Vessies Neurologiques de L'enfant: Approches Diagnostique Et Thérapeutique
Vessies Neurologiques de L'enfant: Approches Diagnostique Et Thérapeutique
Le diagnostic d’une vessie neurologique peut être évident devant la présence d’un dysraphisme spinal
de type myéloméningocèle à la naissance, suspecté devant des troubles mictionnels initialement sou-
vent considérés bénins mais en échec itératif des thérapeutiques entreprises ou à l’occasion d’un bilan
pratiqué pour une autre symptomatologie comme par exemple devant une constipation sévère ou des
troubles psychiques avec encoprésie. Un examen clinique minutieux et des explorations urodynamiques
sont souvent obligatoires pour le diagnostic et le traitement de ces enfants, car les corrélations anatomo-
cliniques sont pauvres. Si la fuite urinaire est le symptôme le plus apparent et celui qui conduit souvent la
thérapeutique, la préservation de l’appareil urinaire supérieur est le principal but du chirurgien pédiatre.
L’histoire naturelle de la vessie neurologique conduit à une augmentation des pressions intravésicales
altérant le détrusor et une dyssynergie vésicosphinctérienne qui entraîne une véritable uropathie obstruc-
tive par altération à l’écoulement des urines. Chez l’enfant d’âge scolaire, le traitement de l’incontinence
urinaire devient une nécessité du fait de la socialisation de l’enfant. L’obtention d’une continence sociale
nécessite un stockage des urines dans un réservoir vésical capacitif à basse pression, une vidange vésicale
régulière, complète et des résistances sphinctériennes suffisantes. Le haut appareil urinaire est préservé et
une continence sociale devient possible en assurant une vidange vésicale adaptée par des cathétérismes
intermittents. L’obtention d’une bonne capacité vésicale est faite grâce aux anticholinergiques et aux
injections de toxine botulique, voire à un agrandissement vésical. L’augmentation des résistances sphinc-
tériennes nécessite, elle, une reconstruction chirurgicale dans la majorité des cas associée chez certains
à une suspension du col vésical et très souvent des injections endoscopiques. Un sphincter artificiel peut
être mis en place. Toutes ces techniques doivent tenir compte du sexe du patient, de son âge et de son
environnement social mais doivent être intégrées aussi dans une prise en charge plus complète car ces
patients présentent très souvent des troubles orthopédiques, digestifs et sexuels associés. Le but ultime
étant d’obtenir pour ces patients une vie sociale la plus acceptable possible.
© 2017 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés.
EMC - Urologie 1
Volume 11 > n◦ 1 > janvier 2018
[Link]
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
2 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
tache pigmentée avec pilosité, hémangiome, masse lipomateuse) Maladies médullaires acquises
(Fig. 3) [7] . La découverte d’une telle anomalie doit conduire à
la réalisation d’une échographie médullaire chez l’enfant avant Si les traumatismes médullaires sont rares chez l’enfant (pou-
l’âge de trois mois, et plus ou moins d’une IRM chez l’enfant vant survenir même sans fracture osseuse), les compressions
plus grand. Souvent le diagnostic est réalisé plus tardivement médullaires d’origine tumorale ne sont pas exceptionnelles [9] .
devant l’apparition de troubles mictionnels, devant la présence de Les accidents de la route, de sport, les tentatives de suicide par
troubles moteurs ou sensitifs des membres inférieurs, d’une atti- défenestration, mais également par maltraitance ou en relation
tude scoliotique, d’un pied creux, d’une amyotrophie localisée, avec un traumatisme obstétrical sont les causes les plus fré-
d’un déficit de la sensibilité périnéale, de réflexes ostéotendineux quentes de lésion médullaire traumatique [10, 11] . D’autre part, des
diminués ou au contraire trop vifs. altérations irréversibles de l’innervation vésicale, séquelles de chi-
rurgie pelvienne de certaines malformations urologiques, de cure
de maladie de Hirschsprung, de malformation anorectale haute,
Agénésie sacrée et syndrome de régression d’exérèse de tératome sacrococcygien ou de rhabdomyosarcome
caudale pelvien peuvent se rencontrer. Enfin, il faut évoquer les paraplé-
gies infectieuses séquellaires d’une myélite transverse ou d’un mal
L’agénésie sacrée est une anomalie congénitale rare correspon-
de Pott, les paraplégies vasculaires (par accident vasculaire isché-
dant le plus souvent à l’absence d’une partie ou de la totalité d’une
mique ou hémorragique quelle qu’en soit la cause, après cure
ou plusieurs vertèbres sacrées (Fig. 4). La sensation périnéale est
d’une coarctation de l’aorte) ou toxiques liées à l’administration
souvent intacte et le diagnostic est fait devant l’absence de relief
de vincristine (Tableau 1).
harmonieux des fesses (« fesse plate ») et d’une asymétrie du sillon
interfessier à l’examen clinique. Cette lésion peut être responsable
de troubles mictionnels variés. Elles sont de diagnostic plus tardif. Vessie neurogène non neurogène
Les manifestations neurologiques sont variables. Dans les formes
majeures, ces anomalies correspondent souvent à une régression Le diagnostic repose sur la présence de troubles mictionnels
caudale et alors sont associées très fréquemment à des anomalies (incontinence urinaire, énurésie, infection urinaire récidivante)
anorectales. et de signes radiographiques (résidu postmictionnel, signes de
vessie de lutte, dilatation de l’urètre postérieur), de vessie neu-
rogène sans anomalie neurologique sous-jacente ou d’anomalie
Figure 2. Large myéloméningo- anatomique obstructive [12] . L’examen clinique neurologique est
cèle lombaire chez un nouveau- strictement normal, la sensation périnéale, le tonus anal sont
né. intacts et l’IRM médullaire est normale. L’absence de contexte
neurologique clinique et paraclinique est la donnée essentielle
pour retenir le diagnostic de « vessie neurogène non neurogène »
A B C
Figure 3. Dysraphisme occulte avec tache pigmentée et pilosité sur le raphé médian dorsolombaire (A), sinus dermique (B), déviation du pli fessier et
masse lipomateuse rétro-sacrée (C).
EMC - Urologie 3
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
4 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
Évaluation clinique
et paraclinique d’un enfant R
ayant une vessie neurologique S0
EMC - Urologie 5
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
6 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
Pdet
(cmH20)
Pdet
(cmH20)
Pura
(cmH20) Pura
(cmH20)
Pves Pves
(cmH20) (cmH20)
Pabdo
Pabdo (cmH20)
(cmH20)
Vinsuf
(ml)
Vinsuf
(ml)
Figure 13. Dyssynergie vésicosphinctérienne : la pression détruso-
rienne et la pression urétrale augmentent de façon concomitante.
EMC - Urologie 7
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
Tableau 2.
Score d’incontinence de Schulte-Baukhol.
Continence Score
“ Point fort
Totalement sec 0
Considérations générales
Mouillé une fois par jour, souvent la nuit 1
• Les reins sont normaux à la naissance.
Mouillé moins de 50 % du temps entre deux évacuations 2 • La dégradation de la fonction rénale et/ou l’apparition
vésicales
d’un reflux vésico-urétéral sont toujours secondaires à la
Mouillé plus de 50 % du temps entre deux évacuations 3
vésicales
dysfonction du bas appareil urinaire.
• La vessie ne s’améliore jamais.
La continence sociale est définie par un score entre 0 et 1.
protection du haut appareil urinaire [24, 27, 28] . Chez l’enfant d’âge état d’excitation. L’oxybutinine (Ditropan ) a une bonne effica-
scolaire, le traitement de l’incontinence urinaire devient une cité. Il peut être prescrit chez le nouveau-né et le petit enfant, mais
nécessité du fait de la socialisation de l’enfant. L’obtention d’une a une demi-vie courte nécessitant deux à trois prises par jour. La
continence sociale, définie par l’absence de fuites entre deux mic- dose recommandée est de 0,2 mg/kg toutes les 8 heures. Sa tolé-
tions à 4 heures d’intervalle (score de Schulte-Baukloh entre 0 et rance est variable selon l’individu mais peut-être prescrit à long
1) (Tableau 2), nécessite un stockage des urines dans un réservoir terme.
® ®
vésical capacitif à basse pression, une vidange vésicale régulière, Le chlorure de trospium (Ceris , Vesicare ) est utilisé chez
complète et à basse pression et des résistances sphinctériennes suf- l’adulte, en une à deux prises quotidiennes, mais n’a pas encore
fisantes. Cette prise en charge urologique doit s’intégrer dans une l’autorisation de mise sur le marché (AMM) chez l’enfant.
prise en charge globale associant les troubles moteurs et diges- Lorsque l’on traite l’hyperactivité détrusorienne, il faut aussi
tifs présents chez la majorité des enfants porteurs d’une vessie penser à traiter toutes les épines irritatives sacrées comme la cons-
neurogène. tipation, les infections urinaires, l’oxyurose, des lésions cutanées
L’essentiel du traitement des vessies dites « neurologiques » (plaies, escarres, etc.) dans le territoire des racines sacrées.
consiste donc à préserver le haut appareil urinaire et à obtenir Neurostimulation transcutanée du nerf tibial
une continence sociale en : (« transcutaneous electrical neural stimulation » [TENS])
• assurant une vidange vésicale adaptée ; Le nerf fibulaire profond est un nerf mixte (branches termi-
• calmant une vessie hyperactive ; nales du nerf ischiatique) composé de fibres issues des segments
• améliorant la capacité vésicale ; L4 à S3 qui participent à l’innervation vésicale et périnéale. Le
• augmentant les résistances sphinctériennes. principe de la stimulation transitoire transcutanée du nerf fibu-
laire profond (anciennement appelé nerf tibial postérieur) à la
Assurer la vidange vésicale cheville ou TENS est de moduler le réflexe mictionnel en stimu-
lant les afférences périphériques de ce nerf [31, 32] . Les mécanismes
La première mesure est d’assurer une vidange vésicale régu- d’action précis sur les dysfonctionnements du bas appareil uri-
lière, complète (sans résidu) et à basse pression. Les manœuvres de naire ne sont pas bien connus. Les indications actuelles du TENS
Crédé sont utilisées en période postnatale et les premiers mois de sont l’hyperactivité vésicale neurogène mais aussi idiopathique de
8 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
EMC - Urologie 9
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
A B
Figure 15. Neuromodulation des racines
sacrées.
A. Position de l’opéré.
B. Repérage de S3 en percutané.
C. Générateur.
D. Générateur en sous-cutané.
Tableau 3.
Complications relatives à l’entérocystoplastie.
Types de complications Précisions
Perforation spontanée Rare (6 à 10 %). La rupture du réservoir est
de l’entérocystoplastie le plus souvent en rapport avec une
mauvaise compliance aux sondages
intermittents à l’origine d’une surdistension
chronique. Le diagnostic doit être suspecté
devant un tableau d’occlusion intestinale
fébrile
Calculs Incidence 15 %. L’accumulation de mucus
et la surinfection chronique semblent être
les complications principales de la
formation des calculs
Désordres métaboliques Acidose hyperchlorémique (à l’origine de
retard de croissance)
Déficit en vitamine B12 (9 % des cas) :
anémie macrocytaire
Risque de Incidence plus élevée de transformation
dégénérescence maligne maligne chez les enfants transplantés et
immunodéprimés (15 % versus 2,8 %) Figure 16. Technique opératoire de création d’une cystostomie conti-
Néanmoins, l’agrandissement vésical avec nente de type Mitrofanoff.
l’intestin ou le côlon n’est pas en soi un
facteur de risque de dégénérescence maligne
recul et souvent en combinaison avec d’autres procédures. Cole
et al. rapportent un taux de succès en termes de continence de
Reconstructions chirurgicales du col vésical 79 % après un Young-Dees avec un recul médian de 35 mois et sur
Les reconstructions/réfections chirurgicales du col vésical du une population composée de vessie neurologique et d’exstrophie
type renforcement antérieur par suture en « paletot » (technique vésicale [59] . Nous avons récemment rapporté un taux modeste
de Young-Dees) (Fig. 17), les suspensions cervicales (technique d’efficacité du Young-Dees pour la prise en charge d’incontinence
de Goebell-Stoeckel) ou le simple soutènement du col (tech- urinaire des patients porteurs d’une vessie neurologique et d’une
nique de Marshall-Marchetti) sont connus et utilisés depuis exstrophie vésicale (respectivement 17 % et 20 %). L’injection
longtemps [56–58] . Les taux de succès de ces techniques dans la d’agents comblants en complément d’un Young-Dees offre des
littérature sont variables et difficilement interprétables car réali- résultats intéressants en termes de continence sociale notamment
sées sur des populations hétérogènes de malades, avec un faible chez les patients porteurs d’une vessie neurologique (54 % de
10 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
A’
B’
A
C’ B
C
C
Figure 17. Technique opératoire de reconstruction du col vési-
cal selon la technique légèrement modifiée de Young-Dees (A à
E).
A. Ouverture sagittale du col vésical.
B. Réalisation d’un lambeau de muqueuse vésicale après section
unilatérale et horizontale de la partie supérieure du col vésical.
C. Tubularisation du lambeau muqueux autour de la sonde vési-
AA’ cale.
D. Enfouissement de la suture par un paletot de musculeuse vési-
BB’
cale.
CC’ E. Vue transversale du lambeau muqueux recouvert d’un paletot
de musculeuse.
continence obtenue versus 30 % dans le groupe des exstrophies vésicale avec aggravation de l’hyperactivité détrusorienne, néces-
vésicales, p = 0,04) [60] . Certaines techniques d’allongement du col sitant la réalisation d’un agrandissement vésical dans près de 50 %
de type Kropp ou Pippi-Salle semblaient prometteuses en théorie des cas dans certaines séries [64] .
mais les résultats à long terme sont encore décevants. L’artifice
de Kurzrock rapporté par Albouy et al. consistant en l’utilisation
d’une bande de paroi vésicale antérieure cravatant le col vésical et Traitement des troubles de la phase
suspendue à la symphyse pubienne semble avoir de bons résultats de vidange
en termes de continence surtout chez les filles [61] . Cette technique
doit elle aussi être évaluée à plus long terme. Sondages intermittents
En cas d’échec, une fermeture du col vésical est envisagée ; celle- Les sondages intermittents sont le gold standard en cas de
ci permet d’assurer un excellent taux de continence de 95,6 % trouble de la vidange avec des résistances sphinctériennes éle-
(versus 77,9 % en cas de reconstruction du col vésical) [62] . Cette vées [28] . Ils représentent le mode de vidange vésicale de choix dès
fermeture du col une fois réalisée nécessite un suivi très scrupuleux lors qu’il y a perte du cycle mictionnel normal. On recommande
des patients, en particulier à l’adolescence et lors de la transition au patient (et/ou à sa famille) de réaliser toutes les 3 heures un son-
vers les adultes, car potentiellement très dangereuse pour le haut dage évacuateur par cathétérisme urétral et en cas d’impossibilité,
appareil en cas de non-compliance aux sondages. à l’aide d’une cystostomie continente.
Sphincter urinaire artificiel
Traitement de référence de l’insuffisance sphinctérienne chez Alpha-1 bloquants urosélectifs
l’homme d’âge mûr, le sphincter urinaire artificiel peut faire Les alpha-1 bloquants urosélectifs (tamsulosine, alfuzosine,
partie de l’arsenal thérapeutique pour la prise en charge de etc.) permettent de relâcher les fibres musculaires du col vésical et
l’incontinence urinaire de l’enfant [63–65] . Si l’indication du sphinc- de l’urètre prostatique mais ne permettent pas de rétablir une véri-
ter artificiel est corrélée à la notion de miction « naturelle », et table synergie vésicosphinctérienne. Ils ont des effets secondaires
non par cathétérisme, les indications sont rares dans le cadre (hypotension orthostatique surtout) limitant leur application cli-
des vessies neurologiques. En revanche, si l’on considère le nique en pédiatrie.
sphincter urinaire artificiel comme un simple moyen de renfor-
cement du col associant donc le cathétérisme intermittent dès Rééducation à visée de contrôle de la dyssynergie
que nécessaire, c’est probablement là une bonne indication [63] .
Les complications (défaut de matériel, usure, érosion du col, voire
vésicosphinctérienne
infection) sont néanmoins fréquentes, nécessitant des reprises Le traitement de la dyssynergie vésicosphinctérienne qui parti-
chirurgicales, voire une ablation de matériel dans environ 20 % cipe pour une part non négligeable à l’hyperpression intravésicale
des cas [64] . L’obtention très rapide d’une bonne résistance sphinc- doit être discuté. L’utilisation d’un quelconque moyen de feed-
térienne (probablement meilleure que dans tous les autres moyens back peut permettre à l’enfant de prendre conscience qu’il peut
de reconstruction du col) peut donc conduire comme dans tout contracter ou décontracter les sphincters (anal et urétral). Des
renforcement du col vésical à une dégradation de la compliance techniques de poussée abdominale bien centrées sur le pelvis
EMC - Urologie 11
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
Sondages intermittents
Non réalisables
Dérivation continente
(Mitrofanoff, Monti)
Figure 18. Arbre décisionnel. Prise en charge thérapeutique de la vessie neurologique. Flèche en pointillés : peut s’associer. TENS : neurostimulation
transcutanée du nerf tibial.
peuvent être enseignées pour éviter les résidus postmictionnels Indications thérapeutiques (Fig. 18)
trop importants. Ces techniques sont utiles si elles sont mises en
œuvre très rapidement. Elles nécessitent néanmoins une parti- La première étape de la prise en charge est de préserver le haut
cipation de l’enfant (entre 6 et 8 ans) et si possible un système appareil urinaire en assurant une vidange régulière, complète et à
nerveux le plus intègre possible dans son anatomie et sa fonction. basse pression.
Bon nombre de vessies neurologiques congénitales ne pourront
donc malheureusement pas en bénéficier.
Techniques complémentaires
“ Point fort
Prise en charge du reflux vésico-urétéral Objectifs de la prise en charge des vessies neuro-
Le reflux vésico-urétéral est souvent présent dans les vessies neu-
logiques
rogènes du fait de l’hyperpression intravésicale. Ainsi, la prise en
• Protéger les reins
charge chirurgicale d’un reflux vésico-urétéral n’aura que peu de • Éviter la détérioration de la vessie
place si l’on a pu obtenir un stockage des urines dans un réservoir • Obtenir une continence sociale
vésical capacitif à basse pression, associé à une vidange vésicale L’ensemble s’intègre dans le schéma thérapeutique global
régulière, complète et elle aussi à basse pression. Néanmoins, en (moteur, digestif et sexuel)
particulier au début de la prise en charge et avant une chirurgie
vésicale plus lourde (entérocystoplastie – reconstruction du col),
®
des injections endoscopiques sous-urétérales (Macroplastique ,
® ®
Deflux , Vortex ) peuvent être proposées. Ces corrections du En cas de dyssynergie vésicosphinctérienne, les règles de base
reflux peuvent être combinées aux injections au niveau du col de la miction sont rappelées à l’enfant, aidées dans certains cas
et de toxine au niveau du détrusor dans la même séance opéra- par une rééducation. Le sondage intermittent reste le traitement
toire. Cette prise en charge « combinée » a conduit à la notion de de choix dès l’instant où il existe un résidu postmictionnel signi-
« chirurgie mini-invasive de la vessie neurologique » [66] . ficatif ou des complications urinaires inhérentes à la mauvaise
Parfois un traitement chirurgical non endoscopique du reflux vidange vésicale (infections urinaires à répétition, miction par
doit être envisagé et nous pensons alors que la réimplantation regorgement).
doit toujours être réalisée bilatéralement dans le cadre d’une vessie Une fois la vidange vésicale complète rendue possible,
neurologique. l’amélioration de la capacité vésicale passe par les traitements
pharmacologiques (anticholinergiques). Si ces derniers échouent,
les injections de toxine botulique se discutent, ainsi que la stimu-
Dérivations des voies urinaires lation du nerf fibulaire postérieur ou la neuromodulation directe
Quant aux dérivations des voies urinaires, si elles apparaissaient des racines sacrées. Ces options thérapeutiques se doivent d’être
autrefois comme de bonnes méthodes de protection du haut appa- proposées très rapidement car une fois la fibrose vésicale installée,
reil, elles ne se justifient actuellement que dans les cas particuliers il est difficile d’imaginer un résultat probant.
du nourrisson ou du très jeune enfant, développant un régime L’agrandissement vésical devient inévitable lorsque la vessie
de pression intravésicale élevé (> 40 cmH2 O) pendant la phase de perd toute sa compliance et qu’un régime à haute pression devient
remplissage, mal contrôlé même par la mise en place du cathété- à haut risque pour le haut appareil urinaire.
risme intermittent. Chez celui-ci, les conséquences néfastes de ce Quant à l’augmentation des résistances sphinctériennes, si elle
régime intravésical peuvent imposer une décompression tempo- est nécessaire, elle ne prend place dans l’arsenal thérapeutique que
raire par cystostomie. Dans les autres cas, elles ne sont indiquées si la vessie a une capacité suffisante sans reflux vésico-urétéral et
que dans les situations désespérées et ont le plus souvent alors une que sa vidange complète est possible. On débute par des injections
indication sociale. d’agents comblants dans le col vésical si la pression de clôture ne
12 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique 18-207-E-40
doit être que légèrement augmentée. Si un geste de reconstruc- [15] Nijman RJ, Tekgül S. Pathophysiology of neurogenic bladder dysfunc-
tion du col vésical est envisagé, nous préférons chez le garçon tion. In: Esposito C, Guys JM, Gough D, Savanelli A, editors. Pediatric
l’intervention de Young-Dees ou de Pippi-Salle et chez la fille nous neurogenic bladder dysfunction: diagnosis, treatment, long-term follow-
proposons volontiers, associée à l’allongement du col, une sus- up. Berlin: Springer; 2006. p. 33–8.
pension de celui-ci [67] . Le sphincter urinaire artificiel reste, dans [16] Almodhen F, Capolicchio JP, Jednak R, El Sherbiny M. Postpubertal uro-
dynamic and upper urinary tract changes in children with conservatively
notre expérience, une solution à envisager chez le garçon avec
treated myelomeningocele. J Urol 2007;178:1479–82.
une bonne dextérité sans restriction pour les patients au cathété- [17] Ozel SK, Dokumcu Z, Akylidiz C, Avanoglu A, Ulman I. Factors affec-
risme intermittent. Les cystostomies continentes sont proposées ting renal scar development in children with spina bifida. Urol Int
lorsque les conditions de miction et/ou de sondage par les voies 2007;79:133–6.
naturelles ne sont pas satisfaisantes : accès à l’urètre difficile ou [18] McGuire EJ, Woodside JR, Borden TA, Weiss RM. Prognostic value of
impossible (fermeture chirurgicale du col vésical, antécédent de urodynamic testing in myelodysplastic patients. J Urol 1981;126:205–9.
fausses routes urétrales, obésité, paraplégie). [19] Acar B, Arikan FI, Germiyanoglu C, Dallar Y. Influence of high
bladder pressure on vesicoureteral reflux and its resolution. Urol Int
2009;82:77–80.
Conclusion [20] Austin PF, Bauer SB, Bower W, Chase J, Franco I, Hoebeke P, et al. The
standardization of terminology of lower urinary tract function in chil-
dren and adolescents: update report from the standardization committee
Le but ultime de la prise en charge des enfants porteurs d’une of the International Children’s Continence Society. Neurourol Urodyn
vessie neurologique est d’obtenir une continence urinaire tout en 2016;35:471–81.
préservant le haut appareil urinaire. Une attitude mini-invasive [21] Tanaka H, Matsuda M, Moriya K, Mitsui T, Kitta T, Nonomura K. Ultra-
doit toujours être préférée avant de décider d’une reconstruc- sonographic measurement of bladder wall thickness as a risk factor for
tion chirurgicale majeure. Les indications de cette prise en charge upper urinary tract deterioration in children with myelodysplasia. J Urol
sont fonction des régimes de pression intravésicale, de l’état du 2008;180:312–6.
haut appareil urinaire, de la prévalence des infections urinaires, [22] Bauer SB, Austin PF, Rawashdeh YF, de Jong TP, Franco I, Sig-
du degré d’incontinence et du contexte social. Dans tous les cas, gard C, et al. International Children’s Continence Society. International
Children’s Continence Society’s recommendations for initial diagnostic
une prise en charge précoce et surtout longtemps poursuivie, du
evaluation and follow-up in congenital neuropathic bladder and bowel
fait de l’évolution naturelle ou des complications engendrées par dysfunction in children. Neurourol Urodyn 2012;31:610–4.
les techniques utilisées, est capitale. La période de l’adolescence [23] Dik P, Klijn AJ, van Gool JD, de Jong-de Vos van Steenwijk CC, de
est encore plus difficile à gérer chez ces patients et une prise Jong TP. Early start to therapy preserves kidney function in spina bifida
en charge globale des troubles présentés (digestifs, sexuels et patients. Eur Urol 2006;49:908–13.
moteurs) devient vite indispensable, nécessitant une « transi- [24] Bauer SB, Nijman RJ, Drzewiecki BA, Sillen U, Hoebeke P. Internatio-
tion intelligente » des différents acteurs spécialisés (pédiatres et nal Children’s Continence Society standardization report on urodynamic
adultes) afin de permettre à ces patients une vie sociale la plus studies of the lower urinary tract in children. Neurourol Urodyn
normale possible. 2015;34:640–7.
[25] Torre M, Planche D, Louis-Borrione C, Sabiani F, Lena G, Guys JM.
Value of electrophysiological assessment after surgical treatment of spinal
Déclaration de liens d’intérêts : les auteurs déclarent ne pas avoir de liens
dysraphism. J Urol 2002;168:1759–62.
[26] Pham-Huy A, Leonard M, Lepage N, Halton J, Filler G. Measuring glo-
d’intérêts en relation avec cet article.
merular filtration rate with cystatin C and beta-trace protein in children
with spina bifida. J Urol 2003;169:2312–5.
[27] Rawashdeh YF, Austin P, Siggaard C, Bauer SB, Franco I, de Jong
Références TP, et al. International Children’s Continence Society. International
Children’s Continence Society’s recommendations for therapeutic inter-
[1] Nevéus T, Sillén U. Lower urinary tract function in childhood: nor- vention in congenital neuropathic bladder and bowel dysfunction in
mal development and common functional disturbances. Acta Physiol children. Neurourol Urodyn 2012;31:615–20.
2013;207:85–92. [28] Moore KN, Fader M, Getliffe K. Long-term bladder management by
[2] Guys JM, Aubert D. La vessie neurologique de l’enfant. Montpellier: intermittent catheterisation in adults and children. Cochrane Database
Sauramps Medical; 1998, 280p. Syst Rev 2007;(1):CD006008.
[3] Jansson UB, Hanson M, Sillén U, Hellström AL. Voiding pattern and [29] Andersson KE, Chapple CR, Cardozo L, Cruz F, Hashim H, Michel
acquisition of bladder control from birth to age 6 years - a longitudinal MC, et al. Pharmacological treatment of overactive bladder: report
study. J Urol 2005;174:289–93. from the International Consultation on Incontinence. Curr Opin Urol
[4] Tortori-Donati P, Rossi A, Cama A. Spinal dysraphism: a review of neu- 2009;19:380–94.
roradiological features with embryological correlations and proposal for [30] Abrams P, Andersson KE, Buccafusco JJ, Chapple C, de Groat WC,
a new classification. Neuroradiology 2000;42:471–91. Fryer AD, et al. Muscarinic receptors: their distribution and function in
[5] Snow-Lisy DC, Yerkes EB, Cheng EY. Update on urological mana- body systems, and the implications for treating overactive bladder. Br J
gement of spina bifida from prenatal diagnosis to adulthood. J Urol Pharmacol 2006;148:565–78.
2015;194:288–96. [31] Barroso Jr U, Tourinho R, Lordêlo P, Hoebeke P, Chase J. Electrical
[6] Birnbacher R, Messerschmidt AM, Pollak AP. Diagnosis and prevention stimulation for lower urinary tract dysfunction in children: a systematic
of neural tube defects. Curr Opin Urol 2002;12:461–4. review of the literature. Neurourol Urodyn 2011;30:1429–36.
[7] Guggisberg D, Hadj-Rabia S, Viney C, Bodemer C, Brunelle F. Skin [32] Capitanucci ML, Camanni D, Demelas F, Mosiello G, Zaccara A, De
markers of occult spinal dysraphism in children: a review of 54 cases. Gennaro M. Long-term efficacy of percutaneous tibial nerve stimulation
Arch Dermatol 2004;140:1109–15. for different types of lower urinary tract dysfunction in children. J Urol
[8] Zerah M, Kulkarni AV. Spinal cord malformations. Handb Clin Neurol 2009;182:2056–61.
2013;112:975–91. [33] Barroso Jr U, Lordêlo P. Electrical nerve stimulation for overactive blad-
[9] Esposito C, Centonze A, Alicchio F, Savanelli A. Spinal cord injuries der in children. Nat Rev Urol 2011;8:402–7.
and neurogenic bladder dysfunction. In: Esposito C, Guys JM, Gough D, [34] Lecompte JF, Hery G, Guys JM, Louis-Borrione C. Evaluation of trans-
Savanelli A, editors. Pediatric neurogenic bladder dysfunction: diagno- cutaneous electrical posterior tibial nerve stimulation for the treatment
sis, treatment, long-term follow-up. Berlin: Springer; 2006. p. 77–84. of fecal and urinary leaks in children: preliminary results. J Pediatr Surg
[10] DeVivo MJ, Vogel LC. Epidemiology of spinal cord injury in children 2015;50:630–3.
and adolescents. J Spinal Cord Med 2004;27:4–10. [35] Chapple C, Patel A. Botulinum toxin – new mechanisms, new therapeutic
[11] Piatt Jr JH. Pediatric spinal injury in the US: epidemiology and disparities. directions? Eur Urol 2006;49:606–8.
J Neurosurg Pediatr 2015;16:463–71. [36] Game X, Mouracade P, Chartier-Kastler E, Viehweger E, Moog R, Ama-
®
[12] Bauer SB. The Hinman syndrome. J Urol 2017;197:132–3. renco G, et al. Botulinum toxin – A (Botox ) intradetrusor injections
[13] Claudon P, Fotso-Kamdem A, Aubert D. The non-neurogenic neurogenic in children with neurogenic detrusor overactivity/neurogenic overactive
bladder (Hinman’s syndrome) in children: what are pronostic criteria bladder: a systematic literature review. J Pediatr Urol 2009;5:156–64.
based on a 31 cases multicentric study. Prog Urol 2010;20:292–300. [37] MacKenzie I, Burnstock G, Dolly JO. The effects of purified botuli-
[14] Cheikhelard A, Chaouadi D, Teklali Y, Mouriquand PD. Non obstructive num neurotoxin type A on cholinergic, adrenergic and non-adrenergic,
congenital bladder and intestinal dysfunction (NOCOBLIND). J Pediatr atropine-resistant autonomic neuromuscular transmission. Neuroscience
Urol 2006;2:1. 1982;7:997–1006.
EMC - Urologie 13
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
18-207-E-40 Vessies neurologiques de l’enfant : approches diagnostique et thérapeutique
[38] Guys JM, Haddad M, Planche D, Torre M, Louis-Borrione C, Breaud J. [56] Donnahoo KK, Rink RC, Cain MP, Casale AJ. The Young-Dees-
Sacral neuromodulation for neurogenic bladder dysfunction in children. Leadbetter bladder neck repair for neurogenic incontinence. J Urol
J Urol 2004;172:1673–6. 1999;161:1946–9.
[39] Haddad M, Besson R, Aubert D, Ravasse P, Lemelle J, El Ghoneimi A, [57] Savanelli A, Esposito C. Bladder neck reconstructions in children with
et al. Sacral neuromodulation in children with urinary and fecal incon- neurogenic bladder. In: Esposito C, Guys JM, Gough D, Savanelli A,
tinence: a multicenter, open label, randomized, crossover study. J Urol editors. Pediatric neurogenic bladder dysfunction: diagnosis, treatment,
2010;184:696–701. long-term follow-up. Berlin: Springer; 2006. p. 219–25.
[40] MacNeily AE, Afshar K, Coleman GU, Johnson HW. Autoaugmentation [58] Kryger JV, Gonzalez R, Barthold JS. Surgical management of urinary
by detrusor myotomy: its lack of effectiveness in the management of incontinence in children with neurogenic sphincteric incompetence. J
congenital neuropathic bladder. J Urol 2003;170:1643–6. Urol 2000;163:256–63.
[41] Hansen EL, Hvistendahl GM, Rawashdeh YF, Olsen LH. Promising long- [59] Cole EE, Adams MC, Brock JW, Pope JC. Outcome of continence pro-
term outcome of bladder autoaugmentation in children with neurogenic cedures in the pediatric patient: a single institutional experience. J Urol
bladder dysfunction. J Urol 2013;190:1869–75. 2003;170:560–3.
[42] Scales CD, Wiener JS. Evaluating outcomes of enterocystoplasty [60] Faure A, Hery G, Mille E, Orillac P, Da Silva B, Merrot T, et al. Long-term
in patients with spina bifida: a review of the literature. J Urol efficacy of Young-Dees bladder neck reconstruction: role of the asso-
2008;180:2323–9. ciated bladder neck injection for the treatment of children with urinary
[43] Johal NS, Hamid R, Aslam Z, Carr B, Cuckow PM, Duffy PG. Uretero- incontinence. Urology 2017 (in press).
cystoplasty: long-term functional results. J Urol 2008;179:2373–5. [61] Albouy B, Grise P, Sambuis C, Pfister C, Mitrofanoff P, Liard A. Pedia-
[44] Boisier R, Dicrocco E, Faure A, Hery G, Delaporte V, Lechevallier E, et al. tric urinary incontinence: evaluation of bladder wall wraparound sling
What is the outcome of paediatric gastrocystoplasty when the patients procedure. J Urol 2007;177:716–9.
reach adulthood? BJU Int 2016;118:980–6. [62] De Troyer B, Van Laecke E, Groen LA, Everaert K, Hoebeke P. A compa-
[45] Metcalfe PD, Rink RC. Bladder augmentation: complications in the rative study between continent diversion and bladder neck closure versus
pediatric population. Curr Urol Rep 2007;8:152–6. continent diversion and bladder neck reconstruction in children. J Pediatr
[46] Hensle TW, Gilbert SM. A review of metabolic consequences and long- Urol 2011;7:209–12.
term complications of enterocystoplasty in children. Curr Urol Rep [63] Simeoni J, Guys JM, Mollard P, Buzelin JM, Moscovici J, Bon-
2007;8:157–62. donny JM. Artificial urinary sphincter implantation for neurogenic
[47] Higuchi TT, Granberg CF, Fox JA, Husmann DA. Augmentation cys- bladder: a multi-institutional study in 107 children. Br J Urol 1996;78:
toplasty and risk of neoplasia: fact, fiction and controversy. J Urol 287–93.
2010;184:2492–6. [64] Gonzalez R, Merino FG, Vaughn M. Long-term results of the artifi-
[48] Husmann DA, Rathbun SR. Long-term follow-up of enteric bladder aug- cial urinary sphincter in male patients with neurogenic bladder. J Urol
mentations: the risk for malignancy. J Pediatr Urol 2008;4:381–5. 1995;154:769–70.
[49] Austin JC, Elliott S, Cooper CS. Patients with spina bifida and bladder [65] Catti M, Lortat Jacob S, Morineau M, Lottmann H. Artificial urinary
cancer: atypical presentation, advanced stage and poor survival. J Urol sphincter in children: voiding or emptying? An evaluation of functional
2007;178:798–801. results in 44 patients. J Urol 2008;180:690–3.
[50] Higuchi TT, Fox JA, Husmann DA. Annual endoscopy and urine cyto- [66] Neel KF, Salem M, Soliman S. Total endoscopic management (TEM
logy for the surveillance of bladder tumors after enterocystoplasty for approach) of children with non-compliant neuropathic bladder: a preli-
congenital bladder anomalies. J Urol 2011;186:1791–5. minary report. J Pediatr Urol 2008;4:124–6.
[51] Guys JM, Fakhro A, Louis Borrione C, Prost J, Hauter A. Endoscopic [67] Castellan M, Gosalbez R, Labbie A, Ibrahim E, Disandro M. Blad-
treatment of urinary incontinence: long-term evaluation of the results. J der neck sling for treatment of neurogenic incontinence in children
Urol 2001;165:389–92. with augmentation cystoplasty: long-term follow-up. J Urol 2005;173:
[52] Guys JM, Breaud J, Hery G. Endoscopic injection with polydime- 2128–31.
thylsiloxane for the treatment of pediatric urinary incontinence in the
neurogenic bladder: long-term results. J Urol 2006;175:1106–10.
[53] Alova I, Margaryan M, Bernuy M, Lortat-Jacob S, Lottmann HB. Long- Pour en savoir plus
term effects of endoscopic injection of dextranomer/hyaluronic acid based Mollard P. Les vessies neurologiques. Précis d’urologie de l’enfant. Paris:
implants for treatment of urinary incontinence in children with neurogenic Masson; 1984.
bladder. J Urol 2012;188:1905–9. Genitori L, Caulheiro S, Lena G. Spina bifida, myéloméningocèle. EMC (Else-
[54] De Vocht TF, Chrzan R, Dik P, Klijn AJ, De Jong TP. Long-term results of vier Masson SAS, Paris), Pédiatrie, 4-096-D-10, 1993 : 10p.
bulking agent injection for persistent incontinence in cases of neurogenic Esposito C, Guys JM, Gough D, Savanelli A. Pediatric neurogenic bladder
bladder dysfunction. J Urol 2010;183:719–23. dysfunction: diagnosis, treatment, long-term follow-up. Berlin: Springer;
[55] Alova I, Margaryan M, Verkarre V, Bernuy M, Lortat Jacob S, Lott- 2006.
mann HB. Outcome of patients who failed endoscopic treatment for Gearhart JP, Rink RC, Mouriquand P. Part X: Reconstruction and surgery
®
incontinence with dextranomer based implants (Deflux ). J Pediatr Urol for incontinence. In: Pediatric urology. Philadelphia: Saunders Elsevier;
2012;8:40–6. 2010. p. 56–60.
Toute référence à cet article doit porter la mention : Faure A, Hery G, Haddad M, Merrot T, Guys JM. Vessies neurologiques de l’enfant : approches
diagnostique et thérapeutique. EMC - Urologie 2018;11(1):1-14 [Article 18-207-E-40].
14 EMC - Urologie
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.
Cet article comporte également le contenu multimédia suivant, accessible en ligne sur [Link] et
[Link] :
1 autoévaluation
Cliquez ici
© 2019 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés. - Document téléchargé le 07/02/2019 par Leblois Melodie (739891). Il est interdit et illégal de diffuser ce document.