Introduction
Les échangeurs de chaleur à plaques sont utilisés partout où de l’énergie thermique (chaleur) doit être transmise
d’un fluide à un autre. Ils ont l’avantage de pouvoir maintenir la température du fluide – en fonction de la
température du liquide de refroidissement – à un niveau très bas et stable. Les échangeurs à plaques sont composés
d’un paquet de plaques de transfert de chaleur nervurées, qui sont brasées entre elles ou comprimées dans un bâti
avec des joints. Dans les canaux entre les plaques, circulent en alternance le fluide chaud (à refroidir) et le fluide
froid (à réchauffer). Le profil l des plaques génère un flux turbulent nécessaire à un transfert efficace de la chaleur.
Echangeurs de chaleur à plaques brasées :
Dans les échangeurs à plaques, lachaleur du fl uide à refroidir est transmisà un fl uide de refroidissement.
Ilsontl’avantage de pouvoir maintenir latempérature du fl uide - en fonctionde la température du liquide
derefroidissement - à un niveau très bas [Link] échangeurs de chaleur à plaquesbrasées assurent une
transmission dechaleur effi cace avec des dimensions etun poids réduits.
Echangeurs à plaques et joints démontables :
Les échangeurs de chaleur à plaques et joints démontables conviennent pour de hauts débits et une performance de
refroidissement élevée et constituent ainsi un supplémentutile à la version brasée.
Fonctionnement :
Dans un échangeur de chaleur, les courants entre les fluides primaires et secondaires peuvent être parallèles, opposés ou
croisés. Les deux fluides convergent dans des canaux séparés l’un pair et le second impair, à proximité afin que l’un
réchauffe ou refroidisse l’autre.
Ils peuvent maintenir la température du fluide au niveau souhaité et de façon stable et durable.
Les technologies d’échangeurs sont généralement les mêmes, ils fonctionnent selon des principes physique connu, on
distingue :
La conduction : les échanges se font à travers les parois métalliques en général
La convection : les échanges se font entre les fluides et les parois
Le rayonnement : les échanges se font entre les fluides et les parois en infrarouge. Il est utilisé uniquement pour un
fonctionnement à forte température.
Il existe également trois modes d’écoulement différents suivant les applications :
Une circulation à co-courants ou anti-méthodique : l’écoulement est parallèle, les fluides convergent vers la même
direction. L’entrée des deux fluides se situe du même côté de l’échangeur.
Une circulation à contre-courants ou méthodique : l’écoulement est parallèle, mais les fluides traversent les canaux dans
des directions inverses. Il s’agit de la meilleure configuration pour optimiser les performances d’un échangeur à plaques.
Une circulation à courants croisés : l’écoulement est alors perpendiculaire entre les deux fluides.(1)
Dans le cas du principe à contre-courant, le fluide chaud est plus fortement refroidi que pour une utilisation à co-courant
car le fluide froid circule à l’inverse du fluide chaud.
Les caractéristiques techniques de l’échangeur à plaques
Conditions d’utilisation de l’appareil :
*La majorité des échangeurs à plaques soudées supportent des pressions maximales d’environ 40 bars et des températures
maximales avoisinant les 400°C
*D’autre part, les entrées et sorties de l’appareil sont visibles, et ces équipements se nettoient sur les 2 circuits.
*Les échangeurs à plaques sont des équipements industriels qui peuvent être fait à partir de divers matériaux tels que
l’acier inoxydable et le Duplex.
Les domaines d’application de l’échangeur à plaques :
La sucrerie : l’échangeur à plaque est utilisé pour réchauffer les jus avant la phase de clarification, ils sont
aussi utilisés pour les mélasses et les sirops issus de la cristallisation.
La distillerie : il va permettre de refroidir ou encore de réchauffer les jus, en effet, les échangeurs à plaques
sont adaptés aux fluides chargés grâce à leurs larges canaux.
L’agroalimentaire : là encore l’échangeur thermique à plaque sera nécessaire à la réchauffe ou au
refroidissement de divers liquides dans le secteur de l’agroalimentaire. De plus, il est facilement nettoyable, un
avantage majeur et nécessaire pour les procédés alimentaires.
La pétrochimie : l’échangeur à plaque peut être préféré à l’échangeur tubulaire classique dans le secteur de la
pétrochimie car ses performances sont 25% plus efficaces en termes de refroidissement de liquides.
Puissance de Refroidissement :
La performance de refroidissement d’un échangeur à plaques dépend de Nombreux facteurs :
*la température à l’entrée :du fluide chaud et du fluide froid
* le débit : Du fluide chaud et du fluide froid
* les fluides utilisés.
Le transfert de chaleur dans un échangeur à plaques s'effectue essentiellement par convection, suivant la loi de
NEWTON :
dQ
φ = dt =¿h S (θc- θ f )
Le flux de chaleur par unité de surface dépend :
- des caractéristiques du fluide :
λ coefficient de conductibilité thermique,
Cp : chaleur massique,
ᵖ:masse volumique,
μ, viscosité dynamique, des caractéristiques de l'écoulement
u vitesse moyenne,
de la géométrie de la surface d'échange :
D diamètre (D équivalent pour un échangeur à plaques),-de l'écart
de température paroi-fluide :
soit φ = f(λ, Cp, ρ, μ, u, D, ∆T)
φ= k s ∆TLM
φ quantité de chaleur transmise (W),
K coefficient global d'échangsur (w/m.2.°C),
S surface d'échange (m2),
∆TLM moyenne logarithmique des différences de température(°c)
Co courant
Contr courant
le coefficient de transmission de la chaleur globale K
Le coefficient de transfert thermique global est la résultante de la combinaison de cinq
coefficients de transfert:
e/λ = 3.10-5 m2 K/W pour une plaque en inox (valeur moyenne)
hc (h1)et hf (h2)se calculent à partir de la formule expérimentale en se fixant une perte de charge admissible ∆P
ρ : la masse volumique en kg/m3
P : la perte de charge en kPa∆
µ : viscosité dynamique en cP (rappel : 1 N s/m² =103 centipoise)
: si on a le même fluide et les mêmes débits de part et d’autre on a
Pce-cs = ∆Pfe-fs∆
La notion de coefficient de transfert thermique est parfois remplacée par la notion de résistance thermique avec
l'équivalence suivante:
Résistance = 1 / coefficient de transfert
l’évolution de K en fonction du ∆P et pour différentes valeurs de températures est représentée sur le
graphique . Ces résultats ont été obtenus pour un échangeur eau/eau, en supposant des débits d’eau égaux de
. part et d’autre de l’échangeur et en utilisant les valeurs de Re et e/λ recommandées par ALFA-LAVAL
Variation du coefficient K en fonction de ∆P et de la température de l’eau
Les nombre unidimensionnel
Nombre de Reynolds
4 section de passage du fluid
Deq=
perimetre mouille
dans le cas d’un échangeur à plaques, une valeur approchée de Deq est :
Deq = 2 x (espace moyen inter-plaque) = 2 e
le nombre de PRANDTL
u Cp
pr = λ
le nombre de NUSSELT
hD
Nu=
λ
Calculer surface d'échange
φ =K S ∆TLM
K : coefficient d’échange exprimé en W/°C m2. Il dépend de l’échangeur et est calculé par le fabricant.
S : surface de l’échangeur en m2
φ
S=
k ∆ TLM
Pour déterminer le nombre de plaques, il faut ensuite déterminer le type d’échangeur correspondant aux valeurs
maxi de débit et de NUT.
Surface maxi Surface d’échange Nombre d'unités Débit maxi eau Diamètre
de l'échangeur d'une plaque (1 coté) de transfert 3 raccordements Type
(m²) (m²) mini/maxi )m /h( )mm(
1600 2,25 1,5/4 4000 450 A45
1900 2,70 2/5 2300 350 AX35
1200 2 0,6/1, 2300 350 A35
8
1000 1,61 1/4,2 1700 300 AX30-B
640 1,07 1,5/4 750 200 A20-B
400 0,79 0,4/1, 750 200 AM20
2
540 0,89 0,6/2, 750 200 AM20-B
9
230 0,50 0,3/0, 750 200 AK2O
8
430 0,75 1,2/5, 400 150 A15-B
5
260 0,43 0,3/1 160 100 AM10
100 0,24 1/2,8 160 100 A10-B
Tableau 6 : Caractéristiques des différents modèles d’échangeurs à plaques
LE RENDEMENT D’UN ECHANGEUR
Le rendement thermique
Le rendement thermique représente la proportion de l’énergie de ventilation que le système permet de récupérer. C’est le rapport du
.transfert réel de chaleur sur le transfert maximum possible
: correspond lui la formule suivante
1 : entrée d’air neuf
2 : pulsion d’air neuf
3 : extraction d’air vicié
4 : sortie d’air vicié
En général, le rendement est rapporté au débit d’air neuf. Le rendement est dit total parce qu’il concerne l’énergie
sensible et latente, il est donc basé sur le rapport des enthalpies.
h = (Man x (h2 – h1)) / (Mmin x (h3 – h1))
h = rendement thermique total,
h = enthalpie en KJ/kgK,
Man = débit massique d’air neuf,
Mav = débit massique d’air vicié,
Mmin = débit massique minimum entre Man et Mav.
On passe du débit volumique Q (que l’on pourra mesurer) au débit massique M en multipliant par la masse
volumique ρ qui vaut environ 1,2 kg/m³ à 20°C.
Pour tous les types de récupérateurs sauf pour la roue hygroscopique, il n’y a pas de transfert de vapeur d’eau entre
l’air neuf et l’air vicié.
La montée en température de l’air neuf se fait à humidité constante, et physiquement le point 2 ne pourra donc au
maximum qu’atteindre le point 2′ (t2‘ = t3).
Evolution des caractéristiques de l’air neuf et de l’air vicié dans un récupérateur de chaleur. 1 : entrée d’air neuf, 2 : pulsion d’air neuf,
3 : extraction d’air vicié, 4 : sortie d’air vicié, 2′ : pulsion d’air neuf dans le cas d’une récupération de chaleur totale
L’efficacité thermique
Il peut arriver que l’on remplace la notion de rendement par celle d’efficacité thermique.
Elle est basée sur le rapport des températures.
On a donc :
ε = (qan x (t2 – t1)) / (qmin x (t3 – t1))
ε = efficacité thermique,
t = température de l’air,
qan = débit massique d’air neuf,
qav = débit massique d’air vicié,
qmin = débit massique minimum entre Qan et Qav.
Et si les débits d’air neuf et d’air vicié sont identiques, l’expression devient :
ε = (t2 – t1) / (t3 – t1)
L’économie d’énergie relative
C’est le rapport entre l’énergie économisée par rapport à l’énergie totale fournie à l’air qui transite dans le système de ventilation. Il
montre clairement l’impact du récupérateur sur la diminution de la puissance du chauffage.
Ee = (t2 – t1) / (tpulsion – t1) = Qrec / (Qrec + Qapp)
Q = énergie fournie par le récupérateur à l’air neuf,
tpulsion = température de pulsions de l’air dans le local.
Apports de chaleur nécessaires à l’air neuf pour l’amener à la température de pulsion.
Facteurs influençant le rendement
Les paramètres qui caractérisent un récupérateur sont :
la nature du récupérateur et de ses
composants (matériaux mis en œuvre, géométrie de l’échangeur (surface, ailettes, …);
la vitesse de passage de l’air;
les débits respectifs de l’air neuf et de l’air vicié;
la chaleur latente de l’air extrait.
Ces paramètres influencent le rendement dont la valeur est généralement donnée par le constructeur.
On notera que d’une manière générale, le rendement d’un échangeur augmente avec :
L’augmentation de la surface d’échange : Ce paramètre augmente cependant le coût du système et a aussi tendance à
augmenter les pertes de charge et donc le coût des auxiliaires
(consommation électrique des ventilateurs de déplacement), il y a donc un optimum à chercher.
La diminution de la vitesse de passage des fluides
L’augmentation de la différence de température entre les deux fluides : Ce paramètre aura peu d’effet dans le cas d’un
système de ventilation, la plage de température étant très limitée (de – 15°C à + 35°C)
L’augmentation du débit d’air vicié (donc d’air chaud) par rapport au débit d’air neuf (donc d’air froid)
Attention, si le bâtiment est mis en surpression, c’est au contraire le débit d’air neuf qui est supérieur au débit d’air vicié.
On notera que, vu la faible plage de variations des températures, le coefficient d’échange d’un récupérateur donné peut être
considéré comme constant.
En conséquence, pour un récupérateur de surface d’échange A et dont les débits de fluide sont fixes (ce qui sera généralement le
cas en récupération), le rendement est indépendant des températures d’entrée de l’air neuf et de l’air rejeté. Il est donc sensiblement
constant.
Programme de détermination :
Le programme de détermination pour les échangeurs à plaques brasées Vous aide à sélectionner la taille et le
nombre de plaques. Veuillez demander la version actuelle à notre service technique.
Pour les échangeurs à plaques et joints démontables, veuillez compléter le formulaire de détermination de ce
prospectus et le retourner à notre service technique. Nous vous aiderons à trouver l’échangeur à plaques
adapté à votre application.
Conclusion
Les avantages d’un échangeur à plaques
Grâce à leur concept innovant,un échangeur à plaques est compact et robuste ! Ainsi ils ont de nombreux
avantages, d’une part en termes de volume à traiter, et d’autre part en termes d’encombrement réduit.
La constitution du réseau de plaques d’échange est réalisable dans de nombreux matériaux dont les aciers
inoxydables duplex particulièrement reconnus pour leur tenue à la corrosion et leur excellente résistance
mécanique.
De plus, ils possèdent des performances thermiques élevées combinant vitesses de produit optimisées et
pertes de charge minimales.
Aussi, c’est un équipement dont la maintenance et le nettoyage sont aisés car ses 4 côtés sont généralement
démontables. Dotés de portes latérales, les manipulations des échangeurs thermiques à plaques soudées sont
facilitées durant les périodes d’entretien.
Enfin, ces échangeurs peuvent être utilisés en monophasique, en condensation ou en évaporation. Ils
s’adaptent et peuvent fonctionner à des hautes pressions et des hautes températures.
Les inconvénients de l’échangeur à plaques
L’échangeur à plaque est un appareil qui présente un inconvénient principal, à savoir qu’il fonctionne avec des
écarts de température limités.
Ce type d’échangeur requiert un entretien régulier avec un arrêt de l’appareil et un nettoyage des canaux.
Aussi, bien que les risques de fuites soient rares sur ce genre d’équipements, ils restent à surveiller.(3)
Nettoyage des échangeurs à plaques
→Nettoyage chimique (nettoyage sans démontage)
On utilise de l’acide sulfurique concentré à 10 %, que l’on laisse agir pendant une heure au
minimum. Puis il faudra rincer l’échangeur abondamment.
→ Nettoyage mécanique (avec démontage des plaques)
Desserrer les boulons qui maintiennent les plaques, enlever les tirants et le bâti. Démonter les
plaques unes à unes en repérant leurs positions. Nettoyer à la brosse ou sous pression ou
changer avec précaution chaque plaque avant remontage de l’ensemble.(1)
:
Les références :
(1) :[Link]
(2) [Link] › pdfPDF Echangeurs à plaques -
HYDAC(3)://[Link]/amp/[Link]/l-echangeur-a-plaques/
(4)[Link]
(5) [Link]