Gestion des risques en assurance
Gestion des risques en assurance
L'IQPF tient à remercier M. Denis Preston, CPA, CGA, F.R.M., Pl. Fin., pour sa
collaboration à la rédaction.
Éléments de compétence
(1) Introduction
Les parties deux et suivantes analysent les produits d'assurance qui sont offerts par les
compagnies d'assurance. L'utilisation ou non de ces solutions potentielles dépendra de
la situation particulière du client ou de sa famille.
L'écart type est à la base des calculs qui permettent d'établir les portefeuilles dits
efficients (théorie moderne du portefeuille) et de plusieurs indicateurs de performance,
tel que le ratio de Sharpe.
Il est alors question de risque pur, un risque qui ne peut avoir que des conséquences
négatives.
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Impression 21-05-29 07)31
Pour qu'un assureur accepte d'assumer un risque, celui-ci doit être dû au hasard2.
L'aléa3 peut concerner son occurrence (probabilité que le risque se produise) ou la date
de survenance lorsqu'il est certain que le risque assuré va se produire, par exemple le
décès.
Lorsque l'assuré contrôle la survenance du risque ou son ampleur, il est possible que les
pertes soient supérieures à celles prévues par l'assureur. L'introduction de clauses
d'exclusions ou de franchises dans les contrats permet de gérer en partie le risque
moral.
Le risque moral peut parfois inciter les gens à faire des réclamations abusives ou
frauduleuses, comme ce fût le cas pour 150 employés d'un hôpital de Toronto qui ont été
congédiées4.
Selon les auteurs Shlomo Benartzi et Jonah Lehner6, 65 % des personnes choisissent le
plan d'assurance maladie complémentaire A plutôt que le B lorsque confrontés au choix
suivant :
A) Franchise annuelle de 1 000 $ et prime mensuelle de 150 $
Pourtant, quel que soit le niveau des réclamations, l'option B est toujours meilleure. Le
tableau suivant illustre le coût total (prime + franchise) selon différents scénarios de
réclamation :
Le planificateur financier doit aider son client à comprendre que l'assurance ne devrait
être utilisée que pour les risques importants qui menacent sa santé financière ou celle
de sa famille et non pour des aspects sur lesquels il peut exercer un contrôle significatif.
(1) 1.2 — Identification des risques qui menacent la santé financière du client
ou de sa famille
Un client fait face à deux grands types de risques assurables7 : les risques reliés à sa
santé ou à son patrimoine. Les assureurs se sont d'ailleurs spécialisés selon ces types
de risque, soit l'assurance de personnes et l'assurance de dommages.
Assurance de personnes
Les risques reliés à la santé sont qu'un accident ou une maladie entraîne :
• l'invalidité;
• le décès; ou
• des frais de santé.
L'article 2392 du Code civil du Québec énonce que «[l]'assurance de personnes porte
sur la vie, l'intégrité physique ou la santé de l'assuré».
Il existe un risque supplémentaire relié à la santé d'un individu, soit le risque de survie,
c'est-à-dire le risque de survivre à son capital financier parce que sa santé est trop
«bonne». Ce risque peut être assuré par l'entremise des rentes viagères. Les méthodes
pour gérer le risque de survie sont traitées dans le module 7 «Retraite».
Assurance de dommages
Les risques reliés au patrimoine sont :
En terme financier, ce qui est perdu est la valeur du capital humain. Autrement dit, la
valeur actualisée de l'ensemble des revenus de travail futurs d'un individu. Un individu
qui n'a pas de travail rémunéré ne subit aucune perte de revenu lors d'une invalidité. Les
conséquences financières du risque d'invalidité sont donc à leur maximum lorsque
l'individu commence à travailler, soit immédiatement après la fin de ses études.
Le tableau suivant décrit une méthode simplifiée qui estime la valeur économique du
capital humain à l'aide d'une calculatrice financière9.
10
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La valeur obtenue grâce à cette méthode correspond au coût10 d'une rente qui verserait
des paiements annuels de 50 000 $. Ces paiements seraient indexés (croissance) de
2,25 % chaque année.
Il existe une règle empirique pour calculer la valeur actualisée de production du capital
humain. Il suffit de multiplier la production annuelle par le nombre d'années avant la
retraite. Avec les données de l'exemple de Pierre, nous obtenons 1 500 000 $, soit
50 000 $ multiplié par 30. Cette règle est valable si le taux d'indexation est égal au taux
de rendement après impôts. Si le taux de rendement est supérieur au taux d'indexation,
alors la valeur du capital humain est inférieure à la règle empirique. Si le taux de
rendement est inférieur au taux d'indexation, alors la valeur du capital humain est
supérieure à la règle empirique.
Bien entendu, les décisions prises par un individu influencent la valeur de son capital
humain. Cette valeur augmente lorsque celui-ci investit dans sa formation, alors qu'elle
diminue lorsqu'il décide de travailler moins.
Les conséquences financières d'un décès sont donc égales à la valeur présente (ou
actualisée) :
Un accident ou une maladie peut entraîner des dépenses qui ne sont pas remboursées
par l'État; c'est particulièrement le cas lors d'un voyage à l'extérieur du Canada.
Les conséquences financières des frais de santé varient donc selon l'importance des
soins assurés par l'État et par le fait que le client bénéficie ou non d'un régime
d'assurance collective de frais médicaux.
Selon l'Institut canadien d'information sur la santé (CIHI)11, voici comment les dépenses
de santé (incluant les frais dentaires, de lunettes, de psychologues, chiropraticiens, etc.)
étaient réparties en 2019, lesquelles sont restées stables depuis la fin des années 1990.
Secteur privé :
Autres 2,9 %
Les dommages aux biens à usages d'affaires peuvent avoir des conséquences
financières plus élevées que les dommages aux biens utilisés à des fins personnelles,
les premiers étant utilisés pour produire des revenus. La destruction d'une résidence
personnelle entraîne une perte certaine, mais la destruction d'un immeuble à revenu
entraîne aussi la perte de revenus de location, ceux-ci étant souvent nécessaires pour
• les éviter en éliminant leur cause. Une personne qui évite la pratique de sports
dangereux ou de voyager dans les pays non recommandés par le gouvernement
du Canada élimine le risque d'accident relié à ces événements;
• réduire la probabilité ou la gravité d'un risque. L'utilisation d'un système antivol,
d'un détecteur de fumée ou d'un coussin gonflable permet de réduire la probabilité
qu'un événement se produise ou de diminuer les conséquences de cet événement
s'il se produit. Garder les objets de valeurs dans un coffret de sûreté, ne pas fumer,
bien s'alimenter en sont d'autres exemples;
• les assumer partiellement (franchise, délai de carence) ou totalement.
L'autoassurance diminue les frais reliés à un transfert et les primes à débourser. Le
client a alors besoin d'une réserve monétaire (fonds de prévoyance) qui
correspond aux conséquences financières des risques qu'il désire assumer.
L'autoassurance favorise donc l'épargne;
• les diversifier lorsque les risques ne sont pas ou peu corrélés. Le fait d'assumer
plusieurs risques peut diminuer le risque global assumé par le client. Pour un
individu, cette stratégie est plus courante en placement qu'en assurance. Mais un
assureur, lui, diversifie ses risques en assurant plusieurs risques qui sont peu ou
non corrélés entre eux. La prime de risque revient à celui qui effectue le
placement : c'est une rémunération pour le risque assumé;
• transférer partiellement ou totalement les conséquences financières à une tierce
partie. Le recours au transfert diminue la nécessité de se constituer un fonds de
prévoyance en cas de sinistre. Cela favorise les dépenses de consommation. Les
conséquences financières des risques sont alors assumées par un groupe, une
compagnie (d'assurances ou non) ou encore l'État.
Les assureurs acceptent d'assumer certains risques parce qu'ils espèrent faire des
profits. Selon le Rapport annuel sur les institutions financières 2018 de l'AMF13 illustre
les bénéfices avant impôts en pourcentage des revenus des compagnies d'assurance de
personnes.
Vie 5 931 331 5 020 198 15,36 15,38 18,30 17,61 16,37
collective % % % % %
Rentes 8 871 929 7 587 676 14,48 10,57 8,89 18,98 6,28
individuelles % % % % %
Rentes 8 162 962 5 589 676 31,52 7,00 9,83 9,92 6,65
collectives % % % % %
Acc./mal. 5 627 663 4 007 065 28,80 1,72 10,20 12,12 21,50
individuel % % % % %
Le tableau 49 du Rapport annuel sur les institutions financières 2018 de l'AMF illustre le
pourcentage des primes acquises qui ont servi à payer les sinistres en assurance de
dommages. Les primes acquises ne tiennent pas compte des taxes sur les primes de
3,48 % et la taxe de vente sur les primes d'assurance de 9 %.
201 201 20 20 20 20 20 20 20 20 20 20
8 8 18 17 16 15 14 13 12 11 10 09
Autom 733 479 65, 68, 67, 67, 61, 57, 59, 53, ND ND
obile 153 484 4 2 9 0 2 5 5 3
des $ $ % % % % % % % %
entrepr
ises
Biens 2 1 63, 63, 57, 54, 57, 61, 52, 63, 58, 66,
des 799 787 8 4 9 4 7 6 9 4 1 7
particul 992 275 % % % % % % % % % %
iers $ $
Biens 1 1 70, 57, 58, 51, 57, 54, 61, 62, 53, 68,
des 689 189 4 8 8 0 0 0 2 4 8 2
entrepr 084 512 % % % % % % % % % %
ises $ $
Respo 1 663 56, 79, 65, 60, 50, 68, 60, 64, 65, 69,
nsabilit 182 863 1 7 1 9 1 6 2 4 9 2
é 751 $ % % % % % % % % % %
$
Chaudi 91 123 13 27, 52, 42, 64, 25, 25, 27, 35, 41,
ères et 538 646 5,1 9 6 3 7 5 0 0 1 7
machin $ $ % % % % % % % % % %
es
Maritim 67 48 72, 49, 47, 56, 71, 59, 52, 67, 58, 62,
e 322 813 5 9 0 0 6 6 2 0 1 1
$ $ % % % % % % % % % %
Aviatio 77 23 30, 44, 34, 83, 13 22, 24, 73, 36, 50,
n 761 489 2 2 7 9 1,5 6 1 4 2 0
$ $ % % % % % % % % % %
Cautio 129 (1 -1, 16, 15, 43, 35, 10 26, 24, 24, 10,
n 585 714 3 3 8 5 0 3,1 1 6 5 9
$ $) % % % % % % % % % %
Autres 335 82 24, 38, 29, 45, 40, 30, 25, 32, 27, 38,
664 283 5 2 0 4 4 8 8 4 1 6
$ $ % % % % % % % % % %
Total 10 6 65, 66, 61, 59, 59, 61, 56, 60, 56, 62,
241 751 9 2 8 6 8 0 7 4 2 2
939 858 % % % % % % % % % %
$ $
Autrement dit, pour les assureurs, la vente de l'assurance est une source de profit et,
pour les consommateurs, une source de protection qui a un coût. Le transfert devrait
donc être généralement une stratégie de derniers recours. Mais elle est requise lorsque
l'individu ou sa famille ne sont pas en mesure d'assumer les conséquences du risque
lorsqu'il se produit.
Ce qui est transféré, ce sont les conséquences et non le risque lui-même. Le risque
continue d'exister et les conséquences non financières (pertes sentimentales, etc.) ne
sont pas transférables.
Pour qu'une compagnie d'assurance puisse rester en affaire, la valeur actualisée des
primes qu'elle perçoit doit être supérieure à la valeur actualisée des prestations qu'elle
verse. La différence entre les deux (primes et prestations) constitue les frais de
chargement. Ils comprennent les frais de sélection, d'administration, de paiements et la
marge de profits de l'assureur. Ces frais accaparent généralement de 20 % à 50 % de la
prime selon le type d'assurance.
Mais la probabilité n'est pas le facteur qui détermine la stratégie à adopter; c'est plutôt la
gravité des conséquences financières du risque. Le concept de gravité conjugue à la fois
les conséquences et la capacité du client ou de sa famille à assumer le risque.
Un risque qui a une probabilité élevée, mais qui a des conséquences financières
négligeables devrait être assumé. Un risque qui a une probabilité faible, mais dont les
conséquences financières ne peuvent pas être assumées par le client sans mettre en
danger sa santé financière, devrait être transféré.
Par exemple, la probabilité d'avoir le rhume est très élevée, mais les conséquences
financières sont négligeables. Elles peuvent donc être assumées. La probabilité de
décès d'une personne monoparentale âgée de 30 ans est faible, mais les conséquences
financières pour ses enfants sont très importantes si celle-ci n'est pas en mesure de leur
léguer le capital nécessaire au maintien de leur niveau de vie. Elle devrait donc
Probabilité Gravité
Bien que la valeur d'une maison peut paraître élevée, sa valeur est relativement faible
comparativement au capital humain lorsqu'un individu est en début de carrière. En outre,
c'est la production du capital humain qui paie la maison et non l'inverse. C'est la raison
pour laquelle la gravité d'un incendie est classée «moyenne à élevée», alors que celle
d'une invalidité est classée «très élevée» à 30 ans, mais «faible» à 64 ans.
Le décès entraîne la perte du capital humain comme pour une invalidité totale et
permanente. Mais c'est la présence ou non de responsabilité financière qui se continue
après le décès qui détermine la gravité des conséquences financières lors d'un décès.
Analyser l'impact financier des conséquences du risque est donc très important avant de
choisir d'assumer les conséquences du risque ou de le transférer à un assureur
moyennant une prime. En outre, même si les conséquences sont élevées, si le client ou
sa famille a la capacité financière d'assumer le risque, il est souvent plus sage de laisser
le client l'assumer, car il a plusieurs objectifs à financer.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
En assurance habitation, une assurance tous risques est préférable à une assurance de
base ou même à une assurance dite étendue.
Pour protéger la famille d'un client contre les conséquences financières d'un décès, une
véritable assurance vie est la solution obligatoire. Alors qu'une assurance décès
accidentel ne devrait être envisagée que si la souscription d'une assurance vie n'est pas
possible. L'assurance vie couvre l'ensemble des risques de décès, alors que l'assurance
décès accidentel ne couvre qu'une faible minorité de causes de décès. Autrement dit,
l'assurance vie permet un transfert complet des conséquences financières, alors que le
transfert n'est que partiel avec une assurance décès accidentel.
Pour les mêmes raisons, une assurance invalidité perte de revenu va être préférée à
une assurance maladie grave. La première assurance transfère les conséquences à la
suite d'un accident ou d'une maladie, sauf exclusions. La seconde permet d'effectuer un
transfert seulement pour certaines maladies. De plus, le montant de la protection n'est
pas directement relié aux pertes monétaires ou aux déboursés à effectuer.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Idéalement, le client équilibre sa consommation (son niveau de vie) pendant toutes les
phases de sa vie. Pour ce faire, le client doit épargner une partie de ses revenus
(restreindre sa consommation) pendant sa période de travail pour pouvoir consommer
cette épargne lorsqu'il sera à la retraite. Si le client n'épargne pas suffisamment, sa
consommation (et, donc, son niveau de vie) sera plus faible lors de sa retraite. S'il
épargne trop, c'est sa consommation actuelle qui sera désavantagée comparativement à
celle de sa retraite. L'épargne est donc un moyen de transférer de la consommation
entre les phases de vie.
Comme pour l'épargne, il est possible qu'un individu ait recours à trop d'assurance. Il est
alors surassuré16 et les primes qu'il paie en trop auraient pu être utilisées pour atteindre
d'autres objectifs.
Le coût d'opportunité peut être soit une retraite plus tardive ou encore une
consommation moindre à la retraite. Mais comme pour l'épargne, la surassurance est
généralement préférable à la sous-assurance.
Si les risques dont la gravité est élevée n'étaient pas transférés (p. ex. : l'invalidité), cela
La fiscalité de l'assurance vie fait en sorte qu'elle est défavorisée comparativement à ces
autres solutions d'épargne. Il y a trois moments où un produit peut être imposé : à
l'entrée, pendant sa croissance et à la sortie.
Imposition sur les revenus de placement engendrés par une police d'assurance dite
exonérée
La Loi de l'impôt sur le revenu18 fait une distinction entre les polices non exonérées et
les polices exonérées. Le revenu de placements des polices non exonérées s'ajoute au
revenu du titulaire (propriétaire) du contrat. Ce type de police n'est presque plus offert,
car il est désavantagé comparativement aux autres produits d'épargne qui, eux, ne sont
pas assujettis aux taxes sur les primes.
En ce qui concerne les polices d'assurance vie exonérées, le titulaire d'un contrat n'est
pas directement imposé sur le revenu engendré par sa police. Cela ne veut cependant
pas dire qu'il n'y a pas d'imposition. Les compagnies d'assurance vie doivent payer un
impôt fédéral de 15 % sur le revenu engendré par les réserves mathématiques de ces
polices19. Toutes les polices d'assurance vie exonérées avec épargne sont assujetties à
cet impôt sur le revenu, qu'elles soient de type vie entière ou vie universelle. Cependant,
les polices qui n'ont pas de composantes épargne (ex. T100 sans valeur de rachat) ne
sont pas assujetties à cette imposition.
Cela signifie que dire à un client que le revenu d'une assurance vie exonérée s'accumule
à l'abri de l'impôt est une affirmation erronée20. C'est un peu comme dire à un client de
transférer ses placements dans sa compagnie et lui dire qu'il n'y aura plus d'imposition.
Le client ne sera plus directement imposé, mais sa compagnie le sera.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Comme il a été mentionné à la section [Link], un planificateur financier doit, dans ses
recommandations, non seulement rechercher un juste équilibre entre la consommation
actuelle et future de son client, mais également rechercher un juste équilibre entre les
différents éléments de la planification financière. Il doit prioriser l'utilisation des
ressources limitées de son client selon ses besoins et objectifs.
Introduction
L'analyse de la situation du client permet :
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Avec des prestations non imposables, le client ne pourra plus cotiser à un REER, car il
n'aura plus de revenu gagné (à moins qu'il ait un revenu de location net). Dans le calcul
du revenu net à remplacer, il faut ajuster ses impôts. Par exemple, si le client cotisait
10 000 $ à un REER et que son taux marginal d'imposition était de 40 %, il faudrait faire
le calcul en ajoutant 4 000 $ d'impôt. Le client a besoin de remplacer une épargne avant
impôts de 10 000 $ par une épargne CELI ou non enregistrée de 6 000 $. D'ailleurs,
pour déterminer le revenu net gagné, les assureurs font le calcul sans tenir compte de
cotisations potentielles à un REER. Puisqu'il ne faut pas tenir compte des revenus de
placement, il faut aussi ajuster les impôts en conséquence. C'est-à-dire que pour faire
les calculs du besoin d'assurance invalidité perte de revenu, il ne faut pas prendre sans
ajustement les impôts que le client a payés dans sa déclaration de revenus ou sur son
talon de paie. Il faut calculer les impôts et charges sociales seulement sur le revenu de
travail.
Par contre, lorsque l'assurance collective ne comble pas tout le besoin du client, le
manque à gagner doit être converti en revenu après impôts car les prestations de
l'assurance que le client devra souscrire ne seront pas imposables.
Si elles sont exonérées, le besoin d'épargner pour la retraite diminue ou devient nul
selon la situation du client.
Cette assurance joue le même rôle que l'exonération des cotisations à un régime de
retraite pendant une invalidité. La différence étant que pour un régime de retraite les
revenus de placements ne sont pas imposés jusqu'aux retraits (placements enregistrés),
alors que pour une assurance invalidité l'imposition se fait annuellement, à l'exception
des gains en capital reportés (placements non enregistrés).
Dans le calcul du besoin d'assurance invalidité d'un client, il ne faut pas tenir compte des
régimes gouvernementaux, tels que le Régime de rentes du Québec (RRQ), la Société
d'assurance automobile du Québec (SAAQ) ou la Commission des normes, de l'équité,
de la santé et de la sécurité du travail (CNESST). Ces régimes ne couvrant que certains
risques, les protections qu'ils procurent sont limitées.
Certains contrats offrent une rente qui se termine à 60 ans ou 55 ans. Ils ne devraient
être conseillés qu'après avoir fait une projection de retraite selon les normes de l'IQPF,
et que celle-ci démontre que le client peut prendre sa retraite à cet âge.
Une assurance invalidité frais de bureau ou frais généraux rembourse les dépenses
réellement engagées pendant l'invalidité de l'assuré. La durée de la rente devrait
correspondre au temps nécessaire pour que l'entreprise se réorganise (le temps qu'un
remplaçant puisse à nouveau assumer les dépenses) ou que l'entreprise soit vendue.
Une clause d'invalidité devrait être incluse dans les conventions entre actionnaires ou
sociétaires et si possible dans les baux commerciaux.
souscrire. Lorsque les liquidités successorales sont positives, cela diminue le besoin
d'assurance vie, car l'épargne est un substitut à l'assurance. Mais l'inverse n'est pas
nécessairement vrai.
Voici un tableau qui illustre le coût de vie après le décès d'un des deux parents.
1. L'hypothèque de 125 000 $ n'est pas assurée, mais ils désirent qu'elle soit
remboursée lors d'un décès. La période d'amortissement restante est de 17,4 ans.
b) Autres revenus 0$ 0$
moindre. Il est toutefois à noter que, dans l'éventualité du décès du deuxième parent, la
rente d'orphelin resterait la même.
Revenus de placements
Les revenus de placements ne sont généralement pas inclus dans le calcul de revenu à
combler. Ceci pour éviter de les compter «deux fois». En effet, lorsque les placements
sont inclus dans les liquidités successorales, inclure à cette étape leurs revenus
reviendrait à les compter deux fois.
Il en est de même pour les revenus de location lorsqu'il est prévu que l'immeuble sera
vendu après le décès. Par contre, s'il était prévu que cet immeuble serait conservé
indéfiniment, il serait préférable de tenir compte des revenus de location dans le calcul
du revenu à combler plutôt que de tenir compte de la valeur dans le capital disponible.
Cela pourrait être le cas des revenus de location d'un duplex que la famille habite en
partie.
Il est préférable d'utiliser des taux correspondants à des portefeuilles prudents, car le
portefeuille doit produire un revenu immédiat et régulier, comme pour un retraité. En
outre, lorsqu'une personne décède, il n'est pas rare que le survivant devienne plus
prudent.
Si l'on supposait qu'après avoir établi le profil du survivant, le rendement estimé après
frais et impôts serait de 2 % et que l'inflation serait de 2 %, l'on obtiendrait alors un taux
d'actualisation de 0 %, soit [(1 + 2 %) / (1 + 2 %)] - 1.
Le nombre d'années nécessaires est souvent le nombre d'années avant que le conjoint
survivant puisse prendre sa retraite ou le nombre d'années avant que les enfants
deviennent autonomes financièrement.
Plus Capital requis pour payer l'hypothèque 125 000 $ 125 000 $
Les liquidités disponibles aux héritiers universels tiennent compte des liquidités
successorales et des sommes reçues par l'héritier à titre de bénéficiaire d'une police
d'assurance vie ou d'une rente. Lorsque l'héritier ou le bénéficiaire n'est pas directement
ou indirectement la personne (ex : le conjoint) pour qui l'analyse est faite, alors ces
montants ne devraient pas être inclus. De plus, lorsqu'il y a une nomination de
bénéficiaire, la prestation de décès ne fait pas partie des liquidités successorales (elle ne
fait pas partie de la succession), mais elle doit être incluse dans les liquidités disponibles
aux héritiers universels.
Le bilan de Mme Tremblay et de M. Smith révèle des liquidités disponibles aux héritiers
universels de 10 000 $ en cas de décès de Madame ou de Monsieur. La transmission de
leurs biens personnels et de leurs REER au conjoint survivant advenant le décès de l'un
des deux parents est prévue par testament.
Les besoins d'assurance sur la vie en cas de décès de Madame sont de 480 000 $ et de
180 000 $ en cas de décès de Monsieur. Il est normal que Madame ait besoin de
souscrire davantage d'assurance vie car c'est elle qui a le revenu le plus élevé du
couple.
Parfois, il est possible que le décès séparé des parents n'entraîne pas de besoin
d'assurance vie, alors qu'il y en a un lors de décès simultanés, les deux revenus
disparaissant en même temps.
ÉLÉMENTS IMPORTANTS
Valeur future 0$ 0$
Lorsque l'hypothèque n'est pas remboursée au décès, le besoin en assurance vie est
plus élevé puisque le client ne peut pas espérer obtenir sur un portefeuille conservateur
(le client est en période de décaissement) un rendement après impôt supérieur au taux
de l'hypothèque. Ne pas rembourser une dette et placer la prestation de décès pour
pouvoir payer les paiements sur la dette revient à utiliser l'effet de levier, mais sans
bénéficier de la déductibilité des intérêts.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Sauf pour les dettes dont les intérêts sont déductibles du revenu, il est
généralement préférable de rembourser les dettes au décès et de diminuer en
conséquence le coût de vie des survivants.
Le fait de léguer un montant à une future génération ou à une fondation ne change pas
la démarche d'évaluation des besoins d'assurances sur la vie. Il suffit d'ajouter le legs
désiré aux dettes dans les liquidités successorales. Une donation est, en quelque sorte,
une dette envers une future génération ou une fondation. Le legs vient donc diminuer les
liquidités successorales et augmenter le besoin en assurance sur la vie.
Par contre, les clients qui sont réellement sérieux dans le désir de legs devront soit :
Ce qui fait en sorte qu'au moment où leurs enfants recevront leur héritage, ceux-ci
seront probablement dans la cinquantaine, voire dans la soixantaine. Généralement, ce
n'est pas à cet âge que les gens ont les plus grands besoins, c'est plutôt lorsqu'ils
achètent leur première maison et lorsqu'ils ont des enfants en bas âge.
Donc, si un client a effectivement des ressources qu'il peut transmettre à ses enfants
sans compromettre sa propre retraite, il devrait envisager de faire un don du vivant plutôt
qu'un legs à son décès. Il pourrait le faire, par exemple, en les libérant des contributions
aux régimes enregistrés d'épargne-études ou encore en augmentant leur mise de fonds
pour une maison. Le coût de l'assurance de la Société canadienne d'hypothèques et de
logement en sera alors moins élevé.
décennies, soit en moyenne à son espérance de vie? Espérance de vie qui devrait
d'ailleurs continuer à s'accroître dans les années futures.
De plus, le taux de déchéance29 (abandon) des contrats d'assurance vie est assez
élevé. Si le client ne payait pas une seule prime, il y aurait un risque que l'organisme de
bienfaisance ne reçoive jamais la prestation de décès.
Le planificateur financier peut suggérer une autre hypothèse de travail, par exemple faire
immédiatement une partie du legs en donnant directement à la fondation chaque année
le montant nécessaire à la constitution du legs, plutôt que d'épargner ou de payer une
prime d'assurance vie pour faire un legs plus tard. La fondation pourra ainsi consacrer
ces sommes aux objectifs qu'elle poursuit immédiatement et non pas dans plusieurs
décennies. Bien entendu, le montant du don sera admissible au crédit d'impôt pour dons
si l'organisme est un donataire reconnu, c'est-à-dire qu'il peut émettre des reçus pour
dons.
• de sa contrainte budgétaire;
• de sa capacité à financer sa propre retraite; et
• des conséquences de l'augmentation de l'espérance de vie.
Ce n'est que par la suite qu'il sera possible de déterminer avec lui le meilleur moyen
pour atteindre ses principaux objectifs.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Il n'est pas pertinent d'assurer les impôts sur les REER car la valeur du REER
après impôts est positive. De plus, à la retraite la valeur du FEER a tendance à
diminuer et donc les impôts à payer.
transférées à la génération future, alors l'impact sur les liquidités successorales sera
négatif. Il a un passif (l'impôt sur le bien légué), mais pas d'actif à inclure dans les
liquidités successorales.
L'objectif de ne pas vendre ce bien au décès est l'équivalent d'un legs à la future
génération et entraîne également une diminution de la consommation de la génération
légataire pour favoriser l'augmentation de la consommation de la génération héritière. Le
financement de ce legs s'effectue dans les faits par :
Dans ces circonstances l'achat d'une assurance vie pour payer les impôts au décès
revient à commencer à payer immédiatement ses impôts. Les tableaux suivants illustrent
le pourcentage de prépaiement des impôts selon l'âge du décès pour un homme non-
fumeur qui souscrit une assurance vie de 100 000 $ et qui pourrait obtenir le taux de
rendement indiqué après impôts, par exemple en contribuant à son CELI. Il faut mettre la
calculatrice en mode début puisque les primes d'assurances sont payables au début de
la période et non en fin de période.
Âge au décès
Âge à la
souscription Primes 70 80 90 95
Âge au décès
Âge à la
souscription Primes 70 80 90 95
Autrement dit, une personne de 50 ans qui aurait mis l'équivalent de la prime annuelle
de 1 306 $ dans un CELI aurait accumulé, avec un rendement de 4 %, un montant de
76 200 $ (76,2 % de 100 000 $) s'il décède à 80 ans ou 129 100 $ s'il décède à 90 ans.
Selon l'âge du décès, la souscription de l'assurance vie est donc plus ou moins
avantageuse que l'épargne pour payer les impôts au décès.
Selon le tableau «Espérance de vie selon divers risques de survie» des Normes
d'hypothèses de projection de l'IQPF, un homme de 50 ans a 50 % de probabilité
d'atteindre 89 ans, 25 % de probabilité d'atteindre 94 ans et 10 % de probabilité
d'atteindre 98 ans. Ces probabilités regroupent les hommes de 50 ans. C'est un
amalgame des personnes qui fument et qui ne fument pas, alors que les primes
sélectionnées sont une moyenne des meilleurs taux pour un non-fumeur30.
Par contre, cela a un impact sur le revenu nécessaire pour que les survivants
maintiennent le même niveau de vie qu'avant le décès. Il faut alors diminuer le coût de
vie après le décès d'un montant équivalent à l'épargne pour les études des enfants,
sinon cela reviendrait à financer et comptabiliser deux fois cette dette.
Le total de la valeur présente des trois rentes est de 106 662 $. Ce montant devrait donc
être soustrait du montant nécessaire au maintien du niveau de vie.
• ils ne soustraient pas des dépenses des survivants les paiements sur les
emprunts qui seront remboursés au décès. Ce besoin est alors calculé en double;
• ils calculent le besoin en fonction du revenu «brut» plutôt qu'après impôt.
Contrairement à l'assurance salaire qui peut verser des prestations imposables, les
prestations de décès ne sont pas imposables pour celui qui les reçoit. En
remplaçant le revenu après impôts plutôt que le revenu avant impôts, les besoins
d'assurance vie diminuent d'environ 20 % pour un revenu de 50 000 $, ou
d'environ 30 % pour un revenu imposable de 100 000 $;
• ils ne tiennent pas toujours compte de l'inflation;
• ls ne tiennent pas toujours compte de la durée du besoin (par exemple, période
nécessaire pour que les enfants puissent devenir autonomes ou que le conjoint
puisse prendre sa retraite);
• ils ne tiennent pas toujours compte des rentes du RRQ;
• ils ne diminuent pas toujours les dépenses après le décès. Il n'est plus
nécessaire de nourrir, de divertir le défunt et de payer les primes d'assurance sur
sa vie, sa santé, et potentiellement sur son automobile. En tenant compte des
dépenses qui disparaissent avec le défunt, les besoins d'assurance vie diminuent
de 20 % à 30 %;
• ils ne tiennent pas toujours compte du revenu des survivants (conjoint).
[Link] — Arbre de décision pour une évaluation des besoins d'assurance sur la vie
Les tableaux suivants illustrent une démarche d'analyse globale (besoin familial ou
d'affaires) des besoins d'assurance sur la vie. Bien entendu, aucun schéma ne peut
remplacer le jugement professionnel, surtout lorsque le client a une situation
exceptionnelle.
Nous avons aussi estimé que les liquidités disponibles aux héritiers universels
augmentent au même rythme que l'inflation, ce qui est une hypothèse conservatrice
puisque cela implique une absence d'épargne non enregistrée ou CELI.
Le solde de l'hypothèque sera de 63 900 $ dans 10 ans. Les résultats sont présentés ci-
après.
Il est fort possible que les liquidités successorales aient augmenté de plus de 21,9 %
(2 % par an) si la famille Smith-Tremblay épargne par l'entremise de CELI ou de
placements non enregistrés. Si c'est le cas, leurs besoins d'assurance vie auraient
diminué davantage.
En pratique, la rente de conjoint survivant sera plus élevée parce que le survivant sera
âgé(e) de plus de 45 ans.
Si l'on reprend les mêmes calculs pour une estimation de leur besoin dans un autre dix
ans, soit lorsqu'ils auront respectivement 60 et 62 ans, les résultats sont les suivants.
Malgré que les résultats puissent varier en pratique, l'évolution des besoins d'assurance
vie obtenue dans l'exemple de la famille Smith-Tremblay est conforme aux conclusions
de la théorie économique des phases de vie31.
Le besoin en capital peut même être négatif, puisque le décès d'un enfant entraîne des
économies pour la famille.
Phase d'accumulation
La phase d'accumulation coïncide avec le début de la carrière. Elle est caractérisée par
le fait que les besoins sont généralement plus grands que les revenus. Les gens ont
donc recours à l'emprunt.
La valeur nette de leur bilan est faible ou négative et plusieurs dettes doivent être
progressivement remboursées (prêt d'études, prêt-auto, emprunt hypothécaire sur la
maison, etc.). Les actifs sont peu diversifiés et la résidence en est souvent la
composante la plus importante.
Les besoins personnels en assurance sur la vie et invalidité (en valeur actualisée) sont à
leur maximum. Par la suite, les besoins ont tendance à diminuer au fur et à mesure du
remboursement des dettes, de la diminution de la période de dépendance des
personnes à charge et, éventuellement, de l'accumulation d'épargnes enregistrées ou
non. Cette tendance peut être en partie contrebalancée par une augmentation
importante du revenu de l'assuré (changement d'emploi ou promotion) et, donc, du coût
de vie.
Phase de consolidation
Le milieu de carrière est caractérisé par une période où les revenus excèdent les
dépenses, soit parce que :
Ce moment arrive après que les dettes aient été remboursées ou que les enfants aient
quitté la maison. La valeur nette de la maison de même que les ressources pour la
retraite sont devenues substantielles.
Les besoins personnels en assurance vie et invalidité (en valeur actualisée) ont diminué.
Les dettes ont été remboursées et les besoins pour les enfants n'existent plus ou ils ont
fortement diminué. De plus, les actifs productifs de revenus s'accumulent à un rythme
qui s'accélère.
Les besoins d'assurance vie sont généralement inexistants. Même si l'individu a décidé
de continuer de travailler par plaisir, l'assurance invalidité est devenue superflue. Les
clients se sont en quelque sorte «autoassurés» grâce à l'accumulation de capital
À la retraite, le besoin d'assurance sur la vie est souvent négatif. Le client a besoin d'une
rente viagère pour gérer son risque de survivre à son capital. La rente viagère est
l'inverse de l'assurance vie. Au décès de l'assuré, l'assureur paie le capital assuré en
assurance vie, alors qu'il arrête de verser les rentes viagères sans garantie.
Phase de transfert
À moins d'un décès prématuré (avant la retraite), la phase de transfert débute lorsque
l'individu réalise que ses actifs sont supérieurs à ses besoins personnels. Dans de tels
cas, on assistera alors à un transfert d'une partie de l'avoir du vivant de l'individu à un
organisme de bienfaisance, ou à des membres de sa famille pour leur fournir un capital
pour s'acheter une maison, se marier ou pour qu'ils réalisent un rêve, tel que l'achat ou
le démarrage d'une entreprise.
Puisque l'espérance de vie est de plus en plus élevée, lorsque les gens décèdent, il est
fort probable que leurs héritiers sont déjà dans une phase de consolidation avancée,
voire d'indépendance financière32.
Bien sûr, les frontières entre les phases peuvent varier d'une famille à l'autre. Un retour
aux études, par exemple, peut faire revenir l'individu dans une phase précédente.
Selon la théorie économique des phases de vie, les besoins d'assurance sur la vie :
Cependant, un Québécois qui voyage à l'extérieur du pays ne devrait pas partir sans
assurance voyage. Voici des exemples, tirés du site de la RAMQ34, de coûts potentiels
de soins à l'étranger.
Une personne assurée est hospitalisée aux soins intensifs pendant trois
jours en Floride à la suite d'une crise cardiaque
Les coûts de santé à l'étranger sont parfois très élevés, comme ce fût le cas pour un
canadien qui a eu un accident de plongée en Irlande et qui a encouru des frais
d'hospitalisation de 300 000 $35.
À l'assurance voyage proprement dite, il est possible d'ajouter une assurance annulation
de voyage (paie les frais non médicaux qu'occasionne l'annulation du voyage avant le
départ) et une assurance interruption de voyage (paie les frais non médicaux
qu'occasionne l'interruption du voyage).
La Société canadienne du cancer offre aux personnes ayant un faible revenu, mais
n'étant pas bénéficiaires de l'aide financière de derniers recours ou de l'aide financière
— Solidarité jeunesse, et atteintes du cancer, une allocation annuelle pour le transport
(au moins dix déplacements par années et un lieu de traitement à une distance
inférieure à 200 km du domicile) et pour l'achat de matériel de stomie temporaire.
Critères d'admissibilité
• une unité familiale d'une personne seule dont le revenu annuel brut est inférieur à
25 338 $
• unité familiale de deux personnes dont le revenu annuel brut est inférieur à
31 544 $
• unité familiale de trois personnes dont le revenu annuel brut est inférieur à
38 780 $
• unité familiale de quatre personnes dont le revenu annuel brut est inférieur à
47 084 $
• unité familiale de cinq personnes dont le revenu annuel brut est inférieur à
53 402 $
• unité familiale de six personnes dont le revenu annuel brut est inférieur à
60 228 $
• unité familiale de sept personnes ou plus dont le revenu annuel brut est inférieur
à 67 055 $36.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Total .......... $
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
civile et responsabilité civile complémentaire (umbrella) doit être adéquat, surtout pour
les gens qui voyagent aux États-Unis. Il en est de même pour la responsabilité
professionnelle.
Que le client soit propriétaire ou locataire, il devrait faire un inventaire de ses biens. En
effet, lors d'une réclamation, il devra prouver la perte ou le dommage. Ses factures et
son inventaire devraient être conservés dans un lieu autre que sa résidence pour éviter
qu'ils disparaissent lors d'un incendie majeur. Des photographies ou une vidéo de ses
biens peuvent être très utiles au moment d'une réclamation, mais ne remplacent pas un
bon inventaire.
Sont automatiquement couverts le conjoint (marié ou de fait depuis au moins trois ans)
de l'assuré, les mineurs dont l'assuré a la garde et les étudiants qui sont à la charge de
l'assuré, même s'ils résident hors de l'habitation principale40.
• valeur à neuf;
• privation de jouissance;
• voiture n'appartenant pas à l'assuré.
Par exemple, le niveau de protection d'assurance d'un édifice à logements peut être
adéquat, mais le propriétaire va-t-il pouvoir continuer à payer son hypothèque s'il ne
perçoit pas de loyers pendant la période de reconstruction ou de réparation de son
édifice?
La plupart des assurances pour entreprises ont des clauses de coassurance ou de règle
proportionnelle.
L'indemnité versée par l'assureur sera alors 37 500 $ (moins la franchise) et non pas
50 000 $ (moins la franchise). L'assuré devra ainsi absorber 12 500 $ supplémentaires.
Il est à noter que plus la règle (pourcentage) est élevée (le maximum étant de 100 %),
plus la pénalité en cas de manque d'assurance sera forte.
Pour certains clients, l'intolérance aux pertes est tellement forte qu'ils ne tiennent pas
compte de leur capacité à assumer les risques et à économiser à moyen terme.
Automobile Habitation
Le tableau suivant est une illustration d'un classement potentiel des priorités
d'intervention selon les phases de vie. Il n'est fourni qu'à titre indicatif, car l'établissement
des priorités doit se faire au cas par cas, et ce, selon la situation particulière de chaque
client et de ses objectifs.
Non
Dépendance applicable Aucune responsabilité financière 2 1
C'est la gravité des conséquences des risques pour le client qui doit guider le
planificateur financier dans l'établissement des priorités ainsi que les ressources
financières dont le client dispose.
Une lecture attentive des deuxième, troisième et cinquième parties du présent module
sera d'une grande utilité dans cette étape du processus.
Mais le recours à des spécialistes d'assurance est souvent nécessaire à cette étape,
particulièrement pour l'assurance invalidité et de dommages, puisque ces assurances
sont très complexes.
Cependant, il est plus facile pour un planificateur de le faire en assurance sur la vie.
En outre, si, au renouvellement, ils sont en bonne santé, ils ont tout intérêt à souscrire
une nouvelle assurance puisque les coûts des assurances sur la vie sont à la baisse.
Cette tendance s'explique principalement par l'augmentation de l'espérance de vie.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Lorsque le besoin est temporaire (qui n'existera plus à l'âge de 80 ans), il faut
recommander une assurance temporaire.
Comparaison coût-bénéfice
Le prix est un critère très important dans le choix du contrat. Contrairement à d'autres
types d'assurances (p. ex. l'assurance invalidité), la définition de l'objet assuré, le décès,
est généralement45 la même46 pour tous les contrats d'assurance sur la vie.
Toute comparaison des primes d'assurance doit s'effectuer sur une base actualisée et
non pas seulement par une simple addition des primes des deux contrats comparés.
Avant de recommander de l'assurance vie avec valeur de rachat, il faut s'assurer que le
client a contribué au maximum au REER, au CELI, au REEE, au REEI et remboursé ses
dettes dont les intérêts sont non déductibles de ses revenus. Pour plus de détails à ce
sujet, voir le chapitre 1, à la sous-section [Link], Assurance vie avec ou sans valeur de
rachat?
La police d'assurance
«La police d'assurance est le document qui constate l'existence du contrat d'assurance.»
(article 2399, 1er al. C.c.Q.). Une police d'assurance peut réunir plusieurs contrats
d'assurance.
Le fait que le contrat soit entièrement écrit par la compagnie d'assurance représente
certains inconvénients pour le preneur, puisqu'il ne peut en aucune façon y apporter des
En contrepartie, une clause du contrat qui aurait été rédigée de façon imprécise, portant
à confusion ou à interprétation ambiguë, sera généralement interprétée par les tribunaux
en faveur de l'adhérent, comme le prévoit l'article 1432 C.c.Q. :
Dans le doute, le contrat s'interprète en faveur de celui qui a contracté l'obligation et
contre celui qui l'a stipulée. Dans tous les cas, il s'interprète en faveur de l'adhérent ou
du consommateur.
Il s'agit ici d'un contrat où la compagnie d'assurance n'a pas la certitude qu'elle devra
payer les prestations qu'elle s'est engagée à verser. La promesse de payer les
prestations est une promesse conditionnelle à ce qu'il se produise un événement dont la
réalisation est incertaine. La compagnie d'assurance n'est pas certaine que la personne
va décéder ou qu'elle sera invalide pendant que le contrat est en vigueur.
Les deux conditions suivantes doivent en effet se réaliser pour que la compagnie
d'assurance soit tenue de payer :
Le titulaire, quant à lui, a tout le loisir de cesser de payer la prime et, ainsi, de mettre fin
au contrat ou, encore, il peut demander à la compagnie d'assurance d'y mettre fin et de
recevoir la valeur de rachat de sa police. Par contre, la compagnie d'assurance ne peut
forcer le titulaire à maintenir le contrat en vigueur ou à payer la prime.
Un objet
La compagnie d'assurance assure la vie, l'intégrité physique ou la santé d'une personne
(voir l'article 2392 C.c.Q.).
Intervenants au contrat
Il doit y avoir un minimum de deux intervenants à un contrat d'assurance de personnes,
mais il peut y en avoir plus de deux. Les deux premiers intervenants sont
nécessairement la compagnie d'assurance et le preneur qui sont des personnes
différentes, mais il y a aussi le payeur, le bénéficiaire ou les assurés ainsi que le
bénéficiaire ou les bénéficiaires. Le payeur n'est pas nécessairement le preneur ou
encore le bénéficiaire.
Exemple 3-1
Grand-papa Tremblay a souscrit une police d'assurance sur la vie de son petit-fils Jean.
Par la suite, il a décidé de transférer la propriété du contrat au père de Jean. Bien que
Grand-papa Tremblay continue à payer les primes, il n'a maintenant aucun droit sur le
contrat. La bénéficiaire de la prestation de décès est Martine, la mère de Jean.
titulaire) :
Lorsqu'une protection d'assurance est ajoutée par avenant (option) à un autre contrat, ce
sont les règles juridiques et fiscales du contrat principal qui s'appliquent. L'article 2394
du Code civil du Québec (C.c.Q.) se lit comme suit :
Les clauses d'assurance contre la maladie ou les accidents qui sont accessoires à un
contrat d'assurance sur la vie, et les clauses d'assurance sur la vie qui sont accessoires
à un contrat d'assurance contre la maladie ou les accidents, sont, les unes et les autres,
régies par les dispositions relatives au contrat principal.
Le contrat d'assurance sur la vie peut donc exister avant que la police d'assurance vie
ne soit écrite.
Pour l'assurance contre la maladie ou les accidents, l'on doit se référer à l'article 2426 :
L'assurance contre la maladie ou les accidents prend effet au moment de la délivrance
de la police au preneur, même si cette délivrance n'est pas le fait d'un représentant de
l'assureur.
Par contre, rien n'empêche un assureur de donner plus de droits que ceux prévus par le
C.c.Q. Un assureur pourrait décider que pour certains contrats, la prise d'effet s'effectue
au moment où il accepte le risque plutôt qu'au moment de la délivrance.
Obligations de l'assuré
Lorsque l'assureur exige des preuves d'assurabilité, le preneur et l'assuré sont obligés
de déclarer les faits importants à l'assureur. Voici les articles 2408 et 2409 C.c.Q. :
2408. Le preneur, de même que l'assuré si l'assureur le demande, est tenu de déclarer
toutes les circonstances connues de lui qui sont de nature à influencer de façon
importante un assureur dans l'établissement de la prime, l'appréciation du risque ou la
décision de l'accepter, mais il n'est pas tenu de déclarer les circonstances que l'assureur
connaît ou est présumé connaître en raison de leur notoriété, sauf en réponse aux
questions posées.
2409. L'obligation relative aux déclarations est réputée correctement exécutée lorsque
les déclarations faites sont celles d'un assuré normalement prévoyant, qu'elles ont été
faites sans qu'il y ait de réticence importante et que les circonstances en cause sont, en
substance, conformes à la déclaration qui en est faite.
Règle d'incontestabilité
L'article 2424 C.c.Q. encadre le droit de l'assureur de demander l'annulation du contrat.
Il se lit comme suit :
En l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne
peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux
ans.
Toutefois, cette règle ne s'applique pas à l'assurance portant sur l'invalidité si le début de
celle-ci est survenu durant les deux premières années de l'assurance.
Les assureurs considèrent généralement comme étant des fraudes les déclarations
inexactes concernant l'usage du tabac ou des drogues, ce qui leur permettrait d'annuler
le contrat même lorsque celui-ci a été en vigueur pendant plus de deux ans.
Votre client devrait donc prendre son temps et bien remplir tout questionnaire exigé par
l'assureur.
contre la maladie ou les accidents, cela pourrait même étendre sa protection. Voici
l'article 2417 C.c.Q. :
En matière d'assurance contre la maladie ou les accidents, si l'affection est déclarée
dans la proposition, l'assureur ne peut, sauf en cas de fraude, exclure ou réduire la
garantie en raison de cette affection, si ce n'est en vertu d'une clause la désignant
nommément.
L'assureur ne peut, par une clause générale, exclure ou limiter la garantie d'assurance
en raison d'une affection non déclarée dans la proposition, à moins que cette affection
ne se manifeste dans les deux premières années de l'assurance ou qu'il n'y ait fraude.
En assurance sur la vie, sauf pour la première prime, l'assureur doit accorder un délai
minimum de paiement de 30 jours. L'article 2427 C.c.Q. se lit ainsi :
Le titulaire d'une police d'assurance sur la vie bénéficie pour le paiement de chaque
prime, sauf la première, d'un délai de 30 jours; l'assurance reste en vigueur pendant ce
délai, mais le défaut de paiement à l'intérieur de ce délai met fin à l'assurance.
Le délai court en même temps que tout autre délai consenti par l'assureur, mais aucune
convention ne peut le réduire.
Suicide de l'assuré
Un assureur peut inclure dans ses contrats une exclusion pour le suicide, mais la durée
de cette exclusion ne peut pas dépasser deux ans. Voici l'article 2441 C.c.Q. :
L'assureur ne peut refuser de payer les sommes assurées en raison du suicide de
l'assuré, à moins qu'il n'ait stipulé l'exclusion de garantie expresse pour ce cas. Même
alors, la stipulation est sans effet si le suicide survient après deux ans d'assurance
ininterrompue.
se produit pendant les deux premières années du contrat. Par contre, une clause de
suicide est généralement incluse dans les contrats collectifs dont le preneur est une
association ou un créancier.
3.1.2 — Bénéficiaire
Le bénéficiaire est la personne physique ou morale désignée pour recevoir le capital
assuré. Celui qui a le pouvoir de nommer le bénéficiaire est le titulaire du contrat.
Le principal avantage de prévoir que la prestation de décès passe par la succession est
qu'il y a moins de risque d'oublier de faire la modification si le bénéficiaire venait à
décéder ou, encore, si l'intention du propriétaire de la police venait à changer.
Lorsqu'un bénéficiaire prédécède l'assuré, le titulaire (s'il n'est pas l'assuré) du contrat
devient le bénéficiaire. Si l'assuré et le titulaire sont la même personne, alors la
prestation de décès sera versée à la succession du titulaire. Il est possible de désigner
un bénéficiaire subrogé, soit une personne qui prend la place du bénéficiaire lorsque ce
dernier décède.
Le Code civil du Québec édicte les notions et les règles afférentes à la désignation de
bénéficiaire à la section assurance.
Éléments de planification
Selon le choix effectué, la nomination de bénéficiaire peut rendre insaisissable la valeur
de rachat d'un contrat d'assurance vie ou d'une rente (y compris les fonds distincts non
enregistrés). Pour plus de détails à ce sujet, veuillez consulter la section 4.3,
Désignation de bénéficiaire du module 2, Aspects légaux et succession.
Pour plus de détails à ce sujet, voir la section 2.11, Administration du bien d'autrui,
minorité et tutelle dans le module 2, Aspects légaux et succession. Il est important de
noter que, dans tous les cas, le Curateur public considère que «utiliser l'argent de
l'enfant pour prendre une assurance-vie en son nom n'est pas une dépense
justifiable.»48
Un contrat d'assurance collective est un contrat qui est habituellement intervenu entre
une compagnie d'assurance et un employeur, une association représentant un groupe
ou un créancier, voir à ce sujet la troisième partie du présent module, Assurance de
personnes collective. La négociation est faite entre ces deux intervenants pour ce qui est
des avantages offerts au groupe.
3.2.2 — Bénéficiaire
De façon générale, les mêmes règles qui ont été vues pour l'assurance individuelle
s'appliquent ici. La principale différence est que la désignation du bénéficiaire est faite
par l'adhérent (l'employé, l'emprunteur ou le membre de l'association) et non par le
preneur du contrat.
L'assurance créances (assurance sur la vie ou la santé des débiteurs) fait cependant
exception à ces règles. En effet, même si le contrat d'assurance est intervenu entre une
compagnie d'assurance et le créancier au bénéfice des débiteurs du créancier, le
Notons que le projet de loi no 141, Loi visant principalement à améliorer l'encadrement
du secteur financier, la protection des dépôts d'argent et le régime de fonctionnement
des institutions financières, sanctionné le 13 juin 2018 (L.Q. 2018, c. 23), remplace la Loi
sur les assurances (c. A-32) par la Loi sur les assureurs (c. A-32.1) à compter du
13 juillet 2018. Les dispositions du règlement demeurent en vigueur jusqu'à ce qu'elles
soient remplacées par les dispositions d'un règlement pris en vertu de la nouvelle loi.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
L'assurance emploi offre aussi trois types de prestations pour proches aidants51 :
Ces trois types de prestations peuvent diminuer l'intérêt de souscrire une AMG.
Cette assurance obligatoire permet d'indemniser les travailleurs à la suite d'un accident
du travail ou d'une maladie professionnelle.
En contrepartie, la CNESST met les employeurs à l'abri des poursuites. De plus, les
prestations ne sont généralement pas imposables et la prime payée par l'employeur est
déductible.
Tous les travailleurs, au sens de la Loi sur les accidents du travail et les maladies
52
[Link] Page 61 sur 249
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professionnelles52, sont automatiquement assurés, c'est-à-dire ceux qui sont payés pour
exécuter un travail, à temps plein ou à temps partiel, en vertu d'un contrat de travail ou
d'apprentissage. Ils n'ont pas à s'inscrire et n'ont rien à payer pour bénéficier de cette
assurance.
Certains travailleurs, quant à eux, ne sont pas automatiquement assurés : parmi ceux-ci
on trouve notamment les travailleurs autonomes, les domestiques et les personnes
engagées par des particuliers pour la garde d'une autre personne (p. ex. : un enfant
malade, une personne handicapée ou une personne âgée). Ces travailleurs peuvent
s'inscrire eux-mêmes auprès de la CNESST et être ainsi couverts par l'entremise d'une
protection personnelle. Les travailleurs bénévoles ne sont pas automatiquement
couverts, mais l'entreprise qui reçoit leurs services et qui est inscrite à la CNESST peut
les inscrire à l'aide du formulaire «Demande de protection des travailleurs bénévoles»53
et moyennement le paiement d'une prime.
Le salaire maximum annuel assurable (à partir du 1er janvier 2020) est 78 500 $ et le
salaire minimal annuel assurable (à partir du 1er mai 2019) est de 26 070 $.
Les étudiants de moins de 18 ans en stage non rémunéré ont le droit à une indemnité
hebdomadaire de 110 $.
Le conjoint survivant a aussi le droit à une somme forfaitaire pouvant varier entre
112 699 $ et 235 500 $.
Des indemnités sont prévues en cas de décès et aux fins de remplacement de revenu.
Le principal objectif de ce régime est de garantir à tous une indemnisation équitable, tout
en réduisant les frais d'administration de l'assurance automobile.
• d'un conducteur;
• d'un cycliste;
• d'un passager;
• d'un motocycliste;
• d'un piéton; ou
• de tout autre usager de la route.
Une personne victime d'un accident d'automobile est indemnisée, qu'elle soit ou non
responsable de l'accident. Les poursuites devant les tribunaux sont ainsi abolies.
Cependant, si la personne a commis une infraction en vertu du Code criminel54 (p. ex. :
conduite en état d'ébriété, délit de fuite, conduite dangereuse), elle est susceptible d'être
poursuivie en vertu de ce code.
Si une personne est reconnue coupable d'une infraction au Code criminel en relation
avec l'accident, la SAAQ peut réduire son indemnité de remplacement du revenu lors de
son incarcération. Ainsi, lorsque la personne n'a aucune personne à sa charge,
l'indemnité est réduite de 75 %. Dans le cas contraire, le taux est déterminé selon le
nombre de personnes à charge de la victime. Le montant est alors versé directement
aux personnes à charge.
Dommages matériels
La Loi sur l'assurance automobile55 oblige tout automobiliste à souscrire une police
d'assurance-responsabilité d'un montant minimal de 50 000 $ (500 000 $ pour un
véhicule hors route et 1 000 000 $ pour un transporteur). Ce type d'assurance est offert
par les assureurs privés, et couvre tout préjudice matériel qui pourrait être causé à
autrui.
La SAAQ a prévu, lorsque des personnes se trouvent sans protection, par exemple à la
suite d'un délit de fuite ou de l'insolvabilité du conducteur responsable de l'accident, des
indemnités pour couvrir les préjudices matériels lors d'un accident survenu au Québec,
et ce, à certaines conditions. Cette protection complémentaire au régime d'indemnisation
de la SAAQ (pour les préjudices corporels subis dans un accident d'automobile) ne
remplace cependant pas l'assurance-responsabilité personnelle pour collision, vol,
risques multiples et dommages à des biens autres que le véhicule de la personne
assurée.
Par contre, s'il devait être tenu responsable de l'accident, il pourrait être poursuivi devant
les tribunaux du lieu de l'accident pour les préjudices corporels et matériels causés à
autrui. C'est alors son assurance-responsabilité (obligatoire pour pouvoir circuler au
Canada et aux États-Unis), qui couvrira les frais. La personne assurée doit donc
impérativement vérifier auprès de son assureur privé si l'assurance souscrite est assez
élevée pour couvrir tous les préjudices. De plus, elle doit se renseigner sur la couverture
à prendre pour bénéficier d'une protection suffisante si elle prévoit conduire ailleurs dans
le monde.
Si la personne assurée n'est pas responsable de l'accident, elle peut entreprendre des
procédures contre un conducteur qui ne réside pas au Québec, pourvu qu'un tel recours
soit possible en vertu des lois du lieu où l'accident a eu lieu. Cependant, avant de le
faire, elle doit en aviser la SAAQ, car celle-ci a un droit de recours qu'elle pourrait
décider d'exercer.
Lorsqu'une voiture impliquée dans un accident n'est pas immatriculée au Québec, les
personnes (résidant à l'extérieur du Québec) sont indemnisées en proportion inverse de
leur part de responsabilité dans l'accident. Selon ce principe, plus leur part de
responsabilité est grande, moins le montant des indemnités versées par la SAAQ sera
élevé (p. ex. : une personne qui réside à l'extérieur du Québec et qui est responsable à
20 % d'un accident survenu au Québec recevra 80 % des indemnités prévues selon le
régime). Par ailleurs, si la province ou l'État de résidence de ces personnes a conclu une
entente de réciprocité avec la SAAQ, c'est alors cette entente qui sera appliquée.
À noter que certaines indemnités sont versées soit sous forme de rente payée à
intervalles réguliers, soit en un seul montant (p. ex. : les indemnités forfaitaires et le
remboursement des frais engagés en raison de l'accident).
Toute blessure qui résulte d'un accident d'automobile et qui empêche une personne
d'accomplir son emploi peut donner droit, aussi longtemps que persiste l'incapacité, au
versement de divers types d'indemnités. Pour déterminer le droit à une indemnité, la
SAAQ doit d'abord établir la relation entre la blessure et l'accident d'automobile, les
conséquences des blessures subies par la personne à la suite de l'accident, et évaluer
sa capacité à occuper de nouveau son emploi ou à se livrer à ses occupations
habituelles.
Indemnités Montants
Le droit à une indemnité en vertu d'une incapacité repose sur une classification des
Selon le cas, l'emploi exercé par un travailleur autonome ou un salarié est classé dans la
catégorie d'emploi à temps plein, à temps partiel ou temporaire.
• le citoyen canadien;
• le résident permanent au sens de la Loi sur l'immigration et la protection des
réfugiés (L.C. 2001, ch. 27);
• l'Indien inscrit à ce titre au sens de la Loi sur les Indiens (L.R.C. (1985), ch. I-5);
• la personne à qui le statut de réfugié au sens de la Convention de Genève a été
accordé au Canada;
• la personne qui, alors qu'elle se trouve au Canada, est autorisée à soumettre une
demande de droit de résidence permanente en vertu de la Loi sur l'immigration et
la protection des réfugiés;
• la personne qui détient un permis de séjour temporaire délivré par les autorités
canadiennes de l'immigration en vue d'obtenir éventuellement le droit de résidence
permanente.
• d'une personne qui est au Québec principalement pour y travailler et qui occupe
une charge ou un emploi pour une période de plus de six mois;
• d'un ressortissant étranger qui est boursier d'études ou de stage du ministère de
l'Éducation du Québec;
• d'un ressortissant étranger participant au Programme fédéral des travailleurs
agricoles saisonniers des Antilles ou au Programme fédéral des travailleurs
agricoles saisonniers du Mexique.
Exception
Il faut noter que, sauf exception, une personne ne devient admissible au régime
d'assurance maladie qu'après un délai d'attente (ou délai de carence, selon les termes
de la loi) pouvant aller jusqu'à trois mois. Si tel est le cas, il faut recommander au client
de contracter une assurance privée pour qu'il soit protégé pendant cette période. Pour
plus d'information, il faut communiquer avec la Régie.
Services médicaux
Le programme de services médicaux est un programme universel, c'est-à-dire qu'il est
destiné à toutes les personnes qui sont couvertes par le régime d'assurance maladie.
Pour en bénéficier, il suffit à la personne de présenter sa carte d'assurance maladie
valide.
Services dentaires
Ont droit aux services dentaires les personnes assurées par le régime d'assurance
maladie du Québec qui remplissent les conditions d'attribution suivantes :
Les personnes assurées par le régime d'assurance maladie du Québec ont droit au
programme de chirurgie buccale en milieu hospitalier. Enfin, les prestataires de l'aide
financière de dernier recours depuis au moins 24 mois consécutifs, et les personnes qui
sont à leur charge, ont droit au programme de prothèses dentaires acryliques.
Depuis la création de ce régime, tous les résidents58 québécois bénéficient d'un accès
raisonnable et équitable aux médicaments requis par leur état de santé, et ce, peu
importe leur situation financière.
Admissibilité
Le régime public d'assurance médicaments s'adresse :
• aux prestataires d'une aide financière de dernier recours et aux autres détenteurs
d'un carnet de réclamation;
• aux enfants des personnes assurées par le régime public.
Il faut noter que les personnes de moins de 65 ans qui sont admissibles à un régime
privé ne peuvent pas être couvertes par le régime public. Elles doivent adhérer au
régime privé auquel elles ont accès. Pour savoir de quelles façons on peut avoir accès à
un régime privé, consultez le site Internet de la Régie de l'assurance maladie du Québec
à l'adresse suivante : .
Pour ce qui est des personnes qui atteignent l'âge de 65 ans et qui ont toujours accès à
un régime privé, elles doivent entreprendre certaines démarches. Pour connaître les
différentes options offertes à ces personnes, consultez le site Internet de la Régie de
l'assurance maladie du Québec.
Prime payable
De façon générale, les personnes couvertes par le régime public doivent payer une
prime, qu'elles achètent ou non des médicaments. La prime est perçue chaque année
lors de la production de la déclaration de revenus. Par exemple, le paiement de la prime
pour l'année 2019 se fera au printemps 2020, c'est-à-dire au moment de produire la
déclaration de revenus pour l'année d'imposition 2019. C'est en remplissant l'annexe K
que le montant de la prime est déterminé.
Tableau 3-1.1
Contribution Contribution
MENSUELLE ANNUELLE
maximale maximale
régime privé
• Les enfants mineurs des assurés et leurs enfants majeurs de moins de 26 ans
s'ils sont aux études à temps plein;
• Les personnes détentrices d'un carnet de réclamations délivré par le ministère de
l'Emploi et de la Solidarité sociale;
• Les personnes de 65 ans ou plus qui reçoivent le supplément de revenu garanti
au taux de 94 % ou plus.
Sociétés mutuelles
Les sociétés mutuelles d'assurance sont détenues par les titulaires de polices avec
participation. Les droits de propriété ne peuvent être vendus ou échangés. Il ne peut y
avoir d'émission d'actions sur le marché, ce qui vient restreindre de façon importante
l'accès au capital.
La croissance d'une société mutuelle d'assurance vient essentiellement des primes qui
sont perçues auprès des détenteurs de polices et des profits que la société peut générer.
La Loi sur les sociétés d'assurance (L.C. 1991, ch. 47) a été modifiée en 1992 pour
permettre la démutualisation des mutuelles d'assurance vie et étendre, en 1996, le
régime aux grandes sociétés.
Les rentes viagères ou à terme, pratiquées par les assureurs, sont assimilées à
l'assurance sur la vie, mais elles demeurent aussi régies par les dispositions du chapitre
De la rente. Cependant, les règles du présent chapitre sur l'insaisissabilité s'appliquent
en priorité.
• temporaires ou permanentes;
• inclure ou non une valeur de rachat.
Invalidité :
• L'assurance invalidité perte de revenu verse une rente dont le but est de
compenser la perte de rémunération (salaire, commission, revenu net de
profession, etc.) qu'un client subit à la suite d'un accident ou d'une maladie. Le
terme assurance salaire ne devrait être utilisé que pour les contrats d'assurance
collective en milieu de travail;
• L'assurance invalidité frais généraux de bureau rembourse les dépenses
nécessaires pour maintenir l'exploitation d'un commerce ou le fonctionnement d'un
bureau d'un entrepreneur;
• L'assurance invalidité épargne retraite verse une rente dans un compte en
fiducie. Les sommes accumulées dans cette fiducie sont disponibles lorsque le
client atteint l'âge de 65 ans, soit généralement lorsque la rente d'invalidité perte
de revenu cesse.
• L'assurance invalidité rachat de parts verse les sommes nécessaires au
financement de la clause d'invalidité à long terme à une convention entre
actionnaires ou sociétaires.
• L'assurance invalidité personne-clé dédommage une entreprise pour les pertes
occasionnées par l'invalidité d'un employé-clé.
Assurance voyage. Cette assurance rembourse les frais médicaux engagés d'urgence
lors d'un voyage à l'étranger. Elle peut aussi prévoir le remboursement de frais de
voyage (billet d'avion, etc.).
Maladie grave. Le capital assuré est versé si une maladie assurée (nombre limité) est
diagnostiquée et que l'assuré survit 30 jours au diagnostic de ladite maladie.
Soins de longue durée verse une rente ou rembourse certains frais si l'assuré est
incapable d'exercer au moins deux activités essentielles de sa vie quotidienne, comme
se laver ou se nourrir.
3. Les rentes
Sauf en assurance vie, l'assurance collective est nettement plus importante que
l'assurance individuelle comme l'illustre le tableau suivant.
Collective 4,4 %
Collective 32,7 %
1. Pour les contrats non assurés, l'assureur n'assume pas les risques. Il n'est
qu'administrateur du contrat. Plusieurs des contrats des employés gouvernementaux
appartiennent à cette catégorie.
• Non imposable : 60 % à
66,66 % avec paliers
décroissants
• Soins paramédicaux
• Hospitalisation
• Assurance voyage
• Autres frais
• Restauration
• Autres travaux
• Responsabilité;
• Habitation;
• Automobile.
La Loi sur la distribution de produits et services financiers61 a été modifiée par la Loi
visant principalement à améliorer l'encadrement du secteur financier, la protection des
dépôts d'argent et le régime de fonctionnement des institutions financières (Projet de loi
no 141)62, sanctionnée le 13 juin 2018. Ainsi, à compter du 13 juin 2019, un cabinet peut
offrir certains produits et services sans l'entremise d'une personne physique (notamment
la vente par Internet).
2° le membre d'une société de secours mutuels, qui place des polices pour celle-ci.
N'est pas représentant en assurance collective, l'actuaire qui, dans le cadre de ses
activités, offre des produits d'assurance collective de personnes ou des rentes
collectives.
Il est à noter que, depuis le 13 juin 2018, le conseil en assurance n'est plus exclusif aux
représentants en assurance qui détiennent un certificat émis par l'AMF.
Le distributeur est la personne qui, dans le cadre de ses activités qui ne sont pas du
domaine de l'assurance, offre de façon accessoire, pour le compte d'un assureur, un
produit d'assurance afférent uniquement à un bien qu'elle vend ou qui y fait adhérer un
client. Seule une personne physique peut distribuer un produit d'assurance au nom d'un
distributeur.
La vente des produits d'assurance de personnes est, entre autres, encadrée par la Loi
sur la distribution de produits et services financiers65 le Règlement sur l'exercice des
activités des représentants66 et le Code de déontologie de la Chambre de la sécurité
financière67 (Code de déontologie).
d'assurance qui lui convenait le mieux. Il suffit maintenant qu'il soit convenable par
rapport à ses besoins, dans le respect des règles de conduite des affaires imposées par
la LDPSF et des règles déontologiques applicables.
Comme son nom l'indique, l'analyse des besoins ne concerne pas que les besoins
d'assurance sur la vie, mais également tous les besoins financiers (ABF) du client.
Voici ce que Me Marie Elaine Farley, alors vice-présidente aux affaires juridiques et
corporatives de la CSF, a écrit à ce sujet :
Même lorsque votre client a un besoin spécifique et qu'il sait ce qu'il veut, il est
nécessaire et utile de faire l'exercice complet de l'ABF, ne serait-ce que pour s'assurer
que ce que le client réclame répond bien à ses besoins réels. Par ailleurs, même si votre
client a un besoin précis, il n'est pas exclu qu'il ait d'autres besoins auxquels il n'avait
pas pensé. L'exercice de l'ABF vous permettrait alors non seulement de remplir votre
obligation réglementaire, mais également de bien conseiller votre client de manière à
combler tous ses besoins d'assurance68.
Puisque les rentes émises par les assureurs sont des produits d'assurance, leur vente
doit aussi être précédée d'une ABF complète.
L'ABF doit donc inclure une analyse écrite des protections actuelles du client, ce qui
comprend ses assurances collectives. Le représentant a donc besoin de prendre
connaissance et d'analyser les Brochures d'assurances collectives et des Guides de
distribution des assurances offertes par les prêteurs. D'ailleurs, l'article 15 du Code de
déontologie stipule que le représentant doit avoir une connaissance complète des
faits avant de faire une recommandation.
Volet placement
Lorsqu'un produit d'assurance contient un volet placement, le représentant doit aussi
vérifier le profil d'investisseur de son client (ses objectifs de placement, sa tolérance aux
risques, le niveau de ses connaissances financières).
Plus le produit est complexe, plus il faut fournir des renseignements au client. Voici un
extrait de la décision du comité de discipline de la CSF dans le dossier CD00-0604 :
[25] Il mérite en effet d'être souligné que si la police d'assurance-vie universelle est un
produit fort intéressant en certaines situations, il s'agit néanmoins d'un produit
«complexe et sophistiqué». Aussi, la souscription d'un tel «contrat» nécessite les
explications élaborées d'un professionnel qui s'y connaît en la matière, de façon à ce
que, notamment les «risques» rattachés [2] à celui-ci, soient bien saisis par le client. Ce
dernier devrait notamment être parfaitement informé sur l'exigeante ligne de conduite à
suivre pour que ledit «contrat» puisse atteindre les objectifs visés.
De plus, il ne faut pas exagérer les avantages d'un produit, car cela pourrait induire le
client en erreur, notamment en matière fiscale. Voici ce qui a été écrit à ce sujet dans la
revue Sécurité financière d'avril 2002 dans un article intitulé «Assurance-vie universelle :
l'importance de nuancer vos propos et de fournir des explications complètes à votre
client!» :
Les produits de type vie universelle sont trop souvent présentés comme un bon véhicule
de placement à l'abri de l'impôt. Il ne faut pas oublier que ces produits sont d'abord et
avant tout des produits d'assurance-vie. Or, si votre client ne désire pas souscrire à une
police d'assurance-vie, nécessairement, vous devez vous abstenir de lui conseiller ce
produit.
Par ailleurs, il est faux d'avancer qu'un rendement de ces produits est à l'abri d'impôt.
L'exemption et le report partiel d'impôt ne doivent pas être confondus.
N'oubliez pas que vous avez l'obligation déontologique d'expliquer à votre client ou à
tout client éventuel, de façon complète et objective, la nature, les avantages et les
inconvénients du produit ou du service que vous lui proposez et vous devez vous
s'abstenir de transmettre des renseignements qui seraient inexacts ou incomplets.
L'obligation de bien conseiller le client implique que le représentant doit bien expliquer le
rendement et le véhicule dans lequel il investit, et ce, toujours à la lumière des besoins
de ce dernier. Or, bien connaître le profil de votre client est primordial.
(Voir les articles 11, 12, 13, 14, 15 et 16 du Code de déontologie de la Chambre de la
sécurité financière.)
3.1° remettre au preneur une copie du formulaire rempli et signé par le représentant au
plus tard 5 jours ouvrables suivant la signature de la proposition;
4° expédier le formulaire rempli et signé par le représentant par tout moyen permettant
d'attester la date de l'envoi au siège des assureurs dont les contrats sont susceptibles
d'être remplacés dans les 5 jours ouvrables de la signature de la proposition
d'assurance;
Le formulaire de remplacement est le même pour tous les types de contrats d'assurance
de personnes. Cependant, le représentant n'a pas à remplir de formulaire de
remplacement lorsque le produit d'assurance est une rente. Voici l'article 18 du REAR :
18. Les dispositions de la présente section s'appliquent à tout représentant en
assurance de personnes qui procède au remplacement d'un contrat d'assurance de
personnes.
Elles s'appliquent à tout représentant en assurance de personnes qui fait adhérer une
personne à un contrat collectif d'assurance lorsque cette adhésion entraîne la résiliation,
l'annulation ou la réduction des bénéfices d'une police d'assurance individuelle.
Indication de clients
Il est possible de rémunérer une personne qui n'est pas représentant parce qu'elle a
référé un client potentiel. Mais cette rémunération ne doit pas être un partage de
commissions. Voici des extraits de l'Avis relatif à l'indication de client en application de la
Loi sur la distribution de produits et services financiers du 8 octobre 2010 de l'AMF :
[...] La rémunération accordée à une personne qui indique des clients ne doit
aucunement dépendre du résultat de l'indication ni varier en fonction de la vente d'un
produit ou de la prestation d'un service financier. [...]
[...] Dans le contexte spécifique d'une indication de clients, l'Autorité estime que la
transparence est de mise et qu'il est nécessaire de divulguer l'existence de toute entente
d'indication entre un représentant ou une personne inscrite et un indicateur de clients.
[...]
L'information relative à l'indication doit être communiquée au client dès le contact initial
avec le représentant.
Selon le même document, voici des exemples de ce que la personne qui fait une
référence ne peut pas faire :
Selon cet avis, un planificateur financier ne pourrait pas donner de conseil en assurance
à son client s'il participait à une entente d'indication. Son mandat de planification
financière ne pourrait donc pas être un mandat complet, mais seulement un mandat
partiel.
individuelle
Introduction
La santé et l'autonomie physique sont les principaux actifs d'un individu.
Malheureusement, elles n'apparaissent pas dans un bilan traditionnel. Il s'agit de perdre
ces deux atouts importants pour s'en rendre compte rapidement.
Si l'on est en santé en plus d'occuper un emploi, il est toujours possible de remplacer
éventuellement certains biens ou certaines pertes financières. Que l'on soit au travail ou
à la retraite, si la «machine humaine» déraille, la situation peut être tragique et elle peut
affecter non seulement l'individu, mais aussi sa famille et son entourage.
Les produits d'assurance contre la maladie ou les accidents (aussi appelés prestations
du vivant) englobent :
Un bon produit d'assurance contre la maladie ou les accidents se distingue par la qualité
de ses définitions et de ses avenants, de même que par l'étendue des situations qu'il
couvre. Idéalement, il devrait couvrir tous les accidents et toutes les maladies.
Il existe également d'autres produits qui couvrent les conséquences financières résultant
de l'invalidité de l'individu.
L'assurance invalidité épargne retraite verse une rente dans un compte en fiducie. Les
sommes accumulées dans cette fiducie sont disponibles lorsque le client atteint l'âge de
65 ans, soit généralement lorsque la rente d'invalidité perte de revenu cesse. Les seuls
retraits possibles avant 65 ans sont pour payer les impôts sur le revenu de placement
générés par la fiducie.
La probabilité de devenir invalide est l'un des risques les plus élevés auxquels un
individu aura à faire face avant sa retraite.
Ce risque est établi grâce aux tables de morbidité. Alors que les tables de mortalité sont
utilisées pour l'assurance vie, les tables de morbidité indiquent la probabilité et la durée
des invalidités pour un groupe de personnes regroupées selon un critère donné ou une
catégorie.
5.1.2 — Critères
Les renseignements personnels, financiers et médicaux exigibles en assurance invalidité
sont sensiblement les mêmes que ceux qui prévalent en assurance sur la vie. Toutefois,
l'assureur ne les analyse pas nécessairement de la même manière. En effet, des
allergies, des troubles de la peau ou des maux de dos chroniques n'influeront pas
nécessairement sur le risque en assurance vie, alors qu'en assurance invalidité, ces
précédents peuvent donner lieu à des périodes prolongées d'invalidité et à des frais
hospitaliers significatifs. Alors que ces personnes obtiendraient une couverture en
assurance sur la vie à des taux standards, des surprimes ou des exclusions pourraient
affecter leur police d'invalidité.
La sélection des risques en assurance individuelle s'effectue à partir d'un certain nombre
de facteurs qui influeront sur les taux et le type de contrat et d'avenant que la personne
pourra obtenir. Le demandeur pourrait même se faire refuser la protection ou bien
obtenir un contrat avec des surprimes ou des exclusions spéciales à cause de certains
de ces facteurs, dont, entre autres :
• l'âge et le sexe;
• le type d'occupation, le domaine d'activité, les antécédents d'expérience dans le
même domaine, la stabilité des revenus ou des contrats, les fonctions, le nombre
de personnes supervisées (la personne doit avoir un emploi au moment de la
demande de contrat);
• l'état de santé actuel avec preuve médicale à l'appui, selon le niveau de
couverture demandée;
• les antécédents médicaux relativement aux blessures, maladies physiques ou
mentales, ceux des parents, frères ou sœurs, pour les facteurs héréditaires;
Il arrive également que l'assureur consente à accorder une protection d'invalidité, mais
en établissant une police comportant des exclusions explicites (en plus des exclusions
générales) pour toute réclamation qui découle de l'état préexistant (p. ex. : un mal de
dos chronique).
Critères de sélection
C'est d'abord l'occupation professionnelle, l'âge, le sexe, le statut de fumeur et de non-
fumeur qui déterminent le coût des bénéfices et l'éventail des garanties disponibles.
D'autres variables, telles que le montant des prestations, le délai de carence, la période
potentielle de versements influenceront les primes.
La provenance et l'importance des revenus non gagnés entrent en ligne de compte dans
le calcul du revenu assurable.
L'état de santé, il va sans dire, est la pierre angulaire dans la sélection du risque.
Comme il a déjà été mentionné, la couverture existante, sous une forme collective ou
individuelle, ainsi que la capacité de l'assuré de s'autoassurer interviennent aussi dans
l'évaluation financière du risque assurable.
5.1.3 — Définitions
L'article 2416 C.c.Q. se lit comme suit :
L'assureur doit, dans une police d'assurance contre la maladie ou les accidents, indiquer
expressément et en caractères apparents la nature de la garantie qui y est stipulée.
Lorsque l'assurance porte sur l'invalidité, il doit indiquer, de la même manière, les
conditions de paiement des indemnités, ainsi que la nature et le caractère de l'invalidité
assurée. À défaut d'indication claire dans la police concernant la nature et le caractère
de l'invalidité assurée, cette invalidité est l'inaptitude à exercer le travail habituel.
temps. Ce sont ces définitions qui rendent ce produit si complexe. Par exemple, la
majorité des contrats stipule que l'assuré ne doit pas exercer un autre emploi rémunéré
pour que l'assuré reçoive la rente d'invalidité totale.
De plus, certains contrats ne couvrent que les invalidités provoquées par les accidents.
Si l'assuré devient invalide à la suite d'une maladie, il n'aura pas le droit à des
prestations.
5.1.4 — Exclusions
Voici un exemple des exclusions que l'on peut retrouver dans un contrat d'assurance
invalidité :
La police ne couvre pas les invalidités qui résultent directement ou indirectement :
Avec une exclusion d'acte de guerre, le client devrait éviter de voyager dans certains
pays dont la situation politique est problématique. Toute chose étant égale par ailleurs,
un client devrait choisir ce contrat qui prévoit une exclusion pour la participation à une
guerre, plutôt qu'un contrat qui prévoit une exclusion pour un acte de guerre.
Lorsqu'il y a une exclusion concernant les actes criminels commis par l'assuré, il faut
vérifier si le contrat prévoit que la conduite en état d'ébriété n'est pas considérée comme
un acte criminel aux fins du contrat.
Heureusement que 2417 C.c.Q. limite la capacité des assureurs à refuser des
réclamations sous le prétexte que la maladie existait à l'entrée en vigueur du contrat :
En matière d'assurance contre la maladie ou les accidents, si l'affection est déclarée
dans la proposition, l'assureur ne peut, sauf en cas de fraude, exclure ou réduire la
garantie en raison de cette affection, si ce n'est en vertu d'une clause la désignant
nommément.
L'assureur ne peut, par une clause générale, exclure ou limiter la garantie d'assurance
en raison d'une affection non déclarée dans la proposition, à moins que cette affection
ne se manifeste dans les deux premières années de l'assurance ou qu'il n'y ait fraude.
• la police annulable;
• la police à renouvellement garanti;
• la police à primes et renouvellement garantis.
Police annulable
L'assureur a le droit de modifier les primes, de modifier le contenu et de ne pas
renouveler une catégorie de contrats (par exemple, une profession donnée). Par contre,
l'assureur ne peut pas modifier la prime, le contenu ou refuser le renouvellement sur une
base individuelle. Il doit le faire pour l'ensemble des assurés appartenant à une classe
de risque spécifique.
Ce genre de contrat peut offrir une prime plus basse à l'émission, mais sans garantie
future de taux.
Bien entendu, quel que soit le type de contrat, l'assureur peut refuser une réclamation s'il
y a eu fraude ou réticence de la part de l'assuré. Voici ce qu'écrit l'article 2424 C.c.Q. à
ce sujet :
En l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne
peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux
ans.
Toutefois, cette règle ne s'applique pas à l'assurance portant sur l'invalidité si le début de
celle-ci est survenu durant les deux premières années de l'assurance.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
• Les polices à primes garanties sont plus ou moins similaires aux certificats
de placement garanti;
Les revenus de dividendes provenant d'une société privée exploitée par l'assuré ou
encore les bénéfices nets de ladite société peuvent être comptabilisés dans le calcul du
revenu gagné.
Les frais d'exploitation habituels comprennent les frais normaux qu'une personne
engage dans l'exploitation de son entreprise ou pour le fonctionnement de son bureau et
qui sont déductibles aux fins de l'impôt sur le revenu.
Le revenu «non gagné» est le revenu qui n'est pas généré directement par le travail d'un
particulier et que ce dernier continue de toucher même en cas d'invalidité. C'est le cas,
entre autres, du revenu qui provient d'actions de sociétés ouvertes, d'obligations, de
sociétés de fiducie, de titres à revenu fixe, de biens locatifs ou encore de redevances.
Le revenu non gagné fait office d'autoassurance. Il est de même de la valeur nette d'une
personne. Même si les actifs produisent peu ou pas de revenus au moment de la
souscription, l'importance de ces valeurs pourrait, lors de leur disposition, créer une
source de revenu même pendant une période d'invalidité. Ainsi, au cours de la sélection
des risques, un assureur pourrait réduire le montant assurable d'un particulier dont la
valeur nette est considérable si ce dernier évalue que, compte tenu de cette valeur nette,
l'assuré n'a pas besoin de remplacer son revenu en cas d'invalidité. Dans certaines
situations, l'assureur peut refuser complètement d'assurer la personne.
La plupart des assureurs limitent le montant des versements à des maximums préétablis
(voir l'annexe 1). Ces maximums varient selon que la prestation sera imposable ou non.
De plus, comme il sera vu dans les pages subséquentes, pour des délais de carence de
moins de 120 jours, les prestations initiales sont ajustées selon que la personne a droit
ou non à l'assurance-emploi.
Intégration de la rente
Une rente d'invalidité qui provient d'autres régimes peut avoir une incidence sur les
versements de la demande de règlement. Il est probable que la rente versée par
l'assureur soit inférieure à celle prévue au contrat si la personne invalide reçoit des
prestations provenant d'autres régimes privés ou publics. Ces caractéristiques sont
clairement identifiées au contrat d'assurance remis à l'assuré. Souvent, les assureurs,
lors de la sélection financière, ne tiennent compte que du revenu gagné diminué des
frais d'exploitation, des assurances individuelles et collectives existantes et de la valeur
nette pour calculer le montant de la rente qu'ils sont prêts à assurer. Ainsi, ils ne
prennent généralement pas en considération l'existence de couvertures d'assurance
relatives aux hypothèques, aux emprunts, etc.
lorsqu'il était au travail. Cependant, avec les contrats qui permettent à l'assuré d'exercer
une profession lors d'une invalidité, l'assuré pourrait augmenter son revenu global lors
d'une invalidité.
Lorsque la personne qui a droit à la prestation démontre qu'il lui a été impossible d'agir
dans les délais impartis, elle n'est pas pour autant empêchée de toucher la prestation,
pourvu que l'information soit transmise à l'assureur dans l'année du sinistre.
2438. L'assuré doit se soumettre à un examen médical, lorsque l'assureur est justifié de
le demander en raison de la nature de l'invalidité.
Tous les contrats établissent une période exprimée en nombre de jours qui doivent
s'écouler entre le début de l'invalidité totale et l'ouverture du droit aux prestations; il s'agit
du délai de carence ou période d'attente. Ce délai varie d'un contrat à l'autre et peut
s'étendre sur une période de 15, 30, 60, 90, 120, 180, 365 ou même 730 jours.
Dans le cas où l'assuré participe déjà à un régime d'assurance collective à son travail et
qu'il bénéficie d'une assurance en cas de perte de revenu à court terme, habituellement
sur une période de 17 semaines, il est sans doute avantageux de reporter le début du
service de la rente à 120 jours d'attente. La prime est ainsi considérablement réduite,
par rapport à un délai d'attente de 30 jours. D'autant plus que, dans la plupart des cas,
l'assureur paiera un maximum en intégrant les prestations soit d'assurance emploi, soit
d'assurance collective. Plus le délai d'attente est long, plus la prime est réduite.
█ Le délai de carence a pour effet d'éliminer aussi en grande partie les demandes
de prestations occasionnées par des invalidités de courte durée.
D'un contrat à l'autre, il existe des différences importantes dans la manière d'écouler le
délai de carence.
Certains contrats exigent que la période d'attente ou le délai de carence soit composé
de «jours consécutifs d'invalidité totale». Par exemple, si le délai de carence est de 90
jours, l'assuré doit être totalement invalide pendant 90 jours consécutifs avant de pouvoir
effectuer une réclamation. Cette caractéristique est très contraignante. C'est pourquoi
tous les contrats d'assurance invalidité qui offrent des garanties de qualité, permettent
l'accumulation des jours d'invalidité sur une plus longue période et sans qu'ils soient
nécessairement consécutifs, afin d'écouler la période d'attente. Ainsi, une personne dont
le contrat prévoit un délai de carence de 90 jours pourra accumuler 90 jours d'invalidité à
l'intérieur d'une période de six mois et procéder à la réclamation.
Dans certains contrats, des périodes d'invalidité séparées peuvent s'étendre sur une
période maximale de 24 mois afin de satisfaire au délai de carence.
Période d'admissibilité
Certains contrats prévoient que pour être admissible à une rente d'invalidité partielle ou
proportionnelle, il faut d'abord avoir été invalide totalement pendant une période donnée.
Voici un exemple :
l'assuré, sa valeur nette et le nombre d'années qu'il lui reste avant l'âge de la retraite
constituent des éléments essentiels dans le choix de la période de versement des
prestations. Si une personne compte prendre sa retraite dans cinq ou 10 ans, et ce,
avant l'âge de 65 ans, une couverture de cinq ou 10 ans pourrait combler le besoin à un
taux plus avantageux. Chaque situation mérite d'être analysée avec soin dans une
approche globale de planification financière intégrée.
En général, l'on opte pour une assurance dont les prestations sont payables jusqu'à
l'âge de 65 ans. En effet, une invalidité de longue durée est beaucoup plus désastreuse
qu'une invalidité de courte durée, d'où l'importance de bâtir un fonds d'urgence afin de
combler les besoins de courte durée et, de cette manière, de prolonger le délai de
carence au maximum.
█ La réduction de prime reliée au délai de carence plus long peut servir à défrayer
les coûts relatifs à une assurance de longue durée jusqu'à 65 ans. Parfois,
l'allongement du délai de carence peut libérer un budget suffisant à l'ajout
d'avenants ou d'options qui garantissent l'indexation des prestations en fonction de
l'inflation ou l'achat de protections additionnelles. Les contrats d'assurance
invalidité doivent être personnalisés.
Cependant, s'il choisit le délai de carence de 60 jours et que l'on allonge la période des
prestations jusqu'à l'âge de 65 ans, la prime s'élève à 1 954 $.
Avec un délai de carence de 90 jours, et une période de prestation allant jusqu'à 65 ans,
la prime est alors de 1 627 $.
Cet exemple illustre que le choix du délai de carence et de la période de versement des
prestations a une incidence importante sur le coût de la prime.
La quatrième définition est la moins restrictive. Avec cette dernière, l'assuré peut alors
occuper un autre emploi et recevoir, quand même, la totalité des prestations.
Avec la troisième définition, l'assuré n'est pas obligé d'exercer une autre profession.
Mais s'il le fait, il ne sera pas considéré comme totalement invalide. Selon les contrats, il
sera alors en invalidité partielle ou non.
Certains contrats prévoient que la troisième définition s'applique pendant les premières
années qui suivent le début de l'invalidité (par exemple deux ans) et la deuxième
définition s'applique par la suite.
Les contrats prévoient, généralement, aussi que l'invalide doit recevoir les soins
réguliers d'un médecin.
Éléments de planification
Le choix de la définition d'invalidité est principalement en fonction de la profession du
client. Par exemple, la quatrième définition est appropriée pour un chirurgien qui pourrait
potentiellement exercer un autre travail s'il devenait invalide.
Par contre, pour certains types de travail, les deuxième et troisième définitions sont
appropriées. Par exemple, si un planificateur financier ne peut plus exercer son travail,
quel autre type de travail pourrait-il exercer en fonction de son éducation, de sa
formation et de son expérience?
À l'inverse, si l'assuré exerce maintenant une profession moins risquée, il a droit à une
réduction de prime. Voici ce qu'écrit l'article 2439 du Code civil du Québec à ce sujet :
L'assureur peut, lorsqu'il y a eu aggravation du risque professionnel persistant pendant
six mois ou plus, réduire l'indemnité prévue par le contrat d'assurance contre la maladie
ou les accidents, à la somme qui aurait été payable en fonction de la prime stipulée au
contrat, pour le nouveau risque.
Bien que chaque contrat soit unique, les définitions d'invalidité partielle sont
généralement reliées aux notions de tâches et de temps, alors que les définitions
d'invalidité proportionnelle sont généralement reliées aux notions de perte de revenu.
Une perte minimale de 20 % du revenu est généralement exigée pour que l'assureur
indemnise l'assuré. Ceci sert à diminuer le nombre de petites réclamations qui
augmenteraient les frais d'administration.
Une définition pourrait être plus avantageuse qu'une autre selon le type d'invalidité qui
affectera l'assuré dans l'avenir. Avec une définition reliée aux tâches ou au temps, le
rentier pourrait soit être gagnant (recevoir une prestation supérieure à sa perte de
revenu) ou perdant (recevoir une prestation inférieure à sa perte de revenu). Alors
qu'avec une définition proportionnelle, le rentier sera indemnisé pour sa perte de revenu
réelle. Cette dernière transfère donc plus adéquatement les conséquences financières
du risque d'invalidité à l'assureur.
Lors d'une invalidité proportionnelle, l'assureur doit évaluer le revenu gagné avant
invalidité afin de déterminer la rente mensuelle à être versée. Voici un exemple de
définition de revenu gagné avant invalidité :
Par «revenu gagné avant invalidité», on entend le plus élevé des montants suivants :
Ainsi, l'assuré qui aurait perdu son emploi quelques mois avant l'invalidité aurait tout de
même droit à une rente mensuelle proportionnelle, dans ce cas-ci, basée sur le revenu
mensuel moyen le plus élevé gagné au cours de deux années consécutives au cours de
la période de trois ans qui précède immédiatement le début de l'invalidité.
La «perte de revenu gagné» est la différence entre le revenu gagné avant invalidité et le
revenu mensuel gagné. Autrement dit, l'assuré recevra un pourcentage de sa rente
assurée qui correspond au pourcentage de sa perte de revenu.
Exonération du paiement des primes en cours d'invalidité : Le titulaire du contrat n'a plus
à payer les primes après un nombre donné de jours d'invalidité, souvent après 90 jours.
L'assureur rembourse toutes les primes payées depuis le début de l'invalidité. Il y a
exonération des primes jusqu'à la date de cessation de l'invalidité.
Avenant d'assurance décès ou mutilation par accident : Cet avenant verse une somme
forfaitaire selon un barème préétabli lors d'un décès accidentel ou d'une perte
accidentelle de l'usage (souvent la mutilation) de certains membres, d'organes ou de
capacités. Cet avenant n'est généralement pas utile. Car ce n'est pas la cause de
l'invalidité qui est importante, mais ses conséquences.
Avenant de protection de la santé : Cet avenant est offert aux professionnels de la santé.
Ceux-ci seraient considérés comme invalides si une loi ou un règlement leur interdisait
d'exercer leur profession parce qu'ils sont atteints du VIH ou de l'hépatite. Ce type de
restriction n'existe pas présentement.
Option de revenu au premier jour d'hospitalisation : L'assureur verse, pour chaque jour
durant lequel l'assuré est hospitalisé au cours du délai de carence, une somme
préétablie. Cet avenant est utile dans les pays dont l'assurance hospitalisation est
déficiente.
Option de revenu viager : Certains assureurs offrent des options de prestations viagères
en cas d'accident et de maladie, de façon à poursuivre le versement de la rente jusqu'au
décès.
• Car il peut inciter les assurés, soit à ne pas réclamer lors d'invalidité de courte
durée, soit à racheter leurs contrats pour tirer profit du remboursement des primes.
La prime réelle pour cette option est donc supérieure à la prime apparente de
l'option. Il faut faire une comparaison avec une assurance invalidité qui a un délai
de carence plus long, voire une durée des prestations inférieure.
• Le droit au remboursement s'effectue souvent à un âge où la probabilité de
devenir invalide s'accroît.
• Lorsque le client devient invalide et perd son droit au remboursement, le
rendement sur les primes de cette option devient alors — 100 %.
Il est important de se rappeler que les actuaires calculent les primes pour que la totalité
de celles-ci (en valeur actualisée) soit supérieure à la valeur des prestations (en valeur
actualisée). Cette règle est valable avec ou sans l'option de remboursement des primes.
prévue ou tant que l'invalidité totale persiste. Les dépôts accumulés sont disponibles à la
retraite. Il est permis d'effectuer des retraits partiels pour défrayer les impôts reliés à
l'accumulation. Les montants ne peuvent pas être enregistrés aux fins d'impôt sur le
revenu. En effet, les intérêts accumulés dans le compte sont imposables chaque année.
En général, les prestations disponibles varient entre 300 $ et 1 500 $ et peuvent être
limitées par un pourcentage du revenu professionnel mensuel du demandeur (p. ex. :
20 %) ou par un multiple du contrat de base.
Il est également possible d'acheter cette protection dans un contrat séparé plutôt que
sous forme d'avenant.
Lorsque l'assuré est invalide, l'entreprise subit alors une perte de facturation, mais les
dépenses continuent. Une police qui assure les frais généraux de bureau rembourse les
frais généraux admissibles, tels que le loyer, les taxes, l'électricité, le chauffage, le
téléphone et le salaire du personnel, jusqu'à concurrence d'un montant maximum
préétabli. On ne peut utiliser cette assurance pour payer un remplaçant.
En général, la rente est versée pour une période allant de 3 à 24 mois. La durée des
prestations devrait être choisie en fonction de la période nécessaire pour réorganiser les
activités de l'entreprise. Par exemple, le temps qu'un remplaçant puisse facturer
suffisamment pour assumer les dépenses de l'entreprise ou que cette entreprise soit
vendue.
La prime versée pour une police frais généraux de bureau est déductible d'impôt et les
prestations sont imposables.
La prime payée n'est pas déductible d'impôt. Les prestations touchées sont non
imposables, mais non admissibles au Compte de dividende en capital (CDC). La police
doit être détenue par l'entreprise et ne peut être cédée.
Aux termes de ce type de police, une rente ou un montant forfaitaire accompagné d'une
rente est payable si une invalidité totale de longue durée oblige le partenaire à disposer
de ses intérêts dans l'entreprise selon les termes de la convention de rachat en cas
d'invalidité. Par invalidité totale, l'assureur entend que l'assuré ne peut exercer les
fonctions importantes de son emploi habituel en raison de maladie ou de blessure. La
rente ou le montant forfaitaire devient payable après le délai de carence. Ce dernier peut
être de 12, 18, 24 ou 36 mois. Les paiements mensuels peuvent s'échelonner sur une
période de 60 mois. Certains assureurs acceptent même de majorer la valeur de la
protection pour couvrir l'intérêt exigible sur les paiements fractionnés.
Habituellement, lorsque le paiement est une somme forfaitaire, les assureurs couvriront
jusqu'à 90 % de la valeur détenue par la personne assurée, et jusqu'à 100 % lorsque les
paiements mensuels sont choisis.
Certains assureurs exigent qu'une convention entre actionnaires soit déjà en vigueur ou
qu'elle soit mise en place dans des délais rapprochés, sinon la protection est invalidée.
Tableau 3-5
Points essentiels à inclure dans une convention de rachat (convention entre associés ou
actionnaires) :
1) s'assurer que l'expiration du délai de carence de la police de rachat en cas d'invalidité
correspond à la date du déclenchement du rachat précisée à la convention de rachat;
2) s'assurer que le mode de financement du rachat qui figure dans la convention est le
même que celui du paiement des indemnités prévu à la police de rachat en cas
d'invalidité (c.-à-d. paiement forfaitaire, paiements périodiques échelonnés sur 1, 2, 3, 4
ou 5 ans ou bien une combinaison des deux modes);
3) titulaire du contrat
a) s'il s'agit d'un rachat par les dirigeants de l'entreprise, le titulaire du contrat doit être
une personne physique,
b) dans le cas d'un rachat par l'entreprise elle-même, le titulaire du contrat doit être
l'entreprise. La prestation n'est pas admissible au CDC;
4) la convention ne doit pas contenir de définition de l'invalidité, mais plutôt énoncer que
l'invalidité de la personne doit répondre aux conditions figurant dans la police de rachat
en cas d'invalidité pour que la demande d'indemnisation soit acceptée par l'assureur;
5) la valeur minimale en dollars du rachat doit être établie comme étant le montant de
l'assurance de rachat en cas d'invalidité qui est en vigueur.
peut représenter 100 % du prêt commercial et des intérêts et aura une période maximale
(p. ex. : 24 mois). Avec un délai de carence de 365 jours, le versement forfaitaire
représentera 75 % du prêt commercial et se fera en versements étalés sur une période
spécifique.
Certains critères s'appliquent. À titre d'exemple, la personne assurée doit détenir une
participation minimale dans l'entreprise (p. ex. : 25 %) ou, encore, l'entreprise doit avoir
été en opération depuis un certain temps et avoir une valeur minimale.
Protection-retraite
Certains assureurs offrent la protection-retraite, décrite précédemment comme avenant
relatif à l'épargne-retraite, comme produit autonome.
Avant la retraite, une invalidité entraîne automatiquement pour les travailleurs une perte
de revenus; revenus qui sont nécessaires au paiement du coût de vie et à l'épargne en
prévision de la retraite. Une maladie grave peut possiblement entraîner des frais
supplémentaires non couverts par les régimes publics ou par une assurance maladie
complémentaire.
Cette prestation est exempte d'impôt et peut servir à couvrir n'importe quelle éventualité
financière et éviter à la personne affectée, ou à sa famille, d'avoir à faire des ponctions
majeures dans ses sommes accumulées, son fonds de retraite ou à liquider des actifs.
• cancer;
• crise cardiaque (infarctus du myocarde);
• accident vasculaire cérébral (AVC);
• pontage coronarien.
La liste des maladies couvertes peut varier d'une compagnie à une autre. De plus, les
éléments déclencheurs de l'ouverture à l'indemnité pourraient être légèrement différents,
par exemple, le stade atteint par le cancer, ou la façon par laquelle la crise cardiaque est
diagnostiquée (enzymes versus changement dans l'électrocardiogramme).
Le tableau suivant illustre la probabilité d'être atteint d'un cancer, par période de dix ans,
selon l'âge et selon le sexe. La probabilité augmente beaucoup avec l'âge. La probabilité
qu'un assureur ait à payer une prestation est donc faible lorsque la durée du contrat est
temporaire, particulièrement pour les contrats qui sont annulés avant 60 ou 70 ans.
Tableau 3-5.0.1
La probabilité d'être atteint d'un cancer varie beaucoup selon les habitudes de vie. Les
non-fumeurs ont peu de risque d'être atteints du cancer du poumon. La consommation
de tabac est une des principales causes de plusieurs types de cancer. De plus, «le fait
[Link] Page 101 sur 249
Impression 21-05-29 07)31
Cette année-là, les assureurs ont refusé 20 % des réclamations en assurance maladies
graves. En comparaison, en 2005, ils en avaient refusé 29 %. Selon BMO assurances,
l'uniformisation des définitions d'assurance maladies graves a peut-être contribué à
l'amélioration des taux de règlement d'AMG.
Une autre étude de Munich Re nous apprend que depuis le lancement du produit au
milieu des années 1990 jusqu'en 2010, le non-respect de la définition au contrat a
entrainé 41 % des refus au Canada.
Dans 19 % des refus, les assurés ont fait une réclamation pour une affection non
couverte par leur police.»
Puisque le délai d'attente est toujours le même, les primes varient selon l'âge à
l'établissement de la police, le sexe de l'individu, le capital assuré, les avenants inclus et
l'historique médical.
Le risque d'être atteint varie beaucoup selon que le client consomme ou non du tabac.
Par exemple, un fumeur qui cesse de fumer réduit son risque de maladie du cœur de
moitié en un an. Une personne qui «bouge» réduit son risque de faire une crise
cardiaque de 55 %75.
MISE EN GARDE
Il faut faire très attention aux statistiques publiées par certains assureurs, car
celles-ci ne correspondent pas à celles des personnes qu'elles acceptent
d'assurer au tarif régulier.
Il est très important que l'assuré remplisse avec précaution le questionnaire médical, car
plusieurs demandes d'indemnisation ont été refusées parce que l'assuré n'avait pas
répondu adéquatement aux questions.
Il est important de se rappeler que les actuaires calculent les primes pour que la totalité
de celles-ci (en valeur actualisée) soit supérieure à la valeur des prestations (en valeur
actualisée). Cette règle est valable avec ou sans l'option de remboursement des primes.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
5.2.6 — Fiscalité76
Comme l'assurance maladies graves (AMG) est un produit relativement nouveau, les
textes de loi et la fiscalité actuels ne traitent pas précisément de ce type d'assurance. De
ce fait, les diverses législations provinciales sur l'assurance qui ont trait à l'«assurance
contre la maladie ou les accidents» et les interprétations techniques de l'Agence du
revenu du Canada (ARC) régissent actuellement la vente et la commercialisation de
l'AMG.
Il est important de connaître la position actuelle de l'ARC sur l'AMG, de façon à inclure
avantageusement ce produit dans la planification financière des clients. Comme l'AMG
est un domaine en pleine expansion du secteur des services financiers, il est essentiel
d'en comprendre la fiscalité.
Le Code civil du Québec prévoit un système global applicable aux produits d'«assurance
de personnes» qui incluent les contrats d'«assurance contre la maladie ou les
accidents». Ce système permet la désignation de bénéficiaires pour n'importe quel type
de contrat77 d'«assurance de personnes». De plus, le Code civil facilite l'application de
concepts de vente plus complexes de l'AMG en indiquant officiellement que les clauses
accessoires d'un contrat d'assurance contre la maladie ou les accidents sont régies par
les dispositions relatives au contrat principal78.
Considérations fiscales
Les produits d'assurance maladies graves ne sont pas nommément couverts par la Loi
de l'impôt sur le revenu. Leur traitement fiscal est étroitement lié à leur qualification
juridique à titre de produit d'assurance vie ou de produit d'assurance contre la maladie
ou les accidents, en vertu des législations provinciales.
Jusqu'à maintenant, pour l'AMG, l'Agence du revenu du Canada tend à interpréter les
lois existantes, ne jugeant pas encore nécessaire d'apporter des changements ou des
additifs afférents directement à l'AMG.
Les opinions et les interprétations techniques de l'ARC n'ont pas force de loi et ne lient ni
le ministère des Finances ni l'ARC. Il est donc important de tenir compte de certains
facteurs lorsque la planification financière et fiscale met en jeu l'AMG, autant pour les
contrats détenus par des particuliers que pour ceux dont les titulaires sont des sociétés :
5.2.7 — Exclusions
Certaines exclusions s'appliquent à l'assurance en cas de maladie grave. Il faut donc en
prendre connaissance dans la proposition ou dans le contrat.
De plus, pour certaines maladies, telles le cancer, il pourrait y avoir une exclusion si la
maladie est diagnostiquée ou si les symptômes apparaissent dans les premiers 90 jours
suivant la date d'effet du contrat ou de sa dernière remise en vigueur.
À titre d'illustration, nous allons supposer que le capital assuré est de 100 000 $, que la
prime annuelle est de 1 000 $, que le taux marginal de l'actionnaire est de 53,31 %, que
son taux d'imposition sur les dividendes non déterminés est de 46,25 % et que sa
société est imposée au taux de 15 % (2019).
Salaire Dividende
À première vue, il peut sembler que cette situation ressemble à la situation 1, puisque la
somme du salaire versé (1 141,79 $) et de la prime payée (1 000 $) est égale à
2 141,79 $, mais ce serait oublier qu'une prime payée n'est pas déductible pour la
société. En réalité, la société a besoin de générer un revenu de 2 318,26 $ comme
l'illustre le tableau suivant.
Moins :
Solde — $
Revenu que doit générer la société pour payer une prime de 1 000 $
À première vue, il semble préférable que la société soit titulaire et bénéficiaire du contrat
d'assurance maladies graves.
société devra alors lui verser un salaire ou un dividende. Il faut donc que la société
souscrive un capital assuré plus élevé pour compenser l'impôt à payer. Nous revenons
donc au tableau 1, mais en multipliant les données par 100.
Autrement dit, la société devrait recevoir une prestation de 182 052 $ pour verser à
l'actionnaire un salaire (déductible pour la société) de 214 179 $. En supposant un taux
d'imposition de 53,31 % sur la totalité du montant, celui-ci paierait 114 179 $ en impôt, et
il lui resterait une somme de 100 000 $. Ainsi, si la société était titulaire et bénéficiaire,
elle devrait souscrire une protection de 182 052 $ pour que l'effet final pour l'actionnaire
soit comparable à la situation où l'actionnaire serait le bénéficiaire. La prime serait alors
d'environ 1 820 $ et la société aurait besoin d'un revenu d'environ 2 141 $, ce qu'illustre
le tableau 4.
Revenu que doit générer la société pour payer une prime de 1 820 $
La détention personnelle arrive nez à nez avec la détention corporative lorsqu'on utilise
un taux d'imposition égal pour l'actionnaire et la société lors du paiement des primes et
lors du versement de la prestation. Par contre, l'administration de la détention
personnelle étant beaucoup plus simple que la détention corporative, l'actionnaire
devrait généralement être titulaire du contrat.
L'assurance pour soins de longue durée a été développée pour aider à couvrir les frais
liés aux soins prolongés.
5.3.1 — Coûts
Exemples de soins à domicile
Certaines de ces dépenses sont admissibles au crédit pour frais médicaux lorsqu'elles
ne sont pas spécifiquement remboursées par une assurance.
Système public
Il est à noter que le système public québécois utilise une formule qui ajuste le loyer selon
les revenus et les actifs de l'individu, jusqu'à ce qu'il ne lui reste que 2 500 $ basé sur les
actifs de l'individu. La façon de calculer les revenus et d'établir la valeur des biens tient
compte du fait que la personne est seule ou en couple. Le calcul de la contribution
financière peut être estimé grâce au site de la RAMQ : .
Cela diminue l'attrait de ce produit pour les gens à faible revenu, voire les gens de la
classe moyenne.
5.3.2 — Produit
Bien qu'il y ait des différences dans la façon de verser les prestations, selon le produit et
selon l'assureur, elles débutent généralement lorsque :
• se laver;
• prendre un bain;
• s'habiller;
• se nourrir;
• se servir des toilettes;
• la continence;
• se mouvoir (se lever du lit, se coucher, se lever d'une chaise, passer d'un lit à une
chaise).
Certains plans font la distinction dans les prestations, selon que les services sont
dispensés à domicile ou dans un établissement public ou privé de soins infirmiers, avec
certaines déductions possibles, si le gouvernement indemnise.
La souplesse dans les versements du produit et la liberté de choix entre les services à
domicile ou ceux en résidence pourraient donc représenter un atout. Par contre, cet
avantage entraîne une prime plus élevée.
À titre d'exemple, chez un certain assureur, les indemnités peuvent varier entre 150 $ et
2 000 $ par semaine. La prestation n'est pas imposable. La durée des prestations peut
varier selon le contrat et peut être de un an jusqu'à une période illimitée.
Ce type de produit est non seulement disponible pour les âges avancés allant jusqu'à
80 ans, mais il l'est aussi pour les personnes plus jeunes. Ainsi, certains assureurs
l'offrent à partir de 31 ans, ceci variant d'un assureur à un autre.
5.3.3 — Caractéristiques
Primes
Les primes ne sont pas déductibles du revenu imposable. Elles sont fondées sur l'âge à
l'établissement de la police et sur le sexe de la personne assurée. Les primes pour les
femmes peuvent être plus élevées étant donné leur meilleure longévité.
Détail très important, pour la plupart des contrats examinés, la prime n'est pas garantie
pour plus de 5 ans. Dans certains cas, elle le sera de 5 ans en 5 ans. Certains offrent
une prime maximale, par exemple, pas plus de 125 % de la prime originale, ce qui
signifie que, pour une indemnité donnée, la plus basse prime n'est pas nécessairement
le meilleur choix. Il faut donc faire attention à la justesse du niveau de prime. Un
assureur pourrait être tenté de choisir d'offrir des primes très basses pour se tailler une
place dans un marché et hausser les primes de sa clientèle subséquemment.
La différence entre les délais de carence n'influence pas autant les primes d'assurance
pour soins de longue durée que celles de l'assurance invalidité. Alors que certaines
incapacités peuvent être de courte durée, il semble qu'une fois que la personne se
qualifie pour la perte d'autonomie, il est très rare qu'elle se remette rapidement.
Autre observation intéressante : toutes les autres variables étant égales, il y a peu de
différence dans la prime entre une période d'indemnisation de 5 ans et une période
illimitée car il y a généralement un plafond maximal pour les prestations que l'assureur
va payer.
Contrat libéré
Certains contrats offrent une assurance prolongée, libérée, à terme fixe, advenant la
situation où les primes ne sont plus payées. Pour certains contrats, une période
minimale de paiement des primes est requise. L'indemnité peut demeurer la même ou
être réduite, et le terme fixe variera selon le contrat et le nombre d'années de
versements.
Avenants et options
de règlement n'a été présentée, les deux conjoints sont exonérés du paiement de
leurs primes pendant une indemnisation.
• Remboursement de la prime à la succession
Remboursement d'une partie ou de la totalité des primes au décès selon
l'ancienneté du contrat et selon qu'il y ait eu ou non des indemnités versées.
• Période de paiement limitée
Chez certains assureurs, les primes peuvent être payées plus rapidement, par
exemple, en 15 ou 20 ans.
• Indexation
La prestation augmente chaque année selon l'inflation (taux composé) ou selon un
pourcentage prédéterminé à un taux simple.
• Augmentation de la protection
Cette clause permet d'augmenter la protection au fil des années pour l'ajuster à la
hausse des coûts de soins prolongés. Certaines restrictions s'appliquent.
Comme c'est le cas pour la plupart des autres types d'assurance de personnes, un
questionnaire doit être rempli et l'assureur se réserve le droit de demander des preuves
médicales supplémentaires.
Ces régimes peuvent inclure les protections suivantes, sur une base plus ou moins
optionnelle :
2) Soins médicaux et hospitalisation pour les frais hors province ou hors pays.
3) Soins dentaires.
Tableau 3-5.1
Méthode 1 Méthode 2
Contrairement à une certaine croyance populaire, les primes ne sont pas déductibles
pour le travailleur autonome. C'est donc la méthode 1 qui s'applique.
Actionnaire
La prime est un avantage imposable, mais l'employeur ne peut déduire la prime.
Tableau 3-5.2
Prêt
Frais Rachat commerci Personne- Protectio
Type généraux de parts al clé n retraite
Les prestations reçues par la société ne sont pas considérées comme un revenu
Assurance invalidité
Montant de la protection
Lorsque la protection en vigueur est insuffisante pour que le client puisse maintenir son
niveau de vie actuel tout en épargnant en prévision de sa retraite, l'ordre de
recommandations suivant est suggéré :
1. Une assurance supplémentaire si les plafonds préétablis par les assureurs le
permettent;
2. Une assurance épargne retraite en cas d'invalidité (ne couvre que les invalidités
totales et les prestations ne sont pas indexées);
3. Une assurance invalidité emprunt si celui-ci a des dettes (ne couvre que les
invalidités totales et la durée des prestations est généralement limitée à quelques
années).
De souscription future 37 $ 26 $ 21 $
La protection individuelle devient «premier payeur» si jamais le régime collectif n'est plus
là. Mais cette stratégie implique une «surassurance» et le paiement de primes
supplémentaires.
Contrainte budgétaire
En planification financière, il ne faut pas oublier que le budget du client n'est pas illimité.
Si un client souscrit plus d'assurance que ses besoins, il est possible qu'il doive négliger
son épargne pour sa retraite. Voir à ce sujet la section 1.3.4 Contrainte budgétaire à vie.
Un juste équilibre est nécessaire.
Invalidité
Introduction
L'assurance vie est un produit financier complexe. Pour pouvoir conseiller un client et lui
recommander le produit qui correspond le mieux à ses besoins, il faut comprendre non
seulement les produits d'assurance, mais aussi leurs tarifications et leurs fiscalités.
Droit de renouvellement
Si le nom des T65 et T75 reflète bien la nature de cette assurance, elle se termine soit à
l'âge de 65 ans ou de 75 ans, il en est tout autrement pour les T10 et T20. Au Québec,
la quasi-totalité des T10 et T20 ne se terminent pas après 10 ans ou 20 ans, mais sont
renouvelables au gré du titulaire du contrat pour un autre 10 ou 20 ans. Il ne faut pas
confondre la période de nivellement de la prime (10 ou 20 ans) avec la durée du contrat
qui se termine généralement (selon les contrats) lorsque l'assuré atteint 75 ou 80 ans.
Le dernier renouvellement disponible est généralement lorsque l'assuré atteint 65 ou 70
ans.
Le titulaire du contrat a l'option, mais pas l'obligation, de renouveler son contrat avec la
prime déjà indiquée dans sa police et ceci sans que l'assuré ait à fournir à nouveau des
preuves médicales à l'assureur. Cette prime est, sauf exception, garantie et est, par
conséquent, la prime maximale qui sera facturée par l'assureur.
Le titulaire du contrat peut aussi décider de ne pas renouveler le contrat parce que le
besoin d'assurance sur la vie de l'assuré n'existe plus ou renouveler le contrat avec un
capital assuré moindre si le besoin a diminué.
Bien entendu, il faut être certain que la personne à assurer a été acceptée par la
compagnie d'assurance avant de décider de ne pas renouveler l'ancien contrat. Sinon
cette personne pourrait se retrouver sans assurance. Lors d'un remplacement d'un
contrat d'assurance vie par un autre contrat, le conseiller en sécurité financière doit
compléter un préavis de remplacement. Le client doit signer ce préavis et le conseiller
doit en envoyer une copie à l'assureur dont la police est remplacée.
Le tableau suivant illustre le cas d'un individu de 30 ans qui souscrit un capital assuré de
100 000 $. Il fournit les primes garanties (inscrites au contrat) et les primes potentielles
(si l'assuré est en bonne santé) pour une nouvelle police d'assurance vie T10.
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Impression 21-05-29 07)31
Droit de transformation
Au Québec, la majorité des contrats temporaires contiennent l'option pour le titulaire du
contrat de transformer le contrat temporaire en contrat permanent sans que l'assuré ait
à fournir à nouveau des preuves médicales à l'assureur. Ce droit cesse généralement
vers l'âge de 65 ou 70 ans de l'assuré. La prime de transformation chargée par
l'assureur est établie selon l'âge au moment de la transformation et non selon l'âge que
l'assuré avait au moment de la souscription du contrat.
L'établissement de la prime de conversion varie selon les contrats. Elle peut être soit
déjà indiquée dans la police, soit établie selon la même catégorie de risque que son
contrat temporaire, soit établie selon le tarif standard de l'assureur au moment de la
transformation
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
La prime de transformation est souvent la prime à payer dans la pire des situations,
lorsque l'assuré n'est plus assurable ou son état de santé entraîne une surprime
(tarification plus élevée). Si l'assuré est en bonne santé, il aurait intérêt à magasiner un
nouveau contrat en fournissant de nouvelles preuves de santé.
L'assurance hypothécaire
L'assurance vie hypothécaire est une assurance dont le capital décroît avec le temps.
Cette diminution a pour but de refléter la diminution du capital à rembourser et donc du
besoin en assurance sur la vie. La durée de ce type d'assurance est généralement de 25
ans (mais peut être plus longue) ce qui correspond à la période d'amortissement des
emprunts hypothécaires la plus courante. La prime est généralement fixe pour toute la
durée du contrat.
• vie entière, avec ou sans valeur de rachat, ce qui comprend la majorité des
assurances dites T100;
• vie universelle.
La durée du paiement des primes est généralement à vie, mais peut être limitée dans le
temps, par exemple pendant vingt ans (appelé alors vingt primes) ou jusqu'à ce que
l'assuré atteigne 65 ans ou 100 ans. La police devient alors libérée, c'est-à-dire qu'il
n'est plus nécessaire de payer des primes pour que l'assurance demeure en vigueur.
Le tableau suivant donne des exemples de primes pour une police d'assurance vie
entière selon différentes périodes de paiements. Ces périodes sont garanties. Par la
suite, l'assurance est libérée.
Lorsqu'une compagnie offre aussi une assurance vie dont les primes sont payables
durant toute la vie de l'assuré (même après 100 ans), ces primes sont légèrement
inférieures à celles payables jusqu'à 100 ans.
Cependant, certaines assurances T100 se terminent à 100 ans. Ce sont alors des
assurances temporaires à long terme. Avec ce type de police, la prestation de décès ne
sera pas versée au bénéficiaire même si l'assuré décède après qu'il ait fêté son
centième anniversaire84.
Enfin, quelques assurances T100 versent le capital assuré au titulaire du contrat lorsque
l'assuré atteint l'âge de 100 ans. Ce type d'assurance est connu sous le nom de
dotation. La date d'échéance d'une assurance dotation peut être un autre âge que 100
ans, 85 ans par exemple. Ce type d'assurance n'est pas très populaire, car il est
défavorisé sur le plan fiscal. Le versement du capital du vivant de l'assuré entraîne une
disposition du contrat et la somme reçue (moins le coût de base rajusté) est alors
imposable. Ce n'est pas le cas lorsque le capital est versé au décès de l'assuré.
La valeur de rachat
En contrepartie de primes plus élevées, l'assurance vie entière ou la T100 peut être
assortie d'une valeur de rachat. Le titulaire reçoit cette valeur lorsqu'il annule (rachète)
son contrat. La valeur de rachat d'une assurance vie entière n'est pas versée au décès
de l'assuré.
Payer plus cher pour avoir une valeur disponible lors d'un rachat (annulation) d'un
contrat dont la durée prévue est à vie peut paraître paradoxal, mais cette valeur de
rachat accroît la souplesse du contrat. Elle peut :
Plusieurs contrats prévoient que lorsque l'assureur ne reçoit pas une prime (que ce soit
volontaire ou non de la part du titulaire), la valeur de rachat sert à payer les primes dues.
Cela évite que le contrat tombe en déchéance (contrat annulé), d'où l'appellation de
clause de non-déchéance. D'autres contrats prévoient plutôt que l'assureur avance les
primes jusqu'à concurrence de la valeur de rachat. Dans le premier cas, le titulaire du
contrat n'a pas à payer d'intérêts et la valeur de rachat diminue. Lorsque la valeur de
rachat est épuisée, le contrat est annulé.
Dans le second cas, lorsque le décès de l'assuré survient sans que l'emprunt n'ait été
remboursé par le titulaire du contrat, la prestation de décès est réduite de la somme du
montant emprunté et des intérêts accumulés. Lorsque la somme du montant emprunté
et des intérêts accumulés atteint le montant de la valeur de rachat, le contrat est annulé.
D'un point de vue légal, la valeur de rachat appartient à l'assureur. Le titulaire du contrat
a une créance sur cette valeur. Cette créance équivaut à une option (la possibilité et non
l'obligation d'exercer) d'encaissement d'une partie de la réserve mathématique, réserve
que l'assureur doit avoir pour garantir que les prestations soient versées lorsque le
risque assuré se produit.
Contrairement aux fonds communs de placement qui sont conservés en fiducie, les
valeurs de rachat font partie des biens de l'assureur. Cette nuance est très importante
lors d'une mise en liquidation d'une compagnie d'assurance vie. Le titulaire du contrat
peut alors, en théorie, perdre sa valeur de rachat. Cependant, Assuris (assureur privé)
garantit que le titulaire de contrat conserve une partie ou la totalité de ses droits.
L'annexe 4 offre davantage d'information à ce sujet.
Les participations
En contrepartie de primes encore plus élevées (que celles reliées à la valeur de rachat),
la police d'assurance vie peut être avec participations aux bénéfices de l'assureur. Selon
la Loi de l'impôt sur le revenu, ces participations ne sont pas des dividendes, ils
s'apparentent à des remboursements de primes payées en trop. Ces participations
diminuent le coût de base rajusté (CBR) de la police et sont versées lorsque :
• Les prestations de décès payées par l'assureur sont inférieures à celles qu'il avait
utilisées pour établir ses primes. Les prestations peuvent être inférieures parce
qu'il y a eu moins de décès que ce que les hypothèses avaient prévu ou parce que
plus de contrats que prévu ont été annulés avant que les assurés décèdent;
• Les frais de l'assureur sont inférieurs aux hypothèses qu'il avait utilisées pour
établir ses primes;
• Le rendement obtenu a été supérieur à celui que l'assureur avait utilisé pour
établir ses primes.
Bien entendu ces participations ne sont pas garanties. Par contre, lorsqu'elles ont été
déclarées par l'assureur, elles sont acquises (créances) aux titulaires du contrat. Les
participations sont créditées à l'anniversaire de la police et peuvent être versées sous
différentes formes, au choix du client85 :
Le portefeuille de placements des fonds généraux des compagnies d'assurance vie est
surtout composé de titres de créances. La baisse des taux d'intérêt devrait donc
diminuer la valeur des participations dans le futur. Il est donc suggéré d'utiliser
l'illustration qui prévoit une baisse des participations plutôt que le scénario principal. À
titre d'exemple, voici un extrait du document Aperçus de contrats d'assurance-vie entière
avec participation86 que Sun Life publiait en 2018 :
Alors ... le rendement du portefeuille du compte des contrats avec participation pourrait
graduellement chuter de 100 à 150 points de base au cours des 20 prochaines années.»
L'assurance vie universelle est plus transparente (mais pas totalement) que l'assurance
vie entière. Le relevé que le titulaire reçoit permet généralement à celui-ci de connaître :
L'assurance vie universelle offre aussi beaucoup plus de souplesse à son titulaire. Il
peut, entre autres :
• Verser des primes qui varient chaque année. Cependant, la prime versée ne peut
être supérieure à la prime maximale indiquée dans la police. Cette prime est
établie pour respecter les conditions imposées par la Loi de l'impôt sur le revenu;
• Choisir entre plusieurs types de facturations des coûts d'assurance;
• Choisir si la valeur accumulée dans la police est incluse ou non dans la prestation
de décès. Autrement dit, est-ce que la prestation de décès est fixe ou variable?
• Choisir les types de placements88 (fixes ou variables) qui feront varier la valeur
accumulée dans la police;
• Effectuer des retraits sans annuler le contrat.
Choix de la prime
La prime minimale est, en théorie, celle qui devrait maintenir le contrat en vigueur durant
toute la vie de l'assuré. Cependant, le rendement réel en deçà d'un certain niveau89 par
la police peut entraîner des déchéances. La prime maximale est, quant à elle, celle qui
devrait faire en sorte que le contrat demeure une police dite exonérée aux fins fiscales.
Si la valeur accumulée n'est pas versée au décès, alors la portion assurance du contrat
a tendance à diminuer. Par exemple, pour un capital assuré de 100 000 $, si la valeur
accumulée est de 10 000 $, alors le risque que la compagnie d'assurance assume est
de 90 000 $ (100 000 - 10 000). Si la valeur augmente à 60 000 $, alors le risque
assumé par l'assureur baisse à 40 000 $. Par contre, si la valeur diminue à 40 000 $,
alors le risque assumé par la compagnie d'assurance augmente. La valeur accumulée
dans le contrat sert donc d'autoassurance.
Bien entendu, lorsque le risque assumé par la compagnie diminue, cela diminue le coût
d'assurance prélevé dans la police. L'inverse est aussi vrai, c'est-à-dire, lorsque la valeur
accumulée baisse et que, par conséquent, le risque assumé par l'assureur augmente,
alors le coût d'assurance prélevé augmente également. Si le titulaire du contrat choisit
l'option de prestation de décès fixe, il devrait alors choisir un coût d'assurance croissant,
sinon il aura payé en trop au début du contrat inutilement. La section 6.2.3 offre
davantage d'information à ce sujet.
Avec une assurance vie universelle, la valeur accumulée varie selon les rendements
obtenus par la police. Si les rendements obtenus sont positifs, la valeur augmente. Si les
rendements obtenus sont négatifs, alors la valeur diminue. Le titulaire peut choisir des
comptes à intérêts fixes ou à intérêts variables.
• intérêts quotidiens;
• termes. La durée des termes peut varier (selon les contrats) de 30 jours à 20 ans.
Lorsque l'option à intérêts variables est choisie, la valeur du compte varie en fonction
d'un indice externe. Voici quelques exemples d'indices externes possibles :
• Rendement d'un indice obligataire moins les frais stipulés dans la police;
• Rendement d'un indice d'actions90 moins les frais stipulés dans la police. Les
dividendes sont alors conservés par l'assureur, ce qui a pour effet d'augmenter les
frais de 2 à 3 % par an, selon les indices boursiers;
• Rendement d'un indice d'actions avec les dividendes (rendement total) moins les
frais stipulés dans la police. En date du 4 mars 2013, le rendement en dividendes
de l'indice S&P/TSX 60 était de 3,12 %;
• Rendement d'un fonds commun de placement (FCP) moins les frais stipulés dans
la police. Il existe alors une possibilité de doublement des frais, si l'assureur
prélève des frais en plus des frais prélevés par le FCP;
• Rendement d'un fonds distinct (FD) moins les frais stipulés dans la police. Il
existe alors une possibilité de doublement des frais, si l'assureur prélève des frais
en plus des frais prélevés par le FD.
Il est important de réaliser que la valeur des comptes n'est pas directement investie
dans les indices, les FCP ou les FD, mais que c'est la valeur des comptes qui varie en
fonction de l'indice. Si les fonds étaient véritablement investis dans un indice, un FCP ou
un FD, la police perdrait son statut d'exonération et le titulaire du contrat serait alors
personnellement imposé sur le rendement après frais. Lors d'une mise en liquidation
d'un assureur, la valeur accumulée appartient à l'assureur et le titulaire du contrat
possède une créance sur cette valeur. Ces sommes ne sont pas en fiducie. Ce qui fait
en sorte que ce véhicule financier est plus risqué qu'un FCP ou un FD. C'est l'équivalent
d'acheter une obligation de la compagnie dont le rendement est fonction d'un indice
externe. Il y a donc concentration de capital dans la compagnie d'assurance. Assuris
garantit certains montants lors d'une liquidation d'un assureur (voir l'annexe 4 pour plus
de détails).
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Voici les conclusions de l'étude Life Insurance as an Investment Vehicle faite par
l'actuaire Michael Hawkins :
Lessons to be drawn from this review are:
1. Life insurance is good for your heirs but bad for your savings.
2. There may only be a modest gain for heirs in using life insurance if the heirs do not put
value in the amounts being paid for the life insurance protection.
3. If using life insurance, allocate the fixed income portion of your portfolio, that isn't
registered, to life insurance ahead of the equity portion of your portfolio.
4. If investing in an equity portfolio, there may be destruction in value for heirs in using
life insurance if the heirs do not see value in the amount being paid for the life insurance
protection.
6. If you think fees matter, they matter doubly for life insurance.
7. Look at what you are buying; frictional costs in off-the-shelf retail products can
eliminate the potential tax advantages of life insurance.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Il est généralement préférable de choisir des contrats sans bonis et ayant une
structure de frais inférieurs. Le titulaire est alors certain de payer moins. Il n'est
pas utile de payer des frais supplémentaires de 1 % pour avoir une bonification
de rendement de 1 % car le rendement après frais est le même, voire moindre, si
la bonification n'est pas garantie91.
Lorsque l'option avec bonis est choisie, il faut faire particulièrement attention aux
illustrations (projections des valeurs accumulées), car généralement les bonis sont inclus
dans la projection, même s'ils ne sont pas garantis. Il faut tenir compte de ce biais
lorsque l'on compare des illustrations de polices d'assurance vie universelle différentes
ou avec des placements investis directement dans les indices. Si vous désirez en
apprendre davantage à ce sujet, vous pouvez consulter l'analyse comparative des AVU
avec ou sans bonis faite par Jean-Francois Roy lors du congrès 1999 de l'APFF, «La
police d'assurance vie universelle vue par... un actuaire!».
• Les frais de gestion de l'AVU, qui varient selon que le contrat offre ou non des
bonis de rendement;
• Les frais de gestion du fonds ou de l'indice à partir duquel le rendement de la
partie épargne est calculé;
• L'absence des dividendes si l'indice choisi ne procure que la variation du prix de
l'indice. En date du 21 septembre 2012, le rendement en dividendes de l'indice
boursier canadien S&P/TSX 60 est d'environ 3 %;
• Leurs coûts d'assurance sont parfois plus élevés que des produits similaires, ce
qui permet de diminuer les autres frais.
Le tableau suivant présente les calculs à faire pour obtenir le rendement à utiliser dans
la projection. Les frais utilisés sont des exemples réels. Pour plus de détails sur les
profils, vous pouvez consulter la sous-section 5 «Exemples d'application» des Normes
d'hypothèses de projection 2017.
% en court terme 5% 5% 5%
% en revenu fixe 70 % 45 % 20 %
% en actions 25 % 40 % 35 %
canadiennes
% en actions 0% 10 % 25 %
étrangères
% en actions 0% 0% 15 %
marchés émergents
Comme nous pouvons le constater, le taux à utiliser varie beaucoup selon que l'AVU
prévoit ou non le versement de bonis. Bien entendu, dans ce dernier cas, le logiciel de la
compagnie va ajouter les bonis, ce qui reviendra à très long terme à la situation sans
bonis. En effet, en pratique, les bonis sont financés par des frais plus élevés. Il est
généralement préférable de choisir l'option sans bonis et de profiter de frais moindres
(une certitude) plutôt que choisir les AVU avec bonis, ce qui donne la possibilité de
recevoir des bonis si le client remplit les conditions nécessaires à leur obtention.
L'assurance vie entière n'est pas efficace pour combler des besoins d'assurance vie
temporaires. Pour ceux-ci, l'utilisation d'une assurance temporaire est nettement plus
efficiente (moins coûteuse).
Par contre, bien que l'assurance vie universelle est en théorie une assurance vie
permanente, elle peut aussi servir à couvrir des besoins temporaires. En effet, il est
possible de choisir un coût d'assurance temporaire (T1) et d'y verser seulement les
primes qui correspondent à des besoins temporaires. La valeur de rachat est alors peu
élevée, voir inexistante. La probabilité de déchéance du contrat est alors très élevée,
mais cela n'entraîne pas de problème pour le client si la déchéance se produit après que
le besoin d'assurance se soit éteint.
Le rendement potentiel sur les fonds à l'intérieur du contrat est plus élevé si l'option
d'intérêt variable est choisie. Mais le titulaire du contrat assume des risques qu'il aurait
transférés à l'assureur s'il avait choisi un autre type de contrat d'assurance vie. Cela est
quelque peu paradoxal, car le but premier de l'assurance est de transférer à un assureur
les conséquences financières des risques. Le tableau suivant résume les risques qui
sont transférés à l'assureur et ceux qui sont assumés par le titulaire du contrat.
Le fait que les illustrations remises aux clients utilisent des rendements fixes plutôt
qu'aléatoires entraîne une surestimation de la probabilité de maintenir en vigueur la
police. Selon une étude faite par l'actuaire Ashley Crozier92, en utilisant un taux de
rendement aléatoire (méthode Monte-Carlo), la probabilité que le contrat soit encore en
vigueur à l'âge de 90 ans de l'assuré est de 63 % (donc 37 % de probabilité de
déchéance) avec la prime illustrée. Pour atteindre une probabilité de 90 % (probabilité
de déchéance de 10 %), il faudrait augmenter la prime de 46 %. Pour atteindre une
probabilité de 95 % (probabilité de déchéance de 5 %), il faudrait augmenter la prime de
61 %. La probabilité de 95 % est celle normalement utilisée pour les sondages
scientifiques.
Conseils
Pour diminuer la probabilité de poursuite, le planificateur financier qui remet des
illustrations de contrats d'assurance devrait :
• Dans le cas d'un contrat de type vie universelle, s'assurer que celles-ci respectent
6.1.3 — Avenants
Plusieurs avenants peuvent être ajoutés aux contrats d'assurance vie. En voici quelques
exemples :
À qui s'adresse-t- À ceux qui ont À ceux qui ont À ceux qui ont des
il? des besoins des besoins besoins
temporaires. permanents. permanents et :
• Qui veulent
gérer eux-
mêmes leur
fonds de
capitalisation.
La prime pure
Cette partie de la prime est le coût de l'assurance pour l'assureur. Techniquement, c'est
l'espérance mathématique des prestations, soit la probabilité de décès dans l'année
multipliée par le capital assuré.
Les taux de décès qu'utilisent les assureurs ne sont pas les mêmes que ceux des tables
de mortalité de l'ensemble de la population. Les assureurs tiennent compte de
l'augmentation probable de l'espérance de vie dans les prochaines années et ils
sélectionnent leurs assurés. Les assureurs refusent93 d'assurer les gens les plus
malades. L'espérance de vie d'une personne qui vient d'être acceptée par un assureur
est supérieure à celle de tables de mortalité publiées, par exemple celle incluse dans les
Normes d'hypothèses de projection de l'IQPF.
• L'âge;
• Le sexe;
• La consommation ou non de produits du tabac;
• Les antécédents et conditions médicaux, par exemple, la tension artérielle,
l'indice de masse corporelle, etc.
• Le style de vie. Par exemple, le niveau de la consommation d'alcool, de
médicaments et de drogue, la pratique de certains sports, la conduite automobile,
etc.
Le taux de rendement
Plus la date du paiement de la prestation de décès est éloignée dans le temps et plus le
rendement estimé est élevé, plus faible sera la réserve pour payer cette prestation et,
par conséquent, plus faible sera la prime annelle chargée aux consommateurs.
Le rendement estimé est après frais et après l'impôt sur le revenu de placement que doit
payer l'assureur. Cet impôt est de 15 %. Voir la section fiscalité de l'assurance vie pour
plus de détails.
Les déchéances
Plus le taux de résiliation des contrats est élevé, moins l'assureur verse des prestations
et par conséquent moins il a besoin de primes. La majorité des contrats d'assurance vie
sont annulés avant que le décès de l'assuré survienne.
Selon des études de l'Institut canadien des actuaires, le taux de déchéance des contrats
d'assurance vie a été d'environ 36 % après 15 ans pour les contrats d'assurance vie
universelle à coût nivelé94 et d'environ 34 % après 15 ans pour les polices d'assurance
temporaire 100 ans95. Ces taux varient selon l'âge des assurés, leur sexe et leur statut
de fumeur ou non.
La prime facturée
La prime que doit payer le titulaire du contrat tient compte de tous ces éléments. Bien
entendu, la valeur actualisée de l'ensemble des primes encaissées par l'assureur doit
être supérieure à la valeur actualisée de l'ensemble des prestations versées par
l'assureur. Cette relation est au cœur du principe de la mutualisation des risques. Si
l'assureur doit verser plus de prestations (en valeurs actualisées) que de primes (en
valeur actualisée) qu'il encaisse, il devra déclarer faillite.
Pour la
Pour le consommateur
compagnie
18,59 % pour que le solde soit à 0 $ au début (les primes sont payées en début de
période) du douzième mois.
Avec une calculatrice financière, pour obtenir le taux d'intérêt implicite, il faut d'abord
mettre la calculatrice en mode début de période, puis suivre les étapes suivantes :
Pour obtenir le taux effectif annuel, il suffit de mettre le taux mensuel dans la formule
suivante : (1 + taux mensuel)nombre de périodes - 1 = taux annuel. Dans notre exemple,
nous obtenons : 1,014312-1 = 18,59 %
En actualisant l'ensemble des primes (en tenant compte des déchéances) au taux de
rendement net de l'assureur, la valeur présente des primes nivelées est identique à la
valeur présente des primes croissantes ou en palier (T10, T20, etc.).
Par contre, selon la situation particulière de l'assuré, un mode de paiement des primes
est préférable à l'autre. À titre d'exemple, voici quelques situations ou les primes
nivelées sont désavantageuses pour le consommateur :
des dépenses moindres (par exemple, les enfants seront devenus autonomes)
lorsque le renouvellement aura lieu.
Si le coût annuel était le facteur le plus important, tous les emprunteurs devraient choisir
la période d'amortissement la plus longue possible. Ce n'est pas le coût annuel qui
devrait dicter le choix, mais l'actualisation des primes pour l'ensemble de la durée du
besoin.
Mathématiquement, il n'est pas souhaitable de souscrire une assurance avant d'en avoir
besoin. Par contre, un consommateur peut décider de souscrire une assurance pour
garantir son assurabilité.
T10 ou T20?
Souvent les consommateurs additionnent les primes des T10 et les comparent à la
somme des primes des T20 et trouvent alors que les T10 sont moins chers à long terme.
Cette façon de faire n'est pas complète puisqu'elle oublie que :
De plus, selon l'étude de l'Institut canadien des actuaires Expérience de déchéance des
polices temporaires 10 ans (janvier 2014), le taux de déchéance du capital-décès de ces
polices est d'environ 65 % après dix ans. Seuls les gens qui ont des problèmes
d'assurabilité ont intérêt à renouveler leur assurance T10. Les autres peuvent souscrire
un nouveau contrat à bien meilleur coût que celui qui découlerait du renouvellement.
imposables pour celui qui les reçoit. Par contre, lorsque le bénéficiaire est une société, le
transfert aux actionnaires peut entraîner des conséquences fiscales. Seul le produit net
d'une assurance vie est admissible au compte de dividende en capital (CDC)98.
Autrement dit, le montant qui peut être transféré aux actionnaires sans conséquence
fiscale est la prestation de décès moins le coût de base rajusté (CBR) de la police. Les
sociétés ayant acquis de leur actionnaire, avant le 22 mars 2016, une police d'assurance
sur la vie de ce dernier et ayant payé un prix supérieur à la valeur de rachat de la police
au moment du transfert doivent ajouter cet excédent au CBR pour obtenir le produit net
d'assurance vie pouvant faire l'objet d'une inscription au CDC. À partir du 22 mars 2016,
le CBR de la police d'assurance vie pour la société à la suite d'un transfert par
l'actionnaire inclut tout excédent de la contrepartie payée par la société sur la valeur de
rachat de la police au moment du transfert.
• L'article 1167 édicte que la taxe sur les primes est 3 %99 lorsque l'assurance
porte sur la vie, la santé ou l'intégrité physique de l'assuré;
• L'article 1159.3.1 ajoute une taxe compensatoire à titre d'institution financière de
0,48 %.
Ces deux taxes s'appliquent sur l'ensemble de la prime incluant la partie dite épargne. Il
ne faut pas confondre la prime avec le coût d'assurance chargé par l'assureur dans une
police d'assurance vie universelle. La prime est le montant qui est versé par le titulaire
du contrat et non pas seulement le coût d'assurance prélevé dans le compte.
Les polices à caractère d'épargne sont celles où les fonds placés dans la police sont
importants par rapport à la prestation de décès. Les détenteurs de ce type de police sont
assujettis à l'imposition des revenus accumulés dans l'année à l'égard des revenus de
placements nets attribuables à leur police. Les revenus de placements nets déclarés par
ces détenteurs sont soustraits de l'assiette de l'impôt sur le revenu de placement de
manière à éviter une double imposition des revenus de placements nets.
Les détenteurs de polices à caractère de protection, par contre, ne sont pas assujettis à
l'imposition des revenus annuels accumulés. Les revenus de placements nets sont
imposés lorsque la police est vendue, rachetée ou résiliée (pour une raison autre que le
décès de l'assuré) ou lorsqu'ils sont versés sous forme de dividendes sur police, quand
le montant cumulatif de ces derniers dépasse le total des primes versées en vertu de la
100
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police.»100
2) à 85 ans;
En résumé, le fonds accumulé d'une PTE émise avant 66 ans est égal au fonds
accumulé d'une assurance mixte à 85 ans (fonds accumulé équivalant au capital assuré
à 85 ans) avec primes payables pendant 20 ans.
Dans certains cas, une assurance payable en trois ou quatre ans peut respecter les
critères d'exonération si, entre autres, les primes ont une valeur actualisée sensiblement
égale aux 20 primes dont il a été fait mention.
Si le fonds accumulé de la police réelle n'excède jamais celui de la PTE, la police sera
exonérée. Si, à quelque anniversaire que ce soit, le fonds accumulé excède celui de la
PTE, le contrat perdra son statut de police exonérée, tout le gain couru à cette date sera
imposable dans l'année et le contrat ne pourra plus jamais être exonéré. Une période de
grâce de 60 jours est cependant prévue pour permettre au titulaire de corriger la
situation, soit en augmentant le capital assuré dans les limites permises, moyennant des
preuves de bonne santé, soit en diminuant le fonds accumulé par le biais d'un emprunt
ou d'un retrait partiel.
Le but du test d'exonération est de maintenir une relation entre la capitalisation d'une
police, le capital assuré en vigueur et le nombre d'années écoulées depuis l'émission.
S'il n'y avait pas de restrictions quant aux augmentations du capital assuré de la police, il
serait possible de contourner le test en augmentant la prestation de décès de la police
afin d'y verser des primes additionnelles.
Une autre règle à laquelle l'on doit accorder une attention particulière : la règle du
250 %. Cette règle prévoit qu'à compter du dixième anniversaire et à tout anniversaire
ultérieur, le fonds accumulé ne devra pas excéder 250 % du fonds accumulé trois
anniversaires auparavant, à moins du remboursement d'un emprunt sur le contrat, faute
de quoi, le contrat cessera d'être exonéré.
La plupart des assureurs se portent garants d'aviser assez rapidement le titulaire pour lui
permettre d'effectuer les changements nécessaires (retrait d'une partie de la valeur de
rachat106 ou augmentation du capital assuré) dans les délais prescrits.
Le calcul de cet impôt est complexe et s'effectue par le formulaire T2142 Déclaration de
l'impôt de la partie XII.3 — impôt sur le revenu de placements des assureurs sur la vie.
Mais voici un résumé des principes généraux de cette taxation :
Les compagnies d'assurance doivent mettre en réserve les sommes nécessaires pour
garantir les paiements qu'elles devront effectuer : décès, valeur de rachat, etc. Ces
réserves sont des passifs pour ces compagnies.
• Aux fins de l'impôt, les revenus générés par ces réserves sont exclus des
revenus imposables des compagnies d'assurance de personnes.
• En compensation de cette exclusion, le gouvernement fédéral a instauré un impôt
de 15 % sur les revenus générés par ces réserves.
• Pour simplifier le prélèvement de l'IRP, le gouvernement fédéral a établi la
formule qui détermine le taux d'intérêt brut obtenu sur les réserves. Ainsi,
indépendamment des rendements réels obtenus sur les réserves, le taux d'intérêt
sur lequel s'applique l'IRP est la moyenne mobile des taux d'intérêt108 sur les
obligations fédérales de 10 ans durant la période de 60 mois précédant l'année
d'imposition de la compagnie d'assurance109.
• Pour tenir compte des dépenses que doivent engager les compagnies
d'assurance pour générer leurs revenus, le taux d'intérêt net est obtenu en
multipliant le taux d'intérêt brut par 55 %.
• Lorsque les compagnies d'assurances déterminent leur tarification, elles tiennent
compte de l'IRP. Pour les polices d'assurance vie entière, les primes sont plus
élevées qu'elles le seraient si l'IRP n'existait pas. Pour les polices d'assurance vie
universelle, la compagnie d'assurance peut choisir d'augmenter ses frais
administratifs, ses frais de gestion sur les placements ou les coûts d'assurance
qu'elle prélève à l'intérieur du contrat.
Il faut noter que, dans certaines circonstances, le gain sur police réalisé lors de la
disposition peut être imposable pour une personne différente de celle qui reçoit
effectivement le produit de la disposition. Ce serait le cas par exemple si la police avait
fait l'objet d'une hypothèque mobilière; le produit de la disposition serait versé à
l'institution financière et le gain sur police serait imposable pour le titulaire du contrat
(l'emprunteur). De la même façon, si une police avait été transférée en franchise d'impôt
au conjoint en vertu du paragraphe 148(8.1) L.I.R., le gain sur police qui serait réalisé
lors de la disposition du contrat par le conjoint serait attribué à l'auteur du transfert. En
effet, les règles d'attribution s'appliquent dans ce cas.
Facteurs d'augmentation :
• primes payées;
• coût de l'intérêt lors de l'acquisition;
• excédent de la valeur de rachat sur le CBR du contrat au premier anniversaire
suivant le 31 mars 1977 (gain antérieur non imposable);
• gain sur police précédemment déclaré;
• remboursement d'un emprunt;
• intérêts payés sur un emprunt, sauf s'ils ont été déduits du revenu.
Facteurs de réduction :
• fin, par suite du décès, d'une police acquise avant le 2 décembre 1982 ou d'une
police exonérée par suite du décès;
• hypothèque des droits résultants d'un contrat d'assurance;
• résiliation résultant du non-paiement des primes si la police est remise en vigueur
dans les 60 jours suivant la fin de l'année civile;
Dans les cas de cession entre personnes ayant entre elles un lien de dépendance,
certaines exceptions sont prévues pour permettre un transfert par roulement fiscal
lorsque ce transfert est à titre gratuit. Ces exceptions s'appliquent :
Comme nous l'avons vu précédemment, les règles d'attribution peuvent s'appliquer lors
d'une disposition ultérieure du contrat.
Le calcul du gain imposable varie selon le type de transaction effectué. Voici quelques
exemples d'imposition lors d'une disposition d'un contrat d'assurance vie émis après le
1er décembre 1982.
Calcul du CBR
Calcul du CBR
50 % 9 375 $
Calcul du CBR
financière autre que l'assureur n'est généralement pas une disposition. Cependant,
l'ARC a écrit dans l'interprétation technique 2006-0175401I7 :
L'Agence a mentionné lors des congrès de 1992 et 1996 du Conference for Advance
Life Underwriting, qu'il pourrait y avoir un argument pour appliquer la disposition
générale anti-évitement prévue au paragraphe 245(2) lorsque les produits financiers
sont interdépendants (par exemple, une police d'assurance-vie et un prêt) et plus
particulièrement lorsqu'il n'y aucune obligation de rembourser le prêt en question et les
intérêts y afférents avant le décès. Dans un tel cas, les conséquences fiscales pourraient
être recaractérisées.
En outre, nous sommes d'avis que des avantages en vertu des paragraphes 15(1) ou
246(1) pourraient exister dans la situation susmentionnée.
Lorsqu'un client envisage d'utiliser cette stratégie pour éviter le déclenchement d'une
disposition, il est important de l'informer des risques potentiels d'une telle stratégie :
• Si le client vit plus longtemps que son espérance de vie, il est possible que la
valeur de rachat de la police ne soit plus suffisante pour garantir l'emprunt. Il est
important que les projections (illustrations) remises au client contiennent des
exemples d'évolution de la marge d'emprunt comparativement à la valeur de
rachat. Au moins une illustration devrait être faite avec un taux d'emprunt supérieur
au rendement espéré de la valeur de rachat. Sinon, il est presque impossible que
le client comprenne ce risque.
• Si le taux d'emprunt augmente, il est possible que l'emprunt dépasse les ratios
(comparativement à la valeur de rachat) autorisés par le prêteur. Le prêteur
pourrait alors exiger le remboursement d'une partie ou la totalité de l'emprunt.
• Lorsque le rendement du fonds de capitalisation n'est pas suffisamment élevé, il
est possible que l'emprunt dépasse les ratios (comparativement à la valeur de
rachat) autorisés par le prêteur. Le prêteur pourrait alors exiger le remboursement
d'une partie ou la totalité de l'emprunt.
• Un changement dans la solvabilité de l'assureur, de l'emprunteur ou du titulaire
du contrat pourrait inciter le prêteur à exiger le remboursement de l'emprunt. Les
politiques de crédit, comme les ratios d'emprunt permis, pourraient changer, etc.
• Les lois, leurs interprétations et leur application peuvent changer. Bien que les
changements législatifs soient souvent accompagnés de clauses protégeant les
transactions passées, il est presque impossible de donner des droits acquis à des
emprunts qui se feront dans plusieurs années.
• En outre, si cela se fait par l'entremise d'une police détenue par une société, il
pourrait en découler un avantage imposable en vertu des paragraphes 15(1) ou
246(1) L.I.R., notamment si l'emprunt est remboursé directement par la prestation
de décès de l'assurance vie détenue par la société.
• En vieillissant, le client pourrait devenir inconfortable avec le fait que sa dette
augmente ou avec les risques financiers et fiscaux.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
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Le recours à la cession en garantie devrait être réservé aux clients qui ont une
tolérance au risque élevée et qui comprennent bien les risques financiers, de
survie et fiscaux auxquels ils s'exposent.
Un planificateur financier doit donc faire attention lorsqu'il décrit les avantages fiscaux
d'un contrat d'assurance vie. Contrairement à une certaine rumeur, un contrat
d'assurance vie ne correspond pas à la définition d'abri fiscal des paragraphes 18.1(1),
143.2(1) et 237.1(1) L.I.R.
Une assurance vie est donc un produit conçu pour des besoins d'assurance sur la vie
des assurés. Comme l'a indiqué Madame Léna Thibault, lorsqu'elle était syndic de la
Chambre de la sécurité financière :
De façon générale, une police d'assurance vie universelle offerte uniquement comme un
produit d'épargne ou comme abri fiscal est une transaction inappropriée pour un client.
Avant d'offrir ce produit, le représentant doit d'abord avoir cerné un besoin
d'assurance.118
Cet alinéa prévoit la déductibilité de la partie du moins élevé des montants suivants qu'il
est raisonnable de considérer comme liée au montant qu'un contribuable doit à une
institution financière véritable de temps à autre au cours de l'année en raison d'un
emprunt contracté auprès de l'institution :
e.2) la moins élevée des sommes ci-après relatives à une police d'assurance-vie (sauf
un contrat de rente ou une police RAL) :
(i) les primes payables par le contribuable pour l'année aux termes de la police, dans le
cas où, à la fois :
(A) un intérêt dans la police est cédé à une institution financière véritable dans le cadre
d'un emprunt contracté auprès d'elle,
(B) les intérêts payables sur l'emprunt sont déductibles dans le calcul du revenu du
contribuable pour l'année, ou le seraient sans les paragraphes 18(2) et (3.1) et les
articles 21 et 28,
(C) la cession visée à la division (A) est exigée par l'institution financière à titre de
garantie de l'emprunt,
(ii) le coût net de l'assurance pure pour l'année (à l'exclusion d'une période postérieure à
2013 au cours de laquelle la police est une police 10/8), déterminé en conformité avec
les dispositions réglementaires, relativement à l'intérêt dans la police visé à la division (i)
(A),
(iii) la partie de la moins élevée des sommes déterminées selon les sous-alinéas (i) et (ii)
relativement à la police qu'il est raisonnable de considérer comme étant liée à la somme
que le contribuable doit à l'institution financière au cours de l'année en raison de
l'emprunt119;
Puisque le CNAP peut être plus élevé que la prime dans l'année, le montant alors
déductible correspond au moindre de la prime payée ou du CNAP.
Le contribuable qui demande la déduction doit aussi être le titulaire de la police pour que
les primes puissent être considérées comme payables par le contribuable pour l'année
aux termes de la police, et déductibles selon l'alinéa 20(1)e.2) L.I.R.
Le fonds accumulé de la PTE des polices visées se base sur un taux d'intérêt de 3,5 %
et l'application de la table de mortalité de 1986-1992 de l'Institut canadien des actuaires.
Aussi, le calcul présume une période de paiement des primes de huit ans et la libération
du contrat à l'âge de 90 ans.
En comparant ces règles de calcul avec celles applicables aux polices émises avant
2017, on constate que le fonds accumulé de la PTE «après 2016» devrait être plus élevé
au cours des premières années (10-12 ans), mais plus bas par la suite.
Ce qui est intéressant pour les particuliers, c'est l'utilisation d'une table de mortalité plus
récente (Proposed CIA Mortality Tables, 1986-1992 au lieu de la table 1969-75), ce qui a
un effet à la baisse sur le coût net d'assurance pure (CNAP). Comme le CNAP réduit le
CBR, cela a un effet à la baisse sur le gain sur police qui découle d'un rachat. Par
contre, un CBR plus élevé est moins intéressant lorsque la police d'assurance vie est la
propriété d'une société, puisque le montant de la prestation de décès qui correspond au
CBR ne peut être inscrit au compte de dividendes en capital.
Enfin, les frais de rachat prévus par une police d'assurance vie universelle ne sont plus
soustraits du fonds d'accumulation pour la qualification de la police à l'exonération ou
pour le calcul de l'impôt sur le revenu de placement.
Dons planifiés
Pour une description de la fiscalité qui s'applique lorsqu'une assurance vie est utilisée
dans le cadre de dons planifiés, vous pouvez consulter le chapitre 13, Dons planifiés, du
module 5, Fiscalité.
6A.1 — Fiscalité de l'assurance vie détenue par une société par actions120
6A.1.1 — Traitement fiscal de la prestation
Le titulaire d'un contrat d'assurance vie doit ajouter à ses revenus les gains réalisés à la
disposition d'un intérêt dans ledit contrat. Toutefois, le paragraphe 148(9) de la Loi de
l'impôt sur le revenu121 exclut spécifiquement toute prestation provenant d'une police
dite exonérée reçue à la suite du décès de toute personne dont la vie est assurée. Cette
disposition s'applique indistinctement, que le bénéficiaire soit un particulier ou une
société. La nuance qu'il faut apporter réside dans la remise de la prestation en mains
propres aux actionnaires de la société.
Tant que les primes ou les montants accumulés n'excèdent pas les maximums permis
par la L.I.R., le titulaire n'a pas à s'imposer directement sur la croissance des valeurs
accumulées dans le contrat. Cependant, l'assureur doit payer de l'impôt sur le revenu de
placement. Pour plus d'information à ce sujet, vous pouvez consulter la sous-section
6.3.3.
Les sommes accumulées au contrat peuvent également servir à acquitter les coûts
d'assurance et autres frais.
actionnaires d'un dividende en capital, c'est-à-dire un dividende qui n'a pas à être inclus
au revenu. Les administrateurs de la société devraient adopter les résolutions
appropriées et sont tenus de faire un choix et de produire les formulaires prescrits afin
que ce dividende se qualifie. Seules les sociétés privées résidentes du Canada
bénéficient d'un tel avantage. Il n'est cependant pas requis que la société soit «sous
contrôle canadien». Toutefois, lorsque l'actionnaire qui reçoit un dividende en capital
n'est pas résident du Canada, il est assujetti à l'impôt des non-résidents et à la
législation fiscale de son pays de résidence.
Ce compte découle d'une harmonisation que le législateur a voulu faire entre les règles
gouvernant les particuliers et celles gouvernant les sociétés. Deux éléments principaux
composent ce compte : la portion non imposable du gain en capital et les prestations
d'assurance vie. Les actionnaires recevant ces montants par le biais d'un dividende en
capital sont alors généralement dans la même position qu'un particulier recevant
directement ces sommes à titre personnel.
Finalement, soulignons que légalement la déclaration d'un dividende en capital par les
administrateurs de la société est assujettie au même test de solvabilité qu'un dividende
régulier. Par ailleurs, les créanciers privilégiés peuvent prévoir des contrats qui leur
permettraient de s'opposer au versement d'un tel dividende.
Pour les sociétés privées sous contrôle canadien (SPCC), les gains sur police (à ne pas
confondre avec du gain en capital) sont considérés comme des revenus de bien et sont
assujettis au même taux d'imposition que les autres types de revenus de placement, tels
les intérêts. L'impôt des SPCC sur les revenus de placement comprend une portion
d'impôt remboursable qui augmente l'impôt en main remboursable au titre de dividende
(IMRTD).
6A.1.4.1 — Avance
Lorsqu'un actionnaire touche le montant de l'avance d'une police détenue par une
société, celle-ci doit lui déclarer soit un avantage imposable, soit un salaire, soit un
dividende imposable.
D'autre part, lorsqu'une société privée est bénéficiaire d'un contrat d'assurance vie grevé
d'une avance sur police impayée au moment du décès de l'assuré, le crédit inscrit au
compte de dividendes en capital correspond à la prestation reçue par cette société, qui
correspond au capital assuré moins l'avance consentie, diminuée du CBR.
Dans la mesure où les intérêts sur cette avance ne sont pas déductibles et payés, ils
• la valeur de rachat;
• la JVM de la contrepartie versée par le cessionnaire au cédant;
• le CBR.
Donc, lorsqu'une société cède un contrat d'assurance vie à une personne ayant avec
elle un lien de dépendance, le paragraphe 148(7) L.I.R. s'applique.
Lorsque le produit de disposition est supérieur au CBR, un gain imposable est réalisé et
doit être ajouté au revenu de la société pour l'année. Comme le produit de disposition ne
peut être inférieur au CBR, il est impossible de réaliser une perte.
Lorsque la police est cédée sans contrepartie et n'a pas de valeur de rachat, le cédant
ne subit aucune répercussion fiscale. Le coût pour le cessionnaire pourrait tout de même
être élevé, car la valeur marchande d'un contrat d'assurance vie est influencée par
plusieurs critères en plus de la valeur de rachat, notamment le montant d'un prêt sur
contrat qui pourrait être obtenu, le capital assuré, l'état de santé de la personne assurée
et son espérance de vie, le coût de remplacement, les modalités du contrat, comme les
avenants ou garanties d'assurance temporaire, les clauses de doublement de la
prestation ou encore le droit de transformation en assurance permanente. À titre
d'exemple, la juste valeur marchande d'une police d'assurance sur la vie d'une personne
atteinte d'un cancer en phase terminale serait vraisemblablement très proche du capital
assuré. En pratique, on oublie souvent les conséquences d'un tel transfert pour le
cessionnaire, alors qu'on devrait s'en inquiéter. L'exemple que nous avons utilisé est
extrême, mais le coût de remplacement d'une police prise il y a plus de dix ans peut à lui
seul faire grimper la valeur marchande de la police. Soulignons que les assureurs ne
fournissent pas d'information relative à la valeur marchande de leurs contrats. Il faut
donc retenir les services d'un actuaire de pratique privée afin d'obtenir une telle
évaluation.
Il serait possible d'éviter l'imposition d'un avantage si l'assurance vie était transférée à
titre de dividende en nature payable, dans notre exemple, à la société de portefeuille.
Le paragraphe 148(7) L.I.R. s'appliquerait et la disposition ainsi que l'acquisition du
contrat seraient présumées être effectuées à la valeur de rachat (ou au CBR s'il était
plus élevé). Cependant, dans la mesure où le dividende serait reçu par une société
résidente du Canada, la valeur du dividende serait réputée correspondre à la valeur
marchande du contrat. En effet, les règles fiscales prévoient qu'un dividende en nature
(autre que des espèces) versé par une société est réputé correspondre à la JVM de
l'élément d'actif à la date du transfert aux actionnaires. En l'instance, il s'agirait de la
valeur marchande du contrat d'assurance vie. Ainsi, le dividende devrait être égal à la
JVM dudit contrat même si le produit de disposition et le nouveau CBR correspondraient
à sa valeur de rachat.
rattachée à une autre lorsque la société qui reçoit le dividende possède plus de 10 %
des actions comportant plein droit de vote et plus de 10 % de la JVM du capital-actions
de la société qui paye le dividende. L'utilisation d'un dividende en nature éviterait qu'un
avantage soit conféré à l'actionnaire. Enfin, le montant du dividende ne serait pas ajouté
au CBR, car il n'est pas inclus dans la définition du coût de base rajusté du paragraphe
148(9) L.I.R.
La fiscalité est complexe et une opération peut avoir des répercussions inattendues. Par
exemple, la réduction de la JVM des actions de la société payeuse découlant du
dividende pourrait entraîner l'application du paragraphe 55(2) L.I.R. pourrait s'appliquer
et le dividende intersociété qu'on croyait libre d'impôt serait alors réputé être un gain en
capital. Les services d'un fiscaliste devraient être retenus afin de tenir compte des
répercussions potentielles d'une telle opération.
L'actionnaire est ici réputé avoir disposé de son contrat pour un produit de disposition
égal au plus élevé de la valeur de rachat, de la contrepartie reçue et du CBR.
Par ailleurs, tant que la valeur de la contrepartie reçue par l'actionnaire n'excède pas la
JVM de la police, le transfert ne devrait conférer aucun avantage imposable à
l'actionnaire. C'est la même règle qui s'appliquerait à tout bien vendu à sa JVM à la
société.
L'évaluation de la JVM de la police doit être faite par un actuaire indépendant, ce qui
comporte un coût.
Un transfert par l'actionnaire d'une police d'assurance sur sa vie à sa société pour une
contrepartie supérieure à la valeur de rachat n'est pas avantageux sur le plan fiscal, car
cela augmente non seulement le gain sur police qu'il réalise, mais également le CBR de
la police pour la société cessionnaire, valeur qui réduit la portion du produit d'assurance
qui peut être inscrite au CDC au décès de l'actionnaire. Avant le budget fédéral du 22
mars 2016, cette stratégie avait plus d'attrait. En effet, le produit de disposition de
l'actionnaire (servant à calculer le gain sur police) et le CBR de la société étaient limités
à la valeur de rachat de la police, mais il était possible pour la société de verser à
l'actionnaire une contrepartie correspondant à la JVM de la police. On comprend alors
l'attrait que présentait cette stratégie qui permettait, lorsque la JVM de la police était
supérieure à sa valeur de rachat, de retirer cet excédent de la société sans inclusion au
revenu de l'actionnaire.
Enfin, pour éviter que le produit net d'assurance vie reçu par une société à la suite d'un
transfert de police fait avant le 22 mars 2016 soit calculé sans tenir compte de toute la
contrepartie reçue par l'actionnaire au moment du transfert à la société, l'excédent de
cette contrepartie sur la valeur de rachat au moment du transfert est également
soustraite du capital-décès pour obtenir le produit net d'assurance vie.
Lorsque la société est titulaire d'une police d'assurance sur la vie de l'actionnaire
décédé, le paragraphe 70(5.3) L.I.R. s'applique concurremment avec le paragraphe
70(5) L.I.R. et la juste valeur marchande des actions est déterminée comme si la juste
valeur marchande de la police détenue par la société était égale à sa valeur de rachat.
Ainsi, seule la valeur de rachat est comptabilisée dans la détermination de la valeur des
actions. Par contre, la juste valeur marchande des assurances sur la vie ou la santé des
actionnaires survivants (sans lien de dépendance) pourrait devoir être évaluée, ce qui
pourrait augmenter la valeur marchande des actions du défunt. Cependant, il faut vérifier
les clauses de la convention entre actionnaires pour savoir si la convention détermine
une valeur des actions au décès.
Par ailleurs, toute prestation payable à l'occasion du décès d'une personne assurée ne
constitue pas une disposition et conséquemment n'entraîne pas d'imposition.
Pour se qualifier d'AAPE, la société doit respecter plusieurs critères portant sur
l'utilisation de ses actifs.
L'ARC considère qu'un contrat d'assurance vie n'est pas un actif utilisé par la société
dans l'exploitation active d'une entreprise. La valeur de rachat du contrat peut donc avoir
un effet négatif sur l'admissibilité des actions à titre d'actions admissibles de petite
entreprise. Lorsque l'assuré n'est pas actionnaire de la société (ou actionnaire d'une
société rattachée), c'est la JVM du contrat qui est prise en considération.
Par conséquent, il est souvent préférable que les contrats d'assurance, principalement
ceux qui ont des valeurs de rachat, soient détenus par une société qui n'exploite pas une
petite entreprise, autrement dit, une société de portefeuille.
La déduction accordée aux petites entreprises par le gouvernement fédéral est réduite
progressivement lorsque le capital imposable de la société (ou du groupe de sociétés)
pour l'année précédente dépasse 10 millions de dollars, pour être éliminée après 15
millions de dollars. Disons simplement que le capital imposable est la somme de la dette
et de l'actif de l'entreprise, moins un abattement pour investissement. Une assurance vie
avec d'importantes valeurs de rachat peut donc influer sur le capital versé de la société
puisqu'elle n'est pas un investissement donnant droit à l'abattement pour investissement.
Les primes d'assurance vie sont donc payées la plupart du temps avec de l'argent après
impôt. Il peut être avantageux de payer les primes en utilisant les dollars les moins
imposés. Le tableau suivant illustre le revenu que devait générer la société en 2019 pour
qu'une prime de 1 000 $ soit payée. Les résultats varient selon l'identité du titulaire et du
bénéficiaire du contrat d'assurance. Ce tableau tient compte des avantages imposables
décrits à la section 6A.3, Problématiques liées à la désignation de bénéficiaire.
• société : un taux de 15 %124. Ce taux est celui d'une société opérante, mais une
fois les impôts payés par l'opérante, il est possible de verser un dividende non
imposable à la société de gestion;
• particulier (actionnaire ou employé) : les taux d'imposition de la tranche
d'imposition «moyenne» des particuliers, soit ceux d'un revenu imposable se
situant entre 47 630 $ et 85 575 $ :
– revenus d'emploi (salaire ou avantage imposable) : 37,12 %,
– dividende ordinaire : 27,63 %;
• cependant, il est considéré que les maximums des cotisations à l'assurance-
emploi, au RQAP et au RRQ ont été atteints.
Nous pouvons constater que c'est lorsque la société est la titulaire et la bénéficiaire que
le montant en revenu que doit générer la société est le plus faible, soit 1 176 $.
Actionnaire Emp
Titulaire Actionnaire Employé ou société
Société
Rappelons que le transfert du contrat à une société rattachée sous forme de dividende
non imposable en nature pourrait entraîner l'application du paragraphe 55(2) L.I.R. et le
transfert, qu'on voulait non imposable, donnerait lieu à un gain en capital.
En revanche, les contrats détenus par une société sont généralement vulnérables aux
réclamations de ses créanciers. D'une part, les valeurs au contrat font partie des actifs
de la société et, pour des motifs fiscaux, cette dernière doit en être bénéficiaire. Au plan
fiscal, la désignation d'une autre personne que la société titulaire crée (sauf en de rares
exceptions) un avantage imposable.
Les contrats d'assurance vie détenus par un particulier sont exclus de cette règle, le
départ du Canada n'a donc pas de conséquence fiscale en ce qui concerne cet actif. Par
contre, une disposition subséquente du contrat serait soumise à l'impôt des non-
résidents.
Rappelons que pour obtenir un crédit au CDC, la société doit résider au Canada, mais
elle ne doit pas nécessairement être sous contrôle canadien. Une société qui réside au
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Dans ces circonstances, il est courant de détenir le contrat par l'intermédiaire d'une
forme particulière de fiducie appelée «fiducie d'assurance vie irrévocable», qui peut être
structurée de manière à éviter que le capital-décès soit inclus dans le calcul des droits
successoraux de la personne assurée. Un spécialiste en fiscalité américaine doit être
retenu dans de telles circonstances.
Au Québec, le Code civil requiert un acte formel qui peut à l'occasion représenter des
frais supplémentaires de mise en place. De plus, les primes doivent être acquittées à
même le capital fiduciaire, ce qui peut représenter un problème. Puisque la fiducie paie
les primes à même ses revenus et qu'elle est imposée au taux marginal le plus élevé,
leur coût après impôts est élevé.
Généralement, l'une des parties finance la valeur de rachat du contrat et en possède les
droits, alors que l'autre partie possède les droits au capital-décès. Le partage le plus
fréquent est réalisé entre une société opérante qui détient les droits relatifs au capital-
décès et un particulier ou une société de portefeuille qui détient les droits dans la valeur
de rachat. Cette structure permet de résoudre bon nombre de problématiques,
notamment :
Une question se pose lorsqu'un individu porte les deux chapeaux et qu'il est à la fois
actionnaire et employé. Soulignons que les deux avantages sont imposés comme un
revenu entre les mains de celui qui en subit les conséquences. Cependant, l'avantage à
l'actionnaire n'est pas déductible par la société, contrairement à l'avantage conféré à un
employé. La jurisprudence indique qu'il existe une présomption que l'avantage est
conféré en vertu du statut d'actionnaire. Lorsque ce n'est pas le cas, il faut pouvoir en
faire la preuve.
Aujourd'hui, le CBR de la police réduit le produit net d'assurance vie même lorsqu'une
autre société en est la titulaire.
Un autre moyen pour le titulaire d'accéder à la valeur de rachat capitalisée est de céder
le contrat en garantie à une institution financière afin qu'elle lui prête des sommes
basées sur la valeur de rachat du contrat. Contrairement aux méthodes étudiées
précédemment, la cession d'un contrat en garantie est expressément exclue à l'alinéa f)
de la définition de «disposition» du paragraphe 148(9) L.I.R. Cette façon de faire ne
donne donc pas lieu à une disposition sur le plan fiscal. En cas de défaut du débiteur,
l'institution financière pourrait saisir telle valeur de rachat, ce qui entraînerait alors une
disposition fiscale. Par ailleurs, une cession en garantie n'empêche pas le versement en
franchise d'impôt du produit de l'assurance au décès de l'assuré.
L'ARC128 s'est penchée sur cette question, ainsi que sur la façon de quantifier un tel
avantage.
Il ressort de cela que l'obtention d'un meilleur taux d'intérêt ou de conditions d'emprunt
plus favorables en raison de la garantie fournie par la société pourrait donner lieu à un
avantage imposable. Dans la mesure où l'actionnaire ne pourrait démontrer qu'il a des
actifs suffisants pour rembourser l'emprunt personnellement ou qu'il ne pourrait obtenir
l'emprunt en utilisant ses actifs personnels à titre de garantie, aux conditions et taux
d'intérêt consentis avec la garantie de la société, on pourrait être en présence d'un
avantage imposable.
L'avantage conféré pourrait équivaloir au rabais consenti sur le taux d'intérêt du fait de la
garantie. Tel rabais pourrait être une mesure retenue pour quantifier l'avantage. Il est
important de bien saisir l'importance de cet avantage, car dans le cas où les intérêts
seraient capitalisés, leur valeur après quelques années risquerait de dépasser largement
les avantages qu'une telle stratégie pourrait apporter aux parties concernées.
De plus, si la société devait honorer la garantie (comme lors d'un rappel de l'emprunt par
le prêteur), l'avantage (qui serait le plein montant de l'emprunt) deviendrait imposable
sans aucun doute. C'est pourquoi la question des avantages à l'actionnaire est
particulièrement problématique lorsque l'emprunt n'est pas remboursé ou n'est
remboursé qu'après le décès de l'actionnaire.
En supposant que tout s'est bien passé jusqu'au décès de l'assuré emprunteur, le solde
du prêt deviendra alors exigible. Si on procédait de façon cavalière, le remboursement
pourrait générer un avantage imposable. L'utilisation directe du capital-décès pour
rembourser l'emprunt serait considérée comme un avantage imposable pour
l'actionnaire. En effet, la société a le droit de recevoir la prestation d'assurance vie, mais
si elle l'utilisait pour rembourser l'emprunt personnel de l'actionnaire, le paragraphe 15(1)
L.I.R. s'appliquerait.
Quel avantage pourrait-il y avoir à recourir à cette méthode plutôt qu'à la précédente? La
réponse réside dans la déductibilité des intérêts.
L'alinéa 20(1)c) L.I.R. accorde une déduction des frais d'intérêts (ne dépassant pas un
montant raisonnable) pourvu que les conditions de l'alinéa 20(1)c) L.I.R. soient
satisfaites. Par conséquent, les intérêts doivent être payés ou être payables dans
l'année et l'argent emprunté doit être utilisé «en vue de tirer un revenu d'une entreprise
ou d'un bien» ou pour «acquérir un bien en vue d'en tirer un revenu ou de tirer un revenu
d'une entreprise». La notion de «revenu» comprend des éléments comme les intérêts,
les loyers, les redevances, le revenu tiré d'une entreprise ou les gains réalisés au titre
d'opérations. Il exclut les gains en capital. Si une société empruntait des sommes et les
utilisait pour verser un boni à un actionnaire, les intérêts devraient être déductibles.
L'ARC accepte également, lorsque la société emprunte et utilise les sommes pour verser
un dividende ou racheter des actions, que les intérêts sur l'argent emprunté pour
«combler le vide» créé par le retrait du capital soient déductibles. Ainsi, l'ARC
accepterait la déduction dans la mesure où le capital utilisé ne dépasse pas le capital de
la société et que le capital (avant sa distribution) ait été utilisé à des fins qui auraient été
admissibles à la déductibilité des intérêts si le montant avait été emprunté. Le capital à
cette fin comprend généralement l'apport de capital et les bénéfices accumulés.
Il faut noter que l'alinéa 20(1)c) L.I.R. ne s'applique qu'aux intérêts simples. La déduction
des intérêts composés (intérêts courus sur les intérêts) est permise en vertu de l'alinéa
20(1)d) L.I.R. qui exige que ces intérêts soient payés en exécution d'une obligation
légale et que les intérêts simples dont ils découlent aient été déductibles en vertu de
l'alinéa 20(1)c) L.I.R. On comprend de cet énoncé que les intérêts composés doivent
être effectivement payés (et non simplement payables) pour être déductibles.
Afin d'éviter que des intérêts composés se dégagent et permettre ainsi la déductibilité
des intérêts chaque année, il serait avisé de payer la totalité des intérêts chaque année.
Lorsque les liquidités ne sont pas disponibles, ou que ce paiement n'est pas souhaitable,
un nouvel emprunt pourrait alors être contracté (d'un montant égal à celui des liquidités
utilisées pour payer l'intérêt), et les sommes empruntées seraient ajoutées au montant
de la créance. Comme le nouvel emprunt serait utilisé dans le cadre permis, les intérêts
sur le prêt seraient déductibles. Il suffirait de procéder de la même manière chaque
année pour éviter de produire des intérêts composés.
Au moment du décès, la situation est beaucoup plus simple. Le prêt ayant été contracté
par la société, le remboursement à l'institution financière se fait à même la prestation de
décès.
Cette stratégie comporte son lot de mises en garde. Parmi celles-ci on compte
l'application possible des règles relatives aux conventions de retraite (CR). En effet, le
libellé des règles que l'on trouve au paragraphe 207.6(2) L.I.R. est très englobant et
celles-ci sont censées s'appliquer lorsque tous les éléments suivants sont présents :
1. l'employeur est tenu de fournir des avantages que doit recevoir ou dont doit jouir une
personne au moment d'un changement important des services rendus par un
contribuable-employé au moment de la retraite de celui-ci ou au moment de la perte de
sa charge ou de son emploi, après ce moment ou en prévision de ce moment;
Le facteur le plus préoccupant est que ces stratégies sont mises en place maintenant et
que les opérations visant à obtenir un financement éventuel se réaliseront dans 10, 15
ou 20 ans. Il est à craindre que les règles fiscales applicables aient subi des
modifications entre-temps et qu'il soit impossible d'invoquer quelque règle grand-père
que ce soit. En toute connaissance de cause, une telle stratégie ne devrait pas
constituer la manière privilégiée de financer sa retraite. Au mieux, elle pourrait constituer
une solution complémentaire.
En plus des risques fiscaux énoncés précédemment, voici quelques risques potentiels
d'une telle stratégie :
• Risque lié à l'espérance de vie. Lorsque l'assuré vit plus longtemps que son
espérance de vie, il y a un risque que la valeur de rachat de la police soit
insuffisante pour garantir l'emprunt. Il est important que les projections
(illustrations) remises au client contiennent des exemples d'évolution de l'emprunt
comparativement à la valeur de rachat jusqu'à l'âge de 100 ans. Sans de telles
projections, il est très difficile pour le client de comprendre ce risque.
• Risque lié à la marge. Lorsque le taux d'emprunt augmente ou lorsque le
rendement du fonds de capitalisation n'est pas suffisamment élevé, il est possible
que l'emprunt dépasse les ratios (comparativement à la valeur de rachat) autorisés
par le prêteur. Le prêteur pourrait alors exiger le remboursement d'une partie de
l'emprunt.
• Risque lié au crédit. Un changement dans la solvabilité de l'assureur, de
l'emprunteur ou du titulaire du contrat pourrait inciter le prêteur à exiger le
remboursement de l'emprunt. Par exemple, les politiques de crédit ou les ratios
d'emprunt permis pourraient changer.
• Risque déontologique. Puisque cette stratégie est particulièrement complexe, il
est important que le représentant s'assure que son client comprenne bien ces
risques financiers, fiscaux et de survie. Il faut également vérifier si le client a un
profil (y compris psychologique) qui lui permettra de conserver cette stratégie à sa
retraite.
De plus, il est nécessaire que le client ait un besoin d'assurance vie permanent. Sinon
les coûts d'assurance annuleront tous les avantages potentiels de cette stratégie.
Introduction
À la lecture de ce tableau, l'on peut constater que 37 % du capital assuré en vie provient
de l'assurance vie collective, mais seulement 24 % des primes.
Pour bien effectuer une analyse des besoins d'assurance de son client, le planificateur
financier doit donc tenir compte des protections collectives que détient son client. Ce
n'est qu'après avoir analysé les protections collectives de son client qu'il pourra juger de
la pertinence de les compléter ou non.
Les trois prochains chapitres traitent des trois principaux régimes d'assurances
collectives. Ces régimes ont été classés selon le preneur du contrat :
Au Québec, les primes des assurances collectives sont soumises à une taxe de vente
de 9 %.
Introduction
Comme en assurance individuelle, les deux principales catégories de protection en
assurances collectives sont :
• l'assurance vie; et
• l'assurance en cas de maladie et d'accidents.
L'assurance collective dont le preneur est l'employeur est aussi appelée assurance
collective de type employeur-employés.
Le montant de la protection
Sauf pour l'assurance vie facultative, le montant d'assurance vie est déterminé dans le
contrat-cadre et peut revêtir différentes formes :
• protection établie selon un multiple (une fois, deux, fois, etc.) du salaire annuel
arrondi au mille supérieur (p. ex. : le capital assuré sera de 47 000 $ pour une
protection d'une fois le salaire annuel d'un employé si son salaire est de 46 325 $);
• protection établie selon le poste occupé par l'adhérent (catégorie d'emploi) ou
l'état civil de l'adhérent :
– employé de bureau sans personnes à charge : une fois son salaire,
– employé de bureau avec personnes à charge : deux fois son salaire,
– membre de la direction ou cadre : quatre fois son salaire;
• montant uniforme pour tous :
– tous couverts pour 100 000 $ chacun;
– membre de la direction : 100 000 $; cadre : 50 000 $; autre : 25 000 $.
Parfois, les employés peuvent souscrire de l'assurance vie additionnelle facultative par
l'entremise de leur assurance collective, et ce, à des taux souvent avantageux, car les
frais de distribution sont moins élevés qu'en assurance individuelle. Ils doivent
cependant fournir des preuves médicales afin d'obtenir la protection supplémentaire.
Suicide
Il faut aussi spécifier que, contrairement à l'assurance vie individuelle, l'assurance vie
collective de base de type employeur-employés ne comporte généralement aucune
clause relative au suicide.
Fiscalité
L'employé doit inclure dans son revenu imposable le montant de la prime d'assurance
vie collective payée par son employeur (c'est un avantage imposable), sauf dans le cas
où il rembourse son employeur ou paie lui-même la prime. La prestation versée au
Une demande de transformation protège l'assurabilité du client. Une fois celle-ci faite et
si le client est en bonne santé, il est possible de faire compléter une nouvelle proposition
d'assurance par le client. Si la demande est acceptée avec une tarification privilégiée,
inférieure à celle pour les risques normaux, il sera alors possible d'annuler l'assurance
qui a été transformée.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Ce droit peut représenter une occasion intéressante pour une personne qui serait
individuellement non assurable ou surprimée (qui ne bénéficie pas d'un tarif
privilégié). Celle-ci pourrait ainsi obtenir une protection qu'elle ne pourrait obtenir
autrement, ou l'obtenir à des taux inférieurs.
Montant de la protection
Le montant de la rente d'invalidité est fonction d'un pourcentage du salaire de l'employé
et varie selon les contrats et par le fait que les prestations sont imposables ou non. La
rente est imposable à titre de revenu d'emploi, si l'employeur contribue au paiement de
la prime. Si l'employé en défraie le coût à 100 %, elle n'est pas imposable. Dès la mise
en place du contrat, il est essentiel d'évaluer le montant de la prime que l'employé devra
payer, de manière à ce que l'indemnité qui lui sera versée en cas d'invalidité ne soit pas
imposable.
Elle vient compléter la garantie d'indemnité hebdomadaire, ce qui signifie que le délai de
carence est calculé selon le terme de l'assurance de courte durée. Ainsi, si l'assurance
salaire de courte durée indemnise pendant 26 semaines, alors l'assurance salaire de
longue durée aura un délai de carence de 26 semaines.
Montant de la protection
Les prestations sont versées tous les mois, plutôt que toutes les semaines. D'ordinaire,
Voici l'exemple d'une situation souvent vécue par les propriétaires d'entreprise.
Exemple 3-30
Dans ce scénario, le propriétaire d'entreprise reçoit un salaire annuel de 60 000 $, ainsi
que 60 000 $ sous forme de dividendes provenant de la société. Le régime d'assurance
collective employeur-employé, auquel il a lui-même souscrit à son bénéfice et celui de
ses employés, prévoit une garantie d'indemnité hebdomadaire égale aux deux tiers (2/3)
de son salaire assuré, pour un maximum de 400 $ par semaine, et ce, durant une
période de 26 semaines et une garantie en cas d'invalidité de longue durée équivalant
toujours aux deux tiers (2/3) du salaire assuré, pour un maximum de 3 000 $ par mois,
payable pendant une période de cinq ans à la suite de la garantie d'indemnité
hebdomadaire.
Le bénéfice total que recevra le propriétaire en cas d'invalidité est 80 000 $, soit les
deux-tiers (2/3) de l'addition du salaire (60 000 $) et des dividendes versés (60 000 $).
Puisque, dans la plupart des cas, l'assurance collective de type employeur-employés
n'assure que le salaire, le propriétaire ne recevra que 60 000 $ multiplié par deux-tiers
(2/3), soit 40 000 $ par année, ou 3 333 $ par mois ou 769 $ par semaine.
Puisque dans cet exemple, tout comme ses employés, il est assujetti au maximum des
prestations prévues par le contrat-cadre, il recevra donc des prestations de :
Le manque à gagner est donc important. Dans ce type de situation, s'il n'est pas
possible de faire reconnaître par l'assureur les dividendes comme faisant partie de la
rémunération assurable, il est conseillé de compléter la couverture d'assurance invalidité
par la souscription d'une police individuelle ou d'association.
Un participant qui sait que sa condition médicale n'est pas très bonne devrait peut-être
attendre que sa santé s'améliore avant de fournir des preuves de santé. En effet, un
client dont la demande a été refusée pour une couverture au-delà du maximum permis
ne peut habituellement faire une nouvelle demande.
Les personnes qui atteignent l'âge de 65 ans et qui sont admissibles à un régime privé
offrant une couverture de base pour les médicaments ont le choix : elles peuvent
décider de maintenir leur adhésion à leur régime privé ou de l'abandonner pour adhérer
au régime public de la Régie de l'assurance maladie du Québec. Pour connaître les
différentes options offertes à ces personnes, consultez la section 65e anniversaire.
Une personne peut être admissible à un régime privé, soit par l'entremise de son emploi,
d'une association ou d'un ordre professionnels dont elle est membre ou par l'entremise
de son conjoint ou de ses parents. Une personne couverte par un régime privé est en
effet obligée d'en faire bénéficier son conjoint et ses enfants, à moins que ceux-ci ne
soient déjà couverts par un autre régime privé.
Lorsqu'une personne est admissible à plusieurs régimes privés, elle peut choisir celui
qu'elle juge être le plus avantageux en fonction de sa situation.132
Pour plus de détails sur l'assurance médicaments, voir le chapitre 4 du présent module.
Assurance voyage
L'étendue des services et fournitures assurés varie d'un régime à l'autre et il est
important d'inciter la personne assurée à se familiariser avec son régime, car il est
possible que le client ne se prévale pas de toutes les protections auxquelles il a droit.
Par exemple, la plupart des régimes couvrent les frais médicaux et hospitaliers à
l'extérieur du pays et offrent une assistance-voyage. Or bien des personnes n'en sont
pas conscientes et souscrivent sans nécessité des assurances voyages personnelles qui
ont parfois des définitions de maladies préexistantes plus strictes.
Franchise
La franchise suppose que l'assuré (et les personnes à sa charge, s'il y a lieu) doit
absorber des frais admissibles jusqu'à concurrence d'un montant prédéterminé, soit 25 $
ou 50 $ par année (de calendrier ou du contrat), ou même 500 $, avant d'avoir droit à
des prestations aux conditions prévues dans le contrat-cadre.
Plus la franchise est élevée, plus la partie devant être assumée par l'employé est élevée,
et plus le coût de cette garantie sera abordable.
Maximums
Les maximums varient selon les services et les fournitures (p. ex. : orthèses, plombages,
etc.). À titre d'exemple, les orthèses orthopédiques sont couvertes jusqu'à concurrence
de 500 $ par trois ans; les traitements dentaires en remplacement de dents sont
couverts jusqu'à concurrence de 1 500 $ par année.
La personne assurée vérifie ces maximums avant d'engager les dépenses afin d'éviter
de mauvaises surprises. Si cela est possible, elle pourrait alors répartir stratégiquement
les soins sur deux périodes de réclamation.
Maladie grave
Certains assureurs offrent une assurance en cas de maladie grave (ou redoutée) sur
une base collective. Les maladies assurées sont généralement moins nombreuses que
celles assurées par les contrats individuels.
Ce privilège de conversion est une bonne occasion pour la personne normalement non
assurable ou surprimée pour l'assurance invalidité. De plus, cette protection pourrait être
très utile lorsque la personne se trouve entre deux emplois.
Les primes payées par l'employeur sont déductibles de son revenu d'entreprise. Le
tableau suivant illustre si les primes payées par un employeur sont un avantage
imposable ou non.
En assurance salaire :
• lorsque les primes sont entièrement payées par l'employé, les prestations ne sont
pas imposables. Lorsqu'il s'agit d'un régime financé en totalité par les employés
(les employés sont considérés comme les propriétaires du régime) et qu'en vertu
de ce régime, l'employeur doit verser les primes de l'employé au régime, ces
dernières sont considérées comme des avantages imposables;
• lorsque l'employeur paie une partie des primes, les prestations sont imposables.
Cependant, l'employé peut déduire des prestations imposables la partie de primes
qu'il a lui-même payées depuis son adhésion. En pratique, les employeurs ont
parfois de la difficulté à établir ce montant. Il est donc important que le client
conserve son dernier relevé de paie de chaque année, car les primes qu'il a
payées y sont généralement indiquées;
Le tableau suivant décrit la situation d'un employé ayant un revenu de 50 000 $, un taux
marginal d'imposition de 40 % (à titre d'illustration) et qui n'a pas actuellement
d'assurance salaire. Si son employeur décidait d'offrir une assurance collective invalidité
dont la prime était de 1 000 $, l'employeur devrait débourser un montant additionnel de
1 667 $ s'il désirait que son employé ne subisse pas de baisse de son revenu après
impôts. Ce montant ne diffère pas selon que la prime soit payée entièrement par le
salarié ou par l'employeur.
Salaire
Impôts à 40 % 666,67 $
Avantage imposable
Impôt à 40 % 400,00 $
Total 1 666,67 $
Si l'employeur ne déboursait pas cette somme, l'employé aurait un revenu après impôts
inférieur.
• Est-ce que le client peut adhérer à une couverture d'assurance collective par
l'entremise de son employeur ou d'une association?
• Connaît-il le droit de transformation de sa protection d'assurance vie en un
contrat individuel?
• A-t-il vérifié s'il y a un droit de transformation en assurance invalidité?
• Sa couverture d'assurance invalidité peut-elle être améliorée par l'ajout d'un
contrat individuel ou d'association?
• Devrait-il souscrire une assurance invalidité épargne-retraite?
• Lorsque le client a la possibilité d'avoir une protection d'assurance maladie
familiale pour chaque conjoint (lorsque chaque conjoint a une assurance groupe
différente), a-t-il vérifié la pertinence de ne conserver qu'une seule protection?
• En assurance maladie complémentaire, le client connaît-il les maximums par
garantie et spécialistes (pour l'assurance maladie complémentaire) afin de pouvoir
les répartir sur deux périodes?
• Lorsque le client change d'employeur, a-t-il pensé de négocier son admissibilité à
l'assurance groupe à partir de la première journée d'embauche?
personne à charge.
Le fait que le montant d'assurance est souvent lié au salaire a des avantages et des
inconvénients. Puisqu'avec les années et l'âge le salaire augmente, les montants de
protection augmentent également.
Cela est positif en assurance invalidité puisque la protection concorde avec le besoin.
Mais en assurance sur la vie, le besoin n'augmente pas toujours avec l'âge, bien au
contraire134.
Il est important de bien se renseigner sur la nature des couvertures dont bénéficient les
personnes pour qui l'on fait une planification financière intégrée. Cela va permettre
d'éviter les dédoublements et de réduire les coûts de protection, tout en maintenant le
niveau de couverture souhaité.
L'assurance collective des créanciers est liée à un emprunt effectué auprès d'une
institution financière ou d'un émetteur de carte de crédit. Cette assurance est aussi
désignée sous le nom d'assurance sur la vie, la santé et la perte d'emploi d'un débiteur,
voir l'article 426 de la Loi sur la distribution des produits et services financiers.
Bien entendu, les personnes sont assurées par l'entremise d'un assureur, assureur qui
est parfois une filiale de l'institution financière. Cet assureur est soumis aux mêmes
règles que les autres assureurs.
L'institution financière (banque, caisse populaire, etc.) agit alors à titre de distributeur et
doit remettre aux adhérents un Guide de distribution qui décrit les protections.
Obligations du distributeur
Voici quelques-unes des obligations du distributeur en vertu de la Loi sur la distribution
de produits et services financiers.
Les primes varient généralement selon l'âge et le sexe de l'assuré et parfois selon que
l'assuré fume ou non.
En assurance vie, malgré la présence d'une taxe de vente de 9 %, les primes des
assurances crédits sont parfois très intéressantes pour les petits montants de capital
décès. Les contrats d'assurance individuelle étant alors désavantagés à cause des frais
de police.
Par contre, pour les montants de protections plus élevés, les personnes en bonne santé
peuvent obtenir des taux très compétitifs en assurance individuelle.
Capital assuré
En assurance vie, le capital assuré suit le besoin particulier, soit le montant de la dette.
Lorsque la dette décroît (p. ex. : une hypothèque), cela évite au client de payer pour une
protection qui demeurait fixe, une protection fixe étant plus coûteuse qu'une protection
décroissante.
En assurance collective de type crédit cela est plus courant. Ce qui amène l'assureur à
effectuer des vérifications supplémentaires lors d'une réclamation d'assurance vie.
Délai de grâce
Le délai accordé avant d'annuler l'assurance pour non-paiement de la prime est souvent
plus élevé en assurance crédit de type hypothécaire que pour les autres formes
d'assurance. En assurance vie individuelle ce délai est de 30 jours, alors que pour
l'assurance crédit reliée à un emprunt hypothécaire il est couramment de trois mois,
voire six mois.
Par contre, lors d'un transfert d'hypothèque par subrogation, certains contrats
d'assurance crédit prévoient que si l'assurance est refusée, les emprunteurs peuvent
conserver leur niveau de protection sans preuve de santé s'ils en font la demande
auprès du nouvel assureur.
Mais puisque c'est une nouvelle assurance, les clauses de suicide et de maladies
préexistantes (s'il y a lieu) recommencent.
Par contre, dans certaines situations, l'assurance crédit peut faire partie d'un portefeuille
global d'assurance.
Assurance invalidité
Comme il a été vu dans la section sur les besoins d'assurance invalidité, cela permet
d'offrir une protection plus élevée au client. La protection globale correspond alors
davantage à ses besoins.
Bien entendu, l'assurance invalidité emprunt est un complément à une bonne assurance
invalidité et non un substitut136. D'autant que la durée du versement de la rente en cas
d'invalidité est parfois limitée à deux ou cinq ans.
Assurance vie
En assurance vie, il est important de vérifier la présence ou l'absence de clause de
maladies préexistantes. Pour les contrats qui ne comportent pas cette clause,
l'assurance crédit peut être très intéressante pour les petits montants de capital décès.
Ces protections ne sont pas gratuites. Les frais de ces assurances sont payés par l'une
ou l'autre des façons suivantes :
Habituellement, les produits liés aux cartes privées ou aux cartes de grands magasins
sont plus dispendieux que ceux des institutions financières.
Les protections offertes peuvent paraître intéressantes, mais c'est souvent parce qu'elles
ne couvrent qu'une partie du risque, par exemple les décès accidentels. En 2004, 4,3 %
de l'ensemble des décès ont été accidentels137.
Ces produits sont offerts sans être assujettis à une étude des besoins du client ni à la
déontologie qui encadre les conseillers, qu'il s'agisse des planificateurs, des conseillers
en sécurité financière ou d'autres professionnels.
Par contre, pour une personne non assurable, ces protections sans preuve médicale
s'avèrent plus intéressantes que l'absence de protection. Mais encore, il vaut mieux de
scruter les détails et probabilités de la protection offerte avant d'y souscrire.
association
Introduction
L'assurance collective dont le preneur est une association est née de la volonté
d'associations de bonifier l'offre de service destinée à leurs membres. Elles ont décidé
de mettre sur pied un régime d'assurance qui répondrait le plus adéquatement possible
aux besoins spécifiques de ceux-ci. Un contrat-cadre est donc signé entre la compagnie
d'assurance et l'association.
Les régimes de type association offrent une gamme de produits plus ou moins complète
selon les volontés de l'association et les besoins exprimés par leurs membres.
• l'assurance vie;
• l'assurance en cas de maladie et d'accidents; et
• l'assurance de dommages.
La gamme de produits d'assurance vie peut aller de la T1 au T100 selon les contrats.
Les produits d'assurance sont décrits au chapitre 6 du présent module.
Les montants minimum et maximum d'assurance vie sont déterminés dans le contrat-
cadre.
Le droit de transformation décrit à la section 7.1.1 s'applique aussi aux assurances vie
dont le preneur est une association.
9.2.1 — Indemnités
[Link] — Décès et mutilation accidentels
L'assurance décès et mutilation accidentelle est une indemnité. Elle prévoit une
indemnité en cas de décès ou de mutilation de cause accidentelle. Habituellement,
l'assuré doit souscrire l'assurance vie pour être admissible à l'assurance décès ou
mutilation accidentelle. Cette protection peut être offerte au membre, à son conjoint, à
ses personnes à charge et à ses employés. En cas de décès accidentel, le bénéficiaire
désigné recevra le produit d'assurance vie et le produit d'assurance décès accidentel.
[Link] — Invalidité
Les régimes d'assurance groupe association offrent habituellement une couverture
d'assurance longue durée aux membres d'une association.
Qu'une assurance invalidité soit de type individuel ou de groupe association, les critères
d'évaluation de la qualité du contrat demeurent les mêmes138. L'important est de
comparer les divers contrats offerts aux clients en fonction des besoins de ceux-ci.
Définition d'invalidité
L'un des aspects les plus importants d'une assurance invalidité est précisément la
définition d'invalidité. Les définitions d'invalidité totale, partielle et résiduelle font partie
des premiers éléments à analyser.
Délai de carence
Le délai de carence peut varier de 0 à 720 jours selon le contrat.
Définition de revenu
La définition du revenu est un aspect important à analyser. Les commissions sont-elles
incluses? Les bonis sont-ils inclus?
Pour un salarié, le calcul est relativement simple. Toutefois, pour un travailleur autonome
ou un propriétaire d'entreprise, le calcul est plus complexe. Le revenu assurable dans le
cas d'un propriétaire d'entreprise est constitué du salaire versé ainsi que du revenu
après dépenses et avant impôt de l'entreprise.
Salaire : 60 000 $
Par la suite, il s'agit de vérifier quel pourcentage du revenu peut être couvert par le
contrat.
Exclusions
Comme pour les contrats individuels, les exclusions varient selon les contrats. Ainsi, que
le client détienne une assurance invalidité individuelle ou de groupe association, il est
primordial de vérifier si le contrat n'a pas été émis avec des exclusions additionnelles
étant donné un problème de santé déjà existant lors de l'émission du contrat.
Il faut noter qu'une demande peut être faite pour enlever une exclusion à un contrat déjà
existant. Il faut évidemment que le problème de santé ne soit plus présent. La décision
revient exclusivement à l'assureur de maintenir ou d'enlever l'exclusion au contrat.
9.2.2 — Remboursements
[Link] — Frais généraux (invalidité)
Parce que l'assurance groupe association s'adresse principalement à des travailleurs
autonomes ou des propriétaires d'entreprise, une protection d'assurance frais généraux
est souvent un incontournable.
La liste des frais couverts est évidemment un élément essentiel à analyser avant
d'adhérer à ce type de protection.
Le coût de ce type de protection est beaucoup moins élevé que l'assurance invalidité,
car la durée de versement des prestations est de 3 à 24 mois selon les contrats.
Les mêmes critères d'évaluation que pour l'assurance invalidité perte de revenu
s'appliquent à l'assurance invalidité frais généraux.
La prime relative à l'assurance frais généraux est une dépense déductible à titre des
frais d'affaires et les prestations sont imposables.
[Link] — Médicaments
Comme dans le cas de l'assurance médicaments dans le cadre d'une assurance
collective, celle-ci est obligatoire pour le membre de l'association140.
L'étendue des divers services couverts varie d'un régime à l'autre. Par conséquent, il est
important d'inciter la personne assurée à se familiariser avec son régime, car il est
possible qu'elle ne se prévale pas de toutes les prestations auxquelles elle a droit. Par
exemple, la plupart des régimes couvrent les frais médicaux et hospitaliers à l'extérieur
du pays et offrent une assistance voyage. Or bien des personnes n'en sont pas
conscientes et souscrivent sans nécessité des assurances voyages personnelles.
Tout comme l'assurance médicaments, les garanties d'assurance frais médicaux, soins
dentaires et soins de la vue ont, en général, trois composantes :
• la franchise;
• le facteur de coassurance; et
• les maximums.
• assurance automobile;
• assurance habitation;
• assurance commerciale;
• assurance responsabilité civile personnelle;
• assurance responsabilité civile professionnelle.
vente de 9 %.
9.5 — Tarification
En assurance groupe association, les taux sont révisés annuellement. Qui plus est, les
taux sont établis en fonction de plusieurs facteurs, tels que :
• le type de produit;
• le sexe de l'assuré;
• l'âge de l'assuré;
• le genre de profession;
• le niveau de revenu de la profession;
• l'expérience du groupe; et
• parfois, selon la consommation ou non du tabac.
L'expérience du groupe est l'analyse des sinistres qui se sont produits au cours de
l'année dans le groupe et dans un produit donné. À partir des résultats de cette
expérience, l'assureur décide s'il doit augmenter ou réduire les taux afin d'équilibrer les
primes avec le risque.
Les primes d'assurance vie ont tendance à baisser parce que l'espérance de vie
s'accroît.
Plusieurs facteurs ont des incidences inflationnistes sur les régimes et forcent les
associations à réviser leurs régimes afin d'en contrôler les coûts.
Pour l'assurance invalidité, la baisse des taux d'intérêt qui nécessite de plus grandes
réserves actuarielles pour chaque réclamation est également considérée. Il est donc
important que la personne assurée soit vigilante aux changements qui pourraient être
apportés aux régimes.
Les droits de transformation additionnels sont plus courants en assurance vie qu'en
assurance invalidité. Toutefois, il faut comprendre que du côté de l'association, il n'y a
aucun avantage à mettre fin à un contrat. Au contraire, elle a tout avantage à maintenir
le groupe en vigueur, car certains de ses membres pourraient se retrouver en fort
mauvaise posture.
Il existe au Québec et au Canada des régimes de type groupe association qui ont plus
de trente ans d'existence et qui ont une stabilité de leurs primes hors du commun.
Conclusion
Le regroupement permet aux associations de négocier avec les assureurs des clauses
particulières à leur profession.
L'assurance groupe association est souvent mal connue. Plusieurs clients font partie
d'associations professionnelles et ont accès à des régimes d'assurances très
intéressants pour eux.
Chapitre 10 — Rentes
Le capital peut être constitué d'un bien immeuble ou meuble; s'il s'agit d'une somme
d'argent, il peut être payé au comptant ou par versements.
Le débirentier peut, entre autres, être une Caisse de retraite, une compagnie
d'assurance de personnes, une compagnie de fiducie. Le présent chapitre ne traite que
des rentes dont les débirentiers sont des institutions financières. Les rentes versées par
les Caisses de retraite sont traitées dans le module 7 «Retraite» de La Collection de
l'IQPF.
En ce cas, le contrat n'est point assujetti aux formes requises pour les donations, bien
que la rente ainsi constituée soit reçue à titre gratuit par le crédirentier.
2372. La rente viagère peut être établie pour la durée de la vie de la personne qui la
constitue ou qui la reçoit, ou pour la vie d'un tiers qui n'a aucun droit de jouir de cette
rente.
Néanmoins, il peut être stipulé que le service de la rente se continuera au-delà du décès
de la personne en fonction de laquelle la durée du service a été établie, au profit, selon
le cas, d'une personne déterminée ou des héritiers du crédirentier.
Rente différée
La rente est dite différée (aussi appelé rente d'accumulation) lorsque les versements
périodiques n'ont pas commencé. Les placements à terme (de 30 jours, un an, deux
ans, etc.) et les fonds distincts offerts par les assureurs sont des rentes différées142. Les
sociétés de fiducie peuvent, elles aussi, offrir des rentes différées ou des rentes en
service. Une rente différée permet souvent à son propriétaire de changer d'idée et de
renoncer aux versements de la rente. Il peut alors encaisser son capital.
Le capital qui constitue les rentes peut être payable par le titulaire du contrat en
plusieurs versements (voir le deuxième alinéa de l'article 2367 C.c.Q.). Ainsi, une
personne peut contribuer plusieurs fois dans une rente différée, que celle-ci soit
enregistrée ou non.
Elle est viagère lorsque la durée de son service est limitée au temps de la vie d'une ou
de plusieurs personnes.
Elle est non viagère lorsque la durée de son service est autrement déterminée.
La rente à terme
La rente à terme a une durée qui est déterminée à l'avance et cette durée est connue
dès le moment où elle est constituée. Elle est souvent appelée rente certaine et on peut
s'y référer en disant qu'elle dure pour une «certaine période de temps». La durée de ce
type de rente peut être de 5, 10, 15 ou 20 ans, mais sans excéder 100 ans. Voici ce que
dit l'article 2376 C.c.Q. à ce sujet :
La durée du service de toute rente, qu'elle soit viagère ou non, est dans tous les cas
limitée ou réduite à 100 ans depuis la constitution de la rente, même si le contrat prévoit
une durée plus longue ou constitue une rente successive.
La rente viagère est un outil extraordinaire pour gérer le risque de survivre à son capital
(risque de survie), mais cela peut constituer un désavantage si la vie du crédirentier est
très courte. Pour gérer cet inconvénient, il est possible d'inclure une période minimale
(garantie) dans une rente viagère. Ceci aura pour avantage d'avoir une rente qui
continuera d'être versée même après le décès du bénéficiaire si la période certaine n'est
pas encore terminée. Par exemple, avec une rente viagère ayant une période garantie
de 15 ans, si le rentier décède un an après que la rente a débuté, le versement se
poursuivra pendant les 14 années suivantes.
Ajouter une période minimale à une rente viagère est similaire à la souscription d'une
assurance vie décroissante. Le capital assuré décroît au fur et à mesure que la période
garantie diminue. À cause de cette partie assurance, pour le même capital, les
versements de la rente avec période minimale seront inférieurs aux versements de la
rente s'il n'y a pas de période minimale garantie.
Il en est de même pour une rente réversible puisque la durée potentielle des versements
s'accroît.
Une rente viagère est en quelque sorte l'inverse d'une assurance vie. Avec une
assurance vie, c'est le consommateur qui paie les primes (versements périodiques) sur
une base régulière et le capital est versé par l'assureur au décès de l'assuré. Avec une
rente viagère, c'est le consommateur qui a transféré le capital à l'assureur et c'est ce
dernier qui verse les versements périodiques jusqu'au décès de l'assuré (le rentier).
Avec une assurance vie, un assuré a intérêt à démontrer qu'il est en bonne santé et que
son espérance de vie est supérieure à la moyenne, le coût (les primes) de l'assurance
en sera diminué. Avec une rente viagère, le rentier a intérêt à démontrer qu'il est en
mauvaise santé et que son espérance de vie est inférieure à la moyenne, les
versements de la rente seront alors plus élevés. Nous parlons alors de rente à risque
«taré».
Les versements de la rente peuvent être fixes ou variables. Par exemple, ils peuvent
être indexés annuellement selon l'inflation ou selon un taux déterminé à l'avance.
Bien entendu, le capital nécessaire pour constituer les versements de départ est plus
élevé avec la rente indexée que pour la rente non indexée.
Les rentes viagères ou à terme, pratiquées par les assureurs sont assimilées à
l'assurance sur la vie, mais elles demeurent aussi régies par les dispositions du chapitre
De la rente. Cependant, les règles du présent chapitre sur l'insaisissabilité s'appliquent
en priorité.
Au sens du Code civil, un conjoint de fait n'est pas considéré comme un conjoint de
[Link] Page 199 sur 249
Impression 21-05-29 07)31
droit. Par conséquent, pour rendre les sommes insaisissables, il faudra désigner le
conjoint de fait à titre de bénéficiaire irrévocable. Bien entendu, dans certaines
circonstances les tribunaux pourraient rendre saisissable une rente. Pour plus de détails
sur ce sujet, vous pouvez consulter le module 2 «Aspects légaux et succession» de La
Collection de l'IQPF.
Cette souplesse qu'offrent les rentes peut parfois se retourner contre les clients lorsque
les désignations sont mal gérées. En voici deux exemples.
Premier exemple : Pierre est titulaire d'un fonds distinct (FD) non enregistré. Dans son
testament, il lègue l'universalité de ses biens à sa conjointe Marie. Au décès de Pierre,
la juste valeur marchande (JVM) de son fonds est supérieure de 50 000 $ à son prix de
base rajusté (PBR). S'il a nommé Marie comme corentière et titulaire subrogée, le
transfert du FD à Marie se fera au PBR et les impôts ne seront payables qu'au décès de
Marie. Par contre, s'il n'a pas de corentier, le contrat de rente se terminera et la valeur du
FD sera remise au bénéficiaire. Le gain en capital devra alors être inscrit dans la
dernière déclaration de revenus du défunt (Pierre). Aucun roulement fiscal ne pourra être
effectué en faveur de Marie au décès de Pierre.
Si Marie est corentière, cela n'élimine pas toutes les complications possibles. Ainsi, si au
décès de Pierre la JVM du FD est inférieure à la somme des primes versées, la
compagnie d'assurance ne versera pas la garantie au décès du rentier. Cette garantie
de capital sera versée uniquement au décès de l'ensemble des corentiers.
Si le contrat de rente avait été enregistré, la valeur du fonds aurait été versée au REER
et ce dernier aurait pu être transféré à Marie sans conséquence fiscale.
Deuxième exemple : Paul est titulaire d'une rente d'accumulation (à capital variable ou
non) enregistrée dont la valeur est de 500 000 $. Il nomme Lise, sa fille, comme
bénéficiaire. Dans son testament, il lègue tous ses autres biens à son autre enfant,
Henri, à titre de légataire universel. Au décès de Paul, Lise reçoit de l'assureur, à titre de
bénéficiaire, la somme de 500 000 $ sans retenue à la source. La somme de 500 000 $
devra être déclarée dans la déclaration de revenus du défunt (Paul) et les impôts sur
cette somme deviendront exigibles145. Cela diminuera la valeur de la succession
qu'Henri recevra.
Pour éviter ce problème, Paul peut, dans son testament, nommer Lise comme légataire
de son REER à charge d'en assumer les impôts. Une désignation de bénéficiaire ne
peut se faire à charge de payer les impôts146. Cette façon de faire comporte un autre
risque puisque l'absence de désignation de bénéficiaire permet plus facilement la saisie
(avant la faillite) du REER en cas de difficultés financières de Paul. Si Paul voulait que
chacun de ses enfants reçoive 50 % de son patrimoine successoral, il aurait simplement
pu nommer ses deux enfants bénéficiaires de son REER et les désigner tous les deux
comme légataires à 50 % pour ses autres biens.
Le titulaire d'un contrat à capital fixe doit s'imposer annuellement sur le revenu couru qui
s'est accumulé dans le contrat.
Une rente à capital variable (fonds distincts) est considérée par les autorités fiscales
comme une fiducie non testamentaire147.
Les revenus de cette fiducie sont attribués au titulaire du contrat148. Les revenus
attribués conservent leur nature originelle : intérêts, dividendes, gain en capital. Cela
permet au titulaire de bénéficier des crédits d'impôt pour dividendes et du traitement
privilégié des gains en capital. La fiscalité des fonds distincts ressemble donc beaucoup
à ceux des fonds communs de placement, mais elle diffère sur les aspects suivants :
• Les revenus distribués des fonds distincts n'entraînent pas une augmentation du
nombre de parts, mais plutôt une augmentation de la valeur de la part.
• Les fonds distincts peuvent distribuer les pertes en capital réalisées par le fonds.
Le titulaire du contrat non enregistré peut donc déduire plus facilement les pertes
en capital réalisées par le fonds lorsque celles-ci sont supérieures aux gains en
capital réalisés par le fonds, ceci sans qu'il ait besoin de vendre son fonds. Les
pertes en capital nettes peuvent être reportées à l'encontre des gains en capital
imposable des trois années antérieures ou pour toutes les années
subséquentes149.
• Les compagnies d'assurance peuvent choisir une méthode d'attribution des
revenus qui tient compte de la période de détention des parts plutôt que selon le
prorata des parts des titulaires inscrits à la date de l'attribution.
Il est important de noter que les retraits effectués en vertu d'une garantie de retrait150
d'un fonds distinct sont considérés comme des dispositions. Il y a donc imposition de la
différence entre le produit de disposition et le prix de base rajusté comme pour les fonds
communs de placement.
La partie imposable de la prestation de rente touchée en vertu d'un contrat non prescrit
est décroissante dans le temps, un peu comme un remboursement d'hypothèque, où la
partie intérêt domine les premières années, pour être graduellement remplacée par une
part de plus en plus importante de capital dans le temps.
L'exemple suivant est pour un capital de 100 000 $, en date du 24 janvier 2018. La rente
mensuelle pour une rente certaine dix ans était de 892,96 $ et le taux de rendement était
d'environ 1,3 %. Le versement de la rente débute en février 2018.
Portion
1 10 715,52 $ — $ 10 715,52 $
2 10 715,52 $ — $ 10 715,52 $
Pour des raisons techniques, il n'y a pas d'intérêt la première année. Lorsque les
versements de la rente commencent un autre mois que janvier, il est possible d'avoir un
report de la partie imposable jusqu'à deux ans.
Dans le cas d'une rente viagère, le calcul est plus complexe. En effet, le calcul du
montant imposable se fait annuellement en fonction de l'espérance de vie du titulaire. Le
montant imposable diminue graduellement, mais moins rapidement que pour une rente
certaine.
À certaines conditions une rente peut être prescrite. Mentionnons entre autres :
• que le titulaire du contrat doit être une personne physique, une fiducie déterminée
(c'est-à-dire une fiducie exclusive au profit du conjoint, une fiducie en faveur de
soi-même ou une fiducie mixte au profit du conjoint152) ou une fiducie admissible
pour personne handicapée;
• que le titulaire du contrat doit être un rentier en vertu du contrat ou qu'une autre
personne, comme son tuteur, détienne le contrat pour lui153;
• que la durée (garantie ou déterminée) ne peut pas dépasser le 91e anniversaire
de naissance du rentier154 ou du conjoint survivant dans le cas d'une rente
réversible (selon le moins âgé);
• que les versements soient égaux, effectués à intervalles réguliers et au moins
une fois par année, ce qui exclut les rentes indexées.
vie établie selon les tables de mortalité de 1971 pour les rentes individuelles. À partir de
janvier 2017, la table Annuity 2000 Basic Mortality Table de la Société des actuaires est
utilisée. L'amélioration de l'espérance de vie a eu pour effet d'augmenter le montant
imposable puisque le capital est échelonné sur une période plus longue.
1 — $ 715,52 $
2 — $ 715,52 $
3 818,39 $ 715,52 $
4 1 633,72 $ 715,52 $
5 1 400,96 $ 715,52 $
6 1 162,23 $ 715,52 $
7 920,27 $ 715,52 $
8 666,30 $ 715,52 $
9 408,75 $ 715,52 $
10 144,58 $ 715,52 $
Comme nous pouvons le constater, en dollar courant, le montant imposable total est le
même. Cependant, afin de comparer le pouvoir d'achat d'un client, il faut comparer la
valeur actualisée des deux options. La différence s'accroît avec la durée de la rente.
Autrement dit, toute chose étant égale par ailleurs, plus la durée est longue, plus la rente
prescrite peut devenir plus avantageuse.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Si l'individu prévoit que son taux marginal d'imposition va augmenter, la rente non
prescrite pourrait devenir plus avantageuse, alors qu'une baisse de son taux
marginal d'imposition favorise la rente prescrite.
La souscription d'une rente prescrite en fin d'année n'est pas avantageuse parce
que cela augmente l'impôt à payer pour la première année.
Il n'est pas possible de prescrire une rente indexée. Le planificateur financier doit
donc vérifier les autres sources de revenus du client qui pourront compenser la
diminution du pouvoir d'achat résultant de la non-indexation.
Les intérêts sur de l'argent emprunté afin de souscrire une rente non agréée ne
sont déductibles que lorsque la rente acquise n'est pas une rente prescrite.
La présence ou non d'un conjoint peut aussi influencer le choix entre une rente
prescrite ou non.
La partie imposable d'une rente prescrite offerte par les assureurs est admissible au
crédit de revenu de pension et, à ce titre, permet de fractionner le revenu de retraite156,
et ce même s'il s'agit de fonds non enregistrés.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Prime — $ — $ 5 417 $
d'assurance vie
• L'achat d'une rente est irréversible et le capital n'est plus disponible. Si l'assuré
devait avoir besoin de son capital, par exemple pour payer des soins de santé, il
pourrait encaisser une partie de son capital s'il l'avait investi dans un dépôt à
terme, mais pas s'il avait acheté une rente. Si le client était obligé de souscrire une
assurance soins de longue durée ou en cas de maladie grave pour gérer ce risque,
le flux monétaire net serait alors inférieur à celui du dépôt à terme.
• Une partie importante des contrats d'assurance vie souscrits, parallèlement à la
rente, tombe en déchéance avant le décès de l'assuré.
Puisqu'une rente viagère est l'inverse d'une assurance vie, la combinaison des deux
s'annule. Pour qu'un assureur puisse offrir des primes d'assurance vie aussi basses,
c'est qu'il prévoit qu'une partie des contrats d'assurance seront annulés avant que le
décès de l'assuré survienne. Autrement dit, la stratégie de la rente assurée est
subventionnée par l'abandon de certains contrats, y compris ceux qui ont été achetés
dans le but d'assurer une rente. Ces déchéances peuvent se produire pour plusieurs
raisons. Par exemple :
• Le payeur devient inapte et oublie de payer une prime. Après 30 jours de non-
paiement, l'assurance vie est annulée;
• L'assuré change de compte bancaire et oublie d'aviser l'assureur. Après 30 jours
de non-paiement, l'assurance vie est annulée;
• Le payeur a besoin d'argent pour financer des dépenses plus importantes que
prévu (entretien de sa résidence, maladies d'un membre de sa famille, etc.) et n'a
plus les moyens de payer la prime.
La valeur successorale tombe alors à zéro, alors qu'avec la stratégie des dépôts à
terme, seul le capital utilisé pour payer les dépenses imprévues réduit la valeur
successorale.
SUGGESTION DE PLANIFICATION
• son client a les ressources nécessaires pour faire face aux imprévus et
continuer à payer les primes de l'assurance vie pendant toute sa vie;
• le montant d'assurance n'est pas destiné à son conjoint. Sinon, il pourrait plutôt
envisager l'achat d'une rente conjointe.
La rente conjointe
Lorsque l'objectif successoral du client est d'assurer un revenu à son conjoint et non le
transfert à une autre génération, la souscription d'une rente conjointe pourrait être
envisagée. En reprenant l'exemple précédent, voici maintenant les trois choix qui
s'offrent au client. Aux fins de l'illustration, l'âge de la conjointe est aussi de 70 ans et le
taux de réversibilité de la rente est de 100 %. Il est possible de choisir des pourcentages
de réduction différents, voire aucune réduction. Plus le pourcentage de réduction est
élevé, plus le montant de la rente augmente.
Prime — $ 5 417 $ — $
d'assurance vie
La valeur successorale :
Dans cette illustration, le flux monétaire net de la rente réversible est supérieur de 230 %
à celui de la rente assurée.
Lorsque le désir successoral du client est partagé entre la protection de son conjoint et
le transfert à une autre génération, il est possible de souscrire une assurance vie dont le
Il est possible d'estimer cette probabilité en effectuant des simulations Monte Carlo.
Compte tenu du nombre de variables impliquées et de leurs effets de rétraction, ces
simulations sont souvent complexes. Mais dans son livre The Calculus of Retirement
Income (Cambridge Press 2006), Moshe A. Milevsky utilise une loi gamma pour estimer
cette probabilité. En utilisant les Normes d'hypothèses de projection de l'IQPF (2014),
les tableaux suivants illustrent la probabilité de survivre à son capital pour un portefeuille
équilibré dont le rendement espéré est de 3,5 % (composé)157 et la volatilité annuelle est
estimée à 10,0 %.
Le premier tableau illustre des retraits non indexés (fixes), alors que le suivant illustre
des retraits indexés annuellement au taux de 2,0 %.
60 4% 7% 11 % 15 % 20 % 25 % 31 %
65 3% 5% 8% 11 % 15 % 19 % 24 %
70 2% 4% 6% 8% 11 % 14 % 18 %
60 5% 9% 13 % 18 % 24 % 31 % 37 %
65 4% 7% 11 % 15 % 20 % 25 % 31 %
75 3% 5% 8% 12 % 16 % 20 % 25 %
60 6% 10 % 15 % 20 % 27 % 34 % 40 %
65 5% 8% 12 % 17 % 23 % 29 % 35 %
70 4% 7% 10 % 14 % 19 % 24 % 30 %
60 14 % 20 % 27 % 34 % 41 % 48 % 54 %
65 10 % 14 % 19 % 25 % 31 % 37 % 42 %
70 6% 9% 13 % 17 % 22 % 27 % 31 %
60 19 % 27 % 34 % 42 % 50 % 57 % 63 %
65 14 % 20 % 27 % 34 % 41 % 48 % 54 %
75 11 % 16 % 21 % 27 % 33 % 39 % 45 %
60 21 % 30 % 38 % 47 % 55 % 62 % 68 %
65 17 % 24 % 32 % 39 % 47 % 54 % 60 %
70 13 % 19 % 26 % 32 % 39 % 46 % 52 %
Comme nous pouvons le constater, la probabilité de survivre à son capital est élevée,
particulièrement pour les couples et les retraits indexés.
ÉLÉMENTS DE PLANIFICATION
Pour les clients qui n'ont pas de rente en provenance d'un régime de retraite à
prestations déterminées, l'utilisation d'une rente viagère devrait faire partie de la
stratégie de décaissement à la retraite. Par exemple, les rentes (y compris le
régime de rentes du Québec et la pension de la Sécurité de vieillesse) devraient
procurer un revenu suffisant pour permettre de payer les dépenses fixes et
essentielles du client.
10.6 — Les rentes viagères, une solution de rechange aux fonds distincts
avec garantie de retrait
Selon les compagnies d'assurance et l'âge du rentier, les fonds distincts avec garantie
de retrait (FDGR) procurent à leur rentier un flux monétaire équivalent à 4 % ou 5 % du
capital. Autrement dit, avec une somme investie de 100 000 $ assortie d'une garantie de
retrait de 4 %, un rentier a la certitude de recevoir un montant de 4 000 $ sa vie durant.
Avec une clause de 4 %, la durée nécessaire au recouvrement du capital est de 25 ans
(4 % × 25 = 100 %), alors que cette durée est de 20 ans pour un contrat comportant une
garantie de retrait de 5 %.
Un homme de 70 ans devra donc vivre jusqu'à 90 ans (clause de 5 %) ou 95 ans (clause
de 4 %) pour que le FDGR lui garantisse un revenu. Bien entendu, si le FDGR obtient un
rendement élevé (supérieur à ses frais), le rentier pourrait recevoir davantage, mais cela
n'est pas garanti.
Une solution de rechange est la souscription d'une rente viagère avec une garantie de
paiement pendant un minimum de 15 ans. En date de septembre 2012, pour un montant
de 100 000 $, ce type de rente procurait un versement annuel garanti à vie d'environ
(cela varie selon les compagnies) :
• 5 500 $ pour une femme de 65 ans. Les paiements minimums garantis sont de
82 500 $, soit 5 500 $ × 15. Les paiements de 5 500 $ sont de 10 % supérieurs à
la garantie de 5 % de certains FDGR et de 38 % supérieurs à la garantie de 4 %
de certains FDGR;
• 6 000 $ pour un homme de 65 ans. Les paiements minimums garantis sont de
90 000 $, soit 6 000 $ × 15. Les paiements de 6 000 $ sont de 20 % supérieurs à
la garantie de 5 % de certains FDGR et de 50 % supérieurs à la garantie de 4 %
de certains FDGR;
• 6 000 $ pour une femme de 70 ans. La situation de cette femme est alors
Nous pouvons constater qu'en contrepartie d'une valeur successorale moindre (sauf
pour une personne de 75 ans), la rente viagère garantie des flux monétaires nettement
plus élevés que les FDGR.
10.7 — Conclusion
Les rentes sont des outils de gestion de risques très performants, mais parfois leur
mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences négatives.
• Que l'achat de rente peut se faire par étape. Cela permet de diversifier dans le
temps ses achats (taux de rendement potentiellement différent);
• Qu'il n'est pas souhaitable de concentrer tout son capital ou ses rentes avec la
même compagnie d'assurance, car une faillite d'un assureur est malheureusement
possible. Voir l'annexe 4 pour les protections qu'Assuris offre lors d'une liquidation
d'une compagnie d'assurance de personnes;
• Qu'il est préférable de ne pas concentrer tous ses avoirs dans un seul type de
produits. La diversification des produits et sources de revenus de retraite peut être
aussi importante que la diversification des placements en période d'accumulation.
L'assuré paie une prime pour son assurance de dommages dans le but de se protéger
contre les pertes financières qu'il pourrait subir si ses biens devaient être endommagés,
détruits ou s'ils devaient disparaître, ou si sa responsabilité devait être engagée à la
suite d'un dommage causé à autrui.
En résumé, les assureurs assument les risques qui leur sont transférés par les assurés,
moyennant le versement d'une prime. Que les risques transférés aux assureurs se
matérialisent ou non, les primes sont entièrement acquises aux assureurs dès
l'expiration des polices d'assurance. Pour continuer à être protégé après l'expiration de
l'assurance, l'assuré doit renouveler ses assurances moyennant le versement d'une
autre prime annuelle.
11.2.4 — Exclusions
Il existe deux genres d'exclusions :
Assurance automobile
L'assurance automobile comporte deux garanties principales.
La police d'assurance automobile du Québec est la même émise par tous les assureurs,
puisqu'elle doit être approuvée par le Surintendant des assurances du Québec. Ajoutons
également que les primes des assureurs sont assujetties à l'approbation du Surintendant
des assurances.
Depuis 1978, toute personne résidant au Québec et victime d'un accident d'automobile
ou du fait d'un véhicule automobile entraînant des blessures corporelles, voire le décès,
est indemnisée par la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), que
l'accident survienne au Québec ou hors du Québec. Il s'agit d'un régime d'assurance
sans égard à la responsabilité, entièrement à la charge de l'État.
Les indemnités versées par la SAAQ sont cependant limitées. L'assuré dont le revenu
dépasse le maximum accordé par la SAAQ doit donc se procurer une assurance
accident additionnelle pour lui permettre de garder son revenu au même niveau qu'avant
l'accident. Cette assurance complémentaire est disponible auprès des assureurs privés.
En ce qui concerne les dommages subis par le véhicule assuré, le propriétaire doit
Assurance habitation
Comme tout contrat d'assurance, l'assurance habitation, qu'elle soit du type propriétaire
ou du type locataire, comporte toujours des exclusions et des limitations quant à son
étendue à sa portée. Il paraît opportun de souligner certaines limitations particulières,
conditions et exclusions qui pourraient priver un client d'une indemnisation ou diminuer
le montant de l'indemnité lors d'un sinistre.
1) L'assuré doit toujours faire la preuve de sa perte et du montant réclamé.
L'assuré doit donc être en mesure de produire des pièces justificatives afin de
convaincre l'assureur de la valeur et de la propriété des biens.
Comme il est pratiquement impossible pour l'assuré de garder toutes les factures
prouvant l'achat de ses biens, en particulier ceux qu'il a reçus en cadeau, il faut trouver
d'autres moyens pour en faire la preuve.
Le meilleur moyen est l'inventaire écrit ou par vidéo. En effet, l'assuré devrait faire
l'inventaire de tous ses biens en indiquant, lorsqu'il est possible, le nom du fabricant, la
date d'achat, le numéro de série, le modèle et le prix d'achat. Les photos jointes à cet
inventaire apportent une preuve additionnelle.
Les biens de valeur comme les bijoux, les fourrures, les tableaux, les collections et les
meubles antiques devraient faire l'objet d'une évaluation particulière.
L'évaluation, l'inventaire et les photos doivent être placés ailleurs que dans les lieux
assurés; le coffret de sûreté est l'endroit par excellence.
heures de son domicile durant la période régulière de chauffage, il doit faire en sorte
qu'une personne visite les lieux régulièrement.
3) Les biens achetés à l'extérieur du pays et non déclarés aux douanes ne sont pas
couverts.
En effet, ces biens sont considérés comme des biens ayant été acquis illicitement
puisqu'ils n'ont pas été déclarés tel qu'il est requis par la loi.
Cependant, ce genre de dommage peut être couvert par une police d'assurance
responsabilité civile complémentaire (dite «Umbrella») moyennant une prime très
raisonnable.
6) La police d'assurance habitation couvre l'assuré dans le monde entier, aussi bien pour
ses biens que pour sa responsabilité civile.
Il est possible de couvrir ces risques par l'obtention d'une assurance particulière qui peut
être greffée au contrat d'assurance.
Lors de l'achat d'une police d'assurance habitation, l'assuré doit toujours s'informer des
garanties, des limitations particulières et des exclusions contenues dans la police à être
émise, spécialement s'il possède des objets de valeur ou de nature particulière.
Les biens énumérés ci-dessus peuvent être assurés spécifiquement sur la police
d'assurance habitation. L'assureur ajoute un formulaire qui assure ces biens selon la
formule «étendue», incluant la perte pure et simple et une limite d'assurance est
désignée pour chacun des biens assurés qui devient alors une assurance à la valeur
Cependant, les biens personnels sont assurés pour un montant ne dépassant pas 10 %
de la valeur du contenu de l'habitation, lorsqu'ils sont temporairement déménagés à
l'extérieur des lieux assurés.
Les biens ainsi déménagés à l'extérieur des lieux assurés ne doivent cependant pas se
trouver dans un endroit appartenant à l'assuré ou à un endroit dont il est locataire à long
terme.
Exemple 3-36
L'assuré possède une résidence saisonnière et y apporte des biens personnels. Les
biens sont donc à l'extérieur des lieux assurés, mais ne sont pas couverts par
l'assurance de la résidence principale, puisqu'ils se trouvent dans un endroit appartenant
à l'assuré.
Par contre, si l'assuré loue une résidence saisonnière pour deux mois, à court terme, les
biens personnels qu'il apporte à cette résidence saisonnière sont assurés par
l'assurance de sa résidence principale.
Cependant, les garanties accordées sur les emplacements additionnels ne sont pas
nécessairement les mêmes que celles couvertes par la police de la résidence principale.
Exemple 3-37
À la résidence saisonnière, lorsqu'elle est ajoutée à la police de la résidence principale,
la garantie vol sur les biens est limitée au vol par cambriolage seulement.
Exemple 3-38
Limite d'assurance sur le bâtiment : 125 000 $
Ainsi, si l'assuré devait subir une perte totale par incendie et que la valeur des biens, lors
du sinistre, était établie à 150 000 $ pour le bâtiment, et à 50 000 $ pour le contenu,
l'assuré ne recevra que 125 000 $ pour le bâtiment, puisque la limite d'assurance était
de 125 000 $ et de 50 000 $ pour le contenu, la valeur totale du contenu ayant été
établie à 50 000 $.
L'assuré est donc pénalisé de 25 000 $ étant donné que la limite d'assurance sur le
bâtiment a été sous-estimée et que la limite d'assurance sur le contenu n'est pas
transférable sur le bâtiment.
Dans toute police d'assurance de dommages aux biens, l'assureur est responsable pour
le moindre des montants suivants : la valeur des biens assurés, ou l'intérêt de l'assuré
dans les biens assurés, ou la limite d'assurance inscrite au contrat pour chaque
catégorie de biens assurés.
Plusieurs assureurs offrent la garantie selon une limite globale d'assurance. Ainsi, la
police ne comporte qu'une seule limite d'assurance pour toutes les catégories de biens
assurés.
Exemple 3-39
Limite d'assurance sur le bâtiment et le contenu : 200 000 $.
Il arrive que certaines polices d'assurance habitation établissent une limite d'assurance
globale de 1 000 000 $, même si la valeur des biens assurés est inférieure à ce montant.
Cela ne veut pas dire pour autant que l'assureur verserait ce montant de 1 000 000 $
lors d'un sinistre.
L'indemnité ne sera jamais supérieure à la valeur des biens au moment du sinistre. Il est
donc important pour l'assuré de bien choisir ses limites d'assurance. Les assureurs
peuvent guider l'assuré dans ce choix en complétant un guide d'évaluation. Cependant,
il faut bien comprendre qu'il ne s'agit que d'un guide. C'est l'assuré qui connaît la valeur
de ses biens, et c'est à lui de choisir les limites d'assurance adéquates pour éviter la
sous-assurance.
Un an plus tard, la PME déclare faillite et les actionnaires perdent leur investissement.
En jouant au golf, l'assuré blesse sévèrement un autre joueur, médecin, qui ne peut plus
vaquer à ses occupations à la suite de cet accident. Le médecin est un spécialiste âgé
de 45 ans dont les revenus s'élèvent à 300 000 $ par année.
Afin de bien se protéger, l'assuré a besoin d'une assurance qui répond à ses besoins en
matière de responsabilité civile.
Il existe une police d'assurance de responsabilité civile qui peut compléter son
programme d'assurance de dommages. Il s'agit de l'assurance responsabilité civile
complémentaire («Umbrella»).
L'assuré doit répondre à toutes les questions contenues dans la proposition d'assurance,
qu'elle soit verbale ou écrite. Par exemple, en remplissant une proposition d'assurance
automobile, l'assuré doit déclarer tous les accidents survenus dans les cinq dernières
années, qu'il en soit responsable ou non, les noms et les dates de naissance de tous les
conducteurs du véhicule, l'usage du véhicule et le nombre de kilomètres à parcourir pour
se rendre au travail.
Exemple 3-43
Cas pénalisant l'assuré en assurance automobile
À la suite d'un accident, l'assureur se rend compte que le véhicule assuré était conduit
par le fils de l'assuré vivant avec lui, âgé de 20 ans; ce dernier n'avait pas été déclaré
comme conducteur sur la proposition d'assurance. Les dommages au véhicule sont
établis à 3 000 $.
Selon l'article 2411 C.c.Q., l'assureur est garant du risque dans le rapport de la prime
reçue à celle qu'il aurait dû recevoir, sauf s'il est établi qu'il n'aurait pas accepté le risque
s'il avait connu les circonstances en cause, à moins que la mauvaise foi du preneur ne
soit établie.
L'assuré a payé une prime de 500 $ pour son assurance automobile, alors qu'il aurait dû
payer 1 500 $, s'il avait déclaré son fils comme conducteur occasionnel. En vertu de
l'article 2411 C.c.Q., l'assureur versera une indemnité de 1 000 $ à l'assuré, représentant
le tiers (1/3) des dommages. En effet, l'assuré ayant payé le tiers (1/3) de la prime qu'il
aurait dû payer s'il avait déclaré son fils comme conducteur, l'assureur indemnise le tiers
Il est donc très important pour l'assuré de déclarer toutes les circonstances pouvant
influencer un assureur dans l'établissement de la prime et l'acceptation du risque. Il est
aussi important de déclarer à l'assureur toute aggravation du risque pendant la période
de la police, puisque les mêmes dispositions du Code civil du Québec s'appliquent.
Annexes
Annexe 1
1. Source : Great-West.
Le montant qui peut être accordé aux proposants qui sont dans leur première année
d'exercice de profession libérale, sans justification du revenu, est le suivant :
Plafond ($)
Avocats
Vétérinaires
Pharmaciens
Autres
CPA 2 500
Chiropraticiens 1 500
Par contre, contrairement au SADC et à l'AMF qui sont des sociétés d'État, Assuris est
une société privée dont le financement se fait par des cotisations des compagnies
d'assurance vie agréées au Canada. Assuris ne bénéficie donc pas des garanties de
l'État. Voici ce qu'elle écrit au sujet de son financement sur son site Internet :
Assuris maintient un fonds de liquidités d'au moins 100 millions de dollars. En cas
d'insolvabilité d'un assureur, Assuris se servira de ce fonds pour honorer ses
engagements, avant de cotiser ses sociétés membres. En l'occurrence, Assuris
imposera une cotisation à ses sociétés membres, afin de mobiliser les fonds nécessaires
pour accorder sa protection aux assurés. Le système de cotisation d'Assuris lui donne la
capacité de recueillir suffisamment de fonds pour faire face à la faillite de toute société
membre.
En date du 31 décembre 2016, le Fonds de liquidité d'Assuris était de 114 millions. Il est
à noter que, selon le rapport annuel 2016, le Fonds de liquidités passera à 200 millions
de dollars.
Garantie Protection
Si le versement est trimestriel ou annuel, la somme de 2 000 $ est remplacée par 6 000
$ ou 24 000 $, selon le cas.
Lorsqu'une rente viagère est réversible au conjoint, la protection est calculée comme s'il
s'agissait d'un seul rentier, indépendamment de toute protection de revenu mensuel de
chaque conjoint à titre de rentier unique.
Exemples d'application
1 000 $ 1 000 $1
2 100 $ 2 000 $2
10 000 $ 8 500 $3
Exemples d'application
50 000 $ 50 000 $1
61 000 $ 60 000 $2
3
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1. Puisque les frais engagés sont inférieurs à 60 000 $, ils sont entièrement protégés.
2. Puisque les frais engagés sont supérieurs à 60 000 $, la protection de 85 %
s'applique (61 000 $ x 85 % = 51 850 $) mais ne peut être inférieure à 60 000 $.
3. Puisque les frais engagés sont supérieurs à 60 000 $, la protection de 85 %
s'applique (100 000 $ x 85 % = 85 000 $).
Lorsqu'une police d'assurance vie est souscrite sur plusieurs têtes, la protection du
capital décès s'applique comme s'il s'agissait d'une seule personne assurée,
indépendamment de toute protection du capital décès de chaque personne assurée,
considérée comme assurée unique.
Exemples d'application
1. Puisque le capital décès est inférieur à 200 000 $, il est entièrement protégé.
2. Puisque le capital décès est supérieur à 200 000 $, la protection de 85 % s'applique
(210 00 $ x 85 % = 178 500 $) mais ne peut être inférieure à 200 000 $.
3. Puisque le capital décès est supérieur à 200 000 $, la protection de 85 % s'applique
(1 000 000 $ x 85 % = 850 000 $).
Les valeurs de rachat des contrats détenus en copropriété sont réparties entre les
cotitulaires et la quote-part de chacun s'ajoute aux valeurs de rachat dont chacun est
titulaire afin de calculer la protection valeur de rachat totale.
Exemples d'application
50 000 $ 50 000 $1
61 000 $ 60 000 $2
1. Puisque la valeur de rachat est inférieure à 60 000 $, elle est entièrement protégée.
2. Puisque la valeur de rachat est supérieure à 60 000 $, la protection de 85 %
s'applique (61 000 $ x 85 % = 51 850 $) mais ne peut être inférieure à 60 000 $.
3. Puisque la valeur de rachat est supérieure à 60 000 $, la protection de 85 %
s'applique (100 000 $ x 85 % = 85 000 $).
Exemples d'application
50 000 $ 50 000 $
Certains fonds distincts offrent aussi une garantie de retrait minimum. En phase de
capitalisation, c'est la protection valeur de rachat qui s'applique. Par contre, lorsque la
«rente» est en service (le titulaire du contrat fait un retrait au cours des douze derniers
mois), c'est la protection revenu mensuel qui s'applique.
En résumé, Assuris ne procure pas de protection séparée pour les fonds distincts. Mais,
certaines garanties des fonds distincts font partie des protections d'Assuris.
Capital décès — Individuelle, compte non enregistré 400 000 $ 340 000 $
Capital décès — Collective, compte non enregistré 150 000 $ 150 000 $
Dans le cas de la Souveraine Vie, un peu moins de 10 000 personnes ont subi des
pertes maximales de 10 % de leur protection.
IMPORTANT
En situation d'insolvabilité de la compagnie d'assurance, votre client doit continuer à
payer ses primes pour qu'il n'y ait pas d'interruption de son assurance. Il devrait recevoir
une lettre du liquidateur lui expliquant comment la protection d'Assuris s'applique à ses
garanties.
De concert avec le liquidateur, Assuris transférera les polices à un autre assureur le plus
rapidement possible. Ce dernier assumera alors les protections transférées.
Plafonds d'indemnisation
Assurance automobile et assurance des entreprises : 250 000 $.
Les franchises prévues au contrat sont déduites du montant total des pertes assurées.
Annexe 4 — Glossaire
Adhérent
En assurance collective, les employés (ou les membres de l'association ou les
emprunteurs) sont appelés des adhérents. Les assurés comprennent les adhérents et,
s'il y a lieu, le conjoint et les personnes à charge.
Assurance collective
Assurance établie à l'intention d'un groupe de personnes et donnant lieu à la délivrance
d'un contrat-cadre. Il existe essentiellement trois types d'assurance collective :
Au Québec, une taxe de 9 % s'ajoute aux primes de l'assurance collective. De plus, les
primes payées (sauf par l'assurance invalidité) par l'employeur pour l'assurance
collective sont un avantage imposable.
Au fédéral, seule la prime de l'assurance vie payée par l'employeur est un avantage
imposable.
Ce type d'assurance est peu utile puisque les conséquences financières d'un décès ne
sont pas reliées à la cause du décès.
Il n'y a pas de lien entre les frais éventuels et le montant forfaitaire qui est assuré. Cette
assurance ne devrait pas remplacer une assurance invalidité.
Lorsque les résultats sont meilleurs que prévu, l'assureur conserve la totalité des
surplus.
Les primes de cette assurance sont moins élevées que celles de l'assurance vie avec
participation.
2. Lorsque le contrat se termine à 100 ans, il s'agit alors d'un contrat d'assurance vie
temporaire à très long terme. Autrement dit, si l'assuré vit plus de 100 ans, l'assureur ne
versera pas de prestation de décès.
3. Le capital assuré est versé lorsque l'assuré atteint l'âge de 100 ans. Contrairement à
la prestation de décès, ce montant est imposable, puisqu'il s'agit d'une disposition du
vivant de l'assuré.
Assurance vie
Assurance qui verse le montant du capital assuré au décès, qu'il soit accidentel ou non,
de l'assuré. À proprement parler, ce n'est pas la vie qui est assurée, mais le décès.
Assurance vie de type permanent. Si le contrat demeure en vigueur, le capital assuré est
versé au décès de l'assuré, quel que soit l'âge de l'assuré au moment du décès.
Le paiement de primes peut être viager (à vie) ou pour une période temporaire, par
exemple jusqu'à 65 ans.
Vous devriez conseiller l'assurance vie permanente seulement si votre client a des
besoins permanents d'assurance vie.
En ce qui concerne l'assurance temporaire 10 ans (T10) ou 20 ans (T20), il ne faut pas
confondre son nom (T10 ou T20) avec la durée du contrat. Le 10 (ou 20) est lié à la
période au cours de laquelle la prime demeure fixe. Le contrat demeure en vigueur
après la période visée, soit 10 (ou 20) ans, mais la prime augmente. Il est généralement
possible de renouveler l'assurance T10 ou T20 jusqu'à ce que l'assuré atteigne l'âge de
75 ou 80 ans.
Ce type d'assurance vie est idéal pour les besoins temporaires, par exemple, pour la
période de temps nécessaire au remboursement des dettes, que les enfants aient
terminé leurs études ou que le conjoint ait accumulé suffisamment d'actifs pour prendre
sa retraite.
Le rendement du fonds de capitalisation peut être fonction d'un taux d'intérêt fixe ou du
rendement de titres volatils, donc variable, comme celui d'un indice boursier.
Selon l'option choisie, le fonds de capitalisation est versé ou non au décès de l'assuré.
S'il est versé au décès, le coût d'assurance est plus élevé.
Assurance voyage
Assurance qui permet de faire face à certaines dépenses imprévues occasionnées par
des situations d'urgence : soins médicaux, services hospitaliers, annulation ou
interruption de voyage, perte de bagages et autres frais assurés.
4.1º assurer l'encadrement des marchés de dérivés, notamment des bourses et des
chambres de compensation de dérivés, en veillant à ce que les entités réglementées et
les autres intervenants aux marchés de dérivés se conforment aux obligations prévues
par la loi;
Avenant
Document constatant les modifications qui sont apportées à un contrat d'assurance.
Bénéficiaire
En assurance vie, le bénéficiaire est la personne qui recevra le capital assuré lors du
décès de l'assuré.
Pour les rentes, le bénéficiaire est la personne qui recevra le capital de la rente lors du
décès du rentier. Dans ce cas, il ne faut pas confondre le bénéficiaire avec le corentier
ou le rentier subrogé. Ceux-ci continueront de recevoir la rente au décès du premier
rentier.
Bénéficiaire subrogé
Bénéficiaire qui reçoit le produit de l'assurance si le premier bénéficiaire est décédé.
Capital assuré
Le capital assuré est la somme qui sera versée au décès de l'assuré.
Coassurance
Montant à la charge de l'adhérent ou du titulaire en vertu de la disposition d'un contrat
d'assurance selon laquelle l'assuré assume une partie des frais assurés, par exemple,
20 %.
Fonds de capitalisation
Montant qui s'accumule à l'intérieur d'une police d'assurance vie universelle. La valeur
de rachat de ce type de polices est constituée par le fonds de capitalisation réduit des
frais de rachat.
Fonds distinct
Un fonds distinct ressemble beaucoup à un fonds commun de placement. Il est émis par
une compagnie d'assurance et le titulaire du contrat détient des parts dans le cadre d'un
contrat de rente différée à capital variable.
Le mot «distinct» indique que vos placements sont séparés des actifs généraux de la
compagnie d'assurances.
Franchise
Part des frais assurés que l'adhérent ou le titulaire doit régler avant qu'il ait droit à des
prestations.
Indexation
Rattachement des versements de rente à un indice de référence. L'indice est
Invalidité
État physique ou mental qui rend l'assuré incapable de remplir une ou plusieurs tâches
inhérentes à son travail. La définition d'invalidité varie selon les contrats d'assurance et
les régimes publics, tels que :
Police
Document qui constate l'obligation de l'assureur, du titulaire et de l'assuré.
Preneur
Le preneur est la personne physique ou morale (une société) qui souscrit un contrat
d'assurance. En assurance vie, le preneur est souvent l'assuré, mais ce n'est pas
toujours le cas. Il est le premier titulaire du contrat.
Prime d'assurance
Somme versée, périodiquement ou en une seule fois, par le payeur à l'assureur en
échange de la prise en charge d'un risque.
Proposition
Demande faite par le preneur à l'assureur.
Rente
Prestation versée à intervalles réguliers (souvent mensuelle), aux termes d'un contrat,
pendant une période déterminée (rente certaine et rente d'invalidité) ou jusqu'au décès
(rente viagère) du rentier. Le service de la rente peut commencer dès la souscription du
contrat ou être reporté (rente différée) à une date ultérieure.
Rente viagère
Rente versée jusqu'au décès du rentier. Certains contrats garantissent le service de la
rente pendant un certain nombre d'années (par exemple cinq ou dix ans), que le rentier
soit vivant ou non.
Rentier
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Le rentier est à la rente, ce que l'assuré est à l'assurance vie. À son décès, la rente se
termine à moins qu'il ait une période de garantie ou un rentier subrogé.
Société d'assurance
Entreprise dûment autorisée à vendre de l'assurance au public et qui s'engage,
conformément au contrat d'assurance, à verser des prestations en cas de sinistre.
Titulaire
Personne physique ou morale (société) propriétaire du contrat. S'il n'est pas le preneur, il
a acquis la propriété du contrat après la souscription.
Titulaire subrogé
Personne qui deviendra propriétaire de l'assurance si le premier titulaire décède.
En assurance collective, droit qui permet à l'adhérent de transformer son assurance vie
collective en assurance individuelle sans avoir à fournir de preuves de santé.
Valeur de rachat
Somme payable au comptant lorsque le souscripteur résilie sa police avant que ne
survienne le décès.
Du point de vue fiscal, il s'agit d'une disposition. Aussi, l'assurance vie avec valeur de
rachat ne devrait être conseillée que si le client a contribué au maximum à son REER, à
son CELI et remboursé ses dettes dont les intérêts ne sont pas déductibles de ses
revenus imposables. Pour plus de détails à ce sujet, vous pouvez consulter la section
sur la fiscalité de l'assurance vie.
Bibliographie
EVANS, Robert G., Strained Mercy : The Economics of Canadian Health Care, Toronto,
Butterworths, 1984.
IBBOTSON, Roger G., Moshe A. MILEVSKY, Peng CHEN et Kevin X. ZHU, Lifetime
Financial Advice : Human Capital, Asset Allocation, and Insurance, Research
Foundation of CFA Institute, april 2007.
MODIGLIANI, Franco, «Life Cycle, Individual Thrift, and the Wealth of Nations», (7
novembre 1986) Science, vol. 234, nº 4777, p. 704-712.
2. Ibid., p. 9. Le mot hasard provient de l'arabe ez-zhar-en-nard, qui signifie fleur de jeu.
6. Shlomo BENARTZI, The Smarter Screen — Surprising Ways to Influence and Improve
Online Behavior, Penguin, 6 octobre 2015, p. 186 et s.
7. L'industrie du placement offre également des produits qui protègent le client contre
certains types de pertes potentielles, par exemple les options de ventes. Ces produits
8. Voir, entre autres, les travaux de Theodore W. Schultz, prix Nobel d'économie de
1979.
9. Il faut mettre la calculatrice en mode début. Pour plus de détails, voir les sections 8.3
et 8.4 du module 4 «Finances».
10. Avant frais; les compagnies d'assurance de personnes doivent ajouter des frais si
elles désirent rester en affaires, ce qui augmente d'autant le coût d'achat.
11. [Link]
12. [Link]
aux-personnes-agees-a-t-elle-varie
13. [Link]
organisation/rapports-annuels/autorite/amf-rapport-annuel-institutions-financieres-
[Link]
15. Ce concept a été développé par Franco Modigliani, prix Nobel d'économie de 1985
pour sa théorie des phases de vie et du théorème de Modigliani-Miller.
16. Dans certains cas, il peut même être hasardeux pour sa santé d'être «trop» assuré.
Voir Nicolas BÉRUBÉ, «Coupable d'avoir tué son mari pour 250 000 $», La Presse,
Montréal, 1er février 2007, p. A24.
17. Art. 1167 (taxe de 3 %) et 1159.3 (taxe de 0,48 %) de la Loi sur les impôts, RLRQ, c.
I-3 (ci-après L.i.).
novembre 1997.
25. Voir, entre autres : André BERNARD et Chris LI, «Le décès d'un conjoint : les
conséquences sur les revenus des femmes et des hommes âgés», Analyse en bref,
Statistique Canada, juillet 2006, nº 11-621-MIF2006046.
28. [Link]
30. Source : .
32. Pour plus de détails à ce sujet, vous pouvez consulter la sous-section [Link], Désir
de legs.
35. Une facture d'hôpital de plus de 300 000 $ pour un Ontarien en Irlande.
40. Bureau d'assurance du Canada (2017), Tout connaître sur l'assurance habitation
(pdf), à la p. 4. En ligne : .
43. Voir la sous-section 2.2.3, Évolution des besoins selon les phases de vie.
44. Ce montant varie selon les compagnies d'assurances et les types de contrat.
46. Dans certains cas, l'exclusion pour suicide peut varier. Mais cette exclusion ne peut
pas dépasser deux ans.
48. [Link]
49. Lanctôt et Melançon (sous la direction), Commentaires sur le droit des assurances et
51. [Link]
53. .
56. .
60. [Link]
vos-assurances-collectives/602792
68. Marie Elaine FARLEY, «La déontologie : une affaire de bonne foi», (2010) Sécurité
financière, vol. 35, n° 4, p. 14-15.
72. Paul Revere Life Insurance Co. c. Sucharov, REJB 1983-149421, 1983 CanLII 168
(C.S.C.).
76. Les informations de cette section sont reprises d'un texte d'Hélène Marquis, paru
dans le bulletin Flash conseils publié par la Financière Sun Life le 30 août 2005. Le texte
a été remanié pour les besoins de cette publication.
93. Sauf pour les contrats d'assurance émission garantie (sans preuve de santé). Les
primes de ce type d'assurance sont très élevées et la prestation de décès est limitée
durant les deux premières années du contrat au remboursement (sans intérêt) des
primes. Seules les personnes non assurables devraient souscrire à ce type de contrat.
94. ICA, Taux de déchéance des polices d'assurance-vie universelle à coût nivelé, juin
2007.
95. ICA, Expérience de déchéance des polices d'assurance temporaire 100 ans, octobre
2007.
98. Pour plus de détails sur le CDC, vous pouvez consulter le module 5, Fiscalité.
100. Ministère des finances du Canada, Dépenses fiscales : Notes afférentes aux
estimations et projections, 2004.
105. Les articles 306 à 310 du Règlement de l'impôt sur le revenu délimitent la PTE.
117. Mémoire présenté au Groupe de travail sur l'avenir du secteur des services
financiers canadien par l'Association canadienne des compagnies d'assurance de
personnes inc., novembre 1997.
120. Les règles mentionnées aux présentes ne s'appliquent pas nécessairement aux
polices émises avant le 2 décembre 1982.
121. Loi de l'impôt sur le revenu, L.R.C. 1985 (5e supp.), c.1, ci-après «L.I.R.».
122. ARC, interprétation technique 2003-0004275 «Adjusted cost base of transferred life
insurance policies», 9 juin 2003.
123. Les notions relatives à la déduction pour gains en capital font l'objet de la section
5.6 du module 5, Fiscalité.
126. Les notions relatives à l'insaisissabilité pouvant être conférée à certains produits
d'assurance par certaines désignations de bénéficiaire sont présentées à la section
[Link] du module 2, Aspects légaux et succession.
136. Pour plus de détails à ce sujet, voir le chapitre 2 du présent module, à la section
2.1, Évaluation des besoins d'assurance invalidité.
140. Pour plus de détails sur l'assurance médicaments, voir le chapitre 4 du présent
module.
142. À ne pas confondre avec les dépôts à terme qui sont offerts par les institutions de
dépôts telles que les banques et les caisses.
143. Les ratios des frais de gestion des fonds distincts sont supérieurs au ratio de frais
de gestion des fonds communs de placement. Pour une analyse des fonds distincts d'un
point de vue financier, vous pouvez consulter le module 6 «Placements» de La
Collection de l'IQPF.
145. Le bénéficiaire pourrait être tenu de payer les impôts si la succession est déficitaire.
150. Pour plus d'information sur les fonds distincts à retrait minimum garanti, vous
pouvez consulter le chapitre 4C du module 6 «Placements» de La Collection de l'IQPF.
151. Aux fins d'illustration, la rente est étalée également sur 10 ans.
154. Pour plus de détails sur cette limitation, vous pouvez consulter l'art. 304 R.I.R.
155. Voir les al. 56(1)d) et 60a) L.I.R. et l'art. 304 R.I.R.
157. Veuillez noter que, comme pour la majorité des simulations Monte Carlo, la
méthode développée par Milevsky utilise le rendement arithmétique, les conversions
nécessaires ayant été effectuées.
26. Le site Internet de l'IQPF publie les normes d'hypothèses de projection en vigueur.
27. À ne pas confondre avec le taux d'actualisation qui, lui, tient compte de l'indexation
de la rente.
31. Pour plus de détails à ce sujet, vous pouvez consulter Lifetime Financial Advice:
Human Capital, Asset Allocation, and Insurance de Roger G. Ibbotson, Moshe A.
Milevsky, Peng Chen et Kevin X. Zhu. Document publié le 6 avril 2007 par « The
Research Foundation of CFA Institute ».
71. SSQ, société d'assurance-vie inc. c. Coallier, EYB 2009-157438, 2009 QCCA 727
(C.A.).
50. [Link]
[Link]
37. .
38. .
79. Cette question est discutée dans le document L'assurance maladies graves à prime
partagée de la Financière Manuvie, juillet 2010.
109. En pratique, ce taux est obtenu grâce à la série B1403 publiée par la Banque du
Canada.
14. Robert KAST et André LAPIED, Analyse économique et financière des nouveaux
risques, Paris, Economica, 2004, p. 100.
59. [Link]
E2F257FF93D13EBE852582090058707D!OpenDocument
84. Pour connaître la probabilité d'être en vie à l'âge de 100 ans, vous pouvez consulter
Les normes d'hypothèses de projection de l'IQPF.
85. Ce choix n'est pas définitif. Il peut être modifié par le titulaire du contrat.
86. [Link]
87. La valeur accumulée peut être supérieure à la valeur de rachat si la police prévoit
des frais de rachat.
89. Voir à ce sujet l'article de Mathew KOKAS et Alain THÉRIAULT, «Le repli boursier
pourrait entraîner l'annulation de polices vie universelle», dans Le journal de l'assurance,
septembre 2002.
90. À moins qu'il soit indiqué «rendement total» ou «rendement avec dividendes», le
rendement publié des indices boursiers ne comprend pas les dividendes.
91. Pour plus de détails sur ce sujet, vous pouvez consulter l'article de Marie-Josée
BOUCHER et Alain THÉRIAULT, «Les polices sans bonis gagnent en popularité», dans
Le journal de L'assurance, septembre 2006.
92. «Stochastic projections improve understanding of universal life policies», par Ashley
CROZIER et Leanne BRADLEY, Advisor's edge, septembre 2005.