L’ALBATROS
Charles Baudelaire
En 1839, le beau-père de Baudelaire, deuxième mari de sa mère, décide de
l’envoyer en voyage à Calcutta pour lui donner le sens de réalités.
A l’Ile Maurice il va mémoriser beaucoup d’images fascinantes qu’on
retrouve dans sa poésie et cette anecdote de l’albatros, peut être une histoire
vraie
L’albatros ce n’est pas l’oiseau qu’on retrouve dans une poésie.
Baudelaire s'inspirant à Victor Hugo et il utilise une image nouvelle et
double: l’oiseau dans le ciel de trouvé du côté de l’idéal, au sol, il devient
maladroit : du côté du Spleen
Ça symbolise la mélancolie du poète inadapté à la société où il vit.
La poésie Albatros, ouvre la première parti des Fleurs du Mal, « Spleen et
Idéal », qui sont les deux thèmes si chers à Baudelaire.
Comment Baudelaire met-il en scène l’Albatros pour illustrer la condition
du poète pris entre le Spleen et l’Ideal?
•Un jeux de contraste où l’oiseau majestueux dans le ciel, du côté de l’idéal,
s’oppose au sol du côté du Spleen
•Un renouvellement de la poésie, qui détourne des traditions pour créer des
images nouvelles
•Une mise en scène qui fait référence au théâtre pour créer ses effets
•Une représentation de la cruauté qui se rapproche du registre pathétique
pour inviter le lecteur à la pitié (empathie avec l’albatros)
•Une parabole, c'est -à -dire, un récit symbolique,qui permet de
transmettre une vérité.
•La représentation du poète incompris à travers une métaphore filée qui
fonctionne comme une parabole
ANALYSE:
Albatros est un poème carré, formé par 4 quatrains,des rimes croisées et des
verses alexandrins.
Première Quatrain:
Il y a un enjambement à la première ligne , le sujet qui se divise du verbe.
L’albatros est décrit par Baudelaire comme un « indolent compagnon du
voyage », le compagnon est celui avec qui on partage le pain, l’indolent est
celui qui ne souffre pas.
Ces allusions prépare le lecteur à une dimension christique de l’albatros qui
sera trahi et persécuté
« Vastes oiseaux des mers » et « indolent compagnon du voyage » ce sont
deux périphrases qui désignent l’albatros et qui nous le donne à voir dans le
ciel
L'adjectif vaste qui s’applique autant aux ailes qu’à la mer nous fait voir un
horizon immense qui s’oppose à la verticalité des « gouffres amers », c’est
construit une métaphore
Il y a des allitérations en L et en S qui semble imiter le vol de l’oiseau et
s’opposent à l’allitération en R des gouffres amers
Métaphore: le ciel est l’élément naturel de l’oiseau, l’art est l’élément du
poète
Deuxième Quatrain:
L’action rapide du début est accélérée avec un épitrochasme(accumulation
de mots très courts) depuis le rythme se ralentit pour illustrer l’embarras, la
démarche traînante des Oiseaux.
Il y a des assonances nasales: AN, ON
Les ailes de l’albatros sont comparés à des « avirons », elles sont très
grandes et inutiles
Il y a une métaphore, le pont du bateau, ressemble une scène de théâtre
(monde littéraire)
À peine il se dépose sur les planches. L’albatros est comparé à
l'acteur(poète), les critiques d'art sont les marins aux spectateurs(critique
d’art), représentant en fait le poète.
Le poète en fait est écrasé par les critiques (apologue).
Troisième quatrain:
on passe de la tragédie à la comédie
L’oiseau est isolé au milieu des rires, c’est une métaphore avec la solitude
du poète
Les lignes terminent avec un adverbe exclamatif pour donner une sense
intensif et on peut penser que c’est un discours direct libre ( paroles
rapportées sans marque de dialogue)
Il y a des allitérations en C qui sont agressives
Peut-être que Baudelaire fait allusion à une étape de la Passion du Christ où
on lui tend de vinaigre au bout d’un bâton pour le désaltérer , il modernise
l’image, le vin devient le fumée, peut-être celle de l’opium, pour le poète le
Paradis Artificiel
l' albatross/poète est fortement critiqué,sens énergie et réduit au
minimum. Fort présence de l'antithèse.
Quatrième quatrain:
Dans la première ligne il y a une parabole et aussi une allégorie
Dans sa quatrain il y a une personnification du Poète à travers le siècle étant
prince de nuées, il se trouve à l'aise dans l'abstraction.
Le poème se termine au présent de vérité générale pour des actions vraies en
tout temps.
Il est vu comme un fantôme (Allan Poe) de la tempête qui se rit de l'archer,
comme il ne peut rien contre l’[Link], exilé sur le sol, il ne peut pas
marcher à cause de ses ailes géantes, car il n'est pas compris par le publique.
Le verbe « hante » fait référence à Edgar Allan Poe.
Il y a l’allitération en « R ».
Baudelaire insiste sur le ailes de l’albatros qu’est un métaphore à le ciel.
Dans ce poème, il met en scène un spectacle cruel, il utilise des images
originales et il transmet un message profond:
l’albatros est comme le poète... incompris par ses contemporains.