymphatiques;
- Altérations des valvules lymphatiques ;
- Présence lymphoedème et modifications chroniques de stase conduisant à un
œdème dur et tuméfié sous la peau.
Effets causés par :
l’action directe des vers ;
les réponses immunes de l’hôte;
Les réponses immunes provoquent de granulome et de processus prolifératifs.
Perméabilité vaisseaux maintenues tant que les vers adultes sont vivants;
C’est la mort du ver qui est à la base d’une fibrose et donc d’une obstruction des
vaisseaux.
Fonction lymphatique compromise par obstruction lymphatiques;
Installation circulation collatérale;
Présence d’une dystrophie sous-cutanée due à la stase lymphatique.
SYMPTOMATOLOGIE
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Lorsqu’elle est symptomatique, on observe :
1. un pseudosyndrome de Loëffler sévère cliniquement et de longue durée (« Poumons
tropical »).
Manifestations aiguës précoces, caractérisées par :
La fièvre ;
Le frisson ;
La lymphadénite avec adénomégalie ; les accès s’améliorent en 5 à 7 jours et peuvent se
répéter.
Les lymphangites se localisent au niveau de scrotum, du canal déférent (funiculite), des
testicules et l’épididyme (orchiépididymite);
Les lymphangites des membres inférieurs sont centrifuges et récidivantes.
Les lymphangites sont aussi profondes avec :
- Fièvre et douleurs thoraciques ;
- Fièvre et douleurs abdominales (coliques filariennes).
Les manifestations tardives sont chroniques et lymphatiques ;
Elles se manifestent par :
- Adénolymphocèle ;
- Varices lymphatiques ;
- Chylurie.
- Epanchements séreux ;
- Des signes d’orchiépididymite ;
- Hydrocèle et hyperplasie du derme et de l’hypoderme elephantiasis des
membres, organes génitaux, seins…).
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
8.1. Curatif
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On donne la diéthylcarbamazine (DEC) qui agit mieux en cas de maturation larvaire et
de stade précoce;
Les doses sont progressives et la dose de 6 mg/Kg sera atteinte en une semaine à 10
jours.
La durée de traitement est de 3 semaines (300 mg à 400 mg par jour en 2, 3 ou 4
prises);
Les macrofilaires peuvent persister;
L’ivermectine se donne aussi:
100 à 150 µg/ kg/ jour en une prise.
8.2. Préventif
La chimioprophylaxie de masse peut se faire en zone d’endémie (5 à 6 mg de DEC en
dose unique tous les 6 à 12 mois);
L’ivermectine se donne en une prise (100 à 150 µg/ Kg).
LA LOASE
DEFINITION ET ETIOLOGIE
CYCLE EVOLUTIF
EPIDEMIOLOGIE
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L’affection peut être asymptomatique;
Lorsqu’elle est symptomatique, le malade présente :
a. Des oedèmes prurigineux prenant différentes localisations.
On peut avoir des oedèmes fugaces dits de Calabar qui se localisent au
niveau des genoux, des mains, de la région orbitaire;
Un prurit qui s’accompagne des oedèmes ;
Des arthralgies ;
De l’urticaire.
2. Evolution et pronostic
On peut observer différentes complications :
Méningo-encéphaliques : il a été décrit des localisations méningo-encéphaliques de loa
loa.
Certains auteurs pensent que le parasite peut se retrouver dans le LCR du fait d’une PL
traumatique, d’autres disent que le parasite peut bel et bien se localiser dans le
méninge.
Gale filarienne
- Liée au prurit féroce ;
- Elle fait suite aux lésions de grattage qui par ailleurs peuvent se
surinfecter.
Cardiaque :
Sous forme d’endocardite pariétale fibroplastique;
Rénale :
L’atteinte rénale par loa loa peut conduire à un syndrome néphrotique.
3. Diagnostic
Test de Mazzotti :
- traitement d’épreuve (administration de 25 mg de diéthylcarbamazine);
- Cette administration est suivie de l’apparition d’une réaction plus ou moins
fébrile avec des œdèmes localisés, un prurit et un urticaire.
7. TRAITEMENT
7.1. Curatif
Le traitement curatif peut être médicamenteux ou chirugical.
A) Traitement médicamenteux :
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- Pour la DEC : 5 à 6 mg/Kg par jour repartis en 2, 3 , 4 prises journalières, pendant
21 jours.
- En pratique, chez l’adulte, on administre 300 à 400 mg par jour selon les modalités
suivantes :
2 x 200 mg/jour ;Ou 3 x 100 mg/jour ;Ou 4 x 100 mg/ jour.
Les doses journalières de 300 à 400 mg ne s’administrent pas d’emblée aux doses
maximales.
Elles sont atteintes progressivement ;
A titre d’exemple, on peut présenter le schéma suivant :
- Le premier jour, on peut donner 1/16 de comprimé de 100 mg, c'est-à-dire 6,25 mg.
Les deuxième et troisième jours, on administre 1/8 de comprimé de 100 mg, c'est-à-
dire 12,5 mg ;
Les quatrième et cinquième jours, la posologie peut être de ¼ de comprimé, c'est-à-dire
de 25 mg ;
Les septième et huitième jours, la dose journalière peut être de ½ comprimé, c'est-à-
dire 50 mg ;
Les neuvième et dixième jours, 100 mg peuvent être administrées alors que le onzième
jour, on peut donner 200 mg et le douzième jour 400 mg.
Lors du traitement, il est recommandé de :
- Ne passer à la dose supérieure que lorsque le patient a supporté la dose
précédente.
- Faire attention lorsqu’on a atteint la dose de 25 mg ;
- Cette dose est une dose critique;
- C’est à partir de cette dose que les complications thérapeutiques surviennent
(en l’occurrence l’encéphalite filarienne) ;
Les doses journalières peuvent être doublées chaque jour ou tous les deux jours;
Comme traitement adjudvant, on administre des antihistaminiques non stéroïdiens ou
stéroïdiens (par exemple 100 à 300 mg d’hydrocortisone en IV ou encore de l’astémisole
1 comprimé par jour).
B) Traitement chirurgical :
Il s’agit de procéder à l’extraction du ver adulte lorsqu’il passe sous la conjonctive de
l’œil.
8.2. Traitement préventif
Pour éviter les piqûres de chrysops, on a préconisé l’application sur la peau de
diéthylphtalate (plusieurs applications par jour).
On peut procéder à la chimioprophylaxie en donnant 100 mg de DEC par semaine ou
50 mg , deux fois par semaine.
GOSHEN
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L’ONCHOCERCOSE
DEFINITION
ETIOLOGIE
EPIDEMIOLOGIE
SYMPTOMATOLOGIE
GOSHEN
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2. Syndrome kystique
Le patient présente des onchocercomes : kystes onchocercquiens dus à l’enkystement des
adultes;
Taille variable (entre celle des petits pois et celle de la mandarine).
Ils sont indolores, durs, fibreux, roulant sous le doigt;
Plusieurs kystes peuvent s’accoler ;
Ce sont alors des masses polylobées, volumineuses, adhérents au plan profond et à la
peau.
Ils apparaissent un an après la contamination;
Ils sont palpables là où les plans osseux sont superficiels surtout en regard des
trochanters, des coccyx, des crêtes iliaques, du grill costal.
3. Syndrome oculaire
Les lésions oculaires ont fait donner à la maladie le nom de « cécité des rivières »;
Elles sont fonction de :
- La durée de la maladie ;
- L’intensité de l’infection.
- La profession (certaines professions exposent plus aux piqûres des simulies
comme le métier de cultivateur);
- Le sexe: l’homme est plus atteint que la femme (du fait qu’il est plus exposé de par
ses activités journalières probablement).
Les lésions oculaires sont dues probablement à:
- La mort des microfilaires dans l’œil ;
- La réaction des tissus de l’hôte (hypersensibilité retardée et/ou réaction auto-
immune).
Les lésions immunes rencontrées sont celles d’une :
- Kératite ;
- Iridocyclite ;
- Choriorétinite.
On peut observer une atrophie post-névritique.
Autres manifestations
On peut observer une:
- Atteinte lymphatique avec adénopathies ;
- Onchocercose généralisée : présence d’[Link] dans:
▪ le sang;
▪ les urines.
▪ les vaisseaux;
▪ le foie;
▪ les poumons;
▪ la rate;
▪ les reins;
▪ le LCR;
▪ l’expectoration et les frottis vaginaux.
DIAGNOSTIC
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Test de Mazzotti en administrant 50 mg de DEC;
En cas d’onchocercose, un violent prurit avec œdème de la peau apparaît après 15 à 30
minutes.
6. TRAITEMENT
6.1. Curatif
Ivermectine (Mectizan®) : 200µg/Kg soit 4 comprimés de 3 mg chez l’adulte;
6.2. Chirurgical
Excision des nodules lorsqu’ils sont peu nombreux, accessibles et inesthétiques.
6.3. Préventif
6.3.1. Collective
On préconise :
- L’utilisation d’insecticide répandu par avion ou hélicoptère ou par bateau le long
des cours d’eau pour éliminer les simulies.
- On fait également la lutte antilarvaire par épandage d’insecticide non remanants
(temephos par exemple).
Individuelle
Port des vêtements plus ou moins hermétiques de façon à éviter les piqûres des
simulies.
ETIOLOGIE
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Page 105
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
2. ETIOLOGIE
Agent causal: mansonnella streptocerca qui vit dans le tissu sous cutané (derme);
Il est normalement apathogène;
Le stade infectant est la larve de type III.
3. EPIDEMIOLOGIE
[Link]
5. DIAGNOSTIC
Comme pour O. volvulus, le diagnostic se fait par des scarifications ou des biopsies
cutanées;
La réaction de mazzoti se fait à 200 mg.
GOSHEN
Page 106
6. TRAITEMENT
LA TOXOPLASMOSE
1. DEFINITION
2. ETIOLOGIE
3. EPIDEMIOLOGIE
3.2. Contamination
Contamination par :
- Ingestion des oocystes mûrs contenus dans les aliments souillés par des selles
de chat faute d’hygiène.
GOSHEN
Page 107
- Ingestion des kystes toxoplasmiques vivants par consommation des viandes
insuffisamment cuites.
- Passage des trophozoïtes de la mère vers le fœtus si la mère est infectée au
cours de la grossesse;
- Inoculation des trophozoïtes par transfusion sanguine (situation rare).
4. PATHOGENIE
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Page 108
1. Toxoplasmose Acquise
Affection latente chez l’enfant et l’adulte;
L’expression clinique, la gravité et la signification de la maladie est fonction du type de
toxoplasmose (congénitale ou acquise);
La symptomatologie éventuelle est fonction des formes cliniques.
A. Forme bénigne :
1. Atteinte ganglionnaire
Elle est la plus fréquente;
Les adénopathies sont de petite taille, fermes, mobiles, non douloureuses et non
inflammatoires.
Elles ne suppurent pas;
Elles siègent le plus souvent en occipitale mais peuvent être médiastinales (rare).
Le patient peut présenter:
- des fébricules;
- de l’exanthème fugace;
- des myalgies;
- de l’asthénie.
2. Autres manifestations
A la phase aiguë, différents viscères peuvent être atteints;
L’atteinte peut être :
- Hépatique ;
- Sanguine : sous forme de purpura thrombopénique, d’anémie hémolytique ;
- Myocardique.
- Neurologique : sous forme d’encéphalite, d’un syndrome cérébelleux ou
vestibulaire.
B. Formes graves :
Elles sont exceptionnelles;
Elles se rencontrent dans :
Les infections massives souvenant au cours des infections de laboratoire par
exemple.
L’immunodépression : celle-ci peut être thérapeutique (en cas d’utilisation
d’immunosuppresseurs ou des corticoïdes par exemple);
Elle est également rencontrée dans les hémopathies malignes, le lymphome et le
SIDA).
Les formes cliniques sont diverses :
- Il existe des formes disséminées qui constituent des maladies infectieuses
graves avec : fièvre, atteinte de l’état général, des arthralgies, des éruptions cutanées, des
signes pulmonaires, myocardiques, hépatiques et cérébraux.
Les formes de l’immunodéprimé s’accompagnent d’encéphalite abcédée focalisée avec,
convulsion et signes de latéralisation (hémiplégie ou hémiparésie, ataxie, déficit sensitif,
hémianopsie…).
Les formes d’atteinte diffuse sans signes de localisation se manifestent par des troubles
de conscience avec convulsion (un tableau d’épilepsie généralisée peut être observée).
L’IRM peut mettre en évidence un abcès même si cliniquement il n’existe aucun signe
de latéralisation.
En plus des signes rapportés, les patients peuvent présenter de la fièvre, des
symptômes d’hypertension intracrânienne : vomissements, céphalées, troubles de la
conscience…
La toxoplasmose peut être inaugurale de SIDA;
Elle est fréquemment mode d’entrée de SIDA chez des patients:
GOSHEN
Page 109
- dont la séropositivité est connue mais qui ne sont pas suivis régulièrement ou
ayant abandonné leur traitement.
- Elle est aussi mode d’entrée chez des patients dont la séropositivité n’est pas
connue.
Les syndromes déficitaires sont d’intensité variable et d’installation progressive;
On peut également observer un syndrome cérébelleux.
En dehors de l’encéphalite, on peut observer une choriorétinite dans les atteintes
ophtalmologiques.
2. Toxoplasmose Congenitale
2.1. Transmission
Le toxoplasme peut se transmettre de la mère à l’enfant au cours de la grossesse;
Le fœtus est infecté si la mère est atteinte pendant la grossesse.
Cela entraîne une infection placentaire;
Il se produit une diffusion du toxoplasme dans le sang;
Le risque d’infection est fonction de l’âge de l’atteinte du fœtus pendant la grossesse.
2.2. Risque d’infection et gravité de la maladie.
Lorsque l’atteinte a lieu :
- Au premier trimestre : l’infection fœtale est rare mais grave.
- Au deuxième trimestre : les caractéristiques sont intermédiaires entre celles de
l’atteinte du premier et du troisième trimestres;
- Au troisième trimestre : l’infection fœtale est plus fréquente mais bénigne.
En cas de toxoplasmose congénitale, on peut observer un avortement;
Si l’enfant naît, il peut présenter une infection néonatale avec syndrome hémorragique,
ictère, hépatomégalie, splénomégalie, encéphalopathie. Cela peut aboutir au décès.
Des complications sont possibles :
- Hydrocéphalie avec convulsions, souffrance neurologique….
- Choriorétinite : les kystes se localisent au niveau de la rétine;
La maladie peut parfois être latente.
6. DIAGNOSTIC
1. Neuroradiologie
1.1. La tomodensitométrie
1) lésions hypodenses centrales (ou présence d’un hyposignal) multiples cernées
par un anneau hyperdense après injection de produit de contraste prise de contraste).
- hypodensité en périphérie de la lésion, en rapport avec un œdème cérébral;
- Le tout donne une image en cocarde;
- lésions avec effet de masse (déplacement des structures médianes comme le
faux du cerveau ou des ventricules).
2) hyperdensités nodulaires arrondies;
3) hypodensités isolées;
Ces trois types des lésions peuvent être associées.
1.2. L’imagerie à résonance magnétique (IRM)
Examen plus sensible que le scanner;
Peut montrer des lésions précoces que le scanner ne met pas en évidence;
Images: les mêmes que celles décrites en rapport avec le scanner.
Les lésions se localisent au niveau de:
• L’hémisphère ;
• Les noyaux gris centraux ;
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Page 110
• A la jonction de la substance blanche et de la substance grise ;
• Cervelet;
Remarque : Le diagnostic différentiel: lymphome.
2. Examens sérologiques
Par les examens sérologiques, on peut mettre en évidence les anticorps antitoxoplasmes
par les tests suivants (dans le sang ou le LCR):
- Le test de lyse (Dye test) ;
- L’immunoflurescence indirecte (IFI).
- La réaction de fixation de complément
- La réaction d’hémaglutination directe des toxoplasmes ;
- La réaction d’agglutination indirecte.
Le seuil significatif est de 1/1000 au laboratoire de parasitologie de la faculté de
Médecine de l’université de Kinshasa;
Les immunoglobulines M (Ig M) sont plus spécifiques;
L’intérêt de la recherche d’anticorps est de montrer l’existence de l’infection ancienne.
En cas d’image radiologique de masse intracérébrale et d’une sérologie
antitoxoplasmique négative, l’hypothèse de toxoplasmose doit être exclue.
3. Examens cytobiochimiques
Analyse du LCR: pas déterminante dans la démarche diagnostique car les anomalies
possibles mises en évidence sont inconstantes et non spécifiques : hyperprotéinorrachie
modérée et hyperlymphocytose peu importante.
4. Mise en évidence de parasite
Examens directs après prélèvement de sang, de moelle, de ganglion, de placenta ou de
fragment de cerveau.
Mise en évidence est délicate;
Biopsie cérébrale:
- plus réalisée en première intention;
- quand le traitement d’épreuve antitoxoplasmique est non concluant.
Biopsie cérébrale: permet de poser le diagnostic d’autres pathologies tels que le
lymphome ou le leucoencéphalopathie multifocale progressive (LEMP);
Echantillons obtenus par biopsie cérébrale: à colorer au May-grünwald giemsa.
Cultures cellulaires (par inoculation du sang sur culture cellulaire);
Inoculations du sang à la souris.
5. Polymerase chain reaction (PCR)
peu sensible;
n’aide pas tellement au diagnostic;
Il s’agit de détection de l’ADN toxoplasmique par multiplication génomique, dans le
sang ou le LCR lors de toxoplasmose disséminée systémique.
En pratique, il faut un faisceau d’argument pour poser le diagnostic de la
toxoplasmose:
- anamnèse;
- examen physique : antécédents de VIH ou d’éléments en faveur de l’infection à
VIH (partenariat sexuel multiple par exemple, transfusion d’un sang non contrôlé, IST).
- traitement d’épreuve à la sulfadiazine et pyriméthamine, clindamycine et pyriméthamine
ou au cotrimoxazole ;
- imagerie médicale.
7. TRAITEMENT
traitement en urgence;
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Page 111
traitement rapide: améliore le pronostic vital et neurologique et permet de poser
rapidement le diagnostic (épreuve thérapeutique).
Le traitement comprend deux phases :
- Le traitement d’attaque;
- Le traitement d’entretien qui correspondant à la prophylaxie secondaire.
N.B.: la prophylaxie primaire se fait avant que ne survienne la toxoplasmose.
Les médicaments:
- Sulfadiazine: qui se présente en comprimé de 500 mg ;
La pyriméthamine: comprimé de 25 mg.
Le cotrimoxazole en comprimé et forme injectable:
- 400/80 mg et 800/160 mg (cotrimoxazole forte)
400 et 800 mg de sulfaméthoxazole;
80 et 160 mg de pyriméthamine).
La clindamycine: capsules de 150 et 300 mg;
L’atovaquone : un dérivé de la famille de l’hydroxynaphtoquinone qui peut être utilisé
en 3 ème ou 4 ème intention.
Néanmoins, la réponse clinique est variable en fonction des variations individuelles des
taux plasmatiques et des taux intracellulaires du produit;
Ce qui place la molécule en position 3 ou 4 dans le choix thérapeutique.
La spiramycine et la roxithromycine sont inefficaces;
La clarithromycine et l’azithromycine semblent efficaces en association avec la
pyriméthamine;
Le dapsone a été également utilisé.
A. Traitement d’attaque
La prise en charge de la toxoplasmose en traitement d’attaque se fait selon différents
schémas thérapeutiques. qui sont les suivants :
1. Premier schéma :
Traitement de choix et schéma de première intension:
Sulfadiazine (Adiazine®) :
- 4 à 6 g par jour per os, en 4 prises;
- La sulfadiazine s’administre avec la pyriméthamine.
La pyriméthamine : 50 à 75 mg par jour per os (avec possibilité d’une dose de charge de
100 à 200 mg le premier jour dans les formes sévères);
2. Deuxième schéma :
C’est le traitement de seconde intention et constitue une alternative efficace (mais
d’efficacité moins rapide) à l’association sulfadiazine et pyriméthamine.
On utilise dans ce schéma :
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Page 112
La clindamycine : 2,4 g par jour per os, en 3 ou 4 prises, associée à la
pyriméthamine : 50 à 75 mg par jour per os.
On associe à cette association l’acide folinique 15 mg.
3. Troisième schéma :
Le cotrimoxazole;
La dose de cotrimoxazole est de 30 à 50 mg par kg de poids corporel de
sulfaméthoxazole ou 5 à 8 mg par kg de poids corporel de triméthoprime.
4. Quatrième schéma :
L’atovaquone à la dose de 4 x 750 mg par jour;
Le traitement d’attaque dure 6 à 8 semaines
B. Traitement d’entretien
Il correspond à la prophylaxie secondaire de la toxoplasmose;
Il est maintenu tant que le taux de CD4 est inférieur à 200 par ml.
Traitement d’entretien: se fait parce que les médicaments administrés en traitement
d’attaque n’ont pas d’effets sur les kystes;
En cas d’arrêt de traitement d’attaque, il y a habituellement rechutes dues au
dékystement des kystes de toxoplasme.
1. Sulfadiazine-pyriméthamine :
Le traitement d’entretien de référence associe pyriméthamine 25 mg par à la
sulfadiazine 2 à 3 g par jour.
2. Clindamycine-pyriméthamine :
En cas d’intolérance de l’association sulfadiazine-pyriméthamine, on peut recourir à
l’association pyriméthamine
25 mg par jour et 1,2 g par jour de clindamycine;
Un taux de 25 % des rechutes est observé.
3. Atovaquone : 4 x 750 mg par jour;
4. Cotrimoxazole : 800/160 mg par jour chez l’adulte.
Traitement adjuvant
Fait des anti oedémateux en cas d’hypertension intracrânienne ;
On peut donner :
- Dexaméthasone : à la dose de 240 mg par jour ;
- Mannitol.
Prophylaxie primaire: mise en route chez des sujets ayant :
- Une sérologie antitoxoplasmique négative ;
- Un taux de CD4 200 /ml ;
- Un rapport CD4/CD8 20%.
Les médicaments utilisés sont :
Le cotrimoxazole à la dose de 800/160 mg par jour ; une désensibisation peut être
réalisée en cas d’intolérance au cotrimoxazole.
Le dapsone à la dose de 50 à 100 mg par jour associé à la pyriméthamine à la dose de
50 mg par semaine;
La prophylaxie peut être arrêtée en cas de remontée du taux de CD4 au-delà de
200/ml.
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Page 113
Cet effet secondaire est pris en charge, en cas de rash modéré, en donnant des
antihistaminiques et des antiseptiques (traitement symptomatique);
Les symptômes peuvent s’amender spontanément même si le traitement n’est pas
arrêté.
- Hématotoxicité : elle survient dans 10 à 30% des cas;
On observe des effets tels que la leucopénie, l’anémie, la thrombopénie. Ces effets
secondaires sont plus imputables à la pyriméthamine.
Si les effets sont très sévères, il est recommandé de majorer les doses de l’acide
folinique, de suspendre éventuellement la sulfadiazine, en maintenant la
pyriméthamine ( en tolérant tout de même un certain dégré d’hématotoxicité).
- Autres effets secondaires :
Cytolyse hépatique ;
Cristallurie responsable des coliques néphrétiques: d’où la nécessité de boire beaucoup
d’eau.
2. Clindamycine-pyriméthamine :
Cette association donne également divers effets secondaires qui représentent environ
60% :
- Rash cutané : il est rencontré dans 30 à 40% des cas. Il est moins sévère que dans
l’association sulfadiazine-pyriméthamine et nécessite rarement l’arrêt de traitement;
- Diarrhée : dans 30% des cas, avec possibilté de colite pseudomembraneuse ;
- Hématotoxicité : dans environ 30%.
8. EVOLUTION DE LA MALADIE
GOSHEN
Page 114
L’ISOSPOROSE
1. DEFINITION
Affection parasitaire causée par isospora belli caractérisée cliniquement par la diarrhée
et des douleurs abdominales.
2. ETIOLOGIE
3. CYCLE EVOLUTIF
Cycle à 2 phases :
- Sporogonie (sexuée) et
- Schizogonie (asexuée);
Les 2 phases se passent entièrement chez l’homme.
1. Cycle schizogonique
Transformation des trophozoïtes en schizontes à plusieurs noyaux, dans l’entérocyte;
Eclatement entérocytes et libération des mérozoïtes qui colonisent des nouvelles
cellules intestinales.
2. Cycle sporogonique
Transformation mérozoïtes en gamètes mâles et femelles (macrogamètes);
Après fécondation: formation et libération d’un oocyste.
Après maturation: oocyste infectant en milieu extérieur;
L’oocyste se segmente en 2 sporocystes qui renferment chacun 4 trophoïtes.
4. EPIDEMIOLOGIE
[Link] géographique
Affection cosmopolite mais relativement plus fréquente en zones tropicale et
subtropicale.
2. Mode de transmission
Contamination après ingestion des oocystes mûrs;
Transmission directe d’homme à homme, par voie féco-orale;
3. Terrain
Survenue chez des sujets sains (immunocompétents) comme les immunodéprimés.
5. SYMPTOMATOLOGIE
- diarrhée intense, sévère, d’allure chronique avec émission de plusieurs selles par
jour;
- stéatorrhée, syndrome de malabsorption et perte de poids.
GOSHEN
Page 115
Autres signes d’accompagnement: douleurs abdominales, fièvre, flatulence, anorexie,
malaises.
6. DIAGNOSTIC
Recherche des parasites dans les selles, le liquide d’aspiration duodénale ou la biopsie
duodénale;
Prévenir laboratoire de la recherche d’isospora belli.
7. TRAITEMENT
Autres traitements:
- Réhydratation;
- Nutrition;
- ARV.
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Page 116
LES CRYPTOSPORIDIOSES
1. DEFINITION ET ETIOLOGIE
2. EPIDEMIOLOGIE
3. SYMPTOMATOLOGIE
Incubation : 2 à 4 jours;
Chez l’immunocompétent:
- maladie à diarrhée modérée, peu ou pas fébrile;
- diarrhée spontanément curable en 10 à 15 jours chez
l’immunocompétent.
Dans le SIDA, la diarrhée est massive, cholériforme, accompagnée des douleurs
abdominales, fièvre et déshydratation;
Des atteintes vésiculaires et pulmonaires ont été décrites.
4. DIAGNOSTIC
GOSHEN
Page 117
ZONA
Plan
Objectifs
Agent
Épidémiologie et Physiopathologie
Clinique
Diagnostic
Traitement
OBJECTIFS
Général
• Aider à améliorer la prise en charge du zona
Spécifiques
• Connaître l’épidémiologie du zona
• Assimiler sa physiopathologie
• Administre un traitement efficient
AGENT
ÉPIDEMIOLOGIE ET PHYSIOPATHOLOGIE
Affection recurrente
Plus fréquente sur terrain d’immunodépression (maladie de Hodgkin, lymphome,
traitement immunosuppresseur, SIDA, …)
Retrouvée aussi chez l’immunocompétent
Possible à tout âge de la vie
CLINIQUE
Zona thoracique
Topographie la plus commune
Sensation de brûlure suivant le trajet nerveux (métamère)
Éruption vésiculeuse siégeant dans un hémi-thorax
Parfois, fièvre
Chute de vésicules vers j10
Lymphadénopathie satellite (axillaire)
Évolution par poussées successives (2 à 3 semaines)
Douleur ≤ 3 mois
Autres topographies
Zona ophtalmologique
Zona du ganglion génuculé
Zona céphalique, …
Formes compliquées
Algies post-zostériennes
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Page 118
Complications neurologiques: angéite carotidienne avec hémiplégie controlatérale ou
zona ophtalmologique
Zona génuculé chez l’immunodéprimé
DIAGNOSTIC
Clinique
Culture virale
Sérologie
Mise en évidence des Ag
PCR: méthode fort intéressante
TRAITEMENT
GENERAL
SPECIFIQUES
[Link]
FHVM
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Page 119
Cas suspect:
Personne malade ou décédée, présentant ou ayant présenté une
fièvre élevée, à début brutal, rebelle à toute médication,
accompagnée d’une diathèse hémorragique
En période d’épidémie
Gingivorragie
Injections conjonctivales
Pétéchies/purpura
Hématémèse/mélaena
Hématurie,…
CAS PROPABLE :
Toute personne vivante ou décédée ayant été en contact avec un cas
de FHVM, présentant ou ayant présenté une fièvre aiguë, avec ou
sans saignement
Ou
Présentant ou ayant présenté une fièvre aiguë et, au moins 3
symptômes/signes (non hémorragiques)
Ou toute mort inexpliquée
SURVEILLANCE :
Tout contact doit être soumis à une surveillance consistant, notamment, en une prise
biquotidienne de la température
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Page 120
Sa durée est celle de l’incubation
Dès qu’apparaît tout symptôme/signe suspect, il devient un cas
ISOLEMENT( ISOLATION ) :
Tout cas suspect ou probable doit être isolé dans un quartier hospitalier de haute
sécurité, selon les normes de l’OMS
[Link]
1967,infection de 25 chercheurs à
Belgrade et Marburg à partir de
singes importés d’Ouganda
Létalité: 28 % ( 7 décès )
On signale 6 cas secondaires
Létalité: nulle
83 j plus tard, un convalescent, parmi les 25 chercheurs, contamine,
par le sperme, son épouse
Létalité: nulle
Le nom de Marburg est alors donné au nouveau virus
Depuis, des épidémies sont
signalées, ça et là, en Afrique (dont celle, récemment, en Angola)
[Link]
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Page 121
CIRCUIT D’INFORMATION
OMS/RDC Cellule de
Surveillance
de district
MINISANTE Unité provinciale
(PEV/4ème Dir) de Surveillance
[Link]
Incubation : 5 à 9 j en moyenne
Symptomatologie :
Fièvre
Céphalée
Vomissements
Myalgies
Arthralgies
Pharyngite
Asthénie marquée
Anorexie
Douleurs abdominales
Hoquet
Dysphagie/odynophagie
Dyspnée
Après qlq jours, apparition d’une diathèse hémorragique :
Pétéchies/purpura
Ecchymoses
Érythèmes
Hématurie
Selle sanglante/mélaena
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Page 122
Gingivorragie
Injections conjonctivales
Épistaxis
Hématémèse
Autres signes de saignement
[Link]
Se fonde sur:
Épidémiologie
Clinique
Laboratoire
Laboratoire de très haute sécurité:
Biologie moléculaire (PCR, …)
Culture virale
Après prélèvement et transport des échantillons dans des conditions
de très haute sécurité
[Link]
[Link]
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Page 123
FIEVRE VIRALE HEMORRAGIQUE A EBOLA
OBJECTIFS
GENERAL
Aider à améliorer la prise en charge des fièvres hémorragiques d’origine virale
SPECIFIQUES
Reconnaître les symptômes des FVH
Utiliser le circuit d’information approprié
Appliquer et faire appliquer les mesures selon les normes
CLINIQUE
Incubation : 2 à 21 jours
Des épidémies virales à Ebola sont encore signalées çà et là en Afrique
NOTE :
=Tous les autres aspects (voir chapitre sur le virus Marburg)
=La physiopathologie des fièvres hémorragiques est celle du
Sepsis et Choc septique
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Page 124
L’INFECTION A VIH/SIDA
INTRODUCTION
1985 :
Test diagnostique mis au point;
Consensus autour appellation VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine);
En RDC: premiers cas de SIDA décrits en octobre 1982 (Américains et Belges);
RDC et Afrique centrale: premiers cas datent probablement des années 1970.
Durant cette période: fréquence élevée des cas de cryptococcose méningée, de Sarcome de
Kaposi généralisé;
Progression rapide en Afrique Centrale et Orientale.
ETIOLOGIE
Agent responsable
Agent causal: Virus de l’immunodéficience Humaine (VIH);
Fait partie de la famille des rétrovirus (retroviridae): virus très répandus au sein des différentes
espèces animales.
Rétrovirus: caractérisés par leur mode de réplication : l’ARN viral (de haut poids moléculaire)
transcrit en « ADN proviral » grâce à l’action d’une enzyme dénommée transcriptase inverse.
Rétrovirus composé de 3 sous-familles :
- Les oncovirus (oncovirunae):
▪ répandus;
▪ à la base des tumeurs et des leucémies;
▪ Les Human T-Cell Leukemia Virus (HTLV) de cette sous-famille ont été
découverts vers les années 1970.
GOSHEN
Page 125
Les HTLV comptent:
- le HTLV-1: associé à une leucémie T et un lymphome cutané;
- le HTLV-2: associé à une leucémie à tricholeucocytes;
Oncovirus: transforment les lymphocytes T CD4, in vitro, grâce à une région codante du
génome viral le px.
1983: isolement d’un virus similaire au HTLV des macaques Japonais (c’est le STLV: Simian
T-Cell Leukemia Virus);
Ce virus a été découvert chez des singes verts, des babouins, des chimpanzés et plusieurs
types des macaques;
SIV: très proche de HTLV-1;
Existence d’un autre virus proche du HTLV-2.
- Les lentivirus (lentivirunae)
Virus responsables des maladies à évolution lente (pneumonies, atteintes neurologiques);
Virus cytopathogènes;
Le VIH fait partie de cette sous-famille;
Il y a deux types de VIH (le VIH-1 et le VIH-2).
Virus similaire chez les singes: Simian Immunodeficiency Virus ou SIV (chez les singes verts,
les mangabés, les mandrills, les chimpanzés).
Le VIH comprend 2 types :
- Le VIH-1 qui est cosmopolite (répandu dans le monde entier) ;
- VIH-2: découvert en Afrique de l’Ouest par une équipe Française;
VIH2: également cosmopolite mais moins répandu que le VIH-1.
Le VIH2 se rencontre en :
GOSHEN
Page 126
C) Le groupe « N »
La dénomination N pour New ou non M non O;
Ce virus a été identifié au Cameroun et constitue aussi une minorité.
Des liens phylogénétiques ont été établis entre le virus du groupe N et le SIV de chimpanzé;
Ce qui a fait penser à une possibilité de phénomène d’anthropozoonose pour l’infection VIH-1.
Le VIH-2:
- proviendrait du SIV de mangabé et serait passé chez l’homme;
- classé en sous-types distincts;
Il y a diversité des souches selon les régions géographiques et selon les individus d’une même
région.
Le VIH-2 connaît également les mêmes variabilités que le VIH1;
Plus de 80% des souches rencontrées dans le monde sont présentes en RDC;
Les souches peuvent varier au sein d’un même individu;
Le virus subit beaucoup de mutations.
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Page 127
STRUCTURE DU VIH
GOSHEN
Page 128
Les protéines virales ayant une activité enzymatique sont codées par les gènes pol;
Les enzymes virales sont:
- La transcriptase inverse;
- L’intégrase;
- La protéase.
Les protéines d’enveloppe jouent un rôle important dans la reconnaissance virus-cellule
hôte et dans l’effet cytopathogène du VIH in vitro;
Protéines du VIH-2: poids moléculaires légèrement différents p26, p16 et p12.
Existence des réactions croisées immunologiques entre les protéines du VIH-1 et celles du
VIH-2 (épitopes communs entre les protéines codées par le gène gag de 2 types VIH);
Les protéines d’enveloppe sont spécifiques de chaque type de virus ou groupe de virus
pour le VIH-1.
Par exemple les réactions immunologiques entre les glycoprotéines d’enveloppe des VIH-1
du groupe M et du groupe O sont limitées;
Cette limitation est encore plus importante entre les protéines d’enveloppe du VIH-1 et du
VIH-2.
Les glycoprotéines du VIH-2 sont le gp 105 (à la place de gp 120) et le gp 36 (à la place de
gp 41);
Ces différences jouent un rôle dans le diagnostic de l’infection à VIH;
Ce diagnostic est fondé sur la reconnaissance des protéines constitutives par les anticorps
du sujet infecté par le VIH.
A chaque extrémité de l’ADN proviral se trouve une séquence qui se répète qui s’appelle
Long Terminal Repeat ou LTR;
Elle permet l’intégration de l’ADN proviral dans le génome de la cellule hôte.
GOSHEN
Page 129
Pour pénétrer dans la cellule hôte, la gp 120 reconnaît les co-récepteurs;
La gp 120 viral subit un changement conformationnel qui permet la reconnaissance, par
les co-récepteurs de la cellule hôte, d’une région particulière de la gp 120, le domaine V3.
Les co-récepteurs utilisés par le VIH sont des récepteurs des chémokines;
On en connaît une dizaine;
En temps normal, ces co-récepteurs ont comme rôle de reconnaître des facteurs solubles
(substances chimioattractantes) appelées chemokines.
Parmi les co-récepteurs utilisés par le VIH-1, il y a :
- Le CXCR4 ou fusine:
● qui est exprimé à la surface d’un certain nombre de cellules;
● Le CXCR4 n’est reconnu que par des
VIH-1 se répliquant dans des lignées de cellules T;
● Ce sont des virus T lymphotropes.
● Ces virus induisent la formation des syncitia (fusion des cellules).
● Ils sont appelés virus SI;
● La formation des syncitia par des virus SI serait responsable entre autre de la disparition
des cellules CD4;
- Le CCR5:
● est exprimé surtout à la surface des macrophages et les lymphocytes T mémoires;
● Cette molécule est utilisée comme co-récepteurs par les VIH T lymphotropes et par les
virus monocytotropes qui induisent peu la formation de syncitia (NSI).
Récepteurs et co-récepteurs: sites potentiels des antirétroviraux existants et en
élaboration;
Il existe actuellement un antagoniste de CCR5 (maraviroc) qui empêche la liaison de gp 120
au co-récepteur CCR5.
C) La fusion du virus à la cellule hôte (humaine)
Cette fusion est favorisée par le gp 41;
Il existe un inhibiteur de fusion (le T20 ou Fuzeon ou encore Enfurvitude);
Il se fixe au gp 41 et empêche la fusion du virus à la cellule hôte.
2. La synthèse de l’ADN proviral
A partir de la copie de l’ARN viral sous l’action de la transcriptase inverse;
Au sein d’un complexe de réintégration;
Synthèse d’un ADN simple brin puis
d’ un ADN double brin ;
La transcriptase inverse commet des erreurs de copie lors de la synthèse de cet ADN
proviral (source de variabilité génétique du VIH).
Ce qui rend difficile l’élaboration d’un vaccin;
Ces erreurs sont responsables des mutations qui peuvent être mineures (sans
signification clinique) ou majeure (cliniquement significative);
Les erreurs de copie justifie l’usage des ARV en association (trithérapie).
3. L’intégration de l’ADN proviral
Intégration de l’ADN proviral dans le génome de la cellule hôte grâce à une enzyme
dénommée intégrase;
Site potentiel inhibiteurs de l’intégrase ;
Existence des inhibiteurs de l’ intégrase (en élaboration): Elvitegravir et ratelgravir.
Les étapes qui suivent aboutissent à l’expression de nouvelles particules virales;
Elles dépendent du type et de l’état de la cellule infectée.
GOSHEN
Page 130
4. Transcription de l’ADN proviral en ARN génomique
Synthèse de l’ARN m grâce à l’ARN polymérase II de la cellule hôte au sein du noyau;
Le taux de cette synthèse est contrôlé par les protéines de régulation codées par des
gènes tat et rev.
L’ARN m synthétisé migre du noyau vers le cytoplasme;
Il est épissé en différents ARN m qui codent pour les protéines env et les protéines de
régulation;
Le gène rev contrôle la migration de l’ARN messager et veille sur l’équilibre entre les
différents ARN m.
Site potentiel de nouveaux ARV: inhibiteurs de tat, de rev, des ologonucléotides anti-
sens;
ARV non encore élaborés.
5. Synthèse des protéines virales
Protéines synthétisées grâce aux
ARN m qui amènent l’information au ribosome;
6. Assemblage des polyprotéines virales
Etape de la maturation des protéines;
Les polyprotéines virales formées vont être assemblées à cette étape.
Maturation protéique, après clivage par les protéases (longues chaînes protéiques
clivées en petites chaînes protéiques utilisables pour la formation de nouveaux virions);
Encapsidation de l’ARN.
7. Bourgeonnement des particules virales
Sortie des particules virales formées des cellules par bourgeonnement à la surface
cellulaire;
Libération par la suite dans le milieu extracellulaire pour infecter d’autres cellules
cibles.
1.8. Conséquences de la réplication virale
Survenue d’une maladie à évolution lente;
Évolution liée aux interactions virus-hôte et virus-cellules;
Malgré la réponse immunitaire de l’hôte, l’infection persiste.
Infection à VIH: chronique car établissement précoce des réservoirs des virus (cellules
présentatrices des antigènes, CD4 au repos);
La réplication est constante chez l’hôte;
Il y a émergence avec possibilité de sélection de variants viraux échappant aux
réponses immunes de l’organisme.
La réplication virale est intense (environ 1 à 10 milliards de particules virales sont
produites par jour);
Les virions se renouvellent rapidement et de façon permanente;
La charge virale tissulaire et sanguine augmente constamment.
L’augmentation de la charge virale entraîne une destruction des lymphocytes par
divers mécanismes :
- Mécanismes directs : effet cytopathogène des VIH sur les lymphocytes CD4;
- Mécanismes indirects : perturbation de l’homéostasie et activation chronique des
cellules immunocompétentes).
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Système de régulation complexe de la réplication virale et capacité à échapper in vivo
au système immunitaire.
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Atteinte des ganglions et dissémination du VIH en leur sein dues à l’activation
généralisée et chronique des cellules immunes;
Activation cellules immunes: traduite par une infiltration de lymphocytes CD8 dans les
centres germinatifs et une accumulation des lymphocytes B.
Ce phénomène d’activation est à la base de l’hyperplasie folliculaire rencontrée dans la
phase asymptomatique de l’infection à VIH;
Dès le début de la maladie, les ganglions contiennent 5 à 10 fois plus de VIH que les
cellules mononuclées circulantes par exemple.
Les centres germinatifs et les zones T des ganglions sont progressivement détruits en
réponse à cette activation chronique durant la phase asymptomatique de l’infection;
La rate, l’intestin et le thymus sont également atteints.
Conclusion, le processus pathologique de l’infection à VIH-1 commence au sein des
organes lymphoïdes probablement dès le début de l’infection;
Le déficit qualitatif et quantitatif des lymphocytes CD4 circulants en périphérie ne
serait qu’un témoin tardif de ce qui se passe précocement au sein des tissus.
EPIDEMIOLOGIE
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Enfants < 15 ans 530 000
A. La voie sexuelle
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Page 134
Néanmoins, quelques différences ont été notées entre la charge virale dans le sang et le
sperme témoignant d’une réplication virale indépendante pour chaque compartiment.
Lors du traitement ARV, le risque de contamination diminue mais n’est pas nul;
Il persiste du virus intracellulaire qui peut être à la base de la contamination.
- Le taux de CD4 inférieur à 200 cellules par mm3 ;
- La présence de l’antigénemie p24 ;
- Une multirésistance aux ARV chez la personne source (celle qui contamine).
D’autres facteurs favorisent aussi la contamination par le VIH :
- Les infections sexuellement transmissibles (IST) : les IST favorisent la
pénétration du VIH par les ulcérations qu’elles peuvent provoquer (risque accru pour la
personne exposée) ou l’infection dont elles sont responsables (infectiosité accrue du
partenaire qui transmet).
Risque de transmission majoré:
- Si partenaire infecté a une uréthrite à gonocoque;
- Si femme présente des ulcères génitaux;
La quantité de virus augmente dans les sécrétions génitales.
En cas d’ulcères génitaux (chancre mou, herpès génital), la susceptibilité augmente;
Le sujet exposé a un risque élevé de contracter le VIH en cas de gonococcie,
chlamydiose ou trichomoniase.
- L’ectopie du col de l’uterus;
- Les relations sexuelles pendant les règles augmente l’infectiosité: une femme
infectée peut facilement transmettre le VIH si elle a des relations sexuelles pendant les
menstruations.
Pendant les règles les vaisseaux sont ouverts;
Une relation sexuelle entre une femme non infectée et un homme infecté par le VIH
peut augmenter le risque d’infection par le VIH pour la femme.
- Le saignement pendant les relations sexuelles par exemple lors des premiers
rapports sexuels ou lors de viol;
- L’absence de circoncision : la circoncision chez un sujet exposé au VIH protège
contre l’inflammation et l’ulcère génital.
- L’usage des plantes en intravaginal au cours des relations sexuelles peut irriter
la muqueuse vaginale, provoquer éventuellement des ulcérations.
- La pénétration du VIH peut être facilitée dans des telles circonstances;
- Cette pratique est utilisée pour faire plaisir à l’homme pendant les relations sexuelles.
- Les pratiques de sororat et de lévirat sont causes de transmission de VIH
lorsque les relations sexuelles ont lieu avec une personne contaminée.
Les relations sexuelles occasionnelles ayant lieu entre un veuf ou une veuve d’un sujet
infecté par le VIH et un homme ou une femme rencontré (é) occasionnellement dans le
cadre des rites de purification (« kolongala mokuya ou botutu »).
B. La voie sanguine
- Elle représente 10 à 15 %;
- Elle comprend :
L’acte de transfusion
- Transfusion de sang non testé préalablement et contenant le VIH;
- Probabilité de transmission du VIH par transfusion: quasi de 100%.
L’administration des dérivées sanguins
Dérivés sanguins contenant le VIH;
Transmission du VIH à des hémophiles lorsque les techniques d’inactivation virale
n’ont pas été appliquées.
L’usage:
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- Des aiguilles d’injection;
- Des lames de bistouri;
- Des ustensiles de manicure et de pédicure;
- Des matériels d’acupuncture;
- Des lames de rasoir.
- D’autres objets tranchants souillés par du sang contenant du VIH;
Tous ces objets transmettent le VIH s’ils sont contaminés et ne sont pas stérilisés avant
l’usage.
Contamination professionnels de santé en milieu de soins ou au laboratoire lors
d’accidents exposant au sang.
Accidents d’exposition au sang: surviennent au cours des blessures ou de piqûres avec
du matériel contaminé par du sang ou un liquide contenant du sang;
Risque de séroconversion après exposition percutanée: estimé à 0,32 %.
Contaminations lors projections sang:
- sur une muqueuse: risque de contamination estimé à 0,03 %);
- sur une peau lésée (risque faible, non encore estimé).
Accident d’exposition au sang: risque directement lié:
- A la profondeur de la blessure ;
- A la réalisation d’un geste en intraveineux ou en intra-artériel ;
- Au stade de la personne source.
Prophylaxie post-expositionnelle: réduit significativement le risque de contamination en
milieu de soins.
Certains gestes limitent la transmission du VIH en milieu de soins :
- Port des gants : diminution quantité sang injectée lors acte contaminant (les
gants « essuient » l’aiguille) et réduction du risque de contamination.
- Intervalle de temps entre l’utilisation de l’aiguille chez le sujet infecté et
l’exposition accidentelle au sang chez le personnel soignant: un délai long réduit le
risque de contamination.
La transmission du soignant au soigné
- Patients contaminés (?) par:
▪ dentiste Américain atteint de SIDA lors soins dentaires invasifs;
▪ Chirurgien Français au cours intervention chirurgicale;
▪ Infirmière lors soins infirmiers.
Usage drogue par voie intraveineuse avec échange d’aiguilles:
- Aguilles non stérilisées au préalable: risque de contamination utilisateurs drogue par
voie IV ( car inoculation d’une certaine quantité de sang).
Taux transmission: estimé à 0,67 %;
Risque plus élevé: quand partage seringue et drogue.
Présence sang du précèdent utilisateur dans la seringue et seringue utilisée par le
prochain utilisateur.
Lors prélèvement drogue à partir du flacon: sang contenu dans l’aiguille passe dans le
flacon contenant la drogue lors de la manœuvre de pompage pour ajuster la dose.
L’utilisation du reste de drogue du flacon occasionne la transmission du VIH;
Injections intramusculaires: font courir moins de risque que les injections
intraveineuses ou les prélèvements de sang par ponction veineuse.
Aiguilles creuses (utilisées pour les prélèvements de sang ou les injections IV): font
courir plus de risque que les aiguilles serties (utilisées pour les sutures en chirurgie).
Les pratiques de scarification, de tatouage ou d’acupuncture
- Favorisent la transmission du VIH lorsqu’on utilise des aiguilles souillées par le
VIH et non stérilisées.
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Page 136
Les transmissions nosocomiales : - Transmissions VIH entre patients lors des
contacts cutanéomuqueux avec du sang contenant le VIH;
- Transmissions probables signalées au cours des bagarres ou des sports
violents.
C. Transmission verticale
Transmettre virus de la mère à l’enfant;
Transmission à différentes étapes de la grossesse :
- Dans les semaines précédent l’accouchement, in utero : dans un tiers des cas.
- Au cours accouchement, en intra-partum : dans deux tiers des cas;
- Transmission possible après accouchement :
Lors de la période de l’allaitement (risque estimé à 5 à 7 %).
Différents mécanismes sont évoqués pour expliquer la transmission du VIH de la mère
à l’enfant;
Cette transmission est multifactorielle.
Seules 20 à 35 % des femmes transmettent le VIH-1 à leurs enfants, quelques soient
leurs races ou les modes de contamination de la mère;
Le risque de transmission du VIH-2 de la mère à l’enfant est minime (1 %).
Facteurs favorisant la transmission du VIH-1 de la mère à l’enfant:
- Des facteurs liés au VIH;
- Des facteurs maternels :
La charge virale plasmatique de la mère : le risque de transmission est majoré lorsque
la charge virale est élevée (antigénémie p24 positive, virémie plasmatique élevée).
Le taux de CD4 : la transmission se fait plus facilement chez des patients (mère) ayant
un taux de CD4 bas (< à 200/mm3).
Le stade avancé de la maladie : la transmission se réalise plus facilement lorsque la
mère est à un stade avancé de la maladie;
Une IST inflammatoire ;
Une rupture prolongée des membranes
- Des facteurs liés à la susceptibilité génétique de l’enfant.
2.3. Liquides biologiques contenant le VIH
Le VIH est rencontré en grande quantité dans :
- Le sang ;
- Les sécrétions génitales (sperme et sécrétions vaginales).
Il peut également être rencontré dans divers liquides biologiques:
- Le liquide céphalo-rachidien ;
- Le liquide pleural ;
- Le liquide broncho-alvéolaire.
- La salive ;
- Les larmes ;
- Les urines.
Le VIH se trouve dans ces liquides biologiques en faible concentration;
Présence des facteurs inactivant le VIH dans ces liquides.
D’où transmission VIH par l’intermédiaire de ce liquide: quasi nulle.
MECANISMES IMMUNOPATHOLOGIQUES
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Le VIH a un tropisme spécifique pour les cellules immunocompétentes.
La réplication virale persistante est source d’activation immune importante et est
responsable du déficit immunitaire induit par l’infection à VIH.
Malgré l’intensité des réponses immunes dirigées contre le VIH, il s’installe un déficit de
l’immunité cellulaire progressif.
Le traitement ARV corrige ce déficit;
Dans l’infection à VIH, les réponses immunes spécifiques et innés sont mises en jeu
pour limiter la progression de cette infection.
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Ce taux peut atteindre 1 sur 100. Ces cellules représentent presque la totalité des
cellules de l’organisme infectées par le VIH.
Le taux d’infection par le VIH des cellules présentatrices d’antigènes est 10 à 100 fois
moins que celui des cellules T;
Elles jouent le rôle de réservoir pour le VIH et d’immunogénicité majeure du VIH pour
les cellules T.
Les cellules de la microglie sont également des réservoirs pour le VIH et le cerveau
constitue un sanctuaire immunologique.
3.2. Activation immune et réplication virale
Le VIH intégre la cellule hôte et se réplique après activation de celle-ci. Lorsqu’il y a
stimulation antigénique des CD4 et des macrophages infectés, le VIH initie sa
ré[Link] utilise les molécules intracellulaires qui régulent la trancription des
cytokines.
La plupart des cytokines élaborées par les CD4 de type Th1 induisent ou amplifient la
réplication virale;
Il s’agit des cytokines :
- Il-1 ;
- Il-2 ;
- Il-6 ;
- Il-10 ;
- INF-α.
Certaines inhibent la réplication virale :
- IFN-γ ;
- IFN-α ;
- TGF-ß.
La plupart de ces cytokines assurent la régulation de la réplication virale dans les
macrophages;
Toute situation situation d’activation lymphocytaire ou macrophagique peut amplifier la
réplication virale et le nombre des cellules infectées. Cet effet est obtenu lorsqu’on
administre par exemple les vaccins antiVIH.
Les lymphocytes infectés représentent 95 à 99 % du stock des cellules infectées au
sein de l’organisme;
Ils peuvent être répartis en :
- Cellules à réplication active. Ce sont les CD4 activés par des antigènes et les
cytokines.
- Cellules à réplication latente.
Ce sont des cellules au repos mais préalablement infectées et qui contiennent l’ADN
proviral déjà intégré.
Ce sont, le plus souvent, des cellules T mémoires qui n’expriment pas à leur surface
des marqueurs d’activation.
Elles peuvent à tout moment entrer en activation et induire la réplication virale.
La durée moyenne du cycle réplicatif dans le pool des cellules à réplicative active est
de 1 à 2 jours.
Dans la pool à réplication latente, cette durée est de 2 semaines ou plus.
Organes lymphoïdes:
- jouent un rôle dans la présentation d’antigène et dans l’activation
lymphocytaire; - sites de prédilection pour la réplication virale.
Le VIH a une sélectivité pour le CD4, persiste dans les follicules lymphoïdes par les
cellules dendritiques folliculaires et utilise les voies d’activation physiologique.
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La charge virale dans les organes lymphoïdes est 10 fois supérieure par rapport à celle
du sang périphérique.
HISTOIRE NATURELLE
4.1. Définition
Séquence habituelle et prévisible suivant laquelle apparaissent les manifestations
cliniques et biologiques au cours de l’infection à VIH.
4.2. Etapes
Subdivisée en 6 étapes :
a) la transmission ;
b) le syndrome rétroviral aigu ;
c) la séroconversion ;
d) l’infection latente;
e) le SIDA maladie;
f) l’état avancé du SIDA et le décès.
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Page 140
Survient entre la deuxième et la troisième semaine après la transmission;
Symptômes: ressemblent à ceux de la mononucléose infectieuse (comme la grippe).
On distingue deux formes de SRA :
- Forme aigue avec manifestations cliniques patentes
Fièvre, myalgies, arthralgie;
Lymphadénopathie, pharyngite, muguet;
Amaigrissement, nausées, vomissements.
Atteinte du système nerveux (méningite lymphocytaire, polyradiculonévrite) etc;
Troubles psychiatriques: perte mémoire;
Se manifeste chez 30 à 50 % de patients.
Atteinte du système nerveux (méningite lymphocytaire, polyradiculonévrite) etc;
Troubles psychiatriques: perte mémoire;
Se manifeste chez 30 à 50 % de patients.
- Forme fruste passant souvent inaperçue
A ce stade, le VIH/SIDA peut ne pas être évoquée;
Ce SRA est caractérisé par:
- baisse brutale des lymphocytes CD4.
- augmentation importante des concentrations du VIH dans le sang périphérique;
- Conséquence: grand risque de contamination si relation sexuelle.
c) La séroconversion
Survient endéans 6 mois après la transmission du VIH;
Après cette conversion, la sérologie au VIH reste positive à vie, quel que soit le succès
du traitement antirétroviral.
d) L’infection latente
Etape la plus longue: latence clinique mais pas biologique;
Multiplication intense du VIH (environs 10 milliards de particules par jour avec une
demi-vie d’environs 6 heures).
Etape caractérisée par une baisse graduelle des lymphocytes CD4;
Facteurs les plus importants déterminant l’évolution de la progression de l’infection au
VIH= baisse du taux des lymphocytes CD4 et charge virale.
d) SIDA maladie
SIDA= présence d’une complication ou signe clinique lié à l’immunodéficience (taux des
lymphocytes CD4 < 200 cellules/ml ou catégorie C selon CDC).
Complications (infections ou cancers): font l’objet de la Classification Clinique de l’OMS;
Le SIDA maladie correspond aux stades 3 et 4 suivant cette classification.
f) SIDA Avancé ou Terminal
Pas de définition claire et officielle du SIDA Avancé;
Experts du SIDA: taux des CD4 < 50 cellules/ml associés aux infections opportunistes
sévères, aux cancers et une cachexie.
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5. Classification CDC
Catégories cliniques
Nombre de CD4 (A) (B) (C)
Asymptomatique Symptomatique SIDA
Primo-infection sans critères (A)
LGP ou (C)
500/ml
A1 B1 C1
200- 499/ml A2 B2 C2
< 200/ml A3 B3 C3
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- Tuberculose pulmonaire (diagnostiquée endéans 2 dernières années);
- Infections sévères présumées bactériennes ( par exemple pneumonie,
empyème, pyomyosite, ostéite ou synovite infectieuse, méningite, septicémie et
bactériémie);
- Stomatite nécrosante et ulcérante aigue, gingivite ou périodontite.
Conditions pour lesquelles le test diagnostique de confirmation est nécessaire
- Anémie inexpliquée (<8g/dl), et/ou neutropénie (< 500/mm3) et/ou
thrombocytopénie ( <50.000/mm3) pendant plus d’un mois;
- Infection Primaire au VIH
- Stade 1
- Stade 2.
- Pneumonie à pneumocystis jiroveci;
- Pneumonie bactérienne sévère récurrente;
- Infections herpès simplex chroniques (orolabiales, génitales ou anorectales de
plus d’un mois de durée).
- Candidose oesophagienne
- Tuberculose extra pulmonaire
- Sarcome de Kaposi
- Toxoplasmose cérébrale
- Encéphalite au VIH.
Conditions pour lesquelles le teste diagnostique de confirmation est necessaire.
- Cryptoccocose extrapulmonaire incluant la méningite;
- Infection mycobactérienne non-tuberculeuse disseminée.
- Leucoencéphalopathie progressive multifocale;
- Candidose trachéale, bronchiale ou pulmonaire;
- Cryptosporidiose;
- Isosporiose;
- Infection herpétique simplex viscérale.
- Infection au cytmegalovirus (rétinite, ou d’un autre organe que le foie, la rate
ou les ganglions lymphatiques)
- Toute autre mycose endemique (histoplasmose, coccidiomycose, penicilliose).
- Septicémie non-typhique récurrente;
- Carcinome cervical invasif
- Leishmaniose viscérale
SYMPTOMATOLOGIE
1) Primo-infection
C’est le premier contact entre l’organisme et le VIH;
Primo-infection symptomatique = Syndrome rétroviral aigu;
Survient dans 30 à 50 % des cas d’infection par le VIH;
Tout sujet ayant été en contact avec le VIH ne développe pas le syndrome rétroviral
aigu.
Symptômes:
- peu spécifiques;
- ressemblent à un syndrome pseudogrippal;
- fait de :
Fièvre;
Dysphagie ;
Céphalées.
Myalgies ;
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Page 143
Asthénie ;
Amaigrissement ;
Signes cutanés : éruption cutanées maculopapuleuses du tronc, de la face et des
membres, extrémités, paumes des mains et plantes des pieds;
Ulcérations cutanéomuqueuses superficielles (souvent buccales et génitales).
Adénopathies superficielles multiples cervicales, axillaires et inguinales régressant en
quelques semaines ou persistant plusieurs mois ;
Les manifestations digestives se présentent sous forme de diarrhées et douleurs
abdominales et de candidose orale.
Adénopathies superficielles multiples cervicales, axillaires et inguinales régressant en
quelques semaines ou persistant plusieurs mois ;
Les manifestations digestives se présentent sous forme de diarrhées et douleurs
abdominales et de candidose orale.
Les manifestations neurologiques peuvent exister sous forme de méningo-encéphalite, ,
de méningite lymphocytaire ou d’atteintes neurologiques périphériques (mononévrite ou
polyraculonévrite ;
Sur le plan biologique, le taux de CD4 diminue sensiblement, la charge virale
augmente;
On observe une thrombopénie, leucopénie, neutropénie;
On peut observer une hyperlymphocytose qui dure 2 à 3 semaines. C’est au cours de
cette phase qu’apparaît le syndrome mononucléosique.
Sur le plan biologique, le taux de CD4 diminue sensiblement, la charge virale
augmente;
On observe une thrombopénie, leucopénie, neutropénie;
On peut observer une hyperlymphocytose qui dure 2 à 3 semaines. C’est au cours de
cette phase qu’apparaît le syndrome mononucléosique.
Ainsi un syndrome pseudogrippal associé à une éruption cutanée et des ulcérations
cutanéomuqueuses font évoquer le diagnostic de primo-infection symptomatique.
2) Manifestations pulmonaires Nombreuses et fréquentes;
Elles peuvent être :
a) Des atteintes respiratoires basses chez des patients n’ayant pas un traitement ARV;
La pneumocystose est l’une de ces pathologies (elle est provoquée par Pneumocystis
jiroveci).
Les parasitoses pulmonaires ont été décrites sous forme de toxoplasmose ou de
cryptosporidiose;
Les mycoses pulmonaires dues à :
- Cryptococcus neoformans ;
- Aspergillus.
- Histoplasma;
- Candida albicans;
Les pneumonies bactériennes peuvent être dues au bacille de Koch, aux mycobactéries
atypiques et aux bactéries pyogènes;
Les virus peuvent également être à la base des atteintes pulmonaires ainsi que des
tumeurs.
3) manifestations neurologiques
Les atteintes du système nerveux peuvent être centrales ou périphériques;
Ces atteintes sont :
- La toxoplasmose cérébrale due à toxoplasma gondii ;
- Les encéphalites à cytomégalovirus ;
- Les myélites ;
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- Les tuberculomes et les abcès cérébraux ;
Les cryptococcoses ;
La syphilis ;
Les atteintes par le virus herpès simplex ;
Le virus du zona ;
Le lymphomes et autres tumeurs ;
Les myélopathies associée au VIH ;
Les polyneuropathies liées au VIH ou au traitement ARV.
4) Manifestations digestives
Les atteintes digestives peuvent concerner :
L’œsophage : oesophagite à Candida, oesophagites virales (Herpès, cytomégalovirus),
oesophagites infectieuses ;
L’intestin grêle : diarrhées tumorales, infectieuses ou d’origine médicamenteuse.
Les atteintes hépatiques : médicamenteuses, dues aux infections opportunistes, aux
tumeurs malignes, aux virus de l’hépatite B ou C.
Les atteintes hépatiques : médicamenteuses, dues aux infections opportunistes, aux
tumeurs malignes, aux virus de l’hépatite B ou C.
5) Manifestations dermatologiques
Les atteintes dermatologiques peuvent être dues :
- Aux infections bactériennes banales ;
- A la syphilis ;
- Aux mycobactéries ;
- Aux infections virales (Herpès simplex virus, zona, molluscum contagiosum) ;
A des infections mycosiques (candidose, dermatophytes) ;
A des infections parasitaires (gale) ;
Aux tumeurs (sarcome de kaposi, lymphomes) ;
Au prurigo et aux toxidermies.
6) Les IST
Les patients atteints de SIDA peuvent présenter des IST sous forme de gonococcie,
syphilis et autres (herpès génital);
7) Manifestations hématologiques
Sous forme d’anémie, thrombopénies etc .
DIAGNOSTIC
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Permet d’évoquer la possibilité d’une infection par le VIH;
Confirmation infection à VIH par un test Certaines pathologies sont presque toujours,
associées au VIH, par exemple le sarcome de Kaposi.
D’autres pathologies se rencontrent sans immunodépression et ne sont pas spécifiques
du VIH.
Certains éléments anamnetisques peuvent orienter vers le diagnostic d’infection à VIH :
antécédent de transfusion sanguine, notion d’IST, décès du partenaire, …
Seule la recherche d’anticorps anti-VIH dans le sang permettra d’affirmer qu’une
personne est ou non infectée par le VIH.
SIDA quand présence chez un adulte, de 2 critères majeurs associés à au moins un
critère mineur;
Sarcome de Kaposi et méningite à cryptocoque: critères suffisants;
Critères majeurs
- Perte de poids > 10%
- Diarrhée chronique > 1 mois
- Fièvre continue ou intermittente > 1 mois
Critères mineurs
- Toux persistante > 1 mois, non due à la tuberculose;
- Dermatite prurigineuse généralisée;
- Zona ou antécédent de zona;
- Candidose oro-pharyngée;
- Infection à herpès chronique ou disséminée.
Diagnostic biologique de l’infection à VIH consiste en:
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- Plus complexes à réaliser;
- Demandent plus de temps et plus d’échantillons pour être rentables
- Nécessitent un équipement sophistiqué (chaîne ELISA).
- Les tests rapides sont plus simples, n’exigent pas d’équipement complexe (pas
d’électricité) et s’exécutent en quelques minutes (15 ou 20 minutes).
- Certains tests rapides ne se conservent à la température du laboratoire (2 à 30
° C);
- Ils ne nécessitent pas de chaîne de froid;
- Performances des tests ELISA et des tests rapides équivalentes si procédures
respectées.
- Un test positif doit toujours être confirmé par un deuxième test (voire un
troisième) qui doit être différent du premier par son principe et/ou sa
préparation antigénique avant d’annoncer le diagnostic d’infection à VIH (car
risque de faux positif).
- la recherche des anticorps, seule, ne permet pas le diagnostic d’infection à VIH
chez les enfants de moins de 18 mois;
- En effet, ceux-ci peuvent encore porter les anticorps acquis de leur mère sans
qu’ils soient nécessairement infectés.
- Chez l’enfant, jusqu'à 18 mois, la présence des anticorps ne signifie pas qu’il y a
obligatoirement l’infection à VIH ;
- Près de 30 à 40% d’enfants, nés des mères séropositives, sont infectés pendant
la grossesse, à la naissance ou pendant l’allaitement.
- C’est plutôt la PCR répétée et la recherche de l’antigène p24 par des tests
appropriés qui permettent le diagnostic de l’infection à VIH chez ces enfants.
TRAITEMENT
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- riche en protéines pour lutter contre la perte pondérale;
- Pauvre en lipides saturés pour éviter l’hypercholestérolémie (garantie de la santé
cardiaque).
- Pauvre en sucre et riche en fibre (maintien glycémie et triglycérides à des taux normal);
- Associé à des vitamines et anti-oxydants chaque jour pour assurer les besoins en
micro-éléments, réduire la destruction des lymphocytes CD4 et stimuler le système
immunitaire.
- Fatigue l’organisme;
- En cas de prise d’alcool, souvent l’individu:
L’alcool est toxique pour le foie et peut interférer avec les médicaments utilisés dans l’infection
à VIH dont les ARV.
● Tabac:
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Prolonger:
◦ la période d’absence de la maladie;
◦ la vie;
Améliorer la qualité de vie ;
Augmenter la productivité et la croissance économique.
Avant 1996, on utilisait la monothérapie puis la bithérapie;
La morbidité et la mortalité étaient élevées;
A partir de 1996, l’usage de la trithérapie était la norme du traitement ARV.
Conséquences des trithérapies:
◦ Baisse de la morbidité et de la mortalité;
◦ Amélioration de la qualité de vie des patients;
◦ Bénéfices individuels et communautaires (santé publique: réduction transmission
mère-enfant et transmission sexuelle).
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Page 149
8.3. Classification des ARV
- ARV: nouvelles classes des médicaments très peu connues des professionnels de santé;
- Utilisation en clinique: non encore généralisée;
- Peu de professionnels de santé les utilisent actuellement.
- Inhibiteurs de l’intégrase.
L’assemblage (maturation):
- Inhibiteur de la protéase.
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Sites d’action potentiels des ARV
Action potentielle sur:
- L’assemblage:
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* Saquinavir nouvelle formulation= Fortovase;
* Lopinavir (+ ritonavir)= Aluvan, kaletra
* Amprenavir.
* Atazanavir;
* Tipranavir.
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Les inhibiteurs de la protéase empêchent le clivage des chaînes protéiques formées en
chaînes utilisables pour la formation de virions.
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Page 153
- Les ARV sont utilisés en association (la monothérapie et la bithérapie
constituent des protocoles de faible qualité).
- Seule la trithérapie au moins rend la charge virale indétectable;
- L’association des médicaments prescrits initialement doit comprendre des ARV
non encore reçus par le patient;
- Les ARV ne doivent pas avoir des résistances croisées entre eux.
- Les associations se font selon des protocoles validés, par exemple:
2 inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et 1 inhibiteur non
nucléosidique;
2 Inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse et 1 antiprotéase
Traitement de première ligne
Modalités d’administration :
AZT : 2 x 250 à 300 mg par jour
3 TC : dose de 300 mg par jour en une ou deux prises;
NVP : dose journalière de 400 mg.
Pour NVP: au cours des 14 premiers jours, donner la moitié de la dose, soit 200mg par
jour chaque matin;
Matin: meilleure surveillance d’éventuels effets secondaires (rash cutané qui peut
progresser vers un syndrome de Stevens Johnson).
Après les 14 premiers jours: si NVP bien tolérée, augmenter la dose à 2 x 200 mg par
jour;
NVP: utilisée avec précaution quand taux de CD4 élevé (> 250/mm 3), car risque
allergie plus élevée;
Névirapine et efavirenz: pas d’efficacité contre le VIH2.
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Page 154
En cas d’échec, il faut changer toutes les molécules et passer au traitement de seconde
ligne.
A. Toxicité :
Les effets secondaires doivent être gérés:
Stavudine
- neuropathie périphérique surtout en cas de maladie avancée et des d’antécédents de
neuropathie;
- Stéatose hépatique;
- Acidose lactique;
- Fonte musculaire (lipodystrophie).
Lamivudine
Diarrhée;
Pancréatite;
Anémie;
Hépatite;
Névirapine
éruption cutanée modérée à sévère (syndrome de Stevens Johnson, syndrome de Lyell,
réactions d’hypersensibilité avec rash et dysfonction organique.
Lamivudine
Hépatite, augmentation des transaminases;
Nausée, vomissement;
Zidovudine :
Anémie
Neutropénie
Céphalées
Nausées
Myalgies
Efavirenz
Cauchemars;
Vertiges;
du sommeil;
Troubles de concentration;
Troubles;
Réactions psychotiques;
Dépression;
Réactions cutanées allergiques.
Modalités de substitution
En cas de syndrome cutané avec la névirapine (vie du malade pas en danger) :
molécule de substitution = efavirenz;
En cas de syndrome de Stevens Johnson/ Lyell avec la Névirapine : molécule de
substitution = inhibiteur protéase (nelfinavir ou lopinavir/ritonavir ).
Ne pas utiliser l’efavirenz car possibilité réactions allergiques croisées avec la
nevirapine;
En cas de toxicité hépatique avec névirapine, la molécule de substitution est l’efavirenz;
En cas de neuropathie avec la stavudine , la molécule de substitution est la zidovudine.
En cas de pancréatite ou de lipoatrophie dues à la stavudine: molécule de substitution
= zidovudine;
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Page 155
Si troubles neuropsychologiques ou neuropsychiatriques avec l’efavirenz: molécule de
substitution est inhibiteur protéase (nelfinavir ou lopinavir/ritonavir).
B. Echec thérapeutique
Peut être soit virologique, immunologique ou encore clinique;
Echec virologique : manque de réduction et absence de maintien de la suppression
virale en-dessous de 25 UI par ml;
Echec immunologique: reprise baisse nombre des lymphocytes CD4 à plus de 30% du
taux le plus élevé obtenu avec le premier régime.
Echec clinique: progression de la maladie avec le développement des infections
opportunistes ou cancers qui surviennent après trois mois ou plus du traitement
antirétroviral.
Si pas d’amélioration clinique et pas de suppression virale malgré une adhérence
soutenue, instaurer le traitement de deuxième ligne;
Le traitement de seconde intention est fait de: Abacavir, Didanosine et
Lopinavir/ritonavir.
Abacavir (ABC):2 x 300 mg/jour;
Didanosine (ddI) 400mg une fois par jour (250mg/jour si < 60kg), prendre seul, dissous
dans l’eau, dans l’estomac vide;
Lopinavir/ritonavir (LPV/r) 400/100mg toutes les 12 heures.
LPV/r et SQV/r exigent une bonne chaîne du froid;
En cas de défaillance de la chaîne de froid ou de contre-indication: utiliser NFV même
si elle est moins puissante que les autres IP;
Il existe actuellement de LPV/r n’exigeant pas de chaîne de froid.
Atteinte rénale:
- au cours de l’infection à VIH;
- au cours de l’utilisation des médicaments utilisés contre les infections
opportunistes ou les effets secondaires;
- au cours de l’utilisation des ARV.
Les ARV à élimination rénale
AZT: élimination rénale;
Didanosine: élimination rénale pour 50% (sécrétion tubulaire);
Zalcitabine: excrétion rénale (70%);
Lamivudine: élimination rénale sous forme inchangée;
Stavudine: élimmination rénale (40% rénale sous forme inchangée)
Les ARV à élimination rénale
Abacavir: élimination urinaire (83%);
Tenovir: élimination rénale sous forme inchangée (70-80%);
Emtracitabine: élimination urinaire (86%) et fécale (14%);
Névirapine: élimination urinaire (mébolites glycuro) et forme inchangée < 5%.
Les inhibiteurs non nucléosidiques de la transcriptase inverse
Névirapine;
Efavirenz;
Delavirdine;
Leurs métabolites conjugués sont éliminés par voie rénale
Les inhibiteurs de la protéase
Prudence en cas d’insuffisance rénale dans l’utilisation de:
- Nelfinavir;
- Saquinavir;
- Indinavir: prudence aussi en cas d’hypovolémie cristallurie
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Clairance de la créatinine
Estimation de la clairance de la créatinine selon la formule de
Crockroft
(140 - âge en années) × (poids en Kg)
d4T 40 40 20 20 20
≥ 60 Kg mg/12h mg/24h mg/24h mg/24h mg/24h
d4T< 30 30 15 15 15
mg/12h mg/24h mg/24h mg/24h mg/24h
60 kg
ddI ≥ 400
mg/24h
200 100 100 100
mg/24h mg/24h mg/24h mg/24h
60 Kg
ddI < 250mg/ 125mg/ 50mg/ 50mg/ 50mg/
24h 24h 24h 24h 24h
60 Kg
FTC 200mg/ 200mg/ 200mg/ 200mg/ 200 après
24h 48h 72h 4 jours dialyse
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8. Traitement par ARV en cas
d’atteinte rénale
ARV éliminés par les reins
3TC 300
mg/24h
150mg/ 150 mg
1x puis
150 mg 150 mg 1x puis
25 à 50 mg/24
24h 1x puis
25 à 50 25 à 50 heures
mg/24 h mg/24 h
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8. Traitement par ARV en cas d’atteinte
hépatique
léger modéré sévère
Névirapine 2X200 mg Selon dosage Selon dosage
Efavirenz Selon dosage Selon dosage Contre-indiqué
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- - Risque d’hépatotoxicité est majoré; (La névirapine, la rifampicine et l’isoniazide sont
tous hépatotoxiques).
Traitement de première ligne :
Traitement de première ligne recommandé en RDC :
d4T + 3TC + EFV
Dose d’efavirenz: maintenue à 600mg ou majorée à 800 mg/jour;
En cas de neuropathie majeure liée à l’association d4T et INH, on peut remplacer le d4T
par l’AZT.
Traitement de deuxième ligne :
ABC + ddI + LPV/r
Rifampicine
- inducteur enzymatique et accélère l’élimination des IP;
- réduit la demi-vie (expose le malade à un risque accru de résistances);
D’où augmenter la dose de:
- LPV/r à raison de LPV : 2 x 400 mg /j;
- ritonavir : 2 x 100 mg /j tant que le patient est sous rifampicine.
b. Quand commencer le traitement ARV ?
Pour commencer le traitement ARV dans la co-infection VIH- tuberculose:
- tenir compte soit du taux de CD4, soit de l’état clinique du patient;
Si CD4 disponible :
CD4 < 200: commencer antituberculeux et introduire les ARV dès que antituberculeux
toléré (deux semaines à deux mois ).
Si CD4 200-350: commencer antituberculeux et n’introduire les ARV qu’à la fin de la
phase intensive du traitement antituberculeux (après deux mois);
CD4 >350: commencer antituberculeux et reporter le traitement ARV jusqu’au
moment où le malade sera éligible.
Si CD4 non disponible :
Stade IV : commencer antituberculeux et introduire les ARV dès que antituberculeux
toléré (deux semaines à deux mois );
Stade III : commencer antituberculeux et introduire ARV à la fin de la phase intensive
du traitement antituberculeux (après deux mois).
Stades I et II : commencer antituberculeux et reporter le traitement ARV jusqu’au
moment où le malade sera éligible.
8.1. Introduction
Identifié en 2.000 dans le cadre de l’infection à VIH;
Décrit pour la première fois il y a 30 ans, dans la TBC;
Il s’agit d’une réponse immunitaire inflammatoire due à l’initiation de traitement ARV.
8.2. Caractéristiques
Manifestations identiques à celles de certaines infections opportunistes définissant le
SIDA;
Le traitement antiVIH reste efficace
Le taux de CD4 est augmenté et la charge virale baisse;
D’où l’appellation de syndrome paradoxal;
Environ 30 % des personnes sous ARV.
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8.3. Mécanisme
Réponse massive du système immunitaire avec activation immunitaire;
Reconstitution du stock des lymphocytes CD4;
Réponse exagérée du système immunitaire et destruction des germes asymptomatiques
présents dans l’organisme de façon latente et contrôlée.
Ce qui conduit à une réponse immunitaire inflammatoire;
D’où présence des symptômes identiques à ceux de l’agent causal (responsable de
certaines infections opportunistes quand il est virulent).
8.8. Thérapeutique
Corticoïdes:
- baisse l’activation des cellules T CD4 et entraîne une expansion du pool des cellules
CD4;
Mais, leurs actions anti-inflammatoire et immunosuppressive en font de mauvais
produits pour un traitement au long cours.
Interleukin 2: augmente le pool de cellule CD4 (baisse de l’activation des cellules CD4);
Autres: leflunomide (produit contre l’arthrite rhumatoïde inhibe la prolifération des
cellules T).
Prévention
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Page 161
a) Voie sexuelle
- Abstinence;
- Fidélité;
- Préservatif;
b) Voie sanguine
- Tester le sang avant la transfusion.
- Usage unique de matériels tranchants (seringues, lames de rasoir, aiguilles etc)
ou les stériliser;
c) Mère-enfant
- Prévention mère-enfant (ARV): voir cours de pédiatrie et d’obstétrique.
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HISTOPLASMOSE
Plan
• Objectifs
• Définition
• Épidémiologie
• Clinique
• Diagnostic
• Traitement
OBJECTIFS
Général
Aider à améliorer la prise en charge de l’histoplasmose
Spécifiques
Connaître l’épidémiologie de l’histoplasmose
Poser un diagnostic correct
Administrer un traitement efficient
DEFINITION
ÉPIDEMIOLOGIE
CLINIQUE
• H. capsulatum
Primo-infection pulmonaire s/f de sd grippal patent 1 à 2 semaines après expostion aux
spores:
o Fièvre
o Toux
o Dyspnée
o Douleurs diffuses
o Parfois, hépato-splénomégalie
o RX thorax: miliaire macronodulaire avec lymphadénopathie médiastinale
o Immunodéprimé: aggravation des lésions initiales et atteinte polyviscérale (méninges,
endocarde, surrénales, tube digestif, …)
o Parfois, ulcérations muqueuses chroniques
o En cas de BPCO, risque de formes cavitaires pulmonaires chroniques
• H. duboisii
Atteinte pulmonaire: rare
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Page 163
Par contre, 3 localisations principales
Cutanée
Ganglionnaire
Osseuse
Affection grave chez le sidéen
Atteintes cutanées: surtout au visage s/f de papules ou de nodules et l’ombilication du
centre est typique
Atteintes osseuses: lésions pseudotuberculeuses avec ostéolyse, géodes et abcès froid
Atteintes ganglionnaires: lymphadénomégalie volumineuse localisée et froide. La
fistulisation étant possible
Les formes disséminées avec atteintes viscérales existent
DIAGNOSTIC
TRAITEMENT
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ASPERGILLOSE
Plan
Objectifs
Définition
Épidémiologie
Physiopathologie
Clinique
Diagnostic
Traitement
OBJECTIFS
Général
• Aider à améliorer la prise en charge de l’aspergillose
Spécifiques
• Connaître l’épidémiologie de l’aspergillose
• Assimiler sa physiopathologie
• Poser un diagnostic correct
• Administrer un traitement efficient
DEFINITION
ÉPIDEMIOLOGIE
PHYSIOPATHOLOGIE
CLINIQUE
Aspergillome
Développement dans une cavité séquellaire (TB) hémoptysie
RX thorax:
Opacité ronde, parfois, surmontée d’un croissant gazeux (image en grelot ou en
croissant)
Scanner thoracique: meilleure visualisation de l’aspergillome
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Page 165
Aspergillome du sinus maxillaire sinusite chronique (soit pseudobactérienne soit
pseudotumorale) = forme invasive
Aspergillose invasive
Aspergillose pulmonaire invasive
Pneumonie avec fièvre, toux, douleur thoracique, hémoptysie (parfois)
Touche le grand immunodéprimé
Autres localisations (formes mortelles sans traitement)
Sinusites aspergillaires invasives (extension aux vx de la base du crâne et au cerveau)
Abcès cérébral
Endocardite
Ostéite, …
Localisations plus rares
Pleurésie purulente aspergillaire
Aspergillome bronchectisant
Bronchite aspergillaire membraneuse ou ulcéreuse (SIDA)
Aspergillose immuno-allergique
Asthme bronchique
Aspergillose broncho-pulmonaire (éosinophilie, hyper-IgE totales et spécifiques)
Formes intermédiaires
Pneumopathies nécrosantes chroniques (sujets sains ou peu immunodéprimés)
Aspergillome isolé (sans cavité ancienne, …)
DIAGNOSTIC
• Épidémiologie
• Clinique
• Biologie [mycologie (culture sur milieu de Sabouraud), immunologie, …]
• Imagerie médicale
TRAITEMENT
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Page 166
LA COCCIDIOÏDOMYCOSE
1. ETIOLOGIE
2. EPIDEMIOLOGIE
3. SYMPTOMATOLOGIE
Quand symptomatique :
▪ Syndrome pseudo-grippal ;
▪ Un tableau pneumonique ou pleurétique ;
▪ Un érythème noueux ;
▪ Ceci est l’infection primaire.
Radiographie du thorax
- infiltrats systématisés ;
- images macronodulaires ou miliaires ;
- adénopathies médiastinales;
- pneumothorax ou épanchements pleuraux.
2. Formes cutanées
Font suite à une infection primaire pulmonaire;
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Page 167
Ulcérations, nodules ou verrues;
Formes primaires: guérison spontanée en une ou deux semaines ;
Peuvent évoluer en forme résiduelle bénigne ou en forme disséminée.
4. DIAGNOSTIC
5. TRAITEMENT
5.1. Médical
5.1.1. Traitement d’attaque
A. Coccidioïdomycose pulmonaire et disséminée
- L’amphotéricine B : 0,5 à 1 mg/ Kg/ jour en IV jusqu’à l’amélioration clinique;
- Dose totale: doit varier entre 500 et 1000 mg;
- Des échecs sont possibles dans les cas graves.
B. Maladie modérée
Fluconazole : 400-800 mg/ jour par voie orale ;
Itraconazole : 2 x 200 mg/ jour;
5.1.3. Méningite
Fluconazole : 400- 800 mg/ jour en IV ou per os.
5.2. Chirurgical
Lésions focales: débridement ou un drainage;
La réponse est lente (semaines) et les rechutes sont communes.
En cas de non réponse, les doses des médicaments (fluconazole, les azolés alternatifs,
l’amphotéricine) doivent être majorées;
Le traitement est à vie;
Interruption traitement quand restauration immune.
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Page 168
LA CANDIDOSE OU MONILIASE
1. DEFINITION
2. ETIOLOGIE
CANDIDOSES PROFONDES
Elles sont secondaires à une candidose superficielle;
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Page 169
Les candidoses profondes peuvent se développer par :
Extension (par contiguïté) : une candidose orale peut s’étendre au tube digestif ou dans
les voies respiratoires et l’atteinte urinaire peut avoir une origine génitale ;
Voie hématogène : avec possibilité de développement de sepsis qui peut être:
Les candidas passent dans le sang en traversant les muqueuses pour coloniser les
capillaires.
De nombreux autres facteurs peuvent favoriser la survenue des candidoses
(superficielles ou profondes) :
- Les carences vitaminiques et protéiques ;
Des maladies telles que :
Le diabète ;
Les affections cachectisantes ;
Les cancers ;
Les hémopathies ;
Les déficits immunitaires (congénitaux ou acquis : SIDA) ;
L’utilisation de certains médicaments tels que les antibiotiques à large spectre (qui
détruisent la flore microbienne qui est en équilibre avec les levures) ;
Les corticoïdes ;
Les antimitotiques et les immunosuppresseurs.
TRANSMISSION
4. SYMPTOMATOLOGIE
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Lésions unguéales : le candida touche les bases des ongles et cause un perionyxis sous
forme de bourrelet rouge, douloureux;
A la pression, la lésion fait sourdre du pus. L’atteinte unguéale fait suite à l’atteinte
péri-unguéale.
1) La candidose orale
Plus le taux de CD4 est bas, plus la candidose orale peut se développer ;
La candidose orale fait classer le patient au stade B du CDC et la candidose
oesophagienne fait classer le patient au stade C de CDC ;
L’apparition d’un muguet est un signe de mauvais pronostic;
Elle annonce des complications graves, s’il n’y a pas changement thérapeutique en cas
d’échec thérapeutique.
Les lésions se présentent sous forme de taches blanchâtres (enduits blanchâtres)
reposant sur une base érythémateuse (c’est le muguet buccal).
Les lésions de muguet se localisent sur la langue, les faces internes des joues, le
voile du palais, les gencives ou le pharynx;
Les candidas peuvent être à la base de stomatite, de glossite (langue dépapillée)
associées à une perlèche.
2) Candidoses génitales
Les lésions peuvent concerner la vulve ; on aura une vulvite;
La candidose peut concerner le vagin (présence des signes de vaginite).
La candidose peut toucher le col (cervite);
Chez l’homme, l’on peut avoir une balanite.
3) Candidoses anales
La clinique sera faite des lésions d’anite et de périanite qui sont souvent des
complications d’une antibiothérapie au long cours.
GOSHEN
Page 171
4.3. Manifestations allergiques
Les lésions seront sous forme des lévurides (eczéma, dyshidrose, urticaire).
5. DIAGNOSTIC
6. TRAITEMENT
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Page 172
Formes chroniques : traitement topique pour les formes en foyer unique et pour les
candidoses post-radiothérapiques (car il y a sclérose vasculaire et absence des salives)
pendant 3 semaines
En cas de xérostome, le traitement local est mieux indiqué car certains antifongiques
systémiques nécesitent une sécrétion salivaire normale pour mieux agir.
Lorsqu’il y a plusieurs foyers de candidose, il faut un traitement local et général,
pendant 2 à 3 semaines.
Durant le traitement, s’il y a doute sur l’efficacité du traitement, un prélèvement de
contrôle peut être fait pour vérifier l’efficacité du traitement.
De façon générale, il faut privilégier en première intention, les topiques.
Le produit sera gardé en bouche pendant 3 minutes, en demandant au malade de faire
un gargarisme buccal afin qu’il y ait un bon contact muqueux ;
Ensuite, le produit devra être avalé pour bien tapisser l’oropharynx et l’œsophage ;
Le patient ne doit pas boire ni manger pendant les 2 heures qui suivent l’application du
produit.
Le traitement systémique est requis si :
Il y a une mauvaise indication du traitement topique ;
Le traitement topique est très contraignant pour le malade ;
Le traitement local échoue (absence de coopération du patient, intolérance au goût,
résistance du champignon au traitement, atteinte étendue comme chez
l’immunodéprimé) ;
Candidose chronique au niveau cutanéo-muqueux.
Médications antifongiques
Médicaments topiques à action locale (sans effet systémique)
On utilise les médicaments de la famille des polyènes;
- Amphotéricine B : suspension buvable, géllules ouvertes dans la bouche.
- Nystatine : poudre pour suspension buvable, dragées écrasés ou comprimés
gynécologiques à sucer.
Ces médicaments ont comme avantages :
Utilisation facile ;
Peu ou pas d’effets secondaires ;
Action par contact direct ;
Sont fongistatiques ou fongicides ;
Sont mieux supportés que le gel en cas d’asialie ou d’hyposialie sévère.
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Page 173
Ainsi, en première intention, on donnera :
- L’amphotéricine B en suspension : 4 à 6 x 1 càc par jour pendant 1 à 2 semaines;
- Nystatine : poudre pour suspension buvable : 4 X 1 càc par jour pendant 1 à 2
semaines;
- Miconazole : 4 X 2 cuillères Ŕmesure pendant 10 à 15 jours.
- Miconazole comprimé muco-adhésif : 1 comprimé par jour pendant 7 jours
(comprimé appliqué sur la gencive).
En seconde intention, le traitement sera fait de :
- L’amphotéricine B en IV : 0,5 mg à 1 mg/Kg/jour dans 500 cc de glucosé 5%, à
faire couler en 6 heures, en protégeant le baxter et la tubulure de la lumière;
- Le traitement durera 3 semaines au moins pour les récidives et les formes
chroniques;
- Une seule injection par jour.
- Le fluconazole : 50 à 100 mg/jour pendant 7 à 10 jours (on peut aller jusqu’à 14
jours) pour la candidose orale;
- En cas de forme chronique, la durée de traitement est de 3 semaines au moins. Une
seule prise par jour.
- Le fluconazole : poudre pour suspension buvable : 1 à 2 cuillères-mesure par jour
pendant 1 à 2 semaines (à garder 3 minutes en bouche avant de l’avaler pour la
candidose orale). Une seule prise par jour.
- Le fluconazole : 100 à 200 mg par jour pour la candidose oesophagienne pendant
15 jours au moins;
- Une seule prise par jour.
- L’itraconazole : géllules de 100 mg ; 200 à 400 mg par jour, par voie orale, en une
seule prise, à prendre au milieu du repas ;
- L’itraconazole en cyclodextrine en solution orale, 100 à 200 mg, éradique les lésions
buccopharyngées par effet topique, en cas d’échec au fluconazole.
Pour les perlèches, on utilise, les polyènes topiques ou les dérivés imidazoles.
N.B : il existe des résistances à l’amphotéricine, au fluconazole.
Comme alternative de traitement, on peut prescrire le voriconazole, le posaconazole.
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Page 174
LA CRYPTOCOCCOSE
1. DEFINITION
2. ETIOLOGIE
A. Espèce de cryptocoque
Cryptococcus neoformans comprend deux espèces :
Cryptococcus neoformans neoformans ;
Cryptococcus neoformans bacillisporus ou gatii.
Il existe des différences biochimiques, épidémiologiques et des sérotypes entre les 2
espèces;
Mais la maladie clinique et la réponse au traitement paraissent la même.
Toutefois, en clinique, c’est l’unique appellation de cryptococcus neoformans qui est
d’usage.
B. Caractéristiques microbiologiques
Reproduction
- La reproduction se fait par bourgeonnement et forme des cellules rondes, lévuriformes
entourées d’une capsule polysaccharidique.
Dimension
- Le cryptocoque mesure 4 à 6 µm de diamètre.
Milieux de culture
- La culture se fait sur milieu de Sabouraud ou milieu simple entre 22 et 37 °c;
- Les cultures poussent sous forme des colonies blanches, lisses et crémeuses.
Identification
- Elle est basée sur l’aspect macroscopique et microscopique;
- Les tests biochimiques et la croissance à 37 ° c.
3. EPIDEMIOLOGIE
Mode de transmission
- L’affection est acquise par inhalation du champignon;
- Une porte d’entrée cutanée est possible;
- Aucun passage d’animal à l’homme ou d’homme à homme n’est connu.
- Source de cryptocoque
- Le cryptocoque se trouve dans la nature (la poussière), aux endroits exposés aux déjections
de pigeons.
Groupes exposés
- Aucune population n’est particulièrement exposée;
- Il n’existe pas d’aires d’endémie ou de prédominance raciale ou professionnelle;
- Avant la puberté, l’affection est rare;
Le rapport homme/femme est de 2/1.
Causes favorisantes
La survenue de la crytococccose est favorisée par des maladies immunodépressives :
- Le SIDA ;
- Les lymphomes ;
- La sarcoïdose ;
- Elle est également favorisée par les médicaments immunosuppresseurs (corticoïdes,
antimitotiques etc)
GOSHEN
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4. PATHOGENIE ET ANATOMOPATHOLOGIE
Le cryptocoque pénètre dans l’organisme humain par inhalation des levures ou des
spores présentes dans les sol;
Il détermine initialement une atteinte pulmonaire (atteinte primaire).
Cette atteinte pulmonaire est peu fréquente et ne se manifeste pas souvent
cliniquement;
Elle est asymptomatique et la guérison est spontanée.
Ces foyers pulmonaires sont granulomateux;
La dissémination vers le cerveau se fait par voie hématogène.
Des nids de cryptocoque se forment dans les aires périvasculaires de la substance grise
corticale des ganglions de base ou en d’autres points du système nerveux central.
La réaction inflammatoire autour de ces foyers est faible;
Une arachnoïdite basilaire dense peut survenir;
A l’autopsie, on note un œdème cérébral dans les cas aigus et une hydrocéphalie dans
les cas chroniques.
5. MANIFESTATIONS CLINIQUES
6. DIAGNOSTIC
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Biochimie
- La glycorrachie est basse;
- La protidorrachie est élevée.
- Examens mycologiques
- Encre de chine : les cryptococques sont mis en évidence à l’encre de chine.
Sabouraud : les cryptocoques sont également mis en évidence par la culture en milieu
de Sabouraud;
Les produits pathologiques à cultiver sont : le LCR, le crachat en cas d’atteinte
pulmonaire)
Recherche de l’antigène (Ag) capsulaire : l’Ag est détectable dans le sang comme le LCR
par agglutination au latex;
Néanmoins, il existe des réactions faussement positives.
Recherche de cryptococque dans le sang et les urines : le cryptocoque peut être isolé
dans les urines comme dans le sang;
La fongémie est un signe de mauvais pronostic.
Imagerie
On note un ou plusieurs infiltrats denses bien circonscrits;
Des images faisant évoquer l’abcèdation, l’épanchement pleural ou des adénopathies
hilaires sont rares.
Les calcifications sont rares ainsi que la fibrose.
Anatomopathologie
- L’on peut réaliser une biopsie cutanée qui va mettre en évidence le cryptocoque.
7. TRAITEMENT
La cryptococcose est une maladie grave qui survient, en cas de SIDA, à un stade avancé
de l’immunodépression
(CD4 ‹ 100 /mm3);
Le traitement doit être bien conduit, avec promptitude;
Le personnel doit être bien formé, doit connaître les posologies exactes des
médicaments utilisés, leurs effets secondaires.
Le personnel doit également connaître les précautions à prendre dans leur usage en
vue d’une administration en toute sécurité.
Médicaments utilisés
Les médicaments pouvant être utilisés dans le traitement de la cryptococcose sont :
1) L’amphotéricine B
On utilise la forme injectable, flacon de 50 mg qu’on peut diluer dans 10 cc de glucosé
5%.
L’amphotéricine B s’administre par voie intraveineuse;
La dose journalière sera placée dans 500 cc de glucosé 5 % que l’on fait couler en 6
heures.
2) Le flucytosine: se présente
En comprimés de 500 mg ;
En flacon de 2,5 g (solution à 1%), 250 ml à faire couler en 45 minutes.
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Page 177
3) Le fluconazole
En géllules de 50, 100, 150, 200 mg ;
En poudre pour solution buvable : 200 mg/ 5 ml, 50 mg/ 5 ml ;
En flacon de 2 mg/ ml : flacons de 50 ml, de 100 ml, 200 ml pour perfusion.
4) Itraconazole :
- 10 mg par ml pour solution buvable ;
- géllule de 100 mg et solution pour perfusion contenant 10 mg/ml.
Phases de traitement
Le traitement de la cryptococcose comprend:
- Le traitement initial (d’attaque) qui est subdivisé en phase d’induction et en phase de
consolidation ;
- Le traitement d’entretien.
Le traitement initial (d’attaque)
a) Phase d’induction
Schéma 1
L’on peut utiliser plusieurs schémas thérapeutiques.
L’amphotéricine B : 0,7 à 1 mg/kg/ jour, en association avec
Le flucytosine : 100 mg/ Kg/jour;
Durée de traitement : 14 jours.
Schéma 2
L’amphotéricine B : 0,7 à 1 mg/ kg/jour sans le flucytosine pendant 14 jours.
Schéma 3
- Le fluconazole : 400 à 800 mg par jour, en association avec
- Le flucytosine : 100 mg/ Kg/ jour
Durée de traitement : 6 à 10 semaines. Après ce schéma 3, on passe directement au
traitement d’entretien.
Schéma 4
- Ambisome : 4 mg /kg/jour en IV pendant 14 jours.
b) Phase de consolidation
Fluconazole : 400 mg / Kg/ jour pendant 6 à 10 semaines
Traitement d’entretien
- Fluconazole : 200 mg/ jour per os toute la vie;
- Le traitement d’entretien peut être arrêté en cas de traitement antirétroviral si le taux
de CD4 est supérieur 350/ mm3.
- La dose de fluconazole peut être majorée à 400 mg/ jour.
- Amphotéricine B : 1 mg/kg/ une fois par semaine;
- L’itraconazole : 200 mg per os, deux fois par jour sous forme de capsule, avec un repas
et une boisson acide.
- Itraconazole: 100 à 200 mg, deux fois par jour dans un estomac vide en cas de
solution.
- Le traitement d’entretien constitue la prophylaxie secondaire;
- Dans la cryptococcose sans méningite (cryptococcose disséminée ou en cas
d’antigénémie), l’on administrera le fluconazole 200 à 400 mg par jour per os
indéfiniment jusqu’à la restauration immunitaire.
- Comme alternative de traitement, l’on donnera l’itraconazole 2 x 200 mg si ce sont des
capsules avec repas et boisson plus ou moins acide ou 100 à 200 mg en cas de
suspension orale dans un estomac vide.
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PATHOLOGIES TUMORALES
1. Angiosarcome de Kaposi
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TABLE DES MATIERES
CURRICULUM DES MALADIES INFECTIEUSES ____________________________________________________________________________________ 1
1. Fièvre _______________________________________________________________________________________________________________________ 2
Plan____________________________________________________________________________________________________________________________ 3
0. Objectifs ____________________________________________________________________________________________________________________ 3
I. Définitions __________________________________________________________________________________________________________________ 3
II. Physiopathologie ___________________________________________________________________________________________________________ 4
III. Étiologies de la fièvre ______________________________________________________________________________________________________ 4
IV. Avantages de la fièvre______________________________________________________________________________________________________ 5
V. Inconvénients de la fièvre __________________________________________________________________________________________________ 5
I. DÉFINITION _________________________________________________________________________________________________________________ 6
II. ORIGINE DES ANTIBIOTIQUES _____________________________________________________________________________________________ 6
III. CLASSIFICATION DES ANTIBIOTIQUES ANTIBACTÉRIENS ________________________________________________________________ 6
IV. RÉSISTANCES DES BACTÉRIES AUX ANTIBIOTIQUES ___________________________________________________________________ 11
SEPSIS ___________________________________________________________________________________________________________________________ 14
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 14
Définitions ___________________________________________________________________________________________________________________ 14
Étiologies _____________________________________________________________________________________________________________________ 15
Physiopathologie _____________________________________________________________________________________________________________ 16
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 17
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 17
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 19
Traitement du sepsis _________________________________________________________________________________________________________ 19
Traitement du choc septique _________________________________________________________________________________________________ 19
Traitement des autres complications ________________________________________________________________________________________ 19
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 20
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 20
Étiologie ______________________________________________________________________________________________________________________ 20
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 21
Physiopathologie _____________________________________________________________________________________________________________ 21
Symptomatologie _____________________________________________________________________________________________________________ 21
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 22
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 22
Diagnostic différentiel ________________________________________________________________________________________________________ 23
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 23
Shigellose ________________________________________________________________________________________________________________________ 24
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 24
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 24
Étiologies _____________________________________________________________________________________________________________________ 24
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 24
Pathogénie ___________________________________________________________________________________________________________________ 25
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 25
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 25
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 25
Diagnostic différentiel ________________________________________________________________________________________________________ 25
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 26
Prophylaxie ___________________________________________________________________________________________________________________ 26
O. INTRODUCTION ___________________________________________________________________________________________________________ 26
Objectif général_______________________________________________________________________________________________________________ 26
Objectifs spécifiques _________________________________________________________________________________________________________ 26
1. DÉFINITION ________________________________________________________________________________________________________________ 27
2. ETIOLOGIE ________________________________________________________________________________________________________________ 27
3. EPIDEMIOLOGIE ___________________________________________________________________________________________________________ 28
4. CLASSIFICATION __________________________________________________________________________________________________________ 29
5. PHYSIOPATHOLOGIE ______________________________________________________________________________________________________ 30
6. SYMPTOMES _______________________________________________________________________________________________________________ 31
7. COMPLICATIONS __________________________________________________________________________________________________________ 32
8. DIAGNOSTIC _______________________________________________________________________________________________________________ 33
9. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL ______________________________________________________________________________________________ 34
10. TRAITEMENT _____________________________________________________________________________________________________________ 34
GOSHEN
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4. PATHOGENIE ET PHYSIOPATHOLOGIE ____________________________________________________________________________________ 41
5. SYMPTOMES _______________________________________________________________________________________________________________ 43
7. DIAGNOSTIC _______________________________________________________________________________________________________________ 43
8. DIAGNOSTIC DIFFERENTIEL DES MENINGITES ___________________________________________________________________________ 46
9. COMPLICATIONS __________________________________________________________________________________________________________ 47
10. COMPLICATIONS A DISTANCE ___________________________________________________________________________________________ 47
11. TRAITEMENT _____________________________________________________________________________________________________________ 47
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 50
Étiologies _____________________________________________________________________________________________________________________ 50
Pathogénie ___________________________________________________________________________________________________________________ 51
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 51
Bilan __________________________________________________________________________________________________________________________ 51
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 52
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 53
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 53
Classification _________________________________________________________________________________________________________________ 53
Tétanos __________________________________________________________________________________________________________________________ 54
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 54
Définitions ___________________________________________________________________________________________________________________ 54
Étiologie ______________________________________________________________________________________________________________________ 54
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 54
Facteurs de grand risque _____________________________________________________________________________________________________ 55
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 55
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 56
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 56
Prophylaxie ___________________________________________________________________________________________________________________ 58
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 58
Choléra___________________________________________________________________________________________________________________________ 59
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 59
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 59
Historique ____________________________________________________________________________________________________________________ 59
Étiologie ______________________________________________________________________________________________________________________ 59
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 60
Physiopathologie _____________________________________________________________________________________________________________ 60
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 60
Évolution _____________________________________________________________________________________________________________________ 61
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 61
Diagnostic et diagnostic différentiel _________________________________________________________________________________________ 61
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 61
Prophylaxie ___________________________________________________________________________________________________________________ 62
PESTE ____________________________________________________________________________________________________________________________ 62
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 62
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 62
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 62
Pathogénie ___________________________________________________________________________________________________________________ 62
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 63
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 63
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 63
Lèpre _____________________________________________________________________________________________________________________________ 64
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 64
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 64
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 64
Physiopathologie _____________________________________________________________________________________________________________ 65
Diagnostic/Classification _____________________________________________________________________________________________________ 65
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 66
Mycétomes _______________________________________________________________________________________________________________________ 67
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 67
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 67
Épidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 67
Pathogénie ___________________________________________________________________________________________________________________ 67
Clinique ______________________________________________________________________________________________________________________ 67
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 68
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 68
I. Objectifs ____________________________________________________________________________________________________________________ 69
II. Clinique ___________________________________________________________________________________________________________________ 69
III. Diagnostic ________________________________________________________________________________________________________________ 69
GOSHEN
Page 181
IV. Traitement ________________________________________________________________________________________________________________ 70
Principes _____________________________________________________________________________________________________________________ 70
Avantages des dérivés d’artémisinine ________________________________________________________________________________________ 70
Avantages des ACT ___________________________________________________________________________________________________________ 71
Posologies ____________________________________________________________________________________________________________________ 71
V. Prévention _________________________________________________________________________________________________________________ 72
0. Objectifs ___________________________________________________________________________________________________________________ 73
RDC: PAYS DE HAUTE TRANSMISSION DU PALUDISME ______________________________________________________________________ 74
Morbidité/Mortalité globale __________________________________________________________________________________________________ 74
II. Formes cliniques __________________________________________________________________________________________________________ 75
III. Diagnostic ________________________________________________________________________________________________________________ 75
IV. Critères de définition de la gravité _______________________________________________________________________________________ 76
V. Approche thérapeutique ___________________________________________________________________________________________________ 76
VI. Mesures préventives ______________________________________________________________________________________________________ 77
Objectifs ______________________________________________________________________________________________________________________ 77
I. Définition __________________________________________________________________________________________________________________ 77
II.Épidémiologie ______________________________________________________________________________________________________________ 77
IV. CLINIQUE _________________________________________________________________________________________________________________ 80
V. DIAGNOSTIC _______________________________________________________________________________________________________________ 80
VI. PREVENTION _____________________________________________________________________________________________________________ 81
VII. TRAITEMENT ____________________________________________________________________________________________________________ 81
AMIBIASE ________________________________________________________________________________________________________________________ 82
0. OBJECTIFS ________________________________________________________________________________________________________________ 82
I. DEFINITION ________________________________________________________________________________________________________________ 82
II. EPIDEMIOLOGIE___________________________________________________________________________________________________________ 82
III. CLINIQUE & DIAGNOSTIC ________________________________________________________________________________________________ 83
III. CLINIQUE & DIAGNOSTIC ________________________________________________________________________________________________ 83
III. CLINIQUE & DIAGNOSTIC ________________________________________________________________________________________________ 83
IV. TRAITEMENT _____________________________________________________________________________________________________________ 84
IV. TRAITEMENT _____________________________________________________________________________________________________________ 84
Définition_____________________________________________________________________________________________________________________ 93
Etiologie ______________________________________________________________________________________________________________________ 93
Cycle évolutif _________________________________________________________________________________________________________________ 93
Epidémiologie ________________________________________________________________________________________________________________ 94
Symptomatologie _____________________________________________________________________________________________________________ 94
Complications ________________________________________________________________________________________________________________ 94
Diagnostic ____________________________________________________________________________________________________________________ 94
Traitement ___________________________________________________________________________________________________________________ 95
La wuchereriose _________________________________________________________________________________________________________________ 98
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Epidémiologie _______________________________________________________________________________________________________________ 100
7. Traitement ________________________________________________________________________________________________________________ 101
Définition____________________________________________________________________________________________________________________ 103
Etiologie _____________________________________________________________________________________________________________________ 103
Epidémiologie _______________________________________________________________________________________________________________ 103
Symptomatologie ____________________________________________________________________________________________________________ 103
Diagnostic ___________________________________________________________________________________________________________________ 104
6. Traitement ________________________________________________________________________________________________________________ 105
Définition____________________________________________________________________________________________________________________ 105
Etiologie _____________________________________________________________________________________________________________________ 105
Diagnostic ___________________________________________________________________________________________________________________ 106
Traitement __________________________________________________________________________________________________________________ 106
Zona_____________________________________________________________________________________________________________________________ 118
GOSHEN
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Symptomatologie ____________________________________________________________________________________________________________ 143
Diagnostic ___________________________________________________________________________________________________________________ 145
Traitement __________________________________________________________________________________________________________________ 147
GOSHEN
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