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Devoirs de l'épouse en Islam

Ce document détaille les devoirs d'une épouse envers son époux selon la religion islamique. Il est divisé en deux chapitres traitant des devoirs de l'épouse et des interdits à éviter. Le premier chapitre décrit l'obligation d'obéissance de l'épouse dans le bien, de préserver l'honneur de son mari, et de sauvegarder ses biens et enfants.

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Devoirs de l'épouse en Islam

Ce document détaille les devoirs d'une épouse envers son époux selon la religion islamique. Il est divisé en deux chapitres traitant des devoirs de l'épouse et des interdits à éviter. Le premier chapitre décrit l'obligation d'obéissance de l'épouse dans le bien, de préserver l'honneur de son mari, et de sauvegarder ses biens et enfants.

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Des devoirs de l’épouse envers son époux

-Sheikh Mohamed Ali Ferkous-

Tiré du site officiel

2
ouange à Allâh, Maître des Mondes, et paix et salut soient sur

L celui qu’Allâh a envoyé en miséricorde pour le monde entier,


ainsi que sur sa famille, ses Compagnons et ses frères jusqu’au
Jour de la Résurrection.

Cela dit :

Certes, Allâh a établi des droits que chacun des deux époux a sur
l’autre. Le droit de chacun d’eux fait face au devoir de l’autre. Le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

« Certes, vous avez des droits sur vos épouses, et


vos épouses ont des droits sur vous. »(1)

Cependant, concernant l’homme,


considérations particulières, l’a distingué
supplémentaire, conformément au verset suivant :
Allâh, pour des
par un degré

ٌ َ َْ َ ‫ْ ﱠ‬ ََ
.[228 :‫﴿وﻟ ُ ﱠﻦ ِﻣﺜ ُﻞ اﻟ ِﺬي َﻋﻠ ْ ِ ﱠﻦ ِﺑﺎﳌ ْﻌ ُﺮو ِف َو ِﻟ ّ ِﻠﺮ َﺟ ِﺎل َﻋﻠ ْ ِ ﱠﻦ َد َر َﺟﺔ﴾ ]اﻟﺒﻘﺮة‬

Sens du verset:

﴾Quant à elles, elles ont des droits équivalents à


leurs obligations, conformément à la bienséance.
Mais les hommes ont cependant une
prédominance sur elles.﴿[s. Al-Baqara (la Vache) :
v. 228]

3
es droits conjugaux sont de trois sortes : des droits communs à

L eux deux et des droits spécifiques à chacun, c’est-à-dire les droits


de la femme envers son époux et les droits de l’époux envers elle.

Dans cet article, je traiterai des obligations et des bonnes moralités


qu’Allâh a ordonnées à la femme d’observer envers son époux. Elle est
responsable devant Allâh si elle abandonne ou néglige les droits de
son époux. Ensuite, j’évoquerai – dans un autre article(2) – les droits de
l’épouse sur son époux, ainsi que les obligations et les bonnes mœurs
ّ ‫ﻋﺰ‬
qu’Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ a imposées à l’époux d’observer envers son épouse. Il est

ّ ‫ﻋﺰ‬
également, responsable devant Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ s’il néglige ou abandonne les

droits de son épouse. Enfin, je me pencherai – dans un troisième


article(3) – sur les droits communs aux deux époux, lesquels sont par le
Législateur les résultats découlant de l’authenticité du contrat de
mariage.

On peut rassembler les devoirs de l’épouse envers son époux dans deux
chapitres :

- Chapitre I : traite des devoirs relatifs à l’épouse.

- Chapitre II : expose les interdits qu’il lui faut impérativement éviter.

Et ce, de la manière suivante :

4
CHAPITRE I
DES DEVOIRS RELATIFS A L’EPOUSE
es sections de ce chapitre traitent les sujets suivants : Obéir à son

L époux dans le bien, préserver l’honneur de son mari et


sauvegarder ses biens et ses enfants, tenir compte des sentiments
de l’époux et respecter sa dignité et sa sensibilité, ainsi que toute autre
attitude que doit adopter l’épouse envers son époux.

Ces devoirs seront détaillés dans les sections suivantes :

 SECTION I : OBEIR A SON EPOUX DANS LE BIEN.

ertes, cette obéissance est ordonnée par la religion. Elle est la

C cause qui assure la protection de la vie conjugale contre le


déchirement et la discorde pouvant conduire à l’effondrement
du foyer. L’obéissance consolide l’amour entre les deux époux,
approfondit les liens d’entente entre tous les membres de la famille et
écarte le danger de la désunion, engendré – souvent – par le fléau du
débat stérile, de l’entêtement répugnant et de l’ingratitude envers
l’époux.

Également, l’obéissance à l’époux lui donne un sentiment de puissance


qui lui permet d’accomplir sa responsabilité, le pousse à réaliser son
autorité envers sa femme comme il se doit, et ce, en l’obligeant à
ّ
observer les droits d’Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ et à préserver Ses prescriptions, en
‫ﻋﺰ‬
l’éloignant de la débauche et en l’empêchant de commettre des
injustices, tout en prenant en charge sa famille et en subvenant à ses
ّ
besoins, et ce, grâce aux particularités qu’Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ lui a accordées
‫ﻋﺰ‬

ّ ‫ﻋﺰ‬
tant au niveau de la raison que de la puissance. Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

َ ُ َ َْ ْ َ ََ ْ ُ َ ْ َ ُ َ ‫﴿ ّ َ ُ َ ﱠ ُ َ ََ ّ َ َ َ ﱠ‬
﴾‫ﺾ َو ِ َﻤﺎ أﻧﻔﻘﻮا ِﻣ ْﻦ أ ْﻣ َﻮ ِاﻟ ِ ْﻢ‬
ٍ ‫اﻟﺮﺟﺎل ﻗﻮاﻣﻮن ﻋ اﻟ ِ ﺴ ِﺎء ِﺑﻤﺎ ﻓﻀﻞ ﷲ ﻌﻀ ﻢ ﻋ ﻌ‬ِ
.[34 :‫]اﻟ ﺴﺎء‬

Sens du verset:

﴾Les hommes ont autorité sur les femmes, en


raison des faveurs qu’Allâh accorde à ceux-là sur
celles-ci, et aussi à cause des dépenses qu’ils font
de leurs biens.﴿[s. An-Ni• â’ (les Femmes) : v. 34]

5
Ibn Kathîr‫ﷲ‬ ‫رﺣﻤﮫ‬ a dit : « C’est-à-dire que l’homme a autorité sur la
femme en ce sens qu’il est son dirigeant, son maître, celui qui détient
le commandement sur elle, et qui la corrige si elle s’éloigne de la
vertu. »(4)

Et puisque les faveurs qu’Allâh a accordées à l’homme se présentent


sous plusieurs aspects, que ce soit dans les tutelles qui lui sont
conférées ou dans (certains) actes d’adoration par lesquels il s’est
distingué, comme les prières du vendredi ou le djihad, ainsi que le fait
ّ
qu’il soit chargé de subvenir aux dépenses en général, Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ a
‫ﻋﺰ‬
ordonné à la femme d’obéir à son Seigneur et à son mari dans le bien et
a considéré que l’obéissance au mari fait partie de l’obéissance à Allâh.
ّ ‫ﻋﺰ‬
Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

َ َ َ َْ ْ ٌ َ َ ٌ َ َ ُ َ ‫َ ﱠ‬
ُ ‫ﻆ‬
.[34 :‫ﷲ﴾ ]اﻟ ﺴﺎء‬ ‫﴿ﻓﺎﻟﺼﺎ ِ ﺎت ﻗﺎ ِﻧﺘﺎت ﺣﺎ ِﻓﻈﺎت ِﻟﻠﻐﻴ ِﺐ ِﺑﻤﺎ ﺣ ِﻔ‬

Sens du verset:

﴾Les femmes vertueuses sont obéissantes [à leurs maris], et


protègent [ce qui doit être protégé], pendant l’absence
[de leurs époux], avec la protection d’Allâh.﴿[s. An-Ni• â’
(les Femmes) : v. 34]

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit:

« Si la femme observe ses cinq prières quotidiennes, jeûne le mois de


Ramadân, préserve sa chasteté et obéit à son mari, on lui dira :
“ Entre au paradis par la porte que tu veux. ” »(5)

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Et il ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit aussi :

« Si je devais ordonner à quelqu’un de se prosterner devant autre


qu’Allâh, j’aurais ordonné à la femme de se prosterner devant son
époux. Par Celui qui détient l’âme de Mouhammad dans Sa main, la
femme n’accomplira le droit de Son Seigneur que lorsqu’elle aura
accompli le droit des on époux. Et même s’il la sollicite alors qu’elle se
trouve sur le bât [d’un chameau], elle ne doit pas lui refuser. »(6)

6
ّ ‫ﻋﺰ‬
D’autre part, Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ prescrit à l’homme de ne pas punir sa femme

pour une négligence passée ou un excès dans ses comportements


précédents.

Il ne doit pas lui chercher de défauts néfastes si elle lui obéit et


répond à ses sollicitations. Tout cela dans le but d’éviter les
préjudices qui pourraient résulter des blâmes et afin d’écarter toute
affliction que pourraient générer des remontrances incessantes.
ّ ‫ﻋﺰ‬
Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

ً َ ‫َ ْ َ َ َْ ُ ْ َ َ َْ ُ ََْ ﱠ‬
.[34 :‫﴿ﻓ ِﺈن أﻃﻌﻨﻜﻢ ﻓﻼ ﺗﺒﻐﻮا ﻋﻠ ِ ﻦ ﺳ ِ ﻴﻼ﴾ ]اﻟ ﺴﺎء‬
Sens du verset:

﴾Si elles arrivent à vous obéir, alors ne cherchez


plus de voie contre elles﴿ [s. An-Ni• â’ (les Femmes) :
v. 34]

 SECTION II : PRESERVER L’HONNEUR DE SON MARI ET


SAUVEGARDER SES BIENS ET SES ENFANTS .

ّ ‫ﻋﺰ‬
Allâh‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

َ َ َ َْ ْ ٌ َ َ ٌ َ َ ُ َ ‫َ ﱠ‬
ُ ‫ﻆ‬
.[34 :‫ﷲ﴾ ]اﻟ ﺴﺎء‬ ‫﴿ﻓﺎﻟﺼﺎ ِ ﺎت ﻗﺎ ِﻧﺘﺎت ﺣﺎ ِﻓﻈﺎت ِﻟﻠﻐﻴ ِﺐ ِﺑﻤﺎ ﺣ ِﻔ‬

Sens du verset:

﴾Les femmes vertueuses sont obéissantes [à leurs maris], et


protègent [ce qui doit être protégé], pendant l’absence
[de leurs époux], avec la protection d’Allâh.﴿[s. An-Ni• â’
(les Femmes) : v. 34]

Ibn Kathîr ‫ ﷲ ـ ـ رﺣﻤﮫ‬a dit : « ﴾vertueuses﴿ : c’est-à-dire parmi les femmes ;


﴾obéissantes﴿ : Ibn ‘Abbâs et bien d’autres ont dit : “ Cela signifie
qu’elles sont obéissantes à leurs époux. ” ﴾et protègent [ce qui doit
être protégé], pendant l’absence [de leurs époux]﴿: As-Souddî et
d’autres ont dit : “ Cela veut dire qu’elles protègent leurs époux
pendant leur absence en restant chastes et en préservant leurs
biens. ” »(7)

7
De plus, pour préserver l’honneur de son mari, la femme ne doit pas le
tromper en aspirant à autrui, ne serait-ce qu’avec un regard suspect,
une parole excitante et attirante, un rendez-vous traître ou une
rencontre pécheresse. C’est ainsi qu’elle protège l’honneur de son mari
ainsi que le sien.

Également, elle garde l’argent de son époux, et ce, sans rien en prendre.
Elle ne doit en disposer qu’après l’avoir consulté et avoir obtenu sa
permission, comme elle doit éduquer ses enfants à suivre ce bon
‫ﱠ‬
comportement, conformément au hadith dans lequel le Messager ‫ﺻ ﷲ‬
‫ﱠ‬
‫ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« La femme est une bergère de la demeure de son époux et


de ses enfants. »(8)

Bien plus, il lui est religieusement commandé de le


consulter et de solliciter son autorisation même pour ses propres
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
biens, conformément au hadith où le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« La femme ne doit disposer de ses biens qu’avec la permission de son


époux. »(9) Cela fait partie de l’autorité complète de l’homme sur sa
femme.

 SECTION III : TENIR COMPTE DES SENTIMENTS DE L’EPOUX ET


RESPECTER SA DIGNITE ET SA SENSIBILITE .

a femme doit veiller à ce que son époux ne voie d’elle, dans sa

L maison, que ce qui lui plaît, à savoir, entre autres, la bonne


présentation, la bonne apparence, l’embellissement et le sourire. Il
ne doit aussi entendre d’elle que ce qui le satisfait, entre autres le bon
langage, les belles paroles et les expressions d’estime et de respect. Il ne
doit trouver en elle que ce qu’il aime et le réjouit. Et elle ne doit pas le
mettre en colère ou mal se comporter envers lui,

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Car le Prophète ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

« Et vos femmes, parmi les gens du Paradis, sont celles qui sont
affectueuses et regagnent le cœur de leurs époux, qui lorsqu’elles [le
voient] en colère viennent mettre leur main dans la sienne et leur
disent : “ Je ne goûterai au sommeil que lorsque tu seras satisfait. ” »(10).

8
De même, le hadith rapporté par Aboû Hourayra :

« ‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
On demanda au Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬: “ Quelles sont les meilleures des
femmes ? ”Il répondit :“ Celle qui réjouit [son époux] quand il la
regarde, lui obéit quand il lui ordonne [de faire quelque chose], ne
lui désobéit pas, d’une façon qu’il déteste, quand il demande son corps ou
son bien. ” »(11)

Et dans ce contexte éducatif, Asmâ’ ibn Khâridja Al-Fazâriyye(12) a dit à


sa fille alors qu’il la conduisait à son mari durant la nuit de ses
noces : « Ô, ma fille ! Tu sors du nid dans lequel tu as fait tes premiers
pas, et tu arrives à un lit que tu n’as pas connu, et à un mari auquel tu
n’es pas habituée. Sois donc pour lui comme la terre, il te sera comme le
ciel, sois pour lui une plaine et il te sera un pilier, et sois pour lui une
servante, il te sera un esclave. Ne l’importune pas, sinon il te détestera,
ne t’éloigne pas de lui sinon il t’oubliera, et s’il s’approche de toi,
approche-toi de lui, et s’il s’éloigne de toi, éloigne-toi de lui. Préserve
son odorat, son ouïe et sa vue… qu’il ne sente de toi qu’une bonne
odeur, qu’il n’entende qu’une bonne parole, et qu’il ne voie que ce qui
est beau… »(13)

En outre, la femme doit s’attacher à rester dans la demeure de son


époux et ne doit en sortir qu’avec sa permission et son accord. Elle ne
doit pas introduire dans sa maison celui qu’il déteste ou insister sur
ce qu’il refuse ou ce qui le gêne, conformément au hadith dans lequel
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
le Messager ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ ﺻ‬ dit :

« …Quant à vos droits sur vos épouses : elles ne doivent pas


introduire dans vos maisons ceux que vous détestez, ou leur

n’autorise
permission. »(15)
[personne à
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
permettre d’y entrer. »(14) Il ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit aussi : « Et qu’elle
entrer] dans sa maison sans sa

Elle ne doit pas hausser le ton sur lui. Elle ne doit pas proférer de
mauvaises et obscènes paroles à son encontre, ni à l’égard de ses
parents et de ses proches, conformément au verset dans lequel Allâh ‫ﻋز‬
ّ

ّ‫ وﺟل‬dit :

ُ ‫ﱠ‬ َْ ‫ﷲ ا ْ َ ْ َﺮ ﺑ ﱡ‬ َ
ُ ‫﴿ﻻ ُﻳﺤ ﱡﺐ‬
.[148 :‫ﻮء ِﻣ َﻦ اﻟﻘ ْﻮ ِل ِإﻻ َﻣ ْﻦ ﻇ ِﻠ َﻢ﴾ ]اﻟ ﺴﺎء‬
ِ ‫ﺎﻟﺴ‬ ِ ِ
Sens du verset :

﴾Allâh n’aime pas qu’on profère de mauvaises


paroles sauf quand on a été injustement
provoqué.﴿ [s. An-Ni• â’ (les Femmes) : v. 148]

9
Il est également, de son devoir d’entretenir des relations imprégnées
de bonté et de bienfaisance envers les proches de son mari, comme ce
dernier devrait le faire, car cela le réjouira, le ravira, apaisera son
cœur, et le rendra affable. En effet, la femme ne sera jamais bienfaisante
envers son époux si elle fait du mal à ses parents ou à ses proches. Et si
l’appel à maintenir les bonnes relations avec les amis du père est établi,
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
dans le hadith dans lequel le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« La bienfaisance la plus pieuse pour un fils est de


maintenir le lien avec les amis de son père »(16),

Alors l'épouse est, à plus forte raison, censée entretenir de bonnes


relations avec les proches du mari.

 SECTION IV : ÊTRE AU SERVICE DE SON EPOUX, ENTRETENIR SON


FOYER ET EDUQUER SES ENFANTS .

D
ans ce passage qui traite de la question relative au fait que la
femme doit servir son époux, s’impose une problématique qui
soulève ces questions : le service de la femme est-il un droit de
l’époux ? Et la femme est-elle responsable, dans ce cas, si elle néglige ou
abandonne le droit (de son époux) ? Ou alors, n’est-elle pas obligée de
le servir, si l’on considère que sa seule obligation contractée par le
mariage est qu’il jouisse d’elle et que rien d’autre ne lui incombe ?

Cette problématique fait l’objet de divergences entre les savants du


fiqh dans leurs efforts d’interprétation. Néanmoins, on ne peut
occulter le fait que parmi les fonctions naturelles de la femme il y a
l’accomplissement des droits de son mari, le service auprès de ses
enfants et la gestion des affaires de son foyer. Cette tâche naturelle
est impliquée par la vie conjugale commune aux deux époux. Elle est
considérée comme une mission capitale pour la cohésion de la famille
et son bonheur ainsi que pour la préparation d’une bonne et noble
génération.

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Le Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Si la femme savait le droit de son époux, elle ne


s’assiérait pas lorsqu’il prend son déjeuner ou
son dîner jusqu’à ce qu’il finisse. »(17)

10
es femmes des Compagnon ‫ﷲ ﻋ ﻢ‬ ‫ر‬étaient conscientes de ces

L honorables tâches dans leur compréhension et leur pratique.


Parmi les authentiques modèles de cette génération favorite, il y

a le fait que Fâtima


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
, fille du Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬, était

(tout le temps) au service de son époux au point qu’elle se plaignit


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
auprès du Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬, des meurtrissures que la meule à
grains lui avait laissées aux mains.(18)

De même, ce qu’a rapporté Mouslim d’après Asmâ’ bint Abî Bakr As-Siddîq

qui dit : « Je servais Az-Zoubayr au foyer, et il avait un cheval dont

je prenais soin ; il n’y avait pas de tâche plus difficile pour moi que de
m’occuper du cheval. Je lui ramassais du fourrage, veillais sur lui et
m’en occupais … »(19)

Et ce qu’ont rapporté les deux cheikhs (Al-Boukhârî et Mouslim)


toujours d’après elle : « Lorsqu’Az-Zoubayr m’épousa, il ne possédait sur
terre ni bien ni esclave, à l’exception de son cheval. » Elle dit : « Je
faisais paître son cheval, lui rassemblais suffisamment de provisions et
prenais soin de lui. Je pilais les noyaux [des dattes] pour son chameau et
le faisait paître, puisais de l’eau, cousais son seau et pétrissais [le pain].
Au début, je ne savais pas faire le pain et c’était des voisines honnêtes
parmi les Ansâr, qui le faisaient pour moi. Je portais également sur la
tête les noyaux [de dattes] depuis la terre d’Az-Zoubayr que le Messager
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
d’Allâh ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬lui avait octroyée, à la distance de deux tiers de
(20) (21)
farsakh .»

Et parmi les bonnes habitudes des Pieux Prédécesseurs, il y a le fait de


conseiller la femme, quand on la conduit à son mari lors des noces,
de le servir, de veiller à accomplir ses droits et d’éduquer ses
enfants(22).

Cela étant, même si les savants ont divergé sur le jugement


concernant le fait que la femme serve son mari(23), l’avis le plus proche
de l’authenticité et du bon usage qui s’accorde avec sa fonction
naturelle est l’obligation de servir son époux d’un service connu
comme étant celui d’une femme de son rang pour son mari et
d’accomplir son droit selon son état et les circonstances, et il n’y a
pas de charge sur elle dans ce qu’elle ne peut réaliser ni dans ce qui
pourrait l’accabler.

Dans le même contexte et en confirmant ce sens, Ibn Al-Qayyim ‫ﷲ ـ‬ ‫ـ رﺣﻤﮫ‬


a authentifié cette question en disant : « Al-Fouqahâ’ [les juristes
musulmans] ont divergé sur ce point. Un groupe parmi les Salaf et les
Successeurs a rendu obligatoire le service de la femme à son mari dans
les affaires du foyer. Aboû Thawr a dit : “ Il lui incombe de servir son

11
époux dans toute chose. ” Par contre, un autre groupe a exclu qu’il
soit obligatoire à la femme de le servir dans n’importe quelle chose.
Parmi ceux qui ont adopté cet avis, il y a Mâlik, Ach-Châfi‘î, Aboû
Hanîfa et les partisans du Dhâhir [les littéralistes]. Ils ont dit : “ Cela
parce que le contrat de mariage implique la jouissance et non pas de la
faire travailler ou de s’en procurer des avantages ”, et ils ont, aussi
dit : “ Les hadiths cités n’indiquent que de faire des œuvres bénévoles
et de se parer des bons caractères. Où est donc l’obligation dans tout
cela ? ”

Quant à ceux qui considèrent l’obligation de son service, ils ont


argumenté leur avis en disant que c’est cela l’usage connu chez ceux
ّ ‫ﻋﺰ‬
auxquels Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ S’est adressé par Sa Parole. Alors que dispenser la
femme de toute tâche, et que ce soit le mari qui s’attèle au service, à
balayer, à moudre [les grains], à laver [le linge], à épandre la literie [sur
le sol] et à faire les tâches ménagères, cela fait partie du répréhensible
ّ ‫ﻋﺰ‬
alors qu’Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

َْ َ ‫ْ ﱠ‬ َ
.[228 :‫﴿ َوﻟ ُ ﱠﻦ ِﻣﺜ ُﻞ اﻟ ِﺬي َﻋﻠ ْ ِ ﱠﻦ ِﺑﺎﳌ ْﻌ ُﺮو ِف﴾ ]اﻟﺒﻘﺮة‬
Sens du verset :

﴾Quant à elles, elles ont des droits équivalents à


leurs obligations, conformément à la bienséance﴿
[s. Al-Baqara (la Vache) : v. 228]

ّ ‫ﻋﺰ‬
Et Il ‫وﺟﻞ‬ ّ a dit :

ّ َ َ َ ُ َ ّ
.[34 :‫ﺎل ﻗ ﱠﻮ ُاﻣﻮن َﻋ اﻟ ِ َﺴ ِﺎء﴾ ]اﻟ ﺴﺎء‬ ‫اﻟﺮﺟ‬
ِ ﴿
Sens du verset:

﴾Les hommes ont autorité sur les femmes﴿


[s. An-Ni• â’ (les Femmes) : v. 34]
Et si elle ne le sert pas et que c’est lui qui la sert, dans ce cas, c’est elle
qui aura autorité sur lui. De plus, la dot est en échange du coït et
chacun des deux époux assouvit son désir de l’autre, et assurément
ّ ‫ﻋﺰ‬
Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ n’a rendu obligatoire à l’époux de dépenser pour son épouse,

de lui assurer l’habillement et le logement qu’en échange de satisfaire


son désir d’elle et qu’elle soit à son service, ainsi que de faire ce qui est
habituel chez les époux.

12
E
n outre, les contrats dont le mari n’a pas émis de condition
relative à un quelconque service se considèrent selon l’usage, et
l’usage est que la femme pratique le service et accomplisse les
travaux ménagers. Et leur dire : “ Le service de Fâtima et d’Asmâ’ était un
acte gracieux et une bienfaisance ” est réfuté par le fait que Fâtima se
plaignait des difficultés qu’elle éprouvait dans le service.

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Le Prophète ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬n’a pas dit à ‘Ali qu’elle n’est pas obligée de le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
servir, mais il ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit à Fâtima que c’est à elle de le servir. Et
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
le Prophète ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ne favorise personne dans le jugement
[religieux]. Et quand il a vu Asmâ’ porter du fourrage sur sa tête et qu’A
z-Zoubayr était avec lui, il n’a pas dit à ce dernier qu’elle n’était pas
obligée de le servir ou que c’est une injustice à son encontre, mais
plutôt il l’a approuvé dans le fait de la faire travailler pour lui, de
même qu’il a approuvé l’ensemble de ses Compagnons dans le fait de
faire travailler pour eux leurs épouses, alors qu’il savait qu’il y a parmi
elles celle qui déteste et celle qui accepte. Ceci est une chose sur
laquelle il n’y a point de doute.

Par ailleurs, il ne sera pas juste de différencier une femme noble d’une
roturière, une pauvre d’une riche. Car Fâtima est la plus honorable
femme au monde et malgré cela, elle était au service de son mari. Et
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
quand elle est venue à [son père] ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬pour se plaindre de la
peine causée par le service [de son mari], il n’a pas répondu à sa plainte.
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
De plus, dans le hadith authentique, le Prophète ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬a nommé
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
la femme « une captive ». Il ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

« Craignez Allâh au sujet des femmes, certes elles sont des captives

auprès de vous ”(24) ;

et le statut du captif est de servir celui qui le détient, et il n’y a pas de


doute que le mariage est une sorte de servitude tel qu’il est dit par un
des prédécesseurs : “ Le mariage est une servitude, que l’un de vous voit
chez qui il mettra sa fille bien-aimée en servitude. ”(25) Il n’échappe pas à
une personne qui est juste quel est l’avis prépondérant des deux et
lequel des deux arguments est le plus fort. »(26)

Ibn Al-Qayyim a été devancé dans la confirmation de cet avis par son

cheikh Ibn Taymiyya ‫ ـ رﺣﻤﮫ ﷲ ـ‬qui dit : « Les savants ont divergé : la
femme doit-elle être au service de
son mari, tel que disposer la literie de la maison, donner à manger et à
boire, pétrir le pain, moudre [les grains] et donner à manger à ses

13
esclaves et à ses animaux, et faire paître sa bête et d’autres choses dans
ce sens ? Il y en a parmi eux qui ont dit : “ Le service n’est pas
obligatoire. ” Mais ce dire est faible, comme est faible aussi celui de ceux
qui ont énoncé : “ Le bon rapport et le coït ne sont pas obligatoires
pour l’époux ”, car ceci [si elle n’accomplit pas les activités précitées]
n’est pas une cohabitation convenable avec lui. Comme le compagnon
de voyage, qui est égal à l’homme et à son cohabitant dans le foyer, s’il
ne l’aide pas pour réaliser un profit, il ne se serait pas comporté avec
lui convenablement. Et on a dit, et c’est le dire qui est juste, qu’il est
obligatoire à la femme d’être au service de son mari. Car, l’époux est
son maître dans le Livre d’Allâh(27), et elle est une captive dans la

‫ ﺻ‬. Il appartient au captif et à


) ‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Sounna du Messager d’Allâh(28 ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬
l’esclave d’être au service [de leur maître], parce que c’est cela l’usage
convenu.

Puis, il y a parmi eux, ceux qui ont dit qu’il lui incombe de faire le
service qui serait aisé, et il y en a qui ont dit que le service lui est
obligatoire selon l’usage, et c’est cet avis qui est juste. Ainsi, il incombe
[à la femme] de servir son mari d’un service connu d’une épouse de son
rang à son époux, et cela diffère selon les situations. Car, le service
d’une bédouine n’est pas comme celui d’une campagnarde, et le service
d’une femme forte n’est pas comme celui d’une femme faible. »(29)

Il n’y a aucun doute que si la femme s’acquitte de cette noble mission,


le bonheur et la stabilité de la famille seront préservés. Les liens
d’entente et d’affection seront approfondis dans le cadre de
l’entraide dans le bien et la piété.

Le mari, de son côté, doit tenir compte de la situation de sa femme et


ne doit pas la surmener. Ainsi, il peut l’aider dans certaines de ses
tâches, en guise de complémentarité et de coopération, notamment si
elle est malade, incapable ou surmenée de travaux, suivant ainsi le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Messager ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬qui n’a pas renoncé à assister ses épouses. Al-

Aswad a dit : « J’ai demandé à ‘Â’icha : “ Que faisait le Messager d’Allâh


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬chez lui ? ” Elle répondit : “ Il était au service de ses épouses
et quand l’appel à la prière commençait, il sortait pour l’ac-
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
complir ” »(30) C’est-à-dire qu’il ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ ‫ ﺻ‬servait ses épouses, nettoyait
son foyer, cousait son vêtement, « rapiéçait son seau »(31), cousait sa
chaussure, trayait sa brebis (ou sa chèvre) et se servait lui-même et
faisait ce que font les hommes dans leurs foyers, et quand l’heure de la
prière arrivait, il se levait pour l’accomplir(32).

Ce qui prouve la responsabilité de l’épouse concernant le droit des


enfants à l’éducation et à l’entretien, Sa Parole :

14
ْ َ َ َْْ َ ‫َ ْ َ َ ُ ُ ْ ْ َ َْ ََ ُ ﱠ‬
.[233 :‫﴿واﻟﻮ ِاﻟﺪات ﻳﺮ ِﺿﻌﻦ أوﻻد ﻦ ﺣﻮﻟ ِن ِﺎﻣﻠ ِن﴾ ]اﻟﺒﻘﺮة‬
Sens du verset :

﴾Et les mères, qui veulent donner un allaitement


complet, allaiteront leurs bébés deux ans
complets﴿ [s. Al-Baqara (la Vache) : v. 233]

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Et la parole du Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬:

« … La femme est une bergère pour les membres de la


famille de son époux et pour ses enfants et est
responsable d’eux. »(33)

 SECTION V : OBSERVER LE DEUIL PENDANT SON DELAI DE


VIDUITE SI SON EPOUX VENAIT A MOURIR .

a femme doit observer son délai de viduité dans le domicile où

L elle habitait au jour de la mort de son époux, conformément au

hadith rapporté par Fouray‘a bint Mâlik


(34)

La femme, pendant le délai de viduité, doit se mettre en deuil pour


avoir perdu son mari, en renonçant au parfum et à tout type de
parure : en s’abstenant de porter des habits brodés ou brillants,
mélangés de vert et de bleu, de porter des bijoux, de se faire des
teintures ou de mettre du khôl, sauf en cas de nécessité. Cela a pour
but de montrer sa tristesse, de voir le bienfait du mariage interrompu
par la mort de son époux et de regretter ce qu’elle a raté de la bonne
cohabitation et de la continuation de la bonne compagnie jusqu’à la
mort. Le deuil est, donc, l’un des aspects de fidélité envers l’époux
défunt que la femme a perdu. Cela est prouvé par ce qu’a dit le Messager
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
d’Allâh‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬:

« Il n’est pas permis à une femme qui croit en Allâh et


au Jour Dernier de porter le deuil sur un mort au-
delà de trois jours, sauf pour son mari qui doit
durer quatre mois et dix jours. »(35)

15
À partir de la portée générale de ce hadith et d’autres, (il s’avère) que
le deuil est obligatoire pour la femme en délai de viduité de façon
absolue, qu’elle soit jeune ou vieille, saine d’esprit ou folle, musulmane
ou des gens du Livre (juive ou chrétienne) ; car observer le deuil en
renonçant aux parfums et à la parure a un sens concevable, qui
consiste à faire diminuer le désir ressenti envers elle. Ce désir réduit
comporte plus de précautions, d’une part, pour préserver le lignage et,
d’autre part, pour empêcher les hommes de regarder la veuve et pour
l’empêcher, elle aussi, de les regarder. En effet, ce sens comprend à la
fois la musulmane, et la femme qui fait partie des gens du Livre (la juive
et la chrétienne).

CHAPITRE II
DES INTERDITS A EVITER IMPERATIVEMENT

a femme vertueuse doit éviter d’être une cause qui provoque la

L colère d’Allâh, ou de troubler sa relation avec son époux ou bien


d’envenimer l’atmosphère du foyer conjugal, et ce, en commettant
les interdits démontrés dans les sections suivantes :

 SECTION I : L’INTERDICTION D’OBEIR A SON EPOUX EN


DESOBEISSANT A ALLAH.

l est évident que l’obéissance au mari est conditionnée par le fait

I
qu’elle soit dans le bien, c’est-à-dire tout ce qui est reconnu comme
étant une obéissance à Allâh, un rapprochement de Lui, une
bienfaisance envers les gens, une application des recommandations
de la Charia en abandonnant ses interdits. Ainsi, si l’époux lui

ّ
ordonne de désobéir à Allâh ‫وﺟﻞ‬ ّ , de contredire Sa Charia ou de
‫ﻋﺰ‬
transgresser les limites qu’Il a assignées, elle ne doit, alors, pas
l’écouter ni lui obéir, car l’obéissance à Son Seigneur est prioritaire à
l’obéissance à son mari, conformément au hadith dans lequel le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

16
«
Et :
Certes, l’obéissance n’est que dans le convenable. »(36)

« Point d’obéissance à une créature pour désobéir au


Créateur. »(37)

Cela implique aussi que la femme doit acquérir sa part de science


religieuse obligatoire, et ce, afin de corriger sa religion et de purifier
son âme. Ainsi, les limites établies par Allâh deviennent plus claires ce
qui lui permet de ne pas les transgresser en obéissant au mari.

 SECTION II : L’INTERDICTION DE NUIRE A SON EPOUX.

l est obligatoire à l’épouse d’éviter de nuire à son mari par la

I
parole ou par l’acte, que ce soit en portant atteinte à son
honneur, à ses biens ou à ses enfants. Elle ne doit pas le mépriser, le
médire, le calomnier, se moquer de lui, lui donner un sobriquet ou
le traiter de façon déplaisante.

Il suffit comme mise en garde pour la femme qui nuit à son mari de
mentionner l’invocation, des houris contre elle, attestée dans le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
hadith dans lequel le Messager‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Une femme ne nuit pas à son mari dans ce bas monde sans que sa
femme parmi les houris ne dise : “ Ne lui nuis pas, qu’Allâh te
combatte. Il n’est chez toi qu’un passager. Il est sur le point de
te quitter pour se joindre à nous. ” »(38)

Parmi les aspects de cette nuisance, il y a le fait qu’elle lui rappelle ses
faveurs et les dépenses qu’elle a faites de son argent pour lui et pour
ses enfants. Car, le fait de lui rappeler ses faveurs (en faisant
abstraction de la nuisance que cela cause à l’époux) annule la
ّ
ّ ‫ ﻋﺰ‬dit :
rétribution et la récompense. Allâh ‫وﺟﻞ‬

17
ََ َ ّ َْ ْ ُ َ َ َ ُ ْ ُ َ ُ َ َ ‫َ َﱡَ ﱠ‬
.[264 :‫﴿ﻳﺎ أ ﺎ اﻟ ِﺬﻳﻦ آﻣﻨﻮا ﻻ ﺗﺒ ِﻄﻠﻮا ﺻﺪﻗﺎ ِﺗﻜﻢ ِﺑﺎﳌ ِﻦ و ذى﴾ ]اﻟﺒﻘﺮة‬
Sens du verset :

﴾Ô les croyants ! N’annulez pas vos aumônes par


un rappel ou un tort﴿ [s. Al-Baqara (la Vache) :
v. 264]

Parmi les autres façons de lui porter préjudice, il y a le fait de lui


demander au-delà de ses capacités. Au contraire, la femme doit
accepter le peu et s’en contenter jusqu’à ce qu’Allâh leur accorde de
Ses faveurs. Allâh ّ ‫ﻋﺰ‬
‫وﺟﻞ‬ ّ dit :

ُ َّ ُ َ ُ ُ َ ‫ُْ ْ ُ َ َ ْ َ َ َ َ ْ ُ َ ََْ ْ ُ ُ َُْْ ْ ﱠ‬


ُ ‫ﻒ‬
‫ﷲ‬ ‫﴿ﻟﻴﻨ ِﻔﻖ ذو ﺳﻌ ٍﺔ ِﻣﻦ ﺳﻌ ِﺘ ِﮫ وﻣﻦ ﻗ ِﺪر ﻋﻠﻴ ِﮫ ِرزﻗﮫ ﻓﻠﻴﻨ ِﻔﻖ ِﻣﻤﺎ آﺗﺎﻩ ﷲ ﻻ ﻳ ِﻠ‬
ِ
َ ُ ُ َ ْ َ َ َ َ َ ‫َْ ً ﱠ‬
.[7 :‫ﷲ َ ْﻌﺪ ُﻋ ْﺴ ٍﺮ ُ ْﺴ ًﺮا﴾ ]اﻟﻄﻼق‬ ‫ﻧﻔﺴﺎ ِإﻻ ﻣﺎ آﺗﺎ ﺎ ﺳﻴﺠﻌﻞ‬

Sens du verset :

﴾Que celui qui est aisé dépense de sa fortune ; et que celui


dont les biens sont restreints dépense selon ce qu’Allâh
lui a accordé. Allâh n’impose à personne que selon ce qu’Il
lui a donné, et Allâh fera succéder l’aisance à la
gêne.﴿[s. At-Talâq (le Divorce) : v. 7]

18
 SECTION III : L’INTERDICTION DE METTRE SON MARI EN
COLERE.

a femme doit éviter ce qui met son mari en colère, et ce qu’il

L déteste comme comportements et manières en général, que cela


soit avec lui-même ou avec ses parents et ses proches, c’est-à-dire
tout ce qu’il n’admet pas et qui lui déplaît, à condition que cela soit
dans le cadre du convenable comme susmentionné, et ce, selon le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
hadith dans lequel le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Il y a trois personnes dont la prière ne dépassera


pas les oreilles : l’esclave fugitif jusqu’à ce qu’il
revienne [vers son maître], la femme dont le mari
passe la nuit en colère contre elle, et l’imam qui dirige les
gens [dans la prière] alors qu’ils le détestent. »(39)

Les gens de science ont dit : « Cela concerne le cas où la colère est due
au mauvais comportement de la femme, à ses mauvaises manières ou à
son manque d’obéissance. Néanmoins si la colère de son mari n’est pas
fondée sur une effraction, elle n’encourra pas de péché. »(40)

 SECTION IV : L’INTERDICTION DE SE MONTRER INGRATE ENVERS


SON EPOUX.

a femme doit se garder d’être ingrate par rapport aux bienfaits et

L à la bienveillance de son époux. Il lui incombe de reconnaître sa


bienfaisance et toutes ses faveurs, et de le remercier pour son
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
mérite et ses bienfaits. Le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

« Allâh ne regardera pas la femme ingrate envers son époux,


alors qu’elle ne peut pas se passer de lui. »(41)

La raison en est que la reconnaissance de la faveur du mari s’inscrit


dans la reconnaissance de la faveur d’Allâh ّ ‫ﻋﺰ‬
‫وﺟﻞ‬ ّ . Et

«
son mari.
Celui qui ne remercie pas les gens ne remercie pas Allâh »(42),
comme affirmé dans le hadith. En effet, toute faveur que
l’époux accorde à sa femme est considérée comme une faveur
émanant d’Allâh, mais Allâh la lui accorde par le biais de

19
Une mise en garde existe contre le reniement des droits et le
délaissement du remerciement du bienfaiteur dans le hadith du
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Prophète ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬:

« …J’ai vu aussi l’enfer. Aujourd’hui, j’ai vu une scène sans


précédent. J’ai constaté que la plupart de ses occupants
étaient des femmes. »On demanda : « Pourquoi, ô Messager
d’Allâh ? » « Pour leur ingratitude », répondit-il. « Sont-elles
ingrates envers Allâh ? » demanda-t-on. Il expliqua : « Elles se
montrent ingrates envers leurs conjoints et ne reconnaissent pas la
bienveillance. Si toute ta vie, tu traites l’une d’elles avec bonté, puis
qu’une chose la contrarie, elle affirmera : “ Je n’ai jamais vu le
moindre bien de ta part ! ” »(43)

Al-Mounâwi ‫ رﺣﻤﮫ ﷲ‬a dit : « Car le reniement du don, l’impatience lors


de l’épreuve, la prédominance de la passion, le penchant vers les
attraits du bas monde et le fait de se détourner des honneurs de l’au-
delà sont une caractéristique prédominante chez elles, à cause de la
faiblesse de leur esprit et de leur caractère prompt à se leurrer. »(44)

 SECTION V : L’INTERDICTION DE DEMANDER A L’EPOUX


DE LA DIVORCER .

a femme ne doit pas demander à son mari de la divorcer sans qu’il

L y ait une difficulté qui l’amène à demander la séparation. Par


exemple : si elle déteste son mari et craint de ne pouvoir observer
les prescriptions d’Allâh en restant avec lui, ou s’il se comporte avec
elle d’une mauvaise manière, ou s’il désobéit à Allâh en abandonnant
les prescriptions et les obligations ou commet des choses blâmables et
interdites, ainsi que les autres raisons et motifs valables et réels
permettant à la femme de demander Al-Khol‘ (de se séparer de son mari)
ou d’annuler l’acte de mariage par le divorce.

Cependant, si la vie conjugale est imprégnée de concorde et d’entente,


et qu’il n’y a pas de raisons valables incitant à demander le divorce, il
ne sera pas permis religieusement à la femme de le demander, à cause de
la menace d’un châtiment sévère que comporte le hadith suivant :

« Toute femme qui demande le divorce à son mari sans aucune


raison valable, se verra interdire l’odeur du paradis. »(45)

20
 SECTION VI : L’INTERDICTION DE SE REFUSER A SON
EPOUX DE JOUIR D ’ELLE.

a femme ne doit pas s’opposer au droit de son mari de jouir d’elle,

L car elle est menacée de malédiction et de colère, comme cité dans


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
le hadith dans lequel le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Si l’homme invite son épouse au lit et qu’elle ne vient pas à lui,


et qu’il passe alors la nuit fâché contre elle, les Anges la
maudiront jusqu’au matin. »(46)

‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit aussi :

« Par Celui qui tient mon âme dans Sa Main ! Il n’est pas de
femme qui se refuse à son mari qui l’invite au lit sans que
Celui qui est au ciel ne soit courroucé contre elle jusqu’à
ce que son mari soit satisfait d’elle. »(47)

Dans ces deux hadiths, il y a une preuve que c’est un grand péché
quand l’épouse se refuse à son époux sans raison légiférée ou excuse
acceptable, et que la colère de l’époux entraîne la colère du Seigneur,
et la satisfaction de l’époux entraîne celle du Seigneur. Sachant que
les menstrues ne sont pas une excuse, car il est permis de jouir de la
femme sans pénétration, conformément au hadith dans lequel le
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Faites tout, sauf le coït. »(48)

Ainsi, le cas de la femme en période de lochies est


identique à la femme en menstrues.

Ainsi, la femme qui se refuse à son mari sans raison valable est maudite
jusqu’à l’aube, à moins que son mari ne soit satisfait d’elle ou ne
regagne son lit.

 SECTION VII : L’INTERDICTION DE DEVOILER LES SECRETS


DES RAPPORTS CONJUGAUX.

21
a femme doit préserver l’honneur de son époux, et ce, en se

L gardant de divulguer ou de répandre l’intimité des rapports


conjugaux ou ce qu’elle a fait avec lui. En effet, cet interdit est
commun et concerne les deux époux, conformément au hadith dans
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
lequel le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Certes, parmi les personnes qui occupent le pire des rangs


auprès d’Allâh le Jour de la Résurrection, il y a l’homme qui a
des rapports sexuels avec sa femme, et elle avec lui, qui divulgue
le secret de cette dernière. »(49)

‫ﱠ‬
Et d’après Asmâ’ bint Yazîd Al-Ansâriyya le Messager d’Allâh ‫ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ‬

‫ﱠ‬
‫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

« Il se pourrait qu’un homme dise ce qu’il fait avec son épouse


[lors de leurs rapports], et il se pourrait qu’une femme informe
de ce qu’elle a fait avec son époux. »

Les gens présents se turent et ne répondirent pas. J’ai dit : “ Oui, par
Allâh, ô Messager d’Allâh ! Elles le disent, et ils le font [eux aussi]. ” Il
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Ne faites pas cela, car cela ressemble à un diable qui rencontre


une diablesse sur un chemin et accomplit le coït avec elle
alors que les gens les regardent. ” »(50)

Cela est interdit dans le cas où la divulgation de l’intimité se fait à


titre de plaisanterie et d’amusement. Néanmoins, si le dévoilement de
l’intimité, ou de certains de ses aspects, est un besoin religieusement
requis, tel que le cas de la demande de fatwa, en justice, en médecine,
etc., cela est permis en fonction du besoin.

‫ﱠ‬
La preuve établissant la permission est que le Messager d’Allâh ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ‬
‫ﺻ‬
‫ﱠ‬
‫ وﺳﻠﻢ‬quand on le questionna au sujet d’un homme qui a des rapports

avec sa femme sans éjaculer – cela en présence de ‘Â’icha –. Il

répondit : « Je fais cela avec celle-ci, puis nous faisons le bain rituel

[Al-Ghousl]. »(51) ‘Oumar ibn Abî Salama Al-Himyarî l’a questionné au

sujet du baiser pour le jeûneur en disant : « Le jeûneur donne-t-il un


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
baiser ? » Il ‫ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬
‫ ﺻ‬répondit : “ Questionne celle-ci ”, à savoir Oum
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
Salama. Elle l’informa que le Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬le faisait. Et

22
il dit : “ Ô Messager d’Allâh ! Allâh t’a, certes, pardonné tes péchés
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
passés et futurs. ” Le Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬lui dit :

« Par Allâh ! Je suis le plus pieux d’entre vous


et celui qui craint le plus Allâh.” »(52)

 SECTION VIII : L’INTERDICTION DE JEUNER EN DEHORS


DE RAMADAN SANS LA PERMISSION DE L’EPOUX.

l n’est pas permis à la femme de faire le jeûne surérogatoire en

I
présence de son mari sans demander sa permission, conformément
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
au hadith dans lequel le Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« La femme ne peut faire le jeûne qu’après la permission de son


mari quand il est à la maison. »(53)

Quant au jeûne obligatoire, s’il n’est pas restreint à un temps, elle doit
aussi demander sa permission. S’il lui demande de le reporter, elle doit

le retarder. En effet, il arrivait à ‘Â’icha de ne pouvoir rattraper les

jours de Ramadân qu’elle ratait que dans le mois de Cha‘bân, compte


‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
tenu de ses devoirs envers le Messager d’Allâh ‫(ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬54).

Cependant, si le temps est restreint, comme s’il ne restait du mois de


Cha‘bân que les jours qu’elle doit rattraper du Ramadân (passé), ou si le
devoir est restreint à un temps, tel que le jeûne du mois de Ramadân,
elle doit alors accomplir son jeûne même si son époux l’en empêche. La
preuve de cela est le rajout cité dans le hadith rapporté par Aboû
Dâwoûd : « Excepté le mois de Ramadân. »(55) La raison en est que le jeûne
obligatoire est un droit d’Allâh, et le droit d’Allâh prime sur celui du
mari.

23
 SECTION IX : L’INTERDICTION D’ENLEVER SES HABITS EN
DEHORS DU DOMICILE CONJUGAL.

l n’est pas permis à la femme d’enlever ses habits en dehors du

I domicile conjugal, ou de la maison de sa famille ou de ses


Mahârim(56). Car, se dévoiler dans un lieu qui n’est pas sûr, tels que
les hammams, les salles de fêtes, etc. expose la femme aux accusations et
à la tentation. Vu ce qui se produit de nos jours, à savoir l’utilisation
des caméras et des appareils de photos dans les salles de fêtes et dans
les endroits de repos, ces derniers captant, entre autres, les images
obscènes et choquantes de nudité, ainsi que les autres aspects de
tentation. En effet, il est authentiquement rapporté que le Messager
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dit :

« Toute femme qui enlève ses habits en dehors de sa maison,


Allâh déchirera Son voile [établi entre elle et Lui]. »(57)

Et d’après Aboû Al-Malîh Al-Houdhalî : « Des femmes parmi les gens de


Hims demandèrent la permission d’entrer chez ‘A’icha qui leur
répondit : “ Il se peut que vous soyez de celles qui entrent aux
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
hammams ? ” J’ai entendu le Messager d’Allâh ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬dire :

« Toute femme qui enlève ses habits en dehors du domicile de


son époux a, certes, déchiré le voile qu’il y a entre elle et
ّ ‫ﻋﺰ‬
Allâh ‫وﺟﻞ‬
ّ .” »(58)

Al-Mounâwî ‫ـ رﺣﻤﮫ ﷲ ـ‬a dit : « [concernant le hadith du Prophète ‫ﷲ‬


‫ﱠ‬
‫ﺻ‬
‫ﻋﻠﻴﮫ و ﺳﻠﻢ‬:] “… qui enlève ses habits en dehors du domicile de son époux ” :
c’est une allusion au fait qu'elle se dévoile devant les étrangers et
qu’elle ne se dissimule pas d’eux, “ a, certes, déchiré le voile qu’il y a
ّ ‫ﻋﺰ‬
entre elle et Allâh ‫وﺟﻞ‬
ّ ” : Car, Allâh ‫وﺟﻞ‬
ّ ‫ﻋﺰ‬ّ a fait descendre un habit
pour cacher leurs nudités, qui est l’habit de la piété. Et si elles ne
craignent pas Allâh et dévoilent leurs nudités, elles auront donc
ّ
déchiré le voile qu’il y a entre elles et Allâh ‫وﺟﻞ‬
ّ
‫ﻋﺰ‬, et au même titre
qu’elle s’est dévoilée, n’a pas préservé son visage et a trompé son époux,
Allâh dévoilera ses discrétions. La rétribution est du même type que
l’œuvre, et le dévoilement est le scandale. »(59)

24
Je dis : il est possible qu’elle se dévoile dans une maison non sûre et
qu’il y ait avec elle une femme de mauvaise foi qui la décrira à
quelqu’un qui la désire selon ce qu’elle a vu de sa beauté, et cela
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
entraînera ce dernier au péché ; et le Messager ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬a dit :

«
Enfin,
La femme ne doit pas contempler le corps d’une autre femme
pour ensuite la décrire à son mari comme si lui-même la
regardait devant lui. »(60)

les obligations et les interdits susmentionnés ne sont,


certes, qu’un miroir reflétant les attributs de l’épouse vertueuse : qui
accomplit le devoir envers Son Seigneur, obéit à son mari dans le
convenable, préserve son honneur pendant son absence, sauvegarde ses
biens, prend soin de ses enfants, le sert selon l’usage, (c’est-à-dire) de la
manière avec laquelle une femme de son rang sert un époux comme lui
selon sa situation et ses circonstances, veille à le rendre heureux et à
le satisfaire et s’éloigne de ce qui pourrait le mettre en colère ou lui
ferait du mal, ainsi que les autres qualités citées ci-dessus. Par ces
bonnes et vertueuses moralités, la femme assurera, aussi bien à elle-
même qu’à son mari et à ses enfants, un toit honorable et consistant,
un foyer paisible et stable, plein d’affection et de miséricorde et
garantira une vie heureuse, ici-bas et dans l’au-delà.

De cette façon, la femme vertueuse sera l’éducatrice de générations et


la formatrice d’hommes. Le poète a dit vrai quand il a énoncé :

La mère est une école qui, quand tu la formes


Tu auras formé un peuple de bonne race

La mère est un jardin qui, quand la pluie l’arrose


Fleurira d’une façon sans pareille

La mère est le professeur des premiers professeurs


Leurs vertus ont occupé l’étendue des horizons(61).

25
nfin, il est authentiquement rapporté d’après Al-Housayne ibn

E‫ﱠ‬
Mihsane que sa tante (paternelle) est venue voir le Prophète ‫ﷲ‬
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
‫ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬pour un besoin, et quand elle l’a accompli le Prophète ‫ﺻ ﷲ‬
‫ﺻ‬
‫ﱠ‬

‫ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬lui a dit : « As-tu un époux ? » Elle a dit : « Oui. » Il lui dit :
« Comment te comportes-tu avec lui ? » Elle dit : « Je lui fais tout ce
qu’il veut, sauf ce dont je n’ai pas la capacité. » Il lui dit : « Regarde ta
place à son égard, car il est, certes, ton paradis et ton enfer. »(62)

ّ ‫ﻋﺰ‬
Le savoir parfait appartient à Allâh ‫وﺟﻞ‬
ّ , et notre dernière

invocation est qu’Allâh, Maître des Mondes, paix et salut soient sur
‫ﱠ‬ ‫ﱠ‬
notre Prophète Mouhammad ‫ ﺻ ﷲ ﻋﻠﻴﮫ وﺳﻠﻢ‬ainsi que sur sa Famille, ses
Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.

Alger, le 12 de Rabî‘ Al-Awwal 1432 H,


correspondant au 15 février 2011 G.

 (1) Rapporté par At-Tirmidhî (1163), d’après ‘Amr ibn Al-Ahwas Al-Djouchamiye ‫رﺿﻲ‬
‫ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé ha• ane (bon) par Al-Albânî dans Al-Irwâ’ (2030).
 (2) Cf. : L’article mensuel n° 88, intitulé : « Des devoirs de l’époux envers son
épouse ».
 (3) Cf. : L’article mensuel n° 89, intitulé : « Les droits communs aux deux époux ».
 (4) Tafsîr Ibn Kathîr (1/491).
 (5) Rapporté par Ahmad (1661), d’après ‘Abd Ar-Rahmân ibn ‘Awf ‫ ; رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬et Ibn
Hibbân selon une version qui ressemble à celle-ci (4163), d’après Aboû Hourayra
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé ha• ane (bon) par Al-Albânî dans Âdâb Az-Zifâf (p. 214)
et il l’a jugé sahîh (authentique) dans Sahîh Al-Djâmi‘ (660).
 (6) Rapporté par Ibn Mâdjah (1853), d’après ‘Abd Allâh ibn Abî Awfâ ‫رﺿﻲ ﷲ‬
‫ﻋﻨﮭﻤﺎ‬danslerécitdeMou‘âdh‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Cehadithestjugéha• ane (bon) par Al-Albânî
dans Al-Irwâ’ (7/56) (n° 1998). Aboû ‘Oubayd Al-Qâ• im ibn Sallâm a dit dans Gharîb
Al-Hadîth (4/330) : « Nous comprenions que le sens de cela est qu’elle est
transportée sur le dos d’un chameau. Mais le commentaire d’une partie de ce
hadith stipule que lorsque la femme était sur le point d’accoucher, on la
faisait asseoir sur un bât afin que cela soit plus aisé pour son accouchement. »
 (7) Cf. : Tafsîr Ibn Kathîr (1/491).
 (8) Rapporté par : Al-Boukhârî (5200) et Mouslim (1829), d’après Ibn ‘Oumar ‫رﺿﻲ ﷲ‬
‫ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (9) Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Kabîr (22/83), d’après Al-
Wâthila ibn Al-Asqa‘ ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-
Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (775).
 (10) Rapporté par Al-Bayhaqî (8358), d’après Ibn ‘Abbâs‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬. Ce hadith est
authentifié par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (287).
 (11) Rapporté par An-Na• â’î (3231). Ce hadith est jugé ha• ane (bon) par Al-Albânî
dans Irwâ’ Al-Ghalîl (1786).
 (12) Aboû Hassâne Asmâ’ ibn Khâridja ibn Hisne ibn Houdhayfa Al-Fazâriyye, parmi
les Successeurs de la première catégorie, de la ville de Koufa [ville en Irak], était
un maître pour son peuple et très généreux auprès des califes. Il a recueilli de
nombreux récits et est décédé en 66 de l’Hégire.
 (13) Cf. : Ihyâ’ ‘Ouloûm Ad-Dîne d’Al-Ghazzâlî (2/58), et Dâ’irat Ma‘ârif Al-Ousra
Al-Mouslima (46/206).
 (14) Cf. : note 1.
 (15) Rapporté par : Al-Boukhârî (5195) et Mouslim (1026), d’après Aboû Hourayra
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.

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 (16) Rapporté par Mouslim (2552), d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Oumar ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (17) Rapporté par At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Kabîr (20/160), d’après
Mou‘âdh ibn Djabal ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-
Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (5259).
 (18) Rapporté par : Al-Boukhârî (5361) et Mouslim (2727), d’après ‘Ali ibn Abî Tâlib
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (19) Rapporté par Mouslim (2182), d’aprèsAsmâ’ bint Abî Bakr ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (20) Le « farsakh » (parasange) est une unité de mesure d’une distance équivalente
à 5544 mètres. Ce qui fait que les « deux tiers de farsakh » mentionnés dans le
hadith équivalent à 3696 mètres. (NDT).
 (21) Rapporté par : Al-Boukhârî (5224) et Mouslim (2182), d’après Asmâ’ bint Abî Bakr
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (22) Cf. : Fiqh As-Sounna de As-Sayyid Sâbiq (2/233), et Mawsoû‘at Al-Khoutab Al-
Minbariyya (1/1429).
 (23) Voir cette divergence dans Al-Moughnî d’Ibn Qoudâma (7/21), et Al-
Madjmoû‘, [deuxième supplément] (18/256).
 (24) Ce texte fait partie du hadith de ‘Amr ibn Al-Ahwas‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Cf. : note 1.
EtilestrapportéparMouslim (1218), d’aprèsDjâbir dans lequel le Prophète ‫ﺻﻠﱠﻰ ﷲ ﻋﻠﯿﮫ‬
‫وﺳﻠﱠﻢ‬dit : « Craignez Allâh au sujet des femmes ! Vous les avez prises par le pacte
d’Allâh et vous vous êtes permis leurs sexes par la parole d’Allâh. »
 (25) Rapporté par Sa‘îd ibn Mansoûr dans ses Sounane (591), d’après ‘Ourwa ibn Az-
Zoubayr qui dit : « Asmâ’ bint Abî Bakr nous a dit : “ Ô mes enfants et les enfants
de mes enfants ! Le mariage est une servitude, que l’un de vous voit où il mettra
sa fille bien aimée en servitude. ” » Al-Hâfidh Al-‘Irâqî a dit dans Takhrîdj
Ahâdîth Al-Ihyâ’ (479) : « Il est rapporté par Aboû ‘Oumar At-Touqânî dans
Mou‘âcharat Al-Ahlayne, de façon mawqoûf [qui s’arrête au Compagnon qui l’a
rapporté] à ‘Â’icha et Asmâ’ les filles d’Aboû Bakr, et Al-Bayhaqî a dit :“ Il est rap-
porté de façon marfoû‘, mais le mawqoûf est plus authentique. ” »
 (26) Cf. : Zâd Al-Ma‘âd d’Ibn Al-Qayyim (5/187-189).
 (27) Cela dans Sa Parole :
 ﴾‫ب‬ َ ‫[﴿ َوأ َ ْﻟﻔَﯿَﺎ‬25 :‫]ﯾﻮﺳﻒ‬.
ِ ‫ﺳ ِﯿّ َﺪھَﺎ ﻟَﺪَى ا ْﻟﺒَﺎ‬
 Sens du verset :
 ﴾Ils trouvèrent son maître [à elle] à la porte﴿[s. Yoû• ouf (Joseph) : v. 25]. Et Il a
désigné par le terme « maître » son époux. Cf. : Fath Al-Qadîr d’Ach-Chawkânî
(3/18).
 (28) Cf. : note 11.
 (29) Cf. : Madjmoû‘ Al-Fatâwâ d’Ibn Taymiyya (34/90).
 (30) Rapporté par Al-Boukhârî (676), d’après ‘Â’icha ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﺎ‬.
 (31) Rapporté par Ibn Hibbân (5676), d’après ‘Â’icha ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﺎ‬. Le hadith dans son
intégralité est : « Que fait l’un d’entre vous au service de sa femme : il cousait ses
chaussures et son habit, il rapiéçait son sceau. »
 (32) Cf. : Fath Al-Bârî d’Ibn Hadjar (2/163).
 (33) Rapporté par : Al-Boukhârî (7138) et Mouslim (1829), d’après Ibn ‘Oumar ‫رﺿﻲ ﷲ‬
‫ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (34) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (2300), At-Tirmidhî (1204) et ibn Mâdjah (2031). Al-
Albânî a jugé ce hadith comme Da‘îf (faible) dans Al-Irwâ’ (2131), mais il a renoncé
à le juger Da‘îf (faible) et a dit qu’il est authentique dans Sahîh Abî Dâwoûd
(2300), et il a fait allusion à cela dans As-Silsila Ad-Da‘îfa (12/208), en le citant
dans le hadith (5597).
 (35) Rapporté par : Al-Boukhârî (5334) et Mouslim (1486), d’après Oumm Habîba bint
Abî Soufyân ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (36) Rapporté par : Al-Boukhârî (7145) et Mouslim (1840), d’après ‘Alî ibn Abî Tâlib
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (37) Rapporté par : Ahmad (19881) et At-Tabarânî dans Al-Mou‘djam Al-Kabîr
(18/170) ; les termes de ce hadith sont ceux d’At-Tabarânî, d’après ‘Imrân ibn
Housayne ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans
Sahîh Al-Djâmi‘ (7520).
 (38)Rapporté par : At-Tirmidhî (1174) et Ibn Mâdjah (2014), d’après Mou‘âdh ‫رﺿﻲ ﷲ‬
‫ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha
(173).
 (39) Rapporté par At-Tirmidhî (360), d’après Aboû Oumâma ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est
jugé ha• ane (bon) par Al-Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (3057).
 (40) Cf. : Touhfat Al-Ahwadhî d’Al-Moubârakfoûrî (2/344).
 (41) Rapporté par Al-Hâkim dans Al-Moustadrak (2771), Par Al-Bayhaqî dans As-
Sounane Al-Koubrâ (14720), d’après ‘Abd Allâh ibn ‘Amr ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬. Ce hadith est
jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans As-Silsila As-Sahîha (289).
 (42) Rapporté par : Aboû Dâwoûd (4811) et At-Tirmidhî (1954), d’après Aboû
Hourayra ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans
Sahîh Al-Djâmi‘ (6601).

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 (43) Rapporté par : Al-Boukhârî (5197) et Mouslim (907), et cette formule est de ce
dernier, d’après Ibn ‘Abbâs ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻤﺎ‬.
 (44) Fayd Al-Qadîr d’Al-Mounâwî (1/545).
 (45) Rapporté par Aboû Dâwoûd (2226), d’après Thawbân ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬. Ce hadith est
jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans Al-Irwâ’ (2035).
 (46) Rapporté par : Al-Boukhârî (5193) et Mouslim (1436) ; les termes de ce hadith
sont ceux de Mouslim, d’après Aboû Hourayra ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (47) Rapporté par Mouslim (1436), d’après Aboû Hourayra ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (48) Rapporté par Mouslim (302), d’après Anas ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (49) Rapporté par Mouslim (1437), d’après Aboû Sa‘îd Al-Khoudrî ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (50) Rapporté par Ahmad (27573) et jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans
Âdâb Az-Zifâf (70).
 (51) Rapporté par Mouslim (350), d’après ‘Â’icha ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﺎ‬.
 (52) Rapporté par Mouslim (1108), d’après ‘Oumar ibn Abî Salama Al-Himyarî ‫رﺿﻲ ﷲ‬
‫ﻋﻨﮫ‬, qui n’est pas le beau-fils du Prophète ‫ﺻﻠﱠﻰ ﷲ ﻋﻠﯿﮫ وﺳﻠﱠﻢ‬, c’est-à-dire ‘Oumar, le fils
d’Aboû Salama et d’Oumm Salama, Al-Makhzoûmî Al-Qourachî de père et de mère
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﻢ‬.
 (53) Rapporté par : Al-Boukhârî (5195) et Mouslim (1026), d’après Aboû Hourayra
‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (54) Rapporté par : Al-Boukhârî (1950) et Mouslim (1146) ; la version de Mouslim
est la suivante : « J’avais un jeûne du mois de Ramadân à acquitter ; je ne
pouvaisl’acquitter qu’au mois de Cha‘bân à cause du fait que j’étais occupée par
le Messager ‫ –ﺻﻠﱠﻰ ﷲ ﻋﻠﯿﮫ وﺳﻠﱠﻢ‬ou pour le Messager d’Allâh ‫– ﺻﻠﱠﻰ ﷲ ﻋﻠﯿﮫ وﺳﻠﱠﻢ‬. »
 (55) Rapporté par Aboû Dâwoûd (2458), d’après Aboû Hourayra ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬selon ces
termes : « Une femme ne doit jeûner en présence de son époux qu’avec sa
permission ; excepté le mois de Ramadân » Ce hadith est jugé sahîh (authentique)
par Al-Albânî dans Sahîh Abî Dâwoûd (7/219).
 (56) Mahârim (Mahram en singulier) pour la femme : Tout homme qui lui est
interdit, pour toujours, de se marier. Cette interdiction est établie en raison
de liens de parenté, d’alliance ou d’allaitement. (NDT).
 (57) Rapporté par : Ahmad (26569) et Al-Hâkim dans Al-Moustadrak (7782), d’après
Oumm Salama ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮭﺎ‬. Ce hadith est jugé sahîh (authentique) par Al-Albânî dans
Ghâyat Al-Marâm (195).
 (58) Rapporté par : At-Tirmidhî (2803) et Ibn Mâdjah (3750), d’après ‘Â’icha ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
Ce hadith est authentifié par Al-Albânî dans Sahîh Al-Djâmi‘ (2710).
 (59) Fayd Al-Qadîr (3/136).
 (60) Rapporté par Al-Boukhârî (5240), d’après Ibn Mas‘oûd ‫رﺿﻲ ﷲ ﻋﻨﮫ‬.
 (61) Poème Tarbiyat Al-Banât du poète Nil Mouhammad Hâfidh Ibrâhîm ‫ـ رﺣﻤﮫ ﷲ ـ‬.
 (62) Rapporté par Ahmad (19003) et authentifié par Al-Albânî dans As-Silsila As-
Sahîha (6/220).

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