0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues16 pages

Comprendre le Dumping Économique

Transféré par

Hassani
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues16 pages

Comprendre le Dumping Économique

Transféré par

Hassani
Copyright
© All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

8 janvier 2022-

----------------------------------------------------------------------------------------------

Ndam anas
Kabbaj seddik
Ouhmidou abdessamie - recherches -
Slimani oussama
Ayad mostafa

Dumping

Le terme de dumping (de l’anglais to dump, « déverser », « se débarrasser de ») désigne :

*La minimisation des contraintes légales en matière de fiscalité, de protection sociale ou de


protection de l’environnement par un État ;

*La violation de contraintes légales en matière de fiscalité, de protection sociale ou de


protection de l’environnement par une entreprise ;

*La vente à perte (vente d’un produit à un prix inférieur au prix de revient) par une entreprise.

Dans le cas des chefs d’entreprises, la motivation est de conquérir ou préserver des parts de
marché. Pour les États ce n’est pas nécessairement le cas.

Dans la mesure notamment où il s’agit de pratiques commerciales contraires à une


concurrence efficace pour la collectivité, ces actions peuvent être qualifiées comme étant
déloyales, voire comme étant franchement abusives, correspondant à des positions ou
agissements interdits par les réglementations nationales ou internationales.

Cela peut donner lieu à rechercher une réparation du préjudice subi devant les instances
judiciaires compétentes en fonction du périmètre de l’infraction (échelon national, inter-étatique,
ou international).
Les règles de l’Organisation mondiale du commerce autorisent le pays consommateur à
appliquer un droit de douane antidumping compensateur pour défendre les producteurs
nationaux.

Les pratiques de dumping ne sont pas seulement constatées à l’export. À l’intérieur d’un même
pays, elles caractérisent tout autant le comportement d’une entreprise soucieuse de se
diversifier et pratiquant des tarifs très « offensifs » voire « déloyaux » (marges nulles ou très
faibles supportées grâce aux revenus de l’activité primaire) pour se tailler une place dans un
nouveau domaine d’activité stratégique, un nouveau marché, une nouvelle zone géographique.

Dumping fiscal, social, environnemental, éthique


- concurrence fiscale ou dumping fiscal, qui consiste pour un État à imposer faiblement (c’est-à-
dire plus faiblement que ce que font les autres pays) les sociétés et les personnes sur son
territoire afin de les attirer ;

-Le dumping social, qui désigne[1] « toute pratique consistant, pour un État ou une entreprise, à
violer, à contourner ou à dégrader, de façon plus ou moins délibérée, le droit social en vigueur
— qu’il soit national, communautaire ou international — afin d’en tirer un avantage économique,
notamment en termes de compétitivité. » ;

-Le dumping environnemental ou dumping écologique désigne le fait pour un territoire d’établir
moins de règles environnementales que celles qui s’appliquent ailleurs, pour favoriser les
entreprises locales par rapport à leurs concurrentes étrangères. Plus généralement, on parle de
« dumping écologique » lorsque les règles écologiques sont moins contraignantes qu’ailleurs,
même si le législateur local ne vise pas expressément à favoriser les entreprises de son sol par
rapport aux entreprises étrangères.

- parle de dumping éthique, notamment dans la recherche médicale pour les situations dans
lesquelles une personne mène activité dans un pays où les règles éthiques de la recherche sur
les personnes humaines ou sur les animaux, sont moins strictes que dans son pays d’origine
où il aurait donc été impossibles ou plus difficile de conduire de ces mêmes travaux

2
Les mesures non tarifaires
Les mesures non tarifaires sont devenues l’obstacle majeur à la libération du

commerce international au XXIème siècle. Le présent papier s’inscrit dans le cadre des

travaux de quantification des mesures non tarifaires et vise la comparaison du degré de

restrictivité de ces mesures et des droits douaniers appliquées aux exportations

marocaines. Ce travail de recherche introduit la quantification des MNT par

l’application de l’élasticité de la demande d’importation sur les résultats d’un modèle

de gravité appliqué à un échantillon de de 28 pays. Les résultats montrent que les

MNT sont plus restrictives que les tarifs douaniers appliqués pour l’ensemble des

secteurs exportateurs. Cette différence devient importante pour le cas des pays

développés en raison de leur niveau de tarification très bas. Cependant, le niveau de

restriction des échanges chez les pays en développement est très révélé en raison de

l’application de MNT restrictives et de tarifs douaniers encore élevés.

Les mesures non tarifaires (MNT) sont considérées comme une stratégie

contemporaine de détournement, et qui présentent généralement des arguments

déguisés et destinés à cacher leur véritable raison d’être. Ces mesures de protection

sont souvent appelées barrières « douces », mais malgré leur appellation, ces obstacles

au commerce n’ont rien de mesures douces. Elles peuvent être d'une redoutable

efficacité, bien que leur degré d’affectation du commerce soit difficile à évaluer

précisément. La panoplie des mesures protectionnistes actuelles comprend une vaste

3
gamme de moyens tels que les normes techniques, les règles de sécurité, les règles

d’hygiène et les normes sanitaires, l'exclusion des entreprises étrangères des marchés

publics ainsi que les lourdeurs administratives.

Les mesures non tarifaires sont un élément de base de la version moderne du repli sur

soi et du protectionnisme. La forte baisse des tarifs douaniers à l’échelle mondiale ne

signifie pas la fin des barrières et entraves au commerce, mais leur forme a juste

évolué. La politique commerciale actuelle des pays avec qui le Maroc entretient des

échanges commerciaux, repose principalement sur des mesures restrictives bien plus

complexes que ceux utilisées auparavant.

Dans le même cadre, le rapport sur le commerce mondial de l’OMC (2012) s’est

penché particulièrement sur la question de mesures non tarifaires et leur impact sur le

commerce extérieur des pays en voie de développement dont le Maroc. En effet, quel

est le degré de restriction des mesures non tarifaires sur les exportations marocaines ?

Les MNT sont-elles une conséquence de la différence du niveau de développement

entre les pays ? et finalement, les MNT sont-elles un moyen de protectionnisme

redoutable par rapport aux droits de douane ? La réponse à ces questions admet un

certain nombre d’hypothèses. Ainsi, on suppose que les mesures non tarifaires ont un

impact restrictif sur les exportations marocaines pour les différents secteurs (H1). La

mise en pratique des mesures non tarifaires est une conséquence de la différence du

niveau de développement entre pays développés et pays en voie de développement

(H2). Ceci dit que la majorité des normes techniques et des normes sanitaires et

4
phytosanitaires sont alimentées par l’écart de développement entre le Nord et le Sud.

Aussi, ces mesures non tarifaires sont beaucoup plus restrictives que les tarifs douaniers
appliqués par les Etats aux importations, ce qui fait d’elles un vrai moyen de

protection et de protectionnisme (H3).

La différence entre mondial et international

est que “mondial” est qui est répandu dans le monde entier, sur toute la terre tandis que
“international” est qui a lieu de nation à nation, entre plusieurs nations.

Mondial

Mondial est relatif au monde dans sa globalité.

International

International est relatif aux nations du monde sans spécifier les nations.

Exemple : Un salon international : c’est un salon dans lequel plusieurs nations sont
représentées.

5
La relation entre la libéralisation et
la protectionnisme

Beaucoup de thèmes économiques présentent un caractère dichotomique. Libre-échange versus


protectionnisme en est un particulièrement éloquent mais, comme toujours, des nuances s'imposent,
surtout dans le contexte contemporain d'économie mondialisée. Inutile de dire qu'il s'agit d'un sujet qui
est TOUJOURS d'actualité, même si l'on a plus parlé, ces derniers temps, de mondialisation financière que
de mondialisation commerciale.

I. Libre-échange (LE)
La notion de LE est naturellement une doctrine libérale. Pour résumer, cela consiste à dire que les pays
ont un intérêt particulier à commercer entre eux et qu'un intérêt général se dégage de ce postulat. Cette
liberté doit se traduire concrètement par l'absence de barrières douanières à ce commerce.
- On doit à Adam Smith, la première théorie du LE avec son modèle des avantages absolus : chaque pays
a intérêt à se spécialiser dans la production pour laquelle il dispose de coûts de production plus faibles et
donc à importer les produits qui sont moins coûteux à produire ailleurs. David Ricardo va plus loin avec
ses avantages relatifs: le célèbre exemple du drap et du vin produits par l'Angleterre et le Portugal montre
que l'Angleterre a intérêt à se spécialiser dans le drap et le Portugal dans le vin alors que ce dernier pays a
un avantage absolu (au sens de Smith) dans les deux biens.
- Le modèle HOS (Hecksher-Ohlin-Samuelson) « améliore » celui de Ricardo dans le contexte du XX° siècle.
Non seulement les gains à l'échange sont favorables à tous les pays mais, en plus, il y a une tendance à
l'égalisation des rémunérations des facteurs de production. Cette théorie est largement infirmée par les
faits et n'explique pas pourquoi les pays semblables en dotations de facteurs de production (France et
Allemagne par ex) échangent entre eux les mêmes produits (des autos par ex).
- Paul Krugman, récent Prix Nobel, est favorable au LE mais remet en cause les modèles précédents qui
présentent des conditions irréalistes (concurrence parfaite entre autres). Le LE ne doit pas être du
« laisser-faire » et il faut tenir compte d'une concurrence imparfaite, des échanges intra-firmes, de la
géographie économique...
L'OMC, depuis 1995, prolongeant de manière institutionnelle l'oeuvre du GATT (1947), est chargée de
réguler le commerce international dans une optique de LE. Mais un LE négocié, multi-latéral en vue de
générer des accords devant être respectés.

6
II. Protectionnisme (P)
- Comme son nom l'indique, il s'agit des moyens mis en oeuvre par un pays (ou une zone géographique)
afin de protéger les entreprises nationales de la concurrence étrangère. Il s'agit alors de mettre en place
des barrières à l'entrée pour les concurrents étrangers. On peut citer F. List (1789-1846) pour sa thèse
du protectionnisme éducateur. Il ne s'agit pas d'être contre le LE mais de ne pas le pratiquer dans un
contexte où les industries naissantes (allemandes dans le cas de List) ont d'abord besoin d'être protégées
avant d'être compétitives à l'international. D'où le terme éducateur.
- De manière plus large, on peut dire que le LE intégral n'a jamais existé. Chaque pays, chaque zone
économique régionale (UE par exemple) pratique une dose plus ou moins forte de P: barrières douanières
(malgré l'OMC), technologiques, réglementaires (conformité des produits par ex), culturelles...
- Malgré tout, on tend à observer que les périodes de l'histoire pendant lesquelles le protectionnisme a été
le plus fort (dans l'entre-deux guerres et surtout après 29 par ex) celui-ci a freiné la croissance mondiale.
Ou alors doit-on dire peut-être qu'il y a eu protectionnisme à cause de la croissance ralentie?

L objet de dd

L’accroissement du commerce international, associé à la nécessité de renforcer la sécuriser


des échanges transnationaux, exigent des entreprises une maitrise du droit douanier, leur
permettant à la fois de réduire le montant des droits de douane et d’éviter tout blocage de
marchandises dans un port ou un aéroport puis d’anticiper un éventuel contrôle douanier.

importance de droit douaniers

Le droit de douane désigne un impôt sur des marchandises importées. Cet impôt s’applique
lors du passage des marchandises à la frontière. Le droit de douane peut être forfaitaire ou
équivalent à un pourcentage du prix de la marchandise. Dans le dernier cas, on parle alors de
droit de douane ad valorem. Le droit de douane a été instauré dans l’objectif de favoriser la
consommation de produits nationaux. En taxant les produits importés, un Etat augmente en
effet le prix des marchandises étrangères et incite les consommateurs à acheter local.

Missions

Traditionnellement chargée de la perception des droits et taxes douanières, du


recouvrement des impositions fiscales et parafiscales, de la lutte contre les trafics
illicites et du contrôle des marchandises et des personnes aux frontières, la Douane
s’est vue confier de nouvelles missions à forts enjeux économiques et sécuritaires

7
La Lex Mercatoria peut être définie comme un corps de règles d’origines et
contenus différents créées par la communauté marchande pour répondre aux besoins
du commerce international. La notion de Lex Mercatoria est assez exceptionnelle du
fait qu’on ne peut pas lui associer une définition sur laquelle les différents courants
et doctrines peuvent se mettre d’accord. En effet, il y a autant de définitions que
d’auteurs ayant traité de la Lex Mercatoria.

En général, la plupart des définitions traitent de la relation entre Lex Mercatoria


et lois nationales. De cette relation, on peut distinguer deux approches de la Lex
Mercatoria : Une approche autonomiste et une autre positiviste. La première
considère la Lex Mercatoria comme étant indépendante et autonome de la loi
nationale. Elle est un ensemble de principes et pratiques coutumières indépendants
de tout système de lois nationales élaboré spontanément pour les besoins du
commerce international. La deuxième approche, de sa part, considère la Lex
Mercatoria comme un corps de lois d’origine transnationale mais qui existe en vertu
de lois nationales.

8
Concernant les concepts de la Lex Mercatoria, les auteurs en précisent trois.
Le premier conçoit la Lex Mercatoria comme un ordre juridique autonome. Le second
l’identifie comme un corps de règles constituant une alternative à toute loi applicable
nationale. Enfin, le dernier concept décrit la Lex Mercatoria comme un ensemble
d’usages et attentes dans le commerce international qui peut compléter une loi
applicable.

Le concept de Lex Mercatoria est généralement associé à d’autres concepts et


notions qui peuvent être similaires ou alors différents. C’est ainsi que quelques
auteurs font référence à la loi transnationale comme synonyme de la Lex Mercatoria
alors qu’elle représente plus concrètement un ensemble de lois régulant les
opérations et activités inter-frontières incluant de ce fait droits internationaux public
et privé ainsi que d’autres règles n’entrant pas dans ce cadre. De sa part, la Lex
Mercatoria porte un sens plus étroit dans la mesure où elle représente une partie
non-écrite de la loi internationale.

les sources de la lex mercatoria

La question de la source de la Lex Mercatoria n’est, comme c’est d’ailleurs le


cas de la définition, n’est pas encore tranchée. Cette source dépend en effet de la
définition adoptée. En général, la plupart des définitions traitent de la relation entre
Lex Mercatoria et lois nationales. De cette relation, on peut distinguer deux
approches de la Lex Mercatoria.

La Lex Mercatoria peut soit être un mode d'interprétation du droit soit un


instrument de droit à proprement parler. Lorsqu'elle constitue une source
d'interprétation, elle peut être constatée par les principes généraux, les usages ainsi
que les sentences arbitrales. Quant aux instruments, les principes Unidroit, les
instruments institutionnels (loi modèle, règlements institutionnels, etc.), ainsi que
les contrats types constituent les instruments les plus reconnus encadrant les

9
relations contractuelles internationales en absence de règles positives applicables au
contrat.
La Lex Mercatoria est un concept prenant source dans les droits positifs
nationaux mais qui évolue de façon autonome sans être soumis aux règles de droits
nationaux. Une analyse transnationale est nécessaire pour observer l'existence d'une
règle de droit sous l'empire de la Lex Mercatoria. Le professeur Emmanuel
Gaillard (en) définit la méthode transnationale comme étant une analyse comparée
des droits nationaux applicables aux parties et qui produisent le même résultat
juridique dans les deux droits nationaux applicables aux parties du contrat.
La raison d'être de la Lex Mercatoria est le consentement implicite des parties
à se soumettre à des règles juridiques supérieures au contrat opposé à une
application de règles singulières propre au contrat des parties (clauses du contrat).Le
raisonnement qui rend légitime son application est celui du consentement implicite
des parties puisque toutes les parties sont, dans leur droit national respectif, déjà
soumises aux règles de droit imposées par la Lex Mercatoria qui est le produit d'une
analyse transnationale.

Durant ces dernières années, un certain nombre de changements ont eu lieu dans
le droit des contrats. Deux nouveaux corps de règlementations codifiées relatives
aux dispositions générales des contrats ont vu le jour : les principes d’UNIDROIT,
relatifs aux contrats commerciaux internationaux en 1994 et ils ne s’appliquent
qu’aux contrats commerciaux internationaux, et les principes européens du droit des
contrats en 1999 qui s’appliquent également aux contrats nationaux et aux contrats
non commerciaux.
Ces deux corps principes contiennent des règles recouvrant la majorité des
aspects du droit des contrats. Les règles sont appréhendées très clairement et leur
contenu est très explicite. Ces principes n’ont pas de rôle précis, dans le sens où ils
peuvent servir différents buts. Ainsi, ils peuvent servir à interpréter la loi uniforme
domestique ou internationale, comme un modèle pour les législateurs nationaux et
internationaux en tant que lois gouvernant le domaine des contrats. Ni les principes
d’UNIDROIT ni les principes européens du droit des contrats ne sont contraignants.
Ils sont le fruit du travail d’éminents spécialistes du domaine du droit des contrats
mais ne font l’objet d’aucune convention internationale. De ce fait, la Lex Mercatoria
peut maintenant être « servie » par des règles prévisibles, consistantes et complètes
donnant tort aux critiques traditionnelles invoquant le vague, la non exhaustivité ou
encore le manque de prévisibilité. Comme cela a été exprimé ultérieurement, « La
grande importance des principes d’UNIDROIT est que le volume existe. Ils peuvent
être utilisés devant un tribunal. Cette donnée est dors et déjà une contribution
immense permettant de définir et de prouver la Lex Mercatoria ». Il existe un nombre
considérable d’exemples où la communauté juridique a vanté les mérites des

10
principes d’UNIDROIT. Les UNIDROIT ont été appliqués par des arbitres à différentes
occasions et ont été reconnues par des tribunaux nationaux

Dans tous les cas, les principes d’UNIDROIT et les principes européens du droit des
contrats étant le fruit d’une recherche académique, leur reconnaissance comme Lex
Mercatoria à part entière dépend de leur reconnaissance par les intervenants dans
le commerce international. Ce n’est que si les acteurs du commerce international,
les parties contractantes, les arbitres et éventuellement les juges commencent à
utiliser les principes que ceux-ci seront à juste titre considérés comme Lex
Mercatoria. Cela a été clarifié par les arbitres dans certaines situations où ils ont
considéré que certains principes d’UNIDROIT ne reflètent pas encore la pratique
actuelle du commerce international.

La théorie de la lex mercatoria

La théorie de la Lex Mercatoria est controversée. Certains auteurs nient


même son existence. Les opposants à la Lex Mercatoria affirment qu’elle
manque de « généralité » et est vague et incomplète. De plus, elle ne
possède aucune force obligatoire, puisqu’elle n’a pas été promulguée par
aucun Parlement ou approuvée dans une convention internationale.
Néanmoins, les arbitres ont appliqué la Lex Mercatoria et elle a été
reconnue par les législations nationales ainsi que la jurisprudence.
Il est souligné que la Lex Mercatoria manque de « généralité », à cause de
l’existence de divers contrats-types et usages commerciaux. De ce fait,
chaque contrat-type et usage commercial reflète le sens de justice des
différents types de commerces ou professions. Et ils sont trop divers pour
pouvoir constituer une source juridique homogène. De même, les solutions
trouvées par les arbitres, en application de la Lex Mercatoria, ne
concernent que les questions de conflit, ne pouvant être extrapolable à la
généralité du commerce international.

De plus, la Lex Mercatoria est accusée d’être vague et incomplète. Très


peu de principes généraux du droit commercial sont reconnues
universellement, ces derniers, en plus d’être peu nombreux, sont
tellement basiques qu’ils en deviennent inutiles à mentionner. Même les
partisans de la Lex Mercatoria admettent qu’elle est incomplète. En effet,
la Lex Mercatoria ne fournit pas de réponse aux questions juridiques telles

11
que la validité, la capacité ou la forme du contrat.

Quelque soit le cas, l’obstacle majeur à la théorie de la Lex Mercatoria est


son manque de force obligatoire. Elle échappe à la définition traditionnelle
de droit, et ne résulte, ni d’un commandement d’un souverain, ni d’une
promulgation par un parlement, ni approuvée par une convention
internationale.

Les lois promulguées par le législateur possèdent une force obligatoire


intrinsèque, tandis que les lois coutumières nécessitent l’opinio juris (le
sentiment d’obligation). Cela n’arrive pas dans le cas des lois de la Lex
Mercatoria. Les usages commerciaux sont un produit de l’autonomie des
parties. Ce sont des pratiques contractuelles observées et utilisées en tant
que preuve de la volonté des parties.

Les partisans de la Lex Mercatoria ajoutent que la societas mercatorum


possède des mécanismes et contraintes qui permettent d’obtenir le
respect des lois, telles les listes noires, l’atteinte à la réputation
commerciale et le retrait des droits de membre des associations
professionnelles. En conséquence, les commerçants se sentent obligés
d’observer les lois de la Lex Mercatoria.

Au final, il a été souligné que même si certains de ses éléments peuvent


être décrits comme des règles de droit, la Lex Mercatoria ne possède pas
la qualité de système juridique. Puisqu’il n’existe pas une seule communauté
internationale de commerçants, mais plutôt une pluralité, on
ne parle pas de societas mercatorum, mais de principia mercatoria.

Le Fonds monétaire international (FMI) encourage la stabilité financière et la coopération


monétaire internationales. En outre, il s’efforce de faciliter le commerce international, de
promouvoir l’emploi et une croissance économique durable, et de faire reculer la pauvreté dans
le monde. Le FMI est gouverné par ses 190 pays membres, auxquels il rend compte de son
action

12
Création et mission. Le FMI a été créé en juillet 1944, lors d’une conférence des Nations
Unies à Bretton Woods dans le New Hampshire (États-Unis). Les quarante-quatre pays
représentés à la conférence voulaient établir un cadre de coopération économique
internationale pour éviter que ne se reproduisent les dévaluations compétitives qui avaient
contribué à la grande crise des années 30. La mission première du FMI est de veiller à la
stabilité du système monétaire international, en d’autres termes, le système international de
paiements et de change qui permet aux pays et à leurs citoyens de procéder à des échanges
entre eux.

Surveillance. Afin de maintenir la stabilité et de prévenir des crises du système monétaire


international, le FMI examine les politiques économiques des pays et l’évolution économique et
financière à l’échelle nationale, régionale et mondiale, dans le cadre formel de sa mission
de surveillance. Le FMI conseille ses pays membres et encourage l’adoption de politiques
visant à assurer la stabilité économique, à réduire la vulnérabilité aux crises économiques et
financières, et à améliorer les niveaux de vie. Il évalue régulièrement les perspectives
économiques dans les Perspectives de l’économie mondiale, les marchés financiers dans

13
le Rapport sur la stabilité financière dans le monde, l’évolution des finances publiques dans
le Moniteur des finances publiques, et les positions extérieures des plus grands pays dans
le Rapport sur le secteur extérieur. Il publie également une série de perspectives économiques
régionales.

Aide financière. L’octroi de prêts aux pays membres confrontés à des problèmes effectifs ou
éventuels de financement de leur balance des paiements est une des principales
responsabilités du FMI. Les pays conçoivent des programmes d’ajustement en étroite
collaboration avec le FMI et bénéficient de son concours financier. La poursuite de cette
assistance dépend de la bonne mise en œuvre de ces ajustements. En riposte à la crise
économique mondiale, en avril 2009, le FMI a renforcé sa capacité d’accorder des prêts et a
approuvé une refonte complète de ses dispositifs d’aide financière. Dans les années qui ont
suivi, il a adopté d’autres réformes. Grâce à ces changements, le FMI dispose désormais d’une
meilleure panoplie d’outils de prévention de crises, est plus à même de limiter les effets de
contagion lors de crises systémiques, et propose des instruments mieux adaptés aux besoins
de chaque pays membre.

Dans le cadre de sa riposte à la pandémie de COVID-19, le FMI a temporairement augmenté


les limites d’accès à ses ressources au titre des instruments de financement d’urgence et la
limite annuelle de l’accès global aux ressources non concessionnelles. Le FMI a également
créé une ligne de liquidité à court terme pour venir en aide aux pays membres dont la politique
économique et les paramètres fondamentaux sont très solides.

Les ressources prêts mises à la disposition des pays à faible revenu ont été fortement
accrues en 2009 et plus récemment depuis mars 2020 en réaction à une demande de
financements concessionnels sans précédent du fait de la pandémie de COVID-19. Le FMI a
doublé les limites moyennes pour ses mécanismes de prêt concessionnel en 2009, les a
relevées après examen en 2016, lorsque les conditions pour la prise d’effet de la 14 e révision
ont été remplies (voir ci-dessous), et les a accrues de nouveau d’un tiers en 2019, afin d’éviter
une érosion de l’accès à ses ressources et de préserver la contribution de financement
potentielle de ses programmes. Les limites d’accès annuelles pour le fonds fiduciaire pour la
réduction de la pauvreté et pour la croissance ont été relevées temporairement jusqu’au 6
avril 2021 en réaction à la pandémie de COVID-19. Par ailleurs, les taux d’intérêt nuls pour les
prêts concessionnels ont été prolongés jusqu’à fin juin 2021 et le taux d’intérêt
des financements d’urgence est fixé à zéro de façon permanente. Le FMI a modifié le fonds
fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (fonds fiduciaire ARC) de manière à
alléger le service de la dette des pays membres les plus pauvres et les plus vulnérables. Enfin,
des ressources prêts supplémentaires (effectives et promises) à hauteur de 16,9 milliards de
DTS ont été obtenues en réaction à la forte demande de financement concessionnel résultant
de la pandémie de COVID-19 et des chocs économiques connexes. Avec les ressources
précédemment disponibles, les prêts au fonds fiduciaire RPC devraient couvrir les
engagements au titre des politiques actuelles jusqu’en 2024.

Assistance technique. Le FMI offre de l’assistance technique et des formations pour aider les
pays à bâtir de meilleures institutions économiques et à renforcer les capacités humaines y
afférentes. Il s’agit par exemple d’améliorer l’élaboration et l’exécution de la politique
économique dans les domaines de la politique et l’administration fiscales, de la gestion des
dépenses, des politiques monétaire et de change, du contrôle et de la réglementation des
systèmes bancaire et financier, de la législation et des statistiques.

DTS. Le FMI émet un avoir de réserve international appelé droit de tirage spécial(DTS), qui
peut compléter les réserves de change des pays membres participant au département des DTS

14
(actuellement, tous les pays membres du FMI). Une allocation générale de DTS doit être
compatible avec l’objectif de répondre au besoin global à long terme d’avoirs de réserve et
requiert l’approbation du conseil des gouverneurs à une majorité de 85 % du nombre total des
voix attribuées. Une fois approuvée, l’allocation est distribuée aux pays membres en proportion
de leur quote-part au FMI. Actuellement le montant total des allocations est d’environ
204,2 milliards de DTS (quelque 293 milliards de dollars). Les pays membres peuvent aussi
échanger entre eux des DTS contre des devises.

Ressources. Les quotes-parts des pays membres constituent la principale source financière du
FMI. Elles correspondent globalement à la taille et la position de chaque pays dans l’économie
mondiale. Le FMI procède régulièrement à une révision générale des quotes-parts. La
14e révision, qui a été achevée en 2010 et a pris effet en 2016, a doublé les ressources sous la
forme de quotes-parts pour les porter à 477 milliards de DTS (environ 687 milliards de
dollars). La 15e révision, achevée en 2020, n’a donné lieu à aucune augmentation des quotes-
parts.

Outre les quotes-parts, des accords de crédit entre le FMI et un groupe de pays membres et
d’institutions offrent des ressources supplémentaires. Ces accords, appelés nouveaux accords
d’emprunt (NAE), constituent le principal filet de sécurité des quotes-parts. Le 16 janvier 2020,
le conseil d’administration a approuvé des amendements des NAE, y compris un doublement
de leur volume à 365 milliards de DTS (526 milliards de dollars), pour une nouvelle période
allant de 2021 à 2025. Cette réforme est entrée en vigueur le 1er janvier 2021.

Gouvernance et organisation. Le FMI est responsable de son action devant les


gouvernements de ses pays membres. L’organe suprême de la structure de gouvernance est
le conseil des gouverneurs, qui se compose d’un gouverneur et d’un gouverneur suppléant par
pays membre, lesquels émanent généralement de la banque centrale ou du ministère des
Finances. Le conseil des gouverneurs se réunit une fois par an, à l’occasion de l’Assemblée
annuelle de la Banque mondiale et du FMI. Vingt-quatre gouverneurs siègent au Comité
monétaire et financier international (CMFI), qui conseille le conseil d’administration du FMI sur
le contrôle et la gestion du système monétaire et financier international. La gestion au quotidien
du FMI est supervisée par son conseil d’administration, composé de vingt-quatre
administrateurs qui représentent la totalité des pays membres et est appuyé par les services du
FMI. Le directeur général, qui est assisté de quatre directeurs généraux adjoints, dirige
les services du FMI et préside le conseil d’administration.

Le FMI en quelques chiffres

• Nombre de pays membres : 190 pays


• Siège : Washington
• Conseil d'administration : 24 administrateurs, chacun représentant un seul pays ou un groupe de
pays
• Effectifs : Environ 2 700, originaires de 150 pays
• Total des quotes-parts : 477 milliards de DTS (687 milliards de dollars)
• Enveloppe de ressources empruntées : 492 milliards de DTS (708 milliards de dollars)
• Montants engagés dans le cadre des accords de prêt en vigueur : 200 milliards de DTS (288
milliards de dollars), dont 94 milliards de DTS (136 milliards de dollars) non tirés.
• Principaux emprunteurs : Argentine, Égypte, Ukraine, Pakistan

15
• Prêts de précaution les plus élevés : Mexique, Pologne, Colombie, Maroc
• Dépenses consacrées au développement des capacités : 303 millions de dollars pour l’exercice
2020, soit près d’un tiers du budget total du FMI
• Principaux objectifs :
o promouvoir la coopération monétaire internationale ;
o faciliter l'expansion et la croissance équilibrées du commerce mondial ;
o promouvoir la stabilité des changes ;
o aider à établir un système multilatéral de paiements ;
o mettre ses ressources (moyennant des garanties adéquates) à la disposition des pays
confrontés à des difficultés de balance des paiements.

16

Vous aimerez peut-être aussi