… Rech
Unix
système d'exploitation
… … …
Unix
Entreprise / Laboratoires Bell, Ken Thompson, Dennis
Développeur Ritchie et Brian Kernighan
Écrit en C et assembleur
Première
1969
version
Site web [Link]/unix
Multics Plan 9 from Bell Labs
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Unix, officiellement UNIX, est une famille de systèmes
d'exploitation multitâche et multi-utilisateur dérivé du
Unix d'origine créé par AT&T, le développement de ce
dernier ayant commencé dans les années 1970 au
centre de recherche de Bell Labs mené par Kenneth
Thompson. Il repose sur un interpréteur ou superviseur
(le shell) et de nombreux petits utilitaires,
accomplissant chacun une action spécifique,
commutables entre eux (mécanisme de « redirection »)
et appelés depuis la ligne de commande[1].
Particulièrement répandu dans les milieux universitaires
au début des années 1980[2], il a été utilisé par
beaucoup de start-ups fondées par des jeunes
entrepreneurs à cette époque et a donné naissance à
une famille de systèmes, dont les plus populaires à ce
jour sont les variantes de BSD (notamment FreeBSD,
NetBSD et OpenBSD), GNU/Linux, iOS et macOS. La
quasi-totalité des systèmes d'exploitations PC ou
mobile (à l'exception des Windows NT) est basée sur le
noyau de Unix[3],[4]. On nomme « famille Unix »,
« systèmes de type Unix » ou simplement « systèmes
Unix » l'ensemble de ces systèmes. Il existe un
ensemble de standards réunis sous les normes POSIX
et single UNIX specification qui visent à unifier certains
aspects de leur fonctionnement.
Le nom « UNIX » est une marque déposée de l'Open
Group, qui autorise son utilisation pour tous les
systèmes certifiés conformes à la single UNIX
specification ; cependant, il est courant d'appeler ainsi
les systèmes de type Unix de façon générale. Il dérive
de « Unics » (acronyme de « Uniplexed Information
and Computing Service[5] »), et est un jeu de mot avec
« Multics », car contrairement à ce dernier qui visait à
offrir simultanément plusieurs services à un ensemble
d'utilisateurs, le système initial de Kenneth Thompson
se voulait moins ambitieux et utilisable par une seule
personne à la fois avec des outils réalisant une seule
tâche[6].
Histoire
Principales familles de
systèmes UNIX …
Relations entre les familles de systèmes Unix
Les BSD
…
Article détaillé : Berkeley Software Distribution.
Bill Jolitz à partir de Networking Release 2 publie
386/BSD, destiné à une architecture PC (386), mais est
vite débordé quant à sa maintenance. Quelques mois
après sa publication, des utilisateurs de 386BSD
forment le groupe NetBSD, et rassemblent leurs
ressources pour maintenir et améliorer ce système.
Leurs objectifs sont alors de faire en sorte que NetBSD
fonctionne sous n'importe quel matériel. Le public cible
de NetBSD est des développeurs-administrateurs de
haute technicité.
Encore quelques mois plus tard, le groupe FreeBSD se
forme et décide lui de se focaliser sur l'architecture PC.
En décembre 1993, grâce au soutien de Walnut Creek
CDROM, FreeBSD 1.0 est publié.
Le projet OpenBSD est créé en 1995 à la suite d'un
désaccord entre l'un des développeurs de NetBSD,
Theo de Raadt, et les autres membres du projet. Il se
focalise sur la sécurité informatique [réf. nécessaire].
GNU
…
Article détaillé : GNU.
Ubuntu est une distribution
GNU/Linux populaire.
GNU est un système d'exploitation lancé en 1983 par
Richard Stallman dans le but de fournir un équivalent
d'Unix composé uniquement de logiciel libre[31]. Bien
que compatible avec Unix, GNU s'en démarque
notamment par sa grande utilisation du Lisp[32].
En 1991, alors que le Hurd (le noyau de GNU) traînait à
être opérationnel, le noyau Linux (voir ci-dessous) fut
créé, et il sortit en 1992[33]. Cela permit d'utiliser pour
la première fois un système d'exploitation entièrement
libre, une variante de GNU utilisant le noyau Linux
connue sous le nom de GNU/Linux, ou plus
couramment, simplement Linux[a],[33].
GNU et GNU/Linux sont utilisés sous la forme de
distributions qui les accompagnent de logiciels
supplémentaires. Parmi les distributions les plus
populaires, on compte notamment Debian, Ubuntu,
Linux Mint, Red Hat, Fedora et Arch. Parmi ces six
distributions, seules deux proposent, à la place de
Linux, l'utilisation du Hurd : Debian et Arch. De plus,
Debian propose d'utiliser deux noyaux issus de la
famille des BSD avec les distributions Debian
GNU/kFreeBSD et Debian GNU/NetBSD.
Linux
…
Article détaillé : Linux.
Démarrage du noyau Linux.
En 1991 un étudiant finlandais, Linus Torvalds, décida
de concevoir, sur le modèle de Minix, un système
d'exploitation capable de fonctionner sur les
architectures à base de processeur Intel 80386. Le
noyau, qui était alors au stade expérimental, devait être
généré sur un système Minix.
Le nom de Linux vient de la personne qui hébergeait le
projet pour sa diffusion (version 0.0.1) et non d'un choix
de Linus. Il voulut un temps rebaptiser son système
Freax, mais il était trop tard, Linux s'était déjà imposé
auprès des aficionados. Linux ne contient aucun code
provenant de UNIX, il en est juste inspiré, et
complètement réécrit. D'autre part, Linux est un logiciel
libre.
Linux avec GNU
…
Linux lui-même n'étant qu'un noyau, il nécessite d'être
accompagné d'autres logiciels pour former un système
d'exploitation. Une des possibilités les plus populaires
est l'utilisation de Linux en tant que noyau du système
d'exploitation GNU pour constituer un système désigné
sous le nom GNU/Linux ou simplement Linux[a].
Plusieurs entreprises ou associations distribuent Linux
et GNU accompagnés d'un ensemble cohérent de
logiciels ; on appelle distribution Linux un tel système.
Android
…
Article détaillé : Android.
Android est un système d'exploitation pour terminaux
mobiles développé par une startup du même nom et
racheté par Google. Il est basé sur le noyau Linux et la
machine virtuelle Dalvik ou à partir de Android KitKat:
Android Runtime (ART).
macOS
…
Article détaillé : macOS.
Unix est à l'origine de macOS (précédemment Mac OS
X), l'actuelle version du système d'exploitation d'Apple.
macOS, comme Darwin est basé sur le noyau XNU, un
dérivé du micro-noyau Mach.
En mai 2007, la version 10.5 (Leopard) de Mac OS X sur
Intel a reçu la certification UNIX 03 de l'Open
Group[34].
Autres systèmes
…
System V et les Unix propriétaires
…
Dès 1977, AT&T mit les sources d'Unix version 6 à la
disposition d'autres entreprises. Ainsi, tandis que
l'opérateur téléphonique poursuivait ses
développements avec la version 7 puis le System V, un
grand nombre de dérivés d'Unix furent développés :
A/UX, un Unix développé par Apple, compatible avec
Mac OS.
AIX, développé par IBM, dont la première version
1986[35] fut basée sur la version 2 de System V.
Amiga Unix, développé par Commodore International
pour l’Amiga 3000UX.
Atari System V, développé par Atari pour le TT et
sorti en 1991, basé sur la version 4 (SVR4).
HP-UX, fondé sur System III, développé à partir de
1982 par Hewlett-Packard[16].
IRIX, développé par SGI depuis 1987[16].
SCO Group UNIX, fondé sur XENIX et System V
développé par Santa Cruz Operation et Compaq qui
a été racheté par Hewlett-Packard. La première
version sort en 1983[36].
Solaris (appelé SunOS jusqu’en 1991), développé en
1981 par Sun Microsystems sur la base de BSD
4.1c[16] . En 1992 sort Solaris 2, nouvelle version
basée sur la version 4 de System V (SVR4).
Tru64, fondé sur une version du micro-noyau Mach
2.5 réalisée par le consortium OSF (Open Software
Foundation). Il a d'abord été développé sous le nom
OSF/1 puis DEC UNIX par Digital Equipment
Corporation, Compaq et enfin Hewlett Packard.
Ultrix, développé par DEC. La version Ultrix-11,
destinée aux machines de la famille PDP-11 et sortie
en 1991[16], est basée sur la 7e édition, avec des
ajouts provenant de System V et de BSD[37]. La
version Ultrix-32, destinée aux machines de la famille
VAX, est essentiellement basée sur BSD.
UnixWare, descendant de SVR4, développé par
Novell puis revendu à SCO Group.
XENIX, fondé sur la version 7 (1979), développé en
1980[16] par Microsoft.
Les Unix destinés à l'éducation
…
Articles détaillés : Minix et XINU.
Au milieu des années 1980, un professeur américain
installé aux Pays-Bas, Andrew Tanenbaum, développa
un système d'exploitation minimal, baptisé Minix, afin
d'enseigner les concepts des systèmes d'exploitation à
ses étudiants ; la première version fut publiée en 1987,
et était accompagnée d'un livre détaillant la conception
du système[38],[39]. Un projet similaire nommé XINU
(pour Xinu Is Not Unix) fit aussi son apparition dans les
années 1980 sous la direction de Douglas Comer[40].
Utilisations d'Unix …
Le grand nombre de variantes d'Unix, chacune ayant
ses spécificités, permet aux systèmes Unix d'être
utilisés dans un grand nombre d'environnements
différents.
Appareils mobiles
…
Plusieurs systèmes d'exploitation pour appareils
mobiles (smartphones, tablettes, PDA…) sont des
systèmes Unix. On peut citer en particulier iOS et
Android, qui se partagent plus de 85 % du marché des
smartphones[41],[42].
Supercalculateurs
…
Depuis novembre 2017, Linux est le seul système
d'exploitation utilisé par les 500 supercalculateurs les
plus puissants du monde. Les autres systèmes Unix
équipaient encore quelques-uns de ces ordinateurs en
2016[43]. Entre 1995 et 2000, les systèmes Unix autres
que Linux (notamment Berkeley Software Distribution,
Solaris, AIX, UNICOS et HP-UX) équipaient plus de
90 % de ces ordinateurs[44].
Stations de travail et serveurs
…
Seules quelques versions d'Unix produites par de
grands constructeurs de stations de travail et de
serveurs subsistent aujourd'hui[45] :
IBM : AIX ;
Oracle : Solaris ;
Hewlett-Packard : HP-UX ;
SCO Group : UnixWare
La philosophie des constructeurs de stations et
serveurs Unix a été au départ de développer un
système d'exploitation pour pouvoir vendre leurs
machines, en y ajoutant si possible un petit « plus »
pour se démarquer de la concurrence. C'était oublier
que les parcs Unix sont le plus souvent hétérogènes et
que toute différence d'une machine à l'autre, même
créée avec la meilleure intention du monde, menace
l'interopérabilité donc constitue un risque réel de
contre-productivité car contraignent les informaticiens
à de nombreuses manipulations fastidieuses afin
d'interconnecter les systèmes.
C'est une des raisons pour lesquelles nombre de ces
constructeurs proposent désormais le système
GNU/Linux avec leurs serveurs. Toutefois, les
différences entre les différentes distributions Linux
posent souvent les mêmes problèmes, quoiqu'à un
niveau moindre.
Certains logiciels de conception assistée par ordinateur
ont longtemps été disponibles pour des stations de
travail Unix uniquement, mais, ce marché se réduisant,
sont également devenus disponibles pour d'autres
systèmes. C'est par exemple le cas de CATIA, utilisé
notamment par de grands constructeurs industriels
comme Dassault Aviation, PSA Peugeot Citroën[46] ou
Boeing[47], qui fonctionne sous Microsoft Windows
depuis la version 5[48] dont la version Unix a été
abandonnée depuis la version 6[49].
Particularités des systèmes
Unix …
Les systèmes Unix ont en commun plusieurs concepts
développés dès les premières versions d'Unix aux
laboratoires Bell.
Utilitaires
…
Unix a initialement été conçu pour disposer de
nombreux petits programmes, chacun effectuant un
nombre limité de tâches, le plus souvent une seule,
agissant le plus souvent sur des flux de texte et
pouvant être interconnectés par le biais de pipes[50].
Cette idée était relativement novatrice au début des
années 1970[51], et a contribué au succès rapide d'Unix
chez les programmeurs.
Les systèmes Unix disposent d'un grand nombre
d'interpréteurs de commandes, appelés shells Unix. On
peut notamment citer sh, bash et tcsh.
Système de fichiers
…
Une autre particularité d'Unix est de considérer un
grand nombre d'objets comme des fichiers : dès les
premières versions d'Unix, les périphériques d'entrée-
sortie sont gérés comme des fichiers d'un type spécial.
Cela permet par exemple, au niveau applicatif, d'écrire
sur une bande magnétique de la même façon que sur
un fichier standard qui serait stocké sur le disque[52].
Unix dispose d'un système de fichiers hiérarchique, qui
supporte certaines fonctionnalités comme les liens
symboliques, permettant de rediriger un fichier sur un
autre, et un système de permissions permettant de
donner des autorisations différentes au propriétaire du
fichier, aux utilisateurs de son groupe, et aux autres
utilisateurs.
Au contraire de nombreux autres systèmes (comme
Microsoft Windows ou Mac OS Classic par exemple),
qui disposent d'une racine de système de fichiers
indépendante par périphérique de stockage ou par
partition, le système de fichiers d'Unix a une unique
racine, et les autres périphériques de stockage sont
accessibles par des points de montage dans le
système de fichiers. Par exemple, le dossier /home, qui
contient les fichiers personnels des utilisateurs, est
fréquemment stocké sur un périphérique ou une
partition différente de la racine ; une fois ce
périphérique monté sur le dossier /home, les demandes
de fichiers situés dans /home seront redirigés vers ce
périphérique.
Article détaillé : Point de montage.
L'organisation de l'arborescence du système de
fichiers est définie par certaines conventions qui
existent depuis la version 7 d'Unix, où est apparue la
page de manuel qui la décrit[53]. Le Filesystem
Hierarchy Standard tente d'harmoniser les différences
qui ont pu se développer, en particulier entre les
différentes versions de Linux[54].
Les standards Unix …
Le grand nombre de systèmes Unix développés sur la
base du System V de AT&T ou bien de BSD conduisit
des membres du groupe d'utilisateurs /usr/group, qui a
pris depuis le nom de UniForum, à forger un standard
UNIX dès 1980 afin d'assurer une portabilité maximale
entre les différents systèmes[55] :
en 1984 ce groupe publie le standard
/usr/group[55],[56].
ce standard évolue en POSIX, qui est publié en
1988[57], une série de standards développés sous
couvert de l'IEEE (Institute of Electrical and
Electronics Engineers). POSIX est ainsi également
connu sous le nom IEEE 1003.
En 1985, AT&T publie SVID (System V Interface
Definition), qui décrit System V[58]. Cette première
définition est différente de POSIX.
À la même époque, un consortium de constructeurs
(Sun, IBM, HP, DEC, AT&T, Unisys, ICL, etc.) publie le
standard X/Open Portability Guide Issue 3 (XPG3).
Ce standard s'occupe tout particulièrement des
différences issues de la localisation géographique
(date, alphabet, etc.).
Aujourd'hui, la marque déposée UNIX est détenue par
l'Open Group. Pour obtenir l'autorisation d'utiliser
officiellement cette marque pour un système
d'exploitation, il faut que celui-ci soit conforme à la
Single UNIX Specification[59].
Notes et références
Voir aussi
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système d'exploitation
UNIX System V
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