VC 76
VC 76
autonomes
et connectés
Véhicules
autonomes
et connectés
Technologies, architectures et réseaux :
du multiplex à l’Ethernet automobile
© Dunod, 2019
11 rue Paul Bert, 92240 Malakoff
[Link]
ISBN 978-2-10-078827-9
Tout d’abord, je voudrais remercier Dominique Paret et Hassina Rebaine pour leur
excellente initiative d’écriture d’un livre sur les technologies nécessaires à nos futurs
véhicules autonomes. Peu de littérature technique existe encore sur ce sujet mais tous
les jours nous constatons de nombreux nouveaux développements.
La France doit se positionner dans ces domaines et à l’horizon 2030, il s’agit d’une
opportunité extraordinaire car l’automobile vit aujourd’hui une période de change-
ment extraordinaire. Les véhicules seront (partiellement) autonomes, connectés, élec-
trifiés, partagés, etc. Leurs usages évoluent aussi, et les nouvelles mobilités élargissent
le champ des possibles. De plus, les utilisateurs sont avides de nouvelles expériences,
conséquences de l’évolution de leur mode vie et de leur environnement.
De nouvelles technologies et compétences associées apparaissent chaque jour pour
comprendre, développer et mettre en applications ces expériences. Les sciences tradi-
tionnelles de l’ingénieur du xxe siècle et du début du xxie deviendront aussi des sciences
humaines et l’ingénieur de demain sera/devra être également designer, marketeur, psy-
chologue, juriste, philosophe, etc.
Les termes conventionnels aussi évoluent : le confort devient bien-être, l’ergonomie de-
vient interface homme-machine, l’électronique embarquée devient capteurs, big data
et algorithmes, la réglementation s’élargit aux données personnelles, l’automatisation
se transforme en éthique…
Le monde de la formation des ingénieurs n’est pas en reste. Toutes les filières vivent
de profonds changements ; nouvelles écoles, nouvelles orientations, regroupement
d’écoles, école/université, taille des promotions, double diplôme, international, ap-
prentissage, cursus projet, spin-off, digital, nouvelles technologies. Mais ce n’est pas
encore suffisant. L’industrie doit apporter à ses techniciens et ingénieurs l’expertise de
ses experts et bâtir avec eux le monde académique, son contenu, les cursus, stages, ren-
contres, projets, postes chaires… À ce jour il est admis par tous que le véhicule du futur
s’appuiera fortement sur le concept d’intelligence artificielle, mais en fait celui-ci s’ap-
puiera tout d’abord et fondamentalement sur l’intelligence élargie des ingénieurs qui
l’auront conçu !
C’est dans ce sens que cet ouvrage très complet s’adresse aussi bien aux lecteurs dési-
reux de bien cerner la complexité des véhicules autonomes (toutes applications confon-
dues), de leurs mises en applications connectées ou non qu’à ceux qui les conçoivent.
VI
PréfaceV
RemerciementsXV
Avant-proposXIX
Pourquoi cet ouvrage ? XIX
Comment est construit et comment aborder cet ouvrage XX
À qui s’adresse ce livre XXI
Le niveau technique XXI
La pédagogie XXI
Note importante XXI
IntroductionXXIII
AvertissementXXIII
En préambule… XXIII
VII
VIII
IX
2.15.4 Homologation 76
2.15.5 Certification 78
2.16 Le planning des véhicules autonomes 79
XI
XII
Conclusion397
Références399
Index403
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XIII
XV
Les auteurs sont liés de longue date par les techniques hardwares et softwares des sys-
tèmes embarqués, des protocoles, structures et architectures des réseaux de communi-
cations dans les domaines de l’automobile et l’aéronautique et toutes leurs variantes, etc.
Dominique Paret
Ingénieur en électronique (Breguet-ESIEE) et détenteur d’un DEA de physique de la
faculté Paris VI, fut pendant de très nombreuses années expert technique et respon-
sable du support technique des domaines Contactless/RF (cartes à puces sans contact,
RFID, NFC, Geoloc, Zigbee, BT, BLE, UWB, UNB, IEEE 804-xxx, etc.) et d’automobile
et réseaux multiplexés auprès d’un grand groupe international de composants électro-
niques (Philips – NXP). Il était également membre et délégué à l’AFNOR, l’ISO, BNA,
CEN pour ces domaines. Conjointement, il enseigna dans une quinzaine d’écoles d’in-
génieurs en France et à l’étranger.
Depuis douze ans Dominique Paret est fondateur-CEO de la société de Consultants et
Experts Techniques dp-Consulting et co-fondateur de GDPR Associates. Il est égale-
ment l’auteur de plus de 30 ouvrages techniques en français (Dunod), anglais (ISTE –
John Wiley), espagnol (Parainfo), coréen et chinois !
Bref, nul n’est parfait, que de la technique !
Hassina Rebaine
Ingénieure généraliste en électronique est diplômée de l’école nationale polytechnique
d’Alger, docteure en électronique sur les systèmes CAD/VLSI et détentrice d’un DEA
en traitement de l’information à l’ISTN de l’Université Paris XI.
Spécialisée dans un premier temps dans la conception d’outils de simulation (SAT –
Société Anonyme des Télécommunication) pour les circuits ASICs VLSI, puis sur la
conception FPGA/ASICs VHDL/Verilog (Europe Technologies).
À ce jour, Hassina est Responsable de la Formation chez Vector sur les solutions pour
systèmes embarqués en automobiles. Ses centres d’intérêt sont orientés vers les outils de
validation de l’usage des protocoles de communications CAN/LIN/FlexRay/Ethernet.
Par ailleurs elle déploie ses compétences en enseignant dans diverses écoles d’ingé-
nieurs et universités.
XVII
De plus, après avoir (très !) longuement circulé sur le terrain, nous nous sommes rendu
compte d’un manque de support technique en fonction de leurs définitions et applica-
tions dans le monde des véhicules intelligents et/ou autonomes ! Cet état intellectuel ne
nous ayant pas satisfaits, après de nombreuses discussions avec quelques collègues pro-
fessionnels et amis nous avons décidé de prendre une fois de plus notre courage à quatre
mains pour fouiller ce domaine et, en espérant qu’il couvre une modeste partie de ce
vide, opté pour la réalisation de cet ouvrage essentiellement technique conçu autour de
ce pan spécifique que sont les « véhicules autonomes (ou presque) » dont l’avènement en
grand public est maintenant fortement prévisible, voire imminent.
XX
ADAS, etc., aptes à satisfaire les véhicules autonomes et/ou connectées tant du côté
sécurité de fonctionnement que de celui des cyber-attaques (chapitres 4) ;
▶▶ la montée en puissance de ces réseaux en fonction des débits numériques néces-
saires aux fonctions d’automatisations souhaitées en passant d’une façon détaillée
par les protocoles CAN FD, FlexRay.
Le quatrième volet technique et technologique très technique décrit une description
des possibilités de l’Ethernet dans le monde industriel et les caractéristiques spécifiques
au marché automobile et les nouvelles structures « backbones » en réseaux Ethernet
« switchés » à 100 Mbit/s, 1Gbit/s et multi Giga spécifiques à l’Automobile (chapitre 5).
L’ouvrage se termine enfin, par un cinquième volet décrivant en détail les logiciels et
outils nécessaires qui prennent de plus en plus une place importante dans les phases
de simulations, de développements, de tests, de calibrations, etc. de tous les équipe-
ments de nos « futurs super PC autonomes à roulettes » (chapitre 6) !
Le niveau technique
Il n’y a pas de niveau technique spécifique d’accueil. Tout le monde est le bienvenu mais,
tout au long de l’ouvrage il y a une volonté de satisfaire la curiosité du lecteur et de mon-
ter le niveau d’accueil des lecteurs assez rapidement.
La pédagogie
Ayant tous deux exercé simultanément pendant de longues années des activités d’ensei-
gnement et de formateurs pour experts de cette branche, le langage et le ton se veulent
résolument courants, agréables, tout en restant très précis. Pour imager l’ensemble, de
très nombreux exemples d’applications industrielles sont présentés. Par ailleurs, il y a
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.
également une volonté pédagogique constante dans cet ouvrage car, à notre sens, écrire
pour soi-même ne rime pas à grand-chose. De plus, pour les curieux et/ou courageux,
nous avons disposé de très nombreux tableaux de synthèse, de petits secrets et d’anec-
dotes au fur et à mesure du texte. En un mot cet ouvrage est pour vous, pour le plaisir
de comprendre, d’apprendre, de se faire plaisir et de rester « Autonomement vôtre » !
Note importante
Bien sûr, dans cet ouvrage il y aura quelques points communs, identiques, similaires
à ceux déjà décrits dans l’un ou l’autre de nos ouvrages précédents. Dans ce cadre-là,
XXI
certaines répétitions seront donc obligatoires mais c’est le prix à payer si l’on désire que
cet ouvrage puisse représenter une entité sur ce nouveau domaine.
Nous demandons donc que nos lecteurs fidèles et assidus depuis de longues années
soient indulgents et ne nous en tiennent pas trop rigueur !
Pour mémoire, Ethernet a été conçu à partir de 1975, l’I2C de 1979, le D2B (ancêtre du
MOST) autour de 1981, le CAN de 1983… tout ça a donc déjà autour de 40 ans… C’est
le côté vintage de notre profession !
XXII
Avertissement
Cet ouvrage ne se veut pas une encyclopédie conçue autour des véhicules autonomes
et/ou connectés ! Son seul but est d’expliquer les types, les choix, les fonctionnements,
les propriétés des réseaux et les architectures des réseaux qu’implique la volonté d’aller
vers des véhicules autonomes en fonction des très nombreux paramètres extérieurs mis
en cause. Une partie de l’ouvrage (principalement les premiers chapitres) détaille donc
ces paramètres dans le seul but de pouvoir quantifier concrètement leurs implications
techniques, par exemple, en termes de choix de topologies de réseaux utilisables, de
débits binaires nécessaires, de temps de latences, de niveaux de sécurité à utiliser, de
performances, de conformités à des normes et réglementations, etc.
Tout au long de cet ouvrage plusieurs mondes se croisent, s’entrechoquent, prin-
cipalement le monde de l’automobile et de ses dérivés et de nombreuses entités
du monde de l’électronique, de la mécanique et la communication. Tous ont leurs
vocabulaires propres, spécifiques, leurs manières d’être et d’agir, leurs méthodes de
conceptions, de marketing et commerciales qui sont généralement très différents…
et c’est normal !
Souvent, la manière de penser des métiers de l’électronique est considérée comme li-
néaire, cartésienne, où on agit phase après phase. Au contraire, dans le monde de l’auto-
mobile cela devient beaucoup plus enchevêtré car tout réagit à tout et il faut souvent
considérer le tout comme devant être la réalisation que souhaite le client final.
En préambule…
En préambule aux nombreux chapitres de cet ouvrage, commençons à annoncer immé-
diatement la couleur à l’aide de deux petits points spécifiques.
Il existe sur le sujet des véhicules autonomes et connectés des centaines d’articles sur
Internet plus ou moins bien fait échafaudant de grandes et belles envolées théoriques,
de marchés variés et gigantesques à venir de toutes espèces, de chiffrages commerciaux
faramineux et mirobolants, etc. Pour notre part, n’étant pas amateurs de redondances
improductives, nous nous sommes uniquement concentrés sur les sujets sur lesquels on
trouve beaucoup moins d’articles c’est-à-dire le côté terre-à-terre, quotidien de ce do-
maine, en traitant concrètement et techniquement du vaste champ des applications et
XXIII
conceptions de toutes sortes. Ainsi, le but est de vous servir de guide, de ne rien oublier
et éviter les chausse-trappes pouvant survenir lors de la conception et la concrétisation
de véhicules autonomes et connectés sécurisés. En parler, faire de beaux discours, de
belles conférences, de belles démonstrations c’est bien (combien de fois a-t-on vu et
entendu cela…) mais réaliser concrètement, physiquement une solution connectée à
vues commerciales et réussir à la vendre en quantité, à un prix raisonné et raisonnable
c’est encore mieux… sinon autant ne rien faire, sans tapage inconsidéré ! Cet ouvrage
décrira des démarches à suivre et à respecter pour que vos projets évitent les écueils
habituels et que le passage du monde virtuel au monde réel, bassement concret, soit
facilité. Nous allons donc vous proposer une voie bâtie sur la prise en compte réelle des
mondes normatifs techniques, économiques, ergonomiques, etc. et non de « demain,
on rase gratis » !
À ce sujet, fin 2018, Bernard Favre, expert de l’Inria et ancien directeur de la recherche
chez Volvo-Renault Trucks et du programme de recherche du Pôle de compétitivité
LUTB Transport & Mobility Systems, estimait que « la voiture autonome est une tech-
nologie très complexe dans laquelle la mise à contribution de l’intelligence artificielle
est probablement de l’ordre de difficulté la plus élevée. Nul autre secteur ne concentre
une telle diversité de situations. Actuellement, nous sommes en plein processus d’inno-
vation « en laboratoire ». Il n’y a pas, pour l’heure, de marché vraiment avéré. […] Le
nombre de tests indispensables pour valider les prestations du véhicule autonome
explose chez les constructeurs automobiles. Ils associent expérimentations physiques
en conditions réelles et simulations numériques… Ayant une certaine expérience sur
l’incertitude relative au délai entre ce qu’un constructeur projette et annonce sur de
nouvelles technologies, et leur commercialisation effective (pour des raisons diverses :
maturité, réglementation, acceptabilité par le marché, coût, performance réelle…) je
crains que la voiture autonome ne déroge pas à ce que j’ai constaté dans ma carrière »,
et, pour terminer, il a estimé que « la voiture autonome sera sur voie privée en 2025.
Quant aux voies publiques, la date évoquée est de 2040 […] ».
Les auteurs de cet ouvrage partagent eux aussi, depuis longtemps, cette vision !
Voilà donc le but avoué de cet ouvrage qui devrait donc rester sur vos tables de chevet
jusqu’en 2035 au minimum… et ce sera déjà largement suffisant comme cela ! Beau
challenge n’est-ce pas !
XXIV
Sachant que :
▶▶ déjà plus d’un milliard d’automobiles circulent dans le monde (source : Comité des
constructeurs français d’automobiles [CCFA]) ;
▶▶ en 2016, à Paris, les automobilistes ont passé plus de 65 heures dans les embouteil-
lages, derrière Moscou (91 heures), ou encore Los Angeles (104 heures) (source :
étude INRIX 2016) ;
▶▶ chaque année à travers le monde, 1,3 million de décès sont causés par des accidents
de voiture (source : OMS) ;
▶▶ chaque année dans le monde, 2,6 millions de décès sont causés par la pollution de
l’air extérieur, liée en partie à la circulation automobile ;
▶▶ en 2030, 2,3 millions de personnes mourraient à la suite d’un accident de la route
(source : OMS) ;
▶▶ en 2050, selon les prédictions, les villes concentreraient 70 % de la population mon-
diale (source : OMS).
Et que la population ne cesse d’augmenter, entraînant :
▶▶ le développement de la circulation automobile ;
▶▶ la congestion des centres-villes ;
▶▶ l’accroissement des émissions de CO2 ;
▶▶ la recrudescence des accidents de la route.
À court et moyen termes, tous ces sujets soulèvent la question de la future mobilité urbi
et orbi. De plus, en ce début de xxie siècle, l’automobile vit une période de changements
technologiques et, cela a été mentionné dans la préface, à terme, les véhicules seront
(partiellement) autonomes, connectés, souvent électrifiés, partagés, etc. Leurs usages
1
1.1.1 Architectures
Dans un véhicule automobile, il existe de très nombreuses architectures qui s’entre-
choquent, se superposent, se mélangent… que nous examinerons par endroits, citons
par exemple :
▶▶ L’architecture fonctionnelle qui a pour but de gérer la manière dont doit être glo-
balement organisé l’ensemble des fonctions système d’un véhicule et qui ne sera ici
que légèrement évoquée.
▶▶ L’architecture réseau qui a pour fonction de s’occuper de la manière dont les pro-
tocoles et les communications entre les fonctions et les ECU (calculateurs) du véhi-
cule doivent être choisis et structurés… ce dont traitera principalement cet ouvrage,
qui sera notre tâche de fond et nous amènera à passer progressivement de systèmes
réseaux multiplexés à des architectures Ethernet automobile.
▶▶ L’architecture hardware/matérielle qui a pour mission de structurer et définir
les choix des ECU (calculateurs), les types d’électroniques, de capteurs, d’action-
neurs… dont nous détaillerons également, car directement impliqués dans les diffé-
rents types de données à transmettre.
▶▶ L’architecture software/logicielle qui assure la structure et la gestion des différents
modules logiciels du véhicule. En fin d’ouvrage, nous examinerons les architectures
SW dédiées à la partie réseau.
▶▶ L’architecture organique qui s’occupe de la façon dont sont implémentées les diffé-
rentes fonctions dans les organes électriques et électroniques du véhicule.
▶▶ L’architecture topologique qui gère la manière dont vont être disposés physique-
ment les différents organes dans le véhicule et qui est fondamentale pour estimer et
minimiser les longueurs de réseaux et qui ont de profondes relations avec les débits
numériques utilisables.
▶▶ L’architecture câblage qui gère la façon dont les réseaux et les faisceaux de câbles
sont physiquement découpés et implémentés dans le véhicule, leurs performances,
leurs diamètres, leurs poids, etc.
1.2 Terminologies
Il paraît surprenant de commencer dès les premières lignes d’un premier chapitre d’un
ouvrage par une rubrique de terminologies. Afin de parler de véhicules autonomes, il
sera cependant nécessaire de commencer par définir clairement et décrire les niveaux
(levels) d’autonomie de ces derniers, afin de retirer de nombreuses équivoques et de
bien comprendre, sans faire de l’à-peu-près journalistique, typique des médias géné-
ralistes !
Véhicules autonomes
Les terminologies « autonomes » et « véhicules autonomes » sont bien trop larges et
indéfinies. Dans notre domaine, afin de retirer à nouveau de nombreuses confusions,
dans cet ouvrage décrivant les us et coutumes de la profession automobile s’intéressant
aux véhicules allant de ceux d’hier à ceux de demain (ou d’après-demain), nous utilise-
rons des niveaux précis pour définir ces autonomies. Nous y reviendrons plus en détail
dans quelques lignes.
Véhicules connectés
Parler de véhicules connectés est très bien… mais connectés à quoi, dans quel but et
comment ? La figure 1.1 représente schématiquement quelques liaisons et connexions
possibles. Nous y reviendrons plus en détail au chapitre 4.
Pour conclure ces quelques mots d’introduction générale, la figure 1.2 présente une
solution de véhicule ayant des fonctionnalités permettant une certaine autonomie et
disposant d’autre part des fonctions de connexion.
Termes et définitions
Parmi eux, des termes en référence aux fameux « ADAS » (systèmes avancés d’aide à
la conduite) font leur entrée dans le dictionnaire, tout comme « taxi sans chauffeur »,
« géonavigateur participatif », etc. Prenons quelques autres exemples :
▶▶ Assurance à la conduite : « contrat d’assurance d’un véhicule dont la prime est cal-
culée en fonction du comportement au volant des conducteurs et du mode d’uti-
lisation du véhicule ». Notons que le comportement des conducteurs et le mode
d’utilisation du véhicule sont appréciés en fonction des données transmises à la
compagnie d’assurances par des capteurs embarqués.
▷▷ Équivalent étranger : pay-how-you-drive insurance, PHYD insurance.
▶▶ Caméra-témoin de circulation : « caméra embarquée qui enregistre ce qui se passe
en avant du véhicule ». Notons que souvent seules les dernières minutes de l’enre-
gistrement sont conservées en mémoire ; elles servent, par exemple, à documenter
les circonstances d’un accident.
▷▷ Équivalent étranger : dashboard camera, dashcam, dash camera, scene recorder.
▶▶ Conduite autonome : « mode de conduite automatique d’un véhicule, qui ne re-
quiert pas l’intervention de ses utilisateurs ; par extension, système qui permet ce
mode de conduite. »
▷▷ Équivalent étranger : automated driving, autonomous driving.
▶▶ Conduite autonome en embouteillage : « système qui permet à un véhicule de se
déplacer de façon automatique dans les embouteillages ». Notons que les conduites
autonomes en embouteillage les plus simples permettent seulement de suivre le
véhicule précédent dans une même file ; les plus élaborées permettent également le
changement de file.
▷▷ Équivalent étranger : traffic jam assist, traffic jam chauffeur, traffic jam pilot.
▶▶ Contrôle de vigilance : « dispositif embarqué qui, au moyen de capteurs, analyse le
comportement du conducteur afin de détecter une éventuelle baisse de sa vigilance
© Dunod - Toute reproduction non autorisée est un délit.
Cas d’usages
Attention
Au jour où nous écrivons (courant 2019), ces différents niveaux d’autonomie corres-
pondent uniquement à des applications dans des environnements et des cas d’usages
bien définis.
Remarque
Tous ces cas d’usage sont très restrictifs. En aucun cas, de ces trois cas d’usage n’est
évoquée la circulation de véhicules autonomes totalement « libre » ou « ouverte » !